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LB 02 08 2017 *

Circuler à vélo
à travers
23 communes
Hainaut Ce réseau, long de 800
kilomètres, devrait être inauguré
à l’été 2018.

S’
ils estiment être souvent oubliés
des politiques de mobilité, les cy-
clistes de Mons et du Centre
auront bientôt de quoi se réjouir. Si tout
se passe bien, ils pourront profiter, dès
l’été 2018, d’un réseau points-nœuds
sur le territoire Cœur du Hainaut, au
même titre que la Wallonie picarde, le
Brabant wallon ou la Botte du Hainaut.
Très peu connu dans notre région, le
système de points-nœuds, soit un croi-
sement de routes cyclables identifié par
un numéro et une balise verte qui per-
met au cycliste de se localiser et qui indi-
que les directions possibles pour rejoin-
dre d’autres points-nœuds, a fait ses
preuves chez nos voisins.
Déjà existant en Flandre et aux Pays-Bas
De quoi inspirer Antoine Genart, char-
gée de projet en tourisme de randonnée
pour la Province de Hainaut. “Ce type de
réseau existe depuis une quinzaine d’an-
nées en Flandre et aux Pays-Bas, où l’on
compte près de 45000 kilomètres de réseau
balisé”, explique-t-il. “Il y a une forte de-
mande des publics flamands, néerlandais et
français de pouvoir faire du vélo chez
nous.”
Si les lignes Ravel existent, elles ne per-
mettent malheureusement pas de rallier
toutes les attractions touristiques que
compte notre territoire. “L’objectif, c’est de
baliser de manière cohérente plus de 800
kilomètres de voies propices à la balade,
tant d’un point de vue sécuritaire que tou-
ristique. Le tout sur 23 communes du terri-
toire Cœur du Hainaut”, ajoute Antoine
Genart.
Stimuler l’économie locale
Ce projet, baptisé “Le Cœur du Hainaut
en vélo”, s’inscrit dans la stratégie de re-
déploiement du Cœur du Hainaut au
travers de la promotion du tourisme et
de la santé, l’amélioration du bien-être et
du cadre de vie des citoyens, et le re-
maillage du territoire favorisant le trans-
fert modal et les connexions vers l’exté-
rieur.
Ce réseau points-nœuds devrait “sti-
muler l’économie locale par le passage de
citoyens et touristes d’un jour, par les con-
nexions que le réseau engendrera avec les
territoires voisins et devrait renforcer la vi-
sibilité et l’attractivité du territoire.” Le
boulot est cependant colossal. “Il faut
trouver les meilleurs itinéraires sur base de
l’intérêt touristique pour pousser les cyclis-
tes à sortir du Ravel et à se balader plus li-
brement, tout en étant en sécurité. Nous
avons procédé à un repérage virtuel, il faut
désormais aller sur le terrain.” Et baliser
800 kilomètres de voies.
Emeline Berlier