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Guide du Yémen-sur-Web

Patrice Chevalier, Groupe de Recherches et d’Études sur la Méditerranée et le Moyen-


Orient (GREMMO), Centre français d’Archéologie et de Sciences sociales de Sanaa
(CEFAS)

• Introduction
• Yémen : les usuels
o Portails, annuaires, sites d’informations générales
o Photos, cartes géographiques et vidéo
o Fiches pays
o Les sites culturels et religieux

• Yémen : les médias


o Les journaux gouvernementaux et proches du pouvoir
o Les journaux des partis d’opposition
o Les journaux indépendants
o Les webzines
o Forums de discussion, blogs et sites personnels
o Radio et télévision

• Yémen : les ressources académiques


o Les universités yéménites
o La recherche yéménite
o La recherche étrangère au Yémen

• Yémen : les institutions de l’Etat


o Le Yémen et les organisations internationales
o La présidence
o Le législatif
o L’exécutif
o Les organismes d’État
o Les autorités locales et communautés urbaines

• Yémen : la "société civile"


o Les partis politiques
o Les syndicats
o Les ONG

• Yémen : l’économie
o L’énergie
o L’aide économique et l’aide au développement
o Les investissements
Guide du Yémen-sur-Web
Patrice Chevalier, Groupe de Recherches et d’Études sur la Méditerranée et le Moyen-
Orient (GREMMO), Centre français d’Archéologie et de Sciences sociales de
Sanaa (CEFAS)

Selon les dernières statistiques de la CIA dans son World Factbook


(https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/rankorder/2153rank.html) (anglais), le
Yémen est passé de 270 000 internautes en 2006 à 320 000 en 2007 (soit du 112ème rang mondial
au 118ème). Toujours selon cette source, le Yémen se place à l’antépénultième place du monde
arabe, devant la Libye et Bahrayn. Internet World Stats
(http://www.internetworldstats.com/middle.htm#sa) (anglais) donne des chiffres identiques. D’après ces
statistiques, seul 1,4 % de la population yéménite utiliserait l’internet mais aux vues de la multiplication
des cybercafés dans les grandes villes, voire dans de nombreux villages du pays, depuis 2002, il n’est
pas impossible que ces chiffres sous-estiment le nombre de personnes touchées. Néanmoins, même
s’il paraît en constante augmentation, le nombre d’internautes reste faible. Plusieurs facteurs
expliquent cet état de faits, à commencer par le coût élevé de l’abonnement et de l’installation dans un
pays qui compte parmi les plus pauvres de la planète. Il ne faut pas oublier en outre que 50 % de la
population yéménite est illettrée et que le développement de l’internet reste lié à celui du réseau
téléphonique qui pour l’instant est loin de couvrir la totalité du pays. En 2008, selon les derniers chiffres
de la Mission économique de l’ambassade de France
(http://www.missioneco.org/Yemen/Sectdetail.asp?Sect=53) (français), le pays comptait 1 327 000
téléphones filaires pour 23 013 376 habitants.

L’internet apparaît au Yémen en 1996 à la suite d’un contrat attribué aux Britanniques Mercury
Communications et Pipex pour installer une connexion de 64 Kps dont le service est assuré par la
compagnie TeleYemen (http://www.teleyemen.com.ye) (anglais, arabe), une joint venture de la Public
Telecommunications Corporation. En 2008, seulement deux fournisseurs d’accès se partagent le
marché de l’internet : YemenNet qui regroupe environ 100 000 abonnés et Y.Net qui en compte
10 000. Le ministère des Télécommunications joue un rôle ambigu car il est à la fois régulateur et
acteur du secteur. En effet, il a sous sa tutelle la société Public Telecommunications Corporation qui
gère Yemen.Net (http://www.yemen.net.ye/) (arabe) et qui possède 75 % des parts d’Y.Net. Mais
même s’il souhaite contrôler le Web et les informations qui y circulent, l’État yéménite n’impose pas
comme dans d’autres pays arabe un filtrage général, exception faite des sites à caractère
pornographique pour lesquels le blocage s’accompagne d’une fenêtre informant les internautes du
contenu sexuel des pages soustraites à la lecture. Cela dit, le système de filtrage assez peu fiable
donne souvent lieu à une censure approximative qui bloque régulièrement des sites dont le contenu
n’offre rien d’"immoral". Outre ce filtrage officiel et assumé, les autorités yéménites pratiquent, de façon
déguisée et sous couvert de problèmes techniques, une censure sélective et ponctuelle à l’encontre de
sites diffusant des messages ou des articles politiquement sensibles. Le phénomène, ausculté comme
véritablement significatif depuis les années 2004-2005, est assez récent. Il est vraisemblable qu’en
raison du nombre restreint d’internautes, l’État yéménite n’ait pas immédiatement pris conscience de
l’impact du Web et du potentiel oppositionnel de l’information circulant par ce biais. Il aurait par
conséquent quelque peu négligé ce domaine avant que les journaux yéménites ne l’investissent et que
les webzines et les forums de discussion gagnant en importance y attirent de plus en plus de visiteurs.

Il existe plusieurs rapports très complets sur le processus de diffusion, de contrôle et de censure de
l’internet au Yémen. L’étude menée entre 2004 et 2005 et publiée cette même année par le
programme OpenNet Initiative (http://opennet.net/studies/yemen/) (anglais) apparaît comme la plus
documentée. Pour une actualisation plus synthétique, on se reportera au Country profiles de 2007 du
même OpenNet (http://opennet.net/research/profiles/yemen) (anglais). Dans le même genre, on
consultera la General Overview publiée par The Initiative For an Open Arab Internet
(http://www.openarab.net/en/node/365) (anglais, arabe) ainsi que l’étude, datant de 2006, Implacable
Adversaries: Arab Governments and the Internet (http://www.openarab.net/en/node/346) (anglais,
arabe) où le Yémen fait l’objet d’un chapitre assez détaillé. On trouvera sur le site de l’encyclopédie en
ligne Wikipedia (http://en.wikipedia.org/wiki/Internet_usage_in_Yemen) (anglais) un article donnant un
assez bon aperçu de la situation de l’internet yéménite. Quelques liens renvoyant à des articles plus
pointus sur le sujet accompagnent ce résumé. Enfin, The Arabic Network for Human Rights Information
(http://anhri.net/) (arabe, anglais) publie une courte notice sur le Yémen dans un rapport intitulé The
Internet In the Arab World A New Space of Repression?
(http://anhri.net/en/reports/net2004/index.shtml) (anglais). En complément et concernant les blocages
de sites spécifiques, on consultera également les sites d’al-Karama (http://fr.alkarama.org/index.php)
(anglais, arabe), de l’International Freedom of Expression eXchange (IFEX) (http://www.ifex.org/en/)
(anglais, français, espagnol, russe, arabe) ou de Reporters sans Frontières (http://www.rsf.org/)
(français, anglais, arabe, espagnol, farsi, chinois).

Il est à noter que toutes ces études et articles nous semblent exagérément catastrophistes en dressant
le tableau d’un État totalitaire qui use automatiquement de la censure à chaque fois qu’un site lui
déplaît. La réalité est beaucoup plus complexe. Il est exact que le régime n’est pas démocratique, loin
s’en faut, et que la situation de la liberté d’expression et de la presse ne semble pas aller en
s’améliorant, mais aujourd’hui encore, les "e-journalistes" et les internautes yéménites bénéficient
d’une grande liberté de parole et de ton qui, peu commune dans la région, pourrait s’avérer
relativement enviable comparée à la situation de bien des pays arabes. D’une part, le pouvoir yéménite
rechigne à entrer en conflit ouvert avec ses journalistes comme à limiter trop ostensiblement la liberté
d’expression de ses internautes, sous peine d’attirer les foudres des ONG et organisations
internationales et des bailleurs de fonds. Il préfère de loin emprunter des voies détournées, en
envoyant par exemple certains de ses personnels jouer les internautes sur des forums de discussion
ou des webzines d’opposition, en vue de temporiser les débats par des articles ou des commentaires
plus favorables au régime. D’autre part, le pouvoir n’en vient à censurer un site qu’après avoir épuisé
toutes ses autres ressources (avertissements, intimidations, etc.) et le blocage dure rarement plus de
quelques jours. On en voudra pour exemple, le cas d’un forum de discussion (le Majlis al-Yamanî) qui
fut interdit pendant deux semaines après qu’un internaute y ait appelé à la sécession du Sud du pays.
Sans doute peut-on juger cette sanction regrettable dans l’absolu mais sachant qu’exprimer une
opinion remettant en cause l’unité de l’Etat, dans une République encore jeune (la réunification des
deux Yémen date de 1990), viole un article de la Constitution, peut-être conviendrait-il de relativiser la
sévérité de l’interdiction. Notons enfin, que certains de ces articles annoncent comme censurés des
sites ou des blogs qui ne le sont pas toujours.

Alexa (http://www.alexa.com/) (anglais), site très utile pour connaître les sites les plus visités dans un
pays indique pour chaque adresse l’historique de fréquentation, le nombre de pages visitées par
internautes, l’origine géographique (par pays) des visiteurs et les pourcentages, avec des graphiques
et des tableaux.

Yémen : les usuels


Portails, annuaires, sites d’informations générales
Il existe bon nombre de sites-portails utiles pour une première approche du Yémen via l’internet. Ils
renvoient à des liens classés par thèmes mais sont le plus souvent orientés sur des questions
institutionnelles, économiques et touristiques. Ils ne donnent par conséquent qu’un court aperçu de ce
qu’est la réalité du web yéménite. En revanche, certains de leurs liens proposent une rubrique une
rubrique "actualité" réunissant des articles de presse de sources diverses.

On peut citer tout d’abord les annuaires généralistes : Google


(http://directory.google.com/Top/Regional/Middle_East/Yemen/) (anglais), Yahoo
(http://dir.yahoo.com/Regional/Countries/Yemen/) (anglais), le Middle East Network Information Center
(MENIC) (http://menic.utexas.edu/Countries_and_Regions/Yemen/) (anglais) et l’encyclopédie en ligne
Wikipédia (http://en.wikipedia.org/wiki/Yemen) (anglais). À ces classiques, s’ajoutent le portail Arabo
(http://www.arabo.com) (anglais, arabe), Araboo (http://www.araboo.com/) (anglais) et le portail
yéménite Y.net.ye (http://www.y.net.ye/hostedinynet.htm) (anglais, arabe), plus fournis et qui proposent
un grand nombre de sites en arabe.

Toujours dans une perspective généraliste, les sites des ambassades yéménites rassemblent des
informations essentielles sur le pays, voire des fils d’actualité et des catalogues de liens. Citons pour
exemple l’Ambassade du Yémen en France (http://www.ambyemenfrance.com/index.php3) (français),
l’Ambassade du Yémen en Grande-Bretagne (http://www.yemenembassy.org.uk/) (anglais) et
l’Ambassade du Yémen aux États-Unis (http://www.yemenembassy.org/) (anglais). On pourra
consulter par ailleurs les sites des ambassades étrangères sises au Yémen dont les fiches pays, bien
que sommaires, sont assez bien faites, notamment celles de l’Ambassade de France au Yémen
(http://www.ambafrance-ye.org/spip.php?article38) (français, arabe) et de l’Ambassade des Pays-Bas
au Yémen (http://yemen.nlembassy.org/about_yemen) (anglais).

Pour des articles plus détaillés concernant notamment les institutions, on pourra consulter avec
avantage le site de la Bibliothèque du Congrès américain
(http://www.loc.gov/rr/international/amed/yemen/yemen.html) (anglais) ; on accède à une rubrique
juridique lorsque l’on effectue une recherche par mot-clef et en tapant "Yemen"
(http://search.loc.gov:8765/query.html?col=loc&qt=Yemen&qp=&submit.x=10&submit.y=7 et) (anglais).
On pourra également visiter YemenSites (http://www.yemensites.com/) (anglais) pour sa rubrique
juridique ; Arab.net (http://www.arab.net/yemen/index.html) (anglais) pour ses fiches concernant
l’histoire ou encore Political Ressources on the Net (http://www.politicalresources.net/yemen.htm)
(anglais).

Ajoutons à cette liste non exhaustive, des portails consacrés au Moyen-Orient : Al-Bab (http://www.al-
bab.com/yemen/default.htm) (anglais), Al-Bawaba (http://www.albawaba.com/en/countries/Yemen)
(anglais, arabe), Middle East Online (http://www.middle-east-online.com/english/yemen/) (anglais) et
Arabinfo (http://www.arabworld.org/c_ye.html).

On citera pour finir le site yéménite Dalîl al-Mawâqa‘ al-Yamaniyya (Guide des sites yéménites)
(http://www.y5y5.jeeran.com/) (arabe), qui, sans être exhaustif, propose de nombreux liens (politique,
ONG, économie, médias ou encore tourisme) mais qui tous ne fonctionnent pas.
Photos, cartes géographiques et vidéo
Un très grand nombre de sites proposent des photographies, des cartes ou des vidéos sur le Yémen.
Impossible ici aussi d’en dresser la liste complète.

Les sites du magazine Géo (http://album-photo.geo.fr/ap/theme/Y%E9men/?xtor=SEC-3&xts=345890)


(français), du National Geographic
(http://www3.nationalgeographic.com/places/countries/country_yemen.html) (anglais), de Geocities,
réalisé par Bernard Gruber, (http://www.geocities.com/TheTropics/Shores/6677/) (allemand) et celui du
photographe Riccardo Zipoli (http://venus.unive.it/riccardozipoli/demo/galleries_part.php?
a=140&n=11&d=YEMEN) (anglais) proposent de belles photos de paysage, de villes et de scènes de
la vie sociale. Enfin, plus ludique, on citera le site de TV5 Monde
(http://www.cites.tv/TV5Sanaa/fs_homepage_flash.htm) qui, après avoir tourné l’émission "24 heures à
Sanaa" a mis en ligne d’intéressantes images et vidéos du Yémen.

En plus des photos, on trouvera sur le site allemand Der Jemen (http://www.derjemen.de/index2.php)
(allemand) quelques documents audio et vidéo intéressants que l’on peut télécharger (danses,
chansons, appels à la prière, paysages, etc.). Yemen Portal (https://yemenportal.net/video/) (arabe),
site concentrateur, propose quand à lui un très grand nombre de vidéos professionnelles ou amateurs,
souvent très intéressantes, ayant trait à la politique, la vie sociale dans les villes et villages ou à la
culture.

Pour la cartographie moderne, la référence est la base de données constituée par l’Université d’Austin
(http://www.lib.utexas.edu/maps/yemen.html) (anglais).
Yémen, divisions administratives 2002. Source : CIA sur Austin University
Le National Geographic (http://www3.nationalgeographic.com/places/maps/map_country_yemen.html)
(anglais) propose quant à lui une carte toponymique très précise sur laquelle on peut zoomer. Pour de
belles images satellite, on consultera avec intérêt le site de la NASA
(http://visibleearth.nasa.gov/view_set.php?categoryID=2148) (anglais). Le site russe Poehali
(http://maps.poehali.org/en/) (anglais, russe), met à la disposition du grand public des cartes militaires,
topographique et géo-référencées réalisées entre 1967 et 2003. Celles du Yémen sont accessibles
dans le catalogue aux rubriques D38, D39 et D40. Pour les personnes disposant du logiciel ArcView, le
Digital Chart of the World (http://www.maproom.psu.edu/cgi-bin/dcw/dcwarea.cgi?Asia) permet de
réaliser ses propres cartes du Yémen en incluant les données (topographiques, géophysiques,
hydrologiques, etc.) que l’on souhaite.

Historiens et amateurs de carte anciennes trouveront sur le site de l’Université de Princeton


(http://libweb5.princeton.edu/visual_materials/maps/websites/africa/maps.html) (anglais) des
documents datés des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles concernant avant tout l’Afrique mais qui en laissant
apparaître le Yémen, témoignent de l’évolution des connaissances géographiques des Occidentaux à
propos de ce pays longtemps resté difficile d’accès.

On consultera enfin avec intérêt le site World Mapper (http://www.worldmapper.org/index.html)


(anglais) dont les cartogrammes thématiques du monde (santé, religion, migration, mortalité,
économie, etc.) permettent de resituer le Yémen dans un contexte global. Modifiant la taille de chaque
pays selon les variables cartographiées, ces cartogrammes (density-equalising maps) sont parfois
difficiles à lire mais offrent un point de vue très instructif.

Fiches pays
En complément des sites généralistes déjà cités, on pourra trouver un tableau détaillé, synthétique et
chiffré du Yémen sur le site de la CIA qui dans son World Factbook
(https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/print/ym.html) (anglais) propose une fiche,
aux indicateurs parfois anciens, mais rassemblant les principales données politiques, économiques et
sociales sur ce pays. Dans le même genre et pour comparer certains chiffres, les sites du Programme
des Nations Unies pour le Développement (PNUD) (http://www.undp.org.ye/y-profile.php) (anglais), de
l’UNICEF (http://www.unicef.org/infobycountry/yemen_statistics.html) (anglais, français, arabe,
espagnol, chinois) et du Population Reference Bureau (PRB)
(http://www.prb.org/Datafinder/Geography/Summary.aspx?region=137&region_type=2) (anglais,
français, espagnol) se révèlent utiles, notamment pour comparer et recouper les statistiques.
Le Département d’État américain (http://www.state.gov/p/nea/ci/c2423.htm) (anglais) met en ligne une
fiche plus étoffée et doublée de documents et rapports thématiques (terrorisme, droits de l’homme,
trafics humain, liberté religieuse, drogues). On trouvera sur le site du Congrès américain
(http://www.loc.gov/rr/frd/) (anglais) un Country profile du Yémen ; en faisant une recherche par mot-
clef, on accédera par ailleurs à un certain nombre de ressources et de rapports thématiques.

La fiche du site du ministère français des Affaires étrangères (http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-


zones-geo_833/yemen_426/presentation-du-yemen_1365/donnees-generales_13528.html) (français,
anglais, arabe, allemand, espagnol, chinois) est elle aussi de très bonne qualité. Plus analytiques,
deux excellents rapports de mission du groupe interparlementaire France-Yémen du Sénat, rédigés en
2002 et 2003 et respectivement intitulés Yémen : l’Arabie heureuse en mouvement
(http://www.senat.fr/ga/ga35/ga35.html) (français) et France-Yémen : après le 11 septembre, de
l’amitié politique à la coopération économique (http://www.senat.fr/ga/ga40/ga40.html) (français),
s’avèrent particulièrement agréables à lire. Leur sommaire détaillé permet de se repérer rapidement.
Très documentés, ces rapports analysent en profondeur les mutations politiques, sociales et
économiques qu’a connues le pays depuis la réunification de 1990.

La fiche établie par la BBC (http://news.bbc.co.uk/2/low/middle_east/country_profiles/784383.stm)


(anglais) est relativement complète et synthétique. Beaucoup plus succincte, celle de l’Institut du
monde arabe (http://www.imarabe.org/portail/mondearabe/pays/yemen-index.html) (français) se voit
davantage tournée sur l’histoire et la culture. Toujours pour une approche historique, on consultera
MEMO – le site de l’histoire (http://www.memo.fr/Dossier.asp?ID=195) (français, anglais).

Le site du Fonds des Nations unies pour l’Enfance (UNICEF)


(http://www.unicef.org/french/infobycountry/yemen.html) (français, anglais, arabe, espagnol, chinois)
fournit une fiche plus spécifiquement tournée sur les enfants, l’éducation, les femmes et la santé. Utile,
même si les indicateurs de bases et statistiques fournis sont un peu anciens (2006 au mieux).

Des fiches sont également disponibles sur certains sites yéménites. Quoique synthétiques, celles
établies par Y.Net (http://www.y.net.ye/yemen/yemen_breif1.htm) (anglais) et le National Information
Center yéménite (http://www.yemen-nic.net/fr_site/about_yemen.htm) (français) comptent parmi les
meilleures. Sur la partie arabe de ce dernier figurent des fiches thématiques plus détaillées. Plus
touristique, celle du Tourist Guide for the Republic of Yemen
(http://www.ahaunityemen.org/2008/publications/en/ministry/TourismGuide.pdf) (anglais), rédigée par
le ministère de la Culture et du Tourisme yéménite, détaille le descriptif des différentes régions du
Yémen et de leurs spécificités. Le site propose par ailleurs une brève revue historique.

L’excellent site de l’Institut Européen de Recherche sur la Coopération Méditerranéenne et Euro-Arabe


(MEDEA) (http://www.medea.be/index.html?page=0&lang=fr&idx=0) (français) offre des articles et des
fiches thématiques ainsi que des revues de presse dans plusieurs langues. MSN – Encarta
(http://encarta.msn.com/) (anglais) sera consulté pour ses fiches thématiques sur l’histoire, la politique,
les villes, ainsi que des cartes et des statistiques.

Les sites culturels et religieux


Il n’y a pas beaucoup de sites yéménites actifs spécifiquement consacrés à la culture. Néanmoins, un
bon aperçu des cultures et traditions yéménites est accessible sur la Junior Worldmark Encyclopedia
of World Cultures (http://findarticles.com/p/articles/mi_gx5217/is_/ai_n19133586) (anglais).

Essentiellement sponsorisée par les centres culturels français et allemands, la création plastique, très
peu développée, ne dispose pas de sites à part entière. Néanmoins, pour se faire une idée de la
création contemporaine au Yémen, on visitera le site de l’American Institute for Yemeni Studies
(http://www.aiys.org/webdate/yemart.html) (anglais) qui présente certaines œuvres récentes.

Contrairement à la peinture, la littérature et la poésie sont très présentes sur internet via les forums de
discussion. Leurs sections littéraires, souvent les plus visitée, sont le lieu idéal pour découvrir des
nouvellistes, des poètes et la nouvelle scène littéraire. On pourra également visiter le très intéressant
site de l’Union des Écrivains yéménites (http://www.yewriters.org/) (arabe) où l’on accède à la revue
culturelle Al-Hikma al-Yamaniyya, à des interviews d’écrivains, des études littéraires ainsi qu’à des
brèves sur l’actualité culturelle au Yémen.

On lira également avec intérêt la rubrique littérature des Chroniques Yéménites (http://cy.revues.org/)
(français), la revue du Centre français d’Archéologie et de Sciences sociales de Sanaa (CEFAS), dans
laquelle on trouvera des traductions partielles et une analyse de romans modernes. On pourra
également visiter deux sites littéraires très bien conçus mettant en ligne des textes et des critiques : le
journal électronique littéraire Irbak (http://erback.net/) (arabe) et ‘Anâwîn thaqâfiyya
(http://www.anaweeen.net/) (arabe). En ce qui concerne la poésie, Bayt al-shi’r al-yamanî
(http://www.yeph.org/) (arabe), site dirigé par ‘Abdulsalâm al-Kibsî, écrivain et professeur à l’Université
de Sanaa, semble incontournable.

Alors qu’elle présente un très grand intérêt (notamment parce qu’on en retrouve certains thèmes dans
la littérature européenne, chez Shakespeare en particulier), la littérature soqotrie (une langue sud-
arabique moderne) est très peu étudiée et quasi inexistante sur le web. On consultera donc avec
curiosité le site Soqotra Island (http://www.soqotra.info/main.html) (anglais) qui dresse un bref tableau
de l’histoire de l’île et permet d’accéder à des articles et traductions de poèmes et contes soqotris.

L’architecture du Yémen, particulièrement riche et foisonnante, abonde sur les sites internet étrangers.
Trois villes du Yémen (Sanaa, Zabîd et Shibâm) ont été classées patrimoine mondial de l’UNESCO.
On trouvera ainsi des détails sur ces projets en cours et à venir sur le site du Centre du Patrimoine
mondial (http://whc.unesco.org/fr/etatsparties/ye) (français, anglais) et sur celui Urban Cultural
Heritage Strategy and Managment Programme (http://www.uchp.org.ye/eng/) (anglais, arabe). Le site
de l’UNESCO (http://portal.unesco.org/) (français, anglais, espagnol) présente par ailleurs ses autres
programmes culturels et met à disposition ses rapports. Toujours dans le volet préservation du
patrimoine, on consultera le site de l’American Institute for Yemeni Studies où l’on trouvera divers
documents (photos, plans, notices) sur la restauration de la mosquée ‘Amariyya
(http://www.aiys.org/amiriya/) (anglais) située à Rada‘ et qui date du XVIe siècle.
Villes de Sanaa et Shibâm (de gauche à droite) (Source : ArcNet)
Résultat d’une collaboration entre le Massachusetts Institute of Technology School of Architecture +
Planning (SA+P) et The Aga Khan Trust for Culture, le site ArchNet (http://archnet.org/lobby/) (anglais)
est entièrement dédié à l’architecture et consacre naturellement une section au Yémen. On découvre
ce patrimoine à travers des photos des principales villes du Yémen, accompagnées d’un descriptif
historique et des coordonnées GPS des bâtiments. Fait rare, il est à noter que les édifices
contemporains sont traités au même titre que les monuments anciens. Le site propose également un
accès à des publications spécialisées, ainsi qu’un espace de travail et de dialogue réservé aux
étudiants en architecture.

Citons enfin le site Shibam Online (http://www.shibamonline.net/eng/index.php) (anglais, arabe), site


culturel centré sur la région du Hadhramawt en général et sur la ville de Shibâm, la "Manhattan du
désert", en particulier, qui fournit d’intéressantes notices sur l’architecture et l’histoire, ainsi que
d’anciennes photos.

Sur l’histoire antique, on consultera le site détaillé Caravan Kingdoms: Yemen and the Ancient Incense
Trade (http://www.asia.si.edu/exhibitions/online/yemen/launch.htm) (anglais) qui fournit chronologie
des différentes dynasties, photos de temples et de dieux. L’espace reine de Saba
(http://www.espacereinedesaba.org/) (français) est le siège du Comité français de soutien aux actions
de l’UNESCO pour la sauvegarde du patrimoine au Yémen et en Éthiopie. Il met en ligne sur son site
quelques articles très complets sur l’histoire et l’architecture du Yémen. Dans le même genre, on
trouvera sur le site de l’agence de voyage Clio (http://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/yemen/) (français)
des articles écrit par des chercheurs de renom sur ou ayant trait à l’histoire du Yémen. Toujours sur
l’histoire, outre les articles publiés par le Centre français d’Archéologie et de Sciences sociales de
Sanaa (CEFAS), on visitera le site de l’American Institute for Yemeni Studies
(http://www.aiys.org/webdate/yemhis.html) (anglais) qui renvoie à des articles scientifiques sur les trois
périodes historiques du Yémen (préislamique, islamique et contemporaine).

Exclusivement consacré aux juifs yéménites, The Virtual Jewish History Tour – Yemen
(http://www.jewishvirtuallibrary.org/jsource/vjw/Yemen.html) (anglais) donne un aperçu de l’histoire et
de la culture des juifs et met en ligne plusieurs articles scientifiques. Il est réalisé par l’American-Israeli
Cooperative Enterprise.

Pour des informations sur les dialectes yéménites, on consultera le site Ethnologue
(http://www.ethnologue.com/show_country.asp?name=Yemen) (anglais), malgré sa tendance à
simplifier la réalité linguistique.

Le musée du quai Branly (http://www.quaibranly.fr/fr/documentation/index.html) (français, anglais,


espagnol) a mis en ligne de très nombreux documents iconographiques et des objets du Yémen, ainsi
qu’une riche bibliographie générale et spécialisée et une discographie.

Pour les amateurs de musique, on trouvera sur le site Yemen Network Sounds
(http://www.yemennet.com/music/) (anglais et arabe translittéré) des chansons yéménites modernes et
dans la section musique de BabAlYemen (http://babalyemen.com/yemen/index.php) (anglais, arabe)
d’anciennes chansons.

La Royal Botanic Garden Edinburgh (http://rbg-web2.rbge.org.uk/soqotra/home/page01.html) (anglais)


a fait une étude générale de la flore et de la faune de l’île de Soqotra et en a répertorié les différente
espèces (avec image et noms latin) sur ce site qui propose également des articles. Au chapitre des
végétaux, impossible de passer sous silence le qât (catha edulis), une plante stimulante faisant partie
intégrante de la culture nationale yéménite et dont les Yéménites mâchent les feuilles les après-midi.
Nous renverrons simplement au site de l’American Institute for Yemeni Studies
(http://www.aiys.org/webdate/qatalog.html) (anglais) qui met en ligne un Qatalog renvoyant à des
articles scientifiques sur le sujet.
Séance de qât

Les sites yéménites religieux et sur la religion sont assez nombreux. Nous nous contentons tenterons
nous de citer les plus intéressants tout en respectant les tendances (shâfi‘ite, zaydite, soufie et salafie)
du web religieux yéménite.

Les oulémas yéménites sunnites (http://www.olamaa-yemen.net/) (arabe) (inaccessible en novembre


2008) disposent d’un site qui leur est spécifiquement consacré. Soixante-trois d’entre eux y ont rédigé
des articles ; on peut par ailleurs y écouter ou y lire des prêches. Le site renvoie également à des liens
intéressants. Citons aussi un forum de discussion religieux, Al-sûma‘a al-islâmî
(http://www.ssislam.com/) (arabe) (inaccessible en novembre 2008) qui met en ligne un certain nombre
d’articles instructifs. Enfin, le site arabe Al-Khayma (http://www.khayma.com/) qui accueille ou donne
accès à des sites yéménites et à des forums.

Concernant le zaydisme, le site de référence est celui de l’Imam Zaid bin Ali Cultural Foundation
(http://www.izbacf.org/) (arabe), un centre spécialisé dans l’étude du zaydisme qui fait un travail
remarquable dans la localisation, l’inventaire et la préservation des bibliothèques publiques et privées
du pays. Son site indique la liste des livres recueillis et disponibles dans leur bibliothèque, ouvrages
fondateurs de la doctrine dont certains peuvent être soit téléchargés, soit consultés en ligne.
Pour ce qui est du soufisme, le site personnel de ‘Umar bin Hafîdh (http://www.alhabibomar.com/)
(arabe), grand soufi du Hadhramawt, a le mérite, outre des renseignements biographiques, de mettre
en ligne des textes doctrinaux.

Enfin, pour la tendance salafie yéménite, le site du shaykh Abû ‘Abdulrahmân Muqbil bin Hâdî al-
Wâdi‘î (http://www.muqbel.net/) (arabe), ancien chef de file du mouvement, mort le 21 juillet 2001, est
incontournable. Celui du shaykh Abû ‘Abdulrahman Yahyâ bin ‘Alî al-Hajûrî (http://www.sh-yahia.net/)
(arabe) présente lui aussi des textes étoffés. Ce shaykh est l’actuel directeur du Dâr al-Hadîth, centre
d’études islamiques créé par al-Wâdi‘î au début des années 1980, et qui accueille aujourd’hui des
étudiants venus du monde entier. Ce centre n’a pas de site internet, mais pour de plus amples
renseignements, on pourra consulter une fiche descriptive sur le Web Salafi
(http://salafiweb.free.fr/Files/information_about_daar_hadeeth__yemen.pdf) (anglais), avec un
historique, les programmes et la liste des centres affiliés. Sur cette question, on lira enfin avec
attention l’article de référence de François Burgat et Muhammad Sbitli Les Salafis au Yémen ou… la
modernisation malgré tout (http://www.cy.revues.org/document137.html) (français).

Yémen : les médias


Grâce à une Constitution relativement libérale autorisant le multipartisme, le nombre des journaux
yéménites n’a cessé d’augmenter depuis 1990. La presse traditionnelle compte actuellement près de
150 publications (gouvernementales, partisanes et indépendantes). Moins étoffée, la presse
électronique a fait son apparition à partir de l’année 2000. Les grands journaux yéménites, découvrant
le support de l’internet, se contentèrent pour la plupart, de créer un site d’information reproduisant à
peu de chose près la copie conforme de leur version papier. Mais, compte tenu d’un retour à la norme
arabe tendant à limiter la liberté d’expression à compter de 2001, quelques journaux d’opposition
trouvèrent en cet outil un moyen de contourner la censure qui frappe les publications imprimées. Reste
à préciser qu’en dépit de l’existence d’un ministère de l’Information chapeautant le domaine de la
presse et d’une situation qui va en se dégradant, les journalistes yéménites bénéficient d’une liberté de
ton peu commune dans la région. Il faut savoir en outre que prise dans son ensemble, la presse
yéménite se présente d’avantage comme un vecteur d’opinions que comme un média d’information au
sens strict.

Créée en 1990, la Yemen News Agency (Saba)


(http://www.sabanews.net/ar/) (arabe, anglais, français) est l’agence
nationale et officielle de presse du Yémen. Bien conçu, son site
donne à lire quelques articles (sur des sujets culturels notamment) à
la rubrique "enquêtes et reportages" et des pages froides où sont
livrés des renseignements généraux concernant le Yémen. Mais il
reste avant tout utile pour balayer d’un coup d’œil les brèves
nouvelles du jour.

Les journaux gouvernementaux et proches du pouvoir

Établi en septembre 1962 à Sanaa au début de la Révolution, Al-Thawra


(http://www.althawranews.net/) (arabe) est la voix du pouvoir. On peut télécharger les numéros en PDF
sur son site.

Le 14 October (http://www.14october.com/Default.aspx?issueid=8b54bc9c-0d72-40ef-8e74-
e51a0c178b53) (arabe) a été créé à Aden en 1968 après le départ des Britanniques. Organe
socialiste, il est devenu l’un des journaux officiels du pouvoir après la guerre civile de 1994.
Les numéros peuvent être téléchargés en PDF sur son site, ainsi que quatre magazines : Al-Hadaf
(sportif) (http://www.14october.com/Sport.aspx) (arabe), Mashâ’al
(http://www.14october.com/Mashaal.aspx) (arabe), Lamîs (http://www.14october.com/Lamise.aspx)
(arabe) et Ruwâfid (culturel) (http://www.14october.com/Rawafed.aspx) (arabe).

Créé à Ta‘îzz en 1962, Al-Jumhûriyya (http://www.y.net.ye/al-gumhuryah) (arabe) est le troisième


grand quotidien dirigé par le pouvoir en place.

Proche d’Al-Jumhûriyya, Al-Thaqâfiyya (http://www.y.net.ye/althaqafiah/) (arabe) est un hebdomadaire


traitant des questions culturelles.

Datant de 1982, le 26 September (http://www.september.net.ye/index_last.asp) (arabe) est


l’hebdomadaire des forces armées (ministère de la Défense). Sa lecture peut se révéler intéressante
dans la mesure où les informations qu’on y trouve peuvent diverger par rapport aux trois quotidiens ci-
dessus. Al-Wahda (http://www.alwahdah.net/) (arabe) est un hebdomadaire paraissant depuis la
réunification.

À côté de ces journaux purement officiels en existent d’autres qui soutiennent le pouvoir et/ou qui sont
dirigés par le Congress General Party (CPG), le parti du Président. Créé en 1982 et donc le plus
ancien de tous, Al-Mîthaq (http://www.gpc.org.ye/MATHAK.HTM) (arabe) est le porte parole du
Congress General Party (CPG), le parti du Président, et le journal People Media
(http://www.peoplemedia.com.ye/) (arabe) en est très proche.
Officiellement indépendant, le journal Al-Shumû‘ (http://www.alshmoa.com.ye/) (arabe), proche des
services secrets, a été créé en 1997 pour attaquer les personnes "infidèles" au pouvoir. On y trouve
néanmoins des informations parfois fiables.

Al-Shûra (http://www.y.net.ye/shoura/) (arabe) a été créé récemment pour concurrencer un journal


homonyme mais hostile celui-ci au pouvoir. Les archives sont disponibles sur son site.

Les deux journaux anglophones Yemen Observer (http://www.yemenobserver.net) (anglais) et Yemen


Post (http://www.yemenpost.net/index.htm) (anglais), destinés surtout aux étrangers vivant au Yémen,
sont la propriété d’un des conseillers du Président, ce qui ne les empêchent pas d’être parfois critiques
envers le gouvernement. Le deuxième est distribué aux États-Unis.

Les journaux des partis d’opposition

Plusieurs journaux appartiennent ou sont proches de partis politiques : Al-Sahwa (http://www.alsahwa-


yemen.net/) (arabe, anglais) est l’organe officiel du parti islamiste al-Islâh ; Al-Thawrî
(http://www.althawry.org/) (arabe), disponible en PDF, est celui du Parti socialiste yéménite ; Al-
Wahdawî (http://www.alwahdawi.net/) (arabe) est celui du Parti nassérien et Al-Balâgh (http://www.al-
balagh.net/) (arabe) est un hebdomadaire proche du parti zaydite l’Union des Forces populaires
yéménites. On accède sur son site à des dossiers et aux archives.
Les journaux indépendants

Les journaux réellement indépendants sont peu nombreux au Yémen car presque tous ont un lien avec
des acteurs politiques. On peut consulter sur le Web le quotidien adeni Al-Ayyâm (http://www.al-
ayyam.info/) (arabe). Créé en 1956 puis ré-ouvert en 1991 après plusieurs années d’interruption, il est
le seul quotidien indépendant. Même si sa qualité baisse depuis quelques années, il reste tout de
même une référence au Yémen. Le bihebdomadaire anglophone Yemen Times
(http://www.y.net.ye/yementimes/) (anglais), créé en 1991 par le défunt ‘Abdul ‘Azîz al-Saqqâf et dirigé
maintenant par sa fille, est lui le seul quotidien anglophone indépendant et de bonne qualité.

L’hebdomadaire Nass Press (http://www.nasspress.com/) (arabe) est dirigé par d’anciens membres
des Frères musulmans proches du parti al-Islâh qui se sont depuis rapprochés du pouvoir et de ses
idées, sans pour autant s’opposer aux islamistes. C’est un des meilleurs hebdomadaires du pays.
Également de bonne qualité, le journal Al-Wasat (http://www.alwasat-ye.net/) (arabe) s’oppose
ouvertement au Président, ce qui lui a valu de nombreuses interdictions et procès.
Citons enfin Al-Rayy Al-‘Am (http://www.alraialaam.com.ye/) (arabe), Yemen Daily
(http://www.yemendaily.com/) (anglais) et Nabâ’ Al-Haqîqa (http://www.y.net.ye/naba/) (arabe) qui
pourrait être comparé à un tabloïd britannique.

Les webzines
Pour les journalistes et rédacteurs engagés dans un bras de fer avec le pouvoir, le Net-média
échappant plus facilement à la censure que la presse papier constitue un "espace refuge". Ces
webzines permettent à ces journalistes de demeurer présents sur le front de l’opinion, y compris en
cas de non publication ou de saisie des feuillets traditionnels, tout en offrant une plus grande mobilité à
leurs rédacteurs et un moindre coût de fabrication. A ce titre, le Net attire aussi des personnes
extérieures au monde des professionnels de l’information. Webzines ou forums de discussion donnant
l’occasion d’aborder des thèmes tabous, ces sites offrent souvent des points de vue originaux.

Véritable référence en ce domaine, le webzine Mareb Press (http://marebpress.net/) (arabe, anglais)


compte aujourd’hui comme le site d’information yéménite le plus consulté au Yémen, tant par le public
que par les journalistes du pays. Créé en janvier 2006 par un étudiant qui souhaitait redorer l’image de
sa région, le webzine de Muhammad al-Sâlihî a le grand mérite de rompre avec les méthodes de
travail habituelles des journalistes professionnels yéménites. Proposant une information vérifiée et
recueillie à la source par le biais de reportages, le site a rapidement connu le succès et, grâce à
quelques correspondants et de nombreux bénévoles, gagné une envergure nationale et internationale.
Bandeau de la page d’accueil du webzine Mareb Press avec son slogan « Par la vraie information,
nous plaçons la réalité entre tes mains » (Bi-l-naba’ al-yaqayn nudha‘ al-wâqi‘ bayn yadîk)

L'un des plus anciens webzines est le News Yemen (http://www.newsyemen.net/en/) (anglais, arabe)
créé en 2005 par le rédacteur en chef d’al-Sahwa. Almotamar.net
(http://www.almotamar.net/en/index.php) (anglais, arabe) est le webzine du Congress General Party
(CPG), le parti du Président, et Yemen On Line (http://www.yemenonline.info/) (anglais, arabe) en est
proche.

Après avoir été interdit à maintes reprise Al-Shûrâ, hebdomadaire proche du Parti de l’Union des
Forces populaires, son rédacteur en chef, ‘Abdulkarîm al-Khaywânî, a décidé en 2005 de fermer la
version imprimée et de lancer Al-Shoura.net (http://www.al-shoura.net/) (arabe). Cela ne lui a quand
même pas empêché d’être jugé et emprisonné pour soutien à la "rébellion" qui s’est déroulée dans le
Nord du pays entre 2004 et 2008.

Ray (http://www.ray-yem.com/) (arabe), qui existait lui aussi auparavant en version imprimée, et Ray
News (http://www.raynews.net/) (arabe) sont les organes du Parti de la Ligue des Fils du Yémen dans
les sites desquels les archives sont accessibles.

Alors que la presse locale est quasiment inexistante en version imprimée, certains Yéménites ont
profité du nouvel outil qu’est l’internet pour lancer des webzines régionaux. On pourra citer Mukalla
News (http://www.mukallanews.com/) (arabe), exclusivement dédié à la région du Hadhramawt, et
Shabwah Press (http://www.shabwahpress.net) (arabe) qui, comme son nom l’indique, porte sur le
gouvernorat de Shabwah. Le site Sanaa Press (http://www.sanaapress.net/) (arabe) était fermé lors de
la rédaction de ce guide, mais, comme il est dit sur sa page d’accueil, devrait rouvrir très
prochainement.
Il existe également des webzines plus thématiques.
L’association de défense des journalistes Women
Journalists Without Chains a un webzine du même nom
Bilakoyood ("Sans chaînes") (http://belaquood.net/)
(arabe) plus centré sur la question des médias et des
journalistes, alors que Yemeni America.net
(http://www.yemeniamerican.com/) (anglais, arabe),
webzine indépendant créé en novembre 2007 par un
étudiant de l’Université du Michigan, s’intéresse surtout
au Yémen, aux Yéménites résidant aux Etats-Unis et aux
relations entre les deux pays.

Pour toutes les questions relatives à la jeunesse, on pourra se reporter au site de l’Union générale des
Jeunes du Yémen (http://www.shababalyemen.com) (arabe) sur lequel on trouvera le journal Sahîfat
Chabâb al-Yaman et le magazine Chabâb x Chabâb.

Suite à la guerre civile de 1994 qui opposa les ex-Yémen Nord et Sud, l’opposition socialiste et/ou
sudiste - défaite - a quitté le Yémen puis s’est progressivement reconstituée en exil. Le site internet du
mouvement Sawt al-Janûb installé à Londres (http://www.soutalgnoub.com/) (arabe), n’est pas à
proprement parler un organe de parti politique mais constitue plutôt un site d’information générale sur
le Yémen quoique principalement axé sur les actualités du Sud du pays. Le site, régulièrement
censuré au Yémen, témoigne aussi de l’organisation du mouvement. Il héberge également un forum
internet (http://www.soutalgnoub.com/vb2/) (arabe) où les opposants au régime de Sanaa discutent et
échangent des informations. Le parti Federation of South Arabia, créé à Londres en 2004,
(http://www.tajaden.org/) (arabe, anglais) a lancé un site du même genre.
Sur le modèle de News.google.net, on citera le Free Yemen Portal (http://freeyemenportal.org/,
http://yemen.arabiaportal.net ou http://yemenportal.net/) (anglais, arabe) qui collecte des informations
parues sur le Yémen dans divers sites. Il classe ces articles par sources indépendantes,
gouvernementales et issues de l’opposition en vue de les comparer. Dans le même genre et même si il
n’est pas yéménite, on trouvera de nombreux articles sur le Yémen sur le site du World News Network
(http://wnnetwork.com/) (en 47 langues).

Forums de discussion, blogs et sites personnels


Dans un pays où les sphères de socialisation hommes/femmes sont traditionnellement séparées, les
forums de discussion (ou muntadayât) ont le mérite de faciliter le dialogue entre personnes des deux
sexes. Visant au débat d’idées et à la circulation de l’information par des échanges sur des sujets
d’actualité ou des questions de société, ces forums, dont le premier naquit en 1999, sont aujourd’hui
au nombre de 66. Tous présentent une structure en sections et sous-sections thématiques. Quelques
uns proposent une section en anglais. On peut classer ces forums en plusieurs types : forums
généralistes à audience nationale, forums régionaux, forums tribaux et forums thématiques. Nous ne
les aborderons pas ici, mais il faut noter que la plupart des journaux et webzines ont leur propre forum
de discussion intégré à leur site.

Dans la première catégorie, on peut citer les huit qui ont le plus fort taux d’audience et qui, de l’avis
(subjectif) de beaucoup d’utilisateurs, sont les meilleurs. Le premier est certainement Al-Majlis al-
Yamanî (http://www.al-yemen.org/ ou http://www.ye22.com/) (arabe). Viennent ensuite Hadhramawt -
Multaqa al-Hiwâr al-‘Arabî (http://www.hdrmut.net/vb/) (arabe) et le Shabwa Soft
(http://www.sh3bwah.maktoob.com) (arabe). Ce dernier, créé à ‘Ataq, une ville d’environ 20 000
habitants située dans une région désertique, a à l’origine misé sur sa section "nouvelles technologies".
De bonne qualité, il est devenu le 6ème site en arabe le plus visité avant d’être racheté par le
Jordanien Maktoob. Le forum Shabaka Ibb al-Khadhrâ’ (http://www.ibb7.com/) (arabe), bien que
généraliste, s’est lui aussi spécialisé dans les NTIC. Citons ensuite ‘Adan – Thaghara al-Yaman al-
Bâsim (http://www.4aden.com/) (arabe), généraliste bien qu’un peu plus centré sur les questions du
Sud, Hiwâr (http://www.hewarye.com) (arabe), forum très engagé politiquement et qui a récemment
mis en ligne Disappearances and Arbitrary Arrests in the Armed Conflict with Huthi Rebels in Yemen,
le rapport de l’organisation Human Rights Watch sur la guerre civile de 2004-2008, Al-Hudayyda
(http://www.hodaidah.com) (arabe) et enfin le forum libéral (et parfois censuré) Al-Mustaqilla
(http://www.mostakela.net/vb/index.php) (arabe). Ces huit forums, à l’origine régionaux, sont parmi les
plus anciens du Yémen. S’ils ont acquis une telle popularité, c’est qu’au fil des ans ils ont su attirer et
fidéliser les internautes, dont un grand nombre d’intellectuels, de journalistes et d’étudiants qui y
rédigent des articles de très bonne qualité. Ce n’est pas toujours le cas dans les forums dont
l’audience s’avère plus confidentielle.

Logos des forums Majlis al-Yamanî et Hiwâr

On pourrait également citer le forum de discussion du site Yemen Portal


(https://yemenportal.net/blog/index.php) (arabe, anglais) où les internautes mettent en ligne des
vidéos.

Parmi les forums régionaux, il faut noter que les habitants du Hadhramawt sont très actifs et alimentent
un grand nombre de sites. On pourra citer les forums de Sayy’ûn (http://www.sayoun.net/vb/) (arabe ),
du Wâdî Dû’an (http://www.do3n.com/vb/index.php) (arabe) et du Wâdî Hadhramawt
(http://www.whdramut.com/vb/) (arabe). Pour les autres gouvernorats, les plus actifs semblent être les
forums de Hajjah (http://www.hajjah.net/vb/) (arabe), du Yâfi’ (http://www.yafea1.com/vb/) (arabe), de
Mâ’rib (http://mareeb.net/vb/) (arabe), Sanaa (http://www.san3a.net/) (arabe), Dhamâr
(http://www.dhamar1.net/vb/) (arabe) ou encore Abyan (http://www.4abyn.com) (arabe).

Les tribus yéménites n’ont pas de sites internet propres, par contre il existe un certains nombre de
forums qui leurs sont exclusivement consacrés. Il est à noter que les tribus et les questions tribales
sont quasiment absentes des sites officiels yéménites, comme si, alors qu’elles sont un élément
central dans la vie politique du pays, le régime voulait gommer cette composante sociale importante et
donner l’image d’un État "moderne". Les organisations et diplomates occidentaux ont souvent la dent
dure contre ces tribus, mais elles constituent un contre-pouvoir essentiel qui empêche ou ralentit la
dérive dictatoriale d’un État naturellement peu enclin à la démocratie. Seuls lieux numériques dans
lesquels ces hommes de tribus peuvent discuter de questions qui leurs sont propres, ces forums sont
inspirés du modèle saoudien. Tous ont visiblement été conçus en Arabie saoudite d’où ils sont dirigés.
Il faut noter que les plus grandes tribus et confédérations tribales du Yémen (Hâshid, Bakîl, Madhâj) ne
sont pas présentes sur le net ; seules celles qui ont des contacts avec l’Arabie voisine animent des
forums(tribus du Hadhramawt, du Khawlân, de Shabwa et de Mâ’rib). Il s’agit donc d’espaces publics
réunissant Yéménites de la diaspora et ceux restés au pays. Ici encore, c’est dans le Hadhramawt
qu’on trouve le plus de forums, tels Bâ-l-‘Ubayd (http://www.balobid.com/vb/index.php) (arabe) et Al-
Shibâmî (http://www.alshibami.net/saqifa//index.php) (arabe). Le Sabyâ al-Turâthiyya
(http://www.qyemen.com) (arabe) apparaît comme le meilleur et le seul qui s’adresse à toutes les
tribus du pays. Citons enfin celui des tribus du Khawlân (http://www.khawlan.com/vb/) (arabe) ou
encore le forum de la tribu des Bâlhârith de Shabwa. (http://www. aalharith.com/vb/index.php) (arabe).

Concernant les forums thématiques, on peut citer les forums féminins, tels Balqîs (http://www.p-
yemen.com/) (arabe), Bint al-Yaman (http://www.bntyemen.net/vb/) (arabe) et Bint al-Hudayyda
(http://www.hodye.com/vb/) (arabe) et les forums culturels, Al-Hikma (http://www.yem22.com/vb/)
(arabe), Rada’ (http://www.rdaa.net/forum/) (arabe) sur la culture de cette région, Yemen Art
(http://www.sa7t-ye.net/vb) (arabe) sur la littérature, Abû Bakr Sâlim
(http://www.abuaseel.com/vb/index.php) (arabe) et Muhammad Murshid Nâjî
(http://www.hnon.com/vb/) (arabe) sur la musique yéménite. Quelques forums sont également dédiés
aux étudiants, à l’instar du Yemeni Students Association Abroad (YSAA) (http://www.ysaa.org)
(anglais, arabe), mais aucun n’a réussi pour le moment à créer une réelle dynamique d’échanges.

Parmi les rares forums religieux, le Majâlis Ahl Muhammad (http://www.al-majalis.com/) (arabe), site
chi‘ite, présente l’intérêt d’aborder le sujet de la guerre civile qui s’est déroulée dans le Nord entre
2004 et 2008.

Il y a très peu de sites personnels actifs au Yémen. L’un des seuls est celui du Chaykh al-Ahmar
(http://www.alahmar.net/) (arabe, anglais), chaykh al-machâ‘îkh de la grande confédération tribale des
Hâshid, chef du parti islamiste al-Islâh et ancien président du Parlement yéménite mort en 2008. On y
trouve des éléments biographiques, des informations sur ses activités politiques ainsi que des photos.

En ce qui concerne les blogs, dans la mesure où ce sont des pages individuelles au contenu divers, il
est difficile de donner une liste indicative des meilleurs. Deux sites hébergeurs permettent de naviguer
de l’un à l’autre selon les besoins du moment : Arabo
(http://www.arabo.com/links/,199,225,237,227,228/,227,207,230,228,199,202/) (arabe) qui procède à
une sélection et Blogger (http://www.blogger.com/profile-find.g?t=l&loc0=YE)(anglais). Concernant ce
dernier, l’internaute découvrira très vite qu’un certain nombre de bloggeurs ne vivent pas au Yémen
comme ils le prétendent. On note par ailleurs que beaucoup de ces auteurs sont des femmes et des
Yéménites de la diaspora résidant en Occident ou dans le monde arabe. Pour donner un seul
exemple, le blog de Omar Barsawad, Moments in Words from Hadramaut
(http://hadhramouts.blogspot.com/) (anglais), surtout centré sur sa région (société, culture, politique) et
l’islam, est très fourni et régulièrement alimenté. Largement cité et repris en Occident, le blog Jane
Novak, Army of Liberation (http://armiesofliberation.com/index.php) (anglais), se révèle très partisan.
En vertu d’une nette empathie pour les régions du sud et d’une aversion ostentatoire à l’égard de
l’État, elle se laisse aller parfois à quelques débordements. On retrouve également ses articles sur
Jane’s Articles (http://janenovak.wordpress.com/) (anglais). Contrairement à ce que l’auteur prétend,
ces deux sites ne sont pas interdits au Yémen.

Radio et télévision
On peut écouter les programmes on-line des deux radios nationales yéménites, Radio Sana’a
(http://www.yemenradio.net/) (arabe) et Aden Radio (http://www.adenradio.net/) (arabe).

Les radios régionales sont quant à elles peu présentent sur le Net. Parmi les neuf existantes, à notre
connaissance, seules les radios de Mukalla et Sayy’ûn sont accessibles sur Hadramaut Province
(http://english.hadhramaut.info/view/634.aspx#) (anglais, arabe), le site officiel du gouvernorat.

Yémen : les ressources académiques


Les universités yéménites
Force est de constater que le système éducatif yéménite est déficient, notamment à cause d’un
manque de moyens financiers. Peu formés, sous-payés (seuls les titulaires d’un doctorat touchent
915 US dollars par mois en 2008) ou bien travaillant bénévolement dans l’attente d’une création de
poste, les professeurs et enseignants (yéménites et arabes) du système public n’ont souvent que peu
d’intérêt à s’investir professionnellement. Par ailleurs, les fonds alloués aux universités yéménites sont
souvent détournés, au détriment de la recherche et de l’enseignement, par des responsables qui
considèrent l’Université comme un poste de prédation économique. Si quelques cours y sont
dispensés, la recherche est quant à elle quasi inexistante. Même si le ministère de l’Éducation a lancé
en 2005 un vaste programme de réforme des cursus et des cours, les budgets n’ont guère augmenté
et les effets positifs se font toujours attendre.

Les sites de ces universités publiques n’offrent que peu d’intérêt : on y trouve les programmes et
quelques informations, mais quasiment aucune ressource n’y est accessible.

On citera néanmoins les deux principales universités, à savoir l’Université de Sanaa


(http://www.su.edu.ye) (arabe, anglais), créée en 1971, et l’Université d’Aden
(http://www.adenuniversity.edu.ye/) (arabe), la toute première université du Yémen créée en 1970.
L’État a par ailleurs créé en 1994 à Sanaa l’Université nationale (http://www.nationaluni.net/index.php?
newlang=arabic) (arabe), spécialisée dans les sciences dures.

Les universités régionales sont de moindre importance. L’Université de Ibb


(http://www.ibbunv.com.ye/) (arabe, anglais) coopère avec le programme Erasmus Mundus
(http://www.erasmusmundus7.net/) (anglais), l’Université d’al-Hudayyda (http://www.hoduniv.edu.ye/)
(arabe et bientôt en anglais), l’Université de Dhamâr (http://www.thuniv.edu.ye/) (arabe) et l’Université
des Sciences et des Technologies du Hadhramawt (http://www.hust.edu.ye/) (arabe, anglais).qui, en
raison d’un partenariat avec les Américains, renvoie aux sites des universités américaines et à
American Libraries.

Pour pallier aux déficiences des universités publiques, des Yéménites et des étrangers ont créé des
universités et instituts privés, pour la plupart centrés sur les sciences dures. La qualité et le niveau
d’enseignement n’y sont pas forcément plus performants, mais les coûts d’inscription exorbitants en
font des lieux de reproductions des élites. En tête des meilleures, il faut citer l’University of Science
and Technology (http://www.ust.edu/) (arabe) de Sanaa qui enseigne les sciences médicales et dures
et publie différentes revues accessibles sur son site. Toujours dans la capitale et spécialisée elle aussi
dans le cursus scientifique et technologique, l’Université Queen Arwa
(http://www.queenarwauniversity.edu.ye/) (arabe, anglais) a par ailleurs développé des laboratoires
d’études en sociologie, politologie et commerce international.
Plus célèbre car davantage médiatisée via notamment la personnalité de son créateur et directeur, le
shaykh ‘Abd al-Majîd al-Zandânî (un membre de l’aile dure du parti islamiste al-Islâh, figurant sur la
liste noire américaine des personnes finançant le terrorisme), l’Université al-Iman
(http://www.jameataleman.org/index.html) (arabe, anglais) se présente avant tout comme une
institution religieuse. On y enseigne également les sciences dures mais dans une optique religieuse,
arguant du principe que toutes les découvertes modernes se trouveraient déjà inscrites dans le Coran.
Très active, cette université organise des colloques internationaux et mène des recherches,
notamment dans le domaine thérapeutique. Son directeur affirme ainsi avoir découvert un moyen de
soigner les malades du sida. Figurent sur son site des informations sur les cursus et les programmes,
ainsi que quelques ressources.

Le shaykh ‘Abd al-Majîd al-Zandânî sur al-Jazîra

A Sanaa, l’Université Saba (http://www.sabauni.net/) (arabe) forme ses étudiants aux métiers de
l’information et de la communication et le General Communication Institute
(http://www.gti.edu.ye/arabic/index.php) (arabe, anglais) est plus centré sur les nouvelles technologies,
comme Al-Ahqaf University (http://www.ahgaff.edu/) (arabe et bientôt anglais), université du
Hadhramawt. Le Sana‘a Community College (http://www.scc.edu.ye/arabic/index.htm) (arabe, anglais)
offre quant à lui des cours de sciences appliquées et de management.

La recherche yéménite

Dans le domaine des sciences humaines, la recherche au Yémen est très active mais on en trouve
peu trace sur le Web. Quelques adresses toutefois, à titre informatif, à commencer par celle du Yemeni
Center for Studies and Research (http://www.ycsr.org/) (arabe), dirigé par le poète ‘Abdul ‘Azîz al-
Maqâlih. En cours de réalisation, le site de cette institution officielle supervisant les programmes
étrangers de recherche est encore très incomplet mais il devrait s’étoffer dans l’avenir et témoigner des
nombreuses publications en histoire, sociologie et littérature de ce centre de recherches.

Lieu de rencontre et de travail pour les intellectuels et les universitaires, au travers ses nombreuses
conférences publiques de qualité, la Al-Afif Cultural Foundation (http://www.y.net.ye/alafif/) (arabe,
anglais) est aussi à l’origine de plusieurs publications de référence, dont la grande encyclopédie du
Yémen. Mais là encore, le site est décevant : il se contente de dresser la liste des activités du centre
sans apporter aucune plus value réelle. Signalons enfin le site de la Fondation al-Sa‘îd pour les
Sciences et la Culture (http://www.al-saeed.net/) (arabe). Institution privée financée exclusivement par
les entreprises al-Sa‘îd de Ta‘îzz, celle-ci organise des conférences et des colloques scientifiques,
constitue une bibliothèque multilingue et forme des scientifiques en sciences humaines, économie,
ingénierie, médecine, agriculture et en sciences islamiques.

Concernant la recherche en sciences dures, on se reportera aux sites des universités mentionnés plus
haut. Citons par ailleurs le Journal of Natural and Applied Sciences
(http://www.uajnas.gov.ye/index.htm) (anglais, arabe), revue scientifique publiée par l’Université
d’Aden et regroupant des articles de sciences naturelles et appliquées dont seuls les résumés peuvent
être téléchargés. Parmi les instituts de recherche privés, on mentionnera la Yemen Science &
Research Foundation (http://www.ysrf.org.ye) (anglais). Fondée en 1996, elle organise des
conférences scientifiques (physique et sciences de la vie et de la terre, principalement) donnant lieu à
publications dans une revue annuelle dont les sommaires sont accessibles sur son site.
La recherche étrangère au Yémen

Créé en 1982, le Centre français d’Archéologie et de Sciences sociales (CEFAS)


(http://www.cefas.com.ye/) (français) publie sous le titre générique de Chroniques Yéménites une
revue annuelle, en langue française et arabe, consacrée à la péninsule Arabique et à la Corne de
l'Afrique. Y sont regroupées des contributions scientifiques originales, des traductions et des
bibliographies thématiques, relevant de toutes les disciplines des sciences humaines et sociales, de
l'archéologie antique à la littérature contemporaine, en passant par l'économie, l'anthropologie ou la
politique. On y trouve également une chronologie annuelle (sorte de revue de presse des faits
marquants de l’actualité sociale, politique et économique) du Yémen et de l’Arabie saoudite. La version
française des Chroniques Yéménites est accessible en ligne dans son intégralité (http://cy.revues.org/)
(français) à compter de l’année 1994. Y figure aussi la liste des publications du Centre ainsi qu’une
partie du fonds de la bibliothèque. Le site tend à s’étoffer de nouvelles publications et, sous la rubrique
Chroniques du manuscrit au Yémen (http://www.cefas.com.ye/cmy/cmydet.html) (français), on trouve
désormais des études consacrées à des textes et manuscrits anciens. Anne Regourd, qui assure la
codirection de cette rubrique, donne par ailleurs une liste de liens sur le sujet dans son blog
(http://www.anne.regourd.org/links.html) (français, anglais).

Très riche, le site de l’American Institute for Yemeni Studies (http://www.aiys.org/) (anglais) témoigne
de la vie scientifique au sein du centre, tient à jour le sommaire de ses publications, donne accès à sa
revue scientifique Yemen Update. Le Yemen Webdate renvoie à de nombreux liens. Par ailleurs, il met
en ligne des orientations bibliographiques dont l’Index Yemenicus.

Le Deutsches Archäologisches Institut (DAI) (http://www.dainst.org/index.php) (allemand) dispose


d'une antenne au Yémen depuis 1978. Ses travaux de recherche en sciences sociales, menés sur le
terrain, concernent notamment la fouille archéologique de sites préhistoriques et antéislamiques (à
Mâ’rib, Sirwa, à Sabîr, dans le gouvernorat de Lahij, à Sanaa et sur le mont Jabal al-‘Awd). Depuis
2005, le centre mène un projet de numérisation de manuscrits historiques en partenariat avec la
France. Son site est difficile d’utilisation car il concerne tous les DAI de par le monde ; on doit donc y
adopter un mode de recherche par mot-clef.

Société des savants plus que centre de recherche proprement dit, la British-Yemeni Society
(http://www.al-bab.com/bys/) (anglais) donne accès à des articles datés de 1993 à aujourd’hui sur des
sujets politiques, culturels, ethnologiques, environnementaux.

Créé en 2008 via un partenariat entre le Yemen Language Center et l’Université de Harvard, le Yemen
College of Middle Eastern Studies (http://ww wycmes.org/default.htm) (anglais), aspire à devenir un
institut de recherche. En attendant l’ajout de cette activité à sa vocation d’enseignement déjà mis en
place à l’attention des étudiants étrangers, son site n’offre pas de ressources documentaires et
scientifiques mais détaille le programme des cours et propose des orientations bibliographiques.

Le laboratoire Islam médiéval du CNRS (UMR 8167 - Orient et Méditerranée) (http://www.islam-


medieval.cnrs.fr/shihr.htm) (français) et le site du ministère français des Affaires étrangères
(http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/actions-france_830/archeologie_1058/les-carnets-
archeologie_5064/afrique-arabie_5068/index.html) (français) rendent compte de façon détaillée des
recherches archéologiques en cours sur le Yémen à travers des descriptifs détaillés et des orientations
bibliographiques.
Dans le même genre, on trouvera sur le site de l’Oriental Institute of the University of Chicago
(http://oi.uchicago.edu/research/projects/yem/#Articles) (anglais) les rapports de fouilles (1993-2002)
des missions archéologiques de l’institut dans la région de Yarîm-Dhamâr.

Des chercheurs spécialistes du Yémen dans leurs domaines respectifs témoignent de leurs travaux en
mettant en ligne certains de leurs articles sur des blogs. Celui de Roman Stadnicki, Recherche urbaine
à Sanaa (http://roman-stadnicki.over-blog.com/) (français), apparaît comme le plus riche. Outre ses
travaux personnels, l’auteur y fait état des publications scientifiques récentes sur le Yémen et renvoie à
de nombreux liens. Celui de Jean Lambert, Ethnomusicologie et anthropologie au Yémen
(http://jean.lambert.over-blog.com/) (français), est entièrement consacré à la musique. Il référence la
bibliographie de l’auteur, donne accès à quelques articles et propose une liste discographique. Dans
l’attente d’un site plus complet, Prehistoric Yemen (http://prehistoricyemen.over-blog.com/) (français)
de Rémy Crassard met en ligne deux articles sur l’archéologie et la préhistoire au Yémen.

On n’oubliera pas le site de revues en ligne Revues.org (http://www.revues.org/) (français) sur lequel,
outre les Chroniques Yéménites (revue du CEFAS), on trouvera d’autres articles scientifiques
concernant le Yémen. Le site HAL (http://hal.archives-ouvertes.fr/) (français, anglais) a le mérite de
donner accès aux articles de François Burgat (ancien directeur du CEFAS) sur l’histoire politique du
Yémen au XXe siècle, de Roman Stadnicki sur la géographie urbaine et de Patrice Chevalier sur la
seconde occupation ottomane et les journalistes de presse écrite. On lira avec intérêt les articles d’Éric
Vallet (maître de conférences à Paris 1) sur l’histoire des XIIe - XVe siècles sur ce même site ou sur
les Archives ouvertes de Paris 1 (http://hal-paris1.archives-ouvertes.fr/index.php?
halsid=ibq7ak1a4bhl44q9l8pa87b2j2&action_todo=home) (français).

Enfin, en cherchant par mots clefs, on trouvera des articles sur l’archéologie et l’histoire médiévales du
Yémen dans la revue Annales islamologiques (http://www.ifao.egnet.net/anisl/) (français) et le Bulletin
de l’Institut français d’Archéologie Orientale (BIFAO) (http://www.ifao.egnet.net/bifao/) (français).

Yémen : les institutions de l’Etat


Le World Leaders de la CIA (https://www.cia.gov/library/publications/world-leaders-1/world-leaders-
y/yemen.html) (anglais) tient à jour l’organigramme du gouvernement. Wikipédia
(http://en.wikipedia.org/wiki/Politics_of_Yemen) (anglais) présente dans ses grandes lignes
l’organisation et le fonctionnement du système politique. Beaucoup plus complet, le site du Carnegie
Endowment for International Peace (http://www.carnegieendowment.org/files/Yemen_APS.doc)
(anglais) permet le téléchargement d’un document de 24 pages détaillant institutions, justice, forces
politiques, constitution, conventions internationales, corruption. Le thème des réformes,
particulièrement crucial au Yémen, est largement développé dans les différents numéros de l’Arab
Reform Bulletin (http://www.carnegie-mec.org/NewsDetails.aspx?ID=910&MID=322) (anglais, arabe).
On trouvera enfin une bonne étude détaillée de 126 pages datant de 2005 sur le site de l’ONG
suédoise International Institute for Democracy and Electoral Assistance (IDEA) intitulée Building
Democracy in Yemen
(http://www.idea.int/publications/dem_yemen/upload/Yemen_country_report_English.pdf) (anglais) et
qui traite de la participation des femmes en politique, de la vie des partis politiques et des élections.

Consacré au fonctionnement des deux Chambres, le site de l'organisation internationale des


Parlements des Etats souverains (avec laquelle le Yémen est partenaire), Union interparlementaire
(http://www.ipu.org/french/home.htm) (français, anglais), présente la composition et les prérogatives
respectives du Majlis al-Nuwwâb et du Majlis al-Chûrâ. Il propose également une très utile base de
données bibliographique sur les femmes en politique et donne des informations sur le système
électoral, avec les résultats des dernières élections.

Sous la pression des bailleurs de fonds internationaux, l’État yéménite s’efforce à davantage de
transparence sur les réformes politiques et structurelles menées. D’où la création de sites
gouvernementaux et institutionnels, souvent très complets et mettant à disposition de l’internaute
rapports, documents et statistiques. Deux bémols toutefois : la fiabilité des informations diffusées,
parfois douteuse, nécessite comparaison et recoupement avec les données d’autres sites ; en outre,
l’accès à ces sites est fréquemment entravé par des problèmes techniques.

Le Yémen et les organisations internationales


Le Yémen est membre de l’Organisation des Nations unies
(http://www.un.org/french/Members/index.shtml) (français) , du Fonds monétaire international (FMI)
(http://www.imf.org/) (anglais), de la Banque mondiale (http://web.worldbank.org/) (anglais, arabe), de
la Ligue des États arabes (http://www.arableagueonline.org/las/index.jsp) (arabe), de l’Organisation de
la Conférence islamique (OCI) (http://www.oic-oci.org/oicnew/home.asp) (arabe, anglais, français) et
de l’Indian Ocean Rim Association for Regional Cooperation (IORARC) (http://www.iornet.com/)
(anglais).
Il veut par ailleurs intégrer le Conseil de Coopération du Golfe (CCG) On trouvera bien peu
d’information sur le site du CCG (http://www.gcc-sg.org/eng/) (anglais, arabe), ce qui témoigne peut-
être de son manque d’enthousiasme à intégrer le Yémen. On lira avec intérêt un article sur le sujet sur
le site MEDEA (http://www.medeainstitute.org/index.html?doc=32) (français). De même, le Yémen a
déposé un dossier d’adhésion à l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) dans lequel il bénéficie
du statut d’observateur. On pourra lire sur le site de l’OMC
(http://www.wto.org/French/thewto_f/acc_f/a1_yemen_f.htm) (français, anglais, espagnol) des
documents sur la future adhésion du Yémen.

La présidence

Site à la gloire du Président de la République yéménite, le President Ali Abdullah Saleh


(http://www.presidentsaleh.gov.ye/index.php) (arabe, anglais) témoigne des faits et gestes du chef de
l’État à travers une revue de presse et une galerie de photos.
Affiches de la campagne présidentielle de 2006

Le législatif

On trouvera sur le site de la Chambre des députés yéménite (Majlis al-Nuwwâb)


(http://www.parliament.gov.ye/ qui renvoie à http://www.yemenparliament.com/) (arabe, anglais) un
historique de l’institution, des textes législatifs et des lois ou encore le résumé des sessions
parlementaires.
On renverra également au site du Chaykh al-Ahmar (http://www.alahmar.net/) (arabe, anglais), chaykh
al-machâ‘îkh de la grande confédération tribale des Hâshid, chef du parti islamiste al-Islâh et ancien
président du Parlement yéménite mort en 2008. On y trouve des éléments biographiques, des
informations sur ses activités politiques ainsi que des photos.

Le shaykh ‘Abdallah al-Ahmar lors d’une séance de doléances (Source : Prokop K., Yémen, la
République des tribus, Coproduction Constance Films/AMIP, France, 2005)

Le site du Conseil consultatif (Majlis al-Chûrâ) (http://www.shoora.gov.ye/) ne fonctionnait pas lors de


la rédaction de ce guide.

L’exécutif
La plupart des ministères yéménites proposent aujourd’hui un site internet plus ou moins actualisé
avec, pour certains, une version anglaise.
Ministère de l’Information (http://www.infoyemen.net/) (arabe). On peut y lire la loi de 1990 sur la
presse et les publications.
Ministère des Télécommunications et des Techniques de l’Information
(http://www.mtit.gov.ye/index.php) (arabe).
Ministère de l’Intérieur (http://www.moi.gov.ye/) (arabe, allemand, français, anglais). On y trouve des
documents d’actualité (2007-2008) et un intéressant rapport sur les efforts des autorités pour lutter
contre le terrorisme, dans un style "communication d’entreprise".
Ministère du Plan et de la Coopération internationale (http://www.mpic-yemen.org/) (arabe, anglais).
Pas très à jour, il donne néanmoins des informations sur l’aide au développement, les plans
quinquennaux (réduction de la pauvreté, plans de développement socio-économique et de
développement rural) et les réformes économiques, financières et administratives menées par l’État.
On y trouve aussi des renseignements sur les structures économiques du pays, accompagnés de
quelques chiffres.
Ministère de l’Industrie et du Commerce (http://www.moitye.net/ar/default.aspx) (arabe, anglais). Le
site est assez complet donne notamment à lire les différentes lois et législations commerciales, la liste
des accords bilatéraux signés par le Yémen, les relations OMC-Yémen et le nombre d’entreprises
enregistrées dans chaque gouvernorat. Certaines sections s’adressent aux entreprises (locales et
étrangères) en mettant à disposition des guides pour l’investissement.
Ministère du Pétrole et des Ressources minérales (http://www.mom.gov.ye/) (arabe, anglais). Très
complet, il présente des synthèses sur les secteurs pétroliers et gaziers, un tableau sur les types de
minéraux présents dans différents gouvernorats, l’organisation du ministère ainsi que différentes
possibilités d’investissements.
Ministère des Finances (http://www.mof.gov.ye/) (arabe, anglais). On y retrouve les lois fiscales, des
informations sur les budgets 2007-2008 et les prévisions pour 2009 ainsi que le Public Financial
Management Reform Action Plan, plan crucial puisque de sa mise en place dépendent les aides
financières consenties par les bailleurs de fonds internationaux.
Ministère des Affaires juridiques (http://www.legalaffairs.gov.ye/) (arabe). On peut y consulter certaines
des lois en vigueur.
Ministère de la Santé publique et de la Population (http://www.mophp-ye.org/english/index.html)
(anglais, arabe). Tous les rapports et études y sont accessibles, ainsi que les plans de réforme de la
politique en matière de santé.
Ministère de l’Éducation (http://www.moe.gov.ye/) (arabe, anglais). On y trouvera les plans de la
réforme de l’enseignement supérieur, initiée il y a environ trois ans sous l’impulsion des Etats-Unis.
Ministère de l’Agriculture et de l’Irrigation (http://www.mai-yemen.org/) (arabe, anglais). Y figurent des
lois, des statistiques et la liste des agences internationales qui aident le Yémen dans le domaine
agricole.
Ministère de l’Eau et de l’Environnement (http://www.mweye.org/) (arabe). On pourra consulter le
programme national sur l’eau au Yémen ainsi qu’un rapport détaillé datant de 2006 sur cette question
cruciale.
Ministère de la Culture et du Tourisme (http://www.yementourism.com/) (anglais, arabe). On y trouve
des tableaux statistiques sur le tourisme entre 2003 et 2007 (provenance des touristes, nombre de
touristes par mois, les revenus dégagés par le tourisme, etc.).

Pour compléter la liste : les sites du ministère de la Jeunesse et du Sport


(http://web.yemen.net.ye/egov/youth-arabic/index.html) (arabe, anglais), du ministère des Travaux
publics et du Développement urbain (http://www.mpwud.gov.ye/) (arabe, anglais, français) et du
ministère des Affaires sociales et du Travail (http://web.yemen.net.ye/egov/labour-english/index.html)
(arabe, anglais) sont encore en construction, mais devraient ouvrir très prochainement. Quant aux
sites du ministère de l’Approvisionnement et du Commerce (http://www.most.gov.ye/), du ministère des
Droits de l’Homme (http://www.mhryemen.org/) du ministère des Affaires étrangères
(http://www.mofa.gov.ye/), du ministère de la fonction publique et des Retraites (http://www.mocsi-
yemen.org/) et du ministère de la Justice (http://www.moj.gov.ye), ils fonctionnaient pas au moment de
la rédaction de cet article.

Les organismes d’État


La Banque centrale du Yémen (http://www.centralbank.gov.ye/) (anglais, arabe). On y trouve la liste
des banques commerciales, islamiques installées au Yémen, les lois bancaires et les rapports annuels.

Plusieurs organismes sont en charge des questions pétrolières. Le site de la Petroleum Exploration
and Production Authority (PEPA) (http://www.pepa.com.ye/) (anglais), très complet, met en ligne la
carte des concessions, des cartes et documents géologiques et la liste des compagnies d’exploration
et de production présentent au Yémen.

Le Petroleum Training Center (http://www.yptc.gov.ye/arabic/Arabic%20main%20page.htm) (arabe,


anglais) qui a pour mission de former des Yéménites aux différents métiers du secteur met en ligne
ses programmes. Signalons enfin le Seismological Observatory Center
(http://www.nsoc.org.ye/MYDEFAULT.asp) (arabe, anglais) qui travaille en liaison avec les précédents
organismes mais dont le site n’est pas vraiment à jour.

Plusieurs organismes ont pour rôle l’étude ou la gestion de l’économie et la création de conditions
attractives pour les investisseurs. Le Post-Yemen Consultative Group Meeting
(http://www.yemencg.org) est une institution sous la tutelle du ministère du Plan et de la Coopération
internationale. On trouve sur son site des rapports et documents sur l’économie et l’investissement. La
General Investment Authority (http://www.giay.gov.ye/), dédiée à l’implantation des entreprises
étrangères au Yémen, fournit toutes les informations juridiques, économiques et fiscales nécessaires.
Ayant également pour objectif de créer un environnement économique propice aux investissements, la
Fédération des Chambres de Commerce et de l’Industrie (http://www.fycci.org) (anglais) met en ligne
la liste presque complète des compagnies yéménites et internationales implantées au Yémen
(classées par secteurs d’activités - agro-alimentaire, textile, chimie, construction, etc.), en donnant
pour chacune d’elle des informations générales et pratiques. Le site du Yemen Export Supreme
Council (http://www.yesc.gov.ye/) (arabe, anglais) ne présente par contre aucun intérêt.

Signalons par ailleurs la Tax Authority (http://www.tax.gov.ye/) (arabe) dépendant du ministère des
Finances. La Yemen and World Trade Organization (http://www.wtoyemen.org/) (arabe, anglais),
dépendant du ministère de l’Industrie et du commerce, entretient les relations avec l’OMC en vue de
l’adhésion du Yémen à cette organisation. Son site donne accès à tous les rapports de l’OMC
concernant cette accession.

Citons enfin la Yemen Intellectual Property Organization (http://www.yipo.gov.ye/) (arabe) rapports


annuels 2004-2007, le Yemen Center for Conciliation and Arbitration (http://www.ycca-
yemen.org/index.htm) (arabe), responsable du règlement des litiges économiques et commerciaux, la
Yemen Standardization, Metrology and Quality Control Organization (http://www.ysmqco.org/) (arabe,
anglais), responsable du contrôle des productions locales et importées, et la Maritime Affairs Authority
(http://www.maa.gov.ye/) (arabe, anglais).

Le site de la Central Organization for Control and Auditing (http://www.coca.gov.ye/) (arabe, anglais),
en charge du contrôle des dépenses publiques, donne lecture des lois gérant son domaine (dont la loi
anti-corruption).

Le Social Fund Development (http://www.sfd-yemen.org/) (anglais, arabe), créé en 1997, a la charge la


mise en œuvre de projets de développement financés par le secteur privé et les ONG (nationales et
internationales). Bien que le Premier ministre fasse partie de son bureau d’administration, le Fonds
bénéficie d’une grande indépendance financière et politique. On trouve sur son site les différents
programmes en cours ainsi que certaines publications. Dans le même esprit, l’Aid Harmonization &
Alignment Unit (AHA unit) (http://www.ahaunityemen.org/) (anglais), créé en 2005 par le ministère du
Plan et de la Coopération internationale, concentre et gère l’aide internationale en matière de
développement et réduction de la pauvreté, lutte contre le terrorisme, les droits de l’homme et
l’économie, coordonne et harmonise les plans d’actions et les projets. Le détail de ces programmes et
quelques publications figurent sur son site.

Le Supreme Commission for Election and Referendum (http://www.scer.org.ye/) (arabe, anglais) a


pour mission l’organisation et le bon déroulement des élections. Son site donne accès à la liste de tous
les partis politiques, très utile, à une carte des découpages administratifs et au nombre d’inscrits sur
les listes électorales par districts.

Il existe au Yémen plusieurs organismes qui collectent des informations pour élaborer des statistiques.
Le National Information Center (http://www.yemen-nic.net/) (arabe, anglais, français) met en ligne des
informations très précieuses sur la main d’œuvre (par âges, sexe et région) l’état des transports, les
télécommunications, l’agriculture, les jeunes et les sport, l’éducation, la santé, les médias (nombre de
publications), etc. Le Yemen Central Statistical Organization (http://cso-yemen.org/index.php) (anglais,
arabe), dépendant du ministère du Plan et de la Coopération internationale, fournit également des
statistiques (nationales et par gouvernorats) très utiles sur la population, le commerce, des indices et
des rapports économiques et sociaux, le recensement de 2004, les Statistical Year Books (2003-2006)
et les Yemen in Figures 2003-2005. Idem pour le site du National Population Council (http://www.npc-
ts.org/index.php) (arabe) mais uniquement sur la population.

La Survey Authority of Yemen (http://www.survey-authority.gov.ye/), issue du ministère des Travaux


publics, a pour mission de cartographier le pays. Son site explique la nature de son travail, sans plus
de détail.

Crée en 1996 par le premier ministère et affilié au conseil des ministres, le Women National Committee
(WNC) (http://www.yemeni-women.org.ye) (arabe, anglais) a pour principale mission d’établir des
politiques, des plans et des stratégies intéressant la question des femmes, dans le but éventuel de
modifier la législation aux fins d’améliorer la condition des femmes. Le site détaille les différents
aspects de sa démarche et donne accès à certains rapports.

Dans le domaine des affaires sociales, l’Organisation générale des Assurances sociales et des
Retraites (http://www.pension.com.ye/) (arabe) met en ligne les textes de lois, le Social Security Found
(http://www.swf.gov.ye/) (arabe) présente un rapport de 2007 et l’Organisation centrale des
Assurances et Salaires (http://www.pension.com.ye/) (arabe) à consulter pour ses chiffres.

Le Media Center of Training and Qualifying Institute (http://www.mctqi.gov.ye/) (arabe, anglais) qui,
comme son nom l’indique, a pour tâche d’assurer la formation continue des journalistes et des
techniciens des radios et télévisions, met en ligne ses programmes de formation et quelques brèves
d’actualité.

La Bibliothèque électronique (http://www.elibrary.edu.ye/) (arabe), dépendant du ministère des


Télécommunications et des Techniques de l’Information, en cours de réalisation, ne permet encore
d’accéder qu’à quelques ouvrages.

Bien que leurs sites offrent peu d’intérêt, on citera enfin à titre informatif, les organismes suivants. La
Police yéménite (http://www.police-info.gov.ye/) (arabe), l’Administration des Examens
(http://www.results.edu.ye/) (arabe) qui dépend du ministère de l’Éducation, le Project du Président de
la République (http://www.pppc.gov.ye/) (arabe) pour la diffusion de l’informatique et la Cité
technologique des Communications et des Informations (ministère des Télécommunications)
(http://www.tech-city.gov.ye/) (arabe ), le Yemen Tourism Promotion Board
(http://www.yementourism.com/) (arabe, anglais).et la Yemen National Commission for Education,
Culture, & Science (http://www.yncecs.gov.ye/) (arabe).

Les autorités locales et communautés urbaines


Le Yémen compte dix-neuf gouvernorats, divisés en 333 mudîriyyât qui contiennent 2 200 centres,
36 986 villages et 91 489 localités et quartiers. Rares sont les gouvernorats disposant d’un site. On
trouve néanmoins des renseignements (essentiellement touristiques) sur neuf d’entre eux sur
BabAlYemen (http://babalyemen.com/yemen/index.php?option=com_wrapper&Itemid=59) (anglais).

Plus diversifiées, les informations livrées par le site du gouvernorat du Hadhramawt


(http://www.hadhramaut.info/) (arabe, anglais, indonésien) sont d’ordre historique, culturel et
économique. S’y ajoutent des brèves d’actualité ainsi qu’une liste et une présentation des instituts de
recherche en cette région. Le site du gouvernorat d’al-Hudayyda (http://www.hod.gov.ye/html_arb/)
(arabe) fournit quant à lui des informations générales et touristiques, la liste des différentes
administrations et des mudîriyyât, la liste des différents projets menés entre 1990 et 2005 ainsi qu’un
livre sur l’histoire du gouvernorat depuis la réunification.

Signalons par ailleurs le site de la ville de la ville de Sanaa (http://www.sanaacity.com/) (arabe,


anglais), dont le volet le plus développé concerne l’événement Sanaa capitale culturelle du monde
arabe en 2004.
Yémen : la "société civile"
Les partis politiques

Au nombre de vingt-trois, les partis politiques n’ont pour la plupart pas de sites internet et, lorsque
ceux-ci existent, leur accès n’est pas toujours possible. Pour en connaître au moins la liste, on se
reportera sur le site du Supreme Commission for Election and Referendum
(http://www.scer.org.ye/arabic/partys.htm) (arabe, anglais) qui donne leurs noms, leurs logos et un petit
historique.

Par ailleurs, chaque parti politique possède au moins un journal ou webzine, dont la lecture s’avère
très instructive, tant pour se faire une idée de l’idéologie défendue par ces partis qu’en ce qui concerne
leurs visions des événements de l’actualité, via le traitement de ces informations par "leurs"
journalistes.

‫المؤتمر الشعبي العام‬ ‫التجمع اليمني للصلح‬ ‫حزب البعث العربي الشتراكي‬
General People's Yemeni Congregation for
Congress. Reform. Socialist Arab Ba'ath Party.
‫الحزب الناصري الديمقراطي‬ ‫تنظيم التصحيح الناصري‬
‫الجبهة الوطنية الديمقراطية‬
Democratic Nasserite Democratic National Front. Nasserite Reform
Party. Organization.

( ‫حزب رابطة أبناء اليمن ) رأي‬ ‫التنظيم الوحدوي الشعبي الناصري‬


‫حزب جبهة التحرير‬
League of People of Yemen Nasserite Popular Unionist
Liberation Front party.
Party. Party.

‫حزب الحق‬ ‫الحزب الشتراكي اليمني‬ ‫اتحاد القوى الشعبية اليمنية‬


Al-Haqq Party. Yemeni Socialist Party. Federation of Yemeni Popular
Forces.

‫حزب البعث العربي الشتراكي‬


‫القومي‬ ‫حزب الرابطة اليمنية‬ ‫الحزب القومي الجتماعي‬
National Arab Socialist Yemeni League Party. National Social Party.
Ba'ath Party.
‫حزب التحرير الشعبي الوحدوي‬
Unionist Popular ‫حزب الوحدة الشعبية‬ ‫حزب الشعب الديمقراطي‬
Liberation Party. Popular Unity Party. People's Democratic Party.

‫حزب التنظيم السبتمبري‬


‫التجمع الوحدوي اليمني‬
‫الديمقراطي‬ ‫حزب الخضر الجتماعي اليمني‬
Yemeni Unionist
Democratic September Yemen Green Party.
Congregation.
Organization Party.

‫الحركة الديمقراطية للتغيير والبناء‬


‫التحاد الديقراطي للقوى الشعبية‬ Democratic Movement for Change and Reconstruction.

Le multipartisme yéménite actuel trouve son origine dans la réunification des deux ex-Yémen, à
savoir : la République populaire et démocratique du Yémen (RPDY – ex-Yémen du Sud), proclamée
en 1967 après le départ des Britanniques, et la République arabe du Yémen (RAY – ex-Yémen du
Nord), mise en place avec la révolution de 1962 qui mit fin au système millénaire de l’imâmat zaydite.
Le Sud Yémen était dirigé par le Parti socialiste yéménite (PSY – al-Hizb al-ichtirâkî al-Yamanî)
(http://www.aleshteraki.net/) (arabe), de tendance marxiste-léniniste créé en 1978, tandis que le Nord
Yémen se voulait conduit par le General People’s Congress Party (GPC - Mu’tamar Cha‘abî ‘Amm)
(http://www.gpc.org.ye/) (arabe), parti unique créé en 1982 et dont le secrétaire général était ‘Alî
‘Abdallah Sâlih, actuel chef de l’Etat du Yémen réunifié (ce site ne semblant plus fonctionner en
novembre 2008, on pourra se reporter à son webzine, Almotamar.net (http://www.almotamar.net/)
(arabe) où il est beaucoup question du parti). Motivée par des problèmes économiques, la réunification
des deux pays est officiellement proclamée le 22 mai 1990, avec la création de la République arabe du
Yémen. Les deux anciens partis uniques s’associant pour gérer le nouvel État, le multipartisme entre
dans la Constitution de la jeune République et du 22 mai 1990 au 27 avril 1993, date des premières
élections législatives. On assiste alors à la création de nombreux partis politiques. Parmi ces nouveaux
venus, figure le Mouvement yéménite pour la Réforme (al-Tajammu‘ al-Yamanî li-l-Islâh)
(http://www.al-islah.net/) (arabe) dont l’action vise à contrebalancer l’influence socialiste et qui
rassemble des dirigeants tribaux, des religieux et des hommes d’affaires conservateurs. Créé le 13
septembre 1990, ce parti « islamo-tribal » se voit fortement marqué par l’idéologie des Frères
musulmans. Il sera dirigé jusqu’à sa mort en 2008 par le chaykh ‘Abdallah al-Ahmar, grand chaykh de
la plus grande confédération tribale du Yémen (Hâshid). Très vite, le parti al-Islâh lance un certain
nombre de journaux censés véhiculer son programme et sa ligne de conduite, dont Al-Sahwa
(http://www.alsahwa-yemen.net/).

En 1994, la tentative de sécession des dirigeants de l’ex-Yémen sud, qui s’estiment floués par la mise
en pratique des termes de l’unification, met fin à cette première période de transition. Sanaa ayant
envoyé l’armée pour éviter la scission, une guerre civile éclate. Battus par les armes, les Socialistes se
verront par ailleurs progressivement écartés de l’échiquier politique par une habile manœuvre de leur
allié d’hier, le CPG. Celui-ci imagine en effet contrer les Socialistes en favorisant la montée de leur
opposant « naturel » : le parti al-Islâh. La stratégie réussit puisque Al-Islâh devient le deuxième parti
politique le plus important et, même s’il demeure officiellement dans l’opposition, certains de ses
membres obtiennent des postes ministériels importants alors que beaucoup de dirigeants socialistes
doivent s’exiler. Affaibli, le PSY continue néanmoins à exister et à faire publier des journaux,
notamment Al-Thawrî (http://www.althawry.org/).

Parmi les autres partis présents sur l’échiquier politique yéménite, citons :

Les partis à tendance zaydite : le Hizb al-Haqq créé le 22 mai 1990 et auto-dissous en 2007, et, en
1997, l’Union des Forces populaires (UFP – Ittihâd al-Quwâ al-Cha‘abiyya al-Yamaniyya) qui n’ont pas
de sites internet mais pour lesquels on pourra consulter Al-Balâgh (http://www.al-balagh.net/), un
journal proche de leurs idées.

Les partis de gauche : l’Organisation unioniste populaire nassérie (al-Tanzhîm al-Wahdawî al-Cha‘bî
al-Nâsirî), créée en 1995, qui n’a pas de site mais pour laquelle on pourra lire le journal Al-Wahdawî
(http://www.y.net.ye/alwahdawi) ; le Parti de la Ligue des Fils du Yémen (RAY) – Hizb Râbitat Abnâ’ al-
Yaman-Râ’y) (http://www.ray-party.org/) (arabe) créé en 1995 et dont les deux organes de presse sont
Ray(http://www.ray-yem.com/) et Ray News (http://www.raynews.net/) ; deux partis ba‘athistes, le Hizb
al-Ba‘th al-‘Arabî al-Ichtirâkî al-Qawmî dont le journal est Al-’Ihyâ’ (http://www.al-ehyaa.net/) (arabe)
ainsi que le parti Al-Tajammu‘ al-Wahdawî al-Yamanî créé en 1992 et son organe de presse Al-
Tajammu‘ (http://www.attagammua.net/) (arabe). On citera encore le Hizb al-Tahrîr al-Cha‘bî al-
Wahdawî (http://alt7rir.net/) (arabe) créé en 1996, mais dont le site internet encore en construction ne
présente pas grand intérêt, et le Democratic Movement for Change and Reconstruction (al-Haraka al-
Dimuqrâtiyya li-l-Taghyîr wa-l-Binâ’) (http://www.dmcrye.com/) (arabe), tout nouvellement créé qui veut
initier un changement dans les pratiques politiques au Yémen.

Notons pour finir que, depuis le début des années 2000, le champ politique yéménite connaît une
certaine reconfiguration. Face au développement de la politique internationale (ralliement du Yémen à
la guerre contre le terrorisme) et aux difficultés économiques et sociales croissantes, des partis
d’opposition (al-Islâh, le PSY, les Nassériens, al-Haqq, le Hizb al-Ba‘th al-‘Arabî al-Ichtirâkî al-Qawmî
et l’Ittihâd al-Quwâ al-Cha‘biyya al-Yamaniyya) mécontents de la politique du Président et du GPC ont
créé depuis 2004 une alliance informelle, al-Liqâ’ al-Muchtarak, élaboré un programme commun et
présenté un candidat unique aux élections présidentielles de septembre 2006 qui a récolté environ
20 % des voix.

Les syndicats

Comme pour les partis politiques, il faut rechercher l’origine des syndicats dans l’histoire des ex-
Yémen Sud et Nord. Pour le Sud, ce sont les Britanniques qui, en 1942, ont légalisé le syndicalisme
comme forme d’organisation sociale. Pour le Nord, il faut attendre les lendemains de la révolution de
1962 pour voir apparaître les premiers syndicats. En 1990, à l’image des deux Yémen, les anciennes
structures syndicales existantes ont fusionné.

Depuis cette date, tous les syndicats doivent être affiliés à la Fédération générale des Syndicats des
Travailleurs du Yémen (al-Ittihâd al-‘Amm li-Niqâbât ‘Ummâl al-Yaman) (http://www.gfytu.org/) (arabe),
structure centralisée qui permet au gouvernement de contrôler plus facilement les revendications et les
actions syndicales. On trouvera entre autre chose sur son site très fourni la loi de 2002 régissant les
organisations syndicales, le rapport d’activité 2008, ses affiliations internationales ainsi que le journal
de la Fédération.
Depuis la fin des années 1990, lorsqu’un syndicat devient un outil d’opposition ou de contestation
politiques et sociales trop important au goût du pouvoir en place et que la Fédération générale s’avère
inapte à le contrôler, il opte pour une stratégie de fractionnement en créant un syndicat concurrent qui
divise alors (ou tente de diviser) la mobilisation et l’union des travailleurs et des employés. Ainsi
certains syndicats n’existent-ils que pour soutenir et justifier les décisions gouvernementales et
combattre les oppositions.

Sur les quinze syndicats yéménites existants, seuls quelques uns disposent d’un site internet. Outre
les aspects organisationnels, on accède sur celui du Syndicat yéménite des Journalistes
(http://yemenjournalist.org/) (arabe, anglais) à des articles se rapportant au syndicat et à ses activités
ou plus généralement aux questions concernant les médias.

Affilié à l’Organisation internationale des Journalistes (Prague), à la Confédération Internationale des


Syndicats libres (Bruxelles), à la Fédération internationale des Journalistes (Bruxelles) et à la
Fédération des Syndicats arabes des Journalistes (Le Caire), le Syndicat yéménite des Journalistes,
présidé par Nâsir Taha Mustafâ, compte parmi les trois plus importants au Yémen , à côté du Syndicat
des enseignants (qui n’a pas de site), du Syndicat des Avocats - Sanaa (http://www.sanaalawyers.org/)
(arabe) et du Syndicat des Avocats - Aden (http://adenlawyers.org/) (arabe). Ces derniers mettent sur
leurs sites un certain nombre de documents et d’informations concernant leurs activités, mais celui des
avocats de Sanaa a tout de même le mérite de mettre en ligne sa revue juridique.
Le site de l’ Union Coopérative agricole (http://www.acu.org.ye) (arabe, anglais) a l’avantage de mettre
à disposition des fiches générales et synthétiques sur l’agriculture, les productions animale et
végétales et sur les activités (coopératives rurales de femmes notamment) et objectifs de
l’organisation. Très peu fourni, on trouvera néanmoins sur celui de l’Union Coopérative de
l’Habitat (http://www.fcuyemen.org/) (arabe), en charge des questions d’urbanisme, les derniers plans
(quinquennal et annuel) élaborés et mis en œuvre par le syndicat dans chaque district du pays.

On trouvera enfin sur le site de l’Union des Femmes yéménites


(http://www.yemeniwomenunion.org) (arabe, anglais) un historique
complet de l’organisation (avant et après 1990), la liste et le détail de ses
activités (éducation, réduction de la pauvreté, formations), ainsi qu’une
série de liens utiles avec des ONG et institutions.

Notons que le site du Syndicat des Ingénieurs d’Aden (http://www.adenengineers.org) ne fonctionnait


pas lors de la rédaction de ce guide.

Par ailleurs, le Centre National d’Information yéménite publie un Annuaire des Unions, syndicats et
associations au Yémen de référence (http://www.yemen-nic.info/download/union.pdf) (arabe).

Les ONG
La liberté d’association est garantie par l’article 57 de la Constitution de 1990. Mais c’est à compter
des années 2000 que cette forme d’action collective échappant à l’appartenance familiale, tribale ou
politique trouve son succès auprès des Yéménites. Le site de l’Ambassade du Yémen aux États-Unis
(http://www.yemenembassy.org/economic/YemeniNGOs.htm)(anglais) dresse la liste complète, mais
pas toujours à jour, des ONG internationales (2005) et yéménites (2003) travaillant au Yémen. Selon
ce dernier document, le pays compterait 150 associations, dont 45 dans le domaine des droits de
l’homme, 41 pour les femmes, 11 pour la santé, 26 dans la culture et le développement, 12 dans
l’agriculture et l’environnement, et 15 syndicats. En règle générale, les associations les plus actives
sont celles qui travaillent ou collaborent avec des ONG ou organisations étrangères desquelles elles
reçoivent la majeure partie de leur financement ; ce sont aussi les seules à posséder un site internet.

A titre d’exemple, on peut consulter le site de l’Ambassade de France au Yémen


(http://www.ambafrance-ye.org/spip.php?rubrique103) (français) qui donne un certain nombre
d’informations sur des ONG locales avec lesquelles elle coopère.

Si la liberté d’expression des journalistes yéménites tend à se dégrader, la mobilisation de la


profession, elle, s’organise et plusieurs ONG spécifiques au domaine se sont créées depuis le début
des années 2000. De mieux en mieux affiliées au plan international et de plus en plus habiles à
alarmer l’opinion publique sur la question très "porteuse" des droits de la presse, ces jeunes ONG
yéménites manquent encore parfois (au même titre que la plupart des journalistes qu’elles défendent)
de professionnalisme, de rigueur, d’objectivité et de capacités d’analyse. En témoignent leurs rapports
alarmistes des années passées dont les conclusions hâtives et parfois infondées ont fait le tour du
monde via des ONG internationales dans l’incapacité de vérifier les faits qui leur étaient rapportés. En
constante amélioration néanmoins, au fil des ans et des formations dont elles bénéficient dans le cadre
de l’aide au développement, les ONG Women Journalists Without Chains
(http://www.womenpress.org/) (arabe) et Yemen Female Media Forum (http://www.yfmf.org) (arabe)
(suspendu en novembre 2008), figurent parmi les plus prometteuses et les plus actives dans leur
domaine. Leurs sites témoignent de leurs activités respectives : conférences, formations visant à
professionnaliser leurs personnels et leurs membres, veille de la situation au Yémen, etc. Celui du
Yemen Female Media Forum fournit également une revue de presse faisant état des problèmes
rencontrés par les journalistes yéménites des deux sexes.

Citons enfin la Yemen Journalist Arisen Corruption (Yemen JAC) (http://www.yemenjac.net/index.php)


(arabe), organisation constituée de journalistes qui, dans un rapport sur la corruption en 2007
(accessible en ligne), scrutent attentivement le budget des différents ministères et organismes d’État
pour y déceler toutes les irrégularités.
Pour un panorama plus général, on se référera aux sites des ONG internationales mobilisées sur la
question des droits de la presse et de la liberté d’expression. La plupart consacrant une rubrique au
Yémen, ne sont citées ici que les ONG les plus importantes en terme de visibilité. La plus rigoureuse et
la plus fiable est sans nul doute Article 19 – Global Campaign for Free Expression
(http://www.article19.org/) (anglais, français, arabe, espagnol, russe, portugais). Outre des rapports
sérieux concernant le Yémen, son site publie une étude très détaillée sur les projets de nouvelle Loi de
la Presse et les Publications qui mobilisent la profession depuis 2005. On trouvera d’autres articles sur
la question de la liberté d’expression au Yémen sur les sites du Committee to Protect Journalists
(http://www.cpj.org/mideast/yemen/) (anglais, français, arabe, espagnol, portugais, russe), de
l’International Freedom of Expression eXchange (IFEX) (http://www.ifex.org/en/) (anglais, français,
espagnol, russe, arabe), d’Al-Karama (http://fr.alkarama.org/index.php) (anglais, arabe), de Menassat
(http://www.menassat.com/) (anglais, arabe) et de Reporters sans Frontières (http://www.rsf.org/)
(français, anglais, arabe, espagnol, persan, chinois).

Concernant les droits de l’homme, on consultera les rapports du Yemeni Observatory for Human
Rights (http://www.yohr.org) (arabe), du Women’s Forum for Research and Training
(http://www.wfrt.net/) (arabe, anglais) et de Hood – The National Organization for Defending Rights and
Freedoms (http://www.hoodonline.org/index.php?newlang=english) (arabe, anglais), organisation qui
s’attache à rester présente dans tous les gouvernorats du pays.
On pourra également visiter le site de la Human Dialogue Association (http://www.dialogue-
yemen.org/) (arabe anglais), organisation liée au parti al-Islâh, qui organise des conférences sur la
question des droits de l’homme mais sous l’angle d’analyse du dialogue des cultures.

On citera deux organisations étrangères sur les sites desquelles on trouvera des informations et des
rapports sur l’état des droits de l’homme au Yémen : Amnesty International (http://www.amnesty.org/)
(anglais, français, arabe, espagnol), Arab Human Rights du PNUD
(http://www.arabhumanrights.org/en/countries/index.asp?cid=22) (anglais, arabe). On trouvera
quelques articles sur le site de Human Rights Watch (http://www.hrw.org/en/middle-east/n-africa)
(anglais, français, arabe) et deux rapports très instructifs sur la guerre civile qui s’est déroulée dans la
région de Sa‘ada (Nord) entre 2004 et 2008 et sur laquelle il était très difficile d’obtenir des
informations : Disappearances and Arbitrary Arrests in the Armed Conflict with Huthi Rebels in Yemen
(http://www.hrw.org/en/reports/2008/10/24/disappearances-and-arbitrary-arrests-armed-conflict-huthi-
rebels-yemen-0) (anglais) (24 octobre 2008) et Invisible Civilians. The Challenge of Humanitarian
Access in Yemen’s Forgotten War (http://www.hrw.org/en/reports/2008/11/18/invisible-civilians-0)
(anglais) (19 novembre 2008). Pour une fiche détaillée, on consultera le site du Haut-Commissariat
aux Droits de l’Homme (http://www.ohchr.org/FR/countries/MENARegion/Pages/YEIndex.aspx)
(français, anglais, arabe, espagnol, russe, chinois). On pourra enfin se reporter au site de la Fédération
internationale des Droits de l’Homme (FIDH) (http://www.fidh.org) (français, anglais, arabe, espagnol,
farsi) pour y lire quelques articles sur le Yémen.

D’autres ONG yéménites travaillent sur les questions liées à la "société civile", comme le Yemen
Polling Center (http://www.yemenpolling.org/) (arabe, anglais) créé en 2004, qui s’est donné pour
mission de présenter un état des lieux de l’opinion publique sur diverses questions sociales, politiques
et économiques, avec pour objectif "d’apporter le changement au Yémen et d’y faire émerger la
démocratie". On pourra également consulter le site du Cultural Development Programs Foundation
(http://www.mugtama.net/new/default.asp) (arabe, anglais) (inaccessible en novembre 2008).
Spécialisée dans l’éducation, la Democracy School (http://www.yemenchildren.org/) (arabe, anglais)
travaille en collaboration avec la Fondation Friedrich Ebert sur les problèmes de scolarisation. Son site
liste ses programmes d’activités. Très active sur les questions de "société civile", de démocratisation et
d’éducation, la Fondation allemande Friedrich Ebert Stiftung (http://www.fes-yemen.org/index.php)
(anglais, arabe), présente au Yémen depuis 1997, ajoute à la liste des projets et des programmes
qu’elle finance, celle des ouvrages qu’elle publie.

Les programmes du think tank américain National Democratic Institute for International Affairs
(http://www.ndi.org/worldwide/mena/yemen/yemen.asp) (anglais) s’attachent au développement des
partis politiques, à la participation des femmes en politique, au renforcement du Parlement et à la
résolution de conflits tribaux.

Yémen : l’économie
Classé dans la catégorie des pays les moins avancés, le Yémen tire sa principale ressource du pétrole
qui représente plus de 90 % de ses exportations mais il reste un petit producteur en comparaison des
grands pays pétroliers de la région. En attendant l’exploitation de ses ressources en gaz naturel
prévue en 2009 et un important programme de réformes structurelles visant à stimuler la croissance
économique, le pays reste très dépendant de l’aide internationale. Le secteur industriel est quasiment
inexistant ; on notera néanmoins l’exemple des entreprises Al-Sa‘îd (sans site internet hélas),
spécialisées dans l’agroalimentaire et dont dépendent en grande partie les habitants de Ta‘îzz et de sa
région.

Site concentrateur, BNET Business Network (http://www.bnet.com/?tag=header;logo) (anglais)


propose des articles de presse ou de revues scientifiques portant sur l’économie, le commerce et le
management (par recherche "Yémen" après avoir cliqué sur "Articles").
L’énergie
Pour un tableau général des ressources énergétiques du pays (gaz, pétrole, production d’électricité),
on consultera le site Energy Information Administration du ministère américain de l’Énergie
(http://www.eia.doe.gov/emeu/cabs/Yemen/Background.html) (anglais) qui propose en outre un
document synthétique et relativement complet à télécharger faisant notamment état des évolutions de
la production. On trouvera également des informations sur le site de l’Organisation des Pays
Exportateurs de Pétrole (http://www.opec.org/home/) (anglais) bien que le Yémen n’appartienne pas à
ce regroupement et une carte des blocks pétroliers répartis en cinq régions qui découpent le territoire
yéménite sur le site Al-Bab (http://www.al-bab.com/yemen/econ/oilmap.htm) (anglais).

Toutes les sociétés intervenant dans l’exploration ou la production énergétiques au Yémen, mettent en
ligne leurs rapports d’activité et développent l’exposé de leur(s) projet(s). En tant qu’opérateur du plus
important projet d’exploitation dans le domaine, la compagnie Yemen Natural Liquefied Gas (YLNG)
(http://www.yemenlng.com/ws/en/home.aspx) (anglais, arabe) a à cœur de multiplier les informations
et de mettre très régulièrement à jour son site. De même, Total E&P Yemen (http://www.total-ep-
yemen.com/Default.aspx) (anglais), qui s’avère être le plus gros investisseur étranger au Yémen. Dans
le même ordre d’idée, on pourra consulter les sites de Nexen
(http://www.nexeninc.com/Operations/Yemen/overview.asp) (anglais), du Canadien Oxy
(http://www.oxy.com/Our_Businesses/Oil_and_gas/Pages/og_mena_yemen.aspx) (anglais) ou de
l’Autrichien OMV (http://www.omv.com/portal/01/com) (anglais, allemand). Toujours dans le volet
hydrocarbures, on pourra se reporter au site de l’Aden Refinery Compagnie (http://www.arc-ye.com/)
(anglais, arabe).
Carte des concessions pétrolières et gazières (source : ministère du Pétrole et des Ressources
minérales)

L’aide économique et l’aide au développement


L’économie yéménite dépend très largement des prêts des bailleurs de fonds, multilatéraux et
bilatéraux comme de l’aide au développement. En témoigne la somme de 4 717 milliards US dollars
allouée au Yémen lors de la dernière conférence des pays donateurs (appelée Club de Paris),
organisée à Londres les 5 et 6 novembre 2006, présidée par la Banque mondiale et sponsorisée par le
Conseil de Coopération du Golfe. On trouvera par ailleurs le montant de l’ensemble de ces aides et de
ces prêts sur la fiche de synthèse des relations financières multilatérales réalisée par la Mission
économique de l’Ambassade de France (http://www.missioneco.org/Yemen/documents_new.asp?
V=1_PDF_145403) (français). Il est à noter que ces aides ne sont accordées au Yémen qu’en
contrepartie d’une réforme profonde de ses institutions (au sens libéral du terme). Conscient que la
période de transition serait difficile à supporter pour la population et susciterait de nombreux
mécontentements, le gouvernement yéménite a longtemps résisté à la pression. Il n’a néanmoins pas
eu d’autre choix que de diminuer les subventions aux prix des carburants en 2006. L’essence avait
alors doublé et le gasoil triplé, avec pour conséquence d’appauvrir les Yéménites en diminuant leur
pouvoir d’achat. Le Yémen est par ailleurs en cours d’accession à l’Organisation mondiale du
Commerce dans laquelle il n’a pour l’heure qu’un statut d’observateur. Or cette adhésion ne devrait
pas arranger ses difficultés économiques.

En tête des bailleurs de fonds multilatéraux figurent les deux mastodontes que sont la Banque
Mondiale (avec une aide qui devrait s’élever à plus de 100 millions d’US dollars pour la période 2006-
2010) et le Fonds Monétaire International, suivis par la Commission européenne (60 millions d’euros
pour la période 2007-2010) et le Programme des Nations Unies pour le développement. Outre des
fiches pays et des données statistiques fiables concernant le Yémen, les sites de ces différentes
organisations détaillent le contenu de leurs programmes d’actions par tranches d’intervention, par
volets thématiques ou sous forme de rapports annuels. Avec ses 29 programmes dans les domaines
de la bonne gouvernance, de l’éducation, des affaires et de la santé, la Banque mondiale
(http://web.worldbank.org/) (anglais, arabe) premier bailleur de fonds multilatéral du Yémen met en
ligne son Yemen Economy Update (été 2008), ainsi que l’ensemble des documents et rapports rédigés
sur le pays. Idem pour le Fonds monétaire international (FMI)
(http://www.imf.org/external/country/YEM/index.htm) (anglais) sur le site duquel on consultera plusieurs
rapports (anglais).

La Commission européenne (http://ec.europa.eu/europeaid/where/gulf-region/country-


cooperation/yemen/yemen_fr.htm) (français, anglais) qui entretient une coopération avec le Yémen
depuis 1978 est aujourd’hui le deuxième plus gros bailleur de fonds du Yémen. Son Programme
indicatif national (PIN) se veut désormais centré sur deux objectifs principaux : la bonne gouvernance
et les droits de l’homme d’une part ; de l’autre, le secteur social (éducation, santé, collectivités locales).
S’y ajoute le développement du secteur privé. On trouvera sur son site le document de stratégie 2007-
2013 ainsi que les archives.

Le Programme des Nations unies pour le Développement-Yémen (UNDP/PNUD)


(http://www.undp.org.ye/) (anglais) qui intervient notamment dans les domaines de la lutte contre la
pauvreté, de la gouvernance, de l’énergie, de l’environnement et du patrimoine présente un site très
fourni. On y trouvera le Country Programme Yemen 2007-2011 (anglais), la Yemen Factsheet sur le
développement humain 2007/2008
(http://hdrstats.undp.org/countries/country_fact_sheets/cty_fs_YEM.html) (anglais, français, espagnol),
les documents du PNUD sur le Yémen (http://www.undp.org.ye/publications.php) (anglais) et les Arab
Development Reports 2002-2005 (anglais, arabe et parfois français) ainsi que tous les rapports sur le
développement humain (http://hdr.undp.org/en/reports/global/hdr2009/) réalisés par ses soins depuis
1990.
Les autres agences des Nations unies présentes au Yémen totalisent une aide annuelle d’environ 17
millions d’US dollars.

Le Fonds d’Équipement des Nations unies (http://www.uncdf.org/francais/countries/yemen/index.php)


mène des projets de développement local, de finance inclusive et de micro finance. Le Fonds des
Nations unies pour la Population (http://yemen.unfpa.org/) (anglais, arabe) s’occupe de réduction de la
pauvreté et de santé, comme l’Organisation mondiale de la Santé
(http://www.who.int/countries/yem/fr/) (français, anglais, arabe, espagnol, russe, chinois) sur le site de
laquelle on accède à des rapports sur les maladies et le système de santé. L’Organisation des Nations
unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) (http://www.fao.org/countryprofiles/index.asp?
lang=fr&iso3=YEM) (français, anglais, arabe, espagnol, chinois) agit dans les secteurs économique,
agricole, des ressources naturelles, de la coopération technique, des forêts et des pêches. On trouvera
sur son site des rapports d’expertises et des cartes sur ces sujets. Comme le Yémen a ratifié la
Convention de 1951 et accueille de gré ou de force un flux croissant de réfugiés venus de la Corne de
l’Afrique, le pays accueille une mission de l’Agence des Nations unies pour les Réfugiés (UNHCR)
(http://www.unhcr.fr/cgi-bin/texis/vtx/home) (français). En tapant "Yémen", sur son site, on accédera à
des articles et des rapports, dont le dernier en date concerne les années 2008-2009.

Enfin, on pourra se procurer des ouvrages et rapports sur le site des publications des Nations unies
(http://unp.un.org/) (anglais) ; aucun ne concerne spécifiquement le Yémen mais, en recherchant par
mot-clef, on s’apercevra qu’il en est fait mention dans plusieurs documents.

Au nombre de huit, les principaux bailleurs de fonds de l’aide bilatérale mettent en ligne un résumé de
leurs projets de coopération, le montant de l’aide allouée et le nom des ONG yéménites avec
lesquelles leurs ambassades travaillent. En tête de liste figurent les États-Unis, avec une aide pouvant
être estimée à 50 millions d’US dollars pour 2009. Outre une coopération militaire pour la lutte contre le
terrorisme (à laquelle le Yémen s’est associé après les attentats du 11 septembre 2001), les Etats-
Unis agissent via l’ONG USAID
(http://www.usaid.gov/locations/middle_east/countries/yemen/index.html) (anglais) pour concrétiser les
projets sur l’éducation, l’agriculture, l’économie et la santé. Ces projets sont essentiellement menés
dans les gouvernorats du Jawf, de Mâ’rib, de Shabwa, de ‘Amrân et de Sa‘ada, régions tribales qui
bénéficie presque pas des aides de l’État yéménite. On trouvera sur son site les programmes et des
rapports plus ou moins récents.

Viennent ensuite l’Allemagne (http://www.sanaa.diplo.de/Vertretung/sanaa/de/05/Wirtschaft.html)


(allemand, arabe) (on trouvera également des informations sur le site du ministère allemand des
Affaires étrangères (http://www.auswaertiges-amt.de/diplo/fr/Laenderinformationen/01-
Laender/Jemen.html) (français, anglais, espagnol, arabe) ; les Pays-Bas
(http://yemen.nlembassy.org/development) (anglais, néerlandais) ; le Japon (http://www.ye.emb-
japan.go.jp/bilateralrelationship.html) (anglais, japonais) et le Royaume-Uni
(http://ukinyemen.fco.gov.uk/en/working-with-yemen/) (anglais, arabe) pour lequel on trouvera des
informations supplémentaires sur le site du Department for International Development (DFID)
(http://www.dfid.gov.uk/countries/asia/yemen.asp) (anglais). La France (http://www.ambafrance-
ye.org/spip.php?rubrique9) (français, arabe) a ouvert fin 2007 un bureau de l’Agence française de
Développement (AFD) (http://www.afd.fr/jahia/Jahia/site/afd/lang/fr/pid/5603) (français) qui devrait
engager 60 millions d’euros entre 2007 et 2011 dans des projets sur l’agriculture et le développement
des infrastructures. Enfin, l’Italie (http://www.ambsanaa.esteri.it/Ambasciata_Sanaa) (anglais, italien) et
le Danemark qui n’a pas d’ambassade au Yémen.

À côté de ces aides ou de ces prêts, le Yémen bénéficie également de nombreux projets de
développement menés par des ONG internationales, notamment dans les domaines de l’agriculture,
de l’eau et de la santé.

The Arabian Peninsula Regional Programme (APRP) est un programme de l’International Center for
Agricultural Research in the Dry Areas (ICARDA) (http://www.icarda.cgiar.org/) (anglais, arabe), mis en
œuvre en coopération avec le ministère yéménite de l’Agriculture et de l’Irrigation, et dont les projets
concernent l’utilisation des ressources en eau, le pâturage, le forage de puits et l’agriculture. Les très
intéressantes publications du Centre à propos de la péninsule Arabique sont accessibles sur son site.
L’International Fund for Agricultural Development (IFAD) (http://www.ifad.org/) (anglais), qui par ailleurs
participe à l’APRP, mène six projets de lutte contre la pauvreté dans les zones rurales les plus isolées
du pays et/ou les moins aidées par le gouvernement, ou visant au développement participatif. Ce fonds
finance essentiellement des micro projets pour l’agriculture et les infrastructures. On trouvera sur son
site des documents et rapports thématiques citant le Yémen. Le Centre de Recherches pour le
Développement international (CRDI) canadien (http://www.idrc.ca/fr/ev-107818-201-1-
DO_TOPIC.html#) (français, anglais, arabe) mène trois projets. L’un d’eux porte sur l’irrigation des
cultures en terrasse et vise à financer des travaux de recherche à l’Université de Sanaa sur les
systèmes locaux des productions vivrières, afin d’assurer la sécurité alimentaire. Le Centre cherche
également à influer sur la politique nationale de l’eau au Yémen dans le but d’y préserver les
ressources hydrauliques. On trouvera d’excellentes ressources en ligne sur les questions de
développement durable.
L’ONG Triangle - Génération humanitaire (http://www.trianglegh.org/Francais/html/Nos
%20actions/Missions%20humanitaires/Yemen.html) (français) s’occupe principalement de créations ou
réfections de réseaux d’adduction d’eau, comme DIA (http://www.justdia.org/index.php?
option=com_content&task=blogcategory&id=27&Itemid=414) (français) qui s’occupe en outre des
populations marginalisées du Yémen. Le Comité international de la Croix rouge
(http://www.icrc.org/Web/fre/sitefre0.nsf/htmlall/yemen?OpenDocument) (français, anglais, arabe,
espagnol, portugais, russe, chinois), en coopération avec le Croissant rouge installée au Yémen
depuis 1970, est très actif au Yémen surtout dans les domaines cruciaux de l’eau et de la santé. Outre
ses programmes, il met en ligne les traités internationaux signés par le Yémen. Autres documents
concernant le pays, ceux mis en ligne par la Deutsche Gesellschaft für Technische Zusammenarbeit
(GTZ) (http://www.gtz.de/en/praxis/3724.htm) (allemand, anglais) dans la section "publications", et en
rapport avec les secteurs d’activités de l’ONG, à savoir l’eau, l’éducation, la santé, les réformes
économiques et la bonne gouvernance.

L’association Médecins sans Frontières (http://www.paris.msf.org/?


page=country&section=2&cat=6&sub=19&idregion=2&id=26) (français) n’est réellement présente au
Yémen que depuis septembre 2007. Avec un budget de près d’un million d’euros, elle s’occupe d’un
hôpital et de quelques structures de santé dans la région de Sa‘ada où, de 2004 à 2008, s’est dérouler
une guerre civile meurtrière. Les programmes de l’ONG Médecins du Monde
(http://www.medecinsdumonde.org/fr/nos_missions/etranger/yemen) (français, anglais) concernent
l’accès aux soins et la prise en charge des urgences. Un programme "psychiatrie" est également à
l’étude. Dans une optique plus gender, l’ONG Oxfam - Grande-Bretagne
(http://www.oxfam.org.uk/oxfam_in_action/where_we_work/yemen.html) (anglais) s’occupe de la santé
chez les femmes (maternité, etc.). Parallèlement, elle développe en collaboration avec le Yemeni
Women’ Union, des programmes sur les droits des femmes (question du mariage, droits des
prisonnières). Malheureusement son site n’apporte pas beaucoup plus d’informations. Depuis 2005,
l’ONG Enfants du Monde – Droits de l’Homme http://www.emdh.org/drupal/yemen) (français) mène
deux projets pour s’occuper des enfants des rues à Sanaa et Aden. Nous citerons enfin l’ONG Care
International (http://www.careinternational.org.uk/10984/yemen/care-in-yemen-.html) (anglais) qui a
une forte activité au Yémen dans les secteurs de l’eau et de l’aide aux populations marginalisées, mais
dont le site internet, outre quelques statistiques et des informations générales sur les projets, n’a pas
beaucoup d’intérêt.

L’aide arabe n’est pas absente loin s’en faut. L’Islamic Relief (http://www.islamic-
relief.com/wherewework/CountryPage.aspx?CountryID=YE) (anglais), l’une des organisations arabes
les plus actives au Yémen, travaille dans quatre domaines principaux bien détaillés sur son site : l’eau,
la santé, l’éducation et l’aide d’urgence dans les zones de conflits. L’Arab Fund for Economic and
Social Development (AFESD) (http://www.arabfund.org/) (arabe, anglais), organisation panarabe, est
très présent au Yémen en finançant des projets de développement industriel et portuaire. Son site
n’étant pas à jour, on ne peut prendre connaissance que des projets pour l’année 2006 pour un total
d’environ 342 millions de KD (soit environ 143 millions d’euros). Le Saudi Fund for Development
(http://www.sfd.gov.sa/) (arabe, anglais), très actif et présent depuis 1975, a déjà participé au
financement de 23 projets de développement, notamment dans le domaine des infrastructures, pour un
total de 1 740 millions de SR. On en trouvera la liste de ces actions sur son site. Enfin, la Banque
islamique de Développement (http://www.isdb.org/irj/portal/anonymous?
NavigationTarget=navurl://cd12eddc40a91d54a9f470f5282f4004) (arabe, anglais) finance des projets
pour les routes et l’eau.

Les investissements
L’avenir économique du Yémen exigeant une diversification de ses activités, le pays s’est engagé dans
un plan d’ajustements structurels visant à attirer les investisseurs étrangers. Les autorités ont par
ailleurs organisé les 22 et 23 avril 2007 une grande conférence internationale sur les opportunités
d’investissements au Yémen. Mais la situation politique et sécuritaire de ces derniers mois n’a pas dû
encourager les investisseurs à venir s’y installer. Le site du World Perspective
(http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/tend/YEM/fr/BX.KLT.DINV.CD.WD.html) (français) présente un
document très instructif, quoique daté, concernant l’évolution (et la chute vertigineuse) des
investissements étrangers au Yémen entre 1970 et 2005.

Bien documenté, le site de la Mission économique de l’Ambassade de France au Yémen


(http://www.missioneco.org/Yemen/) (français) propose essentiellement des données pratiques et
objectives propres à faciliter l’implantation d’éventuels investisseurs grâce à des rapports et des fiches
classés par secteurs. Le site de la General Investment Authority of Yemen
(http://www.giay.org/GIA/index.php) (anglais) poursuit une démarche similaire à laquelle s’ajoutent un
volet juridique plus développé, des rapports mensuels et trimestriels sur l’économie au Yémen et des
liens avec les institutions officielles. Le site de l’Aden Free-Zone (http://www.aden-freezone.com/)
(anglais), riche en informations sur le fonctionnement du port, s’adresse aux investisseurs qui
souhaiteraient s’établir dans cette zone franche récemment créée. Pour plus d’informations, le port
d’Aden (http://www.portofaden.com/) (arabe, anglais). Enfin, on trouvera sur les sites des ambassades
étrangères la liste des entreprises de leur pays qui ont une activité au Yémen.