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Pierre Vidal-Naquet

Pierre Vidal-Naquet, né le 23 juillet 1930 dans le 7e arrondissement


de Paris et mort le 29 juillet 2006 à Nice et enterré à Fayence, est un Pierre Vidal-Naquet
historien français.

Spécialiste de l'histoire de la Grèce ancienne, il a aussi joué un rôle


dans divers domaines de la vie intellectuelle et politique de la France.

Auteur de plusieurs ouvrages historiques ou politiques, il a aussi écrit Biographie


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de très nombreuses préfaces pour les livres les plus divers ; il a été un
Naissance 23 juillet 1930
militant actif contre la torture pendant la guerre d'Algérie, contre la
Paris
dictature des colonels grecs et a soutenu les efforts de paix dans le
Décès 29 juillet 2006 (à 76 ans)
conflit israélo-arabe au Moyen-Orient, affirmant dès 1967 la nécessité
Nice
de créer un État palestinien aux côtés d'Israël. À partir de la fin des
années 1970, il a consacré une part de son activité intellectuelle à la Nationalité Français
lutte contre la poussée dunégationnisme. Formation Lycée Thiers
Activités Historien, professeur
d'université
Autres informations

A travaillé pour École des hautes études


en sciences sociales
Parti politique Parti socialiste unifié
Membre de Comité Maurice-Audin
Directeur de Édouard Will
thèse
Distinction Ordre du Phénix
Œuvres principales

Les Assassins de la mémoire


Sommaire
Biographie
Famille
Enfance
Une adolescence marquée par la Shoah
Études et formation intellectuelle
Carrière universitaire
Les premières affectations (1955-1966) Hommage de la ville de Paris à
L'Ecole pratique des hautes études puis l'Ecole des hautes Pierre Vidal-Naquet, « militant contre
études en sciences sociales (1966-1997) la torture » dans la dénomination
d'une esplanade du
Apport à l'histoire de la Grèce antique
13e arrondissement.
Un intellectuel engagé
Contre la torture en Algérie
Homme de gauche non-violent
Polémique avec Bernard-Henri Lévy
La défense de Luc Tangorre
Militant contre le négationnisme
Solidaire du peuple palestinien
Liberté pour l'histoire
Décorations
Publications
Histoire ancienne
Histoire contemporaine
La Guerre d'Algérie
Les Juifs, la Shoah et le négationnisme
Jean Moulin
Mai 68
Bernard-Henri Lévy
Mémoires
Articles
Entretiens
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie
Liens externes

Biographie
Pierre Emmanuel Vidal-Naquet a écrit plusieurs textes autobiographiques, notamment ses Mémoires, publiés en 1998, mais aussi des
textes plus ponctuels comme : « Pourquoi et comment je suis devenu historien » (Rencontres de Blois, 2002) et « Esquisse d'un
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parcours anticolonialiste » (2001) .

Famille
Il est issu d'une famille juive comtadine de Carpentras (Vaucluse, jusqu'en 1791 possession pontificale), famille qui a des liens de
parenté avec José de Bérys, Francine Bloch et Darius Milhaud, ainsi qu'avec Alfred Naquet (1834-1916).

Les Vidal-Naquet ont connu une ascension sociale au cours du XIXe siècle, s'installant à Montpellier, puis à Marseille, enfin à Paris,
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dans le faubourg Saint-Germain .
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Il est le fils de Lucien Vidal-Naquet (né le 27 février 1899 à Paris et mort en 1944 à Auschwitz), avocat, et de Marguerite
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Valabrègue (née le 20 mai 1907 à Marseille et morte en 1944 à Auschwitz), mariés en 1929. Leur dernière adresse est au 9, avenue
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Frédéric Mistral . La sœur de Lucien, Isabelle (1898-1954) est l'épouse du polytechnicien Robert Brunschwig ; le frère de Lucien,
Georges (1900-1978), épouse en 1931 Marthe V
alabrègue, sœur jumelle de Marguerite.

C'est un milieu laïc (athée pour certains) et républicain, d'orientation dreyfusarde : « Toute ma vie, j'ai été marqué par le récit que m'a
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fait mon père à la fin de 1941 ou au début de 1942 de l'af
faire Dreyfus » .

Lucien Vidal-Naquet, devenu avocat en 1921, a d'abord été dans le cabinet de René Viviani, puis est entré dans celui d'Alexandre
Millerand. C'est un civiliste, particulièrement intéressé dans les questions de propriétés intellectuelle ; dans les années 1930, une de
ses affaires l'oppose à la compagnie cinématographique Tobis.

Pierre Vidal-Naquet s'est marié en 1952 et a eu trois enfants.

Enfance
Après Pierre, naissent François (1932) et Aline (1933). Rompant avec la tradition, Lucien et Marguerite ne font pas circoncire leurs
fils. [réf. nécessaire]
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Scolarisé au sein de la famille, en liaison avec un cours privé , Pierre est admis en juin 1939 à entrer en septième au lycée
Montaigne.

Une adolescence marquée par la Shoah


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En juillet 1939, les familles de Lucien et Georges Vidal-Naquet et de Robert Brunschwig viennent en vacances à Beg Meil
(commune de Fouesnant, Finistère). Elles vont y rester pendant la drôle de guerre, sans les pères qui sont mobilisés (Lucien dans
l'artillerie à Charleville). En février 1940 naît le second frère de Pierre, Yves. Le 18 juin 1940, en pleine débâcle de l'armée et du
gouvernement, les trois femmes prennent la décision de partir à Marseille (en voiture). Elles y arrivent assez péniblement le 1er
juillet ; le petit Yves, assez fragile, est mort le 20juin.

Lucien Vidal-Naquet, démobilisé, les rejoint, puis revient à Paris où il continue d'exercer son métier jusqu'à sa révocation de l'ordre
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des avocats. Dès 1940, il est entré dans la Résistance au sein du réseau de résistance du musée de l'Homme . La révocation prend
effet le 12 mai 1942 et il vient alors vivre à Marseille.

Pierre entre en sixième au Lycée Périer en 1940. En même temps, il devient scout dans le cadre des Éclaireurs unionistes de France
(protestants).

Après l'invasion de la zone Sud par l'armée allemande (novembre 1942), Georges Vidal-Naquet réussit à passer en Espagne, puis
rejoint la France libre ; sa famille part pour Saint-Agrève, ville protestante offrant possibilité de refuge aux Juifs. Les autres enfants
partent dans une institution à Megève. En avril 1943, les enfants Vidal-Naquet reviennent à Marseille, mais les Brunschwig se
rassemblent dans une demeure de famille à Dieulefit (Drôme). Pierre Vidal-Naquet y fait deux séjours (août 1943 et avril 1944), y
rencontrant le poète Pierre Emmanuel.
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Le 15 mai 1944, Lucien et Marguerite sont arrêtés par la Gestapo, amenés à Drancy, puis par le Convoi No. 75 , en date du 30 mai
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1944, déportés à Auschwitz où ils meurent l'un et l'autre peu après , mais les trois enfants échappent à cette arrestation et sont
d'abord hébergés par des professeurs. Le 17 mai, Pierre et François sont emmenés dans une ferme à Cucuron ; Aline est emmenée à
Saint-Agrève le 5 juin ; ses frères la rejoignent le 17 juin.

Après un dernier séjour à Dieulefit (mi septembre-mi octobre 1944), il revient à Paris avec les Brunschwig, chez qui il va vivre
jusqu'en 1948. Il entre en Seconde au lycée Carnot. Cette période est marquée par les doutes sur le sort ses parents (il sait qu'ils sont
passés par Drancy et ont été déportés) ; ce n'est qu'à la rentrée 1945 qu'il acquiert la certitude qu'ils ne rentreront pas.
Études et formation intellectuelle
Après le baccalauréat (1947), il suit les traces de Jacques Brunschwig et entre en Lettres supérieures au lycée Henri-IV où il fait
ensuite deux khâgnes sans être même admissible (son cousin est reçu premier à l'ENS en 1948) ; il y a pour condisciple et ami
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Charles Malamoud et pour condisciples Pierre Juquin et Robert Faurisson .

Sa vocation d'historien résulte entre autres de la lecture de L'Étrange Défaite de Marc Bloch, mais il s'intéresse beaucoup à la
littérature, notamment au surréalisme (André Breton, René Char et Antonin Artaud) et aux arts. En 1948-1949, il participe avec
Pierre Nora à l'aventure de la revue Imprudence, qui publie trois numéros. Durant les vacances d'été de 1949 et 1950, il voyage en
Italie avec Jacques Brunschwig. Sur le plan politique, il se situe nettement à gauche, mais malgré un certain intérêt, il n'adhère pas au
Parti communiste, décision définitivement confirmée en 1949 après le procès de László Rajk en Hongrie, dont il perçoit le caractère
truqué.

En 1950, il décide de faire une troisième khâgne, mais à Marseille, au lycée Thiers ; c'est une classe mixte, où il fait la connaissance
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de Geneviève Railhac , qu'il épousera peu après.

Après un nouvel échec en 1951, il n'a pas d'autre diplôme qu'une « licence libre » ; il la complète avec des certificats qui lui donnent
une licence de Lettres classiques, puis fait un mémoire sur Platon, avec Henri-Irénée Marrou (mémoire complémentaire sur Jean
Jaurès, avec Ernest Labrousse), obtenant un diplôme d'études supérieures d'histoire (novembre 1953). Il prépare ensuite l'agrégation
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d'histoire et est reçu en 1955 (ainsi qu'au CAPES de Lettres classiques) .

Carrière universitaire

Les premières affectations (1955-1966)

Orléans (1955-1956)

Il est d'abord nommé au lycée Pothier d'Orléans où il a pour collègue Georges Dupeux et pour élève Alain Corneau, qui lui rendra
hommage à la sortie deTous les matins du monde(1991).

À la demande de Robert Blum, il collabore à l'édition des œuvres de Léon Blum ; il travaille sous la direction de Robert Verdier sur
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les écrits des années 1945-1950, qui donnent finalement à deux volumes (l'édition du second étant dirigée parFrançois Furet) .

L'université de Caen (1956-1961)

À la rentrée 1956, il obtient un poste d'assistant à l'université de Caen, auprès de Henri Van Effenterre. Il consacre alors son activité
professionnelle essentiellement à l'enseignement de l'histoire de la Grèce antique, tout en commençant à la rentrée 1960 à suivre le
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séminaire de Jean-Pierre Vernant à l'EPHE .

Mais, à cette époque, il s'implique beaucoup dans les problèmes liés à la guerre d'Algérie (affaire Maurice Audin, manifeste des
121) : en 1961, il est suspendu à l'université de Caen, à cause justement du manifeste.

L'université de Lille (1961-1962)


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À la rentrée 1961, il est affecté à l'université de Lille , comme assistant de Roger Rémondon .

Le CNRS (1962-1964)

De 1962 à 1964, il est détaché au CNRS. Durant cette période, il participe toujours à l'EPHE au séminaire de Jean-Pierre Vernant,
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mais aussi à ceux d'André Aymard (sociologie de la guerre dans l'Antiquité), de René Rémondon (papyrologie) et de Louis Robert
(épigraphie grecque). Il a aussi des activités archéologiques à Mallia en Crète (1963) avec Henri Van Effenterre et à Samos en
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1964 .
Il rédige alors le premier travail important dans son œuvre, en collaboration avec Pierre Lévêque : « Clisthène l'Athénien », d'abord
projeté comme article pour lesAnnales, puis livre publié au début de 1964.

Il prend aussi connaissance de l'œuvre de Moses I. Finley, auteur de The World of Odysseus (1954), dont aucun livre n'a encore été
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traduit en français et qu'il introduit en France à travers une recension dans les
Annales en 1963 .

L'université de Lyon (1964-1966)

En 1964, le dédoublement de la chaire d'histoire grecque, détenue par Antoine Bon, lui permet d'y être élu professeur
.

L'Ecole pratique des hautes études puis l'Ecole des hautes études en sciences sociales (1966-1997)

Entré comme sous-directeur d'études à l'EPHE dans la VIe Section (Sciences économiques et sociales) dirigée par Fernand Braudel -
à partir de 1975, École des hautes études en sciences sociales -, il devient directeur d'études en 1969, poste qu'il occupe jusqu'à sa
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retraite en septembre 1997 .

Parmi ses élèves, on compte le cinéaste Alain Corneau, l'écrivain Frédéric H. Fajardie, les historiens Alain Corbin (à Caen), Nicole
Loraux, François Hartog, Maurice Sartre, Pauline Schmitt-Pantelet Alain Schnapp.

Le 19 janvier 1974, son directeur de thèse étant Édouard Will, il soutient à l'université de Nancy une thèse « sur un ensemble de
travaux » (articles et ouvrages sur la Grèce ancienne publiés depuis 1960), devenant ainsi docteur ès-lettres. En 1981, paraît le recueil
Le Chasseur noir, qui regroupe ses principaux articles sur la Grèce ancienne.

Lecteur de Dumézil et de Lévi-Strauss, il est considéré comme membre de l'« école de Paris » (formule issue du milieu universitaire
américain), aux côtés de Jean-Pierre Vernant, avec qui il a écrit quelques livres, de Nicole Loraux et de Marcel Detienne : il s'agit du
groupe des chercheurs liés à l'EPHE, qui se différencient des hellénistes classiques (François Chamoux) par le souci de mettre en
œuvre des disciplines diverses, notamment l'anthropologie structurale.

De 1982 à 1992, il est membre du Conseil national des Universités et de la commission de recrutement du CNRS.

Il est l'un des lecteurs attitrés de la bibliothèque de laFondation Maison des sciences de l'homme.

Succédant à Jean-Pierre Vernant, il prend la direction du Centre Louis Gernet de recherches comparées sur les sociétés anciennes.

Interventions militantes

En Mai 1968, il soutient le mouvement étudiant et participe à la commission de réflexion sur la réorganisation de l'EPHE. Durant
l'été, après avoir rassemblé un grand nombre de documents (tracts), il écrit avec Alain Schnapp un livre : Le Journal de la Commune
étudiante (publié début 1969).

La fin des années 1970 est marquée par l'émergence du négationnisme dans les médias français ; Pierre Vidal-Naquet publie alors
plusieurs articles consacrés à l'analyse de ce phénomène, recueillis dansLes Assassins de la mémoire (1987).

Il meurt à l'hôpital de Nice le 29 juillet 2006.

Apport à l'histoire de la Grèce antique


Il consacra ses recherches à la Grèce antique, l'histoire juive ainsi que l'histoire contemporaine. Jean-Pierre Vernant se rappelait en
août 2006 : « - Pensez-vous qu'il y a, dans la discipline historique, un « avant » et un « après » Pierre Vidal-Naquet ? [Réponse de
Jean-Pierre Vernant] : - [...] Pour moi qui ne suis pas historien de métier, Pierre était des pieds à la tête un historien. Il ne pensait pas
seulement en historien, il regardait le monde contemporain, le monde grec, le monde juif de la même façon : en historien. Classiciste
qui maîtrisait les armes de l'épigraphie et de la papyrologie, il n'a jamais fait de la Grèce un modèle intemporel. Il n'oubliait pas qu'à
côté il y avait la Chine, l'Inde, l'Amérique précolombienne, par exemple, et qu'on ne pouvait pas comprendre les Grecs si l'on ignorait
ces civilisations. Pierre réunissait en lui des qualités très rares : lettré, prodigieux érudit, il était aussi un novateur, et pas seulement
dans le domaine du monde grec. Je pense à ses travaux sur le monde juif : dans son livre admirable sur Flavius Josèphe, il brosse un
tableau saisissant des problèmes qui se posaient à cette époque (le Ier siècle) à la Judée, pointant certaines questions latentes dans le
monde moderne. Le Chasseur noir (éd. Maspéro, 1981) est une façon absolument neuve de voir le monde grec, dans ses complexités
et ses ambiguïtés. Même chose dans ses études sur la tragédie qu'il a en partie menées avec moi : comprendre ce qu'il y avait de
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spécifique dans le théâtre grec tout en ayant le souci de ne pas le détacher du contexte social, politique et mental ».

Pierre Vidal-Naquet se disait persuadé également que le continent nommé Atlantide par Platon constituait simplement une invention
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de celui-ci et « était tout simplement l'Athènes impérialiste duVe siècle » .

En dehors du milieu intellectuel français, on lui a reproché de négliger les faits historiques ainsi que les caractéristiques individuelles
des auteurs, voire de manipuler les textes en y introduisant des catégories étrangères à eux, notamment des notions comme la
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polysémie et l'ambigu .

Un intellectuel engagé
Outre la Grèce antique, son domaine de prédilection, il s'intéresse à des sujets contemporains comme la guerre d'Algérie et le drame
de la Shoah.

Contre la torture en Algérie


Intellectuel engagé dans la défense des droits de l'homme, il milite très tôt contre le colonialisme, et particulièrement contre l'usage
de la torture pendant la guerre d'Algérie. En avril 1957, il fait publier dans la revueEsprit un article de son ami Robert Bonnaud (qu'il
connaît depuis le lycée Périer à Marseille), à propos des exactions de l'armée française dont il a été témoin comme réserviste rappelé
en 1956.

À partir de la fin de 1957, il effectue un travail d'historien à propos de la disparition de Maurice Audin, mathématicien, assistant à
l'université d'Alger, arrêté par les parachutistes pendant la bataille d'Alger, puis « disparu » : alors que la thèse officielle affirme que
Maurice Audin s'est évadé, Pierre Vidal-Naquet, avec les autres membres du Comité Audin, défend la thèse de sa mort sous la
torture. Il en fait un livre,L'Affaire Audin, paru en 1958 et réédité, largement complété, des années plus tard.
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En 1960, avec Robert Barrat, Paul Thibaud et Jacques Panijel, il fonde le journal clandestin Vérité-Liberté , en remplacement de
Témoignages et Documents, chargé de publier les textes (articles ou livres) ayant provoqué une saisie.

Pour avoir signé en 1960 le « Manifeste des 121 », pétition d'intellectuels sur le droit à l'insoumission pour les appelés envoyés en
Algérie, le ministère de l'Éducation nationale lui retire pendant un an son poste (tout en lui laissant son salaire).

En 1962, il publie La Raison d'État, livre dénonçant l'emploi de la torture.

Homme de gauche non-violent


Marxiste anti-stalinien, il a été brièvement membre du Parti socialiste unifié, ainsi que sympathisant de Socialisme ou barbarie, mais
ne s'est jamais considéré comme militant d'un parti politique, le PSU n'étant pour lui qu'un « simple cercle de discussion ».

Avec Michel Foucault et Jean-Marie Domenach, il signe le 8 février 1971 le manifeste du Groupe d'information sur les prisons. Il est
membre du comité de parrainage de laCoordination française pour la Décenniede la culture de paix et de non-violence.

Polémique avec Bernard-Henri Lévy


Au printemps 1979, Cornelius Castoriadis et lui critiquent fortementBernard-Henri Lévy dans Le Nouvel Observateurpour avoir mal
vérifié ses références dans son livre Le Testament de Dieu (cette première édition du livre citait le témoignage aux procès de
Nuremberg de Heinrich Himmler alors que celui-ci s'était suicidé lors de sa capture), affirmé « contemporains » des événements
éloignés de plusieurs siècles, et effectué des citations sans en mentionner les auteurs. Le conflit s'étale sur plusieurs numéros jusqu'à
ce que Jean Daniel y mette fin sur une dernière réponse de Bernard-Henri Lévy. Ce dernier convient de son erreur de référence et du
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fait qu'il ne mentionne en effet pas toujours les auteurs de ce qu'il cite .

En 1980, il est cofondateur de l'association Afrane (amitié franco-afghane) et devient directeur de sa revue « Les Nouvelles
d'Afghanistan ».

La défense de Luc Tangorre


Pierre Vidal-Naquet, qui d'après Annie Kriegel, fut toujours à la recherche d'un Alfred Dreyfus dont il pourrait être le
30 [réf. insuffisante]
Zola , s'implique dans la défense deLuc Tangorre, condamné en mai 1983 pour une série de viols à Marseille et dont
l'avocat est François Vidal-Naquet, frère de Pierre. Pierre Vidal-Naquet publie notamment dans Le Monde du 28 décembre 1983 un
plaidoyer intitulé « Pour Luc Tangorre », puis organise un manifeste intitulé « Le viol est un crime, l'erreur judiciaire aussi » qui
parait le 25 janvier 1985, également dans Le Monde. Bénéficiant d'une libération conditionnelle en février 1988, Luc Tangorre sera
accusé d'avoir violé, peu après sa sortie de prison en mai de la même année, deux jeunes étudiantes américaines qui faisaient de
l'autostop. A l'occasion du procès jugeant ces nouveaux faits, en 1992, Luc Tangorre étant à nouveau reconnu coupable et condamné,
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Pierre Vidal-Naquet s'excuse publiquement dans les colonnes du même journal , reconnaissant que sans l'intervention du comité de
soutien, Tangorre n'aurait pas été gracié et les viols des deux Américaines n'auraient jamais eu lieu. En 2008, le magistrat Philippe
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Bilger salua le courage de Pierre Vidal-Naquet capable de reconnaître son erreur .

Militant contre le négationnisme


Pierre Vidal-Naquet s'est également engagé dansla lutte contre le négationnisme.

En février 1979, il est avec Léon Poliakov à l'initiative d'une déclaration de 34 historiens parue dans Le Monde, démontant la
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rhétorique négationniste de Robert Faurisson .
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En 1990, il fait pourtant partie des historiens, avec notammentPierre Nora et Madeleine Rebérioux, qui s'opposent à la loi Gayssot .

Ses Mémoires témoignent également de cet engagement, comme la publication du livreLes Assassins de la mémoire en 1995.

Cependant, il sera condamné en janvier 2001 pour diffamation envers le négationniste Henri Roques. Celui-ci avait présenté une
thèse en littérature comparée à l'Université de Nantes (thèse par la suite annulée pour irrégularités administratives), consacrée à Kurt
Gerstein. Pierre Vidal-Naquet avait écrit à ce propos, dansses Mémoires : « Si j’en crois un témoin bien placé pour le savoir, [la thèse
présentée par Henri Roques] aurait été rédigée non par Henri Roques, qui ne sait pas un mot d’allemand, mais par mon ancien
camarade [de khâgne], Robert Faurisson en personne » (P. Vidal-Naquet, Mémoires t.2 - Le trouble et la lumière, 1955-1998, Le
Seuil, 1998, p. 44). Pierre Vidal-Naquet fut condamné en première instance. En novembre 2002, la cour d'appel de Paris donnait
35
raison à Pierre Vidal-Naquet, mais le jugement fut annulé par la Cour de cassation en janvier 2005 . Pierre Vidal-Naquet et son
éditeur s'étant désistés devant la cour d'appel qui devait rejuger l'affaire, le jugement de 2001 fut considéré comme définitif. Une
polémique l'a opposé au début des années 1980 à l'intellectuel américain Noam Chomsky concernant le soutien que ce dernier a
accordé au négationniste Robert Faurisson menacé dans ses droits fondamentaux. Noam Chomsky considère qu'il n'a fait que soutenir
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la liberté d'expression de Robert Faurisson sans soutenir ses thèses historiques , tandis que Pierre Vidal-Naquet l'a accusé d'être allé
au-delà de ce soutien de principe en qualifiant notamment Faurisson de « sorte de libéral relativement apolitique » et d'avoir maintenu
37
sa position par orgueil et irritation d'avoir été contredit .

Solidaire du peuple palestinien


En juillet 2003, il participe à l'appel « Une autre voix juive », qui regroupe des personnalités juives solidaires du peuple palestinien,
pour une paix juste et durable au Proche Orient. Il adhère à Union
l' juive française pour la paix.

Liberté pour l'histoire


Pierre Vidal-Naquet fut l'un des initiateurs de la pétition Liberté pour l'histoire en décembre 2005.

Décorations
Officier de la Légion d'honneur
Commandeur de l'ordre du Phénix

Publications

Histoire ancienne
Clisthène l'Athénien, avec Pierre Lévêque, Les Belles Lettres, 1964
Le Bordereau d'ensemencement dans l'Égypte ptolémaïque , Bruxelles, Association égyptologique Reine
Élisabeth, 1967
Économies et Sociétés en Grèce ancienne. Périodes archaïque et classique , avec Michel Austin, Armand Colin,
1972
Mythe et Tragédie en Grèce ancienne, avec Jean-Pierre Vernant, François Maspero, 1972, La Découverte, 2005
La Grèce ancienne. I: Du mythe à la raison, avec Jean-Pierre Vernant, Le Seuil, coll. Points Essais, 1990
La Grèce ancienne. II: L'Espace et le T emps, avec Jean-Pierre Vernant, Le Seuil, coll. Points Essais, 1991
La Grèce ancienne. III: Rites de passage et T ransgressions, avec Jean-Pierre Vernant, Le Seuil, coll. Points
Essais, 1992
Œdipe et ses mythes, avec Jean-Pierre Vernant, Complexe, 2001
Travail et esclavage en Grèce ancienne, avec Jean-Pierre Vernant, Complexe, 2002
Le Chasseur noir. Formes de pensées et formes de société dans le monde grec, François Maspero, 1981, La
Découverte, 2005
La Démocratie grecque vue d'ailleurs, Flammarion, 1990
Les Grecs, les historiens et la démocratie, La Découverte, 2000
Le Miroir brisé : tragédie athénienne et politique
, Les Belles Lettres, 2002 (nouvelle édition)
Le Monde d'Homère, Librairie académique Perrin, 2000
Fragments sur l'art antique, Agnès Viénot, 2002
L'Atlantide. Petite histoire d'un mythe platonicien
, Les Belles Lettres, 2005 ;(ISBN 2-251-38071-X)
Flavius Arrien entre deux mondes, postface à la traduction par Pierre Savinel de laVie d'Alexandre d'Arrien, Les
Éditions de Minuit, coll. Arguments, 1984
Du bon usage de la trahison, introduction à la traduction par Pierre Savinel deLa Guerre des Juifs de Flavius
Josèphe, Éditions de Minuit, coll. Arguments, 1988

Histoire contemporaine

La Guerre d'Algérie

L'Affaire Audin, 1957-1978, Éditions de Minuit, 1989 [nouvelle édition augmentée]


La Torture dans la République : essai d'histoire et de politique contemporaine (1954-1962), Minuit, 1972
Face à la raison d’État. Un historien dans la guerre d’Algérie , La Découverte, collection « Cahiers libres », Paris,
1989, 259 pages
Les Crimes de l'armée française Algérie 1954-1962 , La Découverte, 2001 [Préface inédite de l'auteur]
, no 10, 2002 ; p. 35-41.
"L'affaire Audin par les tracts",Revue de la Bibliothèque nationale de France
La Raison d'État. Textes publiés par le Comité Audin,La Découverte, 2002 (nouvelle édition du livre publié en
1962 aux éditions de Minuit)
« Une fidélité têtue. La résistance française à la guerre d'Algérie ,»Vingtième siècle, no 10, 1986.

Les Juifs, la Shoah et le négationnisme

Les Assassins de la mémoire, Editions La Découverte, 1987, recueil de textes :


« Un Eichmann de papier », paru dans Esprit, septembre 1980
« De Faurisson et de Chomsky », dans Esprit, janvier 1981
« Du côté des persécutés », dansLe Monde, 15 avril 1981
« Thèses sur le révisionnisme », dans les actes du colloque de l'EHESS, 1985
« Les assassins de la mémoire », inédit
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Les Juifs, la mémoire et le présent(I et II), La Découverte, 1991 (Point Seuil, 1995)
Les Juifs, la mémoire et le présent III, La Découverte, 1995, dont

« Présentation du journal tenu par Lucien Vidal-Naquet (1993) entre le 15 septembre 1942 et le 29 février
1944 », paru dans Annales, 1993

Préfaces

Préface du livre de Jacques Inrep : "Soldat, peut-être ... tortionnaire, jamais!". Editions Scripta. 2006.
Préface du livre de Maurice Rajsfus, Des Juifs dans la collaboration, L'UGIF (1941-1944) , éd. Études et
Documentation Internationales, 1980.
Préface du livre d'Arno Mayer, La Solution finale dans l'histoire, La Découverte, 1990 (repris dans Les Juifs, la
mémoire et le présent, Point Seuil, p. 437)
Préface du livre de Simon Laks, Mélodies d'Auschwitz, Cerf, 2004
Préface du livre de Gérard Chaliand, Le Crime de silence : le génocide des Arméniens , Flammarion, 1984
Préface à Auschwitz Graffiti, d'Adrien Le Bihan, Librio, Paris, 2000.

Jean Moulin

Le Trait empoisonné, La Découverte, 1993, 2002

Mai 68

Avec Alain Schnapp : Journal de la commune étudiante. Textes et documents. Novembre 1967 - juin 1968, Paris,
39
Le Seuil, 1969 (édition américaine, 1971 ; édition revue et augmentée, Le Seuil, collection « L'univers
historique », 1988).

Bernard-Henri Lévy

Pierre Vidal-Naquet s'insurgea, avec vigueur, contre les erreurs et approximations de l'ouvrage Le Testament de Dieu de Bernard-
Henri Lévy, avec lequel il entama une discussion ferme en 1979 par articles interposés de numéro en numéro du Nouvel Observateur,
40
bientôt rejoint en cela parCornelius Castoriadis. Ce débat public de forme quasi épistolaire a été conservé sur le site du premier .

Mémoires
Mémoires t.1 - La brisure et l'attente, 1930-1955, Le Seuil, 1998
Mémoires t.2 - Le trouble et la lumière, 1955-1998, Le Seuil, 1998

Articles
« Au pire de toi-même. Essai sur la méthodede Paul Valéry» in Sigila no 12, 2003.

Entretiens
L’État n’a pas à dire comment enseigner l’histoire, entretien de Pierre Vidal-Naquet avec HervéNathan,
Libération, 14 avril 2005.
La Vérité de l’indicatif, entretien avec Pierre Vidal-Naquet, Vacarme, no 17, automne 2001.
Pierre Vidal-Naquet entretien avec Thierry Paquot (Paris XII) janvier 1998.
L’encouragement direct de Papon, entretien de Pierre Vidal-Naquet avec Jean-Paul Pierot, L'Humanité, 17
octobre 1997.
« Les réponses de Pierre Vidal-Naquet et de Michel Foucault » (à propos de l'état d'urgence déclaré en Pologne
par le général Jaruzelski, publié dans Michel Foucault,Dits et écrits IV, no 302)
« Un combat contre les mensonges et les vérités of ficielles », entretien de Pierre Vidal-Naquet avec AnneTristan
et Christian Roques, dansRas l'Front, no 110, février/mars 2006

Notes et références
1. Marcel Bénabou, « PVN préfacier ou une forme latérale de l’histoire », inPierre Vidal-Naquet, un historien dans la
cité, La Découverte, 1998, pages 58-66.
2. Les deux textes ont été rassemblés dansLe Choix de l'Histoire, éditions Arléa, 2004.
3. Rue de Varenne. « Protestants et juifs pendant la Seconde guerre mondiale », dansLes Juifs, la mémoire et le
présent, Points Seuil, 1995, p. 362.
4. Voir, Klarsfeld, 2012.
5. Voir, Klarsfeld, 2012.
6. Voir, Klarsfeld, 2012.
7. « Protestants et juifs... »,p. 361.
8. Hattemer-Prignet. Cf. Mémoires 1, p. 50.
9. Villa Ker Menez
10. « Protestants et Juifs... »,p. 365.
11. Voir, Klarsfeld, 2012.
12. Mémoires tome 2, page 9.
13. Mes affaires Dreyfus (http://www.pierre-vidal-naquet.net/spip.php?article41), Pierre Vidal-Naquet, 24 janvier 2006
14. Mémoires tome 1, p. 246.
15. Mémoires 1, pp. 271-279.
16. Œuvres de Léon Blum, tomes VI et VII, Éditions Albin Michel.
17. Mémoires 2, p. 21.
18. Mémoires 2, p. 111.
19. Christophe Hugot, « La parenthèse lilloise de Pierre V idal-Naquet », Insula, mis en ligne le 27 mai 2013.(http://bsa.bi
blio.univ-lille3.fr/blog/2013/05/la-parenthese-lilloise-de-pierre-vidal-naquet/)
20. Mémoires 2, p. 147.
21. Mémoires 2, p. 162-163
22. Mémoires 2, p. 173-174.
23. Mémoires 2, p. 171.
24. Mémoires 2, p. 205.
25. Entretien de Jean-Pierre Vernant avec Hélène Monsacré (http://leseditionsdeminuit.fr/f/index.php?sp=livAut&auteur_i
d=1666), Le Monde du 26 août 2006 reproduit sur le site desÉditions de Minuit
26. Mémoires t.2 - Le trouble et la lumière, page 19. Voir également son livreL'Atlantide. Petite histoire d'un mythe
platonicien
27. Vincenzo Di Benedetto, Il Filottete e l'efebia secondo Vidal-Naquet, dans Belfagor 33 (1978), p. 191-207, et Vincenzo
Di Benedetto, L'ambiguo nella tragedia greca: una categoria fuorviante , dans Euripide "Medea", introd. di V. Di
Benedetto, trad. di E. Cerbo, Milan, 1997, p. 62-75.
28. Martin Evans, Mémoires de la guerre d'Algérie(https://books.google.fr/books?id=J3hbImYL7AUC&pg=P A100),
Éditions L'Harmattan, 2008,(ISBN 2296177840) p. 100
29. La critique du Testament de Dieu de Bernard-Henri Lévy (1979)(http://www.pierre-vidal-naquet.net/spip.php?article4
9) sur le site de P. Vidal-Naquet.
30. Cette opinion d'Annie Kriegel sur Vidal-Naquet est citée par Thierry Wolton, L'histoire interdite, éd. Jean-Claude
Lattès, 1998, p. 136.
31. Pierre Vidal-Naquet, « Luc Tangorre et notre erreur» (https://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARC
HIVES&type_item=ART_ARCH_30J&objet_id=397128&xtmc=tangorre&xtcr=9), Le Monde, 15 février 1992 (consulté
le 28 mai 2013)
32. Faites entrer les coupables !(http://www.philippebilger.com/blog/2008/03/faites-entrer-l/comments/page/2/) ,
philippebilger.com, 5 mars 2008
33. Valérie Igounet, Histoire du négationnisme en France, Paris, Le Seuil, coll. « La Librairie du XXe siècle », 2000, 691 p.
(ISBN 2-02-035492-6), p. 237.
34. Pierre Nora, interviewé par Alexandre Devecchio,« Pierre Nora : "La dictature de la mémoire menace l'histoire" »(htt
p://www.lefigaro.fr/vox/societe/2018/02/16/31003-20180216ARTFIG00056-pierre-nora-la-dictature-de-la-memoire-me
nace-l-histoire.php), Le Figaro Magazine, semaine du 16 février 2018, pages 32-35.
35. Texte de l'arrêt (http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&idTexte=JURITEXT00000705
1027&fastReqId=198692451&fastPos=4)de la Cour de cassation du 13 janvier 2005
36. Voir notamment « Some Elementary Comments on The Rights of Freedom of Expression » (http://www.chomsky.info/
articles/19801011.htm), 11 octobre 1980 et « His Right to Say It » (http://www.chomsky.info/articles/19810228.htm),
28 février 1981. En français, voir le livreRéponses inédites à mes détracteurs parisiens , Spartacus, 1984.
37. Pierre Vidal-Naquet, « De Faurisson et de Chomsky »(http://www.anti-rev.org/textes/VidalNaquet81a/), 21 novembre
1980.
38. À l'origine, La Découverte publie en 1981Les Juifs, la mémoire et le présent Iet Les Juifs, la mémoire et le présent
II ; certains textes utilisée dansLes Assassins de la mémoiredisparaissent de l'édition de 1991 qui regroupe le reste
des ouvrages d'origine.
39. Dans sa recension des livres sur les événements de mai 1968,Michel de Certeau estimait, en mai 1969, que
l'ouvrage de Schnapp et Vidal-Naquet était « désormais, le livre d'information » (La prise de parole et autres écrits
politiques, Points Essais, 1994, p. 124, c'est De Certeau qui souligne).
40. http://www.pierre-vidal-naquet.net/spip.php?article49

Voir aussi

Bibliographie
François Gèze, « Pierre Vidal-Naquet, l’homme révolté. Celui qui nous a aidés à tenir », dansMouvements, no 49
2007/1, p. 124 à 127 [lire en ligne]
Serge Klarsfeld. Le Mémorial de la déportation des Juifs de France. Beate et Serge Klarsfeld: Paris, 1978.
Nouvelle édition, mise à jour, avec une liste alphabétique des noms.FFDJF F( ils et Filles des Déportés Juifs de
France), 2012.

Liens externes
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