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Environnement socioéconomique Le sujet : Le chômage Réalisé par : - Elkamel Sallemi - Fraj

Environnement socioéconomique

Le sujet : Le chômage

Réalisé par :

- Elkamel Sallemi

- Fraj Mariem

- Hajlaoui Ayoub

- Sayar Mohamed

- Habbachi Marwen

Le Chômage

Définition du chômage :

Le chômage est la situation d'une personne qui, souhaitant travailler et ayant la capacité de le faire (âge notamment), se trouve sans emploi malgré ses recherches. L'absence d'emploi peut résulter d'une entrée dans la vie active, du désir de retrouver un emploi après une période d'inactivité, d'un licenciement, d'une démission volontaire ou d'un désir de changer d'activité.

Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et la population active("l'ensemble des individus exerçant ou déclarant chercher à exercer une activité rémunérée", selon la définition de l'INSEE).

Du point de vue économique, le chômage est interprété comme la résultante d'un déséquilibre entre l'offre et la

demande sur

Plusieurs formes de chômage peuvent être distinguées :

Le chômage naturel est dû au fait que chaque jour il y a, pour diverses raisons, de nouveaux demandeurs d'emploi, et qu'il y a toujours un temps de battement entre le début de la recherche de l'emploi et l'entrée dans un nouvel emploi. Un taux de chômage nul ne peut donc être atteint. Le plein emploi est considéré comme atteint lorsque le taux de chômage se situe aux alentours de 3,5% à 4%.

Le chômage conjoncturel correspond à un ralentissement de l'activité économique provoquant une réduction temporaire des besoins de main d'œuvre dans l'économie. Les entreprises licencient pour adapter leur capacité de production à la baisse de l'activité économique. Le chômage conjoncturel se résorbe avec le retour de la croissance économique qui nécessite des embauches de la part des entreprises. Le chômage structurel est lié à des changements de structures économiques dans un pays, provoquant une inadéquation qualitative entre l’offre et la demande de travail. L'évolution des qualifications dues aux évolutions techniques conduit à rendre inemployable une partie de la population active qui ne trouve plus d'emplois correspondant à ses qualifications. Le chômage technique, au sein d'une entreprise, découle de l'impossibilité pour d'autres secteurs d'activité ou d'autres entreprises de lui fournir les éléments nécessaires à la fabrication de ses produits. Le chômage partiel peut être provoqué par une baisse d'activité anormale de l'entreprise qui est obligée de réduire les horaires de travail. Le chômage saisonnier concerne certaines branches professionnelles dont l'activité varie sensiblement selon les périodes de l'année. Les causes de chômage :

1.Les causes économiques du chômage.

* Le progrès technique et l'évolution de la productivité (plus de machines mois d'hommes).

* La crise économique et le ralentissement de la

croissance. (secteurs en récession

* Les délocalisations d'entreprise et la concurrence des pays à faible coût de main-d’œuvre.

)

2. Les causes démographiques.

* L'évolution démographique (des tranches d'âge; plus

d'arrivants que de partants sur le marché).

* facteur sociologique avec le développement du travail

féminin

* Le chômage d'incohérence (coexistence du chômage

et pénurie de main d'œuvre). o formation professionnelle insuffisante ou inadaptée.

Pourquoi nos diplômés ne trouvent-ils pas de travail ?

Pourquoi nos diplômés issus des universités tunisiennes ne trouvent-ils pas de travail ? La question est sur toutes les lèvres et tout le monde émet des théories pour expliquer le phénomène sans pour autant aboutir à une réponse satisfaisante. Nous allons donc partir de cette interrogation pour esquisser le portrait de la politique de l’enseignement supérieur en Tunisie dans son rapport avec le marché d’emploi. Il y aura de ce fait une série d’articles traitant du sujet qui tenteraient de cerner de manière objective et structurée les raisons réelles de la crise. Une enquête élaborée par l’IACE (l’Institut Arabe des Chefs d’Entreprise) auprès de 403 entreprises et 12.080 a tenté de cerner les causes profondes du chômage très prolifère parmi les jeunes diplômés.

L’enquête stipule que pas moins de 145 milles postes vacants ne trouvent pas de candidats potentiels tandis que le nombre des chômeurs s’élève à 650 milles dont 174.796 diplômés du supérieur. Il s’agit d’un paradoxe que nous essaierons d’élucider progressivement. Le taux du chômage national est de 15% tandis que celui qui touche la catégorie des diplômés est de 35%. Ajoutant à ces données la régression de la Tunisie de 3 places dans le classement de DAVOS (qui porte sur la compétitivité économique) la situant à la 95 ème position sur 140 pays. Ces données concordent dans la mesure où elles soulignent une nette difficulté à absorber, orienter et exploiter le capital humain tunisien.

Le rapport démontre une véritable inadéquation entre la formation et les besoins d’entreprises en postes d’emploi. De même, certaines villes comme Gafsa et Tataouine souffrent d’un taux plus élevé du chômage atteignant les 40%. Le décalage entre les universités implantées dans certaines régions et l’activité économique et professionnelle menée localement est un premier facteur susceptible d’expliquer le problème. De leur côté, les entreprises évoquent la carence des profils des chercheurs d’emploi et le manque de compétences appropriées en comparaison avec les profils demandés. Aussi, les entreprises tunisiennes demandent plus de main-d’œuvre qualifié et peu qualifié ainsi que des diplômés en technologies de l’information et de la communication (13.664 postes vacants).

L’IACE a aussi parlé des spécialités destinées à la fonction publique, celles-ci ont un taux de chômage bien élevé allant de 52% à 66% dans des villes comme Kébili, Touzeur, La Manouba et Tataouine. Ces chiffres

alarmants démontrent la stagnation de la mentalité des tunisiens depuis l’indépendance qui aspirent à un poste stable et des revenus réguliers plutôt que la prise des risques dans le privé et l’entreprenariat.

Avec la libéralisation de l’emploi et le passage au modèle économique où l’Etat a abandonné le monopole, cette mentalité n’est plus d’actualité. Plusieurs interrogations s’imposent à ce stade. Pourquoi ce décalage entre l’offre et la demande ? La qualité de l’enseignement a-t-elle réellement régressé comme l’affirment certaines entreprises ? Si oui, quels seraient les facteurs qui ont contribué à cette régression ?

Les effets de la chômage :

1.Les conséquences pour l'individu.

* Perte de revenu (partiellement compensé par diverses

allocations), baisse du pouvoir d'achat.

* Sentiment d'exclusion, difficultés psychologiques pour un premier emploi ou un réemploi.

2. Les conséquences pour la société.

* Effritement du lien social, marginalisation d'une partie de la population.

* Coût social du chômage.

* Manque à gagner pour les organismes sociaux (S.S.)

* Réduction de la demande suite à la baisse du niveau

de vie, ou sentiment d'incertitude.

* Risques politique , sociaux (perte de confiance dans l'efficacité du gouvernement)+risques de conflits.

Quelles solutions pour réduire le chômage ?

La problématique du chômage est particulièrement complexe à résoudre dans notre pays en raison de la nature des données entrant en ligne de compte et en l’absence d’une stratégie de croissance économique vigoureuse.

Faisons tout d’abord l’état des lieux.

Notre pays compte 800.000 sans-emplois, dont 200.000 diplômés de l’enseignement supérieur. Or

depuis le déclenchement de la Révolution, il y a eu

140.000 pertes d’emplois, mais création de 100.000

emplois notamment dans l’administration, donc un bilan négatif de 40.000 emplois, outre le fait que les emplois

administratifs sont improductifs par définition.

À remarquer qu’il existe un noyau dur du chômage qui compte environ 400.000 personnes qui sont au chômage depuis cinq ans au minimum, recrutées surtout dans la tranche d’âge 40-55 ans et qui n’ont pas de qualification professionnelle particulière. C’est là que réside en priorité le cœur du problème.

Il arrive sur le marché de l’emploi chaque année 90 à

100.000 jeunes primo demandeurs d’emploi, dont 50%

sont des diplômés du supérieur, c’est là que réside la

deuxième difficulté du problème.

Sur les 70.000 diplômés du supérieur par an 30.000 arrivent, bon an mal an, à trouver un emploi, compte tenu du taux de croissance du PIB. Tandis que les 40.000 restants vont grossir les rangs des chercheurs d’emploi.

Il faut se rendre à l’évidence : seul l’investissement, qui engendre la croissance économique, est créateur d’emplois. Ensuite ce sont les activités à haute valeur ajoutée qui sont susceptibles de créer des emplois massifs pour les diplômés du supérieur.

Il est convenu d’estimer à 10.000 le nombre d’emplois à créer pour une croissance de 1% du PIB chaque année en moyenne.

Avec une croissance de 3% par an, l’économie tunisienne ne peut créer plus de 30.000 emplois dans le secteur privé, celui qui crée de la valeur et de la richesse. Il s’en suit que le chômage ne peut qu’augmenter d’une année à l’autre, d’environ 60.000 à 70.000.

La solution consiste à augmenter le taux de croissance du PIB. Or notre pays, dans les meilleures conditions, n’a jamais pu dépasser les 6% par an, ce qui signifie 60.000 emplois.

Encore faut-il d’ailleurs que le rythme des investissements reprenne, que la stabilité sociopolitique et la confiance soient restaurées, que le pays se remette au travail : ce qui n’est pas du tout évident dans les circonstances actuelles.

Il faut asseoir une stabilité politique et sociale, restaurer la confiance et la sécurité, mettre en œuvre un modèle de croissance et une stratégie de développement.

Le taux actuel du chômage, compte tenu des sous- déclarations, est de l’ordre de 15%.

Or il est admis qu’un taux de chômage de 5% est considéré pratiquement comme une situation de plein-

emploi vu qu’un chômage nul est une vue de l’esprit, un scénario impossible.

Un politique active de promotion de l’emploi devrait donc poursuivre deux objectifs : d’une part, éponger le déficit annuel des primo demandeurs d’emploi qui n’ont pu trouver un emploi et qui arrivent chaque année sur le marché du travail, soit 60 à 70.000 personnes et d’autre part abaisser progressivement le taux de chômage pour parvenir au bout de cinq à dix ans par exemple à faire absorber par le marché de l’emploi les 10% qui séparent 15 de 5%.

Est-ce là une mission impossible ? Très difficile oui, mais une stratégie devrait être mise en place dans ce sens.

Pour que le taux de chômage soit stabilisé, voire réduit progressivement, il faudrait investir de façon massive dans l’intensification de l’agriculture, la diversification et le développement du tourisme et la multiplication d’activités industrielles à haute intensité de main- d’œuvre comme le textile ou le montage de voitures automobiles.

Cela implique un afflux massif des investisseurs étrangers, car l’investissement national privé est nettement insuffisant .

Encourager la création d’entreprises par les jeunes : Le problème de l’insertion des jeunes est avant tout un problème d’emploi. Il faut alléger la fiscalité des entreprises pour rendre les entrepreneurs plus heureux et ainsi favoriser la création d’emplois. Plutôt que de laisser les jeunes aux portes des entreprises, il vaut mieux les encourager à créer leur propre emploi, même

s’il est vrai que le non-salarié implique une certaine précarité.

Adapter le système éducatif aux évolutions de la société : Le problème est que nous avons un niveau d’éducation très élevé mais très inégal, marqué par un déterminisme social très important. Nous sommes capables de former des élites très compétitives et très recherchées dans le monde de l’entreprise et en même temps nous laissons de nombreux jeunes sans diplôme. Il faut adapter le système éducatif aux évolutions de la société et outiller ces jeunes non-qualifiés pour qu’ils aient quelque chose à proposer sur le marché du travail.

Conclusion :

Après une étude du chômage nous pouvons en conclure que celui-ci est présent à cause de la destruction d'emploi. Par ailleurs les innovations sont à l'origine de cette destruction d'emploi mais aussi à la création de nouveaux emplois qui sont de moins en moins nombreux et qui ne remplacent pas en totalité les emplois qui ont étaient détruis. Le chômage entraîne des conséquences lourdes sur les individus, ceux-ci n'ont plus les qualifications requises et sont donc démotivé. Il entraîne alors des manifestations violentes ( qui peuvent allées jusqu'au meurtre ) ,des réinsertions assez compliquées par le manque de formation ,dans les cas les plus extrêmes les personnes peuvent aller jusqu'à se suicider . Aujourd'hui les jeunes sont particulièrement touchés par le chômage, c'est une des inquiétudes majeur pour les jeunes , de nos jours avoir le bac n'est plus suffisant et même après plusieurs années d'études l'offre d'emploi reste toujours aussi basse.

De plus la destruction d'emploi peut nuire à l'activité économique étant donné que les individus n'ont plus de revenus suffisant pour consommer comme auparavant cela fait baisser la production et peut donc entrainer une destruction d'emploi, ainsi cela entraîne un cycle s'en fin. Pour répondre clairement à la problématique, effectivement nous pouvons détruire des emplois pour en créer d'autres mais le fait d'en créer un nombre inférieur à celui de la destruction d'emploi de résoudra en aucun cas le problème du chômage.