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leçon 12

11-17 juin

Dʼautres symboles
vestimentaires

« Si je puis seulement toucher ses vêtements, je serai guérie. »


(Marc 5.28, SEM)
sabbat
11 juin
Introduction
Jn 13.1-16 Super héros
ou super humble ?
J’ai grandi en regardant Superman. Je voulais être comme lui : gagner la con-
fiance des gens pour pouvoir les sauver. Clark Kent, reporter pour le journal Daily
Planet, portait sa cape et s’entourait de jolies filles la nuit. Je voulais porter une cape
moi aussi, et de surcroît, être beau ! Mais quand j’ai fait plus ample connaissance
avec Jésus, j’ai découvert que la notion du super héros ne l’intéressait pas. Il avait
plutôt vécu de manière super humble.

Décidément, Jésus n’a rien


de superman que nous connaissons.
Avant de commencer son ministère terrestre, Jésus aida son père dans l’atelier
de charpentier. Ses mains étaient sales, calleuses. Étant moi-même charpentier à
mes heures, je suis sûr que de temps en temps, il lui arrivait de se donner un coup
de marteau sur les doigts. Jésus venait d’une famille de la classe ouvrière, certes,
mais qui aimait Dieu. Ses humbles débuts lui apprirent que les humains n’appar-
tiennent à aucune catégorie. Ils ne sont tous que des pécheurs ayant besoin d’un
Sauveur.
Dans la chambre haute avec ses disciples, Jésus se prépara pour l’acte le plus
héroïque de sa vie. Au lieu de revêtir une cape et de voler au-dessus de Metropolis,
il se dépouilla de sa tunique et se ceignit d’un linge. En lavant les pieds de ses dis-
ciples, il s’humilia lui-même. Il montra qu’il n’avait pas peur de faire le travail d’un
serviteur. Il voulait que ses disciples voient qu’au lieu de se revêtir d’une belle cape,
un vrai héros reflète Dieu, le Designer de l’humanité et démonte la perception que
nous avons d’un surhomme.
Quelques heures plus tard, se sentant accablé sous le poids de sa mission, il
demanda à son Père que cette coupe s’éloigne de lui. Mais ceci, uniquement si
c’était sa volonté (Mt 26.36-46). Il avait confiance en son Père et il savait qu’il sau-
verait des vies, mais seulement au prix de la sienne. Décidément, Jésus n’a rien du
superman que nous connaissons.
Cette semaine, nous considérerons le symbole vestimentaire dans autour de Jésus.
Nous étudierons quelques cas : la femme qui croyait qu’elle n’avait qu’à toucher les
vêtements du Seigneur pour être guérie ; Jésus qui ôta sa tunique pour laver les pieds
de ses disciples ; le souverain sacrificateur qui, se tenant devant le Seigneur, déchi-
ra ses vêtements, scellant ainsi son sort pour toujours ; Jésus revêtu de vêtements
royaux et soumis à la raillerie ; et enfin, les soldats qui, tirant sa tunique au sort,
accomplirent ainsi une ancienne prophétie. Que de « chiffons », n’est-ce pas ? Tous
pourtant remplis de sens et de symboles !

Harry Yamniuk, Winnipeg, Manitoba, Canada 117


dimanche
12 juin Mt 26.59-68 ;
Il est écrit Mc 5.24-34 ;
Une affection puérile Jn 13.1-16 ; 19.23,24

Parlons un peu de rêves et de fables – ces histoires dont les enfants raffolent
davantage que les adultes, la réalité ayant rétréci leur horizon.
Les fables : Connaissez-vous Les habits neufs de l’empereur ? Peut-être avez-vous
entendu cette fable quand vous étiez enfant. Un empereur vaniteux tomba dans le
piège de deux tailleurs rusés qui l’encouragèrent de porter le vêtement le plus chic
et le plus cher jamais vu. Ce vêtement avait une caractéristique unique : seuls les
gens intelligents pouvaient le voir. C’est ainsi qu’un monarque nu parada dans la
rue devant ses sujets ahuris. Il fallut qu’un enfant ouvrît les yeux de tous : « Mais
Maman, le roi est tout nu ! » Aï ! Ainsi, pourquoi Jésus a-t-il dit que nous devons
devenir comme les petits enfants ? C’est sans doute à cause de leur honnêteté.
Certainement me demanderiez-vous le rapport entre la façon de se vêtir et l’hon-
nêteté ! Après tout, le rôle des vêtements, c’est de nous habiller !
Les rêves : Pendant des années, j’ai plusieurs fois fait le même rêve. Bien qu’il
se répète moins souvent maintenant, il me déconcerte toujours autant. Vous connaissez
sûrement ce rêve classique où, pour une raison inconnue, vous vous trouvez nu ou
vêtu de manière inappropriée face à la foule !
Il me semble qu’un vêtement est de loin plus que le rassemblement de fibres
naturelles et artificielles tissées, puis cousues. Sans lui, nous sommes désarmés,
notre moi vulnérable est exposé. Mais avec lui, nous pouvons nous définir. Re-
marquez que dans la plupart des cultures – du moins aux temps bibliques – le vê-
tement définit les gens et leur rôle dans la société.
Depuis le jour où Dieu a habillé un couple malheureux avec de peaux ani-
males, les vêtements constituent le lien entre ce que nous sommes, ce que nous
disons être, ce que nous voulons être, et la façon dont on nous perçoit. Ils peuvent
camoufler une personne ou la révéler. Venons-en maintenant à quelques exemples.
Le souverain sacrificateur (Mt 26.59-68)
Dieu se chargea du design et de la pureté des vêtements du souverain sacrifi-
cateur. Le prêtre ne devait jamais entrer dans le temple et se présenter devant Dieu
sans ces vêtements. Ils lui procuraient, dans un sens, une gloire empruntée. C’est
sûrement pour cette raison qu’il lui était interdit, sous peine de mort, de déchirer
ses vêtements – même si ce geste était devenu à la mode chez ceux qui vivaient un
deuil ou étaient dans la détresse. L’homme charnel devait rester caché sous ses
vêtements sacerdotaux. Ainsi, le geste du souverain sacrificateur, supposément
outragé lorsque Jésus attesta sa divinité, ne faisait en réalité que révéler son moi
pécheur et nu.
Le vêtement de Jésus (Mt 27.27-29 ;
Mc 5.24-34 ; Jn 13.1-16 ; 19.23,24)
La femme affligée d’une perte de sang n’était pas aussi timide que nous le
croyons en général. Jésus était, après tout, un rabbi jouissant d’une relation étroite
avec le divin. La nouvelle de son pouvoir de guérison, particulièrement quand les

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médecins baissaient les bras, s’était répandue au loin. Tout comme le souverain sa-
crificateur, ses vêtements étaient l’insigne de sa fonction. Les toucher – ne serait-ce
que la frange – c’était toucher le guérisseur.
L’attitude de Pilate envers Jésus révéla sans doute aux soldats romains que Jésus
était plus qu’un rabbi dont les dires avaient provoqué la haine des prêtres. Selon
toute probabilité, comme tous les romains, ils pensaient que les prêtes, dont l’habi-
tude était de s’infiltrer partout, n’étaient qu’une curiosité de plus d’une culture.

Les vêtements peuvent camoufler une personne ou la révéler.


Pour ces soldats, il n’y avait d’autre roi que César. Ils n’étaient pas étonnant qu’ils se
réjouissent de torturer un présumé roi des Juifs plutôt qu’un autre révolutionnaire !
Ces gardes revêtirent Jésus d’un manteau de pourpre et se mirent à le railler. Où
s’étaient-ils procuré ce manteau ? Ce type de vêtement était normalement au-des-
sus de leurs moyens et interdit à leur rang. Il est possible que Pilate le leur ait
donné, puisque Jésus se prétendait roi.
À la croix, les soldats qui tirèrent sa tunique au sort ne virent là qu’un vête-
ment de criminel. Ils étaient habitués au butin que leur métier leur procurait. Ils
savaient bien qu’ils humiliaient Jésus en se partageant ses vêtements – mais n’était-
ce pas le but ? Ils s’imaginaient qu’ils le tenaient. Mais ce dut être bouleversant
d’affronter cette tunique sans couture – signe de richesse. Elle ne correspondait pas
au profil habituel d’une personne qu’on jugeait inutile à la société. Définir Jésus
ainsi, par ses vêtements terrestres plutôt que par le vêtement en chair de la divinité
sur la croix, est purement ironique.
En célébrant la sainte Cène, nous prenons rarement le temps de nous imaginer
ce qui s’est vraiment passé dans la chambre haute. Jésus s’abaissa pour accomplir
une tâche qui revenait habituellement à un serviteur. Mais dans sa façon de faire,
il s’éleva. Jésus « ôta ses vêtements, et prit un linge, dont il se ceignit » (Jn 13.4,5,
LSG). Comme il serait bientôt sur la croix, ses vêtements lui furent retirés et mis
de côté. Tout comme la pain et le vin, Jésus se révéla tel qu’il était : humain. Ainsi,
il montrait à ses disciples son être intérieur. Aucun vêtement, robe sacerdotale ne
pouvaient suffire. En preuve d’identité, il donna son corps. L’habit fait sans doute
pas le moine, mais certainement pas le Dieu.

BRAINSTORMING
1. Aurait-il été plus convenable que la femme affligée d’une perte de sang touche Jésus
lui-même ? Pourquoi ?
2. Comment notre vêtement peut-il révéler notre condition spirituelle ?
3. Réfléchissez à ce que vos vêtements révèlent sur votre relation avec Dieu.

Lincoln E. Steed, Hagerstown, Maryland, États-Unis 119


lundi
13 juin
Esprit de prophétie Mt 27.27-29
Vêtu comme les lys
Dans Matthieu 27, nous voyons les soldats se moquer de Jésus. Ils pensaient
qu’il serait une idée grandiose que de le revêtir de vêtements royaux pour montrer
à quel point ils méprisaient et le maître et ses disciples. Cette moquerie visait au
bout du compte le Père qui avait envoyé son Fils pour sauver « son peuple de ses
péchés » (Mt 1.21).
Nous moquons-nous de Dieu par le type de vêtements que nous portons ?
Disons-nous que nous croyons en lui tout en nous habillant comme le monde ?
Ellen White explique que nos vêtements révèlent souvent notre cœur. « Dans le

« La mode et l’ostentation […]


privent le monde de l’Évangile du Christ. »
monde soi-disant chrétien, l’argent dépensé en bijoux et en vêtements coûteux suf-
firait pour nourrir tous ceux qui ont faim et pour vêtir tous ceux qui son nus. La
mode et l’ostentation frustrent les pauvres et les malades de l’argent qui pourrait
leur être utile. Elles privent le monde de l’Évangile du Christ1. »
« Toutefois, que notre vêtement, bien que modeste et simple, soit de bonne
qualité, de couleur convenable et adapté à nos occupations. Qu’il soit chaud et
confortable, choisi pour durer plutôt que pour paraître. […]
« Le vêtement doit révéler la grâce, la beauté et l’à-propos d’une simplicité natu-
relle. Le Christ nous a mis en garde contre l’orgueil de la vie, mais non contre ce
qui en fait la grâce, la beauté naturelle2. »
« Quant aux ornements, le Seigneur veut que nous les portions dans notre
cœur. Aucune parure extérieure ne peut être comparée en valeur et en grâce à cet
“esprit doux et paisible, qui est d’un grand prix devant Dieu” (1 P 3.4, LSG)3. »

BRAINSTORMING
1. Combien de temps, d’efforts et d’argent consacrez-vous à la mode ? Qu’espérez-
vous obtenir en revêtant les « robes royales » du monde ?
2. Une garde-robe modeste et un budget raisonnable signifient-ils que nous devrions
avoir un look démodé ? Expliquez.
3. Y a-t-il un vêtement coûteux ou une montre onéreuse que vous aimeriez vous
offrir ? Quelles directives utiliser pour déterminer si un article moins coûteux se
montrera aussi durable et attrayant ?
______________
1. Le ministère de la guérison, p. 242.
2. Ibid., p. 243, 244.
3. Ibid., p. 244.

Stephanie Yamniuk, Winnipeg, Manitoba, Canada


120
mardi
14 juin
Mc 6.56 ; Preuve à l'appui
Lc 8.43,44
S’unir à Dieu
par le vêtement
L’ourlet que la femme cherchait à toucher n’est pas celui que nous imaginons.
En fait, il s’agissait de la frange bleue de la tunique de Jésus, celle qui était ornée de
glands. Comme tout juif fidèle, Jésus portait ce vêtement selon l’ordre direct
de Dieu donné par Moïse. Lisez-le dans Nombres 15.38,39.

Pour elle, c’était d’une importance capitale parce que pendant


des années, elle avait eu le sentiment d’être déconnectée.
L’idée consistait en ce que ce vêtement muni de son ourlet et de ses glands rap-
pellerait aux enfants d’Israël leur relation unique avec Dieu. Chaque fois qu’ils lève-
raient leurs mains ou un pied, cette bordure bleue distinctive et ses glands qui dan-
sent leur rappelleraient qu’ils appartenaient à Dieu et que leurs actes devaient
refléter cette relation.
Nous associons souvent le vêtement d’une personne avec une profession par-
ticulière. Quand nous voyons une blouse blanche, nous pensons aux « profession-
nels de la santé ». Un uniforme bleu avec des épaulettes et des boutons en cuivre
nous rappelle l’armée ou la police. Un casque rigide, des jeans, des bottes solides ?
Des ouvriers en bâtiment ! Quant on en vient au vêtement qui exprime une rela-
tion avec Dieu, on pense à des tuniques cléricales, au costume d’une religieuse, au
faux-col du prêtre, ou au complet noir. Cependant, chaque vêtement du chrétien
devrait refléter sa relation avec Dieu !
Pour cette femme affligée d’un état de santé embarassant, le vêtement de Jésus
garni d’une frange bleue et de glands dut être un signe que cet homme était vrai-
ment connecté à Dieu. Pour elle, c’était d’une importance capitale parce que pen-
dant des années, elle avait eu le sentiment d’être déconnectée. En fait, certains ar-
ticles de la loi aggravaient ses sentiments de solitude. Lisez Lévitique 15.25.
Mais ce jour-là, les yeux sur les vêtements du Christ, elle ne pensait qu’à une
chose : pouvoir se reconnecter à Dieu à travers la relation de Jésus avec Dieu. Ah,
si seulement elle pouvait trouver un moyen de se lier à lui et de profiter de sa rela-
tion, si seulement elle pouvait toucher le bord de son vêtement !

BRAINSTORMING
1. Dans 1 Timothée 2.9, Paul suggère que le vêtement transmet un message.
Alors, que raconte votre garde-robe ?
2. Est-il possible de « prêcher » trop fort par nos vêtements ? Voir Matthieu 23.5.

Nick Taliaferro, Philadelphie, Pennsylvanie, États-Unis 121


mercredi
15 juin
Pour passer à l'action Mc 5.25-32

Le vrai christianisme
En lisant Marc 5.25-32, il est clair que les vêtements ne sont qu’une simple cou-
verture. Ils ne guérissent pas. Dans le cas contraire, nous n’aurions qu’à éliminer
tous les soins de santé et brandir simplement un saint vêtement pour guérir la mala-
die, les plaies, les malformations. Ce serait tellement facile ! Non, Jésus déclare clai-
rement que c’est la foi de la femme qui l’a guérie, et non sa tunique. Elle croyait :
c’est la foi. Elle a touché : ce sont les œuvres. C’est ça le christianisme. Comment
donc développer la foi extraordinaire de cette femme ?

Elle croyait : c’est la foi. Elle a touché : ce sont les œuvres.


C’est ça le christianisme.
D’abord, comprendre que Dieu est la source de toute vie spirituelle et physique
(Jn 1.1-4). Jean se réfère « au principe de la vie de tout être vivant, l’antithèse de la
mort. Il est évident qu’il pense aussi à la vie spirituelle, et plus particulièrement, à
la vie éternelle, à laquelle celui qui croit en Christ et le reçoit a accès1. »
Demandez à Dieu de vous aider à développer votre foi (Mc 9.17-24). Avez-vous
déjà été comme ce père dans ces versets ? Il croyait en Jésus. Mais en pleine crise,
des doutes surgirent. Fort heureusement, il les présenta à Dieu. « Viens au secours
de mon incrédulité ! » s’écria-t-il. Comme ce père, nous ne recevrons que ce que
nous demandons. Une chose est certaine : Jésus répondra toujours à de telles
prières. De telles supplications seront exaucées physiquement et spirituellement. La
main tendue de la femme affligée d’une perte de sang n’était autre qu’une suppli-
cation sans laquelle Christ n’aurait pu la guérir ni physiquement, ni spirituellement.
Acceptez la victoire de Dieu en votre faveur et soyez-en reconnaissant (1 Co 15.57).
Trop souvent, nous prenons les promesses de salut pour acquises. Le verset 57 du cha-
pitre 15 de Corinthiens « présente le thème, ou l’objectif, de tous les livres de la Bible :
montrer que la restauration de la relation de l’homme avec Dieu, de même que la
restauration de l’homme à sa condition originelle sont possibles par la toute puis-
sance de Dieu œuvrant à travers Jésus-Christ. […] Le racheté louera Dieu l’éternité
durant pour ce triomphe sur la puissance de l’adversaire […]2. »

BRAINSTORMING
Quels éléments de gratitude trouvez-vous dans Psaumes 16.5-11 ?
______________
1. The SDA Bible Commentary, vol. 5, p. 898.
2. Ibid., vol. 6, p. 813.

Angela Michelle Brydges, Winnipeg, Manitoba, Canada


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jeudi
16 juin
Jn 19.24
Opinion
Une tunique
sans couture
Jésus était peut-être assez à la mode pour que les soldats aient voulu tirer sa
tunique au sort. Ou peut-être était-ce les « mythes » qui attirait tant de convoitises.
Peut-être la portait-il quand il guérit la femme affligée d’une perte de sang
(Mc 5.24-34)… Peut-être que cet incident particulier amena les gens à penser que
sa puissance miraculeuse trouvait sa source dans les vêtements qu’il portait. Quoi
qu’il en soit, une chose est sûre : le vêtement était sans couture et Jésus avait fait
des miracles quand il le portait. Cela valait avait sa valeur !

Porter sa tunique, c’est vivre sa vie, prier comme il a prié,


parler comme il a parlé, marcher comme il a marché.
Le vêtement « sans couture » signifie qu’il avait été tissé en une seule pièce. On
ne l’avait pas coupé ni ajusté à la personne qui le portait. C’était un vêtement fait
« sur mesure ». De même, Jésus a été fait « sur mesure » pour notre condition péche-
resse. Il est venu ici-bas et a porté cette tunique sans couture afin que nous puis-
sions troquer notre vêtement d’injustice contre sa robe de justice.
Nos robes d’injustice sont pleines d’accrocs : immoralité sexuelle, idolâtrie,
haine, discorde, jalousie, colère, ambition égoïste, envie, dissensions, etc. (voir
Ga 5.19-21). Cependant, Christ est mort pour que nous puissions revêtir sa jus-
tice : « amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur, maîtrise de
soi » (Ga 5.22,23). « Le Fils immaculé de Dieu était là, suspendu à la croix, les chairs
lacérées de coups ; ses mains qui s’étaient si souvent étendues pour bénir étaient
clouées au bois ; ses pieds, toujours infatigables au service de l’amour, étaient
cloués, eux aussi : sa tête royale était meurtrie par une couronne d’épines ; ses lèvres
tremblantes laissaient échapper un cri de douleur. Tout ce qu’il a souffert […] – tout
parle à chaque enfant de l’humanité : C’est pour toi que le Fils de Dieu consent à
porter ce fardeau de culpabilité ; pour toi il a dépouillé la mort et ouvert les portes
du paradis*. »
Jésus porte toujours cette tunique sans couture et a beaucoup à partager. Mais
souvenez-vous : vous ne pouvez l’enfiler par-dessus celle que vous portez déjà. Porter
sa tunique, c’est vivre sa vie, prier comme il a prié, parler comme il a parlé, marcher
comme il a marché.

BRAINSTORMING
Comment éviter de transformer la tunique sans couture de Jésus en haillons ?
______________
* Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 759, 760.

Allen Shingai Mavundukure, Winnipeg, Manitoba, Canada 123


vendredi
17 juin
Exploration Lc 12.35
Habillé pour la justice

POUR CONCLURE
On dit que « l’habit fait le moine ». Pour les disciples du Christ, toutefois, la
vie chrétienne implique beaucoup plus que l’image extérieure ! Elle commence
dans le cœur, dans une relation avec Dieu qui se traduit en actes de service et
d’amour. Les chrétiens cherchent à glorifier Dieu en toutes choses : de la façon
dont ils traitent leur corps, développent leur esprit à la façon dont ils traitent leurs
semblables. Ils ne se focalisent pas sur les choses éphémères de cette terre, mais sur
les valeurs éternelles : les relations, le caractère, la sagesse. Ils témoignent d’une réa-
lité supérieure aux choses éphémères de ce monde. Leur témoignage se manifeste
dans les moindres détails, depuis l’expression du visage jusqu’aux priorités de leur
vie en passant par leur maîtrise de soi.

COFFRE AUX IDÉES


• Faites vos comptes : combien dépensez-vous mensuellement et annuellement
pour les vêtements dernier cri, les divertissements, les offrandes ? Se pourraient-
ils que ces chiffres révèlent vos priorités ?
• Quelle est pour vous l’image du chrétien type ? Est-il (ou elle) joyeux(se) ?
Anxieux(se) ? Frustré(e) ? Déprimé(e) ? Motivé(e) ?
• Parmi vos vêtements, voyez ceux qui pourraient être une bénédiction si vous
en faisiez don.
• Considérez combien Dieu pourvoit aux besoins de sa création à la lumière de
Matthieu 6.28-34.
• Faites la liste des bénédictions spirituelles du Seigneur dans votre vie.
• Cherchez différentes manières d’embellir votre église.

POUR ALLER PLUS LOIN


Psaumes 30.12 ; 35.26 ; 73.6 ; Proverbes 31.25 ; Za 3.1-7 ; Ga 5.22,23.
Ellen G. White, Jésus-Christ, chap. 36.

Tompaul Wheeler, Nashville, Tennessee, États-Unis


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