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A propos de ce livre

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MEMORIÆ SEMPITERN/Ë

vuu cr MARCI PERAOHON

in Suprcmo Scnatu Cau idíci, Wi po eja

raram inccrè hærc im in que. narus fucrat, dc' Rclígîonc ac Líccrís bene mcricus dum vîvcà rc: s moricns Bíbliothccam Lugd. Coll. S SJ Trin. Soc. ] E S U annuo Ccn u locuplctavii:

Ex Cm n anni r 71:9 !l

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avoit arte' paru" .ru

.r-/zg/ raye Je 62 4112.: en H52 .

ST BERNARD

DE CLAI R-VARUX,

PREMIER ABBE'.

PERE ET DOCTEUR

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L I S E~

A PARIS, =Chcz JEAN DE NULLY, ruë S. Iæícques, ä lmaga

~

M.

Saint Pierre.

D c c [ i V.

AVEC APPROBATION ET PRIVILEGE DZ) 1:01".

DE NULLY, ruë S. Iæícques, ä lmaga ~ M. Saint Pierre. D c c [ i

MONSEIGNEURÀ

LE DUC

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DE BOURGOGNE.

ONSEIGNEUR;

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.Les actions éclatante: du Sdizit, dont j'ex

Po ! Ïóz airó* à *vos yeux , donnerez autrefois

à

furope de grands écta les. Les Princes le:

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! Ïóz airó* à *vos yeux , donnerez autrefois à furope de grands écta les. Les

~v-vñ- ~ ~

E P il S T R E

plus illu res de on temps en furent i-vivement

touchez- 2 qu'ils le cboi irent pour prc ider à.

tous leurs con -ils» E9 lui con ierent nns re er 've les plus ecrets. -ntimens ele leurs c urs

~C c ípurcesrui ons,M O NS EI GN EUR,

qu on m u per uuólóîque 'vous 'vous pluiriez, au recitd'une Wie ife iconde en merveilles. On cuit'

que *vous ne culti-Uezspus moins les 'vertus wan

eliques _, que 'les *vertus milituires , EF deja

e Egli re entde .e Z-_rejouit lî iuutre. de On Fun juge nutnnt pur [u 'que regu/urite la Nation de .

' ivos demurc/Des-duns les routes. de inju ice, que

'Uous con ultez les lumieres ace lu «vrógre ózge ë , .

E5' l'on-voit dans les e ais-de -vocttr e courage.,

que *voustêtesuni Ænu prr? par [Ln «valeur que -

pur le unguu Heros ous qui nous -Ui-vons;

lÎuict De? iglequen 0'vous

> plusFuroien approcher, ur' les bords

es jeuxdu Rhin,

hnt:

íblouis aux rayons nai/ ims de 'votre-gloire , EF

plus les leçgions à leuzëtëte de _cesRomains qliiun ilîoÿ modernes que [uc-victoire ne trou-vent' ne

f* connaît-pus, ED dont les conquëtes ebuncelóintes,, tombent ewec ès projets nou-veaux. Que de quuliteè/pyeroiques , M O N S EñI-'ñè _ G-N_ E²U 13.', nous a decouvert en_ *vous une:

., cëtmpgne i iorz ózntel Vous.) neue-Zn chaque

.pas

retruce

i imagedes grundsmodäles queægozÿxä.

L

., cëtmpgne i iorz ózntel Vous.) neue-Zn chaque .pas retruce i imagedes grundsmodäles queægozÿxä. L

EP I- iS T R E;

ífudie ñ on les reconnai ait a vocttre intrepidí te' dans l-e peril ,. a l'étendue' de voctt-re vigilance,,

è

ítífadmiration despeuples , lesdélices del'ar

la ju e e de vos mouvemens. Vous _y avez»

me ie, le de e poir des ennemis. Nos 'Hou es ,de-z

Puis vo itre retour , ez-es d'avoir vaincu hus vos-L

ordres > mlïlf tlolutoctttriompherque comlvatrezë

E5 nos Frontieres de jour en.jour continuent à _ ereculer,c e/Ïa vos premiers travauxz MON

S E IG N. EU R z que nous devons_ tous ces:

Prog-EL

Apresavoirouvertunectbelléctcarriíreà nor

/

'armes ,s'il vous etait libre de vous abandonner

à

vos de ir.: , ils

vous feraient [Tien-tot voler au ï

de Id de ce Fleuve , devenu par-vous-mëmeëunî '

trajet facile Vous reverriez. avecplai ir dans" leg-euxde l O cier EF du Soldat,ces-tran fvorts '

qui les animent quand ilfaut: vouxolóeirx EF ~

vous_ uivre5 C5* vous' feric-Ëparoitreencore[de

même ardeur au milieu duóruití ' des sgita»

tions de

~

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Mais quoiquevous vous repo íe-Ëauprísd'un '

Träne, to i iijoursle ou centre malgré de les la e paix orts , de vous la jalou n i)3 demeure( ie , eraïs

Fasñ-dansz-un loi ir-indolent EF i Zerile i~ Vous-ï Êtes;

vous j, voyez, ,ñauxz

attentz ifd iaux-exemples que

oracle: que vousj, EÏZÏBIZÂEËQJÜÛMÆÏZÇÆUËUÎÀF

vous j, voyez, ,ñauxz attentz ifd iaux-exemples que oracle: que vousj, EÏZÏBIZÂEËQJÜÛMÆÏZÇÆUËUÎÀF

E P I S T R E:

Ciel 4'086' des re i-ntimens *vifs ü* Córítiens, un Prince qui par a nai/ ance ,- montre au Ro) ce

,-

que nul de nos Souverains ju uïci n a'Uoit pu

'I iûir ii qui repand la joye dans toutes les parties

de ce «va e Rîyaume us l Etat , E9 dans non eifelicz -ulement itepre a ermit ente,

de plus en p

mais annonce encore de loin le bonheur des temps

à rvenir. En n, MONSEIGNEUR,

'vous bonorë-Ãles Sciences par une e/Zime qui leur

donne un nou-veau lu re, E5' par -Uocttre appli

cation d des cho es dignes d'un gin-ie au olide

EF au ublime que le suâtre. j'o e c erer,

M O N S EI G N E U R,que dans ces znornens

que -Uouscon hcrez- d la recherche des -Ueritez,

utiles 'vertus , , *vous dont jettereÿquelques plu ieurs Rays *vos regards @veux ur onteîte des

les admirateurs E9 les tímoins. Ie uis avec le plus profond re pect',

MONSEEGNEUR,

Vôrrc tres-humble 8c des.

obéïílânt erviteur VILLEFORB.

uis avec le plus profond re pect', MONSEEGNEUR, Vôrrc tres-humble 8c des. obéïílânt erviteur VILLEFORB.

P .R .E F A C E.

' E U X à qui la lecture des Hi oires

originales a fait connoître plus par

ticuliérement aint Bernard, s'éton

nent, avec rai on, que ju qu'à pre ent on

n'ait pas recuëilli ny mis au jour en nôtre

Langue , toutes les merveilles d'une Vie

qui fait tant dhonneurà l Egli e8Càla nañ

tion. Ce qui rend la urpri e encoctie mieux fondée, c'e que non- eulement les faits,

mais les bons memoires ne manquent pas;

car tout ce qu'il y a dÏ-Ii oriens un peu

celebres dans le douziéme iécle, ont parlé

du premier Abbé de Clairvaux, non pour enfaite exprés l'éloge , mais implement

par la nece ite de rapporter ce qui natu

tellement enrroit dans leur hi oire, &c luy

donnoit plus d'action 8C plus de vie. Dc

orte que ans s'arrêter à la France, on n'a

rien écrit alors en Italie, en E pagne , en

Angleterre, en Allemagne où l on ne dé

couvre que aint Bernard étoit le mini re

8L arbitre de toutes les a aires eccle ia i

.,

ques ôc/ eculieres de_ on temps , 8c par conz_

re 8L arbitre de toutes les a aires eccle ia i ., ques ôc/ eculieres de_

P R TE F A C F.

; equent Où .l'on ne trouve une in nité (TE.)

ñveirelnens Où il pré ide., &qui ont avec luy

Ain i les reünir

_des relations nece aires

.tous dans-leur .ordre, uivant les rapports

qu'ils ont avec

ce grand homme , c e , ce

me emble, un .objet digne de la curio ité

-des Fidelles.

.le ne pré ume pas d'avoir rein

pli par airementcette idée 3mais e pere du

moinS

aLe paroître (ain: Bernard tous une

forme Iantavoir nouvelle eurprunté 8è plus d éclatante iO-rnemens étrangers ans pour

-pour donner du lu re à on merite.

:Gui hde 5_

Les trÜis Auteurs contemporains qu'une

'Âhierrlmd plume -éloquente a pris oin de nous tra

BÂÃÈËJRI Îduire , il y a prés de oixante' ans , ap

gïo rqy prennent

à la verité quelque cho e, -nraais

ecretaire.

.ce n e pre que rien en conaparailon de

.

- ~

Mont-mu ic tout ce qu on peut ra embler. Le Tra

Maître, ducteur cn.- convient luy-lnême dans a

1aP Îzz'F i iJÃc_Ê_d Pre ace , Où 1l. declare qu ,_zls ont Obmzs une Bîî îd- tres-notable e g" tres-importante partie de la

?vie ('9' des actions du aint ÃÔÔË. Cette tra

ductione accompagnée de trois autrpsli

:vres, qui contiennent des rcunarq-ues ju

-dicieu es ur-tout ce qu'a] y_a de plus émi

nent dans es vertus., avec plu ieurs Cl iEa~

tions détachées de es Lettres , - qui ont zçgnnoître leg_ çlilpo itions dc on c ur: Sc cette

iEa~ tions détachées de es Lettres , - qui ont zçgnnoître leg_ çlilpo itions dc on

P R E F A C E. cctte uite convenoit aux trois premiers

livres , qui ne ont, à proprement parler,

BL à peu de cho e prés, qu'un recit de es

miracles, &un panégyrique publie' par des

di ciples 5c des amis qui nous ont lai é' ce

témoignage de leur reconnoi an ice &c de

leur tendre e.

Pour .moy, je me uis fait un autre y

tême. Per uade' queles faits naïvement ex

epo ez, éleveront a ez le Saint, ans queles

louanges le ' outiennent, je les uprime au

tant queje puis. @le S'il en e échape' quel

ques-unes, elles ont in erées dans 'les en

droits que je rapporte de mes di erens Au

teurs; mais la narration n en e point ar

déqau ii i a-t'elle pas be oin ide l être.LeS .

gures embelli ent un ujet mecliocre 8C é

rile , mais où le ublime de la verité u t ,

Péloquence n ajou e rien , 8c Partne reü it .

que quandil e le upplément de la_ nature. Tout intere e icy l'attention. La varie te' des cho es, la dignité des per onnes ,

l'importance des matieres , le contra e des

caracteres, la grandeur des ent-imens.

i

D'abord on voit e répandre un déluge Orïsí ïï

de nouveaux Martyrs de la pénitence, dont

"ÏÎ

la vie pure 8L olitaire pre che de toutes CW

parts illu ion des joyes ipro ancs &les dou:

i;

e

la vie pure 8L olitaire pre che de toutes CW parts illu ion des joyes ipro

- - ñvrv-v~ -

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Ëeï 1 _

P ;R E F A C E.

ceurs de la retraite. Le Demon en uite,

loux de la gloire de l'Egli e, eme la di

Vi ion parmi es enfans , le Scni me la de ole pendant plus de dix annees, 8C n'e

détruit que par un zelé De enieur de l'u nité, qui fait ce que les Papes &L les Em

pereurs n'ont pû faire. A peine le ambeau

dc la di corde e -il éteint, que Fhére ie le Ainzmd 5c rallume, 8C la Philo ophie orgueilleu e tâ

ÿgrï éff che en France de oumettre aux ubti

litez de la dialectique les principaux dog

mes dela Foy. En n la Religion attaquée

dans les lieuxde on Origine, appelleà on ä-a Croi i. ecours les Fidelles de] Occident, qui trañ

° ver ent de va es contrées à l'ombre de la» Croix de _I E S u S-C H R15 T,pour aller com

battre les ennemis de on Empire, 8c de

Trahi on Viennent cependant des Victimes que leurs

ÊÈÏIËÎËÈÆ_ propres _Alliezl unmolent à leur jalou ie.

;ËÃËIÏÎ

Ces (ÎJYÇFS cvenemens

quant1t^e d au

nople_ ñ * tres au i mémorables , ne ont paroitre ur la céne que des Acteurs illu res. Les Son

verains Pontifes 8c les Rois, les Evêques

8C les Princegles grands Saints 8c les grands

Pécheurs 5 tous agi ent, tous e remuenc

pour les interêts ou de l Egli e, ou de la

politique , ou des pa ions.

_Mais quel contra e dans les caractéres

les interêts ou de l Egli e, ou de la politique , ou des pa ions.

P R E F A C EI

.de ces per onnes 2 On voit un même om- s. Bernard

me être tout à la ois 8C Solitaire 8C Mi

ni izre d'Etat 3 cultiver* les vertus dans le De

ert, 8c négocier les a aires à la Cour. On Gc a dEvè_

voit un Prelat accablé du poids des années qu=ld' ^n~

.que avarice &c Yambition devorent, 6c g i m i

rendent auprés d un Prince le auteur de

.

incontinence 8c de Fimpiete'. Un Chef Pierre de

d'O :dre Plein _de tendre e pour es Enf ians , 61W'

mais qui :fentre point dans leurs re enti

mens mal ondez, 6c qui des objets de leurs

aver ions fait es plus chers 8c es plus par faits amis. Un Moine qui revoltgla Pui - Arnaud da

. ance Seculiére contre Pautorite' des Papes B '

8c de YEglife, 8c veut rétablir dans la Ca

abu ez

Pitale du Chri iani me, les Loix de la do

mination Payenne. Un Philo ophe volup- Abailard.

tueux q ui devient pour les e prits

oracl-e ,de la Théologie. Une femme qui Héloï e.

,dans les pratiques 8L ous le voile même

.de la Pénitenee, ju i e es 'égaremens pa ez , 6c nourrit encore les fureurs de es an

ciennes amours. Un imple Religieux que :Eugene z

les Cardinaux , à leur' exclu ion , élevenc

euzbmêmes ur leurs te es, 6c qui, ans

artnet' pour _luy les. Princes, ans exciterla

guerre entreles-di érentes nationsgôè Pre

;que noüjoursexilé de Rome, T6313 ous e l)

Princes, ans exciterla guerre entreles-di érentes nationsgôè Pre ;que noüjoursexilé de Rome, T6313 ous e l)

P R E F' A C- E."

l'obéi ance du Saint-Siège toutesles Villes»

ôC tous les Domaines que es Prédece eurñs».

avoient lai é prendre.

-_

ñ A l'égard des entimens , on-çomprendï.

bien, ans qu'il oit be oin d'en citer d'exclu

ples , que des caracteres de cette nature doiv

'V6115 en produire de grands 8c de rares.

.

Mais quoique ces objets oient capables

. - ñdTatEacher a ez par eux-lnêlnes , on peut encore ajoûter que les temps où vivoit laine»,

Bernardzle trouvent éloignez des nôcres<

d'une di ance qui contribue' beaucoup à:

- l'agrément 6c à la liberté

de Phi oire.

(Hand il faut tran porter l'e prit du Leo teur ju ques dans l'antiquité la plus reculée; ile peu en ible àdes évenemens trop cone

fus, & ouvent appuyez ur des traditions .

ob cures ou mal uivies. (Hand d'ailleurs

les faits qu on rapporte touchentde i prés aux hommes du - iécle courant, que pour».

ain i dire , ilsen ont été les témoins,

diver

es précautions gênent lÎI-Ii orienñ, 8c oie

pour ménager les autres, ou pour e iné

nager luy-méme, il ac-ti e quelquefois aux conjonctures pre entes les plus belles veriñ

tezde on ujet. Mais icy rien de emblable

n'e àïcraindreizaSaint Bernard paroit dans

un_ ju e éloignement', pour quon .pui e

L ~| -z

n'e àïcraindreizaSaint Bernard paroit dans un_ ju e éloignement', pour quon .pui e L ~ |

P R~"E F A~C, EFI

jugëe-r ans erreur de ce qui le regarde, y'

prendre part ans prévention , 8c par con- e

quent le dire a nS i dégui ement.

.

_

.

De plus (Z14 Vie n c peut* êtrcindi crentc à

_

des Chrétiens. C ie un Pcrcôc un-Docteut-'í

de iglii ies 8C' cesdeux 'nomsï lui con-vien.

nent en tous ens. L Egli e appelle Docteurs P1455"

ceux-

dont elle, reçoit làñ dóctri eëpar:uneï aiîäâ i i

approbation publique 5c générale -, . ur .-g?°;g;;f;'_

cout quand ellc z ~reponnóîc _ñlaï ainteté.: '

t

i

Elle-appelle Peres ceux que Han en-lement.

leur cience , leur ancienneté ,lcÇurSzve-rtus,

rendent;'recommàndabiesr ~, : mlaiszrdont -la Theqlogie e plus àdppuÿé-c urziP-Ecíriture»

'.55 ur. ÿla Tradition, que u-r les; preuves de

ljécolc.-

Ain i-l'on peut -donñndrxle-_nom de.:

n!

Docteurs aux- Saints,ñqui- par Leur dqctrinczïgïïil

on; devenus _CélÊbJÎÊÃJdîÃÜGËÀÏà ÏÉS' Leur?

rnozrt; [mais -le-nqm de -Pcnsùrfè ättiibhéæ

ÂF ÇÏFZCUX-que; leur autorité rdconnuëëdcñ.

\lis lsprzg-tc-,Jnpszte-.nd-\acnerablcts 528c içlonb

à

Fnanicrïñ iñdï.ÛÃÊÃ ÊFLI SÔÂQËJÏIËHASHÎ -RÏÔYIÏ ;

gioh Ê él ig é 'dQS-&Lîaí bnl menÿ P ilçïëx

êP-híques &Bernard azlnerit-élä-ÎÛXSL F2111-

à I -ä-JÏÆMCÎÏC qu'il -eélebäarpó iuiz i a! í nO-E- V e . l

!ÎËÊ-\iî ôx Alexandre; ÏIJLÏ .lui tio-nmzlæpróp

l

mi atipri lqrÿqu-'ilzyzlutflîÿarggilefdts- Docí- terra

ïî-Cu sv En Izrzhocqnc--J Lhlui con tnc- 519i

Ï'

atipri lqrÿqu-'ilzyzlutflîÿarggilefdts- Docí- terra ïî-Cu sv En Izrzhocqnc--J Lhlui con tnc- 519i Ï'

Dofíorcgre-

3m"

P

R E F AC E .

quemment cet éloge dans la collecte quïl compola pourlui, où il appelle un Docteur

illu re.

i

Sa qualité de Pere de FEgIÎ ea des fon- i

demens au i- olides. On peut juger de la

7 pénétration de es lumieres dans les cho es

30.31. i

tiques urnaturelles où il parle par deux de l'image Sermons de Dieu ur les Can telle

'qu'elle e danslc Verbe 6c dans l'ame rai_

íonnable, ô: dela implicité de .l'e ence divi. ne avec-tant. de profondeur &de convenan

ce que-per onne , ni avant , niaprés lui, n'a

mieux traité ce ujet. On doit dire

cho ede lañmaniereadmirable dont

la même

il s'expli

que dans a Lettre 190. au Pape Innocent II.

ur le meritein- ni des _ ou rances deje us

Chri pour nous. Onvoit-dahs es livres de

_la-.Con ideïation quelle-connoi anceilavoit

dela di ciplineôzde s canons eccle ia iques,

ê: il y _con rme _ olidcmen-tcette entence

xablll.

.Ibid,

i

_

.du grand S-*LÛOII p, -queie meritdble amom

.deïld în icc râñtienr .roulés lesautorítczl apo az

,liquex , 'C9' toute: lé: [aix de: canons.

.

~ On çait' que _tous es écrits ne re pirent

.que lelangagie du

E prit, &témoignent

i _jen mille' ,endroits combien il étoit ver é

dans ila cienceñdesEcritures. Ce n e p ro

premene quÎun ,ti u ,de paroles détachées

ver é dans ila cienceñdesEcritures. Ce n e p ro premene quÎun ,ti u ,de paroles

P R E F A C E. de l'ancien 8c du nouveau Te ament ,mais

dont il a 1 delicatement enrichi es ouvra

_

es, u elles y aroi ent comme des ier

Ëeriesîlenchâ cttîeî dans leur lieu naturei);

ll ne eroit pas toûjours à propos d'em

ployer indi erennnent ce ilc en toute

orte de ujets; mais dans des traitez de mo

rale évangélique , on ne doit

pas le de a

prouver. Si S. Bernard prend quelquefois

les termes de lícriture dans un ens 'peu litteral , en orte qu il emble plûtôt' faire

de ces termes des allu ions ingénieu es que les expliquer, on_ peut dire, pour ju i er

cette conduite , que ?Ecriture lui ayant

paru u ceptible dune in nité dïnterpreta m tions. urs di ,_il erences a cru polilvoir our l'in en tirer ruction diver des es

igni cations convenables, ur-tout dans

des matieres , où il ne s'agit point de

la Foi , mais eulement d'orner le di cours

pour exciterPattention 8c même le plai ir

des lecteurs ou des auditeurs.

i

C étoit a ez lacoûtume en ce iecle de

faire entrer le ile 8c les termes de l'Ecri

ture ainte dans tout ce que l'on compo oit,

mais eu de .ens reü i oicnt. Les uns ans

re peÊier ce? paräles con acrées les avili ~

I1. iecle.

oient par des applications profanes , ou

1 *a

ans re peÊier ce? paräles con acrées les avili ~ I1. iecle. oient par des applications

.PI REÏFA-CE.

pour miontrerñ, par un-'e vanité pùerile , que

_

la.lecture.

des iLivres ain-ts leur étoit ami

.lierç , s'en fai oient-un jeu_ à chaque occa

ion i; dlautres avec des intentions plus épu.

.ré-esles employoient en des matieres graves

.ôc pieu es, mais ouvent les plaçoient dans des lieux où elles étoient comme à la gêne,

bien di eremment de S. Bernard qui les

--naturali e , pour ain i dire , en même temps

quïlles

.fait pa er dans une terre etrangere,

-A con iderer cette multitude d iex-pre ions

de, l Ecr.iture répanduës dans es ouvrages,

on ne ï cait qufadmirer le plus ,Aou de l'é;

rendue de la memoire , .ou de la -v-ivací ite' du

genie. Jamais il ne s'exprime plus noble-î

ment que :lor qu'il emprunte ?les termes

d

un P irophete ou d'un Apôtre , ôçdbr

dinaire il S'en ert quand il nous remplit

l c prit de ceszidées -vives 8C couchantes qui

.Mabill,

le ai i entôc quiPenlevent.

~

-

' Ou voit encore en plu ieurs endroits de

es ouvrages , qu'il avoit pre que autant lû

#W- les Peres que lÏEcriture. Souvent-il ait l'é

loge de leurs entir-miens , 8C de l-eurs per on

nes, &croute leur doctrine e emée dans

es livres. O nremarque dans celu-i de la Gró z

ce ('9' du libre Arbitre combien il po edoit

5. Augu in,

car tout cetraité nk qu'un

'

abregé

z ce ('9' du libre Arbitre combien il po edoit 5. Augu in, car tout cetraité

p P R E FÀ C E.

'

v .

. -À-Foregé de la Théologie de ce grand DOI

--cteur ur cette matiere. On s'aperçoit a ez

-dans ne co a in-noi Lettre oit à Hugues pas moins de S. S. Victor Ambroi , qu e. i l

Au i prend-ilï oin d'y déclarer qu'il ne s'é

carte pas ai ément de -ces deux .colonnes

'de l'Egli e. I-l loüe

S» Athana e dans on

O pu cule ro. contre Abailard , 8c quelque

. .fois S. Grégoire le Grand. En n dans la .

conclu ion de es

HO-melics, iir les loüan- î

ges de la ain-te_ Vierge, il confe e qu'ils. FW! "A

beaucoup appris des anciens Peres.

ct'

Il e

urprenant qu'un homme ujet à_M_ddbilL -

maladies , -di rait par mille oins , 1 '

tant de

8c charge' de tant d'a aires ., non . eulement

.dome iques qui -détoíen-t a urément ny

;peu importantes , iïy-en petit nombre dans

une i rande Congrégation, mais encore

des a âircs' de i l'Egli e 8C des Royaumes,

ait pû u re à lire tant deV olumes,& à om.

po er tant excellens Ouvrages. Il e vray que pendant les -deux années que es in r

mitez le éparer-ent des ob ervances du Çloître àdeux repri e-S , il donna ce temps

l'étude, 8C queles ' oins de on frere Gé

rard, ur qu i il e rñepo oit de tout le gouver

à

nement extérieur du Mona ere , lui lai

erent -bçaucoup de loi ir ju qu'au Schi mg

1 dd

le gouver à nement extérieur du Mona ere , lui lai erent -bçaucoup de loi ir

dlcctgÿícrxcdcp R E iFA

.

Pour 11a

Ëturelu [ÀÛSÏU avec ê? Cÿlnmcniillclg ÿîr,

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e A que g ac, ?a   J 8c . lothéqu e   ljetlc, Exo e

'P R E F A C E. ~

ëÜÎtCaUX, du Continuateur de Sigebcrt; de Guillaume de Malmelbury , d Oñt-hon de

Fre ingue, de Guillaume de Tyt. Aprés

avoir étudié ces anciens Auteurs , ay pris

' avec -c oíx quelques _particularitez dans

les actes 'des Conciles , dans les hi oires

.des Papes 8c dans Baronius. Tay lû exacte

ñment .les Annales de Cîteaux , écrites en

;latin par

Manrique , Hi orien E pagnol.,

-ôc jÏavOuë qu'il m'a beaucoup

-quoique es pen ées e re entent quelque : ois du genie de la Nation , elles m'ont pa

ervi z car

'ñru ouvent i agréables 8C i olides ,a que

je n ay' pû m'empêcher d'en faire u age. Je n ay pas moins trouve' de ecours dans les

Lettres mêmes de S. Bernard,ñoù toutes

les a aires qu'il -a négociées ont éclaircies

( comme on pourra voir) avec plus de cer

titude 8c. plus de netteté que par

Fleurs , 8C même où a conduite e

tout ail

plus na

turellement dépeinte , ôc es entimens

mieux cx rimez. En n fe me fais un plai ir de reconnoî

'tre combien je uis redevable aux lumiéres

dde 'l'excellent Autheur , de qui nous te

- . nous aujourd uy les Ouvrages de S. Ber

nard , enrichis de plu ieurs nouvelles dé

couvertes, revêtu Sde tant déclairci emens

î ij

les Ouvrages de S. Ber nard , enrichis de plu ieurs nouvelles dé couvertes, revêtu Sde

P R E F A C EI

utiiesôc puri ez des mélanges q unetra

ditionignorante avoit introduits. l] ne m aa

pas eulement éclairé par (es.Prefaces 8c par

es notes ,. mais par es avis, 8C je erois. crop heureux de ne ir être point écarte"

des routes que' n a pas dédaigné de me tra

cer un i grand Maitre.

Voilà les Mémoires qui' m'ont. in ruit:

Aprés cette. déclaration., je ne crois pas.

qu'il oit iueee aire d avertir que cet ou.

_vrage ne mïæparticnt pre que pas; pui qu'il*

rfe : compo ií que: d'extraits dellement

traduits des Auteurs dont je viens de par-

lier ,, ô: que_ je n'ay pas manque' de citer, o.u.

dans le corps

du di cours , Ou-a la. mai:

e

.A pcine--ayëjeajoûté des tran itions impîzs 8C peu- recherchées. pour lier la uite. des

événemens, 8c les aprocher leS.unS des au»

tres. Ain i l'on ne'pourra: m-'att-ribuer d'a

voir'- à: mon gré ormé: des caractères en'

veuë de oûten-ir la curio ité. Je n'ay rien

imagine' pour éleyer certaines per onnes, 8c pour en rabai er d'autres Si le. :merite:

de lÏAbbé de Cluni. paroi . jetter cncer- _

taines--occa io ns quelques ombres ur cela-Y de l Abbé de Clairvaux , je n ay. pas cru-dr»

Voir éviter ces inconvenienuLañ répruta-Î

tiondeS Bernard.tiendrait.àbien pend:

Clairvaux , je n ay. pas cru-dr» Voir éviter ces inconvenienuLañ répruta-Î tiondeS Bernard.tiendrait.àbien pend:

'cho e , i cesPREpetitesFACconcurrentes la fai;

oient tomber 8C le Héros n'e gueres ilñ

lu re quand a gloire e ob curcie au :noim

dreñ trait d un parallele.

_

R-ien ne décredite plus une hi oire que' les apologies qu on y fait entrer. Pourquoy ju i er avec tant de oin des foible es

- inévitables-à la condition humaine, ôc q ui

e trouvent ab orbées dans un torrent de

vertus héroïques? Ain i je lai e au Lecteur laliberté de juger ur ce' qu'il voit , 8c je ne gêne poin-t acréance-;Jîay même in eré tres peu de miracles. jamais peut-ñêt-re il n'y

cut. de Saint dont on en cache un- iï grand'.

nombre ,a &c qui oient confirmez par des. au toritez' plus re pect-ablcS-aprés [Écriture, mais ,. outre qu'ils. Ont'- été déja' raportez;

tres exactement dans des- recuëils particuë

licrs ,cela neutre. point dans mon de ein;

Ie me uis préci ement. propo é de uivre,

S

Bernard dans les entiers de l'a jn ce,

Où la: grace' l'a conduit. Sa'. vie e a ez Fe

condëe en évenemens extraordinaires pour exciter' l'admiration ,.ñ ans recourir- aux:

prbdigcs urnaturels. Fay crû que de cette:

manière on démêler-oit mieux- es exem

ples ,ôc que Pimitation errïparoîtroitmoins;

. llen

lux-même ain idansum

on démêler-oit mieux- es exem ples ,ôc que Pimitation errïparoîtroitmoins; . llen lux-même ain idansum

PREFACEIct

ct5* i di cours où il fait l'éloge d'un -grand

Tau

maturge de nôtre France. Il dir que ceux .Ad mm_ devant qui l'on expo e ,toutes les actions

p demi; d un Saint., ont comme autant de pauvres

ct 4 ""d i a is à la table d un Riche, qu il leur e

.Edzmtpau- \

_

l

_

_

rem. Dí - a la VC ltC permis de prendre les alimens

terne inter

_,, ,r,,,ó.v, , qu'on leur pre ente, mais non d'enlever les

ifëîÿzet ; va es qui les/contiennent. En uite il pa e

com ed avec rapidite ur un nombre in ni de mi

" i '

-racles qu il e hâte de re errer en deux li

* _gnes,, &Ê qu il regarde elon a comparai on

comme des vaíes precieux dont on peut Ëernäaq de admirer la ricbe e de la matiere, 8c. la

nju_ n_ 3*: delicate e de [ouvrage , mais qui ont 1n

capablñes de nourrir le c ur. Nali i bi;

.guard-re aporeng d mirare plendorcm. Quelques per onnes m'ont repre ente

.que aurois du mettre à la n de cette hi-z : oire, un livre particulier qui tcon-noî

tre en détail, 8c par divi ions , 'les Vertus

de S. B-ernaid, a foy, a charité , on ail

eritè, a erveur , on e prit en .un mot ( elon la commune façon de parler. )Mais .il m a emblé que cela e di inguoit plus ,

ôc e ai oit beaucoup mieux entir dans

le cours de la narration , que dans un ex

trait epare'. Comme plu ieurs particulari «rez concourent a former le caractere

\

la narration , que dans un ex trait epare'. Comme plu ieurs particulari «rez concourent a

'PREFKCL

précis d . une action de vert.u, le lieu,zle tems,

la di po ition pre ente , 8L de

fait, 8L de* ceux qui. peuvent y avoir rap- _

port: de même a nque ceux qu on en 1n ruit ,en oient autant. frappezquïls peu-

vent l'être ,. il faut que ces circon ances-

oient ra emblées. Lt de-là, vient que dans

un recit detaché du corps de l'ouvrage , , ces peinturesi ont plus la même. force , ni les mêmes graces 5 car ou l'on repete des.

cho es qubnavoitdéja-dites, ou l'on ajoû-ñ

te horsñde place celles qu'il auroit- fallu dire-ï

ailleurs. Les Hi oriens acrez , ni les an ciens Auteurs Eccle ia iques n'ont point

tenu cetteco nduiteJamaiS. ilsne manquent à revêtir un fait dCCC qui montre mieux

la per onne; 8L peignent toûjours en mê-x

me temps ,SL les dehors de l'action,8L lesñ entimens qui la quali ent', ans nous ren apprendyreV-oyer a rés.celaqui n dem'interel'hi oire,e plus.pourIe nous çay

celui qui la.

que d ha.biles Ecrivains de nos jours ont:

fait de ces ortes d additions,.ôc que leur'

methode e goûtée 5 mais je pen e qu'ils.

en o-nt redevables à la fécondité de leur? ~

e prit , &L à l'agrément de leur ile

Que i l'on veut neanmoins connoître.:

plus parfaitement sñB ernard , il fautlïétug

q_

de leur ile Que i l'on veut neanmoins connoître.: plus parfaitement sñB ernard , il fautlïétug

P 'R E 'F A C E. diet dans es écrits , ô( urtout dans es"

Lettres qui ont une expre ion_ delle de

on e prit , &de on c ur. -La traduction qu'on en a donnée depuis peu au public, m'a fait di eter de mettre la mienne au

jour z je -Pachev-ois quand l'autre sïmpri-ñ

moit. Mais . quelques-unes de ces Lettres

que je rapporte dans cet ouvrage-cy laiz

ent aux Lecteurs., "le recueil entier ne car

dera pas à paroître avec les notes çavan

ces 8c curieu es du *Pere Mabillon , dont il

ans doute

e orne' , &C qui contribuero nt

à

le faire bien recevoir; 6c je uivray le

de ein que ay de traduire encore des

Traitez 5c des Sermons choi is du même

Saint, qui ont remplis d'in ructions I ioli-Ï

des, 6c tres propresà former .les m urs,

u

LA VIE

du même Saint, qui ont remplis d'in ructions I ioli-Ï des, 6c tres propresà former .les

zx ;:1 muni kcëïfà,

5.-- \. nf»,

LIVRE PREMIER.

I. Sd rem nai ,leurs ance emplois. , lnnoblrj II. e Son de courage in origine @ ii , le religion merite de de is ; Pa plus

tendre jeune e. III. Sa penetration pour les ciences dans -s

IV. La mort de h mere U* les vertus

qu'elle-pratiquez dans [es dernieres annees de iz raie. V. Dz

po ition de hint Berndrdpour reu i-dans le monde .VI, Ses amis fopc nt au dE -in qiiila de e retirer. VII. Il engage

Études à Châtillon.

sf ireresÜ i-s dmisà Ie hivre à Ci eaux. VIII. S. Ber

nard (/7 es ere: di hnt adieu à leurpere. IX. Origine de lot

C ongregation de C iteaux. X. Origine de Fzíbaïe de \Î/Iole i

mC-XI. F ondatzon de C îteduMX-ILArri-víe de S. Bernard

à Ci eaux avec trente peó iinnes

Xlll. Premiere colonie

A

F ondatzon de C îteduMX-ILArri-víe de S. Bernard à Ci eaux avec trente peó iinnes Xlll.

2.»,

EA". VIE D~E SÏBERNARDË tirées de Cite-aux. XIV. HBcmardfÃtit -?s v ux. XV

Fondation de Pontign7.XVI.Fondazion de C lairvaux c9" de Morimond XVILTe-ntarion des Religieux de Clair.

vaux contre S. Bernard. XVIII. Maladie de S.,Bernard.

xD Enle-vemcntde Rolóeztpar les Religieux de Cluny,,

^

XXAM-igine de la C ongregation de C luny. XXLPTCml f

re colonie tirée de [Qellóbaïe de C lairvaux nommée les trois Fontaines. XXII. Nouvelle tentation des Religieux de Clairvaux. XXIIl. Conce ion du lieu de Premontrífïiite [Îar S. Bernard d .S, Norbert. XXIV. Origine des chapi-

tres Genet-aux de Ci eaux. XXVL .Nouvelle maladie de

aint Bernard_

E S delles ont

toûjours e épréve.

nus dunee ime tendre 8c religieu e

pour le Saint dont nous nous propo.

ons décrirelhi oire. Cependant il-i

i emble que la plu part n'ont eu de luy

ju qu'à pre ent que des-idées,_où n'entre point all.

vray caractere de ce grand homme. En ef).

ez le

fet ce n'e pas le connoître tout entier, que de le regarder. implement comme un ervent oli

taire que les travauxde la penitcnce eon umenc peu à- peu dans le de ert , ou tout au plus com_ me un Patriarche dans l'Ordre Mona ique, qui, con acre à le usñChri une multitude innombra

ble de nouveaux di ciples. ll aut encore le con iderer comme une lumiere , qui-du ond de la re

traite e répand ur toutes les a aires de l'Egli e ,_,, di pe les nuages de_ l'erreur »éclaire les Con»

e répand ur toutes les a aires de l'Egli e ,_,, di pe les nuages de_

_ ó ï

í

"

ï~

_LIVRE PREMEERI

3

Î eils des Princes , puri ie les negotiations de

leurs Mini rcs , ôc brille avec éclat dans tous les grands évenemens de on iecle. Saint Bernard nâquit à Fontaines , petit bourg

.à une demi lieüe de Dijon dans le Duché de Bourgogne.- on pere S appelloit' Te celin~ . 6c a me

H

l

f: àïoaèlcäzccäcir ,

re

Alerte. (Lielques Hi oriens modernes ont vou- on origine ,

'lu leur faire une gcnealogie celebre , 8c preten- l fsmï iïïff, dent que Te celin de cendoitdes Ducs de Bourgoñ î Pl

gne , 8c Alerte des

Rois de Portugal: mais Guillau

me Abbé de aint Thierry 8c Alain Evêque d'Au xerre n en parlent point, quoy qu'ils n oublient rien de ce qui peut relever aint Bernard , 8c ils e

contentent de des plus riches

teurs qui ont le plus exactement écrit de la no

nous declarer que es parensétoient 8c des plus quali iez du païs. Les Au

ble e de es Ancêtres, nous aprennent que

lin ortoit de la mai on des Comtes de Châtillon ,

ñôc Alerte de la mai on de Mombar.-C en e a ez

ans remonter

Te ce

pour rendre illu re leur origine,

a des ources plus brillantes , mais qu'on neicon

duit ju qu'à nôtre Saint que par des routes incon

nuës. Ce qui e con ant c'e que les manières

nobles 8c polies qu'il con erva toûjours dans le Cloître oû il entra , ans pre que avoir paru dans le monde, ne peuvent satribuer qu à une belle éducation 8c au oin que l'on prit de cultiverha bilement es inclinations heureu es. Les emplois que on pere avoit dans les Con- W - 'ü- 5'

eils 8c dans les Armées du Prince 8c les occupa-

Tb'

A ij

que on pere avoit dans les Con- W - 'ü- 5' eils 8c dans les Armées

4

LAv1E DE S. BERNARD.

A M1091' tions dome iques de a mere,ne les empêeherent

z_

!l'em

Idem.

ny l'un, ny l'autre de S atracher dellement a Dieu. La magni cence avec laquelle ils em ployoient leurs biens au oulagement des pau

vres, leur t une reputation dont la gloire Hate a ez rarement les per onnes élevées z 8c chacun

\

d_ans

la province les reconnoi oi-t pour la re our

ce 6c pour l'azile de tous les mi érables.

D heureux pré ages précederent la nai ance de' Bernard. Sa mere eut un onge mi erieux que ad

pieté attentive ne negligea point; elle con ulta

les Saints du Seigneur , &t ce qu'on luy predit de

l'enfant à qui elle devoitbien-to donner le jour

la rendit dans la uite encore plus vigilance ur

on éducation. De ept en ans qu elle eut , il \ y

_

en eut pas un. qu'elle nbfrit â Dieu dés lqu il vint

au monde z 8c cette action n étoi~t point en elle une imple céremonie , la maniere dont elle les

élevoit témoignoit a ez que le de ir de les an

óti ier en avoit e é le principe. Comme elle étoit bien per uadée que les femmes qui ont pa er leurs en ans en des mains. venales de avoüent la

nature 8c ne

ont meres-qu'à demy , elle ne ubñ

itua per onne à' a place pour nourrir les iens,

6c t couler dans leurs veines avec le lait les enñ timens de religion dont elle étoit animée. Dans le rang où Dieu l'avoir établie, elle accom

plit dellement le précepte de l Apôtre ; oumi e

' aux volontez de on mary, elle t regner la crain.

tie du Seigneur dans a mai onôc partagea es oc.

e ' aux volontez de on mary, elle t regner la crain. tie du Seigneur dans

LIVRE PREMÎER; î

5

cupations entre le oin des pauvres 8c Fin ru ction de es enfans. Le premier ut nommé Guy ,

le econd Gérard , le troi iéme Bernard, dont

nous écrivons l hi oire,le quatriéme ut une lle nommé Humbeline , &les trois derniers trois gar

gons appelle: André, BartelemiôcNivard. Quoy qu'il ne paroi e pas qu'avant la nai ance des autres elle ait eu les mêmes averti emens qu'avant celle de Bernard , il e certain que les riche es abon dantes de a amille ne empêcherent pas de les éle ver tous comme s'ils eu ent dû s'attendre amener

un jour une vie penitente 6c laborieu e. Elle leur in pira de bonne heure le mépris des joyes mon

ANdog-r.

daines, l'horreur de la mole e 8c de Foi ivetézôc les accoutuma i bien à l'exercice 8c au travail qu'ils embloient faire entre es mains aprenti age des

au eritez qu'ils ont depuis pratiquées.

La rai on de aint Bernard e developa dés les "M'

plus tendres années de l'enfance, 8c dés ce temps 5.,,, f;,.,,,g,.

il en it voir la olidité. Un jour qu'il ét-Oit tour-ÎË-s i ÿii- i i menté par de violens maux de tête qui luy eau- : cïäïèrcicu:

oient des douleurs aiguës , une femme impie fut

introduite dans a chambre ,85 luy promit que s'il

vouloir elle le guériroit par les charmes de on arc. Il eut horreur de a propo ition , 6c répondit'

qu il ne vouloir pas être redevable au demon du retabli ement de a anté, ô: que ne ouhaitant

de guerir que par les ecours du Ciel, il n'avoir

pas

be oin de ceux de l'enfer. Cette femme ne ut

pas plûto renvoyée quïlfut delivré de on mal,

'

pas be oin de ceux de l'enfer. Cette femme ne ut pas plûto renvoyée quïlfut delivré

6

LA VIE D'E s. BERNARD.

ANJOSX

Îjjf d' 5'

en orte que le remede enchanteur qu'il rejetta

loin de luy, it plus promptement on e et, que

1 Alerte on le luy toujours eût applique'. occupée des oins de a famille,

6c ur tout des prédictions qu'on luy avoit faites

$'P°"°""-'.°'Î ' de Bernard l'envo ade bonne he re é -

ul- _

pour les \cm1 au LUCE

3

y

U

\U

Ëfâf f îî

° ² ² °"- iques tenoient alors les plus celebres écoles de la Province, 8c cette .Egli e ut dans la uite dé er vie par un Chapitre de_ Chanoines réguliers que

dier àChâtillon ur Seine, où de çavans Eccle ia

aint Bernard y établit a la place des Prêtres e'

ment culiers e qui n ce la lieu compo les de oient. irs de Il a mere remplit , au parfaite i avoit

il tout ce qu'il alloit our réu ir. Dans cet âge

l'on pre ume i ail'e'ment de es lumieres , 8c

modérée par la

ne ut pas on

guide, 8c jamais il nhpro ondit les veritez 8c n'en

tra dans les routes de la age e qu'après avoir con ulté les a es; Cette docilité le t avancer en a urance , 8c es progrés furent i rapides , qu'en

es compagnons hors d'état

peu de temps il mit

la vivacité du genie e i peu

prudence , on jugement propre

'de Fatteindre ô; de le uivre. Ce ut dans cette

Academie qu'il it le premier e ay de a grande

penetration, il goûta les lettres humaines 8L tou

tes les delicate es des bons Auteurs; mais il

n'en

demeure. pas à des études pro aneszil commença

dés lors à lire les divines Ecritures, dont il con nut d'abord le merite 6c l'excellence ; on jeune c ur s'ouvrir a ces veritez céle es ,il faccoutu

nut d'abord le merite 6c l'excellence ; on jeune c ur s'ouvrir a ces veritez céle

LIVRE PRE MIE R.

moii: a 'ce ile du aint E prit, 8c

plai ir ces expre ions admirables qui devoient

retenoit avec

7

AN.io9r.ñ

x un jour luy devenir i amilieres. Car quoy qu'il di e dans es écrits que les arbres 6c les rochers. ont les euls maîtres qui l'ayent in ruit ,. cela; ~

ne doit s'entendre que des accroi emens de lu_ mieres. qui luy découvrirent dans la- uite les pro.

fonds my eres de la. divinité 8c les merveilles de:

la Ieru <