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DCMA

L’Essentiel sur...
쏋 Destinataires : Délégués Régionaux, Directeurs Commerciaux et Adjoints, Directeurs
de DEC/Groupe, Directeurs des Risques en DR, CTC PRI/PRO/ENT, DCPP/RCP, DCE/
RCC, Directeurs de PSC, Directeurs de CRCm, RM en Délégation Régionale, RS, RUO,
RDO, RST, ROI, ASM, AM, AMO, Responsables d’Agence et Adjoints, Contrôleurs et Réglementation
Superviseurs des Risques, Conseillers en Gestion de Patrimoine, Conseillers de Clientèle
de Particuliers, de Professionnels et d’Entreprises, Conseillers de Clientèle Multimédia.

NOUVEAUTÉ - NOUVEAUTÉ - NOUVEAUTÉ - NOUVEAUTÉ - NOUVEAUTÉ - NOUVEAUTÉ document interne - octobre 2007

BÂLE II
Le calcul du ratio de solvabilité
et le rôle du Réseau
CONTEXTE ET OBJECTIFS
La réglementation relative aux exigences de fonds propres applicable aux établissements
de crédit (arrêté du 20 février 2007) modifie le calcul du ratio de solvabilité. Il en résulte
des effets sur le niveau d’exigence de fonds propres et les processus de gestion des risques.

Cet Essentiel sur… décrit le mode de calcul du ratio et ses répercussions concrètes
pour le Réseau. Il indique également les points d’attention à observer pour respecter
le processus de calcul.

DÉFINITIONS
Le ratio Bâle II, issu de cette nouvelle réglementation, se mesure de la manière suivante :
Total des fonds propres/Risques pondérés.
La législation impose que ce ratio soit supérieur ou égal à 8 %.
Il extériorise le niveau d’adéquation des fonds propres avec le profil de risque de la banque.

Il s’agit du niveau minimal de fonds propres. Dans les banques, leur montant est en général
supérieur à celui exigé réglementairement.
Les fonds propres désignent les ressources stables et permanentes de la banque. Ils sont
composés d’un noyau dur (« tier 1 ») et d’éléments complémentaires (« tier 2 » et « tier 3 »),
selon des proportions à respecter.
Le noyau dur (« tier 1 ») comprend principalement : le capital, les réserves, le résultat
de l’exercice non distribué. Il est un élément important de la communication financière.
Les risques pondérés possèdent trois composantes :
Le ratio de solvabilité
• le risque de crédit, fonction de la qualité de notre clientèle ;
a comme objectif
• le risque de marché, lié aux risques pris par la banque sur ses opérations de marché ;
de sécuriser le système
• le risque opérationnel, à savoir le risque de perte résultant d’une inadéquation ou d’une
bancaire et, par là
défaillance imputable à des procédures, personnels et systèmes internes, ou bien à des
même, l’ensemble
événements externes.
du système financier.
DONNÉES FONDAMENTALES POUR LE CALCUL
DU RATIO DE SOLVABILITÉ
Plusieurs notions sont utilisées dans la méthodologie de calcul.

Les portefeuilles bâlois


Les encours de crédit sont classés suivant la nature de la contrepartie et le type d’opérations dans des portefeuilles et sous-
portefeuilles bâlois.

CLIENTÈLE NON RETAIL CLIENTÈLE RETAIL


• Souverains • Clientèle de Particuliers
• Banques et Collectivités Locales et Professionnels :
• Entreprises : - Prêts à l’habitat
- Grandes entreprises (GE) - Crédit revolving
- PME - Autres crédits Particuliers
- Financements spécialisés - Autres crédits Professionnels
• Actions
• Titrisation
• Créances achetées (« receivable »)

Cette classification joue un rôle fondamental dans le calcul du besoin en fonds propres.
À la Société Générale, celle-ci s'appuie sur la notion de « Catégorie Tiers Réglemenaire (CTR) » qui est dorénavant renseignée
dans l’application CONTACT.

Les paramètres bâlois


Pour le calcul du ratio de solvabilité, le montant des encours de crédit est pondéré à l’aide de plusieurs paramètres.
Deux d’entre eux ont un effet fort sur le risque pondéré : la probabilité de défaut (PD) et la perte en cas de défaut (LGD)
(cf. les schémas 1 et 2) :
• Probabilité de défaut (PD) : probabilité (à horizon d’un an) que le débiteur ne puisse remplir ses engagements contractuels.
Elle est traduite dans la notation de contrepartie. Pour les portefeuilles Retail, on parle de cotation client.
• Perte en cas de défaut (LGD - Loss Given Default) : taux de perte moyen après réalisation des sûretés éventuelles. La perte
en cas de défaut dépend donc de la structuration du crédit. Elle est la note de la transaction.
• Exposition en cas de défaut (EAD - Exposure At Default) : montant des engagements au moment où le défaut survient.
• Maturité résiduelle du crédit : elle tient compte de l'échéancier de remboursement.

SCHÉMA 1 : Exigence en fonds propres pour une PME en fonction de la note de contrepartie, à LGD et maturité constante

Comme on l’observe sur le schéma ci-dessus, l'exigence en fonds propres est très corrélée à la note de contrepartie.
Les sûretés
On distingue les sûretés réelles (collatéraux) des sûretés personnelles (garanties).
SCHÉMA 2 : Effet d'une sûreté sur l'exigence de fonds propres pour une PME

Les sûretés sont des facteurs


de réduction des risques.
Elles permettent, en effet,
de diminuer la perte en cas
de défaut lorsqu’elles sont éligibles.
C’est donc un moyen efficace
pour réduire les risques
et l’exigence en fonds propres
pour la banque.

• Exemples de sûretés réelles : actifs immobiliers hypothéqués, actions ou obligations gagées, créances commerciales nanties, etc.
• Exemples de sûretés personnelles : cautionnement de Personnes Physiques ou Morales, garantie d’un organisme professionnel
ou bancaire (ONIC, CRÉDIT LOGEMENT).

Les provisions
Les provisions servent à couvrir les risques de pertes anticipées par la banque sur des débiteurs en défaut.
La provision, représentant la perte attendue par la banque sur un engagement, doit être cohérente avec la LGD moyenne qui
est l’estimation de perte calculée statistiquement. La LGD est donc un repère supplémentaire lors du calcul des provisions
sur un dossier en défaut.
La réglementation demande qu’un écart entre le montant de la provision constituée et la LGD calculée statistiquement soit
couvert par des fonds propres.

MÉCANIQUE DE CALCUL
Principes de calcul SCHÉMA 3 : Exigence en fonds propres selon le portefeuille
La fonction de pondération repose
sur les paramètres bâlois présentés
précédemment :
Risques pondérés = f (PD ; LGD ; M)*EAD
Cette fonction diffère en fonction
des portefeuilles et de la nature
des opérations.

RAPPEL
PD : probabilité de défaut
LGD : perte en cas de défaut
M : maturité
EAD : montant des engagements
COMMENTAIRES DU SCHÉMA 3 :
• L’opération de crédit est identique dans les 2 cas. À probabilité de défaut égale, l’exigence de fonds propres pour un crédit
fait à une PME ou à une Grande Entreprise n’est cependant pas la même.
• La fonction de calcul s’applique :
- pour la clientèle Non Retail, client par client et ligne de crédit par ligne de crédit ;
- pour la clientèle Retail, par affectation des encours dans des pools (regroupements homogènes d’opérations présentant
les mêmes caractéristiques).

Le rythme de remontée des encours


Le calcul du ratio de solvabilité du Groupe Société Générale est effectué
chaque fin de trimestre civil et fait l’objet d’une publication officielle.
Toute anomalie dans le Système d’Information (absence de note, note échue,
erreur dans le Référentiel Communautaire Tiers - RCT, le Code Segment de Marché
- CSM, mauvaise description des sûretés…) entraîne des déclassements
de méthodes (traitement en méthode bâloise standard au lieu de la méthode
IRBA) ou des mauvaises attributions de portefeuilles.

Parallèlement, les modèles qui servent à produire les paramètres PD et LGD


sont alimentés, quotidiennement, en données client. Ainsi, selon les opérations
enregistrées sur son compte, un Particulier se voit attribuer une note qui peut
évoluer au cours du temps.

SCHÉMA D’ARCHITECTURE FONCTIONNELLE DU SYSTÈME


D’INFORMATION (S.I.)
Reporting
Restitution aux pôles C3R
Système d’information Groupe

d’activités Calcul du ratio


• fichiers Production des états
• Syris financiers et réglementaires
Cohérence
RCT 4C comptable
Référentiel client
Calcul des encours pondérés
iNTA
Base notation
Modèles de PD Modèles de LGD BCE Saisie manuelle
Non Retail Non Retail Base de données groupe de données complémentaires
Système d’information BDDF

EPM/BRBD
Collecte des données,
constitution des pools
EDC
modèles PD, LGD GDS
(Retail uniquement) Gestion des sûretés

iDCE Application de gestion Application risques


CONTACT iNCO FRALE
Dossier de crédit
IPPI PC CFC OSMOSE ... Reclass. Dossier
iSDC créances Patric
Base tiers Notation électronique risque contentieux

Données client Données crédits Données de défaut

Saisie des données par le Réseau Calcul au niveau Groupe


Collecte, enrichissement Synthèse
LE RÉSEAU, ACTEUR CLÉ DU PROCESSUS
Le rôle du Réseau dans la qualité du calcul du ratio Groupe
Plusieurs éléments et procédures sont essentiels pour assurer la qualité des données :
• bien renseigner le fichier client (CTR, CSM…) qui permet l’affectation en portefeuille ;
• noter avant l’échéance annuelle toutes les contreparties (sauf pour les Particuliers et Professionnels pour lesquels l’opération
est automatique), y compris celles en défaut, en renseignant précisément leur chiffre d’affaires ;
• enregistrer, de façon précise et exhaustive, toutes les sûretés dans l’outil de « Gestion des Sûretés », au moment de leur
signature ;
• marquer (pour la clientèle des Particuliers et Professionnels) ou noter (pour les autres marchés) en défaut la contrepartie,
dès lors que les critères sont réunis, et s’assurer périodiquement de la pertinence du maintien en défaut.

Exemple concret

• Vous octroyez un crédit de 10 M€ remboursables sur 10 ans à une PME.

• Vous avez noté l’entreprise 5+ grâce à l’outil iNCO. La probabilité de défaut à un an associée est de 1,1 %.

• Par ailleurs, vous avez sécurisé la transaction par une • Par ailleurs, vous n’avez pas sécurisé la transaction
cession escompte Dailly. La perte en cas de défaut ou la sureté n’a pas été saisie.
associée est donc de 20 %. La perte en cas de défaut associée est donc de 45 %.

• À la fin du trimestre, cet encours va être remonté dans la base centrale des engagements, et le calculateur 4 C
(Calcul Central du Capital Crédit) va chercher la note dans la base notation iNTA.

• Le calcul f (PD ; LGD ; M)* EAD permet de déterminer • Le calcul f (PD ; LGD ; M)* EAD permet de déterminer
le montant des risques pondérés qui est dans ce cas le montant des risques pondérés qui est dans ce cas
de 7 051 K€. de 15 865 K€.

• Le montant de fonds propres à mobiliser • Le montant de fonds propres à mobiliser


est donc de 564 K€. est donc de 1 269 K€.
DOCUMENTATIONS
• L’Essentiel sur... Bâle II : Traitement du risque de crédit - Avril 2007.
• L’Essentiel sur... le défaut des Particuliers et des Professionnels - Juillet 2007.
• Tout Savoir Sur - Bâle II : la notation des contreparties en défaut (8, 9, 10) -
Juillet 2007.
• E-Learning « Odyssée de Bâle II ». N
• Canal SG - Site de Planète Risques - Documentation métier - Bâle II -
Calculette Bâle II.
• Canal SG - Finance News.

GLOSSAIRE
PARAMÈTRES BÂLOIS
• PD : Probabilité de défaut à un an
• LGD : Perte en cas de défaut
• M : Maturité
• EAD : Montant des engagements au défaut

RÉFÉRENTIELS
• CSM : Code Segment de Marché
• CTR : Catégorie Tiers Réglementaire
• RCT : Référentiel Communautaire des Tiers

RÉF. 701104-03 – t a m a t a – 011923 – OCTOBRE 2007.


SYSTÈME D’INFORMATION
• 4C : Calculateur Central du Capital Crédit
• BCE : Base Communautaire des Engagements
• C3R : Calcul et Reporting du Ratio Bâle 2
• EDC : Entrepôt des Données Commerciales
• EPM/BRBD : Base de Reporting de la Banque de Détail
• FRALE : FRontal d’ALimentation et d’Enrichissement
• GDS : Gestion Des Sûretés
• iNTA : Base notation du Groupe
• iNCO : Outil de notation des contreparties du Réseau
• iSDC : Suivi des contreparties

Retrouvez cet Essentiel sur…


dans Doc’Com.

CONTACTS Bernard DERAMOUDT RESO/CLT/RIS Tél. : 01 42 13 23 92


& ASSISTANCE Patrice TAILLANDIER-THOMAS BDDF/BA2 Tél. : 01 42 14 22 07

• Sur la diffusion du présent document :


Thierry CAZEMAGE DCMA/MOP/SUP Tél. : 01 58 98 67 85

Document interne – Réalisation DCMA/MOP/SUP – Octobre 2007.