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MINISTERE DE L’AGRICULTURE ET DE LA PECHE MARITIME OFFICE REGIONALE DE MISE EN VALEUR AGRICOLE

MINISTERE DE L’AGRICULTURE ET DE LA PECHE MARITIME

OFFICE REGIONALE DE MISE EN VALEUR AGRICOLE DU TADLA

FQUIH BEN SALAH

Module de formation sur le thème :

‘PRATIQUE DE L’IRRIGATION LOCALISEE,

PILOTAGE ET GESTION DU RESEAU’

Du lundi 24 au jeudi 27/09/212

Marché n°21/2012/TA-DRH

AAnniimmaatteeuurr :: AAttaaââ AABBOOUUAATTAALLLLAAHH

IInnggéénniieeuurr MMaasstteerr,, CCoonnssuullttaanntt àà PPhhyyttoo CCoonnssuullttiinngg

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Formation | Conseil | Etudes | Transfert des technologies

N°01, Lot. B1053, Rue 19, ZI. Ait Melloul – Agadir Tél./Fax : +212 528 246 638 www.phytoconsulting.com E-mail : phytoconsuting@gmail.com

PRATIQUE DE LIRRIGATION LOCALISÉE, PILOTAGE ET GESTION DU RÉSEAU

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TABLE DES MATIERES

INTRODUCTION

 

6

PREMIERE PARTIE : MATERIEL ET EQUIPEMENTS DE L’IRRIGATION LOCALISEE

 

1. MATERIEL ET EQUIPEMENTS DE L’IRRIGATION LOCALISEE

 

8

1.1. Caractéristiques de l’irrigation localisée

8

1.2. Matériel et équipement d’une installation d’irrigation

10

1.2.1. Station de pompage

10

1.2.2. Matériel de filtration et d’injection

12

1.2.3. Matériel d’injection

19

1.2.4. Matériel accessoire de l’unité de tête

23

1.2.5. Eléments du réseau de distribution

24

1.2.6. Accessoire du réseau de distribution :

25

1.3.

Les goutteurs

26

1.3.1. Considération générale

26

1.3.2. Classification des goutteurs

27

1.3.3. Critères de choix de distributeurs :

29

1.3.4. Distributeurs autorégulants ou turbulents ?

32

2. MAINTENANCE ET ENTRETIEN DES EQUIPEMENTS

 

34

2.1. Critères de performance d’une installation d’irrigation localisée

34

2.2. Opérations d’entretien des équipements

38

2.2.1. Nettoyage des bassins de stockage

38

2.2.2. Station de filtration

38

2.2.3. Purge des rampes et des porte-rampes

38

2.2.4. Réseau de distribution

39

2.2.5. Nettoyage des goutteurs

39

DEUXIEME PARTIE : CANEVAS DE CALCUL HYDRAULIQUE ET DIMENSIONNEMENT DES SYSTEMES D’IRRIGATION LOCALISEE

 

3. DONNEES DE BASE POUR LE CALCUL DU RESEAU D’IRRIGATION LOCALISEE

 

41

3.1. Les besoins d'irrigation de pointe

41

3.2. Les besoins d'irrigation réels

42

3.3. Approche globale

42

3.3.1. 1 ère étape : collecte de données

42

3.3.2. 2 ème étape : étude technique du projet

43

3.3.3. 3 ème étape : établissement du devis

44

4. DIMENSIONNEMENT DU RESEAU DE CANALISATIONS ET LES LOIS DE PERTES DE CHARGES

 

46

4.1.

Les lois des pertes de charges

46

4.1.1. La formule de DARCY-WEISBACH

46

4.1.2. La formule de HAZEN-WILLIAMS

46

4.1.3. La formule de Jobling

47

4.1.4. Comparaison de formules de calcul de perte de charge

47

4.2.

Le calcul d'une installation d'irrigation à la parcelle

48

4.2.1. Le pourcentage du sol humidifie

48

4.2.2. La dose d'irrigation

49

4.2.3. La fréquence des arrosages

50

4.3.

Le dimensionnement des postes d’arrosage et des secteurs d’irrigation

50

4.3.1. Disposition des postes d’arrosage

50

4.3.2. Détermination du nombre de la taille de secteur d’irrigation et poste d’arrosage

51

4.4.

Le dimensionnement des conduites:

53

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4.4.1. Hydraulique de la rampe :

53

4.4.2. Hydraulique du porte rampe

54

4.4.3. Hydraulique de la conduite principale

57

4.5.

Le dimensionnement d’une station de pompage :

58

4.5.1. La hauteur manométrique totale (HMT) :

58

4.5.2. Le rendement :

58

4.5.3. La puissance :

58

4.5.4. Pertes de charge admissibles

59

4.5.5. Vitesse d’écoulement de l’eau

60

TROISIEME PARTIE : PILOTAGE DE L’IRRIGATION A LA PARCELLE

5. CONTINUUM EAU - PLANTE - SOL

 

62

5.1.

Particularités hydriques du sol

62

5.1.1. Potentiel de l’eau du sol

62

5.1.2. Relation entre teneur en eau et potentiel de pression

62

5.1.3. Réserve utile du sol

63

5.1.4. Réserve facilement utilisable RFU

64

5.2. Notions pratiques des besoins en eau

65

5.3. Les méthodes d’estimation de l’ETo pour le pilotage de l’irrigation

66

5.3.1. Pilotage par la méthode du bilan hydrique

66

5.3.2. Méthode lysimétrique

66

5.3.3. Méthode du bac évaporant

67

5.3.4. Méthode du rayonnement global

68

6. GESTION ET PILOTAGE DE L’IRRIGATION

 

69

6.1. Importance du pilotage de l'irrigation

69

6.2. Paramètres de pilotage

70

6.3. Efficience de l’irrigation

73

6.4. Efficience de l’utilisation de l’eau

74

6.4.1. Définition

74

6.4.2. Procédures de détermination de l’EUE

74

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LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1: Taille des particules et nombre de mesh

12

Tableau 2: Risques d’obstruction selon la composition de l’eau d’irrigation

13

Tableau 3 : Choix des filtres en fonction de l’origine et de la qualité d’eau. (Adapté de Cemagref, 1992)

14

Tableau 4: Code des couleurs adopté par une Société pour les lamelles de filtration

16

Tableau 5: Correspondance entre mesh et ouvertures du filtre à tamis

16

Tableau 6: Caractéristiques des pompes DOSATRON

20

Tableau 7 : Epaisseur de canalisation en PVC utilisées en irrigation selon différents diamètres et

25

Tableau 8 : Description de différents accessoires utilisés dans le réseau de distribution

26

Tableau 9 : Les appréciations de l’homogénéité de

30

Tableau 10 : Les appréciations de Ec

30

Tableau 11 : Valeurs de x pour des goutteurs non autorégulant

31

Tableau 12 : Valeurs de x pour des goutteurs

31

Tableau 13 : Diamètre du bulbe et distance entre goutteurs en fonction des types de sol

32

Tableau 14: Critères pour le choix du goutteur

34

Tableau 15: Les conséquences à tirer du coefficient d’uniformité

37

Tableau 16 : Exemple des mesures de débit et de

37

Tableau 17 : Les valeurs du coefficient C de la formule de

47

Tableau 18 : Guide d'estimation du pourcentage du sol humidifié pour divers débits de distributeurs et divers

espacement entre rampes et entre

49

Tableau 19 : Valeurs minimales et maximales de Z pour diverses cultures

49

Tableau 20 : Valeurs du coefficient F de réduction de la perte de charge pour débit en route

53

Tableau 21: Longueur maximale de la rampe 13/16, équipée en goutteurs non- autorégulants de 4 l/h, avec une

variation de débit de 3,75

54

Tableau 22 : Longueur (m) et diamètre intérieur (mm) des conduites qui composent le porte

55

Tableau 23: Relation entre la variation de pression et la variation de débit le long d’un rampe, et les pertes en

eau et l’efficience résultant de ces variations

56

Tableau 24 : Choix des canalisations (D , diamètre extérieur en mm) , en fonction des pertes de chargelinéaires

(J en mCE/km de longueur), de la vitesse (V en m/s ) et du débit (Q l/s )

57

Tableau 25 : Ordre de grandeur de rendement (η) des pompes

58

Tableau 26: Profondeur d'enracinement pour quelques cultures (très relatif d’une situation à une autre)

65

Tableau 27 : Caractéristiques physiques du sol en relation avec ses propriétés de rétention en eau

70

Tableau 28 : Pourcentage de sol humidifié pour différents écartements entre les rampes et en fonction des

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débits et de la texture du sol (G : grossière ; M : moyenne ; F : fine)

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LISTE DES FIGURES

Figure 1: Caractéristiques d’une pompe immergée

11

Figure 2 : Schéma de réseau de

12

Figure 3 : Composantes de la station de filtration (A : hydrocyclone, B : Filtre à disque, C : Filtre à sable, D : Filtre

à tamis)

18

Figure 8: Pompe doseuse électrique

20

Figure 9 : Appareils d’injection des engrais (A : Vanne à papillon, B : Injecteur Type Venturi, C : Débit maximal

par injecteur en l/h, D : Schéma du Kit d’injection des engrais, E : Schéma général de la fertirrigation)

22

Figure

11

: Goutteurs en dérivation

28

Figure 12 : goutteurs

28

Figure 13 : Les différents types de labyrinthes de goutteur

28

Figure 14 : Loi débit pression pour le goutteur autorégulent et goutteur non

29

Figure 11 : Courbe débit - pression d'un goutteur turbulent 10 mCE ≈ 1 bar

34

Figure 17 : Schéma d’implantation des points de

36

Figure 10 : Dépôt calcaire sur goutteur

36

Figure 18 : Les éprouvettes graduées pour mesurer les débits des goutteurs, Manomètre pour mesurer la

pression et Chronomètre et décamètre

36

Figure 19 : Dispositif de purge sur un porte-rampe en PVC

38

Figure 20: Schéma de raisonnement d’un réseau d’irrigation localisée

45

Figure 16 : Parcelle rectangulaire en pente

51

Figure 17 : Parcelle irrégulière en

51

Figure 18 : Parcelle

51

Figure 24: Courbes caractéristiques des pompes centrifuge (A) et à hélice (B)

59

Figure 25: Etat de l'eau dans le sol

62

Figure 26: Tension de l’eau dans le sol (bar) en fonction de l’épuisement de la réserve utile du sol (%)

63

Figure 27 : Réserve utile en eau du sol d'après Buckman et Brady, 1965

64

Figure 28 : Réserve utile en eau du sol d'après Jamagne et Bretemieux

64

Figure 29: Dimensions du bac « USWB Class A

68

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INTRODUCTION

Le changement climatique représente un défi important pour l'Afrique du Nord et particulièrement le Maroc, touchant et en interagissant avec la dégradation de l'environnement, la productivité agricole, la sécurité alimentaire, la croissance démographique, économique et sociétal; A partir du début du 21 ème siècle, l'eau constituera la principale ressource limitant le développement dans le bassin Méditerranéen. Avec le développement économique et social que connaît le Maroc, notre pays sera confronté à un grand défi tel que la rareté de l'eau et qui est directement impacté. Le secteur agricole est de loin le plus gros consommateur d’eau. En effet, il est établi que l’irrigation consomme environ 90 % des volumes d’eau mobilisés. De ce fait, la question fondamentale posée est la durabilité de l’agriculture dans ce contexte globale de changement climatique.

Dans ce contexte, le système d’irrigation gravitaire est encore pratiqué dans plusieurs zones irriguées. Les techniques de gestion optimale et au quotidien des irrigations se heurtent à des nombreux obstacles. Ainsi, le manque de sensibilisation des producteurs, leur encadrement insuffisant et l’incapacité des petits agriculteurs à se doter de systèmes économes d’eau, sont autant d’aspects qui conduisent inéluctablement au gaspillage de l’eau. Les vergers modernes bénéficiant d’un fort encadrement technique côtoient les vergers dont la conduite est traditionnelle. Une mise à niveau s’impose à ce sujet. Pour contribuer à la vulgarisation des techniques visant à optimiser les apports d’eau au niveau du verger d’agrumes, une étude est proposée. Elle consiste à tester un ensemble de technologies dont l’objectif ultime est de rationaliser l’irrigation, pour en accroître l’efficience.

Compte tenu des effets sévères de la sécheresse qui a sévi notre pays pendant les dernières années, l’utilisation rationnelle de l’eau devient une nécessité. A cet égard, et avec les premières installations de nouvelles techniques d’irrigation à économie d’eau au niveau du périmètre de l’ORMVAT, tel que le goutte à goutte, Il est opportun de maitriser les techniques et conditions de fonctionnement du matériel et d’assurer une assistance technique adéquate au agriculteurs.

Ce module permettra de maitriser cette technique et d’acquérir les connaissances sur :

Conception et diagnostic des systèmes d’irrigation sous pression

Maintenance et entretien des équipements.

Pilotage des irrigations à la parcelle des exploitations équipées en systèmes d’irrigation à économie d’eau.

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PREMIERE PARTIE :

MATERIEL ET EQUIPEMENTS DE

L’IRRIGATION LOCALISEE

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1. MATERIEL ET EQUIPEMENTS DE L’IRRIGATION LOCALISEE

1.1. Caractéristiques de l’irrigation localisée

L'irrigation localisée est une technique récente qui a connu ces dernières décennies une évolution remarquable. Cependant, les surfaces desservies par des installations de la micro-irrigation restent limitées comparées aux surfaces irriguées par les autres méthodes (surtout l'irrigation de surface). Elle est devenue largement adoptées grâce à son grand potentiel d’améliorer la gestion de l'eau en augmentant le rendement et la qualité des fruits, en économisant l'eau et l’engrais, améliorant ainsi l'efficacité de l'irrigation et en réduisant le risque de pollution, c'est une solution nécessaire pour l'horticulture afin de résoudre les problèmes de pénurie d'eau. Cependant, ces objectifs ne peuvent être atteints que si le système d'irrigation est correctement conçu (exp, débit du goutteur, distance entre émetteurs, nombre de goutteur à l’arbre) et bien géré (exp, calendrier d'irrigation et programme de fertilisation) pour une combinaison donnée de sols, des cultures et des conditions climatiques.

A l'égard de ces avantages offerts par la micro irrigation, il faut signaler que cette méthode requiert beaucoup d'investissement pour équiper l'installation, à savoir les systèmes de tuyauteries, les distributeurs, les accessoires et le système de pompage ,de filtration et de fertilisation.

Elle est caractérisée par un apport d’eau localisé. Cet apport localisé permet l’obtention d’une économie en eau. La zone des racines est maintenue à une humidité du sol proche de la capacité au champ, permettant des conditions favorables à une meilleure croissance des plants.

Ce système permet d’arroser des cultures en pente, et d’exploiter des zones marginales, des terrains accidentés ou ayant des formes irrégulières. L’efficience d’application de l’eau par le goutte à goutte est de 75 à 90% comparée à celle de l’irrigation par aspersion qui est de 50 à 75% et celle de l’irrigation gravitaire qui est de 12 à 34%.

L’utilisation de l’irrigation localisée implique la mise en place d’un réseau de distribution fixe composé de conduites en PVC et de rampe d’arrosage en PE portant des distributeurs. Ce réseau de distribution est alimenté par une eau filtrée et enrichie en engrais provenant d’une station de tête comprenant les systèmes de filtration et le matériel d’injection.

L’eau issue de la station de tête passe à travers les conduites, sort par les distributeurs et diffuse dans le sol pour alimenter les plantes. Ce réseau permet à l’agriculteur d’apporter à lieu précis (zone des racines) et à dates précises les quantités d’eau exigées par les plantes.

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Avantages :

Ce système d’irrigation offre les avantages suivants :

Une économie d’eau (50% par rapport au gravitaire et 30% par rapport à l’aspersion), due à l’apport localisé d’une dose d’eau précise assurant une réduction des pertes par évaporation, par ruissellement et par percolation en profondeur.

Une réduction de la pollution de la nappe phréatique par les engrais ainsi qu’une économie en engrais.

L’automatisation complète avec une économie importante de main d’œuvre ;

une consommation relativement faible d’énergie ;

un investissement inférieur à celui des systèmes fixes par aspersion ;

pas de phénomènes d’érosion et de tassement du sol au cours de l’arrosage ;

une grande uniformité de distribution de l’eau, ce qui permet pratiquer avec succès l’irrigation fertilisante éventuellement l’administration d’anti-parasites au sol ;

une fréquence élevée des arrosages permet de maintenir le sol mouillé à un potentiel toujours proche de la capacité au champ ;

l’irrigation d’une large gamme de cultures.

Inconvénients :

La difficulté de la gestion de l’irrigation localisée, qui exige une technicité élevée.

Sensibilité à l’obstruction : La principale difficulté rencontrée en irrigation localisée réside dans la facilité avec laquelle les faibles sections de passage des distributeurs peuvent se boucher. Les causes en sont: le sable, le limon, la matière organique, les algues, les gels bactériens, le fer, la précipitation d'engrais ou les engrais non dissous.

Salinisation : Comme avec toute autre technique d'irrigation, il y a des dangers potentiels de salinisation, mais les lessivages fréquents du sol peuvent éviter que des dégâts se produisent (par la pluie ou par submersion à la fin de la compagne d'irrigation). Si l'on ne fait rien, des sels s'accumulent dans certaines zones, particulièrement aux limites extérieures du bulbe humidifié, et une légère pluie peut entraîner les sels en profondeur dans la zone racinaire en causant parfois de sérieux dommages aux cultures à enracinement superficiel.

Développement racinaire trop limité, car les racines se concentrent dans la zone humidifiée. Si cette zone est trop petite, l'enracinement peut être insuffisant. Les rendements s'en ressentent et les arbres peuvent, par vent violent, être déracinés.

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Le coût d’installation d’équipement et de matériel d’irrigation est plus élevé que celui relatif à l’irrigation gravitaire.

Pour tirer profit des avantages de ce système d’irrigation localisée et pour éviter les inconvénients cités, il est impératif d’une part de bien concevoir et bien dimensionner le réseau d’irrigation en choisissant le matériel adéquat et adapté aux conditions environnantes et d’autre part de bien réussir son installation, sa gestion et la conduite des arrosages.

1.2. Matériel et équipement d’une installation d’irrigation

1.2.1. Station de pompage

S’agissant d’une irrigation sous pression, l’installation doit prévoir un équipement qui fournit justement la pression nécessaire au fonctionnement du système. Cet équipement consiste en une station de pompage ou un embranchement au réseau de distribution d’eau.

Il existe plusieurs types de pompes dont celle à axe horizontal, à axe vertical ou le type immergé. La figure suivante présente les principales caractéristiques de la pompe à axe vertical, avec en particulier ses 3 composantes : la tête, la colonne et le corps qui contient les turbines. La pompe est actionnée par un moteur via la poulie. La puissance à fournir par le moteur est déterminée selon la puissance absorbée par la pompe et pour le point de fonctionnement considéré. Le moteur peut être thermique ou électrique.

Contrairement à la pompe à axe vertical où seul le corps est immergé, la pompe immergée signifie que le corps et le moteur sont tous les deux situés sous le niveau de l’eau. Ils sont maintenus en position suspendue grâce à la tuyauterie de refoulement. Un câble, spécialement étudié pour séjourner dans l’eau et maintenu attaché à la canalisation de refoulement, pénètre dans le bloc moteur pour l’alimenter en énergie électrique. En surface, il n’existe que le dispositif de commande et de protection du moteur.

La motopompe utilise un combustible liquide pour générer la pression. Alors que l’électropompe centrifuge utilise l’énergie électrique pour générer la pression nécessaire, Ce type de pompes appelé aussi Pompe horizontale aspire de l’eau qui se trouve au maximum à 5 ou 6 mètre au-dessous de son niveau. La Pompe Immergée est utilisée quand la profondeur de l’eau est supérieure à 6 mètres,

En tout état de cause, le choix de la pompe dépend :

du débit demandé et de la pression nécessaire au service ;

de la source de la force motrice disponible ;

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du rabattement du plan de l’eau au lieu du pompage ;

du rendement de la pompe déterminé par ses courbes caractéristiques.

1 Anneau de fermeture

2 – Support tête

3 – Clapet anti-retour

4 – Disque de Clapet

5 - Joint d’étanchéité

6 – Support Coussinet

7 – Coussinet

8 – Rondelle

9 – Ecarteur 10 - Ecarteur

11 – Corps de la pompe

12 – Garde câble

13 – Arbre

14 – Rondelle

15 – Diffuseur

16 – Rotateur

17 – Disque

18 – Rondelle

19 – Ecarteur

20 – Pièce de raccord

21 – Support

22 – Filtre

23 – Moteur

Pièce de raccord 21 – Support 22 – Filtre 23 – Moteur Figure 1: Caractéristiques d’une

Figure 1: Caractéristiques d’une pompe immergée

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1.2.2. Matériel de filtration et d’injection

Le système d’irrigation goutte à goutte est composé d’une station ou unité de tête et d’un réseau de

distribution. L’unité de tête permet de régulariser la pression et le débit de l’eau. Elle comprend une

station de filtration. Un système d’injection de produits chimiques et un certain nombre

d’accessoires. Le choix de matériel de filtration, d’injection, et des accessoires dépend de ses

qualités, de sa disponibilité, de son coût, des conditions de l’exploitation et des informations

présentées dans les catalogues par le fabricant et les organismes de contrôles de qualité.

le fabricant et les organismes de contrôles de qualité. Figure 2 : Schéma de réseau de

Figure 2 : Schéma de réseau de distribution.

1.2.2.1. Causes d’obstruction

L’obstruction peut être d’origine physique : Sable limon et argile. Le Colmatage est brutale si leur

taille est supérieure à la section de passage de l’eau à travers le goutteur (sable.) Le Colmatage est

lent si les particules fines se déposent lentement dans les distributeurs, ou à l’extrémité de la rampe

où la vitesse est faible. Des purges des rampes et porte rampes sont indispensables.

Tableau 1: Taille des particules et nombre de mesh

Classe de texture

Granulométrie en microns

Nombre de mesh

Sable très grossier

1000 à 2000

18

à 10

Sable grossier

500 à 1000

35

à 18

Sable moyen

250

à 500

60

à 35

Sable fin

100

à 250

160 à 60

Sable très fin

50 à 100

270 à 160

Limon

2 à 50

 

-

Argile

inférieur à 2

-

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L’obstruction peut être d’origine chimique : Causée par la précipitation de sels dissous dans l’eau d’irrigation tels que le Calcium, le fer, le magnésium et manganèse.

L’injection des engrais augmente le risque de colmatage. Des précautions spéciales (acidification de l’eau à pH 5.8 par l’injection d’acide nitrique par exemple) doivent être prises principalement lors de l’injection du phosphore ou de potasse.

L’obstruction peut être biologique difficile à maîtriser : Les eaux de surface (Bassin de stockage ) contiennent de la matière organique en suspension, des algues, des champignons, des protozoaires. Les algues et la Matière Organique morte peuvent être arrêtés par les filtres à sable.

NB : Il est recommandé de faire des analyses de l’eau pour connaître la proportion des éléments solides dans l’eau.

Tableau 2: Risques d’obstruction selon la composition de l’eau d’irrigation

Causes

Risque d'obstruction

 

faible

moyen

fort

Physique

Matière en suspension

<50ppm

50-100ppm

100ppm

Chimique

pH

<7ppm

7-8ppm

8ppm

Sels Totaux dissous

<500ppm

500-2000ppm

2000ppm

calcium

<10ppm

10-50ppm

>50ppm

Carbonates

<100ppm

100-200ppm

>200ppm

Manganèse

<0.1ppm

0.1-0.5ppm

>1.5ppm

Fer

<0.1ppm

0.1-0.5ppm

0.1-1ppm

Biologiques

Population Bacté ml

<10 000

10-50 000

>50 000

vue d’éviter le colmatage des

distributeurs. Le choix des filtres et de leurs séquences dépend de la qualité et de l’origine de l’eau, ainsi que du débit de la source d’eau. Le filtre dispose d’un manomètre à son entrée et un autre à sa sortie.

Le rôle de la station de filtration est l’obtention d’une eau propre en

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Tableau 3 : Choix des filtres en fonction de l’origine et de la qualité d’eau. (Adapté de Cemagref,

1992).

ORIGINE DEAU

IMPURETÉS

SYSTEME DE FILTRATION A UTILISER.

EAUX SOUTERRAINES

Propre

Filtre à tamis ou à lamelles.

Sable

Filtre hydrocyclone + Filtre à tamis ou à lamelles.

EAU DE SURFACE

Sable, limon et algues

Hydrocyclone + Filtre à sable + Filtre à tamis ou à lamelles.

Algues, éléments ou organiques en suspension

Filtre à sable + Filtre à tamis ou à lamelles.

La station de filtration est composée d’un ou plusieurs filtres suivants : l’hydrocyclone, le filtre à

sable, le filtre à tamis, et le filtre à disques ou à lamelles. Ces filtres travaillent à une pression

inférieure à 10 bars. Leur utilisation engendre des pertes de charge qui dépendent du débit de la

maille de filtration.

1.2.2.2. Hydrocyclone

L’hydrocyclone ou le séparateur de particules, peut être placé à l’entrée de la station de tête juste

après la source d’eau. C’est un moyen de pré-filtration d’eau d’irrigation lorsque la turbidité de l’eau

de surface (cas des eaux de barrage et des rivières par exemple) est élevée ou lorsque l’eau

souterraine est chargée en sable (cas d’un puits ou un forage nouvellement creusé ou approfondi).

C’est un récipient à l’intérieur duquel l’eau subit deux mouvements :

Un mouvement descendant tourbillonnant qui entraîne les particules denses (densités>1,1)

telle que le sable dans une chambre d’accumulation menu d’une purge.

Un mouvement ascendant qui mène l’eau débarrassée des éléments denses vers une sortie

située au sommet du récipient.

1.2.2.3.

Filtre à sable

Il est composé d’une cuve à pression contenant des couches de sable de différents calibres. Il est

utilisé principalement pour les eaux d’origine superficielle. Grâce à ses couches de sable calibré, le

filtre à sable arrête les éléments organiques et les particules de faible dimension (argiles et limon)

contenus dans l’eau d’irrigation. L’eau rentre dans le filtre à sable par le haut, traverse les couches

de sable et sort par la vanne.

Le choix du filtre à sable se fait en fonction de l’origine et la qualité de l’eau, de son débit

surface de filtration exigée par l’organe de distribution. La mesure de pertes de charge dans le filtre

et de la

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au moyen de 2 manomètres, permet de contrôler le degré d’obstruction. Le décolmatage se fait par contre lavage commandé par des vannes manuelles ou hydrauliques. L’eau sous pression préalablement filtrée pénètre à la base du filtre, met en suspension les grains de sable et entraîne les impuretés vers le drain. La perte de charge dans un filtre à sable est de 1 à 2 mce, au fur et à mesure que le filtre se colmate, cette perte atteint une valeur de 5 mce à partir duquel on doit procéder à un contre lavage. L’eau de contre lavage devra être pure.

Le filtre à sable est le plus indiqué pour la filtration des particules organiques du type algue. Pour se faire, le sable doit être roulé et d’une seule granulométrie pour permettre une filtration homogène.

Il n’est pas judicieux de choisir un gros filtre à sable pour filtrer un débit trop important. Mieux vaut choisir une batterie de filtres à sable pour faire le même travail. A titre d’exemple, si le débit à filtrer est de 90 m3/h, il faut opter pour 3 filtres de 30 m3/h chacun et qui se seront montés en parallèle. En effet le débit utilisé devra être 30 à 40% le débit nominale, selon le degré des impuretés dans l’eau. Il est recommandé de changer le sable au moins une fois par an, pour éviter le compactage indésirable. Un filtre à sable doit être impérativement suivi de filtre à tamis ou filtre à disque.

1.2.2.4. Filtre à disque

Le filtre à lamelles est composé de plusieurs lamelles (ou disques) empilés sur un élément télescopique formant une cartouche à disques. Cette cartouche se trouve à l’intérieur d’une enceinte en plastique. Les disques sont en nylon, cannelés, indéchirables et résistants à la corrosion chimique. Lors de la filtration, les disques sont fortement compressés les uns sur les autres par la pression hydraulique d’admission. Ce serrage hydraulique augmente avec la pression de travail, ce qui empêche tout passage des impuretés, même avec une pression d’eau élevée. Le filtre à lamelles peut même intégrer en partie les fonctions des filtres à sable et à tamis. Il est souvent installé à l’aval de la station de filtration, avant et après l’injecteur d’engrais.

Pour une question d’utilisation pratique, la couleur des éléments filtrants (disques est modifiée de telle façon que chaque couleur correspond à une capacité de filtration déterminée, c’est-à-dire, un nombre de mesh donné et un vide de maille donnée.A titre d’illustration, le tableau suivant présente les différentes couleurs adoptées par une société pour les disques de leurs filtres, avec une correspondance du type de filtration et du champ d’application.

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Tableau 4: Code des couleurs adopté par une Société pour les lamelles de filtration

Couleur

Vide de mailles (microns)

Nombre

Type de

Application

de mesch

filtration

conseillées

vert-clair

5

3000

Eau potable,

rose

10

1500

FINE

piscine,

vert foncé

20

750

applications

noir

50

300

industrielles

brun

75

200

rouge

100

150

NORMALE

goutte-à-goutte

bleu

125

120

vert

150

100

gris

175

85

bleu clair

200

75

GROSSIERE

aspersion,

jaune

300

50

préfiltration,

olive

500

30

jardins.

1.2.2.5. Filtres à tamis

Le filtre à tamis est une cuve à pression contenant une cartouche couverte d’un tamis dont les

mailles varient de 80 à 150 microns.

Il peut être utilisé seul pour les eaux souterraines propres ou à l’aval du filtre hydrocyclone ou du

filtre à sable pour arrêter les particules qui ont traversé ces filtres. On le place également après un

matériel d’injection des engrais pour filtrer la solution nutritive.

L’efficacité de filtration dépend du bon choix des dimensions des mailles du tamis. La filtration se fait

de l’intérieur vers l’extérieur de la cartouche. Le filtre à tamis est menu de deux manomètres placés à

l’entrée et à la sortie du filtre en vue de contrôler la pression à l’entrée et à la sortie du filtre.

Lorsque cette différence est supérieure à 0,3 bars un nettoyage doit avoir lieu.

Pour le choix des types de filtres on doit prendre en compte le niveau de filtration souhaité. Par

exemple selon le degré de sensibilité au bouchage du distributeur, la filtration se fera entre 80 et

150 microns. La capacité de filtrations du filtre choisi doit être supérieure à la capacité de filtration

réelle.

Le tableau suivant donne la relation entre le nombre de mesh et les ouvertures correspondantes.

Tableau 5: Correspondance entre mesh et ouvertures du filtre à tamis

Nombre de mesh

mailles en microns

20

840

40

420

80

172

140

105

200

75

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Mais il faut également connaître la taille des particules à filtrer pour bien orienter le choix d’un filtre

à tamis. Ainsi, un filtre à tamis de 200 mesh (passage de 75 microns) ne retiendra qu’une partie du sable très fin, alors qu’il laissera passer les limons et les argiles.

D’un autre côté, un filtre quelconque développera une capacité de filtration donnée et qu’il faudra adapter au débit disponible. Egalement, le filtre donne lieu à une perte de charge au passage de l’eau et qu’il faudra comptabiliser lors du calcul de la hauteur manométrique totale. En résumé, la consultation du catalogue du constructeur peut aider l’utilisateur à faire son choix.

A titre d’exemple, la filtration d’un débit de 45 m3/h peut se faire à l’aide d’un filtre à tamis à 120 mesh, de 3 pouces (modèle 7500) et donne lieu à une perte de charge de 0,15 bars (ou 150 g/cm2).

Débits limites des filtres à tamis en général (dépend de la surface de filtration de chaque marque du marché) :

2’’

25 m3/h

5’’

100 m3/h

10’’

300 m3/h

3’’

50 m3/h

6’’

150 m3/h

12’’

420 m3/h

4’’

80 m3/h

8’’

200 m3/h

16’’

850 m3/h

N.B :

- De petits filtres à tamis peuvent être placés par sécurité en tête des différents postes d’arrosage.

- Ce type de filtre est utilisé lorsqu’il s’agit d’impureté inorganique.

Le décolmatage peut être :

manuel par démontage, brossage de la toile par brosse à soie. et remontage du filtre. Ceci convient pour les installations, de petite taille (30-40m3/h) et lorsqu’1 ou 2 nettoyages par semaine sont suffisants;

semi-automatique : lorsque des nettoyages journaliers sont nécessaires, on peut actionner manuellement une brosse placée à l’intérieur de filtre ou manœuvrer les vannes d’un système de contre lavage ;

Automatique : lorsque l’installation nécessite plusieurs interventions par jour le nettoyage de la cartouche peut être réalisé automatiquement de façon hydraulique par succion et contre lavage ou mécanique par des brosses actionnées par un moteur électrique. Dans le premier cas, le système est autonome en énergie, et dans le second une alimentation électrique est nécessaire.

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A
A
B
B
C
C
D
D

1.Admission ;

2.Tamis ;

3.Collecteur de particules ;

4.Poignée ;

5.Vanne de contre lavage ;

6.Chambre de contre-lavage ;

7.Buse ;

8.Vidange;

9. Indicateur de pression

Figure 3 : Composantes de la station de filtration (A : hydrocyclone, B : Filtre à disque, C : Filtre à sable, D : Filtre à tamis)

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1.2.2.6. Disposition et séquence des filtres

La disposition et la séquence des filtres dépendent de l’origine et de la qualité de l’eau et du débit à

filtrer. Dans le cas de débit élevé, il est préférable d’utiliser plusieurs filtres de petites tailles au lieu

d’un filtre de grande taille. Le volume d’eau disponible est distribuée entre ces filtres puis après

filtration l’eau est récupérée et passe dans le système.

La disposition en parallèles facilite la qualité du contre lavage d’un filtre, car on utilise pour le laver,

l’eau propre filtrée provenant d’un autre filtre. La disposition en ligne ou en parallèle des filtres est

fonction du débit de la source et de la taille du filtre.

En guise de conclusion, le choix du filtre dépend :

De l’origine et de la qualité de l’eau,

Du niveau de filtration exigé par les goutteurs utilisés, voir catalogues du fabricant,

De la taille de la plus petite particule à empêcher d’entrer dans le système,

Du débit de la source qui déterminera le choix du nombre de filtres,

Des moyens financiers de l’agriculteur.

1.2.3. Matériel d’injection

Le matériel d’injection d’engrais est indispensable à la réalisation de la fertigation. Il sert également à

l’injection dans l’eau d’irrigation, des produits de traitements de l’eau (l’eau de Javel et l’acide), des

pesticides ou d’autres produits chimiques.

Parmi les injections utilisés, on peut citer le réservoir d’engrais, la pompe doseuse, le venturi et le

système d’aspiration crée par la motopompe ou kit d’injection. Dans la région du Souss -Massa, par

exemple, 70% d’agriculteurs utilisent le Venturi.

Ce matériel d’injection peut être installé, soit de façon permanente, soit simplement branché en cas

de besoin. Il est installé juste après la station de filtration. A l’aval de ce matériel d’injection, un filtre

à tamis ou à lamelles est placé en vue de filtrer la solution nutritive qui sera injectée dans le système.

Celle-ci pourra contenir des particules d’engrais ou de précipités provenant d’une solution mère male

préparée.

1.2.3.1.

Les pompes doseuses

Les pompes doseuses hydrauliques d’injection proportionnelles fonctionnent par la pression de l’eau

du système de l’irrigation. L’autre type de pompe d’injection fonctionne à l’aide d’une source

électrique externe permettant l’obtention de la dilution désirée. Les pompes doseuses injectent

directement sous pression, dans la canalisation d’irrigation, une solution fertilisante concentrée en

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utilisant soit une énergie électrique extérieure (pompes doseuses électriques) soit l’énergie

hydraulique du réseau (pompes doseuses hydrauliques),

Les matériaux mis en œuvre doivent être hautement résistants aux risques de corrosion causés par

les engrais ou par les acides comme par exemple : PVC. Acier inoxydable, plexiglas,

Les pompes doseuses électriques injectent directement la solution fertilisante dans la canalisation

principale et sont bien adaptées à l’automatisation avec controle de débit, conductivité, pH.

Les pompes doseuses hydrauliques sont autonomes car elles utilisent l’énergie du réseau d’irrigation.

En cours de fonctionnement, la concentration en produit est constante car le débit de la pompe varie

avec le débit ilu réseau. Ceci permet de passer d’un poste à un autre poste sans modification du taux

d’injection.

à un autre poste sans modification du taux d’injection. Figure 4: Pompe doseuse électrique Tableau 6:

Figure 4: Pompe doseuse électrique

Tableau 6: Caractéristiques des pompes DOSATRON

Modèles

DI 16

D8R

D20 R

Débit de fonctionnement -minimum -maximum Pression de service Dosage Solution injectée Perte de charge à débit max. Hauteur d’aspiration max.

10 l/h

500 l/h

1000 l/h

2.5

m 3 /h

8 m 3 /h

20 m 3 /h

à 6 bars

0.15à 8 bars

0.12

à 10 bars

0.2

à 1,6 %

0.2

à 2 %

0.2 à 2 %

0.02 à 40 l/h

0.2

à 160 l/h

2 à 400 l/h

0.9

bars

0.5

bars

0.43

bars

4 m

4m

4 m

1.2.3.2. Les Injecteurs venturi

Le Venturi est un injecteur installé autour d’un point de restriction tel qu’une vanne régulatrice qui

crée une pression différentielle, qui permet de créer un vide responsable d’injecter de la solution

dans le système.

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Ce matériel ne comporte pas de pièce mobile pouvant s’user et le volume de la solution injectée est proportionnel au débit d’eau principal permettant ainsi un taux d’injection constant.

La pression différentielle peut être obtenue à travers la perte de charge crée par une vanne à papillon (1) installée sur la conduite principale entre les deux point d’injection et d’entrée de l’eau claire 30%

ATTENTION : Les Données fournies par le fabricant, correspondent à l’eau claire injectée. Selon la solubilité des engrais, la densité est plus élevée, ce qui fait que le débit injecté est plus faible.

1.2.3.3. Les Kits d’injection

C’est un ensemble d’injecteurs Venturi de petit diamètre actionnés par une pompe électrique. L’ensemble est monté sur une table préférablement en acier inoxydable.

Les kits d’injection permettent la séparation des fertilisants en plusieurs citernes, souvent en Macroéléments (Bac A), Micro-éléments (Bac B), Oligoéléments et Acide.

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A
A
B
B
C
C

D

A B C D E Figure 5 : Appareils d’injection des engrais (A : Vanne
E
E

Figure 5 : Appareils d’injection des engrais (A : Vanne à papillon, B : Injecteur Type Venturi, C :

Débit maximal par injecteur en l/h, D : Schéma du Kit d’injection des engrais, E : Schéma général de la fertirrigation)

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1.2.3.4. Automatisme de fertirrigation

L’automatisation implique le contrôle de l’irrigation sans nécessité de déplacement à la ferme ou à la

station de tête; Elle a pour avantages :

Meilleur contrôle de la dose et fréquence d’irrigation.

Economie de main d’oeuvre.

Programmation de la fertigation et du contre lavage des filtres;

Control de démarrage des pompes.

Programmation de l’irrigation selon le rayonnement global, température de l’air, humidité du

sol. Enregistrement des données automatique.

L’automatisation peut être réalisée par temps, par volume ou par autres paramètres tels que

l’humidité du sol mesurée au moyen d’un tensiomètre.

Pour automatiser une installation les éléments suivants sont nécessaires:

Vannes électriques ou hydrauliques : Ces vannes vont recevoir le signale à partir du programmateur pour être ouvertes ou fermées. Les vannes au niveau des fertilisants doivent être électriques, celles au niveau des parcelles préférablement hydrauliques. Un programmateur, des sondes EC et pH et des transmetteurs de données d’humidité ou de rayonnement sont nécessaires.

1.2.4. Matériel accessoire de l’unité de tête

1.2.4.1. Vanne et régulateur de pression

La vanne à réglage sert à régler le débit et la pression de l’eau. Cette vanne sert à créer un

différentiel de pression qui permet à l’injecteur de produire un vide et d’aspirer la solution mère.

Le régulateur de pression qui contrôle les variations brusques de pression. Il est indispensable

lorsque la pression existante au niveau de la source d’eau est supérieure à la pression demandée par

le système.

1.2.4.2.

Compteur volumétrique et manomètres

Le compteur volumétrique ou débit mètre qui indique la consommation cumulée de l’eau par la

culture. Il doit résister à une pression de 10 bars. Pour chaque compteur on signale le débit nominal

et le débit maximal.

Les manomètres placés à l’entrée et à la sortie de la station de tête et des filtres. Ils indiquent la

pression de l’eau. On recherche un manomètre à bain de glycérine (pas de vibration de l’aiguille),

dont la plage de pression intègre la pression disponible avec une marge de sécurité.

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NB : Se baser sur le temps seul n’est pas suffisant car les débits et les pressions peuvent changer. Ce

qui fait que les quantités programmées ne sont pas celles apportées.

Il existe différents types de compteur d’eau; permis lesquels le choix peut être basé sur : la précision,

la sensibilité à l’air, perte de charge et coût.

1.2.4.3. Purge d’air

La ventouse ou la purge d’air est placée dans les points les plus élevés du réseau ; elle sert à éliminer

l’air emprisonné dans la canalisation pour éviter son éclatement.

1.2.4.4. Clapet de non retour, bacs et agitateur de solution

Le clapet anti-retour est placé après la station de filtration et juste avant le matériel d’injection en

vue de protéger la source d’eau contre le flux de la solution nutritive. Il est également recommandé

lorsque les risques de coups de bélier sont importants.

Les bacs ou réservoirs sont en matière plastique. Ils contiennent la solution mère confectionnée pour

une période donnée (semaine ou décade). On compte 1 à 3 bacs par station utilisés et à la nécessité

de corriger le pH de l’eau.

L’agitateur est utilisé au moment de la confection de la solution mère. Il aide à diluer toutes les

particules d’engrais selon les concentrations indiquées par litre d’eau et à une température donnée.

1.2.5. Eléments du réseau de distribution

Le

d’accessoires.

réseau

de

distribution

est

composé

de

1.2.5.1. Les canalisations:

canalisation,

de

distributeurs

et

d’un

ensemble

Parmi les canalisations, on distingue : la conduite d’amenée, le porte rampe et les rampes.

1.2.5.1.1. La conduite d’amenée :

Elle transporte l’eau de la station de tête aux entrées des secteurs d’irrigation ou des postes d’arrosage. Cette conduite est conçue en chlorure de polyvinyle (PVC).

Le choix de pressions nominales acceptables est dicté par la charge requise et la topographie du terrain.

Parmi les diamètres extérieur de conduites d’amenée les plus utilisées, on cite les diamètres suivants : 75, 90, 110, 125, 140, 160, 200 et 225. Le tableau suivant montre que l’épaisseur de la conduite varie en fonction de la pression nominale dans la conduite.

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Tableau 7 : Epaisseur de canalisation en PVC utilisées en irrigation selon différents diamètres et pression.

PRESSION NOMINALE

(BARS)

DIAMÈTRE

EXTÉRIEUR (MM)

4

6

10

75

-

2,2

3,6

90

-

2,7

4,3

110

2,2

3,2

5,3

125

2,5

3,7

6,0

140

2,8

4,1

6,7

160

3,2

4,7

7,7

180

3,6

5,3

8,6

200

4,0

5,9

9,6

225

4,5

6,6

10,8

1.2.5.1.2. Le porte rampe

Ce sont des conduites en chlorure de polyvinyle (PVC) de 32 à 110 mm de diamètre extérieur. Elles

ont pour rôle de distribuer l’eau amenée de la conduite principale aux rampes. Le choix du diamètre

dépend du calcul hydraulique et de type de raccordement aux rampes.

1.2.5.1.3. La rampe :

Les rampes sont conçues en polyéthylène (PE) basse densité, qui est un matériel flexible et peu

sensible au soleil ce qui est important car les rampes sont posées à la surface du sol.

Les diamètres intérieurs varient de 5 à 25 mm et l’épaisseur des parois est de 3 à 4mm. On distingue

des rampes simples et des rampes doubles qui s’étalent des côtés du porte-rampes, dans ce cas il

faut chercher la meilleure position du porte-rampes qui correspond à des pressions minimales aux

extrémités amont et aval des rampes.

1.2.6. Accessoire du réseau de distribution :

Parmi les accessoires utilisés dans le réseau de distribution, on distingue les réductions, les tés, les

coudes, les vannes, les réducteurs de pression, les manomètres, les colliers de prise de charge, les

bouchons de porte rampes, les départs de rampes, les jonctions, les vannettes et les colliers de fin de

rampe.

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Tableau 8 : Description de différents accessoires utilisés dans le réseau de distribution

LES ACCESSOIRES

DESCRIPTION

TÉ, COUDES ET RÉDUCTIONS.

Ils sont utilisés dans le système pour la distribution de l’eau entre les différentes conduites. On les trouve également au niveau de l’emplacement de la vanne qui assure le passage de l’eau de la conduite d’amenée au porte rampe.

Les réductions servent pour le passage d’une conduite de grand diamètre à une conduite de petit diamètre (mm).

VANNES ET VANNETTES.

Au niveau du réseau de distribution, les vannes permettent le passage de l’eau de la conduite d’amenée au poste d’arrosage. Elles commandent donc l’irrigation d’un secteur. Elles servent à régler le débit et la pression de la vanne. On distingue plusieurs types de vannes allant de vannes pour des réseaux à commande manuelle à des vannes pour un fonctionnement automatique.

Les vannettes sont placées en tête de rampe et permettent d’arrêter le passage de l’eau dans la rampe. Ceci pour des réparations éventuelles sur une rampe.

Aux extrémités de chaque porte rampe, les bouchons sont installés pour purger le système.

DEPART ET COLLIER DE FIN DE RAMPES, BOUCHONS.

Les départs de rampe sont installés sur le porte rampe et servent comme connexion avec les rampes. L’autre extrémité de la rampe est fermée à l’aide de collier de fin de rampe.

MANOMETRE ET REGULATEURS DE PRESSION.

Placé à l’entrée du secteur, le manomètre permet de connaître la pression de l’eau en ce point. Le manomètre est fixé sur une conduite à l’aide d’un collier de prise en charge.

1.3. Les goutteurs

1.3.1. Considération générale

Les goutteurs répartissent l’eau sur la parcelle au voisinage de la culture. Ils sont conçus pour

dissiper l’énergie de pression existant dans la rampe et pour donner un débit faible aussi régulier que

possible. Pour abaisser le coût et diminuer les problèmes de bouchage, le distributeur idéal devrait

être de petite taille et comporter une section de passage de l’eau d’un diamètre suffisant. Selon la

culture et le type d’installation, le nombre varie de 500 à plus de 30000 distributeurs/ha.

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Les distributeurs doivent satisfaire les trois exigences suivantes :

Débit faible, constant et uniforme,

Section de passage de l’eau suffisamment grande pour empêcher l’obstruction du distributeur,

Prix faible tout en ayant un distributeur de bonne qualité.

1.3.2. Classification des goutteurs

Les goutteurs sont des appareils spéciaux permettant d’apporter de l’eau en petites doses de manière ponctuelle, en délivrant un faible débit variant de 1 à 8 l/h sous une pression de 1 bar. Dans la pratique on utilise les goutteurs ayant un débit de 2 à 4 l/h pour les cultures maraîchères ou sous abri et un débit de 4 à 8 l/h pour les cultures pérennes (arbres fruitiers, vignes).

On peut différencier entre les types de goutteurs selon trois aspects :

Selon l’aspect hydraulique, on distingue deux classes :

À circuit long (l’eau s’écoule dans un cheminement de grande longueur de 0,1 à 1 m et les capillaires ont un diamètre de 0,5 à 1,5 mm) ;

À circuit court (les goutteurs sont à orifices de section réduite à travers lesquels l’eau sort sous forme d’un jet très fin qui doit être brisé, on trouve des goutteurs à simple orifice, double orifice et effet de turbulence ou bien des goutteurs cyclones ou vortex ou alors des goutteurs à circuit court auto-réglable).

Selon le mode de fixation sur la rampe, on distingue entre trois modes :

En dérivation (ils sont fixés sur la rampe par l’intermédiaire d’un embout « tête de vipère », selon les modèles ils font plus ou moins saillie sur la rampe) ;

En ligne (ils sont constitués de deux éléments assemblés en usine, ils s’insèrent dans la rampe via deux embouts cannelés) ;

Intégré (dans ce cas le tuyau n’est pas tronçonné, l’élément portant le cheminement y est mis en place lors de son extrusion).

Les goutteurs intégrés se diffèrent par les caractéristiques et les dimensions de leurs labyrinthes.

Un labyrinthe de bon qualité c’est des dents qui doivent être rapprochées le plus possible avec des angles et des pointes les plus aiguisées possible.

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Figure 6 : Goutteurs en dérivation Figure 7 : goutteurs

Figure 6 : Goutteurs en dérivation

Figure 6 : Goutteurs en dérivation Figure 7 : goutteurs intégrés. Figure 8 : Les différents
Figure 6 : Goutteurs en dérivation Figure 7 : goutteurs intégrés. Figure 8 : Les différents

Figure 7 : goutteurs intégrés.

: Goutteurs en dérivation Figure 7 : goutteurs intégrés. Figure 8 : Les différents types de

Figure 8 : Les différents types de labyrinthes de goutteur intégré.

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Selon la sensibilité aux variations de pression, on classe les goutteurs en deux groupes :

autorégulant : ce genre maintient le débit constant pour une gamme large de pression dans

laquelle la valeur de x, [Q = K. H x ], est voisine de 0.

et non autorégulant : le débit varie en fonction de la pression dans la rampe, ils sont caractérisés par des valeurs de l’exposant x qui varient de 0,38 à 0,8 et ils sont d’autant moins sensibles aux variations de pression que la valeur x est faible).

aux variations de pression que la valeur x est faible). Figure 9 : Loi débit pression

Figure 9 : Loi débit pression pour le goutteur autorégulent et goutteur non autorégulent.

1.3.3. Critères de choix de distributeurs :

Ce

choix se fait selon sa disponibilité sur le marché, son prix de vente. On recherche généralement, un compromis entre la qualité et le coût du distributeur. Le choix du distributeur ainsi que celui des écartements entre distributeur sera fera en fonction des conditions d’exploitation.

Le choix du distributeur dépend des performances techniques de celui-ci (débit, type, qualité,

).

1.3.3.1. Les performances techniques:

On recherche un distributeur qui donne un débit faible, constant, et peu sensible aux faibles variations de pression et ayant une section d’écoulement relativement large pour minimiser le risque d’obstruction. Ces caractéristiques de distributeurs sont évaluées au Laboratoire par des institutions nationales de contrôle de la qualité du matériel. Cette évaluation au laboratoire porte sur les 3 critères de qualité suivants :

La connaissance du débit nominal et du débit moyen,

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La détermination du coefficient de variation technologique ou l’homogénéité de fabrication (CV%),

La tolérance aux variations de pression ou la loi débit pression

La sensibilité à l’obstruction physique

1.3.3.1.1. Détermination du coefficient de variation technologique

Le coefficient de variation technologique est une valeur statistique égale à l’écart type mesuré sur le débit de 25 goutteurs divisé par la moyenne des débits (Norme ISO 9262).

La valeur du coefficient de variation retenue correspond à la pression nominale pour les goutteurs non autorégulant, et à la mi-valeur de la plage de régulation pour les goutteurs autorégulant.

C

V

=

(

q

)

q

moy

100

Tableau 9 : Les appréciations de l’homogénéité de fabrication.

COEFFICIENT DE VARIATION (CV %)

APPRÉCIATION

0 < CV ≤ 5

Très bon

5 < CV ≤ 10

Bon

10 < CV ≤ 15

Médiocre

CV > 15

Mauvais

1.3.3.1.2. La connaissance d’écart entre le débit nominal (Q n ) et le débit moyen (Q moy )

La connaissance du débit moyen d’un goutteur permet de :

dimensionner correctement les installations (calcul de perte de charge, choix des diamètres),

piloter les arrosages (détermination des doses à apporter et des temps de fonctionnement).

La valeur de E c (écart entre le débit nominal et le débit moyen), définie selon la formule suivante, est

le second élément nécessaire pour définir la classe à laquelle appartient le goutteur testé, selon la norme ISO 9262.

E

C

=

(

) 100

q

n

q

mov

q

n

Tableau 10 : Les appréciations de Ec.

Ec

Classe

Ec < 5%

A

Ec < 10%

B

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Classe A, la variation du débit moyen de l’échantillon par rapport au débit nominal Qn et la valeur du CV sont inférieures à 5 %.

Classe B, la variation du débit moyen de l’échantillon par rapport au débit nominal Qn et la valeur du CV sont inférieures à 10 %.

1.3.3.1.3. Loi entre le débit et la pression d’un goutteur

Il existe une relation entre le débit d’un goutteur et la pression qui s’exerce sur celui-ci. Cette relation est de la forme suivante :

Avec,

Q = k H

x

Q

: débit (l/h) ;

K

: constante caractéristique du goutteur ;

H

: Pression exercée sur le goutteur (mCE) ;

X

: coefficient caractérise le type d’écoulement.

Les valeurs des paramètres k et x sont déterminées par les essais effectués en laboratoire.

Le calcul de la valeur de x, qui définit la sensibilité du débit du goutteur aux variations de pression, permet de :

vérifier le classement des goutteurs en autorégulant ou non autorégulant ;

déterminer les longueurs maximales de rampes utilisables, tout en conservant une bonne homogénéité de débit ;

prendre en compte les perturbations occasionnées par les variations des pentes des parcelles sur les débits de la rampe.

Les résultats sont interprétés de la façon suivante :

Tableau 11 : Valeurs de x pour des goutteurs non autorégulant.

VALEUR DE X

0.2

0.5

0.6

0.8

APPRÉCIATION

TRÈS TOLÉRANT

TOLÉRANT

PEU TOLÉRANT

TRÈS PEU TOLÉRANT

Tableau 12 : Valeurs de x pour des goutteurs autorégulant.

VALEUR DE X

0

0.05

0.10

0.15

0.2

APPRÉCIATION

TRÈS BON

BON

MÉDIOCRE

MAUVAIS

HORS NORME

1.3.3.2. Les conditions de l’exploitation :

Parmi les facteurs influençant sur le choix des distributeurs on a :

Le type du sol : Pour une perméabilité moyenne, les goutteurs de 2 à 4 l/h conviennent et permettent des investissements moindres que les diffuseurs à plus forts débits. Pour les sols à

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perméabilité forte et argileux gonflant, on va choisir des mini-diffuseurs qui arrosent une surface du sol de 1 à quelques m² au lieu des goutteurs.

La nature des cultures : Pour les cultures pérennes dont l’installation est fixe on utilise toutes les marques, généralement on emploie des goutteurs de 4 à 8 l/h. Pour maraîchage, on prend des goutteurs d’un débit de 2 à 4 l/h soit des gaines souples.

La qualité de l’eau : Elle est autant moins bonne qu’elle contienne des éléments susceptibles de boucher les distributeurs.

La configuration de la parcelle : Selon la topographie on recommande l’utilisation de distributeurs auto ou non autorégulant et même anti-vidange.

Tableau 13 : Diamètre du bulbe et distance entre goutteurs en fonction des types de sol

q a

<=1.5 l/h

2 l/h

4 l/h

8 l/h

12 l/h

Sol

G

M

F

G

M

F

G

M

F

G

M

F

G

M

F

Φ (m)

0.25

0.60

1.10

0.40

0.85

1.20

0.75

1.20

1.60

1.20

1.60

2.10

1.60

2.00

2.50

A b (m2)

0.05

0.28

0.95

0.13

0.57

1.13

0.44

1.13

2.01

1.13

2.01

3.46

2.01

3.14

4.91

S g (m)

0.2

0.5

0.9

0.3

0.7

1.0

0.6

1.0

1.3

1.0

1.3

1.7

1.3

1.6

2.0

Diamètre (Φ) et section horizontale (A b ) du bulbe et écartement minimum entre goutteurs sur la

rompe (S g ) pour l’obtention d’une bande continue humectée en fonction du débit du goutteur (q a ) et

la texture du sol (G : grossier – M : moyen – F : fin) KELLER et KARMELI, 1974

1.3.3.3. Le compromis qualité-prix

Pour l’agriculteur, le compromis Qualité-Prix, avec une attention particulière au critère Prix, reste le

plus important pour le choix de distributeurs.

C’est ainsi qu’ils achètent généralement les distributeurs les moins chers malgré leur faible durée de

vie, leur sensibilité au bouchage et leur irrégularité du débit. Du fait de leur faible coût, les goutteurs

intégrés sont de plus en plus utilisés surtout en sol sableux où les goutteurs doivent être rapprochés

pour irriguer des lignes de cultures.

Les goutteurs en dérivation et en lignes qui coûtent un peu plus cher, peuvent être utilisés surtout

ben sol lourds où les écartements entre les goutteurs sont plus grands.

1.3.4. Distributeurs autorégulants ou turbulents ?

Le goutte-à-goutte et le micro-jet sont des distributeurs d'eau conçus pour fournir un certain débit à

une certaine pression. Contrairement aux distributeurs turbulents, les distributeurs autorégulants

sont munis d'une membrane ou d'un circuit de régulation, qui leur permet de fournir un débit

identique sur une large plage de pression généralement comprise entre :

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- 0,5 bar et 4 bars en goutte-à-goutte.

- 1,5 bar et 4 bars en micro-aspersion

Deux facteurs importants influent sur les variations de pression dans un réseau d'irrigation :

- les différences de hauteur dues à la topographie : lorqu'on applique une différence d'altitude de 9,80 mètres à de l'eau en charge dans une canalisation sans écoulement, l'eau située à 9,80 mètres en contrebas présente une pression supérieure de 1 bar et vis versa. Ainsi, lorsqu'une pompe entraîne de l'eau à 5 bars vers un point situé 20 mètres plus haut, l'eau ne présente plus qu'une pression de 3 bars une fois arrivée au point haut (si on fait abstraction des pertes de charge).

- les pertes de charges liées au frottement de l'eau contre les parois de la canalisation. Les pertes de charge sont d'autant plus élevées que le débit d'eau est important, que le diamètre de la canalisation est réduit et que la longueur de la canalisation est élevée.

Or on estime qu'un réseau d'irrigation est parfaitement dimensionné lorsque les variations de débit entre le distributeur le plus favorisé en pression et le moins avantagé sont inférieures à 10 %. Ainsi, lorsqu'on prévoit d'installer du goutteur de 4 L/h sur un verger, la différence de débit constatée sur l'ensemble du réseau doit être inférieure à 0,4 L/h.

Les distributeurs autorégulants présentent donc deux avantages : celui de disposer d'une fourniture d'eau homogène et celui de simplifier le dimensionnement du réseau d'irrigation. Toutefois, les distributeurs autorégulants sont sensibles au colmatage, tout particulièrement les goutteurs à faible débit (2,5 L/h et moins). Les cas de colmatage sont essentiellement rencontrés en présence d'eau calcaire ou chargée en limons, algues ou matière organique. D'autres causes peuvent être attribuées au colmatage des distributeurs comme l'insuffisance d'entretien du réseau ou une filtration inadaptée à la qualité des eaux. Autre inconvénient : le prix, souvent bien supérieur aux distributeurs turbulents.

En l'absence de membrane ou de circuit de régulation, les distributeurs turbulents sont généralement bien moins sensibles au colmatage. Ce type de distributeur conviendra d'avantage aux parcelles à faible relief et pour un réseau conçu pour minimiser les pertes de charge, à faible longueur de rampe de préférence.

En faisant le choix d'un distributeur turbulent, on accepte des variations de débit sur la parcelle. L'arbre fruitier ne nécessite pas une conduite d'irrigation aussi précise qu'en maraîchage. Aussi, les écarts de débit sont-ils acceptables à condition qu'ils restent inférieurs à 25 - 30 %. Plus les variations de pression rencontrées sur le réseau sont importantes, plus l'hétérogénéité de débit aux

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distributeurs est forte sur la parcelle. Comme le montre le graphique ci-dessous représentant la courbe débit - pression d'un goutteur bien spécifique, le débit au goutteur augmente de 0,8 L/h, soit de 40 %, pour une pression passant de 1 bar (10 mCE) à 2 bars (20 mCE).

6 5 4 3 2 1 0 0,5 1 1,5 2 2,5
6
5
4
3
2
1
0
0,5
1
1,5
2
2,5

Figure 10 : Courbe débit - pression d'un goutteur turbulent 10 mCE ≈ 1 bar

Tableau 14: Critères pour le choix du goutteur

Faible dénivelé sur la parcelle

Fort dénivelé sur la parcelle

Faible longueur de rampe

Forte longueur de rampe

Eau d'irrigation peu ou pas chargée en limons ou en calcaire

Eau

organique

Choix d'un goutteur de faible débit

d'irrigation

calcaire

ou

chargée

en limons,

algues ou

matière

Distributeur

Distributeur

autorégulant

turbulent

2. Maintenance et Entretien des équipements

2.1. Critères de performance d’une installation d’irrigation localisée

Les techniques d’évaluation d’un système d’irrigation ont pour objectif l’évaluation du véritable fonctionnement, la gestion réelle et la détermination des potentialités pour un fonctionnement économique et efficace.

Ce type d’étude donne aux responsables de la gestion des indications sur l’opportunité de continuer à suivre les pratiques actuelles ou les améliorer. Une évaluation devrait quantifier et exprimer

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l’efficience des pratiques existantes. Elle indiquera les améliorations possibles et permettra une

gestion rationnelle grâce aux choix des modifications pratiques et rationnelles.

Selon Karmelli et Keller (1978), l’évaluation consiste en l’analyse basée sur des mesures prises au

champ. Ils ont proposé un coefficient d’uniformité d’application de l’eau qui est actuellement le plus

utilisé pour évaluer l’uniformité du système. La formule simplifiée de ce coefficient est définie par

l’équation :

% / /

L’uniformité d’application englobe l’effet de l’étude hydraulique de l’installation, des performances

des goutteurs et de l’effet du colmatage. Au niveau de la parcelle, le coefficient d’uniformité peut

être déterminé en suivant la procédure décrite dans le bulletin FAO 36 en utilisant les mesures de

débits de 16 goutteurs, pris sur quatre rampes différentes :

Première rampe et dernière rampe,

Puis rampe située au tiers et rampe située aux deux tiers.

Sur chaque rampe, on choisit pour la mesure, le premier et le dernier goutteur, puis celui situé au

tiers et celui situé aux deux tiers de la rampe.

Les rampes testées sont au nombre de quatre dont deux sont aux extrémités de la porte-rampes et

les deux autres sont à équidistance des deux premières. Au niveau de la rampe, les distributeurs

objet des mesures sont aussi au nombre de quatre dont deux sont aux extrémités et les deux autres

sont à équidistance des deux premiers.

On mesure le débit de 16 distributeurs répartis sur le champ selon le schéma suivant.

Pour réaliser ces différentes mesures, nous aurons besoin du

chronomètre, manomètre, et décamètre pour les mesures de distance.

matériel suivant : Éprouvette graduée,

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Figure 11 : Schéma d’implantation des points de mesure.

Figure 11 : Schéma d’implantation des points de mesure.

Figure 11 : Schéma d’implantation des points de mesure. Figure 12 : Dépôt calcaire sur goutteur

Figure 12 : Dépôt calcaire sur goutteur

points de mesure. Figure 12 : Dépôt calcaire sur goutteur Figure 13 : Les éprouvettes graduées

Figure 13 : Les éprouvettes graduées pour mesurer les débits des goutteurs, Manomètre pour mesurer la pression et Chronomètre et décamètre.

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Cette opération de mesures est accompagnée du relevé des caractéristiques techniques:

des différentes composantes de l’installation d’irrigation,

le groupe motopompe,

la station de tête et la canalisation,

des renseignements sur le programme de l’irrigation, la fréquence et la durée des arrosages.

Selon les valeurs prises par ce coefficient, trois cas sont à envisager :

Tableau 15: Les conséquences à tirer du coefficient d’uniformité

VALEUR DU CU(%)

CONSEQUENCES A TIRER DU COEFFICIENT DUNIFORMITE

SUPÉRIEURE À 90%

L’installation fonctionne correctement.

COMPRISE ENTRE 80 ET

90%

Si le réseau est neuf, il faut vérifier les calculs et l’installation et apporter les modifications nécessaires, Si le réseau est installé depuis un certain temps, il faut rapidement procéder à un nettoyage.

INFÉRIEURE À 80%

Si le réseau est neuf, il faut refuser l’installation ; Si le réseau est installé depuis un certains temps il faut impérativement rechercher les causes probables de colmatage et de traiter.

Ci après un exemple du test de contrôle d’uniformité des débits des goutteurs, réalisé au niveau

d’une exploitation agricole

Tableau 16 : Exemple des mesures de débit et de pression,.

POSITION DES POINTS DE DISTRIBUTION SUR LA RAMPE

POSITION DE LA RAMPE SUR LE PORTE-RAMPE

EXTRÉMITÉ

TIERS

TIERS

EXTRÉMITÉ

 

AMONT

AMONT

AVAL

AVALE

DÉBIT (l/h)

 

EXTRÉMITÉ AMONT

2,5

2,5

3

3,42

TIERS AMONT

2,7

2,5

2,5

3,42

TIERS AVAL

2,46

2,64

2,46

3,3

EXTRÉMITÉ AVAL

2,5

2,4

2,58

2,5

PRESSION

(bar)

 

EXTRÉMITÉ AMONT

1,8

-

-

1,8

EXTRÉMITÉ AVALE

2

1, 9

1,8

1,8

 

DÉBIT MINIMAL (l/h)

2,46

2,4

2,46

2,5

COEFFICIENT DUNIFORMITÉ

CU (%)

CU= 90,27 %

Le résultat du coefficient d’uniformité doit être supérieur à 90% dans les différents cas examinés. On

peut dans ce cas, considérer que les réseaux fonctionnent correctement, mais cela ne veut pas dire que les réseaux ne sont pas sensibles au colmatage et au bouchage car ces phénomènes n’apparaissent pas toujours brutalement en bloquant tout le système. Il s’agit, le plus souvent, de

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colmatages lents qui provoquent une baisse des débits et entrainent une mauvaise répartition de l’eau sur la parcelle.

A la fin l’efficience de distribution de l’eau dans la parcelle est calculée en combinant les mesures de l’uniformité (CU), avec le pourcentage de l’aire adéquatement irriguée.

2.2. Opérations d’entretien des équipements

2.2.1. Nettoyage des bassins de stockage

Si les bassins sont couverts le risque du colmatage est réduit surtout d’origine biologique et

physique. La fréquence de nettoyage de bassin est d’une à deux fois par deux ans.

Le nettoyage se fait par une simple évacuation des résidus accumulés au fond du bassin ou avec un

traitement à base de cuivre.

2.2.2. Station de filtration

Les exploitations étudiées utilisent l’eau de

sont convenables.

profondeur, la nature et le nombre de filtres installés

La surveillance de l’état des filtres porte sur l’utilisation d’un indicateur de déclenchement de

Nettoyage. Ce dernier est la perte de charge indiquée par les manomètres qui sont considérés

comme des moyens fiables et efficaces pour contrôler l’état des filtres. Il est aussi possible

d’automatiser la lecture de ces indicateurs par un programmateur dans le cas des filtres

autonettoyants.

2.2.3. Purge des rampes et des porte-rampes

Les purges des rampes et des porte-rampes servent à l’élimination des particules non arrêtées par les

filtres. Il faut purger à des intervalles de temps supérieurs à 20 jours.

purger à des intervalles de temps supérieurs à 20 jours. Figure 14 : Dispositif de purge

Figure 14 : Dispositif de purge sur un porte-rampe en PVC

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2.2.4. Réseau de distribution

Les dépôts physiques et chimiques sont les éléments colmatant les plus rencontrés au niveau des exploitations avec des degrés différents.

Le colmatage biologique est observé au niveau du domaine Anouar humique.

à cause de l’utilisation d’acide

L’indice utilisé pour le contrôle de l’état de bouchage des goutteurs est l’appréciation visuelle en se basant sur les dimensions de bulbe d’humectation.

Le traitement se fait en appliquant l’acide deux fois par an et par injection d’un débit fort pour évacuer le calcaire par les extrémités.

2.2.5. Nettoyage des goutteurs

Les goutteurs peuvent se colmater par formation de dépôts calcaires. Afin de dissoudre ces concrétions, il est conseillé d’injecter de l'acide nitrique pendant 15 minutes dans le réseau d'irrigation, de sorte à ce que l'eau sortant des distributeurs présente une concentration de 0,5 % d'acide nitrique. Cette injection d'acide nitrique est suivie d'un rinçage à l’eau claire pendant 10 minutes. Afin d'éviter les projections d'acide, ne jamais verser de l'eau dans l'acide !!! Toujours verser l'acide dans l'eau.

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DEUXIEME PARTIE :

CANEVAS DE CALCUL HYDRAULIQUE ET DIMENSIONNEMENT DES SYSTEMES D’IRRIGATION LOCALISEE

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3. Données de base pour le calcul du réseau d’irrigation localisée

3.1. Les besoins d'irrigation de pointe

Ils correspondent aux besoins nets les plus élevés enregistrés durant une période de l'année. Cette dernière est fixée pour une décade dans le cas de jeunes plantules ou si la culture est sensible aux stress hydriques. Sinon cette période est prise égale à un mois (FAO).

Si on considère un assolement, la période de pointe est la période où le besoin net moyen pondéré sur la surface est maximal.

Dans le cas où l'irrigation est la seule source d'apport d'eau, les besoins d'irrigations de pointe (BIP) utilisés pour le calcul du réseau d'irrigation localisée sont donnés par l'équation ci-dessous :

Les besoins en eau de pointe correspondent aux besoins en eau bruts (B bp ) de pointe de la culture

(en mm) donnés par la formule suivante :

Bbp =

Bnp

CU * Ei *(1

Lr)

CU : Coefficient d’uniformité du réseau = 0,85 à 0,95.

E i : Efficience du système d’irrigation au niveau de la zone radiculaire = 0,90.

L r : Lessivage requis ou fraction de lessivage qui permet de maintenir les sels à l’extérieur de la zone

radiculaire active ou du bulbe d’humectation (Fig.).

Bnp : Besoins en eau nets en période de pointe de la culture en mm sont donnés par la formule

suivante :

Bnp = ETMp = Kc * Kr * ETPp

Avec :

ETM p : Evapotranspiration maximale de pointe ;

ETP p : Evapotranspiration potentielle de pointe ;

Kc : Coefficient cultural qui caractérise les stades de croissance d’une culture ;

Kr : Coefficient de rationnement par stade de culture

par la culture.

Kr =

P

0,85

; où P = pourcentage de sol couvert

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3.2. Les besoins d'irrigation réels

L'irriguant, c'est la personne sujet de ces besoins, doit déterminer la quantité d'eau à apporter soit par jour, soit par arrosage, suivant le stade phénologique de la plante en modifiant le coefficient cultural Kc et le coefficient de réduction Kr, ce qui correspond au réel besoin de la culture.

3.3. Approche globale

Un projet de dimensionnement d’un réseau d’irrigation localisée se fait en 3 étapes :

3.3.1. 1 ère étape : collecte de données

Les renseignements portent sur :

La discussion franche et responsable avec l’exploitant qui va profiter de l’installation du système d’irrigation localisée doit montrer clairement les avantages de ce nouveau système et surtout les contraintes qui lui sont liées. La formation du responsable de l’irrigation est essentielle pour une gestion optimale des arrosages et une bonne maintenance des équipements.

les ressources en eau : l’origine de l’eau a un impact direct sur le type de filtration à adopter et les goutteurs à utiliser. Le volume disponible renseigne sur la superficie à mettre en culture et sur les extensions à prévoir. S’il y a des tours d’eau à respecter, l’opportunité même du réseau d’irrigation peut être remise en cause. Les besoins en eau des cultures constituent un indice important pour estimer le débit requis et la hauteur d’eau nécessaire par culture, par saison ou par an. La qualité de l’eau peut être un obstacle dans le choix des cultures à mettre en place (sensibilité aux sels).

le climat : les paramètres interviennent sur la détermination du pouvoir d’évaporation du climat local. C’est le cas de l’insolation, de la température, de l’humidité relative et du vent. Selon les données disponibles sur le lieu, on est amené à définir l’évapotranspiration de la culture de référence. Grâce à la valeur maximale de cette grandeur, on doit pouvoir définir les besoins en eau maximums en jour de pointe des cultures envisagées.

la culture : elle intervient par l’espèce végétale voire la variété. Une culture pérenne amène le concepteur à faire des projections à long terme. Une culture annuelle pousse le concepteur à raisonner en termes de succession culturale et de rotation de cultures. S’agissant d’un système d’arrosage engageant des investissements importants, on devrait s’orienter vers des systèmes de production intensifs avec une densité de plantation relativement élevée, mais en respectant le développement optimal des plants.

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le sol : ce sont essentiellement ses propriétés physiques qui entrent en jeu, telles que sa capacité à retenir l’eau, sa densité apparente, sa texture, sa profondeur, sa porosité et sa vitesse d’infiltration. La distribution latérale de l’eau est liée à la capillarité du sol. Toutes ces propriétés amènent le concepteur à définir la