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Eugène Ionesco

Eugène Ionesco, né Eugen Ionescu () le 26 novembre 1909 à Slatina


(Roumanie) et mort le 28 mars 1994 à Paris (France), est un Eugène Ionesco
dramaturge et écrivain roumano-français.

Il passe une grande partie de sa vie à voyager entre la France et la


Roumanie ; représentant majeur du théâtre de l'absurde en France, il
écrit de nombreuses œuvres dont les plus connues sont La Cantatrice
chauve (1950), Les Chaises (1952), Rhinocéros (1959) et Le roi se
meurt (1962).

Sommaire
Biographie
Enfance et jeunesse
Années difficiles avant, pendant et après la Seconde
Guerre mondiale
Lente ascension
Années à succès
Dernières décennies
Une triple figure d'auteur
L'« anti-auteur »
Le « grand écrivain » Eugène Ionesco en 1993.
Un « homme en question »
Biographie
Œuvre 1, 2
Théâtre Naissance 26 novembre 1909
Livret d'opéra Slatina (Roumanie)
Essais Décès 28 mars 1994 (à 84 ans)
Roman, nouvelles et contes Paris (France)
Journaux
Sépulture Cimetière du Montparnasse
Œuvre graphique
Nom dans la Eugen Ionescu
Prix et récompenses
langue
Citations
maternelle
Notes et références
Nom de Eugen Ionescu
Voir aussi
naissance
Bibliographie
Article connexe Nationalités Français, Roumain
Liens externes Formation Université de Bucarest
Activité Écrivain
Dramaturge
Biographie Professeur de lettres
Autres informations

Enfance et jeunesse Membre de Collège de 'Pataphysique


Eugène Ionesco est le fils d'un juriste roumain travaillant dans Académie bavaroise des
l'administration. Sa mère, Marie-Thérèse Ipcar, qui lui apprit le beaux-arts
français, est la fille d'un ingénieur français des chemins de fer qui a Académie américaine des
grandi en Roumanie. En 1913, la jeune famille émigre à Paris, où le arts et des sciences
père veut passer un doctorat en droit. Quand, en 1916, la Roumanie Académie française(1970)
déclare la guerre à l'Allemagne et à l'Autriche-Hongrie, le père, Comité des intellectuels
mobilisé, retourne en Roumanie, ne donne plus de nouvelles et sa pour l'Europe des
libertés (d) (1978)
famille restée à Paris le croit mort à la guerre. En fait, resté en vie, le
Académie roumaine(2009)
père obtient le divorce et se remarie à Bucarest.
Mouvement Théâtre de l'absurde
À Paris, Eugène, son frère et sa jeune sœur Marilina sont élevés par
Influencé par Samuel Beckett, Franz
leur mère, qui survit grâce à des travaux occasionnels et à l'aide de leur
Kafka, Alfred Jarry, Ion
famille française. Eugène est placé dans un foyer d'enfants où règnent Luca Caragiale, Tristan
les brimades et auquel il ne peut s'habituer. Aussi, de 1917 à 1919, sa Tzara, Urmuz
sœur et lui, âgé alors de huit ans, sont confiés à une famille de paysans
Distinctions Liste détaillée [afficher]
de La Chapelle-Anthenaise, un village proche deLaval (Mayenne).
Œuvres réputées
Évoquant cette période, restée dans son souvenir comme un temps très
La Cantatrice chauve(1950)
heureux, dans son discours de réception à l'Académie du Maine le 8
mai 1965, il dit qu'il y était « né à la vie du cœur et à celle de l'esprit, La Leçon (1951)
là où j'appris ce qu'était la grande communauté humaine, proche et Les Chaises (1952)
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lointaine, temporelle et extra-temporelle, visible et invisible. » Victimes du devoir (1953)
Scène à quatre (1959)
En 1925, le frère et la sœur rejoignent malgré eux leur père, qui a
obtenu leur garde, mais ils ne trouvent aucune sympathie chez leur Rhinocéros (1959)
belle-mère restée sans enfant. À Bucarest ils apprennent le roumain et Le roi se meurt (1962)
se font de nouveaux amis, mais dès 1926, Eugène se fâche avec son Macbett (1972)
père, apparemment très autoritaire, et qui n'a que du mépris pour
l'intérêt que son fils porte à la littérature : il aurait voulu en faire un ingénieur. Ionesco entretient une relation exécrable avec ce père
magistrat, opportuniste et tyrannique, qui se rangera tout au long de sa vie du côté du pouvoir
, adhérant successivement aux dictatures
carliste, fasciste puis communiste. Ionesco n'acceptera jamais le manque d'éthique, d'amour et d'ouverture de son père.

Il revient auprès sa mère, réinstallée elle aussi en Roumanie, et trouve un poste de clerc à la banque d'État roumaine. En 1928, il
commence des études de français à Bucarest et fait la connaissance d'Emil Cioran et de Mircea Eliade, ainsi que de sa future épouse,
Rodica Burileanu (1910-2004), une étudiante bucarestoise en philosophie et en droit. Parallèlement, il lit et écrit beaucoup de poésies,
de romans et de critiques littéraires en roumain. Après avoir terminé ses études en
1934, il enseigne le français dans différentes écoles
et dans d'autres lieux de formation, puis se marie en1936.

Dans l'étude qu'elle consacre à la jeunesse littéraire d'Eugène Ionesco, Ecaterina Cleynen-Serghiev conclut « La carrière roumaine du
futur académicien n'a pas été un échec. Le critique n'a pas été ignoré, les contradictions de ses articles et de son livre [Non] ont été
relevées, mais aussi l'intelligence, l'humour et le caractère attachant du critique. « Le livre de cet enfant terrible qu'est Eugen Ionescu
— notait un critique le 28 mai 1934 dans son Journal — est écrit avec clairvoyance, avec du nerf, de la verve et de l'audace, qui
conviennent bien — et sont même à désirer — dans la pratique des jeunes » écrivait Sașa Pană dans son livre Născut în '02 [« Né en
4
1902 »], Bucarest, 1973,p. 469) » .

Années difficiles avant, pendant et après la Seconde Guerre mondiale


En 1938, Ionesco reçoit de l'institut de français à Bucarest une bourse afin de préparer une thèse de doctorat sur les thèmes du péché
et de la mort dans la poésie moderne depuis Baudelaire, ce qui lui permet d'échapper à l'ambiance de guerre civile d'une Roumanie
carliste en conflit armé avec la Garde de fer fasciste. De Paris, il fournit des informations aux revues roumaines sur les évènements
littéraires de la capitale française.
Après la défaite de la France de mai-juin 1940 et l'effondrement consécutif du régime carliste en Roumanie, le couple Ionesco doit
rentrer à Bucarest : ressortissant roumain, Eugène doit passer en conseil de révision. Sa santé lui permet d'échapper à la mobilisation
dans l'armée, mais la Roumanie devient fascisteet les citoyens réputés francophiles sont désormais très surveillés : le pouvoir effectif
appartient à l'ambassadeur nazi Manfred von Killinger, dans un pays dont l'URSS occupe une partie (juin 1940) tandis que le
Troisième Reich « protège » le reste (octobre 1940). Bucarest comme Paris collaborent avec Berlin : la Roumanie est dans le même
camp que la France du régime de Vichy. Cela permet à Ionesco d'obtenir, en mai 1942, un poste d'attaché de presse à l'ambassade de
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Roumanie en France, àVichy . C'est à Vichy que naît son unique enfant Marie-France le 26 août 1944. La famille Ionesco ne quittera
plus la France, après avoir vécu un temps à Marseille, puis à Paris.

À la Libération, la France gaulliste et la Roumanie communiste (depuis le 6 mars 1945) ne sont plus dans le même camp politique et
Ionesco perd son poste d'attaché : le couple connaît alors une période de grande gêne financière et Ionesco, encouragé par Jean
Paulhan, entre comme correcteur au service d'une maison parisienne d'édition juridique, jusqu'en 1955.

Lente ascension
En 1947, inspiré par les phrases d'exercices de L'Anglais sans peine de la méthode
Assimil, Ionesco conçoit sa première pièce La Cantatrice chauve, qui est jouée en
1950 et à défaut d'attirer immédiatement le public, retient l'attention de plusieurs
critiques, du Collège de 'Pataphysique, et de plusieurs amateurs de littérature,
comme ses amis, le couple Monica Lovinescu et Virgil Ierunca. En 1950, il obtient
la nationalité française. Il continue d'écrire des pièces, commeLa Leçon (représentée
en 1951) et Jacques ou la soumission qui font de lui un auteur de théâtre français à
part entière et un des dramaturges les plus importants du théâtre de l'absurde
— même s'il ne cessera de réfuter ce terme, trop réducteur à ses yeux.

En 1951, suivent Les Chaises, Le Maître et L'avenir est dans les œufs. En 1952 il a
Théâtre de la Huchetteen 1957.
l'idée de Victimes du devoir, l'une de ses pièces les plus autobiographiques. La même
année voit la reprise de La Cantatrice chauve et de La Leçon. 1953 est l'année de la
reconnaissance : Victimes du devoir est représentée pour la première fois, accompagnée d'une
série de sept sketches, et reçoit un accueil favorable. Le premier recueil en un volume de ses
pièces est imprimé. Ionesco rédige encore Amédée ou Comment s'en débarrasser et Le
Nouveau Locataire.

Ionesco est alors reconnu comme un auteur jouant spirituellement avec l'absurde et parvient
presque à vivre de ses pièces. En 1954, il écrit Le Tableau et le récit Oriflamme, et il fait à
Heidelberg son premier voyage de conférences à l'étranger. En 1955 il rédige L'Impromptu de
l'Alma et voit jouer pour la première fois une de ses pièces à l'étranger (Le Nouveau
Locataire). En 1957, il devient Satrape du Collège de 'Pataphysique. La Cantatrice chauve et
La Leçon reçoivent une nouvelle mise en scène au petit théâtre de la Huchette à Paris ; elles
figurent depuis lors sans interruption au programme de cette salle.

La Cantatrice chauve à
Années à succès l'affiche en 2011.
Pendant l'hiver 1958-1959, Ionesco développe la pièce Tueur sans gages à partir du récit
Oriflamme.

En automne 1959, paraît chez Gallimard Rhinocéros, nouvelle pièce dans laquelle Ionesco manifeste son effroi devant toutes les
formes de totalitarisme : cette pièce (Rhinocéros) reprend, avec de légères modifications, l'action et les personnages de la nouvelle de
même nom qui avait été écrite antérieurement (la nouvelle en question sera ultérieurement incorporée (1962) au recueil La Photo du
colonel).
La pièce est représentée pour la première fois dans une traduction allemande le 6 novembre 1959 au Schauspielhaus de Düsseldorf,
où le public acclame la critique dunazisme.

La pièce est créée dans sa version française à Paris à l'Odéon-Théâtre de France le 22 janvier 1960 dans une mise en scène de Jean-
Louis Barrault et des décors de Jacques Noël : pour Ionesco, c'est la consécration.

En avril 1960, Rhinocéros est monté à Londres auRoyal Court Theatre dans une mise en scène d'Orson Welles avec Laurence Olivier
dans le rôle de Bérenger.

En 1961-1962, naît Le roi se meurt, une réflexion sur la mort ; en 1962, c'est Délire à deux et Le Piéton de l'air (d'après la nouvelle,
cf. le recueil La Photo du colonel).

En 1962 également, paraît sous le titre Notes et contre-notes une collection d'articles et de conférences de Ionesco sur son théâtre. En
1964, Düsseldorf est une fois de plus témoin d'une première de Ionesco : La Soif et la faim (en). Pour la première fois la même
année, une de ses pièces,Rhinocéros est mise en scène dans son pays natal, la Roumanie.

Dernières décennies
Un peu malgré lui, Ionesco entrait maintenant dans le personnage de l'écrivain
établi, invité à des conférences, comblé des prix et d'honneurs et accédait en 1970 à
l'Académie française, élu au fauteuil de Jean Paulhan, qui avait été l'un de ses plus
précieux soutiens durant les années 1950. Dans la dernière partie de sa vie, il
s'essaya également au genre romanesque et termina en 1973 Le Solitaire, où un
personnage à la fois marginal et insignifiant passe en revue son passé vide de sens et
son présent.
Plaque au no 96 boulevard du
Montparnasse (14e arrondissement
Comme dramaturge, Ionesco transforme en pièce le roman Ce formidable bordel !
de Paris), où il vit entre 1964 et
(1973). Dans cette pièce, il fait jouer au personnage principal un rôle tout à fait 1994.
passif, presque muet et tout de même impressionnant. Comme la pièce ne se prive
pas de jeter des sarcasmes sur les soixante-huitards, ceux-ci le traitent d'auteur
fascisant, lui qui avait été longtemps considéré comme le porte-parole d'une critique radicale de la société moderne.

En 1975, il donne sa dernière pièce,L'Homme aux valises. Après quoi Ionesco se tourne davantage vers d'autres genres, en particulier
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l'autobiographie. En février 1978, il fait partie des membres fondateurs du Comité des intellectuels pour l'Europe des libertés . La
même année, il apporte son soutien aux militants du Groupe union défense (GUD), non pour leur idéologie, mais parce qu'il estimait
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absurdes les poursuites contre eux . Mais cela, ajouté à sa dénonciation des crimes des régimes communistes et de l'aveuglement des
intellectuels français admirateurs de ces régimes, commence à lui donner une réputation sulfureuse d'homme d'extrême droite (qu'il
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partage avec les autres roumains de sa génération, accusée en bloc d'avoir été fasciste et antisémite , tout comme les Juifs roumains
de cette même génération avaient été accusés en bloc par le régime fasciste roumain d'avoir soutenu l'occupation soviétique de 1940
en Roumanie). Cette réputation s'accentue en février 1989, lorsqu'il ouvre la session publique organisée par le Parlement européen au
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sujet des violations desdroits de l'homme commises par le régime communiste roumain .
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En mai 1977, il signe un appel demandant l'arrêt de poursuites en cours contre leGroupe union défense .

Dans les dernières décennies de sa vie, malgré la chute du rideau de fer et l'ouverture des archives, la concurrence des mémoires
s'installe : les victimes des régimes dits communistes et les compromissions de nombreux intellectuels avec ces dictatures, ne
trouvent guère d'écho dans la mémoire collective, alors que la moindre compromission de tel ou tel intellectuel roumain avec
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l'extrême droite est dénoncée avec vigilance . De plus, sa santé se dégrade : Ionesco sombre alors dans la dépression et utilise la
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peinture comme thérapie. Il meurt à Paris, à l'âge de 84 ans, et est enterré au cimetière du Montparnasse . Malgré
l'instrumentalisation politique de la mémoire des tragédies qu'il évoque, Ionesco est non seulement « roi sans couronne » du théâtre
ges français du XXe siècle.
de l'absurde, mais il est aussi considéré comme l'un des grands dramatur
Une triple figure d'auteur
L'entrée « Eugène Ionesco » des encyclopédies retient et entérine la figure — synthétique et
minimaliste — d'un dramaturge français d'origine roumaine, chef de file du théâtre de
l'absurde aux côtés de Samuel Beckett. Il montrait à son égard de l’admiration, autant que de
l’agacement d’être mis en concurrence avec l’auteur irlandais. « En disant que Beckett est le
promoteur du théâtre de l’absurde, en cachant que c’était moi, les journalistes et les historiens
littéraires amateurs commettent une désinformation dont je suis victime et qui est calculée ».
Il insiste sur le fait que En attendant Godot est arrivé trois ans après La Cantatrice chauve,
deux ans après la Leçon et un an après Les Chaises.

Dans son expression la plus simple, Ionesco est réduit à « l'auteur de La Cantatrice chauve ».
Rien de plus réducteur : le roman, les contes, les nouvelles, les journaux intimes, les Tombe d'Eugène Ionesco et
pamphlets, les essais politiques et esthétiques de Ionesco ont été trop souvent mésestimés, de sa femme Rodica avec
une épitaphe qui révèle ses
voire occultés, peut-être à cause de la difficulté à les relier directement à la dramaturgie avant- 11
doutes sur la religion .
gardiste de leur auteur. Eugène Ionesco est certes l’auteur des Chaises, de Rhinocéros et de La
Soif et la Faim ; il est aussi l’auteur d’Antidotes, du Le Solitaire et de La Quête intermittente.

La particularité de celui auquel Jacques Mauclair a décerné le titre d’« enfant terrible de la littérature et de la vie parisienne » est
certainement de résister farouchement à tout essai de démystification. Cependant, cette figure d'auteur relativement complexe semble
s'articuler autour d'au moins trois images qui se superposent.

L'« anti-auteur »
En premier lieu, l’entrée de Ionesco dans l’espace littéraire de l’après-guerre, de La Cantatrice chauve à L'Impromptu de l'Alma.
Ionesco devient auteur, ou plutôt un « anti-auteur » (selon ses propres mots), présentant au public des « anti-pièces » qui s’écartent de
l’horizon d'attente de celui-ci. Ionesco est alors un personnageiconoclaste et avant-gardiste. Arrivé sur les planches par le truchement
de circonstances inattendues, il côtoie les rangs du collège de Pataphysique, et déroute la critique parisienne par ses facéties et son
esprit de contradiction.

Le « grand écrivain »
Ionesco est un de ces rares auteurs à avoir été reconnu de son vivant comme un « classique ». Il a ainsi connu une renommée
internationale fulgurante, d’abord au Royaume-Uni, où il a suscité de nouvelles polémiques avec le critique dramatique Kenneth
Tynan (en). Ses pièces ont en outre connu un succès populaire jamais démenti, qui les a conduites des petites salles du Quartier latin
(les Noctambules, le Poche, la Huchette) où il a fait ses débuts, aux grandes scènes parisiennes (le Théâtre de l'Odéon, le Studio des
Champs-Élysées, la Comédie-Française). Ce succès public a été enfin confirmé par une reconnaissance institutionnelle : élection à
l’Académie française, mais aussi prix T.S. Elliot-Ingersoll à Chicago.

Dramaturge, essayiste, romancier, conférencier qui se fait remarquer par un engagement politique, Ionesco devient, avec Rhinocéros,
Le roi se meurt, La Soif et la Faim, Jeux de massacre et Macbett, série de grandes pièces tragiques, un écrivain occupant une place
essentielle dans la littérature mondiale. Il faut cependant relativiser cet engagement. D'une part, il s'est toujours opposé au théâtre
engagé et à Brecht, déclarant dans un entretien radiophonique : « Je n'aime pas Brecht, justement parce qu'il est didactique,
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idéologique. » D'autre part, Rhinocéros a certes pour point de départ l'anti-nazisme, mais comme l'écrit Pascale Alexandre-Ber
gues,
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cette pièce « vise moins une idéologie précise que la question, plus générale, du dogmatisme. ».

Un « homme en question »
Enfin, le troisième versant de cette figure d’auteur apparaît dans son retrait de la scène littéraire. À Saint-Gall, en Suisse, Ionesco
abandonne ainsi les mots pour une peinture naïve et chargée de symboles. Le dernier visage de Ionesco est celui du mystique épris de
philosophie orientale, passionné par la Kabbale, dans le sillage de son ami Mircea Eliade. Les essais de cette époque, d’Antidotes à
La Quête intermittente, en passant par Un homme en question, sont autant de monologues nostalgiques et métaphysiques, au travers
desquels Ionesco s'oriente vers une écriture intimiste où il se cherche, s’analyse lui-même et se révèle.

La coexistence intermittente de ces trois figures ne fait aucun doute. En effet, l’introspection est déjà présente en 1952 dans Les
Chaises et en 1956 dans Amédée ou Comment s'en débarrasser, de même que les journaux intimes, Journal en miettes et Présent
passé. Passé présent, sont publiés dans les années 1960, soit à l’époque où il investit les grandes scènes aux côtés de Jean-Louis
Barrault. À l’inverse, alors qu'Ionesco semble s’être retiré de la vie publique, alors même qu’il est hospitalisé à Bruxelles le 22 février
1989, il transmet, par l’intermédiaire de sa fille, un réquisitoire célèbre contre le génocide perpétré par le régime communiste,
renouant avec la figure de l’intellectuel engagé. Pour autant, le 7 mai de la même année, à l’occasion de la troisième Nuit des
Molières, la facétie de l’amuseur et du trublion n'ont pas disparu. Ionesco reste parfaitement inégal à lui-même.

Œuvre
Eugène Ionesco est considéré, avec l'Irlandais Samuel Beckett, comme le père du théâtre de l'absurde, pour lequel il faut « sur un
texte burlesque un jeu dramatique ; sur un texte dramatique, un jeu burlesque ». Au-delà du ridicule des situations les plus banales, le
théâtre de Ionesco représente de façon palpable la solitude de l'homme et l'insignifiance de son existence. Il refusait cependant lui-
même la catégorisation de ses œuvres sous la dénomination de théâtre de l’Absurde. « Je préfère à l’expression absurde celle
d’insolite. » Il voit dans ce dernier terme un caractère d’effroi et d’émerveillement face à l’étrangeté du monde alors que l’absurde
serait synonyme de non-sens, d’incompréhension. « Ce n’est pas parce qu’on ne comprend pas une chose qu’elle est absurde »
résume son biographe André Le Gall.

Théâtre
La Cantatrice chauve (1950)
Les Salutations (1950)
Le Vicomte (1950)
La Leçon (1951)
Les Chaises (1952)
Victimes du devoir (1953)
La Jeune Fille à marier(1953)
La Nièce-Épouse (1953)
Le Maître (1953)
Le Rhume onirique (1953)
Le Salon de l'automobile(1953)
Les connaissez-vous ?(1953)
Les Grandes Chaleurs(1953)
Amédée ou Comment s'en débarrasser(1954)
Jacques ou la Soumission(1955)
Le Nouveau Locataire (1955)
Le Tableau (1955)
L'Impromptu de l'Alma (1956)
Tueur sans gages (1959)
Scène à quatre (1959)
Rhinocéros (1959)
Apprendre à marcher (1960)
L'Œuf dur (1961)
Délire à deux (1962)
L'avenir est dans les œufs(1962)
Le roi se meurt (1962)
La Colère (1962)
Le Piéton de l'air (1963)
Exercices de conversation et de diction française pour étudiants américains
(1964)
La Soif et la Faim (1964)
Pour préparer un œuf dur(1965)
La Lacune (1966)
Jeux de massacre (1970)
La Vase (1970)
Macbett (1972)
Ce formidable bordel ! (1973)
L'Homme aux valises (1975)
Contes (1979)
Voyages chez les morts (1980)

Livret d'opéra
Maximilien Kolbe (1985) sur une musique de Dominique Probst.

Essais
Notes et contre-notes : L'auteur et ses problèmes ;I. Expérience du théâtre ;II. Controverses et témoignages ;III.
Mes pièces ; IV. Vouloir être de son temps c'est déjà dépassé, Paris, Éditions Gallimard, coll. « Idées » (no 107),
mai 1966, 384 p. (ISBN 2070351076 et 9782070351077, présentation en ligne)
Découvertes, Genève, Albert Skira,coll. « Les Sentiers de la Création »,1969
Antidotes : Oser ne pas penser comme les autres ; I. De Prague à Londres, la honte ; II. La culture n'est pas
l'affaire de l'État ; III. J'aurais écrit, de toute façon ; IV
. Notes, fragments, polémiques, entretiens ; Pourquoi j'écris ;
l'Académie ; Hommage à mes amis disparus, Paris, Éditions Gallimard, coll. « Blanche », août 1977, 376 p.
(ISBN 2070297608 et 9782070297603, présentation en ligne)
Un homme en question - essais : L'homme en question, el T Quel, février 1978 ; Culture et politique ; Discours
d'ouverture du Festival de Salzbourg 1972 ; Délivrons-nous de nos idées,La NRF, septembre 1977 ; Tout à
recommencer ?, La NRF, novembre 1977 ; Il m'est de plus en plus difficile…, La NRF , janvier 1978 ; Quelques
nouvelles raisons de désespérer, La NRF, avril 1978 ; Un mois plus tard, La NRF , août 1978 ; Monologues et mise
en scène de certains rêves, La NRF , 1.3.1979 ; Myriam et autres ; Le docteur I.V. arrive en France ; Peur de
l'utopie ; Événements inexplicables qui me sont arrivés, Cahiers de l'Est, no 1, janvier 1975 ; J'accuse…,Le
Figaro, 24 décembre 1977 ; Ces Américains anti-Américains, Le Figaro, 25 décembre 1978 ; Contre les metteurs
en scène censeurs, Le Figaro, 10 février 1979 ; Staline : l'archétype du tyran Le Figaro, 4 mars 1978 ; Lettre à M. ;
À bas les politiciens L'Express, 9 janvier 1978 ; La Cantatrice vingt ans après, L'Express Magazine, 9-15 janvier
1978 ; « Job et l'excès du mal » de Philippe Nemo,Le Quotidien de Paris, 8 juin 1978 ; Miró, le seul peintre qui
ose démontrer à Dieu qu'il s'est trompé,Paris Match, 10 novembre 1978 ; Le monde est invivable,Le Soir
(Bruxelles), 14 février 1979 ; Paul Goma,Le Monde, 9 mars 1979 ; Le 31 août 1978, Paris, Éditions Gallimard,
coll. « Blanche », mai 1979, 224 p. (ISBN 2070287424 et 9782070287420, présentation en ligne); Bernard Dreyfus, artiste
peintre, 1980, publié dans Bernard Dreyfus, Maison de l'Amérique Latine, 2009.
Hugoliade [« Viata grotesca și tragica a lui Victor Hugo »] (trad. du roumain par Dragomir Costineanu avec la
participation de Marie-France Ionesco, postface Gelu Ionescu), Paris,Éditions Gallimard, coll. « Hors serie
Litterature », septembre 1982, 160 p. (ISBN 2070217124 et 9782070217120, présentation en ligne)
Non : Première partie : Moi, Tudor Arghezi, Ion Barbu et Camil Petresco; Deuxième partie : Faux itinéraire critique
(trad. du roumain par Marie-France Ionesco,préf. Eugen Simion, postface Ileana Gregori), Paris,Éditions
Gallimard, coll. « Blanche », avril 1986, 312 p. (ISBN 2070706753 et 9782070706754, présentation en ligne)
La Quête intermittente, Paris, Éditions Gallimard, coll. « Blanche », janvier 1988, 180 p. (ISBN 2070712109 et
9782070712106, présentation en ligne)
François Baron-Renouard, un impressionniste du non figuratif, Tokyo, Japon, Musée Seiji Togo, 1981

Roman, nouvelles et contes


La Photo du colonel (Gallimard, 1962), nouvelles (Oriflamme, La photo du colonel, Le piéton de l'air, Une victime
du devoir, Rhinocéros, La vase, Printemps 1939)
Le Solitaire (Mercure de France, 1973), roman
Contes pour enfants de moins de 3 ans(Gallimard, 1983-85), (Conte no 1, Conte no 2, Conte no 3, Conte no 4)

Journaux
Journal en miettes (récits de rêves, opinions, souvenirs, réflexions morales, notes sur la littérature), Mercure de
France, 1967
Présent passé, passé présent, Mercure de France, juillet 1968

Œuvre graphique
Eugène Ionesco est également l'auteur d'une œuvre graphique ; à partir des années 1980, il commence à peindre et à dessiner, et
16
réalise des lithographies .

Eugène Ionesco, Le blanc et le noir, Saint-Gall, Éditions Erker, 1981.

Prix et récompenses
1966 : prix du Brigadier pour La Soif et la faim, Comédie-Française
1966 : grand prix du Théâtre de la Société des Auteurs
1969 : prix Prince-Pierre-de-Monaco
1969 : grand prix national du Théâtre
1970 : grand prix de littérature européenne
1973 : prix Jérusalem pour l'ensemble de son œuvre et notammentRhinocéros
1976 : médaille Max Reinhardt au festival de Salzbourg
1984 : légion d'honneur
1985 : prix international d'art contemporain de Monte-Carlo
1985 : prix T.S. Eliot-Ingersoll à Chicago
1987 : médaille de vermeil de la ville de Paris

Citations
« C’est parfaitement lucide sur le ridicule métaphysique de ma situation d’homme, que je fais de la littérature. Si
j’essayais de me retirer dans mes déserts intérieurs, je n’en continuerais pas moins de souf frir des succès et de la
gloire montante de mes confrères d’ici et d’ailleurs. Je ne parviendrai pas à dépasser ces choses simples,
communes, que vous, mesdames et messieurs, trouvez banales et n’appréciez guère. Je vivrai donc déchiré entre
le désir de satisfaire mes petites vanités et la pleine conscience que le dérisoire, trop évident à mes yeux, d’une
telle satisfaction ne me laisserait ni me réjouir ni désespérer
. » (Non)
« Ces Notes et contre-notes sont le reflet d’un combat mené au jour le jour , elles sont écrites au hasard de la
bataille, elles pourront peut-être servir de documents, montrant ainsi ce que pouvait être le point de vue d’un
auteur cerné qui, voulant répliquer de tous les côtés à la fois, s’est trouvé pris, parfois, dans les contradictions que
l’on remarquera, sans doute, et dont les lecteurs voudront bien m’excuser . » (Notes et contre-notes)
« Vous tous, innombrables, qui êtes morts avant moi, aidez-moi. Dites-moi comment vous avez fait pour mourir ,
pour accepter. Apprenez-le moi. Que votre exemple me console, que je m'appuie sur vous comme sur des
béquilles, comme sur des bras fraternels. Aidez-moi à franchir la porte que vous avez franchie. Revenez de ce
côté-ci un instant pour me secourir. Aidez-moi, vous, qui avez eu peur et n'avez pas voulu. Comment cela s'est-il
passé ? Qui vous a soutenus ? Qui vous a entraînés, qui vous a poussés ? vez-vous A eu peur jusqu'à la fin ? Et
vous, qui étiez forts et courageux, qui avez consenti à mourir avec indif férence et sérénité, apprenez-moi
l'indifférence, apprenez-moi la sérénité, apprenez-moi la résignation. » (Le Roi se meurt)
« La vie est une lutte, ça serait lâche de ne pas combattre.»Rhinocéros)
(

Notes et références
(de) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en
allemand intitulé « Eugène
Ionesco » (voir la liste des auteurs).
1. Concernant l’année, de nombreux sites internet citent encore à tort la date de 1912, sur la foi des déclarations
répétées de l’écrivain qui s'était rajeuni de trois ans au début des années 1950, pour entrer dans la catégorie des
« jeunes auteurs » aux côtés de son éternel rival, Samuel Beckett. Mais son état-civil oblige à restituer la date de
1909, comme le font les sites de la Bibliothèque nationale de France, de l’Académie française, des éditions Gallimard
et d'autres sites tout aussi officiels. Cependant, le site internet de l’Académie française cite le 13 novembre comme
date de naissance, sans préciser s’il s’agit d’une date du calendriergrégorien ou julien. S’il s’agit d’une date du
calendrier julien, elle correspond bien au 26 novembre 1912 dans le calendrier grégorien.
2. « "Ionesco", d'André Le Gall» (https://www.lemonde.fr/livres/article/2009/07/02/ionesco-d-andre-le-gall_1214229_32
60.html), sur Le Monde.fr, 2 juillet 2009 (consulté le 3 avril 2018).
3. La Revue de la France géographique industrielle de France - Département de la Mayenne , 1966, p. 27-29.
4. Ecaterina Cleynen-Serghiev, La Jeunesse littéraire d'Eugène Ionesco, Paris, PUF, 1993, p. 128.
5. Michel Winock, magazine l'Histoireno 276, p. 19, mai 2003
6. « Tous au CIEL : un combat intellectuel antitotalitaire (1978-1986) présenté par Alain Laurent » (https://lesbelleslettre
sblog.com/2018/02/15/tous-au-ciel-un-combat-intellectuel-antitotalitaire-1978-1986-presente-par-alain-laurent/) , sur
lesbelleslettresblog.com, 15 février 2018.
7. SCALP-REFLEXes, Les rats pourris - Une histoire du Gud(http://lahorde.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/01/L
es-rats-pourris.pdf), 2010
8. Par exemple dans l'ouvrage de Leon Volovici, Nationalist Ideology and Antisemitism: the case of Romanian
Intellectuals in the 1930soù, dans le titre, il manque le mot «some » intellectuals : éd. Pergamon Press, Oxford
1991, (ISBN 0-08-041024-3), et dans les commentaires de l'édition française de 2009 duLivre Noir de Matatias Carp
décrivant la Shoah en Roumanie, initialement publié en 1949 en Israël.
9. François Fetjö et Ewa Kulesza-Mietkowski,La fin des démocraties populaires : les chemins du post-communisme ,
Paris, Éditions du Seuil,coll. « XXe siècle », 1992, 560 p. (ISBN 978-2-020-12162-0), p. 319.
10. « Plusieurs personnalités lancent un appel en faveur du GUD» (https://www.lemonde.fr/archives/article/1977/05/21/p
lusieurs-personnalites-lancent-un-appel-en-faveur-du-gud_2872159_1819218.html) , sur lemonde.fr, 21 mai 1977.
11. Marjorie Schöne, Le théâtre d'Eugène Ionesco : Figures géométriques et arithmétiques , Éditions L'Harmattan,2010
(lire en ligne (https://books.google.fr/books/about/Le_th%C3%A9%C3%A2tre_d_Eug%C3%A8ne_Ionesco.html?hl=fr
&id=qVeAL6R8_0EC)), p. 209.
12. Laignel-Lavastine, Alexandra., Cioran, Eliade, Ionesco : l'oubli du fascisme : trois intellectuels roumains dans la
tourmente du siècle, Presses universitaires de France,coll. « Perspectives critiques »,2002 (ISBN 2130517838,
OCLC 49806823 (http://worldcat.org/oclc/49806823&lang=fr)).
13. Tombe dans l'Allée Lenoir, 6e division.
14. Eugène Ionesco, Notes et contre-notes, Paris, Gallimard, 1966, 371 p., p. 191.
15. Pascale Alexandre-Bergues,Pascale Alexandre-Bergues commente Le Roi se meurt d'Eugène Ionesco , Paris,
Gallimard, 2005, 218 p., p. 21.
16. « Le blanc et le noir - Koninklijke Bibliotheek» (http://www.kb.nl/fr/collection-koopman/le-blanc-et-le-noir), sur
www.kb.nl.

Voir aussi

Bibliographie Sur les autres projets Wikimedia :

Eugène Ionesco, sur Wikimedia Commons


Denise Bourdet, Eugène Ionesco, dans: Brèves
rencontres, Paris, Grasset, 1963. Eugène Ionesco, sur Wikiquote
Claude Abastado, Eugène Ionesco, Bordas, 1978
Claude Bonnefoy, Entretiens avec Eugène Ionesco,
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Eugène Ionesco, Entre la vie et le rêve, Gallimard, 1996
(ro) Matei Călinescu, Eugène Ionesco: teme identitare și existențiale
, Iași, Junimea, 2006
Ecaterina Cleynen-Serghiev, La Jeunesse littéraire d'Eugène Ionesco, Paris, PUF, 1993
(en) Richard N. Coe, Eugène Ionesco, Edinburgh, Oliver and Boyd,1961
Jean-Hervé Donnard, Ionesco dramaturge ou l'artisan et le démon, Paris, Lettres Modernes,1966
Yves-Alain Favre, Le théâtre de Ionesco ou le rire dans le labyrinthe
, Mont-de-Marsan, José Feijóo,1991
Robert Fricks, Ionesco, Nathan-Éditions Labor, 1976
Alexandra Hamdan, Ionescu avant Ionesco. Portrait de l'artiste en jeune homme , Berne, Éditions Scientifiques
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(ro) Marie-France Ionesco,Portretul scriitorului în secol, Bucarest, Humanitas,2003
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Ahmad Kamyabi Mask (ill. de Günther et Taha), Qu'a-t-on fait de Rhinocéros d'Eugène Ionesco à travers la monde
(Allemagne, France, Roumanie, Iran, Japon, États-Unis...) , Paris, A. Kamyabi Mask,1995 (lire en ligne)
Ahmad Kamyabi Mask et Jean Louis Barrault,Qu'attendent Eugène Ionesco et Samuel Beckett? et qu'en
pensent : J.-L. Barrault, J. Mauclair, M. Maréchal, P. Vernois, T. Brown, A. Grodzicki, R. Benski, A. Epstein, R.
Lamont, R. Schechner ?, Paris, A. Kamyabi Mask,1991 (lire en ligne)
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André Le Gall, Ionesco. Mise en scène d'un existant spécial en son œuvre et en son temps
, Flammarionon, 2009
(ro) Laura Pavel, Ionesco. Anti-lumea unui sceptic, Pitești,, Paralela 45, 2002
(ro) Marta Petreu, Ionescu în țara tatălui, Cluj, Biblioteca Apostrofo,2001
(it) Giovanni Rotiroti, Odontotyrannos. Ionesco e il fantasma del rinoceronte
, Roma, Il filo, 2009
Philippe Sénart, Ionesco, Paris,, Éditions Universitaires,1964
Eugen Simion, Le jeune Eugen Ionescu, L'Harmattan, 2013

Article connexe
Edy Saiovici

Liens externes
Notices d'autorité : Fichier d’autorité international virtuel• International Standard Name Identifier• CiNii •
Bibliothèque nationale de France(données) • Système universitaire de documentation• Bibliothèque du Congrès•
Gemeinsame Normdatei• Service bibliothécaire national• Bibliothèque nationale de la Diète•
Bibliothèque nationale d’Espagne• Bibliothèque royale des Pays-Bas• Bibliothèque nationale d’Israël• WorldCat
Bases de données relatives à la littérature :Académie française • Babelio • BiblioNet • Biblioteca Virtual Miguel de
Cervantes • Catalogo Vegetti della Letteratura Fantastica• Digitale Bibliotheek voor de Nederlandse Letteren•
Internet Speculative Fiction Database• Kritisches Lexikon zur fremdsprachigen Gegenwartsliteratur
Numéro spécial de la revueLingua Romana, consacré à Ionesco
Site belge consacré à l'auteur: une bibliographie actualisée (théâtre, prose, essais, écrits en roumain, critiques et
exégèses, mais aussi radio, télé, films et disques), un index impressionnant des mises en scène de pièces de
Ionesco (quels qu'en soient le pays et la langue).
« Site allemand consacré à l'auteur»(Archive • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?) : voir notamment une interview
de Ionesco en allemand (mars 1994).
Plusieurs entretiens filmés de Ionesco sont accessibles dans lesArchives pour tous de l'Institut National de
l'Audiovisuel : voir entre autres À propos. Michel Droit interviewe Eugène Ionesco(ORTF - 23 mars 1966 - 20
min), Ionesco à Zurich. À quoi joue Ionesco ?(ORTF - 1er janvier 1968 - 48 min),L'homme en question (FR3 - 23
juillet 1978 - 63 min), La mémoire courte. Eugène Ionesco. Un jour futur(A2 - 7 juin 1975 - 42 min) etLe fond et la
forme. Eugène Ionesco. Autoportrait(ORTF - 22 janvier 1970 - 17 min).
Un entretien avec Jean-Luc Lagarce autour deLa Cantatrice Chauve (25 juin 1992 - 48 min) sur le sitethéâtre-
contemporain.tv
(it) Giovanni Rotiroti, La comunità senza destino. Ionesco, Eliade, Cioran all'ombra del "Criterion"
Vidéo: Eugène Ionesco en 1969, il exprime sa vision du théâtre, une archive de laTélévision suisse romande.
, Cahiers Octave Mirbeau, no 13, 2006.
Pierre Michel, « Mirbeau, Ionesco et le théâtre de l'absurde »
Ionesco et Volokhov

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