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( ontraintesderentabilc, de productvit, de réa tvité de qualité... «Len- trepot doit désormais répondreauxménesimpéraifquan side production ,indique Fdoward Stanicae, consultant manager chez lcimat, société spéciaise eninge nietie industrielle et logistique Mieux. Pour Marc Peigné, direc- teur associé d'Argon Consulting, cabinet conselen transport ctlogis- tique, «cst mémePusine des temps rmodernes>, Du coup, exploitation derentrepot adoptelargementles :méthodes cts levies optimisa- tion des hard produits et des posts de travail couramment opérés dans le monde dela produe- POUR JOANNA BARI, monager cher Si Conse evoeat onbre de ties et on es charges, séministatives, BY Lootstiaves wasazine avn 2008/42 28 i} ORGANISATION #ReE L’entrepot se pilote comme une usine Dernier maillon du service client, 'entrepét doit répondre aux mémes contraintes de coats et de qualité qu’un centre de production. Il adopte une gestion automatisée des process grace a des outils informatiques et de manutention performants et des méthodes de lean management qui | s‘inscrivent dans une démarche d’amélioration continue. tion industrielle, «La maniére de -gérer un entrepat ressemble ala manizre de piloter une usine, Elle Sappuie sur une réduction des coats ex sur Pamélioration continue dela performance »,souligne Jean-Fran- soi Charuel; consultant chez Vales- sentia,spécialiste en lean manage- ‘ment,ergonomie et ergo-matricité «Le directeur de plate-forme lagis- tigue doit aujourd hui étre un excel- lent gestionnaire pour saisfaire les {fortes exigencesd’amiélioration des process et de qualité de service. Sa Jonetionrequiert désormais descom- ‘pétences multiples et une adaptabi lité permanente pour conduire le changement», ajoute Joanna Barjot, manager chez Sia- logistique; industrie et distribution, Fluidifier les process. Tous les eviers possibles d’optimisation sont désormaisactionnés au sein des entrepéts pour répondre aux nouvelles exigences de la profes- sion. Ils portent avant tout su la gestion des flux physiques de mar chandises. «On essai d’abord de _sagner en producivtésurles fcc en réception, stockage, préparation de commandes, emballage et expédi tion »,explique Philippe Guilhau- ‘mou, product manager chez Gene- rix group, éditeur de logiciels de gestion dentrepo, sein de Pentrep6t, le WMS, outil informatique intelligent est devenu ‘assistant indispensable Foptimi- sation des fx. Par sa richessefonc- tionnell, il est capable de planifer, ordonnancer piloter ensemble des activités pour fuifier les process. En somme, gérerau plusjuste en semble des ressources dontilestle chef d'or- cheste,&partirdecom- ‘mandes qui exit auto- ‘matiquement des cients delentrepat. «Lobjec- tifde ce type de logiciel cst de raccourcr les flux etde diminuer ls mow- vements des opérateurs, nnotarement dans la pré aration de commands. Cest pourquoi il peut massfir les commande, proposer le chemin le plus court pour les prélevements, regrouper give Ades ovules de sot- ting les produits plus forte rotation dans les emplacements ls pls proces des postes d’expédition et les plus ‘ppropriés pour les préparateurs de Consmiandes expose Evelyne Ray- haud, directeur commercial pro dit chez Veiteur de WMS a-Si peut meme adapter en temps "lala arab des proces en "éalfectant au joule jourles meilleurs ee ‘On définit des standards de travail en décortiquant les charges et les postes pour professionnaliser les métiers, Jean-Frangols Charvel, Consultant chez Valessentia, ‘emplacements des produits. Il aide ainsi procéder A du picking dynamique. «Les WMS ‘accompagnentaujourd hui les besoins deréactivité de Pentrepot sur des fcc tends, avec des délais. de plus en plus court ‘qui changent souvent», el Iyne Raynaud. Cestvalable, notam- ‘ment, dans e textile ot les enseignes ‘ont des besoins aléatoires de réas: sort. En organisant au plusjuste les flux de procuits es WMS sont deve- nus es garants dela qualité de ser Vice et dela réactivité de Pentrepot. «Crest un outilintéressant lorsqicon a beaucoup de réferences traiter et des préparations au détail », glisse Sylvie Bourdenymanager chez PEA ‘Consulting, cabinet consel en sup- ply chain exécution. Le WMS peut Ggaement air sr le colisege, autre ‘ment dit optimiser la constitution de palettes destinées i étre expé diges, Ila aussi la capacité a gérer simultanément différents types de uxt de produits dans des entre- potsmult-actvités et multiclients. Reconnaissance vocale. Aue out d’optimisation de activité de Pentrepot :la technologie émer- gente de la reconnaissance vocale, ui porte cette fis,surles charges etles postes de travail. Ce sy ui consiste pourle préparateur de commandes a identifier et valider les produits a prélever par sa voix, se substitue peu & peu au disposi- tif plus traditionnel d'identifica tion des produits par un lecteur radiofréquence. Le vocal a Pavan- 248A 201 DGSOUES AGATE 65 Dy cee 65 ORGANISATION Ey On essaie d'abord productivité sur les flux en réception, stockage, préparation de commandes, en emballage et en expédition, Philippe Gullhaumau, product manager chez Generix Group, tage delaisser&'opérateurles yeux opérations comme la réception des ctlesmainslibres,ce quilui permet yaaret tes ‘produits et Pimentaire, indique Meh: Wenchainer plus rapidement ses Qallolpemetenehsiner| ran Bachan, directeur commercial prélovements, Pour sesadeptes de us pldenent ses Europe du Sud de Vocollect,four- plusen plusniombreur,cetetech- "=e" nisseur américain de solutions nologie apporte ainsi un gain de vvocales. Nous langonsdailleurs une productivté significatif dans les nouvelle génération de terminaux ‘opérations de préparation de com soca qui permettontdntégrer des mands et ne meilleure qualité de lecture REID et un ra dépoté service en évitant crtanes erreurs de fagon a acer a des informations «Le vocal asociéau WMS peut étre visuals, Note objectifes de répandre source d’économni et de qualité en le-vocal toutes les opératons dans dimsnant le nombre de tigeseten Pentrepdt, dela réception a Pexpé- bist les charges administratves dition. » Mais pour Edouard Sta- admet Joanna Barjot-La technolo niczek, «le vocal r'apporte rien de gic est surtout utilisé, pour ins ‘lus que laradioféquence,sice nest tant, dans a préparation de com- tn peu plus de producivité surtout ‘andes. «Les gains de productivité sur des operations répetitvesnotarn- gue apporte sont de 15 % 30% ment dans ies entepdts dela grande selon es process ete typed activité distribution. I peut airs etre pert Mais depuis decd risans sinus nent lorsque les volumes sont impor- trielsintdgrent le vocal dans autres tants avec de nombre opératew's». Commandes fragmentées. Nous lancons une nouvelle génération de Comme dans 'industre,optimi- terminaux vocaux qui permettent d’intégrer sation des process et des postes de des lecteurs de RFID et un écran travail en entrepot passe également parla mécanisation ou Pautoma tisation. «Lesentreprsesy viennent pew a peu, toujours dans une quéte de productivit, mais mécaniser des {fluslgistiquesest moins facile que cewsissus de la production indus trill, Vidéo est usiliser des équi- pements automatiques, stockeurs rotatif ranstockewrs comers 4 gare, miniloads...qui ame- nentles articles enbalés dans descartonsou contenus dans des bs pstiques aux posts de préparateurs decom déporté, de facon a accéder A des informations visuelles, Mehran Bachan, directeur commercial Europe du Sud deVocollect. LOGISTIQUES MAGAZINE / AVRIL 2011 / \* 258 maces sédentaires» analyse Edouard Staniczek, « Depuis 2a 3 ans, on observe une tendance a la mécani- sation des process dans lentrepot. Encore aibleaujourd hui en France, deonirede5% 2 10%, le tawcd'au- tornatisation des plates. formes log ques va étre muliplié par 3 ici a 5 ans» estime Marc Peigné d’Ar gon Consulting. Cettetendance suit en fait cele de préparations de lots de plus en plus petits, liges a des ccommandes de plus en plus frag- rmentées de références, de surcroit lids variées, 'objectif est aussi de sgagner en réactivité.A cet égard, la ‘montée en puissance du e-com- ‘metce tire la mécanisation. «Dans ce.créneau de distribution, il faut essayer, par exemple, de mécaniser nasimuon les poste d’embalages, commandesne coniprennent qu'un article. En indus trialsant la miseen carton des articles pour leur expédition, on gagne en productivité et en réactivté. Nombre de plates-formes le font a partir de solumes ext le milion de pide», souligne Marc Peigné. Mais pour ce dernier, ces dispositifs mécani 65 ou semi-mécanisés se prétent mieux aux produits de grande consommation, principalement & destination de a distribution, plu- totqu’aux produits industries. Les dlisteibuteuss cherchent & réduire Teurs niveaux de stocks et généra- lisent les lux tendus. «La réponse est de mécaniser les process sur un schéma de rieuses automatiques qui dispatchent les produits par maga-