Vous êtes sur la page 1sur 6

FEDERATION FRANCAISE DE RUGBY A XIII

COMMISSION SUPERIEURE D’APPEL


30 Rue de l’Echiquier – 75010 PARIS
Tél. : 01.75.44.97.57 Fax : 01.48.00.07.02
Email : juriste@ffr13.fr

044/LD/MG/2018 Paris, le 10 août 2018

- PROCES VERBAL N° 7 -
Réunion du 8 août 2018.

Membres présents : Laurent DAGUES, Cyrille PONS, Eric VAN BRUSSEL.

MATCH U19 LAMBESC Salon XIII / TOULOUSE OLYMPIQUE 2 du 03/06/2018

Recours du club de LAMBESC Salon XIII suivant la lettre recommandée du 11 juin 2018 contre la décision du procès-verbal n°34
de la Commission Nationale de Discipline du 6 juin 2018 qui a débouté le club concernant sa réclamation au sujet de la présence de
deux joueurs « équipiers premiers » en Juniors Élite au Toulouse Olympique.

Vu la feuille de match ;
Vu le rapport du délégué ;
Vu le constat d’après-match ;
Vu la lettre d’appel du club de LAMBESC Salon XIII du 11/06/18 ;
Vu les procès-verbaux de la Commission Nationale de Discipline ;
Vu le règlement disciplinaire en vigueur ;

Vu l’article 16 du règlement disciplinaire ;


Vu l’article 23 du règlement disciplinaire ;

Le Président du club de LAMBESC Salon XIII, Monsieur William LIBERGE, licence n°17579770, l’entraîneur Monsieur Sébastien
IDIR, licence n°17556105, le secrétaire général Monsieur Eric PALLOT, licence n°17535661 ainsi que la secrétaire du club
Madame Michèle CARTOUX, licence n°17556105 étaient présents lors de l’audition.

L’appel est recevable en la forme.

Conformément à l’article 24 du règlement disciplinaire, le Président de la séance a exposé au club poursuivi un rapport décrivant les
faits et rappelant les conditions du déroulement de la procédure.
Le Président rappelle que, par une première décision du 6 juin 2018, la Commission Nationale de Discipline a décidé de ne pas
donner suite à la réclamation portée par le club de LAMBESC Salon XIII sur la présence d’équipiers premiers sur la feuille de
match du Toulouse Olympique.
Le Président donne la parole au club de LAMBESC Salon XIII.
Le Président du club souligne que le club justifie l’appel effectué par l’article 60 des règlements généraux disposant qu’ « En aucun
cas, un U19 licencié dans le club Elite ne pourra évoluer avec le club de U19 Nationaux ». Le Club considère, dès lors, que deux
joueurs du club du Toulouse Olympique Monsieur Franklin OLIVE, licence n°17003227, et Monsieur Paul MARIN, licence
n°17019707, deux équipiers premiers, n’étaient pas qualifiés pour participer à la rencontre du 03 Juin 2018 opposant le club de
LAMBESC Salon XIII et le Toulouse Olympique 2.

Le club de LAMBESC SALON XIII souligne que le club TOULOUSE OLYMPIQUE est constitué par un protocole et non une
entente.

Le club regrette, par ailleurs, que la Commission Supérieure d’Appel ne se soit pas réunie dès que possible afin de statuer
rapidement.

Le Président de la Commission Supérieure d’Appel souligne que cette dernière est formée de membres bénévoles. Il est donc
parfois difficile de se réunir rapidement alors même que l’urgence de la situation pourrait l’exiger.

La Commission Supérieure d’Appel a bien pris connaissance des documents présentés dans le dossier d’appel ainsi que des
arguments avancés par les membres du club présents lors de l’audition.
En vertu de l’article 60 sur les règlements généraux et après avoir pris connaissance de la liste équipiers premiers fournie par le club
du TOULOUSE OLYMPIQUE la Commission Supérieure d’Appel considère que les joueurs concernés ne devaient pas participer
à la Coupe TARBOURIECH du fait d’être équipiers premiers.

Il est constant que Paul MARIN et Francklin OLIVE faisaient partie de la liste des « équipiers premiers » du TOULOUSE
OLYMPIQUE XIII U19 Elite.
En vertu de l’article 60 des règlements généraux disposant qu’ « aucun joueur licencié dans le club élite ne pouvant évoluer avec le club de Juniors
Nationaux » ils ne pouvaient figurer sur la feuille de match, Il n’y a pas lieu de distinguer si OLIVE et MARIN pouvaient disputer
un certain nombre de rencontres, le règlement précité ne distinguant pas.

Par ces motifs, la Commission Supérieure d’Appel :


-déclare l’appel du club de LAMBESC SALON XIII recevable ;
-prononce l’annulation de la décision prise par la Commission Nationale de Discipline en date du 6 juin 2018 ;
-sanctionne, conformément à l’article A50.1 du règlement disciplinaire, le club de TOULOUSE OLYMPIQUE d’un match perdu
par pénalité le non-respect des règles de qualification, ainsi qu’une amende de 100 euros.

Conformément aux articles R141-15 et suivants du Code du sport, le club pourra présenter une requête auprès du Comité
National Olympique et Sportif Français dans les 15 jours suivant la notification de la décision contestée par lettre
recommandée, par télécopie, ou par courrier électronique avec demande d’avis de réception.

MATCH SAINT ESTEVE XIII CATALAN/SO AVIGNON XIII du 23/06/2018

Recours du club de SAINT ESTEVE XIII CATALAN suivant la lettre recommandée du 27 juin 2018 contre la décision du procès-
verbal n°32 de la Commission Nationale de Discipline du 26 juin 2018, qui a infligé au club de SAINT ESTEVE XIII CATALAN
match perdu par pénalité pour non-respect des obligations de la feuille de match concernant deux joueurs (Monsieur Lucas
ALBERT, licence n°17988261 et Monsieur Thibaud MARGALET, licence n°17933175) et non-respect des articles 288 et 289 des
règlements généraux.

Vu la feuille de match ;
Vu le rapport du délégué ;
Vu le constat d’après-match ;
Vu la lettre d’appel du club du SAINT ESTEVE XIII CATALAN du 27/06/2018 ;
Vu les conclusions transmises par le club de SAINT ESTEVE XIII CATALAN ;

Vu l’article 16 du règlement disciplinaire ;


Vu l’article 23 du règlement disciplinaire ;

Monsieur Gérard CAILLIS, Président du club de SAINT ESTEVE XIII CATALANS et Monsieur Farid BELACEL étaient
présents lors de l’audition.

L’appel est recevable en la forme.

Conformément à l’article 24 du règlement disciplinaire, le Président de la séance a exposé oralement au club un rapport décrivant
les faits et rappelant les conditions du déroulement de la procédure.

Le Président souhaite préciser que les membres de la Commission sont des bénévoles et qu’il est parfois difficile voire impossible
de se réunir dans un laps de temps très court et donc en l’espèce qu’il était impossible pour la Commission Supérieure d’Appel de se
réunir avant la finale du Championnat de France Elite 1.

Le Président donne la parole au club de SAINT ESTEVE XIII CATALAN.


Le club de SAINT ESTEVE XIII CATALAN souligne qu’il a émis un souhait au président de la Fédération Française de Rugby à
XIII : que la finale du championnat soit reportée et donner les moyens à la Commission Supérieure d’Appel de se réunir et statuer
avant la finale.
Le club regrette, tout d’abord, l’image que cette décision donne du club. Il considère avoir été disqualifié en dehors de tout cadre
juridique et du respect des règles de droit les plus élémentaires.
Le club indique que ses droits à la défense n’ont pas été respectés lors de la décision de la Commission Nationale de Discipline. Il
n’a pas reçu de convocations pour la première instance et n’a donc pas pu faire valoir ses intérêts.
Au-delà de la violation de ses droits, contraire au principe du contradictoire, le club de SAINT ESTEVE XIII CATALAN constate
que la Commission Nationale de Discipline s’est prononcée sur des règlements généraux diffusés en cours de saison. La portée de
l’acte serait alors rétroactive.
L’article 288 des règlements généraux dispose que « pour effectuer les phases finales avec la réserve, un équipier premier devra avoir
participé à 50% de la phase régulière de cette division ». Le club souligne le championnat en question avait déjà débuté (7 matchs
effectués).
Dès lors, pour le club de SAINT ESTEVE XIII CATALANS le règlement LER 16/17 continuait de s’appliquer pour la saison
2017/2018.
Pour le club, une seconde question se pose : en fondant son raisonnement sur les règlements généraux, la Commission Nationale de
Discipline amène à s’interroger sur les compétences de la LER pour organiser le championnat Elite 1.

Le club de SAINT ESTEVE XIII CATALANS indique que les règlements régissant le championnat dans lequel le club est engagé
ont été changés en cours de saison, par un canal non prévus par la FFRXIII.
Par ailleurs, le club se sent particulièrement visé par les articles en question.
En championnat d’Elite 1, on ne peut avoir que des équipes 1 sauf pour les DRAGONS CATALANS (club engagé par ailleurs en
Super LEAGUE) et le TOULOUSE OYMPIQUE (club engagé par ailleurs en Championship).
Le club considère que cette règlementation est contraire au principe d’égalité : il n’est pas possible de traiter de façon similaire des
situations qui ne le sont pas. La situation entache l’équité de la compétition. Le club appelant se sent seul visé. Les autres équipes
Elite 1 ne sont pas concernées (à l’exception du Toulouse Olympique). Ce sont les deux seules équipes qui doivent se priver de
joueurs lors des phases finales.
Le club appelant considère que cela constitue une violation manifeste du principe d’égalité.
Le club appelant invite la Commission Supérieure d’Appel à écarter une règle manifestement illégale (articles 288 et 289 des
règlements généraux) car ils sont contraires au Code du Sport. Cette règlementation empêche par exemple la participation aux
phases finales de joueurs de l’équipe réserve blessés une majeure partie de la saison.
Le club conteste la logique de cette règle et l’équité de cette règlementation pour les phases finales pour un joueur réserviste.
Il évoque par ailleurs un courrier émanant du Président de la Fédération envisageant déjà de modifier cette règle pour la saison
2018/2019.
Le club appelant demande à la Commission Supérieure d’Appel d’annuler la décision de la Commission Nationale de Discipline en
date du 26 juin 2018.
Le club appelant invite également la Commission Supérieure d’Appel à déclarer inapplicables les règlements généraux de la saison
2017/2018 et de considérer que les règlements LER 16/17 sont applicables en l’espèce.
Pour le club, les règlements généraux diffusés le 9 février 2018 et en vertu des articles 1 et 2 desdits règlements constituent les
règlements applicables à la saison 2018/2019.
Par ailleurs, le club appelant demande à la Commission Supérieure d’Appel d’annuler le résultat de la finale Championnat de France
Elite 1.

La Commission Supérieure d’Appel a bien pris connaissance des documents présentés dans le dossier d’appel ainsi que des
conclusions adressées par le club de SAINT ESTEVE XIII CATALANS.
Concernant les arguments visant la procédure non respectée en première instance, la Commission Supérieure d’Appel rappelle qu’il
est incontestable qu’en vertu des articles 16 du règlement disciplinaire, toute personne poursuivie doit être convoquée devant
l’organe disciplinaire. En ne respectant pas ce principe, la commission nationale de discipline a violé le principe du contradictoire et
le droit à un procès équitable. Toutefois, dans l’arrêt « Houlbreque » du 18 septembre 2005, le Conseil d'Etat a admis qu’en dépit de
la disparition de la décision initiale les vices de procédure l’affectant peuvent être invoqués utilement devant le juge à moins que
l’instance de recours offre au requérant des garanties de procédure équivalentes à celles qui ont été méconnues à l’occasion de la
décision initiale. La Commission Supérieure d’Appel considère que l’instance de recours offre au requérant des garanties de
procédure équivalentes à celles qui ont été méconnues à l’occasion de la décision initiale de la Commission Nationale de Discipline.

Concernant l’examen de l’affaire au fond, la Commission Supérieure d’Appel considère incontestable que les règlements généraux
diffusés le 9 février 2018 seront applicables à compter du 1er juillet 2018 en vertu de l’article 2 desdits règlements : « Les présents
règlements généraux sont applicables à compter du début de la saison qui suit leur adoption par le comité directeur.». Ce faisant une application
rétroactive des articles 288 et 289 des Règlements Généraux constitue une violation des principes généraux du droit.
Il convient donc de savoir quelle était la réglementation applicable en l’espèce. Il résulte de l’article 3 des Règlements Généraux que
lesdits règlements généraux sont applicables entre autres à la LER.
Ce sont donc ces derniers règlements généraux 2016/2017 qui devaient recevoir application, et non pas les règlements de la
LER comme le soutien l’appelant.
Aux termes des articles 288 et suivants desdits Règlements Généraux, « tous les joueurs peuvent instrumenter indistinctement en
équipe première ou en équipe réserve, exceptés les joueurs classés équipiers premiers qui ne peuvent instrumenter en équipe réserve
que dans la limite des tolérances prévues au paragraphe C ».
Le même règlement prévoit en son article 290 le nombre d’équipiers premiers à instrumenter en équipe réserve.
La Commission Supérieure d’Appel constate que la définition des « équipiers premiers » n’est pas précisée, et que surtout aucune
référence expresse n’est faîte sur les relations que pourraient entretenir l’équipe des DRAGONS CATALANS et l’équipe SAINT
ESTEVE XIII CATALANS et sur les joueurs classés équipiers premiers qui seraient mis à disposition par ladite équipe des
DRAGONS CATALANS à l’équipe évoluant en Elite 1 (article 290 des règlements généraux).
La Commission Supérieure d’Appel constate que, pour la saison 2016/2017 la mise à disposition des joueurs des DRAGONS
CATALANS échappe à toute réglementation, ce vide juridique ne pouvant être comblé par l’application rétroactive des dispositions
des règlements généraux 2017/2018, ainsi que cela a été précédemment rappelé.
Par voie de conséquence, il convient d’infirmer la décision de la Commission Nationale de Discipline.
Il n’appartient cependant pas à la Commission Supérieure d’Appel d’enjoindre la Fédération Française de Rugby à XIII d’adopter
toute mesure utile pour pallier les conséquences de cette annulation.
Par ces motifs, la Commission Supérieure d’Appel déclare :
-l’appel du club de SAINT ESTEVE XIII CATALANS recevable ;
-infirmer la décision de la Commission Nationale de Discipline du 26 juin 2018.

Conformément aux articles R141-15 et suivants du Code du sport, le club pourra présenter une requête auprès du Comité
National Olympique et Sportif Français dans les 15 jours suivant la notification de la décision contestée par lettre
recommandée, par télécopie, ou par courrier électronique avec demande d’avis de réception.

MATCH U19 SO AVIGNON/ LEZIGNAN DU 24/06/2018

Recours du club du FC LEZIGNAN XIII suivant le courriel électronique du 12/07/2018 contre le procès-verbal n°38 de la
Commission Nationale de Discipline du 04/07/18, qui a infligé à deux joueurs du club du FC LEZIGNAN XIII une suspension
de 8 matchs.
Vu la feuille de match ;
Vu le rapport du délégué ;
Vu le constat d’après-match ;
Vu le rapport circonstancié de l’arbitre ;
Vu la lettre d’appel du club du FC LEZIGNAN XIII du 12/07/2018 ;

Vu l’article 16 du règlement disciplinaire ;


Vu l’article 23 du règlement disciplinaire ;

Le joueur U19 du club du FC LEZIGNAN XIII Monsieur Dgino WAELDO, licence n°17982309 était présent lors de l’audition.

L’appel est recevable en la forme.

Conformément à l’article 24 du règlement disciplinaire, le Président de la séance a exposé oralement au club un rapport décrivant
les faits et rappelant les conditions du déroulement de la procédure.
Le Président rappelle que, par une décision du 04 juillet 2018, la Commission Nationale de Discipline a infligé à Monsieur Djino
WAELDO, joueur du FC LEZIGNAN XIII une suspension de 8 matchs à compter du 25 juin 2018.

Le Président de la Commission Supérieure d’Appel donne la parole au joueur Monsieur Djino WAELDO.

Monsieur Djino WAELDO explique que les bras d’honneurs, mentionnés dans le rapport du délégué n’étaient pas destinés au
public mais à un membre de sa famille.
De même, il n’a pas insulté l’arbitre, acte qui aurait été sanctionné d’un carton rouge. Il reconnaît, par ailleurs, avoir eu des propos
déplacés à l’encontre des deux arbitres de touche. Il considère la sanction prononcée par la Commission Nationale de Discipline
démesurée par rapport aux actes.

La Commission Supérieure d’Appel souligne que, lors des débats, le joueur reconnaît avoir effectué un bras d’honneur à un
membre de sa famille. Cette réalité n’enlève rien à l’infraction. Dès lors, la Commission Supérieure d’Appel, se basant sur l’article
A7.3 du règlement disciplinaire décide de sanctionner le joueur en question.
En revanche, ni le rapport de l’arbitre ni le rapport du délégué ne permettent d’affirmer qu’il aurait proféré des propos injurieux à
l’encontre du corps arbitral. Il conviendra de le relaxer de ce chef d’accusation.

Par ces motifs, la Commission Supérieure d’Appel déclare :


-l’appel du club du FC LEZIGNAN XIII recevable ;
- réforme partiellement la décision de la Commission Nationale de Discipline :
-sanctionne le joueur, conformément à l’article A7.3 du règlement disciplinaire de 4 matchs de suspension ferme à compter de la
notification de la suspension au club du FC LEZIGNAN XIII.

Conformément aux articles R141-15 et suivants du Code du sport, le club pourra présenter une requête auprès du Comité
National Olympique et Sportif Français dans les 15 jours suivant la notification de la décision contestée par lettre
recommandée, par télécopie, ou par courrier électronique avec demande d’avis de réception.
MATCH U19 SO AVIGNON/ LEZIGNAN DU 24/06/2018

Recours du club du FC LEZIGNAN XIII suivant le courriel électronique du 12/07/2018 contre le procès-verbal n°38 de la
Commission Nationale de Discipline du 04/07/18, qui a infligé à deux joueurs du club du FC LEZIGNAN XIII une suspension
de 8 matchs.
Vu la feuille de match ;
Vu le rapport du délégué ;
Vu le constat d’après-match ;
Vu le rapport circonstancié de l’arbitre ;
Vu la lettre d’appel du club du FC LEZIGNAN XIII du 12/07/2018 ;

Vu l’article 16 du règlement disciplinaire ;


Vu l’article 23 du règlement disciplinaire ;

Les joueurs U19 du club de LEZIGNAN Monsieur Dgino WAELDO, licence n°17982309 et Monsieur Enzo BENAUSSE, licence
n°17996519 étaient présents lors de l’audition.

L’appel est recevable en la forme.

Conformément à l’article 24 du règlement disciplinaire, le Président de la séance a exposé oralement au club un rapport décrivant
les faits et rappelant les conditions du déroulement de la procédure.
Le Président rappelle que, par une décision du 04 juillet 2018, la Commission Nationale de Discipline a infligé Monsieur Enzo
BENAUSSE, joueur du FC LEZIGNAN XIII une suspension de 8 matchs à compter du 25 juin 2018.

Le Président de la Commission Supérieure d’Appel donne la parole au joueur Monsieur Enzo BENAUSSE :

Le joueur reconnaît s’être dirigé vers la main courante et le public afin de s’invectiver avec le Délégué de la rencontre. Il reconnaît
ne pas avoir eu les propos appropriés.

La Commission Supérieure d’Appel ne retient que l’infraction mentionnée par l’article A6.2.2 du règlement disciplinaire se basant
sur le rapport du délégué du match.

Par ces motifs, la Commission Supérieure d’Appel déclare :


-l’appel du club du FC LEZIGNAN XIII recevable ;
-réforme partiellement la décision de la Commission Nationale de Discipline :
-sanctionne le joueur, conformément à l’article A6.2.2 du règlement disciplinaire de 8 matchs de suspension ferme à compter de la
notification de la suspension au club du FC LEZIGNAN XIII.

Conformément aux articles R141-15 et suivants du Code du sport, le club pourra présenter une requête auprès du Comité
National Olympique et Sportif Français dans les 15 jours suivant la notification de la décision contestée par lettre
recommandée, par télécopie, ou par courrier électronique avec demande d’avis de réception.

MATCH U16 FC LEZIGNAN XIII/ XIII CATALAN du 27/05/2018

Recours du club du FC LEZIGNAN XIII suivant le courriel électronique du 13 juin 2018 contre la décision du procès-verbal n°34
de la Commission Nationale de Discipline du 6 juin 2018 qui a sanctionné un joueur du club du FC LEZIGNAN XIII d’une
suspension de neuf matchs.

Vu la feuille de match ;
Vu le rapport du délégué ;
Vu le constat d’après-match ;
Vu la lettre d’appel du club du FC LEZIGNAN XIII du 13/06/18 ;
Vu le courrier du joueur, Monsieur Nathan TORRECILLAS ;
Vu la vidéo ;
Vu les procès-verbaux de la Commission Nationale de Discipline ;
Vu le règlement disciplinaire en vigueur ;

Vu l’article 16 du règlement disciplinaire ;


Vu l’article 23 du règlement disciplinaire ;

Le joueur, Monsieur Nathan TORRECILLAS, licence n°17094973, accompagné de son père, était présent lors de l’audition.
L’appel est recevable en la forme.

Conformément à l’article 24 du règlement disciplinaire, le Président de la séance a exposé oralement à la personne poursuivie un
rapport décrivant les faits et rappelant les conditions du déroulement de la procédure.
Le Président rappelle que, par une décision du 6 juin 2018, le joueur Monsieur Nathan TORRECILLAS a été sanctionné par la
Commission Nationale de Discipline d’une suspension de 9 matchs.

Le Président de la Commission Supérieure d’Appel donne la parole au joueur du FC LEZIGNAN XIII, Nathan TORRECILLAS.

Le joueur indique qu’au moment des faits reprochés, il se trouvait sur le bord de touche et s’est fait interpeller par des joueurs
adverses. Il reconnaît avoir commis des actes de violence à l’encontre d’un joueur adverse.

Le Président de la Commission Supérieure d’Appel reprend le contenu de la lettre transmise par le joueur.

Le père du joueur Nathan TORRECILLAS indique que ce dernier s’est fait provoquer par les joueurs adverses et considère que la
sanction prononcée en première instance par la Commission Nationale de Discipline est très lourde.

Le Président prend connaissance du rapport établi à la fin du match par l’arbitre de la rencontre.

La Commission Supérieure d’Appel souligne que Monsieur Nathan TORRECILLAS reconnaît avoir commis un acte de violence
sur un joueur adverse alors qu’il allait entrer en jeu. Il reconnaît sa responsabilité.

La Commission Supérieure d’Appel considère qu’une mauvaise interprétation des faits a été effectuée en première instance.

Elle retient l’article A 4.9 du règlement disciplinaire pour qualifier les faits en l’espèce.

Par ces motifs, la Commission Supérieure d’Appel :


-déclare l’appel du club du FC LEZIGNAN XIII recevable ;
-réforme la décision de la Commission Nationale de Discipline prise le 6 juin 2018 ;
-sanctionne le joueur, conformément à l’article A4.9, d’une suspension de 3 matchs ferme.

Conformément aux articles R141-15 et suivants du Code du sport, le club pourra présenter une requête auprès du Comité
National Olympique et Sportif Français dans les 15 jours suivant la notification de la décision contestée par lettre
recommandée, par télécopie, ou par courrier électronique avec demande d’avis de réception.

Le Président de séance, Le Secrétaire de séance,

Laurent DAGUES Maxime GESTEDE

Vous aimerez peut-être aussi