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Gregor Mendel

Moine et botaniste autrichien, qui découvrit les lois de l'hérédité et de


la génétique mendélienne.

Né à Heinsendorf en Silésie, Gregor Johann Mendel fit des études à


l'université d'Olomouc en Moravie, et entra en 1843 au monastère
Saint-Thomas de Brno. Ce monastère était alors un haut lieu de
culture scientifique, et les moines étaient tenus d'enseigner dans les
collèges et lycées de Brno. Mendel fut ordonné prêtre en 1848 et
partit étudier la physique, la zoologie, la botanique et la paléontologie
à l'université de Vienne, de 1851 à 1853. De retour à Brno, il se
consacra pendant vingt ans à l'enseignement, sans réussir
cependant à obtenir le diplôme de professeur titulaire de
l'enseignement public. Il fit des recherches en apiculture, en
météorologie et en botanique et réalisa de nombreuses expériences
d'hybridation sur les petits pois. Au XIXe siècle, ce type
d'expériences était en effet courant pour comprendre la sexualité des
plantes et, surtout, en expliquer l'hérédité.

.Mendel, élu supérieur du monastère en 1868, abandonna la


recherche en 1870.

Sept années après le début de ses recherches sur les petits pois,
Mendel découvrit deux principes capitaux, connus sous le nom de
lois de Mendel. Le premier porte sur la transmission héréditaire d'un
caractère donné (par exemple la longueur de la tige). Les
descendants du croisement de deux variétés, l'une à tige longue,
l'autre à tige courte, seront tous identiques (à tige longue) : la
première génération est uniforme et porte le caractère dominant.

La deuxième loi porte sur la transmission de deux, trois, ou


davantage de caractères : la transmission des différentes versions de
ces caractères se fait, dans ce cas, de manière indépendante. Par
exemple, si on croise une variété dont les graines sont rondes et
jaunes avec une variété dont les graines sont ridées et rouges, on
obtiendra quatre types de graines parmi les descendants : rondes et
jaunes, rondes et rouges, ridées et jaunes, ridées et rouges.

Les résultats de Mendel n'ont pas eu, à son époque, un grand


retentissement dans le domaine scientifique, notamment parce qu'il
lui manquait des arguments convaincants (en particulier, la
connaissance du support physique de l'hérédité : les chromosomes)
pour s'imposer face à la théorie alors en vogue, celle de l'hérédité par
mélange. Ses résultats ont été redécouverts en 1900 par Hugo De
Vries, Carl Correns et Erich Tschermack.

On attribue souvent à Mendel, à tort, la découverte de la troisième loi


fondamentale de la génétique, à savoir que tout caractère, chez un
être vivant, est contrôlé par deux facteurs héréditaires, l'un provenant
du père et l'autre de la mère. On appelle aujourd'hui ces deux
facteurs des gènes. Cette loi n'a été découverte qu'au début du XXe
siècle.