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La Guérison

Les 53 sermons du Seigneur Gottfried Mayerhofer

SERMON N° 44
( Le Sermon du 18° dimanche après Pentecôte)
« Jésus guérit un paralytique »
- Matthieu IX –

Ce chapitre vous raconte plusieurs miracles accomplis par Moi, et


vous dit de quelle manière je répondis aux objections faites des
pharisiens pour critiquer ma façon d’enseigner et d’agir.
Dès le premier miracle sur le paralytique, Je les avais exaspérés,
étant donné qu‘avant de le guérir je lui avait dit : « Tes péchés te sont
remis ». Je pardonnais les péchés au paralytique en premier lieu pour
sa foi et sa ferme conviction partagée aussi par ses parents et amis
que je pouvais le guérir ; et en second lieu, si je voulais le guérir, je
devais d’abord lui pardonner ses péchés parce que lui ; comme la plus
grande partie des infirmes, s’était procuré le mal de lui-même pour
avoir péché contre sa propre nature, et il avait donc dû en supporter
les conséquences.
Les pharisiens croyaient que le droit de pardonner les péchés
appartenait seulement au grand prêtre et à eux-mêmes, et ils
considéraient mon acte comme une usurpation ; d’où en conséquence
leur irritation, convaincus comme ils l’étaient que je voulais m’arroger
les droits sacerdotaux de leur compétence. Mais je leur montrai que,
non seulement je pouvais pardonner au sens le plus vrai du terme les
péchés, mais que j’avais aussi la faculté de guérir les conséquences
de ceux-ci, faculté que justement ils n’avaient pas et que pour cette
raison ils ne pouvaient pas les guérir.
Et c’est pourquoi ils étaient plein d’envie et de haine, en voyant
qu’avec de telles preuves concluantes qui témoignaient en ma faveur,
je me gagnais le peuple qui, par conséquence, s’éloignait d’eux peu à
peu.
En ces temps je cherchais à corriger en toute occasion les fausses
idées de mes auditeurs afin de les guérir par ce moyen de leur
infirmité spirituelle, et combien je renforçai au moyen des oeuvres la
vérité de ma doctrine.
Autrefois, je devais réfuter avec des paroles les faux concepts que l’on
avait des choses spirituelles, et comme preuve de la véracité de ces
paroles, je devais aussi les mettre en valeur avec des oeuvres
correspondant à ma puissance.
De cette façon, mon travail tendait à ramener, un peu à la fois, à leur
juste valeur, toutes les coutumes mal interprétées, et à rendre ainsi
libre la voie pour que ma pure doctrine spirituelle pût avoir accès
dans leurs coeurs. Et c’est pour cela que je leur dis :
« Ce ne sont pas les bien-portants qui ont besoin du médecin, mais
les malades : » - « Je trouve plaisir dans la miséricorde et non dans le
sacrifice. » - « Car je ne suis pas venu appeler à la pénitence les justes
mais les pécheurs ! »
Et, à l’observation que me fut faite sur le jeûne, je répondis : «
Comment les invités aux noces peuvent-ils observer le jeûne et
l’abstinence alors que l’époux est près d’eux ? Des jours viendront où
l’époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront ! » - « Personne ne met
une pièce en étoffe neuve sur un vieil habit ! » - « Pareillement on ne
met pas de vin nouveau dans de vieilles outres. »
De tout cela vous pouvez relever comment Moi, de diverses façons,
avec les oeuvres, avec les paroles et avec les paraboles, je combattis
les vieux préjugés, afin que fût reconnue dans son esprit Ma doctrine,
et qu’elle ne fût pas entremêlée avec des cérémonies mortes, avec des
actes du culte ecclésiastique ; il était donc nécessaire que ma parole
devînt vérité dans leurs coeurs ; et ainsi : « Qui veut m’adorer , doit
m’adorer en esprit et en toute vérité ».
Je voulus inciter aussi mes disciples à coopérer à mon travail quand
je leur montrai mes nombreux enfants sortis du droit chemin, je leur
dis que grande était la récolte, mais peu nombreux les travailleurs, et
je les exhortai avec ces paroles : « Priez donc le Seigneur de la Récolte
afin qu’il envoie des travailleurs sur les champs ! »
Mais à présent revenons à la guérison du paralytique. Au moment
d’opérer sa guérison je dis d’abord : « Tes péchés te sont pardonnés »,
car son mal provenait des péchés commis par lui contre son propre
corps. Je les lui pardonnai, parce qu’il ne savait pas s’être procuré
par lui-même le mal en allant à la chasse des plaisirs sensuels, et
justement parce qu’il ne pouvait pas encore comprendre ses péchés,
et encore moins s’en repentir ; ainsi je ne lui dis même pas, comme je
l’avais fait en d’autres occasions : « Va et ne pèche plus ! »
La guérison instantanée opérée sur lui au moyen de ma seule parole
devait avant tout l’amener à méditer plus profondément, parce que ce
qui était arrivé d’extraordinaire sur lui, avait pour but de lui fournir la
preuve que ce n’était pas ce qui lui avait procuré le plaisir qui était
justement une vraie valeur dans la vie de l’homme, mais qu’il devait
exister au contraire quelque chose de plus noble, de spirituel, apte à
lui offrir quelque chose de meilleur que la simple excitation des sens.
Il était en outre dans mon intention, d’élever avec mes paroles
l’infirme paralytique et de rabattre au contraire l’orgueil des
pharisiens, en faisant en sorte qu’ils sentissent leur propre inanité en
face de mon oeuvre, étant donné qu’ils n’avaient jamais été en mesure
de mettre en valeur leurs paroles avec des actes, ainsi que je le
faisais ; or, on sait que les actes ont un langage qui parle
continuellement, tandis que les paroles se dissipent.
Ainsi, beaucoup des paroles que je prononçai, tendaient à modérer et
à circonscrire dans des limites voulues, le vaniteux et orgueilleux
intellect humain, afin qu’il s’humiliât et se pliât devant la haute
puissance de l’Esprit.
Les faux concepts que l’on attribue à la matière et à l’esprit et les
actions perverses qui en dérivent à cause de l’ignorance, ce sont les
péchés que continuellement en tout temps je dois pardonner afin que
la plus grande partie de l’humanité ne soit pas perdue.
Aujourd’hui, les hommes, en particulier les intellectuels, cherchent à
expliquer tous les événements qui se manifestent, tels ceux des
éléments, ou bien ceux politiques, en les faisant toujours dériver de
causes purement naturelles et normales, alors que bien rarement ils
s’aperçoivent que c’est Moi, toujours le même, celui qui les aide à se
tirer du piège quand, dans leur supposée sagesse, ils se trouvent
enveloppés dans des événements malheureux en lesquels ils se sont
fourrés avec un enchevêtrement de fausses conditions .
Ainsi je guéris plus d’un quand je vois que sa foi est ferme et décidée,
mais toujours après l’avoir conduit au cours de son pèlerinage en des
circonstances telles, qu’elles lui laissent le temps de repenser à ses
propres erreurs et de les corriger.
Et même maintenant plus d’un parmi vous gémit sous le poids
imposé par la conscience de sa propre faiblesse ; mais il suffit que lui
aussi s’approche de moi avec sa ferme foi que je le guérirai, et alors
bientôt il entendra dans l’intérieur de son coeur cette voix faible mais
assurée qui lui dira : « Tes péchés te sont remis, lève-toi, prends ton
lit et rentre chez toi ! »
Ce qui signifie : « Ne t’étends pas sur la vie des autres, ni sur les
éventualités futures ou sur des circonstances meilleures, mais jette
loin de toi tes faiblesses qui te faisaient rester sur un lit de souffrance
et de mort, prends sur tes épaules la responsabilité de tes fausses
idées et des erreurs parmi lesquelles tu tâtonnais jusqu’à présent et
avance d’un pied ferme et avec foi vers le perfectionnement qui
conduit à ta patrie spirituelle. Quand aux fausses idées et aux erreurs
sur lesquelles jusqu’à présent tu couchais comme un infirme sur son
lit, malgré leur poids, elles ne te barreront pas la route du progrès,
surtout si tu t’en libère totalement.
Mais il faut seulement que tu procèdes à une commutation des
valeurs ; au lieu d’être couché mollement sur elles-mêmes, tu dois au
contraire, conscient du manque de toute leur valeur, prendre les
conséquences sur tes épaules.
Ainsi vous fûtes par Moi préférés à beaucoup d’autres et qui de façon
particulière, fûtes instruits personnellement par Moi en ma doctrine
d’amour, vous devez commencer à vous guérir vous-mêmes.
A cet effet cependant je vous envoie les circonstances, pour que soit
mise à dure épreuve la constance de votre esprit, et que la foi soit
tenue en haleine afin qu’elle ne faiblisse pas, et qu’elle aide à mener
les malades à la complète guérison, pour que, après guérison, ils
puissent servir de bon exemple aux autres.
Sur un vieil habit usé par le péché, je ne peux vous appliquer de
pièces neuves, car l’habit se déchirerait encore plus, en effet il faut se
dépouiller complètement du vieil Adam, et à sa place en endosser un
neuf ; ainsi en premier doivent être remis tous les péchés, qui doivent
être rejetés comme l’origine de tout mal . A la réalisation de ce but
doit aussi contribuer chaque parole, chaque action, chaque
événement, pour que soit augmenté le nombre des travailleurs
nécessaire à la récolte.
Dans ce but il faut des travailleurs volontaires, à la hauteur de leur
tâche, en ayant déjà dépassé l’école de l’expérience et de la
connaissance spirituelle, grâce à laquelle ils seront appelés ensuite à
instruire les autres.
Le résultat final des épreuves, des luttes et des souffrances doit donc
arriver avec l’élimination des vieilles habitudes mauvaises qui
contrarient les dispositions du pur et divin amour et avec la vêture de
l’habit du pur amour et de la divine vérité, habit que l’on doit se
procurer à ses propres frais tant pour soi-même qu’aussi par amour
du prochain, afin que, lorsque résonnera l’appel : « Lève-toi, prends
ton lit et rentre chez toi », lui aussi puisse suivre avec allégresse les
biens portants, comme ses guides et ses chefs, sur la route qui
conduit à sa vraie patrie.
Je vous apporte en grande abondance les remèdes, et quand vous
serez tout à fais guéris, alors vos ferez partie de ces travailleurs qui
travailleront pour la récolte, à laquelle d’ici peu il sera procédé en
mesure si grande que jusqu’à présent sur le monde cela n’a pas été le
cas !
AMEN !

Source: http://www.scribd.com/doc/21196332/Les-53-Sermons-Du-Seigneur-
Gottfried-Mayerhofer