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Karyn Ovelmen - Petroplus veut au plus vite verser du brut dans le SMI

La fourchette de prix pour le groupe de raffineries se situe entre 55 et 68 francs. Valorisant le groupe à quelque 4 milliards.

||ANNE GUADARD||

Direction le SMI, toute. Le patron du «nouveau» Petroplus ne l'e pas cache: il vise le titre de Blue Chip et au plus vite.
Le groupe spécialisé dans le raffinage en Europe occidentale tient donc à la Bourse suisse au 30 novembre. Il met sur
le marché 18 millions de nouvelles actions et 22 millions de titres de son actionnaire RIVR Holding (Carlyle Group) à un
prix qu'il espère compris entre 55 et 68 francs. Si elle atteint les 2,7milliards de francs, le haut de la fourchette, cette
IPO sera la plus importante sur la place helvétique depuis 2002. Auterme de l'opération, les investisseurs de 2005 se
retireraient ainsi à hauteur de 27,6% de Petroplus, voire 21% si l'option d'attributions excédentaires (6 millions de
titres) est exercée à part entière. Le patron détient par ailleurs quelque 5% du groupe, qui est ainsi évalué à quelque
4 milliards de francs. L'argent levé servira à annuler la dette.
Pourquoi Zurich?

S'il se dit attaché à région où il a déjà travaillé dans les années 70, Thomas O'Malley ajoute que son groupe apporte un
e diversification thématique dans l'indice helvétique ou qu'une partie de ses actifs (raffinerie à Cressier, siège à Zoug)
est sur sol suisse. Mais il insiste sur le SMI. Sans même parler des raisons fiscales.

Pour la raffinerie de Cressier, l'arrivée de Thomas O'Malley et de son équipe à la tête du groupe est en clair un
nouveau changement de propriétaires. Petroplus a même failli changer de nom. Depuis ce printemps, le «team» a
recentré le groupe sur le raffinage, vendu les parties non coeur de métier et acquis de nouvelles usines.

Thomas O'Malley n'est pas en terrain inconnu dans cet exercice. Il a déjà à son actif Tosco et Premcor. Autant de
sociétés qui ont racheté des raffineurs indépendants, ont procédé à leur restructuration avant d'entrer en Bourse et
finalement d'être rachetées par des majors.

Petroplus doit désormais doubler en termes de bénéfice par action. Le CEO, Thomas O'Malley, relève en passant que le
ratio coût bénéfice du secteur en Europe évolue entre 9 et 12 fois et que Petroplus devrait se situer dans le haut de
cette tranche.

Pour ce faire 200 millions de dollars seront investis – dont 30% à Cressier – pour un apport en termes d'excédent brut
d'exploitation de 100 millions de dollars dans les trois ans. Mais surtout, Petroplus veut acquérir d'autres raffineries,
principalement en Europe occidentale pour atteindre une taille suffisante sur le marché.

Lui qui va peser plus de 400.000 barils par jour sur un secteur européen de quelque 14 mbj. Un marché tendu qui ne
verra pas de sitôt la construction de nouvelles raffineries.

Un marché qui doit s'adapter au plus vite à la demande (diesel et biocarburants en Europe). Un marché qui enregistre
récemment une augmentation de la volatilité des marges de raffinage.


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