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Colegiul National “Barbu Stirbei”

Le symbolisme

Elev : Neagu Raluca


Clasa : a X-a F
Profesor: Parapiru Monica
Sommaire

1 Étymologie

2 Définition

3 Origines

4 Les Créateurs

5 Les poètes
Le Symbolisme

Le symbolisme est un mouvement littéraire et artistique apparu en


France et en Belgique vers 1870, en réaction au naturalisme et au
mouvement parnassien. Ce mouvement s'est exporté jusqu'en Russie, en
particulier grâce à Valéry Brioussov, poète et fondateur du symbolisme russe.
Voir aussi les Préraphaëlites en Angleterre.
Le mot est proposé par Jean Moréas, qui utilise ici l'étymologie du mot
symbole (« jeter ensemble ») pour désigner l'analogie que cette poésie
souhaite établir entre l'Idée abstraite et l'image chargée de l'exprimer. Pour les
Symbolistes, le monde ne saurait se limiter à une apparence concrète
réductible à la connaissance rationnelle. Il est un mystère à déchiffrer dans les
correspondances qui frappent d'inanité le cloisonnement des sens : sons,
couleurs, visions participent d'une même intuition qui fait du Poète une sorte
de mage.
Le symbolisme oscille ainsi entre des formes capables à la fois
d'évoquer une réalité supérieure et d'inviter le lecteur à un véritable
déchiffrement : d'abord voué à créer des impressions - notamment par
l'harmonie musicale - un souci de rigueur l'infléchira bientôt vers la recherche
d'un langage inédit. L'influence de Stéphane Mallarmé est ici considérable, ce
qui entraîne la poésie vers l'hermétisme.
Le symbolisme met l'accent sur les états psychiques intermédiaires (le rêve,
le fantastique...).
Il préfère en effet le rêve à la banalité de la vie, la musique à la chanson...Le
mouvement symboliste tente de stimuler l'imaginaire et la sensibilité des
gens. Il permet le passage du monde réel au monde de l'idée.

1.Étymologie

Le mot « symbolisme » est formé à partir du terme « symbole » qui


vient du latin symbolum, « symbole de foi », symbolus, « signe de
reconnaissance », du grec sumbolon, « objet coupé en deux constituant un
signe de reconnaissance quand les porteurs pouvaient assembler (sumballein)
les deux morceaux ». Dans la Grèce antique, le « symbolon » était un
morceau de poterie qui était brisé en deux et qu’on donnait à deux
ambassadeurs de cités alliées pour se reconnaître.

2. Définition

Dans Un Manifeste littéraire, publié en 1886, Jean Moréas définit cette


nouvelle manière : « Ennemie de l'enseignement, la déclamation, la fausse
sensibilité, la description objective ", la poésie symbolique cherche : " à vêtir
l'Idée d'une forme sensible... » Les poètes symbolistes teintent leurs œuvres
d'intentions métaphysiques, de mystère, voire de mysticisme. Le sujet a
désormais de moins en moins d'importance, il n'est qu'un prétexte. Plusieurs
artistes s'amusent à transposer une image concrète dans une réalité abstraite.

George-Albert Aurier donne une définition du symbolisme dans un Mercure


de France de 1891 : « L’œuvre d’art devra être premièrement idéiste, puisque
son idéal unique sera l’expression de l’idée, deuxièmement symboliste
puisqu’elle exprimera cette idée en forme, troisièmement synthétique
puisqu’elle écrira ses formes, ses signes selon un mode de compréhension
général, quatrièmement subjective puisque l’objet n’y sera jamais considéré
en tant qu’objet mais en tant que signe perçu par le sujet, cinquièmement
l’œuvre d’art devra être décorative. »

Le symbolisme est une réaction au naturalisme. Il s'agit de « vêtir l'idée


d'une forme sensible ». Les symbolistes ne peignent pas fidèlement l'objet,
contrairement aux naturalistes, mais recherchent une impression, une
sensation, qui évoque un monde idéal et privilégient l'expression des états
d'âmes. Les symboles permettent d'atteindre la réalité supérieure de la
sensibilité.

Il renoue avec les aspects les plus ésotériques du Romantisme, mais


proclame surtout sa dette à l'égard de Baudelaire. Rimbaud, connu un peu
plus tard (« passant considérable », dira Mallarmé), avait, dans sa Lettre à
Paul Demeny (1871), orienté la poésie vers la recherche d'une langue qui soit
« de l'âme pour l'âme, résumant tout, parfums, sons, couleurs, de la pensée
accrochant la pensée et tirant.» Mais c'est en Verlaine que les Symbolistes
salueront leur chef de file, en raison d'une écriture dont l'Art poétique (1874)
prescrit les règles :

« Car nous voulons la Nuance encore,


Pas la Couleur, rien que la nuance !
Oh ! la nuance seule fiance
Le rêve au rêve et la flûte au cor ! »

3. Origines

En littérature, le mouvement du symbolisme trouve ses origines dans


Les Fleurs du mal (1857) de Charles Baudelaire. L'esthétique symboliste fut
développée par Stéphane Mallarmé et Paul Verlaine durant les années 1860 et
1870. Dans les années 1880, l'esthétique symboliste, s'étayant à travers une
série de manifestes, attira une génération d'écrivains. La traduction en
français par Baudelaire de l'œuvre d'Edgar Allan Poe, d'une influence
considérable, fut à l'origine de plusieurs tropes et images du symbolisme.

Distinct du mouvement en littérature, le symbolisme dans les arts émerge de


la face gothique du romantisme; mais là où l'art romantisme était impulsif et
rebelle, l'art symboliste était statique et hiératique.

4.Les Créateurs

# Charles Baudelaire (1821-1867), considéré comme étant le


précurseur du courant en question avec Les Fleurs du mal.
# Arthur Rimbaud (1854 -1891).
# Paul Verlaine (1844-1896) avec son Art poétique.
# Stéphane Mallarmé avec Un coup de dés (1897)

Charles Pierre Baudelaire est un poète français, né à Paris le 9 avril


1821 et mort le 31 août 1867 à Paris. Il est l'un des poètes les plus célèbres du
XIXe siècle : en incluant la modernité comme motif poétique, il a rompu
avec l'esthétique classique ; il est aussi celui qui a popularisé le poème en
prose.
Aujourd'hui reconnu comme un écrivain majeur de l'histoire de la poésie
mondiale, Baudelaire est devenu un classique. Barbey d'Aurevilly voyait en
lui « un Dante d'une époque déchue »
Arthur Rimbaud (Jean Nicolas Arthur Rimbaud) est un poète français,
né le 20 octobre 1854 à Charleville, dans les Ardennes, et mort le 10
novembre 1891 à l'hôpital de la Conception à Marseille.
Lycéen brillant et poète précoce, Arthur Rimbaud excelle dans les
compositions latines, parmi lesquelles on trouve ses plus anciennes
productions en vers connues. Sous l'influence des romantiques et des
parnassiens, ses premiers vers français connus datent de la fin de l'année
1869.
Paul Marie Verlaine est un poète français, né à Metz le 30 mars 1844
et mort à Paris le 8 janvier 1896.
Paul Verlaine est avant tout le poète des clairs-obscurs. L’emploi de rythmes
impairs, d’assonances, de paysages en demi-teintes le confirment,
rapprochant même, par exemple, l’univers des Romances sans paroles des
plus belles réussites impressionnistes. C’est lui qui a lancé la notion de «
poètes maudits ».
Étienne Mallarmé, dit Stéphane Mallarmé, né à Paris le 18 mars 1842
et mort à Valvins (commune de Vulaines-sur-Seine, Seine-et-Marne) le 9
septembre 1898, est un poète français.
Auteur d'une œuvre poétique ambitieuse et difficile, Stéphane Mallarmé a été
l'initiateur, dans la seconde moitié du XIXe siècle, d'un renouveau de la
poésie dont l'influence se mesure encore aujourd'hui auprès de poètes
contemporains comme Yves Bonnefoy.

5 Les poètes

* Guillaume Apollinaire (1880-1918)


* Charles Baudelaire (1821-1867)
* Tahir Dirkaft (1890-1906)
* Léon-Paul Fargue (1876-1947)
* Rémy de Gourmont (1858-1915)
* Alfred Jarry (1873-1907)
* Gustave Kahn (1859-1936)
* Jules Laforgue (1860-1887)
* Lautréamont (1846-1870)
* Camille Lemonnier (1844-1913)
* Maurice Maeterlinck (1862-1949)
* Stéphane Mallarmé (1842-1898), le plus représentatif
* Stuart Merrill (1863-1915)
* Éphraïm Mikhaël (1866-1890)
* Albert Mockel (1866-1945)
* Jean Moréas (1856-1910)
* Émile Nelligan (1879-1941)
* Henri de Régnier (1864-1936)
* Adolphe Retté (1863-1930)
* Arthur Rimbaud (1854-1891)
* Georges Rodenbach (1855-1898)
* Saint-Pol-Roux (1861-1940)
* Albert Samain (1858-1900)
* Agostino John Sinadino (1876-1956)
* João da Cruz e Sousa (1861-1898)
* Paul Valéry (1871-1945)
* Emile Verhaeren (1855-1916)
* Paul Verlaine (1844-1896)
* Francis Vielé-Griffin (1863-1937)
* Villiers de L'Isle-Adam (1838-1889)
* William Butler Yeats (1865-1939)