Vous êtes sur la page 1sur 10
l’iselp Voir & comprendre l’art contemporain médiation
l’iselp
Voir & comprendre
l’art contemporain
médiation

10  e festival  du film  sur  l’ art

du 22 au 24 octobre 2010

-----------------------------------

coordination  adrien Grimmeau  a.grimmeau@iselp.be

02/504 80 70 

rELationS PrESSE  Marilyne coppée - aurélie rigaut 

02/504 80 74 - 02/504 80 79

m.coppee@iselp.be - a.rigaut@iselp.be

festival 

du film 

sur 

l’ artclap, 10ème !

comment filmer l’art ? Peut-on en même temps parler d’art et en faire ?

tel pourrait être le fil rouge de l’édition 2010 du Festival du film sur l’art de L’iselp, tant les rapports sont parfois ténus entre fiction et réalité, et entre analyse et poésie. Les films présentés cette année montrent qu’en fin de compte, le regard, la subjectivité sont tellement importants en matière d’art, que l’on peut très bien pénétrer l’univers d’un artiste par des voies de traverse. claudio Pazienza, invité d’honneur, l’illustre dans archipels nitrate :

quand il s’agit de faire un film en hommage au cinéma, le documentaire devient poème, se fait à son tour fragment du Septième art. cette patiente déconstruction et reconstruction d’extraits de films, en forme de réinterprétation subjective de l’art cinématographique, a gagné le Grand Prix 2010 du Festival International du Film sur l’art à Montréal. L’iselp ne pouvait pas manquer cette occasion de le présenter, en parallèle avec un documentaire plus ancien de Pazienza, tableau avec chutes, passionnante digression sur la différence du regard de chacun lorsqu’il s’agit de percevoir Paysage avec la chute d’Icare, de Pieter brueghel l’ancien.

Parmi les documentaires belges de 2010, Karine de Villers viendra présenter calle de la  Pietà, sur la dernière journée du titien, mort en 1576 à Venise. L’art du film réside dans son équilibre ténu entre fiction et description, par le biais d’un rythme méditatif. Virginie cordier viendra quant à elle nous présenter en première exclusive un documentaire sur Johan  Muyle.

deux focus enfin : autour de david Hockney, artiste britannique majeur, à l’occasion du Prix du Meilleur essai 2010 remporté à Montréal par david Hockney. a Bigger Picture, de Bruno  Wollheim. Le film sera projeté en parallèle avec un documentaire phare sur l’artiste réalisé en 1973, a Bigger Splash, plongée passionnante et intime, à la fois provocante et extrêmement touchante, dans la période des peintures de piscine de Hockney.

deuxième focus, autour de la perversion du regard. comment le marché pervertit notre œil, sujet du brûlot de Ben Lewis sur les enchères d’art contemporain the Great contemporary  art Bubble, et la peur du faux érigé(e) ici en art conceptuel, thème de Stolen art de Simon  Backès.

un réjouissant dixième anniversaire pour le Festival du film sur l’art de L’iselp, qui suscitera nous l’espérons votre intérêt !

festival 

du film 

sur 

l’ art

-------------

en bref

Vendredi 22 octobre 2010 : oUVertUre

19 h archipels nitrate

de Claudio Pazienza, Belgique, 2009 - 62’, VO française Grand Prix 2010 du Festival International du Film sur l’Art de Montréal Rencontre-débat en présence du réalisateur

----------------------------------------------------------------------------

Samedi 23 octobre 2010 : FocUS docUS belGeS

11 h Histoires d’artistes. Johan muyle

de Virginie Cordier avec la collaboration de Céline Darmayan, Belgique, 2010 - 26’, VO française - En présence de la réalisatrice

14 h calle de la pietà

de Karine de Villers et Mario Brenta, Italie-Belgique, 2010 - 60’, VO ST fr En présence de la réalisatrice

a biGGer daVid HocKneY

16 h a bigger Splash

de Jack Hazan, Royaume-Uni, 1973 - 106’, VO ST fr

18 h david Hockney. a bigger picture

de Bruno Wollheim, Royaume-Uni, 2009 - 60’, VO non sous-titrée Prix 2010 du Meilleur Essai du Festival International du Film sur l’Art de Montréal

----------------------------------------------------------------------------

dimancHe 24 octobre 2010 : perception / perVerSion dU reGard

11 h the Great contemporary art bubble

de Ben lewis, Royaume-Uni, 2009 - 60’, VF

14 h Stolen art

de Simon Backès, Belgique, 2008 - 60’, VO française

16 h tableau avec chutes

de Claudio Pazienza, Belgique, 1997 - 103’, VO française

festival 

du film 

sur 

l’ art

-------------

les films

Vendredi 22 octobre 2010 : oUVertUre

19 h archipels nitrate de claudio pazienza, belgique, 2009 - 62’, Vo française Grand prix 2010 du Festival international du Film sur l’art de montréal rencontre-débat en présence du réalisateur

À l’occasion de la transformation de la Cinémathèque royale en Cinematek, Claudio Pazienza rend hommage à cette institution majeure mais surtout au cinéma au sens large, au travers d’un montage poétique d’images ancrées dans l’inconscient du Septième Art.

Des images. Par milliers. Parfois intactes, d’autres fois rayées, virées, presque effacées. Des images qui reviennent à l’esprit de manière incontrôlable. Pourquoi ce plan de « Sayat Nova » de Paradjanov, cet autre de « The great train robbery » de Porter, ce regard de Maurice Ronet dans « Le Feu follet » de L. Malle ? Pourquoi ces images s’incrustent-elles, survivent-elles ? Soustraites à leur récit initial, elles nourrissent une nouvelle partition. J’aime penser que le « cinématographe » ne s’est occupé que de ça : saisir ce qui n’est déjà plus, injecter une vitesse « virtuose » dans un fragment inanimé et recréer un leurre essentiel. On pourrait même supposer que le « cinématographe » est le premier outil qui nous a permis de jouer avec la mort sans en avoir l’air.

« cinématographe » est le premier outil qui nous a permis de jouer avec la mort

Claudio Pazienza

« cinématographe » est le premier outil qui nous a permis de jouer avec la mort

Samedi 23 octobre 2010 : FocUS docUS belGeS

11 h Histoires d’artistes. Johan muyle de Virginie cordier avec la collaboration de céline darmayan, belgique, 2010 - 26’, Vo française en présence de la réalisatrice

première mondiale Premier épisode d’une collection de documentaires sur des artistes belges actuels, Histoires d’artistes. Johan Muyle nous plonge dans les coulisses de l’un de nos plasticiens les plus réputés internationalement, le temps d’un portrait amusé mais juste de l’assembleur iconoclaste.

portrait amusé mais juste de l’assembleur iconoclaste. ----------------------------- 14 h calle de la pietà de
portrait amusé mais juste de l’assembleur iconoclaste. ----------------------------- 14 h calle de la pietà de

-----------------------------

14 h calle de la pietà de Karine de Villers et mario brenta, italie-belgique, 2010 - 60’, Vo St fr en présence de la réalisatrice

Poème mi documentaire, mi fictif, Calle de la Pièta brosse le dernier jour de la vie du Titien, mort à Venise tandis qu’il travaillait à sa dernière peinture, la Pietà. Plutôt qu’une histoire, le film propose une réflexion sur la vie et le rôle de l’art, qui ne représente rien d’autre que le désir de l’Homme de pénétrer le mystère du monde, de le saisir et, surtout, de le maîtriser au travers de la gestion du temps.

de pénétrer le mystère du monde, de le saisir et, surtout, de le maîtriser au travers
de pénétrer le mystère du monde, de le saisir et, surtout, de le maîtriser au travers

Samedi 23 octobre 2010 : a biGGer daVid HocKneY

16 h a bigger Splash de Jack Hazan, royaume-Uni, 1973 - 106’, Vo St fr

Singulière présentation de la peinture de David Hockney, ce documentaire lorgne sans transitions précises du côté de la fiction, à travers un montage subjectif de scènes du quotidien du peintre anglais durant la préparation de l’œuvre clé A Bigger Splash. Censuré pour avoir abordé très ouvertement l’homosexualité du peintre iconique, le documentaire est aujourd’hui considéré comme un sommet du film sur l’art.

-----------------------------

18 h david Hockney. a bigger picture de bruno Wollheim, royaume-Uni, 2009 - 60’, Vo non sous-titrée prix 2010 du meilleur essai du Festival international du Film sur l’art de montréal

Près de quarante ans après A Bigger Splash, un nouveau documentaire sur David Hockney, conçu pour la télévision, remporte le prix du Meilleur Essai lors du principal festival mondial du film sur l’art. Le peintre, désormais vieillissant, y réalise sa plus grande peinture en extérieur, Bigger Trees Near Water. Présenté ici comme second volet d’un diptyque filmique, le documentaire permet de mesurer le mûrissement d’un des créateurs les plus importants de l’art anglais contemporain.

Le film sera présenté en version originale anglaise non sous-titrée

dimancHe 24 octobre 2010 : perception / perVerSion dU reGard

11 h the Great contemporary art bubble de ben lewis, royaume-Uni, 2009 - 60’, VF le critique d’art Ben lewis, connu pour ses papiers provocateurs sur le marché de l’art contemporain, s’en prend à la spéculation qui a animé les ventes aux enchères récentes, le temps d’une enquête vivifiante qui démonte le mécanisme de la cote des artistes adulés aujourd’hui. Qui crée les prix d’Andy Warhol ? Quelle est la responsabilité de Damien Hirst dans l’effondrement du marché de l’art ? Ben lewis a sa version des faits.

Le film sera présenté en version française

-----------------------------

14 h Stolen art de Simon backès, belgique, 2008 - 60’, Vo française Prix 2008 du Jeune Public - Festival du film documentaire d’Ajaccio prix 2008 des ateliers cba/Wip - Filmer À tout prix, bruxelles prix 2008 du Jury - Festival traces de Vies, clermont-Ferrand

Dans Stolen Art, Simon Backès remonte la piste d’une exposition d’art contemporain créée à New-York en 1978 : Pavel Novak, peintre tchèque, y proposait des copies plus vraies que nature de tableaux de peintres majeurs comme Van Gogh ou Rembrandt. Vrai ou faux ? Pourquoi Pavel Novak a-t-il ensuite disparu ? Stolen Art interroge à la fois notre regard et le pouvoir que l’on place dans une œuvre d’art.

-----------------------------

16 h tableau avec chutes de claudio pazienza, belgique, 1997 - 103’, Vo française

Un ciné-journal drôlatique pas tout à fait intime ni outrageusement public. Après avoir été vérifiés, décortiqués, polissés et calibrés, vos yeux découvrent un inénarrable tableau et quelques figures d’un indicible pays. Le tableau c’est « Paysage avec la chute d’Icare » peint

par Pieter Breughel vers 1555. le pays, c’est la Belgique. Entre les deux, un réalisateur, des

chômeurs, des psychanalystes, des philosophes, des Présidents de partis

Ministre se questionnent assidûment sur un sujet: qu’est-ce donc que REGARDER ?

un Premier

festival 

du film 

sur 

l’ art

-------------

les invités

claUdio paZienZa Claudio Pazienza est né à Roccascalegna (Italie) en 1962. Il arrive dans le limbourg belge un an plus tard. Son père est mineur et sa mère, femme au foyer. Claudio est le second des cinq enfants de Carlo et Gina. C’est dans cette même région minière qu’il fréquente les écoles créées par les missionnaires italiens. les cours sont dispensés en italien (le matin) et en flamand (l’après-midi). Il s’inscrit ensuite à l’école Européenne de Mol où il passe son bac en 1979 dans la section latin-Math. À 13 ans, il reçoit un précieux Nikon FM. Bien que fasciné par le cinéma militant et les mouvements contestataires en Italie à la fin des années 70, il opte pour la très francophone et laïque Université libre de Bruxelles. Il s’y intéresse à la sociologie et à l’anthropologie tout en fréquentant la faculté d’histoire de l’art. Au début des années 80 il fréquente assidûment la Cinémathèque Royale et fait du théâtre amateur. En 1985 il obtient un diplôme en Ethnologie européenne. Son mémoire de fin d’études analyse avec les outils de la sémiologie un corpus de contes du moyen-âge et parle des «Structures narratives en œuvre dans les contes facétieux de G.F. Straparola ».

À la même période il s’essaie au cinéma en achetant une Beaulieu Sup. 8 puis en tournant – à ses frais – les premières séquences d’un futur long-métrage (Sottovoce 1986/92). Depuis 1987 il a réalisé des courts-métrages de fiction, a conçu pour ARTE deux soirées thématiques (« La Belgique, le pays où Icare s’est noyé – 1997 » et « Tout sur la bière – 2000 ») et a réalisé divers documentaire de création. En 1997 il crée et dirige un festival de cinéma d’animation (Matita Film Festival – Guardiagrele / Italie). Il continue de faire de la photo et crée sa propre maison de production (Kòmplot films etc. sprl). Il a enseigné l’Histoire du Cinéma (La CAMBRE – Bruxelles) et dirige régulièrement des ateliers de réalisation (ESBA – Genève, lUSSAS, FEMIS –Paris). Il a été membre de plusieurs jurys (Centre du Cinéma – Bruxelles ; Brouillon d’un Rêve – SCAM, Paris). Il a la nationalité italienne, il est polyglotte et réside à Bruxelles depuis 1980. Il est le père d’Oscar et Raoul. Il milite pour un cinéma de gai savoir.

FilmoGrapHie Archipels Nitrate, 2009 / Scènes de chasse aux sangliers, 2007 / les îles Aran, 2004 / l’argent, 2002 / Mic Mac, 2002 / Ya Rayah, 2000 / Esprit de bière, 2000 / Oedipus Rex, 2000 / la complainte du Progrès, 1997 / Panamarenko, 1997 / Tableau avec Chutes, 1997 / De Bouche à Oreille, 1995 / Sottovoce, 1993 / Un po du febbre, 1991 / Oggi e primavera, 1988 / l’arteriosclerosi, 1985

Karine de VillerS Je suis née le 25 février à Quito en Equateur. Ma mère est d’origine danoise. Mon père est belge d’origine russe et azéri. J’ai vécu un an en Equateur, trois ans au Danemark et quarante ans en Belgique avec de nombreux séjours à l’étranger: Copenhague, Berlin, lisbonne, Venise, J’ai fait des études d’histoire de l’art en civilisations non-européennes, archéologie et anthropologie à l’Université libre de Bruxelles. J’ai fait un mémoire sous la direction de luc de Heusch et un stage d’archéologie à Madagascar sur les tombes malgashes. logiquement, j’aurais du faire une carrière d’anthropologue en Afrique.

En 1990, j’ai rencontré Thomas de Thier, coup de foudre et ma vie est sortie des sentiers tracés. Avec lui, j’ai réalisé «Je suis votre voisin», galerie de portrait des habitants d’une petite rue d’Ixelles où nous vivions. Contre toute attente, le film a fait une carrière exceptionnelle. Depuis, j’ai principalement réalisé des documentaires tels que «Le petit château», «Comme je la vois», «Luc de Heusch. Une pensée sauvage». Je donne régulièrement des formations d’écriture de scénario pour adultes dans le cadre «de l’écrit à l’image» au festival francophone de Namur et de l’éducation à l’image dans les écoles primaires et secondaires avec l’Atelier Alfred.

Depuis une dizaine d’années, je travaille à mi-temps au Centre de l’Audiovisuel à Bruxelles à la promotion des films, l’occasion d’être en contact avec des gens du monde entier (sorte de mappemonde du territoire du réel), qui m’amène à voyager dans de nombreux festivals. Je suis également Vice-présidente de l’ARRF (Association des réalisateurs et réalisatrices de films) et membre du CA de Pro Spere.

FilmoGrapHie Calle de la Pietà, 2010 / Perceval, 2009 / Jeux de gris, 2007 / Eric-Emmanuel Schmitt, 2005- 07 / luc de Heusch, une pensée sauvage, 2007 / 7 minutes de liberté, 2006 / les hommes de ma vie, 2003 / Comme je la vois, 2001 / le petit château, 1999 / Place à Saint-Josse, 1996 / Je suis votre voisin, 1990

-----------------------------

VirGinie cordier licenciée avec distinction en Information, Communication et Journalisme à l’Université libre de Bruxelles, Virginie Cordier commence comme assistante à la mise en scène et chargée de la communication pour la compagnie de théâtre « Les Nouveaux Disparus ». Elle sera chargée de la production, de la diffusion et de la communication pour le spectacle « Pôst-Pöst » de Véronika Mabardi pour poursuivre comme attachée de presse et chargée de la diffusion pour les spectacles « Cirk’ikar » de Renée Bizac (Compagnie Point Zéro) et « Décontamination » de Paul Pourveur (Compagnie Biloxi 48). Elle poursuit son chemin et rentre comme journaliste chez Télé Bruxelles avant de rejoindre Arte Belgique dans le cadre de l’émission « 50 Degrés Nord » et chroniqueuse « arts plastiques » dans l’émission Culture Club sur la Première RTBF.

Aujourd’hui elle allie sa casquette de journaliste et celle de conseillère artistique pour le Centre culturel de Wolubilis. Elle œuvre dans la mise sur pied d’exposition, de conférences, de visites et de voyages culturels. Elle a créé un Service éducatif afin de sensibiliser les enfants à l’art contemporain.

FilmoGrapHie Histoires d’artistes. Johan Muyle, 2010

festival 

du film 

sur 

l’ art

-------------

infos pratiques

tariFS 2,5 € par film gratuit pour les membres soirée d’ouverture : 5-3 €** **membres, étudiants, enseignants, demandeurs d’emploi

l’iSelp l’iselp - institut supérieur pour l’étude du langage plastique Bd de Waterloo, 31 B-1000 Bruxelles. tél:+32 (0)2/ 504 80 70 - iselp@iselp.be - www.iselp.be

accèS Métro : arrêt louise ou Porte de Namur Trams : 92, 94, 97 arrêt louise Bus: 54 et 71 arrêt Porte de Namur Parking des Deux Portes

reStaUration Notre restaurant lE PASSAGE DE MIlAN sera ouvert durant tout le festival. Un petit déjeuner sera proposé dès 10h