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UFR DE PHILOSOPHIE

MASTER 1 RECHERCHE
Année 2018-2019
Domaine : Sciences humaines et sociales
Mention : Philosophie

Le Master 1 Recherche mention Philosophie se décline en 5 Parcours :

1 Histoire de la philosophie

2 Philosophie et société

3 Philosophie contemporaine

4 Logique et philosophie des sciences (LOPHISC)

5 Histoire et philosophie de l’art

Secrétariat du Master 1 de Philosophie de Paris 1


UFR 10 –Philosophie
17, rue de la Sorbonne, 75231 Paris cedex 5
Escalier C, 1er étage à gauche au fond du couloir

: 01 40 46 27 91
: mail:philom1@)univ-paris1.fr

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SOMMAIRE

Introduction
Présentation générale
Modalités pédagogiques particulières
Conditions d’accès
Poursuite des études et débouchés
Présentation des parcours de formation
Inscriptions administrative et pédagogique

Programme des enseignements

Parcours « Histoire de la philosophie »


Parcours « Philosophie et société »
Parcours « Philosophie contemporaine »
Parcours « LOPHISC »
Parcours « Histoire et philosophie de l’art »

Procédure d’inscription et informations diverses

Dossier de candidature en M1
Présentation du TER (mémoire)
Calendrier universitaire 2018-2019
Adresses utiles
Présentation du Département des Langues SGEL

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I -Présentation générale du Master de Philosophie de l’université Paris 1

I-1 Architecture du master de philosophie

La formation de master en philosophie est placée sous la direction de la Pr. Magali BESSONE.
Elle comporte cinq parcours :
« Histoire de la philosophie », resp. Pr. Jean-Baptiste BRENET
« Philosophie et société », resp. Pr. Emmanuel. PICAVET
« Philosophie contemporaine », resp. Pr. Jocelyn BENOIST
« Logique et philosophie des sciences (LOPHISC) », resp. Pr. Pierre WAGNER (avec la
participation de Paris 7 et de l’ENS-Ulm).
« Philosophie et histoire de l’art », resp. Pr. David LAPOUJADE
(En M2 seulement) « Éthique appliquée. Responsabilité environnementale et sociale », resp.
Marie GARRAU, MCF. Voir le site http://ethires.univ-paris1.fr

Ces parcours s’affirment dès la première année, mais en M1 tou.te.s les étudiant.e.s doivent obligatoirement
choisir un certain nombre d’enseignements dans les programmes des autres parcours. En seconde année
(M2), le cursus se spécialise, en rapport étroit avec les équipes de recherche associées à l’École doctorale de
philosophie ; un sixième parcours est ouvert à ce niveau : « Éthique appliquée. Responsabilité
environnementale et sociale ».
Le dispositif offre des possibilités significatives d’orientation à l’issue du M1. L’étudiant.e titulaire du M1
peut candidater à l’admission en M2 dans les six parcours offerts. Un changement de parcours lors du
passage du M1 au M2 est possible, moyennant certaines conditions d’accès et restrictions et par voie de
candidature sur e-candidat (les dates d’ouverture de la plateforme seront indiquées en cours d’année ; à titre
indicatif, en 2018, la plate-forme était ouverte du 13 avril au 4 mai). Le choix des options en M1 peut
faciliter cette réorientation. Quel que soit le parcours qu’il ou elle aura choisi en M1, l’étudiant.e pourra
envisager de se préparer aux concours de l’agrégation et du CAPES de philosophie, ou choisir la voie des
concours administratifs, vers laquelle ouvre notamment le parcours « Philosophie et société ». De manière
générale, l’ensemble des formations de M1 constitue un bon préalable à la préparation des concours de
l’enseignement de la philosophie. Il est à noter que l’UFR prépare les étudiant.e.s solidairement au CAPES et à
l’agrégation, ce qui suppose désormais qu’ils et elles soient titulaires d’un diplôme de Master, obtenu à l’issue
du M2.

L’éventail des parcours proposés en M1 s’articule aux équipes de recherche associées à l’Ecole Doctorale de
Philosophie :
• Le parcours « Histoire de la philosophie » s’appuie sur les deux équipes d’histoire de la philosophie :
« Gramata », composante de l’unité mixte de recherche SPHERE 7219 CNRS-Paris 7-Paris 1 (philosophie
antique et médiévale), dirigée par le Pr. Jean-Baptiste BRENET ; le « Centre d’histoire de philosophie
moderne de la Sorbonne » (CHPMS), dirigé par la Pr. Chantal JAQUET.
• Le parcours « Philosophie et société » s’appuie sur deux équipes : le Centre de Philosophie
contemporaine (dirigé par le Pr. Emmanuel PICAVET), composante de l’UMR 8103, Institut des Sciences
Juridique et philosophique de la Sorbonne, plus particulièrement dans son axe « Normes, Sociétés et
Philosophies » (NOSOPHI, resp. Pr. Magali BESSONE) ; et le « Centre d’étude des techniques, des
connaissances et des pratiques » (CETCOPRA), dirigé par le Pr. Thierry PILLON.
• Le parcours « Philosophie contemporaine » s’appuie sur le Centre de philosophie contemporaine
(dirigé par le Pr. Emmanuel PICAVET) particulièrement dans ses axes « Expérience et Connaissance »
(ExeCO, resp. Pr. Jocelyn BENOIST) et « Culture, esthétique et philosophie de l’art» (resp. Pr. David
LAPOUJADE).
• Le parcours « Logique et philosophie des sciences (LOPHISC) » s’appuie sur l’Institut d’Histoire et
de Philosophie des Sciences et des Techniques (IHPST, unité mixte de recherche 8590 CNRS-Paris-ENS,
dirigée par le Pr. Pierre WAGNER). L’équipe enseignante de logique est aussi mobilisée.
• Le parcours « Histoire et philosophie de l’art » s’appuie sur le Centre de philosophie contemporaine
(dirigé par le Pr. Emmanuel PICAVET) particulièrement dans son axe « Culture, esthétique et philosophie

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de l’art» (resp. Pr. David LAPOUJADE). Il est commun aux UFR 10 (Philosophie) et 03 (Histoire de l’art et
archéologie).

I-2 Responsables

Responsable de la formation (master mention « Philosophie ») : Magali BESSONE,


PR, Magali.Bessone@univ-paris1.fr

Responsables de Parcours :
Parcours « Histoire de la philosophie »
Jean-Baptiste BRENET, PR, Jean-Baptiste.Brenet@univ-paris1.fr
Parcours « Philosophie et société »
Emmanuel PICAVET, PR, Emmanuel.Picavet@univ-paris.fr
Pour l’option « Philosophie juridique, politique et sociale » (M2) : Emmanuel PICAVET, PR (voir ci-dessus).
Pour l’option « Sociologie et anthropologie » (M2) : Thierry PILLON, PR, cetco@univ-paris1.fr,
Thierry.Pillon@univ-paris1.fr
Parcours « Philosophie contemporaine » : Jocelyn BENOIST, PR, Jocelyn.Benoist@univ-paris1.fr
Parcours « Logique et philosophie des sciences » (Lophisc) : Pierre WAGNER, PR, pierre.wagner@univ-
paris1.fr
Parcours « Philosophie et histoire de l’art » : David Lapoujade, PR, david.lapoujade@univ-paris1.fr

II -Modalités pédagogiques particulières

Formation par la recherche :


En M1, dans chaque parcours, l’étudiant.e réalise un TER (travail d’études et de recherche) d’environ 50
pages dont le poids dans la note terminale varie selon les parcours (autour d’un sixième de la note globale).
Ce travail est préparé et rédigé sur l’ensemble des deux semestres.
Le mémoire (TER) de M1 devra être déposé au secrétariat de la scolarité au plus tard à la mi-mai
2019, la date étant précisée ultérieurement par le Conseil de l’UFR 10. Les étudiant.e.s qui ne
respecteront pas ce délai seront sans exception déclaré.e.s défaillant.e.s.
Le mémoire donne lieu à un entretien avec le directeur du mémoire au mois de mai ou juin (il n’y a pas de
rattrapage pour le TER). Il ne s’agit pas à proprement parler d’une soutenance : le travail n’est pas présenté
devant un jury, mais au seul directeur de la recherche. L’attention des étudiant.e.s est attirée sur le fait
que le plagiat est non seulement contraire à la déontologie universitaire mais peut aussi être
assimilé à une fraude.

Technologies de l’information et de la communication :


Le master entend développer l’accès en ligne pour tou.te.s les étudiant.e.s aux documents étudiés dans les
cours et séminaires dans les meilleures conditions, via la plateforme http://epi.univ-paris1.fr
Par ailleurs, l’attention des étudiant.e.s est attirée sur les ressources électroniques (revues et bases
documentaires) offertes par l’université : http://domino.univ-paris1.fr

Mobilité étudiante :
Comme dans les autres années des cursus de licence et de master, l’UFR de philosophie participe à des
programmes internationaux, SOCRATES et ERASMUS. La semestrialisation intégrale des enseignements
de master permet de développer ces échanges. Tout.e étudiant.e de master désireux.se de s’engager dans un
tel programme doit consulter Mme Pauline NADRIGNY (Pauline.Nadrigny@univ-paris1.fr), responsable
des relations internationales de l’UFR de philosophie, ainsi que le responsable de son Parcours de master, au
cours du printemps qui précède l’année de mobilité.

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III -Conditions d’accès à la première année du master de philosophie

Diplômes requis pour l’accès: Licence de philosophie ; Licence lettres modernes parcours philosophie
(Paris 3 et Paris 1) ; Licence de droit parcours philosophie (Paris 1) ;
Autre licence du domaine Sciences humaines et sociales et du domaine Lettres et Arts : sur examen du
dossier par le conseil de Master ;
Validation des acquis : par la commission de validation des acquis de l’UFR 10.
La candidature en Master se fait désormais via la plate-forme ecandidat. A titre indicatif, en 2018, la
plateforme était ouverte du 13 avril au 4 mai. Les candidatures hors délai ne pourront pas être acceptées.
Les candidat.e.s doivent préparer un dossier de candidature qui comprend :
-les notes et diplômes obtenus depuis le début des études supérieures ;
-une lettre de motivation ;
-un projet de recherche d’environ 2 pages ;
-un curriculum vitae ;
-pour les étudiants titulaires d’un diplôme étranger non francophone : une attestation de niveau de langue
C1.
Les pièces seront à télécharger via l’application ecandidat.

IV -Poursuite des études et/ou débouchés

À l’issue du M1
- Accès en M2 mention philosophie : l’admission est de droit pour tout étudiant ayant obtenu son année de
M1 dans l’un des parcours de la mention ; les étudiants doivent fournir un projet de recherche d’environ 2
pages – à titre indicatif en 2018 le projet (obligatoire) devait être fourni pour le 15 juin.
- Des réorientations sont possibles au sein du master de philosophie à l’issue du M1. La décision revient au
conseil du Master.
- Des réorientations sont aussi possibles dans d’autres masters, selon des modalités variables, dépendant des
établissements et des disciplines.
- Préparation des concours de l’enseignement de la philosophie : la nomination comme professeur de lycée
suppose désormais non seulement le succès à un concours de recrutement, mais aussi l’obtention d’un M2.
La préparation au CAPES et à l’agrégation de philosophie est conjointe à l’UFR de philosophie. C’est
pourquoi il est indispensable d’avoir obtenu le diplôme de Master à l’issue du M2 avant de rejoindre la
préparation au CAPES et à l’agrégation organisée par l’UFR de philosophie. Les étudiants sont invités à
anticiper la préparation des concours et peuvent contacter, pour conseil, le responsable de cette préparation,
M. Quentin MEILLASSOUX (Quentin.Meillassoux@univ-paris1.fr)

À l’issue du M2
- Doctorat en philosophie
- Préparation de l’agrégation de philosophie et du CAPES.
- Concours de la fonction publique, en particulier de l’enseignement secondaire (mais non exclusivement),
concours administratifs.
- Doctorat de sociologie (à l’issue de la parcours « Philosophie et société »).
- Doctorats en droit, science économique, science politique (sous conditions).
- Métiers de la culture
- Consultant ressources humaines dans l’entreprise
- Métiers de la communication
- Métiers de l’édition
-Métiers de la documentation et des bibliothèques
-Métiers du social et de l’humanitaire
-Métiers du journalisme.

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V – Présentation succincte des parcours de formation

V. 1 Parcours « Histoire de la philosophie »

Le Parcours « Histoire de la philosophie » constitue le volet classique du master « Philosophie ». Il vise à


procurer des bases solides et diversifiées très utiles à la préparation des concours (notamment de
l’agrégation qui comporte un programme substantiel en histoire de la philosophie) et à la poursuite d’études
doctorales, reposant sur une connaissance approfondie des auteurs et des problématiques philosophiques
qui ont marqué l’histoire, ainsi que sur les recherches actuelles spécialisées dans le domaine. Aux deux
niveaux (M1, M2), les étudiants doivent approfondir leurs connaissances en histoire de la philosophie
ancienne/arabe/médiévale et en philosophie moderne et contemporaine et peuvent choisir en même temps
de suivre un séminaire dans d’autres parcours de master pour élargir leur champ de réflexion.
En Master 1, outre la rédaction du TER, la formation en histoire de la philosophie comprend pour chaque
semestre un tronc commun (enseignement pris dans les autres parcours du master et formation en langue)
et des enseignements spécifiques (deux séminaires respectivement en Histoire de la philosophie ancienne,
arabe ou médiévale et en Histoire de la Philosophie moderne et contemporaine).
En M2, la formation en Histoire de la philosophie ancienne, arabe ou médiévale ou en Histoire de la
philosophie moderne et contemporaine est renforcée en fonction du sujet de mémoire. Des séances de
traduction et commentaire de texte en langue vivante ou ancienne complètent la formation.

V. 2 Parcours « Philosophie et société »

Ancré dans la pensée contemporaine mais soucieux de situer dans leur histoire les problèmes qui y sont
constitués, le parcours propose des enseignements de recherche offerts dans l’UFR de philosophie ainsi que
des enseignements assurés dans d’autres composantes de l’université ou d’autres établissements partenaires.
Il procure une formation riche et originale très utile aux étudiant.e.s désireux.ses de passer les concours
d’enseignement ou de poursuivre une formation doctorale, ainsi qu’à ceux et celles qui souhaitent compléter
leur formation philosophique par des séminaires de recherche en sciences sociales, science politique,
économique ou juridique.

Le champ couvert par cette filière inclut :


• Philosophie politique (collaboration avec l’UFR de sciences politiques)
• Philosophie et théorie du droit
• Philosophie sociale et anthropologie
• Philosophie économique (collaboration avec l’UFR de sciences économiques)
• Éthique appliquée
• Socio-anthropologie

La formation de M1 comporte, outre le TER, un tronc commun (ouvert aux autres parcours du master) et
des enseignements spécifiques.

Les étudiants auront en M2 le choix entre deux parcours distincts :

1 Philosophie juridique, politique et sociale


2 Sociologie et anthropologie des techniques contemporaines

V. 3. Parcours « Philosophie contemporaine »

Le parcours est à la fois fédérateur et innovant, couvrant les grands courants de la philosophie des XXe et
XXIe siècles, dont le regroupement n’a jamais été envisagé et qui sont habituellement enseignés séparément.
C’est notamment le cas des deux principaux courants du XXe siècle : la phénoménologie et la philosophie
analytique, mais aussi de la psychanalyse et de l’herméneutique.

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Tout en cherchant à pratiquer une philosophie vivante et actuelle, le parcours Philosophie
contemporaine ménage des passerelles avec les trois autres parcours du master mention Philosophie,
proposant ainsi une formation solide et diversifiée pour la préparation aux concours d’enseignement et pour
une éventuelle poursuite en études doctorales.

Champ couvert :
• Philosophie analytique classique et contemporaine
• Philosophie du langage et de la connaissance
• Phénoménologie
• Philosophie de l’art
• Philosophie morale
• Philosophie des religions
• Philosophie et psychanalyse
• Pragmatique

V. 4 Parcours « Logique, philosophie des sciences (LOPHISC) »

Le parcours Logique et philosophie des sciences (LoPhiSC) du Master de philosophie de Paris 1 est associé
par convention avec le Master de sciences cognitives de l’École normale supérieure (Ulm)/EHESS/Paris-
Descartes et avec le diplôme LOPHISS-SC2 de Paris 7/École normale supérieure (Ulm). Il a pour objectif
de donner une formation fondamentale de haut niveau, équilibrée et ouverte, dans les domaines de la
philosophie des sciences et de la logique qui en constituent les deux options. La formation ménage aussi une
place significative à l’histoire des sciences et aux études sociales sur les sciences, ainsi qu’à d’autres
dimensions contemporaines des sciences, comme les approches cognitivistes. Elle s’adresse à des
étudiant.e.s venant de cursus différents : philosophie, mais également sciences exactes, sciences de la vie et
de la Terre, sciences humaines et sociales, sciences médicales, sciences de l’ingénieur. Une attention
particulière est donnée à l’accueil des étudiant.e.s étranger.e.s.

Du fait de l’association de plusieurs établissements, les étudiant.e.s ont accès à un ensemble de compétences
exceptionnellement étendu, tout en bénéficiant d’un encadrement personnalisé dans leur établissement
d’inscription. Ils suivent un itinéraire adapté à leur formation et à leurs intérêts, qui les prépare aussi bien à
un M2 et à une thèse qu’aux concours de recrutement, ou encore à toute une gamme de métiers à l’interface
de la philosophie et des sciences et technologies. Au cours de leurs études de master, ils ont accès aux
meilleures équipes de recherche, tant dans les spécialités philosophiques et historiques du secteur que dans
des domaines interdisciplinaires en plein développement, comme les sciences cognitives, les sciences
sociales, l’environnement, la santé.

Le parcours offre deux options en M1 :


— Logique.
— Philosophie des sciences.
En M2, l’étudiant(e) peut choisir à l’intérieur de cette option entre :
• Philosophie et histoire de la physique ;
• Philosophie et histoire de la biologie.
Avec l’accord du directeur du mémoire et du responsable du parcours, certains cours peuvent être pris dans
les établissements partenaires (Paris 7, Paris 5, ENS), en fonction du parcours choisi.

V.5. Parcours « Histoire et philosophie de l’art »

Le parcours Philosophie et histoire de l’art offre une formation unique en France aux étudiant.e.s de
philosophie et d’histoire de l’art titulaires d’une licence dans l’une ou l’autre de ces deux disciplines. Il est
également ouvert à des étudiant.e.s qui ont reçu une autre formation initiale – littéraire ou artistique – et
dont le dossier aura été accepté lors de l’examen des candidatures par le conseil de Master. La discipline
philosophique qu’est l’esthétique implique un rapport étroit et savant aux œuvres d’art, et à l’histoire des
arts. De même l’histoire des arts use de catégories esthétiques et croise la philosophie de l’art dans sa propre

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histoire et dans l’épistémologie de sa discipline. La collaboration innovante entre les UFR de philosophie et
d’histoire de l’art au sein de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne permet aux étudiant.e.s qui ont décidé
de consacrer leurs recherches à l’esthétique et aux arts de bénéficier des enseignements et des conseils des
enseignants-chercheurs des deux UFR, de choisir des sujets de recherche qui requièrent des connaissances
dans ces deux domaines de pensée. Les passerelles autorisées entre les différents séminaires proposés dans
les deux UFR permettent de construire un parcours personnalisé. Les deux professeurs responsables de ce
parcours sont pour la philosophie David Lapoujade et pour l’histoire de l’art Philippe Dagen.

Une réunion générale d’information se tiendra à l’INHA, 2, rue Vivienne (la date, à déterminer, sera
indiquée le jour de la réunion de rentrée, le lundi 10 septembre), et réunira les mastérants de première et
deuxième année du parcours et les deux professeurs responsables. Deux journées d’étude sont prévues dans
l’année. Les mises à niveau utiles ou nécessaires seront prises en charge de manière individuelle pour les
étudiants qui en auront besoin.

VI-Inscriptions administrative et pédagogique

1) Inscription Administrative

L’inscription administrative est annuelle et s’effectue après avis favorable du Conseil de Master chargé de
l’examen des dossiers de candidatures.
L’inscription se fait via l’application ecandidat, ouverte pendant environ 3 semaines. A titre indicatif en 2018
l’application était ouverte du 13 avril au 4 mai.
Le dossier comprend les pièces suivantes, à télécharger via l’application :
-les notes et diplômes obtenus depuis le début des études supérieures ;
-une lettre de motivation ;
-un projet de recherche d’environ 2 pages ;
-un curriculum vitae ;
-pour les étudiants titulaires d’un diplôme étranger non francophone : une attestation de niveau de langue
C1.

Les informations utiles se trouvent sur le site de l’UFR de philosophie :


http://www.pantheonsorbonne.fr/ufr/ufr10/formations/master-candidature/

2) Inscription Pédagogique

L’inscription pédagogique est obligatoire pour la validation des notes de séminaires et du TER.
L’inscription pédagogique se déroulera en trois jours : 11/09 Histoire philosophie, 12/09 Philosophie
société, 13/09 Philosophie contemporaine, pour le Master Lophisc et Philosophie de l’art se feront à la
scolarité le 14/09 de 10h/12h et 14h/16h.
la procédure se fera sur l’application IPWEB« https://ipweb.univ-paris1.fr/ » accessible à partir du site
internet de l’Université Paris à l’aide de vos identifiants et mot de passe.
Les étudiants qui souhaiteront s'inscrire en Examen terminal devront justifier leur demande soit par contrat
de travail qui couvre le semestre, soit par un certificat de scolarité dans un autre cursus.
Les étudiants auront la possibilité de modifier leur inscription pédagogique, sous réserve de place disponible
dans les groupes, sur place au bureau de scolarité du Master 1.

* Horaires d’ouverture du bureau de scolarité:


Lundi, Mardi, jeudi de 10 h à 12 h et de 14 h à 16 h ; mercredi fermé toute la journée et vendredi après-midi
ouvert de 14h à 16h.

3) Conditions de validation
Voir le document « Règlement du contrôle des connaissances », disponible en début d’année universitaire.

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PROGRAMME DES ENSEIGNEMENTS

1. Parcours « Histoire de la Philosophie »

PREMIER SEMESTRE

U.E. 1. 1 « Tronc commun »


3 matières dont :
1/ Une matière à choisir dans l’une des trois autres parcours du Master 1
2/
• Soit une seconde matière à choisir dans l’un des trois autres parcours du Master 1
• Soit une langue ancienne
• Soit une langue vivante 2 (accord du Directeur de recherche)

3/ Langue vivante 1 (Département des langues : consulter horaires et modalités d’inscription sur affichage)

U.E. 1. 2 « Enseignements spécifiques »


1/ Une matière au choix parmi les deux proposées en :
• A. Histoire de la philosophie ancienne, arabe ou médiévale

2/ Une matière au choix parmi les quatre proposées en :


• B. Histoire de la Philosophie moderne et contemporaine
1 séminaire à choisir en A et un en B

A/ Séminaire : Histoire de la Philosophie ancienne, arabe ou médiévale


Iacopo COSTA Jeudi 13h30-15h30 Salle Lalande
Jean-Baptiste BRENET Jeudi 11h-13h Salle Lalande

-Iacopo COSTA
Aristote : désir, connaissance, action

Le cours se propose d’étudier la conception de l’action élaborée par Aristote, notamment dans le cadre de sa
philosophie naturelle et de son éthique. L’action est toujours le résultat du concours de causes différentes,
internes à l’agent (désir, connaissance, dispositions du caractère) et externes (c’est-à-dire les circonstances
dans lesquelles l’action se déroule). Premièrement, on essaiera de comprendre la différence entre l’action de
l’homme et l’action des autres animaux. Ensuite, on passera à l’étude de l’action humaine, c’est-à-dire de
l’agent doué de raison ; on cherchera alors à comprendre la nature des facultés rendant possible l’action
(sensibilité, intellect, désir), ainsi que les présupposés métaphysiques de l’action (acte/puissance, structure
téléologique de la nature et de la morale).

Bibliographie :
Aristote, Le mouvement des animaux — La locomotion des animaux, traduction et présentation par P.-M. Morel,
Paris, GF (n° 1508), 2013.
Aristote, Éthique à Nicomaque, traduction et présentation par R. Bodéüs, Paris, GF (n° 947), 2004.
Aristote, De l’âme, édition et traduction par P. Thillet, Paris, Gallimard (coll. Folio essais, n° 448), 2005.

-Jean-Baptiste BRENET
Al-Fârâbî : Intellect et Politique

Le séminaire porte sur le premier grand philosophe arabe de l’histoire – peut-être le plus grand : Al-Fârâbî
(m. 950). Surnommé « le second Maître » (après Aristote), il est une source majeure d’Avicenne ou
d’Averroès, et l’une des clés, par l’ampleur de son système, de la pensée occidentale. On propose d’étudier
l’articulation qu’il défend entre théorie de l’intellect et doctrine politique.
Les textes seront distribués, ainsi qu’une bibliographie complète. D’al-Fârâbî, on peut commencer à lire,
toutefois :

9
(a) La politique civile ou les principes des existants, texte, traduction et commentaire par A. Cherni, Beyrouth,
Albouraq, 2011 ; Id., Le livre du régime politique, introduction, traduction et commentaires de Ph. Vallat, Paris,
Les Belles Lettres, 2012
(b) Idées des habitants de la cité vertueuse, traduit de l’arabe avec introduction et notes par Y. Karam, J. Chlala, A.
Jaussen, Beyrouth-Le Caire, Commission libanaise pour la traduction des chefs-d’œuvre-Institut français
d’archéologie orientale, 1986.
(c) L’Épître sur l’intellect (al-Risâla fî-l-‘aql), traduit de l’arabe, annoté et présenté par D. Hamzah, Paris,
L’Harmattan, 2001 ; Epître sur l’intellect (Risâla fî l-‘aql). Introduction, traduction, et commentaire de Ph. Vallat, suivis
de « Onto-noétique. L’intellect et les intellects chez Fârâbî », Paris, Les Belles Lettres, 2012.
(d) Philosopher à Bagdad au Xe siècle, Paris, Seuil, 2007.

B/ Séminaire : Histoire de la Philosophie moderne ou contemporaine

Paul Rateau Lundi 16h30-18h30 Salle Lalande


David Lapoujade Mardi 11h-13h salle Broca A09
Eric Marquer Jeudi 13h30-15h30 Salle Halbwachs
Katia Genel Mardi 14h-16h Salle Halbwachs

-Paul RATEAU
Liberté et morale chez Leibniz

La « grande question du libre et du nécessaire » constitue avec celle de la composition du continu l’un des « deux
Labyrinthes fameux, où notre raison s’égare bien souvent », écrit Leibniz dans la préface de la Théodicée.
L’image du labyrinthe n’illustre pas tant la contradiction de la raison avec elle-même que le désarroi dans
lequel se trouve une raison qui se perd, dès lors qu’elle s’efforce d’accorder la providence et la prescience de
Dieu avec la liberté de l’homme. Leibniz propose une solution originale qui repose sur des considérations à
la fois logiques (doctrine de la vérité et des modalités) et métaphysiques (la notion d’automate spirituel).
L’objet de ce séminaire sera d’en étudier les présupposés et les implications notamment morales (à quel type
d’éthique cette liberté conduit-elle ?), en répondant à la critique de Kant qui comparait la liberté leibnizienne
à celle d’un tournebroche.
Une bibliographie sera distribuée lors du premier cours.

-David LAPOUJADE
Bergson, L’évolution créatrice

Le cours se présente comme une analyse détaillée de L’Evolution créatrice de Bergson. Il s’agira de montrer
comment le problème de la vie est devenu central après Matière et mémoire, mais aussi de restituer les thèses
explicites de l’ouvrage à partir de la « méthode » déployée implicitement par Bergson. Enfin, il faudra
exposer la métaphysique bergsonienne, en insistant sur le rapport polémique qu’elle entretient avec toute
l’histoire de la philosophie telle qu’il la revisite.
Une bibliographie sera communiquée ultérieurement.

-Éric MARQUER
L’État et la révolution, de Hobbes à Hobsbawn : éléments pour une philosophie de l’histoire.

Prévenir ou contenir les révoltes et les révolutions fut certainement l’une des premières tâches de l’État
moderne. Inversement, révolutions et coups d’État sont apparues comme des actions contre l’État, soit
contre le souverain qui l’incarnait, soit contre l’État comme organisme de domination de classe. Qu’on
considère l’État et la révolution comme deux faces indissociables d’une même réalité politique, ou comme
deux phases d’un processus historique, la compréhension de notre modernité semble difficilement pouvoir
se passer d’une analyse critique des relations entre Léviathan et Béhémoth. Cette analyse sera, pour la
philosophie, l’occasion de se tourner vers l’histoire, c’est-à-dire, en un sens, vers l’expérience.

Bibliographie :
Sources et ouvrages fondamentaux
AGAMBEN, Giorgio, Homo sacer, I. Le pouvoir souverain et la vie nue, Seuil, 1998.
BACON, Francis, Essais/Essays, trad. M. Castelain, Paris, Aubier, coll. Bilingue, 1979.
BURKE, E., Réflexions sur la révolution de France, Paris, Hachette-Pluriel, 1989.
CASSIRER, E., Le mythe de l’État, trad. B. Vergely, Paris, Gallimard, 1993.

10
FOUCAULT, M., « Il faut défendre la société ». Cours au Collège de France, 1976, Paris, Gallimard-Seuil, coll.
« Hautes Études », 1997.
FOUCAULT, M., « Sécurité, territoire, population », Cours au Collège de France, 1977-1978, Paris, Gallimard-Seuil,
coll. « Hautes Études », 2004.
FOUCAULT, M., « Naissance de la biopolitique », Cours au Collège de France, 1978-1979, Paris, Gallimard-Seuil, coll.
« Hautes Études », 2004.
FOUCAULT, M., « Inutile de se soulever », in Dits et Ecrits II, Paris, Gallimard, 2001, p. 790.
FOUCAULT, M., « Une poudrière appelée Islam », in Dits et Ecrits II, p. 759.
HOBBES, Thomas, Béhémoth, trad. L. Borot, Paris, Vrin, 1990.
HOBBES, Thomas, Léviathan, trad. F. Tricaud, Paris, Sirey, 1971 (Dalloz, 1999).
HOBSBAWM, Éric, L’ère des révolutions : 1789-1848, Paris, Fayard, 1970.
KANTOROWICZ, Ernst, Les deux corps du roi, trad. J.-P. et N. Genet, Paris, Gallimard, 1989.
KOSELLECK, Reinart, Le futur passé, trad. J. et M. C. Hoock, Paris, EHESS, 1990.
KOSELLECK, Reinart, Le règne de la critique, trad. H. Hindelbrand, Paris, Minuit, 1979.
LENINE, Vladimir Illitch, L’État et la révolution, Paris, Éditions sociales, 1969.
LUXEMBURG, Rosa, La révolution russe, trad. G. Badia, Le temps des cerises, 2017.
MACHIAVEL, Nicolas, Le prince, éd. Marie Gaille-Nikodimov, Paris, Le livre de poche, 2000.
MARCUSE, H., Raison et révolution, trad. R. Castel et P.-H. Gonthier, Paris, Minuit, 1968.
MARX, K., Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte, trad. G. Chamayou, Paris, GF, 2007.
NAUDE, Gabriel, Considérations politiques sur les coups d’État, Paris, Gallimard, 2004.
PAINE, Thomas, Le sens commun-Common Sense, trad. B. Vincent, Aubier bilingue, 1983.
STAËL-HOLSTEIN, Germaine de, Considérations sur les principaux événements de la Révolution française, Paris,
Champion, 2017.
Études
AFARY Janet, ANDERSON Kevin B., Foucault and the Iranian Revolution. Gender and the Seductions of Islamism («
Foucault et la révolution iranienne. Le genre et les séductions de l’islamisme »), University of Chicago Press,
2005.
BEAUD, Olivier, La puissance de l’État, Paris, PUF, 1994.
DEMELEMESTRE, G., BOZARSLAN, Hamid, Qu’est-ce qu’une révolution ?, Paris, Cerf, 2016.
DEMELEMESTRE, G., Les deux souverainetés. Le tournant Bodin-Althusius, Paris, Cerf, 2011.
DUBOS, Nicolas, Le mal extrême, Paris, CNRS éditions, 2010.
ORWELL, G., Hommage à la Catalogne (1936-1937), trad. Y. Davet, Paris, Gallimard, 1955.
RAYNAUD, P., Trois révolutions de la liberté. Angleterre, Amérique, France, PUF, 2009.
SCHMITT, Carl, Le Léviathan dans la doctrine de l’État de Thomas Hobbes, Paris, Seuil, 2002.
SENELLART, M., Les arts de gouverner, Paris, Seuil, 1995.
SKORNICKI, A., La grande soif de l’État, Prairies ordinaires, 2015.
WAHNICH, Sophie, La révolution française n’est pas un mythe, Paris, Klincksieck, 2017.
YUVA, Ayse, Transformer le monde ? L’efficace de la philosophie en temps de révolution : France-Allemagne, 1794-1815,
Paris, éd. MSH, 2016.

-Katia GENEL
Figures de la critique : l’école de Francfort face à la souffrance sociale

On explorera les modèles de la critique sociale sous les différentes figures qu’elle a pu revêtir dans l’école de
Francfort, d’Adorno et Horkheimer à Habermas et Honneth (théorie de la société, mais aussi dialectique
négative, philosophie sociale). Notre angle d’attaque sera la manière dont les différentes théories critiques
appréhendent le mal social – qu’il s’agisse de la souffrance des individus, de la maladie de la société, ou du
malaise social. Diagnostiquer ce mal, plutôt que d’élaborer par exemple une théorie de la justice depuis
laquelle on peut dénoncer certains types d’injustice, c’est à la fois la marque même de la démarche critique et
la source de difficultés méthodologiques nombreuses (quant au statut de la philosophie qui critique, par
exemple). En examinant les différents modèles du social en jeu dans les théories critiques, on mettra
également au jour les différences d’approches entre les générations de l’école de Francfort.

Bibliographie indicative :
Hegel, Principes de la philosophie du droit (PUF)
Horkheimer, Théorie traditionnelle et théorie critique (Gallimard)
Adorno, Dialectique négative (Payot) ; Société : intégration, désintégration (Payot)
Habermas, Théorie de l’agir communicationnel (Fayard)
Honneth, La société du mépris. Vers une nouvelle théorie critique (La découverte)
E. Renault, Souffrances sociales (La découverte)

11
+++++

SECOND SEMESTRE

U.E. 2.1. « Tronc commun »


3 matières dont :
1/ Une matière à choisir dans l’un des trois autres parcours du Master 1
et
2/
• Soit une seconde matière à choisir dans l’un des trois autres parcours du Master 1
• Soit une langue ancienne
• Soit une langue vivante 2 (accord du directeur de recherche)

3/ Langue vivante 1 (Département des langues : consulter horaires et modalités d’inscription sur affichage)

U.E. 2.2. « Enseignements spécifiques »


1/ Une matière au choix parmi les deux proposées en :
A. Histoire de la philosophie ancienne, arabe ou médiévale

2/ Une matière au choix parmi les quatre proposées en :


B. Histoire de la Philosophie moderne et contemporaine
1 séminaire à choisir en A et un en B

A/ Séminaire : Histoire de la Philosophie ancienne, arabe ou médiévale

Véronique DECAIX Mardi 14h-16h Salle Halbwachs


Stéphane MARCHAND Jeudi 13h30-15h30 Salle Lalande

-Véronique DECAIX
Conscience et connaissance de soi au Moyen Âge

Ce séminaire a pour objet le problème de la connaissance de soi au Moyen Âge. La divergence entre
Aristote et Augustin à ce sujet nourrit une controverse à la fin du XIIIe siècle, touchant à la manière dont
l’âme peut s’appréhender. L’âme peut-elle se saisir par essence ou par espèce ? Cette réflexivité est-elle
directe et immédiate ? Peut-on seulement se connaître totalement ou seulement en partie ? Le séminaire se
propose de reconstruire les positions, et les oppositions, de trois penseurs de la fin du XIIIe siècle : Thomas
d’Aquin (†1274), Pierre de Jean Olivi (†1298) et Dietrich de Freiberg († ca. 1315).

Littérature primaire :
(La connaissance du latin n’est pas requise, un fascicule de textes sera fourni aux étudiant(e)s)

Aristote, De l’âme, trad. R. Bodeüs, Paris, GF, 1993


Augustin, Les Confessions, trad. Trabucco, Paris, GF, 1993
Augustin, Dialogues philosophiques II : Dieu et l’âme – De immortalitate animae- De quantitate animae- Soliloquia,
Paris, Desclée de Brouwer, « Bibliothèque augustinienne », « Bibliothèque augustinienne », 5, 1939
Thomas d’Aquin, De cognitione essentiae animae, éd. L.A. Kennedy, Vivarium 15, 1977, p. 31-45
Thomas d’Aquin, Questions disputées : De l’âme, trad. J.-M. Vernier, Paris, l’Harmattan, 2001
Thomas d’Aquin, Questions disputées sur la vérité, Question X : L’esprit, texte de l’édition léonine, traduction,
introduction, notes et postface de Kim Sang Ong-Van-Cung, Vrin, Textes philosophiques, 1998 (247 pages)
Thomas d’Aquin, Somme théologique, I, qu. 87, Paris, Cerf, 1984
Dietrich de Freiberg, La Vision béatifique, trad. A.-S. Robin Favre, Paris, Vrin, 2012
Pierre de Jean Olivi, Quaestiones in secundum librum sententiarum, éd. B. Jansen, vol. III, qu. 72-118, 1926 (NB :
Des traductions françaises seront distribuées)

Littérature secondaire :

12
De Libera, A., L’archéologie du sujet, III L’acte de penser, 1. La double révolution, Paris, Vrin, 2014
De Libera, A., L’invention du sujet moderne, Cours au Collège de France 2013-2014, Paris, Vrin, 2015
Gilson, E., Le Thomisme, Introduction au système de Thomas d’Aquin, Paris, Vrin, 1922
C. J. Martin, « Self-Knowledge and Cognitive Assent : Thomas Aquinas and Peter Olivi on the KK-Thesis »,
in H. Lagerlund (éd.), Forming the Mind. Essays on the Internal Senses and the Mind/Body Problem from Avicenna to
the Medical Enlightenment, Dortrecht, Springer, 2007, p. 93-108.
F.-X. Putallaz, Le Sens de la réflexion chez Thomas d’Aquin, Paris, Vrin, 1991
F.-X. Putallaz, La connaissance de soi au XIIIe siècle, Paris, Vrin, 1991

-Stéphane MARCHAND
Le pyrrhonisme ancien et le problème de la connaissance

En partant du livre I des Esquisses Pyrrhoniennes de Sextus Empiricus, le présent enseignement proposera une
analyse du sens, de la méthode et des principaux arguments du scepticisme néo-pyrrhonien. Cette analyse
permettra ensuite de comparer la position néo-pyrrhonienne de Sextus Empiricus avec les différentes
formes de traitement du problème du scepticisme de Pyrrhon à Descartes, en passant la Nouvelle
Académie.

Bibliographie indicative :
Sources

Cicéron, Les Académiques, José Kany-Turpin (trad.), Paris, Flammarion, coll. « G.F. », no 1460, 2010.
Sextus Empiricus, Esquisses pyrrhoniennes, Pierre Pellegrin (trad.), Paris, Éd. du Seuil, coll. « Points. Série
Essais », 1997.
Sextus Empiricus, Contre les professeurs, Pierre Pellegrin (éd.), Paris, Éd. du Seuil, 2002.
Sextus Empiricus, Against The Logicians, Bury Robert Gregg (éd.), Cambridge (Mass.)/London, Harvard
University Press, coll. « Loeb Classical Library », 1961.
Sextus Empiricus, Against the Physicists, Against the Ethicists, Bury Robert Gregg (éd.), Cambridge,
(Mass.)/London, Harvard University Press, coll. « Loeb Classical Library », 1961.
Critiques

Annas Julia et Jonathan Barnes, The Modes of Scepticism : Ancient Texts and Modern Interpretations,
Cambridge/London, Cambridge University Press, 1985.
Barnes Jonathan, The Toils of Scepticism, Cambridge, Cambridge University Press, 1990.
Bett Richard, Pyrrho, his Antecedents, and his Legacy, Oxford/New York, Oxford University Press, 2000.
Brochard Victor, Les sceptiques grecs, 4e éd., Paris, Le Livre de poche, 2002 (édition originale : Imprimerie
Nationale, 1887).
Marchand Stéphane, Le scepticisme : vivre sans opinions, Paris, Vrin, 2018, « Bibliothèque des Philosophies ».

B/ Séminaire : Histoire de la Philosophie moderne ou contemporaine

Frédéric FRUTEAU Jeudi 11h-13h Salle Lalande


Christian BONNET Jeudi 15h-17h Salle 17 Panthéon
Pauline NADRIGNY Lundi 14h-16h à Salle à déterminer
determiner
Quentin MEILLASSOUX Jeudi 13h-15h Salle Halbwachs

-Frédéric FRUTEAU
Le postmoderne expliqué aux anarcho-désirants. Deleuze et les autres.

Symétriser l’anthropologie, comme le veut Bruno Latour, c’est-à-dire refuser le Grand partage entre nos
modes de pensée et ceux des Autres, réputés prémodernes, c’est retrouver « l’Empire du milieu » qui est le
milieu des interactions concrètes entre humains et non-humains. Or un tel milieu est l’équivalent empirique
et social de ce que Deleuze décrivait sous le nom de « champ transcendantal impersonnel ». Renouer avec ce
champ n’a rien d’une attitude postmoderne puisque, comme tient à le préciser Latour en 1991, « nous
n’avons jamais été modernes ».

13
Nous reviendrons sur cette affiliation, en insistant d’abord sur la place faite au concept d’autrui dans la
pensée de Deleuze, ou plutôt sur le peu de place fait à ce concept, avant aussi bien qu’après la rencontre
avec Félix Guattari. Nous ferons apparaître à cette occasion la dette non thématisée de Deleuze à l’égard de
Sartre et de sa très délicate phénoménologie d’autrui. Nous verrons que, sur la base d’« intuitions » proches
de celles de Sartre et de Deleuze, d’autres pensées d’autrui étaient possibles. Il se trouve justement que
Lyotard s’est employé – tout comme ses contemporains Mikel Dufrenne et Maxime Chastaing – à restaurer
la place d’autrui dans le champ de la pensée française contemporaine. La « postmodernité honorable » qu’il
défend, loin de se réduire à un scepticisme relativiste, ouvre la voie d’une juste compréhension
anthropologique des genres de connaissance et des modes d’existence des autres.

Bibliographie indicative :
Chastaing, M., Les Autres comme soi-même. Le faux problème de la connaissance d’autrui, Paris, Classiques-Garnier,
2016.
Deleuze, G., Nietzsche et la philosophie, Paris, Puf, 1962
–, Différence et répétition, Paris, Puf, 1968
–, Logique du sens, Paris, Minuit, 1969
–, Qu’est-ce que la philosophie ?, avec F. Guattari, Paris, Minuit, 1991
–, Lettres et autres textes, Paris, Minuit, 2015
Dufrenne, M., Pour l’homme, Paris, PUF, 1968
Latour, B., Nous n’avons jamais été modernes, Paris, La Découverte, 1991
Lyotard, J.-F., Le Différend, Paris, Minuit, 1983

-Christian BONNET
La Critique de la raison pure et ses premiers lecteurs (1781-1800)

La Critique de la raison pure a suscité, dans les premières années qui ont suivi sa parution, un ensemble de
réactions à travers lesquelles s’esquisse déjà le cadre conceptuel et problématique de la plupart des questions
qui seront au cœur des discussions philosophiques en Allemagne au siècle suivant. Nous nous proposons de
les examiner ici in statu nascendi, qu’il s’agisse des objections et critiques adressées à Kant dès la première
édition de la Critique (1781) – lesquelles le conduisirent à en réécrire certains passages pour la seconde
édition – ou des premières interprétations et lectures qui en ont été faites dans les deux dernières décennies
du 18ème siècle par des auteurs aussi différents que Jacobi, Schulze, Lichtenberg, Maïmon, Reinhold, Fichte
ou Fries.

Bibliographie :
(des indications complémentaires seront données en début de semestre)

Fichte, Johann Gottlieb, Versuch einer neuen Darstellung der Wissenschaftslehre [1797] ; trad. I. Thomas-Fogiel :
Nouvelle présentation de la doctrine de la science, Paris, Vrin, 1999.
Fries, Jakob Friedrich, « Ueber das Verhältnis der empirischen Psychologie zur Metaphysik » [1798] ; trad. in
Ch. Bonnet, L’autre École de Iéna, Paris, Garnier, 2013, p. 284-303.
Hamann, Métacritique sur le purisme de la raison, trad. J. Colette, Philosophie, 55, septembre 1997.
Jacobi, Friedrich Heinrich, David Hume über den Glauben oder Idealismus und Realismus. Ein Gespräch [1787] ; trad.
L. Guillermit : David Hume et la croyance. Idéalisme et réalisme, Paris, Vrin, 2000.
Kant, Immanuel, Œuvres philosophiques, 3 vol., Paris, Gallimard, La Pléiade, Paris, Gallimard, 1980-1986.
Kant, Immanuel, Correspondance, Traduction M.-C. Challiol et alii, Paris, Gallimard, 1991.
Maïmon Salomon, Versuch über die Transzendentalphilosophie [1790] ; trad. J.-B. Scherrer : Essai sur la philosophie
transcendantale, Paris, Vrin, 1989.
Lichtenberg, Georg Christoph, Sudelbücher, herausgegeben von Wolfgang Promies, Munich, DTV, 2005.
Raulet, Gérard, éd., Aufklärung. Les Lumières allemandes, textes et commentaires, Paris GF-Flammarion, 1995.
Reinhold Karl Leonhard, Versuch einer neuen Theorie des menschlichen Vorstellungsvermögens [1789] ; trad. partielle
F.-X. Chenet : Philosophie élémentaire, Paris, Vrin, 1989.
Schulze, Gottlob Ernst, Aenesidemus oder über die Fundamente der von dem Herrn Prof. Reinhold in Jena gelieferten
Elementar-Philosophie [1792] ; traduction H. Slaouti : Enésidème ou sur les fondements de la philosophie élémentaire
exposée à Iéna par Reinhold, Paris, Vrin, 2007.

- Pauline NADRIGNY
Entre politique, littérature et naturalisme : Henry David Thoreau, une voix américaine

Principalement connu pour son essai Sur la désobéissance civile et le récit de son séjour dans les bois de Walden,
Henry David Thoreau est une figure fondatrice de la pensée nord-américaine. Ce cours s’attachera à montrer

14
la richesse d’une œuvre qui, entre politique, éthique, écriture de soi et observation naturaliste, se laisse
difficilement rattacher à un courant particulier. Il s’agira d’abord d’appréhender l’héritage transcendantaliste
chez Thoreau et de voir en quoi l’auteur de Walden s’en démarque. Nous tâcherons surtout de déterminer si
un fil conducteur permet de procéder d’un texte à l’autre, dans une pensée foisonnante qui nous invite à un
éveil de la conscience.

Bibliographie indicative
De Thoreau :
● Journal (trois tomes, 1837-1840, 1841-1843, 1844-1846), trad. Thierry Gillbœuf, éd. Finitudes, 2012,
2013 et 2014.
● Walden, trad. Brice Matthieussent, Marseille, Le Mot et le Reste, 2010.
● Sept jours sur le fleuve, trad. Thierry Gillybœuf, Paris, Fayard, 2012.
● Cap Cod, trad. Pierre-Yves Pétillon, Paris, Éditions de l’Imprimerie nationale, 2000.
● Les forêts du Maine, trad. André Fayot, Paris, José Corti, 2002.
● Le phare de haute-terre, trad. Yves de Martèze, Toulon, La Nerthe, 2012.
● Balade d’hiver, couleurs d’automne, trad. Thierry Gillybœuf, Paris, Mille et une nuits, 2007.
● La vie sans principe, trad. T. Gillyboeuf, Mille et une nuits, 2004.
● De la marche, trad. T. Gillyboeuf, Mille et une nuits, 2003.
● La désobéissance civile, trad. G. Villeneuve, Mille et une nuits, 1997.
● De l’esclavage, plaidoyer pour John Brown, trad. Thierry Gillybœuf, Paris, Mille et une nuits, 2006.
● Le paradis à (re)conquérir, trad. T. Gillyboeuf, Mille et une nuits, 2005.
● Thoreau, Henry David, et Emerson, Ralph Waldo, Correspondance, texte bilingue, trad. Thierry
Gillybœuf, Paris, Sandre, 2009.

Sur Thoreau :
● Granger Michel, Henry D. Thoreau, Narcisse à Walden, Lyon, Presses Universitaires de Lyon, 1991.
● Granger Michel (dir.), Henry David Thoreau, Paris, Cahiers de L’Herne, 1994.
● Granger Michel, Henry David Thoreau, paradoxes d’excentrique, Paris, Belin, « Voix américaines », 1999.
Richardson Robert D., Henry Thoreau. A life of the mind, California U.P., 1986.
● Buell Lawrence, The Environmental Imagination, Thoreau, Nature Writing and the Formation of American
Culture, Cambridge Mass., The Belknap Press of Harvard UP, 1995.
● Coste Didier, « Le Philosophe dans les bois : Thoreau et l’universelle solitude », 467, in L’Invention du
solitaire, éd. Dominique Rabaté, Modernités 19, 2003, p. 147-164.
Gillybœuf Thierry, Henry Thoreau. Le célibataire de la nature, Paris, Fayard, 2012.
● Guest Bertrand, « Les lisières du familier. Réel et imaginaire dans Walden ou la vie dans les bois de Henry
David Thoreau », in Forêts fantastiques, Lambert Barthélémy (dir.), Otrante no 27/28, automne 2010.
● Guest Bertrand, « Le Journal de Thoreau ou l’impossible écriture du Liber Naturæ », in Modernités, vol. 35,
Éric Benoît (dir.), Bordeaux, 2013.
● Specq François, « Habiter la frontière, l’humanisme sauvage de Henry David Thoreau », in Les forêts du
Maine, Paris, Éditions rue d’Ulm, Presses de l’École Normale Supérieure, 2004.
● Specq François, « Se perdre de vue dans ce que l’on voit : le Journal de H. D. Thoreau et l’écriture de la
nature », Revue française d’études américaines 4/2005 (no 106), Paris, p. 8-18.

En parallèle :
● Emerson Ralph Waldo, La Confiance en soi, et autres essais, trad. M. Bégot, Payot et Rivages, 2000.
● Coleridge, Samuel Taylor, et Wordsworth, William, Lyrical Ballads, Oxford, Oxford UP, 2013.
Deledalle Gérard, La philosophie américaine, Bruxelles, De Boeck, 1987.
● Cavell Stanley, Qu’est-ce que la philosophie américaine, Folio, Gallimard, 2009.
● Cavell Stanley, Sens de Walden (1972, 1981), Paris, Théâtre typographique, 2007.

-Quentin MEILLASSOUX
Nietzsche entre perspectivisme et ironisme : étude d’un conflit des interprétations.

On s’efforcera de présenter un conflit récurrent entre deux lignes d’interprétation de Nietzsche,


l’une et l’autre modélisées autour du problème de la vérité. Dans la première interprétation, Nietzsche
abandonne tout rapport à la vérité au profit du seul effet rhétorique du texte (« ironisme ») ; dans la seconde,
il transforme en profondeur la notion de vérité, sans y renoncer, en sorte de penser le rapport de force
perpétuellement changeant entre les volontés de puissance (« perspectivisme »). On montrera ensuite les
limites de l’une et l’autre voie pour comprendre le rapport précis du penseur de l’Éternel Retour à la vérité,
et on tentera d’emprunter une troisième approche, faisant du texte de Nietzsche un moyen de
transformation de sa propre volonté par l’entremise de sa puissance de persuasion. Cette dernière lecture

15
permettra d’aborder à nouveaux frais la question complexe- et périlleuse- de la « grande politique » telle que
Nietzsche entendait la mettre en œuvre dans l’Europe de son temps.

Bibliographie indicative :

1) Œuvres de Nietzsche

- Édition de référence: Sämtliche Werke, Kritische Studienausgabe Colli/ Montinari (éd.), Deutscher
Taschenbuch Verlag de Gruyter, München/Berlin/New York, 1980 sq.
- Édition française: Œuvres philosophiques complètes, Colli-Montinari, Gallimard, 1968 sq.
- Rhétorique et langage, textes traduits, présentés et annotés par P. Lacoue-Labarthe et J.-L. Nancy, Les
Éditions de la Transparence, Chatou, 2008.

2) Commentaires.

- Gilles Deleuze, Nietzsche et la philosophie, PUF, 1962


- Michel Foucault:
- "Nietzsche, Freud, Marx", p. 592-607, Dits et écrits I, 1954-1975, Gallimard 2001, [1964]
- "Nietzsche, la généalogie, l'histoire", p. 1004-1024, op. cit., [1971]
- Patrick Wotling, Nietzsche et le problème de la civilisation, PUF, édition 2012 (avec une préface inédite)
- Wolfgang Müller-Lauter, Nietzsche. Physiologie de la volonté de puissance, trad. par Jeanne Champeaux,
Allia, 1998
- Paul de Man, Allégories de la lecture. Le langage figuré chez Rousseau, Nietzsche, Rilke et Proust, trad. et
prés. de Thomas Trezise, Galilée, 1989
- Gianni Vattimo, "Nietzsche et la philosophie comme exercice ontologique", p. 203-226, in
Nietzsche, Cahiers de Royaumont, éd. de Minuit, 1967.
- Pierre Montebello, L'autre métaphysique. Essai sur Ravaisson, Tarde, Nietzsche et Bergson, Desclée de
Brouwer, 2003.
- Domenico Losurdo, Nietzsche. Le rebelle aristocratique. Biographie intellectuelle et bilan critique, trad. par
Jean-Michel Buée, Delga, 2016
- Mazzino Montinari, « La volonté de puissance » n’existe pas, trad. par Patricia Farazzi et Michel Valensi,
Éditions de l’éclat, 1996

T.E.R. : K401M215 : Mémoire et entretien

16
2. Parcours « Philosophie et Société »

PREMIER SEMESTRE

A/ U.E. 1 «Tronc commun » Semestre 1


1/ Deux matières à choisir dans l’une des trois autres parcours du Master 1
2/ Langue vivante SEGLA

B/ U.E. 2 « Enseignements spécifiques » Semestre 1


(Choisir 2 matières sur 4 proposées)

Philosophie économique et sociale


Elodie BERTRAND Jeudi 13H-15H Salle Cavaillès

Élodie BERTRAND
Comment penser et traiter les conséquences non intentionnelles de nos actions ? L’exemple des
politiques environnementales

Nos actions et transactions ont des effets non intentionnels sur autrui, comme la pollution. Comment la
théorie économique, centrée sur le marchand, appréhende-t-elle ce phénomène, défini comme une
interaction non marchande ? Ce séminaire se concentrera d’abord sur la construction parallèle des notions
de marché et de hors marché ; ensuite sur l’éthique des différents types de politiques publiques
environnementales (règlementation, taxe, marché de permis à polluer) et enfin sur certaines conditions
morales et sociales de l’échange marchand. Seront ainsi interrogés les fondements philosophiques de
certains concepts économiques : l’efficacité, le bien-être, le marché et les externalités.

Bibliographie indicative (qui sera complétée au début du séminaire)


Bertrand E. 2014. « Autorisation à l’échange sur des externalités : de l’interdiction à l’obligation », Revue
Economique, 65(2), 439-59.
Chauvier S. 2013. Ethique sans visage: Le problème des effets externes, Paris, Vrin.
Dellemotte J. 2017. Histoire des idées économiques, Dunod, Aide-mémoire.
Hausman D. M. et Mc Pherson M. S. 1996. Economic Analysis and Moral Philosophy, Cambridge, Cambridge
University Press.
Larrère C. et Larrère R. 2015. Penser et agir avec la nature, une enquête philosophique, Paris, La Découverte.
Mill J. S. 1859. On Liberty, Londres, J.W. Parker and Son.
Pignol C. 2017. La théorie de l’équilibre général, Presses Universitaires du Septentrion.
Radin M. J. 1996. Contested Commodities. Cambridge, MA, Harvard University Press.
Sandel M. 2014. Ce que l’argent ne saurait acheter, Paris, Seuil.
Satz D. 2010. Why Some Things Should Not Be For Sale. The Moral Limits of Markets. Oxford, Oxford University
Press.

Philosophie du Droit
Marie-Xavière CATTO Mardi 12h30/14h30 Salle Lalande

Marie-Xavière CATTO
Le sujet de droit.

Le cours tendra à revenir sur les différentes conceptions du sujet, d’abord par une rétrospective historique
sur la manière dont le droit était conçu et la place qui par conséquent pouvait être conférée au sujet afin
d’interroger la possibilité, ou non, de dire chez les Anciens ou les Modernes, que le sujet « a des droits ».
Le cours analysera également du point de vue juridique la manière dont s’est construite et est construite la
notion de sujet de droit. Après des développements sur l’esclavage, les notions de personne et de chose en

17
droit romain, le cours reprendra les débats auxquels les différentes conceptions donnent lieu actuellement,
les conditions et critères retenus et la pertinence d’instituer d’autres sujets que les humains comme « sujets
de droit » (animaux, embryons, nature, etc.).

Méthodes en sociologie et anthropologie


Valérie SOUFFRON JEUDI 11H-13H Salle Halbwachs

Valérie SOUFFRON
Comment regarder le monde social, comment faire de la sociologie et de l’anthropologie ? Comment sont
réalisées les enquêtes qui président à la publication des études dans ces disciplines ?
Cet enseignement est une invitation à un atelier de fabrication sociologique et anthropologique.
Il présentera et discutera les moyens mis en œuvre dans le cadre de l'enquête qualitative : la mise en place
d’une problématique, la connaissance et le choix des outils d’investigation, le recueil de données,
la mise en œuvre de l’enquête, la construction d’une théorie par la catégorisation et les
particularités de l’écriture sociologique . Les outils plus spécifiques aux enquêtes qualitatives y seront
enseignés ; aussi les différentes formes d’observation et d'entretiens feront-elles l'objet d’une
formation théorique et pratique et d'une réflexion plus approfondie.

Ce cours s’adresse en priorité aux étudiants n’ayant pas reçu de formation en méthodologie de l’enquête
sociologique, ou désirant approfondir une approche qualitative par un de ses outils (entretiens, entretiens
collectifs, observations, observations participantes, analyses de corpus de textes ou d’images, contemporains
ou non).
Chaque étudiant sera appelé à mettre en pratique l'exercice du recueil des données et l'apprentissage d'une
posture propre à l'enquête socio-anthropologique pour valider cet enseignement. Des documents
techniques, une bibliographie et des textes d’approfondissement des notions seront proposés sur l’EPI du
cours durant le semestre.

Bibliographie :
Agier M. ; Gérer les indésirables – Des camps de réfugiés au gouvernement humanitaire, Paris, Flammarion, 2008.
Anderson N., Le Hobo, sociologie du sans-abri, Paris, Armand Colin, 2011.
Becker H. S., Comment parler de la société ? , La Découverte, 2009.
Becker H.S., « Problèmes de méthodes sociologique », Le travail sociologique – Méthodes et substance, p. 20-192,
Fribourg, Suisse, Academic Press Fribourg / éditions Saint-Paul, 2006.
Becker H-S., Les ficelles du métier, Paris, La découverte, 2002.
Belting H., Pour une anthropologie des images, Paris, Gallimard, 2004.
Bernard J., Croquemort – Une anthropologie des émotions, Paris, Métailié, 2009.
Blanchet A., Gotman A., L’enquête et ses méthodes : l’entretien., Paris, Armand Colin, 2015.
Bourdieu P. (dir.), La misère du monde, Paris, Seuil, 1993.
Bourdieu P., « L’illusion biographique », Actes de la recherche en sciences sociales, n°62/63, p. 69-72, 1986.
Bourdieu P., Chamboredon J.-C. et Passeron J.-C., Le métier de sociologue, Paris, Mouton, 1968.
Bouvier P., La socioanthropologie, Paris, Armand Colin, 2000. En particulier le Chap. 3 : « Méthodologie ».
Bourdieu P., Chamboredon J-C., Passeron S., Le métier de sociologue- Préalables épistémologiques, Mouton, 1968.
Bourdieu P., La distinction – Critique sociale du jugement, Paris, Minuit, 1979.
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éditions de l’EHESS, 2012, p 225-253.
Brown R. , Clefs pour une poétique de la sociologie, Actes Sud, 1989 (1977), (en particulier le chapitre 3 « Points de
vue »).
Bruneteaux P., Lanzarini C., « Les entretiens informels », Sociétés contemporaines, n°30, p.157-180, 1998.
Céfaï D., « Comment généralise-t-on ? Chronique d’une ethnographie de l’urgence sociale », dans Désveau
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2010.
Céfaï D. (dir.), L’enquête de terrain, Paris, La Découverte/M.A.U.S.S., 2003.
Davis M., City of quartz – Los Angeles, capitale du futur, Paris, La Découverte, 2000.
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De Singly F., Giraud C., Martin O., Nouveau manuel de sociologie, Paris, Armand Colin, 2013.
Desveaux E., de Fornel M., (dir.), Faire des sciences sociales – Généraliser, Paris, Éditions de l’École des Hautes
Études en Sciences Sociales, 2012.

18
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(1980).
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Fassin D., Bensa A., Les politiques de l’enquête – Épreuves ethnographiques, Paris, La Découverte, 2008.
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Ginsburg C., Le fil et les traces – Vrai faux fictif, Paris, Verdier, 2006.
Glaser B.G., Strauss A.A., La découverte de la théorie ancrée. Stratégies pour la recherche qualitative, Paris, Armand
Colin, 2009.
Goffman E. , Asiles – étude sur la condition sociale des malades mentaux, Paris, Minuit, 1968.
Hagg P., Lemieux C. (dir.), Faire des sciences sociales – Critiquer, Paris, Éditions de l’École des Hautes Études en
Sciences Sociales, 2012.
Hughes E. C., « La place du travail de terrain dans les sciences sociales », Le regard sociologique, p. 267-279,
Paris, Éditions de l’EHESS, 1996.
Hughes E. C., « La sociologie et l’entretien », Le regard sociologique, p. 281-290, Paris, Éditions de l’EHESS,
1996.
Ianni F. A. J., Des affaires de famille – La mafia à New-York, Paris, Plon, 1973.
Kaufmann J-C., L’entretien compréhensif, Paris, Armand Colin, 2016.
Kaufmann J-C., Corps de femmes, regards d’hommes. Sociologie des seins nus, Paris, Nathan, 1997.
Kivits J., Balard F., Fournier C., Winance M., Les recherches qualitatives en santé, Armand Colin, 2016.
Lahire B., L’esprit sociologique, Paris, La Découverte, 2005.
Lahire B., La culture des individus – Dissonances culturelles et distinction de soi, Paris, La Découverte, 2004.
Laperrière A., « L’observation directe », Recherche sociale, Presses Universitaires de Québec, 1984 .
Latour B., Woolgar S., La vie de laboratoire – La production des faits scientifiques , Paris, La Découverte, 1986.
Laurens S., Neyrat F., Enquêter, de quel droit ? Menaces sur l’enquête en sciences sociales, Paris, Éditions du
Croquant, 2010 .
L’Homme – Revue française d’anthropologie, « Décrire, écrire », n°200, octobre/novembre 2011, p.13-140, Paris,
Éditions de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, 2011.
Lepoutre D., Cœur de banlieue – Codes, rites et langages, Paris, Odile Jacob, 2001.
Le Wita B., Ni vue, ni connue – Approche ethnographique de la culture bourgeoise, Paris,éditions de la MSH, 1988.
Loureau R., Le journal de recherche. Matériaux d’une théorie de l’implication, Paris, Méridien Klincksieck, 1988.
Malinowski B., Les Argonautes du Pacifique Occidental, Gallimard, 1963 (en particulier l’introduction).
Malinowski B., Journal d’ethnographe, Seuil, 1985
Mauss M., Manuel d'ethnographie, Paris, Payot, 1967.
Mayer M., « L’entretien selon Pierre Bourdieu. Analyse critique de La misère du monde », Revue française de
sociologie, XXXVI, 1995, pp355-370.
McCurdy D.W., Spradley J.P., Shandy D.J., The cultural experience- Ethnography in complex society – Second edition,
Long Crove (Illinois), Waveland Press, 2005.
Mucchielli A., Dictionnaire des méthodologies qualitatives en Sciences Humaines, Paris, Armand Colin, 3e édition,
2013.
Mucchielli A., Les méthodes qualitatives, Puf, 1991.
Noiriel G. et Weber F., 1990 « Journal de terrain, journal de recherche et auto-analyse », Genèses, vol. 2,
p.138-147. (également publié dans Weber F., Manuel de l’ethnographe, Puf, 2009 ).
Olivier de Sardan J-P., La rigueur du qualitatif. Les contraintes empiriques de l’interprétation socio-anthropologique,
Louvain-la-Neuve, Academia-Bruylant, 2008.
Paillard B., Carnets d’un sociologue, Paris, Stock, 1994.
Paugam S. (dir.), L’enquête sociologique , Paris, Puf, 2012 (en particulier la partie 1 : La posture sociologique).
Peneff J., Le goût de l’observation – Comprendre et pratiquer l’observation participante en sciences sociales, La Découverte,
2009.
Peneff J., « Mesure et contrôle des observations dans le travail de terrain. L’exemple des professions de
service », Sociétés Contemporaines, n°21, p 119-138, 1995.
Peneff J., L’hôpital en urgence, Métailié, 1992.
Peneff J., La méthode biographique. De l’École de Chicago à l’histoire orale, Paris, Armand Colin, 1990.
Peretz H., Les méthodes en sociologie : l’observation, Paris, La Découverte,1998.
Peretz H., « Le vendeur, la vendeuse et leur cliente. Ethnographie du prêt-à-porter de luxe », in Revue
française de sociologie, XXXIII, 1992, 49-72.
Piette A., Ethnographie de l’action : l’observation des détails, Paris, Métailié,1996.
Pinçon M., Pinçon-Charlot M., Les ghettos du gotha. Comment la bourgeoisie défend ses espaces, Paris, Seuil, 2007.
Pinçon M., Pinçon-Charlot M., Voyage en grande bourgeoisie. Journal d’enquête, Puf, 1997.
Pruvost G., « La production d’un récit maîtrisé : les effets de la prise de note en entretiens et de la
socialisation professionnelle. Le cas d’une enquête dans la police. », Langage et société, n°123, p.73-86.

19
Remaud O., Schaub J-F., Thireau I., (dir.), Faire des sciences sociales – Comparer, Paris, Éditions de l’École des
Hautes Études en Sciences Sociales, 2012.
Schwartz O., « L’empirisme irréductible. La fin de l’empirisme ? », Le hobo- Sociologie du sans abri, Paris,
Armand Colin, 2011.
Schwartz O., Le monde privé des ouvriers. Hommes et femmes du Nord, Paris, Puf, 2012.
Vega A., Une ethnologue à l’hôpital, EAC, 2000.
Wacquet F., L’ordre matériel du savoir – Comment les savants travaillent, Paris, cnrs éditions, 2015.
Whyte W.F., Street corner society – La structure sociale d’un quartier italo-américain, Paris, La Découverte, 2002.
Wright Mills C., L’imagination sociologique, La Découverte, 1997 (1959).

Philosophie politique
Marie GARRAU MERCREDI 10 H30 Salle Lalande
12 H30

Marie GARRAU
La théorie de la justice de Rawls face à ses critiques féministes

Paru en 1971, Théorie de la justice de John Rawls constitue une œuvre centrale de la philosophie politique
contemporaine, d’abord en raison de l’ambition intellectuelle dont elle témoigne. Dans ce livre, Rawls
poursuit en effet une réflexion politique et épistémologique : il cherche à dégager les principes de justice qui
devraient régir la structure de base des sociétés contemporaines ainsi que les aménagements institutionnels
dans lesquels ils pourraient se traduire, tout en menant une réflexion sur le concept de justice, la manière
dont il convient de le définir – ses modalités de production et de justification – et la manière dont il
convient de s’y rapporter – son statut au sein du discours philosophique et normatif. Autant que par les
thèses qui y sont élaborées, ce livre importe pour les débats qu’il a contribué à faire naître et au sein duquel
il fonctionne encore aujourd’hui comme un point de référence quasiment obligé. Les penseurs dits
communautariens (A. McIntyre, M. Sandel, M. Walzer, Ch. Taylor), mais aussi les néorépublicains (Q.
Skinner, Ph. Pettit) ou les héritiers de la théorie critique allemande (J. Habermas, A. Honneth) se sont tous
positionnés par rapport à l’œuvre de Rawls et ont parfois construit leur position en référence à la théorie de
la justice comme équité. Les théoriciennes féministes n’ont pas non plus été en reste et ont formulé
certaines des objections les plus importantes au projet rawlsien.
L’objet de ce cours sera double : d’une part, il sera de présenter aux étudiant.e.s les thèses centrales de la
théorie de la justice rawlsienne ; d’autre part, il sera d’examiner certaines des objections adressées à Rawls et
au libéralisme politique par des théoriciennes qui pensent le politique à partir d’un point de vue féministe.
On se concentrera en particulier sur les critiques des féministes libérales (Susan Okin et Martha Nussbaum),
sur les critiques énoncées par les théoriciennes du care (Carol Gilligan et Eva F. Kittay) et sur les critiques
des féministes socialistes (Nancy Fraser et Iris Young). Ce faisant, il s’agira de fournir aux étudiant.e.s une
connaissance solide de la théorie rawlsienne, mais aussi de les introduire à certaines débats centraux de la
philosophie normative contemporaine et de les rendre sensible à l’importance et à la diversité théoriques du
féminisme.

Bibliographie indicative (une bibliographie complète sera distribuée en début de semestre)


John Rawls, Théorie de la justice (1971), trad. C. Audard, Paris, Points Essai, 1997.
John Rawls, Justice et démocratie, trad. C. Audard, Paris, Points Essais, 1993.
John Rawls, Libéralisme politique (1993), trad. C. Audard, Paris, PUF, 1995.

Nancy Fraser, Qu’est-ce que la justice sociale? Reconnaissance et redistribution, trad. E. Ferrarese, Paris, La
Découverte, 2005.
Carol Gilligan, Une voix différente. Pour une éthique du care (1982), trad. A. Kwiateck, Paris, Champs
Flammarion, 2009.
Eva F. Kittay, Love’s Labor. Essays on Women, Equality and Dependency, New York, Routledge, 1999.
Martha Nussbaum, Femmes et le développement humain. L’approche des capabilités (2000), trad. C. Champlain, Paris,
Des femmes, 2008.
Martha Nussbaum, Frontiers of Justice. Disability, Nationality and Species Membership, Cambridge, Harvard
University Press, 2006.
Susan Okin, Justice, genre et famille (1989), trad. L. Thiaw-Po-Une, Paris, Champs Flammarion, 2008.
Iris M. Young, Justice and the Politics of Difference, Princeton, Princeton University Press, 1990.

+++++

20
SECOND SEMESTRE

A/ U.E. 1 « Tronc commun » Semestre 2

1/ Deux matières à choisir dans l’une des trois autres parcours du Master 1
2/ Langue vivante (SEGLA)

B/ U.E. 2 « Enseignements spécifiques » Semestre 2


(Choisir une matière sur trois proposées)

Philosophie et théorie du droit


Isabelle AUBERT MARDI 12 H– 14H Salle Lalande

Isabelle AUBERT
Le droit en débat : approches réformatrices et critiques

En rendant possible aussi bien l’institutionnalisation du pouvoir politique que l’« empowerment » de sujets à
travers des droits individuels et collectifs de plus en plus nombreux et variés (droits civils et politiques,
droits sociaux, droits culturels, etc.), le droit moderne concrétise les principes du libéralisme politique et fait
également ressortir certaines de ses contradictions. Le séminaire se penchera sur des conceptions qui
soulignent les effets ambivalents du droit des démocraties actuelles par rapport au projet d’émancipation du
libéralisme moderne et qui cherchent à savoir comment un tel droit permet son autocritique, sa révision ou
sa contestation. Des positions internes au libéralisme des droits ou au contraire opposées à lui seront
étudiées. Au nom de la reconnaissance des droits, les théories de tradition libérale (Dworkin) s’intéressent
aux conditions de possibilité d’une contestation issue de la société civile dite désobéissance civile qui
représenteraient une garantie contre la survenance d’abus de pouvoir. A l’autre bout du spectre, des théories
du droit d’inspiration marxienne et réclamant le titre de « critiques du droit » essayent de répondre à un
problème structurel auquel est aveugle le libéralisme des droits : le fait que le droit moderne est défini par
des objectifs contraires (émancipation / production d’un ordre de domination) et que cette tension met en
péril la démocratie. Des critiques issues de divers courants juridiques américains (Critical Legal Studies, Critical
Race Theory, Feminist Jurisprudence) retiendront ici l’attention.

Bibliographie
Andrew ALTMAN, Critical Legal Studies. A Liberal Critique, Princeton, Princeton University Press, 1989.
Kimberlé CRENSHAW, « Demarginalizing the intersection of race and sex : a black feminist critique of
antidiscrimination doctrine, feminist theory and antiracist politics », in University of Chicago Legal Forum
(Éd.), Feminism in the law : theory, practice and criticism, Chicago, University of Chicago, p. 139-167.
Kimberlé CRENSHAW, Neil GOTANDA, Gary PELLER, Kendall THOMAS (dir.), Critical Race Theory,
New York, The New Press, 1995.
Ronald DWORKIN, « On Not Prosecuting Civil Disobedience », The New York Review of Books, 1968.
_______, Prendre les droits au sérieux, [1977], trad. M.-J. Rossignol et F. Limare, Paris, PUF, 1995.
_______, Une question de principe, [1985], trad. A. Guillain, Paris, PUF, 1996.
Peter GABEL, « Critical Legal Studies et la pratique juridique : la conception de la culture juridique et de la
pratique du droit comme interventions culturelles », Droit et société, n° 36-37, 1997.
Jean-François GAUDREAULT-DESBIENS, « La Critical Race Theory ou le droit étatique comme outil utile,
mais imparfait, de changement social », Droit et société, n° 48, 2001, p. 581-612.
Neil GOTANDA, « A Critique of our Constitution is Color-Blind », Stanford Law Review, Vol. 44, No. 1,
1991, p. 1-68.
Angela HARRIS, « The Jurisprudence of Reconstruction », California Law Review, vol. 82, n°4, 1994, p. 741-
785.
Justine LACROIX et Jean-Yves PRANCHERE, Le procès des droits de l’homme. Généalogie du scepticisme
démocratique, Paris, Seuil, 2016, chapitre sur Marx.
John LOCKE, Second traité du gouvernement civil (1690), trad. J.-F. Spitz, Epiméthée.
Otto KIRCHHEIMER, « The Rechststaat as Magic Wall » (1967), in W. E. Scheuerman, The Rule of Law
Under Siege. Selected Essays of F. L. Neumann and O. Kirchheimer, Univ. of California Press, 1996.
Duncan KENNEDY, « Form and Substance in Private Law Adjudication », Harvard Law Review, vol. 89, n°
8, 1976, p. 1685-1778.

21
Franz NEUMANN, The Democratic and the Authoritarian State. Essays in Political and Legal Theory, Illinois, The
Free Press, 1957.
Catharine MACKINNON, « Feminism, Marxism, Method, and the State : Toward Feminist
Jurisprudence », Signs, vol. 8, n° 4, 1983, p. 635-658.
_______, Toward A Feminist Theory of the State, Harvard University Press, 1989.
Karl MARX, Sur la question juive, trad. J.-F. Poirier, Paris, La fabrique, 2006.
Karl MARX et Friedrich ENGELS, Critique des programmes de Gotha et d’Erfurt, Paris, éd. sciences sociales,
1972.
Christoph MENKE, Kritik der Rechte, Berlin, Suhrkamp, 2015.
_______, « L’’autre’ forme de la domination. Droit et société », in I. Aubert et J.-F Kervégan, Dialogues avec
Jürgen Habermas, Paris, CNRS éditions, à paraître, 2017.
Frédérick SCHAUER, The Force of Law, Harvard University Press, 2015.
Carol SMART, « The woman of legal discourse ». Social and Legal Studies, 1992, vol. 1, n° 1, p. 29-44.
Mark TUSHNET, « Critical Legal Studies : A Political History », The Yale Law Journal, vol. 100, n° 5, 1991,
p. 1515-1544
Roberto M. UNGER, The Critical Legal Studies movement, Cambridge University Press, 1986
_______, Knowledge and Politics, New York, The Free Press, 1974, 1985.
Jeremy WALDRON, « Thoughtfulness and the Rule of Law (2011). New York University Public Law and Legal
Theory Working Papers.

Manuel de philosophie du droit :


Jean-Cassien BILLIER et Aglaé MARYOLI, Histoire de la philosophie du droit, Armand Colin, 2001.

Sociologie et anthropologie des techniques

Sophie POIROT-DELPECH LUNDI 18 H – 20 H Salle Halbwachs

Sophie Poirot-Delpech

La sociologie et l’anthropologie contemporaine sont remaniées en profondeur depuis le dernier quart du


XXe siècle par la prise en compte dans l’analyse des sociétés et des collectifs de « non humains » et en
particulier des techniques et les animaux (et plus largement, du vivant). Elles sont également caractérisées
par une mise à l’épreuve de la « tradition sociologique » par l’approche pragmatiste et par à un
réensemencement par des auteurs tels William James ou John Dewey. Ces approches
contemporaines seront abordées en regard de l’œuvre d’un contemporain d’Emile Durkheim, Alfred
Espinas, auteur d’une thèse sur les sociétés animales, fondateur oublié des études
« technologiques » (initiateur dans ce domaine de Marcel Mauss ) et pour qui la sociologie doit être une
praxéologie.

Bibliographie :
P. Bourdieu,
-Esquisse d’une théorie de la pratique, Le Seuil, « Point Essais », n°405, Paris, 2000
- Le sens pratique, Paris, Editions de minuit,
P. Descola, Par delà Nature et Culture, Paris, Gallimard, 2006
N. Dodier, Les hommes et les machines: la conscience collective dans les sociétés technicisées, Paris, Métaillié, « Collection
Leçons de choses », 1995
Vinciane Despret,
-Quand le loup habitera avec l’agneau, Paris, Les empêcheurs de penser en rond, 2002.
-Que diraient les animaux si on leur posait les bonnes questions, La Découverte, 2014, p. 52).
A.Espinas,
-Des Sociétés animales, étude de psychologie comparée (1877) Texte en ligne
-Les Origines de la technologie : étude sociologique (1897) Texte en ligne
A-G. Haudricourt, La technologie science humaine ,. Recherches d’histoire et d’ethnologie des techniques, Paris, La maison
des sciences de l’homme.
Tim Ingold,
-Marcher avec les dragons. 2013. Traduit de l'anglais par Pierre Madelin. Editions Zones Sensibles.
-Faire - Anthropologie, Archéologie, Art et Architecture. 2017. Editions Dehors. EAN : 978-2367510101
B. Latour, Enquêtes sur les modes d'existence : Une anthropologie des modernes, La Découverte, 2012, 504
E.KAPP, Principes d’une philosophie de la technique, Paris, Vrin, 2011

22
A.Leroi-Gourhan, Le Geste et la Parole, 1. : Technique et langage, , Paris, Albin Michel, 1964-1965.
Dominique Lestel, Les Origines animales de la culture, éd. Flammarion, Paris, 2001 ; coll. « Champs », 2009
M. Mauss, Techniques, Technologie et civilisation, Paris, PUF, 2012
N. Schangler, « Introduction » à M.Mauss, Techniques, Technologie et civilisation, Paris, PUF, 2012
M. Serres, Le Parasite, Paris, Grasset, 1980
F. Sigaut, Comment Homo devint Faber, CNRS Biblis, 2012
E.Viveiros de Castro, Métaphysiques cannibales, Paris, PUF, 2009.

Philosophie économique sociale et politique

Salle D-619 (Sorbonne)


Magali BESSONE JEUDI 13H-15H
à confirmer

Magali BESSONE
Théories contemporaines de l’égalité

A partir de la Théorie de la justice de Rawls, considérée comme la présentation séminale des enjeux de
l’égalitarisme libéral, nous nous pencherons sur les théories qui s’interrogent sur les concepts et les
procédures pertinentes de la redistribution et proposent d’égaliser les ressources, le bien-être, les
opportunités ou bien encore les capabilités pour réaliser l’idéal de la justice sociale. Nous verrons également
comment dans une autre perspective, critique de la dimension libérale individualiste commune à ces
approches redistributives, la question de l’égalité a pu être pensée sur un modèle relationnel, non
redistributif, et pour répondre aux inégalités de genre ou ethno-raciales.

Éléments bibliographiques :
Elisabeth Anderson, « What is the point of equality ? », Ethics, 109, 1999.
Gerald Allan Cohen, Si tu es pour l’égalité, pourquoi es-tu si riche ?, trad. Fabien Tarrit, Paris, Hermann, 2010.
Ronald Dworkin, « What is Equality ? Part 1. Equality of welfare », Philosophy and Public Affairs, 10(3), 1981.
Ronald Dworkin, « What is Equality ? Part 2. Equality of resources », Philosophy and Public Affairs, 10(4),
1981.
Harry Frankfurt, « Equality as a Moral Ideal », Ethics 98 (1987), p. 21-43.
Nils Holtug et Kasper Lippert-Rasmussen (éds.), Egalitarianism. New Essays on the Nature and Value of Equality,
Oxford, Oxford University Press, 2007.
John Rawls, Théorie de la justice, trad. Catherine Audard, Paris, Seuil, 1996.
Thomas Scanlon, Why does Inequality Matter ?, Oxford, Oxford University Press, 2018.
Amartya Sen, « Equality of what ? », in Inequality Reexamined, Cambridge, Harvard UP, 1992.
Jean-Fabien Spitz, Abolir le hasard ? Responsabilité individuelle et justice sociale, Paris, Vrin, 2008.
Michael Walzer, Sphères de justice, Une défense du pluralisme et de l’égalité, trad. P. Engel, Paris, Seuil, 1997 [1983].

23
3. Parcours « Philosophie Contemporaine »

PREMIER SEMESTRE

U.E.1 « Tronc commun » Semestre 1

1/ Deux matières à choisir dans l’un des trois autres parcours du Master 1
2/ Langue vivante (Département des langues)

U.E.2 « enseignements spécifiques » Semestre 1

2 éléments à choisir parmi :

Philosophie de la connaissance et du langage


Jocelyn BENOIST VENDREDI 14 H-16 H Salle HALBWACHS

Jocelyn BENOIST
Le réalisme : aspects épistémiques et métaphysiques

On essaiera de comprendre en quels termes la question du réalisme peut se poser au début du XXIe siècle.
Partant de l'entente épistémique du problème, on verra en quoi il exprime tout autant qu'un souci quant à la
portée et les moyens de la connaissance une inquiétude quant à l'idée même de connaissance. On cherchera
dans la philosophie du langage les moyens de déplacer et redéfinir le problème, de façon à apaiser cette
inquiétude ou à en faire apparaître les véritables ressorts. Ce cheminement conduira à assumer le caractère
irréductiblement métaphysique et seulement secondairement épistémique du souci réaliste, donc aussi bien à
interroger les limites de la « philosophie de la connaissance ».

Bibliographie indicative :
J.L. Austin : Quand dire c'est faire, tr. fr. Gilles Lane, Paris, Ed. du Seuil, 1970.
J.L. Austin : Ecrits philosophiques, tr. fr. Lou Aubert et Anne-Lise Hacker, Paris, Ed. du Seuil, 1994.
J.L. Austin : Le langage de la perception, tr. fr. Paul Gochet revue par Bruno Ambroise, Paris, Vrin, 2007.
Jocelyn Benoist : Eléments de philosophie réaliste, Paris, Vrin, 2011.
Jocelyn Benoist : L'adresse du réel, Paris, Vrin, 2017.
Cora Diamond : L'esprit réaliste. Wittgenstein, la philosophie et l'esprit, tr. fr. Emmanuel Halais et Jean-Yves
Mondon, Paris, PUF, 2015.
Maurizio Ferraris : Manifeste du nouveau réalisme, Paris, Ed. Hermann, 2014.
Gottlob Frege : Écrits logiques et philosophiques, tr. fr. Claude Imbert, Paris, Éd. du Seuil, 1971.
Edmund Husserl : Idées directrices pour une phénoménologie, Paris, Gallimard, 1950.
Sandra Laugier : Du réel à l'ordinaire. Quelle philosophie du langage aujourd'hui ?, Paris, Vrin, 1999.
Hilary Putnam : The Many Faces of Realism, La Salle (Ill.), Open Court, 1987.
Bertrand Russell : Ecrits de logique philosophique, tr. fr. J.-M. Roy, Paris, PUF, 1989.
Charles Travis : Les liaisons ordinaires : Wittgenstein sur la pensée et le monde, Paris, Vrin, 2003.
Luwig Wittgenstein, Tractatus Logico-Philosophicus, tr. fr. Gilles-Gaston Granger, Paris, Gallimard, 1993.
Ludwig Wittgenstein, Recherches philosophiques, tr. fr Françoise Dastur, Maurice Élie, Jean-Luc Gautero,
Dominique Janicaud, Elisabeth Rigal, Paris, Gallimard, 2004.

Philosophie des Religions


Philippe BUTTGEN LUNDI 8 H-10 H Salle LALANDE

Philippe BÜTTGEN
Foi et savoir

Foi et savoir est le titre d’une sorte d’œuvre collective, commencée avec Kant et poursuivie jusqu’à Habermas.
Son point de départ se trouve dans l’étrange aveu de la Critique de la raison pure : « Il a fallu que je remise le
savoir pour faire une place au croire ». Son point d’arrivée est peut-être le « Qu’est-ce que croire ? » promu
« question majeure » par Derrida dans le texte qu’il intitule, précisément, Foi et Savoir (1996). Dans
l’intervalle, le Foi et savoir de Hegel (1802) inaugurait l’idéalisme spéculatif. Le séminaire se propose de suivre

24
cette question de deux siècles, « Foi et savoir », pour d’abord montrer ce qui fait d’elle une question distincte
du « Foi et raison » médiéval. Partant de ce constat, il s’interrogera sur le statut de la philosophie de la
religion comme discipline moderne de la philosophie.

Bibliographie préparatoire
Jacques DERRIDA, Foi et Savoir, suivi de Le Siècle et le Pardon, Paris, Seuil (Points-Essais), 2001.
Jürgen HABERMAS, Glauben und Wissen, Frankfurt a. M., Suhrkamp, 2001, tr. fr. Ch. BOUCHINDHOMME,
« Foi et savoir », in L’Avenir de la nature humaine. Vers un eugénisme libéral ?, Paris, Gallimard (NRF Essais),
2002, p. 147-166.
–, Zwischen Naturalismus und Religion. Philosophische Aufsätze, Frankfurt a. M., Suhrkamp, 2005, tr. fr.
Ch. BOUCHINDHOMME et A. DUPEYRIX, Entre naturalisme et religion. Les défis de la démocratie, Paris, Gallimard
(NRF Essais), 2008.
HEGEL, Glauben und Wissen (1802), in Gesammelte Werke, éd. Nordrhein-Westfälische Akademie der
Wissenschaften und der Künste, t. 4, 1968, p. 315-414, tr. fr. A. PHILONENKO et Cl. LECOUTEUX, Foi et
savoir. Kant – Jacobi – Fichte, Paris, Vrin, 1988.
Alain DE LIBERA, Raison et foi. Archéologie d’une crise d’Albert le Grand à Jean-Paul II, Paris, Seuil (L’Ordre
philosophique), 2003.
KANT, Kritik der reinen Vernunft, 2e éd. (1787), AK III = Critique de la raison pure, tr. fr. A. TREMESAYGUES et
B. PACAUT, Paris, Alcan, 1944, nombreuses rééd.

Phénoménologie
Renaud BARBARAS JEUDI 18 H-20 H Salle CAVAILLES

Renaud BARBARAS
Introduction à la phénoménologie

Ce séminaire se veut être une introduction à la méthode et aux questions majeures de la phénoménologie,
considérée ici comme un courant de pensée unitaire. Nous tenterons, au fil directeur de la démarche
husserlienne telle qu’elle est exposée notamment dans les Idées directrices pour une phénoménologie, de formuler
un certain nombre de questions fondamentales en examinant la manière dont les successeurs de Husserl les
ont résolues, écartées ou transformées.

Bibliographie sommaire
Husserl, Idées directrices pour une phénoménologie et une philosophie phénoménologique pure, Paris, Gallimard, TEL.
Heidegger, Etre et temps, trad. Martineau, Authentica.
Sartre, L'être et le néant, Paris, Gallimard, TEL.
Merleau-Ponty, Phénoménologie de la perception, Paris, Gallimard, TEL.
Le Visible et l'invisible, Paris, Gallimard , TEL.
Michel Henry, L'essence de la manifestation, Paris , P.U.F. « Epiméthée ».
Emmanuel Lévinas, Totalité et infini, Paris, Le livre de poche.

Philosophie morale
Sandra LAUGIER VENDREDI 16 H-18 H Salle LALANDE

Sandra LAUGIER
Le cinéma de Hollywood et les séries télévisées, leçons d'éthique féministe

À l'occasion de la nouvelle édition aux éditions Vrin de l'ouvrage classique de Stanley Cavell sur le cinéma
de Hollywood, À la recherche du Bonheur. Hollywood et la comédie du remariage, on envisagera les différentes
formes de transmission de valeurs morales et politiques dans la culture populaire et particulièrement la
représentation des enjeux féministes. On étudiera les formes d’élaboration éthique et de mise en acte de la
voix des femmes dans la série des comédies du remariage (The Lady Eve, It Happened One Night, Bringing Up
Baby, Philadephia Story, Adam’s Rib, His Girl Friday, The Awful Truth) étudiés dans le livre de Cavell, puis dans
les mélodrames parallèles et enfin dans des comédies contemporaines et des séries télévisées.

25
On réfléchira ainsi sur la possibilité, l’élaboration et la transmission d’une éthique « ordinaire » ancrée dans
les façons d’être, les aspirations perfectionnistes et les modalités d’expression morale singulières, et sur la
capacité du cinéma e des séries à produire des formes d'éducation et de mobilisation morale et féministe.

Bibliographie

S. Cavell, Qu’est-ce que la philosophie américaine ?, Folio, Gallimard, 2009.


S. Cavell, À la recherche du Bonheur. Hollywood et la comédie du remariage, Vrin, 2017
S. Cavell, Le cinéma nous rend-il meilleurs ? Bayard, 2003.
S. Cavell, Philosophie des salles obscures, Flammarion, 2011.
S. Laugier, Éthique, littérature, vie humaine, PUF, 2006.
S. Laugier, La voix et la vertu, variétés du perfectionnisme moral, PUF, 2010.
P. Molinier, P. Paperman, S. Laugier Qu'est-ce que le care? Payot, 2009.
T. de Saint Maurice, Philosopher en séries, saisons 1 et 2, Ellipses.

Philosophie Française Contemporaine


Quentin MEILLASSOUX VENDREDI 12 H-14 H Salle HALBWACHS

Quentin MEILLASSOUX
La Phénoménologie de Hegel et la philosophie française

Le cours consistera en premier lieu dans une étude linéaire de la Phénoménologie de l’esprit appuyée sur une
série de commentaires contemporains (Bourgeois, Marquet, Simon, Jarczyk et Labarrière, etc.). À la lumière
de ces analyses nous tenterons de relire les interprétations d’Alexandre Kojève et de Jean Wahl, non tant
pour en critiquer la pertinence du point de vue de lectures plus actuelles de Hegel, que pour en dégager les
décisions de pensée originales.

Bibliographie indicative

1. Phénoménologie de l’esprit.

- Phänomenologie des Geistes, Felix Meiner Verlag, Hamburg, 1988.


- La phénoménologie de l’esprit, trad. et notes de Jean Hyppolite, Aubier-Montaigne, 1941.
- Phénoménologie de l’esprit, trad. et notes de Bernard Bourgeois, Vrin, 2006.

2. Commentaires généraux.

-Jean-François Kervegan, Hegel et l’hégélianisme, PUF, coll. « Que sais-je ? », 2005 (rééd. 2017).
-Jacques Rivelaygue: Leçons de métaphysique allemande, tome I, Grasset, 1990: “La genèse du système
hégélien”.
- Jean Hyppolite, Logique et existence, PUF, 1952.
- Bernard Mabille, Hegel. L’épreuve de la contingence, Aubier, 1999

3. Commentaires de la Phénoménologie de l’esprit

- Jean Hyppolite, Genèse et structure de la Phénoménologie de l’esprit de Hegel, Aubier-Montaigne,


1946.
- Jean-François Marquet, Leçons sur la Phénoménologie de l’Esprit de Hegel, Ellipse, 2004.
- Ari Simhon, La préface de la Phénoménologie de l’esprit de Hegel. De la Préface de 1807 aux Recherches
de 1809, Ousia, 2003.

4. L’hégélianisme français

- Alexandre Kojève, Introduction à la lecture de Hegel, Gallimard, 1947


- Jean Wahl, Le malheur de la conscience dans la philosophie de Hegel, PUF, 1951 (1929).
- Gwendoline Jarczyk et Pierre-Jean Labarrière, De Kojève à Hegel. 150 ans de pensée hégélienne en France,
Albin Michel, 1996

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Philosophie de l’Art
David LAPOUJADE MARDI 16 H30-18 H30 Salle CAVAILLES

David LAPOUJADE
Art et philosophie : Deleuze

Ce cours est destiné à montrer comment les différents arts s’articulent, chez Deleuze, à son projet
philosophique. Il s’agira de montrer en effet pourquoi et comment les œuvres d’art, dans leur singularité,
font pleinement partie du projet philosophique deleuzien et ne jouent ni le rôle adventice d’une
« esthétique » ni le rôle de simple illustration.
La bibliographie sera précisée ultérieurement.

Philosophie générale des sciences


Max KISTLER MARDI 10 H-12 H Salle LALANDE

Max KISTLER
Concepts fondamentaux de la philosophie des sciences

Voir brochure du parcours LOPHISC.

Histoire ou philosophie de la logique et des mathématiques


Jean FICHOT VENDREDI 14 H-16 H Salle LALANDE

Jean FICHOT
Logique et mathématiques constructives

Voir brochure du parcours LOPHISC.

+++++

SECOND SEMESTRE

U.E. 1 « Tronc commun » Semestre 2

1/ Deux matières à choisir dans l’un des trois autres parcours du Master 1
2/ Langue vivante (SEGLA)

U.E. 2 « Enseignements spécifiques » Semestre 2

2 éléments à choisir parmi :

Philosophie de la Connaissance ou du Langage


Pauline NADRIGNY VENDREDI 16H – 18H Salle HALBWACHS

Pauline NADRIGNY
« Être encore réaliste »

La posture philosophique du réalisme est souvent associée à une forme de naïveté, au sens où il serait
nécessaire, pour être philosophe et, plus largement, dans tous les régimes de la connaissance humaine, de
nous déprendre de la croyance spontanée en l’existence des choses, en la présence d’un réel vers lequel le
sujet tournerait sa pensée comme s’il se donnait à lui. Cette critique du réalisme, qu’elle soit idéaliste,
phénoménologique, constructiviste, ne dissout pourtant pas la question du réel comme donné, comme cette
extériorité dont nous faisons l’expérience parfois déroutante. Loin de se réduire à un effet de la pensée, le

27
réel revient ainsi hanter notre conscience philosophique, sous les différents visages des réalismes qui voient
le jour ces dernières décennies. Il revient dans des philosophies d’orientation analytique comme dans les
élaborations post-phénoménologiques ; il resurgit dans le sillage de la pensée de James, de Wittgenstein ou
dans l’héritage deleuzien ; il baptise enfin le mouvement du « réalisme spéculatif ». Par-delà leurs désaccords,
ces variétés de réalisme contribuent à un effort visant à penser le réel en dehors des voies par lesquelles on y
accède et des relations, tant cognitives que pratiques, que l’on entretient avec lui ou, plus simplement, sans
le réduire à un simple produit de l'intentionnalité. Ils s’interrogent enfin sur le sens qu’il y a à se dire réaliste,
voire « encore » réaliste, c’est à dire à assumer cette position philosophique malgré l’omniprésence du
discours constructiviste.
Pour traiter cette question, ce cours partira de textes représentatifs des différentes tendances du
réalisme contemporain, en opérant des détours du côté de l’art, domaine dans lequel cette pensée trouve
aujourd’hui des applications productives.

Bibliographie indicative :

• Bennett, Jane, Vibrant Matter: A Political Ecology of things, Durham and London, Duke University
Press, 2010.
• Benoist, Jocelyn, Le bruit du sensible, Paris Cerf, 2013.

• Benoist, Jocelyn, L’adresse du réel, Paris, Vrin, 2017.
• Bimbenet, Étienne, L’invention du réalisme, Paris, Cerf, 2015.

• Brassier, Ray ; Grant, Iain Hamilton, Harman, Graham and Meillassoux, Quentin, « Speculative
Realism », Collapse: Philosophical Research and Development, vol. 3, 2007, pp. 307-449.
• Bryant, Levi ; Harman, Graham ; Srnicek, Nick, Speculative Turn, Continental Materialism and Realism,
Melbourne, Re Press, 2011.

• Ferraris, Maurizio, Manifeste du nouveau réalisme [« Manifesto del nuovo realismo »], Hermann, 2014,
• Gabriel, Markus, Pourquoi le monde n'existe pas [« Warum es die Welt nicht gibt »], JC Lattès, 2014,
300 p. (réédition poche, Lgf biblio essais, 2015)
• Garcia, Tristan, Forme et objet : un traité des choses, Paris, Presses Universitaires de France, coll. «
MétaphysiqueS », 2011.
• Harman, Graman, L’objet quadruple. Une métaphysique des choses après Heidegger, PUF, 2010.
• Heidegger, Martin, Qu’est-ce qu’une chose ? (1962), Paris, Gallimard, 2006.
• James, William, Essais d'empirisme radical, Marseille, Agone, 2005 — rééd. poche, Flammarion, coll.
Champs, oct. 2007.
• Laugier Sandra et P. Wagner Pierre (éd.), Philosophie des sciences, vol. 1 : Théories, expériences et méthodes ;
vol. 2 : Naturalismes et réalismes, Paris, Vrin, 2004.
• Meillassoux, Quentin, Après la finitude, essai sur la nécessité de la contingence, Paris, Éditions du Seuil,
2012.
• Meillassoux, Quentin, « Speculative Realism: Presentation by Quentin Meillassoux », Collapse, vol. 3,
2007, pp. 408-449.
• Morton, Timothy, Realist Magic: Objects, Ontology, Causality, Ann Harbor, Open Humanties Press,
2013.

• Putnam, Hilary, Le Réalisme à visage humain, Paris, Seuil, 1994 (trad. Claudine Tiercelin-Engel; éd. or
1990), réédition Gallimard, « Tel », 2011.
• Quine, Willard Van Orman, «Deux dogmes de l'empirisme», Du point de vue logique : Neuf essais logico-
philosophiques, Vrin, 2004
• Sartre, Jean-Paul, « L’homme et les choses » (1944), in : Situations, I, Gallimard, 2010.
• Shaviro, Steven, The Universe of Things: on Speculative Realism, Minneapolis, The University of
Minnesota Press, 2014.


Philosophie des religions


Isabelle KALINOWSKI MERCREDI 8H30-10H30 Salle LALANDE

Isabelle KALINOWSKI

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Max Weber : sociologie et théologie

Ce cours sera consacré à une exploration de schèmes théologiques protestants qui ont joué un rôle
déterminant dans la sociologie religieuse de Weber : organisation de l'Eglise primitive (Rudolph Sohm),
charisme (Karl Holl), genèse des dogmes (Adolf von Harnack), liens entre culture populaire et culture
savante (Adolf Deissmann). Des extraits traduits de ces textes pour la plupart inédits en français seront
distribués. La lecture de "L'Ethique protestante et l'esprit du capitalisme" de Weber (Champs Flammarion,
édition 2017) sera la base bibliographique du séminaire.

Philosophie morale
Denis KAMBOUCHNER LUNDI 13H30-15H30 Salle LALANDE

Denis KAMBOUCHNER
Culture et subjectivité

Longtemps avant que ces deux mots ne soient en usage, dès l’Antiquité grecque, il a été tenu pour une
évidence qu’un processus de culture ou éducation (paideia) bien conçu et bien administré devait acheminer
au moins certains de ses sujets vers une forme de perfection éthique, intellectuelle et pratique. C’est ce que
symbolise le mot d’humanitas, appliqué à Rome à une forme accomplie d’éducation. Deux millénaires plus
tard ou davantage, il reste peu de chose de cette évidence ; les équivoques liées à l’usage du mot « culture »,
la critique sociale de la « haute culture » dans la lignée de J.-J. Rousseau, l’éclatement des formes et des
normes artistiques, la massification des systèmes éducatifs et le dépérissement de l’éducation classique, la
conception et l’expérience modernes d’une subjectivité qui reste travaillée par des pulsions élémentaires, la
disparition du théâtre social au sein duquel une culture accomplie pouvait se mettre en valeur, sont autant
d’éléments à prendre en compte ici. Pourtant, les bénéfices d’une bonne maîtrise des mots et des langues
restent incontestées, de même que l’effet d’enrichissement intérieur et intersubjectif lié à un grand nombre
d’expériences esthétiques. D’où la nécessité de reprendre une enquête qui, par rapport à la critique moderne
de la culture, pourrait prendre la forme d’une critique de la critique.

Éléments de bibliographie

Rousseau (J.-J.), Discours sur les sciences et les arts


Tocqueville (A. de), De la démocratie en Amérique
Emerson (R. W.), La confiance en soi (Rivages)
Arnold (Matthew), Culture and Anarchy (trad. fr. Culture et anarchie, L’Age d’Homme, 1980)
Nietzsche (F.), Sur l’avenir de nos établissements d’enseignement, in La philosophie à l’époque tragique des Grecs (Folio)
Nietzsche (F.), Considérations inactuelles (Folio)
Veblen (T.), Théorie de la classe de loisir (Gallimard-Tel)
Durkheim (E.), L’éducation morale (PUF-Quadrige)
Simmel (G.), Le concept et la tragédie de la culture (Rivages)
Simmel (G.), Philosophie de l’argent (PUF-Quadrige)
Freud (S.), Malaise dans la civilisation (Points-Seuil)
Steiner (G.), Dans le château de Barbe-Bleue (Folio)
Lasch (C.), La culture du narcissisme (Climats)
Bourdieu (P.), La Distinction. Critique sociale du jugement (Minuit)

Philosophie et psychanalyse
Ronan DE CALAN MERCREDI 14H-16H Salle D631
à confirmer

Ronan DE CALAN
La psychanalyse et le psychosomatique

Dans la psychanalyse, il est question, à en croire le Freud de la Métapsychologie, de pulsions et de destin des
pulsions, soit d’un parallélisme psychophysique ou, selon les interprétations, d’une causalité physico-

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psychique ou somato-psychique – la répression des pulsions entraînant par exemple le refoulement des
représentations associées. Mais on crédite également la psychanalyse de la découverte ou de la redécouverte
du psychosomatique, c’est-à-dire de l’identification d’affections somatiques ou physiques d’origine
psychique ou aggravées par des facteurs psychiques. A quelle occasion la psychanalyse a-t-elle introduit ces
réflexions ? Quelle est leur portée ? Quelles sont leurs limites ? Nous nous en tiendrons pour cet examen
aux trois premières générations d’analystes dont la dernière a formé les premières écoles de
psychosomatique identifiée comme discipline autonome.

Bibliographie indicative :

Sources
F. Alexander, La médecine psychosomatique : ses principes et ses applications (1951), Payot, 2002.
J. -M. Charcot, Leçons du mardi à La Salpêtrière (1887-1889) Paris, Bibliothèque des Introuvables, 2006
P. J. G. Cabanis, les rapports du physique et du moral de l’homme (1802), en ligne.
F. Deutsch, On the Mysterious Leap from the Mind to the Body (1959), New York, International University Press,
1973
J. C. A. Einroth, Lehrbuch der Störungen des Seelenlebens oder der Seelenstörungen und ihrer Behandlung. Vogel, Leipzig
1818, en ligne.
S. Ferenczi, Œuvres complètes, Payot.
H. Flanders Dunbar, Psychosomatic Diagnosis. 5th Pr. Hoeber, New York 1948.
S. Freud, J. Breuer, Etudes sur l’hystérie (1895), PUF, 1956.
S. Freud, Œuvres complètes, PUF ou Gallimard.
G. Groddeck, Conférences psychanalytiques à l’usage des malades (1916-1918), Lebovici, 1979 ; « Détermination
psychique et traitement psychanalytique des affections organiques » (1917), in : La maladie, l’art et le symbole,
Gallimard, 1969 ; le livre du Ça (1923), Gallimard, 1969.
P. Janet, Les névroses (1909) ; La médecine psychologique (1923) ; La médication psychologique (1925), en ligne.
E.-C. Lasègue, « Études historiques sur l’aliénation mentale », Annales médico-psychologiques, t. 3, 1844.
F. L. Lélut, « Le siège de l’âme suivant les Anciens », Annales médico-psychologiques, t. 1, 1843 ; du même,
« Recherches sur la physiologie de la pensée », Annales médico-psychologiques, 1855 et 1858.
W. Reich, L’analyse caractérielle (1933), Payot, 2006

Littérature secondaire
M. Heller, Les psychothérapies corporelles : Fondements et méthodes, De Boeck, 2008.
P.-H. Keller, La question psychosomatique, Dunod, 2008.
R. Mucchielli, Philosophie de la médecine psychosomatique, Aubier Montaigne, 1961
C. Peetz, Helen Flanders Dunbar – Die Mutter des Psychosomatik, V&R Unipress, 2013
G. Pirlot, La psychosomatique. Entre psychanalyse et biologie, A. Colin, 2010.
M. Schmaus, Psychosomatik. Literarische, philosophische und medizinische Geschichten zur Entstehung eines Diskurses
(1778-1936), Niemeyer, 2009.
E. Shorter, From Paralysis to Fatigue. A history of Psychosomatic Illness in the Modern Era, Free Press, 1970
C. Smadja, Les modèles psychiques de la psychosomatique, PUF, 2015
T. Storch, Psychoanalyse und Psychosomatik : die leiblichen Grundlagen der Psychodynamik, Kohlhammer, 2016.

Philosophie française Contemporaine


Jean-François BRAUNSTEIN MARDI 16H30-18H30 Salle CAVAILLES

Jean-François BRAUNSTEIN
Philosophie de la médecine et biopolitique chez Auguste Comte

Le système de Comte aboutit à une véritable « philosophie de la médecine », qui n’est thématisée que dans
le Système de politique positive et les Lettres sur la maladie. La médecine n’est plus une simple application de la
biologie, comme elle l’était dans le Cours de philosophie positive : Comte oppose même les « dignes praticiens »
synthétiques, « précurseurs naturels du sacerdoce sociocratique », c’est-à-dire de la religion positiviste, aux
« purs biologistes » matérialistes. Chez Comte que le cerveau devient pour la première fois un objet
philosophique : l’âme est identifiée au cerveau mais la réciproque est également vraie. Faisant le lien entre
biologie et sociologie Comte pense le cerveau dans des termes très modernes comme un « cerveau social ».
Le cerveau est aussi au centre de la religion comtienne, la « religion de l’Humanité », toute entière tournée
vers un culte laïque de ces «morts qui nous gouvernent », et qui continueront de vivre en nos cerveaux
jusqu’à ce que disparaisse le dernier cerveau humain.
Cette philosophie de la médecine donne également les clés d’une « réorganisation » de la société. Il s’agit à la
fois de « stabiliser » la société, entre révolution et conservation, mais aussi de transformer radicalement

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le « milieu humain » et de développer ce que Comte appelle une « biocratie », une politique de la vie, qui
consiste en une « ligue des vivants » contre la nature inanimée. Comte donne une description
« scientifique » de « l’avenir humain » autour de trois « utopies positives », d’inspiration biomédicale.
Première utopie, celle de la longévité. Nous vivrons plus longtemps si nous « vivons au grand jour », sous le
regard d’autrui. Seconde utopie : rendre les « vaches carnivores ». Transformer ces herbivores en
chasseurs les rendra sociables et donc plus intelligents. Au-delà des vaches il devrait être possible de
« perfectionner » l’espèce humaine. Enfin, troisième utopie, celle de la « Vierge-Mère », doit permettre à la
femme de procréer sans l’intervention de l’homme. L’humanité pourrait ainsi à terme en finir avec la
sexualité, « le plus perturbateur » de tous nos instincts et accéder à une reproduction réfléchie. L’avenir
selon Comte : hygiénisme, vie au grand jour, vaches carnivores, post-humanisme, fécondations artificielles,
oubli de la sexualité. Peut-être y sommes-nous arrivés. C’est sans doute pour cette raison que, comme nous
le verrons, Comte est l’auteur de prédilection de Michel Houellebecq.

Bibliographie

I. Oeuvres

• Séparation générale entre les opinions et les désirs, 1819 / Sommaire appréciation de l’ensemble du passé moderne, 1820 /
Plan des travaux scientifiques nécessaires pour réorganiser la société, 1822 / Considérations philosophiques sur les sciences et
les savants, 1825 /Considérations sur le pouvoir spirituel, 1826 / Examen du Traité de Broussais sur l’irritation, 1828.
Textes reproduits au t. IV du Système de politique positive. Repris dans A. Comte, Du Pouvoir spirituel, Pluriel,
1978.
• Cours de philosophie positive, 6 vol., Paris, 1830-1842, consultable sur Gallica. Editions en 2 volumes chez
Hermann. sous les titres Philosophie première et Physique sociale, Paris, 1975.
• Discours sur l’esprit positif (1844), Vrin, 1995. Sur Classiques des sciences sociales.
• Discours sur l’ensemble du positivisme (1848), Garnier-Flammarion, 1999. Sur Classiques des sciences sociales.
• Système de politique positive, ou traité de sociologie instituant la religion de l’Humanité, 4 vol., 1851-1854. Sur Gallica.
• Catéchisme positiviste ou sommaire exposition de la religion universelle, en onze entretiens systématiques entre une femme et
un prêtre de l’Humanité (1852), GF, 1966. Sur Classiques des sciences sociales.
• Appel aux conservateurs (1855), in A.Comte, Du pouvoir spirituel, Paris, Pluriel, 1978. Sur Gallica.
• Synthèse subjective ou système universel des conceptions propres à l’état normal de l’humanité (1856), Fayard, 2000. Sur
Gallica.
• Correspondance générale et confessions, 8 vol., Mouton-Maison d’Auguste Comte-Vrin-Ecole des hautes études
en sciences sociales, 1973-1987.
• Testament d’Auguste Comte avec les documents qui s’y rapportent, 1883. Sur archive.org

2. Etudes

• J. S. Mill, Auguste Comte et le positivisme (1868), L’Harmattan, 1999.


• L. Lévy-Bruhl, La philosophie d’Auguste Comte, 1900. Sur Gallica.
• J. Delvolvé, Réflexions sur la pensée comtienne, Paris, 1908.
• H. Gouhier, La vie d’Auguste Comte (1931), Vrin, 1997.
• S. Kofman, Aberrations, Le devenir-femme d’Auguste Comte, Aubier-Flammarion, 1978.
• H. Gouhier, La philosophie d’Auguste Comte. Esquisses, Vrin, 1987.
• P. Macherey, Comte, la philosophie et les sciences, PUF, 1989.
• R. Scharff, Comte after Positivism, Cambridge University Press, 1995.
• R. Capurro, Le positivisme est un culte des morts, EPEL, 2001.
• A. Petit (dir.), Auguste Comte. Trajectoires positivistes, 1798-1998, L’Harmattan, 2003.
• M. Bourdeau, J.-F. Braunstein, A. Petit (éd.), Auguste Comte aujourd’hui, Kimé, 2003.
• M. Houellebecq, préface à A. Comte, Théorie générale de la religion, Mille et Une Nuits, 2005
• B. Karsenti, Politique de l’esprit. Auguste Comte et la naissance de la science sociale, Hermann, 2006.
• J.-F. Braunstein, La philosophie de la médecine d’Auguste Comte. Vaches carnivores, Vierge Mère et morts vivants,
PUF, 2009.
• L. Clauzade, L’organe de la pensée : biologie et philosophie chez Auguste Comte, Presses Universitaires de Franche-
Comté, 2009.

Philosophie de l’Art
Bruno HAAS JEUDI 11H-13H Salle HALBWACHS

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Bruno HAAS
La position asymptomatique dans l’art depuis les années 1960

Dans ce cours, nous explorerons une nouvelle approche et conceptualité aux abords de l’art contemporain :
la « position symptomatique », c’est une façon de dire la position qu’un artiste adopte, lorsqu’il s’allonge
pendant 20 minutes sur un sommier en métal au-dessus d’une quarantaine de bougies allumées (Gina Pane)
qu’il s’enroule dans du feutre à faire des bruits inarticulés pendant toute une journée dans quelque galerie
(Joseph Beuys) ou qu’il joue du violoncelle sur un téléviseur (Charlotte Moorman et Nam June Paik). La
« position symptomatique » tente de saisir la spéficifité de la « performance » comme activité artistique à part
entière dorénavant reconnue même au niveau académique. Mais cette position concerne presque toute
activité artistique d’aujourd’hui, aussi « traditionnelle » soit-elle (notamment la peinture).
On se rapportera, pour l’introduction, à J.-J. Rousseau (Les Confessions), ensuite à un choix d’auteurs
contemporains, dont Frederik Jameson, Arthur C. Danto, puis, outre ceux qui sont cités ci-dessus, à des
artistes comme Lawrence Weiner, Maria Nordman ainsi qu’à des expositions ouvertes à Paris pendant le
cours. Il est prévu de faire au moins une visite dans quelque musée et/ou galerie. Le plan exact du cours
ainsi que le choix définitif des artistes sera discuté en début de cours et peut être modulé en fonction de
l’intérêt et de l’actualité artistique.

32
4. Parcours LOPHISC « Logique et philosophie des sciences »

Deux options sont offertes :


- option Logique
- option Philosophie des sciences.
Un panachage des cours des deux options est également possible.

PREMIER SEMESTRE (30 ECTS)

UE1 (12 ECTS)

1- Philosophie générale des sciences (5 ECTS)


Max Kistler Mardi 10h-12h Salle Lalande

Max Kistler
Concepts fondamentaux de la philosophie des sciences

Ce cours porte sur quelques concepts et problèmes fondamentaux de la philosophie des sciences. On
commencera par « le problème de l’induction » : peut-on connaître des régularités universelles ou lois de la
nature (ou au moins confirmer des hypothèses qui portent sur ces lois) à partir d’un nombre fini
d’expériences ? Voilà déjà quatre concepts fondamentaux de la philosophie des sciences : hypothèse, loi de
la nature, confirmation, induction. L’explication des phénomènes et la découverte de leurs causes sont
traditionnellement considérées comme des buts primordiaux de la science. Nous examinerons la question de
savoir en quoi ces deux buts consistent et s’ils sont différents. Les observations faites dans le cadre de
théories - ou « paradigmes » - différentes sont-elles comparables, ou sont-elles au contraire tout aussi
« incommensurables » que les différents paradigmes ? Nous aborderons aussi les questions suivantes : est-ce
que les théories scientifiques nous donnent accès à la structure de la réalité, ou ne s’agit-il que d’instruments
utiles pour prédire les phénomènes ? Enfin, est-ce que la physique a un statut privilégié par rapport aux
autres sciences, au sens où toutes les théories scientifiques sont en principe réductibles à la physique ?
Qu’est-ce qu’on entend par une telle réduction ?

Evaluation
Analyse et présentation orale d’un ou plusieurs articles ou chapitres de livres, choisis avec l’accord de
l’enseignant. Ce travail doit également être rédigé.

Bibliographie :
• Anouk Barberousse, Denis Bonnay et Mikael Cozic, Précis de philosophie des sciences, Vuibert
2011.
• Anouk Barberousse, Max Kistler, Pascal Ludwig, La philosophie des sciences au XXe siècle,
Flammarion, Collection Champs Université, 2000.
• Carl Hempel, Philosophy of Natural Science, Prentice Hall, 1966, trad. Eléments d'épistémologie, A.
Colin, 1972.
• Michael Esfeld, Philosophie des sciences, Presses polytechniques et universitaires romandes,
Lausanne, 2006.

2- Enseignement d’ouverture (5 ECTS)


Cours à choisir dans l’offre générale du master de philosophie

3- Langue vivante (2 ECTS)


Cours assuré par le département des langues

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UE2 (9 ECTS)
Option logique

1- Histoire et philosophie de la logique et des mathématiques (4,5 ECTS)


Jean Fichot Vendredi 14h-16h Salle Lalande

Jean Fichot
Logique et mathématiques constructives

L’accent sera mis sur les questions suivantes (entre autres) : comment peut-on justifier le rejet d’une loi
logique? Ce refus peut-il se fonder uniquement sur des arguments de nature mathématique? Si d’autres
arguments, conceptuels et philosophiques, sont en plus nécessaires, quels sont-ils? De la logique et des
mathématiques, laquelle de ces deux disciplines est première? Quels rapports entretiennent les notions
d’effectivité humaine et de calculabilité mécanique? etc.
Bibliographie
Des textes, ainsi qu'une bibliographie, seront adressés aux étudiants qui auront pris contact par mail avec
l'enseignant (de préférence à l'adresse électronique : fichot-redor@wanadoo.fr).

2- Théorie des ensembles (4,5 ECTS)


Mirna Dzamonja Vendredi, 10h-12h Salle Cavaillès

Mirna Dzamonja
Théorie des ensembles

Au cours du 19e siècle, une crise profonde toucha les mathématiques dans leurs fondements, soulevant
plusieurs questions concernant la nature de cette discipline et le statut ontologique de ses entités. Cela a
engendré le programme de Hilbert envisageant une axiomatisation complète des mathématiques. Dans le
cours, nous présenterons l’univers ensembliste développé par Cantor à travers lequel
certaines réponses ont été envisagées.
La théorie des ensembles est en fait la science de l’infini ou au moins de sa manifestation mathématique.
Nous analyserons notamment les infinis différents ( !), la construction des ordinaux et des cardinaux, ainsi
que leurs arithmétiques, dont la distinction est exigée dans le cas infini. Aux travaux précurseurs de Cantor
succédèrent plusieurs tentatives de formalisation de la théorie des ensembles. Nous verrons les motivations
à la source de ces entreprises, puis étudierons la plus célèbre : l’axiomatique de Zermelo-Fraenkel, en
portant un regard attentif sur l’axiome du choix, axiome à l’efficacité mathématique indéniable mais à la
légitimité parfois contestée.

Bibliographie
• K.J.B. Devlin, The joy of sets : Fundamentals of contemporary set theory. Springer, 1993.
• Mirna Dzamonja, Théorie des ensembles pour les philosophes, Éd. universitaire européenne, 2017.
• H.B. Enderton, Elements of set theory. Academic Press, 1977.

Option philosophie des sciences

1- Histoire et philosophie d’une science particulière (4,5 ECTS)


Marion Vorms Mercredi 10h/12h centre Broca Salle A313

Marion Vorms
Qu’est-ce qu’un biais cognitif ? Théories et méthodes expérimentales en psychologie du
raisonnement aujourd’hui

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Ce cours portera sur la pratique contemporaine en psychologie expérimentale, avec une attention
particulière à la psychologie du raisonnement. Plus précisément encore, c’est à l’examen critique de la notion
de biais cognitif qu’une grande partie du cours sera consacrée : Quelle est sa signification ? Quels
phénomènes permet-elle d’expliquer ? Quelles sont les données expérimentales en faveur de telles
explications ? Par l’étude de ces questions, on visera trois objectifs complémentaires :
a. Étudier l’évolution récente d’un domaine scientifique en plein développement, qui se situe à la croisée de
l’épistémologie et de la psychologie : on retracera ainsi l’évolution de la psychologie du raisonnement depuis
les années 1960, des travaux de Wason (1960) au « nouveau paradigme » (Oaksford et Chater 2007), en
passant par la théorie des « biais et heuristiques » de Tversky et Kahneman 1974). Outre la découverte des
débats théoriques sur la nature du raisonnement humain, ce sera l’occasion de réfléchir à l’articulation des
approches normative et descriptive pour étudier un tel objet.
b. Acquérir une connaissance des méthodes expérimentales en psychologie dans la pratique contemporaine :
au moyen de l’étude détaillée de quelques articles expérimentaux, il s’agira de se familiariser avec certains
aspects du design expérimental en psychologie (comment traduire une question théorique en une hypothèse
empirique testable ?), de l’analyse statistique, et de l’interprétation des données.
c. Amorcer une réflexion critique sur le statut des résultats en psychologie expérimentale :
d’une part (dans la continuité des questions traitées en b.), on abordera le problème de la crise dite de
la « reproductibilité » ;
d’autre part, au moyen d’un examen critique des différents usage de la notion de biais cognitif (et en
particulier du plus célèbre, à savoir le « biais de confirmation »), on s’interrogera sur la manière dont
les résultats en psychologie sont divulgués et mobilisés dans la sphère publique (par exemple dans
les nombreuses analyses et débats relatifs aux fake news, aux rumeurs, et plus largement aux réseaux
sociaux).
Le cours s’appuiera sur des articles théoriques et expérimentaux, pratiquement tous en langue anglaise, ainsi
que sur des articles de presse (française et internationale). La bibliographie ci-dessous donne un aperçu de
textes théoriques fondamentaux ; les travaux expérimentaux et les articles de presse seront sélectionnés au
cours du semestre.

Bibliographie
• Andler, D. (1995), « Logique, raisonnement et psychologie », in D. Andler, dir., Introduction aux
sciences cognitives, Paris : Gallimard, nouv. éd. 2004, pp. 31-405.
• Bishop, M.A. & Trout, J.D. (2005), Epistemology and the Psychology of Human Judgement, Oxford
University Press.
• Cohen, L. J. (1981), « Can human irrationality be experimentally demonstrated ? », with Open Peer
Commentary, Behavioral and Brain Sciences 4, 317-70.
• Dienes, Z. (2008), Understanding Psychology as a Science. An introduction to scientific and statistical inference,
Palgrage Macmillan.
• Gigerenzer, G. (1991), « How to Make Cognitive Illusions Disappear: Beyond Heuristics and
Biases », in W. Stroebe and M. Hewstone (dir.), European Review of Social Psychology, vol. 2, Chichester,
U.K.: Wiley.
• Hahn, U. & Harris, A. (2014), « What Does It Mean to be Biased: Motivated Reasoning and
Rationality », Psychology of Learning and Motivation, Volume 61.
• Oaksford, M., & Chater, N. (2007). Bayesian rationality: The probabilistic approach to human reasoning.
Oxford: Oxford University Press.
• Tversky, A., & Kahneman, D. (1974). « Judgment under uncertainty: Heuristics and biases », in
Science, 185, 1124–1131.
• Wason, P. C. (1960). « On the failure to eliminate hypotheses in a conceptual task », in Quarterly
Journal of Experimental Psychology, 12, 129–140.

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2- Philosophie de la connaissance et du langage (voir parcours Philo. contemporaine) (4,5 ECTS)
Jocelyn Benoist Vendredi, 14h-16h Salle Halbwachs

UE3 (9 ECTS)
Option logique

1- Théorie des modèles (3 ECTS)


Andrew Arana Mardi, 16h-18h Salle Halbwachs

Andrew Arana
Théorie des modèles

La théorie des modèles étudie les structures mathématiques et leurs descriptions linguistiques. On
commence avec une enquête sur la définissabilité, concernant en particulier l’expressivité des langues
spécifiques (par exemple, le langage de l'arithmétique). On continue avec l'élimination des quantificateurs et
les théories o-minimals : c'est-à-dire, les théories des nombres réelles. Ensuite, on considère les modèles
premiers, atomiques, et saturés, et la notion d'un type. Enfin, on peut commencer une enquête sur les
théories omega-catégorique et les théories stables, vers une étude de la géométrie des ensembles minimales
et la théorie des modèles géométrique.

Bibliographie
• B. Poizat, Cours de théorie des modèles, Nur al-Mantiq wal-Ma'rifah, 1985.
• D. Marker, Model Theory: An Introduction, Springer, 2002.
• B. Zilber. « Model Theory », dans A Course in Mathematical Logic for Mathematicians par Y. Manin,
2e éd., Springer, 2009.

2- Théorie de la démonstration (3 ECTS)


Jean Fichot Jeudi, 16h30-18h30 Salle Halbwachs

Jean Fichot
Théorie de la démonstration

Variantes et fragments de la déduction naturelle classique du premier ordre. Propriétés des preuves sans
coupures. Elimination des coupures et applications : démonstrations de cohérence et d'indépendance,
constructivité (le cas intuitionniste: arithmétique de Heyting ; aspects constructifs de la logique classique :
déduction naturelle multi-conclusions).

Bibliographie
Un polycopié sera envoyé aux étudiants aux étudiants qui auront pris contact par mail avec l'enseignant (de
préférence à l'adresse électronique : fichot-redor@wanadoo.fr).
• David (René), Nour (Karim), Raffalli (Christophe), Introduction à la logique : Théorie de la
démonstration, Dunod, Paris,2001.
• Negri (Sara), von Plato (Jan), Structural proof theory, Cambridge University Press, 2001.
• Prawitz Dag, Natural Deduction, Almquist et Wiksell, Stockholm, 1965. Réédition Courier Dover
Publications, 2006.

3- Théorie de la calculabilité (3 ECTS)


Alberto Naibo Mercredi, 14h-16h Salle Broca A310

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Alberto Naibo
Théorie de la calculabilité

Dans ce cours on se propose d’étudier, d’un point de vue formel, des notions comme celles de calcul et
d’algorithme. Plus précisément, il s’agira de fournir une analyse logico-mathématique de notions qui
concernent l’exécution d’une action de manière purement mécanique, c’est-à-dire sans faire appel à des
formes d’intuition ou d’ingéniosité quelconques. Les instruments privilégiés pour poursuivre cette étude
seront les fonctions récursives, suivant la tradition de K. Gödel et S.C. Kleene. Après avoir défini la classe
de ces fonctions, on démontrera des théorèmes qui les concernent. D’une part, on établira des résultats
positifs, comme la possibilité de ramener chacune de ces fonctions à une certaine forme normale, en
donnant ainsi la possibilité d’avoir un modèle abstrait et universel de représentation des processus
mécaniques de calcul. De l’autre, on établira des résultats négatifs – ou mieux limitatifs –, comme
l’impossibilité de décider à l’avance si chaque processus mécanique s’arrêtera ou pas.

Bibliographie :
• Polycopié distribué en cours, couvrant l’ensemble du programme et contenant une
sélection d’exercices.
• Boolos, G., Burgess, J. & Jeffrey, R. (2007). Computability and Logic (5ème édition).
Cambridge: Cambridge University Press.
• van Dalen, D. (2001). Algorithms and decision problems: A crash course in recursion
theory. Dans D.M. Gabbay et F. Guenthner (dir.), Handbook of Philosophical Logic
(2ème édition), Vol. 1, p. 245-311. Dordrecht: Kluwer.
• van Dalen, D. (2004). Logic and Structure (5ème édition). Berlin: Springer (chap. 8).
• Epstein, R.L. & Carnielli, W.A. (2008). Computability: Computable functions, logic and the
foundations of mathematics (3ème édition). Socorro (New Mexico): Advanced Reasoning
Forum.
• Odifreddi, P. & Cooper, B. (2012). “Recursive functions”. Dans E.N. Zalta (dir.), The
Stanford Encyclopedia of Philosophy, <http://plato.stanford.edu/entries/recursive-
functions/>.
• Odifreddi, P. (1989). Classical Recursion Theory. Amsterdam: Elsevier.
• Rogers, H. (1987). Theory of Recursive Functions and Effective Computability. Cambridge (Mass.):
MIT Press.
• Terwijn, S. (2008). Éléments de théorie de la calculabilité, trad. fr. M. Cadilhac, manuscrit,
<http://www.math.ru.nl/~terwijn/publications/syllabus_fr.pdf>.

Option philosophie des sciences

1- Philosophie d’une science particulière (4,5 ECTS)


Denis Forest Lundi, 14h-16h Salle Cavaillès

Denis Forest
Introduction à la philosophie des neurosciences

Bien que les philosophes se soient intéressés de longue date au cerveau, au système nerveux et à leurs
pouvoirs, la philosophie des neurosciences, entendue comme la philosophie d’une science particulière, s’est
développée très récemment et son objet lui-même (les neurosciences, traduction de neuroscience au singulier)
est en fait une famille de champs scientifiques dont l’unité est loin d’être évidente.

37
L’objectif du cours sera triple. 1. Inviter à réfléchir à l’identité des neurosciences en étant attentif à la
pluralité des objets et des problèmes, des instruments scientifiques, des traditions de recherche et des
relations à des sciences connexes qui les constituent. 2. Présenter les débats actuels en philosophie des
neurosciences et leurs liens avec d’autres débats philosophiques (en métaphysique, en éthique, en
philosophie de la psychologie, en philosophie de la médecine et en philosophie générale des sciences).
3. Présenter quelques évolutions récentes du champ neuroscientifique (comme les travaux sur les origines
du système nerveux) qui peuvent appeler un renouvellement des interrogations.

NB. Le cours ne présuppose aucune connaissance neuroscientifique particulière.

Bibliographie
• Anderson (Michael I.), 2014. After phrenology. Neural reuse and the interactive brain. MIT Press.
• Baertschi (Bernard), 2009. La neuroéthique. Ce que les neurosciences font à nos conceptions morales. Paris,
La Découverte.
• Bechtel (William) et Richardson (Robert C.), 2000/2010a. Discovering complexity, Decomposition and
localization as Strategies in scientific research, MIT Press.
• Castel (Pierre-Henri),2009, L’esprit malade, Paris, Ithaque.
• Churchland (Patricia), 1986, Neurophilosophy. Towards a unified science of Mind/ Brain. Cambridge,
MA, MIT Press.
• Craver (Carl), 2007. Explaining the brain, Oxford University Press.
• Dehaene (Stanislas), 2007, Les neurones de la lecture, Odile Jacob.
• Fodor (Jerry), 1983, La modularité de l’esprit, traduction Abel Gerschenfeld, Paris, Minuit.
• Gerrans (Philip), 2014. The measure of madness. Philosophy of mind, cognitive neuroscience and Delusional
thought. MIT Press.
• Gerrans (Philip), 2014. The measure of madness. Philosophy of mind, cognitive neuroscience and Delusional
thought. MIT Press.
• Godfrey-Smith (Peter), 2016, Other minds. The octopus, the sea, and the deep origins of consciousness, New
York, Farrar, Straus and Giroux.
• Jeannerod (Marc), 1983/1998, Le cerveau machine. Physiologie de la volonté. Diderot éditeur.
• Machamer (Peter), Darden (Lindley), Craver (Carl F.), 2000. “Thinking of mechanisms”,
Philosophy of science, 67/1, p. 1-25.
• Poirier (Pierre) et Faucher (Luc), éds., 2008, Des neurosciences à la philosophie, Editions Syllepse.
• Rose (Nikolas) et Abi-Rached (Joelle), 2013. Neuro. The new brain sciences and the Management of the
mind. Princeton University Press, Princeton University Press.
• Sporns (Olaf), 2011. Networks of the brain. MIT Press.

2- Logique pour non spécialistes (4,5 ECTS)


Andrew Arana Mercredi, 17h-19h Salle Halbwachs

Andrew Arana
Logique pour non spécialistes

Dans sa première Critique, Kant dit que « il y a des sciences dont la nature est telle que toute question qui
s'y présente doit absolument recevoir une réponse tirée de ce que l'on sait, puisqu'il faut que la réponse sorte
des mêmes sources que la question, et, dans ces sciences, il n'est nullement permis de prétexter une
ignorance inévitable, mais la solution, au contraire, peut être exigée. » Ces sciences sont les mathématiques
et l'éthique. Cet « optimisme rationaliste », peut-être plausible à l'époque de Kant, est dérangé par
l'importance croissante de l'infini mathématique. Afin de résoudre cette crise et les paradoxes de l'infini, la
logique mathématique est développée et appliquée aux questions « meta-mathématiques ». Ce cours
introduira ces développements et applications en faisant une « grande tournée » de la théorie de la
démonstration, la théorie des modèles, la théorie de calculabilité, et la théorie des ensembles. Chaque telle
théorie joue son rôle dans la réponse de la thèse optimiste de Kant, menant aux théorèmes de
l'incomplétude de Gödel.

Bibliographie

38
• J. Largeault, Intuitionnisme et théorie de la démonstration, Vrin, 1992
• J. Largeault, Logique mathématique : textes, Armand Colin, 1972.
• Jean-Yves Girard, Kurt Gödel, Ernest Nagel et James Newman, Le Théorème de Gödel, Seuil,
1997.
• Richard Epstein et Walter Carnielli, Computability: Computable Functions, Logic, and the Foundations of
Mathematics, Advanced Reasoning Forum, troisième édition, 2008.

+++++

SECOND SEMESTRE (30 ECTS)

UE1 (14 ECTS)

1- Théorie de la connaissance (6 ECTS)


Marion Vorms Vendredi, 11h-13h à determiner

Marion Vorms
Raisonnement scientifique et raisonnement judiciaire : données, hypothèses, preuves

Comment, sur la base d’un ensemble de données initialement disparates, en vient-on à formuler, élaborer, et
finalement à adopter — au moins temporairement — des hypothèses ? À partir de quel moment est-il
légitime de considérer que les données parlent suffisamment en faveur d’une certaine hypothèse pour
accepter cette dernière, et en rejeter d’autres ? Quelle(s) décision(s), théorique(s) ou pratique(s) une telle
acceptation implique-t-elle ?
La théorie de la connaissance, quand elle traite de ces questions, se concentre presque exclusivement sur
l’enquête scientifique : le cœur des théories dites « de la confirmation » consiste ainsi à élucider la manière
dont les théories scientifiques sont soutenues par les données empiriques. L’objectif de ce cours est
d’aborder un ensemble de questions relatives au raisonnement sur la base de données ou raisonnement
probatoire (evidential reasoning) par le biais d’une analyse comparée entre raisonnement scientifique et
raisonnement judiciaire. Plus précisément, il vise à éclairer d’un nouveau jour certains aspects du
raisonnement scientifique au moyen d’une étude du raisonnement probatoire dans le domaine judiciaire,
depuis l’enquête criminelle jusqu’au jugement rendu par le juge ou le jury — étude qui puisera des éléments
de réflexion aussi bien en droit français qu’en Common Law.
Après avoir rappelé quelques éléments fondamentaux des théories de la confirmation (problème de
l’induction, approche hypothéthico-déductive, approche bayésienne), on abordera en particulier les thèmes
suivants :
a. La notion de donnée : que nous enseigne à ce sujet la réflexion juridique sur les différents types de
preuve (testimoniale, tangible, scientifique, etc.), leur crédibilité, leur pertinence, leur admissibilité ?
b. L’acceptation des hypothèses : que nous enseignent les différents types de standards de preuve (ou
de règles de conviction) en usage selon les juridictions, les notions de charge de la preuve et de
présomptions, sur l’acceptation des hypothèses scientifiques (et en particulier la notion
significativité statistique en science) ? Comment les seuils d’acceptation des hypothèses varient-ils
selon le contexte — juridique ou scientifique ? Comment, de ce point de vue, la réflexion sur le
juridique permet-elle de repenser le rôle des valeurs dans l’enquête scientifique ?
c. Le statut du témoignage et le rôle des experts : que nous enseigne une analyse du témoignage au
tribunal, et plus particulièrement de celui des experts et des recommandations qui leur sont faites
(notamment en ce qui concerne l’expression de résultats statistiques) sur la communication de
l’incertitude, et plus généralement le statut de la parole publique des scientifiques ?

Le cours s’appuiera sur des articles et ouvrages de philosophie, ainsi que sur des sources juridiques. La
bibliographie ci-dessous concerne presque exclusivement les références philosophiques.

39
Bibliographie

• Bouchard, F. (2016). “The Roles of Institutional Trust and Distrust in Grounding Rational
Deference to Scientific Expertise”, Perspectives on Science, vol. 24 (5) : 582-608.
• Dienes Z. (2008) Understanding Psychology as a Science: An Introduction to Scientific and
Statistical Inference, Palgrave Macmillan.
• Douglas, Heather. (2008), “The Role of Values in Expert Reasoning.” Public Affairs Quarterly 22 (1):
1–18.
• Earman, J. et Salmon, W. (1999). “The confirmation of scientific hypotheses”, in Salmon M. et al.
Introduction to the philosophy of science, Indianapolis & Cambridge: Hackett publishers.
• Gelfert, A. (2014). A Critical Introduction to Testimony (London: Bloomsbury Publishing).
• Hardwig, John (1985). "Epistemic Dependence," Journal of Philosophy 82: 335-49.
• Howson, C. et Urbach, P. (1993). Scientific Reasoning: The Bayesian Approach, 2nd edition. Chicago:
Open Court.
• John, S. (2011). “Expert Testimony and Epistemological Free-Riding: The MME Controversy”, The
Philosophical Quarterly 61: 496–517.
• Roberts, P. et Zuckerman, A. (2010). Criminal evidence, Oxford University Press.
• Rudner, R. (1961), “Value Judgments in the Acceptance of Theories.” In The Validation of Scientific
Theories, ed. P. G. Frank, 31-35. New York: Collier Books.
• Schum, D. (1994) The Evidential Foundations of Probabilistic Reasoning, Northwestern University Press.
• Vergès, E., Vial, G. et Leclerc, O. (2015). Droit de la preuve, Thémis, PUF.

2- Enseignement d’ouverture (6 ECTS)


Cours à choisir dans l’offre générale du master de philosophie

3- Langue vivante (2 ECTS)


Cours assuré par le département des langues

UE2 (4 ECTS)
Option logique

1- Logique des modalités


Francesca Poggiolesi Lundi, 12h-15h selon calendrier voir emplois du
temps

Francesca Poggiolesi
Logique des modalités

Ce cours se propose d’examiner les principaux systèmes de logique modale tant d’un point de vue formel
que d’un point de vue philosophique.
Le terme « logique modale » est aujourd’hui employé pour indiquer un domaine d’investigation très vaste
et très varié. Dans ce domaine on a pourtant isolé un certain nombre de systèmes qui représentent la base
et le fondement de toute étude relative à la logique modale. Nous analyserons ces systèmes en détail.
- D’un point de vue formel, nous étudierons les principaux systèmes de logique modale à travers
trois formalisations différentes : les axiomes à la Hilbert, la sémantique des mondes possibles et les
systèmes de preuves. Nous allons examiner les relations entre ces trois formalisations différentes et
nous mettrons aussi en relief le lien avec la logique du premier ordre.

40
- D’un point de vue conceptuel, nous introduirons les principales interprétations liées à nos systèmes
de logique modale. Nous commencerons par les concepts de nécessité et de possibilité, puis nous
nous arrêterons sur une interprétation en termes d’obligation et de permission. Finalement nous
consacrerons une analyse approfondie à une interprétation épistémique des modalités, c’est-à-dire
en termes de connaissance et de croyance. Cette dernière interprétation nous permettra de dire
quelques mots sur les développements les plus récents de logique modale, à savoir la logique
dynamique.

Bibliographie :
• P. Blackburn, M. de Rijke, et Y. Venema. Modal Logic. Cambridge University Press, 2001.
• H. van Ditmarsch, W. van der Hoek, et B. Kooi. Dynamic Epistemic Logic. Springer, 2008.
• M. Fitting et R. L. Mendelsohn. First-Order Modal Logic. Springer, 1998.
• G. E. Hughes et M. J. Cresswell. A New Introduction to Modal Logic. Routledge, 1996.
• J. Garson, Modal Logic, The Stanford Encyclopedia of Philosophy (Spring 2016 Edition),
Edward N. Zalta (ed.).
• F. Poggiolesi. Gentzen Calculi for Modal Propositional Logic. Springer, 2010.

Option philosophie des sciences

1- Philosophie de la connaissance et du langage (voir le parcours Philosophie contemporaine).


Ronan de Calan Vendredi 14h-16h Salle Lalande

Rq : le cours optionnel « philosophie d’une science particulière C » indiqué dans la maquette n’est pas ouvert cette
année.

UE3 (12 ECTS)


Option logique

1- Complétude et indécidabilité (3 ECTS)


Pierre Wagner Mardi,Mercredi 14h-16h Salle HalbwachsCavailles

Pierre Wagner
Complétude et indécidabilité

L’objectif de ce cours est d’exposer la démonstration du premier théorème d’incomplétude de Gödel en


distinguant plusieurs versions. Selon ce célèbre théorème, dont une première version paraît en 1931, toute
théorie formelle de l’arithmétique est incomplète, pourvu qu’elle soit axiomatisable et cohérente, et qu’elle
ne soit pas trop faible. Cela signifie qu’il existe des énoncés du langage de l’arithmétique qui ne sont ni
démontrables ni réfutables dans une théorie de l’arithmétique dès lors que celle-ci satisfait les conditions qui
en sont généralement attendues. L’intérêt de ce théorème ne réside pas seulement dans ses conséquences,
mais également dans les méthodes utilisées pour sa démonstration. Le second théorème de Gödel, dont
l’intérêt philosophique n’est pas moindre, sera également discuté. L’un et l’autre font partie d’une série de
célèbres résultats négatifs obtenus en logique dans les années trente du XXe siècle.

Bibliographie :
• Boolos (G.) et Jeffrey (R.), Computability and Logic, Cambridge University Press, 3e éd., 1989.
• Franzén (Torkel), Gödel's theorems. An incomplete guide to its use and abuse, Weslesley, A K
Peters, 2005.
• Gödel, K., 1931, “Über formal unentscheidbare Sätze der Principia Mathematica und
verwandter Systeme I,” Monatshefte für Mathematik Physik, 38: 173–198. English translation
in van Heijenoort, éd., From Frege to Gödel, Cambridge, MA: Harvard University Press., 596-
616, and in Gödel, Collected Works I, S. Feferman et al. (eds.), Oxford, Oxford University
Press., p. 144-195.

41
• Raatikainen (Panu), "Gödel's Incompleteness Theorems", The Stanford Encyclopedia of
Philosophy (Spring 2015 Edition), Edward N. Zalta (ed.), URL =
<https://plato.stanford.edu/archives/spr2015/entries/goedel-incompleteness/>.
• Smith (Peter), An Introduction to Gödel’s Theorems, Cambridge U. P., 2007, 2e éd. 2013.
• Smullyan (Raymond), Gödel’s Incompleteness Theorems, Oxford University Press, 1992.

2- Logique et fondements de l’informatique (3 ECTS)


Alberto Naibo Lundi, 18h-20h Salle Lalande

Alberto Naibo
Logique et fondements de l’informatique

Ce cours consiste en une introduction à des problèmes fondamentaux de l’informatique théorique, abordés
d’un point de vue logique. Le cours sera plus précisément centré autour de l’étude d’un langage de
programmation abstrait introduit au début des années trente par A. Church: le lambda-calcul. On présentera
d’abord une version pure de ce calcul. Puis, en focalisant l’attention sur le problème de la terminaison des
programmes, on introduira une version typée. On montrera ensuite que les propriétés fondamentales de
cette version typée peuvent être étudiées d’un point de vue purement logique, grâce à la correspondance
dite de Curry-Howard. Cette correspondance assure en effet l’existence d’un isomorphisme entre les règles
de réécriture (ou règles d’exécution) pour les programmes écrits en lambda-calcul typé et les règles de
réduction (ou règles de normalisation) pour les preuves écrites en déduction naturelle minimale ou
intuitionniste. On terminera par la présentation d’une extension du lambda-calcul typé à des systèmes non
logiques, comme le système de déduction naturelle pour l’arithmétique constructive.

Bibliographie :
• Polycopié distribué en cours, couvrant l’ensemble du programme et contenant une
sélection d’exercices.
• Barendregt, H. & Barendsen, E. (2000). Introduction to Lambda Calculus. Manuscrit disponible
en ligne à l'adresse :
http://www.cse.chalmers.se/research/group/logic/TypesSS05/Extra/geuvers.pdf
• Cardone, F. & Hindley R.J. (2009). « Lambda-calculus and combinators in the 20th
century », dans D. Gabbay et J. Woods (dir.), Handbook of the History of Logic, vol. 5, p. 723-
817. Amsterdam: North Holland (disponible en ligne à l’adresse:
http://www.di.unito.it/~felice/pdf/lambdacomb.pdf).
• Girard, J.-Y. et al. (1989). Proofs and Types. Cambridge: Cambridge University Press
(disponible en ligne à l’adresse: http://www.paultaylor.eu/stable/prot.pdf).
• Krivine, J.-L. (1990). Lambda-calcul. Types et modèles. Paris: Masson (la version anglaise est
disponible en ligne à l’adresse: https://www.irif.univ-paris-
diderot.fr/~krivine/articles/Lambda.pdf).
• Sørensen, M. H. & Urzyczyn, P. (2006). Lectures on the Curry-Howard isomorphism.
Amsterdam: Elsevier.
• Wagner, P. (1998). La machine en logique. Paris: Presses Universitaires de France. (Chapitres
IV et VIII)

Option philosophie des sciences. L’un des deux cours suivants au choix :

1- Histoire et philosophie d’une science particulière (6 ECTS)


Frédéric Fruteau de Laclos Jeudi, 15h-17h Salle Halbwachs

Frédéric Fruteau de Laclos


Épistémologie, psychologie et anthropologie

42
À quelles conditions des formations discursives qui nous sont a priori étrangères peuvent-elles être dites des
connaissances ? Comment assurer la comparaison des raisons en valorisant cognitivement et empiriquement
les pensées des autres sans revenir sur la scientificité de nos propres pratiques théoriques ; sans faire fond,
par conséquent, sur un relativisme sceptique, mais en s’employant à produire un modèle général de
l’intellection et de l’explication ? Autrement dit encore, comment instaurer une « épistémologie comparée »
digne de ce nom ? L’enjeu est de faire descendre l’épistémologie jusqu’au détail anthropologique et
historique des théorisations, sans pour autant renoncer à la prétention au vrai ; d’instaurer des comparaisons
sans cependant en rabattre sur la raison. Car il n’est pas question que le bain de l’anthropologie et de
l’histoire ne conduise à se détourner des réquisits normatifs de l’épistémologie.

Bibliographie :
• D. Bloor, Socio-logie de la logique, Paris, Pandore, 1976 [trad. de Knowledge and Social Imagery,
London, Routledge & Kegan Paul, 1976].
• J. Bruner, Car la culture donne forme à l’esprit, Paris, Eshel, 1991 [trad. de Acts of Meaning,
Cambridge, Harvard University Press, 1990].
• Ph. Descola, Par-delà Nature et Culture, Paris, Gallimard, 2005.
• G.-G. Granger, Leçon inaugurale à la chaire d’épistémologie comparative du Collège de France faite le
vendredi 6 mars 1987, Paris, Collège de France, n°102, 1987.
• P. Hountondji, Sur la philosophie africaine. Critique de l’ethnophilosophie, Paris, Maspero, 1977.
• L. Lévy-Bruhl, « La mentalité primitive », Bulletin de la société française de philosophie, Paris, A.
Colin, 1923, p. 631-662, http://s3.archive-
host.com/membres/up/784571560/GrandesConfPhiloSciences/philosc22_levybruhl_192
31.pdf.
• É. Meyerson, Du cheminement de la pensée, Paris, Vrin, 2011 [1931].
• I. Meyerson, Les fonctions psychologiques et les œuvres, Paris, A. Michel, 1995 [1948].
• J. Roumeguère-Eberhardt, « Le signe du début » de Zimbabwe. Facettes d’une sociologie de la
connaissance, Paris, Éditions Publisud, 1982.
• A. Varagnac, Civilisation traditionnelle et genres de vie, Paris, A. Michel, 1948.
• J.-P. Vernant, Mythe et pensée chez les Grecs. Études de psychologie historique, Paris, La découverte,
1994 [1969].

1bis- Philosophie de la logique (cours mutualisé avec M2) (6 ECTS)


Pierre Wagner Mercredi, 9h-11h IHPST, salle de conférences

Pierre Wagner
Définition, circularité, prédicativité

Une définition est dite « imprédicative » si elle présuppose une totalité à laquelle appartient l’objet à définir,
ce qui se produit par exemple lorsque l’ensemble des entiers naturels est défini comme le plus petit ensemble
inductif. Le procédé général de l’imprédicativité peut sembler vicieusement circulaire et il fut rejeté par
Russell et Poincaré au motif qu’il serait source de certains paradoxes logiques bien connus. Les définitions
imprédicatives se révèlent cependant d’usage courant et décider de s’en passer suppose, de la part des
prédicativistes, l’élaboration d’une stratégie de remplacement. Une caractérisation précise fait en outre
apparaître de multiples formes d’imprédicativité. Dans ce cours, nous discuterons plusieurs définitions de la
prédicativité ainsi que certaines des questions qu’elles soulèvent, tant d’un point de vue historique que dans
la philosophie de la logique contemporaine. Ce cours prolonge un cours donné en 2017-2018 sur la
prédicativité mais ne présuppose pas d’avoir suivi le cours de l’an dernier.

Bibliographie
• Robin Adams, « A survey of predicativity », en ligne.
• Saul Feferman, « Predicativity », in S. Shapiro, éd., The Oxford Handbook of philosophy of mathematics
and logic, Oxford university press, 2009, p. 590-624.
• Gerhard Heinzmann, éd., Poincaré, Russell, Zermelo et Peano. Textes de la discussion (1906–1912) sur
les fondements des mathématiques : des antinomies à la prédicativité, Paris, Albert Blanchard, 1986.

43
• Charles Parsons, « The impredicativity of induction », in M. Detlefsen, éd., Proof, logic, and
formalization, Londres et New York, Routledge, 1992, p. 139-161.
• Stephen G. Simpson, Subsystems of second order arithmetic, Cambridge University Press, 2009.
• Hermann Weyl, Le continu et autres écrits, Paris, Vrin, 1994.

Travail encadré de recherche, ou TER (mémoire rédigé sous la direction d’un enseignant de l’UFR) (6
ECTS)

44
5. Parcours « Histoire et philosophie de l’art »

PREMIER SEMESTRE

UE1 – Enseignements mutualisés

1- Enseignement d’ouverture
Cours à choisir dans l’offre du M1 Histoire de l’art (UFR 03)

2- Enseignement d’ouverture
Cours à choisir dans l’offre du M1 Histoire de l’art (UFR 03)

3- Langue vivante
Cours assuré par le département des langues

UE2 – Enseignements spécifiques

1- Séminaire Philosophie de l’art


David LAPOUJADE MARDI 16 H30-18 H30 Salle CAVAILLES

David LAPOUJADE
Art et philosophie : Deleuze

Ce cours est destiné à montrer comment les différents arts s’articulent, chez Deleuze, à son projet
philosophique. Il s’agira de montrer en effet pourquoi et comment les œuvres d’art, dans leur singularité,
font pleinement partie du projet philosophique deleuzien et ne jouent ni le rôle adventice d’une
« esthétique » ni le rôle de simple illustration.
La bibliographie sera précisée ultérieurement.

2- Enseignement de philosophie
Cours à choisir dans l’offre générale du master de philosophie

+++++

SECOND SEMESTRE

UE 1 – Enseignements mutualisés

1- Séminaire Histoire et théorie des arts


Cours dispensé à l’UFR Histoire de l’art (UFR 03)

2- Enseignement d’ouverture
Cours à choisir dans l’offre du M1 Histoire de l’art (UFR 03)

3- Langue vivante
Cours assuré par le département des langues

UE 2 – Enseignements spécifiques

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1- Philosophie de l’Art
Bruno HAAS JEUDI 11H-13H Salle HALBWACHS

Bruno HAAS
La position asymptomatique dans l’art depuis les années 1960

Dans ce cours, nous explorerons une nouvelle approche et conceptualité aux abords de l’art contemporain :
la « position symptomatique », c’est une façon de dire la position qu’un artiste adopte, lorsqu’il s’allonge
pendant 20 minutes sur un sommier en métal au-dessus d’une quarantaine de bougies allumées (Gina Pane)
qu’il s’enroule dans du feutre à faire des bruits inarticulés pendant toute une journée dans quelque galerie
(Joseph Beuys) ou qu’il joue du violoncelle sur un téléviseur (Charlotte Moorman et Nam June Paik). La
« position symptomatique » tente de saisir la spéficifité de la « performance » comme activité artistique à part
entière dorénavant reconnue même au niveau académique. Mais cette position concerne presque toute
activité artistique d’aujourd’hui, aussi « traditionnelle » soit-elle (notamment la peinture).
On se rapportera, pour l’introduction, à J.-J. Rousseau (Les Confessions), ensuite à un choix d’auteurs
contemporains, dont Frederik Jameson, Arthur C. Danto, puis, outre ceux qui sont cités ci-dessus, à des
artistes comme Lawrence Weiner, Maria Nordman ainsi qu’à des expositions ouvertes à Paris pendant le
cours. Il est prévu de faire au moins une visite dans quelque musée et/ou galerie. Le plan exact du cours
ainsi que le choix définitif des artistes sera discuté en début de cours et peut être modulé en fonction de
l’intérêt et de l’actualité artistique.

2- Enseignement de philosophie
Cours à choisir dans l’offre générale du master de philosophie

3- Travail encadré de recherche (TER)

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PROCEDURES D’INSCRIPTIONS ET INFORMATIONS DIVERSES

DOSSIER DE CANDIDATURE POUR L’ENTREE EN M1

Les étudiant.e.s désireux.ses de postuler pour l’entrée en Master de philosophie doivent le faire par
l’application ecandidat. Pour information, l’application en 2018 était ouverte du 13 avril au 4 mai : il importe
de respecter les délais de candidature ; l’UFR de philosophie ne pourra pas accepter les candidatures hors
délais.

Le dossier comprend les pièces suivantes, à télécharger sur l’application :


-les notes et diplômes obtenus depuis le début des études supérieures ;
-une lettre de motivation ;
-un projet de recherche d’environ 2 pages ;
-un curriculum vitae ;
-pour les étudiants titulaires d’un diplôme étranger non francophone : une attestation de niveau de langue
C1.
Toutes les informations utiles figurent sur le site de l’UFR de philosophie, onglet MASTER-
CANDIDATURE
http://www.pantheonsorbonne.fr/ufr/ufr10/formations/master-candidature/

Il est conseillé de prendre contact au préalable avec l’enseignant.e pressenti.e pour la direction du TER et
d’indiquer son nom sur le document de présentation du projet de recherche. Les spécialités de recherche
des enseignant.e.s de l’UFR de philosophie se trouvent sur leurs pages personnelles à partir du site de l’UFR
de philosophie.
https://www.pantheonsorbonne.fr/ufr/ufr10/personnels-de-lufr/annuaire-des-enseignants-chercheurs-et-
enseignants/

Les étudiant.e.s souhaitant changer de parcours entre le M1 et le M2 doivent également passer par
l’application ecandidat.

47
PRÉSENTATION DU TER (MÉMOIRE)

LE PAPIER
Utilisez tout papier blanc de bonne qualité : tout grammage inférieur au grammage d’usage courant (80g)
doit être évité.

FORMAT ET PRÉSENTATION
Le travail d’études et de recherche comprend une cinquantaine de pages environ. Le format imposé pour le
texte et recommandé pour les illustrations est le format A4 (21,0 x 29,7 cm). Pour permettre une bonne
lecture, il est recommandé : que le texte soit imprimé sur le recto seulement ; que le texte soit présenté en
interligne double (les notes infrapaginales peuvent être présentées en interligne simple) ; qu’une marge
suffisante soit laissée pour permettre une bonne reliure et une bonne reprographie (4 cm à gauche pour la
reliure, 3 cm à droite). Le texte devra être lisible (évitez les photocopies de mauvaise qualité). Consultez des
mémoires déjà soutenus.

GRAPHIQUES, TABLEAUX, DIAGRAMMES, CARTES


Pour les illustrations de ce type, il est préférable d’utiliser des documents « au trait », sans aplats de
couleur, ni dégradés du noir au blanc.
L’illustration s’appuiera donc sur l’utilisation de symboles (par exemple, chiffres ou lettres romaines dans
les diagrammes) ou de tracés au trait (par exemple, pointillés ou croisillons en cartographie).

PHOTOGRAPHIES
Dans toute la mesure du possible, les documents photographiques devront être nettement contrastés.

PAGE DE TITRE DU MÉMOIRE


La page de titre doit apporter une information pertinente, lisible et complète. Indiquez clairement sur la
couverture et la page de titre le nom de l’université, celui de l’UFR dans laquelle est soutenu le TER, la
mention de Master et le parcours correspondant. Mentionnez également le nom du directeur de recherche
et l’année de production. Vérifiez également qu’il n’y a pas de confusion possible entre les nom et prénom
de l’auteur, en particulier dans le cas des noms étrangers. Le prénom figurera en minuscules, le nom de
famille en majuscules.

NOTES
Les notes doivent être placées en bas de page.

48
RÉFÉRENCES
Les références des publications citées seront données avec précision dans une bibliographie placée à la fin
du mémoire, avant la table des matières. La bibliographie est organisée par ordre alphabétique des noms
d’auteurs. Dans l’hypothèse (non nécessaire et non souhaitable dans la plupart des cas) où vous souhaitez
faire figurer les références de textes utilisés, mais non cités dans le corps du texte, vous ferez deux sous-
rubriques, « Textes cités » et « Autres textes consultés ». En règle générale, les directeurs de recherche
exigent que la liste des textes cités dans le cours du développement et celle des références données en
bibliographie correspondent exactement. Pour l’histoire de la philosophie, on distingue entre les textes
étudiés (sources) et les études citées ou consultées (bibliographie secondaire). On peut également prévoir
une rubrique « Usuels » (pour les dictionnaires spécialisés, index, etc.). Lorsqu’il existe une édition de
référence pour les textes étudiés, ces textes sont autant que possible cités dans cette édition. Lorsque le
mémoire se réfère à des textes non publiés (manuscrits, site internet, etc.), vous disposerez vos références
des textes cités ainsi : 1) sources non publiées 2) sources publiées. Le cas échéant une troisième rubrique
séparée sera ajoutée pour les sources internet.
A titre indicatif, les références peuvent être indiquées selon le format suivant :
-pour un livre :
Nom de l’auteur, Prénom, Titre (italiques), Lieu d’édition, Maison d’édition, Date d’édition.
-pour un article :
Nom de l’auteur, Prénom, « Titre de l’article », Nom de la revue, volume (numéro), année, pages de l’article.
Des précisions vous seront données par vos directeurs et directrices de TER.

TABLE DES MATIÈRES


Elle est constituée par :
-la liste des titres des chapitres ou sections (divisions et subdivisions avec leur numéro), accompagnée
de leur pagination ;
-la liste des documents annexés à la thèse (le cas échéant), qui doit être placée à la fin de la table des
matières (les annexes sont insérées après la conclusion du mémoire, sur des pages bien différenciées, et
avant la table des matières).

LISTE DES ILLUSTRATIONS


Si le mémoire contient des illustrations, graphique, tables, etc., donner une liste. Chaque item contiendra
l’information suivante : n° de la figure (par exemple « Figure 1 »), et l’origine du contenu de la figure (un
livre, un autre document, ou si l’illustration est de l’auteur : « graphique de l’auteur », ou « illustration de
l’auteur », « tableau établi par l’auteur »). La liste des illustrations est placée sur une (des) page(s) séparées,
immédiatement avant la table des matières. Elle est indiquée dans la table des matières.

NUMÉROTATION DES PAGES


Chaque page de votre manuscrit doit être numérotée. La pagination est continue : elle commence en page 2
(page qui suit la feuille de titre) et s’achève en dernière page. La page de titre répète la page de couverture.
C’est la page n°1, mais elle n’est pas indiquée comme telle.

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CALENDRIER UNIVERSITAIRE 2018-2019

Réunion de pré-rentrée : Lundi 10 septembre 2018 à 15h. Amphi de Gestion (Sorbonne).

Rentrée lundi 17 septembre 2018

1er semestre

- 13 semaines de cours :

du lundi 17 septembre 2018 au samedi 27 octobre 2018


du lundi 5 novembre 2018 au samedi 22 décembre 2018

● session d'examens du 1er semestre :

- du lundi 7 janvier 2019 au samedi 19 janvier 2019

2e semestre

- 12 semaines de cours :

du lundi 21 janvier 2019 au samedi 2 mars 2019


du lundi 11 mars 2019 au vendredi 19 avril 2019

● session d'examens du 2e semestre :

du jeudi 2 mai 2019 au jeudi 16 mai 2019

● session de rattrapage des 1er et 2e semestres :

- semaine pédagogique :
du lundi 3 juin au samedi 8 juin 2019
- examens
du 11 juin au 28 juin 2019

-----------------------------------

Vacances universitaires 2018-2019


AUTOMNE : du samedi 27 octobre 2018 au soir au lundi 5 novembre 2018 au matin
FIN D’ANNEE : du samedi 22 décembre 2018 au soir au lundi 7 janvier 2019 au matin
HIVER : du samedi 2 mars 2019 au soir au lundi 11 mars 2019 au matin
PRINTEMPS : du vendredi 19 avril 2019 au soir au jeudi 2 mai 2019 au matin

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ADRESSES UTILES

UFR de Philosophie
Bureau du MASTER 1 – Mme Malika LAZAAR, 17, rue de la Sorbonne, 75231 Paris cedex 05 –
mardi, jeudi de 10 h à 12 h et de 14 h à 16 h ; fermé mercredi toute la journée et vendredi matin.
Tél.
01 40.46.27.91 – Fax 01 40 46 31 57.
E-mail : philom1@univ-paris1.fr.
Service des Inscriptions Administratives
Centre Pierre Mendès France, 11e étage ascenseur jaune, 90, rue de Tolbiac,
75013 Paris
Tél. 01 44 07 89 23 ou 01 44 07 89 73/89 74.
Service d’accueil et d’orientation des étudiants étrangers
ERASMUS/SOCRATES
58, boulevard Arago, 75013 Paris
Du lundi au vendredi de 10h à 12h et de 14h à 16h. Tél.
01 44 07 76 72 – Fax 01 44 07 76 76.
Service des Bourses
Centre Pierre Mendès France, Bureau C 8 01, 90, rue de Tolbiac, 75013 Paris
Les lundis, mardis, jeudis, vendredis de 9h30 à 12h et de 14h à 16h. Tél. 01 44 07 88 33 ou 01 44
07 86 93 ou 01 44 07 86 94.
Service Orientation Documentation et Insertion Professionnelle (SODIP)
Centre Pierre Mendès France, 90, rue de Tolbiac, 75013 PARIS
Tél. 01 44 07 88 56 ou 01 44 07 88 36 Fax 01 44 07 88 07.
Service de La Vie Étudiante
Aides aux démarches (bornes internet pour les inscriptions administratives consultation des
résultats de concours et examens), fichiers annonces de stages, emplois. RDC dans la Cour
d’honneur, 12, place du Panthéon, 75005 Paris.
Tél. 01 44 07 77 64.
Service Informatique pour la recherche et l’enseignement :
Salles informatiques en libre-service à disposition des étudiants : Centre Sorbonne – Salle Info
04, escalier O, sous-sol, Centre Panthéon – Escalier G, entresol. Informations détaillées :
http://dsiun.univ-paris1.fr/salles-informatiques/salles-libres-services/

51
Département des langues (SGEL)
LANGUES VIVANTES : allemand, anglais, arabe, chinois, espagnol, français langue étrangère,
italien, japonais, portugais et russe
LANGUES ANCIENNES : grec, latin et hittite
Deux semestres de 12 séances hebdomadaires chacun.
Le choix de la langue est libre. Le FLE (français langue étrangère) est réservé aux étudiants étrangers
non francophones. Pour mieux connaître l’offre dans les différentes langues, il est recommandé de
consulter le site du Département des langues, sur lequel sont indiqués des descriptifs des enseignements,
ainsi que des ressources pédagogiques divers.
Enseignement par groupes de niveaux. Choix du niveau d’après la grille européenne. Du Niveau 1
(initiation) au Niveau 6 (excellente maîtrise syntaxique et lexicale de la langue) Des tests électroniques sont
disponibles pour certaines langues. Cf. le site du Département :
https://www.univ-paris1.fr/ufr/sgel/
Le niveau sera indiqué sur le diplôme (par exemple : Niv 3/6).
Les niveaux 5 et 6 sont parfois orientés vers une application à la discipline, notamment en anglais. Un
descriptif spécifique est souvent indiqué à côté de l’horaire du TD. Le contrôle continu est vivement
conseillé. Inscription en ligne en septembre sur « Reservalang » à partir du site du Département
des langues. Lire attentivement au préalable les conseils affichés sur le site, ainsi que le règlement de
contrôle des connaissances et aptitudes. Pour toute précision supplémentaire, cf. site du Département :

https://www.univ-paris1.fr/ufr/sgel/
Secrétariat du Département des langues : bureau A702 centre Pierre Mendès France

52
BIBLIOTHEQUE DE L’UFR DE PHILOSOPHIE

La bibliothèque de philosophie dessert les besoins documentaires des étudiants de l’UFR de philosophie à
partir du niveau L3.

Les disciplines couvertes par les collections sont celles des enseignements de l’UFR :
- Philosophie
- Logique
- Sociologie
- Esthétique

Les collections en chiffres :


- 25000 ouvrages
- Une centaine de revues (dont 5 vivants)
- Mémoires de maîtrise, de DEA et de M2 de l’UFR
- Ressources électronique
- DVD

Communication des collections :


- Un catalogue informatisé permet d’identifier et de localiser les ouvrages :
http://catalogue.univ-paris1.fr.
- Les ouvrages sont communiqués sur demande. Ils peuvent être empruntés.

Documentation électronique :
- Postes d’accès aux ressources électroniques disponibles dans la bibliothèque.
- Possibilité de consulter à distance les ressources électroniques (monographies, périodiques,
articles) à l’adresse suivante : http://domino.univ-paris1.fr. Une authentification est
demandée : entrer le login et mot de passe de votre boîte mél étudiante « Malix » de Paris 1.
Cette dernière doit donc être préalablement activée.
- En cas de recherche infructueuse, possibilité d’accès à un autre portail « A to Z » depuis les
postes de Paris 1 uniquement.

Informations pratiques

Site web de la bibliothèque : http://bib.univ-paris1.fr/philo.htm

Horaires :

De mi-septembre à mi-mai : du lundi au jeudi de 9h30 à 19h


le vendredi de 9h30 à 17h
De mi-mai à mi-septembre : du lundi au vendredi de 9h30 à 17h
Fermeture : congés de Noël, de printemps et de mi-juillet à fin août

Accès :

Centre Sorbonne Tél.: 01.40.46.33.61


Escalier C, 1er étage, salle Cuzin Fax : 01.40.46.31.57
17 rue de la Sorbonne – 75005 PARIS Courriel : mailto:philobib@univ-paris1.fr

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