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Mata Hari

Margaretha Geertruida Zelle dite Grietje Zelle, connue sous le


nom de Mata Hari, est une espionne, danseuse et courtisane Mata Hari
néerlandaise, née le 7 août 1876 à Leeuwarden et morte le
15 octobre 1917 à Vincennes, fusillée pour espionnage pendant la
Première Guerre mondiale.

Sommaire
Biographie
Origines
Mata Hari, danseuse exotique
Mata Hari, l'espionne
Procès et exécution
Après sa mort
Documents
Au cinéma et à la télévision
Littérature
Théâtre
Musique
Mata Hari en danseuse javanaise en 1906.
Jeux vidéo
Bibliographie
Nom de Margaretha Geertruida Zelle
Notes et références naissance
Notes
Références
Naissance 7 août 1876
Leeuwarden, Frise
Voir aussi
Pays-Bas
Article connexe
1
Liens externes Décès 15 octobre 1917 (à 41 ans)
Vincennes, Seine
France

Biographie Nationalité Néerlandaise


Profession Danseuse exotique
Autres activités Courtisane, espionne
Origines
Compléments
Margaretha Geertruida Zelle est née à Leeuwarden (Frise)
Jugée et exécutée pour espionnage au profit de l'Empire
d'Adam Zelle, un riche marchand de chapeaux et de capes
2 allemand
néerlandais, et d'Antje van der Meulen . Aînée d'une famille de
quatre enfants, elle a trois frères. Appelée familièrement M'greet
3
ou Grietje, la jeune Margaretha a un teint basané au point d'être souvent prise pour une Eurasienne . En 1889, son père fait faillite ; le
couple se sépare en septembre 1890, et sa mère meurt huit mois plus tard en 1891. Déchu de son autorité parentale, son père doit
accepter qu'elle soit mise en tutelle chez un autre oncle, négociant à La Haye qui la fait entrer dans le pensionnat le plus huppé de la
4
région et où elle commence à s'inventer un passé glorieux . Lors de ses études à Leiden pour devenir institutrice, elle est renvoyée de
l'école à la suite d'un scandale impliquant une
liaison avec le directeur, qui, de son côté,
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perd sa place . À 18 ans, le 11 juillet 1895, à
la suite d'une annonce matrimoniale, elle se
marie avec un officier de la marine
néerlandaise de dix-neuf ans son aîné, Rudolf
MacLeod, avec qui elle part vivre aux Indes
néerlandaises, où le capitaine MacLeod est
nommé chef de garnison à Malang, dans l'Est
de l'île de Java. Comme c'était l'usage des
femmes européennes à l'époque, elle s'habille
à la javanaise, parle un peu le javanais,
Rudolph MacLeod et sa 6
apprend la danse javanaise .
femme Margaretha, la future
Mata Hari, à Malang en Le couple a deux enfants, Louise-Jeanne et
1897. Normand-John. Comme le résume l'un de ses Ses enfants, Louise Jeanne et
principaux biographes, Fred Kupferman, « le Norman-John, ici avec son père,
27 juin 1899, un drame brise définitivement Rudolf.
ce couple mal assorti. Les deux enfants ont été empoisonnés. Vengeance de
7
domestique, accident ? On ne saura jamais . » Deux histoires circulent : Rudolf
8
MacLeod aurait battu un soldat indigène, amant de la domestique ou aurait fait des avances à cette femme de chambre . Louise-
Jeanne survit.

En 1902, de retour en Europe, elle divorce à La Haye de son mari, qui est un homme violent et alcoolique. Elle obtient la garde de sa
fille et une pension alimentaire, qui ne lui sera jamais versée. Rudolf MacLeod enlève sa fille, jugeant son ex-femme indigne et
9
dangereuse . En novembre 1903, elle fait une arrivée peu remarquée à Paris, elle a 27 ans. Jouant sur le patronyme écossais de son
mari, elle se fait appeler « Lady MacLeod » et, pour survivre, se fait entretenir par les hommes : dans le Paris de la Belle Époque,
cette cocotte tient sa place entre la courtisane et la prostituée. Début 1905, elle se fait embaucher en tant qu'écuyère dans le
« Nouveau cirque » d'Ernest Molier, qui lui propose d'évoluer en danseuse dénudée ; elle commence dès lors à composer son rôle de
danseuse orientale. Le 13 mars 1905, Émile Guimet, orientaliste fortuné et fondateur du musée du même nom, l'invite à venir danser
10
dans la bibliothèque du musée , transformé pour l'occasion entemple hindou : elle y triomphe dans un numéro de danseuse érotique
11
exotique sous le nom de Mata Hari, signifiant « soleil », littéralement « œil du jour » en malais : sous les apparences d'une
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princesse javanaise habillée d'un collant couleur chair et entourée de quatre servantes , elle rend hommage au dieu hindou Shiva, et
3
s'offre à lui lors de la troisième danse, se dénudant lentement en jetant successivement tous ses voiles . Femme très grande (1,75 m),
13
élancée, avec une peau mate sous une chevelure de jais, elle a un regard ténébreux et une bouche sensuelle, elle séduit son public.

Mata Hari, danseuse exotique


Devant le succès du spectacle parisien, Gabriel Astruc devient son imprésario pendant dix ans, faisant jouer la troupe en août 1905 à
l'Olympia puis à travers toute l'Europe, elle gagne alors 10 000 FRF par soirée. Couronnée d'aigrettes et de plumes, elle se produit
d'une capitale à l'autre, guettée par les échotiers qui comptent ses chapeaux, ses chiens, ses fourrures, ses bijoux, ses amants
(notamment le lieutenant allemand Alfred Kiepert avec qui elle reste plusieurs mois à Berlin, ayant arrêté son spectacle, cette liaison
lui sera vivement reprochée lors de son procès) : son numéro d'effeuillage sous prétexte de danse orientale a fait d'elle une égérie de
9
la Belle Époque , une femme moderne qui lève le tabou de la nudité dans une société encore marquée par le rigorisme du
e 14
XIX siècle . Elle aide les échotiers à créer autour de sa personne une légende : elle serait née à Java où les prêtres de Shiva l'ont
15 15
initiée aux secrets de son culte et de ses danses . Son père était baron . Son mari, un officier supérieur dont elle est séparée, était
jaloux comme un tigre (Mata Hari aurait même affirmé qu'il lui avait arraché un téton en la mordant, laissant une vilaine cicatrice
mais elle a inventé ce fait pour ne pas avoir à avouer que les coupelles d'argent qui masquaient ses seins lors des spectacles étaient
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utilisées pour masquer sa petite poitrine ). Elle est aussi une courtisane qui se préoccupe trop peu de la nationalité de ses conquêtes.
Personnalité flamboyante, elle s'invente ainsi un personnage et une histoire mais sa carrière a du mal à redémarrer depuis sa liaison
avec Alfred Kiepert en 1907 : endettée, elle est réduite à des rôles peu reluisants dans des
spectacles non plus mondains mais populaires, allant jusqu'à se prostituer dans des maisons
9
closes . En 1910 et 1911, après avoir atteint le sommet de la célébrité à Paris, elle séjourne au
château de la Dorée à Esvres, qui était loué à la Comtesse de La Taille-Trétinville par son
amant le banquier Xavier Rousseau. En 1915, elle vend son hôtel luxueux de Neuilly et loue
une modeste maison à La Haye. Elle y reçoit la visite du consul d'Allemagne Carl H. Cramer
qui est intéressé par cette femme polyglotte introduite auprès des milieux du pouvoir et lui
propose de rembourser ses dettes en échange de renseignements stratégiques pour l'Allemagne
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en retournant à Paris .

Portrait de Mata Hari par


Paul-Franz Namur (1909).

Mata Hari en 1906. Mata Hari vers 1906. Mata Hari en 1908.

Mata Hari en 1910. Mata Hari en 1910. Mata Hari en 1910.

Mata Hari, l'espionne


Elle s'éprend vers la fin 1916 à Paris d'un capitaine russe au service de la France
dénommé Vadim Maslov, fils d'amiral couvert de dettes. Il a 21 ans et lui rappelle
peut-être son fils mort qui devait avoir le même âge. Au front, il est abattu en plein
vol et blessé à l'œil, si bien qu'il est soigné dans un hôpital de campagne près de
Vittel. Elle réalise des démarches pour un laissez-passer à destination de cette
infirmerie du front. C'est dans ces circonstances qu'elle rencontre le capitaine
Georges Ladoux, chef des services du contre-espionnage français, le 2 septembre
1916, ce dernier pouvant faciliter l'obtention du laissez-passer. Comme Cramer
quelques mois plus tôt, il l'invite à mettre ses relations internationales, son don des
langues et ses facultés de déplacement au service de la France. Elle accepte contre
rémunération (elle réclame une somme d'un million de francs à Ladoux qui accepte
mais la somme ne sera jamais versée) d'aller espionner le Haut commandement
Mata Hari, 1909 environ.
allemand en Belgique. En tant que ressortissante des Pays-Bas, elle peut franchir
librement les frontières (son pays natal étant resté neutre durant ce conflit). Pour
éviter les combats, elle compte rejoindre la Belgique via l'Espagne. Elle est interrogée lors d'une escale involontaire à Falmouth par
Basil Thomson du MI-5 (services britanniques) à qui elle reconnaît son appartenance aux services secrets français. On ne sait pas si
elle ment à cette occasion, croyant que cette histoire la rendrait plus intrigante, ou si les services français se servent effectivement
d'elle sans le reconnaître, en raison des réactions internationales que cette révélation aurait suscitées. Après un séjour en Belgique où
elle aurait reçu une formation au centre de renseignements allemand d'Anvers par
18
Fräulein Doktor Elsbeth Schragmüller (en) , elle embarque finalement le 24 mai
1916 pour l'Espagne, où elle fréquente dans la capitale de nombreux membres des
services secrets, comme Marthe Richard, toutes les deux étant sous le
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commandement du colonel Denvignes alors sur place . Elle y est courtisée par de
9
nombreux officiers alliés .

En janvier 1917, l'attaché militaire allemand à Madrid, le major Kalle que Mata Hari
avait tenté de séduire en se faisant passer (ou en étant réellement ?) comme l'espion
allemand de nom de code H-21, transmet un message radio à Berlin, décrivant les
note 1
activités de H-21 . Les services secrets français interceptent le message et sont
capables d'identifier H-21 comme étant Mata Hari. Aussi étrange que cela puisse
paraître, les Allemands chiffrent le message avec un code qu'ils savaient
pertinemment connu des Français [réf. nécessaire] et avec des informations
suffisamment précises pour désigner sans peine Mata Hari (nom de sa gouvernante,
adresse), laissant les historiens penser que le but du message était que, si elle Mata Hari, le jour de son arrestation.
travaillait effectivement pour les Français, ceux-ci pourraient démasquer sa double
identité et la neutraliser. En tout état de cause Mata Hari se retrouve au milieu de
9
services secrets en pleines manœuvres de manipulation et d'intoxication de part et d'autre.

Six semaines après son retour en France pour rejoindre son amant Vadim Maslov, le contre-espionnage français fait une perquisition
note 2
dans sa chambre de l'hôtel Élysée Palace sur les Champs-Élysées . On ne trouve pas de preuve incontestable, mais le sac à main
contient deux produits pharmaceutiques. Elle déclare que l'un de ces produits est un contraceptif, bien légitime compte tenu de ses
20
activités, mais il entre aussi dans la composition de l'encre sympathique . Des télégrammes chiffrés interceptés établissent (et elle le
reconnaît) que le consul allemand aux Pays-Bas lui avait versé 20 000 francs. « Pour prix de mes faveurs », précise-t-elle. Pour des
« renseignements », selon ses juges, sans préciser lesquels.

À la suite de cette perquisition, le 13 février 1917, elle est arrêtée par le capitaine Pierre Bouchardon (son passage ayant été signalé
21
par Louis-Ferdinand Céline qui travaillait alors au Service des Passeports ) ; elle est soumise à un interrogatoire à la prison Saint-
Lazare mais apporte en fait très peu d'informations. La seule qui soit assez importante concerne un autre agent double qui avait
infiltré le réseau allemand pour les services secrets français. Pour anecdote, elle avoue à Bouchardon qui mène l'instruction vouloir se
« venger » des Allemands qui lors d'une perquisition au théâtre de Berlin lui avaient pris toutes ses fourrures (d'une valeur d'environ
80 000 francs).

Procès et exécution
Accusée d'espionnage au profit de l'Allemagne dans le cadre d'une enquête
sommaire, Mata Hari passe du statut d'idole à celui de coupable idéale dans une
France traumatisée par la guerre et dont l'armée vient de connaître d'importantes
mutineries après l'échec de la bataille du Chemin des Dames. Son avocat et ancien
22
amant Édouard Clunet n'a le droit d'assister qu'aux premiers et derniers
interrogatoires. L'instruction est assurée par le capitaine Pierre Bouchardon,
rapporteur au troisième conseil de guerre. À ce titre, il instruira toutes les grandes
L'exécution de Mata Hari (film de
affaires d'espionnage du premier conflit mondial. Son procès, dont le substitut du 1920).
procureur est André Mornet, ne dure que trois jours sans apporter de nouveaux
éléments. Elle est même, lors du procès, abandonnée par son amoureux Vadim
Maslov qui la qualifie tout simplement « d'aventurière ».
23
Elle est condamnée à mort pour intelligence avec l'ennemi en temps de guerre sur réquisitoire de l'avocat général Mornet et sa
grâce rejetée par le président Raymond Poincaré, qui laisse la justice suivre son cours. Son exécution a lieu le 15 octobre 1917 par
note 3 24
fusillade, au polygone de tir de Vincennes . Peu de temps avant son exécution, bien que n'étant pas croyante, elle a de
nombreux entretiens avec le pasteur Jules Arboux qui était aumônier des prisons et qui l'accompagne jusqu'à ses derniers
25, 26
instants . Son médecin, le docteur Léon Bizard, relate les faits dans son livreSouvenirs d'un médecin de la préfecture de police et
27
des prisons de Paris (1914-1918) : coiffée d'un grand canotier et vêtue d'une robe élégante garnie de fourrures, avec un manteau
jeté sur les épaules, elle refuse d'être attachée au poteau et le bandeau qu'on lui propose. Elle aurait lancé un dernier baiser aux soldats
28
de son peloton d'exécution 723, formé de douze zouaves . Alors que les soldats la mettent en joue, Mata Hari s'écrie : « Quelle
29
étrange coutume des Français que d'exécuter les gens à l'aube ! » .

« Tandis qu'un officier donne lecture du jugement, la danseuse, qui a refusé de se laisser bander les yeux, très
crâne, se place d'elle-même contre le poteau, une corde, qui n'est même pas nouée, passée autour de la ceinture…
Le peloton d'exécution, composé de douze chasseurs à pied, quatre soldats, quatre caporaux, quatre sous-officiers,
est à dix mètres d'elle… Mata Hari sourit encore à sœur Léonide agenouillée et fait un geste d'adieu. L'officier
commandant lève son sabre : un bruit sec, suivi du coup de grâce moins éclatant et la Danseuse rouge s'écroule
tête en avant, masse inerte qui dégoutte de sang… »
27
— Léon Clément Bizard
Le médecin précise que l'autopsie a révélé qu'une seule balle avait traversé le cœur de part en part pour causer la blessure mortelle.

Sa famille ne réclame pas le corps, qui est confié à lafaculté de médecine de Paris: il est disséqué par des étudiants en médecine.

Après sa mort
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Entre les deux grandes guerres, un livre lui est consacré presque chaque année .

Dès la fin de la guerre, l'Allemagne la présente d'abord comme une innocente victime, n'ayant jamais collaboré avec les services de
renseignements allemands. En 1931, dans un important ouvrage collectif L'Espionnage pendant la guerre mondiale auquel ont
notamment collaboré des historiens, des officiers et des anciens agents des services secrets, il est fait mention que « Mata Hari a fait
de grandes choses pour l'Allemagne ; elle fut le courrier pour nos informateurs installés à l'étranger ou en pays ennemis… Mata Hari
était parfaitement au courant des choses militaires, puisqu'elle avait été formée dans l'une de nos meilleures écoles d'information…
Elle était un agent de marque. »

En 1937, « Mademoiselle Docteur », Fräulein Schragmüller, qui dirigeait le centre d'espionnage allemand, à Anvers, publie ses
mémoires. Elle y révèle à propos de Mata Hari : « Pas une des nouvelles qu'elle a envoyées n'était utilisable, et ses informations n'ont
eu pour nous aucun intérêt politique et militaire. » Elle reconnaîtra cependant : « La condamnation était méritée et conforme à l'esprit
du code militaire. »

L'historien Alain Decaux témoignera lors d'une de ses recherches sur Mata Hari avoir interrogé le procureur Mornet sur l'enjeu réel
que présentait le cas de cette espionne. Celui-ci répondait « qu'on n'avait finalement pas grand-chose à lui reprocher » mais que son
cas était évoqué « sous le feu de la presse dans un contexte politique tel »que la raison d'État ne pouvait que l'emporter
.

Selon le journaliste Russel Warren Howe (en), Mata Hari fut une « cocotte » naïve et vénale manipulée par les services secrets. Le
chef des services du contre-espionnage français Georges Ladoux avait engagé de tels frais qu'il n'aurait jamais voulu avouer qu'il
avait avancé de telles sommes pour une simple courtisane. De plus, les services secrets français ne pouvaient révéler tout de l'affaire
31
Mata Hari car cela aurait montré qu'ils avaient percé les codes de chif
frement allemand .

Depuis 1996, le musée Frison (en) de sa ville natale Leeuwarden présente une exposition permanente de sa vie dans une salle qui lui
32
est entièrement consacrée .

Le 19 octobre 2001, grâce aux travaux de Léon Schirmann qui épluche les archives françaises, allemandes et hollandaises depuis
1992, la fondation néerlandaise Mata Hari et la ville natale de la danseuse, Leeuwarden, engagent l'avocat
Thibault de Montbrial pour
déposer une requête enrévision du procès de Mata Hari auprès deMarylise Lebranchu, ministre de la Justice, seule habilitée à donner
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suite à la requête puisqu'elle n'émane pas des descendants de la condamnée. La demande est rejetée.
En 2003, Philippe Collas, arrière petit-fils de Pierre Bouchardon écrit la première biographie exhaustive, ayant eu accès à tous les
documents du dossiers secret et aux archives personnelles de son arrière grand-père.

Documents

Passeport néerlandais Permis de séjour à Paris Lettre du capitaine Extrait des minutes de la
de Mata Hari. de Mata Hari (1915). Ladoux expliquant au décision du Conseil de
Conseil de guerre guerre condamnant à
pourquoi ils se sont mort Mata Hari.
intéressés à Mata Hari
dès décembre 1915.

Au cinéma et à la télévision
Cinéma

1931 : Mata Hari de George Fitzmaurice, avec Greta Garbo dans le


rôle-titre.
1964 : Mata Hari, agent H 21, avec Jeanne Moreau dans le rôle-titre.
1985 : Mata Hari de Curtis Harrington avec Sylvia Kristel dans le rôle-
titre.

Télévision

1964 : La Caméra explore le temps, épisode Mata Hari avec Affiche pour le Mata Hari de 1931
Françoise Fabian.
avec Greta Garbo.
2003 : Mata Hari, la vraie histoired'Alain Tasma, scénario de Philippe
Collas, avec Maruschka Detmers (Mata Hari) et Bernard Giraudeau
(Capitaine Bouchardon).
2004 : Charmed, saison 6 épisode 13 : Phoebe est possédée par Mata Hari.
2016 : Captation de Mata Hari, un ballet du Het Nationale Ballet (Pays-Bas) dirigé par Ted Brandsen (de),
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diffusée en France par la chaîne musicaleMezzo .
35
2017 : Mata Hari : La sulfureuse, film documentaire de Jobst Knigge, 52 min, diffusé par Arte .

Littérature
Mata Hari apparaît dans les romans descience-fiction du Cycle des dieux de l'écrivain français Bernard Werber.
Une danseuse doublée d'une espionne nommée Nina Noha apparaît dans les aventures de Chéri-Bibi par Gaston
Leroux.
Mata Hari apparaît aussi dans le livre dePaulo Coelho L'espionne (2016).
Dans le manga One Piece, une femme du nom de Stussy possède la même apparence et le même vécu
(espionne érotique) que Mata Hari.

Théâtre
Mata Hari, pièce de Philippe Collas et Éric Villedary, avec Sorin Medeleni, Dana Dembinski Medeleanu, Oana
Albu, Niki Ieremciuc, mise en scène de Liana Ceterchi, créée au etrul
T Mic, Bucarest.
Mata Hari : jugement de l'aurore, monologue de Jorge Arroyo (en), Théâtre national du Costa Rica avec Ana
Clara Carranza, Odéon Groupe du Brésil avec a Tnia Castello et mise en scène de Carlos Gradim.

Musique
Viktor Lazlo a interprété en 1985 une chanson intituléeMata Hari écrite par Marc Moulin et Michel Moers. Ces
derniers ont interprété leur propre version avec leur groupeTelex.
Matahari est le nom du premier album du groupe françaisL'impératrice, sorti en mars 2018.

Jeux vidéo
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Mata Hari est un jeu d'arcade sorti en 1988 pourAmstrad CPC puis adapté sur Atari ST en 1989 .
James Renard : Opération Milkshake(1997) présente une girafe informatrice de Spy Corps nommée « Mata
Rira » (« Mata Hairy » en version originale).
Mata Hari est l'un des personnages principaux deShadow Hearts (2001). Elle apparaît sous son véritable nom.
Dans Metal Gear Solid 3: Snake Eater(2004), le personnage principal Snake fait une allusion à Mata Hari au
cours d'un dialogue avec EVA.
Le jeu d'aventure Mata Hari (2008) réalisé par Cranberry Production met en scène l'espionne.
Elle apparaît en tant que Servant de classe : Assassin, invocable dans le jeu mobile
Fate/Grand Order.

Bibliographie
Anne Bragance, Mata Hari, éditions Belfond, 1995(ISBN 2-7144-3299-9).
38
Philippe Collas , Mata Hari : sa véritable histoire, Plon, 2003, 402 p. (ISBN 978-2-2591-9872-1).
Lionel Dumarcet, L'Affaire Mata Hari, éditions de Vecchi, collection « Grands procès de l'Histoire », 1999
(ISBN 2-7328-2950-1).
Bruno Fuligni, Mata Hari. Les vies insolentes de l'agent H 21 , Gallimard, 2017.
Paul Gordeaux, Mata Hari, éditions Minerva, collection « Le Crime ne paie pas », 1970.
Frédéric Guelton, « Le dossier Mata Hari », dans Revue historique des armées, no 242, Service historique de la
Défense, 2006, p. 82-85.
Russel Warren Howe, Mata Hari : Innocente !, éditions de l'Archipel, 2007(ISBN 978-2-8418-7577-1).
Fred Kupferman, Mata Hari : songes et mensonges, éditions Complexe réed.,2005, 157 p. (ISBN 978-2804800499).
Georges Ladoux, Les Chasseurs d'espions : Comment j'ai fait arrêter Mata Hari , Éditions du Masque, 1932.
Michel Leblanc, L'Ennemi de Mata Hari, France-Empire, 1974.
Jean-Marc Loubier, Mata Hari la sacrifiée, éditions Acropole, 2000(ISBN 2-7357-0192-1).
Jean-Philippe Rivière, « Mata Hari, tombée pour la France ? », Conférence de rentrée du Barreau deournai
T
(Belgique), 2007.
Léon Schirmann, Mata Hari : Autopsie d'une machination, éditions Italiques, 2001(ISBN 978-2-9105-3618-3), 319 p.
Mauro Macedonio, Mata Hari, a life through images, éditions Youcanprint, 2017 (ISBN 9788892637818), 265 p.

Notes et références

Notes
1. Mata Hari serait le 21e agent recruté par le colonel Hoffmann, de la troisième armée allemande.
2. Actuellement siège de la banque HSBC France.
3. Il correspond aujourd'hui au terrain de remblai au sud duparc floral de Paris.

Références
1. https://www.humanite.fr/28_03_2011-lhistoire-de-mata-hari-ou-lart-du-mentir-vrai-468860.
2. Léon Schirmann, Mata-Hari : autopsie d'une machination, Italiques, 2001, p. 19.
3. Mata Hari une reine de la Belle Époque(http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=19171015) – Gabriel
Vital-Durand, herodote.net.
4. Fred Kupferman, Mata Hari. Songes et mensonges, Éditions Complexe, 2005, p. 11.
5. (en) The Story of Mata Hari(http://www.trutv.com/library/crime/terrorists_spies/spies/hari/1.html)– Denise Noe,
Crime Library.
6. Fred Kupferman, op. cit., p. 12.
7. Fred Kupferman, p. 14.
8. Sam Waagenaar, Mata Hari, Appleton-Century, 1964, p. 28.
9. Franck Ferrand, « Mata Hari, une coupable idéale ? », série documentaireL'ombre d'un doute sur France 3, 4 juillet
2012.
10. www.crimelibrary.com (http://www.crimelibrary.com/terrorists_spies/spies/hari/5.html)– Mata Hari est née.
11. Agnès Grossmann, Les salopes de l'histoire, Acropole, 2016, p. 78.
12. Exotisme et érotisme à la Belle Époque : Mata-Hari au Musée Guimet(https://www.histoire-image.org/etudes/exotism
e-erotisme-belle-epoque-mata-hari-musee-guimet) .
e
13. Catherine Authier, Femmes d'exception, femmes d'influence. Une histoire des courtisanes au XIX siècle, Armand
Colin, 2015, p. 87.
14. Françoise Estèbe, « Mata Hari (1876-1917) »(http://www.franceculture.fr/emission-une-vie-une-oeuvre-mata-hari-18
76-1917-2013-06-01), émission Une vie, une œuvre sur France Culture, 1er juin 2013.
15. Mata Hari : Biographie (http://www.mata-hari.com/mata-hari-fr.html) – mata-hari.com.
16. (en) Biography for Mata Hari(http://www.imdb.com/name/nm1299792/bio) - IMDb.
17. Fred Kupferman, p. 157.
18. Raymond Ruffin, Les espionnes du XXe siècle, France-Empire, 2000, p. 64.
19. Mata Hari : songes et mensonges, p. 77.
20. Bernard Michal, Les grandes énigmes de la grande guerre, Les Amis de l'histoire,1966, p. 107.
21. [vidéo] « Louis-Ferdinand Céline : « Bibliothèque de poche : D'un Céline l'autre 2/2 » (1969) (https://www.youtub
»
e.com/watch?v=EpBW_2kgc2o)sur YouTube, mis en ligne le 20 septembre 2013.
22. Mauro Macedonio Mata Hari, a life through images, Tricase: Youcanprint, 2017 p. 207.
23. « Minutes de jugement » (http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/arkotheque/client/mdh/fusilles_pre
miere_guerre/detail_fiche.php?ref=2524750&debut=0) , sur Base des fusillés de la Première Guerre mondiale
(consulté en 2017).
24. Fred Kupferman, p. 6 et 98 Lire également« L'espionne Mata Hari a été fusillée hier matin à V incennes », Le Petit
Parisien, 16 octobre 1917 (lire en ligne (http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k566320q/) ).
25. 15 octobre 1917 : Exécution de Mata Hari (Margaret Zelle)(http://www.publicroire.com/blog/un-jour-dans-l-histoire/15
-octobre-1917-execution-de-mata-hari-margaret-zelle-) , Jose Loncke, Croire-Publications, 15 octobre 2016.
26. (en) Pat Shipmann, A biographie of Mata Hari: Femme Fatale , Hachette, 2007 (ISBN 978-0-2978-5627-6),
pp. 23-24.
27. Léon Clément Bizard, Souvenirs d'un médecin de la préfecture de police et des prisons de Paris (1914-1918) ,
Bernard Grasset, 1925, 240 pages[présentation en ligne (https://books.google.fr/books?id=W_sY AAAAIAAJ&focus=
searchwithinvolume&q=114)].
28. Léon Schirmann, Mata-Hari : autopsie d'une machination, Italiques, 2001, p. 173.
29. Michel Klen, Femmes de guerre : une histoire millénaire, Ellipses, 2010, p. 266.
30. Fred Kupferman, p. 7.
31. Russell Warren Howe, Mata Hari, innocente !, Éditions de l'Archipel,2007, 350 p. (ISBN 2841875776).
32. (nl) Mata Hari (http://www.friesmuseum.nl/tentoonstellingen-activiteiten/geweest/mata-hari)– musée frison.
33. Romain Zamora, « Mata Hari, un procès à revoir ?» (http://www.rfi.fr/actufr/articles/022/article_10808.asp), RFI,
15 octobre 2001.
34. (en) Mata Hari (http://www.operaballet.nl/en/ballet/2015-2016/show/mata-hari) - Het Nationale Ballet, 2016.
35. Mata Hari : La sulfureuse: Film documentaire HD 2017(https://www.youtube.com/watch?v=2TAwzLhT6io) -
YouTube, 16 octobre 2017, 52 min [vidéo].
36. Jeu Mata Hari sur Amstrad CPC (http://www.jeuxvideo.com/jeux/amstrad-cpc/00023454-mata-hari.htm)–
jeuxvideo.com.
37. Jeu Mata Hari sur Atari ST (http://www.jeuxvideo.com/jeux/atari-st/00034091-mata-hari.htm) – jeuxvideo.com.
38. Petit-fils de Pierre Bouchardon.

Voir aussi
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Louise de Bettignies

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