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ACTUALITÉS

NOUVEAU SITE INTERNET! www.larotonde.ca Le journal indépendant de l’Université d’Ottawa Édition du 4 octobre 2010
NOUVEAU SITE INTERNET! www.larotonde.ca
Le journal indépendant de l’Université d’Ottawa
Édition du 4 octobre 2010 – Volume LXXVIII N o 5
cooP
VolleyBall
La Rotonde
Le programme de stages
coopératifs, quoique ré-
puté à l’U d’O, comporte des
failles qui laissent parfois
les étudiants insatisfaits. | P. 2
Les Gee-Gees ont
remporté trois matchs sur
cinq au volleyball lors de la
Classique pré-saison, la fin de
semaine dernière. | P. 14
DÉBAT DU CRISEF
EXCLUSIF
Fissures à la
FEUO
Daniel Castillo Durante,
professeur de littérature, et
Julie Paquette, étudiante à la
maîtrise en pensée politique,
étaient les deux invités à la
première soirée de débat
du Collectif de recherche et
d’interrogation sur les enjeux
fondamentaux (CRISEF).
L’échange sur le thème
« Dialogue autour de Sade »
aura été à la fois dynamique
et instructif pour la trentaine
d’étudiants présents au pavillon
Desmarais pour l’occasion.
» Article en page 6
L’exécutif de la FEUO est plongé dans une crise
identitaire. Divergences d’opinion et manque de
respect entre les élus : une année mouvementée
attend la Fédération étudiante. Article en page 3
DOSSIER Les librairies, un combat entre petites et grandes surfaces Les librairies indépendantes doivent miser
DOSSIER
Les librairies, un combat entre
petites et grandes surfaces
Les librairies indépendantes doivent
miser sur leurs atouts discrets
pour se démarquer des géants du
livre. | Pages 10 et 11

conféRence

Riccardo Petrella, célèbre altermondialiste militant pour le droit à l’eau pour tous, était de passage à l’U d’O la semaine dernière, le temps d’une conférence. | P. 6

Main pleine » Chronique | P. 8

RecouRs étudiant

Les étudiants voulant dénoncer un abus de pouvoir d’un professeur peuvent demander conseil au Centre de recours étudiant ou décider de porter plainte. | P. 4

le 4 octobre 2010

Catherine Cimon Isabelle Larose actualites@larotonde.ca

Actualités

Cimon Isabelle Larose actualites@larotonde.ca Actualités enseignement cooPéRatif Le régime coop ne fait pas que des

enseignement cooPéRatif

Le régime coop ne fait pas que des heureux

Isabelle Larose

L e programme d’enseignement coopératif fête cette année ses 30 ans d’existence. Avec plus

de 2000 étudiants participants, le

régime coop de l’U d’O ne cesse de prendre de l’expansion. Bien qu’il fasse beaucoup d’heureux, il est loin

de satisfaire pleinement tous les

étudiants. Gaby St-Pierre, directeur des programmes d’enseignement coo- pératif, l’admet d’entrée de jeu : le régime coop n’est pas fait pour tout

le monde. « Ça n’arrête jamais. À partir de ton premier stage, tu alter-

nes tout au long de l’année entre les

sessions de stage et les études. L’été,

tes amis sont au chalet alors que toi, tu es à l’école. » Malgré l’exigence

du programme, le nombre d’étu-

diants qui participent aux place- ments croît à un rythme fulgurant. Entre 2000 et 2010, on parle d’une augmentation de 59 %. Cette année seulement, ce sont 2195 étudiants

qui ont choisi d’alterner les stages

de travail rémunérés et les sessions d’études dans l’un des 73 program-

mes offerts en coop.

Rachel, étudiante coop en com- munication, est consciente de l’ex-

périence qu’elle a acquise tout au long de son cheminement. « Le plus

difficile était de passer des entre- vues, mais en passant en moyenne

dix entrevues par semestre, je me

suis habituée et mes techniques d’entrevue se sont beaucoup amé- liorées. Lorsque viendra le temps d’entrer sur le marché du travail, j’aurai déjà établi des connexions intéressantes avec des employeurs ainsi qu’une expérience valable à présenter sur mon CV », mention- ne-t-elle. Clotilde, étudiante coop en développement international et mondialisation, abonde en ce sens :

« Je trouve que le régime coopératif permet de vérifier si on est vraiment dans la bonne branche. C’est lorsque je suis en stage que je peux voir si je suis à l’aise dans l’environnement dans lequel je travaille. »

Abandonner pour finir rapidement

Malgré tout, plusieurs étudiants ne finiront jamais le cheminement coopératif. Au cours des trois der- nières années, près de 8 % des universitaires inscrits en coop ont abandonné le régime à un moment ou un autre. Selon M. St-Pierre, la

raison principale des abandons est la durée des études qui se voit allon-

gée avec le régime coop. En ajoutant

quatre sessions de stage en milieu

de travail au cheminement tradi- tionnel, les étudiants coop doivent attendre beaucoup plus longtemps que leurs camarades avant de dé- crocher leur diplôme. Josiane, étu- diante en traduction, est l’une de celles qui n’a pas voulu rester plus longtemps aux études : « Après mon premier stage, j’ai vraiment remis mes études en traduction en ques- tion. Comme coop rallonge un peu le baccalauréat, je me suis dit qu’il était mieux pour moi d’abandonner le programme et de terminer mes études plus vite pour ensuite déci- der ce que je voulais faire après mon baccalauréat en traduction. »

Déception francophone

Maude-Émilie, étudiante coop en communication, est l’une de celles qui a regretté d’avoir participé au régime coopératif. N’étant pas par- faitement bilingue, elle considère qu’elle avait beaucoup moins d’op- tions que ce qu’on lui avait fait croi- re : « Je dois dire que j’ai été énormé- ment déçue par le programme coop et que je suis passée à deux doigts de le laisser tomber. Premièrement, les personnes qui travaillent au bu- reau coop n’ont pas été très honnê- tes en ce qui concerne le placement des étudiants qui ne sont pas tota- lement bilingues et dont la langue maternelle est le français. On m’a dit que j’avais autant de chance de me placer qu’un étudiant qui parle seulement anglais, ce qui n’est pas du tout le cas. » Après avoir elle-même trouvé un stage au Québec dans sa ville natale, elle a dû faire face à beaucoup de tracas lors de ses stages suivants, qui se sont déroulés dans la région de la capitale. « Dans pratiquement toutes les entrevues, les employeurs disaient rechercher quelqu’un qui parle d’avantage anglais que fran- çais. Pour mon deuxième stage, j’ai passé 12 entrevues. J’ai été retenue pour tous les postes, mais je n’ai pas été choisie à cause de la langue. Donc j’ai voulu lâcher le program- me, mais on m’a dit que c’était ab- solument impossible. » Un étudiant coopératif qui passe à travers tout le processus de placement ne peut effectivement pas décider d’aban- donner et doit obligatoirement al- ler faire son stage, à moins d’avoir une raison médicale, par exemple. Il peut renoncer au programme uniquement après avoir complété le stage, et ce, en respectant les dates limites établies par le bureau coop. Questionné sur cette situation difficile pour les francophones, Gaby St-Pierre parle d’un cas isolé :

« Habituellement, les francophones

sont ceux qui sont choisis en pre- mier par les employeurs parce qu’ils sont davantage bilingues que les an- glophones. » Comme la majorité des stages coopératifs se déroulent dans les bureaux de la fonction publique canadienne, la plupart des postes affichés se disent bilingues, mais dans la réalité, la langue de travail demeure souvent l’anglais. Gaby St- Pierre y voit une bonne opportunité pour les francophones d’améliorer leur langue seconde.

Coûts élevés et manque de diversité décevant

Interrogés sur les failles du ré- gime coopératif, plusieurs étudiants ont pointé du doigt l’absence de diversité dans les stages offerts.

« Je trouve qu’il serait bien que le

bureau fasse un effort pour trouver davantage de stages dans le milieu privé. La grande majorité des stages offerts par le bureau sont au sein du gouvernement », soutient Rachel, actuellement en train de terminer son dernier stage en communica- tion. De plus, plusieurs ont déploré les frais administratifs obligatoires s’élevant à plus de 3200 $, mais di- visés en plusieurs versements. « Les frais de 405 $ par session n’en va- lent absolument pas la peine. J’ai trouvé moi-même mon premier stage, sans jamais avoir recours au bureau coop, donc je ne crois pas qu’un tel montant est valable », sou- tient Maude-Émilie. Jadis étalés sur huit versements de 450 $, les coûts de participation au régime coop sont depuis cette année répartis en cinq paiements de 650 $, principalement facturés lors des sessions de stage. « Les étudiants préféraient payer de plus gros montants moins sou- vent. Ils nous ont dit qu’ils aimaient mieux payer plus lorsqu’ils faisaient de l’argent plutôt que de débourser lors de leur sessions d’études », ex- plique M. St-Pierre.

Des hauts et des bas

Comme rien n’est jamais tout noir, les étudiants déçus du programme coop admettent tout de même les bons côtés du régime coopératif. Malgré ses mauvaises expériences, Maude-Émilie voit du positif dans son cheminement : « Je dois dire que faire partie du programme coop m’a permis d’acquérir de l’expérience en ce qui concerne les entrevues. Je crois aussi que, même si je n’ai pas adoré mes deux derniers stages, ils donne- ront de la crédibilité à mon CV. »

Photo de Andrea Chong
Photo de Andrea Chong

Le programme Coop prépare l’étudiant au marché du travail.

le 4 octobre 2010

Actualités

eXclusif

Division au sein de l’exécutif de la FEUO

Un mois après le retour en classes des étudiants en cette année scolaire 2010-2011, un vent de crise balaie l’exécutif de la Fédération étudiante de l’U d’O (FEUO). La Rotonde a appris que les rencontres des membres de l’exécutif de la Fédération ont été suspendues jusqu’à nouvel ordre en raison de conflits au sein des hauts placés de l’organisation. Antoine Trépanier a enquêté à ce sujet.

Photo Archives
Photo Archives

Les membres de l’exécutif élus par les étudiants en février dernier ne se rencontrent plus en réunions « formelles » depuis quelques se- maines. Selon une source au cou- rant des activités internes de la FEUO, les divergences d’opinion et

rables au « clan » King, Hammett

et Galette.

Le président se lève

Cette information a été réfutée immédiatement par Tyler Steeves.

« Ça fait quelques semaines [qu’on ne se rencontre plus], mais en tant qu’exécutif, on sait qu’on a besoin de formation quant à l’espace égalitaire et à l’oppression. »

Paige Galette

la formation de deux clans les em- pêcheraient de se réunir et freine- raient l’avancement des dossiers. Sarah Jayne King (vice-présidente aux finances), Amy Hammett (v.‑p. aux affaires étudiantes) et Paige Galette (v.‑p. aux communications) ne seraient pas du même avis que les Tyler Steeves (président), Ted Horton (v.-p. aux affaires univer- sitaires) et Alexandre Chaput (v.‑p. aux activités sociales). Selon une autre source, ces remous seraient dus à la prise de décisions répétée par le président dans les cas de liti- ges. Ces décisions seraient défavo-

Si le rôle de « tie breaker » fait ef-

fectivement partie des tâches du président en place, dans ce cas-ci, toutefois, ce ne serait pas la raison du conflit. Selon le président, il n’est pas non plus question de di- vers « clans » au sein de l’exécutif, mais bien de divergences d’opinion. « Des fois, c’est difficile quand on

a un groupe comme ça, qui a des

opinions diverses, d’arriver à une décision, mais on essaie toujours d’avoir un consensus », a-t-il révélé lors d’un entretien téléphonique di- manche dernier. Selon M. Steeves, il est difficile de rallier tout le monde.

« Ça dépend des enjeux, mais il est

difficile d’arriver à des consensus à cause des différences d’opinions », a‑t‑il réitéré. Il affirme toutefois qu’il y a eu des réunions « infor- melles » au cours du dernier mois, notamment concernant la Semai- ne 101, sans qu’il n’y ait quoi que ce soit à voter.

Une question de respect et… de respect

Jointe au téléphone, la vice-pré- sidente aux communications, Paige Galette, semblait craintive, voire

sur ses gardes. C’est avec beaucoup d’hésitation et des propos boiteux qu’elle a finalement avoué l’exis- tence d’une « division » au sein du conseil exécutif de la FEUO. Elle indique toutefois que c’est à cause d’un « manque de respect de cer- tains membres de l’exécutif » que les rencontres sont ajournées. « J’ai

vraiment remarqué que le compor- tement de certains membres de

l’exécutif était en dehors de la limite du respect. […] On a décidé qu’on ne se rencontrerait pas jusqu’à ce qu’il

y ait des rencontres égalitaires où le

respect est valorisé », affirme celle

qui en est à son premier mandat à titre de v.-p. aux communications. Et qui sont ces membres qui man- quent de respect? « Par respect pour mes collègues, je ne donnerai pas de noms », a-t-elle répondu sans préci- ser quel était le réel problème.

a un impact surtout avec les em-

ployés [de la FEUO]. On ne se ren- contre pas en raison du manque de respect à l’interne et ça inclut les employés de la FEUO. » M. Steeves maintient quant à lui qu’il est hors de question de lais-

« Dans toutes les équipes, il y a des problèmes, c’est ça le travail d’équipe! Je suis vraiment enthousiaste pour l’avenir. J’ai vraiment hâte d’avoir la meilleure FEUO possible qui travaille fort pour les étudiants. »

Tyler Steeves

Des difficultés qui ne se ressentent « qu’à l’interne »

Selon M me Galette, les élus sont « indépendants » et travaillent maintenant en fonction de leur

« portfolio » personnel plutôt que

de centrer leurs efforts en groupe. Elle soutient toutefois qu’en ce moment, la communauté étudian- te n’est « vraiment pas » touchée

par ces problèmes à l’interne :

« [la division au sein de l’exécutif]

ser ces dissensions se répercuter sur les étudiants du campus. « On fait notre travail de manière assez efficace », affirme-t-il avec convic- tion. Il précise également que les projets vont de l’avant et que

« malgré les petites difficultés, les

résultats seront positifs ». Le pré- sident demeure très optimiste face

à cette crise à l’interne et souhaite une amélioration : « Les membres de l’exécutif doivent se rencontrer de nouveau et je veux que tout le

monde soit sur la même page. »

Actualités

le 4 octobre 2010

centRe de RecouRs étudiant

Les professeurs de l’U d’O intouchables ou presque

Photo de Anne Danford Dussault
Photo de Anne Danford Dussault

Les étudiants peuvent porter plainte contre un professeur au Centre de recours

étudiant.

Catherine Cimon

À l’U d’O, on entend peu ou pas parler des re- cours d’étudiants contre leurs professeurs pour abus de pouvoir dans leurs cours. Pourtant, les plaintes sont monnaie courante, selon Mireille Gervais, directrice du Centre de recours étudiant (CRE) de la Fédération étudiante (FEUO).

Des plaintes en l’air

Toujours selon M me Gervais, des centaines d’étudiants viennent au CRE chaque année pour porter plainte contre un professeur ou encore demander conseil aux intervenants sur les injustices dont ils estiment être victimes en

classe. « C’est la cinquième ou sixiè- me cause la plus populaire », dit- elle en parlant des étudiants qui vien- nent au CRE pour trouver des solu- tions aux multiples formes de manque de respect par des

invoquer contre leur enseignant s’ils estiment être victimes d’une injustice. Ainsi, Mireille Gervais explique que le seul véritable recours qui peut être entrepris contre un professeur à l’Université d’Ottawa doit obli- gatoirement passer par le doyen de la faculté concernée. De fait, l’étudiant doit rédiger une lettre de plainte contre son enseignant, la faire parvenir au doyen de la faculté de celui-ci, qui décidera ensuite si des mesures disciplinaires s’appliquent.

professeurs dont ils peuvent être victi- mes. Néanmoins,

Un exercice de bonne volonté

le

CRE ne s’occupe

Le processus d’évaluation de la plainte est

que des cas où un professeur manque

donc entièrement confié au doyen, qui jugera seul si le professeur est fautif ou non. Mireille

de respect à un ou

Gervais croit quant à elle que ce n’est « qu’une

à

plusieurs élèves;

question de gentillesse » du doyen. Toujours

tout cas d’abus ou

selon elle, certains doyens ne prennent pas la

d’agression sexuel- le est redirigé au Centre d’équité en matière des droits de la personne.

peine de regarder les plaintes et de les évaluer, tandis que d’autres les prennent au sérieux et donnent des sanctions en fonction de la gravité de la plainte reçue. Les sanctions possibles va- rient ainsi d’une journée sans solde à la perte du

 

C

o

m m e

droit de superviser des étudiants.

M me Gervais ajoute que le plus frustrant, pour un étudiant, est l’impossibilité pour lui de suivre le processus après l’acheminement de la plainte au doyen, car l’enquête est menée indépendam- ment et le plaignant n’a donc pas de droit de regard ultérieur dans le dossier et se retrouve exclu du processus.

Patience et longueur de temps

Néanmoins, le CRE recommande toujours aux étudiants qui s’estiment victimes d’une injustice de rédiger une plainte contre le pro- fesseur, même si elle tombe dans le vide une première fois. Mireille Gervais évoque ainsi la possibilité d’un recours à long terme, souvent étalé sur des années d’accumulation de plaintes pour ce qu’elle appelle « les cas à problème » :

« Ce sont souvent les mêmes noms qui revien- nent dans chaque faculté […] On conseille aux étudiants de porter plainte quand même, on leur dit de penser à leurs collègues qui viendront après eux et qui, avec le temps, auront plus de poids avec leur plainte si le professeur a déjà un historique. » Le CRE suggère aussi à l’étudiant des mé- thodes alternatives pour essayer de se faire en- tendre, comme parler de son problème devant toute la classe ou encore rencontrer directement le professeur.

M me Gervais l’expli-

que, le CRE « doit obligatoirement se porter à la défense des étudiants » et essayer de les aider dans leurs démar- ches pour faire respecter leurs droits, s’il y a bien eu manquement de la part d’un ensei-

gnant. Néanmoins, la responsable du Centre précise qu’environ la moitié des étudiants qu’elle ren- contre qui s’estiment victimes, par exemple, d’une attitude désobligeante ou d’une décision arbitraire, ne vont jamais jusqu’à porter plainte formellement contre le professeur. Selon elle, les étudiants ont souvent peur du professeur ou sont découragés d’avance par la lenteur et la non-transparence du processus. Effectivement, ultimement, les étudiants, de premier cycle du moins, n’ont presque aucun re- cours à court terme contre un professeur. Aucun règlement ne protège les droits des étudiants au premier cycle universitaire. Leurs homologues des deuxième et troisième cycles bénéficient pour leur part du Règlement 110, qu’ils peuvent

éValuation de l’enseignement

ratemyprofessors.com, un outil en vogue

Pour le meilleur ou pour le pire

Catherine Cimon

Il y a quelques années, un outil est apparu sur la toile pour que les étudiants de tous les mi- lieux scolaires, du primaire à l’université, éva- luent les qualités de leurs professeurs. Ainsi, le site web ratemyprofessors.com re- groupe une panoplie d’institutions scolaires nord-américaines et on y retrouve une quan- tité impressionnante de professeurs ayant déjà été évalués par des étudiants. Sur ce site, on évalue les compétences gé- nérales d’un enseignant selon plusieurs critè- res : le niveau de difficulté du cours, le niveau de clarté des explications et la disponibilité du

professeur pour ses élèves. Ces critères sont ensuite pondérés pour donner une cote glo- bale de qualité variant sur une échelle de 0 à 5; 0 signifiant terrible et 5, merveilleux. De plus, une cote spéciale, un piment rou- ge, peut être ajoutée si les étudiants estiment que le professeur mérite de voir son charme souligné. Certains professeurs ressortent toutefois plus que leurs collègues lorsqu’on passe en re- vue les quelque 2041 enseignants répertoriés dans la page de l’U d’O. En effet, il semblerait que Steven Desjardins, du Département de mathématiques et de statistique, soit reconnu par la grande majorité de ses 107 évaluateurs

comme un professeur d’une très grande qua- lité; il obtient en effet une cote de 4,7 sur 5. À l’opposé, le professeur Cyril Dabydeen, du Département d’anglais, ne serait pas de très bonne réputation auprès de ses élèves, ses 100 critiques s’entendant presque à l’unani- mité pour le classer dans la catégorie médio- cre avec 2,2 de moyenne générale. Finalement, c’est le professeur de marketing Peter Koppel qui gagne la palme du nombre d’évaluations faites par des étudiants, à l’U d’O du moins. Avec quelque 225 évaluateurs, Koppel ne fait peut-être pas le bonheur de tous les étudiants dans son cours, mais il fait certainement ja- ser.

VoX-PoP Utilisez-vous souvent le site web ratemyprofessors.com?

Catherine Cimon - photos de Mark Colletti

Catherine Cimon - photos de Mark Colletti Matt Hargreaves 2 e année « Je sais ce

Matt Hargreaves 2 e année

« Je sais ce que c’est. Personnellement, je

l’ai déjà utilisé; je crois que ça donne une bon- ne idée du type de professeur que tu vas avoir selon les évaluations sur le site. »

que tu vas avoir selon les évaluations sur le site. » Brian Tong 2 e année

Brian Tong 2 e année

« Je suis allé le consulter pour la première

fois il y a deux ans. Maintenant, je regarde tou- jours les évaluations de mes professeurs. »

regarde tou- jours les évaluations de mes professeurs. » Julien Chéron 3 e année « Oui,

Julien Chéron 3 e année

« Oui, je l’ai utilisé l’année dernière pour

mes cours […] À cause des évaluations, j’ai dé- cidé de ne pas prendre certains cours. »

j’ai dé- cidé de ne pas prendre certains cours. » Peter Hambali 2 e année «

Peter Hambali 2 e année

« Je vais souvent dessus après avoir choisi

mes cours, oui, pour vérifier mes professeurs, mais je n’écris pas de commentaires. »

mes professeurs, mais je n’écris pas de commentaires. » Stephanie Flaro, 1 r e année «

Stephanie Flaro, 1 re année

« Je n’ai vraiment aucune idée de ce que c’est! »

le 4 octobre 2010

Actualités

conféRence

L’altermondialisme est en ville

Photo de Caroline Bouchard
Photo de Caroline Bouchard

Riccardo Petrella est un défenseur du droit à l’eau pour tous.

Catherine Cimon

Jeudi dernier, l’altermondialiste italien Riccardo Petrella est venu donner une conférence à l’Univer- sité d’Ottawa sur une invitation de Solidarité Jeunesse, association ayant pour mission l’action volon- taire des jeunes adultes. Le discours du militant pour le droit à l’eau pour tous et contre la marchandisation de celle-ci s’inscrivait dans le cadre de la campagne « L’eau pour tous, une question de justice ». Se déroulant à l’église Sacré- Cœur, la conférence a notamment été introduite par le prêtre de la congrégation, qui en a profité pour remercier au passage l’Université d’Ottawa pour sa politique d’inter- diction de la vente d’eau embou- teillée sur le campus.

Le capitalisme, un mauvais bandit

Riccardo Petrella, décrit précé-

demment par Sylvie Paquerot, pro- fesseure adjointe à l’École d’études politiques, comme un « bon grand- père, mais un cœur d’anarchiste »,

a commencé sa présentation sur un

ton humoristique, blaguant sur les campagnes publicitaires des com- pagnies telles que Danone et Nestlé, qui misent sur le sentiment de bien- être et de plaisir du consommateur pour vendre leurs produits : « Les compagnies disent que la vie est belle avec leurs produits, n’y croyez pas! Elles mentent comme un Ita- lien qui vous dit qu’il dit la vérité! »

Après avoir brisé la glace et

échauffé la salle, M. Petrella a abor- dé la problématique de la respon- sabilité sociale de nos jours. Ainsi, il a habilement amené son public

à se questionner sur la façon dont

l’humanité perçoit la responsabi- lité personnelle de chaque individu envers la vie, l’environnement, la terre. Selon lui, la responsabilité de l’humain est maintenant en grande partie définie par le capitalisme so- cial et économique, soit le pouvoir d’achat. De fait, M. Petrella a no- tamment résumé sa théorie de l’hu- main contemporain et son apport en tant qu’entité unique de cette façon : « J’achète, donc je suis », en

clin d’œil à la célèbre phrase de Des- cartes. Bref, il semble, selon le célè- bre altermondialiste, que la raison première de l’existence humaine ne se définit plus par l’intellect, mais bien par la capacité à produire des richesses pour le capital.

Tout ne doit pas être capitalisé

Riccardo Petrella a continué à questionner les bases du capitalisme contemporain en posant que l’eau n’est pas un bien qu’on peut vendre, exporter et importer au même titre que des produits usinés ou manu- facturés : « La Commission euro- péenne est devenue un bandit mau- vais; son porte-parole a déclaré que l’eau était une commodité, une mar- chandise comme n’importe qu’elle autre chose. » Il a de plus fait un pa- rallèle avec la culture indigène, qui, selon lui, énonce avec justesse que l’eau ne nous appartient pas, mais que nous appartenons à l’eau; bref, que l’humain ne peut être au-dessus de la nature. Puis, M. Petrella a fortement critiqué l’un des postulats du capi- talisme, qui énonce que « tout ce

qu’il est techniquement possible de faire, tu dois le faire ». Selon lui, il est absurde de faire fonctionner une société sur un thème aussi peu éthi- que : « Est-ce que c’est parce qu’on peut dessaler l’eau qu’on doit le fai- re? Est-ce que c’est parce qu’on peut couper tous les arbres d’une forêt qu’on doit le faire? » Il a aussi poussé la réflexion de l’auditoire jusqu’à la question de la sécurité et la survie d’un indi- vidu dans notre société : « Chacun doit se battre pour assurer son pro- pre jardin de sécurité, son pouvoir d’achat […]. On pense maintenant pour pouvoir acheter sa sécurité. »

En somme, selon lui, l’individu en société a maintenant l’obligation d’être fort pour conquérir ses droits d’achat, pour acquérir les sacre- ments de la sécurité; pour demeurer un humain profitable, il doit être compétitif. Ainsi, Riccardo Petrella a visible- ment réussi à captiver son public du début à la fin de par ses idéaux al- termondialistes fermes et sa passion pour le respect de l’humain et de la vie en général.

entReVue

Vision pédagogique d’un chimiste organicien

En plus d’être un chercheur de renommée internationale, D r Louis Barriault est un professeur qui tient à offrir une formation de qualité à ses étudiants. Fortunat Nadima s’est entretenu avec ce bon vivant, aussi passionné par la réactivité d’infimes particules chimiques que par la beauté des fonds marins.

La Rotonde : Vous êtes l’un des professeurs qui semblent beau- coup tenir compte du niveau de concentration des étudiants pendant un cours magistral. Pensez-vous que l’administra- tion de l’U d’O devrait sérieu- sement penser à réduire la du- rée des cours? Louis Barriault : Non, parce que je pense que ce n’est pas à l’Uni- versité de gérer les cours, c’est-à- dire la façon dont les cours sont faits. C’est plutôt aux professeurs, je pense. […] Il faut conscientiser les professeurs [au fait] que, selon moi, 1 h 20 intensive, ça devient dif- ficile pour les étudiants. […] Surtout dans les classes assez grosses, si tu donnes une heure de cours, il reste quand même 20 à 25 minutes à la période qui peuvent être utilisées pour répondre aux questions des étudiants. Parce que des fois, il y a des étudiants qui sont gênés de po- ser des questions en classe, alors s’il reste du temps à la fin, c’est facile de se voir et de jaser. Et comme ça, vous avez un meilleur contact avec les étudiants.

LR : Pensez-vous que l’ensei- gnement magistral conservera toujours son importance mal- gré l’expansion des program- mes de formation à distance? LB : Oui, parce que le contact humain, c’est ça qui est primordial. Dans la formation à distance, l’étu- diant doit lire un livre ou un chapi- tre de livre, puis il doit répondre à des questions. Il rencontre le pro- fesseur peut-être au téléphone ou

Photo de Mark Colletti
Photo de Mark Colletti

[en personne] une fois par mois. Il n’y a pas le contact avec celui qui est le spécialiste dans le domaine.

LR : À votre avis, qu’est-ce qui fait un bon professeur? LB : Un bon professeur, c’est quelqu’un qui est passionné par ce qu’il fait, qui est capable de rendre la matière intéressante et vivante et aussi de « challenger » les étudiants. La majorité des étudiants veulent être « challengés », et pas avoir un A+ facile.

LR : À quel point diriez-vous qu’un professeur est responsa- ble de la réussite ou de l’échec de ses élèves? Quel pourcen- tage accorderiez-vous à l’in- fluence de l’enseignant? LB : [Rires] Ça, c’est une bonne question! Pour être juste, je dirais 50-50, mais en réalité, ce n’est pas

pareil : plus de la moitié dépend de l’étudiant. Si un professeur peut causer l’échec d’un étudiant, c’est un professeur malhonnête. D’un autre côté, un professeur peut faciliter la réussite des étudiants s’il arrive à démystifier le sujet. Mais à la base, nous sommes des chercheurs, pas des pédagogues, du moins à la Fa- culté des sciences. […] Je crois que tous les professeurs sont honnêtes. En tout cas, ils font tous leur possi- ble. Mais les étudiants ont le moyen de rechercher de l’information sup- plémentaire de leur côté, ce qui n’était pas possible il y a dix ans.

LR : Quel est le but ultime de votre recherche? LB : Ma recherche est vraiment fondamentale. Il ne s’agit pas de choses qu’on pourrait appliquer directement dans la vie de tous les jours. L’aspect pratique consiste à trouver des problèmes à résoudre. […] Je veux concevoir des projets de recherche qui forment les étu- diants. Je forme une main-d’œuvre scientifique qui pourra plus tard ré- soudre des problèmes pratiques. De voir des étudiants que j’ai formés qui travaillent maintenant dans des compagnies pharmaceutiques et qui développent de nouveaux produits, voilà ma contribution.

LR : Entre un prix Nobel de chimie et l’opportunité de plonger en cage près des énor- mes requins blancs d’Austra- lie, que choisiriez-vous? LB : [Rires] Plonger en cage! Sans hésitation! C’est ça qui donne le boost d’adrénaline et te donne le sentiment d’être petit. À côté de ces bêtes-là, tu te rends compte à quel point l’être humain est petit.

Photo de Mark Colletti
Photo de Mark Colletti

Le professeur Louis Barriault en entrevue.

Actualités

le 4 octobre 2010

cRisef

Lancement réussi pour le nouveau Collectif de recherche

Le « Dialogue autour de Sade » a piqué la curiosité de quelques néophytes, mais surtout attiré des initiés.

Photo de Anne Danford Dussault
Photo de Anne Danford Dussault

Daniel Castillo Durante (à gauche) et Julie Paquette (à droite) ont eu une discussion mouvementée sur un sujet qui les passionne.

Catherine Cimon

Mardi dernier avait lieu au pavillon Desma- rais la première conférence organisée par le Collectif de recherche et d’interrogation sur les enjeux fondamentaux (CRISEF). Certes, la salle n’était pas comparable à un auditorium, mais l’événement s’est avéré un succès, puisque au début de la conférence, le local était rempli, occupé par plus de 33 per- sonnes.

Une jeune femme allumée

Le « Dialogue autour de Sade » a ainsi dé- buté avec la présentation de Julie Paquette, étudiante à la maîtrise en pensée politique, devant un public visiblement intéressé par le sujet. Bien que la jeune femme ait utilisé un ton quelque peu didactique et assez convention- nel pour sa présentation, le contenu était sou- tenu et dénotait une connaissance approfon- die du sujet. D’autre part, l’analyse qu’elle a faite était structurée et en aucun moment l’as-

sistance n’a semblé perdue dans les méandres obscures des œuvres sadiennes. Ainsi, M me Paquette, a offert une perfor- mance à la hauteur des attentes d’un public où les néophytes ne formaient visiblement qu’une minorité; la plupart des personnes présentes, stylo et cahier en main, prenant at- tentivement des notes. Par ailleurs, si l’étudiante en avait long à dire sur le sujet, elle a su rester concise et respecter des délais raisonnables, ce qui a eu pour effet de garder un public aux esprits bien échauffés pour le prochain intervenant : le professeur titulaire Daniel Castillo Durante.

L’aisance de l’expérience

Récemment nommé membre de la Société royale du Canada, le professeur de littérature Daniel Castillo Durante a quant à lui offert une présentation dynamique aux étudiants présents à l’événement. De fait, M. Castillo Durante a su à plusieurs reprises détendre l’atmosphère, souvent alour- die par le contenu sadien poussé présenté par les deux intervenants, par des réparties flamboyan-

tes sur Sade : « Il tenait à sa liberté de bandé », insistait-il en parlant des maints séjours en pri- son de l’écrivain pour avoir écrit, et continué d’écrire, des œuvres à caractère licencieux. D’autre part, M. Castillo Durante a su ex- poser le sadisme, franchement et sans gêne,

à un auditoire captivé malgré la haute teneur

intellectuelle de son discours, un aspect que

Julie Paquette avait peu abordé dans son pro- pre exposé.

D’égale à égal

Lorsqu’est venu le temps pour les deux invi- tés de s’affronter dans une joute intellectuelle neutre, l’étudiante n’a en aucun moment été intimidée par les arguments du professeur, qui remettait en doute, entre autres, l’importance qu’elle portait à la vie de l’auteur pour analyser son œuvre, et défendait avec force son point de vue. L’échange entre le professeur et l’étudiante

a donc été à plusieurs égards très intéressant puisque le cerveau des deux passionnés de Sade semblait faire des flamèches tant il semblait près du point d’ébullition.

Mission accomplie pour le CRISEF, car en aucun temps l’argumentation ne fut offensan- te envers l’un ou l’autre des participants, qui étaient sur une plate-forme de partage d’idées, complémentaires sur plusieurs aspects, et le discours était mené de façon égalitaire. Finalement, pendant la période de questions,

M me Paquette et M. Castillo Durante ont béné-

ficié de plusieurs interventions pertinentes qui leur ont permis d’élaborer et de préciser encore mieux quelques points restés en suspens durant les présentations, ou encore d’ouvrir des portes sur d’autres avenues.

Quelques accros

En somme, même si le lancement du CRISEF s’est très bien déroulé, il est certain que quel- ques points seront à revoir : le temps trop court imparti à la période de confrontation des idées

et l’accessibilité du thème choisi, en plus de la

vulgarisation des sujets traités pour l’étudiant moyen. Aussi, plusieurs étudiants n’avaient pas été informés du fait qu’une lecture obligatoire de documents était de mise avant la tenue des

conférences.

COMITE DES CAMPAGNES LE 16 OCTOBRE 2010 MARION AUD
COMITE DES
CAMPAGNES
LE 16 OCTOBRE 2010
MARION AUD

le 4 octobre 2010

Actualités

consultation étudiante

L’Université d’Ottawa s’ouvre sur le monde

Isabelle Larose

Arrimer études universitaires et en- gagement communautaire : voilà le défi que l’U d’O souhaite relever à travers le nouveau centre Au service du monde. Décrit comme un véri- table carrefour pour l’engagement communautaire sur le campus, au pays et ailleurs dans le monde, ce nouveau service est actuellement en pleine définition. Une consultation auprès de la communauté univer- sitaire se tient notamment jusqu’au 5 octobre afin d’orienter le service selon la vision des étudiants. « L’objectif du centre est de for- mer des citoyens du monde et de permettre aux gens de l’Université de remettre à la communauté », explique Andrée Dumulon, direc- trice des communications. Bien que la vision d’Au service du monde ne soit pas encore définitive, le centre souhaite offrir à la communauté universitaire des expériences de bé-

névolat, des stages internationaux, de l’appui aux initiatives locales et de l’apprentissage par l’engagement communautaire. Sans dédoubler les services déjà offerts à l’Université, le centre Au service du monde souhaite mettre en commun certaines ressources. « On veut rapatrier et bonifier cer- tains programmes offerts par les facultés pour que tous les étudiants, peu importe leur champ d’études, puissent avoir des occasions de s’impliquer dans la communauté », explique M me Dumulon.

Apprendre dans la communauté

Pour l’instant, l’apprentissage expérientiel est le principal service offert par le centre Au service du monde. Ce type d’apprentissage permet à un étudiant de s’enga- ger dans sa communauté à travers du bénévolat lié à son programme

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Photo libre de droit
Photo libre de droit

Le nouveau centre Au service du monde veut faire de l’U d’O un « établissement à visage humain ».

durant la période de vacances des volontaires.

Interrogée sur l’éventualité de cette nouvelle obligation, Andrée Dumu- lon se fait claire : « Ça dépend de ce que les étudiants vont nous dire », répond-elle en rappelant l’impor- tance de la consultation. L’Univer- sité préférant d’abord entendre l’avis des étudiants et agir en conséquence par la suite, aucune échéance précise n’est fixée quant à l’ajout de nouvel- les composantes au centre. Au service du monde est une des initiatives mises de l’avant dans le plan Vision 2020. L’un des objectifs énoncés dans ce plan est de faire de l’U d’O un « établissement à visage humain » ancré dans son milieu et ouvert sur le monde.

Consultation

Depuis le 28 septembre, une grande consultation est en cours pour tâter le pouls des étudiants. En plus de deux groupes de discus- sion tenus au Centre universitaire, un forum virtuel a été créé afin de sonder leurs opinions. Les étudiants ont été invités à répondre à quatre questions, dont l’une se lisait comme suit : « Devrait-on exiger que tous les étudiants et toutes les étudiantes de l’Université d’Ottawa fassent des ac- tivités de service communautaire? »

d’études. Actuellement, 68 cours of- ferts à l’U d’O prennent en compte ce type d’apprentissage. Ainsi, les professeurs de n’importe quelle fa- culté peuvent inscrire leur cours au Service d’apprentissage expérientiel (SAE) et permettre à leurs étudiants de remplacer un travail par 30 heu- res de bénévolat. Barbara Alves, coordonnatrice du SAE, parle d’une croissance im- pressionnante du Service depuis l’an dernier : « L’automne passé, environ 800 étudiants avaient par- ticipé à des placements pour faire du bénévolat, alors que cette année, près de 1600 étudiants se sont mon- trés intéressés à l’engagement com- munautaire. » De plus, le SAE offre des attestations de bénévolat qui reconnaissent les services rendus à la communauté. Dans un avenir rapproché, le SAE souhaite s’ouvrir à l’international et proposer des stages aux étudiants en partenariat avec les facultés et le Bureau inter- national.

Congé solidaire pour le personnel

À travers le centre Au service du monde, l’U d’O s’est également as- sociée au groupe Uniterra, qui pro- pose le programme de coopération internationale « Congé solidaire ». Chaque année, l’Université pourra envoyer jusqu’à quatre membres du personnel souhaitant agir béné- volement dans des pays en dévelop- pement. Ces séjours se dérouleront

dans des pays en dévelop- pement. Ces séjours se dérouleront actualites@larotonde.ca www.larotonde.ca • 7

Actualités

le 4 octobre 2010

Main pleine

Environnementaliste facultatif

Catherine Cimon, Chef de pupitre Actualités, actualites@larotonde.ca
Catherine Cimon,
Chef de pupitre Actualités,
actualites@larotonde.ca

À la suite de l’excellente conférence que Ric-

cardo Petrella a donnée jeudi dernier sur le thè- me de l’eau et de l’altermondialisme, je me suis interrogée sur mes habitudes de consommation

et jusqu’à quel point je me considérais comme

une « pro-environnement ». Oui, j’adhère à ce qu’avance Petrella par rap- port à l’eau et à la société capitaliste qui est, selon lui, quelque chose que l’on peut contourner, qui n’est pas inévitable ou inhérente à la modernité. Mais est-ce que j’agis vraiment en conséquence et change mes habitudes de vie pour autant? Où n’est‑ce finalement qu’un discours de plus auquel je m’identifie spontanément et de façon éphémère le temps d’une conférence?

À mon grand regret, c’est la deuxième option

qui s’applique à moi, et probablement à beau- coup d’autres.

Pourquoi me faut-il absolument cette nouvel-

le paire de souliers de chez Aldo, le nouvel iPad

dernier cri de Mac, un café de chez Tim Horton’s

le matin et un autre de chez Starbucks pour l’étude le soir? Toutes ces petites choses de la vie quotidienne font en sorte que je me conforme à

la société de consommation capitaliste si forte-

ment décriée de nos jours par les progressistes environnementalistes de tous les milieux.

D’un autre côté, je me félicite lorsque j’écour-

te ma douche, que je ferme le robinet quand je

me brosse les dents et que je prends l’autobus

à la place d’acheter une voiture (d’accord, il y

a aussi le facteur « portefeuille » qui entre en

jeu…). Mais, je ne crois pas que ce soit si mal de célébrer ses petites victoires; tant que je reste consciente que ces dernières n’égaleront jamais les sacrifices que je ne suis pas prête à faire pour répondre aux impératifs des environnementa- listes et altermondialistes. En ce sens, un exemple frappant de notre ca- ractère réfractaire au changement est la réaction négative de beaucoup d’entre nous à la nouvelle politique que l’U d’O a mise en place cet autom- ne qui bannit définitivement les bouteilles d’eau du campus. Pourtant, on s’accordera pour dire que c’est bien une politique qui vient directe- ment aider les objectifs environnementaux que notre société essaie d’atteindre. Alors, pourquoi tenter de mettre un frein et de discréditer ce pas en avant? Parce qu’il n’y a pas eu consultation, parce que l’eau est un droit indiscutable, parce que… Premièrement, s’il y avait eu consultation, est-ce que le référendum se serait révélé en fa- veur d’enlever l’eau embouteillée du campus? De plus, à ceux qui, comme le Club conservateur (lequel s’était installé devant le pavillon Moris- set pour distribuer gratuitement des bouteilles d’eau aux étudiants pour contester la nouvelle politique), portent haut l’argument que l’eau est un droit et que chaque étudiant devrait être ca- pable de s’en procurer où il veut quand il veut, je réponds : l’eau est considérée comme un droit universel, mais pourquoi alors la marchandons- nous? L’eau n’est pas supposée être une ressource que l’on puisse vendre et exploiter à grand pro- fit. Pourtant, il semble que nous ne soyons pas encore prêts à apporter notre propre gourde que l’on peut remplir plusieurs fois dans une journée sans faire l’achat de plusieurs bouteilles d’eau

dans un commerce à plus ou moins 2 $ l’unité. C’est évident, il est bien trop compliqué de traî- ner ce poids supplémentaire toute la journée avec soi et de se déplacer à une fontaine pour faire le plein; autant de facteurs favorisant la dé- pression étudiante, l’U d’O devrait avoir honte!

Revue de presse universitaire

Catherine Cimon

avoir honte! Revue de presse universitaire Catherine Cimon Une étudiante à la rue à la suite

Une étudiante à la rue à la suite d’un incendie The Eyeopener

Quand elle a entendu l’alarme sonner, le 24 septembre dernier, dans la tour d’appar- tements du centre-ville de Toronto où elle habite, Khadija Boulaftali, étudiante à l’Uni- versité Ryerson, n’a pas tout de suite compris que ce n’était pas une fausse alerte comme à l’habitude. Lorsqu’elle a regardé de son balcon pour voir ce qui ce passait, elle a constaté que les flammes étaient bien réelles et qu’elle devait impérativement sortir de l’immeuble. Khadija se retrouve donc temporairement à la rue sans savoir quand il lui sera possible de récupérer ses effets personnels. L’étudiante se retrouve d’un coup désorientée et, comme elle

l’affirme, sans qu’aucune ressource ne lui soit proposée pour l’aider, sans que personne ne puisse la prendre sous son aile pour lui dire ce qui se passe dorénavant : « Les vêtements que je portais, c’est tout ce que j’ai. On a besoin de pièces d’identité, d’argent, de vêtements de rechange. Non, ils [n’ont laissé] personne re- tourner en haut. » Outre Khadija, environ 1700 personnes ont été évacuées. Une dizaine de personnes ont dû être traitées après avoir été incommodées par la chaleur, et au moins 14 ont été hospitali- sées, dont deux enfants et un bébé d’un mois.

Que dirait David Suzuki dans son dernier discours? The Gateway

L’environnementaliste émérite David Suzu- ki croit que la façon dont la société actuelle voit le monde mène celle-ci irrémédiablement vers un avenir non viable. En effet, David Suziki, de passage à l’Uni- versité de l’Alberta, a donné une conférence devant un auditoire de plus de 700 personnes sur les humains et leur non-compréhension de la manière dont leurs actes se répercutent de façon définitive sur la nature. Le scientifique de renom a donc fait valoir au public sa théorie selon laquelle la société actuelle vit dans l’illusion que l’économie va continuer de grandir et de prendre de l’expan- sion pour toujours. Il a entre autres poursuivi en critiquant la façon dont les économistes perçoivent l’environnement. Selon lui, on ne peut voir l’environnement comme une exter- nalité puisqu’elle fait partie de la vie, qu’elle

est la vie, et non une composante à part du système économique qui ne doit être prise en compte que de manière satellite. Finalement, Suzuki a précisé qu’une des raisons qui, selon lui, faisait des humains ac- tuels des êtres aussi détachés de la nature, est que la plupart d’entre eux vivent maintenant dans des villes et que, de ce fait, ils ne se re- trouvent plus en contact direct avec elle; ils s’en sont détachés.

Une campagne anti-frais de scolarité à l’Université Concordia The Link

Adrien Severyns, vice-président à l’ex- terne du syndicat étudiant du premier cycle de l’Université Concordia, de concert avec l’association des étudiants de deuxième et troisième cycles et Free Education Montreal, encourageait les étudiants à ne payer que 1 $ de leur facture avant la date limite du 30 sep- tembre afin de lancer le message à la rectrice de l’établissement, Judith Woodsworth, de ne pas augmenter les frais de scolarité. Effectivement, le groupe Free Education Montreal croit que l’éducation n’est pas un privilège, mais bien un droit, et que c’est pour cette raison qu’on doit sensibiliser les étudiants québécois aux conséquences du dégel des frais de scolarité entré en vigueur en février dernier après 14 années de stabi- lité. De plus, le groupe a fait circuler une péti- tion demandant à l’Université de rembourser les étudiants internationaux, qui ont subi des hausses non annoncées de leurs frais de scola- rité atteignant parfois 50 %.

il était une fois…

À pareille date, il n’y a de cela pas si longtemps, La Rotonde rapportait :

Le 4 octobre 1966 : La Rotonde rappor- tait que de fortes pressions avaient été faites à la cafétéria de l’U d’O pour que cette dernière hausse la qualité de la nourriture servie. L’ar- ticle insistait sur le mécontentement croissant des étudiants par rapport aux repas servis et citait entre autres un étudiant insatisfait : « Si au moins la qualité de leur gibelotte était pro- portionnelle au prix demandé! » Le 16 octobre 1967 : Gérald Tremblay, actuel maire de Montréal, fit un scandale à la réunion du conseil d’administration de l’AGEUO (ancienne FEUO), en s’exprimant fortement contre la hausse du salaire du pré- sident du syndicat étudiant, Alphonse Moris- sette, à 50 $ par semaine. Tremblay qui occu- pait à l’époque les fonctions de représentant des étudiants de la Faculté de droit, s’écria notamment, dans un élan de colère : « On n’é pas en pays communiste, icitte! » Le 2 octobre 1984 : Les équipes de La Rotonde et du Fulcrum eurent une bien mauvaise surprise en arrivant sur le cam- pus puisque tous les exemplaires fraîche- ment imprimés de leur plus récente édi- tion avaient été dérobés par des individus ayant trouvé le moyen d’emporter hors des limites de l’Université plus de 6000 copies du Fulcrum et environ 4000 de La Ro- tonde. Le 3 octobre 1995 : « Québécois, vo- tez! » C’est le titre d’une annonce parue dans La Rotonde pour inciter les étudiants québécois à aller voter le 30 octobre 1995, jour du grand référendum sur l’indépen- dance du Québec. L’annonce incluait la marche à suivre et les documents à appor- ter pour exercer son droit de vote le jour venu.

L es Publications La Rotonde inc. convient tous les étudiants à une Assemblée générale extraordinaire
L es Publications La Rotonde inc.
convient tous les étudiants à une
Assemblée générale extraordinaire
le lundi 4 octobre 2010 à 18 h, à
l’auditorium des Anciens du Centre
universitaire.
À l’ordre du jour : présentation, discussion et adoption des Statuts et
règlements de La Rotonde.
Les Statuts et règlements sont un document essentiel au bon fonctionnement
des affaires de La Rotonde. Le document, qui a nécessité plus de deux ans de
travail, est accessible sur le site Internet, larotonde.ca. Les étudiants sont invités
à le lire avant l’AGE et à proposer leurs commentaires, qui seront ensuite soumis
à l’Assemblée.

le 4 octobre 2010

Catherine Dib culture@larotonde.ca

Arts et culture

théâtre

Catherine Dib culture@larotonde.ca Arts et culture théâtre Les Justes d’une justesse aride Marie-Pier Delisle et

Les Justes d’une justesse aride

Marie-Pier Delisle et Xavier Lemyre

L ’année 2010 a débuté avec le 50 e anniversaire de la mort d’Albert Camus, écrivain et

philosophe français dont les œuvres littéraires conservent incontestable- ment un caractère d’actualité. Le Théâtre français du Centre national des Arts proposait, du 28 septem- bre au 2 octobre, Les Justes, pièce révolutionnaire de Camus, mise en scène par Stanislas Nordey. Celle-ci se déroule dans la Russie tsariste de la fin du xix e siècle, dans un apparte- ment occupé par un groupe terror- iste socialiste luttant pour la libéra- tion du peuple. En contraste avec Jean-Paul Sar- tre ou tout auteur de théâtre ab- surde de l’époque d’après-guerre, tel Ionesco ou Beckett, dont les œuvres sont empreintes d’un imaginaire parfois irréaliste, parfois aventuri- er, même fantastique, Camus part- age, à travers Les Justes, un théâtre calme, modeste et réflexif. La pièce se déroule dans une certaine len- teur, privilégiant la profondeur idéologique, émotionnelle du ques- tionnement, plutôt que l’action. La pièce est construite sur des fondements moraux questionnant la légitimité du meurtre d’un être oppresseur qui gouverne d’une main de fer les classes inférieures de la société. Ici, les personnages se retrouvent en plein dilemme : est-il

Courtoisie du Centre national des Arts
Courtoisie du Centre national des Arts

Dans un décor stérile et une atmosphère dénudée, la pièce Les Justes invite à l’introspection.

légitime de porter atteinte à la vie de jeunes enfants, dans la possibil- ité où le meurtre de l’agent coercitif puisse être effectif? D’une part, il est avancé que toute mesure, aussi vio- lente, terrorisante, dommageable qu’elle puisse être, est nécessaire dans le but d’atteindre un optimum social. Cette opinion n’est toutefois pas partagée par tous les membres de l’organisation, certains d’entre eux croyant qu’il existe une limite

à la violence et

que celle-ci, si excessive, incit- erait le peuple à se révolter et se- rait contre-pro- ductive. Ainsi, Camus transfère l’essentiel de ses idées dans un

discours simple et percutant. Ce même discours, reproduit par les comédiens, revêt cette détermi- nation fataliste paradoxalement à un débit d’élocution froid et déclama- toire qui permet la compréhension des émotions profondément com- plexes que l’auteur – et le metteur en scène, de par l’interprétation qu’il en fait – souhaitait véhiculer. Le jeu des comédiens démontre une com- préhension du texte, une efficacité de lacommunicationinterpersonnelleet professionnelle d’une expression po- sée ou effervescente, adéquatement appliquée à l’évolution de la pièce,

à son essence. Le décor témoigne également, de par sa stérilité, de cette intention favorisant l’introspection du spectateur confronté à une at- mosphère dénudée de tout artifice, imposant un questionnement qui se veut universel, hors de tout con- texte historique : le meurtre peut-il atteindre un statut légitime? Les réponses à cette question ne seront point découvertes dans le discours, le décor ou le jeu des acteurs, mais inévitablement à

l’intérieur de soi, là où une violente lutte morale éclate entre des valeurs antagonistes qui amèneront cha- cun à cette réflex- ion sartrienne :

l’existentialisme

tend-il vers un certain humanisme? Ainsi, la pièce est déconseillée aux enfants et aux jeunes, en général, puisqu’elle exige un capital intellec- tuel préalable à sa compréhension, qui pourrait exiger un effort de con- centration inutile. Par contre, à des fins initiatiques ou exploratoires aux œuvres philosophiques, littéraires et théâtrales d’Albert Camus, tous sont invités à découvrir l’homme qui se cache derrière Les justes, dont la représentation au Centre national des Arts fut une provocation effi- cace au cadre normatif identitaire de chacun.

La pièce se déroule dans une certaine lenteur, privilégiant la profondeur idéologique, émotionnelle du questionnement, plutôt que l’action.

ConCert

Oratorio 101

Jean-Thomas Tremblay

Alors que le monde entier a les yeux rivés sur le Metropolitan Opera de New York, qui présente ces jours-ci Das Rheingold, de Richard Wagner, dans une mise en scène révolution- naire de Robert Lepage, une vérita- ble vague de fraîcheur prend d’as- saut l’univers souvent méconnu de l’opéra. De leur côté, de jeunes chefs d’orchestre tels Yannick Nézet-Sé- guin atteignent une notoriété qui leur permet de communiquer effi- cacement leur passion pour certains des plus grands airs jamais compo- sés, rendant ces derniers accessibles à un public autrement néophyte. Cette révolution s’opère également à l’U d’O, où sera bientôt présentée Une soirée à l’oratorio, que De- nis Lawlor, instigateur du projet,

Photo libre de droit
Photo libre de droit

décrit comme « un amalgame des morceaux qui mettent le mieux en valeur les voix de haut calibre des étudiants de l’École de musique de l’U d’O ».

Des mélomanes passionnés

Rencontrés par La Rotonde à une dizaine de jours de la présentation de l’oratorio, Isabelle Lacroix, pré- sentement étudiante à la maîtrise, et Denis Lawlor, diplômé, se font loquaces quant à la motivation qui les pousse à s’engager dans un pro- jet parascolaire exigeant une telle quantité de travail bénévole. Ainsi, à Ottawa, les opportunités d’offrir une performance vocale sous la forme d’un oratoire sont extrême- ment rares. Désirant tous deux évo- luer sur le circuit quelque peu limité

du chant lyrique, M me Lacroix et M. Lawlor considèrent essentiel de saisir toutes les occasions qui leur permettent de développer leur art, qui plus est, dans un cadre offrant la possibilité de travailler avec un répertoire de si haut calibre. Ils in- sistent sur le caractère exceptionnel de ce concert qui, au lieu d’imposer aux spectateurs la longue et par- fois laborieuse écoute du Messie de Haendel ou du Requiem de Mozart, concentre l’essence de ces œuvres dans un contexte cohérent.

Programme de qualité

Les deux porte-étendards de l’évé- nement n’ont que de bons mots pour l’École de musique de l’U d’O, dont sont issus la presque totalité des huit solistes du concert, à titre d’étudiants,

d’anciens, ou de professeurs. Des pé- dagogues de renommée internatio- nale, tels Daniel Taylor, ont contribué

à la création d’un climat d’appren-

tissage misant sur la rigueur vocale et maximisant les opportunités de performance publique. Au terme de ce projet, les solistes vivent une ex-

périence humaine dont les répercus- sions se font sentir dans l’unité qui règne au sein de l’École de musique. Jean Desmarais, professeur et pianis- te émérite qui agira comme maître de cérémonie, ne cache pas son enthou- siasme par rapport aux jeunes prodi- ges qu’il chapeaute avec fierté.

Briser les stéréotypes

« J’aimerais que la population étu- diante vienne au concert afin de don- ner une chance à la musique lyrique »,

indique Denis Lawlor, sans cacher son optimisme par rapport au projet. Il ajoute que « c’est en éliminant les

préconceptions de la musique lyrique inculquées par les dessins animés et la culture populaire qu’il sera possible d’apprécier pleinement cet art sous- estimé et méconnu ». L’invitation est lancée! Une soirée à l’oratorio, qui intègre des éléments des styles baroque, clas- sique et romantique, sera présentée le vendredi 8 octobre à 19 h 30, à la chapelle du pavillon Tabaret. Riche en musique, le concert est accessible à tous, peu importe la langue mater- nelle. Les billets sont en vente dès maintenant au coût de 20 $ chez les détaillants Compact Music et Leading Note. Il sera aussi possible de s’en procurer à la porte le soir de la repré- sentation.

Arts et culture

le 4 octobre 2010

Débat amazonien En plus du lecteur de livres électroniques Kindle, Amazon désire étendre son empire
Débat amazonien
En plus du lecteur de livres électroniques Kindle, Amazon désire étendre
son empire au Canada en lançant un entrepôt au pays. La question était
mitigée et en a poussé plusieurs à réclamer du gouvernement une mesure
protectionniste à cet égard par souci de protéger la culture identitaire du
Canada. Le débat est encore en cours, l’entrepôt n’ayant pas encore été
ouvert.
Exemption de taxe provinciale pour encourager le livre
Au Canada, comme dans la majorité des pays, aucune taxe provinciale ne
s’applique à l’achat de livres. Il s’agit d’une loi provinciale et la majorité
des provinces la pratique, de même que d’autres pays. En France par
exemple, la taxe est réduite de 19 % à 5 % du prix.

Dossier Librairies

Souvent démonisée, la librairie à grande surface se fait de plus en plus populaire, certains profit de ces compagnies. Depuis les années 1970, le petit commerce du livre reçoit des coups géants spécialisés – Chapters, Archambault, Renaud-Bray –, incitant plusieurs libraires à comme tout autre achat quotidien, représente non seulement un choix économique, mais une logique de mondialisation, où même le livre est assujetti jusqu’à la moelle de sa reliure portrait d’une compétition que plusieurs craignent déjà perdue.

Librairies indépendantes

Bouquiner local

Depuis quelques années, beaucoup de librai- ries ferment face aux défis auxquels elles sont confrontées. Quels sont ces défis et que reste- t-il du bouquinage à l’ancienne? Après tout, les clients voient divers avantages à acheter les livres en français au niveau local : le degré d’expertise et la qualité du service, qui, souvent, ne peuvent être égalés par les concurrents de plus grande taille. Pour ce faire, un portrait des librairies de la région est de mise afin de connaître plus pro- fondément ces réalités qui les côtoient.

Librairie du Soleil

La Librairie du Soleil compte parmi les quelques librairies indépendantes franco-

Québec », affirme Caroline Boivin, assis- tante-gérante de la Librairie. Jean-Philip Guy, gérant, ajoute : « Nous faisons beaucoup de commandes spéciales, et nous sommes toujours en contact avec des fournisseurs francophones, ce qui rend notre service beaucoup plus spécialisé. »

Agora

Située tout près du campus, la librairie Agora est également une option attrayante, puisqu’elle est un commerce essentielle- ment étudiant qui a pour but d’offrir aux clients les plus bas prix possible. La cotisation de 9 $ par semestre par étudiant contribue au soutien de ce maga- sin. Avant l’arrivée de l’Agora, le prix des

Le marché du livre : se
Le marché du livre : se

phones de la région et dessert la clientèle recherchant des livres, des ressources pé- dagogiques ainsi qu’une grande variété de littérature ciblant la population étudiante. L’un des objectifs de la Librairie du So- leil consiste à offrir un éventail de choix en matière littéraire francophone, et à per- mettre ainsi l’accès à la littérature dans sa langue originale. On retrouve, d’une part, des auteurs canadiens et franco-ontariens, et, d’autre part, des auteurs étrangers issus de la francophonie. De plus, la Librairie du Soleil expédie des livres à Toronto afin de répondre à la demande de la communauté francophone de la ville reine, maintenant dépourvue de librairie française depuis la fermeture de la Librairie Champlain en 2009. « La Librairie du Soleil, c’est promouvoir la littérature francophone où le français est minoritaire. C’est important pour nous que les gens soient conscients que la littérature francophone n’est pas juste présente au

livres, à la librairie universitaire gérée par la compagnie états-unienne Follet, était d’environ 15 % supérieur au prix suggéré. La librairie universitaire a donc dû ajuster ses prix par rapport au taux concurrentiel de l’Agora, qui est de 7 % inférieur au prix suggéré.

Soutien du personnel universitaire

Certains professeurs sont fiers d’appuyer les librairies indépendantes, et certains d’entre eux sont depuis plusieurs années de fidèles clients de ces librairies dites alterna- tives. Parfois, l’offre de commande est ini- tiée par les professeurs mêmes, mais la plu- part du temps, les librairies doivent se fier au bouche à oreille afin d’informer le corps professoral des alternatives pour leurs com- mandes de livres. En effet, la compagnie Follet détient le monopole de la publicité libraire sur campus.

Finalement, il faudrait se demander si le débat se résume à la petite librairie contre la grande

Encore doit-on souligner l’arrivée tapageuse du livre numérique.

étant présentement en transition avec tous ces bouillonnements internes qui le brûlent. acteurs régissant la question étant imprévisible et sujette à fluctuation. Alors que les petites concurrentiels, nos choix pèsent plus que jamais dans la balance.

devrait être mise à l’avant

le 4 octobre 2010

Arts et culture

clamant à la démocratisation du livre et d’autres déplorant la perte des librairies d’antan au herculéens par la concurrence des hypermarchés – Costco, Wal-Mart et compagnie – et des mettre la clé sous la porte. Acheter Platon ou bien Molière dans une des ces grandes surfaces, également un choix politique qui peut avoir des conséquences beaucoup plus graves dans aux lois commerciales capitalistes. Catherine Dib et Sara Pedroso tracent le

Librairies à grande surface

Quand le livre se démocratise

Contrairement à la croyance populaire, nous sommes témoins d’une hausse de vente de livres depuis les dernières années. Ce fait surprenant est dû à l’apparition du bouquin chez Costco et compagnie, sans oublier les cyberlibrairies comme Amazon. L’apparition de titres « vedettes » popularisés par les mé- dias accessibles à tous, tels Twilight ou encore Millenium, attire les lecteurs vers cet objet mystifié que le public relègue trop souvent au champ pour « intellos ». Ainsi, la croissance est aussi attribuable à ces best-sellers. Bien que blâmée pour la détresse de la pe- tite librairie, la vente de livres dans les hyper- marchés possède ses avantages : « C’est quel- que peu une conception simpliste de la réalité

Les compagnies Archambault et Chapters donnent quelque peu dans le même ton par leur gargantuesque section débordante de bibelots et d’objets liés de près ou de loin à la papeterie. Il faut souligner que l’apparition de ces produits sur le marché est plutôt une manière de s’adap- ter à la demande changeante du public, selon les dires de M. Renaud. Depuis l’apparition d’un certain internet, la clientèle se fait beaucoup plus volatile, ayant pris conscience du large éventail de livres existants de par le monde. « Les de- mandes sont plus disparates, il faut donc plus de diversité », précise le directeur commercial.

La petite librairie trépassée?

Indigo, avec 246 magasins au Canada, en- vahit le marché sous de multiples noms, ayant

démarquer pour survivre
démarquer pour survivre

que d’analyser le phénomène de ces ventes réalisées dans le Wal-Mart comme désavan- tageant la petite compagnie, commente Blaise Renaud, directeur commercial de Renaud- Bray. Les habitudes de consommation de ce côté-ci de l’océan divergent grandement et les gens achetant à ces endroits ne le feraient pas nécessairement dans une librairie. »

Adaptation à un public en mutation

On pointe généralement du doigt ces librai- ries, sous toutes leurs formes, qui détiennent de plus en plus des sections dites « hors su- jet ». Toutefois, précise M. Renaud, ce phé- nomène permet d’approcher la librairie sous un autre angle : « Les librairies deviennent accessibles. En tant que chaîne, [Renaud- Bray] ne vend pas exclusivement des livres. Plus de 30 % de nos ventes sont issues d’élé- ments accessoires. » C’est un concept qui a été introduit durant les années 1980 et il y a eu croissance dans le secteur depuis.

par exemple acquis Chapters en 2001, leur plus gros concurrent à l’époque. Cette situation n’est nullement rare, bonne majorité des petites li- brairies ayant été englouties ou ayant battu en retraite. Plus précisément, c’est souvent une question d’adaptation, comme mentionné pré- cédemment, ou le petit libraire a une certaine difficulté à gérer ses finances et son commerce devient impossible à rentabiliser sans une cer- taine stratégie de marketing. Ainsi, bien des libraires se retrouvent sur le carreau, ayant fidélisé une clientèle quelque peu limitée qui se compose souvent d’amis du pro- priétaire. M. Renaud connaît le phénomène :

« Ce sont en général des libraires ayant acquis de l’expérience sur le terrain et ouvert leur marché pour la passion de la littérature. Ainsi, une fois qu’ils quittent leur commerce, leur expérience part avec eux. La place ne peut pas s’autogérer et il faut trouver un acheteur. » On peut considé- rer que quoique certaines boutiques céderont le pas, d’autres s’adapteront à la demande, à l’ins- tar de la Librairie du Soleil.

compagnie… ou si ce serait plutôt la question de la popularisation du livre en tant que tel qui Bref, bien des éléments demeurent dans l’ombre, le portrait clair-obscur du marché du livre « Seul le temps nous le dira » : c’est tout ce qui peut être lancé pour l’instant, la réaction des librairies indépendantes ferment petit à petit, et que les grandes surfaces offrent des prix

Un soutien artificiel, mais efficace Au Québec, une loi contraint les bibliothèques publiques à se
Un soutien artificiel, mais efficace
Au Québec, une loi contraint les bibliothèques publiques à se procurer
leurs livres auprès de librairies québécoises. Cette obligation se limite à la
province et soutient en quelque sorte artificiellement le marché quelque
peu restreint des libraires québécois en lui assurant un revenu. Il y a
plusieurs années, le débat faisait rage en Ontario pour doter la province
d’une loi semblable, mais sans que les discussions n’aboutissent à une
quelconque règlementation en la matière.
La loi Lang en France
Une loi française, nommée « loi Lang », instaure un prix unique du
livre dans toutes les librairies, limitant la concurrence entre celles-ci
et protégeant le petit libraire. Le vendeur peut toutefois proposer une
réduction du prix allant jusqu’à 5 %. Cette loi n’est pas prise en compte
pour le livre en solde ou usagé. Au Canada, bien des gens du milieu du
livre réclament une telle loi.

Arts et culture

le 4 octobre 2010

séminaire

Cure de désabrutissement avec Chuck D

Photo de Mark Colletti
Photo de Mark Colletti

Chuck D, de passage à l’U d’O, a invité les étudiants à soutenir leurs opinions face à l’adversité.

Philippe Pépin

Les nostalgiques de la vieille scène rap américaine ont pu se régaler, le 28 septembre dernier, lorsque le co- fondateur du groupe Public Enemy, Chuck D (Carlton Douglas Riden- hour) est venu à l’U d’O présenter un séminaire sur le thème « Le rap, la race et la réalité ». Ce personnage haut en couleurs a rappelé l’impor- tance du discours engagé dans la musique, et a prononcé une allocu- tion appréciable de portée générale visant principalement à inciter les jeunes à préserver un œil critique sur la société, et surtout à soutenir leurs opinions face à l’adversité. Awad Ebrahim, professeur très funk de l’U d’O, a présenté l’invité de marque, Chuck D, non sans lan- cer quelques lignes sur son amour pour cette variété de musique : « Le hip-hop, c’est ce qu’on est; le rap, c’est ce qu’on fait! » Il a expliqué qu’il existe un « hip-hop béton, cri- tique du hip-hop populaire », c’est- à-dire du « rap contre la stupidité » et a conclu en envoyant une petite critique du système de santé améri- cain. Chuck D a enfin fait son appari- tion, lançant à la fois vers, messages et critiques, et a illustré son opi-

nion sur quelques points qui, selon lui, sont primordiaux à prendre en compte pour tout étudiant qui se respecte. Voici un bref résumé de ses réparties stylisées se prêtant au registre du rap, mais s’appliquant au monde universitaire. « Whenever I come to Canada I feel like I need an IQ rehab » (« chaque fois que je viens au Ca- nada, c’est comme si j’avais besoin d’une cure de désabrutissement »). Avec ces paroles, l’invité comparait ainsi le système d’éducation, de santé et autres entre le Canada et les États-Unis. Chuck D a soutenu que le Canada a développé un très bon système, mais qu’il ne faut jamais baisser les bras, car la médiocrité n’est jamais très loin. « Pimp yo mind, avoid dumbas- sification » (« mise sur ton intel- ligence, évite l’abrutissement »). Le discours mal informé, souvent clamé tout haut, ne doit jamais im- poser le silence à l’opinion de l’étu- diant, a expliqué Chuck D. Hors campus, beaucoup de gens ne sont malheureusement pas conscienti- sés, selon lui, et la pire attitude à prendre à cet égard serait l’indiffé- rence. Les études coûtent cher, et gaspiller ce capital intellectuel se- rait un vrai gâchis; le bon étudiant

se doit, toujours selon l’invité, de ne pas reculer devant le discours de la désinformation. « Death to those weapons of mass distraction » (« mort aux armes de distraction massive »). Marié à une enseignante, Chuck D entend beau- coup parler des nouveaux phéno- mènes que sont le Smartphone et le Blackberry. Par cette déclaration, il a dit se référer à ces gadgets permettant à l’étudiant moderne de consulter ses courriels ou l’état de son réseau social en ligne en tout lieu et en tout temps et ce, au détriment de sa réussite scolaire. Chuck a illustré la situation comme suit : « Imaginez que vous achetez une voiture à 10 000 $ et que vous vous faites avoir, vous seriez fâchés! Pour en revenir à votre édu- cation, allez-vous laisser ces gadgets vous empêcher d’en avoir pour votre argent? Je ne pense pas! » Bref, le rap peut encore apporter quelques solutions et un message social pertinent. Il faut simplement savoir l’utiliser à bon escient, tel que mentionné par Chuck D, qui a remis en question les messages envoyés par Dr. Dre et quelques-uns de ses disci- ples. Il faut savoir brasser les idées, faire entendre sa voix, et ne jamais baisser les bras devant la fermeture d’esprit.

Université d’Ottawa

Conférence

Equality or Barbarism? Ed Broadbent Le jeudi 14 octobre à 20 h Auditorium des anciens
Equality or Barbarism?
Ed Broadbent
Le jeudi 14 octobre à 20 h
Auditorium des anciens
Centre universitaire Jock-Turcot
85, rue Université
RSVP en ligne à
www.recteur.uOttawa.ca
Le nombre de places est limité.
Renseignements : 613-562-5111
Conférence en anglais
Renseignements : 613-562-5111 Conférence en anglais Conférence en études canadiennes Charles R. Bronfman 1 2

Conférence en études canadiennes Charles R. Bronfman

en anglais Conférence en études canadiennes Charles R. Bronfman 1 2 • www.larotonde.ca culture@larotonde.ca

le 4 octobre 2010

Arts et culture

Mots à maux

Les librairies se cachent pour mourir

Catherine Dib Chef de pupitre Arts et culture culture@larotonde.ca
Catherine Dib
Chef de pupitre Arts et culture
culture@larotonde.ca

Étudiants plein d’idéalisme que nous sommes, nous nous disons prêts à participer au « vrai monde », où nous souhaitons esquisser l’utopie égalitaire de notre pinceau proto-académique. Nous achetons notre café équitable et nos produits fabriqués par les artisans locaux, un sourire de citoyen du monde aux lèvres. Tout du moins, voilà comment nous appréhendons plus que souvent la bulle universitaire. Cepen- dant, ne vous emballez pas, mes canards, la ré- alité percute avec ses sourdes fourberies et sa grande faucheuse du capitalisme, contrastant avec nos doux espoirs ouatés. Adieu, rêve marx- iste de Câlinours; bonjour, le dilemme. Le prix des produits se réclamant avantageux pour la Terre et bénéfiques pour la société ne le sont pas nécessairement pour notre budget serré d’étudiants éternellement déchirés entre la lé- gèreté de la conscience et celle du portefeuille. Acheter philanthropiquement ou pragma- tiquement? Dossier ayant été approfondi cette semaine, la librairie se trouve au cœur du dilemme pour chacun de nous. Le livre, peu importe l’endroit et le montant de notre achat, garde le même contenu et, souvent, le même contenant. Ainsi, on peut trouver la pseudo- philosophie questionnable de Paulo Coelho ou les exquises ritournelles de Milan Kundera tant au gigantesque Chapters que dans la conviviale tendresse de votre librairie du coin, sans parler de ce cher Costco. D’une part, nous souhaitons contribuer au bien-être du petit libraire, et de l’autre, les prix alléchants de la grande chaîne nous narguent. Pour autant que je veuille faire face à la dure ré- alité, je ne peux me résoudre à faire mon deuil du livre spécialement mitonné par mon dévoué libraire. Le concept de la gentille librairie de quartier qui connaît sa clientèle comme le fond de sa poche est la Madeleine proustienne d’une époque maintenant révolue. Terrassée mon- strueusement par les librairies à grande sur- face, la petite ou moyenne entreprise devient une denrée relevant du chimérique. Par ailleurs, le pure concept du libraire en- trevu dans les pages de L’ombre du vent, de Carlos Ruis Zafón (oui, je me permets de rêver, comme tout le monde), a disparu lui aussi au profit du commis à la vente. Le marché nord- américain, après tout, tel que Blaise Renaud l’a mentionné, a des habitudes de consommation orientées vers l’efficacité – plus de caviar pour notre huard, quoi. Ainsi, on a beau dénoncer le blasphème culturel commis par les grandes compagnies telles que Costco, les gens qui achètent des livres à ces endroits ne feraient pas nécessairement le détour dans une librairie pour le même dessein. Bref, le dilemme ne se limite plus à nous, étu- diants, mais à la société occidentale dans son ensemble. À l’époque des fourmillants glan- deurs que nous sommes, dur dur de tourner la page de nos délicats doigts de fée – va pour l’e-book, l’iPad et autres mots-valises branchés; dur dur de dénicher un livre original, le public tendant vers notre culture pop générique et les magasins répondant à la demande – va pour le surpuissant Mange, prie, aime acheté au carre- four d’un Wal-Mart. C’est à se demander si c’est la main invisible démonisée du marché d’Adam Smith ou la société déplorable qui est l’élément à changer.

teChnoLogie

La fin de l’ère du livre imprimé?

Vanessa Dion-Lirette

Ces dernières années, avec l’essor du livre numé- rique qui permet de traîner avec soi des milliers d’œuvres littéraires, on sent monter un vent d’in- quiétude qui entraîne de nombreux questionne- ments dans le domaine de la chaîne du livre, tout en piquant la curiosité des lecteurs.

Nouvelles technologies, nouveaux problèmes

afin d’éviter le piratage de livres, qui pourrait nuire aux droits d’auteur? Qui contrôlera les contenus? Y a-t-il un danger de censure? Pour cette dernière question, Jean Yelle fait référence au géant Apple, qui ne voulait pas offrir certai- nes œuvres qu’il jugeait trop érotiques. En effet, la firme de Steve Jobs interdit les applications pouvant être considérées comme douteuses, donnant du fil à retordre pour la visibilité de cer- taines œuvres, telles que des BD franco-belges où les femmes un tantinet dévêtues sont mon- naie courante.

La Rotonde s’est entretenue avec Jean Yelle, directeur des opérations aux imprimeries Gau- vin, qui suit le dossier du livre numérique depuis des mois. L’opinion de ce dernier quant à l’ave- nir du livre papier reste très optimiste puisque, d’après lui, sa disparition est très peu probable. Il admet tout de même qu’avec les dernières avan- cées, il semble y avoir de nombreuses incertitu- des. Sera-t-il difficile d’instaurer des politiques

Une solution plus écolo ou économe?

De nombreux étudiants seraient tentés d’aller vers le numérique pour la sauvegarde du papier. Une question se pose : peut-on vraiment dire que

les nouvelles technologies sont plus écologiques? Pas d’après M. Yelle, qui admet quand même, avec un brin d’humour, que « l’industrie du pa- pier a mauvaise p r e s s e pré - sente - ment ». Il se dé- fend en

mention-

nant avec fierté que tous les livres de Gauvin sont imprimés sur du pa-

pier 100 % recyclé certifié par le Forest Stewardship Council. Si les avantages écologi- ques sont facilement dis- cutables, les avantages économiques demeu- rent importants. Ad- mettons q u ’ u n e

person-

ne vou-

Illusitration de Mark Colletti
Illusitration de Mark Colletti

L’avenir du livre : numérique ou

sur papier?

drait se procurer trois bouquins : Alice au pays des merveilles, de Lewis Carroll, The Lost Sym- bol, de Dan Brown, et La République, de Platon. Au total, l’acheteur déboursera presque le tri- ple pour l’acquisition des versions papier (soit 31,63 $, contre 10,98 $ pour les versions électro- niques). La raison de cet écart considérable est que plusieurs œuvres sont offertes gratuitement sur le web, car chez nos voisins du sud, tous les livres parus avant 1923 sont libres de droits tan- dis qu’au Canada, c’est 50 ans après la mort de l’auteur qu’ils le deviennent. Par contre, la différence de prix pour les livres plus récents est étonnamment faible. D’après M. Yelle, cette mince différence serait attribua- ble aux coûts exorbitants que nécessitent la créa- tion et l’entretien des sites qui vendent ces livres virtuels.

Un objet sacré pour le lecteur

Toutes les personnes interviewées s’entendent sur un point : l’attachement émotionnel des lec- teurs à leurs bouquins. Jean Yelle estime qu’« un livre, c’est un objet multisensoriel. Il a une odeur, une texture, un début, une fin… » Pour lui, le li- vre numérique ne pourra jamais remplacer cela. Le point de vue des étudiants corrobore cette déclaration. Myriam Benzakour, étudiante en études des conflits et droits humains à l’U d’O, insiste sur le fait que « certaines personnes ont besoin de voir sur papier ce qui se passe, surtout si elles font de la lecture active ». Daniel Spence, qui étudie dans le même programme, avoue également sa préférence pour les reliures, mais estime qu’un jour, le numérique remplacera pro- bablement le papier. Bref, le livre numérique est encore jeune et place le lecteur et les gens du milieu dans le brouillard. Il n’en reste pas moins que cette avancée technologique représente un défi de taille et apportera innovations et améliorations à la chaîne du livre actuel. Il relance aussi un vieux débat : les nouvelles technologies doivent-elles nécessairement remplacer les anciennes?

Littérature

Lumière sur la crise d’octobre

Nedggy Mauricin

Chaque année, le Département de français de l’U d’O accueille un écrivain en résidence et cet automne, Louis Hamelin, auteur du récent roman à succès La constellation du Lynx, est celui qui a été sélectionné. Les écrivains en résidence ont quelques res- ponsabilités : être à la disposition des autres professeurs, répondre aux questions des étu- diants et faire quelquefois des tournées de classes ou même donner des conférences. Hamelin donne un cours de création littéraire intitulé « La nouvelle de l’histoire à la pra- tique », qui fait un survol de l’histoire de la nouvelle. De plus, les étudiants qui assistent à ce cours écrivent leurs propres textes, une belle occasion pour eux de pratiquer leur écri- ture et d’être créatifs en rédigeant différentes nouvelles. Louis Hamelin est un écrivain québécois qui a plusieurs œuvres littéraires à son actif, dont des romans et un recueil de nouvelles. Il est né à Shawinigan, en Mauricie, et vit maintenant à Sherbrooke. Avant de devenir écrivain, Hamelin a obtenu un diplôme en biologie de l’Université McGill, puis une maî- trise en création littéraire de l’Université du Québec à Montréal. Il est passionné de littéra-

ture depuis sa tendre enfance. Lorsqu’il était enfant, il inventait des histoires et recopiait des passages de grands livres en y ajoutant ses propres pensées. Hamelin était un enfant solitaire qui préférait « plonger dans un grand roman de Jules Vernes plutôt que de faire par- tie de l’équipe de hockey ». Sa passion pour l’écriture l’a mené à écrire son premier roman, La rage, lorsqu’il était à l’université, ce qui lui a valu le prix du Gouverneur général en 1989. Le 21 septembre 2010, le nouveau roman de Louis Hamelin, La constellation du Lynx, est sorti en librairie. Cette œuvre littéraire déjà acclamée par plusieurs critiques aborde la si- tuation politique de 1970 au Québec. À cette époque, le Québec était ébranlé par la crise d’octobre où la politique était secouée par des enlèvements, des arrestations et l’événement culminant : la mort du ministre du Travail, Pierre Laporte. Le lien entre le titre La constellation du Lynx et la crise d’octobre, explique l’auteur, est que « le lynx est un animal qui est associé au mystère ». Derrière cette crise, il y a des moments de silence et des endroits qui n’ont pas été explorés; Hamelin affirme donc avoir écrit une fiction pour « questionner la vérité officielle et proposer [sa] vision des événe- ments ».

Hamelin mentionne par ailleurs que les médias anglophones comme le Toronto Star et CBC ont fait de grandes enquêtes journalis- tiques sur le sujet dans les années 1970 qui ont ébranlé la version officielle de la crise. Égale- ment, il propose une interprétation globale des événements, mais ne considère pas détenir la vérité absolue sur la crise. « La version offi- cielle est une fiction », déclare-t-il, justifiant son choix d’écriture. Les enlèvements poli- tiques, chose rarement vue en Amérique du Nord, se sont donc avérés un sujet de roman pertinent. Hamelin, voulait aussi montrer aux gens le fonctionnement de l’appareil policier, qu’il nomme « l’application des vieux trucs ». Cela consiste à « surveiller les criminels, les laisser passer à l’action et les arrêter lorsque le moment est opportun politiquement et mé- diatiquement », explique-t-il. Enfin, La constellation du Lynx paraît à l’occasion du 40 e anniversaire de la crise d’octobre. Ce roman peut être vu comme un dessin reliant simultanément les faits et les événements. Le livre est une manière pour le lectorat de questionner la vérité de cette crise et d’être critique à ce sujet. Finalement, Louis Hamelin offre une œuvre permettant au pu- blic de formuler ses propres jugements et in- terprétations sur la crise d’octobre 1970.

le 4 octobre 2010

Vincent Duquette sports@larotonde.ca

Sports

Volleyball féminin

Duquette sports@larotonde.ca Sports Volleyball féminin Un avant-goût de la saison de volleyball Photo de Anne

Un avant-goût de la saison de volleyball

Photo de Anne Danford Dussault
Photo de Anne Danford Dussault

La Classique pré-saison de la fin de semaine dernière a permis de tester la compatibilité des joueuses du Double G.

Meghann Dionne

L es Gee-Gees ont connu une fin de tournoi désolante contre l’Université Queen’s lors de la Classique pré-saison,

qui s’est déroulée la fin de semaine dernière

au pavillon Montpetit de l’U d’O. « Septembre

a bien commencé, a déclaré Ling Lee, leur en -

traîneur adjoint en chef. Ce tournoi pré-saison est très excitant, car il nous permet de tester la compatibilité de nos joueuses les unes avec les autres. C’est le meilleur moment pour connaî - tre les forces et les faiblesses de chacune pour mieux harmoniser les trios », a-t-il ajouté. Malgré tout, les Gees-Gees ont remporté trois matchs sur cinq lors de ce tournoi et la saison, qui débute à Toronto le 24 octobre, s’annonce des plus intéressantes.

Trois manches ont suffi à battre Acadia

Le Gris et Grenat était en pleine confiance, vendredi midi, lors des échauffements pour leur premier match de la fin de semaine

contre Acadia. C’est dans cet état d’esprit qu’il

a joué et gagné la première manche 26 à 24.

Les volleyeuses ont également gagné les deux manches suivantes, qui se sont terminées avec le pointage de 25-22.

Tess Edwards, capitaine et passeuse ve - dette de l’U d’O, a su garder ses coéquipières concentrées en appelant chacun de ses jeux. Elle a notamment marqué un point important lors du deuxième set : une passe arrière courte

à la joueuse de centre Kathryn Weihrer, qui

a déjoué la défense. Plusieurs fois, durant la

partie, Edwards a passé la troisième balle à ses attaquantes arrières Laura Carmanico et Karina Krueger-Schwanke pour ébranler le bloc d’Acadia. Les joueuses du Double G ont donné quelques points à l’adversaire avec des attaques à l’extérieur et des services manqués, mais en bout de ligne, elles s’en sont très bien sorties. En tout, elles ont joué cinq manches, ce qui a permis à l’entraîneur-chef Lionel Woods de donner du temps de jeu à ses re - crues.

Victoire en cinq contre Sherbrooke

Au cours de leur deuxième match du ven- dredi, les Gee-Gees ont eu besoin de cinq man- ches pour vaincre le Vert et Or de l’Université de Sherbrooke. Les deux premières manches, qui se sont respectivement terminées à 25-18 et à 25-20, ont été relativement faciles à rem- porter pour le Gris et Grenat. C’est lors du troisième set que l’Université de Sherbrooke est revenue en force. Alors qu’elles tiraient de l’arrière 11 à 15, les volleyeuses du Vert et Or ont rehaussé la qualité des échanges et ont rendu la tâche plus difficile aux Gee-Gees. El - les ont ainsi réussi à remonter le pointage à

25-22.

La victoire du quatrième set, qui s’est ter - miné 25 à 23, appartient aussi au Vert et Or. Lors de la cinquième manche, le niveau de jeu était à son meilleur : chacune des deux équi- pes a donné tout ce qu’elle avait pour déjouer l’adversaire et remporter la victoire. Il s’est agi de la manche la plus serrée depuis le début du tournoi. Au final, ce sont les Gee-Gees qui l’ont eue avec la marque de 15 à 13. Le dernier point a été compté par l’attaquante brésilien - ne Karina Krueger-Shwanke avec une frappe parallèle puissante.

Défaite contre McMaster

Les volleyeuses de l’U d’O ont connu leur première défaite de la journée samedi midi, contre les Marauders de l’Université McMas- ter. L’équipe du Double G a donné beaucoup de points gratuits à l’adversaire au cours de la première manche. L’entraîneur-chef Lio- nel Woods a dû prendre trois temps morts pour ressaisir ses joueuses et les remettre en confiance. Malgré tout, elles ont perdu la pre - mière manche 25 à 18. Le second set a aussi été remporté par McMaster avec un score final de 25-22. Durant la troisième manche, McMaster a été grandement ébranlé par la rapidité de jeu des Gee-Gees. Ces dernières ont remporté la manche haut la main par la

marque de 25 à 16. Finalement, la dernière manche s’est avérée décisive pour l’Université

McMaster : elle l’a emportée 25 à 18, ce qui lui

a permis de gagner le match 3-1.

Victoire in extremis contre York

Les Gee-Gees ont réussi à vaincre, de peine et de misère, les Lions de l’Université York, samedi soir, sur le court central du pavillon Montpetit. Ottawa a remporté le premier set à couteaux tirés de 28 à 26. Puis, tour à tour, les Lions et les Gees-Gees ont gagné un set cha - cun avec un pointage quasi identique, respec - tivement de 25-11 en faveur des Lions et 25-12 pour Ottawa. On a dû se rendre en cinquième set pour déterminer les grands vainqueurs de la partie : le Double G, avec une marque finale de 25-19.

Le match contre Queen’s fait une défaite et deux blessées

L’U d’O a terminé le tournoi pré-saison de la fin de semaine sur une note plutôt décevante, dimanche après-midi. Dès le début, Queen’s

a rapidement imposé son rythme de jeu au

Double G en prenant une avance de six points sur lui. Il a ensuite subi une remontée pénible pour finir sur un service manqué à 25-18. La deuxième manche a donné lieu au même scénario pour les Gee-Gees. En cours de rou - te, Lionel Woods a changé la passeuse Tess Edwards pour Christina Grail, ce qui ne s’est pas avéré la meilleure décision. Beaucoup d’erreurs se sont produites du côté du Gris et Grenat, déstabilisant l’équipe. Le deuxième set a pris fin à 25-17 pour Queen’s. Au cours du troisième set, les Gees-Gees ont su tirer bénéfice des erreurs défensives de leurs adversaires. C’est à la fin de cette man- che, à 23-19, qu’Edwards a effectué un retour

au jeu. Ce ne fut cependant pas suffisant pour aller chercher le troisième set. Elles ont perdu la manche 25 à 20. Le set s’est terminé atroce - ment sur une collision entre Tess Edwards et

la joueuse de centre Kayla Bell-Hammond.

Photo de Anne Danford Dussault
Photo de Anne Danford Dussault

Les Gee-Gees ont remporté trois matchs sur cinq lors du tournoi.

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le 4 octobre 2010

Sports

football

La saison parfaite prend fin

Jonathan Noël

On a eu droit à toute une surprise samedi dernier, à Toronto. Les Gee- Gees, toujours invaincus jusqu’à ce point et classés deuxièmes au Cana- da, affrontaient la formation toron - toise, qui n’avait, elle, qu’une seule victoire en quatre matchs. On peut donc qualifier la victoire de 40 à 35 des Varsity Blues comme la surprise de l’année jusqu’à maintenant dans

le football universitaire ontarien. Le

rêve d’une saison parfaite du Dou - ble G a subitement pris fin. Plusieurs joueurs se sont dé -

marqués malgré la défaite, notam - ment le quart-arrière étoile Bra - dley Sinopoli, qui a comptabilisé des gains de 451 verges par la voie des airs ainsi que 89 autres verges au sol. Quatre des 32 passes qu’il

a complétées ont eu comme résul -

tat final un touché. Sa cible favo - rite a été le receveur de quatrième année, Steven Hughes. Hughes a

capté 13 passes pour des gains de 127 verges en plus de trouver la zone des buts une fois. En défen - sive, le secondeur James McNau - ghton et le demi-défensif Chayce Elliot ont tous deux réussi neuf plaqués.

Trop peu, trop tard

Le Gris et Grenat a très bien commencé le match en inscrivant le premier majeur sur sa première possession offensive. Sinopoli a complété une passe de 44 verges à Matthew Bolduc pour procurer une avance de sept points aux visiteurs. L’Université de Toronto ne s’est pas

Les Ottaviens devaient trouver un

moyen de revenir dans le match.

laissé intimider par ce départ canon et a marqué deux touchés consé - cutifs, dont un sur une course de 105 verges d’Aaron Milton, pour se procurer une avance de sept points à la fin du premier quart. L’U d’O a aussitôt créé l’égalité lorsque Sino -

poli a rejoint Cyril Adjeitey dans la zone des buts. À la suite de ce touché, Jordan Schleltgen a donné une priorité de 14 points à l’équipe locale en ins - crivant deux majeurs sur des gains d’une et de deux verges respective - ment. Incapable de répliquer, Ot - tawa a dû se contenter de seulement un simple avant la fin de la demie. Les deux équipes rentraient donc

au vestiaire avec un pointage de 27-15 en faveur des Varsity Blues. Les Ottaviens devaient trouver un moyen de revenir dans le match et croyaient bien avoir réussi lorsque Franck Ngandui a porté le ballon sur une verge pour ramener son équipe à cinq points des hôtes. Pour la troisième fois du match, la formation torontoise ne s’est pas laissé intimider et a répliqué avec une poussé de 13 points consécutifs pour se forger une avance de 18 points. Avec seulement une minute à jouer et 18 points de retard, l’espoir n’était plus présent. Le Double G a tout de même inscrit deux autres majeurs par la voie des airs, mais c’était trop peu, trop tard. Il s’est finalement in- cliné par la marque de 40-35. Malgré cette défaite contre une équipe qui pouvait être jugée inof- fensive, les Gee-Gees sont toujours au premier rang de la section onta - rienne, en égalité avec les Mustangs de l’Université Western Ontario, qu’ils ont défaits au cours de la deuxième semaine d’activité. Ils se - ront également de retour à Ottawa pour le dernier droit de la saison ré- gulière. Ils affronteront les Golden Hawks de l’Université Wilfrid-Lau- rier le samedi 9 octobre à 13 h.

Photo de Vincent Duquette
Photo de Vincent Duquette

Malgré leur défaite à Toronto samedi dernier, les Gee-Gees sont toujours au premier rang de la section ontarienne.

Photo de Anne Danford Dussault
Photo de Anne Danford Dussault

Contre Toronto, les Gee-Gees ont fait match nul; contre Ryerson, l’équipe féminine l’a emporté 2-1.

Soccer féminin

Une fin de semaine fructueuse pour le Gris et Grenat

Vincent Rioux

L’équipe féminine de soccer de l’U d’O disputait en fin de semaine deux matchs à domicile sur le terrain Matt-Anthony. Les Varsity Blues de l’Université de Toronto visitaient les Gee-Gees samedi et le lendemain, c’était au tour des Rams de l’Univer- sité Ryerson d’affronter la troupe de l’entraîneur Steve Johnson.

Un match à caractère défensif

Avant le match de samedi, Toronto et Ottawa avaient tous les deux joué le même nombre de parties. De plus, seulement quatre points séparaient les deux équipes au classement, ce qui rendait le match doublement impor- tant des deux côtés. Les deux équipes ont finalement fait match nul, 0-0, dans ce qui a été une vraie guerre de tranchées. Il faisait un froid de canard samedi après-midi lorsque la joute s’est amor- cée entre les Varsity Blues et les Gee- Gees. En début de rencontre, Toronto s’est chargé de mettre de la pression sur la défense ottavienne. Toutefois, les arrières, menées par l’excellente Dominique Falardeau, n’ont pas cédé un centimètre à leurs adversaires. Lorsque le jeu se développait de l’autre côté du terrain, c’était grâce aux manœuvres de la rapide Élise Desjardins, qui a obtenu quelques bonnes occasions de prendre l’avance sans toutefois trouver le fond du filet. Malgré la couverture presque im- peccable en défense d’Alicia Lashley,

défenseuse des Blues, les attaquantes du Gris et Grenat ont tout de même obtenu quelques bons tirs au but du- rant la partie. Malgré ces opportuni- tés d’ouvrir le pointage, l’égalité a per- sisté entre Ottawa et Toronto. Après la rencontre, l’entraîneur Johnson a mentionné que ses joueu- ses avaient certainement obtenu les meilleures chances de s’inscrire au pointage durant la partie. Interrogée après la joute, Dominique Falardeau, qui a joué un fort match, a mentionné que « [l’équipe] a créé beaucoup de chance en attaque, mais n’a pas réussi à cadrer [ses] tirs ».

Par la peau des dents

Les Rams de Ryerson se sont pré- sentées à Ottawa avec un dossier d’une victoire, deux défaites et quatre matchs nuls. Malgré cette modeste fi- che, l’entraîneur Johnson ne comptait pas les prendre à la légère. Les Gee- Gees sont reparties avec la victoire qu’elles ont obtenue par la peau des dents : le score final était de 2-1. Le Gris et Grenat a commencé la partie en lion, en passant la grande majorité du temps avec le ballon. L’at- taquante Élise Desjardins a orchestré plusieurs belles tentatives offensives, sans succès. Après plusieurs tenta- tives d’attaque qui n’ont pas porté fruits en fin de première demie, Des- jardins a littéralement transporté le ballon de sa zone jusqu’en zone offen- sive, déjouant quelques adversaires au passage. On sentait que certaines joueuses était frustrées par toutes ces

chances ratées. Les Rams semblaient s’être res - saisies durant la mi-temps, parce qu’elles étaient devenues agressi - ves et ont même embouteillé Ot - tawa en fond de territoire pendant de longues séquences. À force de passer du temps dans leur propre territoire, les Ottaviennes ont fini par accorder un but sur un tir qui, a priori, ressemblait à un arrêt de routine.

Changement de garde devant les buts

Avec peu de temps au cadran, l’entraîneur Johnson y est allé d’un changement de gardienne en rem - plaçant Mélissa Pesant, qui avait connu trois jeux blancs à ses trois dernières sorties. Ce changement de gardienne semble avoir fouetté les Gee-Gees, qui ont mis les bou - chées doubles et finalement éga - lisé la marque à la suite d’un su - perbe jeu de pieds de Tara Condos. Quelques minutes plus tard, cette même Condos qui fonçait au filet a bien synchronisé son jeu sur une longue passe flottante pour donner l’avance aux siennes. Les Rams ont vu leur propre avance se volatiliser en quelques minutes. Johnson a mentionné après la joute que ses joueuses avaient man- qué trop d’occasions de prendre de l’avance. Il a ajouté du même souffle que son équipe aurait dû se retirer au vestiaire avec l’avance après la pre- mière demie.

Sports

le 4 octobre 2010

Plan de match

Capitaine ou l’art d’avoir le cœur à la bonne place

Vincent Duquette, Chef de pupitre Sports sports@larotonde.ca
Vincent Duquette,
Chef de pupitre Sports
sports@larotonde.ca

Chaque équipe sportive possède son groupe de leaders : des individus qui dirigent, qui guident leurs coéquipiers pour assurer le suc- cès collectif de l’équipe. Certains leaders sont très expressifs : ils se lèvent dans la chambre quand l’équipe traverse un moment difficile, ils motivent leurs coéquipiers directement sur le terrain et ils aiment souvent avoir toute l’attention médiatique. Il y a aussi les leaders silencieux : ils prêchent par l’exemple en ayant une éthique de travail exemplaire, ils donnent leur 110 % à tous les matchs et ils sont toujours respectueux de l’adversaire. Ces personnes sont essentielles au bon fonctionnement d’une équipe sportive et doivent être capables d’éle - ver leur jeu d’un cran dans les moments im- portants. Comment repère-t-on ces leaders au sein des différents clubs sportifs? C’est souvent eux qui remplissent le rôle de capitaine. Au hockey, le capitaine porte le C sur son chandail et agit à titre d’intermédiaire entre l’entraîneur et les joueurs. Il est secondé dans ses fonctions par deux assistants, qui remplissent sensiblement les mêmes tâches. Au football, les capitaines sont beaucoup moins visibles qu’au hockey, mais sont tout aussi importants pour le bon fonctionnement des jeux. Les capitaines sont souvent nommés par position, chaque posi- tion ayant son meneur. Habituellement, le quart-arrière, un joueur de ligne offensive, un joueur défensif ainsi qu’un joueur spécialiste des unités spéciales remplissent le rôle collec- tif de capitaine. Au baseball et au basketball, le rôle de capitaine a tendance à être mis de côté puisque ce sont des sports où le jeu individuel est valorisé. Il reste que pour chaque sport, ce n’est pas nécessairement le meilleur joueur de l’équipe qui occupe les fonctions de capitaine. Alors comment choisir le groupe de leaders au sein de son équipe? comment choisir LE bon capitaine? Ce n’est pas une décision qui se prend en criant ciseau, loin de là. Il faut d’abord bien observer les joueurs qui com- posent l’équipe et discerner les vétérans des recrues. Non pas qu’une recrue ne pourrait pas remplir le rôle de leader ou de capitaine, mais l’expérience d’un vétéran n’est vraiment pas à négliger. Lorsque le groupe de vétérans est bien en vue, il faut observer les joueurs qui font bien les petites choses, les joueurs qui pos - sèdent une bonne éthique de travail. Ce sont souvent des personnes qui arrivent tôt aux en- traînements et qui participent activement aux exercices en donnant toujours le maximum. Ces individus sont aussi présents aux rencon- tres d’équipe et participent aux échanges d’opi- nions entre les membres du club. Ce sont aussi des joueurs qui posent beaucoup de questions et qui veulent toujours s’améliorer. De ce fait, l’entraîneur doit avoir confiance en son groupe de leaders et doit être capable de compter sur celui-ci dans les moments difficiles. Avant tout, les joueurs faisant partie du groupe de leaders doivent posséder la chose la plus importante dans le sport : du cœur au ventre. Pour que l’équipe atteigne ses objectifs et surmonte les défis, elle se doit d’avoir dans ses rangs des joueurs avec du cœur, qui n’ont peur de rien et qui sont prêts à tout pour ren- dre fiers ceux qui les entourent.

Hockey maSculin

Fin de semaine à oublier

Siniša Šindik

Après une dernière saison désastreuse, avec une fiche de 6-20-2 (SUO), l’équipe de hoc- key masculine des Gee-Gees concluait, cette fin de semaine, son calendrier préparatoire. Les hommes de Dave Leger faisaient escale à Thunder Bay pour disputer une série de deux matchs face aux Thunderwolves de Lakehead. Auparavant, ces deux équipes s’étaient affron- tées uniquement à deux occasions, en 2004. Ottawa et Lakehead avaient alors divisé les honneurs, avec une victoire de chaque côté. En fin de semaine, Lakehead a remporté la série avec deux victoires écrasantes, l’une de 6-0 et l’autre de 7-2. Le Gris et Grenat termine donc son calendrier pré-saison à l’image de la saison précédente, c’est-à-dire avec une fiche cumula- tive d’une victoire et trois défaites.

Muselés

Le premier des deux matchs prenait place samedi soir au Fort William Gardens devant une foule de plus de 3500 personnes. Les Gee- Gees, peut-être déstabilisés par les nombreux

spectateurs, ont complètement oublié de se présenter. Le match, parsemé de plusieurs ar- rêts de jeu en raison des pénalités et des bous- culades après le sifflet, a été l’affaire des Thun- derwolves. Ils ont établi un style de jeu robuste et ont bombardé le gardien d’Ottawa, Harrison May (31 arrêts), pour facilement se sauver avec la victoire. L’équipe locale a rapidement fait compren- dre à Ottawa que rien ne leur serait donné en marquant dès la 52 e seconde de jeu. Les adver- saires ont récidivé deux fois en première pé- riode pour rentrer au vestiaire avec une avance de trois buts. Les Gee-Gees pensaient avoir éteint l’attaque de Lakehead en n’accordant aucun but au deuxième engagement, mais cel- le-ci a répliqué en lionne au troisième vingt en ajoutant trois buts et en concrétisant ainsi leur victoire de 6-0.

Balayage complété

Dimanche, lors du deuxième match en autant de soir, Ottawa espérait quitter Thun- der Bay avec une meilleure performance que la veille. Ils ont plutôt constaté que Lakehead

était beaucoup trop fort. Les joueurs locaux ont poursuivi le travail amorcé samedi en ap- pliquant le même style de jeu et se sont ainsi offert une deuxième victoire. Aaron Barton, cerbère des Gee-Gees, a effec-

tué plusieurs beaux arrêts en première période, notamment en stoppant une échappée. Après n’avoir rien accordé au cours du premier vingt,

le Double G a très mal commencé le deuxième

en accordant un but dès la troisième minute de jeu. Austin Krahenbil s’est chargé de remettre ses coéquipiers dans le match en égalisant le

pointage 18 secondes plus tard. Ce mince espoir

a été immédiatement anéanti par les Thunde-

rwolves, qui ont repris l’avantage quelques se- condes plus tard en ajoutant deux autres buts avant la fin de l’engagement. Gabriel Houde a

été le seul autre marqueur du Gris et Grenat, qui a encaissé trois buts de plus pendant le der- nier vingt, pour finalement s’incliner 7-2. Bref, le Double G devra peaufiner son systè- me et corriger plusieurs lacunes d’ici quelques jours. Ottawa dispute son premier match de la saison régulière le vendredi 8 octobre pro- chain, à 19 h, au Complexe sportif, en recevant

la visite de l’Université Queen’s.

Les trois étoiles de La Rotonde

Tara Condos

Tess Edwards

Bradley Sinopoli

»Soccer féminin

»Volleyball féminin

»football

Condos a inscrit deux buts dans une victoire de son équipe contre l’Université Ryerson dimanche. De

plus, elle a été la pierre angulaire de la défensive ottavienne lors du

match nul contre Toronto, samedi, en

1

soutirant à maintes reprises le ballon

à l’adversaire.

La passeuse de cinquième année a prouvé

à tous qu’elle était la meilleure joueuse

de l’équipe de volleyball féminine en réussissant plusieurs jeux importants et

en guidant les recrues sur le terrain. Elle

a

permis à son équipe de remporter trois

2

matchs sur cinq lors de la classique pré-

saison présentée à l’U d’O ce week-end.

Malgré la défaite de samedi, le quart- arrière du Double G a encore connu une performance digne des grands en complétant 74 % de ses passes pour des gains de 451 verges et quatre

touchés. Il a aussi récolté 89 verges au

sol sur neuf portés.

3

Hockey féminin

Les Gee-Gees continuent de s’améliorer

Vincent Duquette

Un tournoi préparatoire de hockey féminin avait lieu à Montréal ce week-end et l’équipe de l’U d’O s’est assurée d’y laisser sa marque. L’équipe dirigée par le nouvel entraîneur-chef Yanick Evola a remporté deux des trois matchs auxquels elle prenait part dans le cadre du 43 e tournoi annuel en l’honneur de Theresa Humes. En plus des Gee-Gees, les Lions de York, les Gryphons de Guelph et les Stingers de Concordia participaient aussi à cet événe - ment précurseur de la prochaine saison. Evola avait de quoi être fier de sa troupe, qui avait gagné un seul match depuis le début du calendrier pré-saison et subi un cuisant revers aux mains de son ancienne équipe, les Lynx du Cégep Édouard-Montpetit.

Défaite en lever de rideau

Le premier match a été peu convaincant pour le Gris et Grenat, qui a dû s’avouer vain-

cu face à l’équipe expérimentée et coriace de York; il a perdu le match par la marque de 5

à 3, vendredi soir. C’était la troisième fois de - puis le début du camp d’entraînement que les Gee-Gees donnaient plus de cinq buts dans un match, un fait plutôt inquiétant pour cette équipe qui arbore une très bonne gardienne de buts en Stéphanie Auger. La joueuse du match pour Ottawa a été Fannie Desforges, qui doit remplir le rôle de meilleure joueuse d’avant de l’équipe. Même si le premier match s’est soldé par une défaite, les Ottaviennes n’avaient pas dit leur dernier mot.

Deux victoires qui feront du bien

Après la performance ordinaire de la veille, les Gee-Gees affrontaient Guelph samedi,

équipe qui avait vaincu Ottawa 3 à 0 le 18 sep - tembre dernier. Le match a été présenté avec quelques heures de retard puisque le tournoi a dû être déplacé à l’aréna de l’Université McGill

à cause de la mauvaise condition de la glace

à l’aréna Ed-Meagher de Concordia. Le Dou -

ble G a causé la surprise du tournoi en battant

les Gryphons par la marque de 4 à 2. Le match du dimanche représentait le vrai test, pour les Ottaviennes, puisqu’elles affron - taient une équipe qui se classe dans la même division qu’elles. Les Gee-Gees sont venues gâcher la fête en vainquant l’équipe hôte du tournoi 2 à 1, alors que les équipes étaient de retour à l’aréna de Concordia. La joueuse de première année Elizabeth Mantha a démontré son savoir-faire au groupe d’entraîneurs et a été nommée joueuse du match pour Ottawa. Ce match représente un vrai prélude à la sai- son 2010-2011 qui s’annonce, puisque Ottawa et Concordia croiseront le fer à l’occasion du premier match de la saison le 16 octobre pro - chain. D’ailleurs, les Gee-Gees commenceront la saison sur la route alors qu’elle disputeront

la victoire aux Stingers, aux Ravens de Carle-

ton et aux Carabins de Montréal au cours de la première semaine d’activité dans la confé - rence québécoise.

le 4 octobre 2010

Sports

rugby féminin

Trop peu trop tard pour Ottawa

Photo de Anne Danford Dussault
Photo de Anne Danford Dussault

Malgré la défaite, les Gee-Gees ont montré beaucoup de caractère.

Vincent Duquette

voulions tellement marquer des points que nos passes n’étaient pas

fiche de deux victoires et deux défai- tes et se positionnent au troisième

Les Gee-Gees ont démontré tout leur caractère samedi dernier en s’inclinant 10 à 3 face au Rouge et Or de l’Université Laval, une équipe

précises et ça cassait notre rythme », a déclaré Chaulk, après la partie. Le Rouge et Or a réussi les deux seuls essais du match en première de-

rang de la division québécoise avec quatre points en quatre matchs. « Les quatre équipes [Concordia, McGill, Laval et Ottawa] qui domi-

beaucoup plus expérimentée et forte

mie

alors qu’il menaçait sans arrêt la

nent la conférence sont côte à côte. Le

physiquement. Même si l’équipe de Québec a démontré qu’elle était dominante sur les corps à corps, la

zone de but ottavienne. Les botteuses de Québec ont toutefois manqué les transformations, ce qui leur donnait

titre de la conférence peut être gagné par n’importe laquelle des équipes au sommet », a ajouté l’entraîneuse des

troupe de Suzanne Chaulk a effectué

dix

points au tableau. Les Gee-Gees

Gee-Gees.

les meilleures poussées offensives

ont

ensuite limité la puissante attaque

Le match aurait pu rapidement

sans toutefois être capable de réussir

de

l’Université Laval, laquelle avait

devenir un festival de punitions puis-

un essai. Le seul moment de réjouis- sance en attaque est survenu en fin de

vaincu Bishop’s par la marque de 93 à 0 lors de la première semaine d’activi-

que les deux équipes se sont échangé quelques coups bas tout au long du

match lorsque Kate Foulds a réussi un tir de pénalité qui a donné trois

té, à quelques montées peu convain- cantes. C’est même Ottawa qui a ins-

match. Le prochain match du Gris et Grenat aura lieu jeudi prochain à

points à son équipe.

crit

les seuls points de la deuxième

McGill : le troisième rang de la di-

« Nous avons été très compétiti - ves en première demie, mais nous

demie sur un tir de punition. Les Gee-Gees ont maintenant une

vision sera en jeu lors de ce duel de poids lourds.

atHlétiSme et croSS-country

Performances encourageantes

Vincent Duquette

L’équipe de cross-country de l’U d’O a encore une fois montré qu’elle représentait l’une des meilleures équipes sportives de l’établissement en récoltant une 5e position chez les femmes et une 16e position chez les hommes à l’occasion de la 37e com - pétition sur invitation Paul-Short, à Bethlehem (Pennsylvanie, É. U.). Julia Tousaw a été la meilleure ath- lète de son équipe, ayant terminé au 8e rang, elle qui est de retour après un an d’absence. Noella Klatwitter et Emily Clark ont aussi réussi de belles perfor - mances en terminant 12e et 15e

respectivement. Chez les hommes, c’est Remy Binnis qui a été le cou - reur le plus rapide, lui qui a pris la 35e place et permis à son équipe de terminer au 16e rang. L’équipe masculine et féminine de l’U d’O continuera son ascension au top 10 des Sports universitaires de l’Ontario puisqu’elle veut amélio - rer son classement de la saison der - nière : les hommes avaient terminé la saison au 10e rang et les femmes, au 8e rang. La prochaine étape des Gee-Gees se déroulera à Canton (New York, É. U.) à l’occasion de la compétition sur invitation Hoffman, qui aura lieu le 9 octobre prochain à 10 h.

Suivez-nous partout sur le Web!

9 octobre prochain à 10 h. Suivez-nous partout sur le Web! larotonde.ca Nouveau cette année :

larotonde.ca

à 10 h. Suivez-nous partout sur le Web! larotonde.ca Nouveau cette année : Étudiants et étudiantes
à 10 h. Suivez-nous partout sur le Web! larotonde.ca Nouveau cette année : Étudiants et étudiantes
Nouveau cette année : Étudiants et étudiantes de l’Université d’Ottawa, assistez GRATUITEMENT aux matchs des
Nouveau cette année : Étudiants et étudiantes de
l’Université d’Ottawa, assistez GRATUITEMENT aux
matchs des Gee-Gees dans la toute nouvelle zone
étudiante! Soyez à la tête du peloton!
*Nombre de sièges limité; une carte étudiante en vigueur de l’Université d’Ottawa doit être présentée.
** Ne s’applique ni aux séries éliminatoires ni aux matchs en dehors du campus, y compris le football.
www.geegees.ca

sports@larotonde.ca

www.larotonde.ca • 17

le 4 octobre 2010

Divertissements

le 4 octobre 2010 Divertissements Sudoku La Rotonde n’est aucunement responsable de tout problème de manque

Sudoku

La Rotonde n’est aucunement responsable de tout problème de manque d’attention de ses lecteurs en classe en raison de ce Sudoku.

de ses lecteurs en classe en raison de ce Sudoku. Remplissez les cases vides pour compléter

Remplissez les cases vides pour compléter le casse-tête. Chaque chiffre de 1 à 9 doit être présent dans chaque rangée horizontale et verticale, ainsi que dans chaque section de neuf cases.

Réunion des bénévoles

Réunion des bénévoles Le mardi 5 octobre, 14 h 30 Bureau de La Rotonde , 109

Le mardi 5 octobre, 14 h 30 Bureau de La Rotonde, 109 rue Osgoode

Venez rencontrer l’équipe !

Anciens, actuels et futurs bénévoles sont les bienvenus.

Anciens, actuels et futurs bénévoles sont les bienvenus. PHoto De la Semaine Photo de Mark Colletti

PHoto De la Semaine

Photo de Mark Colletti
Photo de Mark Colletti

Le whip du Parti marijuana était sur le campus mardi dernier pour faire la promotion de son parti auprès de la popula-

tion étudiante. Faites-nous parvenir des photos amusantes ou insolites afin qu’elles soient publiées dans cet espace en envoyant un courriel à redaction@ larotonde.ca.

embauche!!! Vous voulez vous joindre à une équipe dynamique et acquérir une expérience sans égale?

embauche!!!

Vous voulez vous joindre à une équipe dynamique et acquérir une expérience sans égale? La Rotonde est présentement à la

recherche d'un Journaliste multimédia.

Le journaliste multimédia est sous la supervision du chef de pupitre web des Publications La Rotonde Inc. Il doit produire une bande audio et vidéo par semaine qui sera mise en ligne sur le site Internet de La Rotonde.

Envoyez votre CV, lettre de présentation et portfolio au directeur général Pascal Justin Boyer à direction@larotonde.ca. Pour plus d'information, visitez le site Internet www. larotonde.ca et n’hésitez pas à entrer en contact avec nous.

Faites vite, la date limite est le 6 octobre, à midi.

NOUS VOULONS VOUS LIRE!

La Rotonde est heureuse d’accueillir les analyses et commentaires de ses lecteurs et lectrices. La Rotonde ne s’engage ni à publier les lettres, ni à justifier leur non-publication. Nous nous réservons la possibilité de réduire la longueur des textes retenus. Pour nous faire parvenir vos lettres, veuillez nous envoyer un courriel.

redaction@larotonde.ca

VerT Vs Bleu rOuGe Vs Jaune Ce Jeudi 7 OCTOBre dès 20 h à l’audiTOrium

VerT Vs Bleu rOuGe Vs Jaune

Ce Jeudi 7 OCTOBre
Ce Jeudi 7 OCTOBre

dès 20 h à l’audiTOrium des anCiens!

Ont participé à cette édition:

Ont participé à cette édition: Hélène Boulay Nedggy Mauricin Vanessa Dion-Lirette Philippe Pépin Sara Pedroso

Hélène Boulay

Nedggy Mauricin

Vanessa Dion-Lirette

Philippe Pépin

Sara Pedroso

Jean-Thomas Tremblay

Philippe Dumas

Marie-Pier Delisle

Vincent Rioux

Siniša Šindik

Jonathan Noël

le 4 octobre 2010

Éditorial

Dans l’intérêt supérieur des étudiants… Les conflits d’équipe sont communs et même inévitables. Dans
Dans l’intérêt
supérieur des
étudiants…
Les conflits d’équipe sont communs
et même inévitables. Dans toute
organisation, en particulier cel -
les où les décisions prises ont une
incidence majeure sur un groupe
de personnes, il va de soi que les
coéquipiers aient à faire des com-
promis, à aiguiser leur patience et
me. Du moins, pour les étudiants.
Doit-on toutefois rappeler que les
membres de l’exécutif sont élus par
la population étudiante pour la re -
présenter, et que c’est elle aussi qui
cotise chaque semestre pour payer
leur salaire annuel s’élevant au-
dessus des 30 000 $? Si problème
à développer leurs compétences en
communication. Si la Fédération
étudiante se frappe à des difficultés
à l’interne il y a, le conflit ne s’ar -
rête pas là. Il concerne autant, sinon
plus, les étudiants.
à l’interne, on ne peut donc pas s’en
étonner. Chaque équipe de l’exécu -
tif a dû, à un moment ou un autre
au cours de son mandat, régler les
conflits qui la divisent. Mais si tôt,
en début d’année? Il faut avouer
que l’année universitaire 2010-2011
n’augure pas nécessairement bien
pour la troupe de Tyler Steeves.
Si le président s’est montré
transparent tout en misant sur le
caractère éphémère des problèmes
actuels à la FEUO, sa collègue et vi-
ce-présidente aux communications,
Paige Galette, n’a quant à elle émis
aucun commentaire en lien avec
l’éventuelle fin du conflit. Elle a fait
mention des problèmes internes à la
FEUO – comme se doit de le faire
une vice-présidente aux communi-
cations – sans pour autant propo -
ser de solutions. Selon ses dires, la
FEUO, quoique aux prises avec les
divergences d’opinion et les conflits
entre membres exécutifs, peut au
moins se féliciter pour son aisance
La responsabilité première de
l’exécutif, à ce stade-ci, est donc
d’admettre qu’une résolution de
conflit est de mise, quelle que soit
la source des fissures au sein de
l’équipe. Les membres doivent en ce
sens se rappeler qui les ont élus, et
se montrer transparents avec la po -
pulation étudiante.
Le rôle de Tyler Steeves comme
leader du groupe sera donc encore
plus crucial. Celui qui a été élu avec
une forte majorité en février dernier
devra rassembler ses troupes. Et si
son équipe n’est pas prête à l’écou-
ter, le mieux qu’il puisse faire sera de
se montrer à l’écoute des besoins des
étudiants et prêt à tout pour rétablir
l’ordre d’ici à la fin de son mandat,
qui ne prendra fin qu’en avril 2011.
Nous ne sommes qu’en octobre,
et les conflits divisent déjà l’exécu -
tif, peut-on penser. Mais rappelons
que l’année dernière, la session
d’automne ne faisait que commen -
cer et déjà, Jean Guillaume, alors
à garder le sourire et à ne pas embê -
ter la population étudiante avec ses
soucis. Le problème demeure à l’in -
terne, alors il n’y en a pas de problè -
vice-président aux activités socia -
les, était forcé de démissionner en
réponse aux pressions des membres
de l’exécutif 2009-2010. On ne peut
donc pas avancer qu’on ait affaire
cette année à une crise sans précé -
dent dans la Fédération étudiante.
Comme l’a dit Tyler Steeves : « Dans
toutes les équipes, il y a des problè -
mes; c’est ça, le travail d’équipe. »
Et cette idée n’est pas une spécificité
de la FEUO de cette année.
Nécessairement, à ce stade-ci, le
président se veut rassurant et prévoit
que les problèmes – que les membres
exécutifs peinent encore à identifier
lorsque interrogés – se règleront pour
faire place à une FEUO des plus sai-
nes. Interrogé par La Rotonde, Tyler
Steeves a admis que son équipe était
actuellement fragmentée, que les
conditions n’étaient pas les meilleu-
res pour un président de syndicat
étudiant d’une université comptant
au-delà de 37 000 personnes. Il a
pourtant mis au clair le fait qu’il tra-
vaillerait pour que le tout soit réglé au
plus vite.
On ne peut pas en vouloir à Tyler
Steeves de peindre un tableau opti -
miste de ce qui se trame dans son
équipe. C’est d’ailleurs là son rôle
de président. Car la politique étu -
diante, comme la politique à plus
grande échelle, met en scène des
acteurs capables de dédramatiser
une situation problématique avec
leurs grandes paroles et leurs ex -
plications tautologiques. Il ne reste
plus qu’à espérer que les membres
de l’exécutif, qui parlent aussi, en
principe, le langage de politicien,
parviennent à s’écouter et à mettre
leurs pendules à l’heure, car l’année
risque d’en être une longue.
l’heure, car l’année risque d’en être une longue. le 4 octobre 2010 • Vol. LXXVIII No.

le 4 octobre 2010 • Vol. LXXVIII No. 5

109, rue Osgoode

Ottawa (Ontario)

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5 109, rue Osgoode Ottawa (Ontario) K1N 6S1 613 421 4686 RÉDACTION rédactrice en chef Julie-Anne

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La Rotonde est le journal étudiant de l’Université d’Ottawa, publié chaque lundi par Les Éditions de La Rotonde, et distribué à 4000 copies dans la région d’Ottawa-Gatineau. Il est financé en partie par les membres de la FÉUO et ceux de l’Association des étudiants diplômés. La Rotonde est membre du Carrefour international des presses universitaires franco- phones (CIPUF) et de la Presse universitaire canadienne (PUC).

La Rotonde n’est pas responsable de l’emploi à des fins diffamatoires de ses articles ou élé- ments graphiques, en totalité ou en partie.

Université d’Ottawa

Spectacle de Louis-José Houde Le jeudi 18 novembre 2010 20 h, Auditorium des anciens Billets
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Le jeudi 18 novembre 2010
20 h, Auditorium des anciens
Billets en vente au coût de 10 $ au UCU-318
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à TES questions!
Animée par Hugues Beaudoin-Dumouchel, cette émission
tournée devant public réunit des intervenants francophones
de la communauté universitaire et de la région d’Ottawa,
et inclut des performances musicales en direct.
Soumets deux questions pour l’invité de ton choix et
cours la chance de gagner un prix surprise!
Le mardi 12 octobre 2010
19 h 30, Agora du Centre universitaire
Nombreux prix de présence, boissons et desserts gratuits
Nombreux prix de présence, boissons et desserts gratuits Pour en savoir davantage ou devenir bénévole, joins-toi

Pour en savoir davantage ou devenir bénévole, joins-toi à notre groupe Facebook, le Réseau francophile de l’Université d’Ottawa.

www.viecommunautaire.uOttawa.ca | 613-562-5800 (4424)

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