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Dictionnaire français-

arabe (langue écrite),


renfermant un grand
nombre de locutions et
d'exemples extraits du
Koran et [...]
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France
Machuel, Louis (1848-1921). Dictionnaire français-arabe (langue écrite), renfermant un grand nombre de locutions et d'exemples extraits du Koran et des principaux écrivains
arabes anciens et modernes, ainsi que des proverbes, des dictons, des termes .... [s.d.].

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Dictionnaire

Français=Arabe
Clangue êcritej

et d'exemples extraits du
Koran et des écrivains arahes, anciens et modernes,
renfermant un grand principaux
nombre de locutions
ainsi que des proverbes, des dictons, des termes judiciaires et
administratifs, des néologismes, etc., etc.

PAH

Louis MACHUEL
INSPECTEURCIHNl'iRA1, HONORAIREDU T.'UNIVKRSITK
DIRECTEUR Al. HONORAIRE
Gl'iMλ DEL PUBLICECII
TUXLSIF.
HX- 1>ROFKRSKUR A LA CHAIRE PUBLIQUED'AHABEd'ORAN, AU LYCÉE d'ai.KKR
ET AU COLLÈGE IMPÉRIALARABE FRANÇAISDE CONSTANTIN

Librairie Armand Colin

103, Boulevard Saint-Miche], Paris, 5e


DICTIONNAIRE

FRANÇAIS-ARABE

(langue écrite)
Dictionnaire

Français=Arabe
Clangue écritej

renfermant un grand nombre de locutions et d'exemples extraits du


Koran et des principaux écrivains arabes, anciens et modernes,
ainsi que des proverbes, des dictons, des termes judiciaires et
administratifs, des néologismes, etc., etc.

PAR

Louis MACHUEL
INSPECTEURGÉNÉRALHONORAIREDE L'UNIVERSITÉ
DIRECTEUR GÉNÉRAL,
HONORAIREDEL'ENSEIGNEMENTPUBLICENTUNISIE
EX-PROFESSEURA LA CHAIREPUBLIQUED'ARABED'ORAN,AU LYCÉED'ALGER
ET AU COLLÈGEIMPÉRIALAUAnEFRANÇAISDE CONSTANTINE

Librairie Armand Colin

103, Boulevard Saint-Michel, Paris, 5e


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PRÉFACE

La arabe offre cette particularité remarquable qu'elle ne


langue
s'écrit nulle part, aujourd'hui, comme elle se parle et que partout, cepen-
dant, elle est écrite par les lettrés de la même façon. On ne peut donc
est une langue sert encore à exprimer
pas dire qu'elle morte, puisqu'elle
la pensée de millions d'individus, ni qu'elle est bien une langue vivante,
au sens où l'entendent certains linguistes, puisqu'elle ne s'écrit pas
comme elle se parle. Le fond de la langue est sans doute le même dans
tous les pays où elle est employée, mais les mots ont subi dans l'usage
oral diverses modifications, ou ont reçu des acceptions particulières qui
peuvent changer de région à région ; dans l'arabe parlé sont rentrés des
vocables spéciaux à tel ou tel pays, à telle ou telle ville même, qui
n'existent pas dans le domaine de l'arabe écrit.
Mais quelle est en réalité l'étendue de ce domaine? On ne saurait
la déterminer exactement. Il existe dans le parler des indigènes, nomades
ou citadins, de tous les pays de langue arabe, un très grand nombre de
termes ou d'expressions, qui ont incontestablement la forme et la phy-
sionomie de mots et de locutions de l'arabe classique, mais qu'on déclare
étrangers à la langue pure, parce qu'ils ne figurent pas dans les ouvrages
de lexicographie arabe. Par contre, ceux-ci abondent en mots, en locu-
tions, qui sont depuis longtemps hors d'usage et que leurs auteurs ont
recueillis comme à plaisir pour montrer leur érudition ou pour prouver
leurs patientes recherches. 11 n'est pas venu à la pensée des lexicographes
musulmans de rédiger leurs ouvrages en puisant leurs documents dans
les écrivains et en les appuyant de leur autorité, de sorte que leurs tra-
vaux peuvent être comparés à de vastes océans (c'est même le nom que
xn PRÉFACE

porte l'un d'eux), dans lesquels le chercheur peut trouver assurément des
perles d'une valeur inestimable, mais aussi des matériaux inutilisables.
On pourrait croire que les orientalistes européens, habitués à des mé-
thodes plus critiques, ont procédé autrement dans la préparation des dic-
tionnaires arabes : il n'en a rien été. Ils se sont contentés (et leur labeur
a déjà été considérable) de traduire les ouvrages arabes ; de sorte qu'on
peut avancer que nous n'avons pas encore de dictionnaire arabe rédigé à
la suite du dépouillement des ouvrages des bons écrivains et dans lequel
le sens des mots et des idiotismes aurait été fixé d'après l'usage qu'ils en
-
ont fait.
Nous n'avons
pas davantage de dictionnaire français-arabe conçu
d'après ce plan. Il a paru, il est vrai, à la suite de notre prise de posses-
sion du nord de l'Afrique, plusieurs dictionnaires français-arabes plus
ou moins étendus, mais tous concernent l'arabe usuel; on n'a publié
aucun ouvrage similaire pour l'arabe écrit1. Un travail de ce genre n'a
tenté aucun de nos arabisants et de nos orientalistes à cause des diffi-
cultés qu'il présentait, de la longue préparation qu'il exigeait, des cri-
tiques faciles qu'il risquait de soulever, et aussi du peu de lustre dont
cette œuvre de longue haleine devait entourer le nom de son auteur.
Mais, pourra-t-on demander, la publication d'un dictionnaire fran-
çais-arabe pour la langue littéraire est-elle utile ? — Non, affirment cer-
tains arabisants. Nous n'avons pas besoin, selon eux, d'apprendre, nous,
Français, à rédiger en arabe. Lorsque nous avons à communiquer par
écrit avec des musulmans qui ne savent pas le français, nous n'avons

1. Il serait injuste de ne pas signaler le Dictionnaire français-arabe de M. Bellot,


imprimé à Beyrouth, à l'imprimerie des Pères Jésuites. C'est, en réalité, le meilleur ou-
vrage de ce genre, qui pouvait être mis entre les mains des étudiants. Malheureusement,
les exemples qui suivent les vocables sont peu nombreux, et l'auteur n'a pas cru devoir
donner une seule expression extraite du Coran. — Nous signalons pour mémoire le Dic-
tionnaire français-arabe de M. Caussin de Perceval; — celui de M. Gasselin, en deux
gros volumes, qui ne nous a été d'aucune utilité; — celui de M. Joseph-J. Habeiche, im-
primé en Egypte, à Alexandrie, dans lequel nous avons puisé quelques documents utiles;
- celui de M. Ibrahim Gad,
imprimé également à Alexandrie, qui nous a fourni un cer-
tain nombre d'expressions judiciaires et administratives; — enfin, le gros dictionnaire, en
six volumes, de Neggari Bey, paru en Égypte, qui renferme un très grand nombre d'ex-
pressions en arabe usuel égyptien, mais qui nous a peu servi pour les locutions de l'arabe
écrit.
PRÉFACE XIII

qu'à nous adresser à un indigène instruit. Théorie fausse, raisonnement


spécieux mis en avant, en réalité,
pour excuser notre insuffisance sous ce

rapport; car, en vérité, si nous n'écrivons pas en arabe, c'est que nous ne
savons pas rédiger dans cette langue, et nous ne savons pas rédiger, parce
que rien ne nous y a préparés et parce que nous manquons de l'instru-
ment nécessaire à cet exercice. Les professeurs expérimentés qui ensei-

gnent les langues mortes ou les langues vivantes s'accordent pour attester
qu'on ne possède convenablement la grammaire et le génie d'une langue

que lorsqu'on s'est exercé à écrire dans cette langue. N'est-il pas au
moins utile, indispensable même que nos fonctionnaires, en pays arabe,
puissent contrôler ce que leurs secrétaires indigènes écrivent, et ils
n'exerceront efficacement ce contrôle qu'à la condition d'être en mesure
de rédiger eux-mêmes facilement et correctement en arabe? Enfin, n'est-il
pas désirable, dans l'intérêt des musulmans qui étudient la langue fran-
çaise, qu'ils aient à leur disposition un dictionnaire qui leur facilite l'in-

telligence d'un texte français?


Que de fois, dans notre longue carrière de professeur, n'avons-nous
pas eu à déplorer cette lacune d'un dictionnaire français-arabe ! Com-
ment obtenir des étudiants la traduction de textes français ? Comment les
exercer à cette traduction? Comment les amener progressivement à la
rédaction, puisqu'ils n'avaient pas entre les mains l'instrument indispen-
sable pour faire ces exercices avec profit? Nous songeâmes alors à la
préparation d'un dictionnaire français-arabe, dans lequel les exemples
tirés des auteurs abonderaient et qui donnerait la traduction des expres-
sions et des idiotismes de notre langue. Nous nous mîmes à lire un grand
nombre d'ouvrages avec cette préoccupation constante de noter les mots
les plus employés, les locutions courantes, les idiotismes, les dictons, les
maximes, les proverbes. Ce travail ingrat et absorbant, nous l'avons fait
pendant des années, et nous avons amassé ainsi des documents considé-
rables, pris dans les auteurs anciens et dans les écrivains contemporains,
dans des milliers de lettres
et d'actes, dans des pièces administratives
(décrets ou circulaires ), dans les publications périodiques, recueillant
même dans les annonces de la quatrième page des journaux des rensei-
gnements parfois intéressants. Puis nous avons dû consacrer un temps
très long à relever, à classer et à reporter ensuite dans l'ordre alphabê-
XIV PRÉFACE

tique ces documents, qui se chiffraient par milliers1. Pour la rédac-


tion de notre ouvrage, nous avons suivi le Dictionnaire français de
MM. Hatzfeld et Darmesteter, qui nous a paru le guide le plus sûr, et
nous nous sommes conformés aux principes suivants :
A. — Faire un ouvrage pratique, simple, ne renfermant que des
mots et des locutions de l'arabe écrit, mais couramment employés. Pros-
crire, par suite, les mots et les expressions de l'arabe usuel, sauf dans
des cas exceptionnels2. Classer les mots, suivant la fréquence de leur
emploi et non dans l'ordre alphabétique, pour que le lecteur sache bien
que ceux qui sont donnés en premier lieu sont les plus employés.
B. — Pour la même raison, laisser de côté les mots de notre langue
d'un usage peu fréquent : néologismes, archaïsmes, termes d'argot.
C. — Éviter de grossir outre mesure le format de l'ouvrage; né-
gliger, par suite, les mots et les expressions d'un emploi rare, les tour-
nures poétiques, etc.
D. — Il y a dans notre langue un grand nombre de mots, des verbes
principalement, qui donnent naissance à des quantités de locutions ou de
gallicismes qu'il eùt été inutile de répéter plusieurs fois. Donner, par

1. Il était impossible, pour bien des raisons, d'indiquer l'origine de toutes les expres-
sions que nous avons recueillies. Nous ne l'avons fait que pour celles qui ont été extraites
du Coran, en les accompagnant de la lettre K. Elles s'élèvent, à elles seules, à plus de
trois mille.
Les historiens nous ont, en particulier, fourni un très grand nombre de mots et d'ex-
pressions. La lecture des ouvrages modernes et principalement de ceux de Salim Farès,
de Djordji Zeïdan et d'autres écrivains contemporains nous a donné une ample moisson
de locutions diverses et d'idiotismes. Nous avons puisé aussi des renseignements pré-
cieux, moins nombreux cependant que nous aurions pu l'espérer, dans les volumes sui-
vants : ïijLil J>\j d'Ismaël Ettsaalibi (édition d'Egypte), JàUliM ,-"li ~A~f~ jiîf,
(édition de Beyrouth).
2. Nous avons suivi la méthode préconisée par un historien arabe, Mohammed ben
Ali ben Tabatiba (Ibn Ettektiki), dans son ouvrage célèbre, Elfekhri. « Je me suis pro-
» posé, dit-il, dans son avant-propos, d'exposer les faits en me servant d'expressions
» claires, faciles à comprendre, afin que tous les lecteurs pussent tirer un profit de mon
» livre, évitant l'emploi de locutions difficiles à saisir qu'on ne recherche que pour faire
» parade de son éloquence et de son talent oratoire. J'ai souvent constaté chez certains
» écrivains, désireux de montrer leur parfaite connaissance de la langue, que leurs inten-
» tions restaient cachées et leurs pensées obscures (par suite de l'emploi de termes diffi-
» ciles à comprendre), et que leurs ouvrages offraient ainsi peu d'utilité. » (Elfekhri,
édition du Caire, page 12.)
PRÉFACE XV

suite, ces locutions au mot représente


qui l'idée principale. On ne trou-
vera donc pas au verbe prendre les expressions prendre son temps,

prendre la faite, prendre des précautions, prendre la peine de., mais


bien à temps, fuite, précaution, peine, etc. De même, c'est à difficulté

qu'on trouvera aplanir une difficidté et à querelle l'expression chercher

querelle.
E. — Une difficulté, et non des moindres, qu'offre l'étude des lan-

gues, est l'interprétation des sens


figurés que peuvent prendre les mots.
Les nuances sont parfois variées et délicates. Il est certain que l'adjectif
pur, par exemple, a des sens très différents dans les phrases suivantes :
cette eau est pure, — il a bu - ses intentions sont pures,
du vin pur,
-— c'est une pure sottise, — il perte. Par suite, s'ap-
a fait cela en pure
pliquer à donner le sens propre du mot ven premier lieu, même lorsque
ce sens n'existeraplus, parce qu'il est presque toujours possible d'aller
du sens propre au sens figuré, tandis qu'il est souvent malaisé de re-
monter du sens figuré au sens propre.
F. — Dans toutes les langues, les synonymes sont fréquents; en
arabe, ils sont très nombreux. Ne donner que les plus employés, en les

accompagnant d'exemples pour préciser les nuances.


Grouper sous un
même vocable, pour éviter les répétitions, ses synonymes les plus usuels.
Ainsi, sous la rubrique pauvreté, on a mis les mots misère, indigence,
dénuement; en regard de blâmer, on a mis les verbes gronder, répri-
mander, admonester, vitupérer.
G. — Les noms en arabe sont susceptibles d'avoir plusieurs pluriels ;
ne donner que les formes les plus employées.
H. — Les participes se formant en arabe d'une
façon très régulière,
ne pas donner les participes des verbes français, à moins qu'ils ne soient
employés adjectivement ou substantivement. Quand ils doivent donner
lieu à quelques expressions particulières, les mettre à la suite du verbe.
Quand leur forme s'éloigne trop de l'infinitif, l'indiquer en renvoyant au
verbe (pris, Voyez prendre).
I. — Le dictionnaire devant être surtout pratique, ne pas en aug-
menter les dimensions en cherchant à traduire tous les termes techniques
des métiers, des arts, des sciences. Donner cependant les termes les plus
courants de la médecine, de la physique, de la chimie, de l'agriculture,
XVI PRÉFACE

des industries, en transportant au besoin les mots dans la langue, à l'imi-


tation de ce qu'ont fait les Arabes eux-mêmes. Quant aux noms des
plantes, des arbres, des fruits, qui varient souvent d'un pays à un autre,
ne citer que les plus connus.
J. — L'ouvrage n'étant pas destiné à de jeunes enfants, ne pas s'ab-
stenir de donner certaines expressions d'un caractère un peu scabreux,
en usant toutefois de toute la réserve que comporte cette matière.
K. — Donner les principaux noms propres de pays et de villes.
Tels sont les principes qui nous ont servi de fil conducteur et qui
nous ont permis d'assurer le maximum d'unité à l'ensemble de notre tra-
vail. Mais on peut se rendre compte des difficultés nombreuses en pré-
sence desquelles nous nous sommes trouvé. Il y a dans toutes les langues
des locutions, des idiotismes, qui proviennent de la vie familiale, du
climat, des professions, des coutumes, de la religion, des faits histori-
ques, etc., etc. Il est souvent difficile de remonter à l'origine de ces ex-
pressions, quand il faut les traduire
et, dans une langue étrangère, on
doit s'efforcer de trouver dans cette langue des expressions équivalentes
rendant les idées et non les mots. Quelques exemples pris au hasard
feront mieux comprendre notre pensée. Nous disons : (r Il a eu Inaille
à partir avec la justice ». Bien des Français seraient sans doute embar-
rassés- pour expliquer la valeur exacte des mots de cette phrase. Le vo-
cable maille n'est plus employé que dans cette expression et dans a il
n'a ni sou ni maille », et le sens de partager qu'a le verbe partir est
sorti de bien des mémoires. Que donnerait en arabe la traduction littérale
de cette expression? Une phrase incompréhensible. De même, les ex-
pressions « le général a battu les ennemis à plate coulure », — « il lui
a lancé le trait clu Parthe », — « il a ri à gorge déployée », etc., ne
sauraient être rendues textuellement. On trouve assez fréquemment des
locutions équivalentes, mais il est nécessaire que l'étudiant soit prévenu
qu'il doit faire le motà mot pour se rendre compte de la valeur exacte
des termes. Je citerai encore les exemples suivants : il a brouillé les
cartes, — il a la carte, — il connaît le dessous des cartes, —
perdu
il a fait flèche de tout bois, — il a lancé un ballon cressai, — une
levée de boucliers, et tant d'autres expressions qui montrent les diffi-
cultés souvent non aplanies qu'offre la préparation d'un dictionnaire de
PRÉFACE XVII

la langue française dans une langue étrangère, surtout lorsque le génie de


cette langue est, comme pour l'arabe, si éloigné du génie des langues

indo-européennes et lorsque les moeurs, la religion et les traditions pré-


sentent des divergences aussi considérables. Et que dire de la traduction
des mots et des locutions d'origine moderne, dont les équivalents, quoi
qu'en pensent certains orientalistes, ne sauraient être trouvés dans la

langue ancienne. Les Arabes ignoraient la mitraille, les bombes et la

baïonnette; ils savaient viser, puisqu'ils se servaient de l'arc, mais ils


ne mettaient pas en joue; les banques n'existaient pas en Arabie, de
sorte qu'ils ne connaissaient pas les billets à ordre et qu'ils n'avaient ni
à endosser ni à laisser protester. Le papier était rare chez eux, et le

papier timbré leur était inconnu, de même que le papier à cigarette. Ils
n'avaient pas à faire de quarantaine et encore moins à la purger, pas
plus qu'ils n'avaient à purger des hypothèques ou à purger une contu-
mace. Et cependant toutes ces expressions et des milliers d'autres sem-
blables peuvent se présenter au traducteur. Les écrivains modernes, les

publicistes, les journalistes, les administrateurs, ont dû, pour les rendre,
créer des néologismes nous aurions mauvaise grâce à rejeter par
que
purisme. Parfois ils les ont empruntés à la langue usuelle qui s'assimile
plus facilement les mots étrangers et qui arrive toujours à exprimer les
idées nouvelles, non sans originalité souvent. Nous avons adopté ces

néologismes sans hésiter, ayant cherché, nous ne saurions trop le répéter,


à faire un
ouvrage pratique, moderne, sans nous inquiéter des critiques
que pourront formuler les puristes outrés. Il nous est même arrivé de
citer les mots algériens ou tunisiens lorsqu'ils nous ont paru traduire
exactement le sens des mots français, avec une forme arabe régulière.
Telles sont les idées directrices qui ont présidé à la conception et
à l'exécution de notre travail auquel nous donnons le titre arabe de

expressions littéraires dans les deux langues française et arabe, ou


DICTIONNAIRE FRANÇAIS-ARABE. Nous n'avons pas la
prétention d'avoir fait un ouvrage complet et exempt d'erreurs. Ceci est
loin de notre pensée, et personne mieux que nous n'est prêt à reconnaître
ses imperfections. Sommes-nous assuré de n'avoir jamais fait de contre-
sens dans la traduction des phrases prises dans les auteurs ? Avons-nous
2
XVIII PRÉFACE

toujours trouvé la formule la plus exacte et la plus élégante pour rendre


beaucoup d'idiotismes français? Dans un travail aussi considérable ne
s'est-il pas glissé quelques erreurs ou quelques lapsus? Nous n'oserions
l'affirmer. Aussi n'hésitons-nous pas à faire appel à l'indulgence de tous
ceux qui ont été aux prises avec les difficultés de la langue arabe et qui
savent combien l'étude en est longue et pénible. Tout effort pour rendre
cette étude moins ardue leur paraîtra louable. Qu'on signale les points

faibles, qu'on cherche à faire mieux que nous, qu'on ajoute aux docu-
ments que nous avons réunis : les œuvres des écrivains constituent une
carrière inépuisable, qu'il est loisible à tout le monde d'exploiter.
Nous ajouterons que nous avons fait relire tout le texte arabe par
un savant indigène musulman, Si Ahmed Adib Elmekki, qui ignore
notre langue. Nous avons discuté ensemble et souvent rectifié un grand
nombre d'expressions dont la forme pouvait laisser à désirer. Si Ahmed

Adib, qui a fait ses études à Tunis et qui est allé les compléter à la célèbre
Université du Caire, puis à la Mecque môme, connaît toutes les richesses
de la langue arabe; il en a approfondi la littérature, et il a pu, par suite,
nous indiquer les expressions et les locutions qui ne sont pas d'un usage
courant. Sa collaboration nous a été particulièrement précieuse.
Nous tenons aussi à remercier ici les arabisants qui ont bien voulu
nous prêter leur précieux concours et, en particulier, M. Abribat, inter-

prète au Tribunal de Tunis, M. Khairallah, interprète au Tribunal mixte,


M. Otsman Essebei, chef de bureau à la Direction générale de l'Ensei-

gnement, M. Davic], Edmond, interprète au Tribunal de Sousse. Nous


avons aussi contracté une dette de reconnaissance envers M; Lacoux,

Henri, professeur d'arabe au Lycée A. Fallières de Tunis, qui a collaboré


activement à la rédaction d'un. grand nombre d'articles.
Puisse notre travail être accueilli avec bienveillance et sans parti
pris par toutes les personnes qui se livrent aux études arabes ou qui s'y
intéressent ! Un dictionnaire est un ami de tous les jours, en qui l'on doit
avoir confiance, qu'on aime à consulter, avec lequel on a plaisir à s'en-
tretenir : nous serons amplement récompensé du long labeur que nous
avons consacré à ce Dictionnaire, s'il est accepté par les arabisants
comme un véritable ami.
Toutes les personnes qui ont connu notre entreprise ont bien voulu
PRÉFACE XIX

nous prodiguer leurs encouragements et nous soutenir de leurs conseils.


Nous leur adressons ici nos bien vifs remerciements. On nous permettra

d'exprimer plus particulièrement notre gratitude à notre éminent Rési-


dent général, M. Alapetite, qui ajoute à son talent d'administrateur les

qualités d'un fin lettré et qui a compris l'importance de la publication que


nous avons entreprise. Je remercie aussi mon distingué successeur à la
Direction générale de l'Enseignement public en Tunisie, M. Charléty,
qui, en maintes occasions, m'a prouvé l'intérêt qu'il portait à mon travail.

L. M.
CONSEILS AUX ÉTUDIANTS

Arriver à écrire aisément et correctement dans une langue étrangère


constitue une difficulté sérieuse qu'on ne surmonte qu'après des efforts longs
et continus. Il faut d'abord posséder convenablement la grammaire de cette
langue et s'habituer à en appliquer les règles; il est nécessaire ensuite de se
familiariser avec le génie particulier de l'idiome, ce qui ne s'acquiert que
lentement et par la lecture assidue et attentive de nombreux ouvrages traitant
les sujets les plus divers. En outre, lorsqu'il s'agit d'une langue dont la forme
écrite s'éloigne sensiblement du langage courant, il est indispensable de
meubler sa mémoire d'un grand nombre de textes extraits des auteurs clas-
siques, poètes et prosateurs, surtout prosateurs.
En ce qui concerne la grammaire, il faut arriver : 1° à posséder parfaite-
ment la morphologie, c'est-à-dire la conj ugaison, la déclinaison, les formes
pronominales, celles des noms et des adjectifs ; — 2° à s'assimiler l'ensemble
des règles de construction qui constituent la syntaxe. Pour l'étude de la mor-
phologie, le dictionnaire est d'un secours secondaire; il n'en est pas de même
pour celle de la syntaxe où le dictionnaire est un auxiliaire très utile par les
exemples qu'il donne, par les locutions diverses, les idiotismes qu'il doit
contenir à profusion, car ils sont d'un précieux secours pour l'expression de
la pensée.
Les étudiants devront donc recourir aux ouvrages spéciaux pour l'étude
de la grammaire. Toutefois, un dictionnaire étant un instrument de travail
qui doit éviter au lecteur une perte de temps et lui faciliter ses recherches,
nous n'avons pas hésité à placer au commencement de notre ouvrage quelques
tableaux auxquels il pourra se reporter en cas de doute1. Ces tableaux con-
cernent la déclinaison, la conj ugaison, les formes dérivées du verbe, les verbes
irréguliers, les noms et les adjectifs féminins ayant une forme masculine.
Mais, s'il est indispensable, pour traduire un texte français en arabe, de
connaître la grammaire de l'une et l'autre langue, il n'est pas moins utile de
se rendre bien compte de la formation et de la composition des mots français,
et, en particulier, de la valeur des préfixes et des suffixes qui servent à former

1. Les mêmesraisons nous ont amenéà indiquer aux vocables comparatifs,superlatifs, interrogation,
négation,etc., etc., les différentesmanièresde traduire ces mots.
CONSEILSAUXÉTUDIANTS XXI

un grand nombre d'entre eux. Cette connaissance est principalement utile aux
étudiants qui apprennent notre langue. A titre d'indication, nous
indigènes
donnons ci-après l'étude sommaire de quelques préfixes et suffixes français au
point de vue spécial de leurs éq uivalents en arabe.
Le préfixe re (ré, res, red) indique la répétition, le renouvellement de l'ac-
oti. Il sera souvent traduit en ara ~**~ ~jb S~,
tion. Il sera souvent traduit en arabe par les expressions
les verbes ;¡;.i (n. d'act. ~), exem-
.;) oj*, ou par jj~(n. d'act.
ples :
il a redemandé,

il a redit,

il a l'elait,

une refonte (au propre),

la reprise, la répétition d'une action.

Le préfixe de (dé, dès), qui marque la privation, l'éloignement, Y enlèvement.,


— -
peut être rendu par les verbes J~ (n. d'act. ¡.-\Ijt). «ij (n. d'act. ~«jj),
Exemples :

débloquer,

décolorer,

démâter,

dérouiller,

déboutonner,

dégriser,
Ils ont démuni la ville,

il l'a dépareillé,

il l'a dépossédé,

il a désorganisé,

il a désuni.

Le préfixe in (im, il, ir), qui signifie dans, indique la tendance vers un but,
l'action d'introduire. Il peut se rendre par la lVe ou la IIe forme du verbe.
Exemples:
XXII CONSEILSAUXÉTUDIANTS

inciser,

introduire, inculquer, insinuer,

inciter,

informer,

induire en erreur,

infester.

Il ne faut pas confondre le préfixe ci-dessus avec un autre de même forme


qui a une valeur négative et qui indique la privation, le manque de. Ce der-
nier peut se traduire alors par les mots e t u il
verbe, I - et même
~pU-, s'il s'agit d'un adjectif, JC-IJ
Exemples :
injustice,

son incurie,

son inaptitude,

une forteresse inaccessible,

impossible,

illégal,

illisible,

ir régulier,

irréligieux,

inexécutable,

instable, etc., etc.

Le préfixe e.z (es, f, é) mar ue or ina rement l'exti-act on, l'en èvei?zeni,
Le préfixe ex (es, e/, e') marque ordinairement Xextraction, l1 enlèvement,
l'augmentation, il peut être traduit, comme le préfixe de par ~JI), tji, etc.
Exemples :
effeuiller,
édenter.

1. Est-il nécessaire de faire observer que l'emploi des tournures que nous indiquons n'exclut pas la
possibilité de trouver d'autres mots ou d'autres expressionssynonymes?
CONSEILSAUXÉTUDIANTS XXIII

Nous ne nous étendrons pas davantage sur les préfixes; nous avons sim-
plement voulu indiquer l'importance, d'une étude de ce genre, en souhaitant
qu'elle tente quelque professeur désireux d'être utile aux arabisants.
Combien plus féconde encore serait l'étude approfondie des suffixes de
notre langue au point de vue de la traduction en arabe des mots dans lesquels
ils entrent! Nous en examinerons quelques-uns.
Les suffixes d'adjectifs ble, able, ible, ile, bile, indiquent la qualité, la
possibilité. Ils donnent généralement au mot un sens passif; ils seront, par
suite, souvent traduits en arabe par le verbe au passif ou par un participe
passé. Exemples :
une chose acceptable,

Lui seul est adorable,

lisible, traduisible.

Ils peuvent aussi se traduire à l'aide des expressions suivantes :

excusable,

explicable,

faisable,

habitable,

inimitable,

incompréhensible,

mangeable,
invincible.
,:;
Les suffixes al, el, forment surtout des adjectifs qui marquent la prove-
Izt
nance, la nature de. Ils correspondent aux mots arabes terminés par (.5- (ad-
jectifs relatifs). Exemples :

oriental, verbal,

médical, légal,

amical, impérial,

guttural, officiel,

habituel, personnel.
XXIV CONSEILSAUXÉTUDIANTS

Sont également rendus par les adjectifs relatifs les mots terminés par
les suffixes ais, ois, ien, iste, airi, ique, qui indiquent l'origine, la profession,
la secte, le pays, etc. Exemples :

républicct in, h u ma in,

marocain, africain,

français, maltais,

chinois, villageois, mecquois,

égyptien, tunisien, indien, grammairien,

anarchiste, royaliste,

arabique, périodique.

Souvent aussi on rendra par les adjectifs relatifs nos mots terminés par le
sufifxe if, qui marque, comme les suffixes al et el, la nature, la provenance.
Exemples :
administratif, approximatif,

facultatif, explicatif.

Le sufifxe eux indique la qualité, la possession, l'abondance. Il peut être


traduit par les expressions et au féminin
:
~OIS- Exemples :
une terre sablonneuse,

m/7pays pluvieux,

une mer poissonneuse,

une plante laiteuse,

cotonneux.

Le suffixe etit, (isseur, teur) marque l'agent, celui qui fait, qui a l'habitude
de faire. Les mots ayant cette terminaison seront donc fréquemment traduits
par les participes présents ou par la forme "'J\:J. Exemples :

anseur, liseur,

chasseurj défenseur, ;

professeur, traducteur,
CONSEILSAUX ÉTUDIANTS XXV

radoteur, flatteur,

cultivateur, agriculteur,

(avec une nuance) ou , A5 menteur,

ravisseur.

Mais cette forme J\:; indique surtout les noms de métier, de profession,
qui sont caractérisés dans notre Langue par le suffixe ier (er, ère). Exemples :

menuis ier, muletier,

cuisinière, boulangère.

Le suffixe ier indique aussi des noms d'arbres ou des noms marquant
l'instrument, l'ustensile, le lien. Exemples :

jujubier, amandier,

figuier, moutardier,

chandelier, poulailler.

Rappelons, à l'occasion de ces derniersmots, que les noms désignant le


lieu appartiennent, en arabe, à l'une des trois formes oUJL«, ~-~ et tandis
que les noms désignant l'instrument ont généralement l'une des formes J<-~,
Ju.i* et ~J~-A~. En français, les sufUxes marquant le lieu ou l'instrument sont.
outre le suiffxe ier, déjà cité, oir, oire, e/ve. Exemples :

abreuvoir, lavoir,

prétoire, perchoir,

miroir, arrosoir,

passoire, écritoire,

bercail, soupirail,

imprimerie, tannerie,

léproserie, cordonnerie,

orangerie.

Les noms d'action, si fréquemment employés en arabe, sont le plus souvent


terminés en français par les suffixes aison, ison, tion, ment, age. Exemples :
XXVI CONSEILS AUX ÉTUDIANTS

une comparaison,

une trahison, une défection,

une interprétation, une explication,

aboienzent, rugissement, émondage;,

raccommodage, moulage.

Les suffixes du diminutif, dont le paradigme est en arabe on,


JUs, sont
eau, elle, et, ette, etc. Exemples :

ânon, raton, chaton, -

chevreau, lionceau, lapereau, louveteau.

prunelle, radicelle,

coffret, cochet, garçonnet, sachet,

maisonnette, fleurette, gouttelette.

En dehors de cette étude détaillée et méthodique des modifications que


préfixes et suffixes apportent au sens des mots et, par suite, à leur traduction,
il est nécessaire aussi que les étudiants prennent l'habitude de noter, à la suite
de leurs lectures, les expressions, les tournures particulières à la langue arabe
qui sont légion. C'est ainsi qu'on ne dira pas en arabe une jeune fille à la taille
élancée, mais bien élancée de taille il a la barbe épaisse, mais il
jull
est épais de barbe ~LlàJt) ~~L~4—!~, c'est un homme au caractère généreux,
mais généreux de caractère
f".
Un Arabe
ne pas il a la répartie
Lîl dira
facile, mais il est plus présent en réponse uly- .J.,a;'\ ~—~. Il dira aussi il est
très studieux, très avide de s'instruire (très demandant la science)
4_U.
Il monte très bien à cheval donné ci son fils une bonne
il a
ou une mauvaise éducation (il a rendu belle ou mauvaise son éducation)

qu'on 5 qu'on me i?îe el'aiîz'ize ! 1--; garde-toi


gai-de-to de faire
f(tit-e cèla!
èelal
~*Jli\ JJ ou ;
~dliS"fis vjî flC1» et tant d'autres expressions que nous pourrions multiplier à
l'infini : on les trouvera en abondance dans le Dictionnaire.
Nous dirons encore aux étudiants qui s'essayent dans la rédaction : « Rap-
pelez-vous que les Orientaux aiment le style imagé; qu'ils ont un goût pas-
sionné pour les métaphores, les comparaisons, pour les épithètes heureuses
qui donnent du relief à la phrase; qu'ils sont satisfaits lorsqu'ils peuvent
trouver, même s'ils n'écrivent pas en prose rimée, des allitérations, des asso-
CONSEILSAUX ÉTUDIANTS XXVII

nances harmonieuses ; qu'ils se plaisent enfin à agrémenter leur style de


versets du Coran, de citations diverses, de sentences, de paraboles, dont on
verra de nombreux exemples dans cet ouvrage. »
Nous terminerons ces quelques remarques par un dernier conseil qui
résume tous les autres : « Ne perdez pas de vue qu'un dictionnaire est un
instrument de travail dont il faut avoir appris l'usage et le man i ement, un
serviteur dévoué mais muet, auquel on doit demander avec discernement les
renseignements qu'il est toujours prêt à donner quand on sait le consulter. »
TABLEAU SYNOPTIQUE DE LA DÉCLINAISON

VOYELLES NOMS
EMPLOI DES E MPL
CAS0 1 DES CAS

DES CAS DES CAS


Sujet (il se place ordinairement après le verbe); attribut d'une
TKj
af ata aA!\/r
Nommattf
o/M~-
tt~'<? — S'emploie pour exprimer le vocatifj —
* proposition nominale.
cinq noms, lorsqu'ils sont déterminés, prennent la lettre de pro-
(Nominatif) à du x>\ Y\
1 —• longation correspondant la voyelle cas: y l père, >,& frère,
*
i j. f) bouche, possesseur, beau-frère. I
(Vocatif)

Nasba Cas direct Complément direct (il se place ordinairement après le sujet); -
attribut d'une proposition renfermant un verbe comme JL.S--:
-: (Accusatif) i etc. Les termes circonstanciels de temps, de lieu, de
- Z. ,
manière, d"d'état, se mettent au cas direct.
d. On
0 emp loie
l ce cas après

S— les particules
(Vocatif) ûA—^ ,0 , > > et quelquefois --
æ---~
t- -
après Ij o et jy non. Les cinq noms font l_>\, U-l, U, I3, ~?-.

Khafda Cas indirect Complément d'un nom ou d'une préposition; complément des par-
(Génitir) "';¡ - L
--- (Génitif) ticu
.1 les de serment j, _j , Les cinq noms font
f ,
1 > , S?* S?-
(Datif)
V (Ablatif) </' SP' '-:?:'>-.

1. Le tanouïn marque Vindétermination. Un mot est déterminé lorsqu'il est accom-

pagné de l'article 11ou lorsqu'il a un complément (nom ou pronom).

2. Mots diptotes, — Certains mots, lors- DUEL

qu'ils sont indéterminés, ne peuvent pas Nominatif w\ , au


> ajouté singulier.
prendre le tanouïn, ni la terminaison Ils Cas dir. et ind. u..-
-;-.
se déclinent ainsi: Nominatif : ,_^=s=ly»; J i
.- .; PLURIELMASCULIN REGULIER
cas direct et indirect : y.• > )
m Nominatif ;';J -
ils reprennent trois cas. 1 ajouté au singulier.
LI
les Cas lrect
..as
déclinent ainsi: 1° les mots de la forme Cas indirect
SeDéterminés, direct ) Oi "y"

J~~; 2° les mots terminés par t\ -- non ra- (Le W du duel et du pluriel se retranche
le mot a un complément détermina-
dICal; 3 es p urlels
dical; 30 les pluriels dj
de
e quatre sylh
sy abea
labie s ayant
tif). Se déclinent ains i : I" les participes;
lorsque
un 1 après la seconde; 4° certains noms pro- 2„ adjectirs terininés parts_; 3» les
près ; 5° quelques adjectifs des formes , noms de la fornle * 4. ]e8 noms de di-
JÛ." zaines; 5° quelques noms et nomse.tadjectifs.
adjectifs.

Les mots terminés par Les Ç sont es sont invar ia-


invaria-
PLUllIEL
JW. FEMININ
zaines; REGULIÏÎR5° quelques mots terminés ~par .$
bl es. Ex.: :. ~j et ..,;¡n aux trois cas.
.>
Nominatif vlj|'= l' ) 'g — -r Ei )
Les mots terminés s pat'par
'S
- se déclinent
Cas :!. i~é.
aInSI: mot~tél'm. Indotcrminds
Indéterminés Détermines
Casindi
'-§
Cas l.:,;\ , —
.—
- J — £ y —')
direct
m Irec ainsi Dotei-mmès
., .., Nominatif
Se déclinent ainsi : 1° la plupart des noms S?"
féminins terminés par S, ;¡ et : Cas direct \;..Û
L~~ <~
1
2° quelques noms masculins. ui~ Cas indirect ~;Lo ^-UJl
Principaux Adjectifs ayant la même forme au masculin et au féminin

j*.~ généreux J-te juste lâche


vieux garçon,
ba bai-brun
M
.::.:;s- t.r~ vieille fille <-j-~?-sterile
,.
h aride
J?=,< JUac- grave j~j>. tondu
.~pe~ pur malade
, triste
y
~1~ mort ejb vif, gai fidèle
de °grandeur
*uO adulte. courageux &go -) Am)j
adulte. r-U. ^courageux moyenne
inoyenne
.li de race pure soumis
j

Liste des Noms féminins ayant une forme masculine

* .>- ; :*
W»J paume de la main trépas oreille
i:.J feu de l'enfer (j-~" soleil Joj\ terre

J>J flèche J~~; ; main 1:>


gauche --i) hase

•r > hyène » anus

jJ.*) semelle hyène anus doigt


feu côte
-Jj_) hanche o^Jjp mètre (prosodie) vipère
,., ; ;
"H- main. ^c. bâton P puits
>
; talon
^J&s, jtfÛJ annulaire
Noms des venls ;
jic- caravane enfer
~c~-
vent du i-riidi oeil enfer

JJ yo^>-
j chaud vc,uobgniieéte - * * auriculaire
*
•> "auriculairei- *
bras
v. d'ouest
JU^
JI aquilonr-u a<luilon Pied soleil
simoun de cha-
J fJJ; hachette
,
melles
v. d'est
v.arcpiedfroid verre «> - matrice ice
• .0 ,., matr
v. chaudépauleinoulin épauli e moulin
'—A-yS
JtJ v, d'est. épauli e
JA ventricule enfer
ventt ricul, e )
Liste des Noms ayant une forme masculine, qui peuvent être des deux genres

PLUTÔTFÉMININS PLUTÔTMASCULINS ET FÉMININS


MASCULINS
-
- -
t~)~ guerre Jb- état 0[ aisselle
aisselle
guerre vin seau
JL>- jji Jl mirage (fém.)

jla maison famille (masc.)


~-jj âme, personne Jl

moulin
J-; {jSC* couteau jlj[ voile, rideau

vent échelle mamelle


t:-: rL <_$JU
L~<. route, voie ::.,--;:dent ~j3
cuirasse (fém.)
„ > ° chemise de femme
jambe marché
(masc.)

j~ route, voie p derrière or


, ,. ,-
scorpion
.j -,\;ç. aigle
0 J~ .1 pantalon
u:

Oj-5wIc. araignée ~~p colonne, soutien u~LlU puissance


,." ,..
jjLj langue uO9 cheval, jument ,..1- paix
• * x
sel ¿Û; navire "^fU—»ciel, firmament(f.)
«Uï
rasoirrasoir rt ciel(delit, par ex.)
u;"y navire ~~- (masc.)
-S:,.
':.:' âme (mas. avec le 6 *>
U-~* sens d'individu). \L\A musc matin

~j noyau .,.J~i paradisis


parad
Les noms des lettres de noyau
.- -" ., Pilon
PlIon
l'alphabet etc. (-Ç-kitbonne
b.d voie.

jj5 marmite

U.5 nuque

JU5 foie
>

j~L< baliste.
TABLEAU DE LA CONJUGAISON (1°)

PRÉTÉRIT AORISTEINDICATIF AORISTESUAJONCTIF1AORISTECONDITIONNEL1


:
SINGULIER
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lrep. v t
2e p. Cj • • 'j ï .., ï -¡ ï
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PLUHIEL
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2e p. j o*'' •' * *" 0• * *7 \)..:;
y ^-7 o/- • "'-'"
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3c p. j ., û> • • 0 * * *d * * *d ù 'l
1. Dans le verbe primitif 1. La2e radicale peut 1. Se forme du pré- 1. Se forme du pré-
trilitère, la 2e radicale peut égalementavoir une des cédent en remplaçant le cèdent en remplaçant
avoir une des trois voyelles, trois voyelles. — Lors-i-afa de la 3e radicale le nasba par un cljezm.
quelquefois deux, quelque- que le prétérit est de la par le nasba, et en sup- Avec les
fois trois, mais jamais avec • le ù final aux Emploi
le même sens. — La forme forme f .J';
J*>•9>l, l'aoriste est primant
personnes où il est pré- I)artÍcules
j
,. ",. cédé d'une lettre de '.Í ,
(sens
( Passé)
jî indique le plus souvent 'Sb d,>» forme cédé d'une
ne-Pas
Avec les ùï si. s<'-
un .,..verbe
Jlt.9 et ,J«?d'action,
un verbelesd'état.
unverbed'état, formes jj, > l'aoriste est le plus Emploi. —
bsoouuvvecnntt
souvent
., Pai
j~-~j. "cules J :° Me. (avec or
que. dre )
ordre)
Emploi : 10en général pour Emploi: 1° pour ex- ..:.,\ il n'al.,.i- ;
le passé; - 2° pourle futur, primer le futur, surtout que, y ne. pas (av. défense)
1. - 1 f] \1 f,JeNL
il n'arri-
pas
avec certaines particules tel- t ). n
que. nepas encore.
, les que pi lorsque, 7 2„ ponpuiiesprimer afln [e J-\ î««.J j 1 que,
udès °précédé 7 de
( afi¡n
< J'A quicon.que.
aes qite, ,, que,l qitequelque ose1 ch/ /usnu présent. a -
aes que, ce que • > J afin JO quiconque.1 (lac-" 1
que, ,)A etc.;
quiconque, etc.; — "quelq ue chose que,que,
qitteonqite, en con etc.
3° pour exprimer un sou- -¡: a moins
hait. -î que.
afin que .! 'H f en séquence.
con~ etc.
Impératif. — Il se forme de la 2e personne de chaque nombre de l'aoriste conditionnel en retran-
chant la première lettre. — Si, après ce retranchement, la lettre qui suit porte un djezm, on ajoute
avant I. —L'impératif de la IVe forme commence toujours par 1. I
Aoristes énergiques. — Ils sont au nombre de deux : aoriste énergique lourd, et aoriste énergique
léger. Le premier se forme de l'aoriste subjonctif en ajoutant un avec un chadda : sing. : J:; i ,
.Lt~, 'jLuJ, etc., duel: etc., plur. : , , etc. — Le second, très
^Liu, JjUUâj
rarement employé, se forme du même temps en ajoutant :j:; I, ,', etc.
Passif. (Règle générale.) — Il se forme au prétérit en mettant le son i sous l'avant-dernière ra-
dicale, et le son ou sur toutes les lettres qui précèdent portant une voyelle; - à l'aoriste en mettant
- ,., , ,. ,. Il ,.
le son ou sur la première lettre et le son a sur l'avant-dernière radicale,
.- j , '-:"'>
<—Jj*s>, p9-«*->•
A>
>
Participes. — Dans le verbe primitif trilitère, Présent •• I • , Passé Dans le verbe qua-
drilitère et trilitère dérivé, ils se forment de l'aoriste en remplaçant la première lettre par --q; — on
met le son i à l'avant-dernière radicale pour le participe présent, et le son a pour le passé.
!

d 0'"
I} 0"- ;.-:'.
Mascuhn tir, \;Ç. r~- 'S' :.,
1 1 1 1
\;M" ; **
! ,,-
-' J! • 'S:- .:.~
S .:.¿.;.
Féminin
, ..J&
'yu 1-ui
^*
L:-^- ..L:.~ °v. *i
DÉFECTUEUX ,

-'V 1:':':: J
Masculin
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etc. <~ 2), dil'ad.ra^jO J;>, un
peuvent pas
contractées suivantes
(n° On
pi-iniitif prolongation
C" n'a primitif
))\.:., de porter
leltres
i-acine verbe ".f.:. :
verbe
- -"" --
M- la
le remaTes doit
seconde radicale lettre
:-:.; pour
~:.:.; dansla 2e des chadda
)1 si Dans Uneelle
A etc.. ¿.: un
"t elc. Ù; ,-CJT-
- pour C. si
~-
> e» j;, par -
- *
-"" .:.:.;
etc. faible ou
lièrement.
l'adicales coniugaison
subjonctif chang pour djezm.
^des • la
¡:,; un retranche
réguo lettre
se
une M2), dans
del'nièl'es prolongation
Vj ,~ (souvent ont („»(no r'-
Î iucment de portant
«nale
| c Ils compte
SUBJONCTIF 'i -àde;;.;:
yl5\ ..r:, .)J:-A icale
, ou d
i lesconlo ra lettre
t S?<h~ M PARTICIPES radicale lettre faible
se 3>
CONDITIONNEL âe 'Tenir
FaibleIls -j conaves. uneune
AORISTE V pour par lettre
<^" l'aoriste pour
., lettre ~etc. devant
Conlractel'
P Verbes faible Une
y: faible faible - dit
oz "•u->—'
"", d'une faible D.
l -
soutenues
y elc. f-u, lettre
on
=4==1 U sourds. supprime
u=- , u~ lettre
^*,
* lettre
l'aoriste.une sontse
, romme *t
présence
lettre une
comme JJ-^ Verbes , à une
ont>
-la par le, ont j
etc ou une -
y~ si prolongation.
par Ils lorsqu'elles
de
prolongation
•::, ,. souvent ;
de
- radicale
conjugaison.commencent
J^eL^SCS faikles,
O
ete. ~i l i 1:~V'
21
la commencent difeaueax. lettre
I::, ; ., ^jS—*
* la Ils supprimeetc. plus lettre £
s y. de Ils
dans on >,
p p. ~.--; Uneautre
':"> Verbes sont
B. une
C par,,V-- ne
-:;,.1 „
i - assimilés.
p. P Quelquefois
p. anomalies
assimilés.
rep redoublement et
-pe 2e .::-?' j devant
pour
i1i, V"21 ( Le
Si\ VerbesVerbes ;cdit
*â Se w ire bl)
1(2..:: Présent.
Passé. quelques
^rrru:,rr,l7°^
— commençant
- onlettres Î'JÎ
î^ihc i
- 1 i 1
-- -- =_1, 1
x • ,. "- v.
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Rég- .,..
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ix Hég. : i,.- R.
Rég- jli:
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LISTE DES ABRÉVIATIONS

Il séparé les différentes acceptions d'un même mot.


*
indique que le mot (nom, adjectif ou verbe) entre dans la composition d'un grand
nombre d'expressions ou d'idiotismes qu'on devra chercher au mot principal de
l'expression. Ex. prendre une résolution, prendre à partie, prendre le voile,
prendre la fuite, ne pas chercher à prendre, mais à l'ésolution, partie, etc.
[ ] indique que le mot appartient au langage usuel.
(?) indique qu'il y a doute sur le sens ou l'emploi du mot.
— La voyelle finale des noms n'a été mise que lorsqu'ils étaient diptotes. Lire par

-La voyelle du futur a été placée à côté du verbe: o, c'est-à-dire qu'au futur
le verbe devra être lu i (fut. i_j
~j ; Jfi ).
m. à m. Cette abréviation, placée après une phrase, prévient le lecteur qu'il devra faire le
mot à mot de cette phrase qui traduit l'idée et non les termes de la phrase fran-
çaise.
AM. Cette abréviation signifie que le mot est employé dans l'Afrique Mineure (Tunisie,
Algérie ou Maroc).
d. p. t. a. Cette abréviation signifie que le mot arabe est employé dans presque toutes les
acceptionsdu mot français.
a. adjectif. déf. défectif.
act. action. dim. diminutif.
ad. adverbe. dis. discours.
adm. administration, terme administratif. ellipse ou par ellipse.
Al. Algérie. , expl. explétif.
ell.
anc. ancien, terme ancien. f. et fém. féminin.
arit. arithmétique. f. p. féminin pluriel.
art. article. fam. familier ou terme familier.
c. conjonction. fig. figuré ou sens figuré.
c.-à-d. c'est-à-dire. g. genre.
ch. chose. gd. grand.
chi. chimie. gr. grammaire, en grammaire,
col. collectif. id. idem.
comp. comparatif. imp. impératif.
d. d. g. des deux genres. in. interjection.
dém. démonstratif. ins. instrument.
XXXVI LISTE DES ABRÉVIATIONS

int. interrogation. pro. propre, sens propre.


intr. inlransilif. prop. proposition,
inv. invariable. pron. pronom.
jul'. juridiiiuc, jurisprudence. prov. proverbe.
loc. locution. (FI. que lque, quel qu'un.
loc. pré. locution prépositive. qq. ch. quel que chose.
loc. conj. locution conjonctive. l'il. rhétorique ou en rhétorique.
loc.lat. locution latinc. s. a. sens actif.
litl. littérature ou en littérature. s. f. substantif féminin.
liut, littéraleinent. s. m. substantif masculin.
m. masculin. s. p. sens passif.
m.à in. mot à mot. sing. singulier.
Mar. Maroc. sup. slIpcdatif.
mat. mathématiques. syn. synonyme.
m éd. médical, terme médical. th. théologie ou en théologie.
n. nom. trans. transitif.
n. act. noin d'action. Iriv. terme trivial.
n.c. numéral cardinal. Tun. Tunisie.
néo. néologisme. v. verbe.
n. o. numéral ordinal. v.tr. verbe transitif.
n. p. nom propre. v. a. verbe actif.
part, pré. participe présent. v. i. verbe inlransilif.
part. pas. participe passé. v.11. verbe neutre.
par. particule. v. im. verbe impersonnel
per. personne ou personnel. v. pas. verbe passif.
pl. pluricl. v. p. verbe pronominal.
p. m. r. pluriel masculin régulier, v. p. i. verbe pronominal impersonnel.
p. f. r. pluriel féminin régulier, V. Voyez.
pla. plante, nom d'une plante, Y.A. Voyez aussi.
pop. populaire, vul. terme vulgaire.
pos. possessif, vx. vieux.
pr. préposition.

Note pour la lecture du texte arabe

— Lavoyelle finale des noms n'est pas donnée,


excepté lorsque le mot est diptolc.
— Les voyelles indiquant la fonction des mots sont
toujours
- marquées. >
— Les signes - et - sont les à moins
toujours indiqués, ainsi que voyelles - et -,
qu'elles ne soient suivies d'une lettre de prolongation.
-
— Toute consonne sans voyelle est censée avoir la .:.
voyelle
DICTIONNAIRE

'1
FRANCAIS.-ARABE'
FRANÇAIS-ARABE
>
^C- VCX

A
A ABAISSER

A, s. m. Première lettre de l'alphabet De- compose. Ex. à cœur ouvert,V. cœur; à bride abattue,
bride. Il A toi! ~A>.i d-LJji. || A vaincre sans

péril on triomphe sans gloire .Jk;. JAS>


p , -
-
>
A, pr. (avec mouvement) J,l et .., Celle pré- peut etre traduite parfois par les mots, ~ub :

position peut se rendre Ctussipar (j, 1 J_c, uneroueà


une roue àdents
dents~o* wl; ~e-, ou par itit,vei-be:
~> un verbe :
1
- *, ,.
cela est à faire ~diiS U-, V, à traduire
J,~)
verbe, ce que le dictionnaire indique. à moi,

A, 3e pers. du sing. du v. avoir. V. wvoir. 4_1 ,


V. pronom affixe, Il Cette maison est à ton frère

s. m. Action d'abaisser
ABAISSEMENT, S * Ly ,
Du Caire à Alexandrie, il y a 90 milles
ÏJLjJuJI. ||
L' — des eaux Il L' - des
j~t~A. || oLdl
* l — de la température
prix j~«~t Jjj—» • IlL'
**
Il A sa mort, sa fille héritera de lui ~4_7y« jùc- j-sJl l_~7 • Il —, humiliation.V. humilia-

Il Tu me rencontreras au marché ~Joà\± tion.

J || A certaines conditions .1,Jr ..:;.;..-:; ABAISSER,v. tr. Faire descendre J~

îu Uv* - La préposition 11entre dans la composi- v 1


tion d'un grand nombre de locutions et d'idiotismes o ^j £ss=z\. Il Il a abaissé les rideaux
~j) <~-~
qu'on devra chercher au vocable principal qui les || Il a abaissé une perpendiculaire I;J-.i' J. , - Il
2 ABAISSEUR ABATTEMENT

—, humilier. V. humilier. Il S' —,v. p., devenir liébéler ~J-ASl 4 L Il Il est resté abasourdi
1 o.
jJ-,1b.I.A~AJ.
V.s'humilier. ABAT.V. abatis.

ABAISSEUR,
a. J

ABANDON,s. m. Action d'abandonner !J:r-ï

ABATIS,s. m. Action d'abattre 4 Il Ce


>
qui est abattu ~jU 4 H Les abatis d'une

ABANDONNEMENT,
s. m. ~AIENT, S. m. FJy,
v. tr. Laisser,quitter a .p=A ofjy ,
ABANDONNER, ABAT-JOUR, s. m. Petite feuêlre 4I1Jb 0}==>

L>- || Mes amis m'out abandonné pl. CjIIl —,qui îl I.


abat la lumière~s^aî'l JïJ
j, jxJ*> Il —»livrer, négliger ~4 ABAT-SON,
s. m. ûji»1' ~Sj ÂJ1.

ABATTEMENT, s. m. Action d'abatlre


m'a abandonné sans secours a aban- affaisse-
o^ÎJ^. || Il j~ '- ¡:\/IJ. || —, accablement,langueur,
donné son poste 4—liJs>_j~0JA>-. 11 Ils ont aban-

donné son poste ~Poste lis Ont S' —,

donnéeleurs prétentions ~donnël «. tj H ne s'aban-


v. p., se livrer
donne à. ~pJL». || 11 ne s »aban-
pas à ses passions it jLc-j £>> v.ai un tel — (une telle langueur) dans mes mem-,
|| Ils se sont abandonnés 4
1^*1»ULjH II bres qu'il me lut impossible de me lever Zj~k~c>-

s'est abandonné à la Providence &,-,.4 *JL-


r:--
-
«Cul^Jc. • Il Il s'est abandonné au mal de madouleur me fil tomber dans l' — jlJut'i j.
iJ| Sj £ v m. à m. Il Il était dans un état de

- *
-
v.
ABASOURDIR, a. Étourdir ~cj~, -1 étonner, || Ill~lereleva
1111 relevadedeson état d'd' —Il
souétut ~sjjJr **3*$1
ABATTEUR ABECQUER 3

Il Cette nouvelle l'a jeté dans un profond — 4" ~UJ

4
AnATTEUR,s. m. Celui qui abat J&u»*, t\k;.

AVB
ABC, c,s. s.m.m. -\ Il Il en esl
1 J)f. Il 11 est encoreil l' —
encoreà 1'-
1 o»
ABATTRE, v. tr. Faire tomber JaL-l 4 i 4 »1 m. à m. Il L' — de la science
~LÎjll Jjr ~jJ
i 4 i ~J.A.|| Il a abattu le mur .kA..:i.
~J~ JasW!l
y'}
|| 11 a abattu son ennemi «jjp a ~,~? , <\1"\;'-:--. ABCÉDER,v. n. S'ouvrir-et donner passage au pus

Le boucher a abattu le bœuf jjiJI jljpcîl Cj". 5


a e>Il Le chasseur a abattu la gazelle

Jlji-îl iCjâil > u.:..;. —, faire tomber la


I 4
force physique ou morale ,_Jt<.~ 4jrC-Â ~9)
.;" || Les chagrins l'ont abattu <\_ï.b==\ ABDICATION,s. f. Action de renoncer à qq. ch.

01J>- I. || La fièvre l'a abattu ^sJell 4JL.5d.c_).||


Les malheursont abattu son énergieonOJ £ -A ABDIQUER,v. tr. Renoncerà qq cli. • Jj;

kjL+J* ~~c<J) ou t) La pluie abat la

Petite pluie abat grand vent (prov.) "_J\t;J u)


.,.III.. j>ISj
-.A.,o 1. Il S'-, v. p., tomber ,.Jj > 0 .1:::24.01.
||
Le vent s'est abattu j a Î,.I:),
~J) o ¿)I
|| La chaleur s'est abattue .f'=11 || L'aigle s'est

AIIATTU,part. pas. (V. '-'


abattre.) 4 ,;.
ou Il —par la maladie, par la fièvre
jAa ?uro.
1- tt — sans courage ABECQUER,v. tr. 4
~j~< , A ^AJ•
Donnerla becquée0
|| — ses petits (oiseau) 0 jj 4
4
ABAT-VENT,S. m. ~JtJ~ pl. Js\&>\
4 ABEILLAGE ABOLISSEMENT

ABEILLAGE.V. apiculture.
**
ABEILLE, s. f. îJsei col. ~JPSI.
|| Reinedesabeilles

ABERRATION,s. 1. Dérivationdés rayons lumineux

ABÈTIR, v. tr. Rendl'e inintelligent 0 \:.,0

s. m. X~-)
ABÈTOSSEMENT, 4 <~JL- 1 L9\i'

AD llOC ET AD IIAC, loc. lut. Au hasard, sans

ABHORRER,
v.tr. V. haïr.

ABÎME,s. m. Profondeurdont on ne peut mesurer


ie fond. V. aussi précipice 5^1 pl. c
r,.) L~~*

est un — plus profond que l'océan *dLi.„ï.p


ç

ABÎMER,v. tr. Jeter dans l'abîme ~~J) J i


.k)8JÎ < J}-Î. Il —>mettre hors de service JuJ»1

V ~J-ist• Il Abimé dans le vice, abîmé dans

s'abîma dans les flots <% <_Lil Oy*.


p Jl ,.
AB INTESTAT, loc. lat. Sans qu'il ait été.fait un
ABOMINABLE A BORNER Õ
6 ABORTIF ABlH
ABRICOT ABSOLUTISME 7
8 ABSOLUTOIRE ABSTRAIT
ABSTRUS ACCABLER 9
10 ACCALMIE ACCESSIBLE
ACCESSION ACCOMMODEMENT 11
12 ACCOMMODER ACCORD

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y pris-^tiitre ses,<51}jets
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