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SUPPORT DE COURS DE DROIT DES ASSURANCES

LA PLACE DE L'ASSURANCE DANS LA
GESTION DES RISQUES - I/VII

Notion - Historique - Intérêts - Mécanisme
Dernière mise à jour : 8 Novembre 2017

PLAN I/VII

TITRE I - LA PLACE DE L'ASSURANCE DANS LA
GESTION DES RISQUES
CHAPITRE I : LA NOTION D'ASSURANCE
I - EVOLUTION HISTORIQUE

A - La pré-assurance
B - Nécessités du commerce maritime
C - Transformation économique et sociale
1 - Concentration des patrimoines
2 - Elargissement du domaine de la
responsabilité civile
II - NAISSANCE DE L'ASSURANCE

A - Assurance terrestre
B - Assurance vie
CHAPITRE II : LA MAITRISE DES RISQUES

SECTION I - NECESSITE DE PROTECTION DES PARTICULIERS

I - LES RISQUES PESANT SUR LES PATRIMOINES
1 - Perte d'un bien ou d'un revenu
2 - Dette de responsabilité civile
II - LES RISQUES PESANT SUR LA PERSONNE

III - ASSISTANCE ET PROTECTION JURIDIQUE

SECTION II : LES RISQUES DES COLLECTIVITES
I - GROUPEMENTS ASSOCIATIFS

A - Protection du patrimoine de l'association
B - Responsabilité civile des associations
C - Cas particulier des associations sportives
II - RISQUES DES COLLECTIVITES TERRITORIALES
A - Contrats de Droit public
B - Les risques assurables
C - La responsabilité personnelle des agents
territoriaux
D - La responsabilité personnelle des Elus (Maire)
III - ETABLISSEMENTS PUBLICS
CHAPITRE III LES RISQUES DE l'ENTREPRISE

SECTION I - L'INVENTAIRE DES RISQUES DE L'ENTREPRISE

I - RISQUES DE DOMMAGES AUX BIENS DE
L'ENTREPRISE ET SES CONSEQUENCES
A - INVENTAIRE DU PATRIMOINE DE
L'ENTREPRISE

1 - Biens matériels
2 - Valeurs incorporelles
3 - Pertes d'exploitation

B - EVENEMENTS GENERATEURS DE
DOMMAGES AUX BIENS
1 - Nature des dommages
2 - Conséquences financières de dommages
aux biens
C - RISQUES DE RESPONSABILITE CIVILE DE
L'ENTREPRISE
1 - Du fait de son exploitation
a - A l'égard de ses salariés (faute
inexecusable)
b - A l'égard des tiers (nuisances ...)
c - Responsabilité des dirigeants

2 - Du fait de ses prestations ou produits mis
sur le marché
II - RISQUES LIES AU PERSONNEL DE L'ENTREPRISE

SECTION II - LA PREVENTION DES RISQUES DE
L'ENTREPRISE
I - REDUCTION DES RISQUES
A - Suppression d'une activité excessivement
dangereuse
B - Respect des normes
C - Utilisation de moyens techniques de prévention
D - Moyens humains de prévention
II - TRANSFERTS JURIDIQUES DES RISQUES

A - Emergence d'un risque juridique
B - Clauses limitatives de responsabilité
C - Clauses d'abandon de recours
D - Pacte de garantie ou d'assurance
E - Assurances pour compte commun

TITRE I

LA PLACE DE L'ASSURANCE DANS LA GESTION DES RISQUES

INTRODUCTION

L'assurance est une technique financière par laquelle un "assureur" organise
en mutualité une multitude d'"assurés" esposés à la réalisation de risques
déterminés, et indemnise ceux d'entre eux qui subissent un sinistre grâce à la
masse commune des primes collectées.

Elle repose sur des règles mathématiques statistiques et de probatilités en
ce qui concerne la fréquence et le coût moyen de ces sinistres déterminés,
permettant de pallier les conséquences économiques d'un dommage.

Elle est donc utile tant à la protection des biens et des personnes du particulier
qu'à la prise de risque liée à la nécessité d'entreprendre pour l'entreprise. Elle
accompagne donc le développement économique.

A la différence du Banquier, qui fait commerce de l'argent, l'assureur ne
s'engage pas toujours à faire fructifier et à restituer les fonds confiés par
chacun de ses clients, mais à indemniser ceux dont le patrimoine ou la
personne aura été altéré par un évènement prévu au contrat.

Si l'assurance "Vie" peut être un instrument de gestion patrimoniale, dans
l'assurance de dommage, le versement d'une prime, même supérieure au
dommage subi, n'oblige l'assureur qu'à régler une indemnité proportionnelle
à celui-ci : (principe indemnitaire)

Dans la mesure où il n'y a pas corrélation entre le montant des primes
perçues par l'assureur, et l'indemnité éventuellement versée à l'assuré,
toute opération d'assurance repose obligatoirement sur l'existence d'un aléa.

Néanmoins, cette différence avec la Banque s'estompe dans le cadre des
assurances de personnes, où l'assureur peut être amené à régler des

indemnités "forfaitaires", en contrepartie du versement d'une prime :
assurance-vie, retraite, invalidité, perte d'emploi, à la condition que le risque
assuré conserve son caractère aléatoire.

De plus, l'obligation de l'assureur ne consiste pas seulement à reverser des
capitaux, mais tend de plus en plus à une réparation "en nature" au moyen de
prestations d'assistance, lesquelles peuvent concerner également des tiers
victimes.

L'assurance repose sur un contrat passé entre l'assuré et l'assureur, précisant
les obligations respectives des parties.

Selon l'article 1108, al.2, du Code Civil, le contrat d'assurance a un caractère
aléatoire qui constitue son "essence", et qui s'oppose à ce qu'il soit applicable
à un risque que l'on sait déjà réalisé au mmoment de la souscription, ou à un
dommage intentionnellement causé par l'assuré.

L'élaboration d'un tel contrat est donc une opération complexe, puisqu'elle
portera sur la détermination du risque assuré, les conditions et les limitations
de garantie, le montant de la prime, et l'étendue des obligations de l'assureur
en cas de sinistre, complexité qui va nécessiter une protection particulière
du consentement des cocontractants.

De plus, l'existence du contrat d'assurance va "intéresser" des tiers, tels que les
créanciers de l'assuré ou les victimes de ce dernier.

En effet, dans la mesure où le patrimoine de leur débiteur constitue leur gage
commun selon l'article 2285 Code Civil, l'assurance devient ainsi non
seulement une garantie de solvabilité de l'assuré dont elle renforce le crédit,
mais un instrument privilégié de l'indemnisation des victimes grâce aux
garanties de responsabilité civile.

Le contrat d'assurance va donc être soumis à des principes d'ordre public ,
visant à renforcer son efficacité à l'égard des assurés et des tiers, au détriment
de son aspect purement contractuel.

Cette intéraction a donc donné naissance à un Droit spécifique : le Droit des
Assurances, qui repose sur les mécanismes combinés du Droit des
obligations et des Contrats, du Droit de la Consommation et de principes
d'ordre public.

L'assurance concerne tous les domaines de la vie économique et sociale :
maritime, aérien, patrimoine ou personnes des particuliers, des entreprises ou
des collectivités, et la plupart des risques : incendie, naturels, automobile,
médical, responsabilité civile...

L'objet de ce cours sera limité essentiellement à l'étude du contrat
d'assurance terrestre de dommages.

CHAPITRE I

LA NOTION D'ASSURANCE

L'assurance s'est développée de manière pragmatique, sous les contraintes
économiques et sociales liées à la nécessité d'entreprendre.

Elle repose sur l'idée de mutualisation des risques et de solidarité pour faire face
aux aléas de toute nature.

Elle s'inscrit dans une démarche commune d'épargne et de prévoyance pour
financer la réparation de tout ou partie des dommages causés à ceux des membres
de la mutualité frappés par le sort.

I - EVOLUTION HISTORIQUE
A - LA PRE-ASSURANCE

L'idée de mutualité et de prévoyance appartient aux valeurs des sociétés
traditionnelles reposant sur la solidarité familiale ou corporatiste.

On retrouve des "traces" de la pré-assurance dans la plus haute antiquité :

 Caisse d'entraide des tailleurs de pierres de la Basse-Egypte
 2.250 ans avant J.C., dans le Code d'Hamourabi, en ce qui concerne les
transports par caravane (Darmatha)
 Le législateur athénien Solon (640-558 avant J.C.) obtint des Hétairies
(groupements et artisans) leur intervention en faveur de leurs membres
frappés par l'adversité.
 Théophraste (371-286 av. J.C.) fait état d'une caisse commune alimentée par
des cotisations, et dont le contenu servait à prodiguer des secours.
 A l'époque romaine, le Collège funéraire de Lanuvium assurait à ses
membres, moyennant droit d'entrée et cotisations, un bucher et un tombeau,
tandis que les légionnaires cotisaient pour permettre à leur membres de faire
face à des frais de mutation, de retraite, ou de décès...

B - NECESSITES DU COMMERCE MARITIME

1.

Les Phéniciens mirent en oeuvre le principe de la "mutualisation" en mettant "en
gage" une certaine quantité de marchandises pour indemniser les armateurs et les
marchands des pertes causées par les naufrages.

Les Romains ont adopté le principe de "solidarité" dans le "nauticum foenus"
(digeste de Justinien).

Pollices. Mais cette pratique fut interdite. selon deux types de transports :  Assurance sur un bateau déterminé jusqu'au port de Rouen. Les premières entreprises d'assurance maritime sont apparues à partir de 1424 à Gènes. à charge de dénoncer le nom du vaisseau à bref délai à l'assureur. ou les Statuts Maritimes de Venise de 1255. marchandises à la mer. comme usuraire. portant sur des marchandises débarquées au Havre ou Barfleur. le Guidon de la Mer. réunit les usages en vigueur dans nos différents ports : "Guidon utile et usance des marchands qui mettent à la mer. et autres choses nécessaires à la navigation".  En France. C'est pourquoi. de riches commerçants s'engagèrent à "garantir" une cargaison moyennant le paiement préalable d'une somme d'argent. rédigé vers 1570 et édité en 1608.  Par Edit du Conseil du Roi du 5 Juin 1668 est instituée par Colbert la Chambre des Assurances Maritimes de Paris. le statut de Marseille de 1256. puis en Angleterre avec des "Clubs" de particuliers. par Grégoire IX en 1227. En France. traitant des assurances. La nécessité d'une réglementation accompagne très tôt ces premières conventions :  Un Edit de 1563 institue une juridiction consulaire à Bordeaux. . Un contrat français a été conclu en Octobre 1584 pour un transport de marchandises entre Marseille et Tripoli. et selon lequel le prèteur de deniers touchait un intérêt de 15 à 40 % si la cargaison arrivait à bon port.Les Romains et les Athéniens connaissaient le mécanisme qui a donné lieu au "prêt à la grosse aventure". avaries. Les statuts de Marseille s'inspirent des dispositions maritimes florentines. Un des plus anciens contrats a été conclu à Gènes en 1347 et était destiné à garantir le navire Clara pour un transport de marchandises jusqu'à Majorque. l'assurance maritime a été pratiquée à Rouen par des assureurs espagnols. C'est dans le domaine des risques maritimes qu'est donc apparue la notion d'assurance moderne.  Assurance sur un navire dont le nom est encore inconnu lors de la souscription du contrat. et retransportées sur embarcations plus légères jusqu'à Rouen. comme en font foi les actes de Tabellionnage des années 1525 à 1530 qui reprennent des pratiques espagnoles de Séville ou de Bilbao. comme l'attestent les lois Rhodiennes du VIIIe siècle. 2.

 Le Code de Commerce de 1807 consacrait son Livre II au Droit Maritime issu de la grande ordonnance de la Marine. soit du fait d'une perte matérielle. Le 31 mars 1686 a été créée en France la "Compagnie Générale pour les Assurances et Grosse aventure de France". notamment ferroviaires. le regroupement des terres agricoles et leur concentration entre les mains de gros propriétaires fonciers a favorisé l'exode rural. ainsi que la constitution de patrimoines de plus en plus dispersés servant de gages aux créanciers. ainsi que l'amélioration des moyens de communication. le Phénix. et codifiait les premiers principes du droit des assurances. soit du fait d'une dette.  La Grande Ordonnance de la Marine d'Août 1681 de Colbert inspirée des coutumes et statuts des Provinces Unies (Amsterdam et Anvers)codifie de façon complète les usages en matière de transports maritimes.CONCENTRATION DES PATRIMOINES L'obligation pour les propriétaires fonciers de faire exploiter leurs terres ou de donner leurs immeubles en location les a exposés au risque de la ruine. Son évolution est directement liée à celle de la Société. avant de s'étendre à la protection des patrimoines des particuliers.. 2 . mais aussi à une dette de responsabilité à l'égard de leurs salariés ou de tiers. puis apparaissent d'autres Compagnies comme la “Société d’Assurances Générales contre l’incendie” des frères Périer (1786) et la “Compagnie d’assurances contre l’incendie” de Clavière et Batz.. L'assurance moderne s'est donc développée d'abord pour les nécessités du Commerce. C . l' Union. qui subsistent toujours même si elles se sont regroupées.TRANSFORMATIONS ECONOMIQUES ET SOCIALES Le XIXe siècle voit une transformation importante des structures sociales due à l'expansion économique. ont nécessité leur protection contre le risque de disparition. . le Soleil. du fait de locataires insolvables.ELARGISSEMENT DU DOMAINE DE LA RESPONSABILITE CIVILE L'élargissement constant du domaine de la responsabilité civile. De même.. lesquels ont été repris dans les articles L 171-1 et suivants du Code des Assurances . 1 . outils de production. en 1754 est créée la Chambre Générale des Assurances. de l'activité économique. la nécessité d'entreprendre et les échanges internationaux. stock et marchandises du fait d'un aléa. exposées à la perte de leurs bâtiments. Le développement de l'industrie. en a-t-il été du risque des entreprises en plein essor.

ASSURANCE TERRESTRE 1. soit 4 ans avant le grand incendie de Londres. La légende prétend qu'une des rares maisons épargnées était une taverne exploitée par un certain Edward Lloyd.000 maisons de 60. sur Wikipedia Il détruira les 13.  Voir "Le grand Incendie de Londres". De nombreuses municipalités suivent cet exemple. Il s'agit d'une "bourse".000 des 70. créée par le "Lloyd's Act de 1871". qu'un certain Edward Lloyd a voulu assurer les fruits et les revenus de la pêche.La loi du 9 Avril 1898 sur la réparation des accidents du Travail a conduit les entrepreneurs à assurer massivement leur responsabilité à l'égard de leurs ouvriers.000 habitants de la ville. En réalité. et qui deviendra avec le temps la plus grande organisation mondiale d'assurance : la Lloyd's de Londres.NAISSANCE DE L'ASSURANCE A . compte tenu de l'accroissement de la population et le développement des agglomérations.. En France. composée de personnes physiques "names" ou morales. sur plus de 400 rues et 175 hectares. C'est à la fin du XVIIe siècle qu'apparaît l'assurance incendie. un incendie s'est déclaré dans une boulangerie de Londres et s'est étendu avec une telle ampleur qu'il faudra quatre jours pour le maîtriser. 2. organisme municipal qui présente d'avantage le visage d'une caisse de secours que d'un organisme d'assurance. en pleine nuit. qui étaient composées de bâtiments en bois extrêmement rapprochées et vulnérables au feu. qui eu l'idée de créer un office d'assurance couvrant les risques les plus variés. Le 2 Septembre 1666. . c'est en 1662. à Tower Street.. des caisses diocésaines sont fondées dans des grandes villes dans un but d'entraide et de bienfaisance. et trouvent leurs ressources dans des quêtes bi annuelles. il faudra attendre l'année 1717 pour voir se créer à Paris le "Bureau des Incendiés". si les spécialistes s'accordent pour convenir que si cette institution est bien née dans une taverne. Aux XVIIIe siècle. jusqu'à la loi du 30 Octobre 1946 sur la prévention et la réparation des accidents du travail et des maladies professionnelles. II .

puis le capitaine et l'équipage. Si la nécessité de protéger les patrimoines a donné lieu à l'invention du mécanisme contractuel de l'assurance.. notamment du fait des quasi-délits et de la "garde de la chose" aux profit des tiers victimes de dommages. . à la fin d'une période déterminée (10 à 15 ans) : les "Tontines". Mais surtout. l'assurance sur la vie a eu. telles que la "Caisse départementale des Incendiés des Ardennes". au XVIe siècle. celui-ci a "débordé" sa vocation initiale. Ceci n'empêchait pas Napoléon lui même de souscrire une assurance vie auprès du Lloyd's de Londres en 1813. en garantissant la solvabilité de l'assuré. des débuts plus difficiles puisqu'elle passait pour "immorale" dans la mesure où le décès de l'assuré était susceptible de procurer un avantage matériel à un tiers. La Révolution marque un coup d'arrêt au développement des assurances en France. En 1653. et en le mettant à l'abri d'une dette de responsabilité. C'est encore dans le domaine maritime que l'assurance-Vie se développa puisqu'il devint l'usage d'assurer les cargaisons d'esclaves comme marchandises à transporter. elle a permis l'élargissement du domaine de la responsabilité civile.. En revanche. et c'est ainsi qu'un décret du 24 Août 1793 a supprimé les Compagnies pratiquant des opérations d'assurance vie. et enfin..ASSURANCE VIE 1. dont le contenu serait réparti. en France. B . des Compagnie d'Anvers l'appliquèrent aux passagers.La Révolution les transformera en Caisses départementales. 2. la loi Le Chapelier du 14 juin 1791 prohibe tout groupement ayant pour but la défense de "prétendus intérêts communs". un banquier napolitain a suggéré à Mazarin la création d'associations dont les membres verseraient des cotisations dans une caisse commune. Ce n'est qu'en 1818 qu'un arrêt du Conseil d'Etat finit par autoriser durablement l'assurance-décès. La "Grande Ordonnance de la Marine" de Colbert de 1673 les considère comme "réprouvées et contre les bonnes mœurs". Elle apparaissait également "dangereuse" pour l'assuré. entre les membres survivants. dans la mesure où elle pouvait donner un intérêt au bénéficiaire de l'indemnité de "hâter le trépas de l'assuré". En effet.

Le développement de l'assurance de responsabilité est donc devenu la pierre
angulaire des systèmes d'indemnisation des sociétés modernes, laquelle a
donné lieu à des assurances obligatoires dans les domaines de risques les plus
importants, parmi lesquels on peut citer :

 La loi Spinetta du 4 janvier 1978 qui organise l'indemnisation automatique
par les assureurs, et dans le cadre de l'assurance dommages-ouvrage, des
désordres de construction relevant de la garantie décennale des
constructeurs.
 La Loi Badinter du 5 juillet 1985 qui organise l'indemnisation automatique
des victimes d'accidents de la circulation directement par les assureurs.
 La loi du 13 juillet 1982 relative à l'indemnisation des victimes de
Catastrophes Naturelles, garantie dommages, voire, la mise en place de
garanties obligatoires contre les attentats, ou les infractions, soit par un
système d'assurance obligatoire, soit par des Fonds de garantie.
 La loi du 4 Mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du
système de santé">, prévoyant notamment l'indemnisation des accidents par
l'ONIAM.
 La Loi n° 2003-699 du 30 juillet 2003 relative à la prévention des risques
technologiques et naturels et à la réparation des dommages, ayant fait
l'objet d'un décret du 28 novembre 2005 sur l'indemnisation des victimes de
catastrophes technologiques et modifiant le code des assurances, prévoyant
la création d'un fonds de garantie en cas d'accident survenant dans une
installation classée et endommageant un grand nombre de biens immobiliers.

C'est ainsi qu'un mécanisme purement contractuel, et pourtant soumis au principe de
l'effet relatif des Conventions de l'article 1199 du Code Civil entre parties
contractantes, va permettre à des tiers lésés, en vertu d'une jurisprudence ancienne
actuellement codifées dans l'article L 124-3-1 du Code des Assurances, d'agir
directement contre l'assureur du responsable, avec lequel elles n'ont pourtant
aucun lien de droit, d'obtenir l'indemnisation directe de leur préjudice.

3.

L'assurance est également devenue un instrument de CREDIT :

Par une assurance de chose :

o en garantissant l'intégrité du patrimoine de l'assuré, gage général de
ses créanciers (A. 2093 du Code Civil).
o En prémunissant l'entreprise contre les conséquences d'une perte
d'exploitation ou de production consécutive à un sinistre, elle garantit
sa solvabilité à l'égard des tiers, mais également le maintien de ses
emplois.

Par une assurance de responsabilité civile :

o en garantissant son patrimoine contre une dette de responsabilité.

(Ce qui inspirera la confiance des tiers ou des clients de l'entreprise...)

Par une assurance de personnes :

 en garantissant le remboursement des échéances de prêt, en cas d'atteinte à
ses capacités de revenus (maladie, décès, perte d'emploi) elle lui permet
d'obtenir des concours bancaires, et des prêts mobiliers et immobiliers.

4.

L'assurance peut entraîner parfois des effets pervers :

 en faisant échapper l'auteur assuré d'un dommage aux conséquences de sa
responsabilité.
 en poussant les Tribunaux à "dénaturer" les principes élémentaires du droit
des contrats, de manière à permettre, via l'assurance de responsabilité du
responsable, à indemniser à toute force la victime d'un dommage.
 En incitant certaines prétendues "victimes" à tenter, avec l'aide de l'aide
juridictionnelle ou des assureurs de protection juridique, des "jackpot"
procédures dictées par le seul appât du gain.

Mais le "produit" commercial d'assurance, du fait de sa complexité, peut se révéler
parfois trompeur, lorsqu'il ne correspond pas toujours à l'attente de l'assuré qui se
voit parfois refuser des garanties qu'il avait pourtant cru souscrire de bonne foi.

Enfin, l'attitude de certains assureurs, se réfugiant derrière des clauses ambiguës ou
équivoques, voire abusives, pour dénier leur garantie à un assuré qui se croyait
garanti, a discrédité les Compagnies d'Assurances aux yeux du public, des
consommateurs et des Tribunaux qui ont tendance à faire application des règles du
Droit de la Consommation au détriment des professionnels.

C'est ainsi que la jurisprudence considère que toute clause ambigüe ou équivoque
d'un contrat d'assurance doit nécessairement s'interpréter contre l'assureur.

CHAPITRE II

LA MAITRISE DES RISQUES

SECTION I - NECESSITE DE PROTECTION DES
PARTICULIERS
L'individu a toujours été vulnérable et exposé à des risques, soit dans sa personne,
soit dans ses biens.

Dans les civilisations traditionnelles, l'individu appartenait et dépendait entièrement
d'une communauté : tribu, famille, l'Homme n'avait pas "d'existence" ni de biens
propres à protéger.

De ce fait, la réparation des dommages causés aux biens ou aux personnes était
assumée de façon collective par le groupe.

La réalisation du risque était vécue par la communauté comme relevant de la
"fatalité" qu'il pouvait tenter de conjurer par des pratiques magiques ou religieuses.

Les progrès techniques et économiques, ont permis à la communauté de réduire un
très grand nombre de risques vitaux : épidémie, maladie, guerre, violence, famine...
sans qu'il soit jamais possible de les éliminer tous.

Dans le même temps, l'Homme moderne :

 a constitué autour de lui un "patrimoine" individuel exposé à la perte et à la
ruine : maison, voiture, biens matériels, compte en banque…
 S'est isolé de sa "tribu" et de sa famille, pour intégrer une collectivité
beaucoup plus vaste : nation, région, département, Commune...
 S'est groupé, pour constituer des "personnes morales" titulaires d'un
patrimoine exposé à la perte et à la ruine.

Mais on peut penser que quel que soit le degré d'évolution technique et économique,
l'Etre humain restera toujours menacé dans son intégrité physique et patrimoniale
par les risques incompressibles de l'aléa : maladie, catastrophes naturelles...

L'important est donc que chaque individu soit protégé contre les conséquences
économiques de l'aléa, notamment lorsque lui-même, où ses ayants droits, se
voient privés de revenus à la suite d'un sinistre.

Cette prévoyance s'est donc organisée sous plusieurs formes :

 Assurances sociales obligatoires (Sécurité Sociale, assurances
complémentaires…)
 Assurances responsabilité civile obligatoires (circulation, construction…)
 Assurances de responsabilité civile systématiques : Entreprises, Chef de
Famille, collectivités ...
 Assurances de choses : incendie, vol, catastrophes naturelles, pertes
financières...
 Fonds de Garantie : Circulation, chasse, terrorisme, infractions, sang
contaminé, amiante...

Pour le rendre supportable, le poids de l'indemnisation doit être réparti sur la plus
grande mutualité possible.

Enfin, les assureurs modernes ont mis au point des GARANTIES ACCIDENTS DE
LA VIE (G.A.V.) pour faire face à des aléas qui ne seraient pris en charge par aucun
autre système d'indemnisation.

Ils proposent également des méthodes nouvelles de réparation des dommages en
nature, ainsi que des prestations d'assistance, lesquelles constituent des
obligations de faire.

Ainsi, plutôt que de verser inutilement des capitaux qui peuvent être dilapidés ou
affectés à d'autres fins que la réparation du dommage, la réparation en nature est
particulièrement adaptés à la prise en charge dans le temps de dommages corporels

lourds, nécessitant l'aide de tierces personnes dans le temps : risque de dépendance
: le "5e risque"...

I - LES RISQUES PESANT SUR LES PATRIMOINES
A - PERTE D'UN BIEN OU D'UN REVENU

 Incendie, explosions,
 Risques (domestiques) divers : Dégâts des eaux, Bris de glace, Vol,
vandalisme (automobile, mobilier, objets précieux..)

Les œuvres d'art peuvent être couverts par la "multirisque habitation" mais
d'une façon plafonnée : il vaut mieux un contrat spécifique pour être
intégralement garanti.

 Désordres liés à la construction : dommages-ouvrage
 Risques naturels( inondations, sécheresse, tempêtes, sismiques,...)
 Risques industriels : explosion, pollutions...,
 Actes de Terrorisme
 Atteintes à des droits de propriété intellectuelle
 Pertes financières : Pertes d'exploitation, de loyers à la suite d'un sinistre,
préjudices "immatériels"...

B - DETTE DE RESPONSABILITE CIVILE

 Responsabilité du fait personnel : faute, imprudence, négligence (a.1240 -
1241 Code Civil).
 Responsabilité de Chef de famille, du fait des choses qu'on a sous sa garde,
ou des personnes dont on doit répondre (enfants, préposés… : a. 1384), de
ses animaux (Pittbull ! a.1385 ) :
 Responsabilité des associations du fait de leurs membres, notamment risque
sportif.
 Risques que l'individu fait courir aux autres du fait de la conduite automobile
(loi Badinter).
 Responsabilité contractuelle, en cas d'inexécution de ses obligations
(a.1231-1 et ss du Code Civil).
 Risques des professionnels (responsabilité médicale) dans l'exécution de
leurs prestations, ou du fait d'une carence dans leur obligation de conseil ou
d'information.
 Risques que les entreprises font courir aux autres du fait de leur exploitation,
des produits qu'elles mettent sur le marché, des travaux qu'elles réalisent ou
de leurs prestations de services : Garantie d'Assurance Responsabilité Civile
après livraison ou après travaux.
 Risques liés à l'activité économique : Pollution de l'air ou des eaux, marées
noires, catastrophes aériennes ou écologiques (pollution du Rhin…)

 Risques pesant sur les dirigeants de l'entreprise
 Risques des élus ou des collectivités publiques et territoriales du fait de
dommages causés aux tiers.
 Risques divers liés aux nouvelles technologies : nucléaires, spatiaux,
génétiques...
 Liés à la circulation d'informations, notamment sur Internet.
 Risques politiques : terrorisme.
 Risque pénal.

III - LES RISQUES PESANT SUR LES PERSONNES
Malgré les progrès de la médecine et de la technologie, l'individu reste exposé à des
risques d'atteinte à son intégrité physique, lesquels peuvent être inhérents à son
état de santé ou à l'âge.

Si certains de ces risques sont inéluctables (mort…) il est néanmoins possible de
pallier au moins les conséquences économiques qu'ils induisent pour la personne ou
sa famille.

1.

Dommages pécuniaires résultant d'une atteinte à sa personne :

 Versement d'indemnité compensant une perte de revenus en cas d'arrêt de
travail pour maladie, invalidité, ou perte d'emploi.
 Prise en charge du remboursement d'un emprunt.
 Protection de la famille en cas de Décès, rentes éducation...
 Versement d'un capital ou d'une rente en cas de vie à une date déterminée
(système de garantie de retraite).

2.

Le système d'assurance de personne est un instrument de crédit, puisqu'il permet
à un établissement prêteur d'avoir la certitude de remboursement d'un emprunt, du
fait de la prise en charge de celui-ci par une garantie d'assurance en cas d'incapacité
de travail ou de chômage.

3.

Il joue également un rôle important dans la gestion des patrimoines en permettant :

 la prise en charge de droits de succession
 le bénéfice de mesures fiscales favorables sur les indemnités.

4.

Constitution d'un régime de retraite et de prévoyance :

à lui donner ou faire donner des avis et des conseils en matière juridique : assurance Protection Juridique. notamment lorsqu'il se trouve confronté à une situation conflictuelle qui l'oblige à se défendre ou à attaquer en justice. ....ASSISTANCE DE L'ASSURE EN JUSTICE Le problème rencontré par le particulier ou l'entreprise peut être de nature moins urgente. mais à accomplir immédiatement des prestations déterminées.ASSISTANCE ET PROTECTION JURIDIQUE Les risques rencontrés par l'individu ne sont pas seulement ceux qui pèsent directement sur son patrimoine ou sa personne.AIDE MATERIELLE D'URGENCE L'assuré peut se trouver confronté à des situations qui nécessitent une aide urgente et une assistance immédiate.  D'un automobiliste en panne. dans ce cas. les assureurs proposent des garanties d'assistance spécifiques (Erope Assistance.) ou souvent accesssoires à des contrats d'assurance automobile ou multirisques habitation. ou sa carte de crédit.. Il peut rencontrer des "aléas" qui obligent l'assureur non pas à lui verser une indemnisation. Ce sera le cas :  d'un voyageur dans un pays lointain. qu'il faut secourir. Il peut convenir que l'assureur s'engage. l'assureur s'oblige à une véritable obligation de faire. A..  Soit par les particuliers  Soit par les entreprises pour le compte de leurs salariés. ou soigner dans une contrée éloignée. 2 . qui a perdu ses clefs. III . qu'il faut remorquer. Rétablissement de l'image d'une entreprise en cas d'atteinte à l'e-réputation Usurpation d'identité Il s'agit là d'une véritable obligation de faire. rapatrier d'urgence. Dans ce cas.. 1 . héberger et fournir un véhicule de remplacement  D'un particulier. ou qui a perdu ses papiers. Dans toutes ces situations de détresse.

 Une telle clause. Elle met à la charge de l'assureur l'indemnisation des frais de défense civile ou pénale de l'assuré poursuivi Elle permet non seulement de garantir les frais de défense.) B. qui n'a pour but que de protéger les intérêts d'un assureur appelé à supporter la condamnation mise à la charge de son assuré. si celles-ci sont également victimes de dommages corporels ou matériels. Elle peut bénéficier aux personnes présentes dans un véhicule. La clause de défense et recours est accessoire à une garantie principale de responsabilité civile : circulation. n'est que facultative pour lui.GROUPEMENTS ASSOCIATIFS A .. Il s'agit de la clause de direction de procès insérée classiquement dans les contrats d'assurance de responsabilité.l'article L 113-17 du Code des Assurances. à prendre en charge des frais de procédure ou à fournir des services découlant de la couverture d'assurance. en fonction des plafonds et des montants définis dans le contrat d’assurance. administrative ou autre ou contre une réclamation dont il est l'objet ou d'obtenir réparation à l'amiable du dommage subi : (L 127-1 et ss du Code des Ass. pénale. dispose que l'assureur qui prend en charge la direction du procès dirigé contre son assuré est censé renoncé à ses exceptions de garantie : vrai piège pour l'assureur. SECTION II : LES RISQUES DES COLLECTIVITES I .Protection du patrimoine de l'association B . L'assureur prend alors en charge les frais et les honoraires d’avocat ou d'experts ainsi que de procédure devant une juridiction civile ou pénale. habitation.. en vue notamment de défendre ou représenter en demande l'assuré dans une procédure civile. C.  De plus. De telles garanties doivent être distinguées.Cas particulier des associations sportives . de la clause d'un contrat d'assurance par laquelle l'assuré s'engage à mandater son assureur pour diriger le procès qui peut être dirigé contre lui par un tiers victime. mais également de recours à l'encontre d'une autre personne dans le cadre d'un sinistre garanti.Responsabilité civile des associations C .Est une opération d'assurance de protection juridique toute opération consistant. en cas de différend ou de litige opposant l'assuré à un tiers. moyennant le paiement d'une prime ou d'une cotisation préalablement convenue.

. sont responsables. La loi du 22 Janvier 1997 a transposé fidèlement en droit français la directive communautaire 92-50 du 13 Juin 1992 qui prévoit le principe d'une mise en concurrence similaire à celle des marchés publics.  Responsable de l'entretien de la voirie.LA RESPONSABILITE PERSONNELLE DES ELUS III . CHAPITRE III .CONTRATS DE DROIT PUBLIC Le contrat d'assurance n'était pas soumis au Code des Marchés Publics et a longtemps été considéré comme un contrat de droit privé. II . colonies de vacances  Dommages subis par les bénévoles ou collaborateurs occasionnels  Accident survenu à un élu dans l'exercice de ses fonctions  Stations d'épuration. etc... des dommages qu'ils causent à cette occasion. l'exécution des contrats d'assurance relève désormais des Juridictions administratives.LA RESPONSABILITE PERSONNELLE DES AGENTS TERRITORIAUX  Pour faute personnelle détachable du service  Pour faute de service D . des services de secours (pompiers.RISQUES DES COLLECTIVITES TERRITORIALES A .Les associations sportives ayant pour mission d'organiser de diriger et de contrôler l'activité de leurs membres au cours des compétitions auxquelles ils participent.LES RISQUES ASSURABLES  Propriétaire d'immeubles. au sens de l'article 1242 du Code Civil..ETABLISSEMENTS PUBLICS  Hôpitaux  Etablissements de recherches. collecte des ordures ménagères.).... des réseaux d'eau.. B . CNRS. élagage des arbres. C .  Organisateur de fêtes et de manifestations sportives  Services destinés aux enfants : centres aérés... Dès lors que le Cahier des Charges comporte des "dispositions exorbitantes de droit public". en cas de faute de leur part.

outillage o Engins de transport et de manutention : chariots élévateurs.L'inventaire des risques de l'entreprise  Section II .La prévention des risques de l'entreprise SECTION I . vol. locaux de production o Magasins.INVENTAIRE DU PATRIMOINE DE L'ENTREPRISE 1 . LES RISQUES DE L'ENTREPRISE  Section I .Explosion 4 Evolutions législatives . terrains o Locaux administratifs o Ateliers. entrepôts. fraude I .L'INVENTAIRE DES RISQUES DE L'ENTREPRISE Les 10 risques les plus redoutés par les entreprises en 2018 1 Interruption d'activités 2 Cyber-risques .Risques juridiques 5 Catastrophes naturelles 6 Evolutions et fluctuations de marchés 7 Risque produit 8 Nouvelles technologies 9 Atteintes à la réputation et à l'image 10 Malveillance. Terrains.RISQUES DE DOMMAGES AUX BIENS D'EXPLOITATION DE L'ENTREPRISE ET SES CONSEQUENCES A .Rupture de la supply-chain 3 Incendie . grande surface o Parkings. palans… . lacs  Matériels et équipements de production : o Matériels et logiciels Informatique o Machines.BIENS MATERIELS  Immeubles. coupes forestières.

les "ransomware" Wannacry et Notpeya ont contaminé plus de 300. non commercialisable o une perte de clientèle en cas d'impossibilité de se maintenir sur le marché Il est donc indispensable que toute garantie d'un sinistre matériel soit automatiquement assortie d'une garantie de la perte d'exploitation consécutive.VALEURS INCORPORELLES o Logiciels informatiques (Bureautique. mais les conséquences financières de celui-ci. En 2017.. s'il faut pallier à la défaillance d'un équipement de production (achat de courant E.000 entreprises dans le monde en 24 H. production). licence o Nom de domaine Internet o Droits au bail. o Cyber-risques o Droits de propriété intellectuelle : brevets. une telle atteinte peut entraîner : o Une perte sèche de rentrées financières o une augmentation dans les coûts de production. Reconnaissance de dettes 3 . En effet.PERTES D'EXPLOITATION Le risque le plus important qui pèse sur les entreprises. parc de camions. La seule entreprise Saint Gobain a subi des pertes de l'ordre de 220 MEuros. o Agencements o Flotte automobile. à savoir la difficulté ou l'impossibilité de continuer son exploitation du fait d'un sinistre affectant sa capacité de production.EVENEMENTS GENERATEURS DE DOMMAGES AUX BIENS 1 . n'est pas un dommage matériel.NATURE DES DOMMAGES . justificatifs de Créances. sous la forme d'une indemnisation qui permettra à l'entreprise de maintenir sa capacité financière pendant une période donnée. pas de porte o Espèces.F. brevets. comptabilité. B . au lieu de l'utilisation de sa propre source d'énergie…) o la perte d'une partie de la valeur de la production. o Stocks de matières premières o Biens confiés en vue de transformation o Marchandises et produits finis o Rupture de la chaîne de froid o Rupture de la supply chain 2 . contrats. chéquiers..D.

 Evènements naturels : Catastrophes naturelles. intérêts d'emprunts. etc.  Bris de machine  Risques informatiques : pertes de données.. vandalisme... détournements de fonds. frais de publicité pour retrouver une clientèle.Du fait de son exploitation. Des frais exceptionnels sont également à ajouter : location de matériel ou de locaux. La perte d'exploitation (PE) correspond aux pertes financières ou un manque à gagner causés à une entreprise par un sinistre de nature à entraîner une perte de production : (incendie. etc.. rupture de la supply chain.) 3 -Responsabilité de ses dirigeants . vol.RISQUES DE RESPONSABILITE CIVILE DE L'ENTREPRISE La responsabilité Civile de l'entreprise est susceptible d'être engagée : A . dégâts des eaux.. atteinte à l'environnement .  Rupture de la supply-chain : un incendie dans l'usine d'un sous-traitant peut entraîner une rupture d'approvisionnement  Evénements accidentels : Incendie. sabotage. loyers. l'assurance des pertes d'exploitation est destinée à replacer l'entreprise dans la situation financière qui aurait été la sienne si le sinistre n'avait pas eu lieu.. inondation. tant aux personnes de l'entreprise qu'à des tiers 1 .) Un sinistre petua voir des répercussions sur le Chiffre d'affaires de l'entreprise qui doit pourtant faire face à des charges fixes : amortissements.A l'égard des salariés : faute inexcusable Faute inexcusable à l'égard des salariés 2 .Conséquences financières de dommages aux biens : Pertes d'exploitation. installations provisoires. explosion. perte d'image 2 . virus. introduction clandestine dans un système d'information  Cyber-criminalité : Des dizaines de millieurs d'attaques cyber sont dirigées contre les systèmes d'information des entreprises chaque seconde... grèves. avaire de transport. inondations…  Accidents de transport...  e-réputation.A l'égard des tiers (nuisances.)  Risques liés à la circulation d'informations sur Internet  Malveillance. piratage Cyber-risques... rémunérations du personnel. bris de machine. impôts et taxes.  Voir sur le site de la FFA C. tempêtes.

invalidité..Utilisation de moyens techniques de prévention  Audits. accord de branche.Suppression d'une activité excessivement dangereuse.REDUCTION DES RISQUES : 1 . des dispostions réglementaires o Mise en œuvre d'une procédure d'assurance qualité. incapacité. maternité. 3 . convention collective) imposent à l'employeur de compléter ces garanties Arrêts de travail. des règles de l'art. SECTION II . maladie. B .  Mise en place du Règlement Européen de Protection des Données (RGPD) : Voir sur le site de la CNIL) .)  Dispositifs de protection des machines.Respect des normes o Connaissance et respect des normes de fabrication.LA PREVENTION DES RISQUES DE L'ENTREPRISE I .)  Système d'alarme et de surveillance... La loi et les textes conventionnels (accord national interprofessionnel. qui ne sont cvouverts que partiellement par le régime de base de la Sécurité Sociale.RISQUES LIES AU PERSONNEL DE L'ENTREPRISE : Prévoyance complémentaire L'assurance de groupe est un moyen privilégié permettant à l'employeur de mettre en place un régime de prévoyance complémentaire au profit de ses salariés.Du fait de ses prestations ou produits Produits défectueux qu'elle met sur le marché.  Système de détection et d'extinction d'incendie automatique (sprinklers. Recours à des organismes de prévention (APAVE. o Loi n°76-1106 du 6 Décembre 1976 relative au développement de la prévention des accidents du travail. décès. ou des travaux qu'elle réalise pour le compte de ses clients II .. 2 . par des régimes collectifs de protection sociale.

permettant de minimiser les impacts d'une crise sur l’activité et la pérennité d’une entreprise.Moyens humains de prévention : Respect des dispositions du Code du Travail relatives à la sécurité et la protection de la santé physique et mentale des travailleurs. en fonction de sa formation et selon ses possibilités.PRA) Le plan de continuité ou plan de continuité d’activité (PCA) est un document permettant à une entreprise ou une institution de continuer à fonctionner même en cas de sinistre majeur : catastrophe naturelle. C’est un document stratégique. comprenant : 1° Des actions de prévention des risques professionnels : Article L 4122-1 : Conformément aux instructions qui lui sont données par l'employeur. de sa santé et de sa sécurité ainsi que de celles des autres personnes concernées par ses actes ou ses omissions au travail. il incombe à chaque travailleur de prendre soin. acte de terrorisme ou de vandalisme.. de planification de la réaction à une catastrophe ou à un sinistre grave. l'employeur organise et dispense une information des travailleurs sur les risques pour la santé et la sécurité et les mesures prises pour y remédier. rupture d'approvisionnement.La mise en place d'un Plan de Continuation ou de Reprise d'Activité (PCA .. 5 -Institution et formation de Risk Manager : Voir sur le site de l'AMRAE 6 -Elaboration d'une cartographie des risques 7 . formalisé et régulièrement mis à jour. II .EMERGENCE D'UN RISQUE JURIDIQUE On assiste à l'émergence d'un risque juridique qui résulte de la conjonction de plusieurs phénomènes : . dans les conditions prévues au règlement intérieur pour les entreprises tenues d'en élaborer un. 3° La mise en place d'une organisation et de moyens adaptés. 2° Des actions d'information et de formation : Selon l'Article L 4141-1 du Code du Travail.TRANSFERTS JURIDIQUES DES RISQUES A . 4 . incendie.

CLAUSES D'ABANDON DE RECOURS 1..  Mise en cause de l'entreprise pour pratique anti-concurrentielle. o elle ne fait pas échec au recours contre l'assureur de l'un deux (Cass. Le cas se présente de la façon suivante : Un revendeur s'approvisionne auprès d'un fournisseur. La Jurisprudence estime que si une telle clause est valable entre les cocontractants professionnels proprement dits. collaborateurs. I. Civ.CLAUSES LIMITATIVES DE RESPONSABILITE Elles sont en principe valides en matière contractuelle. et ass.PACTE DE GARANTIE OU D'ASSURANCE .  Responsabilité pénale des personnes morales et de leurs dirigeants du fait de leur gestion.  Manquement à une obligation de sécurité C . R. 20 Juillet 1988. normes de fabrication. notamment du fait du développement d'un droit autonome de la consommation qui s'oppose à la force obligatoire des contrats. sous réserve de nombreuses exceptions :  Faute intentionnelle et dolosive : faute lourde  Prohibition de telles clauses dans les contrats passés avec des non- professionnels ou consommateurs (loi du 10 janvier 1978)  Manquement à une obligation essentielle du contrat (Jurisprudence Chronopost). salariés.) 2..  Application aléatoire du droit par des juridictions hésitantes. Le contrat peut prévoir que ce revendeur s'interdit tout recours à l'encontre de son fournisseur en cas de dommage causé à un de ses clients par le produit fourni..86-10123 . De telles clauses sont également fréquentes en matière de contrat de bail. 1988. B . o elle est manifestement inopposable au client final victime qui dispose d'une action directe jusqu'au fabricant.  Bouleversement des principes juridiques de base. D .. n°51. 88-10073 .  Inflation de textes législatifs et réglementaires..  Responsabilité civile et pénales des entreprises du fait des agissements des personnes dont elles doivent répondre : dirigeants.. dans tous les domaines d'activité de l'entreprise : règles de sécurité.C.

E .  du Maître de l'ouvrage qui souscrit une Police Unique de Chantier ou une TOUS RISQUES CHANTIERS qui garantit : o les dommages causés à l'ouvrage et aux tiers en cours de construction o la responsabilité individuelle des constructeurs ou des intervenants sur le chantier. mais également pour celui de ses sous-traitants. la pratique des marchés publics met souvent cette couverture à la charge des petits entrepreneurs.  du transporteur qui souscrit une POLICE D'ASSURANCE MARCHANDISE TRANSPORTEE destinée à garantir : o le propriétaire de la marchandise contre les dommages subis par celle- ci o sa propre responsabilité à l'égard de l'expéditeur.Il s'agit de la clause selon laquelle une entreprise garantit une autre entreprise. notamment sa sous-traitante. contre les responsabilités contractuelles ou quasi délictuelle que celle-ci peut encourir.Réglementation du contrat d'assurance  Chapitre III .Mécanisme de l'assurance  Chapitre II .LA TECHNIQUE DE L'ASSURANCE . ou contre les dommages causés à ses biens.LE MECANISME DE L'ASSURANCE SECTION I . L'OPERATION D'ASSURANCE II/VII Dernière mise à jour : 8 Novembre 2017 PLAN II/VII  Chapitre I .Caractères du contrat d'assurance CHAPITRE I .ASSURANCES POUR COMPTE COMMUN C'est le cas :  de l'entreprise donneur d'ordre qui souscrit une assurance non seulement pour son propre compte. Si cette clause devrait normalement jouer en faveur des petites entreprises.

EXCEPTION : Caractére parfois indemnitaire SECTION V .L'assuré ne doit pas percevoir une double indemnisation : la subrogation de l'assureur SECTION IV .PROVISIONS TECHNIQUES SECTION III .GESTION EN CAPITALISATION IV .Assurance de chose B .Division des risques entre assureurs  Coassurance  Réassurance  Les Pools SECTION II .LA CLASSIFICATION DES ASSURANCES I .DIRECTIVES CONJOINTES DU 24 JUILLET 1973 III .REGLES COMMUNAUTAIRES I .PRINCIPE : CARACTERE FORFAITAIRE III .ASSURANCES DE DOMMAGE A .L'assurance de groupe II .PERSONNES DES ENTREPRISES III .ASSURANCES DE PERSONNES I .Division des risques entre assurés B .L'assurance de dommages ne doit pas être une source d'enrichissement B .SELECTION DES RISQUES A .PROTECTION DES VICTIMES ET ASSURANCES OBLIGATOIRES CHAPITRE II LA REGLEMENTATION DU CONTRAT D'ASSURANCE SECTION I .GESTION PAR BRANCHE II .Homogénéisation des risques B .PERSONNES DES PARTICULIERS II .GESTION FINANCIERE DE LA MUTUALITE I .DIVISION DES RISQUES A .Assurance de responsabilité II .PRINCIPE INDEMNITAIRE A .DIRECTIVES DE TROISIEME GENERATION . I .GESTION EN REPARTITION III .

CONTRAT CONSENSUEL II .CONTRAT D'ADHESION A .CONTRAT A TITRE ONEREUX VI .Agrément administratif unique 2 . C .Exercice simultané possible entre régime d'établissement et L.CARACTERES DU CONTRAT D' ASSURANCE I .Adhésion de l'assuré C .Pour l'assureur B .Fiscalité du pays de situation du risque 8 .LE CONTROLE JURIDICTIONNEL I .Contrats type B .TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES II . 1 .P.Application dans le temps SECTION II .CONTRAT DE BONNE FOI INTRODUCTION .C.CONTRAT SYNALLAGMATIQUE A .CARACTERES D'ORDRE PUBLIC III .Obligation de conseil de l'assureur D .R.Liberté de choix du droit applicable au contrat 4 . 6 .Contrôle administratif B .Comité Consultatif du Secteur Financier (CCSF) SECTION III .REGLEMENTATION INTERNE I . 7 .Liquidation de l'entreprise d'assurance sur la vie 9 .LE CONTROLE DE L'ETAT A .Protection de l'intérêt général des preneurs d'assurance 5 .Pour l'assuré IV .Contrôle financier : A.Compétence de l'assuré VII .Contrôle financier par l'Etat-membre d'origine 3 .P.CONTRAT ALEATOIRE V .Garantie d'accès à l'assurance maladie privée en ce qui concerne l'assurance de dommages.CONTROLE DES CLAUSES ABUSIVES II -INTERPRETATION DES CONTRATS CHAPITRE III .S.

C'est pourquoi. une prestation en cas de réalisation d'un risque. Comme les autres mesures de prévention. Elle le fait avec l'aide de professionnels des risques : Experts d'assuré ou d'assureurs.1. Agents Généraux. dénommée l'assureur. et des intermédiaires d'assurance : Assureurs. Courtiers. Auditeurs & Consultants. l'assuré choisira selon son budget : . DEFINITION JURIDIQUE: L'assurance est le contrat par lequel une partie. dont les compétences peuvent aller de la réalisation d'audit. DEFINITION ECONOMIQUE Il s'agit d'un produit souvent commercialisé par les entreprises d'assurance aux consommateurs et aux professionnels. Ainsi. dénommée le souscripteur se fait promettre par une autre partie. C'est pourquoi. notamment à l'égard des particuliers. l'assurance a un coût proportionnel au montant des garanties prévues. DEFINITION TECHNIQUE: L'assurance est l'opération par laquelle un assureur organise en mutualité une multitude d'assurés exposés à la réalisation de risques déterminés. on parle souvent de contrats d'adhésion. 3. jusqu'à la souscription de polices auprès des Compagnies d'assurance les mieux placées sur le marché international de l'assurance. sous la forme d'un "package" de garanties. moyennant le paiement d'un prix appelé prime ou cotisation. l'entreprise doit essayer d'adapter au plus juste le montant de ses primes par rapport aux risques encourus. et indemnise ceux d'entre eux qui subissent un sinistre grâce à la masse commune des primes collectées. afin de rester concurrentielle sur son marché. puisqu'il n'est constitué que des seules obligations incombant tant à l'assureur qu'à l'assuré matérialisées dans un contrat. L'assurance est un moyen de couvrir les conséquences financières des risques résiduels qui ne peuvent être totalement éliminés par des mesures de prévention. Il s'agit d'un produit purement juridique. coût qui se trouve donc nécessairement repercuté dans celui des produits ou prestations vendues ou fournies par l'assuré professionnel. 2.

plus les écarts absolus augmentent. s'oppose à ce que l'indemnité due par l'assureur puisse excéder le montant des dommages et soit une source d'enrichissement pour l'assuré. La théorie des probabilités est l'étude mathématique des phénomènes caractérisés par le hasard et l'incertitude. notamment industriel : voir sur Wikipedia La technique de l'assurance repose sur des méthodes statistiques. l'assureur restant alors son "propre assureur" pour une partie des dommages : Art. en matière d'assurance de dommage.1782): plus le nombre d'expériences augmente. lequel est d'ordre public aux termes de l' article L 121-1 du Code des Assurances.Caractères du contrat d'assurance SECTION I .LA TECHNIQUE DE L'ASSURANCE I . dite de Bernouilli (Mathématicien Suisse : 1700 .Plafond de garantie en matière de responsabilité civile.Franchises systématiques . et plus les écarts relatifs diminuent pour devenir pratiquement négligeables pour un nombre très élevé d'expériences. laisssant à sa charge une partie du dommage : . reposant sur la loi des grands nombres . . ou illimitée dans son montant (notamment en matière de Responsabilité Civile pour les dommages corporels causés aux tiers). L 121-5 Code des Assurances  Soit une Garantie totale. c'est à dire équivalente au montant maximum du Sinistre Maximum Prévisible (SMP) en assurance de chose. CHAPITRE I LE MECANISME DE L'ASSURANCE  Chapitre II .Sélection des risques II .Réglementation du contrat d'assurance  Chapitre III .  Soit une Garantie partielle. .Sous-assurance en matière de dommages aux biens. Sachant que selon le principe indemnitaire.Division des risques Sur la notion de risque.

assurer une bonne rentabilité. En cas de forte sinistralité (mauvais rapport primes/sinistres)l'assureur aura le choix entre :  Augmenter l'ensemble des primes (Mais problème de concurrence. Au terme de chaque période d’assurance. la fréquence des sinistres et l'ampleur des pertes pécuniaires associées.) va "désorganiser" le rapport sinistres/primes prévu par l'assureur et déséquilibrer l'opération d'assurance. En principe ce taux doit être inférieur à 1. Il va faire appel à des actuaires.HOMOGENEISATION DES RISQUES ... pour couvrir les coûts de gestion.SELECTION DES RISQUES A .Ceci explique que l'assureur va utiliser des méthodes mathématiques pour sélectionner les risques qu'il prend en charge. et maintenir de solvabilité des compagnies d'assurance. et ajuster le montant des primes en conséquence. en pourcentage du type de sinistre  Modifier l'étendue des garanties : plafond.. telle que pouvant notamment résulter d'un changement de jurisprudence en matière de risque de responsabilité civile (Risque juridique.L'assurance de groupe A . Conseils indépendants chargés d'appliquer les mathématiques aux problématiques financières. L'actuaire utilise des techniques mathématiques et statistiques pour décrire et modéliser de façon prédictive certains évènements futurs tels que par exemple la durée de la vie humaine.. se les répartir avec d'autres..Homogénéisation des risques B .)  Augmenter les primes des seuls assurés ayant déclaré des sinistres..). I . prévoir des exclusions de risque  Résilier le contrat On comprend immédiatement qu'une augmentation soudaine et imprévue de la sinistralité. l’assureur établit le rapport entre les primes encaissées et le coût des sinistres réglés. ou sinistre majeur (Evènements climatiques. L'assureur va donc veiller à maintenir un rapport sinistres/primes (S/P) favorable. et de contrôler le bon fonctionnement d'un contrat d'assurance ou de réassurance. franchises  Insérer des conitions plus resctrictives de garantie. Ils sont chargés également de l'actualisation des tables de mortalité.

).. médical. contracter pour les membres d'un groupe. pour la couverture des risques dépendant de la .  pour le compte de qui il appartiendra si le bénéficiaire n'est pas déterminé. pour des affections préexistantes à leur adhésion (A. L'article L 112-1 du Code des Assurances prévoit le mécanisme de l'assurance pour compte :  d'une personne déterminée.  Mais le souscripteur peut. soit refusés. B . Les risques aggravés sont.  en assurance de personne : Que l'assureur ne peut refuser de garantir les salariés bénéficiant d'une police d'assurance groupe obligatoire souscrite par une entreprise.2 de la Loi Evin du 31 Décembre 1989). Il s'agit d'une technique extrêmement répandue par laquelle un souscripteur contracte pour le compte des membres d'un groupe.L'assureur doit choisir des risques homogènes. L'assurance pour compte repose sur le principe de la stipulation pour autrui de l'article 1121 du Code Civil. présentant approximativement les mêmes caractéristiques que les risques pris en compte pour l'établissement des statistiques. normaux.ASSURANCE DE GROUPE Il existe plusieurs techniques permettant à un souscripteur de contracter une police d'assurance pour le compte d'un tiers. la police vaut tant au profit du souscripteur de la police que comme stipulation pour autrui au profit du bénéficiaire connu ou inconnu de la dite clause. On sait cependant :  en assurance de dommage : que l'assureur ne peut refuser d'assurer les (mauvais) risques dans certains domaines d'assurances obligatoires (automobile.. moyennant la fixation de la prime par un Bureau de Tarification. Dans ce dernier cas. avec ou sans mandat. dans certaines conditions. Aux termes de l' article L 140-1 du Code des Assurances : Est un contrat d'assurance de groupe le contrat souscrit par une personne morale ou un chef d'entreprise en vue de l'adhésion d'un ensemble de personnes répondant à des conditions définies au contrat. soit acceptés moyennant surprime (on a vu les dispositions restrictives de la loi Evin en matière de Prévoyance Complémentaires).

p.. ou de chomage. chacun n'est tenu.Entre assurés B .  Eviter la multiplication des petits sinistres par des franchises B . laquelle constitue la limite de son engagement. Le Code des Assurances ne vise que la coassurance communautaire (a. des risques portant atteinte à l'intégrité de la personne ou liés à la maternité. .Réassurance) A .DIVISION DES RISQUES A . des risques d'incapacité de travail ou d'invalidité ou des risques de dommage.vie humaine.Coassurance 2 . Les adhérents doivent avoir un lien de même nature avec le souscripteur.  Un chef d'entreprise organise le régime de prévoyance complémentaire de ses salariés. d'invalidité. pour l'assureur de :  Restreindre les conséquences d'un sinistre collectif en ne limitant pas son activité à une seule catégorie de risques ou à une région géographique de trop faible étendue.. Voir : J.DIVISION DES RISQUES ENTRE ASSURES Il s'agit.BIGOT "Les ambiguités de la coassurance".  Eviter la survenance d'un sinistre trop important par rapport aux fonds collectés de la mutualité des assurés en fixant un plafond à sa garantie.  Les membres d'une association sportive sont assurés par l'intermédiaire d'une fédération. sans solidarité avec les autres.Entre assureurs (Coassurance .L 352-1 Code des Assurances).11.Réassurance 1 . RGDA 2012. II . sauf dans le domaine maritime où l'article L 172-30 du Code des Assurances dispose que : Si un même risque a été couvert par plusieurs assureurs. que dans la proportion de la somme par lui assurée.DIVISION DES RISQUES ENTRE ASSUREURS 1 .COASSURANCE La coassurance est "l'opération par laquelle plusieurs sociétés d'assurance garantissent au moyen d'un seul contrat un même risque ou un même ensemble de risques". Exemples :  Un banquier contracte pour le compte de ses clients emprunteurs une garantie d'assurance concernant le remboursement des prêts en cas de maladie.

février 2002. la coassurance est réalisée par le biais d'un contrat d'assurance unique. . Cass. Elle répartit la charge de risques de moyenne ou de grande importance sur plusieurs assureurs. de régler les sinistres. comme il l'est rappelé dans l'exemplaire de la Police remise au souscripteur. 98-17457 . le mandat d'évaluer le risque. I. et notamment pour garantir les risques d'une certaine importance. le souscripteur ne souscrit pas pour le compte des coassureurs qui s'engagent seuls sur leur part. et matérialisent leur accord sur un imprimé spécial. 4 décembre 2001. notamment dans le cadre d'une police collective à prime et quittance unique. Toutefois. doit introduire son recours à l'encontre des autres dans le délai de prescription biennale de l'article L 114-1 du Code des assurances . et en transmettre une copie du Bureau Central de Répartition. note L. de souscrire le contrat pour son compte. sur lequel s'engage partiellemnt chaque co-assureur. au vu des éléments d'appréciation du risque qu'il leur fournis. choisi par le courtier du souscripteur. Toutefois. Chacun peut donner à l'un d'eux. En pratique. Civ. appelé communément "police collective". souvent "à quittance unique".Elle est très souvent utilisée dans la pratique des assurances. En principe. dans certains cas. a le devoir de vérifier le risque et de procéder à sa tarification pour le compte des coassureurs. voire de le représenter en justice. En principe. s'il commet une faute dans sa gestion. compte-tenu de son mandat général de représentation. p. et supportant une part de risque proportionnelle à son engagement. Cet apériteur. de percevoir les primes. Elle permet ainsi à un assureur de couvrir d'accepter la couverture d'un risque que ses capacités ne lui auraient jamais accepté d'assumer seul. la coassurance peut être solidaire. tels qu'industriels. sans solidarité entre les assureurs. Il peut engager sa responsabilité à l'égard de ses mandants. il n'y a pas de solidarité entre les coassureurs. en procédant à une évaluation soigneuse du sinistre maximum possible (SMP). Cahiers de Jurisprudence de la Tribune de l'Assurance. l'apériteur a l'obligation de régler la totalité du sinistre pour le compte de la coassurance. dénommé l'apériteur. chacun d'eux percevant une part de prime.VIII. Mais.F. l'apériteur qui n'est investi que d'un simple mandat de gestion. L'apériteur va alors établir le contrat pour le compte de la coassurance. chacun des coassureurs pouvant être alors tenu pour l'intégralité du sinistre à l'égard du bénéficiaire.

la réassurance est le pivot de l'assurance moderne. la réassurance est l'activité d'un organisme ... soit par les mutuelles ou unions .Les assureurs membres de l'Assemblée Plénière de sociétés d'assurance dommages (APSAD) ou du syndicat des Sociétés Etrangères. et les litiges entre coassureurs font obligatoirement l'objet de procédures de conciliation et d'arbitrage. Selon l'article L 310-1-1 du Code des Assurances.... L'article L 111-3 du Code des Assurances dispose que dans tous les cas où l'assureur se réassure contre les risques qu'il a assurés .... ou ne voudraient plus assurer sur tel navire. La profession a défini une déontologie. soit par les institutions de prévoyance . appelé Bourse. 2 . D'origine très ancienne.. les catastrophes aériennes. ont créé un BUREAU CENTRAL DE REPARTITION. soit par une entreprise d'assurance ou par une autre entreprise de réassurance. les réassureurs font "la pluie et le beau temps" sur le marché de l'assurance. soit en plus grand ou moindre prix. soit par tout membre de l'association des souscripteurs dénommée "Lloyd's" . dans la mesure où elle permet à un assureur de se faire lui-même "réassurer" pour tout ou partie des risques qu'il prend en charge." Sans réassurance. n'étant pas soumis aux règles du Code des Assurances. les sinistres climatiques et naturels. Et c'est pourquoi. ou un changement de Jurisprudence en matière de responsabilité civile (Arrêt Perruche. il ne peut y avoir couverture des grands risques. lequel est très vulnérable à la réalisation de sinistres importants. tels que les attentats du 11 septembre 2001. puisqu'on la retrouve en 1370 dans un contrat d'assurances de marchandises entre Gènes et les Pays-Bas.REASSURANCE 1. La Grande Ordonnance sur le Commerce Maritime de Colbert de 1681 dispose que "s'il advient que les assureurs ou chacun d'entre eux..) Voir : Dossier complet sur Wikipedia . il sera en leur liberté de faire réassurer par d'autres. il reste seul responsable vis-à-vis de l'assuré". qui joue le rôle de Chambre de Compensation des primes et des indemnités qui sont dues entre assureurs. qui consiste à accepter des risques d'assurance cédés. après avoir signé en quelque police se repentent ou aient peur..

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.6 septembre 2002 Effrayer les réassureurs. c'est interdire aux assureurs de couvrir certains risques émergents. Source : Argus de l'assurance .

elle a vocation à garantir l'assureur contre le risque présenté par la prise en charge de sinistres trop importants par rapport à ses capacités financières. et un risque potentiellement important. est une entreprise de réassurance intervient dans la couverture de risques exceptionnels. la réassurance est très sensible aux risques "juridiques" découlant de l'évolution de la jurisprudence en matière. ou en excédent de pleins. Celui-ci porte non pas sur un risque isolé. Mais la réassurance résulte. Dans le Traité en quote-part. La garantie du réassureur s'applique par risque et par réclamation. mais sur un volume d'affaires. La réassurance n'est pas soumis aux règles du Code des Assurances. quand le ratio sinistres/primes dépasse un pourcentage de l'ordre de 105%. se réassure pour tout ou certains des risques qu'il a pris en charge auprès d'un assureur spécialisé.  Stop loss : Lorsque la cédante subit un excédent de pertes. En France. Elle peut être "facultative" lorqu'elle porte sur une affaire précise. porte sur des engagements importants et a un caractère international. la cédante cède une proportion fixée à l'avance d'un portefeuille de polices désigné. dans la mesure où l'assuré n'a aucun lien de droit avec le réassureur qu'il ne connait pas. Elle diffère de la coassurance. notamment de responsabilité civile. 2.  Excess of loss (excédent de sinistres) : Forme la plus répandue aujourd'hui. La réassurance est un contrat par lequel un assureur. dénommé cédant. tel que son risque "incendie" (Quota share). concrétisé par la conclusion d'un Traité de réassurance.  agregate excess of loss : : Prend davantage en compte les aléas dus à la fréquence des grands sinistres tout en protégeant également la cédante contre le dérapage de son ratio sinistres/primes. appelé réassureur. le plus souvent d'un partage d'affaire entre la cédante et le réassureur. Elle propose de la réassurance en France et à l'international avec la particularité d’offrir parfois des couvertures . et prend également en considération un montant fixé d'avance Le marché de la réassurance est techniquement très complexe. La cédante concerve à sa charge une part de sinistre appelée "plein de rétention". C'est pourquoi. sur lequel le réassureur accepte de prendre un pourcentage. la Caisse Centrale de Réassurance (CCR) Société anonyme du secteur public. Mais il existe également des Traités non obligatoires où les engagements des réassureurs ne sont pas proportionels à des sinistres déterminés. entièrement détenue par l'État français.Enfin.

illimitées avec la garantie de l’Etat pour des branches spécifiques au marché français
dont les risques de catastrophes naturelles

Dans tous les cas, il faut comprendre qu'à l'occasion de nombreux sinistres, les
assureurs doivent non seulement rendre des comptes à leurs assurés, mais également à
leurs coassureurs ou leurs réassureurs.

Ce derniers, souvent étrangers, comprennent mal l'évolution de la jurisprudence locale
dans des domaines particuliers de risques de responsabilité civile (médical,
industriel...) et obligent les assureurs à se "débarrasser" de certains risques, les rendant
inassurables.

L'obstination de la jurisprudence francaise à prohiber les clauses "base réclamation"
"claim's made" était incompatible avec les principes de base de la réassurance sur
lesquels elle est fondée.

C'est pourquoi le législateur a dû intervenir dans la loi du 30 décembre 2002, en
matière d'assurance du risque médical, puis de manière générale dans la loi n°2003-
706 du 1er août 2003 sur la sécurité financière , autorisant expressément les clauses
"base réclamation" dans les polices garantissant les risques professionnels ou des
personnes morales.

L'assurance repose techniquement sur la constitution de provisions techniques
destinées à couvrir les sinistres pour un exercice donné, et la réassurance ne peut
accepter des risques non limités dans le temps.

Il s'agit d'une opération conclue entre professionnels de l'assurance, et à ce titre
exclue des règles du Code des Assurances, qui tendent à protéger le consommateur
d'assurance.

3 - LES POOLS

Il existe également des pools de coassurance ou de réassurance, permettant
d'augmenter les capacités de prise en charge de sinistres particulièrement importants,
mais dont la probabilité de réalisation est faible : nucléaire (Assurtome), pollution
(Assurpol), aviation, bris de machine, cinéma, transfusion sanguine, manifestations
sportives, etc...

Ils permettent de couvrir des risques qui ne seraient normalement pas pris en charge
par des réassureurs.

Mais l'assuré ne connaît que l'assureur auprès duquel il a souscrit sa Police.

SECTION II - GESTION FINANCIERE DE LA
MUTUALITE
I- Gestion par branche
II - Gestion en répartition
III - Gestion en capitalisation
IV - Provisions techniques

L'article L 321-1 du Code des Assurances dispose que les entreprises d'assurance ne
peuvent commencer leurs opérations qu'après avoir obtenu un agrément administratif
pour une ou plusieurs branches prévues par l'article R 321-1 du même Code.

I - GESTION PAR BRANCHE
L'agrément administratif est accordé par le Ministre de l'Economie et des Finances.
Pour l'octroi de cet agrément, les opérations d'assurance sont classées en branches et
sous-branches de la manière suivante :

1  ACCIDENTS (y compris accidents du travail et malades professionnelles)
2  MALADIE
3  CORPS DE VEHICULES TERRESTRES (autres que ferroviaires)
4  CORPS DE VEHICULES FERROVIAIRES
5  CORPS DE VEHICULES AERIENS
6  CORPS DE VEHICULES MARITIMES, LACUSTRES et FLUVIAUX
7  MARCHANDISES TRANSPORTEES
8  INCENDIE ET ELEMENTS NATURELS
9 AUTRES DOMMAGES AUX BIENS : grêle, vol
10 RESPONSABILITE CIVILE VEHICULES TERRESTRES A MOTEUR
11 RESPONSABILITE CIVILE VEHICULES AERIENS
 RESPONSABILITE CIVILE VEHICULES MARITIMES,
12
LACUSTRES,FLUVIAUX
13  RESPONSABILITE CIVILE GENERALE
14  CREDIT
15  CAUTION
16  PERTES PECUNIAIRES DIVERSES
17  PROTECTION JURIDIQUE
18  ASSISTANCE
20  VIE-DECES
21  NUPTIALITE-NATALITE
22  ASSURANCES LIEES A DES FONDS D'INVESTISSEMENT
23  OPERATIONS TONTINIERES
24  CAPITALISATION
25  GESTION DE FONDS COLLECTIFS
26  PARTICIPATION AUX REGIMES COLLECTIFS DE RETRAITE

Pour des raisons de fonctionnement technique et comptable, le législateur exige que
les Compagnies d'assurance limitent leur activité, soit aux branches de répartition

(par. 1 à 17 de l'article R 321-1 du Code des Assurances), soit à celles de
capitalisation (par. 20 à 27).

C'est pourquoi, au niveau Communautaire, on distingue classiquement les
Compagnies Vie, et Non-Vie.

Le fait que les Compagnies d'assurance reçoivent un agrément branche par branche,
s'oppose à ce qu'on puisse imposer à un assureur la garantie d'un risque obligatoire
autre que celui relevant des branches pour lesquelles il est agréé.

II - GESTION EN REPARTITION
Les assurés, groupés au sein d'une mutualité versent des primes à l'assureur qui les
place dans une caisse commune.

Il les répartit ensuite en fin d'exercice, entre ceux des assurés qui ont été victimes de
sinistres, en prélevant au passage une rémunération.

Cette gestion porte sur les risques courant d'une période annuelle, avec tacite
reconduction, avec une probabilité de réalisation constante : ex. : incendie,
accidents de véhicule, dommages aux biens, responsabilité civile... (risques visés aux
paragraphes 1 à 17 de l'article R 321-1 du Code des Assurances).

L'assureur s'efforce donc de fixer la contribution de chacun, c'est à dire la prime, à la
charge commune proportionnellement à la gravité du risque et de sa probabilité de
réalisation pour la mutualité.

Les "capacités" financières de l'assureur sont alors directement proportionnelles au
montant des primes collectées, ce qui peut poser un problème lors d'opérations
d'assurance à long terme (assurance vie).

III - GESTION EN CAPITALISATION
Dans les opérations portant sur des opérations à long terme : vie, natalité, fonds
d'investissement, tontines, gestion de fonds collectifs... (branches 20 à 26 de l'article R
321-1), l'assureur s'engage à faire "fructifier" les primes perçues sur du long terme ,
au moyen d'opérations et de placements financiers divers.

Ce système est utilisé pour :

 des risques non constants, où les chances de réalisation varient en cours du
contrat (en matière d'assurance sur la vie le risque ne cesse de croître, compte-
tenu de l'augmentation de l'âge de l'assuré).
 des risques à long terme

L'assureur fait donc fructifier les primes encaissées par des placements financiers, dont
les intérêts vont bénéficier à l'assuré lors de la réalisation du risque garanti.

Chaque Compagnie d'assurance est tenue d'affecter une partie des primes encaissées à
la constitution de provisions techniques (a. R 331-6 du Code des Assurances)
destinée à garantir ses engagements financiers .

(Voir sur Wikipedia)

 En ce qui concerne les provisions non-vie : R 331-6

1 - Provision mathématiques des rentes
2 - Provision pour primes non acquises pour l'exercice considéré
2 bis - Provision pour risques en cours : destinée à couvrir, pour l'ensemble des
contrats en cours, la charge des sinistres et des frais afférents aux contrats...
3 - Réserve de capitalisation : desitnée à parer à la dépréciation des valeurs
comprises dans l'actif de l'entreprise et à la diminution de leur revenue
4 - Provision pour sinistres à payer
5 - Provision pour risques croissants
6 - Provision pour égalisation : destinée à faire face aux charges
exceptionnelles afférentes aux risques naturels, atomique, et responsabilité
ciivle dus à la pollution et aux risques spatiaux
7 - Provision mathématique des réassurances
8 - Provision pour risque d'exigilité des engagepents techniques : destinée à
pallier une insuffisante liquidité des placements

 En matière d'assurance sur la vie : a. R 331-3

1 - Provision mathématique pour couvrir la différence entre les valeurs
actuelles des engagements respectifs des assureurs et des assurés
2 - Provision pour participation aux excédents
3 - Réserve de capitalisation
4 - Provision destinée à couvrir les charges de gestion future des contrats
5 - Provision pour aléa financier
6 - Provision pour risque d'exigibilité des engagements techniques
7 - Provision pour frais d'acquisition reportés
8 - Provision pour égalisation

SECTION III - LA CLASSIFICATION DES
ASSURANCES
Tableau comparatif
I - Les assurances de dommage
II - Principe indemnitaire
II - Les assurances de personnes

Assurances de dommages Assurances de personnes
Prévoyance, Invalidité, retraite,
 Assurance de chose dépendance...
 Assurance de responsabilite Individuelle accident
Assurance Vie

Principe forfaitaire
Principe indemnitaire
Sauf si la prestation versée a un
L 121-1 C. Ass.
caractère indemnitaire
Subrogation légale de l'assureur :
Article L 121-12 du Code des
Assurances. Subrogation impossible
Sauf si prestation à caractère
Subrogation conventionnelle indemnitaire
possible
1346, 1346-1 du Code Civil
ALEA

I - ASSURANCES DE DOMMAGE
A - Assurances de chose
B - Assurances de responsabilité

A - ASSURANCES DE CHOSE

Indemnisation dans le patrimoine de l'assuré, ou dans l'actif de l'entreprise :

- des pertes matérielles directes :

 Incendie,
 Bris de machine,
 Avaries subies par marchandises transportées
 Vol, vandalisme
 Dégâts d'eau, bris de glaces...
 Catastrophes naturelles
 Tous Risques Chantier (T.R.C.) - TRME...
 Dommages à l'ouvrage

- des pertes immatérielles, dites indirectes:

 pertes d'exploitation après un sinistre
 frais de reconstitution de médias (risque informatique)
 Cyberisk, Cybercriminalité
 sinistres de e-réputation
 frais de reconstitution de dossiers (risques professionnels)
 assurance crédit (en cas d'insolvabilité de son débiteur)
 assurance caution
 pertes de loyers ou de revenus (en cas de non paiement pas
locataire...)
 assurance annulation de voyage.
 annulation de spectacle ou de manifestation sportive
 prestations d'assistance
 protection juridique

le contrat d'assurance est un contrat aléatoire qui n'a rien à voir avec le jeu ou le pari.PRINCIPE INDEMNITAIRE Article L 121-1 du Code des Assurances : L'assurance relative aux biens est un contrat d'indemnité : l'indemnité due par l'assureur à l'assuré ne peut dépasser le montant de la valeur de la chose assurée au moment du sinistre.. La mise en jeu du contrat d'assurance ne peut en aucun cas être une occasion d'enrichissement pour l'assuré ou sa victime dont la réparation doit être strictement proportionnelle au dommage qu'elle a subi.. Il est possible de faire garantir par un assureur l'amputation faite à son patrimoine par une dette de responsabilité: * POUR LES PARTICULIERS :  Assurance automobile (près de 50% des encaissements)  Asurance chef de famille : multirisques habitation (15%)  Risques locatifs. * POUR LES ENTREPRISES  assurance Responsabilité Civile exploitation  assurance RC après travaux ou après livraison  assurances de responsabilités professionnelles  assurance de responsabilité décennale (construction) II . ou au delà d'un certain montant (plafond).B . en raison de dommages causés à des tiers. L 121-1 du Code des Assurances. Selon l'ancien article 1964 du Code Civil. Il s'agit d'un principe d'ordre public. tout patrimoine est exposé à une dette. et qui engagent sa responsabilité (Article 2092 du Code Civil).ASSURANCE DE RESPONSABILITE Le patrimoine d'un individu constituant le gage général de ses créanciers. lequel est d'ordre public : Art. Il peut être stipulé que l'assuré reste obligatoirement son propre assureur pour une somme ou une quotité déterminée ou qu'il supporte une déduction fixée d'avannce sur l'indemnité du sinistre (franchise).L'ASSURANCE DE DOMMAGES NE DOIT PAS ETRE UNE SOURCE D'ENRICHISSEMENT Les assurances de dommages reposent sur le principe indemnitaire. . 1 .

Mais l'auteur du dommage ne doit pas échapper à son obligation de réparation. l'autre partie peut en demander la nullité et réclamer. 2 . s'il y a eu dol ou fraude de l'une des parties.L'assuré ou la victime.L'ASSURE NE DOIT PAS OBTENIR UNE DOUBLE REPARATION : SUBROGATION LEGALE DE L'ASSUREUR Ce principe indemnitaire fait obstacle à ce que l'assuré puisse obtenir une double indemnisation :  de la part du responsable de son dommage. la nullité prévue à l'article L 121-3 est encourue. S'il n'y a eu ni dol. auprès de plusieurs assureurs.... par le même souscripteur. tout intérêt direct ou indirect à la réalisation d'un risque est assurable. du fait de l'existence d'une assurance  de la part de son assureur. qui ne saurait échapper aux conséquences de sa responsabilité. dans le cas de l'assurance de responsabilité. En effet. En cas de fraude. en outre des dommages et intérêts. Cass. le plus souvent proposée dans les contrats d'assurance incendie. pour garantir le même intérêt. mais seulement jusqu'à concurrence de la valeur réelle des objets assurés. le contrat est valable. ne peut donc recevoir une indemnité supérieure au montant du préjudice effectif : principe indemnitaire d'ordre public. Il existe cependant une exception : garantie "valeur à neuf". sans fraude. Civ. sans pouvoir cumuler le bénéfice des indemnités. . ni fraude. le bénéficiaire du contrat peut s'adresser à l'assureur de son choix. selon l'article L 121-6 du Code des Assurances. 4 février 2010. le versement d'une indemnité "vétusté déduite" ne permettrait pas la reconstruction du bien sinistré et. lié par le contrat d'assurance. dispose que lorsqu'un contrat d'assurance a été consenti pour une somme supérieure à la chose assurée. lorsque l'assuré justifie avoir fait reconstruire son bien ou remplacer son matériel sinistré dans un délai déterminé après le sinistre. 09-10335  SURASSURANCE : L'article L 121-3 du Code des Assurances.  ASSURANCES CUMULATIVES : L'article L 121-4 du Code des assurances dispose que lorsque plusieurs contrats d'assurance sont conclus. .

Toutefois. l'assureur est subrogé de plein dans les droits de la victime qu'il désintéresse. par leur fait. La loi a donc prévu expressément que (a. à concurrence de l'indemnité versée. Toutefois. tel qu'un plombier avec son chalumeau. Il serait donc possible d'y renoncer conventionnellement dans la mesure où cette disposition ne donne aux parties qu'une "simple faculté".A.  l'assureur qui a versé une indemnité du fait d'un sinistre doit pouvoir exercer un recours en remboursement contre l'auteur du dommage et son assureur éventuel. Ce principe de subrogation permet également de limiter le montant des primes. et a intérêt à l'acquitter. puisque l'assureur va pouvoir récupérer. au payement de la dette d'indemnisation envers la victime. ce qui lui évite d'avoir à lui faire régulariser une subrogation conventionnelle.  Voir sur l'ensemble de la question sur la SUBROGATION  LA SUBROGATION LEGALE DE L'ASSUREUR DANS LES DROITS DE L'ASSURE. dans la mesure où l'assureur est tenu. peut faire double emploi avec la subrogation de plein droit de l'article 1346 du Code Civil.) : l'assureur qui a payé l'indemnité d'assurance est automatiquement subrogé. et non dans celui de son assuré. Mais dans ce dernier cas. avec l'assuré ou pour son compte. prévue à l'article L 111- 2 du Code des Assurances. Il faut noter que la subrogation légale de l'article L 121-12 du Code des Assurances.: Un industriel a assuré son usine contre l'incendie. l'indemnité versée du fait du sinistre. jusqu'à concurrence de cette indemnité.  POSSIBILITE DE SUBROGATION CONVENTIONNELLE DANS LES DROITS DE LA VICTIME . ou un électricien. l'assureur sera légalement subrogé dans les droits et actions de son assuré pour exercer un recours à l'encontre du responsable. dans certains cas. l'article L 121-12 du Code des Assurances ne fait pas partie des dispositions ne pouvant être modifiées par convention. Ex. si l'auteur de cet incendie est un tiers identifié.Le principe indemnitaire entraîne donc deux conséquences :  L'assureur n'est tenu de verser une indemnité que dans la mesure où le dommage n'a pas été réparé directement par le responsable. dans les droits et actions de l'assuré contre les tiers qui. ont causé le dommage ayant donné lieu à la responsabilité de l'assureur. L 121-12 du C. L'assureur est tenu de verser l'indemnité prévue au contrat.

L'assureur peut avoir intérêt à se faire subroger conventionnellement dans les droits du tiers victime qu'il indemnise. responsable à l'égard de cette dernière. Il ne pourra cependant exercer son recours contre le véritable auteur de l'accident qu'en sa qualité de subrogé conventionnellement (1346-1 du Code Civil). lorsqu'il veut lui-même exercer une action directe contre l'assureur du tiers responsable.)  La subrogation ne peut nuire au créancier lorsqu'il n'a été payé qu'en partie . ou de plein droit (1346 du Code Civil.  d'une part. notamment pour ne pas se voir opposer une clause de limitation ou de renonciation à recours qui serait opposable à son assuré. l'assureur peut être amené à indemniser un tiers victime. dans la mesure une telle "action directe" est réservée à la victime directe du dommage. : C'est ainsi que. sur le fondement de l'article 1250 du Code Civil. en ce cas. L'assureur a donc souvent intérêt à se faire subroger conventionnellement dans les droits de la victime qu'il indemnise. alors que son assuré. l'assureur d'un véhicule impliqué dans un accident doit procéder à l'indemnisation des victimes. en se prévalant des droits de la victime du dommage. Dans le cadre d'une assurance de responsabilité. dans les droits de la victime qu'il a indemnisée. Par ailleurs. lorsqu'il effectue un geste commercial sans y être tenu par son contrat d'assurance. Ex. il peut exercer ses droits. ou la personne subrogée dans ses droits. . lorsqu'il veut exercer un recours contre un tiers responsable. où à la personne suborogée dans ses droits. pour ce qui lui reste dû. est recevable à exercer une action directe à l'encontre de l'assureur du responsable.  d'autre part. mais pour cela il doit prendre la précaution de lui faire régulariser une "quittance subrogative" dans les formes prévues par l'article 1346-1 du Code Civil (Subrogation expresse et concomittante au réglement). Selon l'article article 1346-3 du Code Civil :  L'assuré ou la victime peut cependant toujours exercer son recours pour le solde de son préjudice qui n'aurait pas été indemnisé par l'assureur (En cas d'application de plafond de garantie ou de franchise. afin de pouvoir exercer ses recours..  enfin. pourrait exercer une action contre un coauteur. selon la loi Badinter du 5 Juillet 1985. seule la victime. par préférence à celui dont il n'a reçu qu'un paiement partiel..

les sommes assurées sont fixées forfaitairement : ex.. ne peut être subrogé aux droits du contractant ou du bénéficiaire contre des tiers à raison du sinistre. La prestation de l'assureur n'est donc pas soumise au principe indemnitaire. l'assureur dispose d'une option entre la subrogation légale dans les droits de son assuré de l'article L 121-12 du Code des Assurances. à l'encontre du responsable du dommage. : versement d'un capital aux associés ou héritiers repreneurs pour racheter des parts sociales III . et la subrogation conventionnelle des articles 1346 et suivants du Code Civil : Cass.1.Personnes des particuliers II . RGAT 1987. al..559. n°85-17379 .  Protection de l'entreprise en cas de disparition d'un Homme-Clé  Transmission de P. Civ.ASSURANCES DE PERSONNES I .408. note J. du Code des Assurances dispose que : Dans l'assurance de personnes.E..Bigot .PRINCIPE : CARACTERE FORFAITAIRE En principe.694 . retraite. note J. RGAT 1989. chômage. L'article L 131-2.Principe : caractère forfaitaire I . avec celles dues par un autre assureur. II .Cass.. 2 juin 1987. ou avec un recours en totalité du dommage. SECTION IV . Civ.. p.Personnes des entreprises III . I.Bigot.PERSONNES DES ENTREPRISES  Responsabilité des Mandataires Sociaux (Polices RCMS)  Institution d'un régime de Prévoyance sociale complémentaire : maladie. 10 mai 1989. .M.Enfin. n°87-15.: capital-décès. l'assureur. Le montant des indemnités peut donc se cumuler. I.PERSONNES DES PARTICULIERS  assurances sur la vie :  en cas de vie à une date donnée (retraite)  en cas de décès avant une date donnée (temporaire-décès)  Assurances contre l'incapacité ou l'invalidité en cas d'accident corporel ou de maladie  Assurances Perte d'emploi. après paiement de la somme assurée. p.

L'article L 131-2. 2. la Première Chambre Civile considère qu'est forfaitaire. 93-17193 Toutefois. 89-82323  En revanche. telle qu'une garantie de ressources en cas d'incapacité. Crim. Les prestations versées par les organismes.2. Il n'y a donc pas de recours possible dans ce cas. Les prestations énumérées au II de l'article 1er de l'ordonnance n° 59-76 du 7 janvier 1959 relative aux actions en réparation civile de l'Etat et de certaines autres personnes publiques . I. notamment dans le cas d'une garantie de ressources. 18 septembre 1990. et non indemnitaire. dispose désormais que : Toutefois. dans les contrats garantissant des préjudices résultant d'une atteinte à la personne. si l'article L 131-1 du Code des Assurances dispose que les sommes assurées sont fixées par le contrat. Elle admet donc un recours subrogatoire dans ce cas. établissements et services gérant un régime obligatoire de sécurité sociale et par ceux qui sont mentionnés aux articles 1106-9.  La chambre criminelle de la Cour de Cassation estime que n'est pas forfaitaire. indépendamment du préjudice subi. 16 mai 1995. Cass.IV . l'assurance qui a "pour mesure le dommage effectivement subi par l'assuré". ajouté par la loi du 16 Juillet 1992. mais indemnitaire. l'assureur peut être subrogé dans les droits du contractant ou des ayants droit contre le tiers responsable. 1234-8 et 1234-20 du code rural .EXCEPTION : CARACTERE INDEMNITAIRE Mais. Cass. du Code des Assurances. La détermination du caractère indemnitaire ou forfaitaire de la prestation versée est d'une grande complexité. il n'interdit pas la stipulation d'une prestation proportionnelle au dommage effectivement subi. al. l'assurance qui a pour objet de servir des prestations calculées en fonction d'éléments prédéterminé par les parties. pour le remboursement des prestations à caractère indemnitaire prévues au contrat. Civ. . l'Article 29 de la loi Badinter du 5 Juillet 1985 dispose que Seules les prestations énumérées ci-après versées à la victime d'un dommage résultant des atteintes à sa personne ouvrent droit à un recours contre la personne tenue à réparation ou son assureur : 1.

dans la limite des stipulations du contrat d'assurance. en conférant à la . II. les institutions de prévoyance régies par le code de la sécurité sociale ou le code rural et les sociétés d'assurance régies par le code des assurances.3.. à l'encontre de l'assureur de son responsable. Cass. 2. qui naît au moment de la survenance de son dommage. préposés (1242.. 1243. o Par le fait des choses qu'on a sous sa garde (A. risques industriels. exploitation : pollution. Les sommes versées en remboursement des frais de traitement médical et de rééducation .C. atteintes à l'environnement.. maladresse. al. 1244.. produits défectueux (1245 et ss CC). L'assurance de responsabilité présente un intérêt social puisqu'elle permet de pallier l'insolvabilité du responsable par l'indemnisation directe des victimes par leurs assureurs. Les salaires et les accessoires du salaire maintenus par l'employeur pendant la période d'inactivité consécutive à l'événement qui a occasionné le dommage .4. 06-16084 SECTION V . obligation de conseil des professionnels.PROTECTION DE LA VICTIME ET ASSURANCES OBLIGATOIRES 1. 5. Les personnes ou les entreprises peuvent subir des dommages par le fait de tiers :  Risque automobile  Dommages causés à autrui du fait d'un quasi-délit : o Par sa faute : A. 12 juillet 2007.. 4.1). inattention. responsabilité générale du fait d'autrui : Enfants A.. Les indemnités journalières de maladie et les prestations d'invalidité versées par les groupements mutualistes régis par le code de la mutualité. La jurisprudence a donc investi la victime d'un droit d'action directe. o Ruine des bâtiments : A. 1142.C.. al. 1242. 1792 CC et ss. o Risques de l'entreprise à l'égard de ses clients : R. négligence. 1231-1 du Code Civil. o Risques d'entreprise à l'égard des tiers : R.. obligation de garantie du vendeur. al.  Dommages causés aux tiers du fait de la mauvaise exécution d'un contrat : Responsabilité contractuelle : A. transporteur. 1641 et ss. ex: risques de construction. 1240 et 1241 du Code Civil : Tout fait de l'homme. 5) o Animaux : A. défaut de conformité des produits livrés. Imprudence. contractuelle après livraison : 1231-1 CC. Civ.. 1 CC)à o Par le fait des personnes dont on doit répondre (1242 al...

assurance automobile. exploitants de salles de danse. Experts Comptable. Toutefois... Centre de transfusion sanguine (pour dommages causés aux donneurs. 3. malgré le refus des assureurs. dans la loi du 4 mars 2002 4. Ceci explique que la loi ait institué des obligations d'assurances dans de nombreux domaines de risques relatifs à :  Moyens de transport : transporteur. le droit de la victime est "cristallisé" au moment du dommage et acquiert ainsi une certaine autonomie par rapport au contrat d'assurance initial: inopposabilité des déchéances. Architectes.. . sans passer par le patrimoine du responsable assuré (distincte de l'action oblique). Agents immobiliers. spectacles de variétés.. Celui-ci doit donc faire en sorte que cette obligation puisse être remplie par tous les usagers. Constructeurs. Conseils Juridiques.  au principe de l'égalité des créanciers (Article 2093 Code civil) .)  Activités sportives et de loisirs : chasse. Sociétés Civiles Professionnelles. et notamment :  automobile  construction  catastrophes naturelles  remontées mécaniques  médical le refus d'assurer se déduit du silence gardé par l'assureur pendant plus de quinze jours après réception de la demande de souscription (90 jours pour la construction). Dans plusieurs domaines. Energie nucléaire. non partie au contrat d'assurance. va en percevoir le bénéfice. agences de voyages. remontées mécaniques  Exercice d'une profession : Agents d'affaires. L'obligation d'assurance ne peut être l'œuvre que du législateur.1199 du Code Civil) : puisque la victime. puisque l'indemnité sera versée directement à la victime. éducation sportive. La théorie de l'action directe déroge :  au principe de la relativité des conventions (A. Avocats.victime un droit de créance exclusif sur le montant de l'indemnité d'assurance à la charge de l'assureur.  Habitat : risques du locataire  Expérimentations médicales  Centres de transfusion sanguine  Professionnels de santé.

notamment en encourageant la négligence des assurés se sachant garantis.Directives de troisième génération L'article 52 du Traité de Rome pose le principe de la liberté d'établissement qui suppose l'accès aux activité non salariées et leur exercice "dans des conditions définies par la législation du pays d'établissement pour ses propres ressortissants". des règles communautaires et internes ont été instituées afin de déroger aux règles du droit commun. l'institution d'assurance est soumis à une réglementation plus ou moins contraignantes selon les Etats.Directives conjointes du 24 Juillet 1973 II . On peut craindre également la fraude de l'assuré qui peut occasionner intentionnellement un sinistre pour percevoir le montant de l'indemnité. La Grande Bretagne (pays du Lloyds). les Entreprises d'assurances sont en position économique dominante à l'égard de l'assuré. notamment en matière automobile. . le Danemark et la Belgique ont un régime beaucoup plus souple et libéral que l'Allemagne.LES REGLES COMMUNAUTAIRES I . et surtout la France.) peut alors être saisi par le candidat à l'assurance auquel la garantie a été refusée. Or. C'est pourquoi. Enfin. L'obligation d'assurance peut être assortie de sanctions civiles et pénales.C. SECTION I . La prestation mise à la charge de l'assureur est considérée comme un "produit" commercial soumis aux conditions de la concurrence communautaire. l'Irlande. le Luxembourg et l'Italie qui connaissent une réglementation et un contrôle beaucoup plus stricts de la part de l'autorité de tutelle.T. Un BUREAU CENTRAL DE TARIFICATION (B.Directives subséquentes III . compte tenu de son intérêt général. et il convient de veiller à l'équilibre contractuel. Sur l'intervention par le Fonds de Garantie des Assurances de dommages (FGAO) CHAPITRE II LA REGLEMENTATION DU CONTRAT D'ASSURANCE Le mécanisme de l'assurance peut avoir des effets pervers. les Pays-Bas.

Or. Directive de coordination  la deuxième. entre :  Grands risques : Tous véhicules. produits. ces disparités de régime sont de nature à fausser le jeu normal de la concurrence. des intermédiaires d'assurance. fixant les dispositions destinées à assurer l'exercice effectif de la Libre Prestation de Services (LPS) en assurances de dommages.DIRECTIVES SUBSEQUENTES Distinction fondamentale entre les Directives VIE et NON-VIE. Distinction (reprise dans l'article L 111-6 du Code des assurances). liberté d'établissement en assurance dommage.  Assurances Directe sur la Vie :  Directive 79-267 CEE : concernant l'accès à l'activité de l'assurance directe sur la vie et son exercice. déchets dangereux. mais de peu de portée pratique. risque automobile. R. assurance vie. L'harmonisation était limitée aux règles gouvernant le statut des entreprises d'assurance. Directive de libération qui ont posé le principe de la liberté d'établissement selon lequel aucun Etat-membre ne peut maintenir dans sa législation nationale des dispositions discriminatoires à l'encontre des entreprises d'assurance des autres Etat-membres. III . notamment dans les domaine de la réassurance. crédit et caution relatif à une activité professionnelle. I . en matière de libération des mouvements de capitaux.  Directive 90-619 CEE : accordant aux preneurs d'assurance sur la vie la pleine liberté de faire appel au marché le plus large de l'assurance (LPS). protection juridique et crédit caution.DIRECTIVES DE TROISIEME GENERATION . coassurance. marchandises transportées. assistance touristique.C.DIRECTIVES CONJOINTES DU 24 JUILLET 1973 En matière d'assurance de dommages : deux Directives conjointes du 24 Juillet 1973 :  la première.  Mouvements de capitaux : Directive 88-361 CCE du Conseil du 24 Juin 1988. II .  Risques de masse  Assurances de Dommages : Directive 88/357 CEE. ce qui nécessite une coordination des entreprises d'assurance Il exister plus d'une vingtaine de Directives en matière d'assurance.

Chaque Etat-membre. d'origine ou d'accueil.Liberté de choix du droit applicable au contrat Elle permet au preneur d'assurance ne nécessitant pas une protection particulière d'avoir la "pleine liberté de choix du droit applicable au contrat d'assurance". 2 . les Directives font expressément référence à la Directive du 24 Juin 1988 sur les mouvements de capitaux pour interdire à l'Etat-membre d'origine d'exiger des entreprises d'assurance qu'elles placent les actifs représentatifs de leurs provisions techniques dans des catégories d'actifs déterminées. qui permettent : 1 .Agrément administratif unique L'octroi d'un agrément administratif unique donné par l'Etat-membre d'origine et valable dans toute la Communauté soit en régime d'établissement.Les règles ont été encore libéralisées sous l'effet des Directives dites "de troisième génération" à effet du 1er Juillet 1994 :  la Directive 92/49/CEE du 18 Juin 1992 portant coordination des dispositions législatives. En ce qui concerne les capitaux.  la Directive 92-96 CEE du 10 Novembre 1992 : Portant coordinations des dispositions législatives. Il n'y a donc plus d'agrément nécessaire de la part de l'Etat d'accueil qui peut cependant édicter des règles plus restrictives que celles prévue par la Directive en ce qui concerne l'agrément de ses propres nationaux. réglementaires et administratives concernant l'assurance directe sur la vie. et modifiant les directives : Ces Directives prévoient des dispositions similaires qui ont pour objet de réaliser l'harmonisation des législations pour parvenir à une reconnaissance mutuelle des agréments et des systèmes de contrôle. L'Etat-Membre d'origine peut cependant édicter des règles plus strictes à l'égard des entreprises d'assurances agréées par ses propres autorités compétentes. doit pouvoir exercer matériellement la surveillance et le contrôle des entreprises d'assurance. . Elle complète la liste des éléments susceptibles d'être utilisés pour constituer la marge de solvabilité exigée par la Directive de 1973. 3 . notamment sa solvabilité et des provisions techniques suffisantes.Contrôle financier par l'Etat-membre d'origine Le principe du contrôle par l'Etat-membre d'origine et de la surveillance de la solidité financière de l'entreprise. réglementaires et administratives concernant l'assurance directe autre que l'assurance sur la vie (ASSURANCES DE DOMMAGES) et modifiant les directives 73/239/CEE et 88/357/CEE. prendre des mesures de sauvegarde et appliquer des sanctions de manière à prévenir les irrégularités. soit en régime de prestation de services. y compris en cas de transfert de portefeuille.

Aucun Etat membre ne peut faire obstacle à la commercialisation sur son territoire des produits d'assurances offerts dans la Communauté. il est laissé aux Etats la possibilité d'imposer l'application de leur droit aux contrats d'assurance qui couvrent des risques situés sur leur territoire. il ne peut y avoir aucun système d'autorisation préalable. par une absence de restriction d'adhésion. afin de pas constituer une condition préalable à l'exercice de l'activité d'assurance. pour autant que ces produits ne soient pas contraires aux dispositions légales "d'intérêt général" applicables dans le pays d'accueil et d'origine.Protection de l'intérêt général des preneurs d'assurance Les Etats doivent veiller à ce que les produits d'assurance et la documentation contractuelle respectent les dispositions d'intérêt général applicable sur leur territoire mais afin de garantir la protection essentielle des preneurs d'assurance.Exercice simultané possible entre régime d'établissement et L. 6 . L'exercice simultané du régime d'établissement et de la L. Les Etats-membres peuvent exiger de toute entreprise d'assurance la couverture de l'assurance obligatoire des accidents du travail. Toutefois. lesquelles ne doivent pas avoir de caractère discriminatoire.S. la succursale doit disposer de structures adéquates pour gérer et régler les sinistres et représenter l'entreprise d'assurance devant les juridictions et les autorités.S. suivant une tarification uniforme par type de contrat et une couverture à vie. 4 .Garantie d'accès à l'assurance maladie privée en ce qui concerne l'assurance de dommages.L'harmonisation du droit du contrat d'assurance n'étant pas une condition préalable à la réalisation du marché intérieur des assurances.C. Dans les Etats-membres où l'assurance maladie privée se substitue à la sécurité sociale. En matière de R. ce qui apporte des garanties suffisantes aux preneurs d'assurance qui ont besoin d'une "protection particulière". automobile. la surveillance financière incombant à l'Etat d'origine. Il peut être exigé des entreprises d'assurance maladie de proposer des contrats types alignés sur les régimes légaux de sécurité sociale et pour lesquels la prime soit égale ou inférieure à un maximum prescrit. la base technique pouvant être analogue à celle de l'assurance vie.P. Le particulier doit être informé par l'entreprise d'assurance de la loi qui sera applicable au contrat ainsi que des dispositions relatives à l'examen des "plaintes" des preneurs d'assurances au sujet du contrat.P. L'exercice de la liberté d'établissement exige une présence permanente dans l'Etat-membre de la succursale. avec participation à des systèmes de compensation de pertes. est désormais possible. . indépendamment de leur âge et de leur état de santé. il est nécessaire de garantir que les preneurs d'assurance ont un accès effectif à l'assurance. 5 .

REGLEMENTATION INTERNE I . 7 . le contrat d'assurance est soumis à la loi française. Les Etats-membres doivent établir les modalités destinées à assurer la perception de ces taxes et contributions.Des sanctions doivent être applicables aux entreprises d'assurance qui ne se conforment pas aux dispositions d'"intérêt général" qui le concernent. ou le risque est situé en matière d'assurance de dommage. C'est la loi du 13 Juillet 1930 qui a institué les règles relatives au contrat d'assurance. et non les assurances maritimes ou fluviales. 8 .Le contrôle de l'Etat I . majoritaires. deux Décrets du 16 Juillet 1976 ont codifié les textes .TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES L'article 1964 du code Civil mentionne le contrat d'assurance parmi les contrats aléatoires.Application dans le temps Le principe de modifications techniques des règles de la Directive à certains intervalles de temps a été donné à la Commission pour prendre en compte l'évolution future du secteur de l'assurance. Les directives prévoient diverses dispositions transitoires. Suite à deux directives européennes du 24 Juillet 1973 en matière de liberté d'établissement en matière d'assurances de dommages.Fiscalité du pays de situation du risque Le régime fiscal de l'Etat-membre sur lequel le risque est situé est de nature à remédier aux distorsions de concurrence entre les Etats qui ne soumettent les opérations d'assurance à aucune forme d'imposition indirecte. SECTION II . sans distinction quant à la nationalité de ces créanciers et quelle que soit la modalité de souscription de l'engagement. qui leur appliquent des taxes.Liquidation de l'entreprise d'assurance sur la vie Egalité de traitement entre tous les créanciers d'assurance. dont la plupart sont d'ordre public. Sur le territoire français. Cette loi couvre les assurances dites terrestres (par opposition aux maritimes) et aériennes. 9 .Textes législatifs et réglementaires II . et ceux. Il y a donc lieu à application du régime fiscal. ainsi que d'autres formes de contributions prévues par l'Etat-membre où l'engagement est pris en matière d'assurance sur la vie. sauf si les parties en ont décidé autrement.

Chaque partie est divisée en cinq livres: 1. les Agents généraux. L'A.C. les entreprises d'assurances.législatifs puis réglementaires en matière d'assurance.C. Cet agrément administratif est également indispensable pour les assureurs étrangers garantissant les risques de masse (intéressant les simples consommateurs) en Libre Prestation de Service. .P. ce qui donne lieu à la division en trois parties du Code des Assurances.R. les organisations et régimes particuliers d'assurance 5.Contrôle financier C -Conseil National des Assurances A . organisme de tutelle. courtiers et autres intermédiaires d'assurance et de capitalisation Chaque livre est divisé en trois parties :  Législative  Réglementaire  Arrêtés Il convient donc de se reporter aux trois parties pour avoir une vue d'ensemble d'une même disposition. en 2010. ainsi que les régimes de liberté d'établissement et de libre prestation de service 4.CONTROLE ADMINISTRATIF Les entreprises d'assurances sont réglementées par le livre III du Code des Assurances et soumises au contrôle administratif et financier de l'Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (A.R.)issue. ou pour les transferts de portefeuille. de la fusion de la Commission Bancaire et de la Commission de Contrôle des Assurances et des Mutuelles (ACAM). parmi lesquelles :  la loi n°89-1014 du 31 décembre 1989 (loi Evin)  la loi n°92-665 du 16 Juillet 1992  la loi n°94-5 du 4 janvier 1994 qui transpose en droit interne les directives de troisième génération et procède à un reclassement de nombreux articles du Code des assurances.Contrôle administratif B . II .LE CONTROLE DE L'ETAT A .P. et un arrêté de la même date pour les arrêtés. De nombreux textes législatifs sont venus modifier les règles du Code des Assurances. indispensable pour pratiquer une ou plusieurs des branches d'assurances. Certaines assurances obligatoires 3. Le régime général du contrat d'assurance 2. intervient dans les demandes agrément administratif du Ministre de l'Economie et des Finances.

lacustres et fluviaux. et les entreprises d'investissement.LE CONTROLE JURIDICTIONNEL I . par les entreprises d'assurance. des dispositions législatives et réglementaires relative à l'assurance et aux conditions de leur solvabilité. I . tel que modifié par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 dispose que : Dans les contrats conclus entre professionnels et consommateurs. ainsi que le Conseil national des assurances (CNA) et sa Commission consultative. - Crédit et caution. au détriment du .Ils ne doivent faire qu'une simple déclaration à l'autorité de contrôle pour les Grands Risques (assurances concernant . SECTION III .COMITE CONSULTATIF DU SECTEUR FINANCIER$ En vertu de la loi LSF n°2003-706 du 1er Août 2003. Son champ de compétence s'étend à l'ensemble du secteur financier : les établissements de crédit.R. quelles que soient les clientèles concernées. Elle contrôle également leurs conditions d'exploitation. à condition que le souscripteur exerce une activité industrielle. sont abusives les clauses qui ont pour objet ou pour effet de créer. les entreprises d'assurance.Marchandises Transportées. La jurisprudence est très dense en matière d'assurance qui fait l'objet d'un abondant contentieux. commerciale ou libérale et que l'assurance soit en rapport avec cette activité).Interprétation des contrats Le droit commun garde une place prépondérante dans la solution des problèmes juridiques posés par le contrat d'assurance. L' Article L 212-1 du Code de la Consommation. y compris les courtiers et agents généraux.C.CONTROLE FINANCIER La solvabilité des entreprises d'assurances est également étroitement réglementée avec obligation de constituer une marge de solvabilité ainsi qu'un fonds de garantie conformes aux exigences communautaires. .Contrôle des clauses abusives II .les risques corps et responsabilité afférents aux véhicules ferroviaires. particuliers ou entreprises.P. veille au respect. aériens.CONTROLE DES CLAUSES ABUSIVES 1. C . B . le Comité Consultatif du Secteur Financier (FNSF) a remplacé le Conseil national du crédit et du titre (CNCT) . Les dettes des assureurs envers les assurés sont également garantis par des provisions techniques qui doivent faire l'objet de placements L'A.

au moment de la conclusion du contrat. (R. pris après avis de la Commission des Clauses Abusives . elles peuvent faire présumer "abusives" certaines clauses figurant dans les contrats. note J.T. à toutes les circonstances qui entourent sa conclusion.G. eu égard à la gravité des atteintes qu'elles portent à l'équilibre du contrat. de même qu'à toutes les autres clauses du contrat.900) la Cour d'Appel de LYON a déclaré abusive. (Clauses grises) Ces dispositions sont applicables des conditions générales préétablies. par application de l'article 35 de la loi du 10 Janvier 1978. ce qui lui conférait un avantage manifestement excessif et constituait un abus de puissance économique. 14 mai 1991. notamment dans des contrats d'assurance En matière d'assurance. II . Le contrat d'assuyrance restera donc applicable dans toutes ses dispositions autres que celles jugées abusives. I. comme abusives.INTERPRETATION DES CONTRATS La conclusion du contrat d'assurance est assujettie aux conditions de validité des conventions. p.1991. notamment en ce qui concerne l'intégrité du consentement. détermine des types de clauses qui. 89-20999 . s'il peut subsister sans lesdites clauses. un déséquilibre significatif entre les droits et obligations des parties au contrat. de leur propre autorité et sans avoir à s'appuyer sur un décret. doivent être regardées. consommateur. Le caractère abusif d'une clause s'apprécie en se référant. p.Ghestin Dans un arrêt du 28 Mars 1991. en cas de litige concernant un contrat comportant une telle clause. la clause d'un contrat d'assurance invalidité subordonnant l'application de la garantie à la constatation médicale de l'invalidité pendant la durée du contrat.449. . (Clauses noires) Un décret pris dans les mêmes conditions. Si ces recommandations n'ont aucune force obligatoire. Les clauses abusives sont réputées non écrites.A. détermine une liste de clauses présumées abusives . Un décret en Conseil d'Etat. Civ. les clauses abusives : Cass. D. Elle a estimé qu'une telle clause était de nature à faire résilier son contrat à l'assureur qui avait connaissance d'une atteinte corporelle susceptible d'entraîner une invalidité. la Commission des Clauses abusives a émis des recommandations et des avis concernant le secteur des assurances. de manière irréfragable. 2. La Cour de Cassation a reconnu très tôt aux Juges le pouvoir d'annuler. le professionnel doit apporter la preuve du caractère non abusif de la clause litigieuse. 1991.

155. Civ. comme dépourvu de cause. Toutefois. a été formulée au cours de la période de validité du contrat abouti à priver l'assuré du bénéfice de l'assurance en raison d'un fait qui ne lui est pas imputable et à créer un avantage illicite. il convient de rappeler que l'action en nullité relative ou absolue est enfermée dans le délai de prescription de 5 ans de l'article 2224 du Code Civil. note J.10-10843 Il est possible également au juge de prononcer la nullité d'une clause comme contraire à l'ordre public. au profit du seul assureur.En cas de difficulté. . la Première Chambre Civile de la Cour de Cassation a décidé : Le versement de primes pour la période qui se situe entre la prise d'effet du contrat et son expiration a pour contrepartie nécessaire la garantie des dommages qui trouvent leur origine dans un fait qui s'est produit pendant cette période. selon l'article L 133-2 du Code de la Consommation les conventions s'interprètent en cas de doute dans le sens le plus favorable au consommateur ou au non-professionnel : Cass. la loi du 1er Août 2003. (Sur le problème de la clause "claim"made") C'est pourquoi. la Cour de Cassation a condamné les clauses "Claim's made" sur le fondement de l'absence de la cause autrefois prévue dans les conditions de validité d'un contrat : Par 7 arrêts de principe en date du 19 Décembre 1990 (RGAT 1991. Voir : Sur la période de garantie du contrat d'assurance depuis la loi du 1er Août 2003 Enfin. dans les contrats d'assurance concernant des consommateurs. qui aurait alors perçu les primes sans contrepartie. 09-75552 . à condition de prévoir une garantie subséquente de 5 ans. a permis aux assureurs de convenir de contrats d'assurance en "base réclamation" pour les risques de responsabilité des professionnels et des personnes morales. dans les conditions prévues aux articles 1188 et suivants du Code Civil. la stipulation de la police selon laquelle le dommage n'est garanti que si la réclamation de la victime. II. 1er juin 2011. le juge peut rechercher la commune volonté des parties et interpréter les clauses et conditions du contrat d'assurance. C'est ainsi qu'en ce qui concerne la période d'application de la garantie. CHAPITRE III CARACTERES DU CONTRAT D' ASSURANCE Il s'agit d'une technique contractuelle qui repose sur les règles du droit des obligations. En conséquence "cette stipulation doit être réputée non écrite".Bigot) . applicable à compter du 1er novembre 2003. p. Une telle solution réaffirmée de manière constante par la Cour de Cassation désorganisait profondément le mécanisme technique de l'assurance et de la réassurance. en tout état de cause nécessaire à la mise en œuvre de l'assurance de responsabilité.

dispose que "Ne peuvent être modifiées par convention les prescriptions des titres Ier. Toutes les stipulations d'une police restreignant le champ de garantie par rapport aux clauses-type sont réputées non écrites. 112-1 : assurance pour compte L.58. 2007. 124-1.I . Toutefois. notamment dans les contrats d'assurance obligatoires. 127-6 : Protection juridique L. 14 Juin 2007. En principe on peut librement aménager le contenu du contrat. et des dangers pour les assurés consommateurs. 112-5. Opposabilité des exceptions L. qui ont amené le législateur à instituer des règles d'ordre public. L. 122-1. L. l'institution d'assurance présente un intérêt social évident. L. auxquelles il ne peut être dérogé. L. 1988. RGAT. 22 Octobre 1987. 132-10. 122-6 : Assurance incendie L. Civ. L. 113-10. Com. 112-6 : Police à ordre. 132-15 et L. 122-2. tels que ceux portant sur le risque automobile. l'article L 111-4 du Code des Assurances. III et IV du présent livre . L. sauf celles qui donnent aux parties une simple faculté et qui sont contenues dans les articles : L. p. II. RC et Ass... 132-1. la construction. les catastrophes naturelles. le contrat ne nécessite que l'échange de volonté des parties. même s'il est astreint à des exigences de forme (l'écrit est exigé par l'article L 112-3 du Code des assurances. : Lyon. 124-2 : Assurance de responsabilité : Réclamation. note D. 121-5 à L. 121-8 : Règle proportionnelle de Capitaux (Sous-Assurance) L. Reconnaissance de responsabilité L. 06-15955 . 121-14 : Délaissement L. Il devient parfait dès la rencontre des volontés de l'assureur et de l'assuré : Cass. dispose que "l'autorité administrative peut imposer l'usage de clauses type de contrats". 121-12 : Subrogation de l'assureur L. II .CARACTERE CONSENSUEL En principe. Il existe de nombreuses clauses-type. ainsi que différentes indications exigées par l'article L 112-4 ).CARACTERE D'ORDRE PUBLIC L'Article L 111-2 du Code des Assurances. 132-19 : Assurances sur la Vie et Capitalisation .Begin. II. n°290. Enfin. : Prime décomptée sur les salaires L.

A . B .Il est donc important. sauf exclusion formelle et limitée contenue dans la police. L 113-2 du Code des Assurances : Dans toutes les formes d'assurance : De répondre exactement aux questions posées par l'assureur. dans le cas contraire.Obligation de déclaration du risque.  Prestation d'assistance. laquelle peut prendre plusieurs formes :  Paiement d'une indemnité ou d'un capital  Désintéressement direct de la victime  Organisation de la défense de son assuré : garantie défense et recours. ou de son aggravation : A. de vérifier que celle-ci est bien d'ordre public et. lorsque l'assureur oppose une disposition légale.POUR L'ASSURE : 1 . Toutefois.CARACTERE SYNALLAGMATIQUE Le contrat d'assurance met à la charge des parties. notamment dans le formulaire de déclaration du risque par lequel l'assureur l'interroge lors de la . avec les moyens de l'interrompre.POUR L'ASSUREUR : L'article L 113-1 du Code des assurances dispose que : Les pertes et les dommages occasionnés par des cas fortuits ou causés par la faute de l'assuré sont à la charge de l'assureur.. protection juridique. qu'elle n'a pas été modifiée dans la Police. L'obligation de l'assureur consiste donc en l'exécution d'une prestation en cas de réalisation du risque assuré.. III . des obligations nécessairement réciproques. l'assureur ne répond pas des pertes et dommages provenant d'une faute intentionnelle ou dolosive de l'assuré L'article L 113-5 du Code des Assurances dispose que l'assureur doit exécuter la prestation prévue au contrat dans le délai convenu. Il ne peut être engagé au delà. C'est ainsi que la prescription biennale de l'article L 114-1 du Code des Assurances n'est opposable à l'assuré que si elle est rappelée dans la Police.

la la déchéance pour déclaration tardive ne peut être opposée à l'assuré que si l'assureur établit que ce retard lui a occasionné un préjudice.Obligation de prendre des mesures conservatoires en cas de sinistre 5 .Obligation de déclaration du sinistre. sauf en matière de:  vol : deux jours  mortalité du bétail: 24 H Toutefois. en cours de contrat. 2 . ou exercer ses recours éventuels. notamment dans le formulaire précité. sous peine de déchéance de garantie. oblige l'assuré à donner avis à l'assureur. . lorsqu'elle est prévue par une clause du contrat. de tout sinistre de nature à entraîner la garantie de l'assureur. 4°. 1°. du Code des Assurances. L'article L 113-2. l'assuré est obligé de payer la prime aux époques convenues. du Code des Assurances.Obligation de respecter les conditions de garantie 4 . prévue par l'article L 113-3 du Code des Assurances.. et de résiliation du contrat d'assurance.conclusion du contrat. Ce délai ne peut inférieur à cinq jours ouvrés. sur les circonstances qui sont de nature à faire apprécier par l'assureur les risques qu'il prend à sa charge.Obligation de payer la prime d'assurance Le contrat d'assurance met nécessairement à la charge de l'assuré le paiement d'une prime ou cotisation:  proportionnée à l'importance et à la probabilité de réalisation du sinistre  aux époques convenues Aux termes de l'article L 113-2. dans un délai de 15 jours. de manière à lui permettre de prendre les mesures nécessaires pour en limiter les conséquences. dès qu'il en a eu connaissance et au plus tard dans le délai fixé par le contrat. soit d'en créer de nouveaux et rendent de ce fait inexactes ou caduques les réponses faites à l'assureur. 3 . L'assureur doit être averti le plus rapidement possible de la survenance d'un sinistre. il s'expose à la procédure de suspension de la garantie. Dans les contrats d'assurance de dommage : il doit déclarer. A défaut. les circonstances nouvelles qui ont pour conséquence soit d'aggraver les risques.

I. Civ. Civ.337. 88- 18. 363 . Civ. Cette définition correspond à celle du contrat d'assurance. 01 avril 2009 n° 2009-02. Voir :  "L'aléa en droit des assurances : état des lieux et perspectives".Lesage :"La disparition de l'aléa en cours de contrat". un contrat est aléatoire lorsque les parties acceptent de faire dépendre les effets du contrat.174 . Le caractère aléatoire du contrat d'assurance s'oppose à ce qu'un assureur prenne en charge un sinistre que l'assuré savait déjà réalisé au moment de la souscription du contrat : notion de passé inconnu. al. dispose d'ailleurs expressément que l'assureur ne répond que des "cas fortuit" ou des conséquences dommageables de la faute simple de l'assuré. Juin 2005. I. 06-13275 Le sinistre ne doit donc pas être réalisé lors de la souscription du contrat : Cass.Cass. mars 2014. du Code Civil . Enfin. 94-11. La Tribune de l'Assurance. I. I. 07-81665 . L'article L 113-1 du Code des assurances qui est d'ordre public. 10 Avril 1996. est inopposable à la victime exercant l'action directe. 2014.Au cours de l'exécution du contrat : Le sinistre doit dépendre d'un cas fortuit . P. RC et Ass. n°115.. 2 .Cass. 10 avril 1996. Civ. III. quant aux avantages et aux pertes qui en résulteront. 2008. 01-14.Au moment de la souscription du contrat L'aléa existe dès lors qu'au moment de la formation du contrat les parties ne peuvent apprécier l'avantage qu'elles en retireront parce que celui-ci dépend d'un évènement incertain.Cass. 94-11. Cass. RGDA 2004.179 . 1 . Crim. note J. Cass. à condition que celle- ci ne soit pas volontaire.Revue générale du droit des assurances.19. p. p. RC et Ass. 11 décembre 2007. RGAT 1991. Civ. 4 novembre 2003.174 . par Sabine Bertolaso. 431  Dossier : Aléa et Contrat d'assurance : actes du colloque Cour de Cassation du 31 Janvier 2014 . p. d'un événement incertain.7.De plus. dans la mesure où l'opération d'assurance repose sur l'aléa de calculs statistiques et de probabilités. elle ne peut être opposée dans tous les cas où le retard est dû à un cas fortuit ou de force majeure. 12 février 1991.Kullmann Voir F.CARACTERE ALEATOIRE Selon l'article 1108. 4 Juillet 2007. la déchéance de garantie. IV .942 .2. p.

" tel que la destruction d'un bien assuré véhicule. du Code Civil. Civ.. Un dirigeant social a bien eu la volonté. perd son caractère aléatoire. (Absence d'aléa) Il s'agit d'une exclusion légale. de rapporter la preuve du caractère intentionnel du fait dommageable. qu'il ne s'agit ni d'une faute d'inattention.2. qui entend s'exonérer de son obligation de garantie. le risque dans lequel la survenance du dommage dépend davantage de la volonté de l'assuré que de l'aléa lui-même. qu'en attribuant un marché à une entreprise. II. P. Revue générale du droit des assurances. qui se rapproche du principe indemnitaire. C'est ainsi. ni d'une . 04-17232 . En matière d'assurance de responsabilité professionnelle. ou incendie d'un batîment. mais de parvenir à tromper le public sur la situation de la société afin de mieux en négocier la cession . ou la réalisation systèmatique de dégâts au cours de l'exécution de travaux. 01 octobre 2005 n° 2005- 4. ou de négligence. non pas de se voir sanctionner. Cass. Kullmann. le Maître d'Ouvrage avait eu nécessairement conscience de l'illégalité encourue qui était flagrante en l'état de l'irrecevabilité énoncée dans le règlement édicté par elle. Conformément au principe général de l'article 1353. 907. l'assureur ne couvrira pas les dommages volontairement causés à autrui : dégradations ou blessures volontaires. Toutefois. c'est à l'assureur. d'ordre public. où la violation délibérée des règles de l'art. sauf exclusion formelle et limitée contenue dans la police. Le sinistre volontaire possède alors un caractère "frauduleux" qui peut constituer un délit d'escroquerie à l'assurance.A.. C'est ainsi qu'en matière d'assurance de chose l'assureur ne prendra pas en charge les sinistres "volontaires. Il en est ainsi notamment en matière de risque d'entreprise. note J. dans le but de toucher une indemnité. que force est de constater qu'elle a commis une faute intentionnelle en ayant accepté la proposition irrecevable de la société Bouygues. En matière d'assurance de responsabilité. 22 septembre 2005. L 113-1 du Code des Assurances : Les pertes et les dommages occasionnés par des cas fortuits ou causés par la faute de l'assuré sont à la charge de l'assureur. l'assureur ne répond pas des pertes et des dommages provenant d'une faute intentionnelle ou dolosive de l'assuré. al. vont à coup sûr provoquer des dommages.

I. Cass. 01 juillet 2011 n° 2011-03. 113-1 du code des assurance. III. privant ainsi d'aléa le contrat d'assurance souscrit par ces parties. l'assuré n'avait pas eu la volonté de créer les dommages tels qu'ils étaient survenus.note A Pélissier Afin de tenter sauvegarder le principe aléatoire. note H. que l'appréciation inexacte faite par lui de la cause des pannes répétées et l'absence de remèdes appropriés apportés à ces dommages successifs. En cas de dommages causés par des dysfonctionnements répétés d'une installation technique. 12-12813 .749 Revue générale du droit des assurances. RGDA 2013.erreur de fait. malgré les recommandations d'un Expert Judiciaire. 09-16. 696. p.. Civ. cette exigence est portée au contrat sous forme d'une clause d'exclusion de risque de la manière suivante : "Sont exclus de la garantie les dommages non aléatoires. l'assureur ne caractérisait ni une faute intentionnelle ni une faute dolosive au sens de l'article L. II. dans la mesure où.". noter J. mais de l'expression consciente d'une volonté délibérée de fournir au public des informations propres à modifier l'appréhension de la situation financière de la société. la clause qui exclut de la garantie "les dommages causés par la faute intentionnelle ou dolosive ou qui sont imputables à l'inobservation volontaire ou inexcusable des règles de l'art ou des consignes de sécurité définies dans les documents techniques édités par les organismes compétents à caractère officiel ou les organismes professionnels" est suffisamment formelle et limitée pour que l'assuré puisse en comprendre la portée Cass.Groutel. Civ. Kullmann. 586. 01 octobre 2012 n° 2012-04. Bigot . Ainsi. qu'une telle attitude est au surplus exclusive du caractère aléatoire du contrat d'assurance. P. subordonnant par exemple celle-ci au respect des règles de l'art. P.. tels que ceux qui découlent invitablement de la nature du travail et de ses modalités d'exécution. il a été jugé que. n'avait pas fait disparaître tout aléa du seul fait de la volonté de l'assuré. note J. l'assureur pourrait donc envisager d'insérer une condition de garantie. d'autre part. 1021. 29 mars 2011.6. Cass. II. 11-17367 Revue générale du droit des assurances. 93-17848 . Civ. Cass. 30 octobre 1995. il n'était pas établi par l'assureur qu'elles l'avaient été intentionnellement dans le but de provoquer le sinistre. de valider des opérations qu'il savait illégales . Civ. RCA 2012. 28 Février 2013. Si un certain nombre de fautes ont été commises par l'entrepreneur et l'architecte. d'une part. 14 juin 2012. Le plus souvent.

VI .673.Contrats type . p. note J. ou de l'article 1251 du Code Civil..Dans la mesure où même une condition de garantie peut être qualifiée d'exclusion indirecte de risque. 05-10254 V .1° et R. sans avoir reçu de prime en contrepartie. Il ne pourrait alors que se faire subroger conventionnellement dans les droits de la victime qu'il indemnise. en même temps que le paiement. celle-ci devra être rédigée en caractères apparents. ce qui prouve que ces versements ne pouvaient être destinés à lui assurer un complément de retraite à cette époque de son existence et dans son état avancé de maladie. 23 novembre 2004. Cass.CARACTERE ONEREUX La garantie de l'assureur n'est due qu'en contrepartie d'une prime ou cotisation. Après quelques hésitations la Cour de Cassation a arrêté le principe selon lequel le contrat d'assurance dont les effets dépendent de la durée de la vie humaine comporte un aléa au sens des articles 1964 du Code Civil.Mayaux . 02-17. Caractérise l'absence d'aléa du contrat et exclut la qualification de contrat d'assurance-vie.1049. I. c'est à dire garantissant le paiement d'une indemnité à une date donnée (retraite). L 310-1. en respectant les formalités de l'article 1250 du Code Civil (subrogation expresse. 20° du Code des Assurances et constitue un contrat d'assurance sur la vie. p. lequel sera apprécié souverainement par le Juge. I. Cass. 03-13. 17 mars 2005. 02-11. Mixte. Le caractère aléatoire peut poser problème dans les contrats d'assurance vie.352. Cass. l'assureur a la possibilité de suspendre sa garantie. alors qu'il séjournait à l'hôpital qu'il avait quitté un mois plus tard pour rejoindre une unité de soins palliatifs où il était décédé un mois plus tard. RGDA 2000. 321-1. et il appartiendra toujours à l'assureur de rapporter la preuve de l'absence de caractère aléatoire du risque.110. RGDA 2005. Civ. note L. Ch. II. Civ. n°03-19408. 14 Juillet 2007. lesquels peuvent être assimilés à des contrats de capitalisation.507. 98-11212 .Kullman. Il ne pourra donc pas se prévaloir de la subrogation légale de l'article L 121-12 des Assurances. s'il effectue un réglement purement commercial. 20 juin 2000.) Si l'assuré ne règle pas sa prime.. le fait qu'un assuré ait émis deux chèques d'un montant important au profit d'actif épargne. 01-13592 .CARACTERE DE CONTRAT D'ADHESION A .Cas. et de résilier son contrat en respectant les formalités de l'article L 113-3 du Code des Assurances. Civ.

et il peut avoir intérêt à se faire conseiller par des professionnels qui connaissent bien le marché de l'assurance : intermédiaires tels agents généraux. lequel est libre ou non de l'accepter. Utilisation de moyens préventifs: d'un système d'alarme... plafonds. taux de prime ou les conditions de garantie..Obligation de conseil de l'assureur Comme tout professionnel.. ainsi que d'une obligation de conseil.la convention s'interprète contre celui qui a stipulé. sont d'ailleurs soumis au contrôle formel de l'administration et tombent sous le coup de la loi réprimant les clauses abusives. Toutefois. . risques d'entreprises.  les exclusions de risques : garanties "Tous risques sauf. notamment en ce qui concerne les franchises.Adhésion de l'assuré Normalement. multirisques habitation. et en faveur de celui qui a contracté l'obligation". les Polices d'assurance sont souvent négociées par l'intermédiaires des Courtiers. Ces types de contrat. Non garantie de la chose livrée elle-même. Garantie Dégâts des eaux :non garantie des entrées d'eau par les fenêtres ouvertes. B . qui établissent parfois eux-mêmes les contrats. variable selon les Compagnies.Les contrats d'assurances appartiennent à diverses catégories : automobile.. qui sont vendus à la clientèle comme un "produit packagé" comprenant :  la nature du risque assuré  les conditions de garantie comprenant :  les conditions auxquelles sont soumises l'application de la garantie : Constatation d'une effraction (Garantie Vol). L'assuré consommateur ne peut généralement négocier la totalité des stipulations du contrat qui entre généralement dans un modèle déterminé.. Il en résulte que l'interprétation d'un contrat d'assurance doit se faire en faveur de l'assuré. Dans tous les cas. en ce qui concerne les grandes entreprises. Mais une négociation reste cependant possible. Il résulte de l'article 1152 du Code Civil que "dans le doute. C ." Ex.: Responsabilité Civile après livraison :non garantie du fait des sous-traitants. On ne peut plus alors parler de "contrat d'adhésion". l'assureur est cependant tenu d'une obligation de prudence et de diligence lors de la conclusion des contrats (notion d'avant-contrat spécifique du contrat de vente)... c'est l'assureur qui propose un type de contrat à son futur assuré. c'est à l'assuré de rechercher quel est le type de contrat qui répond le mieux à ses besoins spécifiques. courtiers.

CONTRAT DE BONNE FOI L'article 1104 du Code Civil dispose que les conventions doivent être exécutées "de bonne foi".Au moment de la souscription du contrat L' assureur est tenu d'une obligation de conseil tout au long de la vie du contrat. la bonne foi des parties doit présider la vie du contrat. VII . Il doit faire preuve de loyauté. A . Il doit notamment s'assurer lors de la conclusion d'un contrat automobile que le permis de conduire d'un étranger est bien valable pour la conduite d'un véhicule automobile en France. engage sa responsabilité contractuelle à l'égard de l'assuré. et en l'informant clairement sur les clauses et conditions du contrat. et lui proposer une couverture adaptée : Le problème se rencontre notamment à l'occasion de l'activité déclarée par l'assuré.. sur le fondement de l'article 1147 du Code Civil. Ainsi. La faute commise par l'assureur dans son devoir d'information et de conseil. : Une entreprise commercialisant des meubles de salle de bains. l' assureur devra conseiller une garantie couvrant sa responsabilité en cas de dommages causés à l'occasion dans les divers aspects de son activité professionnelle.LA BONNE FOI DE L'ASSUREUR 1 . Ex.L'assureur doit s'informer des besoins spécifiques du client. Le montant des dommages et intérêts auquel peut prétendre l'assuré peut correspondre au montant de l'indemnisation dont la faute de l'assureur l'a privée. devra également se voir proposer une garantie concernant les conséquences de travaux de raccordement de plomberie. 2 .. qui relèvent normalement d'une autre activité. Compte-tenu du caractère "technique" de l'opération d'assurance.A l'occasion du réglement du sinistre : . "fraus omnia corrumpit". et de respect de la mutualité. en conseillant à son client des garanties adaptées. Si la bonne foi est toujours présumée. notamment du fait d'un défaut d'assurance. permettant à ce dernier d'obtenir réparation du préjudice que cette faute lui causerait. et notamment lors de la souscription du contrat. Les parties doivent donc coopérer loyalement dans la mise en œuvre du contrat : 1103 et 1104 du Code Civil.

LA BONNE FOI DE L'ASSURE La faute dolosive de l'assuré s'analyse en un manquement conscient à une obligation à laquelle il était tenu. 1 . R. Voir : S. 6/12/1994 . 2004. I. 29 février 2000.40. par son refus de verser un acompte et son comportement dilatoire.  Absence de réaction à l'approche de l'expiration de la prescription biennale : (Cass. "La responsabilité de l'assureur dans l'exécution des contrats". I. commis aucune faute en relation avec les préjudices nés de la mise en liquidation judiciaire de l'entreprise dont l'assuré demandait réparation.  L'assureur doit attirer l'attention de son assuré sur la nécessité de souscrire une assurance complète. 97-21301 En sens contraire : L'arrêt attaqué ayant constaté que l'assureur avait eu connaissance. qu'aucun désaccord n'existait entre eux.C. L'Argus de l'Assurance.479. Civ. l'assureur avait aggravé les dommages et provoqué la perte totale du fonds assuré. n°282 et 314. Civ. p. RGDA 2000. Cass. note L. Civ.Il est fait appel à la notion de bonne foi pour sanctionner l'assureur qui se comporte de manière déloyale à l'égard de l'assuré. que si son comportement fautif est caractérisé. B . note J. II. et Ass. 02-19758 . après avoir refusé d'exécuter son contrat. 6/01/1994.Bigot).57 note J. C'est souverainement qu'après avoir analysé les différentes opérations auxquelles s'est livré chacun des experts. Cass. alors que l'exclusion de garantie contenue dans la police recelait un piège indécelable pour l'assuré : (Cass. en refusant ou en retardant le réglement du sinistre :  Manoeuvres dilatoires : (Cass. RGAT 1994 1986. a pu en déduire qu'il n'avait. Cass. que la nomination d'un troisième expert était inutile et que. a souverainement estimé. RGAT 1988. les juges estiment que la résistance de l'assureur à honorer ses engagements devient abusive lorsque l'assureur maintient son refus de régler alors qu'il détient tous les éléments selon lesquels le sinistre est effectivement couvert par le contrat. I. Civ.Corone.Mayaux).497. n°6937. p. 14 mars 2000. Toutefois. p. p. D'une manière générale. de certaines circonstances de l'incendie du garage de l'assuré.Kullmann. l'autorisant à dénier sa garantie pour faute intentionnelle. note J. l'abus du droit de l'assureur de se défendre en justice.Au moment de la souscription du contrat . après la mise en oeuvre de la procédure d'expertise amiable. n'est susceptible d'engager sa responsabilité sur le fondement de l'article 1382 du Code Civil. en s'opposant au paiement de l'indemnité d'assurance. I. 19/01/1988. Civ. 30 juin 2004. I. 97-20048 .Kullman). Civ. RGAT 1995 1995.

 Déchéances de garantie (si prévue dans la POlice) : Surévaluation frauduleuse des pertes  Escroquerie à l'assurance : manoeuvres frauduleuses de nature à se faire payer une indemnité (Art. Ass). les conséquences de la faute intentionnelle de l'assuré sont légalement inassurables.  Sauvegarde du principe indemnitaire dans les assurances de dommages : o surassurance frauduleuse (L 121-3). 3 . c'est à l'assureur qui entend s'exonérer de son obligation de garantie. 1134 du Code Civil). accomplissement des formalités prévues au contrat. il s'expose seulement à la réduction proportionnelle de taux de prime de l'article L 113-9 du Code des Assurances. .  Aux termes de l'article L 113-1 du Code des Assurances. en invoquant une nullité ou une déchéance.). 2°). utilisation de moyens de protection…) faute de quoi il s'expose à une non garantie (Art. Bonne foi dans la déclaration des pertes : Respect du principe indemnitaire 4 . L 121-4 du Code des Assurances. I. ce qui est un principe d'ordre public (L l13-1 C. faute de quoi il s'expose à unedéchéance de garantie. faute de quoi il s'expose à la nullité du contrat sur le fondement de l'article L 113-8 du Code des assurances. en cas de preuve de mauvaise foi de sa part.Preuve de la mauvaise foi Conformément à l'article 1353. établissement d'un état de pertes .A l'occasion du sinistre : L'assuré devra faire preuve de bonne foi dans la déclaration de sinistre (prise de mesures de sauvegardes.. respect du délai de déclaration du sinistre. ou de o assurances cumulatives frauduleuses (L 121-4) 2 ..Au cours de l'exécution du contrat  L'assuré doit respecter les conditions de garantie prévues dans la police d'assurance (mesures de prévention. A défaut de mauvaise foi. et doit déclarer les circonstances nouvelles d'aggravation de risque (3°).Sanctions de la mauvaise foi :  Nullités :  Fausse déclaration de risque ou de son aggravation : Article L 113-8 du Code des Assurances. 09-68026  Assurance cumulatives frauduleuse: Art.2 du Code Civil. à conditon toutefois que ce "mensonge" ait influé l'opinion de l'assureur : Cass. de rapporter la preuve de la mauvaise foi de son assuré. al. préservation des recours de l'assureur.  L'assuré doit répondre de bonne foi aux questions qui lui sont posées par l'assureur lors de la déclaration du risque (Article L 113-2.. Civ. 14 octobre 2010. la bonne foi étant toujours présumée. 313-1 du Code Pénal) 4= .

Elle pourra résulter. Selon une étude d'ACCENTURE de 2010. la fraude pourrait représenter environ 5% des primes encaissées en IARD. Civ.  Fausse déclaration dans les circonstances du sinistre : Cass. de tenir une documentation technique et statistique.  Souscription d'une Police pour garantir une chose dont la valeur est manifestemnt surévaluée. Dans le cas de sinistres "douteux" les assureurs peuvent demander à cette association d'effectuer des enquêtes "officieuses" dont le résultat peut donner des indications permettant d'établir une fraude. la preuve de la mauvaise foi peut être rapportée par tous moyens. LA CONCLUSION DU CONTRAT D'ASSURANCE Dernière mise à jour : 25 novembre 2017 PLAN . 12 septembre 2013. 10% des dommages déclarés pourraient être frauduleux. Créée en 1989 à l'initiative des organismes professionnels d'assureurs. 12-24650  Déclaration d'un même sinistre à plusieurs assureurs.  Fourniture d'un état de pertes manifestement surévalué.LA CONCLUSION DU CONTRAT D'ASSURANCE SECTION I : LES PARTIES AU CONTRAT . manifestant l'intention de réclamer plusieurs fois l'indenisation d'un même sinistre. ou pour économiser sur le montant de la prime.Conformément à l'article 9 du Code de Procédure Civile. l'Agence de Lutte contre la Fraude à l'Assurance (ALFA) est une association a pour objet d'agir contre toutes les formes de fraude. de procéder en commun à une réflexion sur ce problème.III/VII CHAPITRE IV . s'agissant d'un fait juridique. II.  Souscription en toute connaissance de cause de plusieurs polices de dommages destinées à garantir le même risque. de recenser les moyens de lutte et d'établir une méthodologie propre à combattre la fraude et de promouvoir une politique de prévention de la fraude à l'assurance. afin de faire échec au principe indemnitaire. notamment :  Réponse mensongère à la question d'un questionnaire pour obtenir le bénéfice d'une garantie.  Demande d'indemnité à l'assureur après sinistre volontaire Les Magistrats sont extrèmement rigoureux en ce qui concerne l'appréciation de la mauvaise foi de l'assuré qui doit être formellement prouvée et non seulement présumée. et moins de 20% de ces cas de fraude seraient effectivement détectés.

Lors de la souscription d'une assurance de groupe D .LES ENTREPRISES D'ASSURANCES A FORME CIVILE C .LES TIERS BENEFICIAIRES A .L'ASSURE POUR COMPTE B .la proposition d'assurance de l'assuré B .Projet de Contrat B .Le rôle de conseil des intermédiaires d'assurance II .Lors de la souscription du contrat d'assurance à distance C .LE ROLE DES INTERMEDIAIRES D'ASSURANCE : L'intermédiation 1 .Le questionnaire fourni par l'assureur II .Les courtiers d'assurance 3 .SOCIETES COMMERCIALES B .L'INFORMATION PREALABLE DE L'ASSURE A .Les agents généraux d'assurance 2 .L'ASSURE IV .LES TIERS VICTIMES DANS LES CONTRATS D'ASSURANCES DE RESPONSABILITE SECTION II .Lors de la souscription de l'assurance-vie .LE SOUSCRIPTEUR DU CONTRAT D'ASSURANCE III .LES CREANCIERS HYPOTHECAIRES C .L'INFORMATION PREALABLE DE L'ASSUREUR A .L'ECHANGE DES CONSENTEMENTS DES PARTIES I .L'ASSUREUR A . I .Notice d'information .

CIRCONSTANCES EXCEPTIONNELLES B .Intercalaires 5 .LA NOTE DE COUVERTURE SECTION IV .Avenants C .LA DUREE DU CONTRAT D'ASSURANCE SECTION I .FACULTE DE RESILIATION APRES SINISTRE .Conditions particulières 3 .FACULTE DE RESILIATION PERIODIQUE A . III .CONTENU DE LA POLICE B .LA POLICE D'ASSURANCE A .SIGNATURE DE LA POLICE IV .REGIME DE LA TACITE RECONDUCTION II .FACULTE DE RESILIATION ANNUELLE B .LA PREUVE DU CONTRAT I .FACULTE DE RESILIATION POUR CIRCONSTANCES EXCEPTIONNELLE A .Conventions spéciales 4 .LA PRISE D'EFFET DU CONTRAT SECTION II .L'EXTINCTION DU CONTRAT I .PROCEDURE DE PASSATION DES MARCHES PUBLICS D'ASSURANCE SECTION III .DOCUMENTS CONTRACTUELS 1 .INTERPRETATION DE LA POLICE II .FACULTE DE RESILIATION A TOUT MOMENT PAR L'ASSURE III .Conditions générales 2 .MODALITES DE LA RESILIATION IV .LA MODIFICATION DU CONTRAT CHAPITRE V .

DATE D'EFFET : 1er NOVEMBRE 2003 SECTION IV .GARANTIE SUBSEQUENTE IV .PROHIBITION DES CLAUSES CLAIM'S MADE IV . V .GARANTIE "FAIT DOMMAGEABLE" II .REPRISE DU PASSE INCONNU III .TRANSMISSION DU CONTRAT I .CONDITIONS DE GARANTIE C .PERIODE D'APPLICATION DE LA GARANTIE DU CONTRAT I .NOUVELLE DEFINITION DU SINISTRE EN ASSURANCE DE RESPONSABILITE B .LA CONTINUATION DU CONTRAT EN CAS D'ALIENATION DE LA CHOSE ASSUREE II .LA SUSPENSION DU CONTRAT EN CAS D'ALIENATION D'UN VEHICULE A MOTEUR OU D'UN BATEAU DE PLAISANCE .FACULTE DE RESILIATION POUR DEFAUT DE PAIEMENT DE PRIME V .REGIME ACTUEL DE GARANTIE DES ASSUREURS SUCCESSIFS DANS LES ASSURANCES DE RESPONSABILITE (Loi du 1er Août 2003) A .SORT DES CONTRATS D'ASSURANCE EN CAS DE PROCEDURE COLLECTIVE SECTION III .INFORMATION DE L'ASSURE D .

La preuve du contrat Section IV . Il est le plus souvent diffusés par des intermédiaires : agents généraux ou courtiers. C'est pourquoi. qui repose sur la promesse faite par l'assureur d'accomplir de bonne foi les prestations prévues par la Police en cas de réalisation d'un risque déterminé.l'assuré IV . une telle garantie est assortie de conditions et de limitations qu'il appartient à l'assuré de bien connaître.les tiers bénéficiaires . Voir : Luc Mayaux "Qu'est-ce qu'un contrat d'assurance ? " Extrait de l'ouvrage "Les grandes questions du droit des assurances".l'assureur II . notamment au moment de la souscription.Les parties au contrat d'assurance Section II . RGDA. 2011. Il conviendra d'envisager : Section I . soumis au principe des articles 1101 et suivants du Code Civil. Il s'agit d'un "produit" commercial complexe. le législateur veille à ce que l'assureur remplisse son obligation de loyauté en fournissant à l'assuré toutes les informations et le conseil nécessaires.le souscripteur du contrat III . passé généralement entre un assureur et un assuré. préface de J. Bigot. 629. Toutefois.L'échange des consentements des parties Section III .La modification du contrat d'assurance SECTION I : LES PARTIES AU CONTRAT Le contrat d'assurance intéresse : I . LGDJ 2011". CHAPITRE IV LA CONCLUSION DU CONTRAT D'ASSURANCE Le produit d'assurance est vendu par les entreprises d'assurances sous la forme d'un contrat.

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26 mai 2006. L'Argus de l'Assurance. qui peuvent avoir la forme commerciale. sous forme de mutuelle. p. CREDIT MUTUEL..Sociétés commerciales 2 . le mandat reçu oblige l'apériteur au paiement de la totalité de l'indemnité due. puisqu'aux termes de l'article L 111-3 du Code des Assurances. donne à l'assureur ainsi désigné qualité pour introduire les actions et y défendre. acceptée par tous. représenter le groupe des assureurs. note G. dans la réassurance. Dossiers Juridiques. n°6979.SOCIETES COMMERCIALES .FORME JURIDIQUE DE L'ENTREPRISE D'ASSURANCE 1 . et d'une manière générale. ou civile. Si la solidarité ne se présume pas en matière de coassurance.Forme juridique de l'entreprise d'assurance A .I . les réassureurs ne sont pas partie au contrat d'assurance.Sociétés civiles 3 . B . chacun des coassureurs sera partie au contrat. BNP. Dans le système de la coassurance. En revanche. L'usage veut que la prise de qualité d'apériteur.Defrance. SOCIETE GENERALE. Il s'agit obligatoirement d'une entreprise d'assurance soumise au contrôle de l'état et dont la forme est réglementée par le Livre III du Code des Assurances.L'ASSUREUR A . Les entreprises d'assurance sont désormais des sociétés privées.1. sans qu'il puisse s'exonérer du paiement de la part d'un coassureur défaillant. représenté par l'apériteur. Les principaux Bancassureurs sont : CREDIT AGRICOLE..ENTREPRISE D'ASSURANCE C'est la partie au contrat qui s'engage à exécuter une prestation à l'assuré en cas de réalisation du risque faisant l'objet du contrat. seul l'assureur est "responsable" vis-à-vis de l'assuré.L'intermédiation 1 . NATEXIS.L'entreprise d'assurance B . Les établissements bancaires se lancent également dans l'activité d'assurance : Bancassurance.

afficher des tarifs très compétitifs : MACIF. Il existe même de micro-mutuelles. dans des conditions fixées. GENERALI. GMF.. Il existe des Mutuelles qui diffusent leur produits sans intermédiaires. 322-26-4. N'ayant pas de caractère commercial. MATMUT. certaines grandes entreprises créent des Compagnies d'assurances sous forme de filiales. MAAF. entièrement réassurées. AIG. pour les professionnels et établissement de santé. réglementées par le livre III du Code des Assurances. même dans le cadre d'un appel en garantie ou en cas de pluralité de défendeurs. mais seulement devant une juridiction civile. certaines sont plus spécialisées dans des risques professionnels déterminés. SMACL. Souvent généralistes. telles que celle des marins du Port de Sète. pour les collectivités locales. Selon l'Article L 322-26-1 du Code des Assurances : Les sociétés d'assurance mutuelles ont un objet non commercial.. telles que : AXA. Elles sont constituées pour assurer les risques apportés par leurs sociétaires. MACSF. elles ne peuvent être assignées devant le Tribunal de Commerce. elles garantissent à ces derniers le règlement intégral des engagements qu'elles contractent.LES ENTREPRISES D'ASSURANCES A FORME CIVILE Il s'agit des sociétés à forme mutuelle qui sont des associations ayant un caractère civil. XL INSURANCE... notammment le risque industriel ou médical. Toutefois. dites "Captives". 2 . Enfin.. MAIF. Certaines Mutuelles sont spécialisées dans un domaine de risque particulier : L'AUXILIAIRE ou SMABTP pour lm construction. C . GROUPAMA. ALLIANZ. destinées à gérer et à assurer leurs propres risques. LA MONDIALE. Moyennant le paiement d'une cotisation fixe ou variable.. CHUBB. et peuvent. Ces sociétés fonctionnent sans capital social. les sociétés d'assurance mutuelles pratiquant les opérations d'assurance sur la vie ou de capitalisation ne peuvent recevoir de cotisations variables.LES INTERMEDIAIRES D'ASSURANCE . AVIVA. par décret en Conseil d'Etat. sont nécessairement des sociétés anonymes.Les Compagnies commerciales d'assurances. pour l'ensemble des catégories mentionnées à l'article L. de ce fait.

comme des préposés.Les entreprises d'assurances ont accès au marché au moyen d'intermédiaires 1 . Les travaux préparatoires à la conclusion d'un contrat d'assurance s'entendent comme tous travaux d'analyse et de conseil réalisés par toute personne physique ou personne morale qui présente. mais ne comprennent pas les informations et conseils donnés à titre occasionnel dans le cadre d'une autre activité professionnelle. proposition ou aide à la conclusion d'une opération d'assurance. expérience. diplômes.. l'intermédiation en assurance ou en réassurance est l'activité qui consiste à présenter. et financières. contre rémunération.L'INTERMEDIATION Définition : Selon l'Article L511-1 du Code des Assurances . l'employeur ou mandant est civilement responsable. ou d'exposer oralement ou par écrit à un souscripteur ou un adhérent éventuel. Pour cette activité d'intermédiation.Le rôle d'information et de conseil des intermédiaires d'assurance 1 . pour l'application du présent article. du dommage causé par la faute. lesquels sont considérés. proposer ou aider à conclure des contrats d'assurance ou de réassurance ou à réaliser d'autres travaux préparatoires à leur conclusion.Les agents généraux 3 . propose ou aide à conclure une opération d'assurance. (N'est pas considérée comme de l'intermédiation en assurance ou en réassurance l'activité consistant exclusivement en la gestion. L'article R 512-9 du Copde des Assurances prévoit les conditions de capacité professionnelles requises : stage professionnel. Est considérée comme présentation. exerce une activité d'intermédiation en assurance ou en réassurance. les conditions de garantie d'un contrat. d'honorabilité. Conditions : Cette activité doit répondre à des conditions d'immatriculation. l'imprudence ou la négligence de ses employés ou mandataires agissant en cette qualité.. l'estimation et la liquidation des sinistres. . nonobstant toute convention contraire. et doit être assortie de garanties d'assurance de responsabilité civile. en vue de cette souscription ou adhésion.) Est un intermédiaire d'assurance ou de réassurance toute personne qui. dans les termes de l'article 1242 du code civil.Les courtiers d'assurance 4 . le fait pour toute personne physique ou personne morale de solliciter ou de recueillir la souscription d'un contrat ou l'adhésion à un tel contrat.L'intermédiation 2 .

D. Par ailleurs. Septembre 2006. Marly "L'obligation d'information des intermédiaires d'assurance" : Revue Lamy Droit Civil. une structure et un format communs n'excédant pas trois pages. l'agent général peut engager sa responsabilité envers sa compagnie mandante en cas de faute professionnelle.Langé "Les intermédiaires d'assurance à l'heure du marché unique : la réforme de l'intermédiation en assurance". I. Les agents généraux d'assurances sont soumis soit au statut des agents "I.305. dans les termes de l'article 1242 du code civil. Il s'agit d'une profession libérale . géré par l'Organisme pour le Registre unique des Intermédiaires en Aassurance. Voir : Jean Bigot :"L'intermédiation en assurance : les nouvelles règles du jeu". RGDA 2007. à comprendre et à comparer.Depuis 2007. la Directive impose de nouvelles exigences de formation continue pour les intermédiaires d'assurance d'une durée minimale de 15 heures par an.". Enfin.LE COURTIER D'ASSURANCE  Le statut des courtiers : . 189 - P. l'entreprise d'assurance peut confier à un agent souscripteur le soin de la représenter dans un pays ou une région déterminée. indépendantes et impartiales de réclamation et de recours extrajudiciaires aux fins du règlement des litiges entre clients et distributeurs de produits d’assurance.D. En matière maritime. rémunérée par un commissionnement.R. les intermédiaires d'assurance doivent être immatriculés sur un registre unique des intermédiaires. 859 . Dans les mêmes conditions.14 . l'imprudence ou la négligence de ses employés ou mandataires agissant en cette qualité.A. p. 2 . lesquels sont considérés comme des préposés.LES AGENTS GENERAUX D'ASSURANCES L'agent général est le mandataire de la société d'assurances et qui a la charge de placer des opérations d'assurance et éventuellement de les gérer. Conformité à la directive ?". 3 . JCP 2006. son Article 15 prévoit un règlement extrajudiciaire des litiges avec des procédures appropriées et efficaces. La Compagnie mandante est civilement responsable. p. G. Ce document doit fournir aux clients des informations sur le produit qui soient faciles à lire. et doit utiliser un modèle. RGDA 2006.Roussel "Le nouveau droit de l'intermédiation en assurance.J.G. soit au statut des agents "VIE" qui figurent dans l'annexe 5 du Code des Assurances. notamment en cas de délivrance ou d'un police ou d'une note de couverture irrégulière. nonobstant toute convention contraire. banque et finance (ORIAS)" qui est librement accessible au public. du dommage causé par la faute.

DIOT.Le courtier d'assurance a le statut de professionnel. . Il convient toutefois de noter que l'activité professionnelle des courtiers est conditionnée par un "référencement" qui leur est accordé. Les courtiers sont soumis aux dispositions des Usages du courtage d'assurance" dans leurs relations avec les Compagnies. Souvent qualifié "d'assureur conseil". et peuvent établir les Polices sur leur propre en-tête. dans la souscription et la gestion des polices d'assurances de certaines entreprises. Il peut arriver que l'assureur confie à un courtier le mandat de délivrer des Notes des Couverture et de recouvrer des primes. l'assuré mandant peut révoquer discrétionnairement son courtier mandataire. VERSPIEREN. sous réserve de son caractère de mandat d'intérêt commun. comme ayant lui même la qualité d'assureur et court le risque de se trouver assigné. des conditions de garantie.. au niveau de la couverture d'assurance. Le courtier d'assurance effectue des actes d'entremise en plaçant les risques de leurs clients auprès des compagnies qui lui semblent les mieux placées pour les garantir. Le courtier peuvent parfois exercer un véritable rôle de prestation de service. au moins apparent. allant jusqu'à la gestion des sinistres. Sauf abus de droit. lesquels se substituent généralement au commissionnement sur les primes. VERLIGNUE. BESSE. le mandataire de l'assuré qu'il représente à l'égard de l'assureur. en lieu et place du véritable assureur. AON. Pour les risques importants. et devenir ainsi également le mandataire. soit par le bénéficiaire d'une assurance pour compte. même en cas de changement de courtier. pour lequel ils sont rémunérés par des honoraires. exerçant sous forme de commerçant indépendant ou de société commerciale : : GRAS SAVOYE. Il peut ainsi apparaître aux yeux des tiers. soit par la victime exercant une action directe. lesquels ont "inspiré" les usages nationaux : voir les Usages Lyonnais. SIACI. Il existe des usages spécifiques dans certaines "places" financières et tertiaires. MARSH. de l'assureur. en principe.. discrétionnairement par les assureurs. Il est rémunéré par un commissionnement sur les primes de polices souscrites par son intermédiaire. ou de la tarification. voire de gérer certains sinistres. lequel lui reste dû tant que la police est en vigueur. APRIL. les courtiers négocient les conditions des contrats d'assurance avec l'assureur. le courtier est propriétaire d'un portefeuille de clients qu'il peut céder à un successeur. tels que LYON. ou non.  Le rôle des courtiers : Le courtier est.

Il doit le mettre en garde contre les déclarations inexactes ou incomplètes.LE ROLE DE CONSEIL DES INTERMEDIAIRES D'ASSURANCE En leur qualité de professionnels. Com. 14-24268 . à l'occasion d'une activité de "consultant en règlement amiable de litiges d'assurance".Il existe également des courtiers-gorssistes qui conçoivent des produits d'assurance spécifiques (chasse. I. dès lors que ces prestations ne participent ni du suivi de l'exécution d'un contrat d'assurance souscrit par son intermédiaire ni de travaux préparatoires à la conclusion d'un nouveau contrat. ou non.97. modifiée. il ne peut se substituer à l'appréciation de leurs risques par les entreprises industrielles. Cass. à titre habituel et rémunéré. sans avoir reçu de mandat de gestion des sociétés d'assurances tenues à garantie. et doit veiller à l'adaptation de la couverture de garantie aux risques particuliers de son client. veiller à l'adaptation de la garantie aux risques qu'ils lui sont signalés.. qu'ils placent auprès d'assureurs. aux victimes de sinistres qui le mandatent à ces seules fins. le courtier en assurances qui fournit. RC et Ass. veiller à toute étape de l'exécution du contrat que l'assuré n'est pas à découvert de garantie. compte tenu de la complexité de l'opération d'assurance. oriente les bénéficiaires de la consultation vers un avocat. et qu'ils font distribuer par un réseau de courtiers directs. Ils ont élaboré un Code de conduite régissant leurs rapports avec les Courtiers directs en ce qui concerne l'information due aux clients. lesquels leur en délèguent la gestion. en cas d'échec de la négociation. adapter le montant des capitaux assurés à la valeur réelle des biens. en négocie le montant et.). Cet intermédiaire doit donc procurer à son client toutes les informations nécessaires lui permettant de choisir une couverture appropriée aux risques encourus. C'est à l'assuré qu'il incombe de choisir en connaissance de cause s'il doit. vérifier que la police est conforme à la demande du client. . assuré le suivi des dossiers d'indemnisation de victimes d'accidents de la circulation. 2016. 9 décembre 2015. 4 . être garanti contre certains risques.. les intermédiaires d'assurance sont astreints à une obligation de conseil particulièrement importante à l'égard de leurs clients. étrangères à son portefeuille de clientèle. Civ. A noter que donne des consultations juridiques qui ne relèvent pas de son activité principale au sens de l'article 59 de la loi n° 71-1130 du 31 décembre 1971. Il en est ainsi pour un courtier qui avait. un avis personnalisé sur les offres transactionnelles des assureurs. l'intermédiaire d'assurances n'est pas tenu de vérifier les déclarations de l'assuré. Toutefois.

Le chef de famille. afin de protéger ses intérêts contre un risque. A ainsi la qualité de soucripteur : . Selon l'article L 112-5 du Code des Assurances. à ordre ou au porteur. Les polices à ordre se transmettent par voie d'endossement. La clause vaut.Le banquier. que l'assurance soit souscrite par un tiers qui n'est pas forcément intéressé par la garantie de l'assureur. quel qu'il soit. tant comme assurance au profit du souscripteur du contrat que comme stipulation pour autrui au profit du bénéficiaire connu ou éventuel de ladite clause. les exceptions que l'assureur pourrait lui opposer sont également opposables au bénéficiaire du contrat. Il est très fréquent. Le souscripteur d'une assurance contractée pour le compte de qui il appartiendra est seul tenu au paiement de la prime envers l'assureur . il résulte de l'Article L 112-6 que l'assureur peut opposer au porteur de la police ou au tiers qui en invoque le bénéfice les exceptions opposables au souscripteur originaire. pour le compte de ses emprunteurs . Dans ce dernier cas. qui ne peuvent être ni à ordre ni au porteur (article L. Le présent article n'est toutefois applicable aux contrats d'assurance sur la vie. alors même que la ratification n'aurait lieu qu'après le sinistre. même en blanc. C'est le plus souvent l'assuré lui-même qui a la qualité de souscripteur. pour le compte d'une personne déterminée.II . la police d'assurance peut être à personne dénommée. Enfin. Selon l'article L 112-1 du Code des Assurances : L'assurance peut être contractée en vertu d'un mandat général ou spécial ou même sans mandat. notamment en matière d'assurance pour compte. pour le compte de ses enfants . lorsqu'il souscrit pour son propre compte.LE SOUSCRIPTEUR DU CONTRAT D'ASSURANCE 1. 132-6). l'assurance profite à la personne pour le compte de laquelle elle a été conclue. L'assurance peut aussi être contractée pour le compte de qui il appartiendra.

pour le compte des entreprises intervenant sur un chantier . y compris dans certaines dispositions du Code des Assurances. c'est à dire celle qui est menacée par le risque couvert.Le groupement sportif. pour le compte de ses filiales .L'ASSURE POUR COMPTE L'Article 112-1 du Code des Assurances permet à un contractant de stipuler pour le compte d'autrui à condition de justifier d'un intérêt qui peut être pécuniaire ou moral.) III . . pour le compte de ses adhérents . ni à celle de tiers bénéficiaires. IV .L'assurance de groupe C . soit dans sa personne.Le créancier privilégié ou hypothécaire D . pour le compte de ses clients (marchandises transportées) .Le soucripteur d'une assurance sur la vie. 2. pour le compte de ses salariés . qui intervient pour le compte d'une Compagnie d'Assurance.Le Maître de l'Ouvrage.. .L'ASSURE L'assuré est la personne sur la tête ou sur les intérêts de laquelle repose une assurance. Il ne faut pas confondre le terme de "souscripteur" d'une police d'assurance. telles les Llyod's de Londres. ou dans des domaines de risques particulières (notamment Maritimes.LES TIERS BENEFICIAIRES Certains tiers étrangers au contrat. vont pouvoir en obtenir le bénéfice : A . 1. avec la qualité d'Agent souscripteur.Le transporteur. pour le compte du bénéficiaire désigné. Il est vrai qu'une confusion est souvent commise entre le terme d'assuré et celui de souscripteur.La victime exercant l'action directe A ..L'assuré pour compte B . La qualité d'assuré est donc bien spécifique et ne peut simplement être ramenée ni à celle de partie au contrat.Une société. soit dans son patrimoine.L'employeur. L'assurance pour compte repose sur la stipulation pour autrui des articles 1205 et suivants du Code Civil.

L'assurance peut aussi être contractée pour le compte de qui il appartiendra. En matière d'assurance automobile. à l'abri de toute recherche de responsabilité. La technique de l'assurance pour compte est également utilisée dans les assurances de personnes. à savoir :  le risque d'avaries pesant sur le propriétaire de la marchandise transportée. Cette assurance de chose a pour effet de mettre le transporteur. 3. .. notamment lorsqu'un employeur souscrit un contrat d'assurance de prévoyance complémentaire au profit de ses salariés. qui deviennent également assurés. Les exceptions que l'assureur aurait pu lui opposer sont également opposables au bénéficiaire de la police quel qu'il soit. 4.. dans le cadre d'une police spécifique "Marchandises transportées" de manière à garantir deux risques concomitants.L'assurance pour compte est une technique fréquente. mais aussi celle de tous gardiens ou de tous conducteurs autorisés ou non. alors même que la ratification n'aurait lieu qu'après le sinistre. La clause vaut tant au profit du souscripteur du contrat que comme stipulation pour autrui au profit du bénéficiaire connu ou éventuel de ladite clause. ou une Banque pour le compte de ses emprunteurs. Le souscripteur d'une assurance contractée pour le compte de qui il appartiendra est seul tenu au paiement de la prime envers l'assureur.  la responsabilité contractuelle du transporteur. Dans ce dernier cas. pour le compte d'une personne déterminée. souscripteur du contrat. à savoir une assurance de choses pour le compte des propriétaires des marchandises confiées au cas où ses dernières seraient détruites en dehors de toute responsabilité de sa part (notamment en cas de force majeure). 2. le transporteur souscrit une assurance pour le compte de qui il appartiendra. ou même sans mandat. contractuellement responsable à l'égard du propriétaire de la marchandise. L'assurance pour compte est souvent utilisée par les dépositaires de biens mobiliers appartenant à autrui. la Loi Badinter oblige l'assureur à garantir non seulement la responsabilité du propriétaire de l'automobile. l'assurance profite à la personne pour le compte de laquelle elle a été conclue. Dans ce type de police. L'assurance peut être contractée en vertu d'un mandat général ou spécial. notamment par les transporteurs.

sont attribuées. En cas de sinistre affectant un bien. aux créanciers privilégiés ou hypothécaires.L'ASSURANCE DE GROUPE L'Article L 141-1 du Code des Assurances dispose que : Est un contrat d'assurance de groupe le contrat souscrit par une personne morale ou un chef d'entreprise en vue de l'adhésion d'un ensemble de personnes répondant à des conditions définies au contrat. II. suivant leur rang. Il s'agit d'un cas particulier de responsabilité. des risques portant atteinte à l'intégrité physique de la personne ou liés à la maternité. Il n'appartient pas au courtier de s'assurer de la conformité de la notice établie par l'assureur au contrat d'assurance en ce qui concerne les clauses d'exclusion ni de vérifier que le souscripteur l'avait effectivement remise à l'adhérent. par application des articles 1733 et 1240 du Code civil. sans qu'il y ait besoin de délégation expresse. il appartient à l'assureur de faire preuve de prudence lors du versement de l'indemnité. AJ 1481. Cette disposition permet donc à tous les créanciers inscrits sur un bien faisant l'objet d'une assurance de chose. de percevoir directement le montant de l'indemnité due par l'assureur. contre la mortalité du bétail ou les autres risques. pour la couverture des risques dépendant de la durée de la vie humaine. contre la grêle.En matière d'assurance contre le décès.LES CREANCIERS HYPOTHECAIRES Selon l'article L 121-13 du Code des Assurances : Les indemnités dues par suite d'assurance contre l'incendie. Dalloz 2008. c'est bien évidemment un tiers qui bénéficie de l'indemnité. L'assureur ne peut recourir contre le souscripteur que s'il établi avoir effectivement rédigé une notice. Des associations. 15 mai 2008. Civ. en tenant compte des oppositions qui . 07-14354 . peuvent souscrire de tels régimes de prévoyance pour le compte de leurs adhérents. Cass. telles que des groupements sportifs. Les adhérents doivent avoir un lien de même nature avec le souscripteur. Il en est de même des indemnités dues en cas de sinistre par le locataire ou par le voisin. C . B . des risques d'incapacité de travail ou d'invalidité ou du risque de chômage. et l'avoir adressée au souscripteur afin qu'il la remette à ses adhérehts.

note Josserand. des conséquences pécuniaires du fait dommageable ayant entraîné la responsabilité de l'assuré. et en décidant qu'aucun paiement fait par l'assureur ne sera libératoire tant que le créancier privilégié n'aura pas été désintéressé. A la différence du mécanisme de la stipulation pour autrui.Colin . Consacrant une jurisprudence ancienne et constante l'article L 124-3 du Code des assurances dispose que : Le tiers lésé dispose d'un droit d'action directe à l'encontre de l'assureur garantissant la responsabilité civile de la personne responsable.S.1927. il s'agit d'un droit autonome qui se cristallise au moment de la réalisation du sinistre et ne peut plus être affecté dans son principe et son étendue par une éventuelle faute de l'assuré à l'égard de son asureur. la Loi crée au profit de la personne lésée par un accident un droit propre qui sur l'indemnité dont l'assureur se reconnait ou a été reconnu débiteur en vertu de la convention d'assurance.pourraient lui être faites. 57. tant que ce tiers n'a pas été désintéressé. donnent donc à la victime d'un dommage un droit d'action directe à l'encontre de l'assureur du responsable assuré.P. ainsi que la jurisprudence. Le droit du tiers lésé prend naissance et se "cristallise" au moment de la réalisation du dommage et acquiert une certaine autonomie par rapport aux règles du contrat . et notamment du fait d'avis à tiers détenteurs du Trésor ou d'organismes sociaux. rapport A. D . par un éventuel créancier privilégié ou hypothécaire. I. Ce droit d'action directe déroge au principe de la "relativité des conventions" et de "l'égalité des créanciers". L'assureur ne peut payer à un autre que le tiers lésé tout ou partie de la somme due par lui. Dans un arrêt de principe du 14 Juin 1926 (D. jusqu'à concurrence de ladite somme. 25. L'Article L 124-3 du Code des Assurances. même de façon informelle. 1927. note Esmein) la Chambre Civile de la Cour de Cassation avait posé le principe selon lequel : En armant la personne lésée d'un privilège à l'encontre des autres créanciers. I.LES TIERS VICTIMES DANS LES CONTRATS D'ASSURANCE DE RESPONSABILITE L'assurance de responsabilité a pour finalité première de protéger le patrimoine de l'assuré contre une dette de responsabilité à l'égard des tiers.

Cette autonomie est telle qu'elle tente à inverser la finalité du contrat d'assurances de responsabilité au profit de la victime qui.Procédure de passation des Marchés Publics d'Assurance Le contrat d'assurance est un contrat consensuel qui devient parfait par l'accord des parties sur :  la nature du risque assuré et ses conditions de garantie. et de fixer le montant de la prime. et d'obtenir ainsi la réparation financière de son dommage sans avoir à concourir avec les autres créanciers de l'assuré sur le montant de l'indemnité. I .L'INFORMATION PREALABLE DE L'ASSUREUR PAR L'ASSURE L'assureur doit pouvoir apprécier le risque dont il lui est demandé la prise en charge. va en être le principal bénéficiaire puisqu'elle lui permettra d'échapper à une éventuelle insolvabilité du responsable assuré.L'information de l'assureur par l'assuré II . de fixer des conditions et des limitations de garantie.La signature de la Police IV . Le contrat d'assurance étant souvent un contrat d'adhésion il importe de protéger l'assuré par une information exacte sur le contenu du contrat proposé par l'assureur. il est nécessaire que l'assureur soit informé le plus exactement possible sur le risque qu'il prend à sa charge. Les clauses de déchéances de garantie encourues par l'assuré postérieurement à la réalisation du sinistre ne sont donc pas opposables à la victime.  le montant de la prime à la charge de l'assuré. et de protéger sa mutualité. SECTION II : L'ECHANGE DES CONSENTEMENTS DES PARTIES I . telle que l'inopposabilité de la prescription biennale de l'article L 114-1 du Code des Assurances. Afin de permettre l'équilibre technique de l'opération d'assurance.d'assurances. et obtenir toute information utile de l'assuré. . afin de lui permettre de savoir s'il accepte le principe de sa garantie.L'information de l'assuré par l'assureur III . sans être partie au contrat.  la prestation due par l'assureur en cas de réalisation du risque.

Il s'agit d'une intention de contracter. lequel demeure libre de la retirer tant que l'assureur ne l'a pas acceptée. il s'agit souvent d'un imprimé préétabli par l'entreprise d'assurances et remis au client par l'intermédiaire. sur les circonstances qui sont de nature à lui faire apprécier les risques qu'il prend en charge. al. Désormais. En pratique. lors de la conclusion du contrat.4. 1° la proposition d'assurance de l'assuré Il s'agit du document par lequel le futur souscripteur demande une garantie d'assurance pour les risques qu'il déclare. par la proposition d'assurance qui lui est présentée par l'assuré. c'était à l'assuré de déclarer spontanément et exactement lors de la conclusion du contrat toutes les circonstances connues de lui de nature à faire apprécier par l'assureur les risques qu'il prend à sa charge. En pratique. 113-2 2° du Code des Assurances. Civ. Cass. 112-3. et d'autre part. 2° Le questionnaire fourni par l'assureur Avant la loi du 31 Décembre 1989. et il ne peut se contenter d'une déclaration pré-imprimée Selon l'article L. si le contrat d'assurance est nul en cas de réticence ou de fausse déclaration intentionnelle de la part de . et L. c'est à l'assureur de "poser les bonnes questions" sur toutes les circonstances de nature à lui faire apprécier les risques qu'il prend en charge. Il résulte des articles L. L'Article L 112-2.Il appartient à l'assuré de faire preuve de bonne foi dans l'information due à son assureur. l'assuré est obligé de répondre exactement aux questions précises posées par l'assureur. l'assureur sera éclairé. 14-25046 14-29811 Toutefois. notamment dans le formulaire de déclaration du risque par lequel celui-ci l'interroge. 113-8 du code des assurances que l'assureur ne peut se prévaloir de la réticence ou de la fausse déclaration intentionnelle de l'assuré que si celles-ci procèdent des réponses qu'il a apportées auxdites questions. émanant du futur souscripteur. ni l'assureur. Mais cette méthode était dangereuse pour l'assuré à qui l'assureur pouvait toujours reprocher d'avoir omis un élément. alinéa 4. du Code des Assurances dispose expressément que la proposition d'assurance n'engage ni l'assuré. 113-8 du code des assurances. selon l'article L. II. par les questions qu'il sera amené à lui poser dans un questionnaire. d'une part. 10 décembre 2015.

II.Obarbaud : "La preuve de la fausse déclaration d'assurance". 05-20865 .Publié au bulletin . le juge peut donc prendre en compte. Cass. en cours de contrat. et dans un délai de 15 jours. notamment par un formulaire de déclaration du risque ou par tout autre moyen. celles effectuées de sa propre initiative par l'assuré. 113-2 n'impose pas l'établissement d'un questionnaire préalable écrit. Mézen. II. 473. lorsque la formulation du questionnaire est ambigüe Cass.Mayaux Rappelons que l'assuré a également l'obligation de déclarer. II. note C. en cas de mauvaise foi (L 113-8 du Code des Assurances)  à la réduction proportionnelle de taux de prime.M. L 113-2. il ne peut se prévaloir du fait qu'une question exprimée en termes généraux n'a reçu qu'une réponse imprécise. RGDA 2010. L'assuré n'est donc pas tenu de répondre à une question qui ne lui est pas posée. L 113-2 du Code des Assurances précise que lorsque. soit d'en créer de nouveaux et rendent de ce fait inexactes ou caduques les réponses faites à l'assureur. 4 février 2016.3e). Civ. soit d'aggraver les risques. Dalloz 2009. En revanche. Il ne peut y avoir de fausse déclaration de l'assuré. notamment dans le formulaire précité (Art. le Juge peut prendre en considération.. Cass. 07-21655 . pour apprécier l'existence d'une fausse déclaration. 1020. p.Pélissier. Toutefois. 19 février 2009. 17 Juin 2010. Civ. Cass. 19 février 2009. Civ. Etude 9 - Il n'en reste pas moins que la mauvaise foi de l'assuré peut résulter de déclarations spontanées faites par l'assuré. note D. 07-21655 .. 15-13850 .2016. 15 février 2007. La fourniture d'une information inexacte à l'assureur expose l'assuré :  à la nullité du contrat pour fausse déclaration.. l'assureur a posé des questions par écrit à l'assuré. avant la conclusion du contrat.1635. note L. s'il n'y a pas de mauvaise foi (L 113-9). II. Civ. 09-67081 .. réticence dolosive et déclaration du risque du souscripteur d'assurance". . RC et Ass.l'assuré. les circonstances nouvelles qui ont pour conséquence. 2788. Cass. les déclarations faites par l'assuré à sa seule initiative lors de la conclusion du contrat. l'article L. en dehors de tout questionaire. pour apprécier l'existence d'une fausse déclaration. II. RGDA 2009. Civ. Dalloz 2007. note A.Noguero : "Questionnaire fermé.

41. 2012. 11-20793 . RGDA 2012. lors de la conclusion du contrat. note J. interviennent dans la phase précontractuelle. 28 Juin 2012. 10-19694 . ce qu'il doit prouver. Com.623.Tribune de l'Assurance. p.Kullmann. au regard des éléments qui lui ont été communiqués. Mais pour la Chambre Criminelle : En ce qui concerne l'appréciation de la bonne ou mauvaise foi du souscripteur du contrat. 15 Septembre 2011. RGDA. Civ. et ne nécessitant aucune interprétation. p. II. Crim. et L. Mai 2012. alinéa 4. que les questions que l'assureur entend. ce formalisme implique. p. contiendraient- elles. Civ. alinéa 4. sur les circonstances qui sont de nature à lui faire apprécier les risques qu'il prend en charge. pour pouvoir établir que l'assuré a été mis en mesure d'y répondre en connaissant leur contenu.56 . notamment dans le formulaire de déclaration du risque par lequel celui-ci l'interroge. notamment par formulaire. et revêtues de la mention "Lu et approuvé" ne saurait suppléer l'absence de question posée à l'assurée. Une simple mention des Conditions Particulières signées. note J. sous une rubrique intitulée "déclaration". en les produisant avec les réponses qui y ont été apportées. sous une forme impersonnelle. L'Argus de l'Assurance 17/02/2012. 113-2 2° du code des assurances que l'assuré est obligé de répondre exactement aux questions précises posées par l'assureur. Cass. Landel De plus. En effet. comme se rapportant à des renseignements prétendument communiqués par l'assuré. 113-8 que l'assureur ne peut se prévaloir de la réticence ou de la fausse déclaration intentionnelle de l'assuré que si celles-ci procèdent des réponses qu'il a apportées auxdites questions.9 . 112- 3. RGDA 2013. du code des assurances. l'assureur ne peut se prévaloir ni des conditions particulières. des dispositions présentées. 10 Janvier 2012. ni d'une attestation recueillie de l'assuré postérieurement à la signature de la police.40. et ne permet pas à l'assureur de se prévaloir de la réticence ou de la fausse déclaration intentionnelle de l'assuré. note H. de nature à entraîner la nullité de la Police sur le fondement de l'article L 113-8 du Code des Assurances. pour apporter la preuve de l'antériorité des questions qu'il est autorisé à poser par écrit à l'assuré avant la conclusion du contrat en application de l'article L. le souscripteur doit être "effectivement" dans la capacité de comprendre les questions figurant au questionnaire.L'approbation d'une réponse pré-imprimée précise figurant dans la Police. Il résulte des articles L. Cass. devoir poser par écrit. note J. Groutel. . Kullmann Une décision de la Chambre Mixte a mis fin à l'incertitude : Il résulte de l'article L. p. II. 112-3. Cass. 326. 2012. 11-81647 . RC et Ass. quelle que soit la technique de commercialisation employée. peut constituer de fausses déclarations intentionnelles du souscripteur ayant eu pour effet de modifier l'appréciation par l'assureur du risque pris en charge.

Dalloz 2016.. Com. 13-18760 Cass. 2. Civ. 1495 . II. RGDA 2014. reconnaissait l'existence d'une fausse déclaration intentionnelle portant sur la personne du conducteur principal du véhicule lors de la souscription du contrat.Groutel Toutefois. 113-8 du code des assurances. II.Cass. Cass. RC et Ass. Après avoir constaté que M. 13-12136 . selon l'article L. 4 février 2016. avait apposé sa signature sous la mention " je déclare que mon habitation n'est pas équipée d'un insert ou d'un poêle ".Bigot : "Prohibition des déclarations prérédigées : et après ?". RGDA 21014.Cass. et avoir retenu que cette fausse déclaration avait modifié l'opinion de l'assureur sur le risque. le contrat d'assurance est nul en cas de réticence ou de fausse déclaration intentionnelle de la part de l'assuré et l'article L.Kullmann et Luc Mayaux : "Déclaration prérédigée des risques : deux voix pour un arrêt".RC et Ass. de sorte qu'elle n'avait pas à rechercher si cette déclaration spontanée procédait d'une réponse à des questions précises posées par l'assureur. note M. 14-25046 14-29811 . Civ.Asselain . 3 Juillet 2014. 15-13500 Cass. les déclarations faites par l'assuré à sa seule initiative lors de la conclusion du contrat. 2016. Com. 12-87195 .Noguero . pour apprécier l'existence d'une fausse déclaration. 6 mars 2014. II.. 12-85107 . 3 mars 2016.II. Com.L'INFORMATION PREALABLE DE L'ASSURE PAR L'ASSUREUR . 167. 99. 12 Juin 2014. X. 320. II . 15-13850 .93. 13-18936 . 297..Cass. note H. J. 261. la nouveauté ou le risque qu'elle peut représenter avait été envisagé par les parties lors de la souscription. RGDA 2014. II. la cour d'appel en a justement déduit que le contrat d'assurance était nul . Civ.. et estimé dans l'exercice de son pouvoir souverain d'appréciation de ces termes et des circonstances dans lesquelles cette déclaration était intervenue. Civ. II. 7 février 2014.Pélissier : "La deuxième chambre civile souffle le chaud et le froid sur les assureurs". 14-17010 . Civ. RC et Ass.Cass. Cass. 2014. Civ. puis énoncé que s'agissant de l'installation d'un insert.. note HG.Publié au bulletin . le juge peut prendre en compte. Mixte. 15-13500 Lorsqu'il est constaté que M. X.Groutel . Civ. 13-18760 Dallloz 2014. 196 . était tenu. RC et Ass. 19 novembre 2015. pour en déduire que M. 443 . 113-2 n'impose pas l'établissement d'un questionnaire préalable écrit.note H. II. Com. A. que celle-ci avait été nécessairement recueillie en réponse à une question précise. note H. note D..En ce qui concerne l'éventualité d'un retrait de permis de conduire pour perte de points attachés : Cass. 3 juillet 2014. 327 . Civ. RGDA 2014.Cass. X. J. Civ. d'aviser l'assureur de ces modifications survenues en cours de contrat. Cass. légalement et contractuellement. 10 décembre 2015. II. Crim. 3 mars 2016. 2016. 2014. 18 Mars 2014.Groutel..

al. Selon l'article 1112 du Code Civil . qui peut engager la responsabilité de l'assureur en cas d'inexécution.Information du consommateur lors de la souscription des contrats à distance C .Projet de Contrat B . A .L'assuré doit être en mesure de connaître avec exactitude les conditions dans lesquelles il est garanti par l'assureur.L'information préalable de l'assuré est d'une importance fondamentale lors de la souscription d'un contrat d'assurance. légitimement. notamment entre un professionnel et un consommateur. le déroulement et la rupture des négociations précontractuelles sont libres. le professionnel communique au consommateur. de manière lisible et compréhensible. l'assureur doit obligatoirement fournir (Sauf exceptions : Grands risques visés à l'article L 351-5) : 1 . cette dernière ignore cette information ou fait confiance à son cocontractant. Cette obligation d'information se double d'une obligation de Conseil.une fiche d'information sur le prix et les garanties proposées .Principe Général : Notice d'information . L'Article 1112-1 ajoute que celle des parties qui connaît une information dont l'importance est déterminante pour le consentement de l'autre doit l'en informer dès lors que. du Code des Assurances prévoit que : Avant la conclusion du contrat. L'article L 111-1 du Code de la Consommation dispose qu'avant que le consommateur ne soit lié par un contrat de vente de biens ou de fourniture de services.L'information de l'assuré dans les contrats d'assurance de groupe D . les informations relatives aux caractéristiques essentielles du "service" proposé.PRINCIPE GENERAL : Notice d'information - Projet de Contrat L'article L 112-2.2. L'obligation d'information relève des principes de loyauté et de bonne foi qui président à toute relation contractuelle. Le défaut d'information sera sanctionné par l'inopposabilité à l'assuré de toute clause restrictive de garantie dont l'assureur ne prouvera pas qu'elle ait été portée à la connaissance de l'assuré préalablement à la souscription du contrat. compte-tenu de sa complexité. Ils doivent impérativement satisfaire aux exigences de la bonne foi.Information de l'assuré dans les contrats d'assurance vie A . l'initiative.

Loi nº 2005-1564 du 15 décembre 2005 art. franchises. l'existence d'une instance chargée en particulier de cet examen. Enfin. par laquelle celui-ci reconnaît avoir reçu au préalable ces documents et précisant la nature et la date de leur remise. La remise de ces documents est constatée par une mention signée et datée par le souscripteur apposée au bas de la police. aux sports d'hiver. exige que le contrat reproduise ses dispositions concernant l'application des garanties dans le temps soit par le fait dommageable. aux vacances et aux voyages.2 . le cas échéant. que.. 14 (Distribution des . sans préjudice pour lui d'intenter une action en justice. y compris. avant la conclusion d'un contrat comportant des garanties de responsabilité. ainsi que les obligations de l'assuré. Les documents remis au preneur d'assurance précisent la loi qui est applicable au contrat si celle-ci n'est pas la loi française. L'article R 112-2 du Code des Assurances dispose cependant que cette information n'est pas applicable aux Grands Risques (ex: marchandises transportées) ni aux contrats d'assurances couvrant des risques liés à la villégiature. de son côté. L'article L 124-5 du Code des Assurances . le fonctionnement dans le temps des garanties déclenchées par la réclamation. mais nous parait devoir être l'inopposabilité à l'assuré de toutes les conditions restrictives de garantie qui n'auraient pas été portées à sa connaissance effective : exclusions de risques. ainsi que l'adresse du siège social. 2 (Commercialisation à distance de services financiers auprès des consommateurs) . l'assureur remette à l'assuré une fiche d'information décrivant le fonctionnement dans le temps des garanties déclenchées par le fait dommageable. déchéances etc. au camping. ou une notice d'information sur le contrat qui décrit précisément les garanties assorties des exclusions. et le cas échéant .. L'absence de cette information n'est pas sanctionnée par la nullité. ainsi que les conséquences de la succession de contrats ayant des modes de déclenchement différents. la loi n°2005-1564 du 15 décembre 2005 fait obligation aux intermédiaires d'assurances de communiquer à l'assuré un certain nombre d'informations précontractuelles relatives à leur identité et à la nature du contrat proposé.un exemplaire du projet de contrat et de ses pièces annexes.L'INFORMATION DE L'ASSURE LORS DE LA CONCLUSION DU CONTRAT D'ASSURANCE A DISTANCE (Ordonnance nº 2005-648 du 6 juin 2005 art. soit par la réclamation. lorsque leur prise d'effet intervient moins de 48 Heures avant la proposition d'assurance. les modalités d'examen des réclamations qu'il peut formuler au sujet du contrat. B .. de la succursale qui se propose d'accorder la couverture. L'article L 112-2 du Code des Assurances exige.

Est considéré comme support durable. L. Le contrat est accompagné du formulaire type de rétractation mentionné au 2° du même article. 221-5 du Code de la Consommation . celles-ci ne pouvant entraîner de frais pour le souscripteur. via des comparateurs. o fournir au consommateur. reconnaisse explicitement son obligation de paiement. lors de sa commande.L. L. les coordonnées d'une personne physique qui n'a pas exprimé son consentement préalable à recevoir des prospections directes par ce moyen.Loi nº 2006-387 du 31 mars 2006 art. 221-5. à la durée minimale des obligations de ce dernier au titre du contrat. les techniques de communication à distance ne peuvent être utilisées que si l'assuré n'a pas manifesté son opposition. Ces dispositions sont d'ordre public. avant la conclusion du contrat. la fonction utilisée par le consommateur pour valider sa commande comporte la mention claire et lisible : commande avec obligation de paiement ou une formule analogue. dans un délai raisonnable. avant qu'il ne passe sa commande. à leur prix. de manière lisible et compréhensible. L. 222-13 à L. 242-15 du code de la consommation relatives aux services financiers. les informations relatives aux caractéristiques essentielles du contrat d'assurance qui fait l'objet de la commande. les informations prévues à l'article L. 222-18. L122-16 Code de la Consommation) La souscription de contrat à distance par des consommateurs est soumise aux dispositions particulières des articles L 221-11 et suivants du Code de la Consommation : Dans les contrats avec des consommateurs le professionnel doit. s'il y a lieu. 25 VII Journal Officiel du 1 avril 2006 en vigueur le 1er décembre 2005 (Compétence et pouvoirs de l'Autorité des marchés). de manière lisible et compréhensible. o Rappeler au consommateur. sous quelque forme que ce soit. 222-16. L'article L 112-2-1 du Code des Assurances dispose expressément que : La fourniture à distance d'opérations d'assurance à un consommateur est régie par le livre 1er du Code des Assurances et par les articles L. o Veiller à ce que le consommateur. (Mais est interdite la prospection directe au moyen d'un automate d'appel. sauf si le professionnel les lui a déjà fournies. 222-6 et L.produits d'assurance) . 221-5 ou les met à sa disposition par tout moyen adapté à la technique de communication à distance utilisée. La souscription de contrat d'assurance se fait de plus en plus souvent par téléphone ou par Internet.) (Article L34-5 du Code des Postes et télécommunications) De plus. notamment : o fournir au consommateur. A cette fin. 222-3 . (Art. tout instrument permettant au consommateur de stocker des informations qui lui sont adressées personnellement afin de pouvoir s'y reporter ultérieurement pendant un laps de temps adapté aux fins . indiquant que la passation d'une commande oblige à son paiement. telles que prévues à l'article L. d'un télécopieur ou d'un courrier électronique utilisant. sur support durable. à la durée du contrat et. dénuée de toute ambiguïté. après la conclusion du contrat la confirmation du contrat comprenant toutes les informations prévues à l'article L. 232-4. 222-1 à L. sur un support durable.

lorsque celui-ci a été conclu à la demande du souscripteur en utilisant une technique de communication à distance ne permettant pas la transmission des informations précontractuelles et contractuelles sur un support papier ou sur un autre support durable. le cas échéant. le souscripteur. de recevoir les conditions contractuelles sur un support papier. l'assureur n'est tenu de communiquer au souscripteur du contrat que les seules informations contractuelles. s'il en fait la demande. le souscripteur a le droit. 222-5 du Code de la Consommation. les conditions du contrat ainsi que les informations mentionnées à l'article L. Aux termes de l'article L112-2-1 III du Code des Assurances : En temps utile avant la conclusion à distance d'un contrat le souscripteur reçoit les informations suivantes : 1° La dénomination de l'entreprise d'assurance contractante. En outre. par écrit ou sur un autre support durable à sa disposition et auquel il a accès en temps utile et avant tout engagement. L'assureur exécute ses obligations de communication immédiatement après la conclusion du contrat. l'adresse de la succursale qui propose la couverture .auxquelles les informations sont destinées et qui permet la reproduction à l'identique des informations stockées. les coordonnées de l'autorité chargée de son contrôle ainsi que. 3° La durée minimale du contrat ainsi que les garanties et exclusions prévues par celui-ci . la base de calcul de cette prime ou cotisation permettant au souscripteur de vérifier celle-ci . l'adresse de son siège social. 2° Le montant total de la prime ou cotisation ou. lorsque ce montant ne peut être indiqué. A tout moment au cours de la relation contractuelle. personne physique. lorsque l'entreprise d'assurance est inscrite au registre du commerce et des sociétés. Art. 4° La durée pendant laquelle les informations fournies sont valables. qui agit à des fins qui n'entrent pas dans le cadre de son activité commerciale ou professionnelle"  Obligation d'information précontractuelle Le souscripteur doit recevoir. Dans ce cas. il a le droit de changer les techniques de communication à distance utilisées. son numéro d'immatriculation. (L222-4 Code dela Consommation) Il y a lieu d'entendre comme "consommateur". les modalités de conclusion du contrat et de paiement de la prime ou .

l'existence de fonds de garantie ou d'autres mécanismes d'indemnisation. Ces informations. faute de quoi il ne pourrait pas lui opposer de restriction ou de limitation de garantie. du coût supplémentaire spécifique à l'utilisation d'une technique de commercialisation à distance . 5° L'existence ou l'absence d'un droit à renonciation et. 7° Les modalités d'examen des réclamations que le souscripteur peut formuler au sujet du contrat et de recours à un processus de médiation dans les conditions prévues au titre V du livre Ier du code de la consommation . Les informations sur les obligations contractuelles communiquées en phase précontractuelle doivent être conformes à la loi applicable au contrat. avec l'accord du souscripteur. pour les contrats d'assurance vie les informations mentionnées à l'article L. Il est essentielles que l'assureur puisse rapporter la preuve que l'assuré a eu connaissance et a accepté toutes les clauses du contrat d'assurance. lorsque les garanties de ces contrats sont exprimées en unités de compte. pendant la durée du contrat . L'assureur doit également indiquer. sans avoir à justifier de motif ni à supporter de pénalités. Le souscripteur doit également être informé du montant de prime ou de cotisation que l'assureur peut lui réclamer en contrepartie de la prise d'effet de la garantie. cotisation ainsi que l'indication. 132-5-1 du Code des Assurances. les caractéristiques principales de celles-ci. si ce droit existe. Ce délai commence à courir : . sa durée. le cas échéant. sont fournies de manière claire et compréhensible par tout moyen adapté à la technique de commercialisation à distance utilisée. Dans ce dernier cas. à sa demande expresse. dont le caractère commercial doit apparaître sans équivoque. il doit en outre préciser qu'il ne s'engage que sur le nombre des unités de compte et non sur leur valeur qui peut être sujette à des fluctuations à la hausse comme à la baisse. notamment le montant maximal des frais qu'il peut prélever et. les modalités pratiques de son exercice notamment l'adresse à laquelle la notification de la renonciation doit être envoyée. sans préjudice pour lui d'intenter une action en justice ainsi que. 6° La loi sur laquelle l'assureur se fonde pour établir les relations précontractuelles avec le consommateur ainsi que la loi applicable au contrat et la langue que l'assureur s'engage à utiliser. avant l'expiration du délai de renonciation . le cas échéant.  Faculté de renonciation Toute personne physique ayant conclu à des fins qui n'entrent pas dans le cadre de son activité commerciale ou professionnelle un contrat à distance dispose d'un délai de quatorze jours calendaires révolus pour renoncer.

oralement ou par un échange électronique. les conditions contractuelles doivent comprendre. si cette dernière date est postérieure à celle mentionnée au a . 211-1 du code des assurances (Risque automobile) . en ce qui concerne les contrats d'assurance vie. le délai précité est porté à trente jours calendaires révolus. si cette dernière date est postérieure à celle mentionnée au a . conformément à l'article L. 222-6 du code de la consommation. conformément à l'article L. (Art. suppose la remise par le souscripteur à l'assureur d'un certain nombre d'informations visées en principe dans un questionnaire de déclaration de risque. L 222-13 Code de la Consommation). conformément à l'article L. 222-6 du code de la consommation. il appartiendra à l'assureur de rapporter la preuve d'avoir posé des questions précises au souscripteur. b) Soit à compter du jour où l'intéressé reçoit les conditions contractuelles et les informations. 222-6. a) Soit à compter du jour où le contrat à distance est conclu . 2° Toutefois. . Le fournisseur ne peut exiger du consommateur le paiement de la prime que s'il peut prouver que le consommateur a été informé du montant dû. outre les informations prévues selon les cas à l'article L. Ces dispositions s'appliquent aux contrats d'assurances conclus après le 13 juin 2014. un modèle de lettre destiné à faciliter l'exercice du droit de renonciation lorsque ce droit existe. Ce délai commence à courir : a) Soit à compter du jour où l'intéressé est informé que le contrat à distance a été conclu . il ne peut pas exiger ce paiement s'il a commencé à exécuter le contrat avant l'expiration du délai de rétractation sans demande préalable du consommateur. b) Aux contrats d'assurance mentionnés à l'article L. c) Aux contrats exécutés intégralement par les deux parties à la demande expresse du consommateur avant que ce dernier n'exerce son droit de renonciation. S'il veut se prévaloir d'une fausse déclaration pour échapper totalement ou partiellement à son obligation de garantie. Le droit de renonciation ne s'applique pas : a) Aux polices d'assurance de voyage ou de bagage ou aux polices d'assurance similaires à court terme d'une durée inférieure à un mois . ou par le retour d'un questionnaire. Néanmoins. 112-2 ou à l'article L. Selon l'article L 112-2-1 du Code des Assurances . et pour l'application de l'article L. b) Soit à compter du jour où l'intéressé reçoit les conditions contractuelles et les informations. 222-5. 132-5-1 du Code des assurances. la souscription d'un contrat d'assurance. Toutefois.

Dans la mesure où la demande d'adhésion sous forme électronique a été établie et conservée dans des conditions de nature à garantir son intégrité. Selon l'article L141-3 : . Le souscripteur est tenu :  de remettre à l'adhérent une notice établie par l'assureur qui définit les garanties et leurs modalités d'entrée en vigueur ainsi que les formalités à accomplir en cas de sinistre .L'INFORMATION DE L'ASSURE DANS LES CONTRATS D'ASSURANCES DE GROUPE  Voir A. et que la demande d'adhésion produite à l'audience porte mention de la délivrance de ce document par la plate-forme de contractualisation en ligne Contraleo.  des risques d'incapacité de travail ou d'invalidité  ou du risque de chômage.  La preuve de la remise de la notice à l'adhérent et de l'information relative aux modifications contractuelles incombe au souscripteur.Cadain : Cahier Pratique de l'ARGUS DE L'ASSURANCE Selon l'Article L 141-1 du Code des Assurances : Est un contrat d'assurance de groupe le contrat souscrit par une personne morale ou un chef d'entreprise en vue de l'adhésion d'un ensemble de personnes répondant à des conditions définies au contrat.  Toutefois. I. la faculté de dénonciation n'est pas offerte à l'adhérent lorsque le lien qui l'unit au souscripteur rend obligatoire l'adhésion au contrat. trois mois au minimum avant la date prévue de leur entrée en vigueur. que la signature a été identifiée par un procédé fiable garantissant le lien de la signature électronique avec l'acte auquel elle s'attache.  L'adhérent peut dénoncer son adhésion en raison de ces modifications. Civ. 15-10732 C .  des risques portant atteinte à l'intégrité physique de la personne ou liés à la maternité. 6 Avril 2016. Cass. permettant une identification et une authentification précise des signataires. le contrat d'assurance est régulièrement conclu. Les adhérents doivent avoir un lien de même nature avec le souscripteur.  d'informer par écrit les adhérents des modifications apportées à leurs droits et obligations. pour la couverture :  des risques dépendant de la durée de la vie humaine.

Les assurances de groupe ayant pour objet la garantie de remboursement d'un emprunt et qui sont régies par des lois spéciales ne sont pas soumises aux dispositions du présent article. au versement des prestations acquises en contrepartie des primes ou cotisations versées antérieurement par l'assuré. En cas de dissolution ou de liquidation de l'organisme souscripteur. à l'égard de l'adhérent. La preuve de la remise de la notice à l'adhérent et de l'information relative aux modifications contractuelles incombe au souscripteur. réputé agir. en tant que mandataire de l'entreprise d'assurance auprès de laquelle le contrat a été souscrit. la faculté de dénonciation n'est pas offerte à l'adhérent lorsque le lien qui l'unit au souscripteur rend obligatoire l'adhésion au contrat. (Article L 141-6) A noter que les entreprises d'assurance sur la vie sont autorisées à contracter. de l'assuré et du bénéficiaire. à l'exception des actes dont l'adhérent a été préalablement informé que le souscripteur n'a pas pouvoir pour les accomplir. Lors de la mise en demeure. . Le souscripteur est. trois mois au minimum avant la date prévue de leur entrée en vigueur. tant pour les adhésions au contrat que pour l'exécution de celui- ci. Le souscripteur est tenu (Art.  d'informer par écrit les adhérents des modifications apportées à leurs droits et obligations. L'adhérent peut dénoncer son adhésion en raison de ces modifications. Toutefois. L141-4) :  de remettre à l'adhérent une notice établie par l'assureur qui définit les garanties et leurs modalités d'entrée en vigueur ainsi que les formalités à accomplir en cas de sinistre . L142-1). Cette exclusion ne peut faire obstacle. (Art. le défaut de paiement de la prime est susceptible d'entraîner son exclusion du contrat. par le souscripteur. Cette lettre ne peut être envoyée que dix jours au plus tôt après la date à laquelle les sommes dues doivent être payées. le souscripteur informe l'adhérent qu'à l'expiration du délai prévu à l'alinéa précédent.Le souscripteur ne peut exclure un adhérent du bénéfice du contrat d'assurance de groupe que si le lien qui les unit est rompu ou si l'adhérent cesse de payer la prime. le contrat se poursuit de plein droit entre l'entreprise d'assurance et les personnes antérieurement adhérentes au contrat de groupe. L'exclusion ne peut intervenir qu'au terme d'un délai de quarante jours à compter de l'envoi. d'une lettre recommandée de mise en demeure. le cas échéant. sous la forme de contrats d'assurance de groupe.

notamment en ce qui concerne les garanties exprimées en unités de compte. lorsqu'un encadré. d'invalidité absolue et définitive. 3 mai 2006. lesquels sont régies par des lois spéciales ne sont pas soumises aux dispositions du présent article.. n°6983. . L'Argus de l'Assurance.  Voir sur le site de la FFA Dans la mesure où des emprunteurs. ils ne peuvent rechercher la responsabilité de la Banque pour défaut d'information du fait de l'absence de garantie chomage. L'encadré comporte en particulier le regroupement des frais dans une même rubrique. ont reçu une notice d'information. (Article A132-5-2) Toutefois. l'assureur remet à celle-ci. les garanties offertes et la disponibilité des sommes en cas de rachat. p.L'INFORMATION DE L'ASSURE DANS LES CONTRATS D'ASSURANCE VIE 1 .55. pour les contrats d'assurance ou de capitalisation comportant une valeur de rachat ou de transfert. 04-15517 . p. contre récépissé. ces dernières dispositions ne s'appliquent pas aux contrats d'assurance en cas de vie dont les prestations sont liées à la cessation d'activité professionnelle. une note d'information sur les conditions d'exercice de la faculté de renonciation et sur les dispositions essentielles du contrat. Dossiers Juridiques. souscrits par une entreprise ou un groupe d'entreprises au profit de leurs salariés ou par un groupement professionnel représentatif d'entreprises au profit des salariés de celles-ci ou par une organisation représentative d'une profession non salariée ou d'agents des collectivités publiques au profit de ses membres. Il ne s'applique pas non plus aux contrats de groupe souscrits par un établissement de crédit ou une société de financement. mais non le risque de chômage. Com. Cass.Toutefois.Faculté de renonciation 1 .Note d'information 2 . note Gérard Defrance D . la participation aux bénéfices. n°6981.NOTE D'INFORMATION Selon l'Article L 132-5-2 du Code des Assurances : Avant la conclusion d'un contrat d'assurance sur la vie ou d'un contrat de capitalisation. inséré en début de proposition d'assurance ou de projet de contrat. précisant les conditions générales du contrat d'assurance proposé et le descriptif détaillé des garanties offertes. Un arrêté fixe les informations qui doivent figurer dans cette note. au moment de leurs adhésions au contrat d'assurance groupe souscrit par la Banque ne garantissant que les risques de décès. ainsi que les modalités de désignation des bénéficiaires. indique en caractères très apparents la nature du contrat. par une personne physique. d'incapacité de travail. la proposition d'assurance ou le projet de contrat vaut note d'information. ayant pour objet la garantie de remboursement d'un emprunt.1.

les valeurs de rachat au terme de chacune des huit premières années du contrat au moins. au double du taux légal. Le défaut de remise des documents et informations prévus au présent article entraîne. la somme des primes ou cotisations versées au terme de chacune des mêmes années. Au-delà de ce délai. désormais le défaut d'information ne peut entraîner la prorogation du délai de renonciation prévu à l'article L132-5-1 du Code des Assurances que si le souscripteur est de bonne foi. pour les contrats qui en comportent. les sommes non restituées produisent de plein droit intérêt au taux légal majoré de moitié durant deux mois. Toutefois. à l'expiration de ce délai de deux mois. 132-5-1 jusqu'au trentième jour calendaire révolu suivant la date de remise effective de ces documents. Toutefois. La renonciation entraîne la restitution par l'entreprise d'assurance ou de capitalisation de l'intégralité des sommes versées par le contractant. 2° Une mention dont les termes sont fixés par arrêté du ministre chargé de l'économie. 2 -FACULTE DE RENONCIATION Selon l'Article L132-5-1 du Code des Assurances : Toute personne physique qui a signé une proposition ou un contrat d'assurance sur la vie ou de capitalisation a la faculté d'y renoncer par lettre recommandée avec demande d'avis de réception pendant le délai de trente jours calendaires révolus à compter du moment où elle est informée que le contrat est conclu. . pour les souscripteurs de bonne foi. son contenu. de façon limitative. dans le délai maximal de trente jours calendaires révolus à compter de la réception de la lettre recommandée. puis. précisant les modalités de renonciation. dans la limite de huit ans à compter de la date où le souscripteur est informé que le contrat est conclu. la prorogation du délai de renonciation prévu à l'article L. pris après avis de l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution. La proposition ou le projet de contrat d'assurance ou de capitalisation indique les valeurs minimales et explique le mécanisme de calcul des valeurs de rachat ou de transfert lorsque celles-ci ne peuvent être établies. l'entreprise indique les valeurs de transfert au lieu des valeurs de rachat. 132-23. La proposition ou le projet de contrat d'assurance ou de capitalisation indique. pour les contrats mentionnés au deuxième alinéa de l'article L. La proposition ou le contrat d'assurance ou de capitalisation comprend : 1° Un modèle de lettre destiné à faciliter l'exercice de la faculté de renonciation . ainsi que.Un arrêté du ministre chargé de l'économie. dans le même tableau. fixe le format de cet encadré ainsi que.

lorsque le lien qui unit l'adhérent au souscripteur ne rend pas obligatoire l'adhésion au contrat. L'encadré mentionné au premier alinéa de l'article L. à l'adhérent les informations établies par l'entreprise d'assurance et mentionnées à l'article L. L'alinéa 4 de l'a. en français. nonobstant les règles du refus de vente et celles relatives aux assurances obligatoires. 132-5-2 est inséré en début de notice. l'assuré a la possibilité de ne pas donner suite au projet de contrat qui lui est proposé. dans les conditions définies au même article. Il communique à l'adhérent la mention visée au quatrième alinéa du même article ainsi que. 141-1 comportant des valeurs de rachat ou de transfert. 2. 132-5-2. Les modalités d'adoption de ces avenants par le souscripteur sont communiquées par ce dernier à l'adhérent. . 1. L'article L 112-3 du Code des Assurances dispose que : "Le contrat d'assurance et les informations transmises par l'assureur au souscripteur mentionnées dans le présent code sont rédigés par écrit. La faculté de renonciation s'exerce conformément aux articles L. les valeurs de rachat ou de transfert.SIGNATURE DE LA POLICE La signature de la Police concrétise l'accord des parties sur les clauses et conditions du contrat d'assurance. III . en caractère apparents". chaque année. 132-5-2. 132-22. celles contenues dans la note mentionnée à l'article L. L 112-2 du Code des Assurances dispose que la proposition d'assurance n'engage ni l'assuré. lors de l'adhésion. outre les informations mentionnées au deuxième alinéa de l'article L. Dans les mêmes conditions. la notice remise par le souscripteur inclut. La notice précise que les droits et obligations de l'adhérent peuvent être modifiés par des avenants auxdits contrats. Le souscripteur est tenu de communiquer. 132-5-1 et L. 132-5-2. le souscripteur doit remettre à l'adhérent le modèle de lettre (de renonciation) mentionné au troisième alinéa de l'article L. La notice doit indiquer l'objet social et les coordonnées du souscripteur.Pour les contrats d'assurance de groupe sur la vie mentionnés à l'article L. Selon l'Article L132-5-3 du Code des Assurances. L'assureur a la possibilité d'accepter ou de refuser de garantir le risque qui lui est soumis. ni l'assureur : seule la police ou la note de couverture constate leur engagement réciproque. 141-4.

2007. déchéances ou exclusions ne sont valables que si elles sont mentionnées en caractère très apparents. le contrat d'assurance devient parfait dès l'échange des volontés réciproques de l'assureur et du souscripteur l'assuré sur les conditions du contrat. Toute addition ou modification au contrat d'assurance primitif doit être constatée par un avenant signé des parties. 14 Novembre 1995.) Si l'article L 112-4 dispose que les clauses des polices édictant des nullités. de telles clauses lui seront inopposables. 15 Mars 2007. . cette exigence ne s'applique pas aux clauses définissant les conditions et les limitations des garanties contractuelles. Civ. 93-14. sa preuve est subordonnée à la rédaction d'un écrit. l'assureur et l'assuré peuvent être engagés l'un à l'égard de l'autre par la remise d'une note de couverture.6 du Code des Assurancess précise d'ailleurs que. Com.) La signature est en principe portée en bas des Conditions Particulières. sauf en cas de modification proposée par l'assureur d'un contrat complémentaire santé individuel ou collectif visant à le mettre en conformité avec les règles de l'article L871-1 du Code de la Sécurité Sociale. Seule la signature de l'assuré. al. Dans la plupart des contrats figure une clause selon laquelle la conclusion du contrat est subordonnée à la signature de la police par l'assuré. et a donné son consentement sur les conditions. RGDA 1996. voire au paiement de la première prime.Kullmann Il en est également ainsi pour la modification du contrat. Code des Ass. I. La jurisprudence estime que : Il résulte de l'article L 112-3 du Code des Assurances. (Art. 203. L'article L 112-3. En l'absence de signature. RC et Ass. Civ.. l'écrit n'étant exigé que pour rapporter la preuve de son existence et de son contenu. p. Cass.Groutel. al. exclusions et restrictions de la garantie prévues par la Police. Conformément au nouvel article 1101 du Code Civil .. II.112-3.Il en est ainsi pour toute addition ou modification du contrat primitif (Avenant). même avant la délivrance de la police ou de l'avenant. Cass.5. que si le contrat d'assurance constitue un contrat consensuel parfait dès la rencontre des volontés de l'assureur et de l'assuré. 06-12104 . sous la mention selon laquelle l'assuré reconnaît avoir bénéficié de l'information précontractuelle et relative à la durée du contrat. rapporte la preuve que ce dernier a eu connaissance du contenu du contrat.278. note J.546. laquelle est réputée acceptée à défaut d'opposition du souscripteur. note H. sauf à l'assureur à rapporter la preuve que l'assuré en a eu connaissance et les avaient expressément acceptées (notamment par échange de correspondances.

16-10696 3. 15-10732 . elle consiste en l'usage d'un procédé fiable d'identification garantissant son lien avec l'acte auquel elle s'attache. l'identité du signataire assurée et l'intégrité de l'acte garantie. jusqu'à preuve contraire. Cass.Ces Conditions Particulières doivent viser de façon expresses les références exactes des autres documents qui font partie intégrante de la Police. dispose que : la signature nécessaire à la perfection d'un acte juridique identifie son auteur. I.Neger : " de l'inefficience de la signature électronique (ou du moins de ce qu'on vous présente comme tel".  Voir article G. que la signature a été identifiée par un procédé fiable garantissant le lien de la signature électronique avec l'acte auquel elle s'attache. sur le site du Village de la Justice Dans la mesure où la demande d'adhésion sous forme électronique a été établie et conservée dans des conditions de nature à garantir son intégrité. dans des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat. L'Article 1367 du Code Civil. Le décret du 30 Septembre 2017 précise que : La fiabilité d'un procédé de signature électronique est présumée. Est une signature électronique qualifiée une signature électronique avancée. La connaissance et l'acceptation des conditions générales et particulières conditionnent leur opposabilité à l'assuré et non la formation du contrat. 6 Avril 2016. et que la demande d'adhésion produite à l'audience porte mention de la délivrance de ce document par la plate-forme de contractualisation en ligne Contraleo. Civ. III. conforme à l'article 26 du règlement susvisé et créée à l'aide d'un dispositif de création de signature électronique qualifié répondant aux exigences de l'article 29 dudit règlement. qui repose sur un certificat qualifié de signature électronique répondant aux exigences de l'article 28 de ce règlement. La fiabilité de ce procédé est présumée. le contrat d'assurance est régulièrement conclu. 20 Avril 2017. jusqu'à preuve du contraire. telles que les Conditions Générales ou spéciales. elle confère l'authenticité à l'acte Lorsqu'elle est électronique. Quand elle est apposée par un officier public. Civ. Cass. Elle manifeste son consentement aux obligations qui découlent de cet acte. lorsque la signature électronique est créée. lorsque ce procédé met en œuvre une signature électronique qualifiée. permettant une identification et une authentification précise des signataires.

Bull. (le deuxième alinéa de ce même article maintenant toutefois la compétence du juge judiciaire pour connaître des litiges portés devant lui avant la date d'entrée en vigueur de cette loi). Le Contrat d'assurance accessoire à une Convention Administrative a en principe un caractère administratif. Civ.PASSATION DES MARCHES PUBLICS D'ASSURANCE Source : L'Argus de l'assurance La soumission des contrats d'assurance passés entre les collectivités et établissements publics avec les assureurs est le fruit d'une évolution législative née de la transposition de directives communautaires. n°198 Voir :  Guide des bonnes pratiques pour la passsation des marchés publics d'asurances des collectivités locales sur le site "economie. 30 Septembre 2003.en soumettant les services d'assurances aux dispositions du code des marchés publics.gouv.fr"  Circulaire du 24 décembre 2007 relative à la passation des marchés publics d'assurances  Cahier pratique : les marchés publics d'assurances sur le site de l'Argus de l'assurance . 01-03717 .IV . I. Cass. Un décret du 27 février 1998 a transposé la Directive "Services" 95-50 du 18 Juin 1992 portant coordination des procédures de marchés publics . Le premier alinéa de l'article 2 de la loi "MURCEF" 2001-1168 du 11 décembre 2001 dispose que les marchés passés en application du code des marchés publics ont le caractère de contrats administratifs. Civ. I.

l'Ordonnance n° 2015-899 du 23 juillet 2015 relative aux marchés publics a transposé en droit français les directives européennes 2014/24/UE et 2014/25/UE du 26 février 2014 relatives à la passation des marchés publics. Elle comporte de nombreuses innovations et simplifications. contre l'assureur de l'auteur responsable du sinistre. il appartient aux parties d'en rapporter la preuve. Avis du Conseil d'Etat n°333627 du 31 mars 2010 Toutefois. ou à l'assureur de celle-ci subrogé dans ses droits. Si aucune des parties. il n'appartient pas au juge administratif de rechercher d'office si le sinistre à l'origine du litige est au nombre de ceux couverts par la garantie de l'assureur. par l'auteur du dommage contre son assureur. le cas échéant. notamment l'assureur. . conformément à l'Article 1353 du Code Civil. tend à la réparation du préjudice subi par la victime. Elle abroge le code des marchés publics. de la compétence de la juridiction administrative. comme l'action en garantie exercée. ne le conteste. dont les disppositions sont applicables pour toutes les procédures engagées à partir du 1er avril 2016.Si l'action directe ouverte par l'article L. Les règles de la commande publique impliquent :  La liberté d'accès  L'égalité de traitement entre les candidats  La transparence de la procédure  Voir sur le site de l'Argus de l'Assurance : Dossier "L'exécution du marché public d'assurance" SECTION III : LA PREUVE DU CONTRAT Le contrat d'assurance étant un acte juridique. l'ordonnance n°2004-559 du 17 juin 2004 sur les contrats de partenariat et l'ordonnance n°2005-649 du 6 juin 2005 relative aux marchés passés par certaines personnes publiques ou privées non soumises au code des marchés publics. 124-3 du code des assurances à la victime d'un dommage. Elle a été suivie par un décret n°2016-360 du 25 mars 2016 relatif aux marchés publics. dès lors que le contrat d'assurance présente le caractère d'un contrat administratif et que le litige n'a pas été porté devant une juridiction judiciaire avant la date d'entrée en vigueur de la loi du 11 décembre 2001. elle poursuit l'exécution de l'obligation de réparer qui pèse sur l'assureur en vertu du contrat d'assurance Elle relève par suite.

p. il résulte des articles L. L'Article L. Ces dispositions ne peuvent faire obstacle aux dispositions d'ordre public de la loi françaises.Note de couverture I . L'Article L.. la police est datée du jour où elle est établie et doit indiquer :  les noms et domiciles des parties contractantes  la chose ou la personne assurée  la nature des risques garantis  le moment à partir duquel le risque est garanti et la durée de cette garantie  le montant de la garantie  la prime ou la cotisation de l'assurance. à l'exclusion de toute autre. RGDA 2012. 1er Juin 2011.LA POLICE D'ASSURANCE A . 111-2.CONTENU DE LA POLICE 1. . En ce qui concerrne les assurances de dommages non obligatoires. la loi applicable est la loi française. Toutefois.Contenu de la Police B .112-2. en français. 10-19108 Voir note J. 310-4 sur le territoire de la République française et que le souscripteur y a sa résidence principale ou son siège de direction.Documents Contractuels C . lorsque tous les éléments du contrat sont localisés au moment de ce choix sur le territoire de la République française.. 181-1 que Lorsque le risque est situé au sens de l'article L.Bigot sur la preuve du contenu du contrat d'assurance. du Code des Assurances dispose que seule la police ou la note de couverture constate l'engagement réciproque de l'assuré et de l'assureur.La Police d'assurance II . applicables quelle que soit la loi régissant le contrat. Civ. II. en caractère apparents. Aux termes de l'Article L 112-4 du Code des Assurances. le choix par les parties d'une loi autre que la loi française ne peut.Une simple attestation émanant d'un tiers (courtier). ne saurait apporter la preuve du contenu du contrat : Cass. faire obstacle à l'application des dispositions législatives et réglementaires auxquelles il ne peut être dérogé par contrat en application de l'article L.38. I . mais ne prévoit pas que la Police soit "signée".112-3 exige que le contrat d'assurance et les informations transmises par l'assureur au souscripteur sont rédigés par écrit. 4e al.Principes d'interprétation de la Police par le Juge A .

les causes d'interruption de la prescription biennale prévues à l'article L. Cass. et prescription des actions dérivant du contrat d'assurance.8 Les polices d'assurance des entreprises mentionnées au 5º de l'article L. encadré . 12-19519 . 2. Selon l'article R. 114-1 de ce code. du livre Ier de la partie législative du code des assurances concernant la règle proportionnelle lorsque celle-ci n'est pas applicable de plein droit. 18 Avril 2013. sous peine d'inopposabilité à l'assuré du délai de prescription édicté par l'article L.  le délai dans lequel les indemnités sont payées . Civ. Il en résulte que l'assureur est tenu de rappeler dans le contrat d'assurance.  pour les assurances autres que les assurances contre les risques de responsabilité.DOCUMENTS CONTRACTUELS . la procédure et les principes relatifs à l'estimation des dommages en vue de la détermination du montant de l'indemnité.  les cas et conditions de prorogation ou de résiliation du contrat ou de cessation de ses effets . si elle est stipulée . à la souscription du contrat et éventuellement en cours de contrat. soulignement.. en ce qui concerne la déclaration du risque et la déclaration des autres assurances couvrant les mêmes risques . des déchéances ou des exclusions ne sont valables que si elles sont mentionnées en caractères très apparents. Mai 2013. ou écartée par une stipulation expresse.Ce texte précise que les clauses des polices édictant des nullités. 321-1 du même code doivent rappeler notamment les dispositions des titres Ier et II.  les conditions et modalités de la déclaration à faire en cas de sinistre . B . les polices d'assurance relevant des branches 1 à 17 de l'article R. II. Le contrat d'assurance doit donc préciser également les causes ordinaires d'interruption de la prescription.. Les polices d'assurance contre les accidents du travail doivent rappeler les dispositions légales relatives aux déclarations d'accidents et aux pénalités pouvant être encourues à ce sujet par les employeurs.  les obligations de l'assuré. Ils doivent donc se détacher du reste du texte de la Police par une Typographie particulière : couleur. Lamy Assurances. grosseur des caractères. 112-1 du code des assurances. 310-1 doivent indiquer également :  la durée des engagements réciproques des parties .  les conditions de la tacite reconduction. Les polices des sociétés d'assurance mutuelles doivent constater la remise à l'adhérent du texte entier des statuts de la société. 114-2 du même code. p.

.Conditions générales : Cet imprimé comprend d'abord un ensemble de clauses communes à tous les contrats de cette catégorie passés par l'assureur. 20 Avril 2017. Il ne suffit donc pas que les références des Conditions Générales soient mentionnées dans les Conditions Particulières signées par l'assuré.Conditions particulières : Elles sont complétées par les Conditions Particulières qui individualisent les dispositions du contrat et comportent les indications exigées par la loi. Néanmoins. III. Il faut que ces dernières portent également la mention de ce que le souscripteur reconnaît que le texte de ces Conditions Générales lui a été remis au moment de la souscription.. la connaissance et l'acceptation des Conditions Générales et Particulières ne conditionnent que leur opposabilité à l'assuré mais non la formation du contrat : Cass.Une Police d'assurance est un ensemble de documents qui se présente sous la forme d'imprimés :  Conditions Générales  Conditions Particulières et éventuellement :  Conditions Spéciales  Intercalaires Toute modification en cours de contrat est constatée par :  Avenant 1 . Selon l'Article 1119 du Code Civil : les Conditions Générales invoquées par une partie n'ont effet à l'égard de l'autre que si elles ont été portées à la connaissance de celle-ci et si elle les a acceptées. Civ. et appelé Conditions Générales.. responsabilité civile.. décrivant le fonctionnement général du Contrat d'Assurance.. . Il appartient donc à l'assureur de rapporter la preuve que les Conditions Générales de la police ont bien été remises au souscripteur.. vandalisme.notamment :  Risques garantis : Incendie. explosion. Il s'agit le plus souvent d'un document type. dégâts des eaux.  Exclusions de risques : Exclusions formelles et limitées rédigées en caractères "apparents". et que celui-ci en a bien eu connaissance..  Conditions de garantie : Mesures de prévention. 16-10696 2 .  Activités garanties : risques d'entreprise ou professionnels. vol...

ou annexées à la Police initiale. P. et dont l'assureur doit rapporter la preuve de l'acceptation du souscripteur. Cass. l'assureur doit rapporter la preuve que le souscripteur en a eu connaissance et les a acceptées. note A. dans la mesure où elles individualisent le risque assuré. 5 . Pélissier 3 . Garantie "Vol". 11 déc. les secondes l'emportent sur les premières. en cas de discordance entre des conditions générales et des conditions particulières. décrits et délimités de façon particulière : Responsabilité civile après livraison. Les Conditions Particulières visent les références des documents annexes (Conditions Générales ou spéciales) avec lesquels elles constituent la "police". cet assuré est défaillant à établir la preuve littérale et suffisante du contrat d'assurance. Il résulte des articles L..  Déchéances de garantie : Rédigées en caractères "apparents"  Franchises  Plafonds de garantie  Etc. 13-25343 .. 94. Il s'agit de clauses particulières qui sont insérées dans les divers documents composant la Police. 2014. peuvent être insérées en cours de contrat. II. sous le nom d'"intercalaires".. dans lesquelles les risques garantis sont précisés..Conventions Spéciales Pour les risques d'entreprise. et où l'assureur produit une Police mentionnant des limitations de garantie. 112-1 et suivants du code des assurances que le fait que l'assuré apporte la preuve de l'existence d'un contrat d'assurance ne le dispense pas de l'obligation d'apporter également la preuve littérale et suffisante du contenu de celui-ci. Tous Risques Chantier. 2015. et figurant très clairement en gras dans les garanties souscrites. RGDA. Les Conditions Particulières signées par l'assureur et les documents auxquels elles font expressément référence suffisent alors à établir la restriction de garantie invoquée par l'assureur. les Conditions Particulières d'un contrat d'assurance prévalent toujours sur les Conditions Générales et les Conventions Spéciales. les Conditions Particulières et Générales peuvent être assorties de Conventions Spéciales. Dans la mesure où l'assuré ne produit pas les Conditions Particulières de la Police. C'est pourquoi..Avenants . 4 . Selon l'Article 1119 du Code Civil. garantie "Biens Confiés".Intercalaires Différentes clauses spécifiques. Pour s'en prévaloir. et peuvent apporter des dérogations aux clauses figurant dans les documents-type annexes. notamment par la signature de ce dernier. Civ.

soustraites à la négociation. Maleville-Costedoat : "L'interprétation et la rédaction des contrats : dix ans de Jurisprudence". Il est ainsi possible d'adjoindre ou d'enlever certains risques par rapport à la garantie initiale. créé par Ordonnance n°2016-301 du 14 mars 2016. dans le doute. des conditions et des exclusions de garantie.INTERPRETATION DE LA POLICE PAR LE JUGE Voir : M. survenant en cours d'exécution du contrat. Revue Lamy Droit Civil. p. dispose que :"Les clauses des contrats proposés par les professionnels aux .) Il s'agit alors de "contrats d'adhésion" dont les conditions générales.H. sans avoir à le refaire entièrement.Enfin. C . notamment dans les risques d'entreprise. sur le site de l'Argus de l'Assurance ou celui du Cabinet d'avocats SELENE Cette complexité nécessite l'intervention d'intermédiaires d'assurances. de proposer des solutions assurantielles adaptées et de rechercher des assureurs susceptible d'accorder des garanties. tels que les courtiers spécialisés dans tel ou tel domaine de risque.. En revanche. toute modification à un contrat initial. l'Article L 211-1 du Code de la Consommation. II. les garanties sont surtout proposées au public par les assureurs sous forme de "packages" de garantie. le contrat de gré à gré s'interprète contre le créancier et en faveur du débiteur. la délimitation des risques assurés. Civ.63. et le contrat d'adhésion contre celui qui l'a proposé. 06-14543</i. et de son caractère "technique". sont déterminées à l'avance par l'une des parties. pour l'assurance spatiale. Les avenants permettent de modifier le contenu d'un contrat d'assurance. (Multirisques habitation. Octobre 2007. A noter que les attestations d'assurance ne peuvent prévaloir sur les stipulations contractuelles de la police d'assurance : <i.. sous forme d'Avenant signé par le souscripteur et faisant partie intégrante de la police. capables d'auditer les besoins de leurs clients.  Voir. au fur et à mesure de l'évolution du contrat. Il peut s'agir alors de "contrats de gré à gré" dans la mesure où leurs stipulations sont librement négociées entre les parties. si le rôle des courtiers reste utile. L'intervention des courtiers est donc fréquente dans les risques d'entreprise et professionnels. Par ailleurs. ainsi que la détermination des obligations respectives des parties sont souvent très délicates. par exemple. (Article 1110 du Code Civil) Or selon l'article 1190 du Code Civil. 10 Mai 2007 . en ce qui concerne les risques les plus courants pour les particuliers. Compte-tenu de la complexité d'une opération d'assurance. doit être constatée par un écrit.Cass.

Il n'y a donc pas lieu à rechercher la commune volonté des parties. p." La Jurisprudence fait une application constante de ces principes en estimant qu'une clause ambiguë doit être interprétée dans le sens le plus favorable à l'assuré :  Cass. utilisant des couleurs.  Voir : M. 1er Juin 2011. Revue Lamy Droit Civil. Dalloz 2011. II.. 28  Cass. Ravel d'Esclapon  Cass. n°2217 -  Cass. 10-10843 RGDA 2012. Civ. si la clause est rédigée en termes clairs et précis. Cahier de Droit des Affaires.19001 .Avena-Robardet. l'Argus de l'Assurance.00. 09-72552 .2848. 13 Juillet 2006. La multiplicité des informations.5. note T. La présentation et la typographie sont le plus souvent soignées. 3 juillet 2014. 05-18104 . 13-22418 : En présence de deux contrats d'assurance successifs. Chr.33. mais à sanction du professionnel du fait de l'absence de clarté de la clause qu'il a rédigée. lesquelles sont subdivisées en en Chapitres et en Paragraphes accompagnés d'un sommaire.Lamoureux : "L'interprétation des contrats de consommation". p. Octobre 2006. Dalloz 2006. p. 00-13342 . II. L'Argus de l'Assurance. V.. qui nécessite une lecture et un examen attentif de la part d'un assuré souvent dépourvu de connaissances juridiques. 24 Novembre 2011.Bigot -  Cass. 21 janvier 2003. Civ. II. tableaux et shémas. comme l'actuel L 211-1 du Code de la Consommation font obligation au Juge d'interpréter le contrat ambiguë en faveur du consommateur ou du non professionnel. n°6823. 2003. Elles s'interprètent en cas de doute dans le sens le plus favorable au consommateur. note G.53  Cass. et dépourvus d'ambiguïté. Il n'est reste pas moins que le contrat d'assurance reste un ensemble contractuel complexe. Civ. 13 Juillet 2006. n°6992. à juste titre exigées par la loi. I. note J. Dossiers Juridiques de l'Argus de l'Assurance. Cahier Droit des Affaires. 1er Juin 2011. Civ. de titres et d'un lexique détaillé.  Interprétation en faveur du consommateur Le nouvel article 1190 du Code Civil. elle doit être appliquée. . II. Civ. II. Les assureurs ont fait beaucoup d'efforts dans la rédaction formelle de leurs Polices. 693.consommateurs doivent être présentées et rédigées de façon claire et compréhensible. l'assuré doit bénéficier de la stipulation la plus favorable. Civ. 9 Décembre 2011. et ce d'autant plus que les assurés auront toujours intérêt d'en invoquer l'obscurité… En revanche. 10-25635 . -  Cass. D'où l'intérêt d'apporter un soin tout particulier à la rédaction des clauses des contrats d'assurance.Civ.II. peut cependant "noyer" un consommateur habitué à lire rapidement des documents publicitaire et commerciaux. Obs.D. composant un ensemble contractuel unique. Dalloz. p. mais contenant des stipulations divergentes dans le calcul de prestations convenues. 05-18104 . 1612. p.

3 Mai 2006. L'appréciation d'un caractère abusif d'une clause ne dépend pas du caractère principal ou accessoire de l'obligation contractuelle concernée. Le juge pourra annuler les clauses du contrat d'assurance qui lui paraissent abusives. sont abusives les clauses qui ont pour objet ou pour effet de créer. il faut également inciter le consommateur à faire l'effort de lire et d'assimiler cette information. mais laisse subsister le contrat. Le contrat reste applicable dans toutes ses dispositions autres que celles jugées abusives s'il peut subsister sans ces clauses. un déséquilibre significatif entre les droits et obligations des parties au contrat. JCP 2006. l'al.". paragraphe 2.Voir : X. et à un devoir d'explication orale au moment de la souscription du contrat. doit être interprété en ce sens qu’une clause stipulée dans un contrat d’assurance et visant à garantir la prise en charge des échéances dues au prêteur en cas d’incapacité totale de travail de l’emprunteur ne relève de l’exception figurant à cette disposition que pour autant que la juridiction de renvoi constate : . ou lorsque les fins de la règle méconnue exigent son maintien". concernant les clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs. de la directive 93/13/CEE du Conseil. dans les contrats conclus entre professionnels et non-professionnels ou consommateurs. I. Une clause abusive est réputée "non écrite". L’article L. 2743. à l'égard des consommateurs ou des non professionnels. au détriment du non-professionnel ou du consommateur. du 5 avril 1993. Cass.Dagorgne-Labbe .Lagarde :"Qu'est-ce qu'une clause abusive ? Etude pratique. 110. 132-1 du Code de la consommation . De plus.En même temps qu'il faut obliger le professionnel à un effort de présentation de ses documents contractuels. Dalloz 2006. 04-16698" . Les dispositions du présent article sont d'ordre public. G. I. 241-1 du Code de la consommation dispose en effet que : Les clauses abusives sont réputées non écrites. note Y. Civ.  Voir Arrêt CJUE du 23 avril 2015 : L’article 4. 2 de l'Article 1184 du Code Civil dispose que "Le contrat est maintenu lorsque la loi répute la clause non écrite. Jur.  Annulation des clauses abusives : Aux termes de l' article L.

L'art. ou note de garantie qui constate l'existence d'une garantie provisoire. l'article R 211-14 du Code des Assurances . de sorte que ce consommateur soit mis en mesure d’évaluer. ce documents justificatif n'est qu'une présomption mais implique pas une obligation de garantie à la charge de l'assureur. II . En attendant la conclusion du contrat d'assurance. c’est-à-dire qu’elle est non seulement intelligible pour le consommateur sur un plan grammatical. que. la police n'est pas toujours rédigée immédiatement après la conclusion du contrat. et indiquant les éléments essentiels permettant d'identifier l'assuré et le risque garanti. L'assureur est rarement en mesure de délivrer immédiatement un exemplaire de la police sur laquelle les parties ont donné leur accord. à l’économie générale et aux stipulations de l’ensemble contractuel auquel elle appartient. o d’une part. mais également que le contrat expose de manière transparente le fonctionnement concret du mécanisme auquel se réfère la clause concernée ainsi que la relation entre ce mécanisme et celui prescrit par d’autres clauses. cette clause fixe un élément essentiel dudit ensemble qui. oblige tout conducteur d'un véhicule d'être en mesure de présenter un document faisant présumer que l'obligation d'assurance a été satisfaite. que ladite clause est rédigée de manière claire et compréhensible. eu égard à la nature. 1. . les conséquences économiques qui en découlent pour lui. comme tel. et il peut s'écouler plusieurs semaines pour qu'elle soit matériellement rédigée. 1353 du Code Civil). pendant une certaine durée. avant que l'assuré entre en possession de celui-ci. A défaut d'établissement immédiat de la Police. sans être assujetti à une forme particulière. l'assureur peut remettre à l'assuré une note de couverture. l'article R 211-5 oblige donc l'assureur à remettre à l'assuré un justificatif de garantie. ainsi qu’à son contexte juridique et factuel. qui en revendique le bénéfice. Toutefois. En matière de circulation automobile. signé par l'assureur ou son représentant. L 112-2 du Code des Assurances dispose que "seule la police ou la note de couverture constate l'engagement réciproque des parties. sur le fondement de critères précis et intelligibles.LA NOTE DE COUVERTURE Pour des raisons pratiques. de rapporter la preuve de la garantie (a. La note de couverture n'est qu'un moyen de preuve provisoire et n'a plus d'objet lorsqu'elle est remplacée par la police. Elle est constituée de tout écrit. caractérise celui-ci et o d’autre part. mais c'est à l'assuré.

. la modification du risque résultant de la commune volonté des parties peut résulter d'un échange de correspondances clair et précis. Conformément à l'article 1102 du Code Civil. 3.Margeat et J. I. RGAT 1989. Faute d'accord définitif. La jurisprudence estime que la mise en œuvre d'une note de couverture doit être faite par référence aux Conditions Générales de la police type de l'assureur : Cass. p.Landel La Cour de Cassation laisse aux juges du fond le soin d'apprécier si l'assuré pouvait avoir eu connaissance et accepté les limitations de garantie dont se prévaut l'assureur. Civ. SECTION IV . 7 Mars 1989.546. dont chacune des parties doit rapporter la preuve. afin de l'adapter aux évolutions du risque garanti.Modification par le silence gardé par l'assureur I . dont l'expiration est fixée à une date précise.LA MODIFICATION DU CONTRAT I . Le procédé de la note de couverture peut être dangereux pour l'assureur dans la mesure où elle est nécessairement incomplète en ce qui concerne les conditions de garantie et les exclusions de risque qui n'y sont pas mentionnées.Modification conventionnelle II . La note de couverture peut également permettre de conférer une garantie provisoire à un assuré en attendant que l'assureur ait examiné la proposition de l'assurance qui lui est soumise. Elle est constatée par un Avenant écrit et signé par l'assuré. Toutefois. 87-10266 . dans la plupart des cas cette modification est effectuée conventionnellement entre l'assureur et le souscripteur moyennant une révision du taux de prime.L'assureur peut également établir une Police Temporaire. 2. note H.MODIFICATION CONVENTIONNELLE Il peut être nécessaire de modifier le contenu du contrat d'assurances au cours de l'exécution de celui-ci. la garantie de la note de couverture prend automatiquement fin à l'expiration de la période de validité qui y est mentionnée.

RGAT 1990. des usages. de modifier un contrat. et l'assureur n'ayant pas refusé cette proposition dans les dix jours de la réception de cette lettre. un contrat conventionnellement suspendu peut être remis en vigueur.112-2.308. Dans un arrêt du 11 Octobre 1994 (92-18271) (RGAT 1994. il importe peu que la modification demandée par l'assuré porte sur l'adjonction d'un risque nouveau par rapport au risque initial. (Article 1120 Code Civil) Toutefois. p. S'il s'agit du remplacement d'un bien par un autre. p. crim.Landel. à moins qu'il n'en résulte autrement de la loi. si l'assureur ne refuse pas cette proposition dans les 10 jours après qu'elle lui soit parvenue. de l'examiner et de prendre parti sur celle-ci. de prolonger ou de modifier un contrat ou de remettre en vigueur un contrat suspendu. faite par lettre recommandée. l'assuré ayant adressé à l'agent général une lettre recommandée demandant l'extension au risque dégâts des eaux de la police incendie qui couvrait les locaux. . le sinistre de dégâts des eaux est garanti. le texte prévoit plus généralement que le contrat peut être modifié. la Première Chambre a opéré un revirement de sa jurisprudence en ce qui concerne l'adjonction d'un nouveau risque : Les dispositions de l'article L 112-2 relatives à l'acceptation tacite de l'assureur. Cette disposition est particulièrement dangereuse par l'assureur. du Code des Assurances prévoit qu'est considérée comme acceptée la proposition. des relations d'affaires ou de circonstances particulières. ou non. le silence ne vaut pas acceptation. De même. le silence vaut consentement :  Remplacement d'un véhicule par un autre : Cass. notamment s'il a été souscrit pour une durée fixe. En conséquence. l'Article L. 01 Mars 1990.Margeat et J.1122).MODIFICATION DU CONTRAT PAR LE SILENCE DE L'ASSUREUR En principe. (Ces dispositions ne sont cependant pas applicables aux assurances sur la vie).)  Remplacement d'un immeuble par un autre) Sauf le cas de l'assurance sur la vie. ne faisant aucune distinction entre les diverses modifications possibles de la police.II . note H. sans clause de tacite reconduction. Enfin. dans le cadre de la tarification initiale du contrat primitif. Le problème se pose de savoir si cette modification doit entrer.5. 88-82445 . Le texte prévoit que le contrat peut d'abord être prolongé. mais cette possibilité n'existe pas lorsque la garantie fait l'objet d'une suspension pour non paiement de la prime. al. quelles que puissent en être la nature et la portée. car le délai de 10 jours est extrêmement court pour permettre au service concerné d'avoir connaissance de la demande de modification. une proposition.

Cass. faite par l'assuré. 2 . L'Argus de l'Assurance. éventuellement renouvelable par tacite reconduction à leur "date d'échéance" si celle-ci est prévue dans la police. beaucoup de risques professionnels. p. CHAPITRE V LA DUREE DU CONTRAT D'ASSURANCE 1 . toutes modifications d'un contrat d'assurances devraient faire l'objet d'un Avenant soumis aux mêmes règles que la police avec laquelle il fait corps. chaque année à la date anniversaire de sa prise d'effet.Leduc. le souscripteur peut. moyennant préavis d'un mois au moins". Néanmoins. Com.6. résilier le contrat sans indemnité. grêle ou assurance crédit. Civ. 04-13587 . constitue la modification prévue par l'article L. les contrats d'assurance garantissant les particuliers sont conclus pour une durée d'une année.2 du Code des Assurances). II. A défaut de cette mention. Selon l'article A 113-1 Code des Assurances : "Les contrats d'assurance dont la durée est supérieure à trois ans doivent comporter la clause suivante : "La durée du présent contrat est rappelée par une mention en caractères très apparents figurant juste au-dessus de la signature du souscripteur. II. RC et Ass. mais non s'il s'agit d'un risque totalement nouveau nécessitant la souscription d'un contrat distinct : Cass. 336. L'article L 112-4 dispose que "la police doit indiquer le moment à partir duquel le risque est garanti et la durée de cette garantie". L'article R 112-1 du Code des Assurances prévoit que "la police d'assurance doit mentionner les conditions de la tacite reconduction si les parties ont décidé de la stipuler". En principe. .Tacite reconduction La Police doit éventuellement mentionner que la durée de la tacite reconduction ne peut en aucun cas être supérieure à une année (L 113-15. note G.note F. Civ. du Code des assurances .2. 23 Juin 2006. 3 mai 2006. n°6983. que si la demande de l'assuré se rapporte à la modification d'un des éléments composant le contrat d'assurance initial. en matière d'accident corporel.Mention de la durée Selon l'article L 113-12 du Code des Assurances "la durée du contrat et les conditions de la résiliation sont fixées par la police". à son assureur. Dossiers Juridiques. al. En principe. par lettre recommandée. 08-19597 . 112 . afin de "lisser" le risque sur plusieurs exercices. nonobstant toute clause contraire. alinéa 5. sont couverts sur une durée plus longue. 2009.D. 3 Septembre 2009. Le silence de l'assureur ne peut valoir acceptation.

délivrée dans des termes clairs et compréhensibles. dans un encadré apparent. ou à sa date "anniversaire". s'agissant des contrats à durée indéterminée. la date limite de non-reconduction. c’est-à-dire conclus pour la durée de vie du souscripteur. le professionnel prestataire de services informe le consommateur par écrit. après la date de transformation du contrat initial à durée déterminée. Cette information. Les dispositions du présent article s'appliquent sans préjudice de celles qui soumettent légalement certains contrats à des règles particulières en ce qui concerne l'information du consommateur. (A. ce principe général a été codifiée dans l'article L. à l'exécution du contrat. sont dans ce cas remboursées dans un délai de trente jours à compter de la date de résiliation. Conso. le consommateur peut mettre gratuitement un terme au contrat. Lorsque le professionnel n'a pas procédé au remboursement dans les conditions précitées les sommes dues sont productives d'intérêts au taux légal. Les avances effectuées après la dernière date de reconduction ou. ou par tout autre moyen (mention sur la facture. sauf dénonciaton par une partie en respectant un délai de préavis. Selon l'Article L 215-1 du Code de la Consommation: Pour les contrats de prestations de services conclus pour une durée déterminée avec une clause de reconduction tacite.). au plus tôt trois mois et au plus tard un mois avant le terme de la période autorisant le rejet de la reconduction. ou d’une durée déterminée.) En matière de contrat d'assurance. le contrat d'assurance se renouvelle alors automatiquement à son échéance. selon lequel : . etc. mentionne.241-3 C. Lorsque cette information ne lui a pas été adressée conformément aux dispositions du premier alinéa.  L'assureur doit rappeler à l'assuré les conditions de la tacite reconduction à chaque échéance du contrat : Voir "Régime de la tacite reconduction". à tout moment à compter de la date de reconduction. Beaucoup de contrat à exécutions successives sont assortis d'une clause de reconduction tacite. par lettre nominative ou courrier électronique dédiés. Cette information peut se faire par courrier simple. La tacite reconduction ne s'applique pas aux contrats d’assurance-vie qui peuvent être "viagers".Dans le silence des parties. 113-15-1 du code des assurances. de la possibilité de ne pas reconduire le contrat qu'il a conclu avec une clause de reconduction tacite. déduction faite des sommes correspondant. jusqu'à celle-ci. sans être toutefois inférieure à 8 ans en raison de la fiscalité. permettant sa reconduction.

dans un délai de trente jours à compter de la date d'effet de la résiliation. C'est pourquoi les contrats sont classiquement assortis de différentes clauses retardant la prise d'effet du contrat à une date ultérieure :  clause de prise d'effet le lendemain à midi du jour de la conclusion du contrat. la date limite d'exercice par l'assuré du droit à dénonciation du contrat doit être rappelée avec chaque avis d'échéance annuelle de prime ou de cotisation. la partie de prime ou de cotisation correspondant à la période pendant laquelle le risque n'a pas couru. Dans ce cas. Les dispositions du présent article ne s'appliquent ni aux assurances sur la vie. les sommes dues sont productives d'intérêts au taux légal.Pour les contrats à tacite reconduction couvrant les personnes physiques en dehors de leurs activités professionnelles. La résiliation prend effet le lendemain de la date figurant sur le cachet de la poste. L'assuré est tenu au paiement de la partie de prime ou de cotisation correspondant à la période pendant laquelle le risque a couru. à tout moment à compter de la date de reconduction en envoyant une lettre recommandée à l'assureur. les opérations collectives et l'assurance sur la vie. 00-19561 Section I . l'assuré peut mettre un terme au contrat. La tacite reconduction n'entraîne pas prorogation du contrat primitif. En revanche ne sont pas concernés les contrats non tacitement reconductibles. période calculée à compter de ladite date d'effet. 2 décembre 2003. ou lorsqu'il lui est adressé après cette date.La prise d'effet du contrat Section II . ni aux assurances de groupe relevant de l'article L. mais donne naissance à un nouveau contrat aux clauses et conditions de l'ancien. un contrat aléatoire. Civ. . I. sans pénalités. A défaut de remboursement dans ces conditions. il convient d'éviter que le risque soit réalisé au moment de sa souscription. Lorsque cet avis lui est adressé moins de quinze jours avant cette date.La période de garantie du contrat SECTION I : LA PRISE D'EFFET DU CONTRAT La contrat d'assurances étant. 141-1. période calculée jusqu'à la date d'effet de la résiliation. par nature. l'assuré est informé avec cet avis qu'il dispose d'un délai de vingt jours suivant la date d'envoi de cet avis pour dénoncer la reconduction du contrat. les assurances professionnelles. Lorsque cette information ne lui a pas été adressée conformément aux dispositions du premier alinéa. le délai de dénonciation court à partir de la date figurant sur le cachet de la poste.L'extinction du contrat Section III . même si des disositions réglementaires entrées en vigueur avant la reconduction de la police peuvent être applicables à cette reconduction : Cass. Sont donc soumis à ces dispositions les contrats d'assurance à tacite reconduction garantissant des personnes physiques en dehors de leurs activités professionnelles pour des assurances non-vie. l'assureur doit rembourser à l'assuré. Le cas échéant. celles couvrant les personnes morales.

l'assuré a le droit de résilier le contrat à l'expiration d'un délai d'un an.FACULTE DE RESILIATION PERIODIQUE Les contrats d'assurance peuvent périodiquement être résiliés dans les conditions prévues au contrat : A . C'est toutefois à l'assuré d'apporter la preuve que le sinistre dontt il revendique la garantie s'est produit ultérieurement à la prise d'effet du contrat.Résiliation pour sinistre IV . en envoyant une lettre recommandée à l'assureur au moins deux mois avant la date d'échéance. à effet du 1er Mai 1990.Régime actuel : Faculté de résiliation annuelle B . seule l'obligation de garantie de l'assureur pouvant être différée dans le temps. Toutefois.  clause de prise d'effet à une date déterminée. Ce droit appartient. dans les mêmes conditions.FACULTE DE RESILIATION ANNUELLE La loi du 31 Décembre 1989. prévoit désormais dans l'article L113- 12 du Code des Assurances : La durée du contrat et les conditions de résiliation sont fixées par la police.Régime de résiliation en cas de procédure collective I . Exceptions : Il peut être dérogé à cette règle : .extinction périodique (faculté de résiliation) II . L'assureur peut néanmoins accepter de conférer une garantie immédiate. à l'assureur.  clause de prise d'effet le lendemain midi du paiement de la première prime.Résiliation pour défaut de paiement de prime V . SECTION II : L'EXTINCTION DU CONTRAT Les contrats peuvent faire l'objet d'une : I . ce qu'il fait en remettant une note de couverture au souscripteur dans l'attente de la régularisation de la Police.Régime de la tacite reconduction A .Résiliation pour circonstances exceptionnelles V .Faculté de résiliation à tout moment III . Si le contrat est parfait dès l'échange des consentements.

L'Article R113-11 du Code des Assurances précise que : Relèvent de l'article L. lesquelles sont résiliables à tout moment. A défaut de remboursement dans ce délai. résilier sans frais ni pénalités les contrats et adhésions tacitement reconductibles. couvrant les personnes physiques en dehors de leurs activités professionnelles . La résiliation prend effet un mois après que l'assureur en a reçu notification par l'assuré. les sommes dues à l'assuré produisent de plein droit intérêts au taux légal.FACULTE DE RESILIATION A TOUT MOMENT PAR L'ASSURE Selon l'article L113-15-2 du Code des Assurances. L'assureur est tenu de rembourser le solde à l'assuré dans un délai de trente jours à compter de la date de résiliation. résiliable à tout moment Le droit de résilier le contrat tous les ans doit être rappelé dans chaque police. à l'expiration d'un délai d'un an à compter de la première souscription. Pour l'assurance de responsabilité civile automobile définie à l'article L. par lettre ou tout autre support durable. Le délai de résiliation court à partir de la date figurant sur le cachet de la poste. cette période étant calculée jusqu'à la date d'effet de la résiliation. le nouvel assureur effectue pour le compte de l'assuré souhaitant le rejoindre les formalités nécessaires à l'exercice du droit de résiliation dans les conditions prévues au premier alinéa du présent article. 113-15-2 les contrats d'assurance tacitement reconductibles suivants.  dans les contrats individuels d'assurance maladie (L 113-12)  Pour les risques autres que ceux des particuliers (entreprises).  Règle inapplicable en matière d'assurance vie. Il s'assure en particulier de la permanence de la couverture de l'assuré durant la procédure. l'assuré n'est tenu qu'au paiement de la partie de prime ou de cotisation correspondant à la période pendant laquelle le risque est couvert. Lorsque le contrat est résilié dans les conditions prévues au premier alinéa. 211-1 et pour l'assurance mentionnée au g de l'article 7 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs et obligeant le locataire à s'assurer contre les risques dont il doit répondre en sa qualité de locataire . Le droit de résiliation prévu au premier alinéa est mentionné dans chaque contrat d'assurance. créé par LOI n° 2014-344 du 17 mars 2014 : Pour les contrats d'assurance couvrant les personnes physiques en dehors de leurs activités professionnelles l'assuré peut. Ces dispositions ne sont pas applicables aux assurances sur la vie. II . Il est en outre rappelé avec chaque avis d'échéance de prime ou de cotisation.

1° Les contrats relevant des branches mentionnées au 3 ou au 10 de l'article R. 113-11. La notification mentionne le numéro du contrat. en transmet la demande à ce dernier par lettre ou tout support durable. le nom du nouvel assureur choisi par l'assuré. 113-15-2. d'un copropriétaire ou d'un occupant d'immeuble . II. III. constituant un complément d'un bien ou d'un service vendu par un fournisseur.-Pour les contrats mentionnés à l'article R. 211-1 . 321-1. 3° Ou lorsque l'assuré ne précise pas le fondement de sa demande de résiliation. Le nouvel assureur notifie alors au précédent assureur la résiliation du contrat de l'assuré par lettre recommandée. au 16 c ou au 16 j de l'article R. Elle rappelle que le nouvel assureur s'assure de la continuité de la couverture de l'assuré durant l'opération de résiliation. au 9 ou au 13 de l'article R. l'assuré manifeste expressément sa volonté de résilier son contrat en cours et de souscrire un nouveau contrat auprès du nouvel assureur. 113-15-1. en application du premier alinéa de l'article L. que cette demande émane de l'assuré ou qu'elle soit effectuée pour le compte de ce dernier par le nouvel assureur selon les modalités définies au III. l'article R113-12 du Code des Assurances ajoute : I. lorsque sont remplies les conditions de résiliation prévues à l'article L. dès réception de la demande de résiliation. 113-15-2. incluant une garantie responsabilité civile automobile définie à l'article L. l'assureur communique par tout support durable à l'assuré un avis de résiliation l'informant de la date de prise d'effet de la résiliation. au 13. La date de réception de la notification de . Enfin. avant de procéder aux formalités prévues à ce quatrième alinéa. postérieurement à la date limite d'exercice du droit de dénonciation du contrat . 113-11. incluant une garantie couvrant la responsabilité d'un propriétaire. Cet avis rappelle à l'assuré son droit à être remboursé du solde mentionné au troisième alinéa de l'article L. 113-15-2 dans un délai de trente jours à compter de cette date. 2° Lorsque l'assuré demande la résiliation du contrat en se fondant sur un motif prévu par le code des assurances dont l'assureur constate qu'il n'est pas applicable . le nom du souscripteur. Dans sa demande. 321-1. l'assureur applique les dispositions de cet article : 1° Lorsque l'assuré dénonce la reconduction tacite du contrat en application de l'article L.-Pour les contrats mentionnés à l'article R. 113-15-2. y compris électronique.-L'assuré qui souhaite procéder à la résiliation de contrats visés au quatrième alinéa de l'article L. 3° Les contrats relevant des branches mentionnées au 9. en vue de contracter avec un nouvel assureur. Ce dernier doit être en mesure de justifier de la demande qui lui est adressée par l'assuré. 321-1. 2° Les contrats relevant des branches mentionnées au 8.

résiliation est présumée être le premier jour qui suit la date d'envoi de cette
notification telle qu'elle figure sur le cachet de la poste de la lettre recommandée ou,
s'il s'agit d'une lettre recommandée électronique, sur la preuve de son dépôt selon les
modalités prévues à l'article 2 du décret n° 2011-144 du 2 février 2011 relatif à l'envoi
d'une lettre recommandée par courrier électronique pour la conclusion ou l'exécution
d'un contrat.

Le nouveau contrat ne peut prendre effet avant la prise d'effet de la résiliation de
l'ancien contrat.

Pour les contrats d'assurance mentionnés au 1° de l'article R. 113-11, lorsque l'assuré
le lui demande, l'ancien assureur transmet dans les meilleurs délais, et au maximum
dans un délai de quinze jours, au nouvel assureur le relevé d'information prévu à
l'article 12 de l'annexe à l'article A. 121-1.

IV.-Lorsque, pour les contrats visés au quatrième alinéa de l'article L. 113-15-2, la
demande de résiliation est adressée directement par l'assuré à l'ancien assureur, ce
dernier l'informe, par tout support durable, dès réception de cette demande, de son
droit à résiliation dans les conditions prévues à ce même quatrième alinéa.

III - FACULTE DE RESILIATION POUR
CIRCONSTANCES EXCEPTIONNELLES
La faculté de résilier la Police d'assurnce our circonstances exceptionnelles ppartient aussi
bien à l'assuré qu'à l'assureur, et existe dans toutes les branches d'assurance.

A - CIRCONSTANCES EXCEPTIONNELLES
L'article L.113-16 du Code des Assurances prévoit que :

En cas de survenance d'un des événements suivants :

 changement de domicile ;
 changement de situation matrimoniale ;
 changement de régime matrimonial ;
 changement de profession ;
 retraite professionnelle ou cessation définitive d'activité professionnelle,

le contrat d'assurance peut être résilié par chacune des parties lorsqu'il a pour objet la
garantie de risques en relation directe avec la situation antérieure et qui ne se retrouvent
pas dans la situation nouvelle.

Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux assurances sur la vie.

B - MODALITES DE LA RESILIATION

1.

Aux termes de l'article L 113-16 du Code des Assurances la partie qui entend résilier un
contrat d'assurances pour circonstances exceptionnelles doit adresser à l'autre partie une lettre
recommandée avec demande d'avis de réception indiquant la nature et la date de
l'événement qu'elle invoque et donnant toutes précisions de nature à établir que la
résiliation est en relation directe avec l'événement survenu.

Selon l'alinéa 2 de l'article L.113-16, la résiliation du contrat ne peut intervenir que dans les
trois mois suivant la date de l'événement.

2.

Le délai de trois mois part :

 Lorsque la résiliation est demandée par l'assuré, à compter de la date à laquelle la
situation nouvelle prend naissance.
 Lorsqu'elle est demandée par l'assureur , à compter du jour où il a reçu notification
de l'événement par lettre recommandée avec demande d'avis de réception.

La date de prise d'effet de la résiliation est fixée à un mois après que l'autre partie au contrat
en a reçu notification.

3.

La Loi impose à l'assureur de rembourser alors à l'assuré la partie de prime
correspondant à la période pendant laquelle le risque n'a pas couru, période calculée à
compter de la date d'effet de la résiliation.

4.

Dans tous les cas où l'assuré a la faculté de demander la résiliation, il peut le faire à son choix:

 soit par une déclaration faite contre récépissé au siège social ou chez le représentant de
la société,
 soit par acte extrajudiciaire, soit par lettre recommandée, soit par tout autre moyen
indiqué dans la police.

La lettre recommandée de résiliation doit parvenir à l'assureur avant le début du délai qui est
décompté par rapport à la date anniversaire de la prise d'effet du contrat de quantième en
quantième.

Le plus souvent la date de référence est celle de la prise d'effet du contrat.

5.

Il convient de noter :

 En cas de résiliation tardive pour une échéance déterminée, la lettre de résiliation ne
garde pas de valeur pour l'échéance suivante, et doit être renouvelée.

 Lorsque les conditions requises par la Loi ne sont pas remplies la demande de
résiliation de l'assuré n'entraîne pas la résiliation automatique du contrat en cas
de défaut d'acceptation de l'assureur dans les 10 jours.

En principe, en utilisant le droit de résiliation prévu par la loi, l'assuré ne commet aucune
faute à l'égard de l'assureur qui ne peut prétendre à une indemnité.

III - LA POSSIBILITE DE RESILIATION APRES
SINISTRE
1 - Principe de résiliation

La réalisation d'un sinistre peut donner à l'assureur la possibilité de résilier la police.

L'article R 113-10 du Code des Assurances prévoit expressément que :

Dans le cas où une police prévoit pour l'assureur la faculté de résilier le contrat après
sinistre, la résiliation ne peut prendre effet qu'à l'expiration d'un délai d'un mois à dater de
la notification à l'assuré.

Il s'agit d'une clause usuelle dans la plupart des contrats.

Elle permet à l'assureur de se "dégager" d'un risque qui lui apparaît plus lourd qu'il ne l'avait
d'abord envisagé, et est abondamment utilisée.

Elle peut également intervenir à la suite d'un sinistre d'origine douteuse, où l'assureur suspecte
la mauvaise foi de l'assuré. (20% des sinistres seraient frauduleux).

Elle peut d'ailleurs être suivie de l'offre d'un nouveau contrat à des conditions plus onéreuses
ou restrictives.

La clause reste cependant valable, même si l'assuré n'est pas responsable du sinistre.

Mais, l'assureur qui, passé le délai d'un mois après qu'il a eu connaissance du sinistre, a
accepté le paiement d'une prime ou cotisation ou d'une fraction de prime ou cotisation
correspondant à une période d'assurance ayant débuté postérieurement au sinistre ne peut
plus se prévaloir de ce sinistre pour résilier le contrat.

Dans le cas prévu au premier alinéa ci-dessus, les polices doivent reconnaître à l'assuré le
droit, dans le délai d'un mois de la notification ou de la résiliation de la police sinistrée, de
résilier les autres contrats d'assurance qu'il peut avoir souscrits à l'assureur, la résiliation
prenant effet un mois à dater de la notification à l'assureur.

La faculté de résiliation ouverte à l'assureur et à l'assuré, par application des deux précédents
alinéas, comporte restitution par l'assureur des portions de primes ou cotisations
afférentes à la période pour laquelle les risques ne sont plus couverts.

2 - En matière d'assurance automobile

Toutefois, il résulte de l'article A 211.1.2 du Code des Assurances que la résiliation pour
sinistre n'est possible en matière d'assurance automobile qu'en cas :

 conduite en état d'imprégnation alcoolique ou sous l'emprise de stupéfiants
 décision judiciaire ou administrative de suspension de permis de conduire d'au
moins un mois
 décision judiciaire d'annulation du permis.

Le souscripteur peut alors résilier, dans le délai d'un mois à compter de la notification de
cette résiliation, les autres contrats souscrits par lui auprès de l'assureur.

A noter que toute personne physique ou morale assujettie à une obligation d’assurance qui
s’est vu refuser la garantie par un assureur peut recourir au Bureau Centrat de Tarification
qui a pour rôle exclusif de fixer la prime moyennant laquelle l’entreprise d’assurance désignée
par l’assujetti est tenue de garantir le risque qui lui a été proposé.

IV - RESILIATION POUR DEFAUT DE PAIEMENT DE
PRIME
L'article L 113-3 du Code des Assurances autorise l'assureur à suspendre la garantie, si
la prime n'est pas payée dans un délai de trente jours à compter d'une mise en demeure.

Voir : Procédure de résiliation pour défaut de paiement de prime

Il peut alors résilier la police si cette prime n'est toujours pas payée dans un délai de 10
jours à compter de la suspension.

Cette résiliation n'est possible que si l'assureur a respecté la procédure prévu par le texte, à
savoir envoi d'une lettre recommandée après un délai de 10 jours de l'envoi de l'avis
d'échéance.

V - SORT DU CONTRAT D'ASSURANCE EN CAS DE
PROCEDURE COLLECTIVE
l'article L. 622-13 du code de commerce dispose que :

"I. - Nonobstant toute disposition légale ou toute clause contractuelle, aucune indivisibilité,
résiliation ou résolution d'un contrat en cours ne peut résulter du seul fait de l'ouverture
d'une procédure de sauvegarde", ce qui est également applicable en cas de redressement ou
de liquidation judiciaire de l'entreprise.

L'assureur doit donc continuer à remplir ses obligations de garantie malgré le défaut
d'exécution par l'assuré d'engagements antérieurs au jugement d'ouverture, et notamment le
défaut de paiement de la prime. Le défaut d'exécution de ces engagements n'ouvre droit au
profit de l'assureur qu'à déclaration au passif pour le paiement de la prime.

II. - L'administrateur a seul la faculté d'exiger l'exécution des contrats en cours en
fournissant la prestation promise au cocontractant du débiteur.

Eest interdite toute clause qui modifie les conditions de poursuite d'un contrat en cours en
diminuant les droits ou en aggravant les obligations du débiteur du seul fait de sa mise en
redressement judiciaire : Cass. Com., 14 janvier 2014, 12-22909

En cas de procédure collective de l'assuré, le contrat d'assurance poursuit donc toujours
ses effets, mais ne pourra être résilié que dans les conditions prévues par le Code des
Assurances, sauf meilleur accord entre les organes de la procédure collective et
l'assureur.

Néanmoins, l'assureur peut mettre l'administrateur en demeure de prendre parti sur la
poursuite du contrat. À défaut de réponse de l'administrateur dans un délai d'un mois à
compter de la mise en demeure, le contrat est résilié de plein droit.

La résiliation pour défaut de paiement de primes de l'article L 113-3 du Code des Assurances,
ne pourra intervenir que pour les primes échues et impayées postérieurement au jugement,
puisque l'article L 622-7du Code de Commerce interdit toute action en justice de la part de
tous les créanciers dont la créance a son origine antérieurement au jugement.

Les assureurs doivent donc continuer à se montrer vigilant en cas de procédure collective
frappant leurs assurés, dans la mesure où celle-ci peut avoir pour effet de modifier le risque
assuré, notamment par suite de réorganisation, et utiliser éventuellement le droit de résiliation
périodique prévu dans la Police, voire la résiliation pour sinistre...

SECTION III : LA PERIODE DE GARANTIE DU
CONTRAT

La période de garantie ne coïncide pas nécessairement avec la durée du contrat d'assurance.

Il en est ainsi, en assurance de responsabilité, lorsque la mise en jeu de la garantie n'est pas
seulement fonction de la date du fait générateur du dommage, mais également de la
réclamation du tiers lésé, laquelle peut intervenir postérieurement à la résiliation du contrat.

Base réclamation .Garantie "fait dommageable" II . 19 décembre 1990. 87-17586. 3e. I. 87-19588. 88-12863. n° 14-25761 En laissant ainsi les assureurs à la merci d'une réclamation pouvant survenir de nombreuses années après la fin de leur contrat. En effet.Garantie subséquente IV . la loi du 4 mars 2002. par7 arrêts de principe du 19 Décembre 1990. cette Juriprudence en a conduit certains à déserter des risques sensibles. Une telle stipulation doit en conséquence être réputée non écrite". 88-19441 . la Cour de Cassation a tenté de rétablir l'équilibre contractuel en posant le principe selon lequel "le versement de la prime pour la période qui se situe entre la prise d'effet du contrat et son expiration a pour contrepartie nécessaire la garantie des dommages qui trouvent leur origine dans un fait qui s'est produit pendant cette période (garantie "Fait dommageable ou Fait générateur". Cass. pour l'ensemble des risques de responsabilite des professionnels et des personnes morales ont institué des aménagements autorisant la clause "Base Réclamation". ont toujours souhaiter pouvoir rattacher les risques pris en charge à la durée du contrat. C'est pourquoi. Civ. "cette clause aboutit à priver l'assuré du bénéfice de l'assurance en raison d'un fait qui ne lui est pas imputable et à créer un avantage illicite comme dépourvu de cause au profit du seul assureur qui aurait alors perçu des primes sans contrepartie". 2015.Les assureurs.Civ. et ont eu tendance à ne prévoir la garantie que si le fait dommageable et la réclamation de la victime avaient lieu pendant la durée de la Police (clause Base Réclamation ou "Claim's made"). Cette clause est très dangereuse pour l'assuré dépourvu de garantie si la réclamation du tiers est postérieure à l'expiration du contrat. et notamment leurs réassureurs. en matière d'assurance du risque médical. C'est pourquoi. 26 nov. à la condition que la Police prévoie une "garantie subséquente" d'un minimum de 5 ans. 88-14756.Reprise du passé inconnu III . tel que le risque médical (suite à l'Arrêt Perruche). Les aménagements de la période de garantie sont les suivants : I . puis celle du 1er Août 2003.

.

Ce type de garantie est celui qui protège le mieux l'assuré contre les conséquences de sa responsabilité civile. dans la mesure où la victime exerce son action directe dans le délai de prescription de droit commun. 829. ainsi que la victime qui peut exercer son action directe au delà de l'expiration du contrat d'assurance.C. dès que le fait dommageable est réalisé.I . Civ. 245. note J.REPRISE DU PASSE INCONNU La liberté contractuelle autorise les cocontractant à convenir que la garantie de l'assureur est due pour tout fait engageant la responsabilité de l'assuré intervenu antérieurement à la prise d'effet du contrat.Bigot. quelle que soit la date de la réclamation de la victime. 28 avril 1993. 1993. De telles clauses étaient fréquemment insérées dans les polices d'assurance de responsabilité professionnelle. III . Cette garantie n'est nécessaire que si aucun précédent assureur ne garantissait la période précédente. RGAT. Mais. 91-16294 . La garantie de l'assureur est due. Cass. Afin de préserver le caractère aléatoire du contrat d'assurance.GARANTIE SUBSEQUENTE Les parties peuvent convenir que l'assureur couvrira les conséquences de tout fait générateur intervenu pendant la durée du contrat d'assurance. et ass. II . obs. la Cour de Cassation a réputé "non écrite" la clause selon laquelle la garantie sera maintenue après la résiliation du contrat d'asurance moyennant le paiement d'une prime "subséquente". S. . notamment en cas de changement d'assureur. et tant que l'assureur est exposé au recours de son assuré. 1993.Bertolaso. I.GARANTIE FAIT DOMMAGEABLE (BASE "OCCURENCE") La garantie responsabilité civile de l'assureur est due pour tout fait dommageable survenu entre la prise d'effet et l'expiration de son contrat. même si la réclamation du tiers victime n'intervient que postérieurement à l'expiration de la police. l'assuré ne devra cependant pas avoir été informé de ce que sa responsabilité soit susceptible d'être engagée pour un fait antérieur. R. ensuite de sa jurisprudence de 1990 relative à la condamnation de la "clause de réclamation".

les statistiques et les calculs de probabilités sont effectués par les assureurs sur la base de l'importance des risques encourus pour une période donnée et limitée. afin de limiter l'application de leur police dans le temps. si son dommage ou sa réclamation intervenait postérieurement à l'extinction du contrat. Dans un premier temps.IV . la Cour de Cassation a décidé que la clause par laquelle la garantie n'était acquise que si la réclamation est présentée avant la résiliation de la police devait être analysée comme une clause de "déchéance". : Condition : Une réclamation pendant la durée de la Police Techniquement. Cette clause était opposable à la victime : Cass. Ces modalités sont particulièrement essentielles en matière de réassurance. et à la constitution des provisions pour sinistres.Inopposabilité à la victime Par deux arrêts des 22 et 23 Janvier 1985. De même. les assureurs de responsabilité avaient l'habitude d'insérer dans leurs police une clause. En l'absence de clause de reprise du passé par un nouvel assureur. la victime se trouvait dans l'impossibilité de bénéficier de la garantie de l'assureur de responsabilité. l'assuré ne se trouve donc pas garanti si la réalisation du dommage ou la réclamation du tiers n'intervient que postérieurement à l'expiration de la période de garantie. et comme telle inopposable au tiers lésé : . ce qui sert au calcul de la prime. C'est pourquoi. dite "claim's made" selon laquelle la garantie n'était due que si la réclamation du tiers victime intervenait entre la prise d'effet et l'extinction du contrat d'assurance. qu'elle avait été librement acceptée par l'assuré et qu'elle n'était pas contraire à l'ordre public. Civ.Validité initiale de la clause "de réclamation" La clause de réclamation permettait aux assureurs de "calculer" leur risque sur un exercice donné. la Cour de Cassation a condamné les clauses "Claim's made" sur le fondement de l'absence de cause selon les étapes suivantes : 1 . p. dans la mesure où cette cause était explicite. 2. 3 Mars 1981.541 2 . 79-15297 RGAT 1981.CLAUSE DE RECLAMATION dite "CLAIM'S MADE" 1. Condamnation des clauses "Claim's made" Afin d'éviter de tels découverts de garantie. I. la Cour de Cassation a consacré la validité de la clause selon laquelle la garantie de l'assureur était subordonnée à la réclamation de la victime pendant la période où le contrat d'assurance est en cours.

1991. I. 714.. concl. 87-19588. Cass. Sargos. RGAT 1991.155. 1994. 19 décembre 1990. 3 . JCP G. Cass. en tout état de cause nécessaire à la mise en œuvre de l'assurance de responsabilité. la Première Chambre Civile de la Cour de Cassation a décidé : Le versement de primes pour la période qui se situe entre la prise d'effet du contrat et son expiration a pour contrepartie nécessaire la garantie des dommages qui trouvent leur origine dans un fait qui s'est produit pendant cette période. 9 Mars 1999.J. les clauses "réclamations" restaient valables si elles étaient expressément prévues par un texte réglementaire particulier (agents immobiliers. 26 novembre. et as. Civ. note J. note G. R. 4 .Viney .2 arrêts.Nullité de la clause pour défaut de cause Par 7 arrêts de principe en date du 19 Décembre 1990. 92-15664 . I.. I. a été formulée au cours de la période de validité du contrat abouti à priver l'assuré du bénéfice de l'assurance en raison d'un fait qui ne lui est pas imputable et à créer un avantage illicite. Par un Arrêt du 16 Décembre 1997. II. la jurisprudence fait une application constante de ce principe : Cass. 21656. 287. 228 et 233 La Cour de Cassation a élargi cette solution au cas où la Police. II. 94-17061 . p. Depuis lors. En conséquence "cette stipulation doit être réputée non écrite". elle a ainsi considéré que "toute clause qui tend à réduire la durée de la garantie de l'assureur à un temps inférieur à la durée de la responsabilité de l'assuré est génératrice d'une obligation sans cause. R. sans prévoir de clause "claim's made" limitait la garantie à une durée de deux ans après la livraison d'un produit défectueux. I.Lambert-Faivre. Civ. Civ.94-20060 . RGAT 1985.271. III.C. et Ass. 88-14756. note Serverin. I. note Y.). 14-25761 Nul doute que la même solution aurait pu être retenue en vertu de la théorie des clauses abusives à l'égard des consommateurs. y compris pour les contrats d'assurance obligatoire des Centres de Transfusion Sanguine.p. 16 décembre 1997.Cass. au profit du seul assureur.BIgot. comme dépourvu de cause. 2015. Civ. Civ. note J.C. agents de voyage. Dalloz 1985. 88-19441 . Civ. chr. p. 83-15312 . H. 1991. JCP 1998. G. Dalloz 1999. note Y. Cass.Groutel : l'extermination des clauses limitatives dans le temps de la garantie des assurances de respo nsabilité.Bigot. la stipulation de la police selon laquelle le dommage n'est garanti que si la réclamation de la victime. 96-22186 . Dalloz 1998. comm. qui aurait alors perçu les primes sans contrepartie.410.BIgot . 87-17586. 10018. jur. 23 janvier 1985. 216. 88-12863. Toutefois.Cass. . 30 mars 1994. et comme telle illicite et réputée non écrite". note J.

les textes réglementaires autorisant la clause "réclamation" dans les contrats d'assurance de responsabilité des Centres de Transfusion Sanguine. actu.215243 . dans des domaines de risques juridiquement "sensibles" au long terme. tel que le risque médical. rendue obligatoire depuis la loi du 4 mars 2002 dans l'article L1142-2 du Code de la Santé Publique. 264. la Cour de Cassation met l'indemnisation du sinistre non . p.Bertolaso. Dalloz 2001. les pouvoirs publics. sous l'égide de l'APSAD.33 . 4 . 212338 . afin de de permettre sa couverture dans des conditions acceptables.E.Des assouplissements nécessaires La Jurisprudence de la Cour de Cassation a contribué.1265. voire le risque industriel.. la jurisprudence de la Cour de Cassation pouvait sembler parfois incohérente : C'est ainsi qu'en matière de garantie dégâts des eaux. RGDA 2001. posé par cette jurisprudence. Mais. Conscient du réel problème de "technique" d'assurance. La clause réclamation "aboutit à priver l'assuré du bénéfice de l'assurance en raison d'un fait qui ne lui est pas imputable et conduit à créer un avantage illicite dépourvu de cause et par conséquent contraire aux dispositions de l'article 1131 du Code Civil. en février 2002.. 5 . G. sous la pression de lobbies d'assureurs. au profit du seul assureur qui aurait perçu des primes sans contrepartie.Lambert- Faivre :"De la licéïté des obligations d'assurance réglementaires et des limitations de garantie dans le temps et en montant". note S. note Y. les pouvoirs publics ont supprimé les clauses type autorisant certains professionnels à fixer conventionnellement et librement la durée de la garantie dans certaines assurances obligatoires :JCP 2002. dont l'origine s'était étalée dans le temps. Néanmoins. les assureurs ont conclu une convention en 1991. afin de déclarer celle-ci inapplicable dans les rapports entre eux. Il a considéré dans l'Arrêt Beule du 29 Décembre 2000. notamment en matière d'assurance de responsabilité médicale. avec succession d'assureurs.. que le "versement des primes pour la période qui se situe entre la prise d'effet du contrat et son expiration a pour contrepartie nécessaire la garantie des dommages qui trouvent leur origine dans un fait qui s'est produit pendant cette période". 29 Décembre 2000. ont envisagé d'assouplir le régime des clauses "de réclamation"." C. avec des résiliations massives ou des augmentations de primes dissuasives. cette convention inter-assureurs reste radicalement inopposable aux assurés et aux victimes. De son côté.Le Conseil d'Etat a annulé. à conduire les assureurs à abandonner la couverture du risque.Inopposabilité conventionnelle de la Jurisprudence entre assureurs Dans la mesure où la jurisprudence de la Cour de Cassation désorganisait les principes techniques servant de base au calcul des primes et des provisions.

Seuls. personnes physiques. en imposant une garantie subséquente d'un minimum de 5 ans. l'assureur n'est tenu que si.REGIME DE GARANTIE DES ASSUREURS SUCCESSIFS DANS LES ASSURANCES DE RESPONSABILITE A . 99-14493 C'est dans ces conditions que l'article de la loi du 30 Décembre 2002. tout contrat d'assurance de responsabilité civile garantissant les risques mentionnés à l'article L. conclu antérieurement à cette date. IV . 2 juillet 2002. à l'assureur en risque au moment du fait générateur. 1142-2 du code de la santé publique. DEFINITION DE LA NOTION DE SINISTRE EN ASSURANCE DE RESPONSABILITE L'article L 124-1 du Code des Assurances dispose que : Dans les assurances de responsabilité. D'une façon générale La loi 2003-706 du 1er Août 2003.Nouvelle définition du sinistre B . ou 10 ans pour le dernier contrat : Sans préjudice de l'application des clauses contractuelles stipulant une période de garantie plus longue. a institué l'insertion de clauses "claim's made" dans les polices d'assurance du risque médical.Information de l'assuré A. mais à celui-ci qui l'était au moment de la "manifestation" du dommage. Civ. ne peuvent se voir proposer de telles clauses de réclamation. si ces sinistres sont imputables aux activités garanties à la date d'expiration ou de résiliation et s'ils résultent d'un fait dommageable survenu pendant la période de validité du contrat. I. étant toujours soumis au principe de la garantie du fait générateur. les particuliers. quelle que soit la date de la réclamation. une réclamation amiable ou judiciaire est faite à l'assuré par le tiers lésé. . Ces textes ont été codifiés dans l'article L 251-1 du Code des Assurances. garantit les sinistres dont la première réclamation est formulée postérieurement à cette date et moins de cinq ans après l'expiration ou la résiliation de tout ou partie des garanties.Application des garanties d'assurance de responsabilité dans le temps C . à la suite du fait dommageable prévu au contrat. Cass. a autorisé le bénéfice de la clause claim"s made pour toutes les polices de responsabilité civile des professionnels et des personnes morales.

80 II. VII Journal Officiel du 2 août 2003 en vigueur le 2 novembre 2003) La garantie est. Un décret en Conseil d'Etat peut également imposer l'un de ces modes de déclenchement pour d'autres garanties. Toutefois. la garantie est déclenchée par le fait dommageable.C'est ainsi que. et que la première réclamation est adressée à l'assuré ou à son assureur entre la prise d'effet initiale de la garantie et l'expiration d'un délai subséquent à sa date . selon le choix des parties. à la suite d'un événement prévu au contrat.  Un ensemble de faits dommageables ayant la même cause technique est assimilé à un fait dommageable unique (Sinistre sériel). le cas échéant. une réclamation est faite à l'assuré par le tiers lésé ou. par l'Etat en application de l'article 14 de la loi n° 2008-518 du 3 juin 2008 relative aux opérations spatiales. selon les cas. dès lors que le fait dommageable survient entre la prise d'effet initiale de la garantie et sa date de résiliation ou d'expiration. La garantie déclenchée par la réclamation couvre l'assuré contre les conséquences pécuniaires des sinistres. B. Le contrat doit. reproduire le texte du troisième ou du quatrième alinéa du présent article. La garantie déclenchée par le fait dommageable couvre l'assuré contre les conséquences pécuniaires des sinistres.1 Code des Assurances issu de la loi du 1er août 2003) qualifie de sinistre de responsabilité civile :  Tout dommage ou ensemble de dommages causés à des tiers  Engageant la responsabilité de l'assuré  Résultant d'un fait dommageable ayant donné lieu à réclamation  Le fait dommageable est celui qui constitue la cause génératrice du dommage. déclenchée soit par le fait dommageable. soit par la réclamation. l'article L176-5 du Code des Assurances dispose que l'assureur n'est tenu que si. APPLICATION DES GARANTIES D'ASSURANCE DE RESPONSABILITE CIVILE DANS LE TEMPS Article L 124-5 du Code des Assurances : (inséré par Loi nº 2003-706 du 1 août 2003 art. (L'article L. dès lors que le fait dommageable est antérieur à la date de résiliation ou d'expiration de la garantie.1. quelle que soit la date des autres éléments constitutifs du sinistre. lorsqu'elle couvre la responsabilité des personnes physiques en dehors de leur activité professionnelle. dans l'assurance spatiale. par exemple.124.

la garantie ne couvre les sinistres dont le fait dommageable a été connu de l'assuré postérieurement à la date de résiliation ou d'expiration que si. Lorsqu'un même sinistre est susceptible de mettre en jeu les garanties apportées par plusieurs contrats successifs. dès que le fait dommageable survient entre la prise d'effet initiale de la garantie et sa date de résiliation ou d'expiration. al.3) : Couvre l'assuré contre les conséquences pécuniaires des sinistres.4) . CONDITIONS DE LA GARANTIE :  Garantie base "fait dommageable" (L 124-5. Toutefois. 121-4. al.  En dehors de leur activité professionnelle. sans qu'il soit fait application des quatrième et cinquième alinéas de l'article L. quelle que soit la date des autres éléments constitutifs des sinistres. L'assureur ne couvre pas l'assuré contre les conséquences pécuniaires des sinistres s'il établit que l'assuré avait connaissance du fait dommageable à la date de la souscription de la garantie. au moment où l'assuré a eu connaissance de ce fait dommageable. la garantie déclenchée par le fait dommageable ayant pris effet postérieurement à la prise d'effet de la loi nº 2003-706 du 1er août 2003 de sécurité financière est appelée en priorité. la couverture des responsabilités des personnes physiques ne peut donc être déclenchée que par le fait dommageable. Un délai plus long et un niveau plus élevé de garantie subséquente peuvent être fixés dans les conditions définies par décret. Le délai subséquent des garanties déclenchées par la réclamation ne peut être inférieur à cinq ans.  Seuls les professionnels et les personnes morales peuvent choisir que la garantie sera déclenchée par la réclamation de la victime. cette garantie n'a pas été resouscrite ou l'a été sur la base du déclenchement par le fait dommageable. Les dispositions du présent article ne s'appliquent pas aux garanties d'assurance pour lesquelles la loi dispose d'autres conditions d'application de la garantie dans le temps.  Garantie "base réclamation" (L 124-5. Le plafond de la garantie déclenchée pendant le délai subséquent ne peut être inférieur à celui de la garantie déclenchée pendant l'année précédant la date de la résiliation du contrat. de résiliation ou d'expiration mentionné par le contrat.

et conformément à l'article L 121-4 du Code des Assurances. en ce que : o L'assuré ne peut pas s'adresser à l'assureur de son choix o Il n'y a pas lieu à contribution entre assureurs. et 2. au moment où l'assuré a eu connaissance de ce fait dommageable. (Exclusion du "passé connu">  application de garanties successives Lorsqu'un même sinistre est susceptible de mettre en jeu les garanties apportées par plusieurs contrats successifs.C. que le fait dommageable soit resté inconnu lors de cette nouvelle souscription. de sorte que c'est bien celui dont le contrat était applicable au moment du fait dommageable qui doit conserver la charge finale de l'indemnisation (y compris en matière de R. la garantie déclenchée par le fait dommageable. et d'un contrat "base réclamation" souscrit après cette date. bien entendu. en cas de sinistre survenu sous l'empire de l'ancien contrat. l'assureur doit remettre à l'assuré une fiche d'information décrivant (article L 112-2 Code des Assurances):  le fonctionnement dans le temps des garanties déclenchées par le fait dommageable. C. ou par la réclamation  ainsi que les conséquences de la succession de contrats et ayant des modes de déclenchement différents . L'assureur ne couvre pas l'assuré s'il établit que l'assuré avait connaissance du fait dommageable à la date de la souscription de la garantie. médicale).l'assuré peut s'adresser à l'assureur de son choix. à condition. Première réclamation adressée à l'assuré ou assureur entre prise d'effet et expiration d'un délai subséquent d'au moins 5 ans : Toutefois. est appliquée en priorité. en cas de succession d'un contrat "fait générateur" souscrit et non renouvelé avant le 3 Novembre 2003. Fait dommageable antérieur à l'expiration de la garantie du contrat. cette garantie (base réclamation) n'a pas été resouscrite ou l'a été sur la base "fait dommageable". Dans ce dernier cas. Avant la conclusion d'un contrat comportant des garanties de responsabilité. INFORMATION DE L'ASSURE 1. on peut considérer que les deux contrats sont "cumulatifs". la garantie ne couvre les sinistres dont le fait dommageable a été connu de l'assuré postérieurement à la date de résiliation ou d'expiration que si. Néanmoins. ou avant la première reconduction après le 1er novembre 2003. 1. ayant pris effet après le 1er novembre 2003. Il ne peut y avoir assurance cumulative dans les conditions prévues par l'article L 121-4 du Code des Assurances . et la contribution entre les deux assureurs se fait au prorata de leurs engagements respectifs.

DATE D'EFFET : Contrats postérieurs au 2 novembre 2003  Trois mois après la publication de la loi. lorsque celle-ci est liée à un bien déterminé..Supension en cas d'aliénation d'un véhicule à moteur ou de bateau de plaisance I . Le contrat doit reproduire le texte du 3e ou du 4e alinéa de l'article L 124-5. Il faut que l'assurance porte sur une chose déterminée dont la propriété est transmise. dans les conditions prévues par le nouvel a. soit le 2 Novembre 2003  Toutefois.LA CONTINUATION DU CONTRAT EN CAS D'ALIENATION DE LA CHOSE ASSUREE L'article L 121-10 du Code des Assurances dispose que: En cas de décès de l'assuré ou d'aliénation de la chose assurée.LA TRANSMISSION DU CONTRAT D'ASSURANCE I . à charge par celui-ci d'exécuter toutes les obligations dont l'assuré était tenu vis à vis de l'assureur en vertu du contrat.. o En cas de garantie "base réclamation" : garantie déclenchée par la réclamation SECTION IV .. . pour les garanties ayant pris effet avant le 1er novembre 2003 o En cas de garantie base "fait dommageable" pendant la durée de validité du contrat. la garantie est déclenchée par le fait dommageable. Toutefois. à titre onéreux ou gratuit: vente.  responsabilité du propriétaire d'un fonds de commerce. il peut s'agir d'une assurance de responsabilité.La continuation du contrat en cas d'aliénation de la chose assurée II . ou à cause de mort. Il peut porter sur des biens corporels ou incorporels : fonds de commerce. Exemples:  responsabilité à l'égard des voisins en cas d'incendie de l'immeuble dont on est propriétaire. relatifs aux modalités de déclenchement du type de garantie applicable.  responsabilité du propriétaire en cas de ruine de son bâtiment. L 124-5. Le transfert de propriété peut intervenir entre vif.. apport en société. bail. donation.2. l'assurance continue de plein droit au profit de l'héritier ou de l'acquéreur. D .

cédée dans le cadre d'un plan de cession. ils sont solidairement tenu du paiement des primes.. 4 dispose que : lorsqu'il y a plusieurs héritiers ou plusieurs acquéreurs.Asselain "Incidences de la cession judiciaire d'une entreprise sur le contrat d'assurance"". Ce principe s'applique tant aux assurances de biens qu'aux assurances de responsabilité. L'assureur pourra néanmoins opposer à l'acquéreur toutes les exceptions qu'il aurait pu opposer au vendeur. p.. celui qui aliène reste tenu vis à vis de l'assureur au paiement des primes échues. Civ. Cass. si l'assurance continue. règle proportionnelle de taux de prime suspension de la garantie. il reste caution solidaire et tenu au paiement des primes. Par ailleurs. 13 juillet 2005. l'acquéreur doit exécuter toutes les obligations dont l'assuré était tenu vis à vis de l'assureur en vertu du contrat: déclaration des aggravations de risques. les dispositions de l'article L 621- 88 du Code de Commerce étant sans application.2337. mais il est libéré même comme garant. 04-14985 . 2006. si les dettes successorales se divisent en principe entre les héritiers. En cas de transmission à cause de mort. L'alinéa 2 de l'article L 121-10 dispose cependant que: Il est loisible toutefois soit à l'assureur soit à l'héritier ou à l'acquéreur de résilier le contrat. Cass. 4 Octobre 2005. voir : M. sauf s'il parvient à établir que l'assureur avait eu connaissance de l'aliénation par un autre moyen.. Il en est ainsi pour une société d'assurance titulaire d'un contrat d'assurance "multirisques industriels" mise en redressement judiciaire. compensation de primes etc. . et s'appliquent donc dans l'hypothèse d'une cession judiciaire. La cession des actifs entraîne donc nécessairement cession des contrats d'assurance qui en sont l'accessoire. Etude n°1. même si le propriétaire du bien ignore l'existence de la garantie. . Tant que l'aliénateur n'a pas informé l'assureur de l'aliénation par lettre recommandée. notamment nullité de la police. IR. et a lieu de plein droit. des primes à échoir.L'article L 121-10 ne distingue pas selon le mode d'alinéation de la chose assurée et s'applique de plein droit à la transmission du contrat d'assurance accessoirement à la cession d'un actif dans le cadre d'une procédure de redressement judiciaire. l'article L 121-10 al. II. RC et Ass. Com. à partir du moment où il a informé l'assureur de l'aliénation par lettre recommandée. 3 : En cas d'aliénation de la chose assurée. 03-12533 . Les dispositions de l'article L 121-10 ne distinguent pas selon le mode d'aliénation de la chose assurée. La transmission du contrat d'assurance est automatique. Dalloz 2005.Article L 121-10. al.

L'assureur ne peut demander une indemnité supérieure à une prime annuelle si l'héritier ou l'acquéreur opte pour la résiliation du contrat. et seulement en ce qui concerne le véhicule aliéné. Les éléments du contrat d'assurance CHAPITRE I LE RISQUE ASSURE Dernière mise à jour :  Chapitre II : La prime .LA SUSPENSION DU CONTRAT EN CAS D'ALIENATION D'UN VEHICULE A MOTEUR OU D'UN BATEAU DE PLAISANCE En cas de vente d'un véhicule. Le texte précise que l'assuré doit informer l'assureur. A défaut de remise en vigueur du contrat par accord des parties ou de résiliation par l'une d'elles. et il parait plus satisfaisant que la garantie soit reportée sur l'autre véhicule. le contrat d'assurance est suspendu de plein droit à partir du lendemain. du jour de l'aliénation : il peut être résilié.L'assureur peut résilier le contrat dans un délai de trois mois à partir du jour où l'attributaire définitif a demandé le transfert du contrat à son nom. la résiliation intervient de plein droit à l'expiration d'un délai de six mois à compter de l'aliénation. C'est pourquoi l'article L 121-11 du Code des Assurances dispose que : En cas d'aliénation d'un véhicule terrestre à moteur ou de ses remorques ou semi- remorques. celui ci est généralement remplacé par un autre. moyennant préavis de dix jours. II . Aux termes de l'alinéa 3 de l'article L 121-11 il ne peut être prévu le paiement d'une indemnité à l'assureur dans ces cas de résiliation. par chacune des parties. par lettre recommandée de la date d'aliénation. à zéro heure.

LA FAUTE INTENTIONNELLE DANS LES ASSURANCES DE DOMMAGES 1 .IV/VII CHAPITRE I .EXCLUSION LEGALE DE LA FAUTE INTENTIONNELLE OU DOLOSIVE a . MOUVEMENTS POPULAIRES c .DOMMAGES AUX PERSONNES a . matériels.DEFINITION DES CONDITIONS DE GARANTIE II .LES EXCLUSIONS DE RISQUE I . EMEUTE.LA PREUVE DE LA REUNION DES CONDITIONS DE GARANTIE SECTION III .EN ASSURANCE DE CHOSE B .L'OBJET DE LA GARANTIE A .Nature des dommages garantis : corporels.Notion d'activité garantie 2 .EXCLUSIONS LEGALES A .DOMMAGES AUX BIENS a .FRANCHISES SECTION II .DANS LES CONTRATS .LE FONDS DE GARANTIE-ATTENTATS B .EXCLUSION LEGALE DES RISQUES DE GUERRE 1 .VICTIMES D'ATTENTATS TERRORISTES 1 ..LE RISQUE ASSURE SECTION I .LA NATURE DE LA GARANTIE I .LE FAIT GENERATEUR III .DANS LES CONTRATS D'ASSURANCES DE CHOSE 2 .GUERRE CIVILE.LES CONDITIONS DE GARANTIE I .CHAMP D'APPLICATION DE LA GARANTIE 2 .GUERRE ETRANGERE b . II . immatériel..MONTANT DES GARANTIES A .PLAFONDS B .EXCEPTIONS : GARANTIE DES ATTENTATS AUX BIENS 2 . Chapitre III : Le réglement du sinistre PLAN .RISQUE DE GUERRE b .EN ASSURANCE DE RESPONSABILITE 1 .

L'OBJET DE L'EXCLUSION DE RISQUE b .DISTINCTION ENTRE EXCLUSION DIRECTE ET EXCLUSION INDIRECTE c .DEFINITION DE L'EXCLUSION DE RISQUE a .LA FAUTE INTENTIONNELLE DANS LES ASSURANCES DE PERSONNES 1 .LE MEURTRE DE L'ASSURE PAR LE BENEFICIAIRE C .DOMMAGES PRIS EN CHARGE  ATTEINTES A LA PERSONNE  ATTEINTES AUX BIENS : VOLS. ESCROQUERIES ET ABUS DE CONFIANCE 3 .PREUVE DE L'EXCLUSION DE RISQUE C .LOI DU 3 JANVIER 1977 : INDEMNISATION PAR L'ETAT b .LE SUICIDE DE L'ASSURE DANS LES ASSURANCES EN CAS DE DECES 2 .L'EXCLUSION DOIT ETRE FORMELLE 2 .VICTIMES INDEMNISEES 4 .EFFETS DE L'EXCLUSION DE RISQUE En cours de mise à jour .L'EXCLUSION DOIT ETRE LIMITEE B . D'ASSURANCE DE RESPONSABILITE  Absence de garantie du dommage intentionnel causé à autrui par l'assuré  Garantie de la faute intentionnelle des personnes dont l'assuré doit répondre b .L'INDEMNISATION DES VICTIMES D'INFRACTION a .LES EXCLUSIONS CONVENTIONNELLES DE RISQUE A .CONDITIONS DE VALIDITE DE LA CLAUSE D'EXCLUSION DE RISQUE 1 .PROCEDURE D'INDEMNISATION II .LOI DU 6 JUILLET 1990 : INDEMNISATION PAR LE FONDS DE GARANTIE DES ACTES DE TERRORISME ET D'AUTRES INFRACTIONS> 1.

Les caractères du risque assuré. de l'évaluer et de décider ou non de le faire supporter par la mutualité. tels que la nature des dommages prévisibles. détermineront le montant de la prime. 2. CHAPITRE I LE RISQUE ASSURE Section I . de manière à lui permettre de se forger une opinion sur le risque à garantir..L'objet de la garantie : tel que la chose. De plus.LA NATURE DU RISQUE GARANTI . la responsabilité ou la personne assurée 3 . SECTION I . Les Parties vont donc délimiter le risque en aménageant conventionnellement :  La nature du risque garanti  Les conditions de la garantie  Les clauses d'exclusions de risques.L'évènement : fait générateur du sinistre : risques d'incendie. vol. au patrimoine.. Le risque garanti est donc l'élément fondamental du Contrat d'assurance. devront être bien connus de l'assureur.ou le sinistre lui-même : le risque qui s'est réalisé Le risque garanti est une conjonction de deux facteurs :  un dommage causé à la chose. 1. puisqu'il détermine la nature et l'étendue de la protection attendue par l'assuré. les éléments caractéristiques du risque. ou à la personne assurée  par un évènement (fait générateur ou fait dommageable) déterminé et prévu par le contrat. 2 . et la probabilité du fait générateur.La nature du risque garanti Section II .Les exclusions de risque Le terme RISQUE possède diverses acceptions : 1 .Les conditions de garantie Section III .

bijoux.En assurance de chose B .stocks.. .Notion d'activité garantie 2 . I .EN ASSURANCE DE CHOSE L'objet de la garantie dont la perte donnera lieu à l'indemnisation de l'assureur.En assurance de responsabilité C .Oeuvres d'art. construction .. devra être précisé dans le contrat :  Pertes matérielles : . B .Fonds de Commerce . en ce qui concerne l'objet. pertes d'exploitation....Multirisques habitation : Immeuble d'habitation. pertes de loyers. ateliers. afin qu'il n'y ait pas d'ambiguité sur la prestation due par l'assureur..ordinateurs.Matériel de transport : Véhicules..NOTION D'ACTIVITE GARANTIE La Police doit préciser la nature de l'activité à l'occasion de laquelle la responsabilité de l'assuré est susceptible d'être recherchée : o Responsabilité du particulier. vie privée.En assurance de personnes A . et la période d'application de la garantie en matière d'assurance de responsabilité.. mobilier. .EN ASSURANCE DE RESPONSABILITE 1 .. le montant des garanties.le fait générateur III . données informatiques... . Navire. I . chef de famille. le fait générateur. o Risques des associations et des collectivités territoriales.L'objet de la garantie II .Bâtiments. . o Assurances obligatoires : automobile.Nature des dommages garantis 1. usines ..L'OBJET DE LA GARANTIE A . .. dites pertes "indirectes" puisque souvent consécutives à des pertes matérielles directement causées par le sinistre. outillages.Le montant des garanties Le risque assuré doit être défini de la manière la plus précise possible.Machine..  Pertes immatérielles. . marchandises...

04-18145 .. 17 décembre 2003. note J. n°131 Si le contrat d'assurance de responsabilité obligatoire que doit souscrire tout constructeur ne peut comporter des clauses d'exclusion autres que celles prévues par l'annexe I à l'article A 243-1 du Code des Assurances. 04-13468 et 04- 16981. 95-18947 Dossier Juridiques et technique de l'Argus du 24 avril 1998. 17 décembre 2003. Pour une activité de couvreur : Cass. 15 Septembre 2011. III. note GD o Le négociant qui a déclaré une activité de "négoce de produits du sol. 17 février 1998.1045. C'est ainsi que l'assureur ne garantira pas : o La société d'animation musicale et de sonorisation qui installe un chapiteau : Cass. pour des dommages causés par une activité déclarée de maçon : Cass. La définition de l'activité garantie est une clause essentielle du contrat d'assurance de responsabilité professionnelle ou industrielle. III. pour un dommage survenu lors d'une activité de manutention de matériaux sur un chantier de construction : Cass. Civ. p. n°70 o L'activité d'aménagement de magasins. engrais. p.442. Civ. Note A. RGAT 1995. note L. 10091. RGDA 2000. note M. I. I. Bull. Karila o L'activité déclarée de couverture et zinguerie. Mayaux o L'expert comptable qui effectue des prestations juridiques.. 27 juin 1995. p. o L'activité déclarée de déménageur. o Risques d'entreprise :  Marchandises transportées. 10-23931 . grais pailles. 8 Novembre 2006. pour des dommages causés par une activité de couverture et de plomberie : Cass. RGDA 2005. I.P. Professionnels de l'immobilier.. Civ. 98-10977 .Pimbert . note L. I. II. Civ. I. la définition du secteur d'activités de l'assuré constitue une condition de la garantie : Cass. alors que la Police ne vise que les seules activités d'ordre comptable : Cass. 8 Novembre 2008. o Responsabilités professionnelles : Avocats. II. o L'aviateur qui effectue un vol non prévu dans la garantie : Cass.123. légumes secs" pour une activité de récolte : Cass.. pour un sinistre survenu à l'occasion d'une activité de charpente : Cass. 5 Juin 2008.Kullmann En matière d'assurance de responsabilité décennale. II. Bris de Machine. 92- 10355 . 95-10187 . RGDA 2007. Notaires. Civ.  Risques techniques de l'entreprise : Tous Risques Chantier. TRC Montage Essais Transport. 118. RGDA 1997.. III. note L. III.Fondallosa. les matériels informatiques. note J. 04-18145 .696. engins de chantier. Civ. 01-12291 . 05- 18126 o L'avocat qui fait un intermédiaire de placement : Cass. RC et Ass. Civ. 95-10187 . la garantie de l'assureur ne concerne néanmoins que le secteur d'activité professionnelle déclarée par le constructeur : o L'activité de plâtrerie pour une activité déclarée de fumisterie Cass. Médecins.899. Civ.. I. Civ.Perier. Mayaux. biomasse. Civ. RGDA 2012. fourrages. P. VI. 2 Juin 2005. 29 avril 1997. p. 29 Avril 1997. G. 01-12291 ( o L'activité de couvreur.  Cyber-risque  Centrales photo-voltaïques. 2007. JCP 2004. Civ. 4 juillet 2000.. Civ. Com.

p..I.. on comprendra qu'il n'existe de dommages matériels garantis.. 04-14472 . que si ceux-ci ont été causés à des tiers par la chose vendue : incendie. privations de jouissance. Dans la mesure où toutes les polices R. si la chose vendue.)." (Dommages Immatériels non Consécutifs à un dommage matériel garanti) l'assureur n'aura pas à prendre en charge des dommages immatériels.NATURE DES DOMMAGES GARANTIS : MATERIELS. ou de remplacement de la chose vendue.. ou après Travaux. . Prévoyance. les polices d'assurance professionnelles vont déterminer la nature des dommages assurés. .Accident. remise en état. pertes de loyers. ou "immatériels purs".) :  Soit.LE FAIT GENERATEUR ASSURE : La police doit préciser la nature de l'évènement dont la réalisation entraînera la mise en jeu de la garantie.C. incapacité. maladie.. non consécutifs à un dommage matériel garanti : "immats' non consécutifs" (D. 28 septembre 2005. En l'absence de garantie "D.C. n'a occasionné aucun dommage matériel garanti à des tiers.Perte d'emploi.. CORPORELS. invalidité.N.. dépendance. atteintes à l'environnement.EN ASSURANCE DE PERSONNES . Dècès. après livraison excluent classiquement les frais de remplacement. II . assurance emprunteur.Retraite. tels que : o les dommages matériels ou corporels causés aux tiers ainsi que : o les dommages immatériels (pertes d'exploitation.. Civ. préjudice commercial ..N. .I. purement défectueuse.. C . conditionnés par l'existence de dommages matériels garantis : "immat' consécutifs"  Soit. avec une prime nécessairement plus chère puisque le risque est aggravé. pour un sinistre survenu à l'occasion de l'activité déclarée de travaux de bâtiment relevant des activités de la catégorie B indiquées dans une liste annexée et excluant les travaux curatifs de charpente : Cass.. explosion.2703. III. IR. Le respect de la condition d'activité garantie est donc essentielle pour la mise en jeu du contrat d'assurance. 2 .C. IMMATERIELS En matière d'assurance de Responsabilité Civile après Livraison. o Le traitement contre les termites. Dalloz 2005.

.  En matière de contrat d'assistance ou de protection juridique :  A prendre en charge des frais de procédure ou à fournir des services découlant de la couverture d'assurance. vandalisme.Article 1386-19 du Code Civil : Toute personne responsable d'un préjudice écologique est tenu de le réparer. En assurance de chose. professionnelle : 1231-1 du Code Civil o Responsabilité civile "exploitation" : à l'égard des salariés et des tiers au cours de l'exploitation de l'entreprise o Responsabilité civile "après livraison" : à l'égard des clients et des tiers.Article L162-1 du Code de l'environnement . vol. 1241. 1244.Plafonds C . stockages. du fait des produits ou des travaux fournis par l'assuré o Responsabilité du fait des produtis défectueux : articles 1245 et ss du Code Civil o Pollutions accidentelle des sols des eaux ou de l'air. . et correspond :  Aux frais de réparation ou de remise en état de la chose sinistrée  à la valeur vénale ou de remplacement de la chose assurée..Fixation dans la Police B .  soit à sa valeur à neuf (incendie d'immeuble)  soit à une partie de la valeur de la chose assurée (Article L 121-5 Code des assurances : sous-assurance)  En assurance de responsabilité :  Au montant de la réparation due au tiers lésé par l'assuré. 1243. en . en cas de différend ou de litige opposant l'assuré à un tiers. il est soumis au principe indemnitaire de l'article L121-1 du Code des Assurances. 1242.  En assurance de responsabilité : o Responsabilité extra-contractuelle : 1240. . bris de glace.Franchises A . effondrement.LOI n° 2016-1087 du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité. du Code Civil o Responsabilité contractuelle. explosion..LE MONTANT DES GARANTIES A . poids de la neige . dégats des eaux. o Catastrophes naturelles.. de la nature et des paysages III . risque environnemental : effluents. dont la garantie est obligatoire dans les polices d'assurance de chose..  En assurance de chose : o Incendie..FIXATION DU MONTANT DE LA GARANTIE DANS LA POLICE Le montant de la garantie est contractuellement prévu dans la Police .

. et en l'incitant à prendre les précautions nécessaires pour l'éviter. Le montant des garanties est fixé dans le "Tableau de garantie" annexé aux Conditions Particulières de la Police. matériels.FRANCHISES Des franchises sont convenues dans la plupart des contrats d'assurance. et est opposable à l'assuré.000 euros minimum en matière de responsabilité civile automobile (Art. il est plus difficile de prévoir le montant des dommages. immatériels ou corporels. ces plafonds de garantie ne devront pas contrevenir aux "clauses types" des assurances obligatoires (circulation. A211-1-3 C. tels que la victime agissant par voie d'action directe. C'est pourquoi. vue notamment de défendre ou représenter en demande l'assuré dans une procédure civile. en matière de dommages corporels. et toujours limités en ce qui concerne les dommages matériels ou immatériels prévisibles : 1. Toutefois. Les plafonds de garanties sont convenus de gré à gré entre les parties au contrat en fonction des risques prévisibles. parfois en valeur à neuf (incendie d'immeuble) moyennant une condition de reconstruction dans un certain délai. ou de remplacement. qui est déduit du montant de l'indemnité due par l'assureur et que l'assuré conserve à sa charge. même si les assureurs proposent des garanties bien supérieures. soit généralement en valeur vénale. est le le plus souvent contractuellement limité par des :  Plafonds de garantie  et des franchises B . en "intéressant" l'assuré à la non réalisation d'un risque. . pénale. ainsi qu'aux tiers bénéficiaires. ou stipulé sous forme de pourcentage du dommage.PLAFONDS DE GARANTIE Les assurances de chose garantissent les biens assurés à concurrence de la valeur de la chose. administrative ou autre ou contre une réclamation dont il est l'objet ou d'obtenir réparation à l'amiable du dommage subi. Il s'agit d'un montant forfaitaire. construction.  En matière de contrat d'assurance de personnes :  Au versement des capitaux forfaitaires prévus  et éventuellement Au versement de prestations de type indemnitaire Mais le versement de ces indemnités.Ass). les Polices sont souvent assorties de "plafonds de garantie" souvent illimités.. suceptibles d'être occasionnés par l'assuré à un tiers. Les franchises ont pour effet de "moraliser" le risque. En matière d'assurance de responsabilité.220. et conditionnent le montant de la prime. C .

La preuve des conditions de la garantie I . qui subordonnent la garantie de l'assureur à certaines conditions expressément prévues dans le contrat d'assurance. Les franchises sont opposables aux tiers bénéficiaires. Civ. SECTION II . sous réserve de réglementations particulières en matière d'assurance obligatoire de bâtiment. 12-29659 .  La garantie vol peut être subordonnée à une effraction dont il appartient à l'assuré de rapporter la preuve.Définition des conditions de garantie II . II.  La garantie "valeur à neuf" est subordonnée à la condition que l'assuré reconstruise l'immeuble sinistré dans un certain délai (en principe 2 ans. s'alimenter. Exemples :  La garantie du risque de dépendance peut être soumise à des conditions claires et précises non susceptibles d'interprétation : impossiblité physique totale et présumée permanente de pouvoir effectuer seul au moins trois des quatre actes de la vie : se déplacer.  La garantie du contrat d'assurance vol ne sera applicable qui si les locaux ou le véhicule assuré sont pourvus des dispositifs de protection et d'alarme décrits dans la police. note M.. inférieurs au montant de la franchise. se laver. C'est pourquoi le montant des franchises conditionne directement le montant de la prime. II. ou au caractère accidentel du dommage.  La garantie incendie est soumise à la condition que les conduits de cheminée soient régulièrement ramonés.  La garantie Dégat des eaux est soumise à la condition que les locaux soient protégés contre le gel en période de grand froid. Cass. Cass.Asselain : "Les conditions de prise en charge du risque de dépendance".  Les garanties incendie d'une entreprise peuvent être subordonnées à des vérifications périodiques des installations électriques.DEFINITION DES CONDITIONS DE GARANTIE Il s'agit de clauses contractuelles. 04-20804  La garantie Bris de machine ne sera acquise que si l'assuré a souscrit un contrat de maintenance de son matériel. 16 janvier 2014. RGDA 2014.LES CONDITIONS DE GARANTIE I . et d'économiser également de coûteux frais de gestion. . 169. Civ. 24 mai 2006.  La garantie Frais de dépose et repose n'est due que si ces frais sont engagés par le client lésé.  La garantie vol d'une résidence secondaire ne sera acquise que si celle-ci n'est pas inoccupée plus de trois mois consécutifs (clause d'inhabitation).Mais elles permettent surtout à l'assureur de se dégager du poids économique d'une "mulittude" de petits sinistres.. et de circulation. s'habiller.

afin que l'assuré sache exactement quelles sont ses obligations. l'assuré peut avoir intérêt à accepter des conditions de garantie. les faits nécessaires au soutien de ses prétentions. conformément à la loi. L'effection est souvent une condition de la garantie "vol". il résulte de l'article 9 du Code de Procédure Civile qu'il appartient à chaque partie de prouver. claire et précise dans la police. II. dispose que celui qui réclame l'exécution d'une obligation doit la prouver. C'est donc toujours à l'assuré de rapporter la preuve que le sinistre s'est réalisé dans les conditions de garantie prévues par la police. 19 mai 2016. du Code Civil. dans la mesure où celui- ci peut se trouver dans l'incapacité pratique de rapporter la preuve (Impossibilité de rapporter la preuve de la mise en fonction d'un système d'alarme d'un camion dérobé sur le territoire étranger). Ces clauses peuvent être aménagées librement. A défaut de rapporter une telle preuve.  La garantie "pertes d'exploitation" n'est accordée à l'entreprise que si celle-ci reprend son activité ensuite d'un sinistre  La garantie marchandises transportées peut être subordonnée à la mise en oeuvre d'un système d'alarme ou au stationnement de véhicules dans une enceinte gardiennée. de manière à renverser la charge de la preuve en faveur de l'assuré. mais doivent être prévues de manière expresse. la garantie ne sera pas acquise. Il en sera ainsi lors que la condition de garantie sera rédigée de façon à exclure des risques qui devraient être légitimement couverts. de manière à faire baisser le montant de la prime. .  Sur l'application d'une clause syndicale "vol" : Cass. C'est ainsi que si un sinistre intervient en temps de guerre. De plus. notamment en imposant à l'assuré de prendre des mesures de prévention et de précaution particulières.1. l'assuré devra prouver que l'état de guerre est étranger à celui-ci. Certaines de ces clauses sont purement contractuelles. et en l'incitant à la prudence et à la vigilance. et résultent de la volonté de l'assureur de limiter la réalisation d'un sinistre.LA PREUVE DES CONDITIONS DE GARANTIE L'article 1353. Une condition de garantie peut donc se révéler défavorable à l'assuré. De son côté. II . al. Civ. 15-14179 C'est pourquoi. la Jurisprudence qualifie parfois certaines conditions de garantie d'EXCLUSIONS INDIRECTES de risques.

L'appréciation de la clause d'exclusion de risque est fondamentale. sauf exclusion formelle et limitée contenue dans la police. le risque est également délimité par des clauses qui excluent ou restreignent la garantie de l'assureur. Civ.) Mais la plupart des exclusions de risques sont classiquement insérées dans les polices afin de restreindre et de délimiter le risque garanti. 1er juillet 2015 14-19826 14-5003 A la différence des Conditions de garantie. et notamment celles rédigées sous la formulation de garantie " TOUS RISQUES SAUF… " La Jurisprudence assimile aux exclusions directes de risques. si le sinistre intervient dans des conditions formellement et limitativement prévues par le contrat. Cass. de l'assuré est donc assurable.Les exclusions légales II . 1er juillet 2015. sauf si elle a un caractère dolosif.Cass. formellement et limitativement prévues dans le contrat d'assurance. comme pouvant relever de la solidarité nationale (guerre. SECTION II .) ou faisant obstacle au principe aléatoire (faute intentionnelle. Il ne suffit donc pas que l'assuré ait créé le risque qui s'est réalisé. III. ou ait commis une faute lourde ou grave à l'origine du sinistre pour faire échec à l'application de la garantie Responsabilité civile. 14-10210 14-11971 14- 13403 14-17230 . des déchéances ou des exclusions ne sont valables que si elles sont mentionnées en caractères très apparents. La faute intentionnelle au sens de l'article L 113-1 du Code des Assurances ..Cette qualification relève de l'appréciation souveraine des Juges du fond.Cass. La faute simple. L'Article L 113-1 du Code des Assurances dispose que : Les pertes et les dommages occasionnés par des cas fortuits ou causés par la faute de l'assuré sont à la charge de l'assureur.Les exclusions conventionnelles Certains risques sont exclus de la garantie par la loi.LES EXCLUSIONS DE RISQUE I .. dont la réunion est nécessaire pour déclencher la prestation de l'assureur. III. est celle qui caractérise la volonté de l'assuré de causer le dommage tel qu'il est survenu. 13 juillet 2016. 15-20512 15-24654 . des exclusions indirectes de risques qui peuvent découler de la formulation des conditions de garantie. Le dernier alinéa de l'article L 112-4 du Code des Assurances précise que les clauses des polices édictant des nullités. voire lourde. Civ.. III. Civ. dans la mesure où : .

déclarées ou non. Si certains risques peuvent être garantis par des assureurs classiques. il appartient à l'assuré de rapporter la preuve que le sinistre s'est produit dans les conditions de garantie prévues à la police. soit par des émeutes ou mouvements populaires. est appliqué dans la plupart des contrats.DOMMAGES AUX BIENS a .Guerre civile. al.Dommages aux biens 2 .Guerre étrangère b .GUERRE ETRANGERE Il s'agit d'hostilités. qui peut fait l'objet d'une dérogation conventionnelle. sauf convention contraire. mouvement populaire c .EXCLUSIONS LEGALES Il existe deux séries d'exclusions légales de risques : A . de rapporter la preuve. c’est l’Etat qui intervient pour fournir la garantie des risques de guerre via la Caisse Centrale de Réassurance (CCR) qui a pour objet de garantir les risques exceptionnels tels que les risques de guerre. conformément à l'alinéa 2 de l'article 1353 du Code Civil. Ce principe. émeute. soit par la guerre étrangère. conformément à l'article 1353. c'est à l'assureur. les catastrophes naturelles.1. etc… a .Dommages aux personnes 1 . Ces clauses peuvent résulter : · De la loi : exclusion légale de risque · De la commune volonté des parties : exclusions conventionnelles de risque I . de ce que le sinistre tombe sous le coup d'une clause d'exclusions de risque.La faute intentionnelle de l 'assuré A . et excèdent les capacités des assureurs.Si. du Code Civil.Exceptions : garantie des attentats L'article L 121-8 du Code des Assurances dispose que l'assureur ne répond pas des pertes et dommages occasionnés. qui entend s'exonérer de son obligation de garantie. .Les risques de guerre B .EXCLUSION LEGALE DES RISQUES DE GUERRE 1 . soit par la guerre civile. les dommages causés par une guerre étrangère excèdent les risques normalement pris en charge par la mutualité des assurés. entre nations différentes. En effet. Ils devront être pris en charge par une législation spéciale au titre de la solidarité nationale : (Dommages de guerre).

de produits explosifs ou de matières nucléaires . les extorsions. c . l'assuré doit prouver que le sinistre résulte d'un fait autre que le fait de guerre étrangère. EMEUTE. aux termes de l'article L 121-8 du Code des Assurances :c'est à l'assureur. qu'il appartient de prouver que le sinistre résulte de la guerre civile. 6° Les infractions de blanchiment . al.Aux termes de ce même article. ainsi que les infractions en matière informatique . l'enlèvement et la séquestration ainsi que le détournement d'aéronef.2 : Lorsque ces risques ne sont pas couverts par le contrat. Ainsi. pour s'exonérer. il appartient à l'assuré d'établir par tout moyen qu'il n'y a pas de lien de causalité entre le dommage et le fait de guerre : (ex. . les destructions.GUERRE CIVILE. dégradations et détériorations. en cas de guerre étrangère. o Mouvement populaire : tout mouvement spontané ou concerté du'une foule désordonnée causant des dommages. les infractions suivantes : 1° Les atteintes volontaires à la vie. MOUVEMENTS POPULAIRES o Guerre civile : état d'hostilité générale entre citoyens d'une même nation. d'émeute ou de mouvements populaires. o Emeute : mouvement séditieux accompagné de violences et dirigé contre l'autorité en vue d'obtenir des revendications politiques ou sociales. de navire ou de tout autre moyen de transport 2° Les vols.EXCEPTIONS : GARANTIE DES ATTENTATS AUX BIENS o DEFINITION DE L'ACTE DE TERRORISME : Article 421-1 du Code Pénal : Constituent des actes de terrorisme. 5° Le recel du produit de l'une des infractions prévues aux 1° à 4° ci- dessus . 3° Les infractions en matière de groupes de combat et de mouvements dissous . En revanche. Absence d'hostilité dans la région du sinistre) b . 4° Les infractions en matière d'armes. lorsqu'elles sont intentionnellement en relation avec une entreprise individuelle ou collective ayant pour but de troubler gravement l'ordre public par l'intimidation ou la terreur. les atteintes volontaires à l'intégrité de la personne.

 Garantie précaire: Résiliation possible par l'assureur de la garantie "sabotages concertés" avec préavis de 7 jours.  Dommages matériels directs seuls couverts : Exclusions des dommages immatériels (préjudice commercial.  Garantie très coûteuse. Enfin. les assureurs ont proposé d'étendre leur garantie. actes de terrorisme ou sabotage concerté. perte de loyer). La loi du 9 Janvier 1986 a substitué la compétence des tribunaux administratifs à celle de l'ordre judiciaire pour connaître des actions . par un arrêté du Ministre chargé des assurances. et sélection parmi les assurés. de mouvements populaires et d'actes de terrorisme et de sabotage commis dans le cadre d'actions concertées de terrorisme et de sabotage. les Pouvoirs Publics ont demandé aux assureurs de proposer l'extension de leur garantie incendie.  Guerre civile toujours exclue. ainsi que des dommages corporels.  Recours possible contre l'Etat : La loi du 7 Janvier 1983 relative à la répartition des compétences entre les communes. soit contre les biens. 465-1 du code monétaire et financier. mouvements populaires. o DEPUIS 1983 : o EXTENSION CONVENTIONNELLE DE LA GARANTIE DES ATTENTATS AUX BIENS A dater du 1er Mars 1983. aux dommages matériels directs résultant d'incendie ou d'explosion provoqués par des attentats.  Le Taux du prélèvement perçu sur les primes ou cotisations des contrats d'assurance de biens au profit du FGTI est fixé. chaque année. émeutes. les départements et l'état a substitué à compter du 1er Janvier 1984 la responsabilité de l'état à l'ancienne responsabilité des communes en cas de crimes et délits commis à force ouverte ou par violence. par des attroupements ou rassemblements armés ou non armés. aux dommages d'incendie et d'explosion résultant d'émeutes. 7° Les délits d'initié prévus à l'article L. moyennant surprime. l'assuré avait néanmoins l'obligation de mettre en jeu la responsabilité des Communes afin de permettre à l'assureur de récupérer l'indemnité versée. soit contre les personnes. Les risques de vandalisme ou de bris sans explosion demeurent exclus. multirisques habitation ou automobile. o AVANT 1983 : Dès 1976.

L 126-2 du Code des Assurances dispose que : Les contrats d'assurance garantissant les dommages d'incendie à des biens situés sur le territoire national ainsi que les dommages aux corps de véhicules terrestres à moteur ouvrent droit à la garantie de l'assuré pour les dommages matériels directs causés aux biens assurés par un attentat ou un acte de terrorisme tel que défini par les articles 421-1 et 421-2 du code pénal subis sur le territoire national. o EXTENSION OBLIGATOIRE DE LA GARANTIE AUX ATTENTATS AUX BIENS L'art. R 126-2 Code des Assurances). l'indemnisation des dommages. y compris les frais de décontamination. La réparation des dommages matériels. 2 . prévu par le contrat au titre de la garantie incendie et. causés par les seuls attroupements et rassemblements. En outre. ne peut pas être supérieur au double de celui prévu par le contrat au titre de la garantie incendie. y compris les frais de décontamination. 20 millions d'euros . Le montant de la garantie. Le montant de la franchise. Lorsqu'il est nécessaire de décontaminer un bien immobilier. net de franchise. et la réparation des dommages immatériels consécutifs à ces dommages sont couvertes dans les limites de franchise et de plafond fixées au contrat au titre de la garantie incendie. en tout état de cause. dans les conditions prévues au contrat. ne peut pas être inférieur à 20 % du montant de garantie. net de franchise. ce qui exclut donc les attentats terroristes. Toute clause contraire est réputée non écrite. pour les dommages résultant d'actes de terrorisme ou d'attentats.RISQUE DE GUERRE . cette garantie est étendue aux dommages causés par les attentats et les actes de terrorisme. pour les dommages résultant d'actes de terrorisme ou d'attentats. ne peut excéder la valeur vénale de l'immeuble ou le montant des capitaux assurés. si l'assuré est couvert contre les pertes d'exploitation.Attentats a . La décontamination des déblais ainsi que leur confinement ne rentrent pas dans le champ d'application de cette garantie.DOMMAGES AUX PERSONNES a .Risque de guerre b . (Art.

CHAMP D'APPLICATION DE LA GARANTIE ATTENTATS a) . Toutefois. (La Loi du 9 Septembre 1986 relative à la lutte contre le terrorisme a institué un Fonds de garantie spécifique pour l'indemnisation des victimes. quelle que soit leur nationalité. au titre de la solidarité nationale. 422-3. o 14 Juillet 2016 : Attentat de Nice : 84 morts.Champ d'application de la garantie 2 . o 7 Septembre 1995 : Explosion d'une voiture piégée devant une école Juive de Villeurbanne : 14 blessés. b . o 13 novembre 2015 : Fusillade dans la salle de spectacle du Bataclan et dans plusieurs rues des 10e et 11e arrondissements de Paris. en cas de destructions massives. les capacités d'assurance risqueraient d'être insuffisantes pour couvrir les dommages causés aux personnes. o 17 Septembre 1986 : Attentat de la rue de Rennes : 5 morts et 40 blessés. dont 1 grave.VICTIMES D'ATTENTATS TERRORISTES 1 . 6 attentats ont fait 9 morts et 140 blessés en France en 9 jours..La loi du 31 Décembre 1989 a abrogé toute disposition restrictive de garantie des asssurances de personnes en cas de guerre. les personnes de nationalité française victimes à l'étranger de ces mêmes actes ainsi que leurs ayants droit. 422-1 à L. o Voir "Chronologie des attentats terroristes en France" sur Wikipedia 1 .VICTIMES : Article L126-1 du Code des Assurances : Toute victime d'actes de terrorisme commis sur le territoire national.Le fonds de garantie "Attentats" o 4 au 17 Septembre 1986 : Paris.REPARATION INTEGRALE DES SEULS DOMMAGES CORPORELS (L'indemnisation des dommages matériels relève de la seule garantie d'assurance obligatoire des contrats d'assurance de biens). b) . . La réparation peut être refusée ou son montant réduit à raison de la faute de la victime. 202 blessés. le risque d'attentat est toujours présent : o 25 Juillet 1995 : Explosion d'une bombe composée d'une bouteille de gaz dans une rame du RER à la station Saint Michel : 7 morts et 117 blessés.) Depuis lors.. sont indemnisés dans les conditions définies aux articles L. o 7 Janvier 2015 : Fusilllade de Charlie Hebdo : 12 morts. lesquels devraient être pris en charge par l'Etat. occasionnant le décès de plus de 90 personnes.

est alimenté par un prélèvement sur les contrats d'assurance de biens. 2° Le cas échéant. Les associations qui ont pour but de défendre les victimes d'infraction peuvent se constituer partie civile en cas d'acte de terrorisme sous réserve que l'action publique ait été mise en mouvement par le Ministère Public ou la victime (Art. Le fonds de garantie est tenu de présenter à toute victime une offre d'indemnisation dans un délai de trois mois à compter du jour où il reçoit de celle-ci la justification de ses préjudices. Cette disposition est également applicable en cas d'aggravation du dommage. Il est subrogé dans les droits que possède la victime contre la personne responsable du dommage. toute personne qui s'estime victime d'un acte de terrorisme peut saisir directement le fonds de garantie. en cas de décès de la victime. doté de la personnalité civile. en particulier. Le fonds de garantie assiste les victimes dans la constitution de leur dossier d'indemnisation. sans préjudice du droit pour ces victimes de saisir le juge des référés. dans un délai d'un mois à compter de la demande qui lui est faite. qui comprennent notamment l'indication : 1° Des demandes de réparation ou d'indemnité présentées par ailleurs et. des organismes publics ou privés dont elles relèvent ou auprès desquels elles sont assurées et qui sont susceptibles de les indemniser de tout ou partie du préjudice subi. (Article L 422-3 Code des Assurances) . le procureur de la République ou l'autorité diplomatique ou consulaire compétente informe sans délai le fonds de garantie des circonstances de l'événement et de l'identité des victimes.PROCEDURE D'INDEMNISATION : Articles R 422-1 à R422-10 du Code des Assurances Voir sur le Site du FGTI Dès la survenance d'un acte de terrorisme. 2-9 du Code de Procédure Pénale). Il les informe de toutes les pièces justificatives et renseignements à fournir. (FGTI) (Article L422-1 Code des Assurances) Ce fonds.La réparation intégrale des dommages résultant d'une atteinte à la personne est assurée par l'intermédiaire du fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et d'autres infractions. Le fonds de garantie est tenu. des actions en dommages et intérêts qui ont été engagées ainsi que des sommes qui leur ont été versées en réparation du préjudice . En outre. à ses ayants droit. de verser une ou plusieurs provisions à la victime qui a subi une atteinte à sa personne ou. c) .

c'est à dire de la faute comise sans intention de causer le dommage. Article L 113-1 Code des Assurances : Les pertes et les dommages occasionnés par des cas fortuits ou causés par la faute de l'assuré sont à la charge de l'assureur. a . dans certaines conditions. Les successions sont exonérées des droits de mutation. Les enfants devenus orphelins à la suite d'attentats terroristes peuvent. .EXCLUSION LEGALE DE LA FAUTE INTENTIONNELLE OU DOLOSIVE. et doit échapper à la volonté de l'une ou l'autre partie. B . Si l'assureur répond de la faute simple de l'assuré. PRINCIPE : LA FAUTE INTENTIONNELLE OU DOLOSIVE NE PEUT ETRE GARANTIE. être admis au statut de pupille de la nation. Conséquence du caractère aléatoire du contrat d'assurance: le versement de l'indemnité ne doit dépendre que du hasard.La faute intentionnelle dans les assurances de personnes L'opération d'assurance est fondée sur l'aléa. en saisissant le Tribunal de Grande Instance de leur domicile pour solliciter l'adoption par la Nation. l'assureur ne répond pas des pertes et dommages provenant d'une faute intentionnelle ou dolosive de l'assuré.STATUT DES VICTIMES Les victimes d'actes de terrorisme peuvent bénéficier des droits et avantages accordés aux victimes civiles de guerre par le Code des Pensions Militaires d'invalidité. Toutefois. dans le délai de dix ans à compter de la consolidation de leur dommage corporel. il ne saurait couvrir celui intentionnellement causé par l'assuré. d) .La faute intentionnelle dans les assurances de dommages b . du droit d'action en justice contre le fonds de garantie. prévu à l'article 2226 du code civil. car elle supprime la condition d'aléa. Elles relèvent alors de l'Office National des Anciens Combattants.Les victimes des dommages disposent. Il leur appartient d'adresser une demande à la Direction Interdépartementale des anciens combattants de leur domicile. sauf exclusion formelle et limitée contenue dans la police.

d'engager son véhicule dans une rivière. de l'indisponibilité de l'ingénieur chargé du projet lorsque cette indisponibilité est due à un accident. maladie ou au décès de celui-ci . obs. Ainsi. B. Pal. La suppression de l'aléa par la seule volonté de l'assuré n'implique pas une telle faute intentionnelle ou dolosive. Pélissier. 383. 16 Juin 2011. note H. p. Civ. 10-21474 et 10-23559 RC et Ass. en éliminant le hasard qui caractérise l'aléa. sauf si ce dernier fait l'objet d'une clause d'exclusion formelle et limitée. obs. M. pour voir écarter sa garantie. . 340. 2013. n° 318. le risque- tout » : RGDA. Cass. D. ce qui non seulement ne correspond pas à la déclaration de sinistre effectuée auprès de la société d'assurance dans laquelle il indique qu'en raison du caractère « détrempé de la voie de circulation. JCP G 2014. janv. 12-24650 . note A. ou de la non-fourniture de ceux-ci. p. implique que. bien que n'ayant pas recherché les conséquences dommageables qui en sont résultées. dont les conséquences sont légalement exclues de la garantie de l'assureur. Mekki . Toutefois. est formelle et limitée une clause qui exclut la garantie de l'assureur pour « les conséquences pécuniaires résultant d'un retard apporté dans la fourniture d'un produit. II. mais révèle une prise de risque volontaire dans l'utilisation d'un véhicule non conçu pour cet usage. n° 168 . d'une erreur ou omission commise dans les différentes opérations ou tâches nécessaires à l'exécution de la prestation » Conformément à l'article 1353 du Code Civil. même si cette dernière est très lourde. 22. n° 11. et à l'article 9 du CPC. est celle qui procéde de la volonté de commettre le dommage. matériel ou prestation de service. La faute intentionnelle implique non seulement l’action ou l’omission volontaire. 8. et non l'imprudence ou la faute de l'assuré. 18. « L’assuré fautif : après le faisant et le malfaisant. II.C'est la volonté consciente de provoquer le dommage qui est exclue. l'assuré a commis une faute justifiant l'exclusion de garantie en ce qu'elle faussait l'élément aléatoire attaché à la couverture du risque. Adde J. il incombe à l'assureur de démontrer. La jurisprudence assimile la faute dolosive à la faute intentionnelle. RCA 2013. 2014. a . étude 8.LA FAUTE INTENTIONNELLE DANS LES ASSURANCES DE DOMMAGE La faute intentionnelle de l'assureur. la faute intentionnelle de son assurée à l'article L 113-1 du Code des Assurances. en toute connaissance de la topographie des lieux. p. le fait. n° 337. Bull. Groutel. de telle sorte qu’est couvert un dommage involontaire causé par un fait volontaire. Com. Civ. Bakouche . Kullmann. sauf lorsque le retard ou la non-fourniture résulte : d'un événement aléatoire indépendant de la volonté de l'assuré et ne mettant pas en cause la qualité de son organisation . civ. mais le dommage lui-même. il a dérapé et fini sa course dans une mare d'eau ». Cerveau . II. tel qu'il est survenu. 12 Septembre 2013. 2011. Gaz. à l’origine du dommage. 6 Cass.

15-20512 15-24654 .Asselain : "La faute intentionnelle exclusive de garantie : retour à une conception unitaire". S'il existe une clause d'exclusion conventionnelle de garantie. Civ. 8.Cass. 1er juillet 2015 14-19826 14-5003 Le seul placement sous contrôle judiciaire de l'assuré à la suite de sa mise en examen. RGDA 2014. Cass. III. 16-10. Il ne suffit donc pas que l'assuré ait créé le risque qui s'est réalisé. 214 . Civ. Civ. le risque tout". 113-1.Groutel La négligence inacceptable d'une agence immobilière qui s'était abstenue d'exercer son devoir de conseil à l'égard d'acheteurs. du code des assurances. est celle qui caractérise la volonté de l'assuré de causer le dommage tel qu'il est survenu. du seul fait qu'il ait poussé une victime blessée dans sa chute. II.042 La faute intentionnelle au sens de l'article L 113-1 du Code des Assurances. 113-1. et à défaut de se référer à des circonstances définies avec précision de façon à permettre à l'assuré de connaître exactement l'étendue de la garantie. il n'est pas établi qu'un assuré. RGDA 2014. avec la simple conscience qu'elle faisait courir un risque à ces derniers. Civ. 22 Octobre 2015. 13 juillet 2016. alors qu'il avait pu agir par peur. Civ.Kullmann : "L'assuré fautif : après le faisan et le malfaisant. Cass. M. II.Cass. d'où il résulte que la clause d'exclusion de garantie nécessite d'être interprétée. note H. Cass. 2017. implique la volonté de causer le dommage tel qu'il est survenu. ou ait commis une faute lourde ou grave à l'origine du sinistre pour faire échec à l'application de la garantie RC. 13-10160 . alinéa 2.En l'espèce. II. alinéa 2. au motif que l'assureur ne rapportait pas la preuve de ce que son assurée avait eu également l'intention de causer ces dommages "tels qu'ils étaient survenus". 12 janvier 2017. sans que son intention de propager cet incendie à d'autres véhicules soit établie. 14-25494 L'article L. l'assurée avait été déclarée coupable de l'incendie volontaire d'un véhicule dans un parking public. RC et Ass. avait pour but de porter atteinte à son intégrité physique. Civ. 29 Juin 2017. 16-12154 . fût-ce pour des infractions intentionnelles. Lorqu'une exclusion de garantie contractuelle correspond aux conditions de l'exclusion légale de l'article L. Civ. Com 293. J. Son assureur de responsabilité civile a donc été condamné à garantir les dommages causés à ces autres véhicules. exclut le caractère intentionnel ou dolosif du manquement de nature à faire échec à la garantie responsabilité civile de l'agence assurée. Cass. la clause d'exclusion de garantie ne peut être considérée ni comme formelle ni comme limitée. 14-10210 14-11971 14-13403 14-17230 . II. 1er juillet 2015. ne permet pas de tenir pour établie une faute intentionnelle ou dolosive de celui-ci. . III. III. Cass. 6 février 2014.

13-18844 Un assuré a. 280 . Cela n'est cependant pas suffisant pour caractériser la volonté de l'assuré de causer le dommage tel qu'il s'est produit et de retirer au contrat d'assurance son caractère aléatoire. II. en matière de risque industriel. dont elle s'était plainte auprès de son fournisseur de la mauvaise qualité. 12 Juin 2014. 2014. 321. Com. condamné pénalement. 12 Juin 2014. 12-20215 . 2013. 29 mai 2013. Dalloz 2013. 2013. et Ass.Le Rudulier "Assurance : Dinstiction du fait volontaire et de la faute intentionnelle". Civ. Civ. Cass. Cass. Civ. II. et de créer le dommage tel qu'il est survenu. 13-10160 . que le dommage que cet assuré a recherché en commettant l'infraction. 6 février 2014. constitue une faute dolosive excluant la garantie de l'assureur en ce qu'elle faussait l'élément aléatoire attaché à la couverture du risque. 1094 La faute intentionnelle qui exclut la garantie de l'assureur est celle qui suppose la volonté de causer le dommage et pas seulement d'en créer le risque.note H. N. Groutel Le fait de pousser quelqu'un dans un escalier n'implique pas nécessaire la volonté de lui occasionner des blessures. 2013. mais pas celles de dommages collatéraux causés par la propagation involontaire de l’incendie à un bâtiment devant lequel le véhicule est stationné. Civ. l'appréciation inexacte faite par un réparateur de la cause de claquages répétés de transformateur et l'absence de remèdes appropriés . Cass.174. Le fait de tenter ainsi volontairement de franchir le cours d'une rivière avec un véhicule non adapté à cet usage. 13-15836 13-16397 13-17509 13-21386 13-25565 . III.C. Com. engagé son véhicule dans une rivière. JCP N. 2014. 12 Septembre 2013. en toute connaissance de la topographie des lieux. 113-1 du code des assurances. R. et ne pouvait ignorer dés l'approvisionnement des madriers et donc lors de leur mise en oeuvre.Groutel. Etude 8 .Cass. Civ. Civ. La faute intentionnelle au sens de l'article L. II. 360 Un assuré a posé des traverses de bois comportant des zones "aubieuses" apparentes. Cass. 12 Juin 2014. mais révèle une prise de risque volontaire dans l'utilisation d'un véhicule non conçu pour cet usage.Cass. 12-24650 . Ainsi. qu'ils étaient défectueux et que exposés à la pluie et aux embruns ils se dégraderaient à terme de façon inéluctable. qui implique la volonté de créer le dommage tel qu'il est survenu. D. n'exclut de la garantie due par l'assureur à l'assuré. il a dérapé et fini sa course dans une mare d'eau ». Ainsi les conséquences de la destruction volontaire d’un véhicule par le feu est exclue en tant que faute intentionnelle. ce qui non seulement ne correspond pas à la déclaration de sinistre effectuée auprès de l'assureur dans laquelle il indique qu'en raison du caractère « détrempé de la voie de circulation. RC et Ass. Com. RC et Ass. 13-18844 . II. RC et Ass.Bakouche : "La faute dolosive exclusive de garantie". II. note H.

586. Civ. La faute intentionnelle qui exclut la garantie de l'assureur est celle qui suppose la volonté de causer le dommage et pas seulement d'en créer le risque Cass. note G. RCA 2013. p. p. 2014. 197. p. dont l'étendue avait été librement arrêtée par les parties dans le respect des dispositions légales.Voir également : Cass. Mayaux :"Faute intentionnelle dolosive ou frauduleuse : l'art d'ajouter du flou au flou". il n'était certainement pas dans ses intentions de provoquer le retrait du permis de construire et l'impossibilité de poursuivre les travaux tels qu'ils lui étaient commandés. RGDA 2013. 12-27484 . note F. Cass. Les dommages par incendie intentionnellement déclenchés par L'assuré. 12-27484 . note G.Bakouche . L. RGDA. 12-12813 : Bull. note D. Civ. n° 44 . ne suffisent pas à faire disparaître tout aléa du seul fait de la volonté de l'assuré. de sorte que sa faute ne peut être qualifiée d'intentionnelle. Civ. II. Civ. L'appréciation inexacte faite l'assuré de la cause de pannes répétées d'une installation industrielle qu'il a fournie. ne font pas dépendre la survenance des dommages de la seule volonté de l'assuré et de son fait exclusif. note D. Leduc . Mayaux :"Faute intentionnelle dolosive ou frauduleuse : l'art d'ajouter du flou au flou". Pélissier . Civ. le contrat d'assurance a seulement perdu son caractère aléatoire. 2014. 197. Le Nestour Drelon. 12-12813 . et l'absence de remèdes appropriés apportés à ces dommages successifs. En l'espèce. malgré les recommandations d'un expert. Tribune de l'Assurance.apportés à ces claquages successifs. II. 11-13084 . civ. II.Voir également : Cass. 18 Octobre 2012. Tribune de l'Assurance. 22 février 2013. et non pas d'une faute volontaire. Janvier 2013. Civ. Le Nestour Drelon . II. p. . 1435. II. 16 Janvier 2004. malgré les recommandations d'un expert. Bakouche . Janvier 2013. La faute intentionnelle visée par ce texte suppose la volonté de l'assuré de causer le dommage tel qu'il s'est réalisé et pas seulement d'en créer le risque. RC et Ass.63. note A. 11-23900 . 147. ou qu'ils soient la conséquence involontaire pour leur auteur qui les a ainsi provoqués. 28 février 2013. Com. qu'ils aient été voulus par leur auteur qui les a ainsi causés. 18 Octobre 2012. RDC 2013. 113-1 du code des assurances dispense l'assureur de répondre "des pertes et dommages provenant d'une faute intentionnelle ou dolosive de l'assuré". étaient dans les termes clairs et précis d'une clause formelle et limitée exclus de la garantie de l'assureur. Cass.48... L'article L. RGDA. en prenant la décision de démolir un bâtiment sans permis l'autorisant. si un assuré a manifestement commis une grosse imprudence. II. Elle n'est donc pas constituée si. RGDA 2013. comm. II. du fait des agissements de l'assuré. 147. Cass. La faute intentionnelle s'entend de celle impliquant la volonté de son auteur de causer le dommage tel qu'il est survenu. 16 Janvier 2004. note Kullmann. 2013. L. p.48.

en matière contractuelle. 286. RC et Ass. du code des assurances. le fait. La faute lourde. laquelle pourrait d'ailleurs faire l'objet d'une exclusion dans la police.Kullmann L'assuré doit donc avoir recherché le dommage. 14 Juin 2012. Com. 30 Juin 2012. avec l'intention de causer le dommage tel qu'il est survenu". Groutel . une telle attitude étant. II. 11 Juillet 2012. Com. 11-27033 . 2013.. En revanche. au sens de l'article L.note G. p. 256 (Syndic ayant souscrit une police d'assurance dans des conditions de mauvaise foi telles que sa nullité était encourue). RC et Ass. Etude 6.Kullmann L'exclusion légale de la faute intentionnelle visée à l'article L 113-1 du Code des Assurances exige que l'assureur rapporte la preuve que l'assuré avait la volonté de créer le dommage tel qu'il est survenu. 11-16414 (Inadaptation de fondations) . RGDA 3013. RGDA 2013. L'appréciation par les juges du fond du caractère intentionnel d'une faute qui. 256 . note JP Karila. (Dirigeant ayant eu la volonté délibérée de fournir au public des informations trompeuse afin de mieux en négocier la cession) . RC et Ass. note J. alinéa 2. 2012.60. Février 2013. 2012. La faute intentionnelle.Cass. est souveraine et échappe au contrôle de la Cour de cassation. 11-17367 . III. 10-28616.Voir : RC et Ass. Cass. Cass. . . 11-10995 (Violation d'une règle d'urbanisme) . Civ. 2544. 7 Octobre 2008.note H. pour un assuré de s'abstenir d’exécuter des travaux conformément aux prévisions contractuelles et de violer délibérément par dissimulation ou fraude ses obligations contractuelles. 11 Juillet 2012. Com. inassurable faute d'aléa. 2012. résulte. Civ. Civ. 20 Novembre 2012. Le Nestour Drelon . implique la volonté de son auteur de créer le dommage tel qu'il est survenu. mais une imprudence ou une négligence caractérisée. 10-23004 . tel qu'il est survenu. H. Civ. III. La conscience et de la volonté de l'assuré de mettre à la charge de l'assureur les conséquences qui résulteraient de ses fautes. de : "La volonté et la conscience de mettre à la charge de son propre assureur les conséquences du dommage résultant d'une faute. RC et Ass. 113-1. Groutel : "Quand la deuxième chambre civile repeint (mal !) la façade de la faute intentionnelle". Civ. Com. 2012. Com. sans ignorer que des désordres allaient inéluctablement en résulter. en matière de risques professionnels. reste un risque assurable dans la mesure où elle n’implique chez son auteur aucune intention dommageable. 913. constitue une faute dolosive. au surplus.65. prohibée par l'article L 113-1 du Code des Assurances. 256. RGDA 2008.G. Cass. note J. Dalloz 2012. avec l'intention de causer le dommage tel qu'il est survenu. 2012. p. 10-28535. II. Tribune de l'Assurance. note V. Cass. 07-17969 . exclusive du caractère aléatoire du contrat d'assurance. à condition d'^tre formelle et limitée.Cass.56. p. III. p.

07-10499 .Defrance. 326. auteur d'un incendie. II. ou y met le feu volontairement pour toucher une indemnité. 24 mai 2006.  Vol de la cave d'une discothèque le soir même de sa fermeture administrative pour proxénétisme. le fait pour ce dernier d'avoir. ch. organisé méthodiquement et minutieusement la destruction de tous ses biens avant de se suicider afin que son épouse ne puisse absolument rien recueillir.. tel qu'il est survenu". qui entend soulever sa non garantie. qui implique la volonté de créer le dommage tel qu'il est survenu. même condamné pénalement. L'Argus de l'Assurance.. n°6992. et supprimait tout aléa : CA Dijon... 113-1 du Code des assurances. Cass. II. 05-13547 . Exemples : Constitue une faute intentionnelle. en l'absence d'altération de ses facultés mentales. de l'incendie de l'immeuble d'habitation et du véhicule de l'assuré décédé. au sens de l'article L. justifiant le refus de prise en charge. n°05/00570 . 1 .. à la demande du conjoint survivant.Dans les contrats d'assurance de responsabilité 1 . 11 Mai 2006. de longue date. Bourges . p.A. n'exclut de la garantie due par l'assureur à l'assuré que le dommage que l'assuré a recherché en commettant l'infraction. Civ. L'Argus de l'Assurance. al. doit avoir eu la volonté de créer le dommage. RGDA 2008. note J. 1353. Cass.54 Mais la Cour de Dijon estime. o Sinistres frauduleux :  Particulier qui jette sa voiture dans un cours d'eaue. voire frauduleux o Escroquerie à l'assurance : Déclaration d'un faux sinistre : vol de véhicule. p. de rapporter la preuve du caractère intentionnel du dommage (Art. n°699. (C. civ. II. 10 avril 2001. Cass. note G. de son côté.. 20 mars 2008.53. p. que le fait d'allumer volontairement un fauteuil allait immanquablement entraîner l'incendie de l'appartement. 113-1 du code des assurances. B. n°6990. 05-13968 . ce qui est parfois très difficile : . Civ.Kullmann La faute intentionnelle au sens de l'article L. note.Dans les contrats d'assurance de chose 2 .  Industriel qui incendie volontairement son usine à la veille d'un dépôt de bilan.2 du Code Civil). Civ. 13 Juillet 2006 .. L'Argus de l'Assurance. Le soucripteur d'une assurance.54. Orly c/ Matmut : Juris-Data n° 147841) C'est à l'assureur.Il en est ainsi lorsqu'un vendeur vend en connaissance de cause une chose qu'il sait non conforme aux engagements souscrits.DANS LES CONTRATS D'ASSURANCES DE CHOSE Problème des sinistres volontaires .

civ. il se refuse à exécuter ses obligations contractuelles. I. 6/12/1994. 2/10/1996. I. Cass. Dans un arrêt du 3 janvier 1996. p. G.2. G.P.283. l'incendiaire avait été condamné à des sanctions pénales pour incendie volontaire de l'immeuble et que le demandeur. 03-11.540. Assurances. la faute intentionnelle qui exclut la garantie de l'assureur est celle qui suppose la volonté de causer le dommage tel qu'il est survenu et pas seulement d'en créer le risque. au sens de l'article L 113-1. Assurances. II. I. du Code des Assurances. Civ. de propos délibéré. o L'auteur doit avoir conscience de son geste et de ses conséquences dommageables.P. Cass.2. supprime le caractère aléatoire du risque en le rendant légalement inassurable. implique la volonté de son auteur de créer le dommage tel q'uil est survenu. 18 mars 2004.DANS LES CONTRATS D'ASSURANCE DE RESPONSABILITE a .8 Au sens de l'article L 113-1.16. et avait eu la volonté arrêtée de ne pas exécuter l'obligation qu'il avait contractée. G. et par son caractère volontaire. Civ. 2. Cass. al.P. . 1996. ce dont il résulte qu'il avait été définitivement jugé que la faute génératrice du dommage causé au demandeur était intentionnelle". 1. 10/04/1996.Garantie des dommages causés par les personnes dont l'assuré doit répondre a . I.Absence de garantie du dommage intentionnel causé par l'assuré b . Cass. "L'appréciation par les juges du fond du caractère intentionnel d'une faute qui.  En droit commun : le débiteur commet une faute dolosive lorsque. 1995. Civ. 26/3/1996. Civ. 3/1/1996.P. o Volonté de l'assuré de créer un dommage matériel ou corporel à autrui. La faute lourde. est souveraine et échappe au contrôle de la Cour de Cassation" Cass.573 La faute intentionnelle comporte un élément frauduleux. la première Chambre civile a estimé que : Par arrêt devenu irrévocable. 3/12/1995. dans la mesure où elle ne suppose pas l'intention de créer le dommage reste assurable. 2 . 1996. II. partie civile avait obtenu une indemnisation.Absence de garantie du dommage intentionnel causé à autrui par l'assuré. p. p. I. même si ce refus n'est pas dicté par l'intention de nuire. al. G. 1995. du Code des Assurances. p.

tel qu'il est survenu". auteur d'un incendie.601 (Comédiens Réunis) . 5 Mai 1993. par une clause formelle claire et précise (L 113-1 C. 3. même condamné pénalement. note J. 4. faute volontaire : le passé. D.1976. p.  En droit des assurances : Il n'y a pas assimilation de la faute lourde à la faute intentionnelle. P. I. Mais il est possible d'exclure conventionnellement de la garantie du contrat d'assurance la faute lourde et caractérisée. coups et blessures involontaires.Kullmann . Civ. L'Argus de l'Assurance. 75 . RGAT 1993. 1 . incendie volontaire. A.). II. faute dolosive. L. mais au tiers bénéfiaire. Pélissier. 05-13547 . et est opposable non seulement à l'assuré.note H.Chiropracteur. La faute pénale reste assurable lorsqu'elle n'implique pas la volonté de créer le dommage : homicide. I.151. compte tenu de la différence fondamentale de l'intention Exemples: o Commettre une imprudence manifeste. Mayaux : Faute intentionnelle. n'est pas assimilable au fait de se lancer sur un piéton dans l'intention le tuer. n°6990.Mais maintien de la liberté contractuelle . Civ. b . Cass. comme contraire à l'ordre public : Cass. Le soucripteur d'une assurance. Civ. Civ. doit avoir eu la "volonté de créer le dommage.Mazeaud. destruction du bien d'autrui. une assurance garantissant les conséquences civiles de l'exercice illégal d'activités professionnelles est nulle. I. RGDA 2015 n° 2. telle que prendre une autoroute à contresens.54 Mais ses conséquences ne sont plus assurables lorsqu'elle témoigne d'un élément intentionnel : homicide ou coups et blessures volontaires. même si la faute commise révèle "une imprévision et une incompétence grave".Cass. 24 mai 2006. 22 Octobre 1975. Cass. p.GARANTIE DE LA FAUTE INTENTIONNELLE DES PERSONNES DONT L'ASSURE DOIT REPONDRE.. le présent et l’avenir. Voir : J.897.1969. o L'élagueur qui va couper des branches au dessus de lignes électriques dont il n'a pas demandé la coupure de l'alimentation ne commet pas de faute intentionnelle.Bigot. 4 Février 1969. Par ailleurs. D. L'exclusion légale de la garantie de la faute intentionnelle est d'ordre public. tel que la victime excerçant son action directe contre l'assureur du responsable.Caractère d'ordre public 2 . p. p.ass.

169. est donc contraire à l'article L 121-2 du Code des Assurances. par la communauté. correspond. La clause excluant la garantie des détournements ou malversations commis par les préposés de l'assuré ou les personnes dont il peut être tenu en tant que civilement responsable. Civ. quelles que soient la nature et la gravité des fautes de ces personnes. et qui ne permet pas à une clause d'exclure directement ou indirectement la garantie de l'assuré déclaré civilement responsable d'une faute intentionnelle de la personne dont il doit répondre. 04-17. o le mari qui. 1 . note H.Bout. Toutefois. 26 Novembre 1991. Cass.Groutel. o la responsabilité de l'association sportive du fait de la faute commise par ses membres La faute d'une personne dont doit répondre l'assuré. 05-11823 . L'assureur doit donc couvrir les fautes intentionnelles commises par toutes les personnes dont l'assuré doit répondre : enfants. la jurisprudence annule systématiquement depuis 1991 l'exclusion indirecte de risque subordonnant la mise en jeu de la garantie au caractère accidentel du . voire le vol.. 2 . ou l'incendie volontaire de ce dernier. note R.. Exemples : L'Assureur doit garantir: o la RC de l'employeur engagée à la suite de coups volontaires portés par son préposé à l'occasion de son travail. II. RC et Ass. pour ce dernier. o le mandant responsable des fautes commises par mandataire dans l'exercice de son mandat. p.Groutel. Civ. 2006. Il en est ainsi de la clause excluant la "participation de l'assuré à des rixes".Maintien de la liberté contractuelle Ce principe ne porte pas atteinte à la liberté des parties dans la détermination du risque assuré : les exclusions de garantie sont en principe applicables également aux personnes dont l'assuré doit répondre.916 .177. 8 Mars 2006 . RGAT 1992. note H. qui est d'ordre public. peut être responsable des dommages causés par sa femme. 2006. I. préposés. Civ. II.Il résulte de l'article L 121-2 du Code des Assurances <>que : l'assureur est garant des pertes et dommages causés par des personnes dont l'assuré est civilement responsable en vertu de l'article 1384 du Code Civil. à un véritable risque qui conserve un caractère aléatoire à son égard. 5 Octobre 2006. RC et Ass. Com. Cass. membres d'association.Caractère d'ordre public Une clause de la police d'assurance ne saurait exclure directement ou indirectement le garantie de l'assuré déclaré civilement responsable d'une faute intentionnelle de la personne dont il doit répondre. Cass. 384. o la RC du père de famille pour les coups volontaires portés sur autrui par son enfant. Com.

L'article L 132-7 Code des Assurances. som. 24 Mars 1992. Civ.note F. pour les garanties supplémentaires. Cette condition de fait accidentel ne permet pas de refuser la garantie du vol commis par un enfant : Cass. I.dommage causé par les personnes dont l'assuré doit répondre : Cass. il ne garantit pas le risque d'abus de confiance.144. note R. modifié par la loi du 2 juillet 1998.Bout. RGAT 1992. Lorsque le contrat exclut un risque déterminé. . tel que la conduite automobile. Les dispositions du premier alinéa ne sont pas applicables aux contrats mentionnés à l'article L.LA FAUTE INTENTIONNELLE DANS LES ASSURANCES DE PERSONNES 1 . 4 Novembre 1992. RGAT 1993. p.181.347. le risque de suicide. 141-6. p. 141-1 souscrits par les organismes mentionnés au dernier alinéa de l'article L. obs.633. I. 1er Juillet 1986. RGAT 1991. et du 3 décembre 2001.Le suicide de l'assuré 2 .Kullmann . Civ. En cas d'augmentation des garanties en cours de contrat.1987.Vincent. b .Cass. dispose désormais que : L'assurance en cas de décès est de nul effet si l'assuré se donne volontairement la mort au cours de la première année du contrat. note J. 12 Mars 1991. Le contrat exclut tout risque de responsabilité de l'assuré du fait des personnes dont il est civilement responsable : cette clause est valable. D. H. Exemples : Le risque RC automobile est valablement exclu de l'assurance de responsabilité "chef de famille" quel que soit le conducteur ou le propriétaire du véhicule: Cass. Civ. L'assurance en cas de décès doit couvrir le risque de suicide à compter de la deuxième année du contrat.Groutel Si l'assureur ne garantit que le risque vol. est couvert à compter de la deuxième année qui suit cette augmentation. Civ. I.LE SUICIDE DE L'ASSURE DANS LES ASSURANCES EN CAS DE DECES. quelle que soit la personne qui cause le dommage. p. p.Le meurtre de l'assuré par le bénéficiaire 1 . cette exclusion est valable. qu'il soit commis par l'assuré lui-même ou son préposé dont il est responsable. Le contrat exclut un risque uniquement en ce qui concerne la personne dont l'assuré est civilement responsable : l'exclusion est valable si elle n'est pas fondée sur la nature ou la gravité de la faute de cette personne.

dans la limite d'un plafond qui sera défini par décret..LE MEURTRE DE L'ASSURE PAR LE BENEFICIAIRE Article L 132-24.Certains accidents de la circulation "inexplicables". 1. RGDA 2002.. même en l'absence de condamnation pénale (grâce.Nettoyages d'armes à feu.Absorption de barbituriques peut être due à une erreur accidentelle (décès de Marilyn Monroe) . ou par les circonstances du décès (pendaison. Voir : J. de rapporter la preuve du caractère volontaire du décès de l'assuré.. 2. qui se prétend libéré de son obligation de garantie.L'assurance en cas de décès doit couvrir dès la souscription.: . l'inconscience supprimant le caractère intentionnel. Code des Assurances : Le contrat d'assurance cesse d'avoir effet à l'égard du bénéficiaire qui a été condamné pour avoir donné volontairement la mort à l'assuré. p. C'est à l'assureur.907. "Suicide et assurance : une déjà vieille notion. Toutefois..1. et son appréciation échappe au contrôle de la Cour de Cassation. . cet acquittement est opposable "erga omnes" et donc à l'assureur. amnistie. voire de la maladie mentale. Le suicide est donc garanti après le délai de un an. 2 . C'est à l'assureur de rapporter la preuve du caractère volontaire du suicide. al. les contrats mentionnés à l'article L. En pratique le suicide volontaire sera prouvé si une lettre et laissée. L'assureur peut prouver le meurtre par tout moyen. .Kullmann.). mais les parties au contrat peuvent convenir d'exclure conventionnellement le risque de suicide conscient ou inconscient de la garantie. Le suicide "inconscient" a toujours été garanti : : Problème du malade sous l'effet de médicaments.. Preuve parfois difficile à rapporter : ex.). d'une dépression nerveuse. pour garantir le remboursement d'un prêt contracté pour financer l'acquisition du logement principal de l'assuré. si le bénéficiaire est acquitté par une juridiction répressive. mais un tout nouveau régime". 141-1 souscrits par les organismes mentionnés à la dernière phrase du dernier alinéa de l'article L. 141-6 .

qui sont souvent les plus graves. d'une inaptitude à exercr une activité professionnelle. Le montant de l'indemnité accordée n'était pas lié à celle effectuée en droit commun par le juge répressif.  Loi du 8 Juillet 1983 avait élargi le champ d'application de cette indemnisation. même si le bénéficiaire avait déjà accepté la stipulation faite à son profit.Loi du 6 Juillet 1990 : Indemnisation par le Fonds de Garantie des Victimes d'actes de terrorisme et d'autres infractions Les infractions intentionnelles. sous réserve de pourvoi en cassation. et non d'un homicide involontaire. ou d'une atteinte à l'intégrité. notamment en cas d'atteinte volontaire à l'intégrité de la personne humaine… C'est pourquoi. Le préjudice pris en charge devait nécessairement consister en un "trouble grave dans les conditions de vie résultant d'une perte ou d'une diminution de revenus. soit physique. ne peuvent.LOI DU 3 JANVIER 1977 : INDEMNISATION PAR L'ETAT  Loi du 3 Janvier 1977 avait institué la prise en charge des conséquences dommageables de certaines infractions par l'Etat : nombreuses insuffisances.L'INDEMNISATION DES VICTIMES D'INFRACTIONS 1 . soit mentale". L'indemnisation par l'Etat n'était. al. Le montant de l'indemnisation était plafonné à 400. Toutefois. d'un accroissement de charges. . à un titre quelconque. 1 .Loi du 3 Janvier 1977 : Indemnisation par l'Etat 2 . Elle pouvait être refusée ou réduite en raison du comportement de la victime ou de ses relations avec l'auteur des faits. jamais être garanties par une police d'assurance.2 : Si le bénéficiaire a tenté de donner la mort à l'assuré. L'indemnisation était attribuée par des Commissions d'indemnisation situées dans chaque ressort de Tribunal de Grande Instance et qui statuent en premier et dernier ressort. il a été nécessaire de prévoir un régime spécifique d'indemnisation des infractions pénales. il doit s'agir d'un homicide volontaire. le contractant a le droit de révoquer l'attribution du bénéfice de l'assurance. C . par nature. compte tenu des dispositions impératives de l'article L 113-1 du Code des Assurances. ou de coups ayant entraîné la mort sans intention de la donner. dans tous les cas. que subsidiaire et n'intervenait que si la personne lésée ne pouvait obtenir. une réparation ou une indemnisation effective et suffisante.000 Frs par victime.

Procédure d'indemnisation Article 706-3 et suivants du Code de Procédure Pénale : Toute personne ayant subi un préjudice résultant de faits volontaires ou non qui présentent le caractère matériel d'une infraction peut obtenir la réparation intégrale des dommages qui résultent des atteintes à la personne. 225-4-1 à 225-4-5.  Voir note sur Jurilis a . 224-1 A à 224-1 C.soit ont entraîné la mort. 2° Ces faits : .atteintes à la personne 2 . La réparation peut être refusée ou son montant réduit à raison de la faute de la victime.T.T. une I. .DOMMAGES PRIS EN CHARGE 1 . de plus d'un mois : .P. a .P.Victimes indemnisées c . 2 . 3° La personne lésée est de nationalité française ou les faits ont été commis sur le territoire national. une incapacité permanente ou une incapacité totale de travail personnel égale ou supérieure à un mois . 225-5 à 225-10.Dommages pris en charge b .soit sont prévus et réprimés par les articles 222-22 à 222-30. ou une I. 225-14-1 et 225-14-2 et 227-25 à 227-27 du code pénal .ATTEINTES A LA PERSONNE Dommages corporels résultant de faits volontaires ou non constitutifs d'infraction qui entraînent. soit la mort.LOI DU 6 JUILLET 1990 : INDEMNISATION PAR LE FONDS DE GARANTIE DES ACTES DE TERRORISME ET D'AUTRES INFRACTIONS. lorsque sont réunies les conditions suivantes : 1° Ces atteintes n'entrent pas dans le champ d'application de l'article 53 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2001 (n° 2000-1257 du 23 décembre 2000) ni de l'article L. mais la forclusion pouvait être relevée lorsque la victime n'avait pas été en mesure de faire valoir ses droits pendant ce délai.Atteintes aux biens 1 . 126-1 du code des assurances ni du chapitre Ier de la loi n° 85-677 du 5 juillet 1985 tendant à l'amélioration de la situation des victimes d'accidents de la circulation et à l'accélération des procédures d'indemnisation et n'ont pas pour origine un acte de chasse ou de destruction des animaux susceptibles d'occasionner des dégâts . Le délai pour saisir la Commission était de un an.

d'une escroquerie. compte tenu. est transmise sans délai par le greffe de la commission d'indemnisation au fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et autres infractions. d'une dégradation ou d'une détérioration d'un bien lui appartenant. victimes d'une atteinte à la personne prévue par cet article. 2 . instituée dans le ressort de chaque tribunal de grande instance. la CIVI.  Indemnisation de tous les chefs de préjudice  Indemnisation intégrale : pas de plafond.PROCEDURE D'INDEMNISATION PAR LA CIVI L'indemnité est allouée par une commission. . c . de ses charges de famille. sous réserve de réduction des prestations indemnitaires. L'indemnité est au maximum égale au triple du montant mensuel de ce plafond de ressources. Ces dispositions sont également applicables en cas d'aggravation du préjudice.  Indemnisation peut être supprimée ou réduite en raison du comportement de la victime ou de ses relations avec l'auteur des faits. Celui-ci est tenu. Cette exception peut être opposée aux ayants droit de la victime. ne peuvent à ce titre prétendre à la réparation intégrale de leur préjudice. et se trouve de ce fait dans une situation matérielle ou psychologique grave. de présenter à la victime une offre d'indemnisation. b . d'une extorsion de fonds ou d'une destruction. d'un abus de confiance. accompagnée des pièces justificatives. ou toute personne victime de faits commis sur le territoire national. lorsque ses ressources sont inférieures au plafond prévu par l'article 4 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique pour bénéficier de l'aide juridictionnelle partielle. dans un délai de deux mois à compter de la réception. Voir : Formulaire demande d'indemnisation La demande d'indemnité. Ces dispositions sont aussi applicables aux personnes mentionnées à l'article 706-3 qui. Le refus d'offre d'indemnisation par le fonds de garantie doit être motivé. ESCROQUERIES ET ABUS DE CONFIANCE Article 706-14 CPP : Toute personne qui. Cette commission a le caractère d'une juridiction civile qui se prononce en premier ressort. les faits générateurs de celui-ci ayant entraîné une incapacité totale de travail inférieure à un mois. ne peut obtenir à un titre quelconque une réparation ou une indemnisation effective et suffisante de son préjudice. peut obtenir une indemnité dans les conditions prévues par les articles 706-3 (3° et dernier alinéa) à 706-12.ATTEINTES AUX BIENS : VOLS. le cas échéant. le fonds de garantie transmet le constat d'accord au président de la commission d'indemnisation aux fins d'homologation. En cas d'acceptation par la victime de l'offre d'indemnisation. victime d'un vol.VICTIMES INDEMNISEES Personnes de nationalité française.

et restreignent ses obligations de garanties pourraient être considérées. en tout état de la procédure. 1 . Lorsque des poursuites pénales ont été engagées. dans certains cas.L'OBJET DE L'EXCLUSION DE RISQUE Les évènements garantis sont définis dans la police de manière positive. par des conditions de garanties. l'instruction de l'affaire par le président de la commission ou le magistrat assesseur se poursuit. De telles clauses qui sont dictées par l'assureur.Effets de l'exclusion de risque A .En cas de refus motivé du fonds de garantie. ou de désaccord de la victime sur l'offre qui lui est faite.Conditions de validité des exclusions de risque Il résulte de l'article L 113-1 Code des Assurances que les pertes et les dommages occasionnés par des cas fortuits ou causés par la faute de l'assuré sont à la charge de l'assureur .. la décision de la commission peut intervenir avant qu'il ait été statué sur l'action publique.. sauf exclusion formelle et limitée contenue dans la police. II . mais également ceux causés par l'eau des pompiers. On peut distinguer: o les clauses qui adjoignent des garanties aux garanties de base : La police incendie garantit non seulement les dégâts occasionnés par le feu. o Les clauses qui restreignent la garantie de base : .Preuve de l'exclusion de risque C .Distinction entre exclusions directes et indirectes 3 .Objet de l'exclusion de risque 2 .Définition de l'exclusion de risque B . verser une provision à la victime. Le fonds de garantie tient le président de la commission d'indemnisation immédiatement informé.LES EXCLUSIONS CONVENTIONNELLES DE RISQUE A . comme abusives dans la mesure où elle révèlerait un abus de puissance économique de l'assureur. Lorsque le préjudice n'est pas en état d'être liquidé et que le fonds de garantie ne conteste pas le droit à indemnisation. il peut.DEFINITION DE L'EXCLUSION DE RISQUE 1 . et lui confèrerait un avantage excessif.

en cas d'inhabitation du bâtiment assuré pendant une certaine durée. Les Polices "Bris de Machines" excluent les dommages causés par la corrosion. La police "vol" exclut la garantie lorsque celui ci a été commis par un membre de la famille. ou résulte d'une escroquerie. S'il prend soin de compléter la condition positive par une clause d'exclusion directe claire et nette. ainsi que les dommages corporels..  Assurance professionnelle : exclusion des biens confiés. Les Polices Dégats des eaux excluent l'indemnisation des dommages causés par l'humidité. vol sur la personne.  en matière d'assurance vol. En l'absence de clause d'exclusion expresse.C. la solution est évidente : le fait de ne pas respecter la condition mise à la garantie entraîne la non assurance.. .. après livraison excluent classiquement les dommages subis par la chose vendue elle-même. Mais il existe une extrême confusion de la jurisprudence en ce qui concerne la qualification de ces clauses.. o Les exclusions rachetables : Certains risques faisant normalement l'objet d'une exclusion peuvent être "rachetés" moyennant surprime. une qualification professionnelle déterminée ou certaines catégories de travaux. serrures de sûreté.. Prenons l'hypothèse d'un assureur qui accepte de prendre en charge un risque en imposant des conditions particulières à l'assuré :  notamment en matière de construction. :  Assurance vol : Transports de fonds.. Les Polices R. La police "incendie" exclut les incendies d'origine nucléaire. ou en l'absence de mise en fonctionnement d'un système d'alarme.. la buée ou la condensation.. volets. ex.. on peut hésiter entre plusieurs qualifications possible :  Condition de garantie : le vol n'est garanti que si le système d'alarme est enclenché. l'utilisation de dispositifs de protection particuliers : alarme.. gravage de vitres de voitures.

P. il s'agit d'une clause indirecte d'exclusion de risque pour les dommages causés par des faits volontaires. 1991.  Garantie de la seule responsabilité contractuelle = exclusion indirecte de la responsabilité délictuelle.  Garantie des travaux exécutés par l'assuré avec des matériaux plastiques = exclusion indirecte des travaux réalisés avec d'autres matériaux.C. L'assureur se trouve donc à la merci d'une interprétation de sa police. le vol ou les dégâts des eaux.  Garantie du vol dans un local sous surveillance = exclusion indirecte du vol quand il n'y a pas surveillance. 12 Mars 1991. il s'agit d'une exclusion indirecte :  Garantie limitée aux seuls travaux réalisés par l'assuré = exclusion indirecte des travaux sous-traités. Police garanties "tous risques. la conduite automobile.  Garantie de la seule responsabilité civile du chef de famille et l'incendie = exclusion indirecte de la conduite automobile. . laquelle jouera le plus souvent en faveur de l'assuré. 21732. Cass.  Aggravation de risque :l'assuré déclare que le système d'alarme contre le vol est toujours enclenché.Bigot. sauf…" o L'exclusion indirecte est celle qui résulte de l'absence de condition de garantie.  Garantie accordée aux seuls conducteurs munis d'un permis de conduire régulier = exclusion indirecte de ceux dont le permis de conduire n'est pas valable. Tout ce qui n'est pas précisément prévu dans la garantie est non assuré ou est exclu indirectement.  Nécessité d'agrément de la technique de travaux = exclusion indirecte des techniques non traditionnelles. C'est ainsi qu'une police garantissant un chef de famille peut exclure expressément de sa garantie. I. note J. J.Civ.DISTINCTION ENTRE EXCLUSION DIRECTE ET EXCLUSION INDIRECTE o L'exclusion directe de risque est celle qui est expressément visée dans la police. du vol ou du dégât des eaux qui n'y sont pas prévus.  De même si la Police limite la garantie "Chef de famille" aux accidents causés par les personnes dont l'assuré doit répondre.  Exclusion indirecte de risque : le vol n'est pas garanti lorsque le système d'alarme n'est pas enclenché. 2 .

La dernière partie de la clause qui stipule que le refus de prise en charge en cas de sinistre résultant de l'inobservation de ces prescriptions et le lie à la circonstance particulière de ce que le dommage est exclusivement imputable à l'inobservation des prescriptions est une clause d'exclusion. Com. l'indemnisation des dommages matériels subis par les biens assurés dans les conditions fixées par les dispositions contractuelles. la garantie s'appliquait sous réserve des exclusions prévues à l'article 3 à tous bris. 337. Cass. Le principe de leur validité est parfaitement admis. ou perte soudain et fortuit des biens assurés.L'EXCLUSION DOIT ETRE FORMELLE . Dès lors que cette clause n'est pas limitée et ne marque pas l'exclusion de façon apparente. 08-13780 . sous réserve des exclusions stipulées. L'article 12.CONDITIONS DE VALIDITE DE LA CLAUSE D'EXCLUSION DE RISQUE a . 3 . sous réserve de leur caractère formel et limité. l'assureur sera fondé à réclamer une indemnité proportionnée au dommage que cette inobservation lui aura causé ou à refuser la prise en charge du dommage si ce dernier est exclusivement imputable à l'inobservation de ces prescriptions. Elles font donc partie de la technique de l'assurance. RC et Ass. l'assurance avait pour objet de garantir à l'assuré. Civ. a .L'exclusion doit être formelle b . Selon les conditions spéciales engins et matériels mobiles. Selon les conditions générales d'une Police.1 des conditions générales dispose que l'assuré a l'obligation de prendre les mesures nécessaires au maintien des biens assurés en parfait état d'entretien et de fonctionnement. 9 Juillet 2009. puisque les conditions de réalisation du sinistre excluent la garantie. puisqu'elles permettent de délimiter le risque pris en charge par l'assureur.Groutel. 2009. En cas de sinistre résultant de l'inobservation de ces prescriptions. II.L'exclusion doit être limitée Les exclusions de risque sont inévitables. note H. l'assureur ne peut s'en prévaloir pour refuser sa garantie. de ne pas les utiliser au-delà des limites de charge techniquement admises par le constructeur et de veiller à l'observation des prescriptions édictées par ce dernier et/ou les règlements en vigueur. destruction.

II. par leur graphisme. Civ. 2007. note L. sauf lorsque le retard ou la non-fourniture résulte : d'un événement aléatoire indépendant de la volonté de l'assuré et ne mettant pas en cause la qualité de son organisation . Cass. matériel ou prestation de service. laquelle n'obéit à aucune forme particulière. II. 06-11478 .Mayaux. Les clauses qui restreignent ou excluent directement la garantie doivent donc figurer dans la Police en caractères particulièrement apparents. .139. Cass. 11 Janvier 2007. I.. 3 Juilklet 2014.Exclusions directes  2) . Une exclusion indirecte résulte donc essentiellement de la formulation de la condition de garantie.EXCLUSIONS INDIRECTES : Afin d'inverser la charge de la preuve en faveur de l'assuré. Une clause d'exclusion de garantie doit avoir été portée à la connaissance de l'assuré au moment de son adhésion à la police. des déchéances ou des exclusions ne sont valables que si elles sont mentionnées en caractères très apparents". 98-11. couleur différente).212 .  1) . Est formelle est limitée la clause d'un contrat d'asurance excluant la garantie de l'assureur pour "les conséquences pécuniaires résultant d'un retard apporté dans la fourniture d'un produit. antérieurement à la réalisation du sinistre. ou tout au moins." qui énumère de façon positive et précise la liste des risques n'étant pas compris dans la garantie. Com. la Jurisprudence estime que certaines conditions de garantie sont en réalité des exclusions de risques indirectes. afin que celui-ci s'engage à connaissance de cause compte tenu du risque de découvert de garantie. p. 20 juin 2000. 13-20572 2) . Cass.Exclusions indirectes Le législateur veut que l'attention de l'assuré soit attirée sur la clause d'exclusion directe de risque. maladie ou au décès de celui-ci . titre mis en évidence. 1) . Civ. Civ. d'une erreur ou omission commise dans les différentes opérations ou tâches nécessaires à l'exécution de la prestation". RC et Ass.821. RGDA 2000.. du reste du texte (grosseur. pour lui être opposable.EXCLUSIONS DIRECTES L'exclusion directe résulte du type de rédaction de la police "tous risques sauf. ou de la non- fourniture de ceux-ci. de l'indisponibilité de l'ingénieur chargé du projet lorsque cette indisponibilité est due à un accident. se détachant. Aux termes de l'article L 112-4 du Code des Assurances : "Les clauses édictant des nullités.

à annuler dans sa totalité la garantie stipulée: Cass.Civ I. p. Obs. I. p. 25 Octobre 1989. Note sous Cass. .Bigot. 26 Février 1991.364.Chapuisat.378. I.  En ce qui concerne les contrats d'assurance de responsabilité professionnelle :  Non respect des règles de l'art définies dans les documents techniques officiels (à condition qu'elle ne vise pas également des règles générales de la profession). Civ. p.  En matière de Contrat d'assurance de responsabilité civile après livraison :  Défaut de performances de la chose vendue Cass. I. 1990.Civ. I. 1983. 1988. R. Cass. 18 Février 1987.Bout.5. p.G. p. 23 Juin 1987.351.En effet.A. "La méfiance de la Jurisprudence et du Législateur à l'égard des clauses d'exclusion de risques".G. ou du coût de sa réparation. I. RGAT 1989. Obs. R. R. sans retirer son objet au contrat d'assurance. de sa mise en conformité : L'assuré doit assumer son risque d'entreprise. Cass. RGAT 1990.414.G. R. 25 Janvier 1989. RGAT 1982. 888 : à propos d'une pompe à chaleur défectueuse. RGAT 1991.Validité des clauses  2) .L'EXCLUSION DE RISQUE DOIT ETRE LIMITEE  1) . Cass.Bout. I. civ. 1987.G. p.T.  Exclusion du dommage subi par le produit livré lui-même. p.A.  Violation consciente d'une norme homologuée visée dans le marché.A. 1) . I.T.  Phénomènes naturels présentant un caractère catastrophiques (en l'absence d'arrêté interministériel de catastrophe naturelle). la qualification d'exclusion directe ou indirecte de risque par rapport à celle de condition de garantie va renverser la charge de la preuve en faveur de l'assuré.271.412. RGAT 1989. p. Elle ne doit pas permettre à l'assureur de reprendre insidieusement d'une main la garantie qu'il avait ouvertement accordée de l'autre.A. b . civ.T.Prohibition des clauses L'exclusion de risque ne doit pas avoir pour effet de priver de son efficacité la garantie contractuelle pour le risque concerné : Cass. note J.180. La jurisprudence se montre très méfiante envers les clauses ayant pour effet de limiter la garantie: F.T. Civ. R.Civ. R. 1er Juillet 1981. 31 Janvier 1989. Elle ne saurait aboutir. Cass. 3 Juillet 1990.VALIDITE DES CLAUSES :  Dommages causés en et hors circulation par tous véhicules terrestres à moteur assujettis à l'obligation d'assurance. Civ.

Mais ne serait pas limitée une telle clause qui exclurait également de la
garantie RC après livraison les dommages matériels résultant des
inexécutions de faire ou de délivrance de l'assuré
Cass. Civ. I, 27 février 2001, 98-19.443; R.C. et Ass. 2001, Com. n°165.

Pour sa part, la Cour de Cassation estime le principe de cette clause
d'exclusion valable :

Cass. Civ. I, 6 janvier 1993, 89-20.730 - Cass. Civ. I, 16 mars 1994, 94-14.729 -
Cass. Civ. I, 16 janvier 1996, 92-20.433 :

En donnant effet à la clause du contrat stipulant qu'étaient exclus de la garantie "le
coût du remplacement, du remboursement, de la reprise des produits livrés, y compris
le coût de ceux-ci et le préjudice subi de ce fait par les clients, la Cour d'Appel qui a
constaté que les préjudices dont la société X demandait réparation relevaient tous de
la catégorie exclue... s'est bornée à appliquer la convention sans la dénaturer;

Qu'ensuite la clause litigieuse étant parfaitement précise et dépourvue d'ambiguité en
elle même,, comme dans son contexte contractuel, étant limitée dans son objet dès
lors qu'elle laissait dans le champ de la garantie les dommages causés par des
produits viciés mis en vente par l'assuré ... c'est à bon droit que la cour d'appel a
énoncé que les préjudices étaient formellement exclus de la garantie souscrite.

La Jurisprudence est constante :

Cass. Civ. I, 21 janvier 1997, 95-11.590, R.C. et Ass. 1997, Com. n°139 - Cass. Civ. I,
18 avril 2000, 98-11.143 - Cass. Civ. I, 7 novembre 2000, 97-19.132, JCP, G, 2001,
IV, n°1000; Cass. Civ. I, 21 novembre 2000, 98-12.872, JCP G, 2001, IV, 1098 -
Cass. Civ. I, 13 février 2001, 98-12.473

Mais attention, "n'est pas limitée la clause excluant de la garantie non
seulement les frais constitués par le remplacement, la remise en état ou
le remboursement des biens livrés ou des travaux exécutés, cause ou
origine du dommage, ainsi que les dommages immatériels consécutifs,
mais encore les dommages matériels ou immatériels résultant de
l'inexécution des obligations de faire faire ou de délivrance de l'assuré"
- A propos d'une ligne façonneuse plaqueuse : Cass. Civ. I, 14 novembre
2001, 98-22.764.

Le problème de l'exclusion est donc loin d'être réglé en Jurisprudence,
puisqu'il subsiste une question d'appréciation sur le caractère limité, ou
non, de la clause, ce qui dépend de sa rédaction.

 Soit la clause d'exclusion vide la garantie souscrite de son
intérêt, et elle est annulée comme insuffisamment limitée, au
sens de l'article L 113-1, al.2, du Code des Assurances :
CA Paris, 25e Ch. B, 1er Juillet 2005, n°150 ; L'argue de l'Assurance, 4
noembre 2005, p.41
 Soit elle laisse subsister l'intérêt de la garantie RC après
livraison, c'est à dire garantit l'assuré contre les dommages
causés à des tiers, ou à d'autres biens, par la chose livrée
(incendie, explosion, bris...), et la clause est considérée comme
suffisamment limitée.

De plus, il n'est pas anormal que l'assuré assume son risque
d'entreprise, c'est à dire son obligation de garantir la chose qu'il vend.

Il faut donc examiner au cas par cas, comment est rédigée la clause, et
les Juges du fond restent libres d'apprécier le caractère limité de la
clause.

Rappelons que l'article L 121-7 du Code des Assurances permet
d'exclure l'assurance du vice propre de la chose assurée...

2) - PROHIBITION DES CLAUSES

L'article L 113-11 du Code des Assurances dispose que :

Sont nulles Toutes clauses générales frappant de déchéance l'assuré
en cas de violation ds lois ou des règlements, à moins que cette
violation ne constitue un crime ou un délit intentionnel.

Exemples de clauses prohibées :

 Limitation de la garantie "Chef de famille" aux accidents causés
par les personnes dont l'assuré doit répondre, constituant une clause
indirecte d'exclusion de risque pour les dommages causés par des faits
volontaires.
Cass.Civ. I, 12 Mars 1991, J.C.P. 1991, 21732, note J.Bigot ; R.G.A.T. 1991, p.633,
note R.Bout.
 Garantie accordée pour garantir la responsabilité civile
professionnelle d'une entreprise, mais exclusion des conséquences
de la responsabilité contractuelle...

L'objet de l'entreprise assurée étant l'étude de sols, est nulle la clause
excluant les dommages qui atteignent les ouvrages réalisés à partir de
ses études:
Cass. Civ. I, 4 Novembre 1992, RGAT 1993, p. 126, note A.d'Hauteville.

 Dommages qui sont la conséquence prévisible des modalités
d'exécution du travail que s'est engagé à effectuer l'assuré.
A propos d'un prestataire informatique :
Cass. civ. I, 14 Février 1992, RGAT 1993, p.352.
 Exigence d'une installation sur le véhicule assuré d'un "dispositif
antivol agréé par l'assureur" sans description précise des éléments
propres à composer un tel dispositif ni, à défaut, fixer les conditions
et les modalités de son agrément par l'assureur.
Cass.Civ. I, 3 Janvier 1991, Bull.Civ. I, n°2, p.2.
 Travaux non conformes, non seulement aux cahiers des charges des
DTU, mais encore à l'ensemble des règles en vigueur.
Cass.Civ. I, 20 Janvier 1993, RGAT 1993, p.316.
 Utilisation de matériaux non traditionnels et non homologués par
le CSTB, l'AFNOR, etc...
Cass. Civ. I, 14 Février 1989, RGAT 1989, p.368.

 Utilisation de matériaux non traditionnels et non conformes aux
règlements en vigueur.
Cass. Civ. I, 21 Février 1990, RGAT 1990, p.857, note J.Bigot.
 Dans une assurance décès, invalidité, et incapacité, ne sont pas
limitées les clauses d'exclusion :
 des maladies ou accidents occasionnés par l'alcoolisme
Cass. Civ. II, 18 Janvier 2006, 04-17.872, RC et Ass. 2006, n°148 (1ère espèce)
 des invalidités et incapacités résultant de diverses affections du
dos, et plus généralement "d'autres mal de dos"
Cass. Civ. II, 18 Janvier 2006, 04-17.872, RC et Ass. 2006, n°148 (2e espèce)

B - PREUVE DE L'EXCLUSION DE RISQUE

 Conformément à l'article 1353, al. 1, du Code Civil, c'est à l'assuré, qui réclame
l'exécution du contrat d'assurance, de rapporter la preuve que les conditions de fait
ouvrant droit à la garantie sont réunies.
 Conformément à l'alinéa 2 du même article, une fois établi que le sinistre entre bien
dans les conditions de garantie du contrat, c'est à l'assureur qui invoque une
exclusion de risque de "démontrer la réunion des conditions de fait de cette
exclusion" pour se prétendre libérer de son obligation de garantie.

La "clause syndicale vol" en matière d'assurance de marchandise transportée s'analyse
en une exclusion indirecte de risque, et c'est donc à l'assureur qui entend s'en
prévaloir pour s'exonérer de sa garantie de rapporter la preuve que les conditions
qu'elle édicte (antivol, gardiennage...) n'étaient pas remplies au moment du sinistre
(18).
Cass. Com. 22 Avril 1986, B.T. 1986, p.321 - Cass. Com., 20 Mars 1990, B.T. 1990, p.778 - Lyon, 11
Juin 1986, B.T. 1987, p.313 - Cass. Civ. I, 7 Juillet 1992, Bull. Civ. I, n°216 - Cass. Civ. I, 2 avril 1997,
95-13.928, RGDA 1997, p.737, Note M.H. Maleville.

C - EFFETS DE L'EXCLUSION DE RISQUE

L'exclusion du risque assuré entraîne une non assurance.

Conformément à l'article L 112-6 du Code des Assurances, la garantie n'est due ni à
l'assuré, ni à la victime, ni aux tiers bénéficiaires.

En revanche, les clauses d'exclusions de risques non formelles ni limitées doivent être
déclarées non écrites, et dans tous les cas inopposables à l'assuré ou à la victime.

Les éléments du contrat d'assurance

Chapitre II
LA PRIME D'ASSURANCE
Dernière mise à jour : 25 novembre 2017

SECTION I - LE CALCUL DE LA PRIME

I - DETERMINATION DE LA PRIME PURE OU PRIME
TECHNIQUE

A - LE TAUX DE PRIME
1 - Fréquence des sinistres
2 - Coût moyen des sinistres

B - REGLE PROPORTIONNELLE DE TAUX DE PRIME

II - ASSIETTE DE LA PRIME

A - ASSIETTE DE LA PRIME EN ASSURANCE DE CHOSE
1 - Choses à valeur déterminée
2 - Risques variables : stocks

B - ASSIETTE DE LA PRIME EN ASSURANCE DE
RESPONSABILITE
C - ASSIETTE DE LA PRIME EN ASSURANCE DE
PERSONNE
III - CHARGEMENTS DE LA PRIME
A - Le chargement commercial
B - Le chargement fiscal

IV - LA MODIFICATION DE LA PRIME EN CAS DE
MODIFICATION DU RISQUE

SECTION II - LE PAIEMENT DE LA PRIME

I - LE DEBITEUR DE LA PRIME
II - LA DATE DE PAIEMENT
III - LE LIEU DU PAIEMENT
IV - MODE DE PAIEMENT
A - Paiement comptant ou échelonné
B - Paiement par compensation

V - L'IMPUTATION DU PAIEMENT
SECTION III - LES SANCTIONS DU DEFAUT DE PAIEMENT
I - MISE EN DEMEURE

A - Forme
B - Effets
II - LA SUSPENSION DE LA GARANTIE
III - LA RESILIATION DU CONTRAT POUR DEFAUT DE
PAIEMENT DE PRIME
IV - LES SANCTIONS DU DEFAUT DE PAIEMENT EN
CAS D'ASSURANCE VIE

Le contrat d'assurance est un contrat onéreux.

La masse des primes collectées par l'assureur constitue le "pot commun" qui permet de
couvrir le montant des sinistres subis par ses assurés.

La prime est la contrepartie de l'obligation d'indemnisation de l'assureur.

On l'appelle aussi cotisation dans les Mutuelles (où l'on appelle l'assuré le sociétaire).

La détermination du montant de la prime repose sur des bases mathématiques précises.

SECTION I - LE CALCUL DE LA PRIME
I - La prime pure ou prime technique
II - Assiette de la prime
III - Chargements de la prime
IV - Modification de la prime

La prime "commerciale" due par l'assuré est constituée par la "prime pure" augmentée des
"chargements".

I - LA PRIME PURE OU PRIME TECHNIQUE

A - Détermination du taux de prime
B - Règle proportionnelle de taux de prime

La prime pure ou technique correspond à la partie de la prime collectée par l'assureur qui va
être placée dans un "pot commun" afin de procéder au réglement des sinistres. Elle est
fonction d'un "taux de prime", et de l'assiette des capitaux assurés, selon la formule suivante
:

PRIME PURE = TAUX DE PRIME X CAPITAUX ASSURES

Le taux de prime, ainsi que la valeur des capitaux assurés correspondent à l'importance du
risque à garantir, telle qu'elle résulte, notamment, des déclarations faites par l'assuré au
moment de la souscription du contrat.

avec un lanceur dont la fiabilité est éprouvée (Ariane IV.000 E.. de sorte qu'en moyenne le coût du sinistre peut être évalué. la valeur de la prime est considérablement réduite lors d'un vol routinier.000 E assurés.A .DETERMINATION DU TAUX DE PRIME 1 . En revanche.COUT MOYEN DES SINISTRES En divisant le coût total des sinistres par leur nombre.. C'est ainsi que la prime concernant une opération de lancement d'un satellite pourra correspondre à une part importante de sa valeur. En ce qui concerne le risque incendie. 5 à moitié et 6 pour une faible part. B .000.000 sur une année. lorsque celle-ci est conduite avec un nouveau lanceur.Coût moyen des sinistres La détermination du taux de prime est déterminé par des actuaires en fonction de la fréquence et du coût moyen des sinistres.000 E x 60% = 600 E. on peut penser. 4 peuvent être détruites en totalité. sur des bases mathématiques et statistiques.000 x 600 = 0.9 pour 1. qu'un incendie va affecter 15 maisons sur 10. de l'ordre d'un tiers.  pour une valeur assurée de 1. voire de la moitié. insuffisamment qualifié.Fréquence des sinistres 2 . par exemple. le taux de prime n'aura pas été ajusté au risque à garantir. Le taux de prime sera donc calculé selon la formule suivante : Taux de prime = Fréquence x coût moyen des sinistres Dans l'exemple précité. par exemple.FREQUENCE DES SINISTRES Elle est déterminée selon le calcul des probabilités. on arrive à un coût moyen pour un exercice donné. Ainsi. par référence au recensement statistique d'évènements passés groupés en risques homogènes de même nature. le taux de prime sera de 15/10. La fréquence de ce type de sinistre sera alors exprimée selon le rapport 15/10. le coût moyen du sinistre sera de 1. .) 2 . à 60% des capitaux assurés.  sur quinze maisons incendiées.REGLE PROPORTIONNELLE DE TAUX DE PRIME Si le risque a été inexactement déclaré par l'assuré. 1 .

en cas d'absence de preuve de mauvaise foi l'article L 113-9. qui occasionne 180. Par la suite. al. l'assureur est en droit de lui opposer une réduction proportionnelle de taux de prime en rétablissant le taux qui lui aurait été appliqué si le risque lui avait été correctement déclaré.000 E .000 x 1. Celui-ci est fortement endommagé par une explosion de gaz.9.000 Euros de dommages. un taux de prime de 1. soit 1. Faute de rapporter la preuve de la mauvaise foi de son assuré. il aurait dû appliquer. elle résilie la police d'assurance garantissant l'immeuble. en omettant d'en informer l'assureur de son immeuble.03 E au lieu de 200.2.8. par exemple.13 = 159. Le montant de l'indemnité sera donc réduit à : 180.En cas de preuve de mauvaise foi dans la déclaration du risque.000 x 0. l'assureur lui applique un taux de 1.13. elle loue son ancien local commercial à un commerçant pour y pratiquer une activite aggravée de pizzéria. ainsi que de différents locaux d'habitation.  Du fait de cette omission. Compte tenu des caractéristiques du risque déclaré.000 E l'indemnité sera réduite à : 200. sans mauvaise foi. Indemnité réduite = Dommage x Tx payé / Tx du Exemples : Une personne est propriétaire d'un immeuble dans lequel elle dispose d'un local commercial en rez de chaussée. A sa retraite.2 / 1. et souscrit une nouvelle police garantissant simplement l'appartement qu'elle continue à occuper. la résiliation du contrat est encourue sur le fondement de l'article L 113-8 du Code des Assurances.000 Euros Un assuré omet de déclarer. que le bâtiment qu'il souhaite faire assurer contre l'incendie est construit en bois.3. En revanche. du Code des Assurances prévoit que l'indemnité due après un sinistre sera réduite en proportion du taux des primes payées par rapport au taux des primes qui auraient été dues si les risques avaient été complètement et exactement déclarés". En cas de sinistre de 200. si l'assureur avait eu connaissance de la nature du matériau en bois.292.8 = 120.9 / 1. l'assureur lui applique un taux de prime normal de 0.  Or.

Dans les exemples précédents la prime pure d'une maison normale de 200.Assiette de prime en assurance de personnes L'assiette de la prime varie selon que le bien assuré a une valeur déterminable. 2 .Risques variables : stocks 1 .  soit de la valeur agréée sur laquelle l'assureur a donné son accord. en cas de sous-assurance. A .000 Euros. II .000 maisons. moins vétusté  Valeur à neuf : valeur de remplacement sans vétusté. Si le bâtiment est en bois.9 pour 1.4 pour 1. qu'il s'agisse d'une assurance de responsabilité dont le montant du sinistre potentiel est indéterminé.La sanction de la règle proportionnelle de taux de prime de l'article L 113-9 du Code des Assurances.Assiette de prime en assurance de responsabilité C . Le coût moyen des sinistres pourra être de 70% des capitaux assurés. laquelle n'est pas une sanction. doit être distinguée de la règle proportionnelle de capitaux visée par l'article L 121-5 du Code des Assurances. ou une assurance de personnes dont la prime est fonction des capitaux assurés. la sinistralité pourra être de 20 sinistres par an pour 10.000 Euros assurés. La valeur assurée peut résulter :  soit de la valeur déclarée qui résulte des simples déclarations de l'assuré.000 Euros.CHOSES A VALEUR DETERMINEE  Valeur vénale : pour les biens destinés à être vendus  Valeur d'usage : valeur de remplacement. .000 x 700 = 1.Choses à valeur déterminée 2 .000 sera de 180 Euros par an.ASSIETTE DE LA PRIME A .Assiette de prime en assurance de chose B . le montant de la prime pure sera de 1. Le taux de prime sera donc de : 20/10. au taux de 0.4 * 200 = 280 Euros. Pour une valeur assurée de 200.RISQUES VARIABLES : STOCKS Il est prévu lors de la souscription du contrat des variations de la valeur du risque au cours de son exécution.ASSIETTE DE LA PRIME EN ASSURANCE DE CHOSE 1 .

 Si valeur d'assurance déterminée (ex.CHARGEMENTS DE LA PRIME. B . lesquels sont très variables selon qu'il s'agisse d'une entreprise ou de particuliers.ASSIETTE DE LA PRIME EN ASSURANCE DE RESPONSABILITE La prime est fonction de la nature et de l'importance des risques garantis. la détermination de la prime est fonction de l'activité exercée par l'assuré.: Assurance chef de famille).ASSIETTE DE LA PRIME EN ASSURANCE DE PERSONNE. un tel mécanisme étant couramment utilisé en matière d'assurance transport. III . et il appartient à celle-ci de déclarer régulièrement son montant (prime ajustable). On peut retenir les critères suivants :  Nature de l'activité exercée : la sinistralité d'un plombier est différente de celle d'un couvreur.) on peut procéder comme en matière d'assurance de biens : la règle proportionnelle de capitaux est alors applicable. notamment du fait de son âge. La prime est également souvent fixée en fonction du chiffre d'affaires de l'entreprise. ainsi que des risques particuliers auxquels se trouvent exposés l'assurés. marchandise..  Si responsabilité est illimitée. Enfin.Chargement fiscal . ou pour garantir le parc automobile des transporteurs.On appelle "police flottante ouverte" ou "police d'abonnement" le contrat d'assurance portant sur des objets qui peuvent être constamment modifiés au cours du contrat. possibilité de fixer des plafonds de garanties qui constituent la limite de l'engagement de l'assureur. qu'on appelle "déclaration d'aliment".Chargement commercial B . A . sur le nombre de lits d'une clinique ou le nombre des membres d'une association.. Dans le cas des risques d'entreprise ou professionnels. de son état de santé ou de son exposition particulière à certains risques.  Importance de l'activité : prime assise sur le chiffre d'affaire de l'entreprise. L'assuré doit alors fournir une déclaration périodique de ces existences variables. et qu'on appelle des "existences variables". C . les parties au contrat d'assurance peuvent convenir d'un compte courant entre les primes dues par l'assuré et le montant des indemnités dues par l'assureur.: bien confié à un dépositaire.  La prime peut également être déterminée en fonction des coûts moyens des sinistre établis selon la méthode statistique (ex. Cette technique est souvent utilisée en matière de risque "marchandises transportées". La prime est directement fonction du montant forfaitaire des capitaux assurés.

A .  Il faut ajouter diverses taxes parafiscales par contrat pour financer le fonds de garantie attentats.Il convient d'ajouter à la prime pure. à condition d'avoir informé l'assuré de cette faculté de résiliation dans sa proposition. de la Directive 92/96/CEE du Conseil. tout contrat d'assurance est exclusivement soumis aux impôts indirects et taxes parafiscales grevant les primes d'assurance dans l'Etat membre de l'engagement. et le fonds d'indemnisation des victimes du SIDA.10 au fonds de revalorisation. Cass. 7 Juin 2006. IR 1770 (Article 44. soit plus de 35%  Elle atteint 30% de la prime pour les riques incendie d'habitation des particuliers. Dalloz 2006.. l'assureur peut résilier le contrat au terme de ce délai. l'Etat membre où est situé l'établissement de cette personne morale auquel le contrat se rapporte.281 . Si l'assuré n'y donne pas suite ou refuse ce nouveau montant dans le délai de 30 jours. de l'ordre de :  9% pour risques divers  18% pour risque automobile (a doublé en 1984) + 15% à Sécurité Sociale + 1.90 pour fonds de garantie + 0.LE CHARGEMENT COMMERCIAL  Frais de gestion (17. Com. portant coordination des dispositions législatives. si le preneur est une personne morale. qui correspond exclusivement au risque pris en charge. c'est à dire celui où le preneur a sa résidence habituelle ou. du 10 novembre 1992.MODIFICATION DE LA PRIME EN CAS DE MODIFICATION DU RISQUE EN COURS DE CONTRAT Selon l'article L 113-4. mais dont le taux varie selon la branche d'assurance. en caractères apparents.CHARGEMENT FISCAL Taxe unique calculée sur la prime. 04-15.  En cas de diminution de risque : . paragraphe 2. Le total de ces différentes charges peut atteindre près de 30 % en assurance dommage et plus de 13% en assurance vie.6%)  Frais de rémunération du capital dans Sociétés par actions (2%)  Frais de production : rémunération des intermédiaires (12. 4e. du Code des Assurances :  En cas d'aggravation de risque : L'assureur a le droit de proposer un nouveau montant de prime. B .2 %)  Frais d'encaissement des primes. réglementaires et administratives concernant l'assurance directe sur la vie et modifiant les Directives 79/267/CEE et 90/619/CEE (troisième directive assurance-vie) IV . Sans préjudice d'une harmonisation ultérieure. le chargement commercial et le chargement fiscal.

I . R 113-4 Code des Assurances : . I .  En principe au début de la période garantie. Selon l'article L 415-3 du Code Rural. Selon le 3e alinéa de l'article L 112-1 du Code des Assurances.L'assuré à droit. Si souscription par mandataire.L'imputation du paiement L'article L 113-2 du Code des Assurances oblige l'assuré au paiement de la prime aux époques convenues. et non forcément l'assuré.LE DEBITEUR DE LA PRIME Le débiteur de la prime est en principe l'assuré. l'assureur n'a pas d'action pour exiger le paiement des primes d'assurance vie (L 132-20). Toutefois.Le lieu du paiment IV .Le mode du paiement V . en cas de diminution du risque en cours de contrat à une diminution du montant de la prime. II .  Payable par périodes annuelles. SECTION II .Le débiteur de la prime II . Le souscripteur d'une assurance "pour le compte de qui il appartiendra" est seul tenu au paiement de la prime envers l'assureur. L'assureur doit alors rembourser à l'assuré la portion de prime afférente à la période pendant laquelle le risque n'a pas couru. Si l'assureur n'y consent pas.  La prime annuelle peut être fractionnée. Art.LA DATE DE PAIEMENT. notamment dans les assurances pour compte. C'est le souscripteur. le paiement des primes d'assurances contre l'incendie des bâtiments loués est à la charge exclusive du propriétaire. ou l'assurance sur la vie sur la tête d'un tiers.La date du paiement III . c'est le mandant. La résiliation prend alors effet trente jours après la dénonciation. l'assuré peut dénoncer le contrat.LE PAIEMENT DE LA PRIME.

B . En cas de paiement par chèque.LE LIEU DU PAIEMENT La prime est en principe payable au domicile de l'assureur ou du mandataire désigné par lui à cet effet (a.Paiement comptant ou échelonné B .2 du Code Civil. l'expiration d'un délai de résiliation. l'assuré devant pouvoir apporter la preuve de sa libération dans les conditions prévues par l'article 1353. . Le problème se pose lorsque l'assuré nie avoir reçu cet avis d'échéance. la prime peut être payable au domicile du courtier de l'assuré). il peut être important pour l'assuré de pouvoir rapporter la preuve qu'il a bien envoyé un chèque avant. III . L 113-3).Paiement par compensation A . sauf dans certains cas d'infirmité ou de vieillesse (R 113-5 Code des Assurances) où elle est en principe quérable au domicile de l'assuré. la garantie est due par l'assureur dès la remise du chèque. l'assureur est tenu d'aviser l'assuré . Cet avis d'échéance est envoyé par lettre simple. notamment.MODE DE PAIEMENT A . al. ou la personne chargée du paiement des primes. pour ne pas alourdir le coût du recouvrement des primes. En tout état de cause.Paiement comptant ou échelonné Elle peut être due en une seule fois.Paiement par compensation Le paiement peut également intervenir par compensation avec les indemnités éventuellement dues par l'assureur ensuite d'un sinistre. sous condition résolutoire de non encaissement si le chèque n'est pas payé. de la date de l'échéance et du montant de la somme dont il est redevable". Dans certains cas. IV . Toutefois.'"à chaque échéance de prime.la prime devient toujours portable au domicile de l'assureu en cas de procédure de suspension de la garantie prévue par l'article L 113-3 du Code des Assurances. Les modalités de paiement de la prime sont en principe libres. dans les conditions prévues par les articles 1289 et suivants du Code Civil. voire faire l'objet de prélèvements automatiques. mais la doctrine et la jurisprudence n'empêchent pas l'assureur de mettre en œuvre la procédure de suspension et de résiliation de l'article L 113-3. ou fractionnée.

En effet. on doit suivre les règles de l'article 1256 du Code Civil. dire sur laquelle il entend imputer son paiement. afférentes à plusieurs contrats ditincts. où un ajustement annuel est prévu en fonction des primes dues par l'assuré et les indemnités dont est redevable l'assureur. et affecter le paiement de la prime sur celle que l'assuré avait le plus d'intérêt à acquitter. et paye sans préciser son imputation. Si l'assuré est redevable de plusieurs primes. l'assureur et la victime ne sont pas respectivement débiteurs l'un envers l'autre.Résiliation du contrat . et devra lui régler la totalité de l'indemnité due. V . A noter toutefois que l'assureur ne pourra invoquer cette compensation à l'égard de la victime exercant l'action directe à son encontre.LES SANCTIONS DU DEFAUT DE PAIEMENT EN ASSURANCE DE DOMMAGE I . En cas de plusieurs polices distinctes l'assuré doit.Suspension de la garantie III .L'IMPUTATION DU PAIEMENT. en principe. SECTION III .Mise en demeure II . notamment si la garantie était subordonnée au paiement de celle ci. ce paiement est effectué sur la police dont il avait le plus intérèt à régler la prime. sans pouvoir retenir le montant de la prime impayée par l'assuré.Ce paiement par compensation est souvent la règle en matière de prime calculée sur le chiffre d'affaires. A défaut.

2 du Code des Assurances dispose expressément : A défaut de paiement d'une prime. et indépendamment du droit pour l'assureur de poursuivre l'exécution du contrat en justice. L'assureur a le droit de résilier le contrat dix jours après l'expiration du délai de trente jours précité. la suspension de garantie. L'assureur ne peut donc invoquer l'exception d'inexécution ou non adimpleti contractus pour se soustraire à son obligation de garantie. éventuellement. à l'assureur ou au mandataire désigné par lui. Le contrat non résilié reprend pour l'avenir ses effets. la prime arriérée ou. Il ne peut pas davantage invoquer la résolution du contrat sur le fondement de l'article 1184 du Code Civil. produit ses effets jusqu'à l'expiration de la période annuelle considérée. l'article L 113-3 al.Les solutions du droit commun ne sont pas applicables. Dans ce cas. les fractions de prime ayant fait l'objet de la mise en demeure et celles venues à l'échéance pendant la période de suspension. ces dispositions sont inapplicables en matière d'assurance vie. car les conséquences en seraient trop graves pour l'assuré en découvert de garantie. où l'assureur est dépourvu d'action pour exiger le paiement des primes. Au cas où la prime annuelle a été fractionnée. l'Article L 132-20 du Code des Assurances dispose que : L'entreprise d'assurance ou de capitalisation n'a pas d'action pour exiger le paiement des primes. la garantie ne peut être suspendue que trente jours après la mise en demeure de l'assuré. Lorsqu'une prime ou fraction de prime n'est pas payée dans les dix jours de son échéance. entraîne soit la résiliation . ainsi que. Toute clause réduisant les délais fixés par les dispositions précédentes ou dispensant l'assureur de la mise en demeure est nulle. En matière d'assurance de dommage. de la prime ou fraction de prime échue ainsi que des primes éventuellement venues à échéance au cours dudit délai. Il le pourrait encore moins en assurance vie. à midi. les frais de poursuites et de recouvrement. ou d'une fraction de prime. dans les dix jours de son échéance. intervenue en cas de non-paiement d'une des fractions de prime. le lendemain du jour où ont été payées à l'assureur ou au mandataire désigné par lui à cet effet. Voir schéma "Procédure de suspension et de résiliation En revanche. en cas de fractionnement de la prime annuelle. l'assureur adresse au contractant une lettre recommandée par laquelle il l'informe qu'à l'expiration d'un délai de quarante jours à dater de l'envoi de cette lettre le défaut de paiement.

20 Décembre 2007. Cass.  Doit être adressée par lettre recommandée simple adressée à l'assuré. Même si ces formalités ont été supprimées. la formulation de la mise en demeure doit être de nature à attirer l'attention de l‘assuré sur les conséquences précises du non-paiement intégral de la prime et sur l'intention de l'assureur de procéder à la résiliation.  rappeler le montant et la date d'échéance de la prime  reproduire tout le texte de l'article L 113-3. mais n'est pas un préalable nécessaire à la procédure en recouvrement des primes. Elle n'est utile que si l'assureur envisage de suspendre et de résilier le contrat.  Les frais de cette mise en demeure demeurent à la charge de l'assureur. et Ass. soit la réduction du contrat. en produisant un récépissé ou une mention de l'administration postale. A . Com. R. Le Code prévoit que cette mise en demeure résulte de l'envoi d'une lettre recommandée à l'assuré ou à la personne chargée du paiement des primes au dernier domicile connu de l'assureur. 1.note H.FORME DE LA MISE EN DEMEURE Formalités réglementées par R 113-1 Code des Assurances. alors qu'il n'appartient pas à l'assuré de se renseigner sur cette intention. 2008. .du contrat en cas d'inexistence ou d'insuffisance de la valeur de rachat. elle doit être accompagnée d'une demande d'avis de réception. et de sa date.  Si leur domicile est hors de France. ou à la personne chargée du paiement des primes. I . 06-21455 . ce qui occasionne parfois des difficultés.MISE EN DEMEURE Cette formalité réglementée par R 113-1 du Code des Assurances. 1. La mise en demeure doit être distinguée de l'avis d'échéance qui doit avoir été préalablement envoyé. à leur dernier domicile connu de l'assureur. 3. Civ. Elle ne peut intervenir que dix jours après la date d'échéance. II. Jusqu'en 1992. 2. Groutel.C. L'assureur doit pouvoir rapporter la preuve de l'envoi de la mise en demeure. elle devait indiquer expressément :  qu'elle était envoyée à titre de mise en demeure.

III . et peut être remise en vigueur :  à midi le lendemain du jour où ont été payées à l'assureur..EFFETS DE LA MISE EN DEMEURE 1 . Elle a un caractère essentiellement provisoire. ou en cas de fractionnement.  les frais de poursuite et de recouvrement. Pour qu'il y ait remise en vigueur de la garantie l'assuré aura du payer :  la totalité de la prime annuelle.Rend la prime portable dans tous les cas. L'acceptation par l'assureur d'un paiement partiel ne remet pas en vigueur la garantie.Interrompt la prescription (a.2e). les primes arriérées  en cas de prime fractionnée. L 114-2) 3 .  Si l'assuré demeure hors de France. on doit considérer que la suspension de garantie prend fin à l'expiration de la période annuelle. et non l'obligation pour l'assuré de payer le montant des primes.LA RESILIATION DU CONTRAT POUR DEFAUT DE PAIEMENT DE PRIME . le point de départ est le jour de la présentation de la lettre recommandée (R 113-3). ou à son mandataire..La Jurisprudence considère qu'une lettre recommandée simple suffit. ce qui est d'ailleurs une solution absurde. 4 . mais )à défaut d'accusé de réception. y compris aux tiers victimes dans l'assurance automobile (R 211-13.LA SUSPENSION DE LA GARANTIE La garantie est suspendue trente jours après l'envoi de la mise en demeure. La suspension ne concerne que la garantie.Fait courir le délai préventif de 30 jours. le jour de l'envoi n'étant pas compté. les fractions de primes ayant fait l'objet de la mise en demeure et celles venues à échéance pendant la période de suspension. La suspension de garantie est opposable à tous. la jurisprudence le proroge au premier jour ouvrable suivant.Fait courir les intérêts moratoires 2 . elle ne sera pas interruptive de prescription.  Si le délai expire un samedi. B . II . l'assureur aura résilié la police avant cette expiration. Mais en pratique. un dimanche ou un jour férié.

l'asssureur n'a pas d'action pour exiger les primes d'assurance vie. 25 Octobre 2007. et est opposable à tous. L'encaissement sans réserve d'un prime impayée. Toutefois. En pratique. Civ. La procédure de résiliation de la Police en cas de défaut de paiement de primes est également applicable aux garanties d'assurance individuelle accident. l'assureur adresse au contractant une lettre recommandée par laquelle l'informe qu'à l'expiration d'un délai de quarante jours à dater de l'envoi de cette lettre. La résiliation ne prend effet que si la prime. 05-80. Dalloz 2006. telles que l'individuelle accident. le défaut de paiement. 16 Mai 2006. II. Crim.Elle ne peut intervenir que dix jours après l'expiration de la période de suspension de 30 jours. à condition que la prime ou fraction de prime n'ait pas été payée avant ladite lettre. La résiliation met le contrat à néant. 06-18939 . ne constitue pas une renonciation à se prévaloir de cette résiliation. la résiliation prend effet à compter de la date d'envoi de cette nouvelle lettre. c'est à dire 40 jours après la mise en demeure. L'envoi de la lettre recommandée est une formalité substantielle. le défaut de paiement des primes d'assurance vie peut entraîner la résiliation du contrat. l'assureur peut suspendre sa garantie. ou sa réduction dans les conditions prévues par l'article L 132-20 du Code des Assurances : Lorsqu'une prime ou fraction de prime n'est pas payée dans les dix jours de son échéance. IR p. après la résiliation de la Police pour défaut de paiement de prime.974 . ou fraction de prime.1631 IV . Cass. à l'assureur ou au mandataire désigné par lui. entraîne soit la résiliation du contrat en cas d'inexistence ou d'insuffisance de la valeur de rachat. et résilier la police dans la même lettre recommandée de mise en demeure (R 113-2). lorsqu'une nouvelle lettre recommandée est adressée à l'assuré après l'expiration de ce délai de quarante jours. L'assureur a néanmoins la possibilité d'exiger le paiement des primes échues à la date de la résiliation. de la prime ou fraction de prime échue. Cass. Toutefois.LES SANCTIONS DU DEFAUT DE PAIEMENT EN CAS D'ASSURANCE VIE A la différence d'autres assurances de personnes. ainsi que des primes éventuellement venues à échéance au cours dudit délai. soit la réduction du contrat". n'a pas été payée avant l'expiration du délai de 40 jours suivant l'envoi de la lettre recommandée de mise en demeure.

. L'Argus de l'Assurance.LES OBLIGATIONS DE L'ASSUREUR EN CAS DE SINISTRE I .LE REGLEMENT DU SINISTRE SECTION I : LA REALISATION DU SINISTRE I . Paris.En assurance de responsabilité II .Il s'agit d'une résiliation automatique. et il n'existe aucune période de suspension de garantie comme en assurance de dommages. n°6976.OBLIGATIONS LEGALES DE DECLARATION DU SINISTRE II . 7e Ch.LA PREUVE DU SINISTRE SECTION II .Effets et opposabilité de la déchéance SECTION III . Le défaut de paiement d'une cotisation due au titre d'un contrat de capitalisation ne peut voir pour sanction que la suspension ou la résiliation pure et simple du contrat et.NATURE DE LA PRESTATION II .LA SUBROGATION DE L'ASSUREUR Dernière mise à jour : 10 décembre 2017 CHAPITRE III .44. p. Les éléments du contrat d'assurance Chapitre III -LE REGLEMENT DU SINISTRE Chapitre IV .Preuve à la charge de l'assuré B .Notion générale B .LES OBLIGATIONS DE L'ASSURE APRES LE SINISTRE I . A.PREUVE DE L'OBLIGATION DE L'ASSUREUR A . n°36 .Définition B .SANCTION : LA DECHEANCE A . la mise à la disposition du porteur de la valeur de rachat que ledit contrat a éventuellement acquise.DEFINITION DU SINISTRE A .L'Expertise .OBLIGATIONS CONVENTIONNELLES III . dans ce dernier cas. 24 Janvier 2006.

COMPENSATION DE L'INDEMNITE AVEC LES PRIMES DUES IV .Franchises III .SURASSURANCE EN MATIERE D'ASSURANCE DE CHOSE A .LA SUBROGATION LEGALE DANS LES DROITS DE L'ASSURE DE L'ARTICLE L 121-12 I -SUBROGATION DANS LES DROITS DE L'ASSURE .Concomitance de plusieurs polices 2 .Sanctions de l'absence d'offre b .Procédure d'offre en cas d'accident de la circulation 1 .SOUS ASSURANCE A . en cas d'assurances multiples non cumulatives SECTION V .Découvert obligatoire B .Procédures légales de réglement a .Nullité de la Police en cas de mauvaise foi de l'assuré D .Assurances de dommages C .Obligation d'information de l'assuré C .ASSURANCES CUMULATIVES A .Garantie de l'assureur au choix de l'assuré 2 .RESPONSABILITE DE L'ASSUREUR EN CAS DE PAIEMENT TARDIF CHAPITRE IV LA SUBROGATION DE L'ASSUREUR APRES PAIEMENT DE L'INDEMNITE SECTION I .FIXATION DE L'INDEMNITE EN CAS DE SINISTRE TOTAL A .Procédure de réglement du sinistre " DOMMAGES OUVRAGE " IV .Conditions des assurances Cumulatives 1 .Assurances de personnes B .Surassurance frauduleuse B .LA LIMITATION CONTRACTUELLE DE L'INDEMNITE I .LA FIXATION DE L'INDEMNITE EN CAS DE SINISTRE PARTIEL SECTION IV .Surassurance non frauduleuse II . III .Garanties successives de polices d'assurances de responsabilité B .Conventions contraires II .Délais de l'offre : 2 .PRINCIPE : application de la règle proportionnelle de capitaux B .LA LIMITATION LEGALE DE L'INDEMNITE EN CAS D'ASSURANCES EXCESSIVES I .Contribution des assureurs cumulatifs 3 .LES DECOUVERTS ET FRANCHISES A .Le réglement des assurances cumulatives 1 .Recours entre assureurs.

DEFINITION DU SINISTRE .L'ASSUREUR EST DECHARGE DE SON OBLIGATION DE GARANTIE LORSQU'IL NE PEUT PLUS BENEFICIER DE LA SUBROGATION PAR LE FAIT DE L'ASSURE C .Limitation légale de l'indemnité en cas d'assurance excessive Section V .LA SUBROGATION DE DROIT COMMUN I .SUBROGATION DE PLEIN DROIT DE L'ARTICLE 1251 DU CODE CIVIL II .L'ASSUREUR SUBROGE EXERCE L'ACTION EN RESPONSABILITE DE L'ASSURE B .Limitation contractuelle de l'indemnité SECTION I : LA REALISATION DU SINISTRE I .L'INDEMNITE DOIT ETRE PAYEE EN VERTU DU CONTRAT D'ASSURANCE B .Les obligations de l'assureur après le sinistre Section IV .SUBROGATION CONVENTIONNELLE DANS LES DROITS DE LA VICTIME CHAPITRE III LE REGLEMENT DU SINISTRE Section I .Définition du sinistre II .IMMUNITE DE CERTAINES PERSONNES SECTION II . II .La preuve du sinistre I .La réalisation du sinistre Section II .LA SUBROGATION NE JOUE PAS CONTRE CERTAINES PERSONNES 1 .SUBROGATION CONTRE L'AUTEUR DU DOMMAGE 2 .LA SUBROGATION EST LIMITEE AU MONTANT DE L'INDEMNITE VERSEE EN VERTU DU CONTRAT III .CONDITIONS DE LA SUBROGATION LEGALE A .Les obligations de l'assuré après le sinistre Section III .LES EFFETS DE LA SUBROGATION LEGALE A .

de protection juridique. l'assuré ou à incapacité ...NOTION GENERALE DE SINISTRE Le sinistre est constitué par réalisation de l'évènement prévu par la Police d'assurance et entraînant la mise en jeu de la garantie.A . bris de machine... générateur  Accident. catastrophe naturelle.. décès.  Nécessité de Prestations d'assistance : obligation de faire (défense de l'assuré. défaut de sécurité d'un produit. décès.  Besoin d'assistance. se surajoute la réclamation du tiers lésé du fait du dommage  Incendie.. Maladie. remboursement de frais médicaux. Dégât des eaux.  dommages immatériels : perte d'exploitation. destruction. Invalidité.. rapatriement sanitaire..  Un fait pollution . un tiers  Nécessité de Prestations de prévoyance : bénéficiaire Retraite.. à l'origine du dommage  un préjudice résultant du dommage En assurance de responsabilité.. vol. souvent consécutifs à un d'un dommage matériel dommage à  dommages corporels : maladie...... de sauvetage. Il se décompose en :  un fait générateur.. perte de revenus. accident de la circulation. Perte d'emploi..  Dommage causé par l'assuré à un tiers  dommages matériels : Perte.. dépannages véhicule.)  dette de responsabilité dans le patrimoine  pouvant de l'assuré donner lieu à la . de dépannage. perte de  à l'origine jouissance. dégradation..

l'assureur n'est tenu que si. Un ensemble de faits dommageables ayant la même cause technique est assimilé à un fait dommageable unique. sauf exclusion fomelle et limitée contenue dans la police.  Sur l'assurance Multirisque Habitation : voir sur le site de la DGCCRF B . .LA PREUVE DU SINISTRE Le sinistre est un fait juridique. résultant d'un fait dommageable et ayant donné lieu à une ou plusieurs réclamations. Toutefois. à la suite du fait dommageable prévu au contrat. soit par la réclamation (du tiers lésé). L'article L 113-5 précise que : Lors de la réalisation du risque ou à l'échéance du contrat. dont la preuve peut.LE SINISTRE EN ASSURANCE DE RESPONSABILITE : Article L 124-1 du Code des Assurances : Dans les assurances de responsabilité. selon l'article 9 du Code de Procédure Civile. Article L 124-5 du Code des Assurances : La garantie est. une réclamation amiable ou judiciaire est faite à l'assuré par le tiers lésé. selon le choix des parties. Le fait dommageable est celui qui constitue la cause génératrice du dommage. réclamation d'un tiers victime Il résulte de l'article L 113-1 du Code des Assurances que : Les pertes et les dommages occasionnés par des cas fortuits ou causés par la faute de l'assuré sont à la charge de l'assureur. engageant la responsabilité de l'assuré. l'assureur doit exécuter dans le délai convenu la prestation déterminée par le contrat et ne peut être tenu au delà. Article L 124-1-1 du Code des Assurances (inséré par la loi n°2003-706 du 1 août 2003) : Au sens du présent chapitre. être rapportée par tout moyen. constitue un sinistre tout dommage ou ensemble de dommages causés à des tiers. losqu'elle couvre la responsabilité des personnes physiques en dehors de leur activité professionnelle. II . la garantie ne peut être déclenchée par le fait dommageable. déclenchée soit par le fait dommageable.

Ce délai ne peut être inférieur à cinq jours ouvrés. mais ne peuvent pas le réduire. mais celui-ci existe en matière de d'assurance contre les accidents corporels. et au plus tard dans le délai fixé par le contrat. Il n'existe pas de délai en matière d'assurance-vie. aucune forme n'est imposée à cette déclaration. et de limiter l'étendue du sinistre. Les parties ont la possibilité de prolonger conventionnellement le délai de déclaration. c'est à l'assuré. En effet. SECTION II . du Code des Assurances que : L'assuré doit donner avis à l'assureur. la déchéance pour déclaration tardive ne peut être opposée à l'assuré que si l'assureur établit que le retard dans la déclaration lui a causé un préjudice. Elle ne peut être opposée dans tous les cas où le retard est dû à un cas fortuit ou de force majeure. conformément à l'article 9 du Nouveau Code de Procédure. d'en rapporter la preuve.Obligations légales de déclaration du sinistre II . Les délais ci-dessus peuvent être prolongés d'un comun accord entre les parties contractantes.OBLIGATIONS LEGALES DE DECLARATION DU SINISTRE Il résulte de l'article L 113-2. qui revendique la garantie dudit sinistre. 4e. S'agissant d'un fait juridique.Obligations conventionnelles III . Lorsqu'elle est prévue par une clause du contrat. conformément à l'article 9 du NCPC.LES OBLIGATIONS DE L'ASSURE APRES LE SINISTRE I .) Mais. de tout sinistre de nature à entraîner la garantie de l'assureur. mais l'assuré doit pouvoir en rapporter la preuve.L'assureur ne saurait donc imposer des modalités particulières de preuves (Existence d'effraction en matière de vol.. sauf dans les cas de : . Ce délai minimal est ramené à deux jours ouvrés en cas de vol et à 24 Heures en cas de mortalité de bétail. l'assureur doit être informé rapidement afin de prendre les mesures nécessaires afin de vérifier.Sanction : Déchéance de garantie I . dès qu'il en a eu connaissance..

aucune forme particulière n'est imposée pour la déclaration du sinistre.  Vol : actuellement 2 jours  Grêle : 5 jours  Mortalité du bétail : 24 H A compter de la connaissance du sinistre.Conditions de la déchéance C . courrier. en tout ou partie. telles que :  Prise de mesures de sauvetage et de limitation du sinistre  dépôt d'une plainte en cas de vol  Recours à un commissaire d'avarie en cas de sinistre transport  Fourniture d'un état estimatif de pertes détaillé  Autorisation d'examen médical de l'assuré en cas d'assurance contre les accidents corporels  Non immixtion dans la direction du procès.SANCTION : LA DECHEANCE DE GARANTIE A . s'opérer en faveur de l'assureur. du Code des Assurances que : L'assureur peut être déchargé. lorsqu'elle est prévue par le contrat d'assurance et au cas où l'assuré ne respecte pas ses obligations après le sinistre. sans accord de son assureur. notamment.OBLIGATIONS CONVENTIONNELLES Les obligations mises à la charge de l'assuré après la réalisation du sinistre doivent être expressément mentionnées dans le contrat d'assurance. et acceptées librement entre les parties. Enfin. III . quand la subrogation ne peut plus. Il peut s'agir des obligations de :  Prendre des mesures conservatoires ou de sauvetage après un sinistre . ou a laissé prescrire son action en réparation à l'encontre de ce dernier. II . laquelle peut avoir lieu par tout moyen : mail. al.Effets et opposabilité de la déchéance A . Il en en ainsi.2. lorsque l'assuré a consenti. sachant qu'il sera prudent pour l'assuré de pouvoir rapporter la preuve d'un accusé de réception par l'assureur.Définition de la déchéance B . par le fait de l'assuré.DEFINITION DE LA DECHEANCE La déchéance est la perte du droit à la garantie de l'assureur pour un sinistre donné. de sa responsabilité envers l'assuré. sauf si l'assuré y intérêt. Il résulte également de l'article L 121-12. une renonciation à recours à l'encontre du responsable de son dommage. téléphone.

à moins que cette violation ne constitue un crime ou un délit intentionnel (à rapprocher de L 113-1).CONDITIONS LIEES AU RETARD DE DECLARATION La perte de la garantie était automatiquement encourue en cas de non respect du délai de déclaration. Toutefois. de fausses déclarations de sinistre.Conditions formelles 2 .Conditions liées au retard de déclaration du sinistre 1 . sans préjudice du droit pour l'assureur de réclamer une indemnité proportionnée au dommages que ce retard lui a causé. le . le terme de "déchéance" est parfois utilisé improprement par certaines dispositions du Code des Assurances pour "exclusion de risque". à partir du 1er Mai 1990.  Toutes clauses frappant de déchéance l'assuré à raison du simple retard apporté par lui à la déclaration du sinistre aux autorités ou à des productions de pièces. 2 . Selon l'article L 112-4 du Code des Assurances . frappe de nullité :  Les clauses générales frappant de déchéance l'assuré en cas de violation des lois ou des réglements.  Faire appel à un commissaire d'avaries pour constater un sinistre survenu en cours de transport  Déclarer le sinistre dans le délai prévu par le contrat  Ne pas faire. 14 septembre 2017. employer comme justification des documents inexacts ou user de moyens frauduleux. Désormais. et comme telle inopposable à la victime dont le droit est "cristallisé" au moment de celle-ci. Civ. les clauses des polices édictant des nullités. des déchéances ou des exclusions ne sont valables que si elles sont mentionnées en caractères très apparents. de mauvaise foi. L'article L 113-11 du Code des Assurances.CONDITIONS FORMELLES Les sanctions de déchéances n'ont aucun caractère automatique.. II. 16-21674  Ne pas faire perdre le recours subrogatoire de l'assureur à l'encontre du responsable  Se soumettre à un examen médical en cas d'assurance de personne La sanction de la déchéance n'est donc encourue que pour une cause postérieure à la réalisation du sinistre. exagérer le montant des dommages.. Cass. et conformément à une recommandation de la Commission des clauses abusives rendue en matière d'assurance multirisques habitation. et doivent être expressément prévue par le contrat.CONDITIONS DE LA DECHEANCE 1 . Elle ne concerne que les fautes commises par l'assuré postérieurement au sinistre. B .

 Preuve de la déchéance : Conformément à l'article 1353 al. du Code Civil. Il en est notamment ainsi lorsque l'assuré n'avise pas son assureur d'une assignation en justice. par suite d'un cas fortuit ou de force majeure. ou de prévenir l'aggravation du sinistre en prenant en temps utile les mesures nécessaires.ne peut être opposée à l'assuré que si l'assureur établit que le retard dans la déclaration lui a causé un préjudice.Asselain . c'est à l'assureur de rapporter la preuve de cette perte de chance? que les juges du fond sont souverains pour apprécier : Cass. Ce retard doit. 94-21. 12-26549 . I.non respect des clauses de délai ne pourra être sanctionné par la déchéance que si l'assureur rapporte la preuve d'avoir subi un préjudice du fait du retard. Civ. B . Les clauses de déchéance pour déclaration tardive ne sont pas applicables lorsque l'assuré justifie qu'il a été mis. 616. c'est à l'assureur qui se prétend libéré d'une partie de son obligation de garantie de rapporter la preuve de la faute de l'assuré. Conformément à l'article 1353. seul le sinistre est concerné par la sanction.  Renonciation implicite : S'il connaissait l'existence d'un cas de déchéance. notamment.2. 7 janvier 1997. 387.EFFETS ET OPPOSABILITE DE LA DECHEANCE Dans tous les cas.. RGDA 1999.Cass. RGDA 2014.Favre-Rochex Il sera le plus souvent difficile à l'assureur de rapporter une telle preuve. en pratique. note M. notamment en exerçant un recours contre un tiers responsable. à défaut de réserves à l'occasion de : o Lettre non équivoque de l'assureur ou de son représentant o Désignation d'expert après sinistre o Direction du procès en défense de l'assuré . car. priver l'assureur d'une chance d'être libéré de tout ou partie de son obligation d'indemnisation. En effet. le fait qu'une déclaration de sinistre ne préjudie pas à l'assureur. et le prive de la possibilité d'organiser une défense efficace. note A.2 du Code Civil. dans l'impossibilité de faire sa déclaration dans le délai prévu (L 113-2 4e).869 . Civ. 4 Juin 2014. la loi Evin du 31 Décembre 1989 a modifié l'article L 113-2 du Code des Assurances de la façon suivante : Lorsqu'elle est prévue par une clause du contrat. l'assureur peut également être présumé avoir renoncé à invoquer la sanction.. la déchéance pour déclaration tardive. al. I. le contrat demeure valable. sauf si des constatations ou mesures urgentes s'imposaient pour limiter les conséquences dommageables du sinistre.

. RGAT 1947. sont donc inopposables :  aux victimes exerçant l'action directe.. lequel peut être contraint de rembourser ce que l'assureur a été contraint de verser à une victime ou au créancier au delà de son obligation contractuelle à l'égard de l'assuré. notamment en cas d'assurance pour compte. ou pour le bénéficiaire de l'indemnité en cas de décès. et notamment la faute de l'assuré. . L'article L 112-6 déclare. lesquels bénéficient également d'une action directe contre l'assureur : Cass. en effet.  Inopposabilité de la déchéance : Il résulte de l'article R 124-1 du Code des Assurances que : Les polices d'assurance garantissant des risques de responsabilité civile doivent prévoir qu'en ce qui concerne cette garantie aucune déchéance motivée par un manquement de l'assuré à ses obligations commis postérieurement au sinistre ne sera opposable aux personnes lésées ou à leurs ayants droit. 4 Décembre 1946 . la sanction de la déchéance reste parfaitement applicable entre l'assureur et l'assuré. C'est pourquoi l'assureur aura toujours intérêt à faire des réserves sur le principe et le montant de sa garantie. les exceptions opposables au bénéficiaire du contrat. toute position prise par l'assureur indiquant son intention de prendre en charge la totalité du sinistre malgré la faute de l'assuré. Les polices d'assurance contre les accidents du travail doivent spécifier que l'assureur ne peut opposer aucune déchéance aux victimes ou à leurs ayants droit. Les clauses de déchéance. Civ. notamment s'il demeure tenu de régler le sinistre au tiers victime.  Aux créanciers hypothécaires et privilégiés dans les assurances du choses.  Opposabilité de la déchéance : La déchéance est non seulement opposable à l'assuré souscripteur lui même. Toutefois. Obs. sanctionnant une faute commise par l'assuré postérieurement au sinistre. En effet. le droit propre de ceux-ci sur l'indemnité d'assurance a pris naissance et se trouve "cristallisé" au moment du sinistre et ne peut donc plus être affecté dans son principe et son étendue par un évènement postérieur. o Offre d'indemnité à L'assuré ou à la victime o de manière générale.. . mais encore aux bénéficiaires d'une stipulation pour autrui.Picard. M.

recherche de fuites. et ne peut être tenu au delà ". protection juridique.Nature de la prestation II . débiteur de sa garantie. rapatriement. Mais l'assureur peut être débiteur d'autres obligations..SECTION III ... telles que :  pourvoir. Dans tous les cas. perte de clés. d'exécuter en toute bonne foi les obligations mises à sa charge par le contrat d'assurance.Preuve de l'obligation de l'assureur I . à ses frais. Cette prestation peut consister au versement d'une indemnité prévue au contrat.  effectuer une mesure d'assistance : dépannage. aux termes duquel "l'assureur doit exécuter dans le délai convenu la prestation déterminée par le contrat. L'obligation fondamentale de l'assureur est d'exécuter la prestation prévue par le contrat d'assurance en cas de réalisation du sinistre. il appartient à l'assureur. la détermination de l'indmemnité due pourra être apportée par une expertise amiable ou judiciaire.L'expertise La détermination du montant de l'indemnité due par l'assureur est en principe fixée de gré à gré entre l'assuré et son assureur.LES OBLIGATIONS DE L'ASSUREUR EN CAS DE SINISTRE Conformément à l'article 1104 du Code Civil.PREUVE A LA CHARGE DE L'ASSURE . En cas de difficulté. A .. notamment des obligations de faire. I .PREUVE DE L'OBLIGATION DE L'ASSUREUR A .  reconstitution de médias ou d'archives après un sinistre.NATURE DE LA PRESTATION Il résulte de l'article L 113-5 du Code des Assurances. c'est à l'assuré de rapporter la preuve de l'existence de son dommage.. La prestation due par l'assureur est déterminée par le contrat. à la défense pénale ou civile ou de son assuré après un sinistre mettant en jeu la garantie du contrat : défense-recours.Preuve à la charge de l'assuré B . et à l'article L 113-5 du Code des Assurances. II ..

II. Civ. Le créancier de l'indemnité est celui prévu au contrat :  l'assuré.Conformément à l'article 1353. 12 Juin 1968. du risque couvert et lui est. ou du montant des dommages peut nécessiter le recours à une expertise amiable ou judiciaire. il est de Juriprudence constante que la décision judiciaire condamnant l'assuré à raison de sa responsabilité constitue. 3. I. JCP 1969. en établissant l'existence d'une exclusion directe ou indirecte de risque (Article 1353.1. du Code Civil . Civ.Cass. note A. Il résulte de l'article 1353. note P. Conc. II. Mais il peut s'agir également d'une obligation de faire : assistance. par tout moyen. Protection Juridique. Dès lors que le bénéficiaire de la garantie apporte cette preuve. 39. I. c'est à l'assureur qui entend se dégager. à moins de fraude à son encontre : Cass. 1 . dans l'assurance de responsabilité.L'EXPERTISE La détermination de l'obligation d'un assureur. La preuve du sinistre. Jur.. 23 Octobre 2013. 04- 12638 . fait juridique. al. En général.Expertise judiciaire . al. pour le compte duquel le contrat a été souscrit  le créancier hypothécaire ou privilégié dans l'assurance de chose  la victime.65-14399 . peut être rapportée par tout moyen : (Article 9 Code de Procédure Civile) La preuve de l'obligation de l'assureur suppose que l'assuré établisse. 18 février 2016..1 du Code Civil que c'est à celui qui en revendique le bénéfice de la garantie. Lindon B . 1. 14-29200 . Dalloz 1969. la créance de l'assuré étant devenue "certaine" et "exigible" après la réalisation du sinistre. Civ.Cass. III. opposable. 2. 29 oct. la réalisation tant dans son principe que dans son étendue. de rapporter la preuve de la dette d'indemnité de l'assureur à son égard. que les conditions de garantie sont réunies. 13-23506 . dès lors. 66-11076 .Cass. 2014. RGDA 2015. al. 12 mai 2005. 15584. Civ. l'obligation à la charge de l'assureur est une obligation de paiement. 12-20102 (Juridiction étrangère) . pour l'assureur de responsabilité.Besson .Asselain – Cass. que le contrat d'assurance garantit le risque qui s'est réalisé et.Expertise amiable 2 .2 du Code Civil Par ailleurs. de rapporter la preuve de sa libération. 279. c'est en principe à l'assuré de rapporter la preuve de l'obligation à la charge de son assureur. Civ.

prévoyant que les assureurs peuvent faire examiner le navire ou les marchandises par des personnes ayant les connaissances nécessaires pour estimer les dommages. 2 . .EXPERTISE JUDICIAIRE Il résulte de l'article 145 du Code de Procédure Civile que s'il existe un motif légitime de conserver ou d'établir avant tout procès la preuve de faits dont pourrait dépendre la solution d'un litige. L 114-2 du Code des Assurances). Les Experts amiables ont pour mission de constater les dommages. en évaluer le montant. Ils sont chargé de fixer contradictoirement le montant des dommages avec l'assuré. ou l'assurance "dommages-ouvrage". Mais cette presciption repart pour deux ans après cette désignation. Il existe des Experts spécialisés :  Experts incendie  Experts Construction  Experts en automobile  Médecins Experts Il s'agit. en rechercher l'origine et les causes.EXPERTISE AMIABLE Lorsque le sinistre est d'une certaine importance. de professionnels indépendants. sur requête ou en référé. Le recours à l'expertise amiable est prévu dès l'Ordonnance sur la Marine de 1631. On les appelle encore aujourd'hui "Commissaire d'Avarie". ou éventuellement l'Expert de ce dernier.Elle peut même être imposée par le contrat dans certains risques. l'assureur peut confier à un Expert la mission d'établir un "Rapport de Reconnaissance" qui lui donnera tous les éléments nécessaires afin de déterminer les causes du sinistre. les mesures d'instruction légalement admissibles peuvent être ordonnées à la demande de tout intéressé. la désignation amiable d'Expert amiable interrompt la prescription biennale (A. 1 . inscrits sur une liste professionnelle. et astreint à une Déontologie. et n'est pas suspendue pendant la durée des opérations de l'Expert. dans tous les cas. et rechercher si les conditions d'application du contrat d'assurance sont réunis. Ils sont également chargés d'exercer des recours amiables à l'encontre de l'auteur du dommage et de son assureur en respectant un formalisme contradictoire. A la fin du XIXe naquit la distinction entre "Experts des sociétés d'assurances" et "Experts d'Assuré". de chiffrer le montant de l'indemnité et d'envisager un éventuel recours à l'encontre de l'auteur du dommage. tels que celui d'incendie. Dans tous les cas.

il peut se faire assister d'un "sapiteur".Assurances de dommages A . L'expertise judiciaire est également utilisée lorsque la responsabilité d'un tiers est susceptible d'être engagée du fait d'un sinistre. et peut avoir une appréciation différente.Assurances de personnes B . sous peine de nullité de son rapport Si besoin est. par une consultation ou par une expertise sur une question de fait qui requiert les lumières d'un technicien. qu'il doit accomplir dans un délai déterminé. sous réserve de prorogation. L'Expert accompli sa mission sous la surveillance du Juge qui l'a désigné. et le délai de prescription recommence à courir. et à qui il peut faire part des difficultés qu'il rencontrerait dans l'exercice de sa mission. à compter du jour où la mesure a été exécutée. la somme assurée peut être forfaitaire. permettant à l'assureur d'envisager d'exercer son recours subrogatoire à l'encontre de ce tiers. pour une durée qui ne peut être inférieure à six mois. A noter que. . III . L'Expert Judiciaire est un professionnel spécialisé dans un domaine technique particulier inscrit sur une Liste établie par la Cour d'Appel ou par la Cour de Cassation. et conformément à l'article 2239 du Code Civil. Il est commis par le Juge avec une mission précise. la prescription biennale de l'article L 114-1 du Code Civil est suspendue lorsque le juge fait droit à une demande de mesure d'instruction présentée avant tout procès.Il en est ainsi lorsque l'expertise amiable n'a pas permis aux parties de se mettre d'accord sur les conditions ou le montant d'un sinistre. telle que déterminée par le contrat.FIXATION DE L'INDEMNITE EN CAS DE SINISTRE TOTAL A . contrairement à l'expertise amiable. il dépose un Rapport au Greffe de la Juridiction qui l'a désigné. A la fin de sa mission.ASSURANCES DE PERSONNES Dans les assurances de personnes. Il doit mener personnellement ses opérations en toute impartialité. Article 232 Code de Procédure Civile : Le juge peut commettre toute personne de son choix pour l'éclairer par des constatations. en respectant le principe du contradictoire. Mais le Tribunal n'est pas lié par les Conclusions du rapport déposé. qui est un autre Expert choisi dans une discipline différente de la sienne.

soit en totalité. Mais l'article L 131-2. ou une perte d'emploi. l'assureur.. à raison du sinistre. alinéa 2.C'est ainsi que dans le cas d'une assurance-Vie ou Invalidité. Selon l'article L 131-2. o assurance en cas d'annulation de spectacles. o de la réclamation de victimes. accessoire à la police incendie du propriétaire. tel que proportionnnelle à une perte de rémunération pendant un arrêt de travail. l'assureur peut être subrogé dans les droits du contractant ou des ayants droit contre le tiers responsable. qui garantissent au client la prise en charge du loyer ou des frais de voyage. o Loyers restant à courir en matière de leasing. l'assureur versera au bénéficiaire le capital prévu au contrat.  de pertes financières : o Perte d'exploitation.ASSURANCES DE DOMMAGES L'assurance de dommages est soumise au principe indemnitaire. Le dommage peut être constitué par :  la perte de la chose elle-même. alinéa 1: Dans l'assurance de personnes. ou de manifestations sportives. B . et pendant la durée de la reconstruction o assurance annulation de séjour de vacances ou de voyage. et la perte de bénéfices subie pendant la durée de la remise en route de l'entreprise o assurance de pertes des loyers. en cas de défaillance involontaire o assurance contre la baisse de recettes en cas d'intempéries dans les manifestations de plein air fête. dans les contrats garantissant l'indemnisation des préjudices résultant d'une atteinte à la personne. match sportif . concert. accessoire de l'assurance incendie des risques industriels. soit selon le pourcentage d'invalidité de l'assuré. ou d'une dégradation partielle. prévoit que cette prestation peut avoir un caractère "indemnitaire" permettant alors à l'assureur de bénéficier d'une subrogation : Toutefois.. Il s'agit de prestations directement fonction du préjudice subi par l'assuré. Principe indemnitaire : . lorsque les locataires ne payent plus leurs loyers du fait du sinistre. après paiement de la somme assurée. En aucun cas l'indemnité ne peut excéder le montant du dommage. pour le remboursement des prestations à caractère indemnitaire prévues au contrat. en matière d'assurance de responsabilité 1. couvrant les frais généraux continuant à courir. au profit des organisateurs. ne peut être subrogé aux droits du contractant ou du bénéficiaire contre des tiers..

al. L'indemnité est évaluée en considération des :  Valeur de remplacement : (ou valeur du bien à neuf)  Vétusté : (Perte de valeur du bien en raison de son usage ou de son état)  Valeur vétusté déduite (appelée indemnité immédiate.1. Le principe indemnitaire. tels une oeuvre d'art. auquel on attribue un coefficient de vétusté. Montant de l'indemnité : Conformément à l'article 1353. L'assurance en "valeur agréée" évite les contestations sur la valeur de la chose assurée. Généralement. En cas d'indemnisation de la valeur à neuf. du Code des Assurances que : L'assurance relative aux biens est un contrat d'indemnité : l'indemnité due par l'assureur à l'assuré ne peut pas dépasser le montant de la chose assurée au moment du sinistre. Dans les assurances de dommages.A. s'oppose à ce qu'un assuré bénéficie d'un quelconque enrichissement ensuite de la réalisation d'un sinistre. le montant de la prestation est nécessairement proportionnel au dommage effectivement subi. Le bien endommagé doit être évalué en valeur à neuf. l’assureur ne versera le complément d’indemnité (correspondant à la vétusté précédemment déduite) que contre justificatif du remplacement ou de réparation du bien sinistré. d'ordre public. le montant du dommage est fixé d'un commun accord entre l'assuré et l'assureur. récupérable peut être déduite de l'indemnité due par l'assureur. laquelle constitue le montant maxima de l'indemnité due par l'assureur. c'est à l'assuré de rapporter la preuve de la valeur de la chose sinistrée et de l'étendue de son dommage. si l'assuré la récupère. avec ses justificatifs. Il doit fournir un état estimatif de pertes. al. et valeur d’usage) On en déduit la "valeur Immédiate" = Valeur à neuf – Vétusté En cas d’indemnisation en valeur de remplacement l’indemnité immédiate est versée à l’assuré. du Code Civil .1. .V. La T. 2. lorsque l'assurance porte sur des corps certains. notamment en cas de perte totale. sans obligation de réparer ou remplacer le bien endommagé : Principe de libre disposition des indemnités par l’assuré.Il résulte de l'article L 121-1.

conformément à l'article 771-3e du C. .) 5.C. peut demander au juge des référés ou au Tribunal saisi d'ordonner une mesure d'expertise judiciaire. l'assureur doit.P. Lorsque la responsabilité est rejetée ou n'est pas clairement établie. al. l'assureur peut être redevable d'intérêts moratoires. dont les conclusions établies contradictoires pourront servir de base à la détermination de l'indemnité (Art.. à qui appartient la preuve d'établir le montant de son dommage. l'offre est faite par l'assureur mandaté par les autres. l'assuré. L'accord de l'assuré se matérialise par un "accord de règlement" parfois improprement qualifié de "quittance". du C. du C.). En cas de pluralité de véhicules. al. l'assureur qui garantit la responsabilité civile du fait d'un véhicule terrestre à moteur est tenu de présenter à la victime une offre d'indemnité motivée dans des délais déterminés.Le réglement du sinistre dommages à l'ouvrage 1 . dans ces mêmes délais. lorsque l'affaire est pendante devant le Tribunal de Grande Instance (article 771.Procédure d'offre en cas d'accident de la circulation 2 .2.C. donner une réponse motivée aux éléments invoqués dans la demande.P. et s'il y a plusieurs assureurs. dans le cas où la responsabilité n'est pas contestée et où le dommage a été entièrement quantifié.PROCEDURES LEGALES DE REGLEMENT La loi met à la charge de l'assureur de respecter une procédure d'offre de réglement de l'indemnité à sa charge dans certains domaines de risques particuliers : 1. Par ailleurs. l'article L 211-9 du Code des Assurances prévoit que : Quelle que soit la nature du dommage.P.C. 4.PROCEDURE D'OFFRE EN CAS D'ACCIDENT DE LA CIRCULATION En matière d'accident de la circulation. C . 145 et 232 et ss du C. au taux légal.P. ou lorsque le dommage n'a pas été entièrement quantifié. Cette provision peut être accordée :  soit par le juge des référés (article 809. laquelle ne peut être régularisée qu'une fois l'indemnité versée. le bénéficiaire pouvant revendiquer le versement d'une provision.3.3. depuis le jour à compter duquel il a été mis en demeure de payer. En cas de contestation sur la fixation de l'indemnité. Le paiement de l'indemnité est soumis au règles du droit commun.C)  soit par le Juge de la mise en Etat. lorsque l'obligation de l'assureur n'apparaît pas sérieusement contestable.

le délai le plus favorable à la victime s'applique. L'offre comprend alors tous les éléments indemnisables du préjudice. b .Sanctions de l'absence d'offre : L'article 211-13 du Code des Assurances prévoit que lorsque l'offre n'a pas été faite dans les délais précités. En cas de transaction l'article L 211-17 du Code des. Cette offre peut avoir un caractère provisionnel lorsque l'assureur n'a pas. faute de quoi les sommes non versées produisent de plein droit intérêt au taux légal majoré de moitié pendant deux mois. Assurances disppose que l'indemnité doit être versée dans le délai de un mois à compter de l'expiration du délai de rétractation de quinze jours. à son conjoint. l'offre est faite à ses héritiers et. En tout état de cause. au double du taux légal.Délais de l'offre b . L'offre définitive d'indemnisation doit alors être faite dans un délai de cinq mois suivant la date à laquelle l'assureur a été informé de cette consolidation. . été informé de la consolidation de l'état de la victime. puis à l'expiration de ces deux mois. s'il y a lieu. y compris les éléments relatifs aux dommages aux biens lorsqu'ils n'ont pas fait l'objet d'un règlement préalable. La sanction cesse :  soit lorsque l'offre est régularisée  soit lorsque le jugement devient définitif. a . dans les trois mois de l'accident.Délais de l'offre : Principe : L'offre doit être faite par l'assureur dans le délai de trois mois à compter de la demande d'indemnisation qui lui est présentée. Cette sanction a un caractère automatique. En cas de décès de la victime.Sanctions de l'absence d'offre a . En cas de dommages à la personne : Une offre d'indemnité doit être faite à la victime qui a subi une atteinte à sa personne dans le délai maximum de huit mois à compter de l'accident. mais peut être réduite par le Juge en raison de circonstances non imputables à l'assureur. le montant de l'indemnité offerte par l'assureur ou allouée par le juge à la victime produit intérêt de plein droit au double du taux de l'intérêt légal à compter de l'expiration du délai et jusqu'au jour de l'offre ou du jugement devenu définitif.

 En cas d'acceptation.LA FIXATION DE L'INDEMNITE EN CAS DE SINISTRE PARTIEL.  Doublé à l'expiration d'un délai de quatre mois à compter du jour de la décision de justice. l'assureur doit pourvoir à son remplacement à concurrence de sa valeur d'assurance. de l'offre qui lui est faite. L'évaluation de l'indemnité pose parfois un problème lorsque la chose assurée n'a été que partiellement sinistrée. dans un délai maximal de 90 jours à compter de la réception de la déclaration de sinistre. le règlement doit intervenir dans un délai de 15 jours. du jour de la notification de la décision. l'assuré peut demander l'accord de l'assuré pour proroger le délai précité à 135 jours. 2 . et destinée au paiement des travaux de réparation des dommages. (L211-18) même par provision :  Taux de l'intérêt est majoré de 50% à l'expiration d'un délai de deux mois.  L'ssuré peut demander au Juge des Référés le paiement d'une provision correspondant au montant de ces dépenses.En cas de condamnation résultant d'une décision de justice exécutoire.  L'indemnité à la charge de l'assureur étant alors majorée de plein droit d'un intérêt égal au double du taux d'intérêt légal. qui est souvent sa valeur vénale. Lorsque l'assureur ne respecte pas les délais précités. une offre d'indemnité. à condition d'avoir respecté la procédure de déclaration de sinistre. qui peut avoir un caractère provisionnel. ou formule une offre insuffisante. une œuvre . engager les dépenses nécessaires à la réparation des dommages. l'assureur présente. en dehors de toute recherche de responsabilité.  L'assuré peut.  En cas d'acceptation. Aux termes de ce même article :  L'assureur a eu délai de 60 jours courant à compter de la réception de la déclaration de sinistre pour notifier à l'assuré sa décision quant au principe de la mise en jeu des garanties prévues au contrat. et dans les autres cas. Si la chose assuré est complètement détruite.PROCEDURE DE REGLEMENT DU SINISTRE " DOMMAGES OUVRAGE " L'article 242-1 du Code des Assurances met à la charge de tout Maître d'ouvrage de bâtiment l'obligation d'une police d'assurance garantissant. telle qu'une maison partiellement détruite par un incendie. IV . le paiement des travaux de réparation relevant des garanties légales. En cas de difficultés " exceptionnelles ". après l'avoir notifié à l'assureur. lorsque celle-ci est contradictoire. par l'assuré.

LA LIMITATION LEGALE DE L'INDEMNITE EN CAS D'ASSURANCES EXCESSIVES I . mais de l'état du véhicule.  Pour la Chambre Criminelle. Il convient de déduire de l'indemnité la valeur dite de sauvetage ou de récupération du véhicule assuré. l'indemnité due par l'assureur à l'assuré ne peut pas dépasser le montant de la valeur de la chose assurée au moment du sinistre. il n'y a pas lieu de s'arrêter à la valeur de remplacement.Surassurance en matière d'assurance de chose II . L121-1 Code des Assurances : L'assurance relative aux biens est un contrat d'indemnité . même s'il excède la valeur fictive d'un remplacement impossible. Un désaccord a longtemps opposé les diverses formations de la Cour de Cassation :  Pour les Chambres Civiles. Un rapprochement semble s'opérer dans le sens de la prise en charge du remboursement du coût des réparations. même si celle ci excède la valeur vénale de la chose assurée.d'art détériorée par un dégât des eaux. la limite de l'indemnité était la valeur de remplacement. et l'indemnisation doit correspondre au remboursement intégral du coût de la remise en état nécessaire. A . de ses équipements ou et de son entretien. à condition que les réparations soient effectivement effectuées (analogue à valeur à neuf).Surassurance non frauduleuse A .Surassurance frauduleuse B . compte tenu de son âge. Mais la preuve en sera à sa charge.SURASSURANCE FRAUDULEUSE Il résulte de l'article L 121-3 du Code des Assurances que: . PRINCIPE INDEMNITAIRE : Art. sous réserve que l'assuré en bénéficie.Les assurances cumulatives I . ou un véhicule automobile endommagé à l'occasion d'un accident de la circulation. C'est le cas de l'automobiliste qui a "couvé" son véhicule de manière à le personnaliser dans son entretien et son équipement de façon telle qu'aucun véhicule équivalent ne peut être trouvé sur le marché de l'occasion. estimée à dire d'expert tenant compte non seulement de la valeur vénale (Argus).SURASSURANCE EN MATIERE D'ASSURANCE DE CHOSE. SECTION IV .

Le principe indemnitaire est ainsi sauvegardé. Dans la mesure où la nullité du contrat est prononcée. De plus..). en outre. l'autre partie peut en demander la nullité et réclamer. mais seulement jusqu'à concurrence de la valeur réelle des objets assurés. à condition de rapporter la preuve de mauvaise foi de l'assuré dans la détermination de la valeur déclarée. Cette violation du principe indemnitaire est de nature à favoriser les sinistres frauduleux. Il s'agit d'hypothèses fréquentes où l'assuré ne fixe qu'approximativement la valeur des biens qu'il entend faire assurer. dans le but de réaliser un profit illicite. B . il arrive fréquemment que des biens assurés neufs diminuent progressivement de valeur par vétusté (automobiles. ordinateurs. croyant réaliser une opération avantageuse.ASSURANCES CUMULATIVES . Toutefois. Il s'agit essentiellement de l'hypothèse d'un assuré qui. C'est pourquoi la loi permet à l'assureur d'invoquer la nullité du contrat et de demander des dommages intérêts correspondant au préjudice qui lui a été causé. s'i y a eu dol ou fraude de l'une des parties.. soit que l'assuré ait été de bonne foi. l'assureur peut également exercer une action en répétition des indemnités antérieurement versées pour de précédents sinistres. soit que la mauvaise foi n'ait pas pu être prouvée par l'assureur. ou se trompe légitimement sur leur valeur. lorsqu'un contrat d'assurance a été consenti pour une somme supérieure à la valeur de la chose assurée. L'assureur conserve donc les primes échues et la prime en cours à son taux initial. L'assureur peut alors conserver les primes à titre de dommages et intérêts.SURASSURANCE NON FRAUDULEUSE Le 2e alinéa de l'article L 121-3 du Code des Assurances ajoute que : S'il n'y a eu ni dol ni fraude. mais la prime sera réduite pour l'avenir. des dommages intérêts. le contrat est valable. le texte précise que l'assureur n'a pas droit aux primes pour l'excédent.. fait assurer une chose pour une valeur déclarée bien supérieure à sa valeur réelle en cas de sinistre. II . et que seules les primes échues lui restent définitivement acquises. ainsi que la prime de l'année courante quant elle est à terme échu. L'assuré peut donc se prévaloir de cette disposition pour obtenir une diminution de prime s'il constate une diminution de valeur de la chose assurée en cours de contrat.

Dans les rapports entre assureurs. la contribution de chacun d'eux est déterminée en appliquant au montant du dommage le rapport existant entre l'indemnité qu'il aurait versée s'il avait été seul et le montant cumulé des indemnités qui auraient été à la charge de chaque assureur s'il avait été seul. lors de cette communication. A . sont applicables. Condition : identité de soucripteur : A la suite d'un récent revirement de Jurisprudence. contre un même risque.. il y a "cumul" d'assurances lorsque plusieurs assureurs couvrent l'intégralité d'un même risque. Il s'agit d'hypothèses relativement fréquentes. L'assuré doit. doit donner immédiatement à chaque assureur connaissance des autres assureurs.Obligation d'information C . quelle que soit la date à laquelle l'assurance aura été souscrite.Conditions du cumul B . faire connaître le nom de l'assureur avec lequel une autre assurance a été contractée. Dans ces limites.Garanties successives de polices d'assurances de responsabilité 1 . les dispositions précitées ne sont applicables que si un même souscripteur a souscrit auprès de plusieurs assureurs des contrats d'assurance pour un même intérêt et pour un même risque : . lorsque plusieurs contrats d'assurance contiennent des garanties qui se recoupent : (assurance multirisque habitation et assurance scolaire .. où plusieurs assureurs couvrent une partie d'un même risque.) Article L 121-4 du Code des Assurances : Celui qui est assuré auprès de plusieurs assureurs par plusieurs polices.LES CONDITIONS DES ASSURANCES CUMULATIVES 1 . premier alinéa. les sanctions prévues à larticle L 121-3. et dans le respect des dispositions de l'article L 121- 1.Nullité en cas de mauvaise foi de l'assuré D . chacune d'elles produit ses effets dans les limites des garanties du contrat. pour un même intérêt.Le réglement des assurances cumulatives A . le bénéficiaire du contrat peut obtenir l'indemnisation de ses dommages en s'adressant à l'assureur de son choix. Quand plusieurs assurancess contre un même risque sont contractées de manière dolosive ou frauduleuse. garanties souscrites par une Société pour le compte de ses filiales et garanties soucrites par ces mêmes filiales. Quant elles sont contractées sans fraude. et indiquer la somme assurée.CONCOMITANCE DE PLUSIEURS POLICES A la différence de la coassurance.Concomitance de plusieurs polices 2 .

avec des contrats "base réclamation" souscrits ultérieurement. Ne resteront donc cumulatifs.  Assurance en lignes L'assurance en lignes est un système de coassurance prévoyant l'intervention successive de plusieurs assureurs.R. Dans la mesure où l'assuré était précédemment garanti sur la base du "fait dommageable". 21 novembre 2000. Elles ne peuvent donc donner lieu à une répartition proportionnelle entre les assureurs. I. les garanties soucrites par le bénéficiaire d'une assurance. C'est pourquoi. 2 . N'ont donc pas de caractère cumulatif. . et garantissant la responsabilité des différents constructeurs). portant sur le même intérêt et le même risque (tel que dans l'assurance T. puisqu'il ne peut y avoir d'enrichissement de l'assuré. Civ. date d'application de la loi du 1er Août 2003. Civ. 93-11003 Il ne s'agit donc pas d'assurances cumulatives au sens de l'article L 121-4 du Code des Assurances. note J. la garantie déclenchée par le fait dommageable ayant pris effet postérieurement à la prise d'effet de la loi nº 2003-706 du 1er août 2003 de sécurité financière est appelée en priorité. après épuisement de leur plafond de garantie respectif. I.C. la Loi du 1er Août 2003 a autorisé les assureurs à proposer des contrats en base réclamation (Claim's made).Kullmann.GARANTIES D'ASSURANCES SUCCESSIVES EN ASSURANCES DE RESPONSABILITE  Garanties d'assurance dans le temps Après leur condamnation par la Jurisprudence. que les contrats "fait dommageables" souscrits avant le 3 Novembre 2003. lequel sait à quel assureur il peut s'adresser. il peut y avoir cumul d'assurance entre les deux garanties successives. dans l'article L 121-4 d Code des Assurances : Lorsqu'un même sinistre est susceptible de mettre en jeu les garanties apportées par plusieurs contrats successifs. : pour les polices souscrites par le Maître de l'Ouvrage. et par un tiers. 28 Novembre 1995. Il en est ainsi pour des garanties consenties en coassurance et prévoyant l'intervention de l'assureur de deuxième ligne lorsque le plafond de la garantie de l'assureur de première ligne serait atteint : Cass.1052. sans qu'il soit fait application des quatrième et cinquième alinéas de l'article L. p. n°98-11891.Cass. 121-4. à condition :  que la police garantisse toute réclamation présentée par la victime pour des faits dommageables survenus antéieurement à l'expiration de la Police. RGDA 2001.  et dans un délai d'un minimum de cinq années après celle-ci. la loi du 1er Août 2003 à prévu.

. RC et Ass. notamment lorsque les deux polices garantissent le même risque. Il résulte de l'article L 121-4 du Code des Assurances que : Celui qui est assuré auprès de plusieurs assureurs par plusieurs polices. on ne voit pas ce qui pourrait pousser un assuré à souscrire. III.Il n'existe aucun cumul d'assurance lorsqu'a été souscrit. elles restent cumulatives : Cass. L'assuré doit. faire connaître le nom de l'assureur avec lequel une autre assurance a été contractée et indiquer la somme assurée.OBLIGATION D'INFORMATION. contre un même risque. 2009. Il s'agit d'un mécanisme très fréquent mis en oeuvre dans les programmes d'assurance internationaux. L'assurance étant régie par le principe indemnitaire. dans les mêmes conditions.  Bénéficiaire d'une assurance pour compte. en connaissance de cause plusieurs polices pour le même risque. Cette information doit être faite au nouvel assureur. 207 A défaut de subsidiarité.  Père de famille qui assure l'appartement de son fils étudiant qui l'assure de son côté. 2006. B .  Propriétaire d'une marchandise transportée qui l'assure. note H. une assurance de second rang venant en complément et après épuisement des garanties et franchises des polices souscrites par cette même société pour son propre compte : Cass. doit donner immédiatement à chaque assureur connaissance des autres assureurs. Civ. Civ. alors que celle-ci a déjà été assurée à son profit par le transporteur. pour le compte d'une société filiale. en pratique. alors qu'il ne peut résilier son ancien contrat non encore venu à échéance. que l'assuré déclare ses assurances cumulatives.Groutel "Clauses de subsidiarité de second rang" . qui ignore la garantie souscrite par un tiers à son profit. en cas de souscription d'une police par une société mère pour le compte de sa filiale . 9 Juillet 2009. lesquelles sont totalement et partiellement assurées par ailleurs. et celle souscrite par cette filale pour son propre compte. 04-20228 . il pourra y avoir assurance cumulative lorsqu'un assuré souscrit un nouveau contrat d'assurance. 304. lors de cette communication. ce qui ne peut qu'aggraver inutilement la charge des primes. 15 Mars 2006. pour un même intérêt. Néanmoins. comme à l'ancien. RC et Ass. II. Le cumul d'assurance est donc souvent le fruit d'une négligence ou d'une mauvaise gestion de l'assuré qui connaît mal le contenu des garanties déjà souscrites: Exemples :  Société mère qui assure ses filiales. 07-21855 et 07-22071. C'est pourquoi il est très rare. et ce d'autant plus qu'il n'y a pas alors identité de souscripteur.

sans en informer les autres.. il doit l'indiquer à chacun. l'article L 121-4 dispose que : Quand elles sont contractées sans fraude.Libre choix de l'assuré 2 . les sanctions prévues à l'article L 121-3 (surassurance). D .LE REGLEMENT DES ASSURANCES CUMULATIVES 1 .Contribution de chacun des assureurs 3 . les assureurs pourront invoquer cette mauvaise foi. au moins temporaire. Ce régime a été modifié en 1982. quelle que soit la date à laquelle l'assurance aura été souscrite. du contrat ancien. C . Dans ces limites. En pratique. Toutefois.NULLITE DE LA POLICE EN CAS DE MAUVAISE FOI DE L'ASSURE Quand plusieurs assurances contre un même risque sont contractées de manière dolosive ou frauduleuse. chacune d'elles produit ses effets dans les limites des garanties du contrat et dans le respect des dispositions de l'article L 121- 1. le cumul d'assurance. Là encore. Mais les assureurs peuvent rester dans l'ignorance du règlement du sinistre par d'autres assureurs. lequel prévoyait antérieurement le paiement de l'indemnité par ordre de date de souscription des polices. sont applicables : .et dans ce cas.. . sauf dans le cas où un autre assureur aurait pu lui opposer une compensation de prime.à savoir nullité et dommages intérêts. en principe. après la réalisation du sinistre.LIBRE CHOIX DE L'ASSURE Le caractère cumulatif de plusieurs police d'assurance garantissant le même risque apparaît. Désormais. le bénéficiaire du contrat peut obtenir l'indemnisation de ses dommages en s'adressant à l'assureur de son choix. il semble bien qu'il doive informer son nouvel assureur de la survivance. pourrait également être utilisé comme un moyen de tenter d'obtenir plusieurs fois l'indemnité pour un même sinistre.Recours entre assureurs en cas d'assurances multiples non cumulatives 1 . S'il s'adresse à plusieurs. premier alinéa. la mauvaise foi sera prouvée lorsque l'assuré aura déclaré le sinistre à plusieurs assureurs. Le fait que l'assuré ne s'adresse qu'à un seul assureur laisse en principe présumer sa bonne foi. en réclamant à chacun d'eux la totalité de l'indemnité. lorsque l'intention de réaliser un profit illicite sera établie.

Civ. I. plus souvent. en sa qualité de tiers lésé. la contribution de chacun d'eux est déterminée en appliquant au montant du dommage le rapport existant entre l'indemnité qu'il aurait versée s'il avait été seul et le montant cumulé des indemnités qui auraient été à la charge de chaque assureur s'il avait été seul. la contribution de chacun d'eux est déterminée en proportion du montant de leur garantie. 21 novembre 2000. la Jurisprudence estime que des Polices ne peuvent être cumulatives. une telle assurance a pour effet de garantir la responsabilité de l'assuré. son locataire peut avoir souscrit une garantie d'assurance pour le compte de son propriétaire. destinée à garantir le même risque. Il s'agit donc d'assurances multiples qui recouvrent toutes les hypothèses dans lesquelles un même risque se trouve garanti par plusieurs contrats d'assurances. de sorte que les dispositions du cinquième alinéa de l'article L 121-4. que si elles ont été souscrites par le même souscripteur : Cass. auprès d'un même assureur ou. Celles-ci sont donc soumises au principe indemnitaire de l'article L 121-1. pour obtenir le remboursement de la totalité de l'indemnité versée. 98-11891 Dans la mesure où il existe deux polices n'ayant pas le même souscripteur. lequel est d'ordre public. Il ne fait aucun doute que le propriétaire. elles n'ont aucun caractère cumulatif. le propriétaire. On peut. qui dispose d'une double garantie d'assurance. dans le cadre de sa garantie responsabilité civile. dans ce cas. du fait de l'incendie. lequel devra s'exécuter. peut également demander la totalité de l'indemnisation à l'assureur du locataire. d'assureurs différents. peut s'adresser à l'assureur de son choix. Toutefois. Dans les rapports entre assureurs.RECOURS ENTRE ASSUREURS EN CAS D'ASSURANCES MULTIPLES NON CUMULATIVES Depuis l'arrêt du 21 Novembre 2000. 3 . au sens de l'article L 121-4 du Code des Assurances. et s'oppose à ce que l'assuré perçoive une indemnisation supérieure au préjudice effectif. De son côté. par exemple. ne sont en principe pas applicables. celui-ci sera contractuellement obligé de garantir le sinistre. relatives au recours entre assureurs. envisager le cas d'un propriétaire qui souscrit une garantie d'assurance de dommages auprès d'un assureur. dans le cadre de sa subrogation légale l'assureur du propriétaire a la possibilité de se retourner contre l'assureur du locataire responsable. mais ne pourra recevoir qu'une seule et unique indemnisation correspondant au montant de son dommage. .CONTRIBUTION DE CHACUN DES ASSUREURS CUMULATIFS Selon le dernier alinéa de l'article L 121-4 du Code des Assurances : Dans les rapports entre assureurs. De son côté. S'il s'adresse à son propre assureur. destiné à garantir le bien loué contre le risque d'incendie.2 . sachant que.

85-17383 . la solution sera identique à celle existant en matière d'assurances cumulatives. L'Article 1317 dispose que. 7 Juin 1977. pourra demander à l'autre le remboursement de la moitié. 1622. 76-10143. si les garanties sont équivalentes : Cass. l'assureur qui aura dû régler le sinistre.. 28 Mai 2008. 06-20403 . et que les deux assureurs devront participer. le propriétaire d'une chose peut ne l'assurer que pour une partie de sa valeur. SECTION IV .Découverts et franchise III . I. les codébiteurs solidaires ne contribuent à la dette que chacun pour sa part et que celui qui a payé au-delà de sa part dispose d'un recours contre les autres à proportion de leur propre part.Possibilité de Conventions contraires A . En l'espèce.On peut alors estimer que les obligations entre les deux assureurs ont été contractées "solidairement". I.Cass. Saisis d'un recours en garantie de la part d'un des co-obligés. 266 . I.Compensation avec les primes dues I . Civ. entre eux. Civ. Obs. Dans les assurances où le montant de la valeur assurée est déterminable. la solidarité entre les débiteurs oblige chacun d'eux à toute la dette. à l'indemnisation du sinistre. Civ. 12 novembre 1987. Bull.Sous-assurance II .. Le paiement fait par l'un d'eux les libère tous envers le créancier. Rouquet.Principe : Application de la règle proportionnelle de capitaux B . et choisir de conserver une . Civ.PRINCIPE : APPLICATION DE LA REGLE PROPORTIONNELLE DE CAPITAUX. 290 Il en résulte qu'en définitive.SOUS ASSURANCE A . Civ. Selon l'article 1313 du Code Civil. en fonction de leurs engagements réciproques. III. Dalloz 2008. prohibant l'enrichissement injustifié d'un assureur ayant perçu des primes sans en assumer la contrepartie.LA LIMITATION CONTRACTUELLE DE L'INDEMNITE I . Bull. Le créancier peut demander le paiement au débiteur solidaire de son choix. Les poursuites exercées contre l'un des débiteurs solidaires n'empêchent pas le créancier d'en exercer de pareilles contre les autres. le Juge est donc tenu de statuer sur la contribution à la dette de chacun des co-obligés condamné in solidum : Cass. Cette solution est conforme à celle de l'article 1303 du Code Civil.

en conséquence. le dommage est de 7.Exemple en cas de sinistre total : ex: Si le bien a une valeur de 15. Dès lors.000 E. 1 . B . et supporte. L'article L 121-5 du Code des Assurances dispose que: S'il résulte des estimations que la valeur de la chose assurée excède au jour du sinistre la somme garantie.Clause de tolérance .000 E) = 5.Exemple en cas de sinistre partiel : Ex.500 E. Il s'agit de l'expression de la liberté contractuelle des parties.000 E x (10.CONVENTIONS CONTRAIRES.000 E. l'assuré est considéré comme restant son propre assureur pour l'excédent. en l'absence de mauvaise foi du souscripteur.000 E / 15. 2 . C'est à la date du sinistre qu'il convient d'apprécier la valeur du bien assuré. L'application de la règle proportionnelle de capitaux (ou d'assiette de prime) se fera selon la formule suivante : Indemnité = dommage x (valeur déclarée / valeur assurable) 1 .000 E / 15. sans que l'assuré ait pensé à adapter le montant de ses garanties en conséquence. si le bien n'a été détruit qu'à concurrence de moitié.500 E x (10. Il reste ainsi son propre assureur pour une partie de la valeur de la chose assurée. il n'y a pas lieu à application de la sanction de la règle proportionnelle de taux de prime (L 113-9) . sauf convention contraire.000 E. notamment pour limiter le montant des primes. ou d'une augmentation de cette valeur avec le temps. la garantie de l'assureur est limitée à la somme assurée de 10. mais qu'il ait été déclaré pour une valeur de 10. : Dans l'exemple précédent.partie du dommage à sa charge en cas de sinistre. qui ne concerne que la fausse déclaration du risque. Indemnité = 15.000 E. laquelle ne peut être considérée comme une fraude.000 E) = 10. une part proportionnelle du dommage.Clause de reports d'excédents 2 .000 E. Indemnité due = 7. La sous-assurance peut également être le fruit d'une erreur dans la déclaration de la valeur du risque assuré.

au terme de laquelle l'excédent constaté sur les objets qui peuvent être surassurés peut être reporté sur ceux qui sont sous assurés. évitant ainsi la sous assurance de ce dernier. L'assureur peut renoncer également à invoquer une sous assurance qui n'excéderait pas une proportion déterminée. lorsqu'elle est minime. il est possible d'apporter dans le contrat divers aménagements permettant d'éviter les effets de la sous assurance: 1 .Clause d'indexation ou de risque variable 4 .l'un.CLAUSE DE REPORT D'EXCEDENTS Lorsqu'une même police garantit plusieurs objets distincts. Le principe indemnitaire n'étant pas affecté par cette règle. pour des raisons commerciales. Le contrat peut prévoir que l'assureur renonce à invoquer purement et simplement la sous- assurance.000 E.Assurance à risques et primes variables L'application de la règle proportionnelle est souvent ressentie comme une sanction par l'assuré qui se voit insuffisamment garanti. valeur réelle 12. Pour lutter contre l'érosion monétaire. il est possible de prévoir dans la police une clause de réversibilité. 2 .le deuxième.000 E. assuré pour 11. tel que l'indice du coût de la construction en matière d'assurance incendie. 3 . par exemple 10 ou 20 %. article par article.I. en matière de risques industriels) . le risque assuré est affecté d'un indice de base. 3 . en principe. L'effet de la clause a pour effet de transférer au deuxième objet la surassurance constaté sur le premier. (Indice R. ou report d'excédent.Assurance au premier risque 5 . assuré pour 12.LA CLAUSE DE TOLERANCE. Après sinistre. La Commission des Clauses abusives a recommandé la suppression de la règle proportionnelle de capitaux dans les contrats multirisques habitation. valeur réelle 10.LA CLAUSE D'INDEXATION OU RISQUE VARIABLE. Toutefois.000 E. l'assureur peut aussi renoncer à invoquer la sous assurance. la règle proportionnelle joue.000 E . exemple: 2 objets : . Il s'agit d'une clause fréquente dans les contrats d'assurance de chose. au jour de la conclusion du contrat.

la sanction des article L 113-8 et 113-9 demeure). Exemple : Une usine comporte divers éléments: bâtiments. en fait. représentant 1 million d'Euros. (Déclaration d'aliments).A chaque échéance de prime. et le montant de la prime. la police fixe un capital global. les assureurs utilisent souvent la possibilité de résiliation après sinistre (art. Il peuvent également convenir d'une clause dite de "reconstitution de prime" aux termes de laquelle. La Police fixe donc ce montant comme valeur assurée.ASSURANCES A RISQUES ET PRIMES VARIABLES Couramment utilisées pour l'assurance des stocks ou d'une flotte de véhicules (Police "flotte"). dans l'assurance au premier risque absolu la prime peut n'être fixée que d'après le simple capital garanti. Enfin. et détermine la prime en conséquence. ou ajustable. Lorsqu'il y plusieurs biens assurés. avec abandon de la règle proportionnelle de capitaux.LES DECOUVERTS ET FRANCHISES Il résulte de l'article L 121-1 du Code des Assurances que l'assuré peut rester obligatoirement son propre assureur pour une somme ou une quotité déterminée.000 Euros. (Toutefois. Assurance révisable. occasionner des dommags supérieurs à 800. R 113-10 Code des Assurances). 4 . Il est constaté qu'un sinistre incendie ne peut. machines. le montant du risque assuré. sont réévalués en fonction de cet indice. ou qu'il supporte une déduction fixée d'avance sur l'indemnité du sinistre. en fonction de l'évolution des existences qu'il convient de déclarer au fur et au mesure. sans déclaration d'existences. . du moins si celui-ci varie de façon significative. stock.L'ASSURANCE AU PREMIER RISQUE Appelée "au premier feu" en matière d'incendie. si le total des indemnités payées en une seule année d'assurance ne saurait excéder la somme assurée. II . représentant le montant maximal des dommages que pourrait causer un seul sinistre. 5 . alors que la totalité des "existences" représente des capitaux bien supérieurs. Si plusieurs sinistres successifs surviennent. l'assuré peut conserver la garantie initiale en payant une prime complémentaire. L'assuré obtient ainsi une garantie totale à concurrence de la somme assurée.

la réglementation des assurances oblige l'assuré à conserver à sa charge une partie de l'indemnité dont le montant est fixé aux conditions particulières (Annexe I à l'a. sauf en matière d'assurance obligatoire de construction ou du risque automobile. Elle a pour objet de "moraliser" l'assurance. soit à un capital forfaitaire. 2 .DECOUVERT OBLIGATOIRE Cette clause oblige l'assuré à conserver à sa charge une part du dommage fixée.Découvert obligatoire B . Sont ainsi seuls garantis les sinistres d'une certaine importance. correspondant soit à un pourcentage du dommage. En principe. . Ex. le texte précise que ce découvert n'est pas opposable aux tiers bénéficiaires. La franchise se distingue du découvert dans la mesure ou elle peut parfois être "rachetable" moyennant surprime. est une somme ou un pourcentage qui est déduit systématiquement de tous les sinistres.la franchise simple selon laquelle l'assureur ne prend pas en charge les sinistres inférieurs à un montant déterminé. B . les franchises sont opposables aux tiers et aux victimes exerçant l'action directe. dans ce dernier cas. ce découvert doit rester effectivement à la charge de l'assuré à qui le contrat interdit de souscrire une garantie complémentaire.Franchises A .la franchise absolue. A . Ne sont donc pas garantis tous les petits sinistres qui ont pour effet d'alourdir les coûts de gestion des assureurs. voire de le pousser à les aggraver. Il a également pour effet d'entraîner une diminution du taux de prime.: En matière d'assurance de la responsabilité décennale des constructeurs. Toutefois. Elle a cependant l'inconvénient d'inciter l'assuré à majorer le coùt des sinistres. Parce qu'il est obligatoire. et de faire en sorte d'obliger l'assuré à faire preuve de vigilance pour prévenir la réalisation du risque.FRANCHISES On distingue plusieurs modalités : 1 . 243-1 du Code des Assurances).

à la date où ses conditions se trouvent réunies. Civ. I. p. N°18 En effet. Elle s'opère. du Code Civil. en affirmant que : L'assureur de responsabilité ne peut déduire de l'indemnité due à la victime le montant des primes échues à la date du sinistre et non réglées. Civ. 31 mars 1993.99 III . Pélissier . al. II. y compris les tiers victimes exerçant l'action directe. Civ.3. RGAT 1993. Toutefois. 1er Juin 2011. RGDA 2012.RESPONSABILITE DE L'ASSUREUR EN CAS DE PAIEMENT TARDIF Après avoir procédé à une analyse concrète de l'impact qu'a pu avoir la suspension de l'indemnisation sur la perte de chance d'une possibilité de redressement d'une société assurée. la Première Chambre Civile de la Cour de Cassation a opéré un revirement de jurisprudence. C'est ainsi que la jurisprudence admet que l'assureur puisse compenser les indemnités dont il est redevable avec les primes qui lui restent dues par l'assuré. en cas de mauvaise foi : Cass. l'assureur peut cependant récupérer sa franchise auprès de l'assuré. 91-13637 . I. La jurisprudence admettait également que cette compensation soit opposable à tous les bénéficiaires.Dans ces deux derniers cas. 10-15181 . III . . sur le fondement de l'article 1231-6. sous réserve d'être invoquée. note A.C. dans un arrêt de principe du 31 mars 1993. p. R.46. : La compensation est l'extinction simultanée d'obligations réciproques entre deux personnes. Cass. Bull. 90-17727 . Civ. la victime n'est pas personnellement débitrice de l'assureur. Cass. 1993. condamner l'assureur à lui payer des dommages et intérêt distincts des seuls intérêts moratoires. n°148. le Juge peut. Aux termes des articles 1347 et suivants du Code Civil. 2.COMPENSATION DE L'INDEMNITE AVEC LES PRIMES DUES 1. 28 Avril 2011. dans l'exercice de son pouvoir souverain d'appréciation de l'étendue du préjudice subi. et Ass. 28 avril 1993. à due concurrence. I. chr.

sur le fondement de l'article 145 du Code de Procédure Civil. Ce recours subrogatoire peut être exercé contre toute personne responsable. l'article L 121-12 du Code des Assurances confère d'office à l'assureur de dommage qui a payé l'indemnité mise à sa charge par son contrat d'assurance. 12 mai 2010. 02-19758 . que l'article L 121-12 du Code des Assurances ne fait pas partie des dispositions qui ne peuvent être modifiées par convention visées limitativement à l'article L 111-2. II. qui s'oppose à ce que le contrat d'assurance puisse être une source d'enrichissement par l'assuré lésé.L'abus du droit de l'assureur de se défendre en justice. Toutefois. CHAPITRE IV LA SUBROGATION DE L'ASSUREUR APRES PAIEMENT DE L'INDEMNITE Section I .C. Civ. et de l'assureur de ce dernier : A noter toutefois. 30 juin 2004. note S. que si son comportement fautif est caractérisé : Cass. dans la mesure où il serait en droit de réclamer son indemnisation à la fois à son assureur de dommage. après avoir refusé d'exécuter son contrat. n'est susceptible d'engager sa responsabilité sur le fondement de l'article 1240 du Code Civil. notamment si le caractère volontaire du sinistre est évoqué. 696. 2004.121-1 du Code des Assurances. selon les règles de la responsabilité. Les parties peuvent donc y renoncer. L'assureur devra donc toujours avoir une "bonne raison" pour différer son réglement. II. et a intérêt à solliciter sans attendre une mesure d'expertise judiciaire. l'assureur ne peut se faire justice lui-même. et à l'auteur du dommage. en exécution du contrat. 08-21966 . et Ass. y compris l'Etat. afin de démontrer sa "bonne foi". Celle-ci peut résulter d'investigations de son Expert laissant présager que la garantie n'est pas due. C'est pourquoi. n°282 et 314. l'exercice de son recours subrogatoire à l'encontre du véritable responsable de son dommage. Civ. Cass.La subrogation de droit commun dans les droits de la victime La subrogation légale découle du principe indemnitaire d'ordre public de l'article L. Abravanel-Joly . RGDA 2010. R.Subrogation légale de l'article L 121-12 du Code des Assurances Section II .

lequel peut d'ailleurs être considéré comme la victime du dommage. selon les cas. laquelle est réservée au profit exclusif de la victime. Dans ces cas. 09-69202 . Ce recours devra également être possible également en matière d'assurance de responsabilité. par exemple. peut envisager un recours contre le fabricant à l'origine du vice caché ou du défaut de sécurité à l'origine du dommage. Toutefois. note A. l'assureur pourra récupérer tout ou partie de l'indemnité versée du fait du sinistre. RGDA 2010. lorsqu'il aura indemnisé son assuré :  l'assureur incendie. . Pélissier. sur le fondement du droit commun : Cass. lorsque l'assuré disposait lui-même d'un recours contre le véritable responsable.Cette possibilité de recours. qui. dans certains cas.  L'assureur de responsabilité automobile d'un véhicule impliqué dans un accident de la circulation. 16 Octobre 2001. après avoir préfinancé la réfection de l'ouvrage de l'ouvrage. le subrogé ne saurait exercer ces droits et actions qu'à la condition que le subrogeant ne les ait pas lui-même déjà exercés" : CAA Bordeaux. plutôt que de ceux de son assuré :  afin d'échapper à une clause de renonciation à recours dont bénéficierait contractuellement le véritable auteur du dommage. jouera d'ailleurs un rôle dans la détermination de la prime. L'assureur de responsabilité. ainsi que de leurs assureurs. par exemple :  L'assureur d'un revendeur. peut avoir intérêt à se prévaloir des droits et actions de la victime. tenu d'indemniser une victime. n°99BX01093. y compris celui de la victime. et selon son intérèt. après livraison. l'assureur devra pouvoir agir en qualité de subrogé dans les droits et actions de son assuré. tenu d'indemniser un acheteur au titre de sa garantie R. à l'égard de l'assuré  de manière à pouvoir exercer l'action directe de l'article L 124-3 du Code des Assurances. puisque. à l'égard de l'assureur du véritable responsable.)  l'assureur dommages-ouvrage.C. les Juridictions Administratives considèrent que "si la subrogation investit le subrogé de tous les droits et actions du subrogeant. II.. se retournera contre les constructeurs responsables. C'est ainsi que. qui a désinteressé une victime.. 1038. Civ. pourra. C'est ainsi que. qui pourra exercer un recours contre le coauteur fautif de l'accident. invoquer la subrogation dans les droits de l'assuré qui lui est reconnu par le Code des Assurances. ou dans ceux de la victime. 8 Juillet 2010. ou le syndicat des copropriétaire responsable des parties communes . L'assureur de dommage. exercera son recours contre l'incendiaire éventuel  l'assureur dégât des eaux l'exercera son recours contre le véritable auteur du dommage (le voisin du dessus.

par préférence à celui dont il n'a reçu qu'un paiement partiel : Cass. 2007. et qui entend exercer son recours devant la juridiction administrative contre le véritable auteur du dommage. 1993. Février 2008.Charbonneau et L. 27 Février 2007. devra donc être prudent et prendre soin d'invoquer la subrogation légale dans les droits de son assuré. et se heurter éventuellement à son insolvabilité : . 251. RC et Ass. sans avoir à supporter les frais et les vicissitudes d'un recours judiciaire contre un éventuel responsable. en ce cas. dans la mesure où cette victime aurait déjà exercé un recours contre ce même responsable.13. l'assureur de personne. pour ce qui lui reste dû. RGAT.Subrogation dans les droits de l'assuré II . C'est même le grand intérêt de l'assurance de chose. l'assureur peut être subrogé dans les droits du conractant ou des ayants droit contre le tiers responsable. que de permettre à l'assuré de revendiquer de l'assureur la réparation de son dommage. En revanche.SUBROGATION DANS LES DROITS DE L'ASSURE La garantie due par l'assureur à l'égard de son assuré doit jouer même dans le cas où le dommage a été causé par un tiers. plutôt que la subrogation conventionnelle dans les droits de la victime.Les effets de la subrogation légale I . après paiement de la somme assurée. ne peut être subrogé aux droits du contractant ou du bénéficiaire contre des tiers à l'aison du sinistre. Revue Lamy Droit Civil. l'assureur. Enfin. dont la prestation a un caractère forfaitaire est expressément dépourvu de toute subrogation. Voir : C.Margeat. I. 171 SECTION I .Les conditions de la subrogation légale III . Com. pour le remboursement des prestations à caractère indemnitaire prévues au contrat. p.SUBROGATION "LEGALE" DE L'ARTICLE L 121-12 DU CODE DES ASSURANCES I .L'assureur qui a désintéressé la victime.Lefebvre "Le recours subrogatoire conféré à l'assureur de personnes à l'encontre par l'effet de la loi". dans les contrats garantissant l'indemnisation des préjudices résultant d'une atteinte à la personne. sauf si cette prestation a un caractère indemnitaire : Article L 131-2 Code des Assurances : Dans l'assurance de personnes. il résulte de l'article 1346-3 du Code Civil que La subrogation ne peut nuire au créancier lorsqu'il n'a été payé qu'en partie . H. Toutefois. il peut exercer ses droits. 04-12414 . n°2846 . Civ.

Pélissier II . . en principe. voire même justificatifs de débits bancaires. La loi de 1930 a consacré cette pratique. et d'une créance de responsabilité à l'encontre du tiers responsable. cette prestation trouve sa cause dans le contrat d'assurance. note A. ont causé le dommage ayant donné lieu à la responsabilité de l'assureur.L'indemnité doit être payée en vertu d'une obligation née du contrat d'assurance C .LES CONDITIONS DE LA "SUBROGATION LEGALE" A . il est équitable que le véritable auteur du dommage. afin de lui permettre.. quittance.LE PAIEMENT PREALABLE DE L'INDEMNITE La subrogation légale dans les droits de l'assuré intervient de plein droit au moment du règlement de l'indemnité. les polices avaient inséré des clauses de subrogation conventionnelles au profit de l'assureur après paiement de l'indemnité. 121-12 du code des assurances peut donc bénéficier à l'assureur dès lors que son assuré n'est pas le seul auteur du dommage : Cass. de recourir contre le tiers responsable. La subrogation de L. aucun préjudice du fait de devoir indemniser son assuré. L'assureur ne peut recourir personnellement contre l'auteur du dommage puisqu'il ne subit. 14-14533 14-14953 . Com. et il résulte de l'article L 121-12 du Code des Assurances que : l'assureur qui a payé l'indemnité d'assurance est subrogé. par leur fait.La subrogation est limitée au montant de l'indemnité payée A . Par ailleurs.. 29 septembre 2015.Le paiement préalable de l'indemnité B . jusqu'à concurrence de cette indemnité. et à lui seul.. C'est le paiement de l'indemnité qui donne naissance à la subrogation légale dans les droits de l'assuré. Il suffit donc à l'assureur de prouver son paiement par tout moyen : accusé de réception de l'assuré. très tôt. et sa contrepartie dans la perception des primes. dans les droits et actions de l'assuré contre les tiers qui. RGDA 2015. C'est pourquoi. 547. ou son assureur. C'est pourquoi. bien que l'assureur ait perçu des primes en contrepartie de son obligation de garantie. l'assuré ne pourrait cumuler le bénéfice de l'indemnité d'assurance. n'échappe pas à son obligation d'indemnisation dont il doit conserver la charge finale.Compte tenu du principe indemnitaire d'ordre public de l'article L 121-1 du Code des Assurances. En effet. la loi de 1930 a reconnu à l'assureur une subrogation dans les droits de son assuré qu'il a indemnisé.

C'est pourquoi. revue 39. 18 février 2003. si celui ci ne peut supporter la totalité de la charge du sinistre. ou par erreur. note F. 108. En vertu de l'article 1346-3 du Code Civil et de l'adage "on ne subroge pas contre soi même". S. Il peut arriver que l'assureur paye. soit qu'il y ait eu sanction de réduction proportionnelle de prime de l'article L 113-9 ou de capitaux de L 121-5 (sous-assurance). Civ. en cas de contestation sur la recevabilité de son recours subrogatoire.Abravanel-Jolly : "Recevabilité du recours subrogatoire de l’assureur de choses contre le responsable et son assureur : qualité du responsable pour contester" : www. pour se prévaloir de la subrogation légale de l'article L 121-12 du Code des Assurances dans les droits de son assuré. A défaut. même si la garantie a été estimée aquise par une convention entre cet assureur et l'asssuré : Cass. 23 septembre 2003.B . soit que le montant de sa garantie soit plafonnée dans la police. 2015. I. RGDA 2015. Civ.Groutel . L'assureur et l'assuré peuvent donc exercer conjointement leur recours contre ce tiers responsable. dans lequel figure son obligation de paiement : Cass. 16 décembre 2014. note A. note H. une indemnité sans que celle ci soit effectivement due en vertu des clauses et conditions de son contrat d'assurance.com.Kullmann. à titre commercial. p. 00-10380 .Cass. 13-23342 . RGDA 03 février 2015 n° 2. janvier 2015 . p. Com. en cas de d'insolvabilité partielle de l'auteur du dommage. P.LES EFFETS DE LA SUBROGATION LEGALE . l'assuré conserve son recours contre le tiers responsable pour la partie de son dommage non pris en charge par son assureur. et le problème se pose de savoir qui doit supporter l'insolvabilité partielle du tiers. note J. soit qu'il y ait eu application d'une clause de découvert ou de franchise. Dès lors. 89. irrecevable sur le fondement de l'article L 121-12 du Code des Assurances. En effet. il appartient à l'assureur de produire intégralement son contrat d'assurance.Pélissier . 01-13. RC et Ass. RGDA 2003. en principe. Le recours subrogatoire de l'assureur sera alors.924 .412. l'assureur doit établir que son paiement a été effectué en exécution de sa police. RGDA 2004. note A.477. notamment si le sinistre n'est pas garanti par le contrat.L'INDEMNITE DOIT ETRE PAYEE EN VERTU DU CONTRAT D'ASSURANCE. le tiers responsable peut contester la recevabilité du recours introduit contre lui.actuassurance. C . Vincent. Com. on doit admettre que l'assuré doit être payé par préférence à l'assureur qui lui a promis sa garantie.. III . 89. I.Pélissier .LA SUBROGATION EST LIMITEE AU MONTANT DE L'INDEMNITE VERSEE EN VERTU DU CONTRAT L'assureur a pu n'indemniser que partiellement son assuré.

L'assureur est déchargé de son obligation de garantie en cas de perte de son recours subrogatoire du fait de l'assuré C . Voir note Carlot : "Intervention de l'assureur au pénal" 4.L'assureur subrogé exerce l'action en responsabilité de l'assuré B . Toutefois. et ne peut. à condition que le prévenu soit poursuivi pour une infraction d'homicide ou de blessures involontaires. où l'assureur subrogé n'était pas admis à se constituer partie civile car il n'avait pas souffert personnellement du dommage. L'assureur peut donc se voir opposer le partage de responsabilité entre l'assuré victime et le tiers responsable.L'ASSUREUR SUBROGE EXERCE L'ACTION EN RESPONSABILITE DE L'ASSURE. 2. dans ce cas. Il ne peut donc que réclamer à son assuré le remboursement de l'indemnité qu'il lui a versée. La subrogation permet donc à l'assureur d'agir contre le tiers responsable pour obtenir le remboursement de l'indemnité versée. Si ce tiers responsable indemnise ultérieurement l'assuré. Les règles de compétence et de prescription sont donc celles de l'action principale de l'assuré. mais dans le contrat d'assurance. A . Un problème s'est longtemps posé devant les juridictions pénales. dans les mêmes conditions qu'aurait pu le faire l'assuré. que recourir partiellement contre ce dernier. couraient à compter de la régularisation de la quittance subrogatoire : . 5. et avait pour contrepartie le versement des primes. la jurisprudence récente admet la constitution de partie civile de l'assureur subrogé. puisque le versement de l'indemnité ne trouvait pas sa cause dans l'infraction poursuivie. 3.La subrogation ne joue pas contre certaines personnes A . Elle n'a donc d'intérêt que si une action en responsabilité est envisageable à l'encontre du tiers responsable du dommage. l'assureur se trouve dépourvu de sa subrogation à son encontre. La Cour de Cassation avait estimé que les intérêts moratoires que pouvait exiger l'assureur subrogé à l'encontre du tiers responsable. condition mise à l'intervention de l'assureur au procès pénal par la loi du 8 Juillet 1983.

Chr. où la prescription est très courte: Ainsi.LA SUBROGATION NE JOUE PAS CONTRE CERTAINES PERSONNES.320.458 . obs. s'opérer en faveur de l'assureur..1299 B . Plèn. Civ. si l'assuré omet de prendre des réserves sur la lettre de voiture ou n'interrompt pas le délai de prescription annale.. 7 Février 1986. 24 Janvier 2007. P. I. 06-13028 . 88-10189 . les auteurs de pourvois contre cette solution.note A. 2e al. C . la Cour de Cassation a opéré un revirement de jurisprudence. Com.Bénabent.Vincent. quand la subrogation ne peut plus par le fait de l'assuré.Cass. par le deuxième alinéa de l'article L 121-12 du Code des Assurances. de sa responsabilité à l'égard de l'assuré. RGAT 1988. Si. 1729 .Immunité de certaines personnes . ne peut plus. par son fait. Cette solution.Cass. Dalloz 2007. 26 Février 1991.. RGAT 1991. 84-15189 . note F. Cette hypothèse se rencontrera fréquemment en matière de transport. Code Assurances : L'assureur peut être déchargé.Cass. Civ. p.Subrogation contre l'auteur du dommage 2 .L'ASSUREUR EST DECHARGE DE SON OBLIGATION DE GARANTIE LORSQU'IL NE PEUT PLUS BENEFICIER DE LA SUBROGATION PAR LE FAIT DE L'ASSURE. hypothèques et provilètes du créancier. de toute obligation de garantie. RGAT 1995. la caution est déchargée. celui ci se trouve déchargé. I. avait l'intérêt de pousser les assureurs à payer rapidement.1987. jur. privant ainsi l'assureur de sa possibilité de recours. sauf s'il s'agit d'une renonciation à recours convenue entre l'assuré et le tiers antérieurement à la souscription du contrat.lorsque la subrogation aux droits. Ce sera également le cas si l'assuré. Dalloz 2002. p.315. Article L 121-12.Maurice . 1 . l'assuré ne permet pas à la subrogation de s'opérer au profit de son assureur.Cass. il ne pourra demander à celui-ci le paiement de l'indemnité correspondant au sinistre : Rappelons qu'en vertu de l'article 2314 du Code Civil . p.Groutel . difficilement justifiable sur le plan juridique.06-14253 . note R. note J. 21 Février 1995.185.340. en estimant qu'il résulte de l'actuel article 1231-6 1153 du Code Civil que le point de départ des intérêts moratoire ne peut courir qu'à compter de la mise en demeure : Cass. par le fait de ce créancier. I. Ass. p. 93-11159 . D.293.Bigot. Après avoir condamné à des amendes civiles. D. Ce sera le cas en cas de remise de dette. s'opérer en faveur de la caution. III. Civ. H. 7 mai 2002. par son fait..R. laisse s'éteindre par prescription l'action en responsabilité dont il disposait à l'égard du véritable responsable des dommages. en tout ou partie. 99-13.som. p.1986. ou de renonciation de l'assuré à son action en responsabilité.

SUBROGATION CONTRE L'AUTEUR DU DOMMAGE La subrogation légale ne peut être exercée que contre "les tiers qui. qui semble applicable également à la subrogation conventionnelle. Civ. descendants. préposés. sauf le cas de malveillance commise par une de ces personnes. et généralement tout personne vivant habituellement au foyer de l'assuré. 2 .1994.1 . p. et de leur assureur. Cette règle ne joue pas en cas de malveillance des personnes visées. de recourir contre son locataire ou son propriétaire. ont causé le dommage ayant donné lieu à la responsabilité de l'assureur".IMMUNITE DE CERTAINES PERSONNES 1. En effet. note L. ascendants. dans le contrat d'assurance.144 . C'est ainsi que l'assureur d'un propriétaire ou d'un locataire peut s'interdire. à la suite d'un revirement de Jurisprudence. en renonçant à exercer contre lui son recours subrogatoire. 2. Enfin. 91-21631 . L'alinéa 3 de l'a. 19 Janvier 1994. cette subrogation ne peut être exercée contre un assureur Dommages-Ouvrage. L 121-12 du Code des Assurances dispose que : l'assureur n'a aucun recours contre les enfants. allés en ligne directe. par leur fait. sauf subrogation conventionnelle. Elle ne peut l'être également contre le détenteur de bonne foi d'un véhicule volé : Cass. mais non contre l'assuré qui peut en être civilement responsable. D. par . mais les parties au contrat ont la possibilité de prévoir une clause selon laquelle l'assureur garantit non seulement les biens de l'assuré. Il s'agit d'une disposition d'ordre public. cette immunité est personnelle et ne bénéficie qu'aux personnes visées par le texte et ne fait pas obstacle à l'exercice. p. I. mais également la responsabilité éventuelle d'un tiers qui peut les endommager. ouvriers ou domestiques. Ces règles sont d'ordre public. l'assuré est le plus souvent civilement responsable de ces personnes. 3. l'assureur ne peut alors conserver son recours que contre l'auteur de cette malveillance. employés.527. et il ne faut pas que l'assureur prive d'effet la garantie en agissant contre celle ci : L'article L 121-2 du Code des Assurances dispose d'ailleurs que l'assureur est garant des pertes et dommages causés par des personnes dont l'assuré est civilement responsable. Dès lors.Mayaux. Toutefois. RGAT 1994.

ou une victime. 2908.Beignier.Porchy-Simon : "La portée de l'immunité civile du préposé à la lumière des recours entre assureurs" . p. et non la subrogation légale dans les droits de son assuré.Resp. Civ.l'assureur.LA SUBROGATION "DE PLEIN DROIT" DE L'ARTICLE 1346 DU CODE CIVIL L'assureur peut également bénéficier d'une subrogation de plein droit dans les droits de la personne qu'il indemnise lorsqu'il était tenu par son contrat. Civ.La subrogation de plein droit de l'article 1346 du Code Civil II . p. RGAT 1994. 06-12624 . La seule condition. il peut être intéressant pour lui d'invoquer cette subrogation "de plein droit" dans les droits de la victime qu'il a désintéressée.Cass. pourrait invoquer les règles de l'article 1346. ou pour le compte d'autres. p. paie dès lors que son paiement libère envers le créancier celui sur qui doit peser la charge définitive de tout ou partie de la dette. La stipulation selon laquelle des assurés conservent la qualité de tiers entre eux n'a aucune incidence sur leur qualité d'assuré pour compte. Pélissier. 10-21958 . et ass. note F. En effet. 12 Juillet 2007. y ayant un intérêt légitime. Civ.1994. n°3 . I. pour fonder son recours. 8 Décembre 1993. 90-18148 . chr. en cas de contestation. est que l'assureur justifie d'un "intérêt légitime" en payant en vertu de son contrat d'assurance. Note S.LA SUBROGATION DE DROIT COMMUN DANS LES DROITS DE LA VICTIME I .235.53. . 4. note B.D. de désintéresser son assuré.Vincent . En revanche. qu'il devra donc produire en Justice. envers lesquels l'assuré ne peut exercer aucun recours : Cass. RGDA 2012. avec d'autres . il résulte de l'article 1346 du Code Civil que : La subrogation a lieu par le seul effet de la loi au profit de celui qui. 7 Juillet 2011. SECTION II . Civ. I. 1994. qui a indemnisé la victime de son recours subrogatoire contre l'assureur de responsabilité de l'une de ces personnes : Cass. 120. Dalloz 2007.La subrogation conventionnelle de l'article 1346-1 du Code Civil I . jur. II. L'assuré qui est contraint de désintéresser son assuré à la suite d'un dommage qui lui est causé par un tiers responsable.note A. sans que cela lui apporte d'avantage particulier par rapport à sa subrogation "légale".

Elle doit être consentie en même temps que le paiement. RGAT 1987. ont causé le dommage ayant donné lieu à la responsabilité de l'assureur. Com. Civ. 00-13861 . le subrogeant n'ait manifesté la volonté que son cocontractant lui soit subrogé lors du paiement.61. dans un acte antérieur. note F. dans un acte antérieur. résultant de la volonté expresse de ce dernier.Cass. Quel recours. Vincent. I. selon lequel : La subrogation conventionnelle s'opère à l'initiative du créancier lorsque celui-ci. quel dommage ?" Revue Lamy Droit Civil. Pour se faire subroger conventionnellement dans les droits de la personne qu'il indemnise. 15-25409 . recevant son paiement d'une tierce personne. II. ni se prévaloir d'un dommage juridiquement réparable : Cass.53 II . 10-20193 . sans être subrogé. ces mode de subrogations ne font pas obstacle à ce que l'assureur se fasse subroger conventionnellement dans les droits de l'assuré ou du tiers victime qu'il désintéresse. l'assureur devra donc respecter les conditions strictement prévues par l'article 1346-1 du Code Civil. Tribune de l'Assurance. En effet. Civ. non seulement de la subrogation légale de l'article L. celui qui.SUBROGATION "CONVENTIONNELLE" DE L'ARTICLE 1346-1 DU CODE CIVIL Toutefois. II. I. manifestée concomitamment ou antérieurement au paiement reçu de l'assureur. RC et Ass. RGDA 2003. note HG . Avril 2005 . à moins que. 29 avril 2003. Civ. 10 mai 1989. la subroge dans ses droits contre le débiteur.408. Cette subrogation doit être expresse. I. 2017. p.Voir également : Cass. 121-12 du code des assurances. La concomitance de la subrogation et du paiement peut être prouvée par tous moyens. prévue par l'article 1250 du code civil. à savoir :  subrogation expresse du bénéficiaire dans une "quittance subrogatoire". note J.L'assureur devra être très prudent dans ses règlements fait à titre "commercial". Décembre 2011. p. le subrogeant n'ait manifesté la volonté que son cocontractant lui soit subrogé lors du . L'assureur qui a payé l'indemnité d'assurance dispose contre les tiers qui. sans y être tenu par son contrat.Cass. à moins que. civ. n°85-17379 . Civ. ne peut ni agir à cette fin. RGAT 1989. 2 juin 1987. sans avoir à établir que ce règlement a été fait en exécution de son obligation contractuelle de garantie : Cass.559. en exigeant de se faire subroger conventionnellement dans les droits du bénéficiaire de l'indemnité. 01-11355 . p. Cass.Bigot. 6 Octobre 2011. 30 mars 2004.Bigot . n°87-15694 . acquitte une dette dont il sait n'être pas tenu et qui ne démontre pas que la cause dont procédait ce paiement impliquait l'obligation du débiteur de lui rembourser la somme ainsi versée. par leur fait. Civ. V. I. 17 novembre 2016. mais aussi du droit d'invoquer la subrogation conventionnelle dans les droits de son assuré. sur le fondement de l'actuel article 1346-1 du Code Civil. note J.Forray : "Paiement pour autrui et responsabilité.  faite en même temps que le paiement.479. p.

Com.Gallmeister . I. 99-13458 .paiement. 04-18621 . En revanche. la subrogation est impossible en raison de l'effet extinctif de celui-ci. I. lequel n'est en principe pas obligé de la consentir. 28 Mai 2008. 07-13437. Dalloz 2006. p. 21 Février 2006. 90-17249. l'assuré peut exercer ses droits contre le responsable de son dommage. RGAT 1993. L'assureur pourra donc faire régulariser par son assuré. par préférence à son assureur dont il n'a reçu qu'un payement partiel : Cass.. l'article 1346 du Code Civil. Mais l'assureur ne sera alors privé de subrogation légale que si son paiement est fait au delà des obligations mises à sa charge par son contrat d'assurance. les intérêts ne lui sont dus qu'à compter de la mise en demeure du débiteur : Cass. La condition de concomitance de la subrogation au paiement exigée par l'actuel article 1246-1 du code civil peut être remplie lorsque le subrogeant a manifesté expressément. dans les droits du créancier. 5 Décembre 2006. Com. Jur. Dès lors. Com. RC et Ass. 7 mai 2002. 1873. Dalloz 2007. note L. 374. 799. 04-12414 . une quittance subrogatoire. Civ.. Civ. établie à la date du paiement de l'indemnité. II. la condition de concomitance ne pouvant plusq être remplie : Cass. 711. p.. ou le bénéficiaire ou la victime indemnisée.Speroni . Civ. 04-15651 . note . après le paiement. En revanche. Civ. Act.Casson : "Du concours de l'assuré et de l'assureur subrogé". RGDA 2002.Rémy. Cette subrogation conventionnelle n'a pas de caractère automatique et dépend donc de l'accord du bénéficiaire de l'indemnité.P.Cass. 3 Mars 1992. Dalloz 2015.Mayaux A noter qu'une partie assignée en justice est en droit d'en appeler une autre en garantie des condamnations qui pourraient être prononcées contre elle. Enfin.295. et le subrogeant expressément dans ses droits. Chronique p. note I.Cass. note J. à concurrence du montant de l'indemnité versée. 15 Septembre 2009. 2009. dans la mesure où l'assureur est tenu in solidum avec son assuré à indemniser un bénéficiaire. note P. une telle action ne supposant pas que l'appelant en garantie ait déjà indemnisé le demandeur initial tandis qu'est recevable l'action engagée par l'assureur avant l'expiration du délai de forclusion . et se borne au paiement d'une somme d'argent. sa volonté de subroger son cocontractant dans ses créances à l'instant même du paiement : Cass. 27 Février 2007. selon l'article 1252-3 du Code Civil. la subrogation est à la mesure du paiement et elle ne peut nuire au créancier lorsqu'il n'a été payé qu'en partie : Cass. pour ce qui lui reste dû. 08-16504 . Com. La créance de l'assureur dont le recouvrement est poursuivi par subrogation dans le droit d'action de la victime n'est pas indemnitaire. fût-ce dans un document antérieur. Dalloz 2007. l'investit automatiquement d'une subrogation "de plein droit".91 la subrogation ne pouvant nuire au créancier lorsqu'il n'a été indemnisé qu'en partie. I.82.

au moment de la délivrance de son assignation.Litiges ayant un objet autre que la fixation et le réglement d'une indemnité d'assurance 2 .JURIDICTIONS DE DROIT COMMUN B . la qualité de subrogé dans les droits de son assuré dès lors qu'il a payé l'indemnité due à ce dernier avant que le juge du fond n'ait statué : Cass.PRINCIPE : TRIBUNAL DU DOMICILE DE L'ASSURE B .LE CONTENTIEUX DU CONTRAT D'ASSURANCE Chapitre II .CONTENTIEUX ENTRE LES PARTIES AU CONTRAT D'ASSURANCE SECTION I . décennale.INTERVENTION OU MISE EN CAUSE DE L'ASSUREUR AU PENAL . Civ.assurance crédit III .Action directe de la victime 5 .LA COMPETENCE JURIDICTIONNELLE I .COMPETENCE TERRITORIALE A . note JP Karila.COMPETENCE D'ATTRIBUTION A .Litiges portant sur un meuble ou un immeuble 3 .COMPETENCE LIMITEE DES JURIDICTIONS PENALES C .L'ACTION DIRECTE DE LA VICTIME Dernière mise à jour : CHAPITRE I . bien qu'il n'ait pas eu. RGDA 2015.EXCEPTIONS 1 . 2015. III.. 7 avr. Titre IV Chapitre I .INCOMPETENCE DES JURIDICTIONS ADMINISTRATIVES II . 14-12212 .Assurances garantissant les accidents de toute nature 4 . 293.

SUSPENSION ET INTERRUPTION DE LA PRESCRIPTION IV .Principe 2 .LA PRESCRIPTION BIENNALE I . SECTION II .Absence de réaction à l'approche de la prescription B .LE CALCUL DU DELAI DE DEUX ANS A .En cas de sinistre 2 .POINT DE DEPART DE LA PRESCRIPTION BIENNALE 1 .Réserves de garantie .Garantie "défense-recours" III .FAUTES LIEES A LA PRESCRIPTION A.Actions dérivant du contrat d'assurance 3 .En matière d'assurance groupe emprunteur 6.Droit invoqué par voie d'exception non soumis à la prescription biennale III .En matière d'assurance pour compte 5 .MENTION DE LA PRESCRIPTION DANS LA POLICE II .Garantie de protection Juridique 2 .En cas de recours d'un tiers 4 .En matière d'assurance de personne B .Validité de la clause de direction de procès II .RENONCIATION A LA PRESCRIPTION V .LA CLAUSE DE DIRECTION DE PROCES I .En cas de déclaration irrégulière du risque par l'assuré 3 .Distinction avec la Protection Juridique et la "Défense- Recours" 1 .L'Action directe de la victime non soumise à la prescription biennale 4 .Exceptions de garantie B .Contenu des exceptions de garantie IV .DUREE DE LA PRESCRIPTION 1 .ABSENCE D'INTERVERSION SECTION III .Renonciation à l'exercice de la clause de direction de procès A .Manoeuvres dilatoires VI .

RECEVABILITE DE L'ACTION DIRECTE DE LA VICTIME A .La compétence d'attribution B .Absence de nécessité de mise en cause de l'assuré II .L'action directe n'appartient qu'à la victime B . parmi lesquels figurent les modes amiables (MARD) : la conciliation.La compétence territoriale III .LA PREUVE DU DROIT DE CREANCE DE LA VICTIME A . sur le Site de la FFA.Preuve du contenu du contrat d'assurance garantissant l'assuré V .Possibilité d'intervention de l'assureur dans la procédure CHAPITRE II.  Voir Dossier complet sur Jurilis : Médiation et asurances  "Le recours à la médiation de l'assurance".Exception de garantie partielle V .LA PRESCRIPTION APPLICABLE A L'ACTION DIRECTE IV .LE JUGE DE L'ACTION DIRECTE A . Il existe également des procédures d'arbitrage. A .LE DROIT PROPRE DE LA VICTIME SUR L'INDEMNITE I .ATTRIBUTION DE L'INDEMNITE A LA VICTIME VI .LE FONDEMENT DE L'ACTION DIRECTE SECTION II .Ignorance de l'exception B .Preuve de la créance de la victime contre l'assuré B . la médiation. .L'AUTONOMIE DE L'ACTION DIRECTE DE LA VICTIME CONTRE L'ASSUREUR SECTION III .RECOURS DE L'ASSUREUR CONTRE L'ASSURE EN CAS DE PAIEMENT DE L'INDU En cours de mise à jour La plus grande partie des contrats d'assurance s'exécute sans incident. la procédure participative.LE DROIT PROPRE DE LA VICTIME TROUVE SA MESURE DANS LE CONTRAT D'ASSURANCE II .L'EXERCICE JUDICIAIRE DE L'ACTION DIRECTE PAR LA VICTIME I .Preuve de l'existence du contrat d'assurance garantissant l'assuré C .L'ACTION DIRECTE DES VICTIMES CONTRE L'ASSUREUR DU RESPONSABLE SECTION I .LA DEPENDANCE DE L'ACTION DIRECTE DE LA VICTIME AUX CONDITIONS DE MISE EN JEU DU CONTRAT D'ASSURANCE I .DROIT D'EXCLUSIVITE II . Le contentieux judiciaire n'est pas le seul mode de réglement des conflits en matière de droit des assurances.

par une Juridiction commerciale ou administrative. assurance et arbitrage" . Une infime partie des contrats d'assurance connaît des difficultés qui nécessitent l'intervention des tribunaux. même. si elle fait l'objet d'un appel en garantie. cette dernière ne sera. CHAPITRE I CONTENTIEUX ENTRE LES PARTIES AU CONTRAT D'ASSURANCE SECTION I . C'est souvent dans le contentieux de la responsabiité que l'assureur est le plus souvent assigné par la victime exerçant son action directe. au côté de son assuré.157.Compétence territoriale I .  Site de la Médiation de l'Assurance  Voir : Colloque Montpellier Juin 2010. en principe.  La société mutuelle ne peut être attraite que devant la juridiction civile. pas compétente pour statuer sur l'appel en garantie contre son assureur non commerçant. "Risque. de nature civile. Cette solution conforme au Droit Commun n'est cependant pas sans inconvénient en pratique. p.Compétence d'attribution II . L'assureur non commerçant ne pourra . soit une société mutuelle.Compétence de droit commun B . dans la mesure où l'assuré commerçant ayant été assigné devant une Juridiction commerciale ou administrative.COMPETENCE D'ATTRIBUTION A . lorsque l'Expert aura été désigné.Compétence limitée des juridictions pénales C . notamment en cas de contestation sur l'application des garanties. en matière de référé-expertise. RGDA 2012.Compétence des Juridictions Administratives pour les marchés publics A . Elle est encore plus gênante. une première fois.COMPETENCE DE DROIT COMMUN  ORGANISATION DE LA JUSTICE EN FRANCE : Sur le site du Ministère de la Justice L'entreprise d'assurance peut être soit une Société commerciale.LA COMPETENCE JURIDICTIONNELLE I . ou sur l'action directe de la victime. en principe.

d'attraire dans tous les cas l'assureur devant la Juridiction ayant ordonné la mesure d'expertse initiale. de la personne civilement responsable. le cas échéant. Cette intervention ou cette mise en cause peut intervenir pour la première fois en appel. Article 388-2 du Code de Procédure Pénale : Dix jours au moins avant l'audience. Il en est de même pour la victime lorsque le dommage qu'elle a subi peut être garanti par un contrat d'assurance. L'assureur doit nécessairement se faire représenter par un Avocat. le montant de . De la même manière. ou devant le Tribunal de Commerce par un assuré commerçant. ou devant le Tribunal de Commerce si l'assuré est commerçant.COMPETENCE LIMITEE DES JURIDICTIONS PENALES Depuis 1983. Il serait souhaitable qu'une évolution jurisprudentielle permette d'éviter cette double désignation dans la même affaire. Article 388-1 du Code de Procédure Pénale : La personne dont la responsabilité civile est susceptible d'être engagée à l'occasion d'une infraction d'homicide ou de blessures involontaires qui a entraîné pour autrui un dommage quelconque pouvant être garanti par un assureur doit préciser le nom et l'adresse de celui-ci. qui mentionne la nature des poursuites engagées. devant le Tribunal d'Instance ou le Tribunal de Grande Instance si l'assuré est un simple particulier. dans le cadre d'une deuxième mesure d'expertise. les assureurs ont la possibilité d'intervenir ou d'être mis en cause devant la juridiction pénale lorsque l'assuré est poursuivi pour une infraction d'homicide ou de blessures involontaires. la mise en cause de l'assureur est faite par toute partie qui y a intérêt au moyen d'un acte d'huissier ou d'une lettre recommandée. lequel devra confier la même mission au même Expert. en permettant notamment. ainsi que le numéro de sa police d'assurance. l'identité du prévenu. B . Lorsque des poursuites pénales sont exercées. de la partie civile et. alors pas être mis en cause dans cette procédure d'expertise. le numéro des polices d'assurance. ce qui va obliger à l'assigner devant le Tribunal de Grande Instance. Cette intervention n'a d'objet que si la victime se constitue partie civile. les assureurs appelés à garantir le dommage sont admis à intervenir et peuvent être appelés ou mis en cause devant la juridiction repressive. Ces renseignements sont consignés dans les procès-verbaux d'audition. l'assureur intentera son action en paiement de primes. ou en nullité de contrat. avec demande d'avis de réception . selon le montant de la demande.  La société commerciale peut être attraite également devant la juridiction civile par un assuré non commerçant.

le lieu. 06-80185 . note H. 16 Janvier 2007. p. au début de l'audience. Com. toutefois. n°96-81164. note J. présentée par celui-ci avant toute défense au fond. celui-ci est mis hors de cause par le tribunal . Crim. L'assureur de la victime d'une infraction qui a versé à son assuré une avance sur l'indemnisation de son préjudice corporel est admis à exercer le recours qui lui est accordé par l'article 33. A peine de de forclusion. 05-87317 . si l'assureur régulièrement mis en cause n'a pas comparu en première instance. Celui-ci ne peut donc invoquer la réduction proportionnelle de taux de prime de l'article L 113-9 du Code des Assurances. Crim. 10-80166 . 84. Néanmoins. al. la nature et l'étendue du dommage. et de présenter. l'exception de l'assureur doit être présentée avant toute défense au fond. 13 Février 2007. Groutel. n°7014. Crim. s'il est établi que le dommage n'est pas garanti par l'assureur prétendu. alors. RC et Ass. elle peut simplement lui rendre le jugement opposable : Cass. 25 février 1997.Beauchard Toutefois. et si possible par Conclusions de l'Avocat. p. L'Argus de l'Assurance. avant toute défense au fond. la date et l'heure de l'audience.Groutel C . 19 Octobre 2010. Crim. en cas de fausse déclaration du risque par l'assuré : Cass. la juridiction répressive n'a pas le pouvoir de prononcer une condamnation à l'encontre de l'assureur. une exeception de nullité de son contrat : Cass. note H. l'exception fondée sur une cause de nullité ou sur une clause du contrat d'assurance et tendant à mettre l'assureur hors de cause est. 2007. ainsi que le tribunal saisi. la demande en réparation ou.40 Seules les exceptions de non garantie totale du fait dommageable peuvent être soulevées par l'assureur. Article 385-1 du Code de Procédure pénale : Dans les cas prévus par les articles 388-1 et 388-2. RC et Ass. Elle n'est recevable que si elle est de nature à exonérer totalement l'assureur de son obligation de garantie à l'égard des tiers.. RGDA 1997. 2010. à peine de forclusion. Com..3 de de la loi du 5 Juillet 1985 devant le Juge Pénal. sur le fondement de l'article 388-1 du Code de Procédure Pénale : Cass. L'assureur mis en cause dans les conditions prévues par l'article 388-2 qui n'intervient pas au procès pénal est réputé renoncer à toute exception .COMPETENCE LIMITEE DES JURIDICTIONS ADMINISTRATIVES EN MATIERE DE MARCHE PUBLIC . à défaut.. 174.912.. il peut néanmoins interjeter appel du Jugement qui l'a condamné.

3 Mars 1969. 124-3 du code des assurances. RGDA 2012. Kahn . d'origine réglementaire : Cass. 1999. ensemble les articles L. l'action directe ne poursuit que l'obligation de réparer qui pèse sur l'assureur. p. 10-20663 . Si le décret du 27 février 1998 a soumis les contrats d'assurance conclus par des personnes publiques au Code des Marchés publics. 4 mars 2002. de surseoir à statuer jusqu'à ce que la juridiction administrative se soit prononcée sur cette responsabilité : Cass. Conc. dans la mesure où ce dernier est d'origine législative. 351. RC et Ass. lesquelles doivent appliquer le Code des Assurances. laquelle est une obligation de droit privé : Tribunal des Conflits. II. Civ. Tribune de l'Assurance. Le contentieux relatif aux contrats d'assurance conclus à la suite d'une procédure de passation de marché public.58. il en résulte que les victimes doivent d'abord faire reconnaître la responsabilité de l'assuré devant la Juridiction administrative. est tenu.Tribunal des Conflits. obligatoire au delà d'un seuil de 90. RGDA 2001. n°1924 . si celle-ci relève de cette juridiction. 124-1 et L. L'action directe du tiers lésé contre l'assureur est distincte de son action en responsabilité. Mai 2001. Civ. 09-15272 .000 Euros. note R. le juge judiciaire des référés. n°3265 tt 3279 Même si ce principe est critiqué. 13 novembre 2000.Schultz 2. suppose que soient établis à la fois l'existence de la responsabilité de l'assuré à l'égard de la victime. et si ces deux actions tendent l'une et l'autre à la réparation du préjudice subi par la victime. Il en résulte que n'ont pas le caractère administratif les contrats d'assurance passés avant l'entrée en vigueur de la loi : Cass. L'exercice de l'action directe de la victime contre l'assureur du responsable. n°3204 . RGAT 1969. saisi d'une demande de provision dirigée contre un assureur à raison d'un dommage dont le contentieux relève de la compétence du juge administratif.1.154. 98-12526 . 23 Février 2011. 445. il n'en reste pas moins que la loi MURCEF n°200- 1186 du 11 Décembre 2001 dispose désormais que "les marchés passés en application du Code des Marchés Publics ont le caractère de contrats administratifs". relève de la compétence des Juridictions administratives. 15 Septembre 2011. I. Vincent . note F. Civ. 342 Selon la loi des 16-24 août 1790. I. 6 Juillet 1999. 159. Civ. p. lorsque l'assureur ne reconnaît pas la responsabilité de son assuré. I. 23 Janvier 2007. puis engager leur action directe devant le Juge Judiciaire qui doit surseoir à statuer : Cass. . et le montant de la créance d'indemnisation de celle-ci contre l'assurée. 04-18630 et 05-14959 .Tribunal des Conflits. contrairement au Code des Marchés Publics. Dalloz 2007.

afin d'exercer un recours contre le responsable du dommage qu'il a indemnisé.B. n'est pas autorisé à se prononcer sur la responsabilité de l'assuré et le montant de la créance d'indemnisation lorsque cette responsabilité relève de la compétence de la juridiction administrative. lorsque sont établis à la fois l'existence de la responsabilité de l'assuré à l'égard de la victime et le montant de la créance d'indemnisation de celle-ci contre l'assuré. et notamment des juridictions parisiennes. notamment en matière de dommage de travaux public. et notamment un article II qui prévoit que l'action de l'assureur ne peut être portée que devant les tribunaux de l'Etat contractant sur le territoire duquel est domicilié le défendeur. en même temps qu'elle "rend service" à l'assuré en rendant son action plus commode. aux termes de l'article 15 de l'ordonnance n° 2005-1087 du 1er septembre 2005. assuré ou bénéficiaire. 1167. il résulte de la loi des 16-24 août 1790 que le juge judiciaire. Ce qui est le cas.PRINCIPE : TRIBUNAL DU DOMICILE DE L'ASSURE En matière d'assurance terrestre (et non d'assurance crédit) l'article R 114-1 Code des Assurances dispose que: Dans toutes les instances relatives à la fixation et au règlement des indemnités dues. preneur d'assureur. note D. Toutefois. . Cass. II. Enfin. saisi de l'action directe d'un tiers payeur. Civ. Ces dispositions ont pour objet d'éviter l'encombrement des juridictions du siège social des assureurs. Toutefois. de la responsabilité de l'Etablissement Français du Sang pour les actions introduites après l'entrée en vigueur de cette ordonnance. En matière internationale. sauf en matière d'immeubles ou de meubles par nature. 10 Septembre 2015. II .Dalloz 2016. le défendeur (assureur ou assuré) est assigné devant le tribunal du domicile de l'assuré. M. GP 15/12/2015.Mais l'appréciation des Juges Administratifs risque d'être différente de celle des Juges Judiciaires. en qualité de subrogé dans les droits de son assuré ou d'une victime.Exceptions A . la convention de Bruxelles du 27 Septembre 1968 contient une section III relative à la compétence en matière d'assurance.COMPETENCE TERRITORIALE A .Noguero . si celui-ci relève de la juridiction administrative. le juge judiciaire peut connaître de l'action directe contre l'assureur de l'auteur du dommage exercée par un tiers payeur. auquel cas le défendeur est assigné devant le tribunal de la situation des objets assurés. de quelque espèce d'assurance qu'il s'agisse. Pano.Principe : Tribunal du domicile de l'assuré B . 14-22023 . l'assureur peut agir dans tous les cas.

Cass. note J. 2. I. ou que le fait générateur de responsabilité s'est produit dans ce ressort : Cass. L'Argus de l'Assurance. 10 Juillet 1976. p. Aux termes des articles 9 et 10. l'assuré peut assigner l'assureur devant le tribunal du lieu où s'est produit le fait dommageable.note G. 82-13385 . de la Convention de Bruxelles du 27 septembre 1968.3.Litiges portant sur un meuble ou un immeuble : Lieu de situation du meuble ou de l'immeuble. Une Compagnie d'assurance peut être assignée non seulement au lieu de son siège social. 23 Juin 2006. 10 mai 2006. I. Dalloz 2006. dès lors que l'affaire se rapporte à son activité. alinéa 1. 2 .588.CA Paris. II ne s'agit alors que d'une option de l'assuré. RGAT 1984. l'assureur peut être attrait devant le tribunal du lieu où le fait dommageable s'est produit . lorsque la loi applicable prévoit la mise en cause du preneur d'assurance ou de l'assuré. n°6983. IR. p. s'il s'agit d'assurances contre les accidents de toute nature. Civ. 6 Avril 2006 . 5 Novembre 1985.1185.D. mais également devant la Juridiction du ressort dans lequel elle dispose d'une succursale ou d'une agence ayant pouvoir de la représenter à l'égard des tiers.Litiges ayant un objet autre que la fixation et le réglement d'une indemnité d'assurance : Compétence de Droit commun : Articles 42 et suivants du Code de Procédure Civile. al. s'il s'agit d'assurance de responsabilité. Civ. 14 Décembre 1983.EXCEPTIONS 1 .Favre-Rochex. II. G. 3 . jur.assurance crédit :  Droit commun.Action directe de la victime :  La victime a le choix entre les règles de compétence territoriale du Code des Assurances et les règles du Code de Procédure Civile.405 .P.2 du Code des Assurances : Toutefois. CA PARIS. 04-17849 . 5 . 4 .p. B . note H.Assurances garantissant les accidents de toute nature :  Article R 114-1. 1976.Margeat et A. RGAT 1986.Ce tribunal est également compétent en matière d'action directe.Bigot. qu'il peut également être appelé devant le tribunal saisi de l'action de la personne lésée contre l'assuré si la loi de ce tribunal le permet : Cass. Dossiers Jurisques. p. Civ. . 02-20272 et 02-20273 .

mais non devant la Cour de Cassation.Pas d'interversion de prescription biennale Aux termes de l'article 2219 du Code Civil. qui peut être soulevée à tous les stades de la procédure (a. I . sous peine de perdre le bénéfice de la garantie. La prescription extinctive est un mode d'extinction d'un droit résultant de l'inaction de son titulaire pendant un certain laps de temps. sauf entre commerçants.) La prescription est une fin de non recevoir (a. « La doctrine jurisprudentielle de la Cour de cassation relative à la prescription en droit des assurances ». et à un assuré du paiement de ses primes.Le calcul du délai de deux ans IV . et notamment pour la première fois en appel. il ne peut être dérogé à ces règles par une clause attributive de juridiction. L’article 2223 du code civil prévoit que les dispositions du code civil consacrées à la prescription extinctive ne font pas obstacle à l’application des règles spéciales prévues par d’autres lois. La loi du 13 juillet 1930 relative au contrat d’assurance qui a instauré la prescription biennale en matière de droit des assurances pour mettre fin à la pratique consistant à introduire dans les contrats d’assurance un délai de six mois pour l’action en règlement des sinistres. 2247 du Code Civil ).Durée de la prescription III .. Elle permet..122 du CPC) à une action judiciaire. par les circonstances. Compte tenu de son caractère d'ordre public. à moins que la partie qui n'aurait pas opposé le moyen de prescription ne doive.Mention de la prescription dans la Police II . Ces dispositions sont applicables au bénéficiaire d'une assurance pour compte.123 du CPC). (voir P. 1er juillet 1996. p. Avocats. SECTION II . à l'expiration du délai prévu par la loi et rappelé dans le contrat. lequel a la qualité d'assuré. Il appartient donc à l'assuré d'être extrèmement vigilant pour interrompre cette prescription en temps utile. être présumée y avoir renoncé (A.LA PRESCRIPTION BIENNALE. 545). à un assureur de se libérer de son obligation de garantie.Renonciation à la prescription V . RGDA no 1996-3.Fautes liées à la prescription VI . . La Cour de cassation a consacré le caractère d’ordre public du délai de la prescription biennale. notamment. 2248 du Code Civil). ce qui peut également engager la responsabilité professionnelle de ses Conseils éventuels (Courtiers. Les Juges ne peuvent pas suppléer d'office le moyen résultant de la prescription ( (A. Sargos. laquelle ne repose pas sur un présomption de paiement.

que du jour où l'assureur en a eu connaissance . du Code des Assurances. 834. Quand l'action de l'assuré contre l'assureur a pour cause le recours d'un tiers.Voir : A. al. Voir P. les polices d'assurance relevant des branches 1 à 17 de l'article R. p. les Polices doivent rappeler. 112-1.Revue Générale du Droit des Assurances. Article L 114-1 du Code des Assurances : Toutes actions dérivant d'un contrat d'assurance sont prescrites par deux ans à compter de l'événement qui y donne naissance. al. s'ils prouvent qu'ils l'ont ignoré jusque-là. 01 juillet 1996 n° 1996-3. Aux termes de l'article R.2.Sargos : "La doctrine jurisprudentielle de la Cour de cassation relative à la prescription en droit des assurances" . ce délai ne court : 1º En cas de réticence. du livre 1er de la partie législative du code des assurances concernant la prescription des actions dérivant du contrat d'assurance. La prescription est portée à dix ans dans les contrats d'assurance sur la vie lorsque le bénéficiaire est une personne distincte du souscripteur et. déclaration fausse ou inexacte sur le risque couru. RGDA 2008.2. Article L 114-2 du Code des Assurances : La prescription est interrompue par une des causes ordinaires d'interruption de la prescription et par la désignation d'experts à la suite d'un sinistre. les dispositions des titres Ier et II. 321-1 doivent rappeler les dispositions des titres Ier et II du . 545. du code des assurances. notamment. que du jour où les intéressés en ont eu connaissance.MENTION DE LA PRESCRIPTION DANS LA POLICE Aux termes de l'article R 112-1. dans les contrats d'assurance contre les accidents atteignant les personnes. résulter de l'envoi d'une lettre recommandée avec accusé de réception adressée par l'assureur à l'assuré en ce qui concerne l'action en paiement de la prime et par l'assuré à l'assureur en ce qui concerne le règlement de l'indemnité. L'interruption de la prescription de l'action peut. lorsque les bénéficiaires sont les ayants droit de l'assuré décédé. I . en outre. le délai de la prescription ne court que du jour où ce tiers a exercé une action en justice contre l'assuré ou a été indemnisé par ce dernier.Astegiano-La Rizza : "L'assurance et la réforme de la prescription en matière civile (Loi n°2008-561 du 17 Juin 2008) . Pour les contrats d'assurance sur la vie. omission. 2º En cas de sinistre. les actions du bénéficiaire sont prescrites au plus tard trente ans à compter du décès de l'assuré. nonobstant les dispositions du 2°. Toutefois.

Groutel L’inobservation de ces dispositions est sanctionnée par l’inopposabilité à l’assuré du délai de prescription édicté par l’article L. les causes d'interruption de la prescription biennale prévues à l'article L. RC et Ass. 10-16403. Civ. II. Droit des Assurances. Voir : Dalloz 2006. II. II. 08-13094 . le délai de la prescription court du jour où ce tiers a exercé une action en justice contre l'assuré ou a été indemnisé par ce dernier : Cass. 114-2 du même code : Cass. 2 juin 2005. Doivent ainsi figurer dans le contrat. II. 03-11871 . II. II. Civ. Bull. Bull. II. III. 2009. Bull. Civ. II. quand l'action de l'assuré contre l‘assureur a pour cause le recours d'un tiers. sous peine d’inopposabilité à l’assuré du délai de prescription édicté par l’article L. 114-1 du code des assurances. p. 10 Décembre 2015.Cass. non seulement l’indication du délai de prescription mais également celles :  des différents points de départ de la prescription : Cass.Kullmann. 14-28012 . 3 Septembre 2009.Groutel. Civ. note HG . II. note J. RC et Ass. 195  mais aussi des causes ordinaires d’interruption de la prescription : Cass. Civ. Bull. Il en résulte que l'assureur est tenu de rappeler dans le contrat d'assurance. 2005. "La mention des causes . Civ. 2013. Civ. Le contrat doit également rappeler que. La fin de non recevoir tirée de la prescription biennale n'est donc opposable à l'assuré que si les dispositions légales et réglementaires relatives au point de départ et aux causes d'interruption de la prescription biennale de l'article L 114-1 du Code des Assurances sont rappelées intégralement dans le contrat d'assurance : Cass. RC et Ass.619. 22 octobre 2015. les différents points de départ du délai de la prescription biennale prévus par l'article L.livre Ier de la partie législative du code des assurances concernant la prescription des actions dérivant du contrat d'assurance.25. 114-2 du code des assurances : Cass. 10-19171 L'assureur est donc tenu de rappeler dans le contrat d'assurance. Com.Houdart. n° 141 . p. 10-25246. 12-19519. 2016. sous peine d'inopposabilité à l'assuré du délai de prescription édicté par l'article L. 311. H.Voir : L. 114-1 du code des assurances. 18 octobre 2011. 16-26671 .Cass. 14-21292 .  des causes d’interruption de celle-ci prévues par l’article L. 2005. Etude 11. sous peine d'inopposabilité à l'assuré du délai. 23 novembre 2017. 28 avril 2011. 114-1 du même code : Cass. III.1787. II. 2011. 18 avril 2013. Civ. RGDA 2005. 114-1 de ce code. no 92). Civ. note H. no 83). 2011. 16 novembre 2011. III. Pano.

Civ. 2006.Noguero . II. Civ.Groutel - Cass. Cass. par des personnes n'agissant pas en qualité de bénéficiaires du contrat. 12-27124 A noter qu'un contrat de capitalisation n'est pas un contrat d'assurance en tant que tel soumis aux dispositions spéciales de l'article L. 112-1 du code des assurances. Dès lors. Civ.13 . ne vise pas la branche d'assurance à laquelle appartient l'assurance-vie. II.d'interruption de la prescription dans les contrats d'assurance". 42. II. qui ne peut se borner à un renvoi à la Police de première ligne. 25 Juin 2009. Article L 114-1 du Code des Assurances : . ne dérive pas du contrat d'assurance. 22 octobre 2015. 10 Novembre 2005. quelle que soit la qualité de l'assuré . p.Principe : délai de deux ans. I. Civ. Civ. 13 mars 2017. GP 15/12/2015. II. et reste donc soumis à la prescription quinquennale : Cass. telle que la prescription. est sanctionnée par l'inopposabilité à l'assuré du délai de prescription édicté par l'article L. prescrivant le rappel des dispositions légales concernant la prescription des actions dérivant du contrat d'assurance. II. l'obligation d'information incombant à l'assureure-vie s'inscrit dans le devoir général d'information de l'assureur qui lui impose de porter à la connaissance des assurés une disposition qui est commune à tous les contrats d'assurance. l'inobservation des dispositions de l'article R. GP 15/12/2015. C'est pourquoi. 08-14254  Le cas particulier de l'assurance-vie : Les contrats d'assurance-vie sont également soumis à l'exigence des mentions concernant la prescription. 14-21909 . 14-27148 II . 21 novembre 2013. 13 juin 2013. Civ.9. note H. Com. 13 juillet 2016. p. "Clause de renvoi pour l'information sur la prescrition et la déchéance.Cass. la loi du 13 Juillet 1930 a unifié le délai de prescription dans l'intérêt de l'assuré : A . 16-13079 L'exercice d'une action en nullité d'un contrat d'assurance-vie pour insanité d'esprit du souscripteur.DUREE DE LA PRESCRIPTION Les assureurs avaient l'habitude d'insérer dans leurs contrats une clause soumettant les actions judiciaires nées du contrat à une prescription extrêmement courte. 12-21276 Même si l'article R 112-1 du Code des Assurances. Cette exigence s'impose également à l'assureur de deuxième ligne. et questionss claires et précises sur la déclaraton du risque". II. RC et Ass. Civ. D. 114-1 du code des assurances relatives à la prescription : Cass. 114-1 du même code : Cass.Cass. 04-15041 .

II. II. 2014. les parties au contrat d'assurance ne peuvent. 2011. Toutes actions dérivant d'un contrat d'assurance sont prescrites dans un délai de deux ans à compter de l'événement qui y donne naissance. 03-15. II. 16 janvier 2014. Civ. no 64).2832) o actions du souscripteur d'une assurance vie à l'encontre de l'assureur.713. 13-10134 . Civ. . no 150). Bull. Bull. no 22). ni modifier la durée de la prescription. 7 octobre 2004. p. Dalloz 2004. IR. sont soumises à la prescription biennale. 05-15754) Mais aussi : o actions en responsabilité intentées par l'assuré contre l'assureur o recours de l'assureur en remboursement d'indemnité versée au delà de sa garantie o L’action en garantie et en réparation des préjudices subis en raison des fautes commises par l’assureur dans l’exécution du contrat d’assurance. qui ne dérive pas du contrat d’assurance (Cass. II. La prescription est portée à dix ans :  Dans les contrats d'assurance sur la vie. II. Bull. o l’action par laquelle l’adhérent à un contrat de groupe comportant des prestations de nature différente demande l’exécution à son profit de la garantie prévue en cas d’incapacité de travail en sa qualité d’assuré ( Cass. o actions nées de la violation de l'obligation de renseignement de l'assureur (Cass. II. même d'un commun accord. Civ. et concernant les rapports contractuels entre l'assureur et l'assuré. 2013. o de l’action en répétition de l’indu. Civ. lorsque les bénéficiaires sont les ayants droit de l'assuré décédé. 12-16011 . B . qui dérive de ce contrat (Cass. II. 10-11519 . 3 février 2011. Selon l'Article L 114-3 du Code des Assurances Par dérogation à l'article 2254 du code civil. II. ni ajouter aux causes de suspension ou d'interruption de celle-ci". 4 juillet 2013. quelle que soit la source du paiement indu (Cass. II. 5 Juillet 2006. 28 mars 2013. notamment en dommages-intérêts (Cass. Civ. no 10). 2013.Actions dérivant du contrat d'assurance Toutes les actions dérivant du contrat d'assurance. ne sont notamment pas soumises à la prescription biennale : o l’action en nullité pour dol d’un accord transactionnel conclu entre l’assuré et l’assureur. o actions en nullité ou en résiliation de contrat o actions en paiement de sinistre intentée par l'assuré contre l'assureur o actions en paiement de primes. 12-17427. II. lorsque le bénéficiaire est une personne distincte du souscripteur  Dans les contrats contre les accidents atteignant les personnes. En revanche. Bull. Civ. qu'il s'agisse de la validité du contrat ou de son exécution.

I. RGDA 2014. Dossiers Juridiques Argus. 11 juin 2003. et devrait normalement se prescrire dans le même délai que l'action de la victime contre le responsable. 2014. RC et Ass. 13 septembre 2007. 13-0540 et 13-10745 . le responsable assuré a deux ans pour appeler en garantie son assureur. Civ. 150.. se prescrit par le même délai que son action contre le responsable et ne peut être exercée contre l'assureur. C . Civ. S'il ne le fait pas dans ce délai. RGDA 1996. p.Groutel. II. même en désignation d'expert. 6 Février 2014. Civ. Le problème se pose lorsque la victime assigne le responsable peu de temps avant l'expiration de la prescription de droit commun.note A.Action directe de la victime non soumise à la prescription biennale Du fait de son autonomie. 94-14560 .Pélissier. de cinq ans par exemple. Civ. I. II.Kullmann . III. Com. 16 Janvier 2014.Cass. n°50. 99- 20574 Il en est ainsi même en cas de référé-expertise : La simple assignation en référé. 2007. lL'action de la victime contre l'assureur de responsabilité.Kullmann . et Ass. que tant que celui-ci reste exposé au recours de son assuré : Cass. Civ. il ne peut plus revendiquer la garantie de son assureur en raison de l'acquisition de la prescription. 154. II. 705. n°6866. o L'action de cautions de l'assuré qui recherchent la responsabilité délictuelle de l'assureur sur le fondement de l'article 1240 du code civil en invoquant une faute extra-contractuelle de l'assureur à l'occasion de l'exécution du contrat d'assurance : Cass. qui trouve son fondement dans le droit de la victime à réparation de son préjudice. II. l'action du tiers victime exerçant son action directe contre l'assureur du responsable n'est pas soumise à la prescription biennale. au-delà de ce délai. En effet. et non sur les stipulations du contrat d'assurance. mais est calquée sur le délai de prescription applicable à son action principale contre le tiers responsable. A compter de la date de cette assignation. Civ. Dès lors.D. note J.. 06-16868 . 13-10134 . 26 novembre 2003. elle trouve son fondement dans le droit de la victime à réparation de son préjudice. 9 mai 1996. la prescription biennale n'est pas applicable : Cass. RGDA 2014.C.Cass. R. 01-11245 . est assimilable à l'action d'un tiers susceptible de faire courir le délai de prescription biennale dans les conditions prévues par l'alinéa 3 de l'article L 114-1 du Code des Assurances : . o la demande en nullité de l'accord de réglement conclu à la suite d'un sinistre étant fondé sur un dol de l'assureur. Cass.6.. no 214 . note J. Bull. 2004. note G. note H.

Civ. 2006..884.. 13-26416 . 2007. 2007. Civ. 23 Juin 1993.774. 2004.Margeat . Civ. I. 1996. p. I. 94-14985 . p. note L. note H. 22 octobre 1996. RGDA 1996. Civ. RGAT 1989.Groutel . Com.Cass." dépourvue de toute existence juridique. Com.1726. II. Civ. 18 septembre 2003.. Jur.Voir également : Cass. Civ. Cass. 31 Mai 2007. RGDA 1996. RC et Ass. Cass.C. 10 Novembre 2005. Civ.C. Il résulte de l'article L 114-2 du Code des Assurances que la désignation de l'expert a pour seul effet d'interrompre le délai de biennal de prescription qui recommence à courir pour une durée de deux ans à compter de cette désignation. 04-15041 .. I. 90-10112 .Groutel . 02-16269. Mais la prescription de l'action fondée sur la subrogation ne peut commencer à courir avant le paiement subrogatoire : Cass. 2015. Mais le défendeur peut résister.Groutel III . Le délai se compte de quantième à quantième. R. . Civ.Margeat et J. Com. RGDA 2003. Groutel . RC et Ass. Pour constituer le point de départ de la prescription biennale dans sa demande en garantie contre son assureur.Droit invoqué par voie d'exception non soumis à la prescription biennale La prescription biennale édictée par l'article L 114-1 du Code des Assurances n'atteint que l'action dérivant du contrat d'assurance et ne peut être étendue au moyen de défense opposé à une telle action. et non d'en suspendre les effets pendant la durée des opérations d'expertise amiables : < Cass. 4 novembre 2003.. 78.Cass. note H. Cass.322. et Ass. p.LE CALCUL DU DELAI DE DEUX ANS. à une demande d'exécution du contrat d'assurance en soulevant la nullité de celui-ci. n°338.Landel L'action de l'assureur subrogé contre le responsable est soumise à la prescription applicable à l'action directe de la victime : Cass. RGAT 1993. 18 juin 1996. note Maurice. Il en est ainsi lorsqu'une telle assignation a été délivrée à "l'entreprise X. 06-11509 . 05- 21987 . III. 14 Février 2007. Civ..". 15 Mars 2007. n°201. Dalloz 2007. 2000. au lieu de Monsieur X. exerçant sous l'enseigne "Entreprise X. 11 décembre 2014. H. et Ass.Cass.140.624. Civ. II. Act. n°52. par voie d'exception. 01-17584 D . p. 11 Janvier 1989.Mayaux . note H. Civ. note M. n°42. I.C.Cass. On ne compte pas le jour du point de départ (dies a quo) mais le "dies ad quem". I. p. note H.698. note H.Cass. I. I. 87-17025 . p. 11 juin 2003. note H. I. II. Com. 94-17031 . 06-15699 . Civ. II. note G. R. note H.Bruschi . RC et Ass. l'assignation en référé délivrée par la victime à l'assuré ne doit pas être entachée d'une irrégularité de fond.Groutel. 10 mai 2000.Courtieu . et Ass. Civ. RC et Ass. Obs. n°289.Cass. même plus de deux années après que cette nullité eut pu être demandée par voie d'action. R.Groutel.

A .POINT DE DEPART DE LA PRESCRIPTION BIENNALE 1 . 3 .EN CAS DE RECOURS D'UN TIERS En matière d'assurance de responsabilité. p.Cass.322.Mayaux.En cas de recours d'un tiers 5 .En matière d'assurance de personne 1 . I. 18 mai 2017. 94-14985 . afin de déterminer l'origine et les causes d'un sinistre ou d'en chiffrer le montant : Cass.Landel 4 . Cass. RGAT 1993. 3 Septembre 2009. 23 Juin 1993.EN CAS DE MANQUEMENT DE L'ASSUREUR A SON DEVOIR DE CONSEIL Le dommage résultant d'un manquement au devoir de conseil dû à l'assuré sur l'adéquation de la garantie souscrite à ses besoins se réalise au moment du refus de garantie opposé par l'assureur : Cass.774. I. RGDA 1996. 2009. ou a été indemnisé par ce dernier. Com. note H. mais l'exception de nullité survit à l'action. RGAT 1989. Civ. y compris pour une simple désignation d'Expert sur le fondement de l'article 145 du Code de Procédure Civile. 05-21987 . p.884.Margeat . de l'omission ou de la déclaration fausse ou inexacte sur le risque couru (L 114-1 al 2. Civ. 16-17754 2 . III.140.En cas de manquement de l'assureur à son obligation de conseil 2 .Courtieu . II. 2007. S'applique pour la mise en jeu des articles L 113-8 et L 113-9 du Code des Assurances. 11 Janvier 1989.En cas de sinistre 3 . 14 Février 2007.En matière d'assurance de protection juridique 8 . 87-17025 . l'article L 114-1 du Code des Assurances dispose que quand l'action de l'assuré contre l'assureur a pour cause le recours d'un tiers. et L 124-3 du Code des Assurances que celui qui est subrogé dans les droits de la victime d'un dommage ne .Cass.341.DECLARATION IRREGULIERE DU RISQUE PAR L'ASSURE Le délai ne court que du jour où l'assureur a eu connaissance de la réticence.En cas de Déclaration irrégulière du risque par l'assuré 4 .EN CAS DE SINISTRE  Point de départ du jour où les intéressés en ont eu connaissance. Civ. Une telle action en justice peut être constituée par une assignation en référé.En matière d'assurance groupe emprunteur 7 . note H. II. RC et Ass. I. note L.Cass.En cas d'assurance pour compte 6 . Com. il résulte des dispositions combinées des articles 1346 du Code Civil. 08-18092 . p. Civ. et P.624. 18 Juin 1996.Mayaux . RC et Ass. Civ. Toutefois. note G. le délai de la prescription ne court que du jour où ce tiers a exercé une action en justice contre l'assuré.Margeat et J. Civ. note H.  Jour où l'assureur découvre la faute de l'assuré en matière de déchéance. 90-10112 . note Maurice.

Civ. Cass. 13-13870 (En matière d'assurance emprunteur) Mais rappelons que la prescription biennale n'est pas opposable à la victime exerçant une action directre à l'encontre de l'assureur du responsable. Bull.EN MATIERE D'ASSURANCE POUR COMPTE .203. 2004. Mais le point de départ de cette prescription peut être fixé à la date de l'assignation de la victime contre son employeur devant le Tribunal des Affaires de Sécurité Sociale. com. laquelle lui est inopposable.3 du Code des Assurances. dans la mesure où l'assureur avait fait connaître son refus de garantie antérieurement à l'action en justice intentée par un tiers contre l'assuré à la suite d'un sinistre.25.C. 5. Dalloz 2005.note H. II. Cass. 6 février 2014. Il en est de même pour la constitution de partie civile devant le Juge de d'instruction. ne saurait constituer une "action en justice". auquel l'assureur ne peut se soustraire : Cass. R..dispose que des actions bénéficiant à celle-ci de sorte que son action contre l'assureur du responsable est soumise à la prescription applicable à l'action directe de la victime. Com. II. et qui n'interrompt pas la prescription biennale à l'égard de son assureur de responsabilité. 04-11215 . au sens de l'article L 114-1. RC et Ass. 439. Civ. note H. Cass. 2005. 08-17151 . le point de départ de la prescription biennale opposable à l'assuré doit être fixé à la date à laquelle l'assurer avait fait connaître son refus de garantie. RC et Ass. Civ. 2009. Cass. II. 141. n°30. II. et Ass. Cette "déchéance" résultant de la prescription biennale n'autorise pas l'asureur à exercer son recours contre son assuré dans la mesure où le paiement par l'assureur de l'indemnité au tiers victime exerçant son action directe est fondé sur les obligations nées du contrat d'assurance. 04-12128 . I. 02-19056 . Civ. Le problème se pose de savoir si l'assuré. laquelle vaut action en Justice : Cass. II. 2005. 24 juin 2004. 99-15717. RGDA 2005. assigné par un tiers. 375. 7 Avril 2005.Groutel. Civ.Groutel . n°312. RC et Ass. Civ. note JP Karila Enfin. La saisine par une victime d'accident du travail de la tentative de conciliation prévue par l'article L 452-4 du Code de la Sécurité Sociale en matière de reconnaissance de faute inexcusable. s'expose à devoir rembourser à ce dernier le montant de l'indemnisaton que ce dernier aura dû verser à la victime exerçant son action directe postérieurement à l'expiration du délai de prescription biennale. al. laquelle ne constitue pas une action en justice au sens de l'article L 114-1 du Code des Assurances. 17 Février 2005. 4 Février 2003. et ne fait donc pas courir la prescription biennale de l'employeur à l'encontre de son assureur. 8 Octobre 2009.. p. IR 665 .

15 Mars 2007. Civ. RGDA 2001. 13 Octobre 2005. n°103. non pas à la date de la connaissance de l'existence de la police souscrite à son profit. Tribune de l'Assurance. Civ. II.Pélissier 8 . Civ. mais à celle de la connaissance de l'identité de l'assureur : Cass. II. 590. 283. 2007. 06-20548 . point de départ de la prescription biennale : Cass. 27 mars 2001. RC et Ass.Kullmann 6 . bénéficiaire de l'assurance par l'effet de la stipulation faite à son profit Cass. Com.Kleitz 7.Le point de départ de la prescription de l'action de l'assuré pour compte à l'égard de son assureur est fixé. note A. 6 mars 2014. 2006. note J.04- 19719 . p. RC et Ass. RGDA 2007.EN MATIERE D'ASSURANCE GROUPE EMPRUNTEUR En matière d'assurance de groupe souscrite par un établissement de crédit.Cass. Civ. 32 et 36 B . 354. II. I. Civ. 98-15940 et 98-20595 . n°6951. 05-20856 . note J. 2007.IV. Civ.EN MATIERE D'ASSURANCE DE PROTECTION JURIDIQUE En matière d'assurance de protection juridique.Kullmann . Com.SUSPENSION ET INTERRUPTION DE LA PRESCRIPTION Rappel : les causes d'interruption de la prescription biennale doivent être rappelées dans la police. Cahiers de Jurisprudence. 29 mars 2006. lorsque l'assureur a accepté sa garantie dans les limites des prévisions contractuelles. 12 Juillet 2007. II. II. n°293 Article L 114-2 du Code des Assurances : La prescription est interrompue par : . Civ.Cass. 13-11642 .EN MATIERE D'ASSURANCE DE PERSONNES Le sinistre réside dans la survenance de l'état d'incapacité ou d'invalidité de l'assuré. le point de départ de la prescription de l'action de l'assuré court du jour où il a eu connaissance des éléments lui permettant de réclamer l'indemnité promise : Cass.. RGDA 2014. 04-15746 . et ne peut être constitué qu'au jour de la consolidation de cet état. note . L'Argus de l'assurance. la prescription de l'action de l'assuré contre l'assureur ne commence à courir qu'à compter du premier des deux événements suivants :  soit le refus de garantie de l'assureur. 26 Octobre 2006. et à laquelle adhère un emprunteur pour la couverture de risques pouvant avoir une incidence sur le remboursement de l'emprunt. La prescription biennale ne peut être suspendue que par des circonstances mettant la partie qui en invoque la suspension dans l'impossibilité d'agir : Cass. 05-15504 et 05-12732 . note C.  soit la demande en paiement de l'établissement de crédit.

08-14243 . Un nouveau délai de prescription de deux ans de l'article L 114-1 recommence donc à courir à compter de la date de l'Ordonnance. Civ. c'est à dire au moment où l'arrêt a été signifié à celle-ci. La prescription interrompue par la désignation d'un expert par l'assureur n'est pas suspendue pendant la durée de ses opérations. même partielle. 2009. 1997. RC et Ass. II. interrompt le délai de prescription ainsi que le délai de forclusion. que le débiteur fait du droit de celui contre lequel il prescrivait. même en référé (2241) o Conclusions notifiées dans le cadre d'une procédure o Acte d'exécution forcée (2244) o Commandement o Saisie o Article 2240 Code Civil : Reconnaissance du droit du réclamant La reconnaissance.Voir également : Cass. note H. RC et Ass. laquelle recommence à courir pour une durée de deux années. mais cette prescription est suspendue pendant le cours de l'éventuelle mesure d'instruction ordonnée par le Juge : Cass. 95-18845. II. Une des causes ordinaires d'interruption de la prescription : article 2240 et suivants du Code Civil : o Reconnaissance par le débiteur du droit du poursuivant o Citation en justice.Groutel . même en référé. Civ. 4 Juin 1997.Bruschi)  Désignation amiable d'expert après un sinistre : Seule la désignation de l'expert interrompt la prescription. 05-18287 .  Interruption par une demande en justice : Selon l'article 2241 du Code Civil La demande en justice. 309. .331. p. entraîne pour la totalité de la créance un effet interruptif de prescription qui ne peut se fractionner Cass. note M. et non à l'expiration du délai d'appel. 365 L'effet interruptif de la prescription biennale résultant d'une action en justice par la victime cesse à compter du jour où le litige trouve sa solution. 16 Novembre 2006. L'article 2242 du même Code précise que l'interruption résultant de la demande en justice produit ses effets jusqu'à l'extinction de l'instance. dans la mesure où celle-ci est devenue définitive. RGDA 2007. 25 Juin 2009. III. Civ. L'effet interruptif de l'assignation en référé expertise et provision s'achève donc par le prononcé de l'ordonnance mettant fin à l'instance.

Civ. La péremption d'instance entraîne l'acquisition de la prescription dès l'écoulement du délai biennal décompté à partir de l'assignation. L. I. la prescription est également suspendue lorsque le juge fait droit à une demande de mesure d'instruction présentée avant tout procès.Schultz A défaut. Il s'ensuit que la suspension de la prescription prévue par l'article 2239 du code civil est applicable aux actions dérivant d'un contrat d'assurance : Cass. il est tenu de régler la totalité de l'indemnité due. II. note M. Civ. 15-19792 . 406. lorsque l'apériteurr a reçu mandat de représenter les autres coassureurs. Toutefois.l'assignation en justice donnée au seul apériteur n'interrompt la prescription à l'égard de tous les coassureurs non solidaires. 14 novembre 2001. Les articles L. 13-19500 . et en l'absence de solidarité stipulée entre les coassureurs. 1133 .  Interruption et suspension en cas de prononcé d'une mesure d'instruction par un Juge : Aux termes de l'article 2239 du Code Civil. I. RC et Ass. 4 Décembre 2001. à compter du jour où la mesure a été exécutée. Civ. 22 mai 2014. Civ. 98-17427 En matière de coassurance.Bigot. tant activement que passivement. 19 Juin 2008. 114-2 et L. Note J. notamment dans celle de régler les sinistres.Bigot. note H. 72. note R. pour une durée qui ne peut être inférieure à six mois. dans toutes les obligations du contrat et. 99-10029 RGDA 2002. IV. I.Dalloz 2016. G. Cass. I. 1513 . RGDA 2008. notamment sur le fondement de l'article 145 du Code de Procédure Civile. Civ. 924. 98-17457. n°04-19864 . note H. nonobstant l'absence de solidarité entre assureurs. 54.Margeat et J. note J. fût-elle d'incompétence. 2006. II. 175. mette fin définitivement à l'action civile engagée devant la juridiction pénale. Le délai de prescription recommence à courir. RGDA 2014. que si ceux-ci lui ont donné un mandat de les représenter en justice : Cass.Landel. Cass. 13-17821. 114-3 du code des assurances ne font pas obstacle à l'application de l'article 2239 du code civil. 114-1. en principe à la date du dépôt du rapport d'expertise. p. Civ. 19 mai 2016.Bruschi . 16 Janvier 2001. Cass.Groutel Rappelons que l'effet interruptif de prescription d'une constitution de partie civile se poursuit jusqu'à ce qu'une décision. Cass. III. RGDA 2002.70. II.Cass. RGAT 1990. l'assignation délivrée contre le seul apériteur n'interrompt pas la prescription à leur égard : Cass. 15 Février 2006. 22 Novembre 1989. Civ. 07-15343 . Civ. JCP 2006. Publié au bulletin .

94-14560 Et que l'assureur n'a pas de recours contre son assuré pour obtenir le remboursement de ce qu'il aura dû verser à ce tiers lésé. I.703. note H. un assureur. la prescription est suspendue à compter du jour où. note M. I. n'interrompt pas la prescription biennale. II. les parties conviennent de recourir à la médiation ou à la conciliation ou. Civ. RGDA 2003. à compter du jour de la première réunion de médiation ou de conciliation. Mais. Sa demande est prescrite sur le fondement de l'article L 114-1 du Code des Assurances : Cass.Schultz. cette interruption ne peut avoir d'effet contre l'assureur que si celui-ci a été convoqué ou a participé aux opérations d'expertise. Civ.Bruschi. pour une durée qui ne peut être inférieure à six mois. après la survenance d'un litige. L'assuré appelle en cause cet assureur dans les opérations d'expertise plus de deux ans après l'assignation. II. note R. 07-18287 . soit le médiateur ou le conciliateur déclarent que la médiation ou la conciliation est terminée. RGDA 2008. note J. 340. Il en est ainsi en ce qui concerne les ordonnances de référé rendant communes à d'autres parties des opérations d'expertise précédemment ordonnées en référé. III. Cass. Civ. 9 Mai 1996. 17 Février 2005. La prescription est également suspendue à compter de la conclusion d'une convention de procédure participative prévue par les articles 2062 et suivants du Code Civil. on sait que cette prescription n'est pas opposable au tiers lésé agissant par voie d'action directe à l'encontre de l'assureur : Cass. L'extension de la mission de l'expert s'analyse comme une nouvelle désignation. p. 5 Juin 2008. à compter de la date à laquelle soit l'une des parties ou les deux. Cass. Civ. RGDA 2014. Ainsi. le délai de prescription recommence à courir à compter du terme de la convention. nonobstant la prescription : Cass. En cas de convention de procédure participative. ainsi que par les articles 1542 et suivants du Code de Procédure Civile. 21 octobre 2003. 644. RC et Ass. 08-18068 . II. Civ. conciliation ou convention de procédure participative: Selon l'article 2238 du Code Civil. pour une durée qui ne peut être inférieure à six mois. 2009.  Envoi d'une lettre recommandée avec accusé de réception : . Civ. 04-11215 Enfin. 11-24332 .  Médiation. 3 Décembre 23013. 106. la désignation d'un expert par une partie à l'effet de la représenter à l'occasion d'une expertise judiciaire en cours. à qui aucune déclaration de sinistre n'est adressée. n'est pas appelé en cause dans le référé-expertise diligenté contre son assuré. 01-01614 . Le délai de prescription recommence à courir.Kullmann.groutel. 3 Septembre 2009. à défaut d'accord écrit. Cass. Si toute désignation d'expert a un effet interruptif de prescription.

Civ. La Cour de Cassation considère qu'un envoi par Chronopost n'équivaut pas à une L. I. II. S. et ass.2855. 05-11842 De simples pourparlers transactionnels ne peuvent être considérés comme interruptifs de prescription. Civ.A. n°244. II. note H.Bertolaso. : Cass. 22 septembre 2005. 8 mars 2006.A. RC et Ass. en ce qui concerne le réglement de l'indemnité. 03-13114 .C. 28 Avril 1993. dans la mesure où il est très facile de l'interrompre par une simple L. Cass. 2007. 1993. R. rigoureusement appliquée par le Juridictions. 5 février 2014. La prescription biennale est une règle d'ordre public. II. Cass. III. Civ. n°141. que l'interruption de la prescription de l'action de l'assuré peut résulter de l'envoi d'une lettre recommandée avec accusé de réception adressée par le mandataire à l'assureur. Il résulte de la combinaison des articles L 114-2 du Code des Assurances. 90-18642 .R.R. IR. 14 octobre 2004. Une simple lettre ne suffit donc pas. 2004. Civ.Cass. tant que dure cette direction. p. 8 juillet 2004. Civ. le cours de la prescription édictée par l'article L 114-1 du Code des Assurances. 06-16230 . 22 février 2007.  Impossibilité d'agir : La prescription peut également être suspendue en cas d'impossibilité d'agir. Civ. Civ. dont l'assuré doit apporter la preuve : Cass. L'envoi d'une lettre simple même s'il en est accusé réception par l'assureur. Cahier de Droit des Affaires. 03-04153 .Groutel. 13-10791  Suspension de la prescription pendant la direction du procès : Le fait par l'assureur de se prévaloir du droit que lui confère l'assuré dans le contrat d'assurance de diriger le procès intenté à celui-ci par la victime. soit du fait de l'ignorance de l'existence du contrat.. p. sauf s'ils traduisent la volonté claire d'y renoncer : Cass. et 1984 du Code Civil. même si l'autre partie reconnaît l'avoir reçue.  Mineurs non némancipés et majeurs en tutelle Selon l'article 2235 du Code Civil La prescription biennale ne court pas ou est supendue contre les mineurs non émancipés et le majeurs en tutelle Cass. 04-18173 . Com.R.2480 . ne peut avoir l'effet interruptif prévu par l'article L 114-2 du Code des assurances.. et Ass. Dalloz 2005. n°313..R. II.C. II. Dalloz 2004. soit par force majeure. . obs. R. suspend.

La reconnaissance. II. 12 avril 2012. RC et Ass. RGAT 1993. RC et Ass.Bruschi .835. note H. le simple refus de garantie de l'assureur ne peut être considéré comme une renonciation à soulever la prescription : Cass. n°74.Cass.  de la direction du procès par l'assureur. La renonciation peut résulter :  de l'attitude de l'assureur qui. I. Civ. 2007.  limitation des contestations de l'assureur à l'étendue des dommages et de la garantien sans émettre aucune réserve sur le principe même de la couverture du sinistre : Cass. Civ. note M. 2007. RGDA 2008. 05- 16082 .Groutel . IV . RGAT 1991. Civ. I. 2250 C. note R.RENONCIATION A LA PRESCRIPTION Seule une prescription acquise est susceptible de renonciation (Art. 10-27725 . Com. 646.80.II. 20 Octobre 1992. relevant de l'appréciation souveraine des Juges de fond. entraîne pour la totalité de la créance. note M. 13-17449 . II. 11 septembre 2014. p. II. une fois la prescription acquise. 91-18330 .Cass. 07-14258 . Civ. I. Cette renonciation doit résulter d'actes non équivoques quant à la volonté de renoncer.483 - Cass. subordonne son acceptation de régler à une enquête pénale en cours.Bout . RGAT 1995. 12-12813 . Toutefois. Cette renonciation peut être expresse ou tacite. 7 Mars 1995. p. à titre commercial. Cass. RC et Ass. 340. Civ. Civ. 15 Mai 2008. 2009. n°73. 89-13733 .Chapuisat : la renonciation de l'assureur aux prérogatives du Code des Assurances. l'assureur ne prend en charge que les frais du procès. III.592.Cass. 05-18287 . 08-18068 .Margeat. note H. la prescription biennale n'est pas suspendue. même partielle.  du règlement partiel effectué par l'assureur.  d'une participation de l'assureur à des opérations d'expertise. sans en assurer la direction : Cass. II. RGAT 1993. II. p. 3 Novembre 1988. 441. F. Civ. 86-19. un effet interruptif de prescription qui ne peut se fractionner : Cass.Groutel.530.Cass. Com. Civ. Civ. RGAT 1989. 16 Novembre 2006. 3 Septembre 2009. 3 juillet 2014. 16 Novembre 2006. note Margeat et Landel. Civ. si. I.428. 13-23648 En revanche. note H. p.111. 2 Juillet 1991. Civ. que l'assureur fait du droit de son assuré contre lequel il prescrivait. note H. 88-17. RGDA 2014. II. p.Civil et suivants): Cass.Bruschi. 28 février 2013. Com.Groutel Cette renonciation à la prescription acquise ne fait pas courir un nouveau délai de prescription : Cass. Civ.

Civ. I. p. 21 novembre 2013. I. Civ. et ass. qu'il doit exécuter de bonne foi. .FAUTES LIEES A LA PRESCRIPTION En principe. 912-19072 . 94-13468 Informé par son expert que la prescription devait intervenir de manière imminente. d'une obligation particulière d'information relative au risque d'expiration du délai biennal de prescription : Cass. Com. surtout s'il est représenté par un courtier. en cas de déloyauté de l'assureur : Cass.786. à titre de dommages et intérêts. Civ. Dans ces cas. Cass. 86-19296 .C. II.57. l'assureur engage sa responsabilité civile contractuelle envers son assuré envers lequel il est tenu d'une obligation de conseil et de loyauté.n°75 Néanmoins. en fonction de la perte de chance qu'aura subie son assuré du fait de la prescription. 26 novembre 1996. 1991. Civ. p. H. B . Civ. les Juges peuvent retenir une faute. 05-12318 .588. obs. RC et Ass. n°434. I. RGAT 1995.Bigot. 2007. p. qui constitue une faute contractuelle dont il doit réparation. II. constituant une " manoeuvre " qui n'avait eu pour but que de laisser courir la prescription biennale en abusant l'assurée afin de la dissuader d'agir en justice : Cass. 28 Octobre 1991. Il peut être amené à procéder à l'indemnisation du sinistre.Kullmann. 6 Décembre 1994. R. A. Cass. l'assureur n'est pas tenu envers l'assuré. 7 Juin 1988. RTDC 1992. Fraude : Assureur ayant fait savoir à son assurée qu'il ne pouvait répondre à sa demande. 12-26489 Voir Dossier de l'Argus de l'assurance : "La responsabilité de l'assureur dans l'exécution des contrats". tant que l'information pénale ouverte à la suite du décès de son mari ne serait pas clôturée.note J.V . RGAT 1988.Manoeuvres dilatoires de l'assureur Attitude fautive aux fins de laisser volontairement expirer le délai de prescription. 26 Octobre 2006. I. 88-14410 . note J. l'assureur ne réagit pas auprès de son assuré qui correspondait directement avec l'Expert : Cass.Absence de réaction de l'assureur à l'approche de la prescription : L'assureur qui garde un "silence malicieux" dans le but d'échapper au paiement grâce à la prescription et que les correspondances qu'il avait avec son assuré ont " endormi sa vigilance " sur les formalités légales qui lui incombaient commet une manquement à son "obligation de loyauté dans la mise en oeuvre du processus d'indemnisation" après la survenance d'un sinistre. Civ.Groutel.

Som. 111-2. Chr. Dalloz 1999. note J.Voir également : les dispositions de l'article L. 154. Cass. que s'il est exact que l'exécution d'un jugement ou arrêt de condamnation ne relève pas. Cass. 13-10134 . 114-1 et L. I. 150.26. 114-2 du Code des assurances que le délai de prescription biennale pour les actions dérivant du contrat d'assurance a un caractère d'ordre public exclusif de toute interversion de prescription. alors même qu'une décision judiciaire a prononcé une condamnation à garantie de l'assureur .1998 I. Civ. 16 Janvier 2014. p.Pélissier l'action en responsabilité quasi-délictuelle intentée par des cautions de l'assuré sur le fondement de l'article 1240 du code civil. 123 . p. 26 Octobre 2006 . note J. 3 février 1998. RGDA 2014. et qui ne dérive pas du contrat d'assurance.Validité de la clause de direction de procès II . n°39 p. Cass. en invoquant une inexécution fautive du contrat à l'origine de leur propre dommage. Voir : R.ABSENCE D'INTERVERSION Le délai de l'article L 114-1 du Code des Assurances s'apparentant à un délai préfixe. lorsque l'assuré bénéficie de l'assistance d'un courtier dans la gestion d'un sinistre.254. 13-10745 . L. la prescription biennale s'applique aux actions engagées par la suite dès lors qu'elles dérivent du contrat d'assurance. Civ. d'un régime de courte prescription.LA CLAUSE DE DIRECTION DE PROCES I .Distinction avec la Protection Juridique et la Défense-Recours . 114-1 du code des assurances.I n° 166 p. II. Civ. les créances issues de condamnations judiciaire ne bénéficient pas de l'effet interversif de la prescription trentenaires. II. 9 mai 1994. en raison de l'autorité qui s'y attache. n'est pas soumise à la prescription biennale de l'article L. 114-1 du code des assurances Cass. I. RGDA 2014. Bull.Kullmann : "De l'unicité de la faute de l'assureur à la dualité des responsabilités et des prescriptions".223. n'est pas soumise à la prescription biennale de l'article L.Néanmoins. 05-12318 L'action en nullité pour dol d'un accord transactionnel conclu entre les parties au contrat d'assurance. 6 février 2014. Civ. note A. 114-1 du Code des assurances sont exclusives de toute interversion de prescription.Berr. II. 95-21. VI . SECTION III . Civ. 92-18171. Bull. celui-ci engage sa propre responsabilité professionnelle à l'égard de son mandant lorsqu'il ne fait pas le nécessaire pour conseiller à son client de ne pas interrompre la prescription en temps utile. Dalloz 2006. Cass. 13-10540.672 . Il résulte des articles L.Lichaber "Le point sur l'interversion des prescriptions en cas de condamnation en justice".

III .Réserves de garantie V . en l'absence de conflit d'intérêt avec son assureur. dans les limites de sa franchise et de son plafond de garantie. Si elle est obligatoire pour l'assuré. elle a un caractère purement facultatif pour l'assureur qui ne la mettra en oeuvre que si sa garantie est susceptible d'être amneée à jouer du fait d'un sinistre de responsabilité.VALIDITE DE LA CLAUSE DE DIRECTION DE PROCES Dans les assurances de responsabilité. ce mandat apparaît favorable à l'assuré. Cette s'analyse juridiquement en un mandat donné par l'assuré à l'assureur dans l'intérêt commun des deux parties. Si elle pose le problème du libre choix de l'avocat par l'assureur. la plupart des contrats d'assurance de responsabilité civile insèrent-t'ils. en lieu et place de l'assuré. dans le cadre de sa garantie contractuelle. La dette de responsabilité étant en principe établie par une décision judiciaire opposable à l'assureur. une clause dite de direction de procès :  faisant obligation à l'assuré de mandater son assureur à l'effet de permetre à l'assureur de "diriger le procès" dirigé contre lui par le tiers lésé. il importe que ce dernier ait la possibilité d'organiser la défense des intérêts de son assuré devant la juridiction saisie par la victime. C'est pourquoi. au nom de ce dernier. tout ou partie du poids de la réparation mise éventuellement à la charge de ce dernier en faveur du tiers lésé. notamment d'expertise. dans la mesure où celui-ci prend en charge toutes les conséquences dommageables d'un sinistre de responsabilité. voire de collusion avec la victime. Une telle clause apparaît "légitime" et ne pose aucune difficulté dans la mesure où c'est effectivement l'assureur qui assumera non seulement les frais d'une procédure. classiquement.  interdisant à l'assuré de s'immiscer dans la conduite de procès dirigé contre lui. seront à la charge de l'assureur sans limitation de plafond. sous peine de déchéance de garantie. mais . Elle lui réserve également le droit de transiger en ce qui concerne l'indemnisation éventuelle du tiers lésé. Cette clause permet. l'assureur peut être amené à supporter. dont les frais et honoraires. notamment. sauf s'il y a intérêt. notamment en cas de négligence de ce dernier. à l'assureur de missionner lui-même l'avocat de son choix pour assurer la défense des intrêts de son assuré.Possibilité d'intervention de l'assureur à la procédure I . et qui a donc un caractère irrévocable.Renonciation à l'exercice de la clause de direction de procès IV . Elle décharge ainsi l'assuré de tout "souci" concernant la procédure judiciaire diligentée à son encontre.

la Jurisprudence estimait que l'assureur qui prenait sans réserves la direction du procès en responsabilité dirigé par un tiers lésé à l'encontre de son assuré était censé avoir renoncé à invoquer à son encontre les exceptions dont il avait connaissance au moment de la prise de direction du procès.  Voir sur Jurilis : Distinction entre Assurance de protection juridique . I. 194.T. ou de la garantie de protection juridique qui imposent contractuellement à l'assureur de procéder à la défense des intérêts de son assuré. à aucun titre. R.Garantie de protection juridique Est une opération d'assurance de protection juridique toute opération consistant.A.également la totalité des conséquences financières du procès en cours. A noter que la Clause de direction de procés.T. Civ. ainsi que de la déchéance.Bout. garanti. déchéance ou absence de garantie : L'assureur ayant dirigé le procès d'un bout à l'autre. 22 Novembre 1989.Clause de défense-recours .. Cass. 88-13987 . Dans le cas contraire. à se prévaloir du délai de prescription. et afin d'éviter tout conflit d'intérêt avec l'assureur. doit être distinguée de la garantie défense et recours. Le fait pour l'assureur d'avoir dirigé la procédure suivie contre l'assuré jusqu'au jugement. R.G. et eu ainsi connaissance dès l'assignation au fond. a consacré la règle jurisprudentielle dans l'article L 113-17 du Code des Assurances.Clause de direction de procès 1 .DISTINCTION DE LA "CLAUSE DE DIRECTION DE PROCES" AVEC LA GARANTIE "PROTECTION JURIDIQUE" ET LA CLAUSE DE "DEFENSE ET RECOURS". en connaissance des circonstances qui excluaient la garantie et sans aviser l'assuré de ses réserves. telles que prescription. Il y avait donc incompatibilité entre l'exercice de la clause de direction de procès et le refus de garantie. d'autre part à soutenir que le risque n'était.. 193. 87-19085 .A. Cass. Sur recommandation de la Commission des Clauses Abusives.G. vaut renonciation à se prévaloir de l'exception de non-garantie. 8 Novembre 1989. aux termes duquel : "l'assureur qui prend la direction du procès intenté à l'assuré est censé aussi renoncer à toutes les exceptions dont il avait connaissance lorsqu'il a pris la direction du procès". la loi du 31 Décembre 1989. note R. I. II . a renoncé d'une part. de l'objet du litige.. qui a un caractère facultatif et joue dans l'intérêt de l'assureur.Bout. dans le cadre de sa garantie. moyennant le paiement d'une prime ou d'une cotisation préalablement convenue. note R. à prendre en charge des . Civ.

L 127-1 C. d’avocats et d'experts.. en cas de différend ou de litige opposant l'assuré à un tiers. notamment lorsque celui-ci est poursuivi pénalement. automobile ou des risques professionnels. (Art.)  Met à la charge de l'assureur une obligation de prendre en charge des frais de procédure ou à fournir des services (Art. (Article L 127-1 du Code des Assurances). Voir dossier Argus de l'Assurance : B. Elle s'exerce souvent avec l'avocat choisi par l'assureur. Cerveau : Définition juridique : les délimitations et spécificités du contrat d'assurance protection juridique 2 . La garantie "défense recours" couvre notamment les frais de négociation amiable ou judiciaire. L127-4 C. que ce soit dans le domaine de l'habitation. pénale.)  Selon l'Article L 127-6 du Code des Assurances. de constitution de dossier. les dispositions relatives à l'assurance de protection juridique ne s'appliquent pas : 2° A l'activité de l'assureur de responsabilité civile pour la défense ou la représentation de son assuré dans toute procédure judiciaire ou administrative. lorsqu'elle s'exerce en même temps dans l'intérêt de l'assureur.  est soumise au principe du libre choix de l'avocat par l'assuré (L 127-3 C. tel qu'un dégât des eaux. assortie d'une prime spécifique (Art. administrative ou autre ou contre une réclamation dont il est l'objet ou d'obtenir réparation à l'amiable du dommage subi. A la différence de la clause de direction de procès. Ass. en vue notamment de défendre ou représenter en demande l'assuré dans une procédure civile. de procédures devant une juridiction civile ou pénale.)  a un caractère obligatoire pour l'assureur.Garantie de "défense et recours" La garantie défense recours est complémentaire et accesssoire à un contrat multirisques garantissant à titre principal l'assuré.)  fait l'objet d'un plafond de garantie. L'Article L127-2-1 considére comme sinistre le refus qui est opposé à une réclamation dont l'assuré est l'auteur ou le destinataire.frais de procédure ou à fournir des services découlant de la couverture d'assurance.Ass. la garantie de protection juridique :  est un contrat distinct et autonome. en ce qui concerne les frais et honoraires d'une procédure judiciaire. ...  prévoit une procédure de règlement amiable en cas de désaccord entre l'assureur et l'assuré au sujet de mesures à prendre pour régler un différend. Elle permet la prise en charge des frais de défense de l'assuré.Ass. L 127-2 C. ou lorsqu'il entend exercer un recours à la suite d'un évènement garanti à titre principal..Ass. notamment après un accident de la circulation.

n°03-14. Civ. et que. dès lors que l'assureur a désigné l'avocat. I. même lorsque les circonstances du sinistre sont connues. le fait pour un assureur de désigner un avocat pour défendre les intérêts de son assuré n'est pas de nature. II. II . II. II. Civ. Civ. 8 Septembre 2005. 12-12813 : Voir note A. Il résulte de l'article L 113-17 du Code des Assurances que l'assureur n'est censé avoir renoncé à se prévaloir des exceptions qu'il pouvait invoquer qu'à la double condition qu'il ait dirigé le procès fait à son assuré en connaissance de ces exceptions et qu'il n'ait émis aucune réserve : Cass. ce qui permet à l'assuré de choisir librement son avocat : Cass. Bull.EXCEPTIONS DE GARANTIE Selon l'article L 113-17 du Code des Assurances.RENONCIATION A L'EXERCICE DE LA CLAUSE DE DIRECTION DE PROCES A . d'une exception de garantie. 18 mars 2010. n° 93-15778. s'il l'a désigné à nouveau après assignation à jour fixe. I. 23 Septembre 2003. Civ. III. I. 411. telle que la prescription : Cass. 6 Décembre 2006. Bull.Astegiano-La Rissa sur Actuassurance III . Constituent ainsi des exceptions de garantie soumises à la sanction de L 113-17 :  une nullité du contrat : Cass. 09-12981 Elle peut être également requalifiée en clause de direction de procès. à manifester sa volonté non équivoque de renoncer à se prévaloir d'une clause d'exclusion de garantie. n° 336) Il faut donc que l'assureur :  ait effectivement pris la direction d'un procès intenté à son assuré  ait eu alors connaissance d'une exception de garantie qu'il pouvait opposer à son assuré. à l'occasion d'une procédure de référé tendant à ordonner une expertise. Civ. qui avait assuré la direction du procès. l'assureur est censé avoir renoncé à ses exceptions de garantie lorsqu'il prend la direction du procès dirigé contre son assuré. 8 septembre 2005. 7 octobre 2004. 00-15201 . n°187 Il en est ainsi pour l'assureur. Civ. dès la première instance. note JP Karila En revanche. c'est avant toute défense au fond qu'il a notifié à l'assuré son refus de garantie et l'a invité à assumer seul sa défense : Cass. II. tout en ayant eu connaissance. 28 février 2013. Civ. ce qui peut permettre à l'assuré d'invoquer une renconciation à une exception de garantie. 3 octobre 1995. 04-15889) . d'abord. ayant eu connaissance dès la première instance d'une exception de non-garantie : Cass. Civ. Civ. n° 04-15889  En cas de suspension de garantie pour défaut de paiement de prime : (Cass. RGDA 2007.La clause de défense et recours est parfois requalifiée en opération de protection juridique.260  une suspension ou une résiliation de la garantie pour défaut de paiement des primes : Cass. 05- 16826 .

98-13457. n° 87-19085  une prescription biennale : Cass. sans réserve. dès lors que l'assureur en prend la direction. I. 113-17 du code des assurances. 19 novembre 2009. Actuassurance n°48 . 1ère civ. Civ. 20 octobre 2010. note J. B . en ce qu'elles se rapportent aux garanties souscrites. mais concernent tout procès qui lui est intenté. 16-19821 (Caractère décennal de désordres) .Exception de garantie partielle A .Ignorance de l'exception de garantie B . il lui appartient de refuser purement et simplement d'exercer cette faculté. Civ. 07-12796  une déchéance de garantie et une prescription : Cass. 13 juillet 2017. en l'avertissant aussitôt. 15- 25143 (Absence de couverture de la responsabilité contractuelle) . III. III.Cass. l'assureur doit immédiatement renoncer à continuer à diriger le procès.Astegiano-La Rizza. en en informant son assuré.Kullmann (Absence de caractère décennal de désordres). n°135 .Cass. IV . 3ème civ.Corone : "L'action de la victime contre l'assureur de l'auteur du dommage".  une exclusion contractuelle de garantie : : Cass.. en toute connaissance des exceptions qu'il peut invoquer : Cass. 12-27919 . notamment du fait des investigations d'une expertise en cours.IGNORANCE DE L'EXCEPTION DE GARANTIE . 01-17450 Si l'assureur a connaissance d'une exception de garantie lorsqu'il est amené à prendre la direction du procès. Toutefois. ou de formuler des réserves expresses sur ce point. Les dispositions de l'article L 113-17 du Code des Assurances ne sont pas limitées à la défense au fond de l'assuré. Voir : note A.Cass. n° 86-19592.Cass.Cass. Civ. S'agissant d'un mandat qui lui est confié par l'assuré. ni le montant de la garantie : Cass. 20 Mai 2000. Civ. fût-ce en référé. n° 08-19. L'argus de l'Assurance" - 14/07/2006. n° 09-15093 (Absence de garantie de dommages immatériels) . et en lui remettant les éléments du dossier qui pourraient lui être utiles. 8 novembre 1989.. III. 29 janvier 2014. III. l'assureur devra veiller à le mettre en mesure de pourvoir à sa défense. 10 avril 2008. ne concernent ni la nature des risques souscrits. 1ère civ. RGDA 2014. Civ. 16 Janvier 2001. Bull. si le déroulement du procès met en évidence une exception totale de garantie. Bull. 172. Civ. Civ. Voir S. II.CONTENU DES RESERVES DE GARANTIE Les exceptions visées par l'article L.477 (L'exclusion de garantie relative aux accidents de la circulation concerne la nature du risque garanti). Civ. 3 novembre 1988.RESERVES DE GARANTIE A .. Civ. n°296)  L'activité déclarée par l'assuré : Cass. 16 Mars 2004. 97-22495 . I. I. 27 octobre 2016. III. 2000.

Trop générales. il doit toujours se montrer prudent au moment où il décide de faire jouer la clause. sans assurer la défense de son assuré. après avoir rappelé expressément à l'assuré ses limitations de garantie. Dans la mesure où il n'y a pas désaccord avec l'assuré sur l'étendue de la garantie. elles ne peuvent pas être considérées comme une réelle volonté d’écarter la présomption de renoncer : Cass. exclusion de risque.POSSIBILITE D'INTERVENTION DE L'ASSUREUR DANS LA PROCEDURE Lorsque l'assureur se trouve en présence d'une clause d'exclusion de garantie inopposable à la victime. l'assureur peut diriger le procès. 30 janvier 1996.. conditions de la garantie non réunies. 93-20330.  qu'il forme cependant les réserves les plus expresses quant à l'application de sa garantie. etc.EXCEPTION DE GARANTIE PARTIELLE Lorsqu'il prend la direction du procès. Ces réserves devront donc être émises dès qu'il a reçu les éléments d'information lui donnant connaissance d'une exception.Il est souvent matériellement difficile à l'assureur de savoir si sa garantie est effectivement acquise au moment même où il est saisi d'une réclamation judiciaire contre son assuré. notamment dans le cadre d'un référé provision ou aux fins d'expertise. de façon active au procès et notamment aux opérations d'expertise judiciaire. I. Néanmoins. V .  qu'il entend donc renoncer à poursuivre la direction du procès. en lui écrivant :  que le déroulement du procès fait apparaître que sa garantie n'est pas acquise. les réserves émises par l'assureur doivent être précises. Dans la mesure où la suite du procès. et il lui appartient de dissiper toute équivoque. ou lors de son déroulement. B . il se charge d'organiser sa défense. L'assureur devra alors dessaisir l'Avocat et l'Expert qu'il aura pu missionner. et notamment les opérations d'expertise ordonnées en Référé. dans la mesure où les circonstances ne lui sont pas encore connues avec exactitude. . ou s'il a des raisons de présumer que sa garantie n'est pas acquise. et qu'il ignore si les conditions d'application du contrat sont réunies.. mais qu'il souhaite cependant participer. l'assureur peut estimer que sa garantie n'est que partiellement acquise. vu l'urgence. Dans tous les cas. notamment du fait d'une limitation de garantie. telle qu'une déchéance. il lui est possible d'intervenir volontairement en son nom personnel dans la procédure (Articles 328 et suivants Code de procédure Civile. établiraient que la garantie n'est pas acquise (fait dommageable antérieur ou postérieur à la période de garantie. Ces réserves peuvent résulter d'une lettre recommandée avec accusé de réception adressée si possible directement à l'assuré. ou continuer à participer. par lequel l'assureur peut l'informer :  que. ou à son courtier. Civ.) il appartient à l'assureur de se dessaisir aussitôt de la défense de son assuré.

contester également la responsabilité de son assuré. Civ.  constituer un Avocat distinct dans le procès. L'assureur devra alors faire déposer des Conclusions à son seul nom. n°84. il a toujours intérêt à rappeler systématiquement ses conditions et limitations de garantie à son assuré. les diligences de l'assureur iront dans le sens des intérêts de son assuré en ce qui concerne la contestation de la responsabilité.En effet. On rappellera également que la Jurisprudence considère que le fait par l'assureur d'user du droit que lui confère l'assuré dans le contrat d'assurance de diriger le procès intenté à celui-ci par la victime suspend. 8 Septembre 2008 . Une clause de défense-recours peut être analysée en clause de direction de procès. 12-12813 . dans ce dernier cas. II. et de discuter la responsabilité ou le montant de la réparation mise à la charge de son assuré. 114-1 du Code des assurances : Cass. Décideurs : Stratégie Finance Droit. l'article 330 du Nouveau Code de Procédure Civile dispose que l'intervention accessoire qui appuie les prétentions d'une partie (en l'espèce de l'assuré) est recevable si son auteur (l'assureur) a intérêt. le point de vue de l'assureur". Civ. Dans la mesure où la victime n'aura pas seulement dirigé son action contre l'assuré. Hormis le cas où l'assureur garantit intégralement le risque.  et éventuellement.Cass. notamment. l'assureur qui entend contester sa garantie devra :  faire part immédiatement de son refus de garantie à son assuré. en l'invitant à pourvoir personnellement à sa défense par l'Avocat de son choix. sur demande incidente de ce dernier. il serait finalement condamné à le garantir. ce qui lui bénéficiera dans l'hypothèse ou. tant que dure cette direction. 28 février 2013. par Conclusions devant le Juge des Référés ou devant la juridiction saisie. II. par voie d'action directe. 3 novembre 1988. demandant qu'il lui soit donné acte :  de son intervention personnelle et volontaire sur le fondement de l'article 330 du Code Civil  de ce qu'il entend néanmoins contester sa garantie. lorsqu'il prend la direction du procès.  faire immédiatement toutes protestations et réserves sur sa garantie. le cours de la prescription édictée par l'article L.70.Vaurs :"La direction du procès. mais également contre l'assureur de responsabilité de ce dernier. et ainsi emporter renonciation à l'exception de prescription biennale : Cass. pour la conservation de ses droits. 86-19592 . à soutenir cette partie. à titre subsidiaire. Il est évident que. p. Civ.Voir : JB Payet-Godel - A. L'assureur aura ainsi la possibilité de participer personnellement à d'éventuelles opérations d'expertise. 04-15889 .

son droit à réparation. on assiste à un glissement progressif de la notion subjective de responsabilité. Ce droit à réparation. notamment au moyen de la technique de l'assurance de responsabilité. tels la loi Badinter du 5 Juillet 1985. ne reposant plus sur l'idée de sanction de la faute de l'auteur du dommage. soit également protégé contre le poids de la dette à sa charge. le terme de responsabilité n'étant même pas employé dans certains textes fondamentaux.La dépendance de l'action directe aux conditions de mise en jeu du contrat d'assurance SECTION I . a fait apparaître une science nouvelle. . CHAPITRE II L'ACTION DIRECTE DES VICTIMES CONTRE L'ASSUREUR DU RESPONSABLE Section I . qualifiée de "victimologie" qui étudie. qui constitue le droit de gage de ses créanciers.Droit d'exclusivité II .Le fondement du droit d'action directe de la victime contre l'assureur du responsable I . à la notion objective de droit à indemnisation. du seul point de vue de la victime. qui sous entend l'idée d'une faute.Le droit propre de la victime sur l'indemnité Section II . Cette nécessité de protection de la victime.LE DROIT PROPRE DE LA VICTIME SUR L'INDEMNITE I . il apparaît normal que le patrimoine de la personne tenue à réparation.DROIT D'EXCLUSIVITE Depuis des années.

ni exclusivité sur l'indemnité. à la victime un privilège sur l'indemnité due par l'assureur. Le développement de l'assurance de responsabilité rend possible l'élargissement du droit de la réparation dans de nombreux domaines de risques. professionnels.Corone "L'action directe de la victime contre l'assureur de l'auteur du dommage". cette indemnité tomberait alors dans le patrimoine de l'assuré où elle serait soumise à la loi du concours de l'ensemble des créanciers. médical. la finalité première du contrat d'assurance de responsabilité est bien la protection du patrimoine de l'assuré. Dès lors. Par ailleurs. le particulier. il était normal que la jurisprudence finisse par lui reconnaître dans son arrêt de principe du 14 Juin 1926 un droit propre et exclusif sur cette indemnité. les entreprises. l'action oblique que l'article 1341-1 du Code Civil accorde au tiers lésé à l'encontre de l'assureur de l'auteur du responsable serait d'une efficacité limitée dans la mesure où celle-ci ne lui confèrerait aucune autonomie. en passant par la construction ou la circulation automobile. Toutefois. D'une part. en 1913. sans qu'on puisse imaginer que celui-ci ait consenti une stipulation pour autrui au profit d'une éventuelle victime. L'argus de l'assurance n°6986 La reconnaissance d'un droit d'action directe au profit de la victime est d'abord le fruit d'une pure création prétorienne de la jurisprudence qui fonde cette action sur le contrat d'assurance. afin de lui permettre de compenser la perte causée dans son patrimoine par sa dette de responsabilité. D'autre part.. le responsable de mauvaise foi pourrait conserver cette indemnité sans pour autant désintéresser sa victime. Cette solution présenterait cependant de sérieux inconvénients :.L'opération d'assurance permet ainsi de répartir la charge finale du dommage sur une mutualité d'assurés apte à le supporter financièrement. Par ailleurs. . C'est pourquoi après que le législateur ait accordé. lesquels bénéficieraient injustement du dommage au détriment du lésé. II . les pouvoirs publics s'emploient à rendre l'assurance de responsabilité obligatoire dans des domaines de risques de plus en plus nombreux : locatifs. les collectivités. depuis ceux encourus par le chef de famille.. et bénéficier ainsi du dommage qu'il a causé. l'indemnité contractuellement due par l'assureur devrait normalement être versée à l'assuré. le droit propre de la victime et la nécessité de sa protection.LE FONDEMENT DU DROIT D'ACTION DIRECTE DE LA VICTIME CONTRE L'ASSUREUR Voir : S.

226 et Etude n°12. L'égalité des créanciers trouve son fondement dans l'article 2093 du Code civil aux termes duquel "les biens du débiteur sont le gage commun de ses créanciers et le prix s'en distribue entre eux par contribution. tant que ce tiers n'a pas été désintéressé jusqu'à concurrence de ladite indemnité : Cass. 17 Septembre 2009. RC et Ass.Josserand. H. Elle tend à conférer à un individu un droit d'action à l'encontre d'un tiers en dehors de tout lien juridique. devenu l'actuel alinéa 2 de l'article L 124-3 du Code des Assurances dispose. du fait de l'exclusivité reconnue à la victime sur l'indemnité d'assurance immobilisée à son profit dès la survenance du dommage. L'article L 121-13 du Code des Assurances précise que "sont réservées aux victimes les indemnités dues en cas de sinistre par le locataire ou par le voisin par application des articles 1733 et 1240 du Code Civil. Civ. la Cour de cassation a reconnu à la règle de l'égalité entre les créanciers un caractère d'ordre public qui interdisait toute clause pouvant favoriser l'un d'eux.25. 2009. S.Cass. jusqu'à concurrence de ladite somme. le droit propre et exclusif ainsi conféré à la victime du dommage sur l'indemnité d'assurance interdit à l'assureur de l'auteur du dommage de procéder à un réglement quelconque entre les mains de tout autre que le tiers lésé. 14 Juin 1926. Dès le début du vingtième siècle.. 2007. I. Le 8e de l'article 2102 du Code Civil.Bien que puisant sa source et trouvant sa mesure dans le contrat d'assurance. la Jurisprudence tend à en détacher le droit propre de la victime pour lui faire acquérir une autonomie certaine. 372.  de l'égalité des créanciers.. II. Elle déroge donc aux principes fondamentaux :  de la relativité des conventions de l'article 1199 du Code Civil. dispose que : Sont privilégiées . p. La Jurisprudence a déduit de ces textes que l'obligation ainsi imposée à l'assureur de réserver l'indemnité au profit exclusif de la victime. de façon générale. les créances nées d'un accident au profit des tiers lésés par cet accident ou de leurs ayants droit. sur l'indemnité dont l'assureur de la responsabilité civile se reconnaît ou a été judiciairement reconnu débiteur à raison de la convention d'assurance.2. 26 Avril 2007 . à moins qu'il n'y ait entre les créanciers des causes légitimes de préférence". que : L'assureur ne peut payer à un autre que le tiers lésé tout ou partie de la somme due par lui.57. Com.Groutel Mais si l'action de la victime d'un accident contre l'assureur est subordonnée à l'existence d'une convention passée entre ce dernier et l'auteur de l'accident et ne peut s'exercer que . Com. Aux termes de l'article L 124-3. note Esmein . du Code des Assurances. DP 1927. note P. des conséquences pécuniaires du fait dommageable ayant entraîné la responsabilité. RC et Ass. p. 06-14928 . L'article 53 de la loi du 13 Juillet 1930. qui en est le support nécessaire. I. institué par la loi de 1898 sur les accidents du travail. tant que ce tiers n'a pas été désintéressé. II. Civ. Civ. 1927. donnait à cette dernière un droit d'action directe à son encontre : Cass. 08-15113 . al.

note G.Groutel.Le droit propre de la victime trouve sa mesure dans le contrat d'assurance II .. La Cour de Cassation a précisé que le droit d'action de la victime ne peut porter que surl'indemnité telle qu'elle a été stipulée. . note H. 225. DP 1939. RC et Ass. Enfin.235 . Com. note H. Com. Dans la mesure où un bail prévoit une clause d'accession selon laquelle les travaux de transformation ou d'amélioration faits par le preneur ne donneront lieu de la part du bailleur à une quelconque indemnité. 22 Juillet 1986. RGAT 1986. I. 2007. la loi du 17 décembre 2007 a consacré de manière très nette ces principes en ajoutant un alinéa 1 à l'article L 124-3 du Code des Assurances. Par arrêt du 10 mars 1937.Voir également : Cass. 4 Avril 2007. le bailleur a seul qualité pour exercer l'action directe à l'encontre de l'assureur de l'auteur du dommage affectant ces biens : Cass.L'autonomie de l'action directe de la victime contre l'assureur I .Groutel. Civ. elle trouve. I. p. 13 mars 2007. 85-10255. le droit d'action directe de la victime repose sur l'existence et la validité du contrat d'assurance garantissant la responsabilité de l'auteur du dommage. Le bénéficiaire d'une clause de réserve de propriété a seul qualité pour exercer l'action directe à l'encontre de l'assureur de responsabilité de l'auteur du dommage affectant la chose vendue : Cass. 2007. p.68. note Picard . son fondement dans le droit à la réparation du préjudice causé par l'accident dont l'assuré est reconnu responsable : Cass. 28 mars 1939. et que le preneur ne pourra en fin de jouissance reprendre aucune élément ou matériel qu'il aura incorporé au bien loué.Viney. 229. p.LE DROIT PROPRE DE LA VICTIME TROUVE SA MESURE DANS LE CONTRAT D'ASSURANCE La victime a un droit exclusif sur l'indemnité due par l'assureur de la responsabilité de l'auteur du dommage. puise sa source et trouve sa mesure dans la convention antérieurement conclue entre les parties" .LA DEPENDANCE DE L'ACTION DIRECTE DE LA VICTIME AUX CONDITIONS DE MISE EN JEU DU CONTRAT D'ASSURANCE I .dans ses limites. III. RGAT 1939. Civ. dans lequel il puise sa source et trouve sa mesure. RC et Ass. Civ. en vertu de la loi. elle a précisé que le "droit du tiers contre l'assureur. Com. 05-17571 . définie et limitée par le contrat d'assurance". selon lequel : Le tiers lésé dispose d'un droit d'action directe à l'encontre de l'assureur garantissant la responsabilité civile de la personne responsable. Par arrêt du 16 février 1937. bien qu'ayant un caractère propre et direct.. Toutefois. SECTION II .595. 06-11154 .

Sont donc inopposables à la victime les clauses de déchéance sanctionnant l'inexécution des obligations contractuelles mises à la charge de l'assuré après le sinistre. L'action directe est subordonnée au respect par l'assuré de ses obligations envers l'assureur avant le sinistre. telles que : . . ce droit.Fausse déclaration des cironstances du sinistre . ne saurait à dater de cet évènement. Le montant de l'indemnité convenue au contrat .constitue la limite des engagements de l'assureur tant à l'égard de son assuré que celui du tiers lésé. notamment en matière d'asurance obligatoire. notamment lors de la souscription du contrat dans la déclaration des risques ou de leur aggravation. imposent des montants de garantie minima. telle la faute intentionnelle de l'assuré. les exclusions conventionnelles et légales de risque. être affecté dans son existence ni dans son objet par aucune cause de déchéance encourue personnellement par l'assuré.Non déclaration du sinistre dans le délai prévu par la Police . les conditions de garantie. C'est pourquoi les clauses-type de la plupart des assurances de responsabilité "obligatoires". le paiement des primes. et dépend de la commune volonté des parties au contrat. automobile... Le droit d'action directe est donc étroitement conditionné par les stipulations du contrat concernant.Non transmission de pièces .. La validité de l'opération d'assurancce repose sur l'aléa. sauf dans certains domaines faisant l'objet d'une obligation d'assurance (décennale. Les franchises ou découverts obligatoires sont en principe opposables au bénéficiaire de l'indemnité.Immixtion dans le procès au mépris de la clause de direction de procès. C'est pourquoi. qui prend naisance au jour de l'accident.plafond et franchise ..L'article L 112-6 du Code des Assurances dispose que l'assureur peut opposer au porteur de la police ou au tiers qui en invoque le bénéfice les exceptions opposables au souscripteur originaire. l'assureur est tenu envers l'assuré.). La loi a créé au profit de la personne lésée par un accident un droit propre sur l'indemnité dont.Absence de mesures de sauvegarde . en vertu du contrat d'assurance. pour inobservations des clauses de la police : Cass.. sous réserve des clauses-type imposées par la loi.la délimitation du risque assuré. 15 juin 1931. et le respect des conditions de mise en jeu du contrat. Civ. notamment.Exagération frauduleuse du dommage .Perte du droit à recours de l'assureur . l'article R 124-1 du Code des Assurances dispose que les polices d'assurance garantissant des risques de responsabilité civile doivent prévoir qu'en ce qui concerne cette garantie aucune déchéance motivée par un manquement de l'assuré à ses obligations commis postérieurement au sinistre ne sera opposable aux personnes lésées ou à leurs ayants droit.

mais non à son assureur : Cass.B. le tiers lésé dispose d'un droit d'action directe à l'encontre de l'assureur du responsable. 790. I.C. note J. o Existence d'une convention de renonciation à recours entre le tiers lésé au profit de l'assuré responsable. et Ass.1. Lamy Assurances. 26 mai 1993. ou franchise et exclusion pour violation des règles de l'art en matière de travaux de bâtiment. I. Beauchard. n°91-13637 . Cette autonomie peut permettre au tiers lésé de revendiquer une indemnisation de la part de l'assureur de l'auteur du dommage. 1993. R. 28 avril 1993.Le droit de la victime apparaît donc "cristallisé" au moment de la survenance de son dommage. o Assuré responsable faisant l'objet d'une procédure collective. L'assureur ne peut pas davantage compenser l'indemnité qu'il doit à la victime exercant l'action directe avec une somme que cette victime doit à son assuré : Cass. note J. R. la victime de dommages dispose ainsi de plus de droit que celui dont dispose l'assuré envers son assureur. Civ. I. "Exclusif" et "cristallisé" au moment du sinistre. Chronique H. et Ass.Cass. n°18.Groutel :"La victime et la compensation : le revirement que l'on n'attendait plus" . H. o L'assureur ne peut opposer à la victime la compensation de primes qui lui restent dues par l'assuré : Cass. alors que cet assureur n'est tenu à aucune obligation de garantie à l'égard de son assuré : o Inopposabilités légales de clauses contractuelles à la victime. Civ. Civ. 5 et 20 juillet 1988. o Inopposabilité de clauses applicables postérieurement à la réalisation du sinistre. . c'est à dire après le moment où est cristallisé le droit du tiers lésé. De la même façon. Bull. n°90. notamment les franchises et réduction proportionnelle de taux de prime en matière d'assurance automobile et de remontée mécanique. Civ. 1993. sachant que la renonciation à recours est personnelle à l'assuré qui en bénéficie.C. à savoir les déchéances o Inopposabilité de la prescription biennale de l'article L 114-1 du Code des assurances à la victime. alors que ce tiers lésé ne pourrait faire valoir aucun droit de créance à l'encontre de l'assuré responsable : notamment dans les cas suivants : . le droit propre du tiers lésé acquiert une certaine "autonomie" par rapport à celui dont dispose l'assuré à l'égard de son assureur en vertu du contrat d'assurance. I. p. Février 2000.L'AUTONOMIE DE L'ACTION DIRECTE DE LA VICTIME CONTRE L'ASSUREUR. RGAT 1993.Fondallonsa . n°148. II . 31 mars 1993. II.635.Cass.Les Cahiers de Jurisprudence de La Tribune des Assurances n°96. Du fait de l'autonomie de son action. note L. mars 2000. Civ. p.Groutel. 23 novembre 1999. Civ. n°317.17727 . RGAT 1988. .

tant dans l'exercice de l'action judiciaire contre l'assureur que pour l'attribution exclusive de l'indemnité.Le Juge de l'action directe III .L'EXERCICE JUDICIAIRE DE L'ACTION DIRECTE PAR LA VICTIME Le renforcement constant de l'autonomie du droit de la victime se traduit également par les facilités de mise en œuvre qui lui sont reconnues par la jurisprudence. 88-13810 .L'action directe n'appartient qu'à la victime B . I. l'action directe n'est ouverte qu'aux tiers lésés. note R. C'est ainsi que la loi Spinetta de 1978 . 15 janvier 1991. Civ. 14-22794 Selon l'Article 18 du règlement (CE) n°864/2007 eu Parlement Européen et du Conseil du 11 juillet 2007 sur la loi applicable aux obligations non contractuelles («Rome II») : la personne .Attribution de l'indemnité à la victime VI . I.Recours de l'assureur contre l'assuré en cas de paiement de l'indû I .Recevabilité de l'action directe de la victime II . 405. la personne lésée peut agir directement contre l'assureur de la personne devant réparation si la loi applicable à l'obligation contractuelle ou la loi applicable au contrat d'assurance le prévoit.La preuve du droit de créance de la victime V . 1991.Bout. ou aux personnes subrogées dans leurs droits : Cass. I .RECEVABILITE DE L'ACTION DIRECTE DE LA VICTIME A . obligent l'assureur sous peine de sanction à prendre l'initiative de la réparation en présentant des offres d'indemnisation aux victimes dans des délais déterminés. cette action étant encore facilitée en ce qui concerne les dommages causés dans un état membre en matière de circulation internationale.La prescription applicable à l'action directe IV . ne peut exercer l'action directe contre l'assureur de l'auteur du dommage.L'ACTION DIRECTE N'APPARTIENT QU'A LA VICTIME Du fait de cette exclusivité. c'est à dire aux victimes personnelles du dommage.L'assureur n'est plus seulement le garant du responsable assuré. Il en résulte qu'une personne qui n'a pas la qualité de victime. Son principe d'ordre public permet également au tiers lésé d'actionner l'assureur étranger en cas de dommage causé sur le territoire français. et la loi Kouchner du 4 mars 2002.Suppression de la condition de mise en cause de l'assuré A . RGAT. Civ. tel qu'un corresponsable du dommage. la loi Badinter du 5 Juillet 1985. SECTION III . Cass. 09 Septembre 2015.. En matière de responsabilité contractuelle. il devient l'instrument actif de la réparation.

Rémy B . Civ. La victime ne pouvait donc agir en justice contre l'assureur. 16-15525 Dans la mesure où la victime d'un dommage a un droit exclusif sur l'indemnité due par l'assureur de l'auteur responsable du dommage. lorsqu’une telle action est prévue par la loi applicable à l’obligation non contractuelle. 12-12875 .Bigot . tant en ce qui concerne le principe et l'étendue du droit à indemnisation et la garantie du contrat.Kullmann . H.Cass.Mayaux . Feüyller-Frey. I. 677. Cet article doit être interprété en ce sens qu’il permet. note P. Civ. 542. note L.Groutel :"Distinction de l'action directe et de l'action en garantie" . 27 avril 2017.Cass. C-240/14 L'action directe ne doit pas être confondue avec l'action en garantie dont dispose un coauteur et son assureur de responsabilité contre un autre coauteur et son assureur. JCP G. elle n'est pas tenue de se soumettre à la procédure de vérification de sa créance pour faire reconnaître dans son principe et dans son étendue la responsabilité de l'assuré en redressement ou en liquidation judiciaire et demander . 10-13639 Pendant longtemps. RGDA 20000. d’une action directe contre l’assureur de la personne devant réparation. Civ. RGDA 1999. l'appel en garantie exige la mise en cause de l'assuré pour que sa responsabilité soit établie.) ou si l'assureur avait reconnu la responsabilité de son assuré : Cass Civ. Chr. sauf si cette mise en cause était impossible (procédure collective. 97-22582. 27 Avril 2011. notamment lorsque cette dernière est contestée ou partielle. 21 janvier 1997. II. note J.Cass. l'autonomie du droit de créance de la victime ne devait cependant pas exclure l'assuré du débat opposant sa victime et son assureur de manière à faire valoir ses propres arguments.. RC et Ass. Cass. qu'à condition de mettre en cause l'assuré. 13 décembre 1938 Mais par un revirement brutal. RGDA 1997. III. la Jurisprudence considère désormais que cette mise en cause n'est plus nécessaire : Cass. Cass. de l'action en garantie dont dispose cet assureur à l'égard de l'assureur d'un tiers responsable. 1108. 7 novembre 2000. 1997. Avis CJUE.SUPPRESSION DE LA NECESSITE DE MISE EN CAUSE DE L'ASSURE Il convient de bien distinguer l'action directe de la victime à l'encontre de l'assureur du responsable. 2 Février 1999.lésée peut agir directement contre l'assureur de la personne devant réparation si la loi applicable à l'obligation non contractuelle ou la loi applicable au contrat d'assurance le prévoit. 9 Septembre 2015. Civ. indépendamment de ce qui est prévu par la loi applicable au contrat d’assurance choisie par les parties à ce contrat. Aff. dans une situation telle que celle au principal.. Com. Distinct de l'action directe prévue par l'article L. 96-17912 . I. 2001. 7 février 2013. l’exercice.note J. 124-3 du code des assurances. 113. 94-19689 . II. par une personne lésée. Civ.

il reste souvent prudent de mettre en cause l'assuré dans la procédure afin de lui rendre le jugement opposable et éviter les difficultés ultérieures. L'action directe est recevable dès que le dommage est subi sur le territoire français.Groutel Enfin. Groutel. au sens de l'article 555 du code de procédure civile. II. RC et Ass. sauf dans la mesure où elle prétendrait faire valoir une créance de somme d'argent à l'encontre de l'assuré insuffisament assuré : Cass. Civ. la victime d'un dommage a un droit exclusif sur l'indemnité due par l'assureur de l'auteur responsable du dommage et n'est pas tenue. 09-10492 . 77-14549 En revanche. RC et Ass.notamment. la victime de s'en prévaloir pour récupérer contre lui le montant de la franchise éventuelle déduite par l'assureur. II . 15 mai 2008. Bull.. Com. n° 49). C'est pourquoi. le jugement qui aurait reconnu sa responsabilité à son insu. L'évolution du litige impliquant la mise en cause d'un tiers devant la cour d'appel.LE JUGE DE L'ACTION DIRECTE La compétence du juge saisi de l'action directe est totalement détachée des stipulations du contrat d'assurance. note H.Ch. Il n'en demeure pas moins qu'il appartiendra toujours à la victime de rapporter la preuve de la responsabilité de l'assuré et du quantum de son dommage. le Jugement rendu à l'insu de l'assuré demeurera inopposable à ce dernier. 16 Novembre 2010. n'est caractérisée que par la révélation d'une circonstance de fait ou de droit.paiement à l'assureur par voie d'action directe. la dette de responsabilité dépassait le montant de la garantie. note H. . la victime pouvait. empèchant. Com. assigner l'assureur de responsabilité du responsable. la partie qui resterait à la charge de l'assuré serait soumise au droit des procédures collectives (Cass. 1re ch. 15 Décembre 2010. dès la première instance. si. ce qui peut rendre nécessaire cette mise en cause. modifiant les données juridiques du litige. III. Ayant justement retenu que l'action directe du tiers lésé contre l'assureur de responsabilité étant une action autonome qui trouve son fondement dans le droit de ce tiers à réparation de son préjudice. 2011. 09-68894. 06-19737 . par exemple. la cour d'appel en a exactement déduit qu'un refus de garantie opposé par ce dernier après le jugement n'avait pas pour effet de modifier les données juridiques du litige et ne constituait pas une évolution de celui-ci impliquant la mise en cause de cet assureur : font size=2> Cass. Par ailleurs. civile. Com.Mixte. 2011. de se soumettre à la procédure de vérification de sa créance pour faire reconnaître dans son principe et dans son étendue la responsabilité de l'assuré en redressement ou liquidation judiciaires et demander paiement à l'assureur par voie d'action directe : Cass. L'assuré pourra également contester. dès lors. née du jugement ou postérieur à celui-ci. par la voie de la tierce opposition. Civ.. 2 février 1994. 15 juin 1979. 157. 78.

Elle relève de l'ordre public en ce qui concerne la compétence d'attribution. par l'auteur du dommage. elle poursuit l'excécution de l'obligation de réparer qui pèse sur l'assureur en vertu du contrat d'assurance. le Conseil d'Etat a estimé que : Si l'action directe ouverte par l'article L 124-3 du Code des Assurances contre l'assureur de l'auteur responsable du sinistre tend à la réparation du préjudice subi par la victime. 1167. 2010.La compétence territoriale A . Toutefois. saisi de l'action directe d'un tiers payeur. n°159.COMPETENCE TERRITORIALE. 251 Il résulte de la loi des 16-24 août 1790 que le juge judiciaire. K Sonntag : "La Compétence du juge administratif au regard de l'action directe".Noguero . le cas échéant. 09-16484 . p. Tribune de l'Assurance.LA COMPETENCE D'ATTRIBUTION. en lui donnant la possibilité de se prévaloir également des règles du droit commun prévoyant notamment la compétence du domicile de l'assureur défendeur. de la compétence de la juridiction administrative. n'est pas autorisé à se prononcer sur la responsabilité de l'assuré et le montant de la créance d'indemnisation lorsque cette responsabilité relève de la compétence de la juridiction administrative. Cass. L'autonomie du droit de la victime lui permet d'échapper aux règles du Code des Assurances et aux stipulations du contrat d'assurance régissant la compétence territoriale.Cass. 14-22023 .75 A . ou faire mettre à sa charge une condamnation "pour le compte de qui il appartiendra" en matière d'accident de la circulation.B. Com. note D. 5 Avril 2011.La compétence d'attribution B . Civ. comme l'action en garantie exercée. lorsque sont établis à la fois l'existence de la responsabilité de l'assuré à l'égard de la victime et le montant de la créance d'indemnisation de celle-ci contre l'assuré. aux termes de l'article 15 de l'ordonnance n° 2005-1087 du 1er septembre 2005. RGDA. La loi du 8 Juillet 1983 a permis la mise en cause de l'assureur au procès pénal. dès lors que le contrat d'assurance présente le caractère d'un contrat administratif. . 10 Septembre 2015. contre son assureur. Elle relève par suite. En ce qui concerne le Juge administratif : Dans un Avis n°333627 du 31 Mars 2010. afin de lui rendre opposable la décision à intervenir contre son assuré poursuivi pour une infraction de coups et blessures ou d'homicide involontaire. B . II. M. de la responsabilité de l'Etablissement Français du Sang pour les actions introduites après l'entrée en vigueur de cette ordonnance. GP 15/12/2015. Ce qui est le cas. le juge judiciaire peut connaître de l'action directe contre l'assureur de l'auteur du dommage exercée par un tiers payeur.Dalloz 2016. Pano.

la victime a donc la possibilité d'assigner l'assureur devant le Tribunal du domicile de l'assuré responsable. 30 Mai 2006. RGDA 2003. I. A compter du 24 avril 1988. 94-14560. 2004.Cass. 10-14148 .Bruschi > Exemple : La prescription de l'action en responsabilité de la victime contre le responsable expire le 13 novembre 1985. Civ. p. p. impératives dans les seuls litiges entre assureur et assuré quand ils ont trait à la fixation et au règlement de l'indemnité. 183. som. 10 février 2011. 26 novembre 2003. La Cour de Cassation a "affiné" sa position dans les termes suivants : l'action directe de la victime contre l'assureur de responsabilité.LA PRESCRIPTION APPLICABLE A L'ACTION DIRECTE De même. 01-11245 . RGAT 1986. I. qui trouve son fondement dans le droit de la victime à réparation de son préjudice. et se prescrit en principe dans le même délai que l'action de la victime contre le responsable.C.36. Civ. p 354. L'Argus de l'Assurance. La victime assigne le responsable le 24 avril 1986. III . n°6987. 705 . et l'action directe de la victime sont prescrites à l'égard de l'assureur : . Civ. Civ. Cass.694. 2006.Bigot. Dalloz 1987. 04-13958 . RC et Ass. l'action en garantie de l'assuré responsable. et Ass. 9 mai 1996. C'est pourquoi. 99-20574 . cette autonomie la fait échapper à la prescription biennale du Code des Assurances. note . se prescrit par le même délai que son action contre le responsable et ne peut être exercé contre l'assureur. Civ. que tant que celui-ci reste exposé au recours de son assuré. 11 juin 2003. note M. 252 Même si l'assuré n'est pas mis en cause. et lui permet d'actionner l'assureur tant que ce dernier est exposé au recours de son assuré du fait du sinistre.note J. au delà de ce délai. III.D. n°6866. 114-1 du Code des assurances. RGDA 1996. I. 84-14979. n°50 - Cass.Cass. Civ. R. I. note G.La victime exerçant l'action directe peut se prévaloir soit des règles de l'article R. 11 mars 1986. Cass. soit des règles des articles 42 et suivants du nouveau Code de procédure civile. p. II. elle peut cependant être exercée contre l'assureur tant que celui-ci est exposé au recours de son assuré : Cass. Com.la jurisprudence estime que le délai de prescription de l'action directe de la victime est "prolongé" jusqu'à ce que la prescription biennale soit acquise en faveur de l'assureur à l'égard de l'assuré : Si l'action de la victime d'un accident contre l'assureur de responabilité trouve son fondement dans le droit dela victime à réparation de son préjudice..6. date à partir de laquelle ce dernier a deux années pour solliciter la garantie de son assureur. Dossiers Juridiques Argus.note Berr et Groutel.

Il en est ainsi en matière de construction.D. il ne pourra plus exercer son action directe si la prescription biennale est acquise en faveur de l'assuré responsable. R. ce qui n'est pas allégué en . p.Preuve du contenu du contrat A . à ce titre opposable lorsque ladite victime exerce son action directe sauf. n°6866. 28 octobre 1991. 2004.Preuve de l'existence du contrat garantissant l'assuré C . 97-15296 . III. dans le délai décennal. lorsque l'action directe subrogatoire a été intentée dans les deux ans du recours exercé. note H. si l'action de la victime contre l'assureur de responsabilité trouve son fondement dans le droit de celle-ci à réparation de son préjudice et se prescrit par le même délai que l'action de la victime contre le responsable. un fait juridique dont la preuve peut être rapportée par tout moyen. Dossiers Juridiques Argus. et Ass. Cass. qui marque donc le point de départ de la presciption biennale en faveur de l'assureur. I. R. note G. et de l'existence d'une dette d'indemnité à la charge de l'assureur. elle doit se préoccuper d'interrompre également son action à l'égard de l'assureur de ce dernier.C. au sens de l'article L 124-1 du Code des Assurances. 23 mars 1999. et notamment l'aveu de l'assureur. Cass. n°50. 26 novembre 2003. constitue pour l'assureur qui a garanti cette responsabilité dans ses rapports avec la victime la réalisation tant dans son principe que dans son étendue du risque couvert et lui est. et Ass.LA PREUVE DU DROIT DE CREANCE DE LA VICTIME Le succès de l'action judiciaire de la victime nécessite que la victime apporte la double preuve de son droit à réparation contre l'assuré. l'acte interruptif de prescription à l'égard de l'assureur est sans effet sur le cours de la prescription de l'action de la victime contre l'assuré.Preuve de la créance de la victime contre l'assuré B . A .. Lorsqu'elle a interrompu la prescription de son action principale contre le responsable. la décision judiciaire condamnant l'assuré à raison de sa responsabilité. à l'égard de l'assureur. 01-11245 . 88-15014 IV . Cette règle est d'autant plus dangereuse que l'assignation en référé constitue une demande judiciaire. Civ. Civ. I.PREUVE DE LA CREANCE DE LA VICTIME CONTRE L'ASSURE Le droit à réparation de la victime constitue. La victime doit donc être extrèmement vigilante. Civ.6.C. dès lors. Enfin.Groutel. n°194. 1999. Si l'assuré responsable n'agit pas dans le délai de prescription de son action principale. contre l'assuré responsable du dommage : Cass.

Civ. 10 Février 2004. 2005. l'action directe suivie à son encontre. Groutel . 23 Octobre 2013. Pano. note H. acquise en son principe comme en son montant. I. Jur. 14-29200 . sauf fraude de l'assuré. est opposable à l'assureur qui peut cependant contester le principe et l'étendue de sa garantie au regard des stipulations de sa police. la décision judiciaire condamnant l'assuré à raison de sa responsabilité constitue. l'article 583 du Nouveau Code de Procédure Civile permet à toute personne qui y a intérêt de former tierce opposition à la condition qu'elle n'ait été ni partie ni représentée au jugement qu'elle attaque. et malgré l'absence de condamnation à son encontre dans le dispositif du Jugement. III. Conc. En effet. et lui est donc opposable. 1787 (En ce qui concerne l'opposabilité d'une décision pénale) Désormais. 04-12638. même si la recevabilité de la tierce opposition a pu être admise du fait que "l'assureur du responsable avait affirmé dans ses Conclusions d'appel. 12- 20102 (Juridiction étrangère) La dette de responsabilité de l'assuré. Civ. l'opposabilité de la décision reste la règle. Civ. 55." Cass.Cass. 2014.. Com. III. 17 Novembre 2009. Com. La jurisprudence estime que le fait d'avoir dirigé le procès de l'assuré lui interdisait de former tierce opposition.note H. la réalisation tant dans son principe. n°160 L'assureur partie à une instance. 2004. 12 Juin 1968. du risque assuré. qu'il avait été tenu dans l'ignorance de l'instance suivie contre son assurée. 18 février 2016. au moins pour partie. Civ. 279.Asselain – Cass. Civ. II. sans être démenti.. dans la mesure où celle-ci conditionne. RGDA 2015. L'assureur peut également être appelé en intervention forcée par l'assuré. Cass. RC et Ass. Cass. 08-12844 . 15 Décembre 2004. n'est cependant pas totalement désarmé au cas où il serait actionné par voie d'action directe. Civ. 29 oct. pour l'assureur de cette responsabilité.Cass. a donc un intérêt propre à interjeter appel d'une décision retenant la responsabilité de son assuré. 01-12863 . 114. II. Cass. Toutefois. Dalloz 2006. 15 mars 1988. 2010. note P. La possibilité pour l’assureur d’invoquer l’inopposabilité lorsque l’instance suivie contre son assurée lui était demeurée inconnue a été abandonnée en 1988 : Cass. L'assureur qui a été dans l'ignorance du procès poursuivi contre l'assuré. sauf en cas de fraude. 86-15783 . que dans son étendue. 15584. II. JCP 1969. quand il y a eu fraude de la part de l'assuré ou quand l'assureur établit que l'instance suivie contre celui-ci lui est demeurée inconnue. Cass. 66-11076 et 65-14399 . RC et Ass. Civ. Dalloz 1969.Groutel. note A.Besson . RC et Ass. Com. sur le fondement de cette décision qui lui est néanmoins opposable comme constituant la réalisation du risque assuré. 12 mai 2005. Lindon. 13-23506 .l'espèce. et qui n'a pu diriger le procès. 03-17876 . 1ère civ. I.. 39..

rend donc inopposable à la victime toute limitation de garantie ou clause d'exclusion que tenterait de lui opposer l'assureur : Cass. Elle peut obtenir du juge la condamnation de l'assuré ou de l'assureur. Civ. I. voire d'un tiers. il n'appartient donc à la victime que de prouver l'existence du contrat. 29 mai 2002. 01-00350 . Cass. une copie du contrat d'assurance. 88-18486 . on rappellera que l'article 593 du Code de Procédure Civile lui permet de former un recours en révision. Enfin. note P. 93-19807 . V . conformément à l'article 9 du CPC. 22 avril 1992. I. II. note J.Kullmann. I. note L. 594. III. 09-13482 . 9 Mai 1996. 949. note L. 2 Juillet 1991. Civ. lorsque la décision a l'autorité de la chose jugée. 8 Janvier 2009.ATTRIBUTION DE L'INDEMNITE A LA VICTIME . I. la victime a la possibilité de rapporter la preuve de l'existence du contrat par tout moyen.Mayaux - Cass. RGDA 2009. A cet égard. celui ci constituant également un fait juridique à son égard.PREUVE DE L'EXISTENCE DU CONTRAT GARANTISSANT L'ASSURE De même. Karila Le défaut de production de la police par l'assureur.P. 161.PREUVE DU CONTENU DU CONTRAT La preuve par écrit des stipulations du contrat d'assurance n'est exigée que dans les rapports entre les parties au contrat et à l'égard de la victime.Cass. 886. C . Civ. Cass. RGAT 1992. 596. 1010. 94-16796 * . Civ. Civ.Cette procédure. mériterait d'être beaucoup plus souvent utilisée par les assureurs. RGGDA 1996.Rémy . sous astreinte. III.Cass.Mayaux Lorsque l'existence même du contrat n'est pas contestée par l'assureur du responsable. notamment l'égard de l'assureur qui y a été partie. note J.Bout . Civ. 89-16034 . 07-18908 . à produire. RGDA 2002. l'assureur devant alors établir qu'il ne doit pas sa garantie pour le sinistre faisant l'objet du litige : Cass. Civ. la garantie est présumée dans tous les cas où l'assureur ne produit pas sa police : Cass. 96-16360 En sa qualité de tiers au contrat. B . 17 Juillet 1996. note R. qui tend à ne rétracter et ne réformer le jugement attaqué. Civ. que sur les chefs de préjudiciables au tiers opposant. et notamment par présomptions qui peuvent être déduites de l'attitude de l'assureur. 7 Juillet 1998. note L. I.Mayaux Le tiers lésé peut donc rapporter la preuve de l'existence de l'existence et du contenu par tout moyen. 8 Juin 2010. une publicité des polices pourrait présenter un réel intérèt pratique. RGDA 2010. RGAT 1992. 231. notamment en cas de collusion frauduleuse de l'assuré avec la victime. RGDA 1996.

L'autonomie du droit propre de la victime lui confère un droit exclusif sur l'indemnité qui immobilise celle-ci entre les mains de l'assureur dont la libération à l'égard de son assuré est conditionnée par le désintéressement préalable du tiers lésé. par préférence à celui dont il n'a reçu qu'un paiement partiel. Enfin. En matière d'accident de la circulation. même en cas d'avance sur recours. notamment dans le cadre des procédures d'offre des lois Badinter ou Kouchner. en cas de pluralité de victimes d'un même fait dommageable. la jurisprudence consacre le caractère prioritaire du droit à réparation. Selon l'article 1346-3 du Code Civil. 06-13269 VI . Il est susceptible de se développer dans d'autres domaines de risque. celles-ci devront concourir entre elles au marc le franc à concurrence du plafond de garantie.RECOURS DE L'ASSUREUR CONTRE L'ASSURE EN CAS DE PAIEMENT DE L'INDU A LA VICTIME Du fait de l'inopposabilité généralisée à la victime des clauses de déchéances et de certaines clauses contractuelles. Le mécanisme de l'action directe permet donc la réparation effective du dommage. il peut exercer ses droits. celui-ci restant tenu in solidum avec l'assureur au désintéressement. Enfin. le sinistre n'entraîne d'ailleurs pas seulement l'immobilisation de l'indemnité. en cas de concours entre la victime et son propre assureur subrogé. la victime ne perd pas ses droits contre l'assuré responsable. mais fait obligation à l'assureur de respecter la procédure d'offre. qui en constituent le mode achevé. le recours des tiers payeurs sur le montant de l'indemnité disponible ne devrait pas davantage pénaliser la victime. l'assuré pourra lui même subir le propre recours de l'assureur engagé à l'égard de la victime au delà de sa garantie. celles-ci devront concourir entre elles au marc le franc sur l'indemnité disponible. En cas de pluralité de victimes d'un même fait dommageable. pour ce qui lui reste dû. II. Civ. . Néanmoins. qui constitue une véritable obligation de faire. en ce cas. tel que celui des produits défectueux. 10 Mai 2007. ne peuvent priver la victime de la réparation qui lui est due selon les règles du droit commun. puisque les prestations limitativement énumérées par la loi Badinter et qui peuvent donner lieu à recours subrogatoire. qui sont très fréquentes en droit des affaires ou de bail. Toutefois. A noter que l'ouverture d'une action directe n'interdit pas au tiers lésé de rechercher la responsabilité quasi-délictuelle de l'assureur du responsable auquel il reproche de lui avoir causé un préjudice : Cass. et se trouver ainsi pénalisé par l'existence du contrat d'assurance qui avait précisément pour but de le protéger. sauf en cas de renonciation à recours. la subrogation ne peut nuire au créancier lorsqu'il n'a été payé qu'en partie .

Crim. Com.note R. A noter que l'obligation de rembourser résulte de plein droit de la réformation d'une décision pénale ayant indûment accordé des réparations aux parties civiles. Cass. 428. I. L'assuré ne peut donc lui-même exercer cette action à l'encontre du tiers qui a reçu l'indemnité d'assurance par erreur. RGDA 2014. qu'à son assuré dont la dette a été ainsi acquittée. Civ. I. note J. Il ne peut se prévaloir que de la subrogation conventionnelle de l'article 1346 du Code Civil dans les droits de la victimes qu'il a indemnisée.Cass. il ne pourra en demander la restitution. 13- 10790 . 331. 12 Juin 2014. 12-84668 . 20 Mars 2014. note M. Cass.Si l'assureur du responsable règle. Civ. 13-20064 .Asselain . note M.Asselain . à ses cessionnaires ou subrogés ou encore à celui pour le compte et au nom duquel il a été fait. 06-12225 . Cass. par erreur. Civ. et non à cette victime. 227 et Etude 12. Civ. II. 13-19450 . 2 Juillet 2014. RGDA 2014. une indemnité à sa victime. 288. RGDA 2014. 26 Avril 2007.Asselain Enfin. 2007. Cass.Cass. Civ. si les conditions de forme sont remplies (Subrogation expresse et concomitante). dans le cadre du paiement de l'indu. note M.Kullmann.groutel. 13-10828 . RC et Ass. I. RGDA 2014. l'action en répétition de l'indu n'appartient qu'à celui qui a effectué le paiement. 30 Avril 2014. RGDA 2014.Schultz Rappelons que l'assureur qui a indemnisé son assuré sans y être tenu par son contrat ne peut exercer de recours contre le tiers responsable sur le fondement de l'article L 121-12 du Code des Assurances. 216. II. . 25 Mars 2014. 426. H.

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