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LES

lES NI E Grec, latin, hébreu, arabe,


chinois, français ...
Une seule langue
à l'origine de toutes?

T02281 ·11S·F: € .RD.


1nstitu t Khéops Égypte et Orient anciens
Cours - conférences - voyages
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75005 Paris - France
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les ~totues égyptiennes Por.roits. funéroi.es de

du Nouvel Empor. lo voix de. l'Egypte romoine
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ranc- ar er
prés aVOir consacré un numéro des Cahiers de Science & vie aux origines de l'écri-
A ture, puis â celles des nombres et du calcul', nous nous devions naturellement de
traiter des langues. A dire vrai, le programme était alléchant. Remonter à la source des
mots revenait â s'intéresser â l'émergence de la culture et â son cheminement lointain, â
retracer les débuts du processus Qui allait conduire les populations humaines à se doter
d'une identité propre. Quand la chair se fit-elle verbe? Telle était donc la Question. Mais
il s'avérait a priori trés délicat de traiter de bout en bout de l' immatériel, d'aborder le ici
et maintenant » un concept sans limites temporelles et géographiques bien nettes. Sans
parler d'illustrer l'audible invisible. En matiére de casse-téte. nous étions servis. Mais aprèS
tout les chercheurs ne sont pas mieux lotis. Comment les linguistes et autres paléoanthro-
pologues accèdent-ils (ou pas) à des langues dont les derniers locuteurs se sont à jamais
tus? Comment sont-ils parvenus à en découvrir certaines QUI n'ont jamaiS été retrans-
crites ou dont les traces écrites se sont perdues? En faisant feu de tout bois. Quelques-uns
s'intéressent aux grands projets fédérateurs de ces « primo-interlocuteurs », Que sont
les premières traversées maritimes, parce Que leur réussite passe nécessairement par la
maîtrise d'un système de communication élaborè. D'autres examinent Chaque analogie,
chaque différence, chaque divergence entre les diverses langues actuelles, pour en re-
constituer la parenté éventuelle, l'ascendance et l'évolution. D'autres encore ménent des
études paléodémographiQues, génétiques, voire bactériologiques, pour déterminer les va-
riations d'effectifs et les migrations de peuples disparus, et reconstituer les échanges oraux
passés. La naissance de nouvelles langues s'observe aujourd'hui en direct. ou presque; on
fait même appel à des robots parlants.
En fin de compte, lI y a beaucoup à dire et à montrer .. . Devant tant de données, de Ques-
tions, d'hypothèses en lice, il a fallu faire des choix, tous discutables, tous assumés_ LB.
. ,es catoets œ5œnCp & VIP n'lOl PI n'l'l
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SCIENCE VIE
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4 LIS CNt!:Rs 0( SClE..cc &W


• Les langues indo-européennes

1 58 > 1 ,
"
Les langues . e déli ent

1
,
de germa ins
MaœvaJenle

6 > La longue quête de ' o rigi ll e~ ariatiollS alltollf du slaye

10 > • Les langues d'Asie et d'Afrique


C01lllllent saisi r rimai issah lc
LIOtIf?I crooson
ne lan(lue plurielle
16 > 1 Agfl'S Gaullleran

« Un projet
.. leI
..qu 'une .
traversec m3ntJIl1e ne POllI'éll t 79 > 1
élboutir ans langage » L puzzle de ongll1e
- fmeNIeW ae JeaII .Md(Ie HOmOefT par Je8(l.FrançOlS MOnOO{ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _UOneI CrOOS/Jfl

- • Les remières langues 82 > "


Il ériti er. cl grande,
20 > Et la parole vint aux hO lllll1 e~ ci\'i1i alion.
• Prel11 ière' l r.Jn~ r,é~\
Un proie! ql1 i r,lit parler 88 > ,\
l"e foisonn cmen t afri ca in
JeiJ".PII,r,pp< lIOeI
28 > Oll;)mllcs ligue, · I .{:~ 11l1E;lI i\ le, fOI Il parler
~h cre h e lll Iclll' mère le, néole'

35 > , . D'hier à aujourd'hui


La pi te cl l'aneêlTe
98 > Lc langage ré on ne cie SOIl
de la nature
40 > . . ) Milr!e-Cdlhenne MérlII

> Héritiers Su rvivre il l'oubli


des nde 106 > Et si le langage a\'ait
un racin e , ocialc,
47 > \ ,
Ile langue bien p 11 cc
Malle """"'" r:.rp.o 112 > 1
{( Dan 1 u toute hmgue,
CjU 'lIe que ~ oil S' I nature,
Le class iqu e face él U \'\ll gél ire
Emil"! rOiT11DSO
est <:lpte à sUT\'ivre »
"'leMew cie COIe!te Gronevald par l_ CIOOS<)rl
6 LES CAHIERS CE SClENCU IllE
a Question de l'onglne des langues a

toujours été l'objet d'une fascination

bien particulière. Tout se passe

comme SI, en travaillant sur ce sujet, on

espérait s'approcher de l'essence du langage.

Toutes les diSCiplines abordent cette Ques·

liOn : métaphysIque (notamment avant le

XVIIIesiècle), philosophie, linguistique (à partir

du XIXe siècle). Mais à la fin du XIX e siécle,

cette fascination marque un coup d'arrêt

subit. Les linguistes décrètent ce e Question

taboue. Elle ne serait selon eux d'aucun

Intérêt sCientifique. A la lin du Xxe siécle,

la Question retrouve pourtant une légitimité

scientifique en bénéflclan des décoLNertes

sur les bases phYSiologiques et neurologiques

du langage, et des avancées en matière de

paléo·anthropologie et de langage animal.

l ES~RS Of SClNCE&'<1f 7
lIelles. Herder note Qu'un homme
ne regarde pas lin mou on comme
un loup Le loup observe le mouton
avec son InStinct d'anrmal Il ne
conSidere pas sa prOie, ilia
L'homme lUI, se montre capable de
de ermlner Que le mouton est
• blanc. doux, laineux. et surtout
que c'eSt un animai QUI bêle
Ce son pradui par le mouton n'est
pas anecdo !Que Herder est
persuade Que les bruits du monde
ont donne les premiers èlements du
langage "L'arbre sera appelé le
BrUissant, le zephyr le Frer71lssanr, la
source le Murmurant . _Pour lUI, " Le
prooner vocaOulalfe était donc
forme de rous les btvltS du monde •.
MaiSIl eXiSte, des le XVIII" SièCle, une
autre apprOChe de rongllle du
langage. D'apparence plus
SCientifique, elle s'incarne dans un
penseur comme Court de Gèbehn
(1725-1784). " 1/ compare une
sol~antame de langues pour
conslrwre un dlCllonnalre de la
langue pnmflNe. Sa méthode,
comme celle des premiers
Imgulstes qUI SUIVront son exemple,
Avec les Lumières. on U l' siècle il nos Jours, Rousseau ne relre pas la parole au est Ires sommalfe . Il me! en
cesse de crOire à une la Question de l'onglne besoin Le langage suppose pour parallele des éléments grammati-
Iailgue OIlglnelle perdue
apres la construction des langues a connu de lUI de reconnaître en autrUi un caux, des rableaux de motS
de la Tour de Babel. multiples evolutlons Elle aUtre SOI-même, ce QUI se man/ - elemenralres MaiS ses apparente-
a, parfOIS, vu mettre en doute la este par la pitie ou par la passion ments SOnt SI etendus au'ils
vahdlte même de son objet MaiS Il decrrt lrols phases d'emergence perdef1t tou e slgmflcattOn. En
depUiS trente ans, après bien des du langage, en halson avec déflmwe, COUi Iml par ressembler
fluctuations, ce debat a retrouvé l'évolullon de la socleté. a cout ", explique Sylvain Auroux,
une ven able légrumrté SCientifique. La communication gestuelle, tou hngUiS e et philosophe
Dans l'hiStoire des theones sur (l'aOOrd, Intervient Quand la SOCiété La lingUiStiqUe s'épanOUit au
l'ongrne des langues, le II" siècle n'en est Qu'a ses premiers pas XI slecle. Grâce a Franz BoPP
est un moment cie. On renonce de EnSUite, la socleté se constitUE Le (1791-1867) e Jacob Grrmm
manlere déflnlllVe au mythe d'une premier langage est mUSical Le (' 785-1863), elle adOpte des
langue Orlgrnalre brbhQue, perdue geste n'est Qu'un appoint. La me hades beaucoup plus rigou-
après l'épisode de la Tour de Babel dernlére étape est celle d'une reuses. • A partir des érudes sur
et on se passionne pour le sUlet societe devenue plus comple . De revolullon phoneuque des langues,
Les essais les plus connus sont nouveaux beSOinS se creent Le on obtient des lOIS d'evolullon
ceux de l'abbé Condillac (171S· commerce se developpe La langue pflonèllque qUI, schemaliquement
1780), de Jean-Jacques Rousseau perd en mUSlcali é e gagne en expliquent comment teJ son deVient
(1712- 778) et de Johann Gottfned abstraction On passe de la langue tel autre son au fil du temps Au
Herder (1744-1803) Condillac de la passion a la langue de la Siècle, a pamr de ces lOIS
défend une philosophie empIriste. raison Pour Rousseau, c'est une d'évolurlon on essaie de remonter
Pour lUI, le angage nait des véritable en amont, et de reconsllluer les
ImperatifS de l'action. Il prend la Dans l'aire de CiVIlisation germa- racsnes de langues qUI n'exlstem
forme d'une 1 nique, la ques Ion de l'ongrne des Dlus. comme l'indo-européen. Ce/a
gestuelle exprimant de manrere langues est domrnee par la pensee souleve de grands es/JOlrs CertaIns
Immédiate les beSOins et les de Johann Gottfried Herder. CelUI-CI lingUistes se disent que l'on peut
sentiments. Plus tard apparaissent fait rntervenlr une caracténstlQue être attemdre une langue mere,
les signes \/OCau Ce langage propre à l'homme, la Besonnenhelt, au-dela même des racmes
prim Il If procède par Images, capaCité de reflechlr sur une Image, mdo-européennes », explique
symboles, métaphOrer. et d'en saiSir les Qualites essen- Chlls lan Puech spéCialiste de
•"
8 1FS CAHIERS Of ~1f..cE & VE
l'histoire de la lingUistique, réglons du cerveau contrrbuant a la La lhêone de Jean·
programmallon motnce du langage Jacques Rousseau sur
professeur il l'Université Pans III l'originedes langues
MaiS cet enthOUSiasme est banu en a partIculièrement retenu l'attention 0011 beaocoup au
brèche par trOIS arguments. des chercheurs. Mais aUlourd'hUl, mythe dU • bOn
la plupart sont d'accord pour dIre $<Iuvage ", répandu
En premier lieu intervlennenl les au XVl1l" siècle.
découvertes des préhlstonens du Que le langage ne peut élIe (GraVIJre de 1825,)
XI • siècle. On commence a dater determlné par Quelques mutallons
les fossiles humains, et â s'aperce· d'un petit nombre de gènes.
vOir de 1'ecart considerable L'approche de Merntt Ruhlen, a
séparant les plus anciennes langues aussI provOQuè d'rnnombraDles
connues des plus lomtalns ancêtres polemiques. Ce chercheur propose
de l'homme. A partir de tà,l'ongrne des apparentements ondes sur des
du langage devient un hOilzon comparaisons multilatérales de
Inaccessible. Un deuxième vocabulaires. En appliquant
argument rume cene espérance on celle méthode à douze familles
salt désormais Que les langues est un système ClOS, ou tau signe linguistiques représen an les
naissent et meurent il une vitesse se dêfinrt non par tUI·même, par ses Quelque 6000 langues eXistant
trés rapide. par conséquent, on caractéristiques propres, maIS par aUlourd'hul, Il pretend remonter à
prend conscience Que les langues ce qUI le différenCie des autres 27 " racrnes mondiales -.
connues ne SOnt qu'une Infime signes. Une telle définrlion ôte Sylvain Auroux, comme beaucoup
partie d'un continent englouti et beaucoup d'In èrêt il la questron de de lingUistes, s'est montre d'un
delrnltlvement hors d'atteinte. l'onglne des langues grand sceptiCisme Vls-a·VIS des
Un trOISième argument est formulé Le renouveau SClenMlque de ce heses de Pinker et de Ruhlen ' « Je
par le grand linguiste Ferdinand de débat va rntervenrr â partir des pense d'une pari que le géne
Saussure' -/1 souligne Que les •
conditions de la Vie des langues « n la ngll n pa d"âg • • • n n"a
d'aUjourd'hUi sont les mêmes
Que celles du passé Pour lUi, lam
,
n ILr lin langu
1 VlI
"-
» li ur
'une langue n'a pas d'age~
pUIsque pour en aVOir un, ,1 faudrait annees 1960·1970. Dés lors, cette grammatical est une théone
avo,r une date de na,ssance et problematique n'est plus l'apanage absurde. e/ d'autre part Que le
Qu'on n'a Jamais vu na/tre "une des lingUistes. Grace aux décou' comparatisme ne peUl pas aODu/lr
langue. Alnsr, le français est du latin vertes sur les bases neurOlogiques a l'Of/gme des langues. MaiSla
contmué, et le latm estlUl·même la et physiologiques du fonClionne· SCience progresse auss, en
contmuatlon d'autre chose ", mem du tangage, grace au~ prouvanr Que cerlarnes hypothèses
explique Christian Puech avancées des paléontOlogues et des ne sent pas crédibles Sr bien
Tous ces paradoxes Incitent à spéCialistes du langage animai, la Qu'aujOurd'(Jur je SUIS personnelle-
mettre de côté la problématIque de question se renouvelle et s'elargll men/ assez optlmrste je pense
J'onglne du langage. Ce que fait la DepuiS 1957 et la publicallon de Qu'on amvera il comprendre
Socléte lingUistique de Palis n Structures syntaxiques les l'ong,ne du langage. Méme SI,
1866 dans l'article 2 de ses statuts recherches de l'Amenealn Noam bien sür. on ne reconstrUlfa lamaiS
• La sOCIete n'admet aucune Chomsky suscitent beaucoup la /Xellllere langue 1 "
commumca/lon concernant Salt d'echos dans la communaute
IIngl)IStiQue Chomsi<y pense que la Jean"François Mondot
/'oflgille du langage SOI! la creatron
d'une langue universelle» acuite du langage dOit avolf des Noam ChomSky.
En cette fin du XIX" siecie comme rapports avec la constitution du lingUiste el philosophe
américain, propose un
Il au début du " slècle,les IrngUlstes cerveau humain, Le cognlilvisie modèle Innê poor la
S se préoccupent assez peu de la canadien Sleven Pmker, dans les lJ(ooucllOn du langage.
quesllon théonQue de l'onglne des annees 1980, affirme Qu'ri ya des Sa pensée a fortement
marque la linguistIQue
langues "Ils sent bIen trop occupes " genes grammaticaux» Dans ce Il la fin du XX' Siècle.
à recenser les langues du monde et domaine de la génétiqUe, les
5 il les apparenter. Ils se concentrent decouvertes majeures, qUI se SOnt
i sur des fallS ImgUlsIIQues observa· accumulees depUIS 20 ans, ont fall
nai re de nombreux espoirs.
S bles. Le reste, à leurs yeux, ne
i relave IKIS de J'aclJvlté SClen/l- L:existence de nouveaux ou
i flQue ", explique sylvain AUroux de mutations dans les gènes Que
:!! par alll urs, les lheones de nous partageons avec les autres
Saussure dont le Cours de primates n'expliQueralent·elles pas
if lingUistique génerale a été publié en l'appantlon du langage? Le géne
1916 répandent l'tdée que la langue FQXP2. QUI s'expnme dans des
epuis les temps les plus reculés,

des myriades de langues ont

permis aux hommes de se trans-

mettre, au fil des générations, des connais-



sances et des savoir-faire qui ont favorisé •

l'épanouissement de leur espèce.Toute langue

est en soi un mystère. Pour tenter de le percer, Athabasque - _


, - EskJmo-
aléoule
des linguistes essaient de remonter le temps à
Langues-+-
l'aide d'idiomes anciens sauvés de l'oubli par Isolées

l'écriture, Certains traits les Unissent à l'im-


Langues
isolées
mense éventail des langues actuelles. Une Hokan- - Macro-sioux

analyse fine et rigoureuse permet, peu a peu, Na·dene - - - ' ;


ulo-anèque - -- Malya "'l-~::':; Embet a
de dénouer cet écheveau jusqu'a exhumer , .,..".- Tucano
oro-mangue - - , - - - CarilJe
des protolangues issues de la préhistoire, MaiS Mixe'loque ----'
ChIbcha
ces découvertes n'ont pas l'évidence de ves- Paez

tiges archéologiques car une langue est par


Yagua--'
Pano-
nature immatérielle, insaisissable, en perpé- ArawaK--' ~:---::-__ Tleu
Aymara -::.
tuelle évolution. Les lingUistes paNlennent ce-

pendant à en tirer un savoir rigoureux. CeluI-ci ---, -Jé

montre combien les langues sont d'Ingénieux


Mapudungun -
dispositifs, rayonnants par leur diverSité.

Lionel Crooson • 1-- Tehuelche


Kawaskar •
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10 us CAtIllMS Dl SOP"CE &W


Cad
Ourallque A/taïque

Langues caucasiennes --,

Indo-européen
. '

\-- Chuko/ko-
kamchatkan

•- 1---- - Coréen
'--- - Japonais-aïnou

-- ~--::------- 5ino-titJetain

"'1~~~------- Austro-as;at;que
Dravidien
- - - - - - Tal -kadai

Niger-congo -
Nilo-saharien TiM/o-birman

KhOisan - ....:"

lé Langues
australiennes

Familles, arbres et phylums


ne famille de langues regroupe un est eJOp/Oyé pour des langues très proches dont encore rrons à celuI d'une dynastie humaine.
ensemble d'idiomes desœnoant la séparallOl1 n'est pas amélleure à cieux OU En effet un animai ou un numaln na~ d'un
d'un ancêtre commun Ces trOIS mille ans, par exemple la famille romane accouplerœm, grandit el meurt_Une langue ne
regroupements se dëtermment à A un nIVeau de classdlCabon supéfleUl, qUI peut meurt Que rarement et évolue InsenSiblement
partir. notamment, du nombre de traits rerronter IUSQu'à diX mille ans,le terme au gré de ses lentes mutauons. /lJJ lXlut de
communs permettant de rerrontel JUSQu'à cet employé est • phylum ", par exeJOp/e le Quelques SIècles, devenue différente, elle peut
ancêtre appele prOlOlangue, /lJJ sein d'une " phylum Indo-el./l opéen ", OU encore la ëtre m!ConnalSSable. seul le recul CIe l'hIStOire
Ian1Ille, des InnovatlOllS allsentes cie la langue • superfamille IndO-eUropéenne . Ces permetlra ensUite CIe dire SI l'on est tOUjours en
ancestrale témoignent d'une proXim plUSe ClaSSlflca1lOns permenent aux linguIStes de préSenCe CIe la même langue OU boen de sa
retente entre œux langues lallClE!l'lnetE! plus aresser de~ arbres gérJéaIogiQues 1M:!C leur~ • rolle _, ou encore d'une. COUSIne ",les cas de
ou moins grande cie ces InnovatlOllS permet branches el leurs sous-branches Get ClUbl mon brutale (J'une langue sonl consécunls la a
i alOrs de répertoner cles· langues sœurs» alrlSl precieux ne peut cependant être comparé à dlspantlOl1 de son dermer Iocuteui iofsque cette
langue a eté précèOemment mar&lnallsée. •
S Que des • langues méres -, Le terme de famille l'arbre généalO!PQue d'une espèce antmale, et
Prenlières langues entrées
dans l'Histoire
urant l'Anuqul e, en périodes données SOnt ainSI
plUSieurs POints du parvenus jusqu'a nous. Ces
globe l'Invention de langues son t les piUS anCiennes
l'écnture a permis a des que l'HistOire pUisse retenir Elles
hOmmes de fl)(er leurs parlers sur ne représentent cependant qu'un Quartlel de Ootomboll, osata, rapon
la pierre, la terre CUI e, l'os ou le alble échantillon des myriades
papyrus. Des « mstan anès » de
chacun de ces Idiomes il des
d'Idiomes employes sur la Terre
depUIS les premiers hommes. •
COlnbien
~rtalnes langues ont
existe-t-il de
perduré en évoluant,
d'autres se sont tues il
jOOlaiS, C'esl l'él1Jde
langues?
des langues écrites qui a réponse à cene question est
permet de reconsOtuer
leur histoire, (Les monts délicate, voire ImpoSSIble à
Bagzane, au Niger,) L-o determlner.1I n'e)(Iste pas
de Chiffre préCIS pour les langues
d'aUjOurd'huI En effet la carte du
monde comporte de nombreuses
zones blanches où jes Idiomes
ne sont pas, ou Imparfaitement,
reperton s, comme la Nouvelle·
GUinée avec son millier de langues.
De plus, de nombreux Etats,
comme la SUisse ou Singapour,
partagent plUSieurs langues
offiCielles avec d'autres pays
Le problème se pose aussI de
savoir SI certains Idiomes ne sont
que des dlillectes appartenant il
des langues plus Importantes, ou
bien S'Ils sont eux-mêmes des
> Pr mière trace 'ail dp ,," languüi) langues distinctes, Une langue est
donc un ensemble flou QUI.
·3400 · 1350 ·700
Etrusque avec toutes ses nuances, ne se
SUmérien, noté par Grec anCien, pre-
l'écriture cunéiforme mières attestations Ecnts nombreux mals laiSse pas enfermer dans des
·3250 du mycén en, langue non déchiffrés fronueres préclses_La difficulté
Egyptien ancien, des Achéens -600 ne s'arréte pas là car de nouvelles
retranscrit par ·1000 Araméen, écriture langues semblen se constituer
hiéroglypl1eS PhéniCien, attesté calquée sur le tandiS que d'autres, plus nom·
-1500 par de nombreuses phénicien breuses, sont en train de diSpa-
Néslte, noté par du Inscriptions ·600
latin, premières raître. $1 t'on yeu alfe des
cunéiforme el des ·930
hiéroglyphes non HéIlreu traces sur la fibule estimations, selon les cntères
êgyptiens calendrier de Geser d'or de Préneste ChOISIS elles varient de trOIS mille
·1400 · 900 -500 é sep mille langues parlées dans
ChillOlS OlmèQue, sous forme VleuX' perse le monde. Le chiffre le plus sauven
signes gravés sur de glypheS, non écriture cunéiforme retenu est SIXmille. •
des os, des écailles encore déchiffrés originale
-~

6· 6 \on

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PROTO-INDO-EUROPÉEN
1
Langues O'Europe, ce
RU~ le, d'Anatolie,
d'tran, du Nord el du
Le phylunl indo-europ" en
Ceotre de t'Inde , Indo-traillenne Cette dernière
Leur parenté aeté e touS les phylums, ètalt tout autant asiatique
établieen 18 t6 rlndo-europeen est Qu'européen On sa lt aUJourd'hUI branche fut a l'onglne de deux très
celuI QUI a ete le plus Qu 'outre les branches anatolienne, Important s fam illes de langues
anCiennement ètucM_ celto-Italo,tokhanenne et balto, orientales La première est Issue du
En effet , des le W ill siecie dans slavo-germamque, une branche vieux perS<ln Elle compte,
l'empire colonial des aryano-grèco-arménlenne s'est notammen t, les actuels dan et
lingUistes se trouvèren confrOnles dètachee de la protolangue pachto d'Afghanistan, ainSI que
au vaste champ des langues de Indo-europeenne au enVIrons du l'actuel persan US millions de
l'Inde Ils y decouvrtrem de IV' millénaire Il fallut mOins de mille locuteurs) _La seconde a donne
trOublantes similitudes avec des ans pour Que cette derntere se naissance au sanskrit. ancêtre de,
idlom s comme le françaiS ou SCinde en un groupe dcbouchant notamment, l'ourdou, le bengali, le
l'allemand Un demi-siècle piUS sur le grec ancien pUIS san tZigane, le cinghalaiS et surtout
tard, l'existence d'une super famille successeur le grec moderne, et un l'hmdl (aUJou rd'hUI pnnclpale
Indo-europeenne lut mise en second groupe plus prohflque d'où langue offiCielle de l'tnde avec
eVldence, Le phylum reconstitue sont ISSUS l'armemen et la branche 360 militons de locuteurs), _
LEXIQUE
~ConUnuum : espace de variation
continue au sein du tenitoire
d'une langue, /a compréhension
mutuelle étant assurée de proche
en proche.
• Créo/e : langue hybride Issue

La diversité linguistique d'un contact entre plusieurs


langues oont une SOCialement

dans le monde dominante, formée très


raf!klement en l'espace d'une
génération à la suite d'une
egroupées en 251 population mondiale_Ce le rencontre brusque entre plusieurs
familles recensées répartlllon Inégale est liée, en populations. On parle de créole
dans le monde, 6 526 par le. au centralisme lingUiS- lorsque la langue mixte résultante
langues son tique de certains grands Etats devient langue maternelle
représentees sur cel Les lingUistes estiment que la d'une communauté.
histogramme. Seulemen 3 % des mOitié des Idiomes parles sur la • Dialecte: subdMsIon régionale
langues sont parlées en Europe planète aura disparu a la hn de d'une langue, par exemple le
tandis que la plus haute diverSité notre slécle car leurs dermers normand dans le cas du français.
IlngUiSliQue se concen re dans locuteurs sont eux-mêmes ~Groupement génétlque:
des zones de forte blodlverslte menacés ou marginalisés. Selon groupe de langues pour lesquelles
habitées, notamment, par des l'Unesco. les langues sont. les un ensemble de traits communs
peuples de la forét Le contras e pnnClpaux véhicules des laisse supposer QU'elles ont un
est frappant ces zones ne expressions culturelles el du même ancêtre. Ne pas confondre
représentent que 4 % de la palf/mome culturel ImmaCértel, avec la science qui étudie
population mondiale mais on y essennels él rldenmé des l'héréd/té et les gènes chez les
parle 96 % des langues du mdlvldus el des groupes. Or, organismes vivants.
monde. Ce qUI signifie donc Que tou/ours selon l'unesco, celleS-CI • Langue véhlaJ/a/re : langue
les 4 % de langues restantes disparaissent au rythme d'une occupant le rOle de véhicule de
sont parlées par 96 % de la tous les qUinze Jours _ communication entre des popula-
tion dont les langues sont dlffé-
rentes (ex : peul, swahUO.
1Langues et familles de langues dans le monde
• Phonème: unité phOnIQue
minimale permettant de distlnguer
des mots les uns des autres dans
le langage parJé. et dont le
répertoire varie selon les langues.
• MOfPhologle: changement
de forme observé dans
les mots d'une langue, tel Que
le genre, le nombre pour
les noms, les conjugaisons
des verbes en français.
• Pklgin : variété langagière
et du SUd-Est
composite destinée li assurer la
communication lorsque des
du Pacifique locuteurs ne disposent pas d'une
langue commune. Un pidgin peut
évoluer vers le créole.
• protolangue : langue mère
• Familles du Sud d'une famille de langues obtenue
linguistiques par reconstructJon. Elle reste
• Langues hypothétique.
• Substrat : dans une langue 1
donnée, c'est la trace d'une autre
langue parlée précédemment sur ;;
La plus grande divefSlté de familles
le même territoire. 1
IlngulSliques se trouve sur le continent
améncain (D'apn!s NeN/e & Romaine, XIOO ) -=

14 1ES CAH(RS CIE ~I & VIi


un • espéranto . avant
l'heure: les marchands
de la Méditemlnée Gd
port de venise) commu·
niquaient grâce il la
IIngua franca une
langue datant des
Croisades et restée en
usage durant six siècles.
-----------------------------~

La lingua franca,
langue n1étisse de la Méditerranée
a nécessIté de (JeQue/Que na/Ion QU'I/S Salent. » à versailles en 1670. En effe t.
communiquer entre Cette ltngua franca tlem son nom c'est en Ilngua franca Qu'un
locu teurs de langues de " Franc. qUi, en Ollent, sOI·disant Mufti s'exprtme en ces
diverses a, dés déSigne alors tout chrétien termes dans Le BourgeOIs
l'Antiquité romaine, d'onglne européenne. Gentl/nomme de Molière :
favonsé l'émergence Au gré des époques et des Heux, « MI star MUfti, tl QUI S ar tl? Non
de langues véhiculaires comme le cette langue composite. QUI n'est Intend,r ' TazlI, tam. »
bas·laun el la kOinè grecque. Jamais maternelle, emprunte à C'est -a-dire ' « Je SUIS tOI
De nos Jours. Il arrive , ,

[[1 à lire III


qu'un Idiome fréQuem · M i tar Mufti, l qu 1 tarti?»
«
ment utilisé hors de ses
. Marlna Yal!uefIo.
catalogue deS l<Iées reçues
frontléres, par exemple
l'anglais, sal t appele
J sui s M ufti. toi qu i s- -u?
sur I_langue. 5elJ11. 1938
• JOCel"jne oa~hl"'s. ungw Itngua franca. Or ce nom est celUI l'arabe, au lUrc ou au maltais, qUI es-tu' SI tu ne comprends
""""'. Actes Sud. 200B d'une mystérieuse langue métisse tout en se passant de conjuguer pas, taiS-tOI, tais-toI! • Il faudra
• oaniel Hettie & SUlBnne
ROmaine. Ces 1iJt1gUeS. ces aUJourd'hUI oubliée. Remontant les verbes. Comme elle est cependant anendre deux siècles
>00( 11<1' s'.ffacolil. au Croisades, elle est demeurée omntprêsente chelles bagnards pour Que le dermer locuteur de la
AUtremenl 2003
en usage durant SIX siècles. En et les esclaves. Il est honteux Ilngua franca finisse par se talle
Ilo:rlOMlJ'" <lt'IIO!IreW' CIeS 1690, le Dictionnaire Universel de de la parler, bien Qu'elle perme tte définitivement. •
langUes, P\oo Odile JaCOb.
2009. Furetière la définit comme un de se faire entendre de Marseille
• Ronk. 91j01j>c & ROI>nd largon parlé sur la mer Méditer- a smyrne, en passan par
Broton. Du laf1g3ge a<JK
laf1gues. l)é(ouve<tes ranée, • composé du françaIs, ou Alger.
Gallimard. 1997 ita/len. espagnol el autres NéceSSité faisant lOI, certains
. ROI>nd 81elOrl. Arkls CIeS diplomates se résolvent à son
1 liJt1gUeS <tu mOllœ.
Auuemenl2003.
langues, QUI s'entend par tous les
male/ols ellOus les marcnands emplOI Elle fela même son enuée
RI!metC.ernentS ~ N.coIas (}thnl. c/!arge rJe
redtetcl>es au CNRS. l!borotll'" du llACAN.
UN PROLIET
, TEL U'UNE
TRAVERSEE MARITIME
NE POUVAIT ABOUTIR
SANS LANGAGE
PROPOS RECUEI LLI S PAR .JEAN-FRANÇOIS MON DOT - PHOTOS OL.IVIER ROL.LER

16 [S CAHIeRS DE 5ŒNC[ & V!{


LE LANGAGE MODERNE EST SANS DOUTE APPARU
ENTRE -70000 ET -55000, LORS DES PRE-
" 1
MIERES TRAVERSEES MARITIMES. UN CAP DECISIF
FUT FRANCHI LORSQUE L'HOMME PUT ACCUMULER
ET TRANSMETTRE LES CONNAISSANCES.

Cahiers de Science & Vie : Depu is quinze ans, la hon humain s'est très lentement et tres progressivement
question de l'origine du langage a subi un vif developpe à parllr de la fabnca Ion d'out ils Il ya 2,5
regain d'intérêt de la part de chercheurs et de millions d'années Avant de manipuler un langage
scientifiques venus de disciplines très différentes, reposant sur une syn taxe compliquée, l'homme n'a
Où en est-on aujourd'hui 7 En savons-nous plus sur d'abord été capable que de vocaliser dans des situations
l'origine du langage? limltèes de sa vie Immédiate Avec des sNluences très
Jean·Marie Hombert: Avant toute chose. il faut clanfler courtes de un ou deux mots, Il était en mesure de
les notions d' . origme » et de « langage. A travers ce donner des rnforma tlons sur des r alités Visibles, mais
terme d'« angIne " on assigne un POint de départ au sans doute guère plus
langage Or, une telle Idée ne va pas de SOI Elle dOit être
mise en relallon avec la pensée de Noam Chomsky, très CSV : Sur quoi se basent les chercheurs pou r
Iflfluenle depUIS les années 1960 Selon ce lingUiste déterminer la présence ou bi en l'absence de
améncam , le langage, InSCrIt genéllquement chez langage élaboré?
l'homme, se trouve en dlscontlnUI!e absolue avec les J.,M, H: L'une des manières les plus fécondes d'aborder
systèmes de des pnmates non humains, cet e question est de se demander quelles manifesta-
Dans ce contexte, l'idée que le langage démarre à un Tions maténelles présupposent un système lingUistique
moment bien préc iSde l'évolution a effectivement un complexe, Les sépultures Ont été l'objet de nombreuses
sens, MaiS l'on peut penser aussI c'est ma position analyses, MaIS les chercheurs s'rnteressent egalement a
personnelle que le langage humain se situe dans la d'autres éléments comme par exemple la présence, dans
continUité deI systèmes de commUOIcatlon des autres de nombreux Sites archeol09lques datés de -'00000 ans
pnmales Dés lors, ce terme d'ongrne ne peut plus rece- à -70000, de colliers de coquillages S'ag ll-ll de SImples
VOit une accept ion aussI étrOItement chronol09,que, Il parures? D'ornements plus Il ualisés, affirmant Id pree·
esl.mposslble de dé errmner un pOlnl préciS de l'evolu- mlnence d'un IndiVidu sur les autres, comme chef ou
tion avant lequel le langage n'exIste pas, et après lequel comme chaman? Dans celte hypothèSe, certainS cher-
Il déplOie toutes ses vIrtualites, cheurs pensent que Je fait de représenter une
l e terme de langage est lUI' même poneur d'ambiguïtés appartenance ethnique, ou une différenCiation sociale,
jean'Mdfle Hombert est Quand on utilise l'expression d' "onglne du langage» Implique un langage complexe je ne SUIS pas de cet aVIs
directeur de recherche déSIgne-t,on le moment ou se desSine la faculté de lan, Dn peut trés bien Imaginer l'utilisa tion de ces décora-
au CNRS et membre du gage chez les humains, ou de la forme qu'a pu prendre tions pour Identifier un groupe ou une h, rarchle à
laboratoire Dynamique le premier langage, ancêtre des 6000 langues eXistantes l'Iméneur de ce groupe tout en ayant un système de
du langage de l'unoverSlté aUJourd'hUi? Or, Il s'agit de deux choses bien dllf lentes COmmUnication relativement SImple

- de Lyon , Le livre Aux


on'gmes des lilngues er du
langage, Fayard, 2005, a
à la fOIS sur le plan du concept et sur celUI des résultats
Pour ma pan, ahn d'évner tout malentendu, Je préfère
souvent pa rler d'« évolutIon de la communicauon hu,
En dehors de ces traces matenelles, un evenement me
semble présupposer le langage de manière solide, Il
s'agit des premières traversées mantlmes Avec mon
été publié sous sa direction ma lne • plutôt que de « langage ., Quand J'emplOie le collègue Chnstophe Coupé nous avons tenté de montrer
mot langage, c'est au sens de « systeme de commum' que les traversées mantlmes sur une distance d'au mOinS
callon reposant sur une syn axe compliquee . Cest la tOO Ilométres, c'est-à-dire nécesSitant un voyage d'au
une caractenstlque commune à toules les langues qUI mOins trOIS jours et troIS nuils, ne peul/ent aboutir sans
eXistent aUfourd'hul. le langage, Nous avons étudié le cas du passage d'Homo
sapiens du Sud-Es! aSiatique vers l'Australie, On ne fa it
CSV : Quand le langage, au sens que vous venez de pas un el voyage en se laissant dénver Cela eXIge un
définir, prend·il forme? prOjet longuement mu", avec un accord sur la nOUrriture
J,·M, H: Je dllals vers -70000 Cela se prodUit au terme il emporter, le nombre de passagers, la construdlOn du
d'une tres longue ~volu t lon Le système de commuOlca- bateau, On trouve là un ensemble de facteurs qUI selon
Le langage s'est developpé en réutilisant ce qUI eXistait
déjà. Cestl'un des acquis de la re<herche récente.

CSV : Pourquoi les autres primates n'ont-ils pas, à


l'instar de l'homme. développé et perfectionné
sans cesse leur système de communication 7
J.-M. H ; Notre espéce pOSSède une caracténst lque
unique ' elle s'est appuy~ sur le langage pour attribuer
un statut SOCial ~ ses membres. Quand l'homme utilise
le langage, il donne des rnformatlons aux autres, mais
en même temps" s'attire du prestrge. Au lieu d'utlliser
la force bête et brutale pour se dlstlOguer de ses sem-
PAR LES MOTS QU'IL blables, "montre son habileté de manipulateur de mots
MANIPULE, L'HOMME et l'étendue de ses connaissances Ce phénomène
s'observe aussI chez les enfants : dès qu'ils commencent
S'ATTIRE DU PRESTIGE» il parler, Ils veulent slgmfler aux adultes Qu'ils savent des
choses. MaiS chez les pl/mates on ne verra Jamais un
mOI prouvent de manière convaincante l'existence d'un petit chimpanzé donner un signe de communication
langage complexe Or, la pr~sence de l' homme en Aus- quelconque èl sa mère pour dire ; • Je viens de voir lm
tralie est attestée Il ya 50000 ans, Ces travers~s ont joli oiseau bleu ». SI l'Oiseau bleu n'est pas dangereux,
certainement eu lieu quelques milliers d ' ann~s avanl. Il n'a lien à en dire, e Il n'en dira nen,
On peut donc émettre l'hypothese qu'entre -70000 et
-55000 a pu se forger chez ces Homo saprens du Sud-Est CSV : Quand on dit qu'un chimpanzé est capable
asiatique un langage plus sophistiqué que celUI des de maitriser 150 mots qu'est-ce que cela signifie?
autres Homo sapiens dan! on retrouve des traces en J.-M. H: Cela veut dire qU'Ils sont capables d'aSSOCier
Europe de l'Ouest vers 45000 avant notre ère, un Signai acoustique à un objet bien précis. Mais encore
une fOIS, on parle d'un ensemble de choses tres restrernt
CSV ; Comment expliquer que quelque chose par rapport à la commUnication humaine. Même sion
d'aussi essentiel se soit passé dans une branche amve Il faire comprendre Il un chimpanzé qu'il faut
d'Homo sapiens et pas dans une autre? Avaient-ils mettre la banane dans le frrgldalre ou le ballon bleu dans
une configuration cognitive différente? une boite rouge, cela n'est pas du tout la m~me chose
J.-M, H; Je ne le pense pas. Il eXistait selon mOi un que de dITe ; • Mon grand-pere a été rrés marque par la
potentiel cognitif commun . Le cerveau des populations guerre de 39-45 >. Le statut du langage n'est pas le
parties d'Alrique Il y a 70000 ans n'étaient pas différent même. Les chimpanzes se servent du langage pour
de celUI des autres Homo sap;ens. MaiS Il n'est pas transmettre des émotIons et des beSOins immédiats.
nécessaire d'Imagoner un changement cog",lIf pour
expliquer pourquoI le langage se serait développé ICI et CSV ; Si le langage a offert il l'homme un avantage
pas arlleurs, Regardez ce qui se prodUit avec les autres adaptatif si important. comment expliquer, comme
inventions fondamentales de l'humanrté comme l'agri- vous le disiez vous-même, que son délleloppement
culture depUIS10000 ans. et l'éCnture depUiS 5500 ans. ait été si lent et si progressif 7
Ces découvertes capitales ont eu lieu dans des zones J,-M. H; Que le langage offre un avan tage adaptatif
dist inctes et il des époques différentes. EnSUite elles extraordIna ire. cela nous semble éVident aUlourd'hul.
se sont diffusées, PourquoI n'en n'aurait-II pas été MaiS c'est parce que nous baignons dans le langage
de même avec le langage? depUIS des millier; d'années, Lorsque nos ancNres ont
commencé Il développer leur système de communication,
CSV : Si les Homo sapiens qui développent le lan- et à construire leurs Interadlons en fondion du langage,
gage n'ont pas un profil génétique différent des Ils ne savaient pas ou cela les mènerait Je pense que le
autres, cela lIeut-il dire que le langage n'est pas moment déciSif pour notre espèce est intervenu quand
déterminé par la génétique? nous avons été capables de transmettre Il nos semblables
J.-M . H: il est éVident que la généllque Joue un role de l'information sur ce qui s'était passé auparavant. Cest
essen ,e!. Mais Il n'existe pas de gène du langage, de un moment absolument crucial A partir de ce moment-Ièl,
même qu'on ne peut pas non plus Isoler d'organe les conna.ssances sont devenues cumulatives. De géné-
expliquant ~ lUI seul l'appal/ tlon du langage Il y a encore ration en généra lion, l'homme a pu transmettre Il ses
20 ans. le larynx était un passage obligé de tous les successeurs ce qUI aval! étÉ' appns par les ancêtres . Et
livres consacrés il l'onglne du langage. On expliquait c'est ainSI que, après avoir Inventé le langage, l'homme
qu'II devait s'abaisser pour Que l'homme parvienne èl a été en Quelque sorte réinvente par lui ..
émettre les sons des langues actuelles, en particulier les
voyelles. Cette théorie est aUlourd'hul abandonnée
Avef; Cro-Magnon (ou HOmO saptens).l'espéœ humaine accède au domail1e de la pensee sym
:......b_oI lQ.:..ue
_ ....:,(R
_econst
....:........:....
itu_IJon
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20 Il~ Cu~ Dt sor &101


_____-'~Ln.L.Jt'_'_'
. .rée eRmatièœ____
les grOttes ornees, une InnovatlOll d'HOmo Silp'MS Lascaux Il, OOfdOgœ

ers -40000, débute ce que les paléontologues appellent cc la révOlutIOn culturelle du paléolithique
supérieur ", Les ntes funéraires comple es se généralisent ' Ils font désormais place à de véritables
sépultures ou des offrandes sont placées au côté du défunt, un geste qui traduit déjà une croyance
en un certain au-delà La fabncation de parures. de plus en plus sophistiquée. fait appel à des réseaux à longue
distance d'échanges de bois, de coquIllages, de pierres rares ou d'Ivoires, Les socle es se développent et se
hiérarchisent, L'art rupestre s'épanouit -l'homme apprend à representer le monde qUI l'entoure, et couvre les
parois des grottes d'Images et de signes, Toutes ces Innovations culturelles manifestent une pensée symbo-
lique évoluée qu'II est. de l'avIs général, Impossible de concevoir sans une faculté de langage comparable à la
nôtre_ Faut-il vraiment placer aux alentours de -40000 la production de langage articulé quand on salt Qu'Homo
saplens, l'homme moderne, est apparu en Afrique au mOins cent mille ans plus tôt? Et Qu'en est-il des autres
homlnlnés, Homo erectus et Neandertal 7 La Question de l'onglne du langage est en plein essor et les cher-
cheurs tenten t d'y répondre à l'aide d'une panoplie d'arguments d'ordre biologique et culturel.
xammer de manière autres sur l'adaptation biologique. Et chez leurs nombreux ancétres
SClen lfique la Question de La premlere approche Vise il regroupés SOUS le terme génénque
l' onglne du langage est conSidérer les comportements d'Homo erectus, dont les plus
longtemps apparue ancestraux complexes - telle anciens fossiles datent de 2 millions
impossible, laute de lossiles SUI la confection de parures - qui d'années ,
lesquels londer les recherches. ont requIs l'existence d'un langage Bien avant 40000 ans son
MaiS depuis la 1111 des années 1970, articule. La seconde consiste il apparues des
les spèclallstes ont applls il utiliser Interroger les eléments anatomi- d'aCllvltes complexes qu'II est
une foule d'arguments se fondant Ques, et notamment il reconstituer tentant d'Interpréter comme des
les uns sur révolution culturelle, les les aires cérébrales et l'appareil preuves Indirectes en faveur de
phonatOIre permettant la l'existence d'un langage. La plus
prodUClion du langage il parur claSSIque est la fabncation d'outils
des empreintes qu'IlSlaissent de pierre, Que l'on repère dêJéll1 y a
su r les ossements. 2,5 millions d'années. MaiS
Jusque dans les années 1980 un l'utilisa ion par les Chimpanzés de
consensus s'était dégagé autour de percuteurs pour OUVrir des nOI~ ou
l'Idée Que les hommes utilisaient, de baguettes pour capturer des
vers -40000, un langage articulé lourms montre qu'II peut y vOir
Similaire il celui que nous connaiS' aptitude teChnique sans langage.
sons aUJourd'hUi, C'est acette Des outils plus sophistiqués,
époque appelée la " révolution du comme les bifaces, lont leur
paléolithique supéneuf • que remon- apparition vers 1.7 million d'années.
tentl'art des cavernes et l'entree de Leur fabncal10n suppose une
l'homme dans le monde symbolique, représentation mentale de l'objet
Mais qu'en etait-II avant' Chez les déSiré au moment de commencer
premiers Homo saplens, apparus en la aille du Silex, et la maitrlse de la
Alrique Il ya 150000 ans? Chez les notion de symétrie Ces facultés
Néandertaliens, habitant l'Europe d'abstraction ont-elles pu être
enire environ -400 000 et leu r relnvestles dans le langage? Ou, au
mysteneuse extinction vers -2800)? contraire, l'existence du langage
, ,
y/,,\

Grand rhinocéros, grotte Chawet,Pont,d'Arc,

a,t-elle permis ces progrés " Le fait Que ces parures présentent Tailler un Silex afin
techniques 7 La question a tout de un style commun sur les quatre de lui donner la
lorme d'une pointe
celle de l'œuf el de la poule, et s'est sires à une pértode donnee Indique de ~è<:he (Ici,
avérée presque ImpoSSible à l'exIstence de pratiqUeS culturelles v,-2000) exige une
qUi devaient nécessairement être représentation
résoudre AUSSI les paléontologues mentale de l'obje
ont-Ils préféré S'Intéresser il des transmises de gêneratlon en pré auon des Indices comporte- D'ail la quesbon ,
comportements necessl ant genératlon par le langage», mentaux sur l'apparition du langage le langage est'II à
abs raClIOn et prOjection dans argumente le Chercheur MaISson est donc délicate, Celie des indices l'origine de la
pensée créatrice
l'aventr plus complexes Que la collègue Jean-Mafle Hombert, du biologiques est-elle plus Simple 7 et donc de la
fabncaUon d'outils. C'est le cas de laboratOire Dynamique du langage Certains chercheurs évOQuent un faOnC3liOn d'outils
la naVigation, en particulier pour la de l'UmverSlté Lyon Il, en fait une vèntable big-bang géne Ique qUI ou l'inverse'
COlOnisation des nes du pacifique interprétation dlfferente, • Ceux qUI aurait bouleversé l'organisation
(voir l'article en p, 26), de l'utilisation les (abrrqualent ont /r(>$ bIen pu cerébrale et entraine l'appanltOn du
de parures, OU encore des nles l'apprendre par Imlrallon On sair langage, ce dernier permettant il
funéraires TOUS trOIS oeuven être au 'II est plus efficace d'apprendrea son tour l'accés à la pensée
observés de mantère indiscutable Il falJflouer un objer en Imltam qu'en symbollqUe,lIs fondent leur espolf
y a 60000 ans e parfOIS piUS, SOit ecoutam des explications » La sur un géne, baptise FQxP2, dont les
bien avant l'explOSion culturelle du même comroverse fal rage Quan li mutations som assoclees a des
paléolilhique supérieur l'Interprétation des rites funéraires. troubles séveres de l'articulation du
Faut,il donc décaler dans le passé Le fall d'enterrer les morts peUl langage et QUI semble avoir connu
de quelques dizaines de milliers ainsI prOCeder d'un Impératif des réorgamsatlons Importantes Il y
d'années la presence certaine d'un hyglénrque, et le fall de les placer a 200000 ans. MaiS diffiCile de
langage' La quesuon est très en poSItion fœtale de la néceSSité croire, quand la couleur des yeux
Francesco D'Erneo, de de minimiSer l'effort pour creuser la est contrôlée par de nombreux
l'InStitut de préhlStOife et de rerle. Et non d'une prOjection gènes, Qu'un caractére aussI
géologie du Quaternane de symbolique dans un au-delà, L'inter- complexe que le langage dOive son
BorCleaux, a par exemple d ouver!
en 2fm, sur quatre siles marocains ] ab ique-t-on mi ux les ou il en
datant de 85000 ans, des parures
de COqUillages teints de pigments. utilisant la parol ou n imitant?
,-------------------------
appanuon à une unique mutation. canal hypoglosse par lequel passe chimpanze, ce qUI empéche de urer
La piste génétique, cntlQuée le nerf QUI contrôle les mouvements des conclUSions définitives de son
comme simpliste, reste donc de la langue, Indispensable a une Idem,flcatlon chez Homo ereclUS, Il
marginale et les paleontologues bonne aruculatlon Ces ravaux ya 1,8 million d'annees Plus
preferen concentrer leurs montrent Que les Néandertaliens generalemen • les neuroblologlstes
recherches sur les fOSSiles humains. ava,ent delà, Il ya 400(0) ans, un conSlderent Que parler néceSSite la
Beaucoup CIe ravaux Mt et eMmètre du canal hypoglOSse mobilisa Ion SImultanée de
consacrés à partir des années 1970 comparable a ceux des hommes nombreuses aires cérébrales,
au larynx. LorSQue ce dernier es moaernes, e res nettement ImpliqueeS dans de multiples autres
Situé en poSl!IOn haute, comme supeneur a celUi des Homo erecrus, fonctions Or, la COmplexité du
1 chez les smges et les bebes, MaiS des mesures faites sur des co ex, mesurée pa r le volume du
l'articulation des principales sUjets actuels n'om pu meure en crâne, ne cesse de croitre entre
, 1.5 million d'années et 100(0) ans,
omm n 1 protolang g t- il ou Il atteint sa valeur actuelle.
transform ~ n un langag mod rn ,
des endocrànes ne permet
donc pas d',dent,f,er une rupture
voyelles est presque Impossible. evldence une corrélation entre es anatomique dans l'orgamsauon du
D'où l'Idee de tenter de reconStI , dlameues du nerf et du canal qu'II cerveau QUI expliqueraI! l'apparition
tuer sa progressive descente au occupe 1 Les conclUSIOns de ces soudaine dU langage.
cours de révolution humaine a recherches resten donc fragiles, du SI fragiles SO!ent-elles, les études
panlr de cenalns repéres osseux. fait de la longue cnaine d'hypo- anatomiques tendent donc à Situer
Ces travaux ont d'abord conclu Que héses, discutables, QU'II faut faire l'appantlon de la faculté du langage
les Neandertaliens (-40000) ans) pour relier l'observation anato- il une date se chiffrant en centaines
ava len un larynx en poslOon mique il la posslblll e au langage. de milliers d'années, et non en
haute mais Ils ont ete remiS en Est-II plus Simple de se tourner vers dizaines comme le font les travaux
cause par la découverte, en 1989, le cerveau, en etudiant les s'appuyant sur les comportements
d'un petit os - J'os hyOlde - d'un moulages d'endocranes qUI techniques ou symboliques.
Néandertalien don la mesure perme tent d'obtenir des Indlca- Comment resoudre Cette con radlc-
suggère au contraire que la position lions sur la forme du cortex uon? La plupart des préhlstonens
du larynx étan la même que cnez cerebral? Ce dernier comprend a considèrent aUJourd'hUI, a la sUite
Homo saplens. ImpoSSible, donc, gauche, une aire dite de Broca, des uavaux du lingUiste amencaln
d'aboutir à des conclUSions Indispensable a la production du Derek B,ckerton (vOir l'encadre),
définitives. PUS promeneuse langage. MaiS ce te aire eXiste déJà, que Homo erec/us possédait déjà
semble étre l'étude de la taille du sous une forme pf/mltlve, chez le un proto langage au lexIque vane

- -
24 01' c... '" I<1f><:. ""
Couvnr le mort de
parures manifeste une
certaine croyance dans
l'au·deIà. Site (-12000
-6000) des Arene
canclde. Ital",

Ces objets de parure


fabnqués à partir de
coquillages marins
remontent a-85000.
SOnt-Ils une preuve
Inc"ecte d'un langage?

mais depourvu de grammaire. protolangage se serait Hansforme periOdes, apres que nos ancetres
• Homo erectus aurait parlé en en langage moderne, permettant le eurent qUitté le contment aff/ca/n ",
langage Tarzan, proféram des raisonnement et la narrauon. soutient Jean-Mafle Homben,
énoncés tels que -Tarzan Chasser Reste une question a ce lour partisan de la polygénèse du
lapin, lapin bon mange,- ", explique Irrésolue. Cette ransformauon du langage. A l'Inverse, les défenseurs
Bernard Vlctorn, du laboratoire protolangage en langage modeme de la monogénése soutiennent que
langues, texte, traitements s'est-elle prodUite en un seul le langage ne serait apparu que
Informatiques et cognition de endrOit ou en plUSieurs il la fOIs? chez les toutes premières popula-
,'Ecole normale superieure, pour qUI • O'au/res inventions déCISIVes, tions africaines d'HomO saplens, qUI
« le prOlOlangage eSt un excellent comme l'agf/culture OU l'ecfllure, ont ensUite essaimé sur toute la
oull! pour communrquer SU! le 1el ont eu heu quasI Simultanement à planete a partir de -100000. la
et maintenant - ». En revanche, son plUSieurs endrOits. 1/ est donc toUl /J réponse à cette question fonda-
absence de syntaxe le rend ambigu (aIl poSSible que l'apparmon du mentale reste a venir.
• L'énoncé de rarzan peut tout langage al/ eu lieu aussI en
aussI olen slgntfier -Je vais aller olflerents enorOlts, adIfférentes Nicolas Chevassus-au- Louis
chasser un laPin, car (at envie de
manger un ClVel ce midi - que
-Regarde le lapm que j'al rapporte
de la chasse, lU pourrais t'occuper
D'ou ient ]' idée de protolangag 7•
de le prèparen -", plaisante e linguiste américain Derek Btnkerton a avancé en 1990 l'idée d'un prOtolangage chez
V.etorrr Autre limitation le Homo erectùS en s'appuyant sur quatre types d'arguments : l'étude de la communrca-
protolangage ne perme pas de tion par signes que des expérimentateurs ont pu apprendre aux grands singes; du
décnre des Situat ions passées, langage des enfants de deux ans; de celui de la petJte Genre, une Américaine séquestrée a
futures, ou Imaginaires. Faute sa naissance et maintenue isolée du monde Jusqu'à rage de 13 ans; et enfin des pidginS, ces
de grammaire, Il ne peut distinguer languages pratiqués par des populations de nationalité différente contraintes Il cohabiter.
les temps de l'action que l'on comme ce fut le cas des esclaves africains des plantations de coton. Tous quatre ont deux
rappone.iI ne permet pas de points en commun, Le premier est de n'être composé que de mots concrets déSignant des
marquer la différence entre ce que Objets, des qualités (gros, petit. bleu, jaune,.. ) ou des actions (manger, COUrir. .1. le second
l'on a vu et ce que l'on Imagine, est d'être dépoui\IU de grammaire : les mots sont simplement juxtaposés dans un ordre
ce dont on est certain et ce que aléatoire. le grand intérêt du protolangage est qu'II permet de transmettre efficacement des
l'on suppose. Ce n-est qU'avec connaissances. Un HOmo ereccus pouvait ainsi indiquer à ses congénères des dangers Cc lion
la poursuite de l'augmentauon manger homme.) ou des Informalions utiles (0 là bas, frUits .1. Le proto langage permertalt
du volume du corte ,et donc également d'organiser le travail collectif (<<tOI prendre pierre »J. Autant d'alou s qUi auraient
des capaCités cognitiVeS, que le oonféré à ceux qui le pratiquaient un grand avantage évOlutif, N, C,

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sornéo

SAHUl
Ya t-il une origineuniqueou multiple du langage?
Cette Que tion d'une déconcertante implicité voit h la cs répon c e pcrdr dan 1 brouillard
~ pa enlDuranlla na d l'bumanité. Le parti an d'une langu primordial . mèr~ de Ioule 1
langue actuelle. n'ont loujour pa convaincu la communauté de lingu "".,.
& 29
> 12 uperfamiIJe d langu . 2 7 ra cin mondial

12
de loques Mel ritt RuhJen
va pkJs lOin : en rompa.
rant œrlains mots pris
dans ces SI ~ lOffamilles,
Il identifie 27 oradnes
rnondiaIeso ~
(liaient Il la langue

k"i /konu t iti


toc ~

qI dlke plce
. !(Wa suna
rtt·q'8 art sun p'.,
Ml'Id'ln niru blrelu w nlU pllV
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ansll!lQœ akW1l Ilk sni! parv
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okllo dlk simla Plru
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AnN~_
/fit akWrl dlk'i tuna tal
Aviez.. u qu
" chien. se dlL kl/oll cn
gree. nllal/n n vieil aus-
tron si n ou kung n
kil lsan? (J8nclq
un Chi · nn n 1 ux ture,
(J8nl un chi n sauvab'C en
mongol Oll kuon un renard arg nLé en langu s Scandai ! Dans les ann cs 1960, delLx chereh urs Qu'est-œ qui rapproche
<!es peuples aussi
amc:!rindlenn 5? El qu r n retrouvait la mêm Dolgopolskl el lIIiLCh-Svlt.ych, reprennent éloignés Que <!es
é ~nOlogle pourdc:!Slgner no arnlscan lns n ch lravau)( du Danois Ped rs n Inv n ur (run lilandals et des
(khiIVCIl), en esklmo-aléoule (l/8Ilaya) ou a ppcl~e nosll'aLique qui associ Iïnoo. MOIIgol s1 Leurs
langues appartiell·
en basqu (koin)?1roublant, non? u racln k1voll européen 11 d'aull'Cs famille ' eurasiennes ~ sémIUque. draient à la même
Jl' slque l'une des 27 prises en par Merril ouralien, aII<lïQue eLeskimo-aljS,oule). Ils y inclurnL superfamilie.
Ruillen, avec aia la m l'C , moka, l' nfanL ou encore encore d'aulrt' S el parvi nn m à 1 n - l'eurasiatique. dans
IaqlJetle Greenbelg
rlk, 1 doigt, qUi selon lui se relrouvenL dan ' la LruiJ ' une cenLaln cie lA'rme , A 'cueU LOUL aussi et RUIlIen eng10Ilent
monde, PourceL unlversilalre glacial (le la COll1l11unaul (les IIngul ' I.I'S, l'jJldo.européen,
le noclasle, aucun dou te po Ibl : ce 27 moLS , SI JoS<'ph GN'enherg, le mentor cil" Ruhlen,
appa la oril!lnelle commune au à l'uni erslt cie lanford, qUi va
6000 langues praUquées aujOurd"hul dans 1 moo(J', bou' ul r l ' pcLillllon(Jc r ull de la IIngulsliqu
1 qui parlé soir ail coin du reu par nos grâce un énormi" Irava ll de classll'icalion allanL
v nérable n ·lr il y a en iro n 50000 an , bien au- 1 là de la de. comparai n lan-
Elucubration fanLaSQu d·un trublion mal (1 dard ", Pour le lrava ll de
lIowrléwou décapan te i ue d'une rlgourcu csl la [lI ' mlère étape cl la lingulsLlqu e historique.
In6LhOdl' 11r. comp3l'alson? Il floll pl'Cndre place aya m Irs Lcntallv s de recons-
L: ld · selon laqu 'II ' des groupes d langues pui '- lructlon. r.omme le dlL Ruhlen, • On Ile {X'1Il P 'RPr
, nt 8voIr une ol'igln · mmune pa vraimenl (l'lin blologlSIC IIne l'cronSll'IICUOn campli'le d ·un
neuve, Au XLX· ' ièclc, l'Allemand 1,'l"dnZ Bopp fond lJ/UwmammilëJœ al ni d'ailmellir qlle le ' IlOmme '
lE' ' basr.s 1 la IInguislique hl, 1 rlque qui ap/llllrnu's mlX r /lim,ç rI a UI ChaiS {. .. / Gl'N!n-
prouver pa r dcs comparaison d
Lerm ' qu ' d 'U OU plusl urs lan-
gu " d'un
Gr enberg r groupe plu de mill langues
jJl'Otolangue, Les langu
1X!l'Çues cornm d .
nL alol
vivan,
africaine en seulement quatr familles
qui naissent, CL meul'CnL On leur découvl'C ocrg Il 'a ricn l'eCOllstruit l'l ses advcr&?/rc n 'ont
desparents,d urs,d scousln S, Iles nfan ts . .. ;amais cla ' 'm/J Il/le SCI/II·lulIguc. • Dès Ic:s anné ,s
n 'cone pilon blologl(IU (1 langue dont vom 1950, apl'è UIlP cl' nnées
(lmcrgcr 1 pccLabl familles formée de • comparaison multilatéra l · • lui
(l'unI' 118u'iaI'Che langu tri l'e eL (Je S langues perm L d'arlli'mcr qu e l ' millier de
l'Indo-'urolJéen, le l'ouralien ou le africa ines se résume (,n Wut à 4 famille, pas plus.
niioLique, par exemple, pou r n ech~ l' que qu e lqu - Une ra i révolu Lion fll'crll"e à l'époque pal' WUL1
un sd ' nOble' dyna LI , la l'lain v ul ni gratin cl 1 flnal ' mcfll a CE'Dl.ée
olim' plus loin. u d but du ~ si l, 1 linguiste pendant plus 50 ons, près un trava il Similaire
IfI'Cdo TrombcLll. après un travail de comparaison sur CLeu dom
nl le racines 1 xlcal l grammaLica l d 1 ruilaIS om en reva n he 1le<IUCOUP plu
différenle langue ,0 conclul'C à une unlqu fa- contestés, Greenbcl'g réduiL la donn 12 "uperfa-
mille réuniss nt touLes les langues du mond e. mlll s mondiales. MorrlL Ruhlcn décide d'aller au
el la grand unlO -
lion de la Terre.
il sa 1I1 ri . Lorigme
publiéell 1994. n'e tpa solld url
il raut bi(1n reconnaître que la th .
dulsanle. '!Out au 1 ng d rouvl'age. des ta-
comparenl moLS de d llTt"rcnlcs la ngu '
t in 1 IlL 1 néopll Le, promu soucta in lilll:ulsLC
émél'Ile, à faire lui a lallons. 11 cr er fal/(' ur la sciencf'. Certains 0111 110Jemmem Les PapOUS de
faml1l s. Le simllarll • évidentes )JOUI' la CfI/lJl1 [/ il. 0111 réall é (lUe Ir, lOI/mali l(! pl nalent Nouvelle-Guinée
parlent plusieurs
à . l 'gl'lJupe- '('8 1'«8uIW I,~ pour al'{,Y!1II compwnL. Je /X'n - qu "il
centaines de
l Ballll 1 lu qu' la langue ori- a ('0 ml8011 . Cf' o' L pa . parce qlJ 'nll se langues dlfférenles,
n fin d'ouvrage. POUl' Ruhlpn. 1'1 massr de I!e lll"/(!i! une 1Ji/l'ri 1"(' (/11 ïl fauL IT'OOflœ r à la fral/cMr: regroupées par
M, Ruhlen dans
nlre 1 famlll SI telle quOII n r.1I1'/'1 anche. :<e . (/0 1111('(' . 1)(' sollt aJJsoll/menl la superiamllie
PCUI rallonnollement s'cxpli<luc r q UI: par une unitf l'CCCI 1)/1" /K)" de, · 1i1l1l1l1.~/e .~. lnào-paciflqlle.
allLérl ure de ' langues. POOl' a utalll. 1'('>.Islen c
m n'Impliquerait pa 1re- Des rapprochements approximatifs
m nt la monogén du '5L-1I-<lII'(' • III l grnérall'mr m QU la
n un pOinLgéogra plliQu(' un ique. mais mtsl hnd!' corn IJaI'<l11\ l' S(' limite auJ. 0000 voire 8000
viendrait à fai rc<lc ' cclHJrt' lQUlr," IC'," langues d m lpl'C ann ' '. H I là. loule \ra <Ir re laliuns
l'Onnues d'un unitlUI' l'ame' u r(,I'tlle. 1.<1 sOI'liC' du ent re II' . langUi .~ sr 1'('I1'Ou ~ clTacée par
IIvl' sa luée par ulle (l ·trao rdinail'c I('v('{' de Iïn l'ssanl(' émsioll )lIHm 'lil\llI' et lW milI1IIQuC'. Ou
bou Il 1 . QUOlibelS. fu '!lO t à l'rI) 'nnl re :oup. - Nu/llc/l st' IVil mlllrailll à r!"S appl"Oximalioll,;
Ile' I"autcur. On 1arle li \) callultl/' ' ('II'n linC/IJC (/U sénwIII/{JI/('S r L pJl()nrli(lrl{'.~ / 11)111' /"éJ/ I/ JtYl("l u'r Il's
1<IWIc, d'escroc IIl1gui ' U{fue, d 'clmr/oum ' 1 rm'me lallgucs CIIII"C elles -. n' j1I'()("lw 1.)111 , Iran BI)/'.
clngl(j. Ruhl n l'éllli()u l'n reponrlall l à . ['s fi - Chf'l hC'ur ('Il Sclf'1l ('~ tll'la IJaroll' à I"I n ' lil ul <1 la
sont ns leul' sp('Cialllt' rornrnunlcallnn pari l'clc'(;rt-ndllf'. l.cssons l ul.lpl
pour 1 leI' un œil ur l ' langue Il 'S colli'.guc . c t y el lrnlsonl<lin idt:' 1 té:;simll' lil' " lI rnot-<IOIllI -
Il celer le' SIrUClIIrt'S ommunps. Il ('st \ rai qu SI' l'I'lnllJ\1' ~ynonyrn(' du chilTl\' 1. En cl .. ir. rllni\l'r-
Iï Ile 1 UI' a pas donn ~ 1 :émrn l 1 beau 'ilairc alm'ril ill aur,lIl l i li li~ lm) PC'II (Ir r ln .
l'ille. Ruhlen rappelle à juste 11I1l:' l\u ' 1 . prelllit'I" la il Il'0)) (J"rXU'<I pOlilllOn SUI' Is drs ra ine CI
lallgu mèr t' l' >taiellLSUrl.OlIl pour pra liqupu'Op d '(~ lu iwl lt 'nr('spntl'l' 1,,_ phun mes. L('
Il s raison ' Inllvollables: débu t , ~,. si cie'. lïnclo- modèle rn Ih(>m liqlll' <llIqul'i Bol' il pal'licl, cn200:1
rtaU encol'C cûnsidérv comow la ramill <tu' Il sul\<.. m la m('Ul()d(' (h' Ruhlr n, 11'.8
abou ll · l beaucoup d linguistes n'rlaient I~ c)(' lruuV( T IIt*i(lJgnats-
l' à IUJ 1 connaÎIl'c un cousillagl' a"cc c nlrc Inu le le' langu s som de 100 %. B NW I'd
rmslC largoo . aSlaLiIlUl'S 011 - pll"l' ('II ("/lN' - l("lOrl"l, ehel"(' heu r au CNRS. eS l rgalcm m li'
1 l'élie n • LUcile. analy:;r kl'r itt criLi(lue. I1IlIn ll' '11 l' 'l lui-mêmc conva incii cru nr
n . ra i nt plus cl ues à ('r racisme' \lull'an- unil(' am 'rlrUi ' de ' languc' ' . • QI/and 011 IY"{!IJIVC
cler mals plutôt à COnlUgilisoli rI' 'UlnocclIlri slllC'. If' (/t'wH. Il fJ/{'tClle:;(~ ra il/e,' rfans /JII 11 1iCI'
de surspéclallsaLion. dl' conSC'lvall'lll ' prudc'nL Cl s&manti{f(lf' où /e:< (t res 'emJllaflCf' .
clf> p~IIIGés ln ulqués pa r une rormatlOll co ct e. abolldcnl. Il sali (J01J/"k1ll1biefl {JIJ ïl l' '1 im/.n· 'Ible rie
Selon J n-Marl Hom l'L IIngulsl ' Cl dl l'('CLCUl' 1'CClJl/sl17Jirc w u: langur' lIiS/lfl l'lIr' ('/Ille se nalll qo :il
d ail KS . • Ruh/cil a eS:>lJ) é (le l'Vil' sollmi té • s/mi/alIY' '. (lu ('1/arl,lIéJIIIsm(~ •
'1/ pou vaU an r plus loin que Grrf'nberg. Pou/' la UI IO UI du compte. Ir prohl ml' d Ruhl n
plUfJ<lrL des IInl1ul te. aller plll.~ Iain. Cl' Il'fW I plO$ dal le rait Qu'il IIngu 11 rlliquabl
IIIdon6 'Ien .

lm lhodcemployéc,la iiI scqu'lidéf nd n'eSLpas


pour en bloc, près avoir ulvl d s
vole' éparé p ndant la maj UI parU du
X,V la Il la pa- QUclquc mill/crs (/c IJflse '/I/' le, Ill11ii81'rJs Qui Près de 9000 km
séparenlles
l(ooanthropologle et la g néliqu rom CllII IilllelJl Ir Ill/i/';mO;IIf' {,0nl"l if/I/f' 11r-: nIDm/m' ,
Phfllppines de
con erger champ , L:al'chéo- AII/OU/'(i'llIIi, /r sfqlll'/lcrmelll des gPnomes CIII lers Madagascar. 1000Ie
loguo brllannique CoUn Renfre\ a nomm cc bel l'a nou ' pcrm tl/'r dr fa;I'f' de comparaison piOChe du continent
africain, POUrtalll.
('ffm'Ld COOllél'alioll .Ia nouvell syll ~,Andl'6 /f/OI18lcs Ci c/'affilwr le résultai • Le une même famille
Langan ,prof 'lU' d ~t6n éllqu au Mil , a « unincaleurs· On! cil' 1I10ln n m ins mOQués L réunit leurs langues.
' Igné cn 1997 la profa cl r 6<lI lion de mmcn cc nl à rail cnlcnclrc leur vol. B rnard Elle englobe
l'Indonésie et une
I.'orlgiur-de, lancu :. Le" m Ulode dr-GI'CCnlJcrc leton'j mf'm plu s loin: - Peu de Imgl/I ' te, multitude d'Iles,
('l RI/lllen Ile mc cl/oquCIII paS lm Wlltqlll'l,Jéflélicirll. sïlllcl'rssl'lII il /'or;t:itu' (Ie,~ lill/guCS. IflJ, parmi
71J(/1 r/ans ma dlsclplin m'fnvilr .1 cmire é) une 1('$ rares qui l')' Intél'P sem vralmrlll, le pense

unicité 0I1{!inell le pari (Ill '/1 Y (Ié,çcrmaiô IIIlC ma;orilé com aineue par
(1l/clQu 'un qui n'est pas linculslc! » 1; · tud d s tllIC lall(!I1C mètY' 1IT111 crsrlie, méme '." (lcIIIcul'cnl
noml' " qui tache l'enS<'mlllr de l'Infor- incapablcs Ilc 1 prol/\ CI', Le Il.VIlOI/II' 'es rie
mail ng<'Mliqu porl parrAD urnos 23 paires /I/lRui:.;I,- polir fi ' 11f1'1O(Je ' ails '/ reculi5e, n '0111
de chromo orne ,confil'm la pl~'cn CCII i\Jrlquc, de, CliS que "cl/cs 1'C1IYJUV('llL COl'roool(oe ' pal'
oooon
l'IIIr'e - 1 ('l, -!iO()(X) ans, d'ullO toute IIllIi W Il':'; aU(I ,(,,~ (liseiIJ/iIlf'S. I./'s demlc/'s l'és/lltats CTI
llOll ulatlon d'IIDmO&1pic/I, ,al,<:C d 'c lT/'t'tlfs wur- {.."'nét/(/Lle l./cl'mcllclIlà clc '{f('/1 '/(JI l'alllhropo/~ue
o
Il~lnl peUL-eltt' ~lUl()lIl' d 1 ooo-:{OIXlO l't'llrésl'll- américalll SPCIICt'/' UNis (/,.. iil'I'el' (le' scrnarlo "
l. lOL'>, Pour miré t.anganc ,il qu'un' l/'(' ' COI/\ëlincallls S il/' I('s migl'éllions "lImalncs,
faillir popu laUon aiLpu parler un grand
nwnhn' cl , 1 ~1I f!· . • Cl'sCt'f/SCt"/1In(>tIC"1II n c rr ''taUon s prou
1ralll/clI/ il sc Ir 'c1ull'C 'LYJml- ...
IICnl,~ Il'1 . ' -60000 IXJl1r l'Pmplfl '('1' 1181'/0(1/
.1I11{'Ilr ' Ic ancicllnes (,JQplllalion d'/)om/-
ntre g n t famill lingui ti
I/ICII ,( candcrlal cn l-:uIV/Xl, lIummt' de Solo Cil I.e ' JIU 'es s 'mllt plu '11lfficile,~ à pl'Om'C'I' {JoUl'II's
rrique) SélIISPI'CSCIUC aucun IJras&1{,'1.' {,~nélique, il latlgues, mais 011 dCll1.1it finir pary fll'livl'/'. • Mllmc
('SI pills que prolJablc qllo la lalll]1I1) jniLI,1/!' (lu 'ils 'l i sc de Ill' odl'(' pari1. Jcan-r"laric Ilornben
v(,ll/culfllem li GOII/lé lIai,~sallcc il (les lallt:llf'~~ nl/r 'C vru i ~Icmcnt Illu LÔI opLlmlstc : « U's (iOOO
,1/1 fuf' p,f il me 'um rie leur rli,sp/,/,>!joll, l,cs iraVaU,\ langll ~ aellJelle O/ll /lU (oLt'(' 1V"{1I'O/lpfcs l'n 300
mmce,. par le gél/éticien ilalo-améf'iCl/ill Luca rMIII/es 2000 an 'e/1 arl'/ re, "/1 50 ramillc ' à une
Cal 'lIJ/I-SrO/"'/E olllprouvé Ulle ro/'IC wrl'éialiull CII/J'C p/'Orolllicu/' de 5 ()()() illlS, JX'Ilt-êlJ'C 12 il Y a IO(XJO
"',~ l.1nllll" 8 ('L If'Sgènfls (lui ronnrmaillxm ou prou an . Bvlcll'mmcfIl, pll/,~ on /Y'monte r/;'II/,ç II' (emps,
11'$ fami/ic ' /lnlfuj tlQIIC"profJOSf'e par GreCII/x'rg. plu ' il (' 1 (lifficil d'allc'llIdn' 1111 conseil 'liS, 'lai •
1RS c/IOS(~ . devraicllt:>e pnxlscrc/ïcI qu('/qlllJ temps la coopél'iJlion entre di 'c/plilles gr81lr/;I, tf(',~ Ilm-
8 1œ {Jéscrma/s la ccmpara/son de {?énomcs com- grammes plurldisc/plwDlres Cl mIL'I'IIt/ltanalL"
plct ('/IllY' populatiol/s, Ju qu 'l1 pré- " nt 011 s'llIlf- va/cm 1 /0(//: UI quête (le la laf/gue ml'n' ''jnseril
m "sait il 111/ gtlJ/c Cil pat'/lculil'f' dolll 011 aIl ,rvalt dan un cadl'e bicn plu solldp, 1/11 'al/para mll
les variallolls à tral'crs ICI> (,JQpulalioll " a' ct ï' 'père bien 1'0/1' U/l iaur proChain le l'aile
/Ir qlwlques sl"- St< lever u/' ce m'1ère, •
qui ne représenta/cm I.QUL au plus que Migeon
Le mystère indo-européen
, indo-européen (lE) qui rassemble près de
3 milliards de locuteurs est la famille Iln·
gulstique la plus importante du monde.
C'est l'Anglais William Jones qui. en 1786, est le
premier à lrOUVer un air de famlRe au latin, grec,
sanscnt ou pefsan, mais Il faut attendre les recher·
ches de l'Allemand Franz Bopp en 1816 pour que pacffiques. lÀ proposition a au moins le mérite de
la patenté entre la quasi·totalité des langues lier l'expansion de l'lE à des mouvements de
d'Europe, de Russie, d'Anatolie, d'Iran, d'Afgha- population pour lesquels il existe des traces ar·
nistan, dU Nord et du centre de l'Inde soit claire- chéoIoglques attestées. Mais beaucoup contestent
ment établie, Dès le milieu du )(1)(0 slécle com· un usage guerrier du cheval aussi précoce et ne le
mence un travail de reconstructfon de la langue font apparaître que vers 2000 av. L-c. l'archéo-
mère, le proto-lrJdo.européen (PIE), lOgue anglais COlin Renfrew propose en 1987 sa
assez vite couronné de succès graœ thèse anatolienne: l'archéologie montre que
Aune rigoureuse méthode de corréla· l'agriculture est née en Anatone et au Moyen·
tion entre les mots au moyen de lois orient au VIII" millénaire. L'augmentation de la
phonétiques.. En 1868,I'AlJemand AUgUSt SCIllel· densité démographique engendrée par le surplus
cher; écrit même une fable en PIE, • les moutons alimentaire aurait ainsi contraint une partie de la
et les chevaux ' . SI cette langue reconsbtuée est populalJon à émigrer. Grelee à leur maitnse des
peu ou prou acceptée par la majonté des lin· techniques agricoles. les nouveaux venus auraient
guistes. l'histoire et l'origine de ses locuteurs sont imposé pacifiquement leur culture et leur langue
en revanche très controversées. Oepu s le aux éleveurs nomades ou chasseurs-cueilleurs en
XIX" slécle, différentes thèses se sont affrontées. place Les lingUistes rétorquent que l'anatolien est
les unes plaçant le foyer d'émergence en ASie, vers une langue pénphérique avec très peu d'Innova·
la vallée du Pamir ou au TUrkestan, les autres en tions propres et que de ce fait l'Anatolie peut
Allemagne centrale ou en SCélndinavJe, maiS finale· difficilement être présentée comme le foyer d'ori·
ment très peu permettent de répondre à la fois gille de l'JE, Les détracteurs soulignent aussi que le
aux dOnnées d'ordre linguistique, ard1éotogiques mot cneval occupe une piace pnmordla'e Clans le
et anthropologlques..l'une des plus solides est vocab\Ilaire PIE, Or l'ammal n'est apparu en Ana·
l'hypothèse nord·pontlque, soutenue dès 1966 par tolie qu'au IV' millénaire, DeVant l'Impasse, cer.
l'Américaine d'origine lituanienne Marlja Gimbutas: tains. comme le généticien Luigi Cavalll·Sforza
en 3 vagues migt'atoires du ~ au III' millénaire, des émettent aujo!Jrd'hull'hypOthèse de deux vagues
cavaliers seml·nomades originaires des steppes au successIVe$, avec dans un premier temps des
nord de la mer Noire ~'anclen Pont·Euxln) auraient Anatoliens qui drffusent leur langue et leurs technl·
soumis les populations agncoles d'Anatolie, d'Eu· ques, suivis 2000 ans plus tard pat des migrations
rope centrale et d'ASie occldentale. Grâce à la de Koulianes. les langues déjà présentes se
domestlcation du cheval, l'usage du charlot et la seraient alOrs enrichies au contact de ce nouvel
maîtrise de la métallurgie du bronze. ce peuple des Idiome lE. Mais reste encore à résoudre le pro-
kourganes, nommés ainsi en leurs tu· llIéme de l'apparition des deUX rameaux anatoften
mulus funéraires. aurait ainsi pris ravantage sur les et kourgane I Onie VOit. la quête du peuple lE
SOCiétés de l'Europe ancienne, sédentaires et primitif astlaln d'être condue. C. M,
Les lan rr
, es austroné ienne

Les recherches croisée de la paléolingu' . et de la biologie


révèlent que rune des plus grandes famill U1Uues a pour
origine une protolangue parlée àTaïwan du IV1 millénaire.

Les langues de NOiNeIIe-zèlande (en hau1. un Maon) appartlennenl il une famille de plus de 1200. une théorle en sltuak l'origlne en indonésie {stupa de Borobudur, laVaI.

lfS CAHEIIS Of SCIENCE & IllE 3S


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Cl'lW hl ~ IIlII'!' ('0111111('11('(' , 'n ,1I't'I'ml" , ' (;'2 1 ·\ 101'''


qll'll 111'111 cl'alh'lnlll'<' l'Insulllll ll' "11I't"s ' lloir 11'<l -
Il'I'Sr 1'0((',111 l'arlflqlll' C'II "Cllllltélj!lIir ci(' \l 'I/:I'lIan,
l,' 10~a~'lIl ' 11<111"11 \IIIClll lo l'Igelfc' II" a 1'Ic1(oc' rll'
dn's,'('rllllC' IIsl P 1111 Ilwahui Ire' rI"- 1I1,IIi!i'IIt·~ d c'
l'<lrch pcl ,"'s ~ l lIllIqlll'~, C<,s 'I1lt'IIIIlt'S pagl's cil'
on C~lnlt'1 dc' bort! ~0111 pl'nllillill'lIwn l h' IOlll
pl'('lIIi1'r ic'\iqlll' l'IU'OPC'('II Ih' 1,1 1,IIIglll' 111<11aisc' ,
D<1l1s Il'S ~Ii'rlr's qlll 'lIi"'nl. l'C' 1t'\IIIIIl' 111" 1",,
~('ra i l l'Ill'lgllll' ,l,' la .. II(-('olll,'rli' .. cil' la lamllll '
lillglli sli'iu('I,1 plu , rlc'lIdm' il Il 1111111111' , h'~ langul's
,IUslrOIl\' ~ "'IlII{'S, 1'''' I(' " s lIans 11111 ' 111\ rl~lIh'll'ill's
l'I>arpllI(\' ,Il' l'u ','an l '"ririlllll' i l l'ocl'a ll Inclil'n,
Or 111'11" c'lIlrlt'~ l'<'('('mps, l'unI' 1I1"(U'(' par d,',
111Ii!lIISI!'~, !,,,tI(t'(' p,lI' clr ' bi()ltJgisll'~,UI1l ('oll\l'rf.(t'
,11('(' 1111(' prrrision ('\()lIl1anu'llIsqll 'i\ Il' lIr an '('11'('
l'IJIII TlItI I1: UII (' pl'Olf)l an~lI" p,lrl(or S il 1 l'ill' c1c'
'r~lï\\(1II il la fin dll 1\" m,lI(.nall'l:,
1\\, 1nI dl' 1OUltll l' ClIIII III'l'IIlIl'I' t'lJlltnll'lIl dl's rhrr-
l'hl'Ilrs SOli 1 P<l('\('I1I1S il un 1('1 rt'sli 1t<ll , il falll
l'l'mUnll'I' il 17011, I n r~qIH' Ir phil"ltl{lll(' hollandais
Il,IIJrl,1II ;':1'1<l ntl 11I>;('('rn,' IIrtrolllll""I'" slIni llllllll'S
l'Il( ,r l, 'S h''\lqul'S IIlal,IIS ,'t pol~ n\'~Il'II , t nI' lIIi'lIlf'
pl'O'\lIl1lll' c'sl !l1(' IIlÛl misl' ,'n ,;\ Irll'll<'t' illl'l' Il'
11111I/:d('l1(' 11<11'1(' au lal'(:!(' rll' r \[l'i'llll',
:-il 1rJ('1'<l~.Ihll' 'Ill(' '('Iil puis~(' l'd l'é,ill'C', j'('\l s-
1, 'I1ft' cl'un,' Illi' lll<' ,'lunuIUl' famille ~( Til l 'Ollfll'III('1'
pa l' l" IInglll SI!' "III'IHd nll \\ J1111' Il Il Il Hl 11 11 ln ho 1111 , Il fa Il 1 tl',oI'onl t'lIl1" ldl' I'lT la (,'(J lllpll'~llC' (II'
('n 1H :~(l l'olln' Ill! Il s'flgl l Ill' (l 1 1I ~ IJI' 1 ~(l() la n- l'(1rl>l'[' gl'nrêlhlgu llIl' dl' ('('lIc' lamllh' notnhr{'us, ',
Les Austronésiens présents !!UI'S pUI'II'l'S, II'I 11/'. 1"11 ('St. sur plu, d!' 1 (()()() 1J11 tl('ilUl'IJUIJ dl'lingul sle ' \ ch lingu nt êlulOlml'hul
à Taiwan vers ,3000 dl' \I ;lflcijMst"ar ;1 l'ik cil' Pd'lm' s, ,'1. du nonl '1 l1 lIix hrandlt's, i\t'lI r d"' ,,1 ,'l ' 1'I1c~ so,,1 rt'CI' n,«rs
oommencenl leur migrauon
par les Philippines. A pan l, su,1, sur III'i'~ I II ' !l()(Jl) ~III,II'1'aïwélll i l l" '\IouII'Il('- ~ u r la 'l'IIh' ih' 11(' '1',1'111<111, ta mil s qUl' la dixli'tll('
de ~ nait la branche Z(olalldf' , VU ~lIld ('l rnmmt'1I1 h's , \ll ~ 1 rll1lPsi{'l1S l'\'W'''''I''' lin 1r('~ \ dSI!' ('nsl'l11hh' cil' l' III/.lUI' S
malayo.polynéslenne, qui se .l'n nl -I h PéU'\t'nus cl UlH" dUS'" t'\lr';I{)I'd lll ( IU·P " mal , l\n- IM )I~ n('slI'Il(1l's", l n 'h~ Jl!1l1lh('lJlll'lljlll'
divise en deux branches '
l'occidentale (en rouge) et .'xpa IlSlOn llilgul sllqlll''? El Il 'oil ('l' .. hUlIltl1l 'S P!'lI ,lirJ(on' nl(' ,'<1 dl'knllu" pa r Il' 1i1l411is l C' rran-
l'orientale (en orange), Ill'U\C'I1HI" III('n \('I1II"! (dl" L ,Ill 1('nl Sdgilii. CIII'('('[('lll' !I(' l't'ch(,l'c hr au
CI' I\II'I' III' l'I'l' h"I'I'IH' .' l i"/.lIlI~ lIqll('S ~ur l'·hll'
1Les deux voies d'expansion des langues austronésiennes J "l'il'(1I<1I(' (CR I . \ O-C," RS), qui ('/)n~ltI('I'(' qu(' 1(' "
langues au, lron('~ H' nn(''i s r r('p" rll ssl' II I ('n
S('uINn('nl l,'ol s hl'a lll'll"s, 1)1'11.\ "onl l'l'PI'('SC'lH,' t'S
c'xclusilrll1l'lIl à Taïwan , lan,lIs quc' la IroÎ<ll'l11('
l'''"1 pn' ml CI' rt" i III 'S la naup s d,' Tah\ an ('1 Ir n ',J ('
(Irs 1,lI1glll'< < LI "1 l'()n(>'ll'nll<'~,
TaIWan Or l~ï\\'an, Il''II1I111'C' par Il' ' IJil ril'l'~ ,'hlnol .., nf'
Complr plu, que 'H;Q()()() Incllirur au~tl'on~si ('ns
d'une qu i nZéllfll' ri ... l,ml!l1f's rOrI110Sil ll l'~, .. (.'('8
aU/lXII/mu', fil' formC'1II plus fJll ~'1 !Jrinc 2 nij dl' la •1
I )(JIII/I,I/Inn 1ai\ ' iIIJ,I/~C' (lili/II', il ' ucCUpelll llI'an- •
I1lIl/llS Ii/I'III,<~ralll/l' pari il' III' la <1I,.ri/Cp Ila/llté/Vll' 1
••
dl' lill' , l , ., !ln' l'IsC' r':II~.<IIl{' 1h 7,1' 1IOLI n, cl,' l'in slllllt ,
j lie IiligUISl lljltr {'(Hll'tnl<l Sin Ica dr Taiprl, !:
l-In ·!." . . lmrUl clU,rmni',/!'nn",
1
- Lill .. 1'" Ll"j.;.h'~ n !l!~ !,
(J/'hl1' _w; ,
Une eXtraOldlM"e
unlle h~ulSIIQue unll
Madagascar el l'ne de
PâQues, sepalees pal
, , plus de 14000 km
DES REG L ES ET DES MOTS AUSTRONESIENS
1 es langues aUSlro'
Lnesrennes utlllsenJ - Deux façons de dire « nous ..
une vlnglalne oe ISsu du proto-austronésien, l'usage est demeuré d'employer deux premières personnes du plunel
consonnes et quatre l'une distingue un« nous' Incluanl l'lnteriocuieur, l'autre un • nous. dans lequel l'Interlocu eur ne
ou cinq voyelles partICipe pas il l'aCIlon, Ainsi peut,on dire en malals,lndonéslen '
el ont un ensemble oe Klta harus pergl sekarang Kami harus pergl sekarang
caraCleres communs, NOUS devons partlf mamlenanr NOUS devons parllr maIntenant
parmi leSQuels 1'0rOre (avec vous) (sans vous)
Oes mots, l'utilisation
Oe suffixes ou la marque
du plurrel
, Le suffixe
la plupan des bases leXicales peuvent !lIre ullhsèes comme verbes ou comme noms, groke a l'aJoul
d'un sUfhxe, AinSI en malals'Indonéslen :
Du verbe au nom : makan = manger makanan - noullllure
Marque du posseSSIf anak = enfant anaknya son enfant

- La marque du plurlel
Un locuteur français conSidérera comme pluS vOlumleux
un « gros gros rocher . qu'un simple. gros rocher "
SYSlématlsée, cette· réduplication. permet différentes fonctions, dont la marque du plutlel
orang = homme orang orang = hommes
()U,tnl à 1,1 hnuwhl' m a l "~ (l- p\lI}Il('si~III1l'.
1I1l'il I ii ' l ilï\\illl. donl Url!' '1111 sl'lllilh' Iri's , 111('11'11 111' :
(fil(' 'itlll Il!J11l (>\lXllIl' l"al'rlliJl('1 malais l'I la Poly- Il/ lll/ull. \Ials. l'Il tll'hors rI< ' Taï\\'M , CI'III' fMnH' il
nc 'i(', 1' 11(' l;·(lu·ml lilll' ulle alll' 1J('<lIlt'tluj) p lu~ vaSlC. t' II' l'('II1,,1 3C(>(, par UII mOI 1l0U\(', ILI : Inl/III, 110111 Ir's
Cf'!J('nflam 1{'l'Ia:o:sl.'mr m nr ~'arr'(' l(' pas 10. I':n ('(fl'l 1I00l1hrr'u\ dpsn'mlants I!1lxlr rn('s SC' rcnl'lll1ll'rlll
II'~ lan/.\I1(' ~ m ,l lily(J- pol~ Il('~il.' n nrs sr rrparll ssl'nl du IIH/IIlI/l 1111- l'SI 11 11 pn' nxC'1 ail ('Igal 'Il
l'II {fl'UX sUlfs-IIralll'he s. rit' pi ll'I 1'111',11111'1' {f 'IIIlI' IllI/ill/llII. au l<lllll l['11 fJlu. 1'1 ju squ'à 1111' cil' !'{lllurs,
ligne IIlH'lI -SLIII !Jllanl dl' s Î h's <:al'Ol llI(,s il la WlIJ . En (ofrl' I. 10r8'1tl(' tkm,lallgllt's molfPrIll's fini
Nouvl'lIf'- ,11111 " 1'. /\ 1"f'~I , 1111 éllIRII'IIIIPsipll · cl'lllral des ('a l'~t' I (o risliqu ('s cornmUllt'~ l1(oril(>\'s d ' lIllI'
(" 1 oril'Iltal • ,'si pf1I1Ci pélll'ml'lll parI!" rl al1~ l ' sUII 1<1Il~IJI' < Il 'l's U'" lc'. l'da <l lIt'st<' Ilien C
l'ulll' ri lia lion
clC's 10fLUIlfl'S, Il 's 11('l lll 'S il,', d(' léI t;ulIllr, l'II t'OH1l1lllll[, lri's allcic'Ilnc' , ma is 11(' 1)f01l\1' pas for-
1(\lml(osif', l'II ~1I (' mll {osl(' t't l'Il l 'nly" (oslf'. Jusqu 'il c('ment tir ~<, rltahl(' pro~ lmll('. " 1ï11l(,1'$1'. ~ i ('l'S
Ilawaï el l'n.' (I('l'âqucs.l\ l'ouesl. UII ,IU SI rtll1PSINI IlplI:\ lan gllP ~ modrrncs parlagelll !:('rtal nl's illuo-
· occitl(,111 11 -\'SI 11<lrl(>. IIOWmnll'nl. au~ Phillppln(' " villiun~ 1Ihs('nles <lt' la laugul' allet'SlI'al l' (('omm!'
cas d'espèce : par une il ~ I adêlgasca l' el ~u l'I ou l <fan s ull ,'nsL'IIIIIII' oll h'S Il' illUlIIIIII/I IKlIIl' le' \ ('rh, ' - hoirp -1. ('('la 11' lllol/.!l1r
extraordinaire convergence, \ arialllc's 1If' la lallgLl(' Hnlaisc' SCIil I l'mpluyr'C's par l l'lIIl(' pruxlmll ' plu ' l'rt'{,ll1r.
une étude sur l'évolution
de la bactérie Hel/cobacrer pl us cl 2(;5 million s Ill' 111'1' onncs. cn ln IUl1ésie, I\ ins!, la plu s (lU ml) l ll ~ gram l{' illldc llIH'l J" dl's
pylan conduite par des l' Il 1\1<l I' IISIl'. il tlillg,lpour, au Br'unei. [Ia ll s 1(' Sliti Ill' inIlIJHlIl(lIl ~, mi~l' s r n rapport a\,['(' les dl ff('rrntr,
biologistes conforte les 1" TlléIHlIIlI l(' ('1 tlOl lis I!' sud (Irs 1'llIllppim's, lélllglWS hr llrnc ialrp '. prl'mrl f il' rlr ll'rmillf'r [ks
conclusions des linguistes,
A lïll ~!'I's('. la IIl a jo!'i l(' Il!'s <lU U'C'S illiulllI's Ill' famille',' Ih' 1,lfIl!u('s su' urs , in ~1 quc' d s lilJl/.!urs
l'lImlllf'nl (JIU' Il'i'~ pc'u Ill' 1<1('1I 1 C' 11I'~ (voir rr'nC<lclr(' m('rl's. Il flp. lr ll l a l r~ po~sllolr Ilr Ilessl rll'r 1111
p. :m). Ils SO[ll. l'f'lk'lld"nl, une pré('iPlisr soure!' arion' grnl'a loglqllt' 3\ ('1' s('~ Ilr,lIw hl'~ r i s('s SOli '-
tr illforma l ions pOUl' qU I \'l'ut rt'c1wl'cl ll'l' l'orrgllH' IJl'il IlC'I1l's. Crsl l'n n'çourall l à ('(' 11(' m{olh()(fl' {JUC'

• •• • •
_uan ln Lllstlque et la agIe
••
trouvent un accor à alWan ...
[[[ à li re IJ) II<' III f" III III [' a u sll ~ ,"('Si! 'ml('. En l'1Tt' l. l!t'W, 11!('(lI'ÏI's 1<1 lII" itll'iU' (lc's lilll!UISlc'" SI' som <lcctJrlir~ sur lél
• AAlonlo Plgafeltl. 'l' SIJIl l <l1Tl1J11lrpS jll sIIUI' I'(>C('lIIml'n1.l,a IlI'L'mièl" st'ront l(' h~ IXJ1hrsl' : l'nriglrlC' l<Iï\\ allais!'. 1:anrrll'<'
ce VO)Ia8e de MageJ/an , ~ lIflpnsal l lIll Irnl pl'fl r ss lIs parU <lïn(lonrsll' fi l' ra lfsfl'tJll(IS i (' 11 sr' ~I ' rail ('1111 ~ 1il Ile' su l' l'ill' (' Ill Il '
èO c_gne,2010
011 tir 1I:1I1I\,1'1I('-(; IIII1('e, Il y < t:-.cIOO ail S, lal1ll1 s ~"O() ('1 2:,()() <1\ '<1 11 1 110ll't' ,'l',', puis s.'~ lunil l'Iu'"
quI' la St'I'nmlt ' \o~a i l 1111(' C'xpansion bi('n plu s a LH'ah'n t c:!.iI{!:ne Ir's Phillpptnl"s ['II clunllilnl nGl IS-
ra pide. "' llil'Pilrllll' 1~flwall, il Il') a qUI' :,000 <II1 S. SW1C(' il li 11(' pm 1tll<II I!!Ul' r Olllporw nl [h' s illllll-
l'olll'quoi {I(' l('II('s !1!\'l'r(!I'lIcC'S'! \ alions inconnllrs, l~lï\\all . romllu' Ic' mOl ill/I/Il
l,il n' poll sl'lirn ll'll par ll t' , III rilll qlll'll('l1\ IIlrHII'~ 1 ~lIIr - IHIII'I'". Toutes Il's l éln j.!Ur~ ,III ~I mnt"s it' nnr
Jlt' l'la~St ' rn(, 1I1 fnndéll lll'I1Wlrllll'nI ( 1iITl< rrn l ~ tln l ljull 'OmlXll'l('nl n '" 1IH10\ allun s se l llsllnguI'llt alliSI
(· lt";. lI lI ll ~(oS. I .l" pn'mll'r. (Ill oc Il' '\Il'uslf.:.lllSLÎlIlI l ' • • dl' l"{'lh's dl' 'Iilï\\oll. 1': lIc's clppitrl ll'lI lH 'lIl à l éI
~l' réfl\!'!' HU nomill'I' dl' illoIS l"lIlnmlln s < dl'II:>' OLl\('III' IIranc ht' d ill' . ll1ctlaY()-r~IIYl1ésl{,lInl' - .
lallt.(IIt'S, l'Omll1l' pan'M'm pl!' dans la numél'aLion, Il ('011 \I'r l<lIl de' u."rifil' rt:I'Lll' h~ IlIll l!i' '(', EII 2008 .
IIlI Il' dlifrn' li SI ' <III ('tWill c'n 1Il,l lili~ c' I /'(I;lI/iI l'II lrols 1'I11'I'1'III'III'S IfI 'I'IIIII\I'I'sil(, Ir IIckl;uII I I!I, l'II
flI<llgarlH', 1111 d,lIIS h's l':ll'Iil's dll ('III'flS, nilll' II1IlI 1\ 1)1) \ l' 1Il'- ZI' 1,1I1(Ir ,tll1I Ill(' nc' ,) Jléll'l lr (j ' 11111 ' Il n por-
« œil • sc' IliI ma/a l'Il Ill;] 1,11 S. 1'11 1;lgalog rlps lallll' haSt' d.> tlonllt' " s inrorm"lis('('s j'{> lltcl l' d!' s
l'hllll'pilll's, l'Il I.. hlllt'ii. (' Il :éllllfklll ('l dans 111<' 11 Hlrlations dl ' ~ 1() t\'rm('~ cil' lias, ' Sil l' lin r('l1aolllion
(l',IIIII'I'S 1,lI1gUI' S, 1.\' sc' 'onl l mmll' Il<' l'I'< 'l ltl (' 11 clt, ~()() langu 's, ('n prellal1l pOlir rt'prn 's ci l
mm ptt' quI' iI' ~ IlInO\ ;IIIUI1S )/a 1'1<l~~'l'S 1l(ILi l' tI('l1lon- lêllIglirslI'lIlW ('11 111111. C'OIlIlIlI' h' ja\'a llai s<!IIl'({'n (lu
Il'PI' la 1lI1lxirnilc' cil' (h'lI ~ lallt.(lIf's. I J' \l'l'lx',, IKlm ' .. \ IW sit'ch' H' . ,1.-1:. Le' l'l'S il Il al If's a l'n l1rluil ~
a. l'al' l'",m plc- . di\t'rs.,s rOI'll1t'S d~IIN Ic's I,mglu '" [lltlï\\<lIl . aux <'II' wons d,' :n:lO <I\'anl llnlrl' (orl',

MI LLET, L RIZ ET LE LANGUES


.-----, '.IXetfe commun des nz, dont la dome\tlGltlOn remonte nOlNenes langues, pUIS des famll~ de familles de l.Jogues DIlt d'adleurs d'autre\
Iangoo austrOf)~ennes, lespecuvemem aenViroo6500 el 4500
L le • proto-dustfonésJen "
' -__-' parait a'OIl eté Intmduil
avant nalle ère. En prodUisant plus
de noumture, les lerres adéfricher etanl
langues. PoUl le lingume Llurent $agart,
ce mecamYne explique la relalion
enlre les langU€S ausuDl1ëllenne et le
partle5 de IeUl vocaOO1a11e el de leur
grammalle en commun Elles aUlaient
alll\l une angine commune en Chine
dans l'ile de Taiwan, l'e1S 3500 "llmllées, les ~11es I(!S\ources ont ~no-libéta," (chu1QIS, llbétaln, buman, du Nold, les Slno-Tlbétal~ seralElll
avant notre ère, par des populatlOfls faVOrisé une expiOSIOIl démoglaphlQlJI' elc.). En effel, ces popUlatiOns oot une restês sur le canlment tandis que les
venues du conltnenl est·aslatlque le nombre de locuteurs a augmenlé agncullUle fondée lue le III el le mJllet, aIX/!lres des AuS1ronésJens se sera~nl
Da~ le Nord de la ( hlCle, celles-CI Leu's langues se sonl rêpandues, PUiS avE< un vocabulalfe aIXlen en partie rêpand~ vers l'est, alteJ9nant la c61e,
platcquaJent l'aglKullule du mlilei el du dlVelSlf,ées en donnant des dlalecle, de commun pour ces cèfêales. l.2S deux d'oû 115seraient passés à Taiwan. L C.

38 t.!s CAH~RS D€ SCIENCE & VIE


- _ .. _- . - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -- - -- - -

le très ancien usage


Or (ralllr('s rhl'ITIll'ur s sonl pal"\I'ilUS il 1111(' p/'1I1 aplHII"II'I' lit' r""HlII sl' cC"I"lalnl·. ,'11 n' \ililc hl" des pirogues abalan·
C.ef. louJours en gueur
('un('luSI n Slin i lalre. non par tllU' ,~ I u\l(' Il n!'!11 iSliqur I('s ("l' li'hn 's Ilil"ll/.!IU'S, hill,ICICil'l' 110 111 l'lIsa~l' l'sl à Madagascar. expliQue-
mais ('II alla 1",'\lllulioll du !-t1'1l1l1l11" (l ' lIn r tll'ml'II!"1' jUSqll;) nos 1"lIrs s h' l';I(" lfllllll'. railla diffUSion précoce
rir. I" I/f'!im lmell'" /1.\ 101'1. PI','Sl'flIC' dnn s la pOllrralr nL lérntlignc'I'( rlin hrritag(' PI')\ 'n<llll ,Ir's et éten<lue des langues
austronéSIennes.
11ll1(11I(·US'· Iw~ll"IlIUt· dt' :i0 'Ih ( il'~ Il UlI\éllns. ":n H'chn lllll('S ch' n;1\I~ill l ()n tirs anciens lI Slro-
('rft'l. ("Pli(' 1I(I("II' ril' SIIII St·~ hÎllt's llllli au long (il' n{·slI"n ,. Cl'S rn",.lns IIllrp plclr,;. fi Il 10111 ('''11101"(> Il'
Il'urs nlll,!réliions. I.I1I·srJnf' Cl'S hill('.' hUlllains St· l 'anrlqll[' t· t l"ocI'ml 11IC11I'n . IJn l ' U 1II ' I1 )(~I Ul'l" Il'lIr
1roU\'I'n 1isol 'SSil l' UIl ilr pou r UIl t' li mgllt' p('rlo(ll'. pd!"l!' r <I1I("I'SII·,,1 t Illlarll'l"d('("IIIIc' 1'1111111" 111:'>1"1" 1("
c l'II (. h' lI:l('l"lI". 1sul clr ("\ 1(' il li s~l . ~ li hi! 1111,' ,' \l)11I1 iOIl dc' lall~(II'sJlIstmll(-sll 'lI n(' .. .flnn l lC' malais ·Olllllil(.
Ih' so n grnonll'. C'c'st ainsi qu!' I Io'u~ gl"alHll's <'II 1;ï:! 1 Il' II· I'lg' lfl ·U,I.
SO Ue" t1 l'S d ISII n("u's d'llf'li/"flI)i/('/('/" Il.1 lo/"I sc' pari il·
~,'nl aujourd'hui la rt'j.!iQII du l'i\cifiqul' Lionel Cro050n
l .il PI'C· II1II'I"(·. Id soueh,' /if/Salllli. 1"n'qu"llle ".~
1111 K'S cligc'SI IrS 1Il's 1111 lIila IIiS dl' la \ 1111\' •lit '-G uln",'
1'1 clr rt\lIslrélllf'. IlIswllrs cl alls Id 1"(1j.!1I1II ,11'11111.' • BOR "0, FOYER D DIV RSIT
I(]O()O à ;;OO(KI " " ". V"""I il l,) ,,·, '1"11 1< ' <1111 ·h, '.
LI GUI TIQUE
1,1 IlS/! 1/;11>1"1. rllf' rst pn'sPIl I(' chez Il's hdhllailis
If(- ~I r lané sl,' 1'1 iiI' POIYII(·sil· . ,\ pal'liI' Ij"pcha n- -
.-----, amaJo"lé des 1200 lan<jues austr~nes nt' compot\~ qu'un nombre lèdUlt
IllIon S pn' 1,. \(1 .' Sil l' rI!' s 1KI Il ilia III HlS cil' 1nu tl'S Cl ' ,
""~illll'. 11111' pquilH' cil' I lIn ll ~l s l(' S 1-') il pu l'C'lIIlIIllc"I"
il ' ni cl!' ("t'U.· t'\Cll ll l lo n. (lI' II' I"I'S 111'11:1. S() IJ("IlC'~ .
L de locuteurs Ce!WJnt'$. menacées de dtspanilon. n'oot ete que pe\J etuè.ees
les répertolle< elles ana\yler cOIIStnue donc unt' urgence pour les hngulSles el
L-_---l les ethnologues Un (.JS exempIa re est celUi de Id grande île de BOIf1('(). au centre
de l'a[(n,pel IIlsultndoen. qUI fUI le ~eptacle de ux de /IOIIUkluons '/l'nues d'l"()nzOI1S liés dlVl'rs,
sr Il ". 1" Il,>!IIA/fIlJ/"l. (' f'sl- fH li 1',. Ir < II<ICI hll's • a LlS- Immlml depuiSla pen IlIYle malaise et les Pt"Lwtnel En effe Bo<néo COOltltœ un foyer
Lrolll'sl"III11'S ". ~'I'~1 11'\,"11'1' l'I I"f ' 1, 1 ,!t-SI"l'n(i;Jlllp exœptlOOnei de Id dlVl'lSllé Itngu~loque des langues auslr~ de Id branche maklyo-
tllI·I','It· dl' ("('111' (h' ' 1~1Ï\\ illl. 1<1 sr p;II',ll illl l s'(' lilll l poIynéwnnt' Dans unt' étude en CotJlS. l"elhnollllgUISle Anlomo (juerreull. chercheur membre
falep allx 1' 11\ Imlls llc' :lOOO <1\'<1 111 Illlln' N('. Cl"S de lïos lU de recherche\SUI le Sud·ESt a$laIIQUI' (1lISfA 1CNRS,UOIVl'Csne de Provence, Maoolle)
(I,' IIl>. élll(ll' ~ S('If'llItriqul's C'OIl\ l' Iw'nu's sC'mhli'nl explique • 00 y compre plus de 200 langues réparnes en UIl(' dllalfle de groupes ptI1I(l~
lioll,' alll'S I.' I' Il"!' la Pl'III(' il!' cil' l~lï\\an PSI hipn subdM5e5 en lO(JS'iJfoupes tes langues des iMOCh/OlleS dl! 8om€o (Dayak. Pundn et Mi1IatsJ li'
cilsrl/lgueol dl! œIIes ~ Pif! des groupes elhntqUes venus de l'exréneur. comme !es nomades
il rOI·lgln.· d,· l'un" ,"'spl liS Wilncll'S t;II1I1I1,'s 1011 -
de la fTI/!f Ba}<l<J PdfflI/!es langues dayak de rllllénevr des letreS_fyurenll'œn (7oofXXJ locureooJ.
~lIiSI illllrS clii mon,It'.
le nga/ulbakumpdl ()S{)fXXJ) el Je k4yarI (40fXXJ), qUI peuVl'Ill pdrfOll dMnlf des iar1p5
l:ommcn[ c~pllQucr
un [('11(' ('XIKlO s lon LUU l; ,ê/liculdl~ de contdd et d'ëcildrqe Uexi5te cependanl un grand nombre de -pebles langues:
ilzlillIJLS \ers lies îles luinlililll' "! SI Illls1oil"l' Il,· nolammenl celles des Punan el del Penan. qUI. n'ayant plus que quelques cenliJlfleS de mlrutS.
SOI11 p.ln/Cult€femenl meni!(ees Or les recherches 001 pemIIl de decOlMlf que le berreau d'ull('
! /1 /1. (;rJ,\. l, J lJrummvM. $ J L'r,~ 'nhlll l"If S" n(l' ,,,I ,U:/. grande tangue comme Je maLl~.,ndoIIèsIen t265/llhTIOnl de IocUI~ se IlllUYe d rouesl de Botnéo.
! .lJ.wllrr ~~IIJ.I_ el celUI du malgache 120 m,lllOnl)au sIId-iiSl • D.lns un iM!I1l1 prOChe des décOlNECles SImilaires
, fltttlt' t1trlt.""/l.Ir ~fI \ll..Jn \l'IfIf/It', \I.n P/fllli !·Jn,'''UI Hf'rlm I",r seralent-elles jIO\lIbles ~ ce palfimOll1e hngUllllque, essentlellemenl oral, ve11iIll a dlsparaitœ 1 L C.
'SlU"JI(r 'rI( .i!,1 13,1,'III,.'r l tNN
Les lan,....· de l'Anti

Comme Ilfen d'autres langues liluslres, l'égyptien ancien appartient à l'histOire (Sculpture d'Akhenaton )

40 lES CAHIeRS DE SŒNCl' &\l'f


US~ DE SClfNCE & \lIE 41
I.('s langlles a y,lnl wulOlll'l> roisonn(i. IOUI lal$s('
ptm St'r (IU(' Ir II< sage IIngul8l1qllP. tians r I1IICjuilt'.
deva il Ï't r c ilU m o ins aussi om loy.mt c t diV('r s
l lu·aujounrhul. volt'c ueélu(,'Oup plus complexe. Mélls
IlC pcu[ni nt' IXllII,." j<lllla is dn ~ssl'I' léI
(1Pi! idk)mpsqlll ()Ill flr uri d<UlS Ir mondr
entre la lin dl' la pnlhlstoim Pt r aulJ!;' Ilu ~ Io n f\.(!f.'.
C"e~t lur !OUte' I.mgul' . l lOur sUMvre i\ rouhll. llolt a\ nI'
laissé des U" lecs éCl'ile,s. il luul ll ' lTluin ~ IiIlUl\T tla n~
la IlocummRIUun. nI' fût-cr qu'à Lit re IndlcaUr. Brer.
sans· matrrh' l • textile!. polnt rlr sahlL Or. tians un
i pas.."'<. il' nnrnhlY! cie' 1<1 ngu/'s l'cl'ite's c< ta it mi lit'
rois moin(lt'C qllc (.'f' lu t clr.s Ial1{;u\"s 1>a rl(ô('$ . • 1:11 tsltlln '
des I.mgucs pari cs clans r m lqult/' s·apl.l3Il' lltf·IIWI
souvenl à un r6ciL c:riblé de poiOlS tl ï nLf'rroga l ioll.
Il quO'lIes apPéll'U nncm !l Ia famille des
la ngul'S imkH 'UI'OIX:I'IIIIC•. d ' S langues sém iUqUl'$. 1:akk<IIIil'Il. <llIoIILI' par ulIlllllnlm' clllissanLII, ' POPII- Dans l'Empire assyrien.
Ik>.~ la ll{:l1(~~ al'n)·asi' lt iqlles. ou qllï l s·a{.li:Sf' Il1solals. lat ilIIIS. !;(' ,livi st' I'il IIf' lIx grall(ls 1Il,)1C'f'll's ail m 111<'11 du Qui atteInt son apogée
au". millénaire. s'esi
I('s langurs à l'honneur rlan . les grantls l'rnpirrs qui Il'' mlllt llJi rr iwa nt nOlll' 1.1'1' : Ir pal('!l-as:< rirn .' 1 Ir affirmé le paléo-assy·
Sf' son Lépanouis cn 'l ésojXllami('. l'Il ln!!... l'Il l'4Mllc. palé..>-bahylonil'Il . • 'A ' ply'mir' r: par/(' tians ft' '0Ir! rI" nen, un dialecte déllvé
de I·akkildlen. lequel a
('n Iran. su/llclc miClL'(('n mlr uXCOli ll u " . la il Il:.W/lIl/nmil·, III" k'/rl Iilla nguc ({, 'li'lIlfJilr ilssyr Îl '1I
ausSi engendre. dans le
qui II/r llli SOli / ' 'SUNW , .,. mill/<nailY' a" fmlllOl/Y> l'IT'. le sud de la Mésopo·
Le suméri<.:! cl l'~l kbc1 iCIl IlO ursuil (.tr mn lugnailln !. 1.(' st'c()ful ,' /lI,'{'II/Ii", le tamie. le baDylOllien
(Bas·rellef assyrien.!
/k/l!}/on/1'1l (III{ enI/naft/ill 'mml on.~(' ,~II(n\s /il If',.,ûn '.
I.e ' plu ' (lncll'l1nrsaUCSlauon. (lu slI rni'r if'll Sl'lTIhl,' nt I .i'xrlllfll,' It' fliIIS IIIl/Slrt' ' {"III (ftx'l/lIlent rr:i1igé drillS
l 'mOn!f'r à rc tn'rnl? nl1 tlu 1\" '11111 ,113h't' a < ni nnlJ't' (y'ur la~, /(· fn~I/ ' l" euh, ,lu/vi i lamflli I//I 'il / Ji. l'till /If '~
èn'. ;COLle langu • qui n SC ra Llilclw il aucun pYIII[1I' l ,IIIS a lll:II'II'" ('(}(II ·.~ ,Il' lois m /lllllS il (~' jOl/l: 1,(' IRlh., - •
,,
IIngui t!QU connu.!'.st Iwc f unc J)ulmlon (lX'lII..fU ) km/en. I lfll'aJJlf 'III'S. ('SllIIlIi;:,' cll/mill/'llIliI If' millr<IIf1lw
au[OClllOllnlc la l 'SlJllOlamir (la ~.onr l'OlllPliSl'( '1 IUt' il ' <ml nOlll '{\'Y' CO/llmr • lém;;lI(' (iii ,IUllla/Je/lle IRI,. 11111/('$
le llg1 • ·tll';uphmLc. StliLgmsso mockl Il ', Ik <tt:ll ll'I) 1'1 I(w clulI/crllr 'l'il'", ,Ill l 'm d ll'-()rü'/rl (.1' m mflri.ç par h~
va j1ll1spérerdans Ipsgrancl"sci1J";:; ,lu 111011111' sumrl;(' 11 I~ pUrI/s. I('s 1,'wra()l/s j'I{,' t 'lllli if'l//' IEIIJ{:lIc Imp .<[Jr·1l 'f'
( r. Ma ri. ru k) pelld" l1Iune bonne Ixtrl C dll11l" 111111(-- /101./1' ('/(( ' I,,/,.'(~ " If)f~ (Je 11-:r",' lpu') ('( d, 'I'iell/lêl W ill-
n" it·,". !OUi en coexi 'la nt IIVfC unI' languI' d 'orlgim' c;pille lalltilu' 1'«IIICulol llT' tI(, ' ''IXXIII/'. à lïl/SW,. 11('
:;('mit.i\jUll clont unI' ri s fOl'm s IIrvic'nrll'a rak~ldi(,ll . /'aflglaL (/(' nos ;(Jurs -.
\'," -:i - 2:150. IIfrrll,'('nw lll d' {t(o :or. La h':';()IJlJI' " 11 1(' VI lil l..Iè's Ir tl(ll)ul (lu r-' millr l"l Il fl\' IIlIIII!Ul· ~Il·. raram(" I1.
~'a lrIUII Lc r lieu sou'craills. l.ugl"lllJ14'(·S' ,1' ru k. qu, 1" '''" RU<' IIt·S 1" 'lltl'S lU' Il Il lUI "" Il I{'s ' 111 pla nlét 'S prilll"l-
..q~n, · ' tll ' 1[' IlÇlYS ,It ' S \1I1I1· ... el Sa''gIII! ,1' k1wcl. fI"i "'
1'" !t'(I)"nl (lans Il' 011 1•l,· la Xyr ll'. '~" 111 'II' ...• à allSlllh T
ÇtmUiîI la ville ,k' K.ish. 0 :' (\c'l1 li(T r{'II1I Xll1l'. I·lllllifil· Il 'S la 1~III 'S Il Jl;étll'S 1"11'11'(', tians I/Jul le l'll)(llI'-O ri '111.
r l 'IIs<:mlllr, ch' la l ô«lflulall1ie . • 1</{'II I1{' ,M'/7/I/'/ tl iJ(. 1'1 Ilt'vlI'lI l <lll V ' sli'r ll ' la léll IWU ' dl' communi '<llillii
nJ71lf"r q//r "'S /)(J//I'r<J/L~ /lIilÎI/TW (k ' ia Mt'.'<O/x}/;J/I/W "dminisl ratiw' dalls IUlll n :mpil"jJ('I"S{' flr ll('m IIllk'.
oilllgrn! II'S 11('11,,11'. qu'lIs sOllmr llf'1II ,l adop/('r /('1/1'
klk.Hnrl ~ur langur sémlliqun. l':lkka<lk'n l.l~xpllqul · (.tl·mo .. "
1lJj:!1laionl. maÎLJ't' cIr' c"llfr',(,IlI~~ c n langul's sf'lTIii iqlu's MEROITIQU
à l'UIl IVC I'SiI<' I rALH'I1-I'I~)VI'nC('. l';n / 1'"11/f1c1II'. 1,/1/(1/;'1/-
mm/allol/lYI/lOU!' I X)S."!' '~ioll mon/.!'(' I/ue l'ak};[I(I;('1I
1.11 11IIl{iIlI' 1/IJ/i.W · l lil/' /{'8 aflm;ms/mliull.' c/r ~~
(/{' I il'l1I
L ·
r----. e me'CHI>QUe. 1a langue des fafT1eU.l
pharaons 1lOI~ • QUI onl régné
\!Jr II' 'oyaUllll' de Mélœ Ile
plus le GI5 grilce au. trilYilUl CondUIts pal
Cl.lude RIlly, dlrecteu, de l'archeologte françal)f!
au Soudan, En CDmpa'aol la cen1Dlœ de
{$'.mdcs cltf-s m('sOI.HJlmnll'll/lCs (/(' I rporlllf' ~. ~ lalWfi 1--_--' temtOlre de ("actuel Soudan) de IllOIS meroibQUE'S il quatre langues de la fatl'lll1e
un bref I"('IOUI' II('s Sumért IlS ::lU poul;Qlr à la fin du •300 ~ 350 de notre èle. a laissé d'aixl'ldanu!s nilo·saharienr-/1. et plus précl\Mleol ~ ~
II I" millénail '. Il'itr 181l{:IIl'. phagocy\r'f ra r r akl:<ltlil'Il. traces krnes l'lès de 2000 teXles. 'edtgés ~ pnnopaJ groupe. le soudamque ooental
1~'I~ I :;r:::; 1k'll) il'rs ~X'IIIl'UI ~ vt'I-:i Ir XVI" sl/'rll' 3V"dlll nllUl ' l'alde d'une écnture «1lP'It!e des hiéroglyphes dom la branche nord comprend le taman
egyptlem et \Unaut du dèmotJque. IllU ~(e (encore ~ au khad et au Darlour), le nytma
.re c l SC' UëmsfonTI(' Cil Ianlllll ' sa '1\"1:. 81, 1'11 1(1 111 1111"
exhumés ace JOUr Ces documents. povvatenl (monts Nouba. au Soudan). le nubien (Egypte
langue piJ rlte. le sum 11('n n'a pas essaim!' !lOrs (k' SUlI
Jusqu'a presenl. éue faclll'menllus. maJS e Soudan) el le flar. (Erythrèel, notre hmier a pu
a ilY~ (l'o rigin . r ('Cri lUl'C c:unélforrn mlsel au llO nt vcrs leur comp'éhensIon résIs\all.l1a sagacllé des démontrer la parenté enlie le mérot~ el
-3:lOO jl()ur l ' nOI 'l' conn'lit,!!I1 '. UII 'ut: s foutln) a nl. phIlologues, le mèIotlJque n'ayant palla~ ces Quatre ichome\. Une découverte qUI ya f~re
t" . : 111111' ~1,l ph iq Ul' ('1Sf'~ dr' li ws se"mlllt à 11011'1'. de descendance elles lrÈ'I'ares leXIes bil,ngws
s'avffanl d'une bllffllé desespéranle Tel n'est
prog~ le dé(hlffremen de cene langue
puremenl af"call~ P.' T, V.
Iluis lIlith' ans !lUI"'II!. It·~ langues ll's pilis [ 1IV('r&'~ lIu
l'I'uche-Ur icrlL allcicli léJamiu.:. lIésilc. \1CIL\.-(lCr~c ... 1

4 2 LES CAHIERS DE SCIENCUV1E


A partir du pharaon
Akhenalon (x,.,. s, av l. -C.l
l'égyptien classique I :é~~plil'Il
s'ennchlt de l'apport des
dialectes pou, former !.PS lIi<'roglypll('s qui l'l'rtII('llert1 d'(~I"dirr I('s ,.,'rOI'I/1C· If's tr \II ',~ Ilir'IY'Ii',I'IIIIÎlI"I'S dl' [a('lm II/dis
le néo-égyptlen Dernier l'l'nN, 'III 1<llatl[!II(' l léwlt ;(', (,'(' /lItlJ-r'flYllI il'II ( 'slll!'.~
avatar de l'égyptien, te pr,'m Il'rps Il';leps 1Ip Cl' t ill il 1111 l' fUl1lli 'u l' êI ppa l'IUm 1
copIe cède le pas à l'aralle WI" l,' milli'tI clu Il ' mill('lI"in' allllIl IIIIU'(' l'n', III/liw';) {"rflof/II,' falll! ',~slil( ' (1If' ~l V ' 8ii'(,/(' <II 'mll
au VI'" siecle, devenant IlI'l'S r (o~'I'Iif'11 ;1l' 'haïq ur ('II U~(' IlIsqll', III IIPtrlll "oll'!' ('('('J, m(~m(' ,~i Il',, 1)1'1'1 n ':;, Ikll' sO/I('i d~11'­
langue liturgique (Temple dlai:mlf', ('(J/lS('I H '1lI {r{:.\pli('11 classiqtlf' /lOI/I' 11'8
funéraire de Ramsès Il,) (IUIII" lIIill«nflil .. ' r(~ll/i(·fI('/iI,~,~{(ltIf · ('.~/ll.1rlt ! ml
\ IlIyr'" /':IIlI /fIY' ( '1 l 'IJIl/mÎI SIJ/I dPUt,.'( 'f' a1l101l1' d,' 1.1 ((~~/(,S fY'IJÇ/f'II,. , 1,/1 Mm,,1 iflllé', 1111(' silllrJlin '<Hiull
,\11" dJ'fla 1iC' (1 V(j:J- 1 786 .mllli 11011'(' Ne), (Ill d(' l'pcrIt1l1'f'1I1ér"tlqut', apparail il Pllrrl,. 1111 ...":i!II"
Sydll<'Y 11. 1\urn'I'I·, (IIn·... ('1I r dé' "'é 'llO'l'dH' ilU .~ Rf:, dl' PScllllrn(otiqUI' r-r (\'11" !lic\cI • van l nOIr r('j ct
(,'('//,. 1,III(4W' "sI /1/1 {of!.)'fII /r·1l tI,· 11f111/1' 11'/11/1' ( 'II III' llisllilraÎllIlI'<tll milieu du 1" sii'c1(' de' notre ère.
IISfI{!r il IfI cour ('( du'1. Ir$ {oncllonnall'rs, l ,il 1'(11'1(' (Ill III" au \1" , lh' nU ln' (Ire, le cnplP,
flOpl/ll /1101l {'('('(Ilu'I, N/(', .1 r/('s (/iflIN'/r,- Ifl/! ('()/J'II- fOI'l,'rnPIII (II (lll'cL<CII~{O, (,:éll llpw't" lié ' fl<lInllrn,x
11/('111 1111/' lf'I'Ili/ll/l' Ifmsf/ï(((w //l/If/llsIÏlII/(', 1.(' 1'I1lprllnLS I(')(icall;" au grec CI consliluc 1 slade
I/Ilill'illl/i l/(ftl'l1atnn, m/ \'W' sil' cl(' fll<1l1ll1()/ fe (' It', ullim dl' rC-v\llulll)/l dl' r,'.g)·pu Il plK1raonlqllP,
'ES CAHIE~ 01' SCIENCE VIf 43
1.ilIlI't'lI1iè'n'langm' 11l(IU-t'uruPPPllnt' C'(1 Il Il 1If' 1"11'
d,'~ Il'\11' S.-st 1.1 1<1 Il/.!Ul' olrie il' 11(' d Il m~ ,1111 nI' 11111111'
donl Irs fl'lIl1l1è'I'(' S, (111\ \11" t'I '11r" sli'('h's <11', 11 11
nn ln' (' n'.I'II SC I"I"I' nll(l phls/.!l'w](II'11<I1'I1I' Il,' 1' \ sil'
\lml'UI'!' (rarlU('/I(' '1\lrquil'), ~ ('OllljlI"lS ," Cihr i('.
1II;1 ls II(' Ctlll1J)n'ntlt'nL pas I('s l'i\('sdl' Id Illl'I' i\oir(',
« I,,'~ IIJ/lill's SIIIII. " J'(}/'I~ill(,. tics ('l/lillli~St'III'S

1'{ ,/IIiS d{'s HillJ.all.~ "ul 8 I lhlallt 'III t'II (.",IIJII<ItI(J('('


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;1 rll1l\l'I'S III' l'ans 1 - l'a nlh(~o n - :;uI"IHIlIlIt" . 1/:-
,11'111"111'111 Il'111" lallt:"" 111''' /1111 , INt.'11I1I1JI1 l'III "(IIY'
(11'8111117111111. (/11 "mil d,' It'lIr' cill,i/,III'. ",IIII'.~f1 Si
('1'1 illlom{' Il 't'.~1 1lill'I/: '1'(' 'II Cil Il ~It Il 11"1', S/J/IIIS,It:"
dril/lllllslmllf,< "'I"/111 aUI lm,'" \;/:<";111\ ,It' /.1 rr'-
t:icm 11011/ /'lldll{.!W'. illlI1:1I'I'III"/' ,1II1l,:<,I I'. "<1 /l'
IWIlI/(', l :vr'il!i1Ii1!iII ' ,11',,; Jlll/ilt '" 11t'1I1 li CI' (ju'ils
t "/"l't 'II I , ;l l'fi l" tl,'" ('/IIII 'I{(,,'IIII":O , //11, ' ël"l'Il11l'1'
IiII'tr~/,\ I i/IIIIW' IlIt 1< '111"1/(1, //III' 1Itl ~.1 s lt'trll' 1\!:' l'I il 'II
(,';{'IIII,' sl{lll/' !Il' Il,'. ,,,,J.II, /t ' III' (',<1 /'I1111I1l/III ). •
1,Ill"S Ile' la 1Iisparil ll1ll Ile' r"lIIplI'f' 111111 (1', du la ll
clu /If t'lIn dUINIII\oll" l't'Il 11', " 1'1 tlt' ~ 111\ , lslolIS qUI
lIIélrtllll'l1l la fill (1(' l'fI/.!1 , clll 1Wlln Zl' , q 'rs 1 III::;
"\cllli lIoln' (>1'/'. Id langlH' hlllll,' t's i ('Il'I:I 1111111'1'
pilr Il'S ilppOI"l S IIIU\ II!'~ . - (,'"/'.'1 dOf)( ' /t' 1111/\ lit' Le pheniCIen se décompose '"
en trois grands dlalecte5.
1/111 81/1'1 Il .. , d(' , il 'III Iii lil lI{!/II' tlt '" /1/,' i ll//II/'S 1111/ CelUI de l\'f et SIdon
<,' l i l/'IIII'III h',< 1'11111/',' ;
.,1/1' ,l"(1'/Il/lÙ 'I' /lill/II '. ,'/1 donnera naissance au
punique, langue pastee à
,IIW/O/i,' , '1 ('/1 S.\ rit', poursuil ~1l(' h {' 1 \l 'W )~t'r. 1':1
carthage JUSQu'au If' &
C·t'.<1 ,} /"0111',</ , dl'/,I /,\ cft' il la (:al'll' ,'1 il 1,1 1,,1cI(('. (Masque de terre CUlle.)
III/l' (//',< 1,1I1~1I(,,~ 111' 1'111'1''< 1//1 /11//\ III' ,'1 1'('rI/{.:('c'
l'II 1'("1'11 Il /"(' ,,1/J/I,, /II ' 1l, /fil' 1t:r, '("U-IIII r:I f.: /I '/II/(' 1
lit' Il II' /1/1 '1'0/11 1><'11<1" /II 11i1I/!if'IIIJ!i' rtIl 'l'IWt:' ' 111/1 ·
1 ftt', ,1I ,fIII 1/1 ' lli~I'"I,lil1''' 11('1"111 lil/l/'O/!/'1,-,,' tull
Le phéllicicll
(/t' J'U ....;II-W fit · la Ir/II U II(' t!('('( " ltJ( I If . ,'c
,\\ tT l'al Ilillon 11 (', I,' Illllil l lii l'. 1" hIl Il Ill' l' 1. Sli 1'1011 1.
1'1111/)1'1' 11 . h' plH'ni Il'n l',a r ullt' tI 'S l 'in" lall{!uC'o;
IIh'O;. C,III,IIIl'l' nt1l'S ". \tl" SI<' pm' un IK' U plu : Ih'
L'emp<re MUle, QUI se (;()()() IIIStTlpllon s,,"1 ~ 'I't'lll'lunnl"n l dans It' "'mps
délfeloppe en Analolte l'nll'(' 1<1 1111 dll!'" mllll"naln' a\.trli nOlrl' i'rr rllrs
{)/VI" S,'XlJO S l, Impose
le néslle aux peuples 1"'1'III Il 'rs SI1'(, I('~ dt' 1101 1'(' l'l'l', (' C'III' l<ln/(1I1' " cou rs
qu'II a soumIs Cetle ' ''' PIII S Il' nurd dc ' ra!"llwt 1-:1<11 Il'I sra('llusqu ',w . ml
langue s'efface ensuite dl' 1.1 l 'ùlt' S\, ril'III1(' • 1.., (1r)(' /lI1lclIlêJllun 11/111111"
devant le louvlte que
supplanle a son lOU' 1IIIt' Ir ' l'III'IIII"i('II. 111111 Il'/'/n' 11111 ' I,IIII!/It' IIIl11l11ft-
le grec (Slèle hittite, 11/111/11', ,,'r t'OIllIJ{I,</' Il,' Imi~ {iI,IIlIls Ilwl/'('II''; : II'
wt ·vat siècle)
Ilial"('II' /l'1/1\.ttl 1/"lI"lIi1cJ/I/'I. /1111' iJI' Slllll'" , 11/
"1/,,
- 1:11";:1' dl 'Iii "cl IIclll' 11(' 7i /l'WIIS, ('II Synr. ('(' /111
,It' H.lhlos (!t'l!il1lill'): ,'1 ('('/ili tll'" \11//'" d,' '(Ir , '1
Sil/ofl (II' I,\/! 1-.~Ic/()lIit 'III, 1111 Rt' Ill" \llIl'n a iOlli. maÎI fi'
(1(' ("Oll r"n r
'II('('S il \11111 ('1.,;lt(' cil' 1'1l!\ '11("('. (,i't /t'mil'I'
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dli'" 'l'l" \ a , ICC lllllll<l{l/lt'I' ' \IIéIII,ill/l flh PII/('i, 'fi/II'
{'Il 1)ccu/ml 1'1 CQIl{fufnrC//\ lm', ln Cilicil'. l" (in'n',

1" (.'('('11', Iii Sici/t', /'//,"11', Iii 8"/,(/,II::n{', IH~.,lr1/!lII',


1.-1 1,ll lit', J' 1//..>('1'/1' ,'1 Id 71111/,lc, où il «\(JIIIl' ('II 1"1-
n/II"" , 1;1 "'''#(/1' I /I 'S Cl/'lIldJ!1II0Is, 1.1' /l/1l/1I11It'. !fui
/W(/' l'SI ilil'II COIllIl1 I!I':Î( 't' ,l IlIIt ' /'IIIIU'II/I" Il '1'1,11111' r
n'IIt{..H' {'fi /II, ï ,'1 /I/fi ,/\ <1//11111111' ('n' ( ft' l 'I/('IIIIIIIS)
--
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,I/{, ,:./,' III"" /t , If s li'rlt ' ,II i/III 11IIl/'I' ion' ,'1 ." 't',1
I Ji /rll' '1IIil,wm, '/1/ ICI, fllI illl l ' '1/\('/" "1' lit 111'1' t"I'I'.• -
44 if S CAHIERS Cf SCIENCE&\IIf
l'hébreu, dont Il elÙslait
plUSIeurs dialectes.
1,' hébreu est au début de noue
Siècle sensiblemem
différen! du lexIe
• 1.<1 PH 'mi,',I'(' ill.'~('n{JI illll r 'fi 111'11/'/'/1 1/1111/ /J()IIS Il lIi/'{I, Iml li r"""n wlll' dl' lit 111'<' ('n', Il Il''· l'I'~ ­
biblique lei QU'" apparaît
:';Uln "H',~ ~) " , 'II 1W(...... :o.·tir.". Ir 1 .. c;,1t 'nt/fic '1' ({" (;f ;Y/'r .. 'U,('II" ", 1',11' l'Ilfl~,'qll' ' 1I1. au \IV sil' ' l,', \lI dans les rou\eaWl de
11111 tllIC1I1/W/l1 qI/II/s/(' {l 'S mlIIs IIr' { , IIIII/',' ((0111 Il' sij'l'Ir , 1\ ; 111 1 111111' (' t'r(' ,l'lInlil'llll' l 'hiliPPl' CilS- Qumrârt fi""'" Siècle),
L'hébreu ne cessera
Ir's lIIillI,' fl'nl'II'III li'" Il'i ll ; lI/\ ,'1 Il ',' 1I(ol'lod, " SUlU, " 1ÏII'II/" '1I "\IJIrIl' CIJJ)~I(/i :/'a /)/"/Il"/Ji _~(}II,~
jamais d'éue parlé. (Une
i/~/'/f'II/I'sl, (lai,' III' (1'{ llilllIl' "IIIYJ18,,1"IIIWI, If'rs /ï/JflllI'nI 'l ' "II /:1'/'(', "lU l'SI ,11'1 /'1111 la {.!l';Jllfl,'I'III!!/II' des grottes ou furent
y,'!.. HI i llll UIIII'I' {'l '" • _ cl i1 l'Ii 1111' Pl' C"~~1I1n, Il 1'<1- Il, ' ('I/Ii 1/1'1 ' , '/1 1', 11/,.,1111", \ 1'1 ',XI/II/l' dll Cil 1'1:<1, frllll<, Irowes les manuscnts.l
r",SI'III ' (j 'hl'hn'lI 1'1 Ih' srlllililllll' 11 l'II Il i\\'l'sil (, dl' 111'1',\111111/' 1'1111;\ ,'" rl,lf/S 1,/ 1'f~if)JI t'SI IJ'lIin{:!/(' PI
l'roH'nec, - /1 esi 1('(le 1ar;,1ntc.Ç(lialectale,< qU{' 1 ~1J'I(', (11111'(' UI/':IJ//' '('/11'1 If' /jf'F~ ', 1II11I"'I/ 'I·tI . /~s"/

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l'Ioi{4/li : /It, ('( 'III; 1{f' la HI""'. , [\ Il I ~ "'~ ('''Ill tllllll ; 111 1
pli,,'''_ l'Iu"hl'f'lI m' n'!'i~f'rr: 1 jdll liJlS d't'In' pal'l('. si
,'s
Uli I/i'im 'I I du SI/Ii. {IiII'lé ,Ialls la tom' d,' ,lr{ru- IlWII qU!' le ph ll o~oj)lH' Spino;:<I, \lui l'étllgl' url!'
8,1/N/l ", ~ ' ('n tI<,plai s(' à UII(' 1('/.:('11(11' ll'II.J L'C ', 1-11'<1111111,111\' <II' Iii 1, lIlg1U' 11élll'aiql/( ' cll l \\ Il' ~li' I' ''' ,
~
-- rhètll'PII lit' nlt'url 11<l~ "Il lêllll 1(11<' Icllll!W' pa rl('/' I l',lilt' ('(' II('-rI rOUlII1!' I I II!' létrl/(uI' \'illIlIll' ,
Le sanskrit est au
Ile millénaire la langue
sacrée des Hindous.
Il évolue pour donner
le sanSkrit classiQue au
VI" s. av. J.'c. Il subsiste
aujourd'hui Il titre de
langue savante.
(Devant le Tai Mahal.)

.. ,

Lc \ iCll '\-pc r\c


C'C'SI la lall~lIl' offlcie'II,'
clu plus \'ast\' ,'m Ilil'(' qUt'
r nllqllll~ < Il (',,"nu : clu
\rll" . ii- 'le au 1\ 1' su ,,' It, ft\ . .1 .+ ""p<l1'1I1' l' II Imlr Ilu \ or" \f'rS h' mllil'u Ihi W mil-
C.. /ll'at'(' <IU\ lUnllll('tes 1(0 "" Ir<' ,l'anl nOIre l'I'I' dall~ Il'S Irihus SI'IIlI-
m o(lcs l'cll' I,'s C~ l'US nomall" lHllli s(' dnnnl' ni Jc' IIum rl'lirya, ('l'III' langué
Il' (j rarul. son fiI~ C:,tnlh~ SC In(\lI-l'l"'III('I(,I1I1I'. ('ous llll' dll \ 'irIlX-"NSl', sprl il
el Darius l" ' , It'S rj'l'~rS t'OIllI)(ISCr 1 s I(':\II'~ s<!rr(' d(' l"I,in(\ml lslII(' !lt'
acht'méniclrs sunt I\'s lIIaÎ- Ii'rli l, - 1(' Sa\olr - 1. Cl'~ hyrnr\('~ ~('
Lres-d'un terrlLOlre qui " ('Ur\' dl' lïmills à la Crc\ cc' 01"<1 1CI111'I1 t (le> ~r ll rraliollc'n gl'lH'ralinn. il chargr
t't dl' l' sir '('n I l'ale à tï-:~ pIc' . - 1,(' \ il'/I\-/!('f',~r'. pUllr Il'~ i11c1hlllcllll'S (prPlrI'S) tir Irs <lppr('nclrr
(lui 1/ ;','( Im:< Iclial/glll' IN plus fII/{"I"/lm' ('fll/lIt/( ' de 1 «1' ('«'lll' aOli d't'" aSSlIl'l'r lil cOnSl.'lYillion (pas
l'/ri/Il (il s'</g/( 1111 \ /('/I-m ('( '111f' rIJIIIIO/I' UI1(' s~ lI<lill'IlU lin aC{"I'nl nr doit (01re prononc<' tll'
illi/ille (/'III/r rcrllt/lY' c/lor/f()rmr' Ort{!illil/( ', 1" '11'11 1J, "crs. la pl'rfl'CtlOI1 dt' la 1 l~slQn lIu l é>cla
fi/il !Ill!' 111//{!//1' //liIisl'" l '.~. ('mlcl/,'l/IclIl IJVIII' n'- l't,III 1 II' gage I II' son ('I,'mll ' ('L tir , ()II ('frjc,Il' !U'
11i{!('I'II'~ IIIYld;rt!);" 1011,' m.l ail 'S. ('wl iquc' Clari~sc' l'i 11I1'Ill') . t\ pa 1'1 1l' "" \ l" sil'cll' il \ . ,l,-C.. Il' s,m~1.1"I1
I lplTI'nschmltlt . sp('l'Ia listc' 110 ' la cl\ il l ~atltln ir' a- \ (01 lifltlr ("l'dl' 11I'lIg('(' SSI\ ('Ill{'1ll la place a u sa IIS"l'i 1
l'Empire perse se nil'nnl' anciénllt' au t.ahOI'LlIOll'l' Il'alllhl'ul~,\r~ip clas'iqlu' qllc l'o(lInl'lll (f"('rninl'Ills Ar' lInrnHlrlr'ns.
caractérise par le sorlal<' du 1:011('/.'1' dt' Fl'am'I'. I ,I'S fOIl('''/JIIf'din',~. ll'Is l'iÎnlllll'l:;t ',' SUL' '(,~S(' U I"S (notarn III!'", " aleln-
multillngulsme. Les
lonctionNlires écnvent ('U \, éC/'III'/l1 l '1I/'IWlli/{' ('1 (,{lllri /IIl,:, '/1 l ,. ',; /111'11/- lah 1'1 Io.fIl 'éÎYillla). ,'1 qui d('\i"I1II" l,lIlAtlr' tif' \"('Illt'
en élamite et en II/rs 11(' Iii r{11I8SIÎt'r"I!IWII/(' Jlélf/(,/Il/c'IWI ~W', /11/ socia Ir ('1 1111('1 Il'('lul' 1If', 1,1 I~ ngUI' ri U l'LIlle, 1<1 lan!ltl('
araméen. les prOClama- 111/0/11" liur'lr' II/m'n'III (/u \ iC'II,\ -/I('/'SI' III', ' 111-'(,/,;/1- ,1('1(1 '1Il1l' I'1 ", l'l'lnn,,,,1 \l'CII'lII' tle la 1i Ill' ra 1li 1'1'.
tlOllS royales se fOllt en
vieux·perse. C'est cette /iollf', WIl(/IS IIIJ/' 1(' H'';/(' r/rs IWI/III/,,'I"I1,~ ",trie L(' Sa ll S1.1'Il suhslsl(' l'nl'lll'l' (le IIl )S IOllrs lr Il trl' 11('
langue Qui, plus tard, 101111 ',\ Il 'S 1,III/lII('S ('1 I/'~ tlINI('('w,,' (/c n:""llrc, I ,('s lan/llll' :><1\,,11111' (' 1 [I!lLln'mrnw Ikm' la Cnnsllwllnn
donnera le persan illl/'/t '/IS Imnlt'ns Il "1111110-"'1/1 Illlt'ur lé/ligue 1II1/'II/' 1111111'11111' l "l'ml 1(" qumz 1 n~ul' l)fIn Cipa l c~
moderne. (Palais de
Danus i", V' s. av. J.-C,) 1Y'liliIOn {II! ma7.d~ism(' J, mais ils Ît" 1'11// 'III/il lIolirm "li SOUS-('III,lllll'lI1.
,'1 1(' 111/1/ (1(' • /J,m.llla.! diÎtlt - (pEI/mirs) 1/11/' ~ EIJI-' _ _ _ _ _...:....::::::t:.r:::..T :.,:estani-Vailiant
IJI"IIIW;I'I'O/l/ l'I,,' /)rrl/, Ir 111""(', 1(' IM;1l ('( 1ami" ,
t '/ (lui IOI/CIVIl/1I1l njlr'l' ss('/II/cl drillS /'I/1sl(Jil'(' tlI'S
o'II{!;olls. '. Drs ", MIJIII dl' la ('UIIlIU('I!' (\r' 1"I':mplré
(lchc'm('ni<k ( ' Il 3:14 d\ . ,L-C. ) lU11' AIo"<lnllrl'
Il' (;1'<10<1, Ic' \ ir'U;>.-IH'I'SI' P\'ohl' ('Il Illl)~('n - pl'r~I',
\t'I\IH' 1 ('IIA(' I1(ll'l' ril Ir \ll'I'~"" rldsslll llt', plli~
Ir lu'rs'HlIIlII!1r'I'lw .
46 LES CAt<J;RS CE SCENCI' &VlE
- -- -- - - - _. ----- ~~~~~~~~-

g
i
1
!
~

a-
1
;
f Bronze du V" siècle ~, J. oC. Sanctuaire de Poséidon au cap SOUnion, il la pomte de l'AttiQue
~----~--~- ---~~~--------,

Force au verbe. Junon


réussit à convaincre
foie de déchaîner les
venlS sur les Troyens
(peinture de Lucio
Massari. >Mt" SIÈCle
Les propOr1JOrls du
temple de l'Erechlélon.
à Athènes, semblent
refléter le désir de
sagesse el de mesure
qUI s'lI1cament dans les
melS p/lilosopilla el
tJemokratld.

Pl'ndalll 11('s slI'ch's d[' n"clta lion orale. JlI lallglll'


111111111('1'1'" dl'('l1 11111 1(' IIl's 1011 l'Il Il l'('S d't;I~ )!jU(" ('1
(h' Il''lI\ Ili J'C,' I·,·lIlo; . 1.01"<lu·,·l lr l'sl [j\Pc' ,lU
\ III' sI1Th'. ('11t' ('on SI 1111" un ('nsl·IIlIJII·l'orlllll'~IIC·.
fr'lIl1 d'II1It' longuc' Ill.IllIl'dlllm. dlslln(,1 ('n ('(·J' I dt'S
Plus cl,· Il'C'IIlC' sll'c l l'~ ,,,' pa n'II 1 Il''' h'lII11ign.tgI'S qll,11 n' il1.1 11'CII·s 1'" r ll's d Jors .• J.:/lt' mNI' tic:; t 1<1 ""
h'~ pl liS ,IITIHlïqIlI'S d ,' la 1.1111'111' gn'{·qtl(· !II' Sil /II1IIU 'I" ci IIJ/li'/'( 'III~ /"<I/;'('II'.~. Ci'st 1I1111}(:/illl{..~'
rnrllw IIImlnnl' l rll' IUnl!l', III' 1· ...l'l'pllnnl"'III·. qUI 1/'/111111'11 (., t/'I'ol/{'I/. <1l1C/llf'l silfcmt,· tlt· I~J('IIt'(·II.
lC's rrI1l1111'1',·s (o lmi H's /It' Iii (; ri'n' . lJ\'s tics Ilml/{'s qUI /'/' 1('\ ,'Ill (/'u " l'tat Ih ' la Imlli/Je In's
mUI s .('ll·CI l'oran ilugr'lII llIlc" ~ • ps~ ch 1 Ill'Il" OU cllY'/miilllt·. plP('hl' ,i n 'rt<Jit,s ('lii/nls (/1I111.I'CP/lÎ(·/i "
l'IICUI'(' "'lt':léeomlOwlh,·ti l lon ... . I II ~I't'r dll t" ('II . ,'Il pf'('('I~c' I-:rl c 01(' 11. IIWÎUt· cie (·onr.... rc·l1ct" tir' t!1't'C'
r· il Ill' langu'·ll1orlc' . IU'1l1 plUIÎJl du j.!isalllIUlni- ,'1 cil' phliologle';1 l'lInl\!'l'sllf' r1"1illiloll~C' ,
III'U\. élu(jUl'llc's lungul's Il '1e1l'lIlall',' rnlldc'flwS
n'c'II flnlssenl j1a~ ,rc·mpnll1ll'1'. CI' III ' posll' rilt;' L'héritage indo-européen
le' grrc 1,1 duit ;) la 1Iglll'UI ' 1'1 à la -;HII p I,' s ~C' 1r IIUI i 1~ 1.(', lIlH'ulll"nls (lIdlt'tlau ... ""1 1 ~u lIl samnll'l1I
Illlgul"Llqul'~ fnrgc's durilili r \nll"II II,' \(1 l'om- 110111111'1'11'" jlO1l1' <c· ("Irc' unt' Idl'(' élSSl'l. pl'l'el sc' cl"
11I1'11t'l'IO,'nL (oL"ll I!' IIl)CpnipfI . la 1; lllgI'" !I,'s ('{' IIIIf' Il''<l1t '-'11'" it' ~n't' 'Olfllflllll [1 Il'111' orlgin(' .
..\rltl·I·IIS. tltlIII l('I11l11gl11'1I1 d,'s Idlllt'Ill'~ d.lldlH IS,'II dll IlIllI0-indo-(·urup(·(·n. Il ('mpl"II1IC' l'II par-
du li" 1Il11I{' naln' ,1\ ,1111 . I (o~us-Chl·lsl. pl'I'mll'n' 11<'1111(' 1' ~I t t'IIII -Ci Id O(·,lulI. Dans Cl' ~"li'nw. 1.1
,IlLI'stalloll hisloriquc' du gl'IT.
-
fOI1C[ll1n gl'dllHllélllnlJl' cll'~ moh " Sllll(llqU I'I' IllIl'
Oua Il'(' (" alpclc 'S il rl'llilïq 1W". l' il l'cado-d 1) "l'luit·. 11111' nllalr P<lI'II('1I11;'I'(·. la (l(osinel1 '1', ri nnn Pdl'
lïon ll·l1 -dlliqul·. l'polic'Il c'lll' uuri('lI, ,lppafliS .Ians klll' JlCl~ili()n IIdns J<I phl'è1SI', mmrnr t'Il rl'<ll1ç'lis.
It- ~illa/..'<' ,I.,s l"Hlslu"" IIl'S \ '11(01'11". dc's IUlIll'fls. 1.[' PI'(II' l'li(' orfn' 1111(' W'élllC h' 111.'1'1/' dans l,' lIlél-
III',' 1':lIlIc'lI" PI Il,,, 1)l!l'll'n~ . Il' S li" ,'l'S j.JI.'uplt's nlcmrnl clr' la Iflngtll' . l'ol't1n' t!f" 1Ill!IS (oldlll ln's
ln tlo-r 1II'()jltl'lI~ 'I" i III \l'S 1ISSI' II' SIICl'I'SS il ('!Ilel ll SOUlll(' , I\ JI1S1 anér. l'hommr. clt'\Ît'n l -i l él/llim
la prninsllir ~I'r('qu" . S(1111 illll'sl .:< l'lu s 1<l1'I1i\!'- JOI'. II(I·IJI'SI çumpl(l!llr'nl Irohj('l dlrl'ci. alldm~, ('n
1Il1·nt. il ih1rlir du \ III' Irrll' <l''lnl 110111' j.l'l'. 1 Il l'Ilrnpll'rn('nl dl' 110111 1'1 amlrl. pour C'xpl'lIl1l'r la
,'pHl'l'ilh'nwll l di 11t'l'Wllil\lH1S" par ll' I'\'IIC'lllll'llIl'l' 11I1Il'lUlli ,lu t omph' mc'nI (l'o harl indil'('C'1 r I cl,'
Ill' la (;1'1','1'. IlIdlS ilu,sIJkll'ld l'tllll'('JHlol1 IM,lill'llll' l '111 iii l'li III 1'111 él 1. RIlI'I OIiI. [r" CI'('(·' hrl'il{'111 ries
tll'~ ri l(·s. IdlulIs,'s ,Il' 1('[1r alllDl1llrnlr. J)II \111" <III p nlc('cI('s dl' 1'!'(',1I1<l11 ,II ' , '11(:11 Il u1,,11'(' (1(' l'indu-
\1' SI(>cJl', S·C·llgd{.(1' 1,1 t'u lon ls<,lioll Iles IMln ls Ill' Id t' Ill'Oprl'n : Id l'IIIIlIMISlliclll . '1I1J pl'l'llll'l!'n """fK'lant
~1('dilf'l'l'dlll<(, c'I d,' 1.. 111('1' '\Oll'C'. 1':1 mf'f' l'II. .. la dC'II\ ICI'II1l'S , l' l' n (,1'\'1.'1' UI1 nOIl\f'i lll. '\msi dl' 1"11111-
pI'l'l1Ilère ph"'" Crt: ... pilIlSlllll clu grec, ~II/1lJiil. mn/pllst'· cie' 1,IIiI". •111111'1', 1'1 lit· .~tlJlIJi". la
,
DES REGLES ET DES MOTS GRECS
1 e grec anCien hente
Lae 1"1000- urapeen , la flexion :
le systeme de la flexion. Elle IMlque la fonc tion grammaticale des mots par une finale partlcul! re, e non par leur ordre dans
ainsI que les proe d s de a phrase, offrant une souplesse oontles poèles saurOn! tirer pan\.
composition e Oe oenvatlon « MijvlV 0,,0, 6,à n~l.nïèJ6,w AX,l.ijOÇ, ..
La spéCifiCité du glec lieOlt menin aelde mea PelcladCo Achlleos
il l'usage systemauque la colère chante déesse le filS de P 1 (AChille>
qu'II 1er a dc ces procedes, • Chance, déesse, la COlère d'AcMle, le fils de Pélée. .. !lIBde, vers 1
a partI( du V' Siècle et de
l'apparition de 13 prose
l:ilrtlcle defln., Iw, pst - La composition:
en revancne une Invent Ion C'est un procédé de création de vocabulaire basé sur le rapprochement de plUSIeurs termes,
grecque E ISlant chez acppaYI60vUXOPYOKOjJ!'I'OÇ
Homère Il se développeril sphraglllonuchargokOmétas
lUI aussI au V" sleçle « Des faméants (argoS) cheveluS lkométeSi occupés de leurs oagues (Spi" agiS)
et de leurs ongles (onux) • Aristophane

- L'usage de l'article au neutre


Il permet de substantiver adlectlfs, particIpes et Inftmtlfs pour expllmer (les notIOns abstraites
TO .oMv 10 Ov ro l'ri ôv
ta kalon tO on 10 mè on
le beau l'être le non-étre

• La dérivation
C'est un procéde de creation de vocabulaire londé sur l'ajOut (l'un suffixe Le grec c1lfférencle la
compoSItion (l'un poème (poéSIS) (lu ooème IUl,même (poèma) une subllloté perdue en françaIS
noil)O.ç polèslS TToi,wo poléma
poèsle poème
n lyolllu'lIwnl ";IIlS ('gal. 1\ 1lI1t' 1'1't'(l mllWn '1' pull-
Ma C~c1 0 I n e liql"', a('quis!' slir k~ ,lIltl'I'S ('il('s lOfS ,If' 1,1 l'l' SIS-
l<lncC' 5 1" l'ollque'Le' pl'l'St', qu'('lIl' d m,'n('{' illl'C'
S pill"il', Alhi'IWS allic' lInl' 'u pre' niai il' '"I d 1(' 'lUI 'II,',
1.<1 tragrdJl', la l'omr( Irp ('1 ni istoÏl'r :'r pi ll101l iss, 'ni,
la ph ihlSlI llhil' l'l'luI. A\ Cl' Il's pl'Ogri's rlf' la ppns(oe
gn'('CjI Il' . III languI' Iwgllr ('Il rlchl'~s(, pll'II pl'('cisln/l
('1 111111 l'I'il ('II n'lOur le> IlWU\l'!TIt'nl d ':-' Ili('I'S,
La COIl'II K1Siiion ~l' rl I('s porll', illsplr('s, iII'anl
\1't'1I1' misl' à pront par I('~ philosopl1t'~. I);'s [{'rml',
Sllili rrll'grs IK,ur ,"prinll'r UII(' 1I1,' r dont on Ilf('nd
('olisCh'II('l'. 11'1 n ' tlrsir 11(' S: lgI'SS" qUI Irmllt'
III1'nli'l il S' III 'Mm'" clans l,' mul /lllilosofJhla,
I)"aulrt',' ~onl CI'('~S pour (liseUII'I' !II' rpali l ~S
Il !1u\I'IIP~. LI' mOI (/C'IIIIJAl'illla (t l(' tlc'lIIos, 1l('IIPlc',
('l AI'ilIoS. l"lu\I.ir) "PPi ll'ail l'n m,111lC' Irmps qUl'
sa IÙI Il lt' puliLiqUI' , El. ~1IJ' cC'lIlocli' lr, sOllld i in-
~lI{'s , l',lUt J'('" l 'olln ' pi S '1\11 1>,,'111 1\ '11111111 (j'am nl'r

.
l'lll'l)('{' l'allal\SI', dJ'Î'lOnalil' (arlsmi, les
Ill{' Il 11'1I/'S) , d(o lI1a:,-,oj.!Il' ("I-~ l, l'OlIIlu 11'('), plllUlocrallr·
1Dialectes grecs attestés au Ville siècle avant notre ère.- - - - - '1 (/J!cm/(/s, l, l'Il'1ll'SSI' ), l 'la IOn .ljOU I!' il la IIslt' I,i

.
La création '-&.u mot emocratle "
sal.(l"~SI' , 1':1 la l h'rl\éll!on . llui n'IN'~,' sur !"ildillne- 1hn ol'réll il' ( 11/111'. mil rqUl' d '11111 1lII'tll' ) 1'1 la thl'â 1ro-
1I011 tI'lIll sunï\t' dou' (1 ' 11111' \all'ur pn"('j';I'. ,\111 ,;1 rl'alil' ({I/Cillroll. Ih N II!'!'). qui l'l' 11'(1(1 1111'<111
IJ/l/Srllllili-ttJs, . qu i l'si Slx: hllh' ". IlolIIH'-HII'/lISIJ- (III jOli rc l'II ul par pnllliqlll'-SI'{'I'I(lclc , Ll'mplnl tll'
1II11t'llkl'. • l'art d,' \ 1\ f(' l' II sud ' I{' - , par 1",1(ljIIlIC- l'al'lIl'll' pOlir 'uhstdlll Il 1'1' lit" notiolls 1'1 la 1I('ri-
1111111 l' lA liS. (II' SIIn-tW - iqll l' l'II rrança 1s). q LI' ('XjJl1ll11' \',111011 pal'lI\'ip,'nl dussi lit' 'C'I ('III'lchi~~PtlH'nl dl'
l'ajJpill'II'IIiIIII'I' il lin ~I"!lll l l\', IIlnÎs ,IIISSI IIIIC' apli- lal.lllglll'. I.,'~ slIlTIWS -SISI' I -({lfI l'l'I"l111'ltl'lll all\
IIl1h'. Son 1'<11'<1(,"'1'4' 1111 nll'llllllaÎlrr ~,,\.lIlls Il'lIppUSI'r l'rwi l' I l'<!c\Îon. IIlpPoITalC'
11111' ~rél lll ir fnl"llJlll' éluprh IIr~ jJhilosojJllI's . chslln~ul' !IIn~1 /Juli',,,,, . l" r.dl d'l'liner, (rnltl/'mil.
• l ,,'Il,', l'IIIIIII/'/IWIll 11t'.~ S/Jm,I,',~ 1'.'1 fiJlltI.IllIf'IIWI l't'nnlll'C'. 11011'(' Il'Ili'IIlI' IraJll,'ilis, ou ('l1l'or!' ka/iI-
(Iall.' 1(' III 'ct '111/1/ Il '1/11'/11 tI" Iii 1" '/1.~('" ;!n " "/u(" SOIl- 111,,~i,,( l p [,Iii II'<lppllqur'!' 1II11'{'mi'd(') ""/.<I/,1/1/il';/IIil
IIglU' IUIiIiIIII ' '11'('(11'. tI Il'I'l'l l'in' (III C('nll'I' d"('tllflt'S ( 1.. ("('1I11'II,'), ll'lIlt \ 11'111 l'a l apla~rn,'.
êtllcil'Il lll'" (h' 11-;('01,' nOI'lIwh- SUp('("If'lIrl'. 1'1 ("Il- (;r[lt'l' il diH 'I'S 1"'on',I,:,. lltilis(os Ill' raçoll
t'l'S
a IIlt 'III' CIc' 1','1/1,'.' /,('r/lIlS ,(/1" Il' ~'l'I' al wif 'II, '1 ><11"1 il' S~S h' II"'llqlll' , 1,1 langUI' gl'l'cqu,' a l'Il ('(lnsllt uer
(J",uU'l'nClfll ' l l'rl:m/t· ,JO IUJl1Juwl(' ,''l'il1l1 Jh \ If',' ; (;l'PCY. 1111 \lI('"IIu lillr,' hll ,' lll" lu<'l ,IOIll la rlgu!'lIr ,'1 1"
{"n','1I1 d,'s ,/('ril l',' (/lli I X' /'I/WI/I'II/ lilI'IlIICl,///tmli- rIJU'SSc'lISSIIJ'C'I'OIlI Iii pnsl,'rill-, CI'S I ('('Ill' ('lIh('-
," '/'111/, Il,' 1//11 illI,~" i III'c1IlI 'o/l/lIlIIl,s,' l,' /II'lIlft'. II/li l'I'm',', <lSSCWI,'P i llll"'.'SIII:(' cI'ulll'langll('IIIIIIXIl'II'
I,,' /WI'I, iII' 'C tal'l'I'/I' {l''finll u nr lm ('n 1IUII I!n 'C 'I ICIl'I, les plu , grandL'S \l'U\ f'I'S IIIl1'rillr.'~ d" SOIlII'II1pS,
<i(' slIl,sUlIlI1I ('" /1 '/11111/ 'l'l,' II( ll'/llil/'II('II JI' UI/ il/fil/il ir qlll \.11111111'1'11' 1'\,),II<lIISlol1 Ilu f.:rc'\'. Ali IC' Sl1'l'lc',It's
fiOUl' ,'/1 ("'11' /III ('(I/lCI'PI. J:"I'/,cle S(' {/l',f'l0Jllh' 1r' u\ l'('S Il',\1 hplJ( 'S ,,' 1'(> !l<ln(l,' ni lilsc lU' ,HI>' '01011 il's
1II'IJIJa/ll lill)('I'/lIrI(' df('/Idiillll' 1'1 I II'W'III ,~_\.~/I 'l1la ­ h's ph IS {'I()Jgllrt" , '\Ill '1. il S~ r'1CIISe, Il'S l'risolll Il Il' r s
III/III' (/; 1/1, In/x'lIs,'1' 1//II]OSIIIJlliqlll'. /1111 li' ,'/1 {;,'n' "11tt"III1'IIS 01'11'1 ta 1('1\1- il ~ Il' \JI' 1iI/I'I'll' s ï 1s 1Mlll\"<lIl' Il t
1IIIIISil{:l' IllIi (~II1'f'SI IlI/lIIIJiIl'{;III,'III( '/II ,i 1,1 Il'ilrllI('- n l'ill'I' III'S 1t'I'~ dï·:uripi,h'. Le pl l'Stig/' !II' l'm llqw'
'
liu/I 1I'/JIl/' 1H '''SI' I' "IISI/'ililt', • ,':1 11'1 qu'II ,'III Il 111,' Il l' , il 11I'c'ntli'I' il' pas sur Ir-s
aulres lliil lt 'l'U'" initiait! h' III0UI('m,'lIlcl'un!nril-
La mise en forme du discours lion IIl1guis liq ll(' qui s'' ('(:,llIsI'rd <Ill Il'' sirdt', ,,\1'('
Cl' SOllil I,'s SUphISII''', It's IIwill'I'S lII'Ié/I'h, IOl'illul', 1'.lI'I'<lrilioli cl'U IlC' lilll{llll' l'ommuIIP. la AUI/II'.
<tu i vun llllll il'{' h' III0ll"'" It'n 1." F./1 S'cill·. lIIl lIt '11111 '\lhi.'lles perd alors SOli ht'grmonil' j)Ol! llqul' ëllI
tI//I" s/foclr, .1pr , 1.1Chu/I dC,51,\ Ir/IIII/"S, rfl'~ /lt/RI" llrofil d,' Id \Iac('dnlnr , mais son ravonnprnrJlI
,
illljklr;JISSi'1I1 .111101/1" lll'lillV'l hHliliOI/ rit"" It 'I'n'~. lingllistique, ~"I!m' , L('~ nou\t'illiX m aÎlrrs cI(' Iii
POI/I' t'éli/',' 1l'iUlI//,I/I'r Sil C;III,~", on s "'11('1'('0/1 Ifll 'il Crl'I 'I' flllli IIl1l!lW' li ' langll(' li<' la (,11111' ('[ dl' l'arl-
lit' SIIml l k1S (/ ~/I oir 1" il/SI iCt '11(11/1' :;m, il !,IIII"111 '(ln' minlsirillioli Ih' l'III IIPP(' Ilr ~ l al'(>dni l1,' , '>\u ~I t'l"
,"lIui/' (' \I HJSt'/'S(1/I /l0i1l1 III' \ III', (.''l',,III',/i'/I/II d'vlI sui\<Illl, les t:ilIl IPilllll('S (1"\It'\;lncln' IW)I'lrronl Id
~réJ/1I1 mO/II 't'III"IIII /('lIIi,, ,' l'II fill'llll' (lu I!iS/'fJ/lI'S. " lan~ul' g l'C'C qllt' rlans 10U U' l' \ sÎl' \ 1ilWUI'C', dl ' 1ï ('<Ill
Comnll' awc k sophl slc' (;clI'giilS , 1111 l'mlill'Os (1 (' ju 'qU'l'il Inde, r'n I\$S~ ro- B.lh~ 10111(' 1'1 ('Il 1':gYPH'.
Ct.'os, qui SI'l'IlIlSm'l'<l il 1'~lUlir dr' ,yn')Il JIlt'S, illl \l PIIII ' ~(,\'Ilarl{) 1111''IIIU'' 10:01111' '(lumrl la C;rÎ'l'I', <Ill
\ " ,!rl'k. il \ lhi'nl' s, Ld \ Il''' COlllldÎl alur' 1111 Il' , 11'1'11', -1 .<1Cri'l'I' 'lIlU 1111 S\' mnqllil "<ln ril",uclw

50 lES CAHIERS DE SCltNCE &\'If


< Au vo siècle avant noIre
ère, Alhèrles aHirme
sa suprémaue inlellec,
luelle, sur ce vase
il rlglJres rouges et
palmettes. trois femmes
en t",in de débattre
(MIQue, velS ,410)

. .. '- ,/.,/

est concomItante a sa rea Ite po ltlque


1011 nqlll 'III' " , sdon 1<1 ronn Il Il' 1111",',1("[', 1.<1 nilili I"f' pill s pri's l enllC', I('s II I1 JIlC(' S (Il' Iii 1\('llS(-" , Il,'
Id L11Il ', Illoins , 1\;) IICt", , \ <1 SI' 1II11llTi l' {Iï 1I110ll1hrallirs r<lÇOIl "Iu~ 111,II'glllil l(', Ic- lran~'ai, s'('st allssl nOlilTi
"III III'Ullls ,Ill gn" , • /"//1/1' rI,'" /;Îr'I,,',' r/r' L'in' n)/), dll grl'(" I"/ad,'s f"11111rullls din'l'I s , drpuls l" rc 'tI('·
'ollllgll<" \Ion tllUI' 1h\ I(o, (',"1 JII.~1r '0/1'/1/ ,l'{'/lridlir la CClU\{'r\(' dt's \C',lc'S anllqu('s, ,1 1" ~! 'n<lls~a ll n' ,
loI/lt:/I" 1;111/1" , II/Ir '1;1II1i1ll' (lui "U/I/ ('l'Ilt' r/ '/l/l/l('1I/ 1/[' 1.;\ m(o(I('("III1' Il''' aillsl l:C'~~(' ,l"uLllis(' I' d,'s Ilasc's
cli It:I1ClIII1'1I"~, ('" /Ir"'\ , III 1 ries, '(1/1 il i l l, 'III s /lIlIIillIl~ ~r(' .. qu,'s, /jlllllli olTlëli(' 1l1 la IJré'l"islllllll('n' ~si lln'
~'" \ l'O/IC/"1 Ils III' Ii I II//I/os", "Ii<' lin '('tl'l/', • IXJU I' I"\' rlllr'<'l'lIl11pl l' tll'$ connaissa nn's nOll\l'lle's,
(1lïll1agl'lh's 1I1Ut ~. m lcrolll' -I d,' m;rm, pPl il. C' l
L'influence sur lalangue française "ios, la \ il'), DU " t.:illl lIologll' " ((Il' Am'cll;" 1(' l'Il't Il'
l' al'illli'!l-IIII'III. 1.1 1;0;II,'. 1'1I,rnglll ' {'Ollllllllll" , !l'II(I 1'1 1IIgIl', I~I scic 'no'). '\1I·fl(' là Cll'S \ l'ri lls l' ropn's
i l UIII' pl us grand" si 111 l'llllc" 1Ion , LI " ,(' la rli spa l'illun il la 1,lIIgUI',l:!'IlC' tratlill"n SI' 1'('1'111'111" alls~i pal"
tI .. 101'll11'S \ ('l'ha les 0 11 nOlllllléll!'s I ITl'~\llIi'r,'s, 1'1 alm I SII1I', Iks l',{("im' , ,'.,mnl{' phi/o, 'lui ind lqll "

n 11111 aÎI tics /', 01UI lnl1 s phu Il 'UIIIII" 1111 l "llI1unt" n 1 1",1111111(' , '11;80, ,'~pn' ss illll d (' I<l hal rU', II/fl/I/I, de
In:n 'c II I! HIl'1'01' , Cl ' {Irml, '1' (' 111('('1 il'n 1m [,l" Il' gn'l' l'UllIlr'. (lU ('m'Ol"!' 'TIII;r', qlli 1t' I~l ll' nir,
"'Icil' IIU II 1', IIII'Uri ("I)I1IP:II';lIJII ';) 1'{'llIi {III IITIIIÇèll S "1111 irnmrcliat ' 1III'nl ("nl11pl'I' IIl'n sli l les, ('1 si 1>1,'"
IllIll II'l'nc' <t\f't' 1(' fr;1I1,,,is In<"lIi«\<l1. l.a ["01111"'(" ,,~slmih'c's qll',' II, 's r Ollilnuc'lI 1 tir SlrUl'LUI"I' r no,
IIl'IlSICIl I n ','SI p<l S 1II1IIIé\llau', In;'l I' " '11111 '''11 11 ,", clilSSl'nlt 'nLs iIIlrllc'("lut '1 s, nu '\;1\ nl II'C'IIX • r ah 'lin"·
illois s,' l'l'ss,'mhh'1ll ou SO IlI i, lc'lIli q ",'~ , cl'alir ", rorg<' rn 1 7R~J pour fustig('I ' Il' pou\nlr tllI
\u · lIl'1iJ d,> la PI'IIII1.-II!t' III' III'1I1111{[', la I" n~",' rk l'g~; . èlU\ Pl'( KII I ils 1Jiu ci U :\'\1" sil'dl'. n()~ ç l~(oal inn ...
.gn '(.'(lm' él II lt1l'(jU(. th' ",nn f'm pn·ini(' h' ~ la ngues ,,' r hille' s 11<' ("l'Ss(' 111 tll' s'I' n In,- plI'C'I',
I~IIn; II I1'~ , 1'1 l'II Ilill'lÏculll'r Il' rr;,n~';,is , 1 Il,'lnll''''lll'''
_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ Marie-Amélie Carpio
'lu i Ile'nl C'II grand,' pani ,' <111 r(l~nt , n"IIWIll tic' la
l'l\ i liS<l IIUIi !(l'l'l'li"", dellll Il' !c '/:s Inll'll,'('III('1 C'SI
1I1I1ll,'ns,' , CilllllS la clllTu sicIII cl lI,~ " Il""IIl , '1 dllll11l1
cil' IIl.,C.Till "', d(' 1:1ph lIosnplt l,', cIII 1hc\)t .... rIl /l'al /YJill
1'1 ,!c's 1-:"11 l'l' S Iilt(orain's, Id cnm r d ic' (ArllIIÔ,ffiill. la
• DE LA KOINÈ AU GR C MOD RN E
'umflCatlOn autoUl d'une langue commune \1' léallse au r.o s,è(le le tral le plOl dlsuna.!
1rag"clw (lIa;"'!J}r{iii ), o u ('lIl'OI'C' la ~" li 1", ' (S<I"IIY18) ,
est pM'éue la regulans.lllOO de ormes ~eroal€'l ou nom'nales Ineguheles, le grec ava't
1;I'rl,'t dl ' l'I'S in\l'IIII1I1l~ l'st 1,' 1 'Iu 'I'I I,'~ ~ son l
11111 ~)S," 'S ~ III 1<11 i Il, ,'111\ C'C lu I. ilU \ 1<1II!!'1l 'S 111111(1111' s, L ~me de l'indo-etJropœn un certain nombre de molS raones, a la déCllnacson complexe,
'--_---' qUI lenlient à diSpillaitre, allonges par un suffixe ou remplaces progressl'iemenl pal
Le ' mo~ lélL!II S f/('IIJ'I(',. ,',a,'1 {l11i/O<ol'lIii' SI nt cI!'s un aulle mot Aln~ ncùç 1polS, I'enfanl) esl·1I remplace par HŒlIi!O\' IpoIdIOll), et "o.üç (/l,jClS, le baleaul
(''' lquI's 1111 !ln'\". Il ,IIIII'!' ritL'll'ur, plus tI('l"i~ i r pal lÀOiQv (pIo.oo) cn phooèlK]ue, bêta commence 11 rUe prononce " el phI,
" 11("\1"', .' \pllqul' 'Iut' la 1,lI1g',," fl'an~<ll s\' snll léll1l Le grec moderne a h~nt~ de ces évoIutlO~ POOnfUQues 8eaucoop de moll IOnl Identiques 0tJ Ires
l'l' IIN.-{o, cil' I!rrc : I r~ n(\l11hrr ll ~ l'l1lJll"l lllt ~ au gr" ' proches, nCl,Ôio\' devenant par exemple nŒlSr (pald,l, les évolutIOns les plus s'gnlilcatNesllEnnen
à la synlaxe, avK notammenlla dlspanllon du dat,! hnd,quantle complémenl d'oblel,ndlrecl.
III li: {'fs par 1(' IH 1111 JKllIl' Il' \ (l('" hll l: li 1"<' C'u Il rail 1. It''-
le loc4t1f ell",nSlrumenlal), dont les loncllO~ seronl explimPes pail" accus.Jul ou le gémltl, el la
R'JlII(, III~ dyillii IroU\P , (l '''C ' h' ~ th' l"I\'r ~ ri Ic's
.
nlll1post'S, 1111 \tl~ II ' l"(:" j)t'l"llllrC qUI ('\lmm(1I1 , II
dl\p.lrmon du mode verbal de l'optauf, qUJ servart ~ expnmet la PQS?hcllle ou le \OOhal! M,·A, C.
--- - ~~-- ~~~~~--- - -- -- ~ - - -~~~~~~~~~-

A partir Ou ,,. s. av. J..c., 1e IaM claSsIQue. langue d'une littérature Inspirée Ou modèle grec. s'établll (DIonysos en bronze, POmpé! , temple de Salurne au Forum romam)

52 lES CAHERs IlE ICIEOICE & IllE


EII Inlll i.'r 1lI0!l, d, 's ' 1I'('h.'ologll'" Il I('llcl 11'11 1 II I
lour. :"u r h: ForulII rOln i lin . Ilnt"' !.WH' d(' dallage'
SOIi S laljlll'II., Ils ,h;(,llill 1"II,'nl Uil , 11111'11' 1 11111 ' pil'I'I'I'
ill1 lMIS' 1111', hll' niin," ('0111 Il Il' h' ',1111'1 IId 11'1' dllll'llll'
,1
dl' lil PiI 'rn' nnir.. , (;" 11" pll'I'I'I' 'lI,rllt· 1111 III
1Il 1(' n' l , (\11' .'1 h' " 1<111 gr';l\ l"" Il ï IIS"I'IIIIIOII S la li IIl' S
dl'dlaïqtll", 1"'1110111,11'1 "li 1l" "t"I'I".I\ , ,I. -C, Cll' 1..
C'tll'OCCt"!"'t' fl \ _I.g,U1l'utdll'\' dl' C'" .... In",criplirms l't'ndil
c.I ' IiCell(' S 1'1,1"1111 nI'il 111111 "1 r III l,' Il Il'('1<111011 Il.''
rOl'II1('~ ('Il lalln dllCII'lI , IJ'lIIII' 1II,III1Î'I\' j.!1;I1l'I"III'.
arelH'lI luglq l1t' IIIUllln' tl llI' l,",
("('III' cI(" 'III1I('I'II'
Ill'Iglnl's 11(' 1.1 langul' la llll l' ~onl dlmelh'sil appn'-
IlI'mll'l', ~)()1I1' plllSklll" l',,I~''"S : it's SOIl I',','S all -
('1"III11'S IIOII[ UOIIS dlsp",.IIi', prim'ip<l It,tI)"1I 1 ,h's
in,T rlplloll s, ~lInl il 1" l(Ji ~ 1)('11 nllll1l1l'1'lI"'S, ,'UII1 -
pli'\I's;) rOll 1PI'('1l! li',', ,'1 1'!'I,1i 1\ l' 1nt 'III lan 11\ ,'S d, ms
rhlslOln' lit' la langill', plllsqlll' Il's pills ,,"t'1l'ns
It'mOIlI S ('l'III' 1I111'.1Ir1 110' l'I' III"",,'nl IliN .!lI-tlt'li l
lit' HOO III , ,I.,C, Cd" sigllin,' -I - II fjll ',1\<l111 l'l'II,
lall', I('s SIH"ci,llisll'" Iglllll't'III IUIIIII\" ol'tgllJ(" dll
lalln'! \ioll, hl"11 ~ilr, ('''l' r.JI'(' ht"olllgll' 1'1 h'~ r!lm-
",1r<lI~IIII~ 1I1I~lIhl hllll'~ .JI 1'1 11'''11I1'I'~ lillll-llIl' ~
imlo-europ 1('1111['" 11111 IH'rml s d't'l<1illir c!es I,II(~ i l
pl ' It IW,'S CNl<IIIlS, \msi. Ir lalin apjlm'élÎI clans il '
Lalhnn, n;gloll "I IIIlI!, Il ' long lit' 1" \I(,.IIII' I'I'iIIl 'l',
"'!lln' r '.11 Il l'il' dU 11111'(1-1'111 '''1 ,' 1 111 C mpnnir au
RII(I~' s l. C'rsi 1 qlll' s'''lahh <spn l d.,s pOllulau",.s
1IU llal'lI'r InoJII-"lIl'Opéc'n, il 1'1'1\ ('l'~ poil' Jt's ,\lpc'~ i l
la nll cJu Il' mlll(onwfC' il\ , ,J.-c' 1'1IISic'lJr~ luc'c IItc'~
IrnIlOfl<1II1I' ~ (oml'rgC'1ll <lU fil dc'~ ~1I' ' Ir~ (Ian~ I{'
I.cl llum , <l lu r qlle Rom(' sl'rnhlc' ~ l'WrCf'r, dt-Ià,
un(' 1'01'111(' dt' 1l1'c'IIClITIindnn' IInglll ~liqul'. Dr fai l ,
'Cll1l rain'nll'nl à 'C' qui ~C' pa~sa l'n (ir(ocr, iam,lis
nr ~r -;(lm tI (o\ l' 101 1)«:; cil' \«1'11<1" Il 'S dlalt'c II'S la lins,
mc;ml' si dl's \ 'al'lallon s Il){'<JIo's cJp la 1,lngur, a:sez
mal connuc's, Onl \Taisc'mlJlahl('mrnl c ,\isu':, 1. ' Très lOI, Rome imPOSe
le latcn aux peuples
j.lrwl1mail'ic'n l'Omaln Val'run, duLc 'w' cJ 'un e(-ll'hrl' Qui l'enlourent Celle
l ralt" ~ lI r ICI lan~uc' 1<111111', r(osulI1r ll'i1l11('u r s la Inscription éleclorale
~lllIdLlc)lIl'n ilfnrillam ail l'" sÎI'('ic' iI\ , ,I.-r..: • l,a-
du l" ~ apr. J -C,
trouvée dans une
/fniws ('si irrml'rtlf/U' /tXIIII '/ult /il /SI'" iIIfo SC'('fJ/Ulllfll rue de pompéi, esl
l'IJI/lill/il lll fffl~lIélm •
(l'al'Ic'I' (,OI' rl'CU'Cn 'III I,,!in rédigée dans un latin
aomJncslralH
consislc' ~ nlJsrc N (I,IIIS son dlc'c' la IllIc',,1 dr la
langlll' III' RCllllc'I , l'a l' 11 i IIc'urs, rnllsr'" mio n IXli 11 1111'
drs InsaiplioflS ancic'IIIII'S IM'I'rnl'l cI '(otabli l' une
1IIIation ('111 1'(' Ir latin al'ch;lïqlll' t'l h' lalln ' Iassiqul'
lIc la fin dr la R~Jltlllliqllf' (lW- l'" Sil <: Ic' élV<IIlL !lOU'I'
i'I'I') : (' 11(' lI10fllre que. Clil-cic'I<L dl's cJlfft'rrnrl's rie'
fonnl' pnll'(' il's 1Il0lS. Il s'il/lii hien d'llIlt' s('ull' t'l
ml'mr léllIgm', 1:in~Tilililln ch- la fibu lt, <le' Pr('Ill'sll'.

er . "- . ,
Au SIee e, e atio sa rme et evient
uhjl'l PJ'('C'ÎI'IIX (I<H (' tI'('I1\ irnn 00011\ , ,1 ,-(; .. nOLIs rn pros!' Ill' C1..,(01'111 1 el la pol'sÎI' tir Virgi le, • La
11\'1'1' qlll'I lltl(,~ infonn,IlIOIIS, On apI'C'IHI ainsi qUf' r,'ïrit'i lllOllll llliIIÎIl l'II/fIIl' norme fJOUI' f'('sSI'II /1cl
la lI('clinal son clasSCllUl' Ih l llI(lsclilin l'Il -us (olall II/lIIlI/db/l' W' liIY)(IIi// //'(',; WéCisé/(/{'nt apn's Ci-
Clri~lrl('lIl'ml' I1lI'n -os. !'I fllle' h' phénomt"nr phu.. l'Pmll "II iI'{!ilc', au Illrill/('/11I11) l" ''('/('l/ri /KHlr
n<"ti q llc' appl'l(' r hlJ Ii1I'1SI11 l' (tlu gr<'C l'lin) qUI (1/' 1('III/' l,lIilllll'IHIII' '/'sl'l/(' -, am l'm \\llrrlccl SII1Jh.
t:OnsiS ICl il l'I'IIII II<1(,l'r Il' • S • silu(' ('/ll l'(' IIt'II\ profrsM' ur dl' philnlo/!II' à l'u n i\ (,l's1l(o d{' ~ l unic:h .
\nYl'llcs l' n • /'" (t.~'III'sis ('11 1.J('1l('rfs) n'éta ll IlilS • l,.,11'l 'ill lqlwmf'lI/ w'uf Ir' l'()ca/wllûn' l'IIill/t.I(',
l'Il l'urc' 1Il ~l<lIl(o , ,\ pa ri 1r li Il III" s ic'd l' ,1\ , ,1. -r. .. Il Ill' ou IIII/Ilii Il SI' crJ/llfl/l~II' sous ['c(fN fIl' fac/cllrs
II l,l (ll'ahll1' lalinl' nr llrll , inspJr(o(' dll mocl!"lt' /ln' " ('\/l'r/l'Iu's CO(//IIII' la/'l'fi#lul/ ou /f' dé' ('/OP/Jl'II/I 'fil
,'uf1 sJcic' r(' alnr's ('OIl1I11C' il' \Il' 'U 'lI 1' {l'lIlIc' ,'ullllrr "III/II/,{'/I'/ SC/l'U/m' /II(' " i':sl -cc' unr ciincicknl'l''!
~ I'c's ti /li[, II SI' Ilalls lOus les dtJlllalllC'S lIu ~I\·olr. Cc' lL<' pénmll' l'SI aussi crllr où ïnll'ns inl' la
1:a IIglll{'nWIIIlJ1 l i t' ""lIf(' I'S (oni l I' S \ i l'III mnc' 1I0rl' r ('on<l"('I\' rornain!' Ih' l'Ilali,', puis cl u Da . 'i lll11(olll-
la conndbs..1I1tT <llIl<l lI n, Cl'I'wln '[['\11':, ('lIml111' li'rran('{'11 c'I lies (iaulrs, El CCll(' CUl1q uÎ' It', 1111 II'
les ('nllll'cllt's dc'l'laUlt' (llIlllI"..1I" sli'rlc' iI\·. ,I.-C.J. ~lil, jOll[, lin l'Ô!" r"mlalrll'Illal clans la diffu sion c't
CIJllliJOrl('n 1\'111'011' lIul'llil 11': WII ru Il rr 'S <J nt.' Il'lll1l'S rllllp l<lnl<l linn tlu la li n clans ll~rnpir(', lhll l au mOllI';
ou ImJI)('('S all 1<l1Î11 PiH'II'- \ I als (,c'llldt' lil' ('('W' I lan$ 1<1 pl1rlfC' o('Cluelllalr de crlui-ci. a l' les IKr
lill('ralure' J1lUlIlI'l' quI' 1(' lallll al' 'lwïllU\' a IJI'I'III1 1111 la i ions h('lIénise'c's dl'. pm\ i nCl'" oripl1la lt,s SlJl1l
du U'I'!';lin . 1:nnhOl!r..cphl' rl la gralll lllml ~' l'lIn1- loulour:. l'I'stc'('S qUl'lqll(' il 'U réfractair,'s il 1,1
1I11'I1I'I'nl à ~(' 1'1\('1'. 1(1111 au moi lls à (,r"l' r ll. Ilell1" 1l1'i.ltlllU(' clc'Ia lallgll(, lati nl': f,I('(' au ~rc 'I', la lal1/,!uI'
ll'lIl' forln!, clil!' • l' las~iqlJC' ", I,r poim (r o rgu(' ('SI ""'la CU llUf'C' rI du S3\Clir dans r Illiqllil('. Ir latin
ill J('inl élll lllil i('u dlll'" sli>rh' <1\ , ,J,-G. par l'u'U\ l'l' (> Ialll'n "ff 1 çOllslrl(or{' awc (1Ill'p rLa ln mépris, C'L
i l li LQuloul's peine' à , ' 1I11posrr hor~ cil' la s phèrr
i1l lc nlnis,,'(lllvl~ dl's çun qurrallls Imna ins,

Celle fibule o'or, l)iJIIS l('s provin ('s occldl'11 1all'-;, en l't'\aurhp, Il'
retrouvée a Prénesle, I<llin sïrnpl ' nlC dura i lem 'nt. Il y CSt III>ri:, tians
porte la plus ancienne lin premier ll'mps pal' Il's IlIeS If a le plu~ nll
uace connue du lalm
é(nl. Elie remonte à moin" l'uli,,(O!'s : /.!r'Il('ral(,lI1f'nl souc i('usC's d(' sr
environ 600 av J .c. romanisrl', cl'Ilt's-c i ~l' fcntlt'Ili ail lai ln parl.;l clan"

54 c.ts CAHIERS Il( SCIENCE & vf


--- -- ------- --------

les Inscriptions archaiques visibles sur la A

• Pierre noire décowerte sous le FOfllm, au

angue UnlVerSe e XI S, gardent encore leur mystère

,
DES REGLES ET DES MOTS LATINS
illaun, la fonction des
E mots n'est pas déter
mlnee par leur place dans la
L'ordre des mots dans la phrase
Titus rosam Claudlae oat
phrase, comme c'est le cas
TItus une rose è Claudia donne TItus aonne une rose tJ ClaudIa
L'ordre des mols reste le même. Seule change la déclinaison
en français, mais par leur
Tito rosa Claudlae datur
ermlnalson LeS mOts restent
a la meme place et changent Par Titus une rose a Claudia est donné une rose est donnée par TItus a ClaudIa
dc forme en changeant de
fonClion Exemple de la - ----
Radical désinence fonction exemple
déclinaison en -a au SIngulier
ROS- -a nominatif La rose est belle
Ros- -a vocatif o rose au déllcreuli parfum 1
Ros- -am accusatif Trtus cueille une rose
Ros- -ae génitif Les (>éraies de la rose rombem
ROs- -ae datif ntus donne de l'eau è la rose
Ros- -3 ablaUI ClaudliJ marche avec une rose lamam a

une grammaire circonstancielle


L'ablatif absOlu (ablawus ou présent), Le SUjet de celle donc expnmer différents (campi ment CirconstanCiel de
absOlutus) est un fait de proposition est il l'ablatif, et le complémen ts clfconstanoels tempsi. « parce Que la Ville a été
grammaire propre à la langue parÙClpe s'accorde en genre et urbe capta (<< la Ville ayant été p"se Il [complement CIrcons-
latine Il s'agit d'une proposition en nombre avec ce sUJet, p"se .) sera donc traduit. selon tanCiel de cause), • pour Que la
subOrdonnée panlClplale (dont exactement comme s'II était un le contexte de la phrase. par Ville fu pnse » (complément
le verbe est au partiCIpe passé adJecuf L'ablatif absolu peut • lorSQue la VIlle fui pflse • CirconstanCiel de bUt), elc .

conjugaison: l'accompli et l'inaccompli


Les temps des verbes latins sont regroupes selon deux valeurs temporelles qUi s'opposent _
- l'infecrum exprime la valeur de l'Inaccompli. c'est-a-dire l'actlon dans son développement. Il regroupe le présenl. le fUlur el l'Imparfait ;
- le perfectum exprime la valeur de l'accompli, c'est-à-dire l'action achevée. Il regroupe le parfait. le plus-que parfait et le futur du parfait.
On peut ainsi opooser le parfait VIXI (. l'al vécu ", « j'al fini de vivre .) au présent VIVO (<<le VIS Il, « le SUIS en train de vIVre .)
11('1'1111('1'(' dl'rlinaisuil C'1l -/10;. ('( ,,'10111111 l'n)t'(''~ lIs
GR C TRICHIT LE L 1 'l'm"Idl1ll' à ('1'l1l1.lliU· l'\,'tnplp. qU I t.'tJlldllil ('('Il,lIn'
IUl'lIll'urs il ('ollluglll'I' ch' IIwnii'rl' Icluli\\" Ir' \( ' l'IM'
, . - - - , e lalln s'est !!fInc/ll auprés d'aulle<; langues toot au long de 100 h~t()lre, maIS les
lTlJI(1' ,III pn'spn l du 1'1111'11'1 (. l'I'OI\('n l .) ' " l' !e-
ConnaISsances sur cet ennchrssemenl sont variables On 1<J000e aln~ presque toot de
L l'appoo etrusque, ell'apport des lilngues O!(o-ombnennes est également mkoonu
L-_---' En revanche, la langue grecque a conlllbu~ de maruère fOlmldabie au rl!l1OUYflle.
nent/t' If" dr' • doh ,'n i "_ CI'S it'\itj ll f"~ ,,,nt donc
pn"l'ir 'II \ pOli l' It,~ rhl '1'(' 111"11 l'S q li 1.'I1lI'l'1 " il'III gl'rl('l'
menl du leXique lalln. notamment dans le domaine des Idées abwanes les deux langues dlffèrenl ft 1'11\ l',ial Ihl la ti n \ II lg<li l" tanili.
cependant beaucoop, et le passage de l'une ~ /'aulle s'est eft~ au moyen d'adaptallOOS I.I'S IlIlasions harhan':' 1'1 1.1 l'illll(' d(' l'Elll llIl'I'
phonetiques e morphologiques le latin I<Jl1Ofe iII~ le ~ (phi). le eUhél<l), ~ XIkM et le <(dzèt.l); mm,lI n II'! )(Tldl 'Ill l'II ... 7H 1'1ml plllJlI(,1l 11'111'111'1' ("( 'li l'
(e<; le tres grecques onl don élé respectNemenl retranscOles en ph, Ih, ch el Zdans des mots
si tu" 1ion IInglil SlIlJlII' SOli ' 1ï Il n(" 'IKi' dl':' 1<1 IIglil 'S
comme p/rlloscphlol (~t.\oo~lOl. Ihe.JrfIJm IIlE00poY), chlllllglollXUPOOP'flOI ou encore lOOè
I<WVI11 le<; decltnallOOs IaltneS oot égalemenl as~mtlè les dèdJfIa~ grecques d'une manlere h rhdl't's. Ir' 1,11111 \I11g;IU"I' IKlIrrsllit dan,; ('11<lqul'
génerale, le neutre grec en -fJ'ItrlJlJVe 100 pendanllaltn dans le neutre !!fi ·um, et le ma\C\J!tn grec 1"'01 ill(,(' ~"n C'I"lutiulI 1k.II·tll'ulii'I·I' 1' ( trlr"\oi'ahl,'
en -oc; devient un mascul,n laM en ·UI. de mème. les decltnalSOll5 grecques en -a el -q IOUVer1l Il'rs ('h,lIernl' dc· ... l "n/.!ul'~ 1'0Illanl·S. Cpllt'-C{
!fur (orr~dance dans la decltnalson lallne en·a • Mdrs. a mesure que I€S grammamens s'adll'II' \l'rs h'~ \IW-I\" sl(·clt',. IIIi'slJtIt' Il' 1,11 111
fOn<Wenl une langue Illleralll? dlSllIlCre de la langue parlee. l'usage s'esl IfIlrodua dl> rlansartP I€S dC'III'11I 101,,/t'IIII'lIt IllintC"il iglllh' 1""11 Il'~ 1 ~Ij1ul,, -
noms grea d'emprunr \al'ilnr sous la fotme qu'Ils av.llffil œns le dlolleae Imffillll! par excellen<e. 1 1 01l~ dml " Ici rfln\l'I'''';~III\l1l ('tJl ll'<lIl lc',
/'lOIJterralllque_el avec leur declrnarson d'ongme '. explique A Eliloul IMorphoIcgle hrslooq<Je du
Si h' 1,1\111 \ ul/.!,llrc· di~I"'" dit ,11II'i pl'U i1ll1'U. tIU'I'1I
la ln, ed Selles lenre<;l On adonc créé de man'ère arllftCJelie des décltna~ns laune<; r~ aux
"~I-i1 dll 1"1111 III l<'I'd 11'1' 7 Ilepuls h's n' II\ I',·~ ilia -
motS adap es du g'ec. qUI ètarent œ~ Imiter Œu.langue dans teUI sononte C'esl a1lI1, par
exemple. Que AI'IEtO( IEnee, le myttuque fOnOaleul de Rome l est devenu en lalln AenetIS E. F. il'un'~ dl' TI'l'Iulli"1I 1\. 1:.:;-1. ~~()) ('1 dl' '1Iilll
\ lIgu S IIn n:; /- 1:101_IX III 1" IW rlt,'r 'Iu't'II\. II' lallll
s'r'sl l'n ell('1 Ilnpo"I' ran' ,lU gn'c l'Ollllrtl' rillllrl'
lt's spliÏ'n's Ilu 1Kl1l\ oil'. il c'I'III' lall~lIc' ch' ï.icù'Hli 1,llIgUI' dom!ndn lc' du chl'lslialllSrnr ('l'IIe' " .. rle'·I'
c' I \ rrgllc'lIll1 l'SI ~1II·tOlil c'c' lle' Ile' 1',11Imirlisll'allctll pHI' n·~trsl' II'()n ·II Ic·III.I~1l l'tln,('qll l 'ltc'c ' _ lr~ ('IIIl',
(Il'S \(1111([111'11 1'1, l'lll'< le' laI III SI' Il'''d1111tians Inlltr"~ ('ullurl'il,'sl'l rl'li:':U'II'c'~c'lIn1inul'nl il Il' prali'llll'r
Il'~ t'CllIdli's cie' la 1~ll'lIlitllort. n'rllplan'IH'II ;11.'" Illl'Il dlU'h Id fin dl' l' \nu"uil<'. sous Inll' 101'1111'
Ic'~ 1;lIlglll's pn'I'\iSldllll'S t'llllllltf' h' g'llllol~. ,'1 ld rll i\ (' l' 1 I ('I.~' 1'1'1111'1 11 CIl fi ('n'Il tt· clu la 1111 t'I<I$slqlll '
dlll\( lt , Il, lissillll'(' [J Il' ' 1i1l'IIl"s Il'rll<tr'III'III"'·S (10- 1,<1111-(111' d,· rC'trl-(inll ,'1 d,' S'I\IIII. Il' l,ulli ~r l't'rergil'
l,llt'sl Il,' la IHII~III'ldlilic' (J I t"t' Idli ll 1111 1prospi'rl' dOIlt" .tll \10\1'11 '\gl' Ilans lt's 1I10llélsli'rps c'I Ic"
parmi le' 1"·lIpIL·. 10111 (1"'ln' n'Ilii lit· Iii grilllctl' lil - 1111111'ISIII'S. olll" 1 Hall\(' fil' ~" pra ll""I' 111111111'
IN,II II1·t'. ,'~I ,l ''I~'I t(- pdl' It·s Il'gIlIll IWil't's 1'1 Ie '~ n,II'SIII('(' <iuldli ll llll\lit'Id) \I,IIS il laul <l1I1'lItln'
rnar(·h,lIub. 1I ~'a:':1111'1l1i Id tin clil • 1 lI~'lin·" . 1 l\,uU Iii !-:('n;u~S<lII(·.' l'I 1,1 r '11(-{(JUII'rll' ri!'" gl'i!ml s I( '\Ie',
\'1 1'\lllulll. 111 11' 1'1111 pl',ltlclllt'dU qllutit1l1'n dans I('s 1<11 in, <UIII"III'S P,II h', 1l1l1ll1l1lIsH'S. PIlUf qllt' Il'
I1It'S dl' lo!ClIllc·. I.lIli·('(' nu Cal'Ihd/..~'_ 1 c' l'C' laI in 1" 1IIll'Wllld ISSC' il III lU \ "élU Il nI' 1IIffu s ion plus la rgl'
nlJus SH\On' pt"U ch' chose. SOit C(II'i-H' I':I'IJ oral ,lIIpl'h Iil'~ (\III1's. qur l'n mil 1.1 languI' 11(' l'l' I'udi-
11',11,1111 I,IISSI' '1"1' CI1'S trace'" "'Illlt's. ln ["II l'st lioll ("Ill' 1'1111 '<1II/.!1'. p.lI· l'\t'Illpll'. au IKlltis tllI lilllil

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les rues e Rom e, e Lutèce. • \on. -;;ms nul dmlll>. ,'<11'


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c'II S"lgnl' lI l1"lIl qlll pl'r-
Ct'n,lIn l'l'rd 1'1 Ilngll l'<lIqll(' app,11'1I ;1 Id 1111 (Ic' 1,1 dure '.Ie' liilllIlI(' '(,1"1 plus II Ii1ist.' commt' IdIlI:U(' dl'
!-:(-puIJIIIIIIC' c· li ln·lt' 1,11111"1'1"111'111' Idlhl petrit' '-C'''I C'Olllllltlllll',IIIOIII 'III1I"èIllIt' ('1 quolillil'nnc> l ,,l'IUl'S-
prugn'. sill'IIIl'1I1 .!l'en l li parUr CI1'S 1" 1-11' "j'd('~ lil/II ,le' Id Ildlc' Ih' "d " 11101'1 • n'st<· C'n 1'("\,IIlCI1I'
apr.. I.-C .. IlIsqll;1 1,11111 Ih' l' \lIliqull(' lardi\\' 1'< Ihll' 1cr u Il dc' hal r-P('('1I1 1Ilt'1I1 1~'I ,tll(" pa r \\ il' Irrlt'cl
C;l(lIIlI llêlln·. IIrlllOgrd lllll' l't "111110111'1,11 11111 r,lIr- Slroh. Conll'i1I1'f'lIIt'nt il 1~ 'i111 'OIlJl Ill' ~pI'(·ial1s l ,·,.
11\ l'S ... '\ulil t/t's slf·l'h'~. II' la lill 1 ull:.Ilr'(· .111\,,,,'11' /t' philo logue all('m,end ('1)1 1 -il/t' I'(' (." ('rrl'I qUI' 1('
c1asslqu(' r I cn'(' 'il m proprc' l ""ahu l,lin' : /"ilhlllll< 1,lIin n'psl P":. Illorl s u it" ~I l'appa r ition cI's
rrht'''11 1,'1Il plo~ r ,i Id "Ic... I· Ir t'qllll.-;. 1!lI 'l'a (1" 11It'llc') l"I1[(III'S (,(llIIanl'S. lIlah plutÔI ;J\C'(' l'I1'UI r(' rit-
li la pl''''I' cl'u.<. 1'11'. 1ln IIlIagim' "ISI'ml'l11 la n'al' - Uch'o ll 1'1 \lrgll(·. qui l'd l'II l\1I('I(jU(' 'ffirlt' nw: ·
tlort (II" amourt"u.\ dl' Id lanl!u{' df' l'rpo<!uI·. Ir· ... .. r.11l/f'mmt'l1I. til l-II. 1/11:' ,/ lli/~ ('U !I(' con{!rès de
,lfl'élllllllrllif'l. ct'· j,!1'<lllIm"lrlt'lls ('1 phllnloaul's l!rammùlici au Cl/UI" 11/1"/11'1 ( " 'I/\-Ci <1111',111'111 (/r' -
gare/It'II' Ile ' 1<1 languc' nn'mllll'Ilill'. ~)all('I,1Il1 fi IJ,JIIIJ / ... / IKlflr /lfc'IJI.~('/II 'l' r:icémn ('f II/'pili '. Ci'wit
~1i"I'ndlC"l' Il'' U~dl-~'~ I"uurs. ('('U\-('i l'I\llIl!l'rtI rl.H1' /"u/ri/ Ic' 8('11/'11/1'1/1 ",rr", 1/(r'U/It· I,III/!III' rlUII8 Ii/ -
l' \lIl1qlll ll' larch\(' rlr<; Ir\lqllf's clans Il''<1111"'' il, 1/111'111' 111-:.:111' dlilil ,'cril .'(J1l \l'III'I~ 1'1 Oct'rrm W"
rnrrlg('llll('~ riltlll'~ ("OUl'dllll·~. 1: 1/'/lI'lIIfil Pm/JI. l'Il ili Pi"C<U' IIraW "II'~ 1/(' Il,,\ "It 1titiS 1'111111/:1'1: 1... /
1('~lqllr ,1n()II~IIIl' 1'1 dl' d.ll"llllIl ln ·(·l'I,llrlt'. III n' .. 1 nc' III1'ClI't('lllllilll'l C' IXlllr IlIlI' qUt'S1II11I ,,(I,slull-
al n ~1 qll(' l"IU· ... , IIII'r;IIItHl' 1'1 11<11'11"1'1...1111· ... dc' Iii Il''111('.1"1 fllli rc'S\(' hll'II l'IlI"lllhl tl(lll'l'It' ...
lél llgU(': 1(' l'la 'SilJIII' 11'1.·II~ ItrHlt·. "mlgo'l. l'dl'
'~I'I II )JII'. c'SI cll'II'1I1I II'I~llIS. sur Il' cllut.ll·l!· dl' 1« Emilie Formoso

56 US CAI'<ERS Of SClEM'r &, f


Les la rOlllane

• Nfaut commencer (... (par une exacte coonalS'Sance de la narure àes leItœs et de la àlftérente manlëre de les prononcer toutes • (I.e BourgeoIS gemJ/homme. MOlière)

58 LES CNoaIs DE SŒNCE&VIE


la basiflqUe romane Satnt-Just-œ-lJalCallrére de saint-Bertrand-de-Comminges, sur la route de Compostelle_

us CAHIeRs DE SŒNCI&\IIf 59
AlJanage de 700 mllhons
de lOculeurs (Jans le monde,
les langues romanes onl
pour unique origine la Itngua
romana, le latin Qui fut parté
dans lout l'Empire romain

1
lil'è'~ a\ nI!' l'ri f' Il li SIII' l' l ' Il SI '1I1111r dl' 1'1;:11 r. 11lt',
langues (,l' IIU III nI' l'PslIllnt'n l pilis (IV juu nl'l III
qu'à 1l'il \ ''l'S Ir Ill'l'lflll, rn 1,' rall('I', h' gallnls, 1'(o('I\S-
l'l ' .. llao ' I\'s ill' ' HI'Il<1IlI1IQIII'S, lanctis III ./?"04
Cdlt'S pU r l(ot's sous 1'I':mflirc romain ~r 1'('rpr lllrOl V --........
tlt' lUIS jOll rs 1 Iii II''; l an~u(' l'OlI1anl' ~, 1I<lII<I{,I{,"h'
pili s ,1/' 700 IIIl1l1o l1 s dl' Itlfèllll'IWS dans 1('
cr'llt's-t'! S(, 1'(01'(11'1l"s,'nll'lIl f'(' six languf>S • S[ 'III -·_"')
lIanhs('('" • - l'('spilgnol (C'.1SI , Ir [)(lrlUg, IS,
It' rl'allçms \ 1<'11111' 111 l'Il l Î' tc, ~lIivl:> Illlr l'lta i ll'II ,
l'lJlllO<lln r i 11<111'; 1111(' \I1()lndn' me ' ul'l' ,le Cél La lal1~
" 1 IInl' dl ~~llnl' (Il' 1,lIlllur s 11011 s lanrl ardlsél'

- Sill'tlt', (1('('llall, l'h('\()''lItlall, ('\C, I,.(llll'ol'iginr (' 1 .;:
Ullu llI!' : It'Ialin, lél lél lIllm' !II' KUIlII' ( 1I1Ifilla romanfl),
1 on pao; II' lalin dil -l'iasS I(lu(' , r('srJ'\éau éCl'ilS,
mal s lil l a ll~1I 1 '11 11 ' 1'0 11 pil l'Iall fI'u n IH lu t à l'auu'('
rlP 1'1':111 1111'(' 1'0illdi Il , • l ,l' Imin parle' forli/t,il 1/11
{,ollLllluu/II ('III1Y' I /J/Tc'l'l'IIIS IY'{:/S I I'1'8 1'/ n;I'('<I//\ tll'
li llal/{!//!'", ,'/1 "iIL'iIi/III "II 'I'lIln' If'~ .. \II~;/II('S, (III
/lIII,~ Sé/\ i ll// i lll
pilis /'l'1;ielll', /l''S l'C, 11'1,-: I~ 11/\ ,lit 'rll
t'ln' ;/11I HlI'[;UIIS, ;;OIlIlIg l1l' \l ld1t'1 \3,lIlnidrd, sl',,-
t:lallslc (' Il s()('Ï()IiI1~lIi ~ 1 iqLII'llIal'lmll1iqu(' mlllBm' 0'"

~t:::;: ~I/I,
ri jlrOf"SSf'lIr à 1'1-:('1)11 ' pl':11111111' d l' ~ II<lUI(' S ('1 utl(' ~ ,
Ct'la c'Ian/, Ics liJl)~/Jt '': 1'f1/1/anr's III" SOIIi jllIS ~
(1'1If) li Uil1 "illJ /'a/la;s ' , mais III' la lIu' '''rrtol'plll b l '
1/'t1l/('I,III!!lII'IIiU'II ;1' t~\ IIII/1)i'lIll', -
PROTO-IN DO-EUROPÉEN

[L[ à lire IJ]


• P1e<re Escodé et P1e<.e JafM,
•R NOD R AVEC LA FAMILL ROMA E
L'mle<com~, r-- -, 1un flant;a~ tourne les pages d'un JOUrnal poIona~ ou hongfOlS non Illustre, Il ne peut savotr S'II s'a911 de poI.Uque,
de spa" ou bren de mode, A'If:( un jOUrnallt.lIJeO ou espagnol, cela devient ~ble En effet bien qu'elles a ent dJVe!gè,
dl! lIù plfIl1ht1gIJrSme,
éd. etE InlemabOnal. 2mo
• PlCfre Escodé (sou> la
directIOn de), _
S les langues romanes cOOle~nl une grande p/OXIITIlté synWlQue, lexICale e culturelle Ce hen peut êue compare à celUI
L-_---' QUI rowroche le luêdois,le daOOll elle ~~n Or œkl fall près d' n 5IècIe qu'une ImmeMn précoce, .ntrodul(e dalll
!'lJfllpI!en EuromatIra, les programmes ICoIalres, permet aux peUlS Scand,naves de complendle l'ernembIe de leurs langues Wme SI elle ne dêlMe pas une
éd CROP MrdI Pyrêf1éc>. 2008, connalS\al1ce approfondie, cene mo IdtlOll IUffit pour .murer l'rntercompléhellSlon dons toute kl Sc.andlf1dVle
• Paul T _, Cilmpt('nc1'" C'est ~ kllueur de cel exemple qUi' des lingUIStes ont elabort des ~thodes pêdagoglques mant il dMioppet une mtercomprêt're1'lSlOfl
/es /atlgUeS romanes,
éd, Chandelgrte. 2004 Slm,lalre dans l'espace des langues romalV!S Efles Con\fSlent il développer une praUqUi' IntulUI'\' favor.see, t'rOtammenL par l'II1lportance
• Michel Banntald. du vocabulaire en commun Selon l'lelle E5Cudê, maître de conféfences al'IUFM,Unl~té Toulouse Il, • a~rr.( de rrenre heliœs
DY /afin .... 1/lrlglJe$ romanes , d'erude, des rexres de presse dellJeOnenr complé/JellSfbles Nos langues ne som nt éCJ3ngfffS. ni étanches On apprend afire, derrièfe
éd Armand COl"', 2008 des changements glaplllques SOIMIIr léguliers, des formes que l'on COIIfldlSSarr déja, DMiopper l'rnrerc~ des klngues
- ACOOSUlter WWN
etM'()..mania eu lOIllaIl!'l OtMIIilH un espiICe de 250 mill!ons de locuteurs en Europe er de J mlllrard 300 fTJllIms dans le monde. Un cOIKIJrrent
~r.eux pour l'an9la~ 1 üonel Crooson

60 LES CAHIERS œ SC~NŒ & IllE


l 'hlSlonen et ecllvaln
Max Gallo esl reçu à
t'Académie française.
Cene IIlSlitl.ltlon, fondée
en 1635, a pour fTUSSIOI1
de fixer la langue
françaISe et d'en établir
-les 'ègles certaines •

-
ux et

I-:lI'n n" prrqa~~ r lin


IPI
- IMIIII' C(' I11t'nl pas ~I l'{ollu' tll'< 1,IIIIII)I'holl(" , " l<tul tlOI1 t'
_ _,uln le 'II' parlr au IIl Il WIl tl il VIII'" sll'rll' a\ , .I ,-C, JI:II' .. d(·HIO('I'.1l1~(·I· .. la liH1t.:W'.;1 "CI\(Hr êl('l'{' pll'" au
11111" plllgnpf' (rngnrIlIU~lIl's 1 h '«1I1 ~lIr III'" .111'1' ~('1I1 cl .. l ' E~II''' 10111 .. " h" rorm,'s Ill'all's 1111 Idllll :
1Il11l1l~nlh',lc I.mll/m. DI'IIX slrclf's plu s 1<11'11 1'0111- !'l'lui dl's !',IÙ'IIS ,'1 dt'~ rlll't'IIt'lls. It '~ "ITt'IlIS
Il H'I Il'l' J' ascension rll' 1-:01111', donl la lilllglll' SI' III'IMIII, 1'1 Il's <I('('t'u l s 1'111,111\ ..
n ' pallill'il IWU pell ~ lIr la plll~ gl'illld,' pari II' clt', " /),11/< Il'8 lilllS, f'/,{.:lisl' ,1 I/fl/In!' 11111' I/'!tl/IIIIII,'
Il'1'1'1'''' l'OIlClllisl'~ , \ pdl'li l du III" slt'I' I,' il\ , .I -C . dll\ 1/1, /'1'/.11'/11 '1' < 11/('..,11'<, ,'\pliqul' ,lf'<lII - \Iarll'
"" ,'liI,'s H'II\ 1'('111 ,,1.1 ClHlS I l'ur l 11111 tlu Iii i ill IIl1t,- "11n~, 'ni. 'l'g. l'rort ',"'I I!' 1ft' ~t' m lnft ~Ir il 1'111111 (,l'SIU''
"'lin' it l'i l l'III' dll 1:1I11111ill'J(o, (,lIll<lI'liClllit'l' l't'lili Ih' dt' I.ll·~.<' . (:('/d ri dI1JfI/'( ',,: la pti.":t' df' ('0/1"';(''''/1('1'
KOffH' . EII .:12 a\ . IL-C .. Cl·th' <!(\rnih'(' <II', it'rll '''/1111' 1,111::/1/' 1/111 /II' ,",,'1<1 Ilwll/(i / 1IIIIs rllI I"lin .•
IIItlilrt':-;~'l' d t' 1 ~1 (;a Il It'. C0l11ltH 1 dal1 ~ cl'allll'('!'\ r
l '11111' l 'J Il 'II rc', Il "agll l ll' CI' 11111' 1111 1111111111\' h' • 1.. 1111
I,,"glolls lit' l 'J': III l'Irt' l'OlIldll1, r,l l'btnrr,lIi,' ~" l'dl' It' l ,11'1 li[ 1 " d01l1 1<1 phasl' IIIlIlalt' s'é lt'utl 1111
l'lIl11illlls(' IMIU!' IMllll oil' ('1111'1'1' tlal1 s ril(llilIlIl~II'iI' II I" ail \" ~Ii't' I ,' l'I'(;I' III'~t'III' 1111'1'1'1 IIf' S langllt's
111111 ' (, " '~I It'('ollp tr"llIol (J'lin hlllllglll~III!' gallu- 1,(lIl1dlll'S, Il l'si ('IIII'IIl\(' ddn~ l'l'IISt'fIIlll(' tlt' n:lIl-
l'Ollwlll qlll ~'(;ll' Ilu à l','" " '1I1111t , d,' 1,1 pIlJllll~lIl(ln pl/'('. 1<11'1<1111 t'II I!IIIt'IIOlllh'~ 1"I"III1'urs, Il,',, slll«l-
...... " l'clgl'C',;sill'II 1<'111. l't' "Iii Ilgl1 i ~IIIl' di "pa 1';lil pOli r Ilnns, df': r('laliolis s'M'lall'S.· OIl/}('(J/ t/t'/i) I~I/ '/,'r
ilhol tt Ir', dll II~' sipC'h' t l lll', .1..<: .. ~, 11II1I.sd~,,!,(· g<'m; rd- (/" Il/tJ/tI/WII, III, 11/' ~ I/II:~ /fil" '\Isl1 '/I/II/'~ "il {'l'{..~ '//{ ',','
N IIst' dul,llln Pilrl('. l \llll l'lois, ddll ~ I,'s C,IIIl 1'<I/lO,'s, ('IU "(' f, :('/,/,. (", '. ..,_;; ~(lin' III w JillIJ.!IU' .... , iJnd. 111lI."t;t "
"" 1"0111111111' pl'ohahlt'mCIll i) pUl'lt'l' 1(' gallhlls ,'1 f't '/ '" '/IIbl, , d, 's 1.11111' 1Ii',./c :" ", ,'SI lm" .11';111- \ Imll'
IIIMIIl ·,II I ... d lpnlnllrs dll \" sli'rlt' "pl'. J .-C. "hl\~t'l\h"I'I!, ()III11IJII'1i ,'Il SOi l , 1'11111' d, 's ~1"lIltlt',
\ 1"'1'111' dl' 2:1:;, 1'1-:1111'11'., nlln,lln l'SI s""lIll s" 1r<lllsilln l1a 11011 s "11111 1'1'11,' lil ph, lIlÎ'II'1ul' : l',\t'l't 'n 1
l'Il1h' ('pn'lIlt', ,111<1<1111' pa l' h'" (;l'rl1lalll~ SIII' Il' dml\ "1 Idlhll' Ilu 1111111 )I(II'It' d"1 11'111 (' J\I'IWqu" 1'1
Io!hlll 1'1 Il'I>,IIII1IH', ~lI l lI~~"lllla l'I'''~I'" I Il,' s l'.'r'cs fm'I Cl'llt' III UI<IIIIIII 11('11(11',111 Ill'UH'I l'l' tluldil !Ju •
('/1 Orlrlll f'l (Ipl' \lall!'(, ~ l'II \lnqUl' .. , IJdn~ 1' (' Jlour SI' ('tHIIJlI't'lII iI',' - h', alTl' lll ,' ('Iilil'III Iri's
l'ollit '\1 (' ilgl Il;, 1",< d 1\ ''l'g!' n CP" s' He'!'(' 11111('111 (lirI{ort'UIs 111111 IMIlII :1 rdlllrr d(' 1'1':111 1111'1' - I,'s
dDlllt' ,'ni!'!' ks lalins p<u'lt;S dan, II':'. Ih[lpl'I'rltPS IK'I :OIl11t's Il'IIal11 tlt'IOIll Ilnl drill'IIII' Sr""I I; II II-IIII'1l1
(.on('~ clr n:mplr romain, Le Tlj'ml' IUl'Hllqlll', 1111 IN'II l'lus fill'! Iii ,~II,IiM' 1,,'illt 'llmlt' 1111 111111 I.t'
1111\,11111111' III. clPI il Il t'Oll"(c lE' 1'(1 hll'llIl' III \ ,1 l'il or Ill' 11i1I11"111I/~i1,'II· il IIt'l" +c n rrançili ~llinil'a, danl'
S( 'r<li H'(' 'Iut' (It'S B<11 k<1 n ~ ;11.1 PI;11 i Il SIIh' 1IJNIIJIlf', 1Il't'SlJlIt , lou It" Il 's Id IlI!U'" l'flln,llIl ", ,'n IIllef/1ll l''' ':\, '
C,'II .. sillwLinll dlallgr Ilf'llf'mf'nl «,,'c r~II' rl\l;' III' dl'II'" sm l ~ «('è('11II1I' , l'''I11I11I' ' 1IIjtlUnl'lllll/'Ill'<I.'
m<1~SI\'(' ri Il rhl'is llDllIsml': plus qllt'~II[)n th' 11111111'1' !'II "'S";~WIIII. IHmlt' t'Il l'Ollllldln,lllIlJt'n Ilalil'II ,
1,/ 1'01'11',> clii I1II'SSiI{lI' r tm'III'1l .III IIIlIIi c111 lalill L('~ IIill'I'gt'nl(' ~ tlu lalin 1 rdif s'accrn lu('111
Clil~sl (flir . I.p:\ nrlfol f's n'(lJ)J)arllrn lH'nt grllrra Il', l'IICUI' ' t'Ill l't' It' \ l' ('1 h' \ III" Sil Cl" On til' l lngll"
-- - --- - - - -- - - - - - - - ----
al()l's dr~ l a tin s n'glonalisr s : lalln pari/' lélrdlf
mérovingiel1 pUUI' la Gau le du Nord. gOlhiquc pOUl'
la Ga ule Ilu Sutl. lomhard pour l'Iwlil' ... Dans
1'('I'l a ÎlH~, m n/'. , 1'(1 'l'l'I II cil' 111111 s(' l'l'nroI'C(, 'OUS
l'(,rrl' I Ilu gl' rma nl'lur (Gall lt· (Ill Nore!. Iw lir dll
NO l'd) , De num elles modlrl 'mions phonp l lqurs
sc pl'l)c.l Ui~{,Il I , Cl' l ati n pa l'lt' l<Jrclir <! ITIUII ' Cil
nHli n$ dl' Cf'nl ans ('II prO IOI'\IIll<l 11. I ,l'S cI1an{!I'-
l1l (' nts oll<'r(os lOucll('nlLOulI's les . raC('llC's • (Il'
1(1 I(ln~u(' - phonl"l iqu(', 11I Ul'phO h )~i', 1(';..ltllI "
synwxc, phrasr ... I.a IIl"clilialson ll'Hlndi SI cas
SI' n' du il h lnns c s, <ln'(" pOlir l'll nSP'IUI'n ct' II'
d('w loppt'IllC'n1 cl s ir poslLions, l;artl(' l(' appa-
raÎI C'l l'ordl'I' (les mOl~ VC'I'S la forml' !lIclie ~c
rll'sslnl' SlI jl'!. \'('l'hl', ('olll plPITlI'nl. 1.(: gC' 11I'1'
nr'ulrr <lISIYII';lil. Dr plu:, II', langues rorna nC's
(lt'veloPPI'lllun sY:li'mc' ( l' arlir l{'~ d('finill inconnu
tl u latin c lassiqul'. !\ insi. Cil pro lufrallçêll s.• le ~
Cl · la • prll\ Il'nn['nll'['srwcL!\'c'ITIj'nl c!P$ I1l'Onoll1$1
<hl jt'fUfs dE'nllll1Sll'allfs • 111(' • ,' 1 • ilia -.
QII,1I11 ~ clal('I' l'app,II'llion rl!'s l, ngul's m m, ne~,
la CjIU'sl lon fn il Ill'hat., 'rlol1 ,J(,<1I1 - lar iC' Kllnkpl1 -
hl'rg .• sr pnSf'1' /111(' ,('I/r q//t'slÏon, C'('SI fi.llr(' n
!lu C<J/'t7C1Ô'C prrl#I't',~ , 'ifCI I X' /I seilsiNf' (les C/IéII1 -
{4CIllt'IIIS lillt1lristil/l/f's (',~ '('flliels" , l ,l'~ linglli sl!'s
s'art'orll 'nttoll ll'flli s il sil u('r ('('Ill' Il ,ll s~,lIK(' ,IlIX le premier lexie connu
all' lll uU r S dC' 7:;U • ('1 /lm IJi.lli l"IIIC'fII J)al'Iotll ('II en langue romane est
l'un des SennenlS de
111,'/1/(' (e//lps, soulign(' C\lIchrl Ballnianl. g, SI le" Strasbourg, prononcés
lal1{.'I/I'''' 1'OlI1i.1l1l·,~ St' "i~'1 fll{!Uait'lIl Pl/( ' cll'S cllO;'1
cil' en roman et en
l ilnllOlIciélflr)(/ /larfois /IY\~ r/i(f('/Y'!/I:i, 1/ S'E/{!issali germanique en 842.
tl/III/t'Ill,. IJ {l" di> lall{!UI'.•
t'xl [If' 11'l/!' 1~'flnrU/'!' Ilc' C'OInpl'l'l1!1rr r I (Ir CIltn-
L'« acte de naissance» du français 1III' IW'I' ail 1l1Î1'IIX I ('~ E(Tilll ll'S (dlrs SUl Il ('uplr'f' s
i\ l'auhl' <lu l\" sil'cll', Il' lalin ach('vl' dl' se rnf'ta- ('n I<HIIl ancll'n), l'()('casion rll' œ uf' " l'('nalssant' I'
rllOl'phnSl'r à jl\ 'S \ iI"s~I's 1!i1l (>/~' III l'S St'Ion II ~~ 7.OIWS l'i.ll'tllint!II' IIll(' D , 1\' rrall(:a i ~,
" lors Cil plein 'gt'St.'I-
\IC' 1'I':lIIl1l1'l' 1'1 la Il<.I l lIl'I' dl's !ll\élsluns qui s' ' 111'1}- li\lll, C'l11pl'l llll(' l l\'s l'('n l<liru's cl(' lI1\)t~ au 1,lIill ,
dUlsrn l , Chi1rlt'rn'1/l1lt' , 1'01 cl\'$ F/'ilnc~ , Il'nll' ,l'pla - ~ l illS l11a~rr' S('~f'fTl1rL~, Ch,II'Ic'l11al!l1I' ne pal' Il'mll',1
hli l', Sllll~ l'Inlpulslon (lu Sé1Valll ('1 rcll~lrux an(:la pas ~ l'I'lmplal1l('r 1\' lalin COlllll1l' langUI' d ' 'om-
l\lrllln. un rapproclll'mc' nt l'nll'('le mrnanl'l lf' lalln . II1IHl ÎcalÎon gl"nf'ra lC' . En I('mnignf' 1,1 c1t'rislnn d u
l 'lus p(,l'SIlnnl' nI' II' IIéll'l\' spol1lan<'rnrl1l, ~('u Il'(11['111 concile [Ir 'lOurs : rn U I :t Ir:> «\N,UrS 11I'rl'Onlsrnt
unt' minorilf' 1(' ('om p/'c'IH! c'I 1't'('l'il plu ' (JU II I(1i n ~ ruSéll-'{' dt' la 0 ' 1'1/:;1Ïl'éU/1 RIII/wrmm Iirl/1l1illl1llangul'
I)II'n. 1,(' roi rNnl'l111' 1""I1Sf'I~nrrnrnl PI L1l \'.'lol1p,' ")111111 11' rusll'lul', fulllr· fI' n~'llÎs
·11 '1 fll('()(Ii~c(l/ll
IlI's «coll's Înslnllsall t Il's an" lil 0 rallx IKIl I/' I,'s 11<111(:111' !lI'rTnarw llI!'1 ", pOlir Ips pr{'('lws el I('s
ï,t'rlall~II's (1IIIII nc's, C'\ \' qIl C'S, nOl élires ), 1:Ilhj,'('ti r hnm(o!il.'s Sil l' Will II' l'O\, a ull1l'

• D'ou VI L BASQUE?
, - - - , ri par moms d'un mellioo dU IalJt\ el des langues romanes, ceIIHI le/a.! conslltué ll{I'\ pas d'un mati AltantlQueI!')1'roèes a connu une langue
de personnes dans le n'. pal altère les ptll'(.pales stroc\ures
P NoId-Ouesl de l'Espagne
'--_...J elle Sud-Ouest de la
o(Jg<naIes de la langue basque O'ou
IolI!flt~1e 7le mystère de ses 0(19 nes
de plUS<eUI'; subslrats, parme lelquell

lapon, fi~, mongol. hongrors.


« bascoide , donlle lJasque actuel es!
les I.lngues ourafo.aftoJQues (sarT'lO'jéde, proche II devad certainement e.llSter une
COO1munaute cul1JJre1le El lingursuque
France, le basque (ou MÂ'alil)el une demeu~ qua~ ent<er PilIlTllles manddlOO, turc) Certes, su en basque enW l'Aqurta1ne et le Pays basque, Reste
langue unique el cépenOl1~ parmi hyp:llhèses encore débattues, ,1 y a veu1 dJ~ • leu " comme schu en que I.J que\tron ~ oOgll1e\ n'est pal
les syslemel rll19u~lIques les plus l'e.IIS1ence de l~ de pa'enté !Ne( samoyède,!IlilII ~ne la . fOléI ', r~ue pour autan!. rapport de
complexes, • Bien des pans de son les langues Gl\JCaSlEf1nes, le (aUGl!o(' et or ~alile correspondanl mongol, l'archéologie et de la gé~ue a
Ieoque son! Illès - el proches - du liwn, COIll'te cependant plus de trenteW O'autrt'l spèoab5tes fonl entrer le confmne l'etlIaonemerIl du basque SUI
le bdlque dt! etlCOI!' ilUJOUrd'hur Iege I.lngues, sans parler de celles disparues, basque dans un ensemble déœ-llbélaln, le méme tel/nOire depu~ tri!s longtemps
pour «lot ' , du IiIlm Iec}em. ou 31nge<"U et dont Il n'est pal absolument Ce<1.11n ma~ !Ne( une ~te de séparallOfl ~i!s - 3SCOO ou 4OCOO af'6 selon les travaux
pour • ange >, ilrapproc/tef d'ange/us " qu'elles SOIEIlt géoè1Jq~1 anoenne Aune éch€lle spallale plus les plus récen15, sans QU'Il yart eu de
noie Chartes Vldegaln, professeur a appa,entèes Plus lécemmen~ des rédUite, on sa~ que l'espace aqullilln IUbIhlut/O!lllngu~lIque, en partICUlier
l'umvelYté de Pau Sans renter l'Influence recherches onl suggéré que le basque consll1~ du lnangle Garonne! !Ne( un palier Indo-eurcpl!en. p, C.

62 ll'S CAHIERS DE SCI[<;C[ S ViE


. . . . angue ominante, a an~ue les membres du
Parlement européen
'oï est 'ancêtre u rallçalS de Sltasboutg ullilsent
23 langues officielles,
PalT1ll celles,cl, 5 sonl
Cl'lil ('1<1111. h' pI'('mi,'r I, '~l<' qur l'nn possi'(lr ('n d('\'all SI' <;Oltll'I' 1,,11' LIli ({'l'iain 11 0 1111"',, clïn!'om- d'onglne romane
I. IIII!U" nll,wnr C'~1. non l'ilS 11111' IInmrli,' , mais un pl'(' II"IIS I/)IIS" Il r, 1l1i a ll so;! ('lIlIIpl('r éI\f'!', l' II
S"l'lI,pnl cl,' ridc'lill; l'nln' CIl<Irlc's I{' Chau"','1 1,tJu,s élllHlI/l, lél l11ulllllliri ll' Il,'0; 1,lI lns rarlcl~, r"lIl d'IIIIC'
il' C, 'rn ,ail Iqll(' ('/lnlI'C ' 1J)( ha i I~' , k llr fl'i'I'" aÎ nt', II1U S nOI'I11" 11I1""al/'(' ,'1/..:1', IIlmalica lr , Ainsi. chaque
I,'s ll'uis p,'lils-rIIs (IC' Cha,'II'llIill!fl(' , PI'lI!tll'n'S Il' Will' dl' 1'I':lIlpil'C l'olll,,m " IIIi1i s(' U/ll' S<l \I'ur
r,'\
1·1 r lpr B4l, Ips St' rlllt'Ilts !l,' S Il'ilSI KJ\/ rI! " (,1'('l'1I1 Il,I/'lIl' lIli'''('(' dll lalill fldl'Ic', I{' II ' lallgm' l'li li lill Il ,
1'1'\('/1('/11('0[ . ; ('harull [Il' S tI('UX rl'Î'('o' s ('" d, ' IS IIl'rfl'l'alll ll'1l('I' III(' IXIIlI' ~ll!lIlnf'/' . nléll ~JIl -If'a',/
,",' XIII' i Il II' ,la ns la 101 n~lI,' m"II' I'II,' III' tl('s !lYlII pc's (II ' l' Il rasll llilll, ('ill ' II , II !. ildlif'n,I)(}/''''géIlS, rOlimalll),
l'd ,i1 n' - l,' romall ('1 1(' 1!f'l'mi l/llt(ur ' , (J,' la p,II'II(' l('lIr <JUII'f' u 11 (('l'IIIC' cl 111'(0 rl'lll 1ntêJflS/O IlOlir Il' 111('1111'
r(otlig,' (' t'/1 langu 'lYlIn(II1I' r~lil r'gll/'f' ni pills ni moins sell s ('11 rn lllça lsi, 1', 11'''\1'111,,1(',
, 1'. 1l' II' 11(' IMISS(II1('f' d, ' la lal1g,,,, rrallC11 sl' <'l'l'Il l', ,\ ('l'1a ),'" jouit' 111 11' 1misil'mr rlon npr : la IIr('~p n ('r
Eill'OI'(' <11/" l'Idt'n lill' ,'\ar ll' <II' Cl'lU' IWIJ!lIf' so it t1'sléll1gueSjJDrléc in cl tlonloll 1'('troU\('
101l11l1l l'~ SIIII' II(' ~I l'01l1l1 )\ ('l'St'S, i.t' S Spl'I' id lisll's tI('~ Il, ln's Î'J1 'lr;;.'s tI~ln~ la la ng u(' Il '1I1'I'I\(or, C'('~l
tflllll('111 '111'('IIt' /'l'pr('s''III'' la • l''"AII(' rnmal1" illn~i qlll' Ifi ~Hulnls a1I1'illl .. 1("~lIt~ • ail rrançal~
l'li SI 111111' - parl(O(' élU 1\" sii' ' 1(' ; il s'agu-all d'"" 1,' \1" fllll'lquc' !'l' I\I quau'('-\ In:,:l~ illOI S, ("1111 111( ' II rcllC' ~,
I1IPIJ<JI'lP pu,' ,I! 's 1,'ul'I's 1'1 d"sll/1l' il Ii i 1,'(' HIr<':' cha l' ou 1);'(', Salis ('IIIIIPII'/' éJ\I'(' Ic'" 1,I/IAII"o; tI"
haul(' \ nlx, Un" dUI('(' '1IU'SI iUII S,' pOSt' : il lIllt'l I lf'uplc's qu i s'c'I"!('III 1I1sl.llIrls (Itlils lIlI Il'I'I'II /lil','
dl<l II'('II' apIKlrli!' f1/ -('III'? "" 1 'IJ/l/Iais, au pl" él/~1. dll , ' ilS n'u~~ir ~1 1 1ll1~1~('I' 11'111' la ll g Ul ', Ell ('asll llall"1
"II
1~ li 1('\'!11 '1 1)'il jln\s CIalllir 1lagi'gl'" ', il l 'il il Cl'I'lil 1Il "II I.WIIII!<II ~ , plll s (!t'quai rt' mill!' 11' 1'In!'S \'II'llm' lIl
ct"(' I" langll dnminaille des S/'l1n!'I1lSflt' St ra~1 101i l'g cI(' 1;1 l'IIl!.!II" ;(1"11)(', En rl'élnçai s, h' ~I('l'In" IIIC (l1l' d
('sI lil langllr (l'oïl. c('I1,' du orel Ill' la '''l'ance, laisst' lin ('rnaln l1(ulllm'll'l'll1 ll11'inll'S, l'Il I ,," 'IICII-
alln; u't' dl/ rranç,l ls, qui S(' (hs lill~lI(, (1(' (','III' Il LI SlId, liC'rllans h' (Iornain<' (Ir' la 1(U!'I'I'l' (' 1 ol'Ia \i\' alTl'('-
la lallglw cl'"" 1111 'Il'('i ldll, Il\'!' [h C'HIIIll!', allou l)('I', r1i'ehe. haelt(', ('le.. honl(',
I)'oil \ lell l la ~al'il' LC' d('s lélllgllt'S l~lI/l<1n ('s'l En Il'Iinl'", ) mais <l lI ssi l'urale [ , hlé', saille,
11('1'.11 ~ a ll'ilIKl l'd 1'(\olut Îon ,,1l01l/' tiqur nalurelle ClC.. ), ,\ mi on de 1>lu In,'s tll'mols alllsi
III'S la ngu('~, il laqu(' 11\' ft> lalln n'll\aJl pil-; I'I' I1i1IlP(>, h(orilt'~ llu r/'all clljllt' - Id l lJ!UI' li!'s 1I1\'1'/':< IH'I1"h '~
Si l'lin Illlllglllf' lil rrncoml'r rnll'(' clPS Iwhllél l1l S j.,lf'l1ncllllqllt's d\alll ('ll ll qlli~ lh'~ rr~io n s clll \01'11,'1
dll "ni 1'1 n'II, IILI !>ud II!' 1, 1 rl'i lll('" Il'dl/lrs, ..r!t' cil' l'Esl d,' la (;aull' - 1(' franç',lis ('SI la plus g 'l' ma-
IlUIU<' l ies langUI " I~JlIl(IIlF" ,
Patricia Chairopoulos

U's C-,", Ill- sc, N(,{&\l[ 63



Les lan rr
• e v.Llllanl II S

Ces hOmmes partlctpent au festival Op HeIIy Ail QUI commémore l'armée des Vikings dans les fies Shedand ; aujotJn:l'hUi éc~lS, ce temtOlre fut danois JUSQu'au 'f:II' Slécle

64 LES CAHIERs œ SCIENCE &\lIE


Sc;lIld lnav('l', \lI gl dl~ ou \III' llIilllll:. "011 1 h'~ hél'i·
I lI'rs tI'u ne 1,111/:11" ImIlH'III'Of!,"'IIIl!' a Ujounl'llu l
(II ~ 1l<II'III': 1 /..~ ' l'IIWIII qll(' ,lIwll 'II C' (': 1 l'l'II (' IlI'i/:i III'
t'l lIIlIlIUOP ql ll ('\pltqlll' 1.1 pi ln'IlU' Il,, l'alll'lI1<1I 11I
(1\"('(" le' l1l~t'l'laliflills c'l. il lin dl'~I'(' 1l10ÎIUI!'(", cl\ (·c
l'ilflgl<lls ,'1 Il's lilfl/llll" , 1111<1\1' ... , \1 é1 1 ~ (/1' c"
t..!t,,'fltdlliqw ' dlld4'1I. WHI" U',j I\UIlS i llU 'l 1II IC~"I()I-~
~na~t~ f~(·I ·II . \t HI' n(' r-w 111 \ 4JI h 1':1 1.'u'oChf'" (11 11' .gl'tl('(·
au palll'ili Il'iI,,,II,I,'s IIl1glll~I('~ , qlll 0111 Ilmplll'l'
,'1 mi~ "n l'f'!illlflll IIc ', I It W IIII' ~ ,II' 1 ,1 1l~11I" ,'1 (1('
111"Io'CI , 'S lb 1111 1 ,lInSI pu n'slllIlI'l' Il's (lf'lllrlp IU\
1ra il s Il 'U III' langlll ' '1111 ('1111 " 11111 " UI1CI' l'l" i Il nn1111111'
d,' ,'l 'S Il'iliis ilul<lIIII, <llIcdllqu, ', i ' U s'lnsrl'll.
lof' /:f'l'm, lIliqlll' , 1111' 11'11 ('l,Il l p.orl(' dll fll'l'I1IIC'I'
11111 Ir' nd 11'1' malll mil 1'<' i'l'(' p;or dl's f!l'Ll fl l('s ul'Ïgl·
lI<Jin" Il'tllll ' n'.glll!l "OI'1'( ' <pnllil,IIlL lI U nall('lIlal'l..
1'1 éllI s ull 1ft' 1" Srillll llll,l\ il' 1l<lllS ft 's sli'r ll's pn',·
l'I'Ilillll 1'(01'(' r ill'I-I )(' 1Il Il', l't'" 1"'111'11" SI' lilll\" '111
tian s dl' gnu lIl('s IIHgra IIIIIIS '1" 1",' ('1111 111'/11 ' n 1 Il 11'11
,lIHll'lfl I II' la 1111'1' ( III \ 01'<1 ('1 dl' la ({a!tlqu,', La
1<JlIglI(' ~lIl l I,'s nlllll\"l11f' l1ls ,h'I'I'~ p('lIpll's, ~lua l\d
ils fonl ~()lIl'h,',I'i I I' ~I' \'dll1lfl,', 1'01111111' l',' \pli'lll''
L('u C,II'f'IIL1I(,\,~, ,lIn't'II'II\' du Cl 'nl n' Il 'P III,h' ~
m('(lI('\ é1 1 C'~ ("lIlgla ist·s lh' Id Sorl)j Hlllt· : .. lA' {.!( '1'lIIrl-
n;(10(' l'Iail 11111 ' 1.'1I1J!w· ,'Olll/num ' /Tml.'· éH {'l' tlt''i
,/"tI""/(,,, l ," If/ frllfl ,., 'If', 'ft' 1/t '/If1 I1Y ' (\n', 1'1/1'.1
rOIlUn( 'flc'(; J ..,' eJJ\ ; ... t'" ,'n IIl'rIlU'h,'S ' Ih-':llfit/(I, If '
IIII/rliq/w 1'/ /1 ' 1II'~/'lfl/(', '(lm' l ',· ~ {.!ro/lll('s 1I11/:lIi:;'
(II/fli' ,< <11111 1/1'( "/,111//11' 0; 1';/1 III" r,lC'/I/"S ,,( d,',
slrucll ln·.... /-:"IIIJ/l/t JlICc"lIt'\· ('I)IIIIIW/U '''; "',
C,, !' 1ai nl's 1h' l '(' ~ 111'<11)(' li ('S issu!' S 1lu Il('\'nlil Il iqlll'
afl(:II' ll Sil Il 1 a p"I·I('l'~ i) IInl' glll l' h'IISI' 11('sl il1PI' ('1
,(' S( Ill l'u nsC'nl"'s I li sqU'~ 11011", 1)', 1\111'(''', l'Il
n'I<H1CIiI ', S'C'IIII/!'III. 111!'111'1'111. 011 11(' su n 1\('1\ 1
qu i l 1'('1(\1 lit ' Il'al'l'S h',lralt's,
1., hnlll('!u- n, IIqll" 011 /..>r nnnniqll(, dr n:st nt'
rassl'mil'" 'Ill" dl' ' IdllglIl '" ,1lI111llnlll lll ch. pd\'m':;,
Il ,"agl\ du 1J 1l1'/..~lIJ( ,,·, (III \ 'é1 III 1;0 ", 011 dll g UltqllC',
r '('sl·iHIlI'I' Ilrs I,Hlgllps fI,II1(>('" Iml' Ies 1~ ' lIptl's ctu
mrml' nom, C ~ - h~lrl J<1 I' '<; - c1r onl ri'ailo lYI
CIe. Les Vlk'ngs onl iM>Sllaossé l'empreinte de leur langue en lSIanoe Cid, leS falaISes de la cote w<IJ il tléIqUl' l' 1':1\ 1\lll'I' l' " n alll l'l 110101'1(: 'lllf'I'l"I'S raI'(' III'S
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~ allemand, les langues Illr!' '\011'1'. Il s SI' 1liIIsf'IlI f'n dl'ux (!roul lt'S : h'~
scand'naves. le néerlan· \\ï siglJlh s. f'n 1':spélgl1e. (' 1 "'~ ()~II'()!!OIIl!-. l'Il
dais et l'anglais sonl les I-:U I~) I ){' c['nlr,I I,' l'ten Il.llir. \1 ,lI S Il'S \\ iSll-lll lh s
manifestations dtVerSes
d'une langue commune, sunt l aincus pdr' l t'~ Frill1es. ell es OSl rugolhs llil l"
le germanique ancien. I('s ('n lp('n'ul'~ IlV.Hnlills, I.a langu(' g rrn anl'llll'
1 <lIS~l' plat'(' é111" fila 11'(' (('S (!iJ 110- i1l\' n's ('1 mrn ,III~ ,
Î\lIUS pusst'clon s cC'pf'l1dalll lin Il"molgnagl' ln s
DES MOTS DANS LES L ANGUES GERMANII;;JUES illlcn'ssal1 l cl r ("0' ' lù1léllllt' guLiqur.1I S'<l/lil lll'iii
Anglais Danois Allemand Néer1andals Suédois Islandais hl hlt' (onlte Il,11' \\ 'ull1l a. él('quc WlsigOlh. éll l
livre book oog BuCh boek bol< b6k 1\ " sic'Cl(> UI' nUlr(' (n'. C'esi 1(' plu. anCI'lIll'.\ll'
père father fader vater vade' lat root cil' lal1glll' g 'rrlllllliqur.
mère motl"oet modet Muuer moeaer mor rllOOrr
lA") branf"llt' nOl'dlqu(' il eu unl' jlOSlf'I'Il(' plus
demaln tomonow morgen mo<gen lemorgen morgon motgun
r('ClHUIt'. ~;lIe rassrrnh l,' Ips langups SÇél l1lhlld\l'S:
apprendre learn liere lernen I",en lara la!fe
Il' Ilalluis, h' rpmïrn . 1(' lIorll'jlief). Il' slI(ot lnl s 1'1
l'lslandals. llJUléS is ·uc · du· \ l 'IL\ -.
rl(' la 1'1111111'(' lm hw ,1"1rI 1d'f l n' ahsorlx', ou Ih' llIgI" Ullt' lanj.!ur 3 ulilurrl"hui r lrlnll'.
",li" Il'l lll l l'" s Ill' Il pl! ' ~. LI 'S I~u rgond('s. pa r l'XI' III l' 1r . 1~ll' n l"O re , I"IlIslOin' pollillur d[' ,lIrrrl'(' ll l ~ Ilt'U-
"Pl'i'~ "\\Jlr 1ra \1 '1',(- Ih' lIulllhn' u\ tI'ITHolr,,:> s,' pll'S l'xpliqut' h' d[' ~ lin (Il' CI'S langul's .•\ part ir du
son 1 In ~lall c's dans Ulll' rf'{lion qll i port élUjllll 1'1 III Il i 1III' sl('{'II" d('u~ IlIa l('('lrs ISSIIS du 1 I('u.\ nomlls
la Ir'UCI' ,ic'l"lIl' 1111111 : la I ~olll'gogn(' . ~Iai, ('11 d{'- t'lJIlllaissf'1II un d(>\l'IClp(\l'm ,'nl r<ll,d,' : l, ' el,lIIlI-
hlll's d,' n'II,' SIII'\i\·élJlCl'. kllr languI' Ifa l'\l'I'n' slI r't1nls. tlan ~ h' ~lI ll d(' la:> 'antllnal le'. 1'1Il' lIia lPt'i('
qll'lIn(' lnnul'l1c,' l'on '1\1('111' surllul'lqlll's 11I'(' lIom~ dl' rllupsi. fllLllr I1nr\'c'gle 'll. ('n \1I1 '\"1\{..~' . Ct' 11('J'111('('
('u mlll(' ~1!!I~rnull(l '111 Cluil leir. On rl'll 'OU I l' l'el i l :si' r'é pand il 1l'a\ l'rs Irs ('Ilnqurl" s dr~ \ I~ing~. 11111
it u:;si ~on ('mpl'('lnlf' ri ' ns It' fI' nc(}- pl'Ol ('1I,al. "cmparC'nt cl I l' rri l lllrc'~ : It's ik, rPlw, .

1.:1 l<Ingll" d,'s VaJltlall's JI'a l'ilS l'tll lIIU Il1 r lllr>ur
sorl , t\pr
l'lsl;1I1(1(', I('s SI1('II<111<1. le' Crocnla ntl. I.r llrs l'\plo-
alO lr Ira\l'J'st" la C;a llll' ('1 l'Esllilj!n,', ralion~ les 1 ~IU~~,'rH jusqu'cn :-Iorm ndl C 1 ['II
i
I('s VamlHic':; SOJllrt'IKllI SSc'S l)lIr Ics \\ isi/.>olhs clans Allie' riqul' l a Igl'(' l" 'Il l' (>ll( Id Il ~ I OIi ni plelr. Il'U l'
Il' SlId hl: p"lI1lqlll;' qlll 111'1'11111' l,' nUITI Iii' \ a nda- llialf'r'll' jlrlllP à fall'(' sour hr . l'ill' 1''''1111111' . 1"
IO\lsie. al'alll sl' pal' la SIIIt,' l'Il al-,\mlalu s. Ils :\ornl"ll1dll' nt' cm ",' 1'\ " 'Iut' qUI'I'IIII'S mOl S Issus
IK'rcl"lll l."l l\ êlllssl lpllI' l an~lll' tl"lII'II,;II1I'. jll'Clh,lhlf'- du norrois . 13('1',1, • porlt'r -l'nnurmls, rI,' 1le nl dunt'
mell t ilU CUUI'S clu l ' sr -'c lr dr' IlclltT l'rI' • 1)('1' • l'n IlIJ1"lIIdllel. 1,1' 111111 frall(als. Iw' rCI',lu ·1
I.KI l J'() i ~i!' nJ(' langur grrlllanlq\lr. il' gOllqUl'. ,1 I f"OlIl('I'illt so n ol'lgin(' . \ 1',11'111' du \II " slh'lr, Il'
l'ga ll'IIlI'nt suhlll's t'lJIltl'et'oups III' IïlISloll'l' pu li- l)ilnrnKI I'~ rllltn illl'ia SIII'III' 1'1 la " 0("\ l'g!'. 1.(' délliois

66 LES CA>«tRS DE SOt &w


« "
e. ne par, e a eman qua mes Le dialeae bavalOls
(il gauche, la cathédrale

c lens et a mes va ets » Frédéric II de Munich) et l'alèma,


nique, parlé noramrnenl
dansleJuraSOUilbe
s'l n1i)fJ~p OITidl' III'IlIi' 1lI. dans 10UL(' la Sca llrll llél\ 'k (Iortl la klilgup ('SI I",III;tnanlrIU('. l'l Ies l'r~lIlc ' ,1 11I1Il (â droite, le chAteau
des HOhenZOllern),
~ n s IM II I[' dlllllil 'fl"II'('1" h 'S , 1111 l'I'~ ImlaIH's, 0\ I ~ I I'III' Iii l' III/.!UI' ,'SI ". [r'!Jlr lqlll'. 1\11 \'11" ~ii't'I('. '('S ,lIll- sont deux sous-groupes
1111 \ \ l" S 11'1'11 ' , l, 'S lIiil Il 1I1 ~ 1101'1 f-( '1I1 1 1I X'' (' 1Il H'~ ron 1dl' 1,'('LI's S Il IJ I~SI'1I1 1'IlI llul 'IIl'!' lIul<llln , On p" 11 1 ai nsi du hau!'aJlemancl.
la lallglll' 1111 (' 11' 1111'111 ('1'1111'011 ,Ir' Il'\11' i, II'1I1 M' ",nill- 1"I '{'lIIl1t<liu',' li a liS ", l!Iul a 111'11111 1111 Sr 'II/'I'i/JI '1I
Ilal,' , l';II( '~ s\(IIII I<lI'l lis('1l1 " ' III' la n~ u( ' IMlIII' rni('lIx 1('cl'iI'c') 1;\ 1';ldlll' 1.1l11l(' SI'l'lllf'l'l' ('L nun la l',wlll''
l't;S lsl t'1' il 111Î'{.!VIIIUIIÎt' du dallols. C','st 1(, cas d t la i!(' r~m,::Hliqllf" u l'il l n. ClJrn ml' dan s l'a ngl.:lIs n l'il,',
SUl'lIc, qlli ('((II[jui(TI son illllr' lwm liliIl'I' l'Il 1:i:l:{ C, 'S di"h't'1('s SlIhSISII'1I1 ('1 l'WIUI'1I1. la fin du
gl'fu'c' HlI l 'tll pl'nlPSI.ë 1ll1 C IISla \·(· 'l'r \~I Sf:t 1,( ' s ll(~doi ~ \lOYI '1I \Ill', SI' 1I('\;I(' hl'lIl q lll'iqUC'Sgl'illulr'S ('('gioll s
: 11'11 11'1 l't' s lI lu ' rll' 1'1'\11111110 11 (II' ('l' I II' langll(' 1111 II l1gllisllf(lIi'S : Ilans I,'s 111I('s ill' la II,III SC' , ml " ,11'(('
\\ 1' au <11' 11111 dll \\" ,,!t'ch', I;illrlllt'nl'(' aI1gl,lis!' l' ~I, 11' lws-a lll'IlI, fllL l : " ,I II S la l'('gin n ,1" UI!~ il(lUI'I!.
1" ' ITi 'pt 1hl( dao s f!<'" 1111)1 S ( 'OIJl I I h" "laI um t)U jo/J/,.
1 r alleman" SUPI' l'ir' W': il l 'l'at:!ul' ('1 à l '("Jlzl/.!, ra lll'-
lII"nll IIH1~( 'JI , i\1I \\ ,. Sil l 'Il' , tr ll '111<11111 IIIUyl'1l ('1
Langue du peuple et langue des livres Sil) (' r il ' lIr '(' ra ppnK' l"'11i (Ians lin" lan/.!IJr (flll' l'un
l ,t' même pl'ocrS~ II S à
ri UllY' l'Il Nul'\è/,:f' CL qualifle ill' lloeJIIJI'Uu,'dl 1- haut-a ll emand -), C'est
(' n 1'1111,10( 1(', lIl;l ls 1I 1 11 ~ l" ni 1 ('111('111. 1';11 1A I ·I. 1,1 ('lU' 1,1I1gU(' lIllI' \t.lf'lin LUlher ulili sr " UI' S~I
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1I11f'l'llls I ~ ru l' l'('Illfllan'(' 1H'II 11 11<'11 Ir danois, sa ll',lIhlrllu lI lll ' la BIIJII', '\I('an rnolll ~, l'lInlrorrnl l('
Lot bl'l:lIIt' lw W('SLIIIII(' s,' sdnll.' ('II l '' ' U, SOIl S- IIngllÎsl iqul' (h' j'Allernagllf' nI' SI' ('l'all s(' (las (III
l'IlsI'JIl hl r<: ft' gf'l'nlann-IH',' I' I;IIHI<tb illl SIII !. el jOllr ail "'1I1I1'lI1 aill . 1.. ' halll-allf'm;UHI 1'I' ~ II' HII
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lIérJ'lallf l ai ~ ra ssPllllJl(', l 'OmJ1l,' SUII num lïlllhqu{', nisll',lIiun 1'1il 1;1 hllt"I'(IIU n '. !\u siècl 'd('s I.umlè l' 'S,
j'llllc rn,l nd l'I l' ne} 'r'I'md'lls. 1.('$ ol'Iglm's (l!' ('<'S r " II(' IIUIII(I Sil Il Il I"h(ol: 'IllOIII(' (III rl'all~'al~ . l ,l'~
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11;'II11<U'1'5 ('1il 11'111' lal'I' ir lélcr flV r ia ' 1111111'1' l'Om a nl " \ IIIW IJ'{', UrHIIIJ'ihud LVr(:tlt'ric Il (1 ' ( 1712,
UII Lmu\·e lIuLarn lm'lIl,h'u;\ IJCllplcs, Il's t\lalll<lll s, 171Jl)) I.:l' lll' flhl'a~l' : - Je Ill' p<lfll' aJ/l'ITIWIIJ IJll ';j
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III' S J11 llil'lI:\ lilll'llIin's, piliS s('it'I llifiql lt'S, llIlJ1ŒI'l'iI ill' /'ill'iSIOCri/IÙ': h' /ir'UI,II ' , lu/, I Jarl,, 11 ./I/#/ai:; .,
dNill l ll\I'IIII'IlI Il' hall l -<lIII'II1;II1(1 à 1,1 li n du l'\pllqlll' 1.1'11 Carl'u 1ht'l'~,
\"\ III" Sn't'II '. lorsqU(· d p gl'é-li li h ~~ ( 1'1J\ l'I '~ 1if 1é r ; 1i l'PS '\u \1\ 0 si(o(' ll', I~lur .Ic'!' r,li~on" 1<1111 p()lili qll('~
lUI ,HU'''" ('unl(ori' ilS~t'7. cil' IJI'I'SI igl', quù'fl/Hll11iqups, l'allgi ,lI , r('pI'PIH I la plal'(' du
1:III~I"il'l' 1111 II("'I'la llll' ll s ,'si Iri's mmpl('xI', CI'"'' r.'irrlçill~ r n l<ln! ' 11 11' languv orneil'Ih', 1;,'nll(lI11 ,'1
lan~u('" I)OUI' dIlCf'LI'(, les tllalt'ClI'S pl1l'lés pal' les (liploOlilll' c('onr('~ Chaucc'r ( I ~H3-I.JOOllllUI' UII
Fnsons, Il's ~aXOJls ,'1 !c 'S Frall('s, l1l'upll'~ qui l'lill' Impol'Ianl. Il 1111'1 pal' «l'n i Il' • Im/'II'I' dl'
l'Illirni \('nus à la fin ch'I'I';I11"II'I' l'On la III S'C'l<Ihlil' /,ul/tln's-, prrl'lIrSI'lIl' lI(' l'a llglai: IIH HI,'ml', Il l'Si
r H Iklgiqul' Pl Ilall: Il's Pays-Bils <lC'Llwl s, [l'X 1(' PI'C' llÎu'I' ail 1("1 11' il rlrmOl1ll'l'l'la I('gililllill' d l 'Ii~­
IH'upll's on l l'h<;j l'mlglllr clt , lIomhn' lIx cli<llr('ll's Ilqll!' clr' IiI langur ,1OgIHls(', Il 11lili~l' d,'s rurm('s
l' IIcur" parlt<s LIU 1011 rcl'h Il i : "'Il,lInand 1' 1 1(' holloln - \l' "S ifie', 's qui SI' l't '1l1 ('l'prises l'nSIIIII' 1'1 Illi \ ""11 l'On t
daisl Il'llIH'lll,h's Sa\llns: Il' ~I't,nlllglll' ('Ill' Iwellll' Il' ~1I 1'11 ()1ll Ih' • phl' dl' la IMK-sil' anglaisl' " , Sil
Sllll i Il' Illill iaill 111<l'iW~W ((l'S I,'ra ll es, {)U<l lll ail la IIglll' r'SI 1, Il'~'l' 1I 11'11 1 11' llilllcll'" gnlc(' H l'lm prlml' l'II'
IlI'erlalllll1is, la 1,lIIglll' ('0 1111111 '111 ' "fncip llp Ilt'S ,If' C:,lxIIHl, Iii pr('lllli' f(' {'whli(' à l ,0n(II'I'$ ('Jl 1-17('-
l'ays- Hils, l"('sl UIII' l'onsll'U '\lun i ll' tifie idlt' 'lui l,a Rt'ofof'ITlI' j()UC' ('l!a II'1Il1'nl un rull' cltlns (('II('
l'I'IIlOllle ilU \\ l" sll'c ll', li Il't'sl p<lS (0 1r<llIgl' l' à Cl':-; dilfll~ i() n (Ic' l'anglaiS moc!rl'lH', PUiSCjlll'l'l1Il (le' sr,
di"IrCICS puisqll'il ('m pI'UIlII' [(U OnmOlnd, au 1101- asJ)t.'CI~ l' ~l d,' 1'1'1'1111'111'1' ail p1'1I(I'" d""TI'!llT :, ILl
1,1II(lals l' l,lU III'lI11'I11\011 , 1:"rr'ikHlIns, q u'lanw lIu Hlhl(' ('n la lI'(l(hlis;lIl1 rh l latin " II ,lIlldl lls ,
n('l'rlancldis, ~' r~1 forge' Ir)r~qu(' Il's I lol lllndals SI' 1:'lngl:IIS IIIl1/h'nli' SI' l'Clll sll'lIll "n II(,II~ I r'I111'~ ,
SI)IlI 1I1"l;IlIl'~ l'n 'I/,lInlhh' ('1,'11 l\rrlqll(' , lu Sild au fI(' la fin ,lu \\" '''l'l' It' au \\ II" sir ' 11'.11 l'SL ,rhll'lIll'
par Il'S gl'and: allll'IlI'S
Il Il hil i l'('S ill 1 ~I ' II 'Il li IlIl lll'S
(11 11111ll' ~h dk l' ~pl"II '(' ('[
l:Oddr \1 '\\ IUII, On IIdl'k

une constructIon u XVIe SIee e Il'dllgldis 11111111'1'111' lI<1is -


SiHlI. Il ~i' dirft'l'I'nl'l,' slIr'
Iln , '('1' 1;11 11 nomhl'l' di'
\\ Il'' ~Ic'ot' Il' , 1'; 11 1'('SlIlnt', l,' Sil Il s-gl'lIU pl' hclS- pui nts lit' l'allgl;:lIs qUl' IHUIS nJllllai~s(JIls. -\iIlSI. 1,(1
,llIt'l1Idlici , 1 ""1)111(0 IXml' Ilülllll'l' Ilillssülll'I', 1'1111'1' 1Il' 11,~lc'-IlI(' 1X'l'~fllll1C' clu si r1I!U II{' r Il'( 'SI IIiIS,1iii! ma is
" III l'l'S, ail IIr'Tlalillais ,'1 1111 flèlllwml. lamlls 'Iur' lIuIII, 1'1 l 'I'It" rlll'llll' l'C'S'' ' Pllrll rp au Inu rcl'tlll 1
Il' halll-êlllrmand ('Ilt,'t'IHll<lll l'all('m<tnrl <lCIIII'l. rmploy(Ï\" clan.; h's oct'as ion s :,ol~'lInd l ('+", p,lI'
1:!\l1gl,lIs fi l'omm, 'IKI' à Ù'l1lëll1('1prl' dll gi'rm,lIlrl- (''\t '1 nI.I!· qUillld (In =,' il[ In\s~, ' fi 1) Ît ·ll. La r (ln i uga i:-:oll
IlC~f'l' laJIl J(J i s tl pafl il' dll \ 1' sl(''''C'le rit· nnl rt' i'rf'. f)ps ,,"SS' l'si Ihrr{'rl'lI11', \ la Ul'U\ll 'lIll' l'l'I':<tIlHll' 1111
1!1'I111pl'S cl' Ilgl( 'S 1'1 dl' ~i1:..cms, r l ahlis dans Il' \illl'li ~ ill!!ulll'r Ips \ ('l'hl'~ sr lt'nnIiH'1H pal'· SI " On dit
,II's Pays-Bols 11<I\('I'SI'111 la Il1l'r!lll 'onl pellll' IIIOl/filÂl'SI ~l Iilillat'C' tir' l'al'lul'l ,l 'o ll mAI',
Jill'IIHII'" r '\llglt' II"'I''', 1.(' \ ';i'il anglais (lKII'" '' ,III 1\ l'ri's I li;iO, la langu!' (;\1.11 11 ' ,,'rs 1'<"I~I,l i s qlll'
\" sii'ch' <III \11" sli'dp) ('sllh1nr rOI'lt'ml'rli nlilrqlll', nc'IJ~ l'''IHW I~~/ln S <luloul'll'hul. (;'('Sl (1' IIU'ml all-
tJelll :-i son \OCélhll l. llf't· CCl/llnlt · lIéll1:-O ~a ~ramfntlln·. p(' Il, · Ilcll'rUI S r ~lIIl!ld 1S lIIod l 'llU ' tH rll i 1. 1\ lu("S 'Iut' Il'
pal' lïnl'lI11'IIC'C' ,Il' n's Pl'llph 's,l!t' I'm , Hliqllf'S '1111 mil \\ III" ,il' 'II' al<oil 1 li II'lOll1l'l1l'l' Il' fI', nçals ~lIl1HlII'
l'IlIdhl l' '\ngll'Il'I'I'I', I,{' 1'1"111(' (1'- <IIlglo-S<J \I'1l • I,,,,gu( ' 1111('I'II<Il11ll1ilIc', Il' \1\" sii'l'Ip illn ugul'l' la
jlor\(' la 1l'art' clc' ('1'11(' influl'nn', slIpl'Î'fnalll' fI(' l'anglais, 1"'11 ~ur Ir plan c'nmo-
1':nsulIr,Ic' \ 1('11 ;I nglals sr 11';IOSrOI'OH' 1'1"\01111', mlqll" qlll'llIll!lllsllqu\', 1.., rôll' prc'l~lI1lJi-r(ml d,'!'
I;ill\aslnn nllrmandp dl' I OliG, dlllllll' lIalssallCl' Elal s-Ums apl'c's 1(J·1;. h'I"' nplI lsl'('fllIlml' hll!!l'"
<111 • Inn~t'n anl!lioi~ .: • 1/ l'~' /'l'IMill '/III'1II ('11/11 - in Le l' Ila 1ioua Il' oln,'ll'Il,', 1: ~1Il!!1'1I s I ~ ml' Hu la Il 1. n' ('SI
lm 'iiI 'lm'"'' 1"1(' /c',< Il'( '11'/1/',< IJ/(lflt'I'I/(,<, r'lI/hu'liI' l'as ng,', l'Ulllllll' le' sOllllgul' 1.,'oCwTulhl' I'S : " / '1/1'
11'11'('(' 'I" 'il .1 " /Wi l/ll'OIIIJ lit' "'11/,< (rall('ail', l,/' /;111#111' 1 il.J/IIl' l '~I {rIlY'l' IIII'IIIIIIII'I;lII41'" qlli ( '1t)/ru',
~~ 'II' 'I~ 1/1011 ilpn' s ~~ 'm' fil/ml!. J;;uI{:li I/S 1il ('(JIII/III/('I'
/i C'/J[II1{!C1: (:et'fi ltrls "'1)(~ClfIJi,,·lt',..., fJdf '/c1l1 (liVe; ..tlt' ...
E CU H ET LE GWBI H c'lu{.!l ·u .... -()Il "(/('S n{}tI\ (Wll\ ill1l!li m ..~··. " EII
(' ITe l. splol1
..------, 1l'angta~ est cOOIIderé comme une langue Inlf/llillianale, Il cannait actuellement Ir's lIiI~'X 1'1 h'x n ',l!inn s , lilIHIl~U (' pl','ru l ll('s rlU'!lll'S
des déllvallanl el dei lran'ifOlffiallOnS dues ~ un lelOUI en force des langues loc.lles,
S Ces dëdlC1allOnl de l'anglaIS IOnt I~ sous le terme de lxoI:en english
'--_---' Pac exemple, la froollère amèrrcame a'Jl'( lei nallOllS lallnl'l il prowqué ta naISSance
Iloll\'rllp qlli nr som IX18 'trici m e lil rund"l'S SUI'
j', ugl <II ~, • 011 '1)1/, {J.II' t',\/'III/"I ', (lmer{!cJ' lIlI
i llll-!/af,< illlllt'II, /III ,111:':'<11.< 1I1{!c'I'i('/I. ('/ mlômr /In
du 5{Jàngll5h, contractIOn de spantSh (e\P<l9no1) et de engUsh (anglaIS), langue surtoui utifisee por
IeIlmrmglê's hlspanopl'ooes dei EtalS,Unls, qUI allerce des polSol9"l en angla~ el en castillan (i1l~Jai8 ,-;;ng~/JJ(lflri('n . CllIlslal(' Ll'O Cal'rULlH· r~ . 1/
O'aUIII'I pa~ dêve1oppen1 ieUi btol:en engllSh. comme le dllngllSlr, en Chine, ou le frangltsh. en France, l'SI 1){),~sil"I' '11/(' d,1II,~ (11/('/qUI' ('('nUlin('~ rI ~1 111(('( ' , '
Quanl au globtsh (global + engll5h), verllOC1 ,nre,nalKl1li1Ie Ilmpl1f,ee de l'anglaIS qUI se COIIS\lUJI r/c'$ fOJ'mel) (1i;IIt'ctal('s dl'\ II'nrlC'n! ill('OI/1II1'/' III 'II-
spontanémenl par la pratique, Illend il se formaliser En lél1lOf9ne 1',Moaiove du franlalS ,..;l/i!t',-:. \ t'r' UJ(JlII(·tJl-};i, 11 ...··;Jl!lfcJ trUue fJOU\ t'I/«'
Jean,Paul Necr.ere, qUI l'a rroult al 500 mot5 On llouve d'aollelJiS dam le commerce dei mélhodes lill/lil/C', U/l{' SOUS-lUI Is/u// fl(' /'ii//{!/<l/K "
poul app,endre laprdemenl cel • anglaIS allégé >, FOKe il tous CI'I btol:en enghsh, lei BmannrqUe\
lemOlgllell1 d'une cella,ne InqutélUde M, V, Marie Val ente
-
68 IESCAMlERS or seon,n &Vtr
Les la la e

--
"'--

La place Rouge, Mœcou. (Photo du haut . poupées IU~.)


Croatie. Slovénie.
serbie... Ces par.;.
anciens territoires de la
VOtJgoslavie. conservent
une unité linguistique
que la nowelle
géographie politique ne
parvienl pas à briser.
(Istria. Croatie.>

II-:! • S'éCrle' unr Irll nr Siovaq ur r n paSSant (lU'! 1(lpslgnr: la l11(ljorlll' drs phiILJI~UC s'<I conlr
anlu n en ' Io~dll'l.oo Berlin. En l' ni mlam, pour le n'lirr, mais sans prru\«' absolu e, au IllOI
lISSf.' 1 eL indique à n fa nts la pré- ru sse' slol o. qui d Sil,;11I: Cl'UX qul llé]rlrn! une langlw
d 1'01A: Un SerlJ . arri am n sen' invcl'sr, compré hc nsllJlI'. l'as 'p CCllP appa ril lnn toujoll r s
lève' Irs yeux r i. montre il fr mme W l'II!: (on if!rrW I i(llIC. 1l1isLOil'l' d 'S SI<I"es ('1 l'évolution ue
qlll Lrolllnr dcr rii'rc 1<:1 ramha rdo d I)ro 'C l ion. leur la ngu . SOIlL un pe u mic'ux cunnues.
LI 'un ne parlr 1 rnêmr langu(', Cl pOurlanL chacu ll
<1 cUlIlpris que l'aulre pdrlall (l" Iuup '. Ces Lrois Une langue originelle unique
langues. bicll que di fféITIlU'S. apparLhlnncnL11 Ull - I l l 'Ort{4Î1/c'. Il' fll'IIf1I(' . 'lm (' COIl.~1 i l/If' /111 V<lSI,'
sr ul CI m!'mr gmll l H', Ir slave, S'a jOu L nL gmllfll' ('II/1I1/'t'II('lIJf'll/ IWl/1of.!t'n(' parlam un('
unt! di7.a illl' d' u lre~ la ngu('s donL 1 bi<'lorus '(', Ic' lat/guI' un/qol'. Cr·II('-Cl. le ,"Ia l (' COI/lI/IIIO, O'é/ iml/ais
1ulgar ',1 poIOIl<l ls. le m<l <'don it'n u 1 lCh qur . éll' r",,'r par 1(\ 'nlu/,(' ('/ I/lel/rl ail If' slt'cle I/e
1'1 'l ui compl e' qll/'I'lIJI' :315 mill ioos "1' IOCII I,l'U rS (l n! " " /'(,f'. RII, ' a IOIiI/ 'fois / '1I ,'ln' ('1/ /Jar/ le ('CCUW;-
en l':uropc I)n lilll~ llla l(; . li/II/:c' II fJfJ rlin /(' !ïllllo-('IIITi/H'f'f/ ", intl i,,'ll ' k an
Comme le gl'('c. le laLin (' l ll' sansc r it. I('~ langups Hrr uillarcl. il l'UFR 1': IUc1('s slav('s lit·
SI,IVI' a IlIlé1r 1iennrl1l au pllyllim 10(\0-('lI 1'0,,('1'11 , l' Un lvrr siLI' P1ll'Is-Sorhonn(' . C'e ' L cl'aillru r s à
~ il'UX (1(' phl sl('u r s milipllilin's, q UI 'omm 'n l, il SI' panir du VI" slrclr (llII' drlHlle l'('x panslon IIc's
dh t' I'Sif!C' I' ve l's ~IOOO av. J.' C. C'cslà CNtc' p<' 1' IOdl' SIClves , qui sc la ncen! \l' I'S les ric hesses du suri
RtJ>ARTlTlON OES LANGUES quc II' Il''OlI llC dl's 1<l lIi!UI'$ sla\ ('s émerI'! ... Mais c1an~ It's UlIlkans ou li!' num ('Iks lel'res. à l'OUCSt.
Russe 170 millions q U I ~()nl le urs Iucul('ur s" Si CI'S pr u ples som \ '(, l'S n :II)(', laisséf'.' \aran te . par le '
Polonais 44 millions melilloll né ' pour la 1 rl' rnl!~1' rOi tians (I('S t(' 'tes • AI/.\' l 'I/f' ('/ J.I" sii'elr-s, Ir IIfJU I I'a u marcl, < (jt'
Ukrainien 41 millions gl'cc~ c l la lio s cl u rn ilil'u du pr('m ier millénain? dC [mll'nlf'/' à J'('s / ('1 1"<u '/'Il 1'(' (l e J"éJ/"{,'I.'1II <ll'iilx- l }[Jr
Serba·croate 20 millions II(llI'l' pre. leur aPPélrillun es l sans dUll le bicn pills 1i/lTlu/e cie la ItJlliil ail in '/lI 1(-':; SlaI"('s lJrl('lIu /1/.\ " ,
TChèque 12 militons
a rr 'ilm m'. Da rr s Ull Lexte clalé dc' DB <IV. ,I.-C.. <lia"I!' 1\.lir hf'1 t.:a7.ans l-:l.
Bulgare 9 millions
I"all 1('II r l'Orn,lln 'Iàcll(' \'O<IU ' 1'pcu pl des Vénclcs P u à peu, li t!r d . c1r ll, l'mcnt~. trois groupe '
Macédonien 2 millions
(tut' 1(' ,otl1 Jord1lnb ail VI" siècll' iclen l ll'le comm (le I.mlall • slavcS \'onl 'e c1lfférencle r Wnt dans 1
Biélorusse 10.2 millions
dc's Sla cs, Lcs h pOlhrses à ce sujet sonl nom- 1 (' ~ ill U que lajJl'!lIll l11ai rl'ullla I,honl'l iqllf'. D(~s II'
Slovaque 5.6 mIllions
bl" • La pa/ric (Ir,' Slil l cs ('SI à IrcJlc lY'lw l' IX" siècle, la s 'i, si n PSI ronsrmlm 1" aVPl' 1,1 "i ~­
Slovène 2.2 millions
Il e~lste auss- ces langues (IUelf/llc paI'l ('fi 1':/I lYJfJf' rll' 1'1-:"1. ,'fi Bil'lOrLIsSi,', lIIlcllo n des Slavc ' occlclrnWux. mé r'idion<:lux c l
mineures comme le SOI'abe e n Ukraine (III 01'(/ C/ e n Rosslt' occ!cJ/'ll w lo urknLaux. «Sur Il' plallfMIIiIif/Il/'. ail HJiUlfJ/J<Jfail l'r'
(70000) parlé en Allemagne elle
'''lhéne (12~OOOJ, le<1uelesl tI 'a ujol/n J'J/lII •. ava nce' M Ichl' I Kaza nskl. (IirecLCu r (mis Il'tal s , lm f'S. Il rOl/r'sl . la p r irf('ipal1 lt' rit'
apparenté à l'UkraInien et est d' rc' 'herctll' au C l':S-CC' nLre rl'h isloim PL ci\llll- (;raf/ rll' il/mm it', JI u sml, Ir l'r(~<lIffI)f' df ' Hlfl{:<II'Ïf':
oar5é en Ukraine. en Roumanll~'
saLlon l1e B ~.ancr' . t-:ll'o rl~mp rl u 1~' r mC' - slm 'C' - El l','sl . /,1 I WÏ/Wf' }[JI I/ (o tir' " '/r'l ". l'xp llqll P ,ll'an
et en SlovaQUie
lui -même est aussi obscurc que celle du p 'upl • Ikt' lI Il ~l rd .
70 LES CAliERS O€ SOENCE & IllE
l ,

I~

'~

-
,
1
l


\ Vers ·3000 le groupe
slave émerge du
phylum IMo-européen
et se dissocie en trOIS
branches linguistiques '
le slave mériOlonal.

,
- l'orientai, l'occidental

DES REGLES ET DES MOTS SLAVES

D ans les langues


slaves, il des oegles
divers, les verbes se
· Le perfectif et l'Imperfectif du verbe " Ecrire »
Russe
infinitif perfectif .. an ... caTb na PiS al' 1 Imperfectif n ... caTb plsat'
PolonaiS
Inhnlt lL pisat
pt senlent SOus deux 1. pel fectif action terminée avec pr~n~e AUlon ter min e avec préllxe
aspecls perfectif el R Han lllcan nlll CbMO Nap'salam lisi
Imperfec tif (accompli, non Ja naplsal pls'mo
accompli). Le perfectif J'al ècfll la lettre ) 'al éwt une lettre
est marqué par un prehxe 2. imperfectif . awon en cours ou tléltlltuelle ActIOn en cours ou habitue Il
L'aspect Impeliectlf. R n&.1wy OU R n101can Pisalam
d~slgnant une act ion en Ja PiC hou ou Ja plsal
cours OU habituelle, se J'écris ou j'écrNdl5
définit par l'absence de
préfixe ou par rajOU d'un
suffixe partlcuher dit · Le genre
(JI Imperfectlvc.l1lI ~~
En russe, le nléISCulin est marqué par une consonne nue, le féminin par un a ou un Iél, le neutre a Ou e
En polonaiS, le masculin et le neutre ne sont pas marqués Le féminin se termine par un a
chat chalte fenêtre
Russe KOT tCowt<a OHHO
PolonaiS kot koza CI no

· La syntal\e
l'orOre Oes mots est (ltl IIore. C'est la oeslnence ou mOl qUI Indique la fonCtion.
Russe- Peqa Ijutllt Kaqu. La dêslnence en lU CIeS/gne catherine comme COD Plerreallne ca/Jlenne
Polonais : Plotr ocha Kéltarzyn~, C'est 1 déclinaison en zyn ~ et non en zyna QUI indique le COD.

• Le mot « loup» dans les langues slaves


Russe Biélorusse Bulgare Croal e MacéOonien PolonaiS Slovène TcMQue uKrainien
-olk VOW v êlk lIuk volk Wllk volk IIlk IIOlik
Au Fil drs les, le, langu~s slaves des l rois ria/If.. ,J, ('/ non Ile' l'on/n' (//'S illOIS ('Qlfl/lll' ('1/
f<l mllles p<Jur, ulvrnL leur dlwrsiCI 'aUon LOul en fl<1nça/s - , explique Kari Ile 1\ la\'(,I\lIal1, prorc' "SC' UI'
consf'rvanllln C nels om m un, n peu omme 51 au [ll'parlemenL (II' lanoues l'LliuéraLUll'S mlld~ rnps
les liens liss s par leurs mêmes and:I I'es se jJer- slaves Ile l'Univ('r ILl' Ll hl'e tic I3rllxellcs , l'our
péllJall"nL il travelOS leur, 1 ngut' , [)C~ QlIe omp r · ndl" C LlC I)éU'lIClIlarité, Que Ic russc par-
même l' cl LemcOl cl la Yougoslavie en 1991 ne tage avec 1 ille ' Il>' langue ' nellcs comme
,l)arvlcnl pas à l'Om prc, Pour preuve : IQU 1\' - 10- 1 la tin Il l' gr", il 'umt d com parer la mt'm('
'ULC\II'S sc'rlleS, Cl'Oltl.eS, 1)(lS IlI!l qLl c~ ('L lTIC)nl(' nr- pllrltSI1 cm rrançals el ('fi ru "SC, projlo '(' Jean
gri llSse comprennf'1lL P<I rfllÏlemcll1. « 1/ s'agit d'III/{! Breuilard, • I, amrmmlon ['Ierrt' alm" Calh 1'1ne
Sl'l1lu langl1c.w('c dcs standards dirrt'I'<>n/ ,~, Un peu dirrt'rc, en (rançais, cie CaLherine al PIerre car
omme le rrançals ca/wcl/cn, IwiV('/), méu vpoll- lordre des mal il/ri/que le Sl/jCI et l'OlJjrl, Rie/l
l.aio"" CI'rlaios (/r CCS /lé/YS dt"l'doPPl'lIl 1111/' dl' td da/ls Irs la /lg l/I's slal '( 's aUlrt 'S qlle /1' 11/11-
<Jellon dt1lilXr c l'ismll à C/,CUSI'/' It'$ ((frr"rcn('(',~ gart' ", amrmp Ir ch · r('hplI l', I)an Ir ' ph rasr '
clatJ.sle ({omalnp lexical, On a ainsi l 'U appal'ailm l'lIsses· FmjEI III/bil !\atjl/- Cl- kaliu liull il t>elfa ",
des dictionnaires (le cllfférences,' CI'Q,11t'-serbe, en c'est la (terminaison ram lTlalicale qui
particulier", c lal l 'Jean Hn'uil larcl. s'ajuul.C li la fin CJ't1II mOL), li ' KaLll ul qui Indlqup
Aujourcfh ui, 1('5 Iltngues slaws lI1t'rit liuna1t:s l'lui quc' flans Ips dpux '<IS Cal ht'I'III(' est « l'obi l-, On
s'~c rlvcn l a cc un alphahet 'yrllllqu(' nu un 1- [rail Il Il CPS jllr l'a~(>s 11<Ir- (;'rSI Catller ine (fut' Pic/'lY'
phalJ l lati n r cgroup 'n l Ir' crh , Il' 'rnat', le Mme· CL· C'est l'i('rtY' 11111 aime Ca flll'I'in -, Le
hos nlaquc , Ic maeédQl u('n, le ~lovi'II(" Le ~Iave ' PliS e~l ide ntique flall~ les d 'liX cas, bien qu('
occidental ('nglo& le polonais, 1(' Lchèqu(', 1 slo- 1'0r(lre dr leurs mots diffl're, SI Catherine avait l'II'
aq ue.le s rabc, 1 slovlne(' ou vh'ux pom ra nlen. le sIIlrl <1C' la phra se, sa ilésln nec au rait -hanllr
1(' a 'houbt' el ulili "e ra lph,ll1 l latin, I:ori nwl ('[ son nom aur Il priS la forme . Kmla -,
L('s langue slave, 011 1 l'n
• !:omrnun un I['xiqul? tif' IJ<lsp
qui IX'l'meL - il lin IJiflllf'/'lIss('
. ,. . ('1 Ù lin Russe dl' sc COIll-
/)/'t'n(//,(' al cc 1111 mminlllm
eXIste a partIr il nom re CInq (r C'mm , ail il 1//1 7i'1It'i11/{' t>I
11/1 l'Illon;li, ' rll' COfll 'l'rSl'r Ù
quan l li 1111 rass(~ ll1hle Ir rusS<'. rllkrain ien, le IJI"lo- t'a/(/,' (/(' (fl/rlqll(,S INmf'S rnmmlll'S », rxpllqur
rllSse ~I emploie l'alphabet cyrillique. Karine J\ lawnlian, Ce t 1(' ri/rrnlé esl aussi \'isl hle
BI 'n (tu 'dirrél'enws ,li lanl.!llCS ons{'1 rnl UII ' dans k's s<'( llIt'n '('S de l'Onsonncs Is<ues du sla\c
j:lrandr llniU'.cI'll Tle parlgrâce il l'e Istene , d'une commun, (;['s sc'qllrncr ' qui nOlis parai -srnt im-
langu mère, Il' slave commun, d'auLre parl lk1 I'C(~ prononçahlrs corn ml' 1 1l'l, /kV, fskV, Iskr/ t rouvrlll
ljUC leur Chang 'ment '. IRn(lellt , (' r Jll'Oduil Il ur origlnr dans un' l'(\gle hnguis Li lU an ' I('nn ,
tl<fIlS les rnBmcs dll'l'cLions, Insl en russe, en s.:,rlK' dispal' ul' ve rs le ~" I?-clc', qUI Illl jJosaiL qu<' les
l'Il CI'O!lU', les obi 'L~ 'II nomul' ' ill f~ l'i 'ur ou égal o n ~onncs IIC puuvait'Ill s,- s u C(;~(l cr qut' si la
~ quatr' l'l'SLCnl au singu li er, alOI" quI' la lllal'que sllh'all l<' {-Luit plll ~ StJIIOl'l' lIl1l'la prl'c~dl'IIll' , ~Iai ~
du pluriel a LOtalt'menl li l'U en bu lgare, Lc's le polnL 1[' plu~ pil rl lclIlirr dc' la phonéliqul' c!cs
langucs ~ Ia es onl perd u toUL arl k le tléfinl CI in- Iltngues CSL sans cloutr II(' au ph nOITl ne
défi ni, li l'exception du l1ulgar el du rna c6donit'n de mouillure, on tilt a ll s~i dl' palatalisa Llo n, Un<'
où il s' 'prlmc Sous la rorm e d'un ~umx(' apposé 'o n~ nue peUL êtrl' prononcée él\ e un' CorLe
au nom, • 1bute les lallgues slavt" , <~ {'(',\ CI'IJfivlI lrn~lon arLicu lalre: 'es i aloI' une 'onsonne
du IJ//lgan' f'l (//1 macédollicll, 0111 CO/l:WI'I C' 11/1 « clur\' - : ou bien (, Ul' pc'ut rll'(' pl'U lloncél' avec

y ' Ame cil' dtlrllllaisolls (ml/sel/lin, (('minin. une tr'.gèrr Inrtpxllln dr la langue vprs le pil lais clUI'
1.,
nClllre) hérilé de !ï//(lo-eUlYlp('('1I1111 rlfsÎ{/('{,m ri lin rplfl hem!:' nl a rll c ulairf' : on a aln "1 IIn('
(lu mol va rie 'ulvant la [011 lion ,5jlnta,\i(J{/(' flu mlll consonn' « molle - ou « mouillée -, Lr ru ,r a
Ilalis /a pl,rasl ' (CJJS //IJ/llinl/Ur. acc/I,5clliJ: ;,'<'n ,'if. l l('lInulli(' 1GconSUlI n<'~ sur Il' ' 33 li ':>on al phallCl.
)n ,1 pal'I'xemplr' lin· 1/1111'" noté phonéllqllrment
! lOI l'lllff • l mou . Iloll" IL'!. En géné ral. wu ' les
• LE FRAÇAIS l'c r b s à lïnfinilir ~e l('rminrnl !Ja r 1t'I comme
« '~( 11Î sa leh) , « cl'ire", AUlre parlicularitf:
EMPRUNTE AU SLAVE lorsqu' la consonne mollC'('sl utvlr lI'un voy('llr,
,-----, es emprunts de la langue frdll\811e aux langues Ic ' igne mou 1'1 t' 'l ahorbt' rial ' la Il ' Ile, Ct' qu i
~ve5 50nt faibles au regard du nombre de moLs
L frança~ passés dans le leXIque des langues slaves
'-_--' On denomble quelque 130 moLs ~ dans nolle
peul h, ng r la signifi aUon d'un mOL: • mal-
, "jJl'LiL ' mal~. m'al. (m ta l) v UL (11 1'1' . Il
rrol ssa il ", (;'rsl Cl'tll1 phunpLiqu(' orlgill'llc qui
voubulalle, au nombre desquels: ban (commandant), boyard
(noble), calèche, (osaque, (raviKhe, esclave, mammouth, marte, conLrlllllt' li l'a 'peCl rn~locll IIX , si ca ra Wl'lsque
obus, polka, sable (f)()Il), tsar, vampore, Zlhehne., K, J, des langu s la\cs,
Karine
-----------_._----- ~~---_._---- -- - -

Soldat en terre culte de la dynastie Qin (li' siècle av J.-Cl, sous laquelle se poursuit l'expansion de la langue chl110lse aux dépens des langlJes pat1ées clans dl1ie<ses réglon

7 4 LES CAHl[RS DE SŒNœ IVoI


lin cln'luil 1111' !Il' lïlllllléllliif parll' illljuurd 'hui h'
('h IllOis, 011 pilis 'Il'!t'Ilu'nl. llll{' langur l'II illOlS!', Cw'
10' chlnuls SI' 1~ln lllgll!' , III plllri!'L \IIX CÔI(>S tllI mali-
d<lrin. lalangll 'In pilis Î1nl~trl<llll(' ~Il nmnhlx', avC'c'
pills dr B<Kl millions III' IOl'uleul':' à Ira\,('I"; 1(" munt! ,
SIX éllllr('S gl'~ ml s t!lail'cll'S (\011' 1'l'lIC<.ldl'v (J, 7(i)
[ul'Illl'lIl l'('llu 11I', lIll'll(' lil' Id rlllllllll' sillo-illoélaim',
rune 11('$ cinq grandi':; ralllill('s d(' langues pa ri es
, Ill jUil n l' 11111 l'Il \sll', ~ 1ais lIli l4!n', 1('\1(' 1111 ('I,:,iu'. ('('s
langul's ChÎlIIlISl' s (lI il UIl<' llngillC' l1ImIllUn,'.1lIïmag<'
d(' 1I0S 1<llIglII" IlllIl ' 1II1'S. Ll'llr IdUIl 11 l'Iles, C'f'sl Id
langu(' pal'Ir 'l'dl' k's 11,111 il ~ a l'lu, lit' 2000 ' II1 S.
COIIIIIW Il 's ROUld " " cl<lI1~ l' Emul~' <lll Il!l1Il'. Il'S I l.111
IJIII n'lIssl il s'iIllIKJSl'I' mllilain'llIl'lIl. llIais aussi
('1111111'1' 111'1111'111 , ,III' 1I11f' gl'alull' "al'Ii,' !Il' l' '\SÎ!'.
1,IISS.'111 (la ilS la pllll~II'1 d,'s Il'I'I' 11ll1l1''' conquis 11111'
c'mprl'illll' (()uloul'S 1 1\1' aujollrd'hul : I('ur 1, IIlgup,
J\ lals ('on1lll,'111 ('l'I I.' IWI/:u(' a-I-dlt' <-IIlI'I'{.o(' ,wanl
(!c, :.... Il1IM'~I'l'(I"I1~ 10111 l'l'm,,in' 1111 ~ I il irll'! 1'0111' It,
~illllil', Il's illIglllSI., ~ Il';1\ al III 'ni l'Ill' 1nllll' l'olla l!o 1'<1 -
lillll <1\ f'I ' Ips iII'\, 1u' ologlll'Sl '1 Il' ~ 1l<11('OlllOlogues. CH l'
l' I'I1IOOlt'l' J 1'1 ,,'igln,' rt .. s langurs 11'1111" N'gion Ilonn(l{'
~UPI KISI' dl' ('''Iln. i l n'l'hlslnlf'l'chll~'\lj1h'm"111 d(' Cl'
1(' ITIIOlr<', i':n n' tlul 1'1111('('1'111' j'I\sic' , im 'h('(lI~lI{'s
1'1 Il IIgli 1Sil ' S , 'al'r llnlt 'III sm' 11111 K,~III I ,ll : 1('(\ '\(' In(>-
1~'ml'lIl c!c's Im11l1ll's (Il' 1, II1I!UI' S sl'I'ail ('II'OIICIIlC'111
hl' il ('{'Ill 1 (ic ' l'; l"1'I(,1I 111111'. Sduil ks i.lr~'h('oltl!:IJl'S
l'C(I ' r Bdl\\ (XX1. (il' l'L Il il ('l'Sill' liai kmale HlISU" li('llm'
1k' ( :<lnl K'ITa, 1'1CClii Il Rrllfll'I\, th'1'Il1sli(lIl \ laI' 1)nmlh 1
III II I l' la n ' c!IC'I'!'Îu ' ; lI1 ' II(~ll()l!lqlH'. ;1 (:a mllrirlh~', ("(' SI
à 1;1 r<1lI'III' (11i (!o' \I'loPPI'IIWIll dc ' l'i1grlclillIlI'(' qll(, la
pnllllialinn ; III1'ilil 1'0mnll'l1(,(' ~ c' l'Oil!'!', dnnnalll
('IISlIlll' Ilais, 'Inn' él ll\ gl':1I1I1I'S ramille ' clC' la ngllPs
asl' lIiqlll's. l'al' ,lgrit 'IIi1UI'l'. Il faul C'lIl1'lIlln' id
lI()lIl1'~1 iC'éllllll1 (II'~ ('(' {'(' élit' s, ('l'sI -il-li i I~' la maill'i st'
d(' 11' 111' CUIIIlI'l' pal' 1'11111111111'. ))1 ' 11\ 11'('1111'(' l'lIcs
111\(11,(, ' sr'nl 11;1I11('1I1I1'r"I11('111 If'S ~p(l('lalisl(,s (lcs
1.1I1/l11l'~ chil1"i,,'~ : 81' /.lria /le/llt 'cI, un!' rorme> d,'
mIllet. r i Ir ri z, bwn sür. 'l'cana ica/lm alll'Ult l'lé
1101 Ill'SUIIlII' il UIOlIl' dl' - !);;OO (Iall s la \ a 11(0(' du 1il'ul ('
,1,1I111C', ()Il<l11 1 ail riz. -;1111 f'\plllil:lliOI1 1'('lI1nnll"'<lII;)
. 10000 l'Omml' ,'Il h' I1lIlIt!IW Il' sil de DiaOlOnl.!lman,
près du loe de lJon~lIll~. d3n ~ 1(' IIl1n;J11 m;Jl~ &1
La forteresse de JI3yUgU1II1, a l'extrémité OCCIdentale de la Grande MUr.IIlle, Clans la prCMnce du Gansu lIulIl\'~lil'alil'l1 Il,, ~I'r,1I1 i'clS dllll' r h'ul'l' à - 4;;00.

1fS C"HIFAS or SCI"""' &\111' 7S


-----------------------
Dl'~ datal.ion ·s, 'nti"'I('~ IXJllr r(>lIs~ i r', <I('~Sin ('r
l'arhrc g néalogiqur elrs langues c hin ol~r '. ~ Le
IJ.1ssage.) /'agricllllUrP ell CI/ilw f i (lri (~/n' W-ad1wl,
mai' Cl' qui /1011 !fIIRrt"Sse. C{' ./ 1(' mom, '/JI où (/('S
Ilormnes ont l'(lU ' ' i, M/I'C li' /x1ssitl (lu 17('(111(' .Ial/tle
1 lEI vallée (lu Yang /se, à as,')()(.'ir/' les (/r/Lx r l1l1ll1'(' ' :
le riz PI Ip mill/'l * , 'xpliqu 1.<1 11I'e111 sagarL lIil ,(;I.t'Ul'
lJe rcc hereh · au l'Cche l'Chcs IInguistlques
sur l' sic orienta le (CRLAOIC RS ), pl'dali stc ries
langu 'S (;hin oises. En effcL comme le milll'L
adaplk à la séc herc 'se tandis qlle 1(' riz r r~ 1 il
rhu m i!lité. grâce à lell r associa Liuli les agriculieurs
sonL (ravoir une n'colLe com'cte, IlIcll{'
flue soir nL les conclll ions méLéorOlogiflUPS. n
van Iage qlli au rait perm is il ces populaLions. pL
don il leu r langue, de s'Imposer. • AL 'am {'l'lit'
{J<'!'irxlp, il " al'a il fi--1nS dnulP (IIlP gralllJe dil 'PI'SiIP
(Il' dans Cf'llf' rt'.g/Oll ( J(' III CllI/l('. mais la
langll(, rlp:; agrimlwlI!'s qlli m ail riSllirfll la C11lw/,('
11/1 millrl, ri du riz r a f'm(JOrlt< -ur I('s ll/llIPS~, ajoule
1 urent Sallal'l. S Ion luI. CI Ir la!lllUr nt'C cm Ir
ba ~s ln du nr u\ e Jaune el la va 11(1(' du Yanglsp SI"raii
1 loi nlainanœu' Ill' la pluparl (1 s langllesasl<l ll-
que ' . (n 1 donc ncore loin. clans I"arl 1'(' g;'!n(la-
logiqur du chinois. de la lanlluc parlée llëlr Il's Ilan
il il deU). mill ~ n<l i res.

Des signes gravés sur des os de bœuf Une e diversité


Langues Chinoises
Pour ~'(' n 1',l pprochc l', Il raul sïn lér.... SN i;\ rilg/' Mandarin
clu bronze. A parllr (le -4000. lOUjOIIl'l' tians celle' • Dialectes chinois
rt'4lion située (~nLre les deux grands neuvps ·hlnols.
Langues non chinoises
la populaLlon - dé\ 10PI l'apid 'men t. de, \'lIlagc '
• Tibétain
, pparaissent, bi nlôliles III 'S, rnwuré' cie
• MOngOl
murailles: c'est le débuL des cilés·)1éllais <'L des • Turcklue : ouigour,
chi Si la première" ia (2000- 1GOOI, klfghll, kazakh
n'a laissl' que peu cl ' u'accs, la deu '.Ièml', Shang Autres langues
( Iü()()- I 046), dans l ' I-I ('n(lll , au '('nl rr·e
tll' la Chine, nous a livré un indl c 11re ieu~ pour
1('IILer de reconsLituer 1 langu qui tita ll llëlr ll'e il
Celle IlOQU : I"écriw re. lIe·ci l)J'endl., forme Ir
signe' gravés sur des O~ dl' 1 uf ou d['s ailles de Outre le lT\anda"n, dont une
1 rtuC' retrouvé' lu ' tem nt dans le Il 'nal1 ('1 Iden- var.anle, le CI1ilI1darIfl standard
est la laI1gue offICielle de
lifi(os, à partir du ~IX" si cie. comme des ca l'acli'res la Chine laJnsi que de TaJWan
el de Si!1gapoiJl. les linguistes
l .cs plus anciens d'C'l1tf(' r.ux rrmonlrrairm
< - J 400. Il s'a{:11 fI'a re hives divlnawil'ps uLilis<'ps
[lar les roi -Shang: l'Iles :lTlIlOnCCIILdcs évém' lTIcllIs
distinguent 6 dialectes ChinOIs :
le 1W, Ie cantonalS, le gan,
le haklca, le min et le xlaog.
•1
!lOlll lqU s ou religieux. prévoient 1 climal. PVO(JIICIll le tenne de dialecte ne doit
pas faire (leIlSef que le haklca
les guerres.. . Plus (le 100000 de ~s ins ri pLions
OU le cantonals sont des
Olll é l'et uvé , , perm LlanL dl ;WOO idiOmes mineurs. Il S'agJ\
l'ara lèrcs, Com lm'nt rcmonter tI(' c s ca raclt'r ' en /ait de langUeS. au rœme
titre que nos langues romanes.
à la langue que parlaipnl ceux l lui les onl gravés? Il est allSSl difficile pour un
• LccrilU/'C cl/inaisc csl lx:alloJl/fJ /lllls /JhVIIPl!llllc ' minOis ne pallant que le
qu'oll 1(' pense, indique Sallart. c'('s/ unI? ITlaIIdarin de COOlprendre
le cantonars Que peur du Yunnan. Des langues de les plus Impcnantes. le OOIgOUl,
l'crI/m'luit' IJ'lJC sy/la/){Jirr:, ellJon /k1S I(Jrogr<1plliq(l , 00 Italien de COOlprendre la famlile tibéto-tl/rmaoe. parlé par plus de 8 nilliOns
(.p/a nou '(Jel7llel rie œtYJflSI ruile/a /J1 '{JIIOllc/aliOfl. ~ le françaIS. Mals ces langues l'autre lxil<lChe des langUeS de personnes dans la prooMœ
Or C Ite langu' apparaÎL lI'ès pl'Och 'clan sa pro- n'ool pas le privlli* o'ê\fe Sino-libétaines. sont également du x.,jJaJ1g Au total, 011 recense
adossées ~ une nation, d'oU patlées en République populaire près de 300 langues ..;vall1ES
nonciation, mais aussi dans sa gralllrnaif(' c' I slIn leUr aooellaUOll de dialeCte. de Chrne, Il oommencer pat aujourd'hui en Cnlne. une
d'une autre langue: elle des successcurs OtJlre ces langues ISsues le tibétain qUI oompte envlloo dM!!"SJtê hnguistique. partlculiè,
de ' Zl1ang. la dynasLle z,tJ( Il ( 1046-256). Une langue de celle des Han,l'ôIbre des J millions de Iotuleu", rement forte dans le SIJ(j du
Iar®JeS Ch\f1oIses compte auSSI MaIS 011 Yrencontre auSSI de pays. QUI t~ do brassage
dClllLon IL aujourd'hui Qu'ell(' {'st l'anc 'tre dlr'{' 1. le bai, par1é par plus d'un million nornbr"euses langues elClérieures de populatlOO .ll'ongine de
cl ccII d' Ilan. Car ceLle langu >-Ià a laiss' plus de locuteurS dans la province a la ,amtlie SIlXHibétaine : pamu l'empJI'e du MlfJell A. G.
ces femmes qui
travaIllent dans les
nZlères du Yunnan
parlent le bal, comme
, plus de 1 million
DES REGLES ET D E S MOTS MANDARINS de lOcuteurs dans
œtte prQ\ilnce
omm d'auues
C langues aSIatIques,
le man<lann st une langue
- L'ordre des mots :
En mandarin, l'ordre des mots est sUJet,verbe'obJet
,solante les mots ne transcnptlon en écrtlure latIne WO kà n bào Je regarder JOurnal
prennent pas la forme du en phonétique wè k' anne bao Je Ils le lournal
plunel ou du genr t les Le déterminant préCède le détermIné
verbes ne se conluguem Bâi mi!! bal maa Blanc cheval
pas. C'est le contexte, ou
l'utilisation de mots
fonctIonnels (des paru- - Les tons
culest qUI four/1/1 Chaque syllabe est affectée d'une melodle, un ton qUI lUI donne un sens II en eXIste cinq
ces InformatIons AUlres mli mà ma ma ma
partlculantés du mandann, ton plal ton montant Ion descendant pUIS montant descendant neulle
l'usage de cInq Ions, ou maman chanvre cheval InlUrl r est-ce que'
celUI de classIficateurs,
mOIs qUI aldcnl à CalégO-
nser ou a Quanlliler - L'usage des particules
Elles renseignent sur le temps des verbes ou le nombre des noms
Wc xué zhé ng- wén wo xué le zhëng-wén
w6 schué djo-ng wéne wè SChu le dlo-ng w ne
Je étudier chInOIse langue la particule. le • IndlQU l'actIOn révolue
J'éruare le chinOIS J'al érualé le chinOIS

- Les classificateurs
Dans oe nomoreuses expressIons chInOIses, cenalns mOIS, Imradulsibles en français, sortllnd,Spen-
sables II s'agll des claSSIfIcateurs Il en eXIste une QUinzaIne d'usage cOurant
On ne dira pas - San shü maIs San bên s hü
Sanne ChOu sann bêne chou
TrOIS livres TrOIS volumes lIVres
Un ollie 'Lir bientôt atteint l.la l' Shi lIu<Hl"dl. 1[' prr-
• DE L'ORIGINE DES TONS CHI OIS mit'!' empereur 'hinoi ' (259·210). Il éLCnd l'l'n,
s(' mhle du pays Ic Cl ralir en usagt'
r-----, ('\ langues ch,llOO\eS sont des langues ~ tOOl, c'est·~ qu'une ~ syllabe, selon
à Qin : un Elat entrallsé \01 11 jour, av une culf'
L ie Ion - ou mélodie - sur lequel il est pronoocé, prendra un sens IOtalemenl diffêrent (voir
Des règles et des IIlOts, p, 77). (('\ tllr1\ seraient app.lM .mie "" SIède aprèI J.·C C'est
'--_---' le IingtllSte françarsl\ndre.Georgei Haudncourt qu,. le premlef. au m,fIeU des onnêes 1950,
monnai ,un m -ml.' tème (l'Unité de mc UC'(' rI
la créa ti on cI 'un e nou\ellc norme graphlquf' qui
a percé le myslère de l'émergence des tons dans certa,nes langues <lSkltJques le chin06 arthaÎqlJl' (Iom rcmplace Ic~ dirrérclI!.es écr itures en usage dan s If'
500 avant noue ère) prMta/l deux sortes de syllabe!. : celles le lerrmnanl par .p, ·t, ·k(par ~, pay chinois. UnI' cenlralisation (lUi \ '(1
',t, , un • ou rap, ' ch.mer -) elles autre5. Parmi c('\ derooe\, certaines se erm'natenl par un coop de pl'rmrll rr à la langur chlno! e dl' Slmpo el' sur un
glone. tC' rendu pa, une apostrophie (par exemple, Ilfa', • femme -l, d'autre5 par un • S,, qll esl devenu 1 rriLOiN' dr plus r n pl Il, vaste,
avec: le lemps un • h • (par exemple, nijs, • deux • 00 khas, • quitter .). le coop de glotte et le hseraient
tombés, IalSlaflt derrière eux une méIodlf le coop de glotte aural\ dlflSI 000né une mélodie montanle, Oill a ouv 'rl la voit' à la çrr.a llon d . l' mpire d s
le h une mélodie descendante, et les S)11abe1 terminres 1\1 par l'un ni par l'autre une mélodie plate Ilan (206 av. J.-C.-220apl: J.-C.), qui raçonnera )Xlu r
Quant ~ celles se terminant par -p, 'l, ,k, elles n'ootl!lXJe'ldré aucun tllr1 AJf\Sl, \/fIS 500 de notre ère, long\.('mp l' vi !C d 1 Chine. L mpil '6tendra
• un • le pr~'t ')lI et • ch.mer • ~, sans ton; • femme . se prononçait ntyO, probablemeot lÔt. au nord, lusqu'cn 1\longollc Cl en Culte el.
avec une mélodie montante;. deux . se prOOOflÇi!rt 11)'1)', el . quilter • k~, avec: une autre mélodie, au ud, jusqu'au \fJcmam. Oans la pluparldr ,~gl ns
peu1-étre tombante. Quant aux moIS qUi se tenmoolerlt par d'autrl'5!Offi, au mil",u du JO m~lénalre doml n es par 1 s lIan . IIne vérl lahle POllllqup
de notre ère, '~ se pror1Ofl\alerlt avec: une trOISième mélodIE!, peut ~tre plaIe AInsi seralerll nés 1es 1001,
laLlon esl menée: le chinois sï m)Xl , ralsant
donlle nombre va(le d'un di<l1ecte Al'autre le mandann en comple 5, maIS le 'Ml jU\QU'~ 8. A, G,
dl p<1f'aiu ' OU N' uler 1 s langue - locale. ,l'aulant
(lUe d Simples InS(' riplions ~ ur ,It'o: écaillps .• Le' que Ilan p,'él l lqu('n! abondammrnt Ics Iran rcr'IS
ehif/ois . II/rI' langue lil/êmilr'. dOl/c /lOUS III, I/Osons dl' populatiOn J)OUI' as ' coir leur polll'Oir, C'e tc llr'
/li' lIomu/'C l/x LeXICS cr illserlpliul/s' , railI'cma r(IU l' langue qui a donné naissa ncl' au groupe de. dlal!'Cl('s
l.au renL Sagarl. Pa rmi ces LI'Xt.cS, un outil préclcux: chinois. Unr, langue donl l'écrilure. codifiél' il , il
le Livre (le ' ode ,un l'pU d poèmes 'c nsé ' avoit' 2000 ans, a peu changé dr pllis.
élé l'assemblés pal' Cun ruci us.• C'est un lN,11' La lall!;UI' pMI c. cl h'. a Ilien sûr continué [1'l'I'Ulller
('('/l1I1J/ de la mI/lifT' ('/I i/ll)i, 'C'. poUl' 'ull-i 1. Il le 'lI' ,HI nt des sil' ' 11"5, \'Oyan l nlll<lmmelll aJlfl<lrai u'P 1('
cr nlral atlssl pour Irs Iingtlistl's, ca r crs IlOi'm(' . raml'UX cl lOns qui rail Qu'un même mOI
SO n! ri m rA~. Or qui dit rimes cil 1prononciation.• 1:;11 prrnd une IWlln ,100n le ton utilisé
cilinuis mrx./e ml', I('s JXH'mes 1/1' l'I/llf'f!1 plI/S. mili.~ IJOUI' Il' prononce r (vllir l'r ncadré). Au gré de la
il ('xl 'le ulle IOllg1/1' (l'adlrkm cililloise (Je /a reeoll '- poilliqur CL dc la gt'ograpllir . clic S'CSI div rslrléc .
livet/of! (If' /a PIV/I(}T!Ciatioll dl/Livr(' ors Ofles. eT! donnant peu à peu naissance à la mosaïQut' d ('~
«lI/dlalll le (liff«l'el1ls rilalecr s cr 1('$ langu(',: !Ilalrcl , actue ls. Le premirr d'entre cux. Ir man-
pas 6es, on a réUSSI 8 11 fil dll refllfJ il reIlVII I' r 1 _~ darin. s' dans loulle ord el lc Sud· Est
rimes ct il recoIIsliwer aInsi la prononcia liOl/ ", lie la Chine cunlilll'nlc1lr. Sa plTmihf' lI'an' c'rl'ill'
explique l ' chercheur. Les IinguislCs onl "éus i à l'cmonte à 1:124. l\ lalldarin SP. dit en chinois {t/lan
pLahl ir le, Ill'a ndes cat'acté l'lSliQues d ('Pite langup : lum, 11I1c'r'a lf'rncnl • lant!u' mci 'II ' -. C'e'Sl LInt'
varié l'" li ce dialt cl\'.
"pp lé - chinoix 'lc1n-
~a an ue commune e da rd •. plllonglllIa ( u
- langUI' communf' '.IJUI
l'st .'nse fc,:né ~' IOLlS
les Chlnoi '. ~Ia l$ pour
nomhr (rentrc l'lI.\ . il
les mots pr6sc nU'ol une ou d ux s lIabl's, Illals, Ill' ~'al!il que ,l'UII' '('cundl' langUI!, leur langue
ltans c demi r cas. l'une des deu S lIallcs l'st maWI'III:It' appal'll'nanl à un aUlr'('llill lc 'l.(' chillOiH.
mineul-e: Ils CUlll IJ(JI'l(~ nt pl'érixr..s. in rL~cso u slItTix!'s: l';loign ' lin PUII'Oit' el " P<ln' par II' 1'(:lIf'f, II' Sud-
If'_~ lOIIS. pn~.~ent,' aIl jOlllyn,ui Italls lOU . h's dialt'clI'x () ue,~ !. a clé f' lol1P<' s('s proprr flialect.c '; hakka,
chinois. n'c iSlI'.nt pas cncore à elle <' flOIllI(' , Vn ca ntonais. min. elC.. qui SOllt néanmoin s m n crs
rl" van he, l'nrdre des mOLS dans la ph rasr est parle mantlarin . IY<lllo,,1 Il<ll 'e qUf' 'clui-ci e 'lia
slljel-verbe-objcL -II IIlOOnllc. IHl1gu 'communl'. la langur clu pouvoir. l..a mail rispr
l..a flyna LI Zhnu l'I'Jlré&' nt.c un pérhx le de j:!l'amlü rst liane un gage cie ,'éu ~si l . parce quI'
IJOllr 1 langur hlnoise : la iVili salion des l' lt islOil ,'épèl . Comme au lCmps d s Han. les
Cités-palais essa im dans tOU l la zone cnlre les populaLklil SI> UII xE'mpll' :
st.cppe, du Ol'CI Ct If' du YanglZC, aux cl pcns IJOurconsu'uil'e dl's viII ,~ nouv('lI('s cumml' ShP.l17..cn.
des langues alOl's pal'16es L1ans œs régions. n' les auLOrités ont rail venir par milll('rs dl' ouvriers
~xpallsloo qui se pou sou la Qin (fJU I du 'OI'C1. Qui apport.cnLdans leur ~a{lC le mandarin.
::;c prononce « t.chln - 1. donL la Chine llre son nom. La la n~u' co mlllun ' f Ta-t- 'II ' (Jisparailr :le '
C'esl dit-e si cel W d nasLi,' a élt crucia It' p llll l' la sœur.;? Pf'IIl.-t>!.re. 1\lals, à wn tour, f'1IE' lU' l<I"lt',,,
clvlll lion chinoi e. Basé au Shaan 1. l ''Oyauln<1 Ims ::;c dlvl'rsinl'r. alouLallt ci l' nOUVI'll es l'amirlca-
(f Oln à unln l' 1 des l'û, aume tlon il l'al'ill'!' I!rnl'aln,!liquC' cl s langues hlOois('s.
qui pa l mcnl Ic centre dc la Chinc el rorm"nl ce
qu e l ' h i~ lOl'i t.:n s aPlle lll~ 11l le • pays chillois - , Gautheron

18 LES CAHIERS DE SCENCE &VlE


• •
es Ofl Ines
Le japonai,' appat'élÎl comme un «j olat»: rien n emble l'unie
à lIll élUlI'e idiU/lH\ connu, Lingui le l rchéologucs explorent
Iïli.'lniIT cllrnplew (Ir c Ue lallollr incla ..'able,

~
i
~

i
~
,
§
~ Sanctuaire SIIinto O·ltsukuSl\IIna. sur r~e <le HOnSllu.
~ - -- ~-- ~ ~ -

u Yamato reste Ces lycéennes usenc


• du parlee Slandard de

e on s . . . e a an"-,,ue nIppOne TOkyO, dominant pour


près de 130 millions
de locuteurs.

Iii plupal'I clr: Jin gll i~ lrs Ill' voit'ill dal1 s t:t' J'C'gmu~ ,lès la prélli SIOirl', ('Il' au carr erour dïnnuen Cl's
pernf'1I1 qll'illi li l'II dl' SIl Il III LurI! 's L~ pol! o<:lqllcs (IOIll CUlllHTIII's lIlulliples \CIIUC S nolôlllln 'nl (I!: J'ill'
la l'l'illl'lpall' l's l quc' CI'S l a ll ~lI(, s sOl1 l <I~~lu li~ de f.:YÎI sh G, dr '1~lï\\'a n r I d(' l'h III ppllH'S, C' ('SI
1l,In Il 'S : dmls 1111 l' 1I1111CI'. Ic ' S il fi iXl'S S ' lI~gllll illI'lll <Iln si qUI' dan:. I l'~ l\'xiqurs du cIf" Ryûkyü
' HI l>. morphi'lnc'<' Il' xleall\ pOlir c'"pl'llIlI'r des l'(' rl<l i ll ~ l'11('I'('llC'lIrs IH'nsl'nl \'1111' IIn(' Ira l' des
rUllr lions s 'nl"l\iqll('s (\'oi r 1" ' l1r <llll'(') I,IO/-llll'S ,1I1 s lllll1c;s i('nn ~s (vuil' l'ani 'le pagc' :3:') ,
Or all st'ill dl' rq~roupt' ,11l<Jïqllt' nl!1I11' IusII'nwni 1101. IIllIllI'nl (1~ln s Il's [IlO!..' • sahle.' ", • ri~ cl{,('or -
Ir' [,() l'ren qui. lIlol'phulugillUl'IIIC'lll. t'SlU'''s III )Clle lIlIlI(' ", nu clan s cI'l'win s lIoms de cc' rc'<rll' '. Ill'
du japOlw is, :l" 'lélI Ii S 1(' ''l eS pf'll V\' nl (l 'alllt'lIl'S inn lll'nrC' sl'lI1lllallh' aurail jlll l;'\'XCrCI'I'. avalll.la
('In' qutlsl nlt'n l lI'<lduil s <I ll III Il 1 il In OI. 1111'11 qur 1l1"I'locle lli Sllll'iqllf', SIII' la langll[' du VHIIICI!U clolll
IIi la plr o no l o~Îl' ni Ir vo,a lmlall'c' IH' l'appruc l1rlll 'r l' wln s Ira il s (>vnquC'!l 1 cI!.'s la ngu('s ail sll'I)nr ~
Ic's clc'u,\ l a ll~llI's, C f' ' lllOUf'< llIui cli's It' \1111 " SIi' Il' SII' I1I1I'S, "Iv 'r nOl a mlll r nl l ' mpl OI fI' qu r nl
éI l'i(' c'('hélfallclr c' IInr hYPOlhc\sr ~el [J n laqurlle cie la l'érlup!icaliofl(l' murphèrnlJs. /\insl . urillalH "
jal'nnais el Clll'(oen é1 ura lPnl cll\I'rgé il ptlrl il' (l'lin po ul'l'a ~ l ~ iI SI' 1111'(' . Jllka~ Jllka • Cl rugur ux . zara ~
é;ll1 ('t' t rc ( 'On U IHIIl . Les rl' (' h l,,.c h~· s f'éC l·utl' S. ~~II'(J" , Di'" Il l'S. (' 0 1111111'01 dloisl r Pnlrr J'h IKJlh rst'
rrlC'lI c'es s ur Iles l'tdl ' hISl[Jl'i quc':, due 'l s cl ' S ,il LélïllU (', III jJ\llht'SI' ('(II'('c' ncu' OU IïI YjI()ltli' se
clc'u\ 1,l lIgllI's, irn liqlll'III CC'pl'lIIlé11 11 Il' ronlrai re, ilu sl ron sir nnr 't
1': lI rs Il ';lul'a lr n l pas cl J\I'I'g,', mms ('on vl' f'g(o La r'I'J ~ m s(' n'l'xISl(' pas. Il l'SLn(,anrnuins lCIl Uml
1.lrd,\,('nH'nl à 1., f,I\I' III' (Jcos ('c'h;tngl's inll'rmi L- d(' l'c'squ lss('r C'I1 {'OIiSuILélnlUnr carll' du Japon
Il'nlS c'n l l'(, Ir s dr ux l'('giOl1 s, l 'I,lIr II' Ji ll g lli ~ l !' Ilr c'l1lsltll'iqw'. 1)(0 fort s C'l1l11'3I1lS marin: . un nlwall
Illon /\lIl nnm, m" illT cl ' l'O nf('('(' II ('( ' s cl, ' I,I I ~JOa ls (Ir la 111(' 1' plu s 11as 1' 1 tI, 's ponts naurl'els a\ r c II'
il l'in sUllIl nallull<lJ dt'S l angll l' ~ l' L cl\ilr soLions COnl i nl'nl "r (Ic' ssi nrlll. favorisa nt l'ac('('s 11 l' r~
IIril'lI lall's (II , J'plal élclUl'! d('" Ilonn,'f's n.. (' lIipl'l ju squ 'a il 1i" milli' nall'l', o ps PI.'UJlit's ""!lUS
pr rml 'I Jl<I ~ dl' lrll n('hl'" S il " IIIIC' rllia l lf lll l' nll'l' Il' llï,or iwns au ssi cli ve' l's q UI' la Sihrric' , 1(' I.as
laponais 1' 1 h' ('lIre'l'll . Vangz l ou Irs n"gloll s cie' l'a ' Lurl lr In slll lndl'.
L" III sl r r(' S(' l'pil l 'nlll'I' si il's l 'lll'I'l' ll(' urs nI' aurall'n l l'li :;' "'lr!' 1rm '\I~s • pl('grs ~ ;t\anl (If'
--
u
disposaipn l JlIIS, ,1\ c'(' II'S langll('s ,Je' s Rûky Îl , cJ'un
1'''''1'1('11\ ou,lI J~ ltlr l' iudi ' 1' l'h i~ l n il'r clu la pona i ~
SI' fonelr'(' (l, n, un • m('lIl1lg~po l ". I.a gran'I!' lh ~
vrrsitr· Il hyslf)lIC' dl's ,1 ,ll1onal s I:H' LUl'l s sl' mlJll'
ancien, ::; III 5 variantes nOLablcs d~ la sphère l émolgn er d'un ,c l mN lss<Jge. Il ('O lll'S dt:> 13
l''puniqll e. ces l<.Inglll': sonl dl ssc'Inlll':l's sur une l'l'. l'lui 'j <1 111',1il JIU r ngcnd,l'r UII ph('no·
q11<1 l'a n 1; 11111' 1l'ile's Ir fi IIi lc' C'S c'l di rrl' ,'\ '1I 11'nll'" !'I h's 111('111' ('omule' \(' d(' • r "('011~aI iOIl • dC'1 K)lIrllflll l SUI '
,III poinl flU" 1'illl c r ('clIl1pl'('hc' nsion rs l parro ls cc ur langur auss i inc la sable que l'apparaÎl
Impol>slbl , II falll s:]\'oirqu f'" ltu psur lr ra ss;;llll' ;l U lou rtl'llli 1Ir' lapnnals.
du grand ('ouranJ 'lHlrIn I-.ul'llsluo, ('t' I ''l'r hipel a, Lionel Crooson

lES CAHERS Dr SClr &V1f 81


l'mhahil'l1wlII \1'1111 i l l'!l'II ,l'{' llt'l'lIis l' \ ~II' 1111
\ lIn l- I':s l. .1\01111 Id IIllIlIll\' des l',IU\ qlli CI Sul , I l.1
111 1dl' Id ((,'l'lIIt'n' grandI' glat'ialinll . C,,, dIa", ·lIr ... -
l'ÎTlll'ur . -l'llI'lIlt' lIl" , qlll lorllll'111 1,1',un(ol(' .JÎllllon.
s,' '('I II' m<ll'iSt'1l 1 i l l'dl Iii dll \ III'" IIl ill" II<I il"l' 'H II1~
1\1';11111111' 1' tI'"gl'll'1I111l1'l', i l lïllll'I'SI'IIII srh(' I11,l !I•.
1'1111111111' n,'ulrllllqul·. \1I11t' 101l1 1111 III' sii"h' .",,"t
U-Ill'I;1Ill" 1" CilllIt 'I't pill'dl'iit ,, 'S 1111'1" 1'," 'l' hip" 1 nllll'I' {or". Il s s01l1 ""pplillll(" 10<11 h's \\allll \1'1111 "
nlppOlIl'l'Jll 1 S.I IIIHi;ldl' d'i"' s "1 d'îlo t s ~ 1I1' Ull d Il n 1II1I1Il'IIIl'IU·i\sli ll l<jIlI·. \ /,11<1 1K'IIi1l"uh' C()J'i'I·II IU'.
ore d l' pili s dl' ](J!)!) ~llnl1li'll'I" du \ onl au !'iUlI. l'r.lllqll,1I 11 Uill' l'I~I(,II Il\lI'l' IITIj:!lIl'(' Illl ' 11'1\(', ('f'
l '<lrli 1I1,lrlt" : ~I'~ hahll<lIl1' ,'I·'p ..IIIH·1I1 dans un,' IX'II"'" "nlil r.ll'llII·IIII·1I1 l ·t Iltml1l' 1li11~~lnn' i l 1.'
lan~u qll '" II(' lIn lil 'II Ill' sl' mlll(' unlr;1 lm ; 1l11 .... \'1\ Il'''<111011 ~d~lIï, !'il \ <li'I' II" 1 111l~ 1,ll'd. III1 IHIII\IIII
Idiol!1 'Oll Il Il , , 1.(' lallorrah (,O ll slllI lI' d()ll(' 1111 n'lIlral rllwrgl' dan, Iii pl.lll ll· cllI \i1l1l.1I1I lIolll la
\(lrllahl r • Isolat • Iin~lIislllllll', 'dl'dl'I'<l'isllqlU' 1,1111(11(' r""n1ll'a, ,Ill \ III ' 'Ii'cll', Id pn'lnli'l'(' 11'; 11'1'
qu'II parl.\g,',j\l'Ç 1,'l ara~ralil lu \II'\HIIII" Il'('1)1'(01'11 l'. Tilt' 1llllJ 1MlIlii i~ d 111'11'11. Cl' pd rh'f 1Il 1\ i llncl1ll l'I'sl ('
l't h' b"~'1Ul', Idll PH', 1'11 1n' I('sqll(' iii 'S Il 'l'''SII' , Il Il' Il Ir' fr)[1,, ~ Iin{.!III ~ll qll l· dl· l i1 1.1111(111' ni l'I HIIll'.
Sill', <Illl'lrnr pan·IllI' . 1I rOIllI ,II' l'ri' " 1.. 1:IU 1IlIIIIoos
lit· lorlllf'urs pOli r qlll 1\' pal'h'l' sla llll.II·t! 11(' Ilil-)ii De très nombreux emprunts au chinois
L'arclléologle renseigne l'St don1iI1,1n1. COlll lm' 101111" h's 1. 1I1/.!III'S . 1(' j,IPO- 1illll'l1(' Il.11' h' 1'<1\IIIII1l'1I1l'1I1 (h' Id 101'1 lia Il 1(' n\l-
sur l'origine des langues
(lerre cuite du ,""siècle, nOliS l'\unpn'lId ,h' IlIJIII IJI'I'\1\ lliall'c l r's 1'.11'1111 Il,,,11011 11('s Tall~. h' ,1apIIII.1 ,II'iit a lollll' h's ca-
réglon du Varnalol h'sqlJt'l s l'l"U\ 1I1's il,', IIlI·rulllllla lt·s (\C's R\ ùl..~ îi r<lI'IÎ'II" ( Il i III li :- dmll il lI!"\ 1'I0"JlI' Il, '11\ s~ Il,,\1,11 n',
m' ~onl IMS (,olllpn' IIpn' lbll" IK,or Uil IOl' ulL'ul' dll {\ 0 11' (:. /ll/ r·/'1' rIl' S"ü'//("r'SI /.' n° 1() Î), L,' 1<1 pun,lI '
laponal s ,urn ol;1I'I 1 0 11 rh' 1'1111 ljll('ll'IlIl!llIr 11,·s s'I 'III'll"I lil .Iill,i III' Il'i's IIlJrnhn'u~ l'IIlpnllll s ail
1lia Il'c Il''' •I,'","li"
1n' i II· ... 1'1' i II{'I pd il' S, I':II "'TI·t , Cl 'S ..hirlll1 s ,lolll ill· ... II Klurl, 1I11 dUS'1 (O11l11(11~ qu'I ll'l' . t
• lli<lil'('II'S • 1) îil.~ li so1l1 ('n l'('alill' d,'" 1<ll1glll'l' lIli /.!l'l'( 011 <llIldlill , CI'I app, rl nt' Ino,-lifil' ('11 l'It'II
11i~IIIlCIl·~. qU(' Irllr 11I'1l\ IIIIII\' lll'rnWI cl'I"'lllla "l Il'S 'lrll{'UII'{'S Ih·I;II,lIlgIlP . dl' ITII;lIlr qu'un ll'~ll '
ri l ' r kl,s('l'Ilan~ UJlI'Il ~(' ml>l(' tll'I(l Il{.!\I ('~· japollI - rl'an!,'a!s ll'illljllunllllll , 111"1111' Irurrr III' • rl1\ l1 -
IIlh' S • tl lIqU('1 Ill' 1.11 1 Pd' l'aI'l il' r llïllOIi . lil llglIP ~Ia h", n""" IlIldlgr (0 111111 11(' la langl\( ' rl\ln~·ai,,·
d' ulI 1'1'111'11' dl)ol'ig('11I' 1111 '1I)1'j l lh' 1"\l'l'hll'''l. 1'1 III' Ill'ui Î'lrl' er llUpl'l'o d('~ angillphunt·s,
LI' pll~.zlt ' ,II" llI'Iglnps clu laprma i, l'Sl cl'nllhllll 1.1' "" rl(' rdll \;un al lll'lInSl i tut' dllilc la rt'rrr" IIl'l'
plu: difril'ill' tl rI'l'lllisliwrl'qlll' SC 'S 'OUI'l'l'S hl~w­ IIUIlI' 1'(' lmil' <I('s ori/.!II1'·· d u 1<'lIulldls IjOI' dl'
l'i'lllt·s 11(' n'Illllnl"nt qu'ail \ III' ~IP(' I\' cil' 111111'1'\'1'('. IHlI1111l1'IISI" ,'I<I",lfiriit "HlS II/III l'oll<lhi ll'r <1\('('
CIlIllIllI' I" IIIl/.!UI Sl lqlll' . r,m·l!iôolu/.!ic· pl'I'mel d'l'Il ,,,", 1,lIlglll" UUSSllh\l''''{'~ qUI' il' Illungol. Il' 1111'1',
Il~1I 11 il' qUI'IIIIIl'S pii'l'!' ' ; l'lIt· allOlalll I1IC'1I tl'ol11l'ihll(' 1,'llIlIlI;:UIIll' 111111'1'01'1'·,'11, Ca r. sl'lnn Ul1l' h~ IXH lri "f'
~II'I'I'OIl:-ti1u l'r l'II1:-t nrrqUI' Il,', Phél,(', tll~ Il('upll'- II(-lit dnn,·lIIU· . tnll"' ~ ill'p<Orll('lHlrili(,111 à 11Ilt'
1111'111. RI'llllllll<!1lI il 1 1000 <II1S<1"1111.1.-<: .. h', pili s Idlll ilh' Iingllbtlq lll' <l lla'iqlll' tir,1I1! ~(J11 nllili IIt'S
fl1lC'1C'1lI1o's IKlII'I'I I's dll !nontl,', IlIlS,'S , III j01l1' .III fl Il 1111 S ·\lI ·lï 1l' .\ "il' n ' n 11'.1 It', 1)(' l'l'I'élU dl' 101'11 11'11 r s
Japon, l ' muign 'nl lIc la présl'II!:(' d 'un Il 'U I It' ~lII' I M)s"'S( l'lInl'l a lll!lIl' pl'lIlU-allaïqll(' \u jOUl'll' hli l.

,
DES REGLES ET DES MOTS .JAPONAIS
1 e Japonais UlIhse
Lclnq voyelles - Ordre des mots Par exemple, pour dlre« <le) mange du bOn potsson ".
et seize consonnes, un Japonais dlta Olshll sa/cana 0 rabemasu.
et sa prononclauon i)~ \ l,., ~ \~U:",,:I; T
ne présente pas Olshll sakana a tabemasu
de diffiCultés bon poisson mange
partlcuhères pour Il est à noter que le quahficallf. oishll ", comme touS les déterminants dans ceue langue, précède l'élément
un francophOne Qu'i1 détermine
une phrase se -. o. est l'une des particules grammaticales QUI precisent les rapports de sUlet. d'oOle , de dlfee Ion ou
constllue dans un de provenance entre les différents consl ltuants d'une proposition
ordre Inverse de celUI
du français. le verbe
se Irouvant relete , Regroupement des mots Il y a (l'au cres types de conscructlon pour dlfe« SI (tu) n'avaIs pas mangé"
en fin de propoSition un Japonais aura la poSSl!lIlIlé de regrouper les termes en tBbenB/cBttara
."fJ:b\? k';
Tabe na katt.a ra
manger négation passé condition
Ce regroupement est une caracteristique des langues agglulinames, ori les afilKes
aux morphèmes leXICaux pour exprimer des fonctions syntaxiques Quant au leXique, Il comporte une
grande partie d'emprunts au chinOIS combinés avec des afl lxes grammaticaux purement laponals L. C
•f
Le 1an ue afro-a iati ue

SI une grande malontë de SOudanais parle l'arabe, al'Instar des Jordaniens (ICI, Wad, Rûm, en Jordanre l, les nveralns de la mer Rouge s'exprlmem en bedla

82 LES ~RS Of SCENœ&\'lE


~~~~~---------

1Les langues afro-asiatiques 1

.. ,

, -

BedJa

-
- SICfamo

Arabe
• Autres langues Irak,
sém,tlques
• Berbére
Couchitlque Ont ,elles prIS naissance en Asie ou en
• TchadlQue Afrique 7 Difficile encOle de l'étalllir TOUjours
est,il que la proxlm'té de ces langues n'est
pas uniquement géographIque. Ksar OUled SOItane, TUnisie,

fJlil ~il'u r. lanAuI'~ orfjrll'llf's (a ral1l', hN)f'C'u, amha-


rique, ~(jmali, ilia Il <11< , ,,1
l ,l' r()~('r urigill('\ dl'n'L1e ~' III11III' ,i \a 'le'! I:Mnql/l'
" (,IIII/mm'fIIl'lII :1 1'(' 1/'11' 11II~-"(' 1'/1/1'1/1 /1'1 ' ,WJ// 1111 l' ,\ ~II''! 1." qllt',,1'011 n'~le aujuurtlï,ul "an~ I~;­
IIJlJ!('//aIiOI1, Iii ,~III.,)('rfilmilll' ,,{/II-i/sial ir//II' Il '('11- pOli'>\', IWaucouII dl' lillgll is H'~ IINrndrOl Ildt'" ,
glu/no /i<I,~ la IlJwlilc<f/, 's langUI ':; fi i l/nf/III' (" (l il.~I(" ct'un berel'ilu "rrlt:ain, Il"."111 1" gPIIÎ'tiqUt' d,' ~
mai,~ SI' /I/(,I/II'/I1 c<,I1(',\ lfu'O/l ill ll lC'lIf' "I//IINI/I,In- J..pulallOlls e! rarrlll'oll~lI' IlI'nrhrm POUl' un [O~t 'I'
~u('s chamllo-,w'IIJ/llq,/{',,<' 1 -, lanc'(' l'il'I'I,(, L<!rt'ÎlI'r, "Iu(- dans h' ,''Oissan i [l ' l'lill', Il ,'si l'n f['\'illll'lU'
IiIl~uisll' 1'1 l'l'IIrl'SS{'1I1' II'. l'alll' ,Ill (Ît'f)éll'lplIlt'lIl plussl llllll{'!I'('whllr la Pillt'IIIr.'IlIl'(' l': brall '11t's.
"'Elue,," ' cnn\'I'II-lIrl
, l'III<1le~ de l'lIo'H'rsill' (II' Ilc',; raclnrs fI"II~II, /'ClINJII11(' 'Ilrilili'n's), il partir
l ''''\l'1I1:1 '. \ c1i~1 mgl )/'1', dl ml', (h- la [", nllll' arnt'alnt' , CIi'Sqllt'III's 011 forme \('rl)\'~ "1 1Il0ls, un s~ ~I"'m['
IlIlpl,IIIIP"s ~ur un h 'lTlloirc'lIuas l illdl<lllgl< ,III ni dl' t'llOsonnes ril'ht', "VI'I' gllllill'airs !p['I)llun '<'l'S
Il!' l'hisloln', qlli ~'Plf'nd dl' l' '\rl'iqul' tlll I\lIl'd au\ tian" 1" !lur!!,') el t'IIlJlhaliqu('S (pronllll ' ('"S dU
[1'/JlIlil'l'l's dl' 1'1 ra Il , lU 'qu'il l' [1'11111/' noirf' ail nl\I'"U cJu J,lIa l) 'I") , 1111 SI sIl'IllI' dl' \oyl'lll's II<IU\ l'l',
, 1I11,1t's lanl!ul': af'r<I-asl:,tiqllPs snnll'ill'lI11 ",~ pllI ~ 11011 nOI(' il l't'cl'iI ", IlI's 1111!!1I!'I," d('[('IIIII'1I1 <Ilnsl
(' lIulirl'l; af))'(\s It, IIh~ IIIIIl indu-l 'ure'p('!'II , 1': lIl's l'exlsll'II ('1' d ' lin • ,)C'OII)-"rro-a~ialhlllc' ", ('1 ll'unt'
Sil/li l'n [,m'I 1'I 11' I'il<lI-.~' ch's ri\iI'~aliolls It'S J,llIs (11[[Î'I't'ncia !in n "1111'1' les cinq I)r<lnrhl'~ qUI auraI!
llrlllanU" d!' lIuln' hISLUIrt', des I-:~ plJ n~ all.\ t'U 111'11 il panir lhlll " lllillpnail'l',
As:.} l'IellS, c'n pass,lIli par Irs l'h(l nlrh' os, C('I'-
wi/ll's , commf' l'arahc-, onl aUJourd'hui parmi La conquête arabe
h' ' plus 1 l'h'ps au lIIont!t', :-;1 rulU' {h's hra/lchl 's "ch \al sur l'Mn''"1' ('1 r '\sh',lil hra/ll'fw ~('IIII­
,II- ra[nl-ilsiil Ilqllt', r (~\ pl il' Il, C'slIll'slIrlll<l i. ' (0 Il'1 /I I C' IIqui' l'si ccIII' qui co mflh' 1(' plu~ el(' 10('UI(""''<,
(\uil' l'al'ticlr l'Il P,ll!(' 40), 1 ~ Cllla u'!' (Ju ll'l 'S Il' 1:ê'l'i1bl', la "I!'"'
Id m "'li \ l1'pr('s/'nll'(', "S[ parl(;
sémltlqlle, Ir 1II)\I('0-1Ir l'hl"r(', Il' l'lluI'hiliqut' C'I 1(' pAr ,>11\ 111111 30(] 11111111111' ,Il' Jl{'rSlmnr s, D,m s Iii
Icllilfllq/l(' - sonl 1)(') ri ""'11 \ i\an's, 1'1 l 'O mpl{'IlI 1 ":/Iil1~lI l f'
d',\rélhlC', 1I('s h' 1111" slt"c lr a\ , ,1,-<: .. 011
n'Ir'ou\!' cll'S 11'''{'I's If{' 111'11\ parlrrs rllslfnelS, JI'
, - On il '(IIr~Htlmll\ t1ll1l.~ l,' tNm,J dt'I,meur , 1flJml1t~~m"klul" . l'n
'ulla ralll"m' l" Il' 11/)1'1 Iii rai< if 1"1' , C', '~I ,II' ('t' ,11'1'11 Il ',.
œ(,;r,Jnn' l) Lham f" St'm. fl" ,Ir· \/11 1 t (/#' n'ft'n'lIrt' 1IJI~1qIJf' (i'htl#1un' ,
_Ir LI '~·nr\',·, IA~I l,', 11~'1/NI" IIf1Wnfrlln' Ollt 1'f"'I' ' ' . . '",.
'/~I'r 11111' Il''/)\ Il'nI 1':,,',,1,,' <lCIII"1. COmllll'1ll 1111 illiwlI,' ,-
A Du Machrek flCl au
Caire) au Mag11rel>,
l'ara Ile écrit est lu
par tous, mals les
, dialectes. parfois. ne
DES REGLES sont pas intelligibles
ET DES MOTS AFRO - ASIATIQUES entre eux,

L:: racine d'un mot est le


lus souvent trilitère (a
- La racine trilitère :
troIS consonnes) C'est a
Hébreu Arabe AmhariQue Berbère Somali
partir de ce radical Que l'on KTV ORS NGR MGR GOIl
construit les formes verbales
t1cnre éruoler dlfe mOissonner traverser
et les mots. les voyelles (ICi KoTeV O I R~a NaGaRa aMGR GuOBtd
en minuscules) se pronon-
Il écrit éMIe Il a aIt faucille /raversée
cent mais ne SOnt oas notées

- Le pronom suffixé au verbe


le pronom, suffixé au verbe, peut remplir la fonction du complément d'objel dlrect_
Sidamo Arabe Berbère Hèbreu
Intanneho darabahu mgrn shellartlnu
nous l'avons mangé Il ra frappé ils l'ont mOIssonné Je l'al cassé

-5
k

&
- lo féminin on « t "
La marQue de base du genre féminin est un • t ", QUI est le plus souvent
§ En berbère, Il peut être préfixé.
Arabe Hébreu Berbère
l Ecriture 1 prononciation . • ..If 1 Kalool n "\:l"n 'lN 1 Ani medaberct alunas!
~, ~ chienne Je parle (fille) vache
~
~

&VlE 8S
-----~ - - -- - -- --- - - - - - - -- -

• LES VI .........; D LH"BR


r-----, résenllOOO ail) ri' 5lè<1e av. J.e , c'est un vocabu1a e hebleu ungue

P iN

'-_--' • hiberne •
J,.( , J'hébreu hèbreu modernisé, appelé
a ensuite hébreu mllhnrque, que parlent
les JUlls de Palesune, • la
aUJOUrd'huI menacee
d'e,unCMn, le yldd6h etait
parle par plus de onze mllhon~
pend.Jnt près de quinze 5Iè<~, langue a notamment subi les de locuteurs iNanl la Seconde
avanl devenll aUlourd'hul ,nfluences du grec,la l)'Iltaxe Guerre mondiale et le ~nocrde
langue officielle de l'Elal SUjel'l'ffbe<anplèment I1<1ZI C'est à la fin du
d'lsraêI, Par que! Jlfoces~ 1 appatai~ les consonnes 'MI' \lècle que la langue
• les prerrueres IfIscnptiOlls en gutturales fie sont pllIS hébrarque connail un
hébœu ont été lettoovèes dans ptoroncees. la dlfff!rence enrre reOOUVl'au, notamment ~ le
le a!endtier agricole de Geser, ~les coorres et longues mouvemenl pllllo5ophrque de
datant de répoque du roi rf15plra;I, Je presenl devlenl un la Halkala, en Allemagne
~ l'etS -930 " raconle renJps " dêlaille Philippe l'êvell dl'l mouvements
Philippe Cas,uto, Pfofesseur Cassuto MaJS apres la révolte SIOn~tl'l va faliE le rl'l e le
d'hebreu et de sérmuque.i de Bar Kochba en 135, et la lrluan~n Elrezer Ben Yehouda,
l'unr;m,lê de Provence Dès ruine de l'Etat 00110001, ms allè a Jerusatem en 1881 ,
cene ~ue, l'hèbleu est l'hébreu s'efface peu.i peu se me .i èclile un 1hes.lUM
écrrt parlé Il est rune des comme langue par~ au profit de la langue hèbrdlq!JE, qUI
langues cana~nnes dlffUlée de l'araméen, et devient recense IOUS ~ mots de
dans le pays de Canaan (qUi langue savante el retlgle\JSe l'hébreu blblrque el mllhnrque
comprend tsraél, le lIban,la • Artenllon, l'Mbreu n'a uu~sabll'l en hébreu moderne
laIcIanoe, et une partie de la )amaJS eœ fatalement etfU1r, nt Petlt.i pebt, la langue est de
Syne), !OUt comme le réservé a la hturgl(' Au Moyen nouveau adoptée dans le Au Nigêria, le haOussa
pMruoen et le moabfte C'est Age, des sages comme Maimo- qooud,en, pour devenrr a la présente plus de Similitudes
clans cel hébreu ancren qu'est nide ou Radrllreoœnt des ueatron de l'Elat d'illael, en avec la superfamille alro,
rêdrgée la Bible heIlraique, rOfTeS{lOl'ldirnce5 en hébreu 1948, langue officiellE> du pays asiatique Qu'avec les langues
alnll que les fameox Au lIVIfI SIècle, le phr/olophe • l'hèbreu moderne esf tres d'Afrique noire
manusam de la mer Morte, 5fJf1lOZi èrm mëme un abtët;e proche dans la l)'Ilfaxe et la
retrouvés clans les grottes de de grammaIre hébrarque, ou d fJ1OIlOIIœ t/OlJ de l'helxeu
Qumran dès 1947 .les ptêsente rene langUI' comme rruhlllque " dll Phrhppe :W<lIH',< <llIll.lI'lIi:<:'( 'II/ !l1\~ Il' 1,. ''/l'cl(', soli/III 8u'cll'
CdfaCTêres hébraïques sont encOle bien vrvanll! " dit le CasMo, MaiS ~ a fallu InYenlPr m,1II1 1'1"'&11>, pt'!'c ' i ~c' l'll'rI'l' f';lJ'ch{'r, ~Idh ('(' t
proches de ceux de ralphabet professeur de l'unIVerSIte de un leXIque nouveau,
. )['(1111' l'nit 1':\1 Iri's ,"lOIl!lIlt (II" (liall'l' tC's arahl's
phêruoen, MaIS apœs la Pralence la langue VIt ausSi uniformiser ~ lIadllrons
destl1JClioo du ,.. /empœ, en au travers de dralectes cr~ de pronotlO.ltron dlffêrenll'l lIal'l(o" (;'('Sl l' t' qu'UI1 <lppl'II" la tiiglossj(', • On
-587, el fe,x.f ABabylone. par la draspora des le le rôle de rAtadémlP 111' /11 Imill2;m'(' l/f/( ' ('l'l/(' rlim,'I'('l/l'c l',\i,~/(' rI/'IIW,'
l'hébœu s'ècm en alphabet '11' S1kle, les )VIfs de Rhenanre hébrarque, qUI dep\Jls 1l'l',' lm rgll'/III J" -, 1~ III l'Sil Il Il' cil ,' r'rli ' ur, l'élS t'tOIl -
araméen, drr a!lé " exphque (Allemagne) parlent le yiddISh, 1954 .ll'évolutlOll permanente liant qtl'ul1l' lanl!lIl'II<II'I,'(' ,léll1 ~ un u'rriluin' aussi
Philippe CallUlo le mème QUI utd~ la l)'Illoxe de de la langue y, S,-R', \ ,"1,' ~t' " ,sllII,' "II dr~ rll/.<lrnrs de tllall'l'U'S (1111
utilisé aUjOUrd'huLA partrr du l'allemand et beaucoup de IIi 'tillllU (' CI'I I\ lIu ~lil/.!l1rl'lJ, Cl'llÀ tiu \ t rl1rl'~ ­
Orlr nt 'lJ'ilh,' - ,lIlI ~i IIUI' il's pill'll'J's nomél It's l'I
c' d,'nl,IIr1's) , 11<1' 1I111111lll" Intl'llIgiillt'~ ,'nu',' l'U\,
\ p.ortlr ,lu \III" ~ i i'l' I l', rlr', rI~ TI sti,'s non at'd lx's ,
h',' ~IIJII/.~ll s ,'1 Ic '~ (l1lomans, s'C'tII f1a J'l'lll
(,()Il1,nt'
dt' CP 'lui fu i r('mplrc' ll1u,ulman, I.'ara lle qui,
"om nll' \l'('(('U I' rlc' Iii S("l'Ill'<' r i dr la ,'"lIu['(', ('n-
par"', l)dl' qllt'tllllt' S Irihu~ nomdlh's \;]-I -tlll"\l'rlll' ri 'hil Il' \ol'alll rl,.lln' t"p,ll!rwl ct [l', nçals Ifllc-olJl.
celli i tlt' million " cil' lo("ull'ur, '! t Id 1" fo rflllll.. hh' 1'11 111111', <Jla mhll', j,ls lllIn , hasard, ,) fI'l'st plus
\'OtitlU Î' Il' ilrahc' qu I. < partf rrh l \11" "t('('lt', t'tI~I()IH' lanl!uc' "rn, i,'llt" 'U fi "\flansinn l'st IrPlnrt', " l'IIIH
I!' l'I'ochr-Clri!'nl. l'I'n<r>m bl l'lIt' Id !rOl'!hll'f' II1r;r li- .1 11 \ t IIr ,ir'I'/t', /If/( ' 1I/(I(/('/'III";,llIon !II' J'i/mIJ"
l!'ITan t"('nl1t' cf(' l'Mrifllu' , Id qUII~i -tol <lf ll(o dC' la ('liI,' ",lrlul' ( 'SI NIII '{ '/J/,Is(' ('n 1~'gJ .,)/" 1'/ dll l'IYJI'I1r'~
p,'nlnsul,' 1111 l'l'lUI', l'l plus lard, dc' Id Sicile ('t clt' Om'III, (;'l'sl CC' ({li 'on afl/ld/t' Id \ahr lil, r'wltqlll'
\Iaill', ultlIml'lltl l c'nnll'l', d~tll~n't1I' pt'lltt' il!' d,' Pip rT!' Lit 1'l' 11("1', l .iI 1I11/I /" l'tIisa l;rm ('SI (/ ',I II/lni
\I(ol1l1rrl'<111I'(', 1-, I,tngut' urnclI'IIl' l',l Il' Ilwllah, lc\ic,II,', ii n allu" /lOlll (' /I{'", ti/oIS 110/11(', 111,\ -,
Uil Illai ('li' ' lI, tlrt' ('IIr1l'hl élll l'OUrS l lr 1'I1istulrl' dl' \ In ' l, rJc IiÎra • \olrr ", on Ctfl' II'!\ mots comme
\llCabulairr rt uC' traIt s Îlilllrlls, C'I'~I dll""llt' 'l'III IdJnliill(<J\latllln),I,II ,,,ir(pllot ',litt ralrmf'nt ('('It"
à s'('Cf'lr't' r'lI alJlha hl'1 latin , IIU 1\ 01,' IX'illl\'lIU p) 1111 lIIi11iÎl'(a(o l'OIXJrt) , • l .il ~-' lrl,} \1'
• (."I·,~I fllm c Il;t'/1 pal' la COl1lllll' lt ' 111I ',1 1;('/1 /'''Iël - ("1 ,1l/s,1 fil/ Hlifi,'i ', {'l ' {Itil ré/il 'Ill 'il t' \!.<U' é/UIIJIlt1/'1U/I
lIiséll/on, ('1 11011 /lilI' 1ï~lillllrsilli!llI, ('olllm, ' 'JII l,' 1/11 l{\'~ {l1'il1ll111/:CillfI{!I' (,nif'( l'am/J( ' ('/CI,"sil/lH', 11'1
('/'(1;1 SII/1I1'III , L.a IW/ 'U\I' ,' It,,~ 1'111'1'/1,'11,< ,/'()IÜ'11I r/ll 'l'/lsl'i{~llf r1an.~ 1(',' clil '<C',' , ('/ ri/rai H'l'ITi~ 'Ii, {'IIII 'lU
SU/II ,/l 'jlllopiio/U''' ", I W)tlr~UII l'U'J'I'.. I.<IIT Itf'I', ::)1 ({' 1'1'('1111.01/' I/ '~ ill'.JIHII"lOrll',' ",
CUf'<J1I restl' ull tt"ll' Illiljt' lIr Ile' lél lilillW(' arall{' , \\"C 27 mllh(m~(ll'lol'lIl"lIr, ,l' 'unhélJ'iqll''l'SII,1
('C' pns n il pill s .'on ('1' J'lIIII',. 'lu i r<tlt lI,liln' d,' u,l f'IIII' langm' S"l11ll lqUI' l, plu s parl (oe
l'a ral~'l'hss ll(u,' : - /JI'" 1II" cl'lllI/()II,~ l'II Ci/l'dClr' rt '.' a Il jOli n l'lllli. La ngUl' lifT I(W 1le' rII' 1'1-;1hlo Il il', /'1 h' C' si
86 LES CAHIERS DE so. & VIf
• . "-
L'am arlque est a ~eUXleme
, •
" .. •
an aUJour Ul
1111 d{Ti\!" tlii guèze. dOnl Cln lI~jll l' d{"s prl'rnlt're ' aïl-i'.I'rr"ld, prurl'SSC'll r a $0 'it' ,Il' Ilrrll èr(' à Les langues berbères,
u'é1ri'S clan s lèI r('glOll à par'llr Iles III'" 1'1 1\"' sii'c l '. lïnsllUIi 11<11i0 1l11 1 clps la ngur . l'L ci lIi salio ns probablement nées en
Moque du Nord, onl
• Alors (fU(' n ';l/,iO/l;(' I<ta it jusl/lle-/à "uIna/ne tiC" orlf'lllalrs. COlll ll1l'n, ('1 oil ('si nt'(' ct:lIc lanl-!u\' ? résisté;i l'arabisation
lao{!(/(':; l'olle/lillfll/l'S. i/ ('SI /l1V/Ii/ble (/u 'Uf) pl'O- • 1.;/ 1/1<\'1' /a plu" n'pandlt(' SIIPPOSI' quI' II' /lClI - même si leurs locuteurs
("(,l'S /11< (/f' -:;« mlli&1 IÎO/l " ,~o/llmrlÎ III'/EI phlÎ/l.m/l' l''''tll/'Ill ilCtu/'l lie" friqul' du ord /' .( (for;Rill e,
onl embrasse la religion
musulmane.
arabi/llll' jusC/u'à la C:uml' 1ft' /llIi'llllIl' • . Lcril David 1I1'!(,/lwli'. lai.. IiI (/rc()uI l'l'Il' r t'ccllU' (fI' s /lt "
Cnhl'n. (ominl'llL IIngulsle sp{>ri(llisl(' des langu s ilncims (da WIII (1IIIlraI/IMl/lIe) à f Ollt' '( lle 111I1,'f'rit'
afro-asl<Ili\lut's. Le guè'zl' ('Sl pa rle' jllsqu 'a u 1"1 '/1),,( ('Il ('éli/SI' /c' l't'fiS (fI' (1I(flisiOI/ rSI-oueSI (/('S
.\\" sil' 'Il'. lil mi'IllI' Î' 1)()( IUI'. Il'S jlrl'm lel"S po('ml's I ~J/JUlaliutls. UII/J('UI (/onc (flÎm n 'YIJ/J/IIl\ ' v (/ 'U(I('
"II -"nh anqu(' a "p<lral ~sl' nl. EnI! d(' dl"Oill' à 'II"Î{.!im' BIt/oeil/Olle tlu iJ<.'/vl.'w CI/Afrique (lu NOtrl • .
gauche. 1"<1l11h(lI'IIIU(' ' ullil lï nnll('nce du grec eL ll('nS(' "<1111<11 aÏl-7,('rrall. I).'s 'hel '11lU énll'UCnL
s'(;c l'ÏI d(osllI'mais dr ga uch(' à clrulle. I,{' ligl'in a. tïl)«(' {JUt ~ Il 11('1' 'e(l U Inlll,II!l1' la fam ille <1
lalll'!ut' nmnrllr n I' I""r~ lhrr(' qu 1com plI' 4 milllun ' tlqu{' $I' rall 1" fl'Iqu(' 1111 orel. Pla nt donn(' run ll!'
Ik 1 ·lI[('U I"S . ' 1 I('~ mt'm('s orlgi nl's. lilllllli: liqllt Ilu 1)('I'I,(or(' Slir un dumalne immensc.
SI I"amhariqll 'SI langur oro 1('111' df' r\o:lhioplC'. L' IJel'hère CSL aulounfhul !Jarl par 2G millions
la Corne orielltale' afl'icaine a quand m('1I11' Wl nll' III' IX' I'SU IIIlt's. clunlun milhon ' n Fran ·C.
1race tI' la brall 'Ill' touchillquI'. I.t· l.'r l11(' f<lill'{o- 1'Illll' cI 1'(' nOIl'I' Inlu' llïlOrlwn rlr la ~ ml 11(' afro-
f(' rr nn' à la rt'gion du "lIs h. dl('(' tians 1,1 g('f1( " . aSidtlqUl". n'Slt' à ~a \nir si la hran hl' LChadlqll{,
au sud-<'sl dll NIl. Ct:s l<i llgurs r léli('IIL p<lrl(>es par IX'Ul y 1'1rI' l'aitaclll\r. 1~1 q LI eslÎoll fa i LCilCOI'C r1t"h<1 L
I\'s Ill'l'I-!l'I':> nUIl1,ult·s di's If' l'~ mllir nili l"(' ,1\' ,I.-c. Cel[(' hriln cll!' cOlllpr{"lld prl's d 150 langu(' ' ; I{'
CuIlOUS d,'s Imguisll'Sscu ll'm('1ll depuis 1(' \ 1\ " si l'II'. Inuu ' S<!. qui s(' rall pal'Ir p, r (,0 mill ions !lt' loell-
les 1[IIOllles 'uuchiliqUI'S. 11 li 110111 hl"(' Ill' HO (somalI. Ilurs au lilll'I'. IgI' ria. Camrl'Oun. ('Sil" mlt'ux
afal'. sitl~mn . 1 . . ). ~lIll p,II'I!"s 11<11' :10 milllwls connu . D('s IIIIQlli sl('s américains Ullimis ('Il avant
tll' locul!'urs <Ill !-)Ilut lan. ''l' n~lI . !-)I)mall('. des IÎl' ns dl' p rrnlp prohanLS avec la famllir afro-
asiallllllt' {t'xlsll'nC(' du lIl asculin Cl féminin. ~i mi­
A l'abri des montagnes IIlllcl('s "1111"1' Ipx sysl l'Illüs tmlllOlOin 8l1x. SIII'loul
Slir If'S horlls 111' 1<1 \1 'lliIPITan('I'. Id IIr"lI hl' 11- les P(]sSl':\~i f~ . ('\Is[('n("(' Il"un pr Jlxc' - m - polir
lIyro- IIC: rlx~rc éI. die. \aill1lmnll'nl I{ :SU(> li la \'a~uc Ics noms de lieux, comme en 3r3I:11.' ... ). IJ"aull't' .
(l"ill'ahisal.lon . • I,ïso/,'m pm (/('S Xf)/I/ "~ IIIIJ/I/iI - SPI' iallsl\'s pl'ns 'Ill au cûnll'<lir qu"!1 n(' s'agl l quC'
{.!fl(' IISI'S ('U lr scrliqll(' ' . la d n lié de' 1 poPlIl;l/ IOn rlC' II':)('('~ rlu (,{) IIl~I t'l IJmlunllP c lIlrp lcllacllljllp 1'1
tlt'{'" s rr'l i/(}/Js. If'III(j(II" It' 11('0I1(IJI'/1IIi" afro-asiatique. 1'1quïl fa II I rallachrr cr llr Oranch
1/{/(' IWrsù,u/{/cc des dialectc ' /wrliènw. comm/' le la famille nlricalll('.
IUllarv'{!. Il' ('/I/l'ull. lc'/wh., 1(' ... " . l'xplI'IlIf' "<1111;11 Yoann" Sultan R'Blbo

lES CAHIERS IlE SClENCE &III< 87



Le es c1'Afri ue nOIr

un africain est souvent polyglotte. A côte de la langue tradltlOMelle, propre à son ethnie, un Kenyan parle le rnaay, et parfols l'anglais. deu~ Ial1gues officielles

88 LESCAHIERSOBOENCE &\'IE
LES CAliERS CE SCENcr SVI( 89
Les langues vellliitulilires
1 Les langues d'Afrique noire 1 ou ethniques souffrent
A l'Inverse de beaucoup de de la concurrence des
pays occidentaux, la dlstribu, 'angues cOloniales
tion des langues et dialectes et véhK:ulaires (peul,
africains déborde largement mandingue .. ~Qul
les frontléres nationales. prennent de plus en
lJ)'après, les langues afri· plus d'mportance,
caines, KarthaJa, PariS, 2004,)

KOBIIb

Nlio-saharien
• Niger-Congo
Khoisan

1!J!JO, l'III' ç lln i Sil cnmlll" lélllgll 'onkil' lit' l'émgla Is,
qll i ,'SI éllors pari .. par mOlliS dl' :, <Jh d('I<I IlOpula-
1hlll !lan, li(> 1I0llIllIl'U,\ 1J<lys "rnC<lIIlS, ('l'S langurs
1\' ' \('111 ell'~ parh'rs rlnUI!!!'I'S, l'III" <;4JIll ~(o lll'I'a­
Il'IIll'IIl wmprisl''; t'I IIl1l1s{'c~ Ildr 1II0lll S dl' 10 %
d" lil populéllirm dans lél plupart Il ' ' 1CI S rnlll('(O-
phOllt's ,'1 IH'ut,l'lI'!' 'l" ')h l'il('~ tes anulophnl1r ,
C'es t 1l'ès l'rUU<lhfell1l'lIl sU I'If' COl1lhU'1l1 ' l, Ir ltlll' 1'; 111", SOI1 I donc <;t' II\ ('nt pt'I'ÇUI' ' comm" rerrl'sl'n -
les IIOl1l1l1 rS 0111 émis I,,"rs ''l'r 111 1 'l'l'~ pal'Ol('s, tanlC'~ rll' l'e'lItt' 1'1 l':, IXJssl'II1'r 11('111 assurrr un
a\('(' 1111 lTIilliard ,1'111111\ idus, I('s l'rl- C(,I'I<l1Il IlI'I'slIg(',
t'élil1s l'f'prl'SI'IlI('1lI lIll ~11\1~lIll' l 'l' 1<1 IH)Jlul<Jllun
1 tnais Ils fld l'k nt un UI'rs !l1'~ lèlngu('<; Les langues du plus grand nombre
connuI's dans h' mond!" I-:n "m'L : 111' Il'S (100() I\U SI'('I>IIcl ,'lal.~' [h~ lot Il~ l'éll rudl', UII
1mU\ l' Ips
lanAue ' 1'('I/('I' lOI'II'I's, :.1000 SOnT alnt'aill('s, l i ) lalll\[j('~ vc"hll'u lal l'l's, CI'IIl's qui pI'I'm"II('rll dl' SI'
ru lson m'ITII'lll qu!' Il's africanlsl(,s ont hkn cll'S ('(1111111'1 '11 Irr d'ulII' population 11 l'èllllrt', l ,l'ur ,'SSOI'
dim '11111"5 à 1111'111'/' c'n ordl't" s', 'SI pIT{'('tll cl de' fJU i~ If'S WIlf'S ma l'ch(lIl[ It' " co Ill/Ill'
l.'i\lrlqu lin/,!ulstlqu!' 1)(IUI'I'aii sc' IlUIIJ'('r SIIIIS 1<1 Il'S IKlns l'tll'S Cil l'l'C'rnllrs commrrdau \ , i\lIIsi If'
fnrm • (rU Il l' p~ 1',1II1lt11'i'11I'Uls('Lél/WS, ,\ SIlII-;IIn1m, '1 \'('1111'(' hl stllrlqlll' [It' léI I ;HI~ur uruha l'si la (' ,t('-
Sl'lI'OlIvl'lI lles langllf's rll lf'~ Il' t'rl' tl' (illi s(' ('unfoll- l~léIlI l'lfr (tui 1111 ju sqU" LI \11" : ii'r l,'I" ('(Ipltélll' de '
denl a\ 'c Il,s orn('Il' IIl'~, Elles 100ll'ill 1111 rÎlII' 11/' ' ol'uba, La dr la liln~III" ,' ~ 1 '1I~L1il('
pl' mler plan dan, les CCL urs de l'r'l1sdUIlI' IIII'nl "p('n' 'gl'acl' à l't'xI'an 'Ion du royaum(' 1111 \lénin ,
- (' ond Ir t Unl\l'r 'ilèlln' - l' t tI(' l'al lminisl ra- En l'riqu,, cl" l'OUl'sl. runl' l i cs plus imporL<lnI ('S
unn, I.rur nombre vari(', (l'un pays à l'autre, dl' l'SI le' malldln:;:UI', 1.'1'L1ll cil' l'e '\pan~il)n rll' l'l'milll'
dru), à unI' dl~.(lillr dont un e SOUH' nt h('m('I' III' la du \l all U \lI r SIL !'Il', il l', 1 alljnurd'llui parl(o fJaL'
colllnlsaUol1, Il s'"glssa 1l, IlIrs ,lu '110 IX rlrs lal1~lI(, s plu :; \Il' lU millions dl' 11l/'IIIi'urs, ,\ l'r'st du contl-
n<ltionalc ,rlr nI' pas l'm ol'iSl'r 1II1l' 1'1hl1l,' ~Ul' Ulll' 111'11 1. 1(' '\1<111 III S'l'sI 11('\ l' lup Ill" ~r[Ic(' il Il ('om 1lII'I'I '1'
aut re, Il1si les ,II'lIx lélllglll'S ()rn ('il'lIl'~ ,lu Call1e- f'n l rI' la cÔle l't lïlllrrll'ur du cont inenl. [11'" Il'
roun sonl Il' rran~'éli$ 1'1 l' anglai' l' t lorsq ll" l ' Il' sii'cll', uiuunl'll1lÎ. SI :IOIlIlOO pPI'~(Jl1nt's ra '- i
'arnilli e çhangc consLitullUIl tlall s l" éUlllël'S quj"n'nL CUIIIIII ' lan/.:III' n<lwlc, lr~nl '1I 1lllluilS 1
90 LES CAH~RS!lE SCIE [SVlE

,
DES REGLES ET DES MOTS AFRICAINS

D ans de nombreuses
langues afncalnes
rorClre Cles molS est le
- l'ordre des mots dans la phrase
Dans la plupart Cles langues nilo-sahariennes, dans tout le groupe ~hOe (jes langues khOlsanes et
quelques langues du nlger-çongo, rorClre Cles mOts dans une phrase Simple est sUlet-oblet-verbe
même _SUlet-oblet-verbe .
Maban (nllo-sahanen}5enoufo (niger-congo)
on y trouve aussI une
GOr] yàr] sàm terme Kile ü kùnt pw5
classe de mots, les
cultivateur place bonne occupe Dieu chemin balaie
ICléophones, qUI servent a
Le cu/wateur occupe un cerram ferlile PUIsse Dieu balayer le Cllem,n lbént!rJlcIIOn)
renforcer une aClIon, un
propos ou un état Deux
paruculamès le nombre - les Idéophones
Important de verbes et Ceue classe de mots comporte souvent des syllabeS dupliquées qUI peuvent serVIr a IntenSlher
le recours aux clICks, une aCllon ou un ètat_CI-dessous_ té décntla rapodlté Cle la course et j:) l'âge avancé
Babungo (n,ger-congo) Bambara (n,ger-congo)
r]9wà nyil] màa tétste à kjrola gojojo):)
/1 courait rapidement sans s'arrl!ter 1/ eS! rrè5 cres vieux

- le verbe
Les langues afncalnes possèdent plus de verbes que les européennes Ex . les verbes . être
malade » ou • être rouge . _
Ngili (mio-saharien) Aghem (n,ger-congo)
ma m-àndl Nwin 'fi-M'là no
Nous sommes malades L'Oiseau eSI rouge

- les cllck.s
Ce sont des consonnes InlectIVes, c'ost-a dICe prodUites avec la langue ou les lèvres sans l'aiDe des
poumons. Ils sont nOlés en roncllon de leur type de son
1l1l3Dlai (Drult du balser) .1e l/demal (onomatopée tss-tss) 111/2 claQuemems de langue ' III, 14--1
un appel de langue proche de l'ordre d'avancer utilisé par les cavaliers 111 1
J ul 'hoan (kho,san)
ha KU tlohm-a gl uu ko lalhn Il coupait l'arbre dans la forét

- ,s ,r 91
d't\frica IIIS ulills. 'II 1 l,' s\\ ah i Il ('01111111' lall~lI(' ~. '- qll., S,'S IOCl II I'lI l'~ n.. s,' r omprf'lI m'lll pas d'un.'
('OIl( lall'.' 1'1I kll;"lIa~s, Il' t-l'Il) il 1'1 Ict'lilll/.<lll ll', I"m ll 1 "" ~I"n il 1'<11111'('. lk Il'UI' {'Îlll~. d l' 110Illhl'C'IISC'S
m l"plt" ('01111111' léI Il glll' urril'il'lil' à ('iM' dt'l'allgl,li s. lallj.lu l'S jln'sr 1111' n1 Il nl' cl i sIri hU lloll Il'C' s IO('él lIsc'I'
t\ la ha~(' tif' la jl) ramld(', h's languI's \ ,' rna('ul, 11'1 'S .'1101 pl up~rl ,l'['n 11'(' ('\!r's nI' '0111 pi l . ('('rit. 's. Fdl'I'
~on l ns~)(' 1(>('$ ,lU 1I<!llll illnn r 1('1 (',\I)I'i Illl'n 1 il ('(' fl1 Îso nfl (' nll'nl dl' langurs (,l dt' dla\(ocll's,
la CIlIlIU'(' d'lIlll' ('1111111' . 1,,'111' nnmhn'l1f'lIl nll('inrlr!' 1'.\rl' Î1'aln .'Sl ""11\1'111 IK) lyglOlll' , 1I 11 1isam ('OlIralll-
pillsiru rs l'('nwllh's dan s lin m(~llll' pays. Le> Cil- Illt'nt tI,'u' , oirr plu sll'urs I,ulgul'S ,'Il fonr l llllllk
UII ' I~HlIII' 1I t'IIIIlIIU 'l'aillll'b tir' :~O(). la l<(>jllllJllqlll' 1'('11\ il'nnnt'JT(I'nl da ns Ic't llic i il SI' Il'01111', ,\ il1sl.
(I(>mn('l'allqllt' tlu CIIII/,'f) , -J()UI'IIl' \ligNla, pill s ,1., sl'lUII l'l 111'$('.). <111 'Ii IgI' l'I ~I , (iCl 0" II!' . Sil JP 1S Pill'Il'Ill
:ïOO! I; ((fll' dl' S JlI'I'lI1lt'l'l's tlilTII'uILl'S pour h's dru), lallgues, 30 Ilb Il'OIS ,'1 10 nu )/III S Ih ' IjUdln',
<lrt'll'ilIIISU'~ l'si allll':' dl ' Il'iI('('I' 11I1I' fmnlii'I'I' l'IlIl'{'
kll1~u(~s ('1 d it1 1 f'ch'~_ Dans ln nléljor ilc'i. lIl'S pa~~ A l'étroit dans les familles
Ul'ddl'lll<lIl>.. u nt' languI' S(' ONln11 par SOl i SldLul D\' l'U is I,'li Cl Il 11('. 's 1!J3\J 1'1 Il's 1ril\ a U)\ Ih j 1i III!U iSI,'
na IIOIlH 1. S()Il 1"(' rlll Jl't·. SA S.I (:I I Il Id nHSH l ion a tt 1rs 'lll(' ,1In('I'I('"ln ,In. (' p li (;!'f'I' nh.' r'j.l 1I II 1~,- 2()() 1) h's
11'111, 1('('1. '. rall lnnnr il lInr rt\!iOll. /l',.III ~1'l'HI 'lr" lallj.lUI"'; arl'i('aillt'~ ",llll •11\ isc;...... '1l qllal l'l' p11) lu IIh
1116.'1'11111'1'. En '\fl'l111I1', h's .ll ah'l'l eS 1It'II1 l'ni dl 011' (UII SII I'I'j' [dlllilh 's) . 1J'III1l'ill(o l'arrn-é.siali'lUl' lju i
dl' 1 aSI f'S di siri hl Il im 1s. ""U 1 t'Il 11t'a liSrl'ull ia li ' l'I's. "UflIJlt., pl liS dl' :lOn IdllQlll'S, r"ll'Indu au nord du
\m sl l,' 111<1<1) 'Ill i d .' r il " ,I II SlInw ll .'sl Il Irlt' 11lU' .. onllll"11 1 l'oir l'drill' h' p. !l21..1 l'au l l'l', tl'ois
plus d' l ,fi 111 i Illon d(' 1(l(' lItt'UI'S .' n :-;lImil llt ', <Ill f-p Il) il SU I"'l'ralll llll'" qui 0111'" 111 u{> i llïllll'ril 'u l' m(\n1l' rlll
1111 a U Sm nlwl : ~('~ rorllll' ~ 111t'" les :<Im l SI (" rr,' rl'lIlt'~ ('nll t llll'Ilt. It's j.ll'llllpl'S IIlj.!I'r-I'ull j.ln. khoisall 1'1

. .,/ ,/

ne lverslte menacee :

ILO-S H RI E IGER-CONGO
.----., e ph0um (205 langues) apparait aux yeux de nombreux ,..-----, elau'lement homogef1e, Œlle superlam"l4! (1 532 langues connues,
doot pr~ de 522 bantoues) couvre Ie$ m du cant.nent Notr. Sel
C aflicanlSles. comme une Juxl.lpollt.an de 9roo pes bngulluques à la
parenlé mal dé mie Ses kxuleufll'étendent depu~ la TanZdnle
'--_---' Jusqu'a la Mauritanie, DUS relat1Vement éloignes du noyau onglne!
R .100 mllhoni de kxuteur~ parlent, entre auues, le wolof, langUI'
'--_ ---' pron(:<pa!e du Sénégal, le peul qUI COUV1e une bonne paf1Je de is
~tué Quelque paJ1 S\II la honUère éthlQ-lOudanaiSe Un cnaogemeot dlmallque l'AlnQue cenlrale el ocCIdentale, ou le ITldndlngue dont les vallétés l'étendent ,

et eflVllOOn~nlal peUl avoir IndUlI une SI vaste dllpernOtl, "y il 20000 ans,
~•
lU' plUSJeurl pa)'l de l'Ouest Seul le ordo/amen se d.\1Jngue de l'ensemble,
l'AfnqUi' cOIlnail une des pénodes les plus andes de son hlstOlle mOO!!Ine. Poor I\Olê plui au OOId, aulour dei monts Nouba au Soudan Mtgratrons tard..-es
lester en VIe, Ie$ chasseurs·<:uellleuf5 Dm dû su.vre IeUrI g.blers, pnnapalemem d'une peille populauan ou au contrdlre nalau d'angine du Congo-NllJer1 PoUl
'IeIS l'ooesl Vers ·12000 a~,la ~lUatloo dimaUque s'amélIOre Les d,Hêrenu les lenants de celte \e(oode hypolhèse,la première expa~IOIl pourralll'être
groupes COIlnalSlenL une hal6Se de \0 dém09raprue el se dlspersenll!l1 petlles effer:tuee 15000 anl av J·C, d'est en DuelI, lustement depuIS les monts Nouba 1
lfoupes mobiles pOUr coIOtll5er de nouvelles l!!lres. Trm gram lignées II! Elle II! serail aloo diVIsé;! en plUSIeurs branches, à travers \es savanes arixlfées de
d.s1.nguenl aloo : 'IeIlle nom,les ancN~ des langues sahanennes; ve~ l'ouesl l'Af"q~ OCCidentale. Une OOUI'l'I le m'9rauon .mportante se produ'l en ·5000 ou
celfes du groupe Son9hal. Un groupe de langues dlHkrlemenl dmables, -4000 anl Une brandie se repand plus au lud pour donne, n.1~sance aune
comme le fur, le rTldba ou le koman occupe une zone compose entre IlthlOpte /dm. oC.tlOO de roleurl pcotObantOUl Les populatIOn<; bantoophones ne vont ,•
~

et l'est du Tchad Il ya -4000 ans, les populallOIIS les plus a l'est comme plus cesler de gagner ou lerntolle, l.lnt vers l'est et la rê9'01\ dei G,aoosoo, )
le groupe ".Iot.que, basé en HaUle-Egypte, adoptenl un mode de VIf basé;! que tOUjOU'1 plOl au sud (eue e'pan\lOrl ~'aphlque pourra'i ê re fiée à ,1
SUI le paslarah\lTle QUI leur PEfmet de se développer lusqu'au Soudan. l'amé!oorallan des technIQUes il9rKoles, une cOtrélallOn qUI ne lM cependant
AUJOUrd'hUI, Il'I langues niJo.sahaneMes ~I parlées par près de 40 mllhons pal l'unan.mlté l<lenuf.que Ma~ une expaOSIOn QUl, dans l'actuelle Moque
de personnes dans qUinze pa)'l J.·P. N. dOl raie, l'es effectu~ au dêtnment des langues holsanes J..P. N.
1111,1-';;1 ha l'Il' Il .• Ct'W' /'1 '1 JIY's/'/Ilat /1 III d. ' "'01, '1IIt 'II I Is oll:l 's ,' II COIIll11 hi ' fi U" c1i11 I ~ lou l,' 1Arl'iqll" , (1('1'11
ti r/el/ r I ' ur, Ilu!t l,"; fi l/II i l/t's lIW f1(IIJi ' sint.,'uli,. . I'I ·IlIt· ni f.tl>l.~'r Bh 'l1rtl ",, COIlllIIl'nl ;t l tlr~ ," pll qw'l' (',' tI, '
tI/' ,1111 '''~/(I', ~tlU lit!11t' , 1\'.1I1 - ~ 1arll' 1Il 11111k ' l' 1 (1. 11HI- p<Jll\ ITII' ,U'II II'III" !
1'< 11 1111'(' 11Vll1l l11iqlll' Iltl la llgill(l' C t-::S- l lll\l' l's IH' Il rlll Jl(' III -Î'In' 11 11 tl'lI ll" ULI Il' , nnltn "1l1 (o[a ll
l ,1I 11 1!! l'l' - I ,~ "II II ), 1':1 cl'ia 1'1/ ;) /'t '1If '/JIIII1' d l ' /JIII/'/' { ' i l l'ach''r,sl' pn r Il Il' ' pl US vasll' \ a ri!' Ir 1i1 ll!u IS!lqlll' ,

('IIIIII II1 ' I II'/1,' /I }// / '11/ /'f ' ,llIre'" ,'' , /'Insl fli l'I' 1'1 " i l , '1"- l 'II ' l'Hrt ll ' d,' I" p"r\(' ch' , ', ' IIt 'I !I\ r ,'~i l (> IK'lll <'Ln'
S il, ', .. S'II ,'<1 I IIl IX)s~ lhl (' Il , II S r ,:t" 1 ,1('1111'1 ,h'" llue' il la Sil !l)'('lIIa tit' IIt 'S (lgri r lll lt ' I"'~ S\l I' 11',; ,'IIi"-
t'CHl II , 11 S'iéllll'l 'S ,k l't ' lI'H(,t '" r C'\ 1111111< III !I('s I, t IIt!UI 'S SI'III'S,t'III' l1IrIlI'S 1111111 It 'S 1xll llila IIOIIS {l'iI~''''7. f",ill('~
,1I 1-!ld !1 clt , 1( 001) :, 1fi 0110 an n('I's, Il rail l'Il l'l'- l!l'l\s l!(os 1111'" Il l ,lI ~I' '' 1('1I1 a~s 11 11 ila hh's, 1; llI'{.~'mlln Il'
\<II ,c1 U'IH'IIIIl' Ilfll lU'lju,'I(' l',," II 1l'11l 11111 \ Il ;ll'l'il- Il,,s gl'ifllds ")~; lIl1 n , 'S .. 11'Il'.Jil1S, 1'1l1l1l1ll' r l'i Il 1 (III
l'ai l!'! ' It 's pr" IIIh-rs hOlllllll'S il llussi 111'111 1 dl''' \ Iali t'n ln ' It's, \II I' 1"1 \ 1\" ...:: j(\è'lt · ~. a pu (~ga h ' l1u'nl
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d'lIl1lill lssoll l'n1s1l1III,1I11 Il,'s Sti ll o r igl< lt' : ur l'i ll IIrl - I1ls lOll'" (I{ ' pl 'lll (' \pllll ill 'I' 11111' Sl 'lIl,'s ljllalll' SII -
rk s 1:lIIt!lI('" "l l' ll'd llH'S Il'IIt' IJ ll ï l ;l j1pal'ilil P" I'I', III1 i1h's l'l'I!1'lI1I1'1'1I1 dt" SCll'll1illS I ~I qu a~ i -l {\w h tl"
au !u lI l'(l' hll i. éI\ ('C 'SC ' ~ qlla l l'(' 1JJ'é1l1 '11,'s lIli l iln 'S SI'S. {!r' s la ng uI's II SI"I'S ('II ,,\ Inljm', ":1 ::;i l" sli llill lnl1
11l' Il',11 11111 glli'n' 1','lIl' r lclwssl' , SI'S ph ~ I IIII I S 111'- l'l<Ilt l'lus \ il'tl w ll, ' q'''' n'l'I le ' '! C'f's i la 1I1 r'-s,' tI(,-
\Ti l it'lll ("; U'l ' l' tJII~ id t\ rLl h ll 'nH'11 1 pl u s t'O IllPh'\(' ~ iI'lUl u" lli ll',ll',' " ~1 :1I'1, ' 11t""I " 'I'l ~C"I,,"I II I, il s';11!1I
Ijll'allh' II 1'S llillls Ir' 1I11111\h-, 1'1111 )'1<1111. Il \ " pilis d(' SlIrtllll ' 11(' n'\lIi l' h' l'1," '"I'IIII '1l1 ,It's la ngl"' s ;Irr i-
Ili\('l'slh' , 'Il 1II1\1'III'-(; \ll r"' ,, 1' 1 plll' dt' 1.l11l.!\I"" (', lIn( 'S fi r ; lIIm' (Il ':'\ ('01 11 1;'11 ssm IC'l ' S fi t' It H' 11(' s. i \ III S i.


an,--"ues pour mOIns e ocuteurs
It' l' h ~ llI lTI<< lI ilo- s 11 1[1 1'11'11 " , Iri's 1'11111l'm l' rst' li, S
:<;1 t'f,'alillll , " l'l'ill'aÎI (l!' l'III S l' II pl us ('111111111 ' 11 11
I!I1IUIJ(' rllll l'l'I'-IOli l. \ Idls 1"I's i SllI'loll l 1'1' 111,1" (h's
1,lng' It 's ISIII(oI',' q lli a l'I ~)r'l' 1I 11 1' d di raf.!1' ntlll\' /'i Il J:
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\ 11 jUlInll1lJ i LI nI ' (JI /~1I1t1- d,' l ,1II f.!I It ' ~ islJh\ 'S, l'Illn 1111'
k .l' llaa ; 111 Nil-l(Tia Il tl J,' 1'<1,,1 ,III 1\'11; 11 1. n,' SUII I
pl u S il pp,lI'l'lIlér ~ Ô a U1'1I 11 g ,'0 Il p" , fm'manl (' 11<11'11111'
Ullt' fmn llll' il 1',11'1 (' nllt' rl', 11 111' r, lI lIl nlll (11111(' plliS
parll' I' d l' '1l1l1 ' /'I' gl'alll l ~ I! l'Ollpl'S llIa ,s bit ' II t1 'III1\'
\ Inl!l<i illl', L Ill ' Ilh ('l' ~I I t- 1)11 1('nlll' III IC'II)' il la It" II!II('
h is lIlI I'f ' ,III l '01l 11l 1l'1t 1 011', \ I<IIS 1111" t11 \ ,>r sill'
• LE KI-lOI AN : n tiCHIf'd lHIÎ IIH'ml('é('. Se loll f t rH 'seO, :lOn lél lI glIl"S
l'Illll p' t'III mnln s tll' 500 It l('II{1'Uf'S PI INllllTa lt 'lI1
ovvent COflSIderé comme le plul ancIen grooPl' de langues connues,
'h Spil l'a it/'( , tians 11 11 " ,,' II It' 11t'III 'IH' CI's léllll-lllt'S
l'angine du phylum KhoISan 127 langues il dicksl remonterait il plUI de
S 20000 ans Ce5langues le carolC1énsem par l'utilisatIOn de click.!, prodUIts
'--_.....J pdr des claquements de langues, modulés de façon aOOlentr cj('5
snll ffrl' nI nl1l1 :;1'1111 ' 11 11'11 1 li(> Id 1'IlII1'III'I'I'nC, '
la nglll's ['olnll la l[':; f'l \ "IIII'III<.1 il'{ 's, llIals dll s sl d"
d,-,
Inten~tes d,ffétentes Il y il 100000 ans, les populatIons pro okhOlsones s'étendaient l'dhs t' n c t' (Ii' P Ollll ljU l ' S d l' Si:lI J \ ('f..!~lfC h · .
sur tout l'est du continent, du nord de l'Alrique ollentèle ~ la pointe du Cap, L'h~tOlre
de ces peuples de ch.meurs-<velileurs n'est qu'une r~resstOO collltante de leur Jean-Philippe Noël
d~lllbullO!1 face illiA drfférenles vagues de mtgraltons de peuples pdst~ SUI leur
te"'tOlre les SOOOOO locuteurs actuels pourraIent eUl! les ,eprésentants de ces
ancIennes populatlO!1s, Sur une centaine de langues il drcKS repMor.ees, une trenta!l1l' 1 - Ro,.;,," RI.'nt h. \rlll.lt~ lh~ , 1,ltJ.cUill'.', tIUIIIII'- ,lfrKdn ".1"1 .
el! encore utIlisée, pnnclpdlemenl dans Ie :;ud de l'Afllque Pourtant derrière ceue unué 11l.lmlr., ' t" ,-, }f}(Jt;
de laçade le cache une grande d e<\Ilè Deu. langues khO!Sanes, le hadza et le
sandaW!!, le uouvenll5Olêes en Tanlallle,ll pourraIt alors s'agIr de reliquats, De\Jx
langues bantoues (groupe n.ger,ongoJ, le lUlu OU le xhosa et une langue COUchltJque
(qfOOpe alfMsr.1tlque), le dah.lo, ullllS(lnt également des dru, peut~ue d'aooens
emJl(unll â un Jl(0IO hoIsan. Même )'unrtè geographlque des lan9uI'I il clicks d'Afr.que
auslrale seraIt trompeuse La dllalne de sp/!CIallstes du Khol5oln Ie<onnait qu'elles le [[1 à lire lJl
d,Hérenoent crop les unes des autres pour élre main enues dans une \l'ule el meme • Berna HeIne et Derek NUISe.
lamtile, comme cela est le cas olC1uellement J"I'. N, les langues afncatl1l!S.
éd. Karthala, 2004
• BerlliMd Nantet DICtionnaIre
ri<! l'Afnq"", Larousse, 2008

I~ CA>o>l'1!'> or 5ClfNC[ &VI! 93


dans œrIIInS QIII leS peu nos
ses les. • Ya cinq leS dans rocéan indien, fi Ungulstes. En rabsenœ d'êquIYaIents
tout convne la pI!!pIIt des la Réunion ou aux 5eyChef1es par linguistiques des tests ADN QOi pour.
(pëII1des puissances européennes, exemple, utilisés encore aujourd'hui raient précisément attr1buer la pater-
envolent leurs navires sur toutes les par plus de vingt millions de locuteurs. nité des créoles ~ telle ou telle autre
mers du globe et Installent des colonies les créoles sont nés en moins de cinq langue, les cherCheurs en sont réduits à
sur les terres nowellement dècou- siècles, un laps de temps extrêmement des hypothèses. et des hypothèses sur
'IeIIes. Rapidement, se met en place court dans J'histoire du langage hu- lesquelles ils s'opposent radicalement.
une économie triangulaire, les Euro- main.• Ala différence du français qui Il y a d'abord les tenants d'une origine
péens exploitant les ressources agri. dérive du latin, lui·même issu de l'inda- purement européenne, • Pour certains,
coles de leurs nouvelles colonies améri- européen, on observe dans la formation les créoles sont issus d'une évolution
rapide des langues européennes due à
des conditions historiques traumati-
« On p ut a t ribu r au . r ' 01 Ques ", explique Nicolas Quint. Argu-

ment majeur en faveur de cette hypo-
un da t un lieu d naIS a nce » thèse, les créoles ont un lexique
essentiellement européen. « En capver-
dien par exemple, plus de 95 % des
caines grâce à des esc laves venus des créoles une véritable rupture de moIS sont d'origine portugaise, la
d'Afrique. c'est dans ce contexte (J'es· transmission. De ce fait, on peut leur langue des colons», reconnaît Nicolas
clavagisme que nait au cap-Vert, attribuer une date et un lieu de nais· Quint. En revanche, ajoute,t-il, • plu-
comme dans plusieurs autres an· sance refativement précis ", explique sieurs caractérisfiques de la grammaire
ciennes colonies européennes, une Nicolas Quint, linguiste au CNRS au sem capverdienne SOn! plus proches du
langue nouvelle, un • créole )J , Initiale- de l'unité de recherche Langage, lan- wolof et du mandingue, deux langues
ment les Portugais désignaient par le gues et cultures d'Afrique noire et d'Afrique de l'ouest, que du portugais •.
terme . crioulo " ceUK (J'entre eux Qui spécialiste du créole capverdien. Or, le Du coup, d'autres linguistes voient dans
étaient nés Clans les colonies. Les Fran- caractère nouveau de ces langues et le le capverdlen et divers autres créoles
çais élargirent le terme « créole » à fait Qu'elles aient surgi à date histo- afro-européens des caraïbes le produit
tous ceux, Blancs ou Noirs, nés Ou!re- rique constituent du pain béni pour d'une « relexification " des langues
Mer, Aujourd'hui, le mot est employé tous ceux Qu i tentent de percer l'ori- africaines par la langue des colons; les
sous des sens divers pour désigner des gine des langues. Néanmoins, les locuteurs africains, disent·ils, utilisent
personnes mais Il s'applique aussi à créoles ne sont pas apparus totalement les sons et les moIS européens mals en
des langues, une quarantaine à travers ex nihilo : ils onl comme toutes les y injectant leurs propres systèmes

1 Les langues créoles dans le monde


--::;:~:S::=7!~==========Y~:--' après 1450 dans le I les créoles sont nés

conteKte de ta
colonisation, Elles
sont le produit d'une
., rencontre entre
cap- langues amines et
Belize Il françall~es V~rt eoropéennes.
Nicaragua -~'l Gambie
• Costa Rlca-J Su Lanka PapouaSle-
HaVial Panama -~ NOlNelle·Gulnee
Slerr a Leone
UDena • seyCl1enes
Antilles _ ..J Salomon
neerlandarses rgerla-..J
• RQdngues Vanuatu
Guinée équalOnale
cameroun .' Maurice ,
La RéUnion Iles 11hlOI
le guadeloupéen,
comme d'autres
créoles. serail passé
par un slade Intermê-
dlaue appele le pidgin,
méussage entre
sémantiques et grammaticaux. Pour des verbes ou du pluf/el des noms, devenan langue maternelle de cette langues cOlOnisa triCes
cancaturer ces deux hypothèses oppo· conjugaisons pnvilégiant l'aspect (la seconde génération, se serait trans- lei le français - el
afncalnes, avanl
sées, la première dirait que le capver· mamère de faire une action) sur le formé du même coup en créole, Il s'agit de se stabiliser en
dien est du portugais qUi a évolué lemps, etc -, Ils VOient dans ces potnts alors d'une langue stable, utilisée fangue malernelle
rapidement, les conditions socio·histo· communs la preuve de l'existence comme première langue par toute une
nques ayant catalysé cette éVolutIOn, d'une grammaire universelle, le " blo, communauté humaine et pourvue de
tand is que la seconde verrait dans le programme ", une sorte de propension structures grammaticales plus dévelop·
capverdien une sorte de « wolof (ou de naturelle qu'ont les êtres humains à pées, lesquelles reflèteraient de façon
mandmgue) avec des mots portugais ». élaborer des langues. AinSI, les créoles partlcullérement fidèle le blopro·
La vérité est sans doute entre les deux. pourraient apporter la preuve de l'exis· gramme des uns ou la grammaire Innée
" POur moi, le capverdlen est bel et tence de la grammaire innée défendue des autres ReSte Que quelle que SOIt
bien une langue métisse, Issue du par le lingUiste Noam Chomsky. leur origine, Il ne suffit pas de mélanger
mélange d'une langue européenne - Lorsque, comme ce fut le cas dans une langue de colons à celle d'esclaves
le portugais - el de plusieurs langues toutes les sociétés créolophones, des pour obtenir un créole, la genése
africames, et ceNe nature duelle du personnes parlant des langues tres de ce dernier découlant effectivement
cap verdi en est également caracténs · différentes (colons européens, esclaves, d'un contexte socla·historique bien
tique de nombreux autres créoles travailleurs d'Afnque ou d'autres ré· particulier. Et ce contexte, c'est bien
parlés dans le monde ". conclut Nicolas glons du monde ...) ont été contraintes souvent celUI d'une société esclava·
Quint. Mais le débat entre créolistes ne à vivre ensemble sans disposer d'une glste de plantation où, très vite, [[[ à li re IJJ
s'arrête pas là. AinSI, le lingUiste améri· langue commune, elles ont été les esclaves, d'onglnes lingUistiques • Roben C/laudenson. la
cain Derek Bickerton met l'accent non conduites à développer une langue diverses, se retrouvent majOritaires. crécll>arton. lhèone.
~JC.oom. " " 'liOI1S
pas sur les langues qUI ont contribué à rudimentaire de compromiS- un pidgin Incapables de communiquer entre eux. f Harmallan. 2003
la genèse des créoles. mais plutôt sur A la manière d'un tounste débarquant Ils empruntent aux colons une langue • ~.tD TOClCI, l'ICIg.ns and
CnJoIes RoutIedgo g ~
l'éclairage que ces créoles peuvent dans un pays dom Il ne parle pas la qu'II 'approprient, transforment. font Paul, 1971
fournir sur les origines du langage langue et où on ne parle pas la Sienne, évoluer, jusqu'à faire naitre une langue • NICOlaS QuIfTt. le cmJIe
~ de poclle
humain. En effet. les tenants de cette ces premiers arrivants auraient élabore a part entière.• AsSlmll 2006
idée ayant décelé plusieurs trailS recur· ce pidgin à la grammatre simplifiée, où 'N "'_ Oulm. ~t~t
afnc. 1II rSan5 la /an8lIe
rents dans un grand nombre de langues le fond prime sur la (orme. et l'auraient ca~ L'Harmattal1.
créoles - grande régularité des formes transmis à leurs enfants. Le pidgin, en 1008

LIS C""ERS CE sc: ENeE & V[ 9S


SCIENCE~VIE

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'h T~ · ..... ..,."'·,....-~_ ....
la..., ..........~.,.., ~ ....
_t,... -.-.. . _ ~ f'" .... 0

1
Pour satisfaire notre
à décoder les bruits
aurait évolué en
Une théorie audacieuse

roIlUIll·t·/. 1IIIt' pllr,I~I' (1 IUlU lt ' 1111\ i'i Slnlllls p<ll' l'IIOIlS < sOIlIlc'1' 1HII 1'(. ('11\ 111111111 '1111'111
('l'oult'Z I('~ ~f)lIorllh IIU'('IIt' prodllit 'Ilt· l'!l'II qU'I'1l I!'ndant rllrl'illl " (",'sl pal'(,(, '1111' IllJlrl'
pl'l't'C'\('Z-\tllIS p,h h's l'ollisloll'. It·, n·I'II·au.!'l pills pI'l'rbl l1ll'l1l nolt\· S~S I ('IIlt' "ulfillr.
'
rl'Olh'lI11'nt~, h', \ Ihr,llIlIn~ \flll 1.1 t'tJlIlIHI- ('SI 11é11'r<1 i IrllW ni ,ld<1PIt' d li tlI'llxld!.t!' d('~ lin Il 1~ qui
"t'ni'! \(Jn ·" I·~l·I1Ilt'1. h'" •\('U'\ (I l ( 'on('(ll1l(,('~- nOIl,' 1'nl 011 1'1 '111. 'lri's IIll'll. mr' 1fin'l-\ flU S. 111.1" qu '1
IOUS sur h'~ l!ruil~ ,Il' lOin' l'n\ll'Ol1IlI'l11l'l11 ;1 prI'·st· nl . rappcll'l d\\'(' h' lilngtll!"? l'mil' h' Ill·lII'tlllloIH4!I .... lt'
Yt'IlU'mII'Z-IOIIS poiS le" t'oillsiulls. h's fl'lllll' l11l·nl". It·s \ 1<l1'\.. Challl\lzl. dl' lï nSI 1111 ( 1-1,' Il S'l 'l,l' '1'. "UI "lui Il 'n 1
\ Ibril iions 11111 10llS t' III' IIn't 'nl ? \Idis SI. Im'II SÙI'. 'Ihw Ull uu!' Ilu'nrl.. ,1111 I,wj{'us,' 'ur ~,.~ origl nr'~. h' l'" l' 1KJn
t'h"CllIl ,'si I·'IP' III"'. Il,,"pl('I'I'' t·luSI's. tll' 11'('I)I1I1<1ill'" h' "SI,', j"l'nl. <:'11'. M'lolllu!. IKllIl' lKlllllllr (''''(' pris l'II
m.trli·"'IlII·1I1 l'ill'al' It' I'jslirflll' dl' ll\1(ln~ hallh slir la l'hdrg(' pill' U!lII'C' l'C 'I (',III. Il' lan!!<Ih'(' il IIll ,HIIIPII')'
('haus~I'I'. Il' fn llll'l11l'l11 ,l'lin, '-'ICII Il' Il 1 sur Il' 11(J~sl( '1' tfUIlI' tll'~ ('iH'H('It'rl~liq(II's "Ilnll1'l'~ quI' l'f ' tll' nm'r ,1I<liI
l'h;ust'. I('s 1111 1t'lI1<' Il 1;; dl' 1<1 "ljsSt'III' tllil S'l'II I n·... IIKIII!' rI",lIlllIrl(' dl' l','('I1I11I.IÎ''',, . h·. ''l'tilis II!' la Ilillltrl'.
~

~
5•
~
lionS), qui
les llfinciDIIUX •
nèmes. de la
~
-
~
g

"
~

~ ~
l' -
~
~ ~
,
DES MOTS AUX PHONEMES
quelques e~emples de motS et leur traduction en lermes de
collisions. frottements et Vibrations (ou phOnèmes occlusifs. fricatifs
et sonants). Pour simplifier. une consonne fncative sera notée « b",
une occlusive sera notée « s ", un phonème sonant (ou plUSieurs a la suiteJ
sera noté «a ' . le mot angla,s • dog _, composé de phonèmes occluslf-
sonant-occlusif. donne ainSI. bab - (CoIIiSlon-vlbration·colIiSlonJ. CI-dessous.
quelques ~emples en anglaiS. en espagnol. en allemano et en IrançalS
En allemand. les nasales comme le « n • sont traitées comme des phonèmes
sonants. a,ns, que le • w »en anglais

Anglais Espagnol
dog;. bao. POCO ; « baba.
people ; • baba • lII(Ja : • saba-
water ; « aba " demas/ado ; • basaba»

Allemand Français
werden ; « saba • gateau = « baba .
p/atz = « babs • tasser = « basa " pnJlfll1W nln' deu surriler's : un pic'rre' qlli ~lissl'
(re/tag ; « sabab • baC =. bab- slir Il' ~}1. un Ii~rr "lit' l'on flOIl~SI' sur UI1C' lahlc·.
l)uanl <II IX vihrations, 'lirs l''sonnen uli'x Ir)l'!; qu'unl'
m llisinn ou un rmu('ml'nl unl l'U lieu. 1;rx('rnplc' Il'
plus car<t 'térlsllquc' eWnL II' lintement qlfrllît'I la
~-- <:Io<:hc' frappe" aV!'1" lin rndlll,' 1.

Dans toutes les langues du monde


L('s r'olliSIIIIIS. Ic': rrnu('mrnl, ri Ics \'ihrilliUIlS

i- srr.,ic'nl ,lIn sl les· phum'nll's • l'mmair ' cl!' la


natlll'I' . • Nou'f' SI. -rbllC' ,H1tfillf alliJ/lt
, l'ml//p f'/I
!Jl'rS('/I('f' (1(' l'l',' 1"f't!III,mu':; Isunores. , .1 .1..1( 1
/K'/1(I[}nll/{'~ Cf'nlûÏ1ws Ilt'mll/ioll. rl~1nn('e,~. il/t' . il
in(N/IéI/iséf'S " . l'xphlflW If' nrumbi O I()gi ~ tr Il,.
1% -I--~--~-~--~---- Ur IlOur s'adaplf'r au mi('lI'(à nOll'(' sysirrrll' <tUl Ii Uf.
o , 00 of
'0 " h' langage <l1lrait ('II tOUl IlIu'l'l't 1;1 r"lrm!r ces colh-
~ ilJn s. 1"1' llrrnr l1l S l·t \ UlrlllioliS .• l,l' liJ//t:i1W' i l
CII/I/I/Y'/Iemen/ 1'1V/U(' III}!II' s"allaplPf" au C'('(I ('ml.
la fréquence des dIVerses structures de mots relevées Clans lB langues f;,1I1 ~1 {tut ('11 tnl/1Wl/lliJ /la l/llr' -, ~OIl S Ja rormr tll'

(exemple : OCClusif-occluSIf. comme Clans . papa »J. concorde avec celle des phcmi'lOrs (lil..~ occlusir,·. friCéllifs r i <;i)nanl..~. qUI'
diffèrentes séquences d'événements entendues dans la nBture (exemple: l'on 1'('Lroll\(; ddn, IOIlU's I,'s la ngurs (lu Illuncl(' _
collislon-frottemen, comme quand un livre tombe PUIS glisse sur le sol). lar<: Cilangizi 1)1'1' 11<1 I"pxcCllIII(' Ul' l'allglllls. sa
lall~lIf' mawl1ll'll . pour 1II1Is lI~:r ('('mirnéù .,nl' ('nm'
IlllIgagf' ('1 naturl'. Iïnst<Jr U(' - CCli I!'s
{' nous. II'OHlpOnS pas .• nature » n'cst pas ici consonncsoc lu 'IV("- h. p. d. l. g-S()rll f«)IHI<llm's
s non ml' lit' wnlurc. Il s' glt plulôt ,ruli Il'l'ln(' (' 1 ('xplnsivrs. On les u'Ouv(' (railleurs "an~ d(' s
/,>(onrrl'lucl1(,slgnalll I"c nvlronnem Ill. plus UU IIlOInS onomaIOIx'(' vocalricf's t('II's quI' • uang! • .
nauJI'f'III"<Iilieurs. da liS nous 'voluonK insl • h(lIn ! ". I:I.C. l'ili s IrJngu 'S {'l bruyanu's. I,s
la · n<llul'r» MSiglll'-L-f'lIc autant la jKlISlhlt' -onsonnl's fricatives - s. sil. th. f. \. z - SOno.'l1 l
ri lI('n ICIISl' <!c's premlcr hOmmes quc III vi lle comllle r1I'S rmlll'lIH'nL~. 011 IPs Il'OIIVI' (lêll1srtrs 1ClOls
agilée el hm ante cl no ' conu'mporains. Cr qui évo<iuant lie . ~lIss{'rn{'nls. nllnmp hiss. msl/(,Ill<lis
imponi! surloul. c'('s t qUL" ces Imllilats. ~I d irrl'c'('n 1$ <lUS ' 1dan ' Ieu r lraducli n rrançaise : ~im l'r. fmls~l'r.
partagcnld scarac rlsliqu scommww,'. P.nfin If'S\~ lyPIi . ('lconsonnes sonanlf's - a.l'. LIl.
En ('0: l. que nous nou trou Ion ' dans la hmllsst" U PL I. r.. \\. m. 11 - p"xhllspn l {il' vibrations '(,Ill-
ou clans Ir m(oll'o. la plllP<lrl de sons 'lui nou blablc il celte ' l'IIwnclr 'C's tians la nalure Iml' I,'s
parvienn nt sonl PMuit:; par lmls LYI)('S ,r('vrnp- nllj 't:; l'Il Interaction 1\ oir ('ourlw). « l,cs lmis pritl-
m('nLS ph I(fUCS. lwlon Mark Changlzl: "'S colli ' Ions. cil XII(' 'classr. dr II/mm'm,'s ,1<11/.' It'/i ll1{.!iI{!l'llIItnnil1
les rmLLcl1l 'nts ('1 I('s vihralions. I.I'S r ull • '(Jfll/c'nt cumm,'/!':; IIlJIS ("/" ,'~~es (/e 11/ll1l1i'm(',~ (Imls
sun il'lInpnl f(lIanrlull 01)1 L solide l'II 1J(:II'CIIIr- 1II1
aull'!' : IIn(' pirrrr lan '('(' SUI' l 'sul. UII 11\ n' posé sur 1- IIJrlJl'!'''l'rl Il!J\Ia '~1nI!JJ,I:,,'f1 .md \"Nt \1mlkJI'r1 ' ,l'UN' IUJd
Tmn.form,',llw la \l,," \I..rl rll"n~,,, lI<'nl,'lid Ih,' ,. ~ Ihrr"ill"
1
Ilill'lahk'. I.('srm Irm nlSSllnLll'l'rsullalclu conw '1 rn 21111

100 LES CA!;I(IIS DE SŒ E& VŒ


Iii Il,11111"/', noll' \Im', Ch<HlglZI , \/JIIS ,"'Ir'o/ls ('/1 ,IlIIWs"rd : l'lOIIIPllip. rOll r l1l1 (h" h · ()(('III "lr ('[ h' un rabot sur une
('(}/iIS/(IIIO<, rmlll'ml"I I ~ ,'/ ,;III'iI/ ;III'S' " Ill' 11111('111" • r" l l'i{\ltlhOlli sllhl s dll -1111" SO"""I) . planche. la chute d'une
pomme. de5 VOItures
r'II;OIl '1"" lL's l'l'n i l, 'm"1l1 S ,;lllit "llls /'. Il'I'~ 1111" h'~ 1'0111' flOIl""1' ('II,lll't' plll ' luln l'ill1;lIl1gil' 1'11 11'(' roulant sur ralsphalte ..
ri"
l'Ill hsilill s dans 111 Il al li 1'(' , • l '1/1 /If'" :!,ï dl',~ 1; 1/I~IIr" lilnl!ill-!l' \' 1 IIdllllT, 1\ 1;IIT Chdlll-!Izi , 1 êlll ~S I 1'11" 1'(' 11(' AUlanl d'exemples de
"/III/lili/il '/li l/II/NIS (/(' ('OflSIII/lU'" 11'/( '.1//1 ( " ". ;1',1'"11' 'i. <1:,",
Il" IllIIl s.les phull( IIl I'S Il T III SI I ~
• régulantés sonores •
perçues el utilisées par
111("11 ~il l' lo'I"qllf' n(1l1 ~ p,I/'hlll", ('l' "" S01/1 p.IS l' l I J'H ·I .tlr~ t~ l a ll'nl un lillllH"S fo mnlt' 1" "\011 1 h's l'esprit humain
1'\','11"111"111 !I"s t'I ,111'11 )11' III d,'" rt1Hl~IIW III S 11111 (JI/I 1'1 ,lIisllll1' ,'1 ri u[ Il 'Ill, 'Ill ~ d,II " 1I0U',' .. m i 'Yll11H'lII, ' III.
HI'll , Ialls IIol ..1' 1 ~'lIrh(', \ OIlS 111' d.lqUllils pas I h's 1'011 \':\"1111'1", <l''II~ Id 1I«llIn·. h" "\ "I1"II\(,I1IS (h'
d ('lIls 1IIIII'ies 11I'l'sStIll" I,'s 1111"~ .-Iml l\'I,,' illl ll'''S 1 ~11{' l'IIll1sl"n·lrnIWII1I'11i SIIIII pll/' ('I1I1 I"ilnts qU ('
1"'IIl'nOIlS"'III·icn,'r. I·:n Il'\;III 'III', 1101l'IIIIIIIIJlI'('I'' Il'~ ,'\,'111'1111'11[, Ih' I~P,' rmll,'UlI'lIl- 'olli slIIlI 11111
~1I11"; de'lr' n1 1I1n '.g r.lc·f~~1 n()sroJ'dpS \( K'ah\~c 'l all\ 1)111"1 IUlIlh,' pu is glh,,' '"I ,"I.
II' r"re'I11I'111 II'
II I " ,rail' 11111' 111 '"' l''' . 1111 ~(Jns , 1'1I111 ..a ll'l·). l':sl-l't' quI' .h' Iii lni'm,' r,,~'nn, ~'f' '''
I .,'s l'wlIlpll's IlIlIs[I',,"1 1"1 " '<)"mlll', <;(,1Il ,n' ('1111'1' '"'111;11111,' Il' "'tI'IILifillll". I t'~ Illl)b l'Olls[niIiS SlIl' la
l'III/.!"{..~' 1' 1 11<1 1111"1 ' SOI II h'glllil. \ III SI. l'I)I11I11" 1l0llS r, r..
11'111,' IIn'l u sif· l.. <III r. 1'1I111111t· • //'<1.'1" - ((0 IIlgn 1\' )
r"\'Jlh d"là ""III;II"!JIII', (1<111' 1.. II< II UI'I'. 101111' 11111'· (JU • '"''''''1 . ,""I l'IIi S l'Oi/I'aUl s (JII" I('s IllIlIS
/'i 11'111111 - l'1I11 Isioll IlI l 1'11 ,[ Il' 1III'il i - 1Iull III 11111' \ Ihril· ('Ol\s lnlll ' slll" Iii (IIrnll' fr Walll - ()('l'lIlsl l. {'(II Il Il Il ,
111111 . I.' ..a 1'1 Il'l 11111' nllllfTl' 'III' 1111(" [,,'<;(', un \ ['1'1'1" .. kiki'/'" (d l.lI'I.II_IIIII1I' · Si 'I "'1' -, 1'1 n' "<1 ilS 10l/I,'"

« Le langage a culturellement
évolué pour s'adapter au cerveau .
Et il l'a fait en mimant la nature»
11 11" " ,hll" ,'1 \"II ~ .. 011,1;1[1 '1"1'/ '111', ' 11,' "1111"1 1"1 li Il 1IIl' le', 1,,"gII<" cllI IIIOIII II "! 1""11' I/WIlI' 1' [1 1111'11 l't'III'
hJl ~ t III 111111'111"111 ('il 1', '(' 1<'rI s Ilql JI' • \ '/111'1' ':l'''II' /IJ(" <.'OJl1pcl '\ II ~lJlI l '111 ft' Ii i ": 1I'1I( {U rt' (I['''s illOIS 1'1 ('t'Ill'
,/1II/IIir" s / {di' d,'/dlr' ~/J"/(' I,,,'il , ';III1·1It1 1/1/1' "'S de"~ ('\1" 11('11"'111 ' 1' 11\'1'111'"'' ~ I dl ~' Chall!.!I!.1 , '1 SOIl
111""u',,,,,,s tit I li' l1allU'(' ~f' t'fJlu l ll1lt'fll lit' {'t' III' l'ql/'I~' 0 111 d Il,1 h ,,', III/ l'l'h"1/ ,,11011 dl' 11\1 'h ,., 1111 III Il liS
111, 11111'1'1' -. ,'\plhl'I{' \1 <11"' (:l'''"I-!I~1. 1),' ",i·lI l l'. si <l,Ill' Il'~ IlIÎ'1Il1'S l B 1,lIIgllI'.· (I"I' j1n'n'dl'IIII1l[·III. 1':1
I ,'I"I1~"gt' " ('1/' r<l~lInn.' dt ' SIIl'I" ; 1("plolll'r 111/11'1' 1111 1 Ih'\I'I'II1II1" 1. 1 I mll~II '1I1111 Ih' 1I10ls (""I/SI 11111 S ' II I'
,~s l i' III1 ' millili r. <lh,,'s II-s "IlIlIli' III1'S '~Tl lIslI ~ 1)11 1(' 1ll,"It , , ..'l 'IIiSIl !n,II('. 1/". l', : las) , (l'iI 'a l ll (11111.'
1'1Il'' '' il s ,",' Id ic '111 d' 1)11 l, 'llda 111'1 ' i l Î'II'I' " 1/\ l' dl' • r "."'.: "' "11 1, 'Kd ll,lr-<x'C llhil (11111(> -IW1". ,'\.
phOllhl1l'~ "Inalll~. (JI' ,.',"1 l'n'n' ''''', '''l ,'" qllïl l<IIW'I"I : ,, ·dll,If-Irlt'.I[i1 (Illllr, - 01 ". l" .' t.I'S\ 'I') :
, ,' ,,:ISSI' Il s'II~I I mi'ml' dl' IcI plu' 1'0111111/1/1(' dl" rl'l l', lli r-I~'r1I1SI I
ImM' • [" ". ,'\ .. 0;.1111."111)11 Il'11',1111 -
t', Il Il Il il ,.. 1:>4 III" d,,":, ,n",,'S h', l,lIl/.!u(" <lu l11ollde. rnc,llif (111111' .. Il - . 1'\. : 111,,(1). 1',II'alli-l( '111('11 1. 1'1''1" i 1H'
\ , slsl r tll' srs ét1ldlant s. \1 <1 l't' ,:I1:1l1gI11 ,1 al l/~I ,1 11(01"111,' Id ""!JI Will " l l"l'\I'Il"I1I, 'III' 1,'II11 billll ,
dpI! l'm ln(' l'n ~ OOH 1f1l" '1/' 11'1111 HU"h cl,', mOIs fmlll' 1111 'III . ("llIs 1I111-ClJllIsIUII.l< Ill , ,,0" · 1n 1\1, 'II " ' III.
t"Ollll11 l1l1 S (o,' lIdll l llhlltll(o, pmllli 1/l1, 1I1!-l11l"' ("0 - rroUI'!O,' nl -mll l<ion ou rmlll'lIl1'lIl · II1I\lI'nll'l1lll1an~
!-llcds , il lh 'cnantl.I.1 1nn'lis. \\'0101. SlIlIWll, IIII'C. l'[e,) UII(' gl'dlltl!- \ ,II"I<~II\ ,II' \ II I{>o~ dl'·· Il ... 1111'(' . C'llrdlils
rumlllcnç<a ll'ili p~ l' un plllll1<"Il1<' ()("("I II ~ II 1/11 1rlc.1I Ir l'II I filill I II' JOIl"I', 1'il'~I 'III "h 'lllI ' n l [,,,"llldl. ,'l, L, '
1111 II' ' l'l'ml' ,,1'('1/11'111 "Il Ji n' Il,," 1 11111'11 1111 ''011111'' 1'(,," 11,11 l'SI C'( 1110111 1,1111 . 1<1 rn'qUl'n ('('lIt~ ,1I1h1n'IlIl's
Cr prn dan l p01l1' ~ I arc Changizi. 't'~ ilnt'h'nm'~
lhm rll's n'onl pas !(r. nrl· Il sPi\ \(llr él\ cc 1" si, 'lin" ,
- Alon 1(16(' 1/ ('SI / k1,H IUl ' Il' SQII cf'llll mOI 1'1'111111('
à sa sl unificallO/I, C jJliquc+iL ,VOII, cr ClI/(';f' lli.s,
... (,'l'sI Illlïl p.xl,~ /P d('s snns fnndam('m{/o\ dans la
tru lurcs tle ITlDl ' rclev('('s tians il ',' {' I flill/II'(' ('1 qlle 110 /1'(' 5.1' '/('1111' auc/ilif fail ,'n so/,/('
celle UI,-'; tl HT(l r en l Ps sPCiu('n 'rs cl' r r l1 em ('nts (Il/(' 'l'a(IUP mOI rée' IInp comm(' ((',5 s()n,~ fOT/da·
nlJscrvér~ dans 1,1 nawrr corr sJl()ntl nt parrall('- meT/WIlX (J1l 'fi sali parfalfemenll1'8l1cl',· UIl!' Oll' se
ment (voir la courbe cn pag' 100), • Il flOIlI,(,flll, qui;' ne ft'lclI.c pas Jran-Lolli Dc, '1III'S, ('n '{'iunant
1I0tl ' lIu(II'(}(/ ' 1,1 '1:!I'i 'lU/'C (Ic la IWWrc (Ians les chcl' ' heu l' en SC I('Ill'f'S cogniLives il 1'( '\Pl'om l 'a l'is-
la ngues parlées!", con lul ~Ia/' ' CIl1lngizi. 'It'ch, • 1J'lm /JaillI (1/> l '(It' IIlnloglf/UI' , rela I Y' I lellrflè1/1
En frottanl ses Piltles Mais 'lU ' IM 'nse,' llr '('U!' ll!611'ip, (Ju1Ind on sai l <l (1/1'(' ql/(, I('s locIl/elll', se Som 8(1<1Plt'S alL\ 8U(/j-
l'une contre l'autre, quI,-' LOU If' ' ccII ' (Jui onl t nt<' par Ir un lelU, , l)('nSC' l-II, Celll'illé(' IIlP plaÎI Ci)I'ïai 1111/;0111"
ce criquet émet un son
Pilrllcuher Que l'être rapproçhcmcnl cntre langat.'e eLnaLUreOnl échoué" Pl'IlW~ (Jill' 1(' langage a l ail él olllé p(J1l1' Irs /JCsoins
humain pourra Imiter, ~ Je Suis pllls que 'cepliqut' sur urie iml/aliOrl dps r/II/OCIIICl1r. qlll a 10111 à panl/cr à IIIléIY'SSC/' l';JlJI/i-
grâce à ses cordes bruits de la rla lt/re comme 'ourcc jJl'incipalc dcs le /{(: •• J>fTCClill'trlCIII, les son ' flll/ 11011, ' S('/1 '('ni Il
vocales el au nux d'air
Qu'II produit. son ' du lallgagc -, adme l JI'an-MariC' HomlJcl'l, 1)811t'l' sool (/('S SOIIS q(lt' lim ('SI cal'aille c!'pn/CIl(/I'(',
direCl ur du laboraLOlrr DynamlQuc Il u la ngal.'<' (Ir rl'l'OnnaÎl t'galcmC' lll hi('n \olontl('rs S('rnard
l' nlversilé Lynn Il, ava nt ' 1 ndam d'(I\'Oil' pris \ 1(;[01'1'1. POUl' (lUI crll(> Ich'c (, t <;ornm(' tOUIl" <I~S,'Z
con nais nrC' en d t il de, lravau , ,le ChangizL IJilllale, '\Jm:>' Il' (;lil 1//1'11 ("liS/l' 11/1(' co/,/(olalloll ellllT'
SOli 'SL.llsémcnlcOlilp/, Il ',, ' ilJl ', <lU I('s SOli' (/l' lill/alll/'(, , '1 la, l"q(l('n('(' d(' snn,~ dans
\ ' IJ d,'s ,wmh/'eu: ('s lhéoril"s Il'Oniqurml"n t nOfll- Il's I;mglll's /1 '('SI l m,' la /Irr'ui c ql/'il C,\Îsw (lIt(' rr'·
ml'es • ouah-olJah ", ou pn IJr'(' • (li ng-dong ", la I Ion (/r' ('<111,0;(' il t'ffN ('Ill ('(' Ir',.; 1/('11.1, orlqut' l'lill il
l'mi. es <l U), :Wil l" ri XIX" sl~cI('s,1l 1l1 Ilrlhualmlll;1 IlIIflp l'illlll'/' -, ohlcC It '-I-lt. l)an~ la pl UI'<H'1 llt ' ~
SOli l'ce du langa )(' il (I('s (1 n olll~Il()llprs lI11iWnl I ('~ langl)('s du 11101111(', rail-II n'manlU(' I', IIIlP S lIa\ll'
son s nnlurl,-'I ' : Iorults (lnimau ' , cris insllnclirs CSI. CO IISlitll ('1' (1'1I1lt' rnllson nr "t d' ulle \ 1JYl'Ilt'
, ,

Comment être sûr qu'il n'existe


que trois types de bruits, et pas
un de plus, dans la nature?
Ips t' lnClIItJll" le" LOIII CS r'NlIU?I'S 1':11 cl'alllrl's 1('l'lnC'S, 1111 pÏlemÎ'lnt' ()ççlu if ou fl'I -
cll'PU is, . '; le lallga{..'f' a commf'lIcl" ail/sl, pourquoi ca Li r01ll1l vl hra nt ) rSlloll lOlirSSlIl\ 1(j'u n phon/'rnr
" 'el' [/'OUI '{ ' - [ · Ol/ pas lrace (Mns les Ic111~l/t'S sonanl (\ ilJl'anl), 01' • 1/ e,\ISlC IlIIe e,I11/lcalil//I
d'all!O/1('(f'/1/Ij? ~, questionnc en t'rre t Bernaru /)(',/11('011/1 pills SII1II"1' él (.'1'la 1IIIt ' 1'1'111' rll' 1/JI11011'
\' jetorl'l. dlrecleur dl' rc 'hrrch ' au lalloratoll't' iml/t'f Id /lmllff', Caf (Jollr qu'u/I 'Ol/I/(}I/ 111)('<1(//
C ~S l..anf,(u ' ,tcxW ' ,lralU'm 'nLSilll'ormati lue ' , soil 1'1 'l'U1ll1aissaIJII', il h /lll fJ/i 'il soil ,'LlÎI '/ ( /',11/('
'ognition, Si Ir son· oua h -ou ah • s'éwl l Im ,,()~(' l'I/mulo/l qui lui se,., t!1' ,'UPllOrt. l'xpliqUf' Ir Un·
iniLla lr m 'nt. dan' une lanUlie m 1'(', IXlur fi signer gu isi , Ainsi lin!' Cl nsonrU', qui slgniOf' IilLr"ralpcn('nl
un hic n par l'X mpll', IXlUITIUol (' son se srrail-li «qui sonnr a \ Pl'" il t)('soin (j'UIl!' \oy 'Ile flOu r t'lI'('
pertlu pour c dcr plarr à clrs convrn llons lOla- r(oalls(\r, 1/ t' \ÎsU' tlt 's ('01111' il1ll's /lIlI'l'I1II'nl
Ipmr", arhltralt'p, (Ir InOI • chien ~ l'n fran(als, pllJ sl(j/ll's '11/1fonf '/1/1' la ~11('cr 's-llJf/ 11(' pllUlll'III1'S
('n élnglais, • flog _, • '1l1ân • t'n chi nois, ('te,r! fIC IH 'UI l'/t '/' tlllfn'mCl1i ., IYoù III pOlhi'SC' I"JllI'
l'xpllqll rr la "o''I'(, lalion o!Js('I'VPC l' nll'C néllUrl' ('1
lallgé:l~(, : • l'c' Ill-ftre qUL' 11', ' trI(otrl(',~ ('/Jnrr<llnll',~
•L S SONS SONT-ILS UNIVERSELS? fI"J sit/lICS a~1 , /'nI <t la {ni ' ,~IJ,.,('s l'/l()lIèm(',~ dl',<
,-----., ,~le-HI des constantes dans les SOf1O!ltl!s des ddfétenles langues du monde? lil/l~tl<'S 1'1 SUl' /N I1l'11l/s 11(' 1,1/1alll{'(' - ,
r Au sens STrIct non, répond EgidIO Ma&O, du laber alOtre ~mKlue du langage de Quan 1il ad Illrltl'P (tu ï 1
E l(,l'illtque 1I11lS tYIM'S
l'U olWlSllé Lyon Il, ma~ des sons som pM fréquenrs que d'.IIIIeS, • Pour l'explKluel, de \.ll'UIl ' - colliSions, 1m llc rn r:nt s, vih/'allons - (Iii liS
L-_--J d'autres théorres Que ,elle de la J)'OXimllé enlre langage el natu'e onl élé ptopo!éeS la lia tu l't'l:t Il mllt' lP IXISLLIIl' 1IIa rk Chan{.\iZI, là aussi.
Ainsi, dll EgidIO Ma~o, 1es voyelles ., • et 00 IOIlIIes plus requenles dans toutes les langues, II' lingulsle f' 1 l'l'I I 'l'nt. • r:flllI/lJel/l p 'ut-on les
• Wi Je tIOI7Ibœ de lOIll possibles. on f3T obI~ d'admerrre qu'd doIl eœrer des conuainres. qUI'
('altJ.,nol'is('r? (,'omm('111 ('11'1' :;/Î/' q[/ïlll 'CIII',li~" l'
les ~lëmEs /angagieIs ne son! p.!S groeres au hasalli • Nous aunons tendance .IOS! ~ privilégief
les _ t s arllCUlalOtres les plus SImples ~ (Mler 1001 en cherchant A~re compr~ de nos ,!11t' 1roi " C'/ pa qual/'c llé//' l'semple'!·
audlleu~ Or le l, le a elle ou, en fIlP!Kluant des rTlIllJYffiIents arlKulalOtfes extœmes (1 : bouche On II' \011, 'C l! 'Lill' OIll' laiSSl' Cl'rlains linuui.'l('~
quawlIem fermée, langue en avant; ou ' bouche QuaSlmemfermée, langlle en an~, etc,), ,",I)llallfs, 1':11., a 1111 1110lllS 1(' Ill(oril" III' SIlUIt '\" ' I'
aogmenleralenlle conllaste percepluel De méme,l'u~hlé des sons obseIvée dans le babillage fil" nou\'l'lIl's 1I1I '<lu Il ..\ Il s'iIlta- •
des bébès, lelS les syllabes lmai 00 /mamal, QUI déslgneolla mète en de nombreu, eOOIOtts du
monde, \eri!l1 ûée à des conllcJIIIles physoques, Les (0IIS0II/IeS éml\eS avec les lèvres en ouvrant el
clIP/' rl'pOllelr!', <:ans langll cil' I .li~ , li

en fermant la bouche (me, he, elC.) lela.emles plus fi1(1!es ~ produ.re p.!t les bébk M,.e, M, Marie-catherine Mérat 1

102 IrS(;AH,CRsoe SCIf &VlE
37 ;alt-on s\
un poisson est
Jeune Ou vieux ?
----_ . _--
COoo _ _ _ _ .. _ _ _ _

---, < _. ...... -.


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1
1

N° 117 Le roi Arthur. N° 116 Mésopotamie. N° 115 Rome. Comment


Le mythe à l'épreuve Le berceau de notre tout a commencé
de la science civilisation

N° 112 Origines des nom- N° 1 1 1 Paris raconte N' 110 le savoir des N° log Les dvilisations
bres et du calcul Lut.k e Égyptiens sont-elles vouées
à disparaitre ?

N° 108 Les chât.eaux forts N° 107 Les origines N° 106 L:invention N' 105 La son:ellerie
de l'écriture des pyramides et les sàences occultes
SCIENCE~~VIE

SCIENCE VIE Guerrier de l'armée chinoise



en terre ClIlte terrilcotta,
de ('empereur QIN.

En position de combilt et agenouillé.


ce cavalier devait tenirune lance.
l'ar lTI4!e compte des mlllien de
guerriers. au ••is.Jges tous différen~
et flBU,.nt 1.. moindres dètills,
N° 114 Saen<es et N° 113 Chine. costumes, coiffwH- Et l'on pense
tedlniques au Moyen Age les inventions qui ont
change le monde Qu'l l'origine Ils étaient en (ouleur~
Reproduction des gOl'lTim couleur
naturelle ,gris noir.

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Si le langage exige des aptitudes biologiques spécifiques, NOIlS passons plus de


temps à pa~er de
choses et d'autres QU'~
il est aussi, par essence, une compétence sociale. Les communiquer des
Informations unies
Le langage serait·1I né
études actuelles tentent de mettre au jour les facteurs du besoin de resserrer
les liens sociaux ?
socioculturels qui ont influencé son émergence dans des CheZ les granas Singes
des éléments Simples
communautés humaines de grande taille et son évolution de langage servent
a établir des règles
vers des langues diversifiées. de VIe communes,
comme le respect de
la dominance
ollgIC·lIlp:s . Il '!''!. tIH~ lI r lt·S lli:lIUl'tllt SICS oui pn~\C" 111I I!JOO, le' IlIIgllislc \[Olllil CII!llllsl..~ s'ju u'n'lIg.' SUI'
pUIlf' l'XpliqIlPf' I"ol'iglm' clu 11li1/.ld/.l" ~ l ai~ CI(' Plll~ !'PlOlillallll' <t pl iludc' clt"pluy(o(' paf' Il'~ (' lI r"ms qui
IIiW lIi:"<lIII (' Il ',IIII II' I'S , dl' 1101lle'1I,'s n'rll!'I'("It('~ !'OI11 IlH'Il('('1I 1 ,1 1), II 'I(,I' : C'llIIlIlll'Il 1Iipl'OIlIT('nl-lIs les
1l' lI h'lli il,' IIWII",' ail 111111' 1'1111\1""1 dl'~ laC'It'III'~ l't'lai illiis l'II ln' Ic'~ II100S rI'lllIl' pl 1ras(''! 1.[' rail qlll'
~O"' l lJl' ulllll't·ts su.. 1"i \ITI l' 11.:,(1 nCl' 1'1 1.1 ~ IIH' l'i 1ficalloll "'liS lC's ('III;UIIS l lu Illolldl' soit'll l ('"pallie 's (I",ll'-
d,', l,ml!llI's , Empnlllll;s:, lï' ihlllogil' (Jm;!'I!' It' langelgl' SUI!/.lè' !'l' (Ill'il s'agil d'Im(' ('Ol1lp(>-
ou il 1"11I1t'il l ~~'nn' .1f'11111'i,'II,', d,' 11<111- Il'nn' Innl'" :->doll l' \ltH' r ira ill , tlnl' • gl'arnmail'l'
Il'<111' 1II (I(It ll's 1Il1~.HI \10i11l 1IIIlIIIn'III 1I1I11{'I'~I'III' - , ~\'lIS - i"l'I'lllt' il 11ll1Il'S Ics lan/.\II\'$,
\III(' si 1'110111111" l'~I d['1 ['11111111 ili cUlTigibll' IKl\.11'I1. sem il ill~(I'iLl' tlUll ti 1111 ' SlrUl'llll'l'S ci'l'l'brall'~, 1\1l
c'rs l ~all~ (Iou\(' l'n graml \' l'a 1'111' 1'; 11'('1' qu'II ('OUI" III' l't'Iolu!lorr, CI' • III' l'~ tJI:I~W • 1ll'1II1,JIIai
('SI <I\'élnl 101l1t' C'lcUSI' un <lnlma l SI)l'I;11. \lals lIll <.IUI'"Ulllll(o 1'1"""1111' 1111 <J 10111 iq ur 111('111 rnmlpl'I1l' 11f'
laui-i l ph e, '" l,' t'urSI'II I' ('1111'1' Hplilllde' il1lll\' ('apat'ilt'~ mAllil ilt's 1Il(>llill 'S dan~ II' lIlol1dr an imal.
,'1 l'OI11\1,',,'nlt' JCQUi5l'" La quesll Il l'l'SIC 1'('ndJI1! d 'nombr('u Sl.' années, l' fi' '('ra
OUI l'l'Il', 1'1 ,1t)IIIII' 111'11 f) lIr1I1{o1,a l pilSSltllllldlll, /1110'1'1' rI' 1I11 ~ ,,'II ('a liS" , 1 11111' "1111, It's 11I't' Il 1 l'S ilia 11-
Rr\P!IIlIIS 1111 pt1tJ (10 é-IlTh'n l 11(.11)'" h'~ t"lIIl1t j c·..;. (JIWIII ,'1. tlall~ h's dllllt'('S IlInO, d,' nlltrVC1H IX
CI\Jl'~lilJlll1l'lI1enls lolr111 l,' lour ~ï l lll' 1;111 ~ui' rc' sëauore, s'atUrer des amIS,
dl' clo llll' qlll' Cil''; ('I ('nl'lI1l' lll$ I1 tcJlcl/ll ques iln'lI l convaIncre par son dlsc:ours .. ,
Le langage a,l,iI une Origine
CClIlCOl lf'll à l'a Ilpani i,,"
du 1 ,1i11:"~', n'Id Il 'l'Xpllqlll' polItique ? (AsSemblée
P3~ sa rir hl"S(' ni S<I fCll llpll':-.i11' , 1.1 ' ~ 1'U111IKII'I t'- naloonale a Paris, 2009,)
1111'1 Ils d,' CO III mu 0I1'éll 1011 (-w m pan 'SSI'II('(' sc l('I(l II~,
C)l1 l't'lIl Irgllil1lC'lI1{'n l SI' 11I' II I<1 l1dl' I' d,llIs qUI'IIr
I1Il'SIIIT la Ill'(':s illll SIK'lll l,' ,1 IlInlll'l1t'r ~{J ll 'volu -
lion , 1l1's l'I('IlWnl s dl' n~ I".ll s., SOIH rOIlI'l1I~ IIéII' 1(' '
,'LllO"l/lI~ I I", qU I f0111 apparilÎll'I' df's para llt' Irs
l'i1II'l' h' léllIg<ll,W humaill (' 1 Il''\ IlIcali Silllons ch'S
('('Ian;s CIII dl's nlsl',III:>', ra pahl!'s dl' I1lIKlu l('f (1" $
C'hanl s C'(ltnpl('Xl'S ('II rO)l1el ion d,'la pl~ " sion socia l"
l'\,'I'('(>C' IKlr Il'lIrs ('C 111/.0(0ni'rcs, ,'1 mfnll' (1'l'labol'c'r
oIl' \ (orilelllll's Ii la ll'CIl'S l'('I11011auX,

Des archives sociales


I.('s pmduclinns 1()('<.It ', ,h 's gl'U1lus sll1ges SO n1
" llIs S lIITlll r l.'" IIWI~ 1I0S plu ' pl'Ol' lI('s ('oll slllS
snnll'II " 'Vdlldll' capa l lll'~ !l'C'IIII1'lI'lIi1'CI!' ' l'rSrllll\
l'!llll l'II'\('S dl' l'C' Iations l'cl1 l1' r '\mo'rll'ain Roh.'J'l
S('~ ra 1'1 h, • Il's Ill/ h IlI/SfII"" stJU,~ -I:/('('Il/,~ iJlI/<II/I!,I{..~ '
on l 1111 ,(\tIIt".r il lfil/'{I/' (Ill "<J 'O/l ' ,' IK'iill (Ir' 1/(/:;
<1/1('1'/ /', 'S » l ", Il SI' Il,1SI' IIl1lmn 11\(' n 1sur r I' l urh' dl 'S
1 ~1 1" I1 II11 S, qlll ,'C' 1'ill'IOI'I li unI' 1'<'I'n'Sc'nWliol1 <lc's
l'rl,lIlon s <lU S/' 111 dll /!1'1I1I 1)(' rll"IIIIII'II, 1II1 cll'S 111 - I.C'III' (,l'rvrau au rait don c I!rossi, . DUS am,/~'
101'1 n, II 11111' s lIr h ' llI" t'Cl Il/!<' IIi'n's 1t'lIt's qll(' II' SC' \I', 111'('(1//1 l'ri (lU 'il (' II,< Wil IInl' J'r/a l irJlJ l'III n ' /a wil/I'
1(' cI {'~n' ch' 1" 11'1' n1(, 011 il' rang Il, , C11H11 i lia n('I', CI'I" 1/11 1!/'II1I1/C ' WJ('I<// ,'1 /<1 l ailll' 1/11 ('('/'11',/11 ('/1(';(
SClPIIIJSI' la 1'<11';)1'11 1' fi C'OIl1I1I'I'IIII1'c' III'~ OnC(' pl ' /1',< IWilll<ll, 's ~, ,'\phll lIC '- 1-11. ,\ IIPliq lul r il l '1lCllll Il Il "
11lJsmoll_ (1;1 I1IC'I', II'1'III1') l'l à as:,i ll1llc'l' li n sm IlII' ('(' LU' l'l'la l ion incliClIIC' rh'~ rc'~11)1I1~'I11('nlslr"1I\ ln III
IlIl\ l'l'l , P\ Il 111 Li r 111,IIS 11H11 \ (' l'n(' 1'(1 r CIl'S rè~ll's, CI'S 1:;0 Inllllllilis. conl r!' i ll <lU ma\llTl UIll rllrl
l'IIIIIPI' lc'I1(,('S <'C!gllll l\ l'S "'1111 sl'lun 1111 simila in'< à I('~ ,IUII'C'~ Ill'Ilil all'~ ,
t'I' III'S ,'\Igc','s "al' Il'IilllWlfll' , ,, • /JI' III/JIJ {illllli rie' 11/(', l, ' lilll{!é//.~' fi{!/II'I' /1<11'111/
• " Il) <1 1!1It"'I'1' ri, ' rlim"Y'II('{' {'fIIlY' 1.1 s(K'm lll,' It's /111 '(',11118 1111''< '1l1i /Jill l' 1oillf' fiOUl' OOus IJ/'rrllt '/1/ ,(,
1III/II<til/t ' /'1 ('d/l' tI('S ",JlIl'.~ "rimaI".', l'I'marqul' r/ ; w l!lIll'OU'1' la 1 ~/l/r "l1 {!mllrl/'/ '1I1111 consendllt
ran llll'n pO!cI/W" hrll, 1I11l1l 11ll' Rohlll 1)11 ni 1<11', (,"('sl sa ,' OIU'S!1I1I " pn'\'/sr 1-:1111111 i)lInhar, Dan: clC's
"'III 'I(Jul 11/11' I/III'.<IIIIIII/'I'('I/{'/1" .. , • En r01'l1lf11l1 d,'s t'l1I1l1ll1I1l<lU lrS hllll1é1inc's no rnllrc ' u s('S, Ir • IKu l,
malit illl1' \Ic' pill s ('II Idu s IIllIMll'l<lIl1.,s, 111'1111'1 1'''- CIiI IW • (JilissiPi sc'nll l ainsi (h' \('nll l ' ' M'lllI!' 1
1"10/'11 1 rl,ms Il' 11111 III' 'c' ,,1\'II'~l' l' 1'01111'(' I,'s 1'1'('- a u 111<11 11111'11 tirs IIl'ns ~ClrlalJ \ , 1.(' St' w11lirlquI'
Il,IIC' III'S, Il'S "l'lm,lIl's .llIr<li.'nl .1t' \I'ICll'pl' 1111" 111- alll'I hu\' ,l l n ~1 au ('o nq'r'a llun ; (II' c'olllplUlr
Il'I lIg"I1l'c' snl'I<I I., " " ,,'-' rl(-ul'I', lH"n'ssd ll'l' IKIUr la m"n1\' onnion '-Ill(' J'l' poulllagl' ({!/'/J'llIlil/{!)
Ill'r('r Ic'~ illl\'r,IC' I'IItI ~ (,OIlII'II'\l'S 1'1111'1' illC lilldlls. ('hez 1(', gl,<IIlCls S IIg('s ! 121

, ,
UNE LANGUE DES SIGNES CREEE EX NIHILO
u NIcaragua, avant la revolullon sandlnoste de 1979,
les enfants sourds ville nt Isolés. Pnves des
,udlments du langage, tOUI au plus parviennent-ilS é
commun'Quer par gesles, AU débul des années 1980, une
école fondée ê Managua les accue,lIe pour la premIère fOIS
Et dès 1986, on constate un phénomène ètonnant. Pour
pouve" commun'QU r entre eux, les enfants SOnt en traIn
d',nventer de toutes pièces leur propre langue des SIgnes, .
En mo,ns de 30 ans, celle nouvelle langue va être !lève-
loppèe pal chaque vague de nouveaux arrivants, gagnant en
complex'te et en souplesse. ses caracténstlQues sont
aujourd'huI SImilaIres il celles des langues orales. Selon une
élUde condUlie par l'Améroca ,ne Ann Senghas, son évolution
très rapide ne semble pas reposer sur une « ébauche
mentale" préexIstante pour le langage ma,s sera, t SImple-
ment hae aux modalotés de sa transm'sslon et aux restructu-
rallons des saVOIrs QUI s'opèrent lors de tout apprentissage,
-~ - - ----- - - - - - - - - - - - -

108 I ls CAtlf ~ CIl sc Il t & Vif


Pol si parll'I' 1)( 111 1' 11(' rien d l l'f' <' la it pl'<' 1, 6men l il communlqllf'r pour ro rm l'un r ea u d'amis. l' Dans le règne animal
1,1ri Il<Ilil Î' rlu 1 ;1I1~fl i:r " - ntJS p<1SS0IlS 110 1te l e mp • 1IIuII IIJ (Ju ll,,'sc est 'Ille le la ngagr' a r mrrt<" la pression sociale a
li ('Iamt 'l' il f/III l '('IJI !Ji('11 It';; ('nit 'nt/I'r d('s c/Jos('s an'/' ré/{I(Jé//'iliulI Ile · ilflllCS cl (/(' ('iISSé/SSIllé/1
JOUé, 1001 comme chez
l'homme, un rOie décisIf
SOI/II 'III lill/lt'S, sllu ligm' ,h'a n-I.ou is Ikssall('s, ,,,<ms ris(tl/e. J)(>s lo/'s q/l 'llI1 lmmme é/ pli l'IIlJIUiqJJl'" dans l'apparition du
r lH'rl'ht'ur ('n sei('IlI'('S mgn il i\ (' S il T(' lrl'om Pari s- 11(1 il l/Ire 1}('l/rl~1II SOfl .<Omm('1/ al'('c lin MIOI/, langage, Les célaCès
commumquent entre
Tl'('h . Cda I/f' ('1/111'1' IUl,~ il l 't' l ' J'illl' e 1'('IJa mIIlC $é/II.' SI' II1elll'l' ('II (/fIfI{!r>r lui- m(>m,'. III (fII·Cf' etlllill'aide de n1OU\Ie·
sdon laqlwl/" ('(lI (Jlm II/II I I 1"<11 Ol'ISI' 1(' tlt'\'('I(}f)pe- plJYSilllll' ,j'«W/1 pilis Sum,....1111f'. l ,a seui l' /lIYJI,'C- ments corporels et (j'un
1/II'I/IIII/Ial/:tu?'('llilrn' fllI "iIII/'l'mN MIl /II1/Jal'ta{..'1 ' l/( III, (' 't'wil r/ ~1 1 011' un rrsr<1lJ de 1'('11. ('igflf'f!lr/1l!. répertoire élargi de
sons Qui servent Il
mil/mil'(, (/(' ('(}flllaJSSaJ lCl'S, » l~ lIn des l("d its c,lra Û'nsll(lli s du coml~lrlrment Indoquer la présente de
C:1' llIi qui 11(0 11\ rt ' des Inrormalions \ il<lll~ 'a u li 'u (1 ('elJll\('rsa l iun l' SI nOln' in lination à rapporll'r nourriture, l'approche
d'un dange,..
tll' "' S IW1'dt'r p,lr cI(,\'(, l's sol l' SI 1lt'l'l llIn l ,) ourL (j('S fal :; lualll 'mi us po ur ré l' la surpri sl',
Il ' rln(' , 1 l' plus. ('(' ('0111 1MJI'lPI1IPnL a Il l'ulSII'. 1111 i sqlll i Cl' SOUCI (1(' IllonU't'I' Que nous ()f't(, l1ons tl ('~
prufll(' il lu us, n·ulTl'(' lIas prise', la ~(O l (' lion nll- In fo n mllio ns IH'igllla it's (Iécou lera il. rl ll 11('sol n
lUIT lit ' , • Prm/'II/ul, ft 'liJII:tiJ~'< ' ('SI /1111161 1111 , ',\ t'1II(J1t' <lnC('slra l ll ·affiehrl' nOi r e utilité ail sl'ln
tll' ('(' fil'" " ..~ r'111II1/!{!is/l'S iIlI/H'I/('fII • 1//1 si:tllil/ (I"UI1(' alliétnct' politique . "

L'homme aurait développé


le langage pour créer du lien social et
former des alliances stratégiques
(,/}IÎII'II.\ ., C·I ' 'I -i;-flire 1111 ,;lfHWI {Jollllc/win'. 1 OU I' r<'sulller, i<' Il mgage, permi s par ,1(,8 aptl-
tll'slmé jj 1 all/cI'l/fI{ ' qua IiI" ri,. SOli' 1mf' llI'uJ' lI1als Weil s hloltlglqul's, SI' st'rail déwlUIJI)(' part'C' Quïl
ill/pli/llIlllIl 1111 1'1:;(/11(' VII Iif/( ' /1,1/,('(1:;/, ,f"éflt'f'gic.'. IlC rm('ll<l 1l II I' ('r (>er rlu!irl1 social PI, dl' rorm ['r des
IlIdlque .I('wl-Lo uls 1 essalll's. I.r,~ ·fli/llpallZ;<,~ alll1l11('['S sl réll g lfl\l('S , 101llCrols, C(' S Ihrorl cs Il l'
clmclrr'lII I('IJI:~ mll,I'cI(':;. II/ms (/[(11. . {/t'~ coi/IiLlolI;; SlIrrIS/' n! pas < rl'n (ll'r 'om plR de I"cxlraOl'(iinail'(,
(II' Wa 1n /f' Willl', l a (0 1'('1' lI1us('III"/I'(' II{'I',I SUlI !IÏ\ t' l'sl1 (> dl's languc's modernes. Celle-ri dl' /lui\'-
IIIlIXJ/'léJ/l('I'. 0 11 I ml'/(' pour a il {{'('J" tI('.~ mnis, pour rail dl' la dt'rÏ\ r lin ~lIisllQlI a u fil drsgt' n r<l llon ·,
se CUIl ' liltIe /' , on rrs('é/u Slx'ié/I .. , • Lt'~ simul a1i()n inro rmalique 1 que
I:oril!in du 1< nl!al!e scr ail c n QlIel(jlll' ~() rt · I)()- 1" 'frI' 'ur de ' ommunallt.és e l leurs 110 · ilJllilés
Irliquc, Ce lle id c, Jan- Loui s D' 'S<llIl's la lt:'Slf' t rél" II<1l1b't'_~ Cllltlll'pis a~e {l'aull't'S fllyf'l : humains
cI(' pu ls des annces grâce Iïnleliig 'II ' l' il l'li fi it' lIe, ont pu Plr(' UIl m O I~ lIrd'évolullon , En cl'oisanl crs
S('S 1lI1M11~ 1 .. ~ conflrm('111 unI' 1('lHlauœ "llOnlan ~ ' imulalions a\'ec les tra aux pa l od mogra-
plie' ' U/' Ies pc uplem 1ll.S (1 hasseurs- 'ur lllt'ul",
1-lnn~l/'nr" d/l(l (ullu,,' III !hl' f.'11~UI}nn ul 1,III/iUJ/!I . 1'\ \$. 2IXJi on t'sllè l'{' pm'Vpnlr' il rnrLLI'C au io ur J'inwacl<lr la
! -1;Il~HI"'1? I;(,,'IJ' .ml lh,' f",lul~/(/ ," I,III/!U 'l!!', I!/!If> d~ n miqur d mographiqu .

LES CAHliRS DE SCENCE&VIE 109


:>1'1011 ('(' I"l<li ll ~ II lIgul~(('~, Id Iransmlssl nn l'1l11II- Ll'~ l'nl}nt'(~!" COITt'( ' ft'rtlC'ltl 1 ~1I' I ~la(", ";0111 IlU~ ('U
1'1'1If' (h'~ Ié!ngu,'~ 1 ~'lIrTali slI!TIn' il "WllqUl'1' !t' lU' 111 ('lI1f ,h t', l'lI i~ h's l'ti l!',' s'ln\ ('rsc' III ",
snphlslwallon 11I'U{!I'l'S 1\1' , qll l rt'~lIllrr:tll d'é!clap- CI'W' t'\IX,ril'lI('(' il alKlli l1 ~l lilIl1IS" t'II ')"SCiilI \ la
ta lio n s ~ponl<lIl(\('~ , I.,'s 111011, Ips mlOl'milllllUI'S Inll' l'lI l' l cil' qllPl qul' :{{)()() rtlhlll ~ qlli 11111 l'I'N'
eonfl rrt1 r ll 1 qu'il Il','~l lIul 11I'~olll (i'il l'quprir d t'~ enlie 'cll\ ~ 111('111 1111 ", \i'luI' ('(Jill 111 UII , Dans 11111 ' i llil n'
cllm pc' 1(' 1Il'l'S h Il,IO{(H 1111',' s u P ph' Il 11'11 la 1r r S JH1111' l'\pc'l'i"IICt', (It's d i ll'II~ l'IlIMllS,lps \lI x", '1111 '111"nl
l'asse'l' d' ull pl'OlolilllgillW SIIC'C'irll'l I\'ull' l',u'I irl,' i, ,'U\ Ill\ t'l\I (' UII la lll:ill:l' dd('qll,1I pOlir " (-('l'II (' ;1
p, 20) à unl' 1,IIIgll(' ullulpl'nr" ltli" f' d ' III\!' ~y t1I ,I\I' , "'III' P,II'I ('II <1II'1' II' 1O()II\('l11t' l1l tflllll' "dll,', '\u tlt'-
C 'Il,' (' Ul1 'l'g('n r(' " POl1 liln{'f' tic' la s~llla:-.(' ('sI pari, i l ~ nf'llIsllfl~li,'nl qllt',l'ulln'jll'l'loil'l'Ih' ~(IIlS
d'ail il' Il l'X co l'rol)( 1'6' P,n' I('s qlll'iqul' S l'a rt 's , '\l'III- IlIùl(iIPrmln(' ', ~an~ ('O llll.liln' 111 1 SI'IIII110I 1111111 1,'
Jlh's cl(' naissalll'(' dl' 1l01l\I'III'S lan/,!lI('s qlll' l'on a SI' li II' ri'{.!lt ' Il n{.!11 "1\1 lUI' , Ili'~ qUI' Il'111' ca pl ('II l' \ 1~11t' 1
pu ohs"I'\I"r, 11 01<1 111111 1' 11 1 ('('I I,' 1111 !'l'poh' (\oi l' .h"lcl'I<t1l UII 111(1\11 C'II1PIIl d,' IiI hallc', lb le f'"ni-
l'éll'tll'Ii' p, !H) 011 d," langllf's d,' ~Igm' ... (\1111" \ili C' 1I1 il l'al l{' cl '1III St!ll pllls,' "dllS Il' ur l'l'pl'l'lOlI'C',
l'f'nrarh'l' l' IOHI ('fln~1 l'III "<HlI ,'l1sl' nt" il' il Il 1li III 'S ae 1iuns lin Il' \ lqlll '
COI11I11UI1 : 1... pill'asc' ., l'u{.'ii'.i1 lill'lll • sll:nlfliW I llilr
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('III(h(' \' l't' plll'nolllj'lIl' • VOliS 0 1'" 'n Ol/S ,'filll/I/{'Ili hu,mrntl'ith's, I('s ()l'i,,, C., p"hl,'~ d" lIlarchl'l' ou th'
Irs (l.J/'liclllii/'III'S '/"II/f' 1.l1l;.!/lI', 1I(1li l/llfl/Cf// ~"S IX l1n 11'1' !III !lnig\. Ils SOI II d,llI'~ d'IIII s~sli'rnt' dl'
~I /'III ' /I/I'f'S #('illnllldl'C'i1II',- llim 'l'I'fl c i!' ( ':;_ lit 'UI ('/II \/ Slon IH 'l'lc'(' ll< lIlrtt"' ,'1 l ti sflosrlll cil' m(oclIllislIlt'S
i I/J/kll ..I;I/'(', ,'xpllflU" h' prort'SSI'1I1' LIli' Sl('t'I~, qui INJUI' cone", ,l lMh~c'l' ('1 ilglf ~lII' Ir'u l' r o\'lmOiIl'I11I'11 1
1111'\11' Cil' l<' lIt'S 1'\Ix"nt'IIC'I 'S .lui ~11}(lr,1I0in ' fllIllO'l- • \ o,'! m l lol s ,' tJIII ''l'SlIl'IIhll,, (f(} /f',' d'Ufllc'\11f11l' r/('
Il''''11\''' al'lineil'lIt' dl'Il /11\1'1',11(' hlm' cl!' H I'u\l'Ih's IMs!' ( '1111)/'(111/" il Il, ' , 1. 1rIt:III',' l'IISl<lfllt w, 1';11 /{',~
, JIIl si li 1l ',ill I<lhol'a loi \'(' Son\ ( ~<; I , ( (,'0/111111 /1 '1' .'iCI/ 'I/I 't ' sm 111/('( W/II ,} tll' ~ it'II\ tll' l,m;:d{.:I' ill/IIITIf/l'it 's, /1( /CI~
1,11 '(II',1/or~' qu'II till-II!!' i, 1"'1'1" 1J;II~ ('/IU/I ~ ;) 1('", Illn 1/'/' él I/t' l ('If/fli /I 'I' cm Ir \/'1'11 ' d,'
Il Y il 111\1' cli,.1i fI(' ll'iI n Il c'I'~ tll'hui il i 1 r m "11111 l', ' ri, 'S n ml< 'll/',"". ou t 'Ile 'O/'{ · II",.; 81I'1Jrl lll·' ..... f.!{';IIIU'WI iCf/h',
• IÎ'II's 11<l l'lill1I l 'S " , IlIlaghH'z 1111 Ir'U l' IlIn' fl(,l/\ IJi lrll('( /ll i'/'I's : fII i/nIIU'U/'S d /l'll/lfJIIJ;!;' /III" '1/1
rul HIl S I;qll l po"s d 'II III' (';1\ n'<I', 1 Ilinhi l,'. d 'II III' 1IIl' LI ,'III' I/'O/';I'/IUII/IIII di lllS r('Slkl/ '(', S,1Sll'1I1(' ,1(' (/1' 1('1'/11/-
audlll nlc't!n ' 1'1 ll'un n IIl'1'fl jJl lIlI Il' 1.1' jll','mil'\' Il..1II', 1'/( ', . , t':-.pliqut' Lu t' ~ll'(' l s,
• rf'?!~II'cll ' . . LilI l,-Ihl('au sur h ~qllf'1 "'iUIll tlispn:'\ (\" I.t'~ n" tlilais ~cn ll (otIlO"II IS, Hi('n qu'lb III' c h ~I MI­
dt' S Ilgur't' S j.,o{otlllll- ll'lqllC'S COIIl IY-f'S, Il h'" ,Il'cnt (1 '('ui l'iI~ Il' a II-~ Il'i 1hml's Sp('c i flqu ('s ,,1/\ ~ 1l'lU'l LI ('('x
r'l' aS~K ' illl ll ; lIt\ nlJl"l ~ dt'S fo rln'''' \t'I'h..lh's oral,'''' IlIIgul sliqut's. 1lIê1IS IUS((' dt' ro m p(J~III IS l'uglllllrs
('l'N,t'S all';llnin' lnt'lIl ;1 jI Irli l' II!' >;(ms JlIIIS('S tldllS I!CôlU ôl'il 1l, tl'X (1ill'tl llt' dt' t'n' " r ,1. '" l'a IIô{.~)J'IS; 1l10 l1 S,
un ('{' p,'n' III'(' ~ 1 )('('I I, r tlan~ ~,I 1II('IIIoi rl ', l : illIll'(' jll~1 1 H'n ,iOIi il1Ié11'11111111:« '1' Il'u r r01111 M11'\ (' 1111'111 a\ 1'1'
l('nl('(lt' tll" 1111'1' Il' ~f' II S fit" mol s ('1111' m ills, ('1 1XII Il le' ('t'lu, d,'~ illlln'~ ml )(Jl~, _, 1. Ic's m lHll s l'II l'i('11 1"",11 1
Socl l'élllll'I'il t'II t 1111'('11011 cI(' r oh jl '1 rrCflIl nu Ill' In; lIIglt' "'III' 1, lIlg. lgt' ,le r,,,;on flliguranl(', "/lm lN,sl'lI1 d"
IIh'lI illI n'III l'l', h' 1'<11'1'(' \('1'1 t'II lIaU I;1 g"udW ", I, \ n lll'S plll'<lSl'S ,, ()n flt' lIllm<l1!1I11'1' qll""'s lallglll'~
lI a lll rl' II<'" (Jill ,,\0111,' fh' la 1111'111(' ra~'on , • \ 11,_

Les robots,

pour 1'\I >I'rit 'tI('I',_ IIIIIII/{'('III I ld' t'\t'III/Jlr' 1IIIf' l'i/rlll'It ',
/1II1 " ' I"/,I11II1,J111 '1111('\I,,/(' r'lI f/'illl('; lis II/,IN l le/-' , 'II

communiquer, 1,11/11, "<1 ,!ln'IIIC// / dl/I/dl'II JJOIi/' "'II'/' III/( ' ;1111/11
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construisent et fixent ;tllll'!'", ill\ lIqllt' h' l'lWI'{'II''III',


l'uUI' luI. Ims lit' c101I1i', l't'\flllltiOIl du 1 ,lIll!iI~t' SI'
de vraies phrases ... li lll x p(l nl ,II1'~ lIl1' l1l S"" ~ I~ II('I' SSIOI I ( j(' ril('I<'III','
stM' ill-C' lIlllIr"'", • C f " 1 /1/1 S,I <I/'m,' illl.II/I,/I{f' (1111
l ' WIIlI' ,'II /'t'(,I'I/I.lIl/ tll',< ,'I('I/clUœs ( '/lullll lll"
1//)'( '\1.<1""11''<, 1/I,li,< /10// IIt' 1Olll(',~ S/ll'd(lfllll 'IIJI'III
i; ('/'11(' lill/c /iO/I , Il 17'r:;1 1I1I11"'<fII// dl' #r'//I''< ,~I I(:­
('iliqlll'.' fJlllI/' Ir' ("in' l'lIIill/'('" , l'SliIlW- I-11. 1,,1
m:ll' hil1r i, l'C'moll ll'r il' 1('11111" ' ''éI)~1Il1 p.IS "lIfor,'
"Il' m\l'lIlt'I', t'(' II,' 111(0,"' 1(' l'uIWI'<,II,' tir i'ongllll'
clu langa/,!r ,. l'0PIM,sl' d,' la lhhl' nallll'il lislI' ,II'
\ ulIm Choms"" ~l'mll l,' lf(>~ st'dUl"a nt<' \/l, li S l'I'SI<',
Les robots soot de plus Il.. ra~'1I1I [lIrrtwllc', il pmll\'('(' .. ,
en plus ulillsés pour
étudier la formaoon Marielle Maya
du tangage, A partll
d'un répertoire de son~
les. Aibos • se sonl
ConstruIts un leXique
commun pour déclile le
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• 20 histoires vraies
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Oui, Je c;ommanda le c;ollec;tor 2 BD


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La c:cttrtl ccC1œ" 280 'oOA $IQ ~ danJ, 1,1'16ébl de •• 6 ~ I()'ti iU'tQIItletMIIC oe von ...,....
DANS L'ABSO U TOUTE
LANGUE, UELLE UE
SOIT SA
, NATURE, EST
AP E A SURVIVRE
PROPOS RECU Il. L'S PAR L'ONEL CROOSON - PHOTOS CÉC 'LE CAYON

11 2 l~$ CAl< ERS DE saWCl & ....


LES LA N GUES SONT PAR NATURE MOUVANTES .
, 1

CEL L ES D'AMERIQUE DU NORD SONT MENACEES.


A L'INVERSE, UN PETIT NOMBRE DE LANGUES
, ,
SEMBLE APPELE A UNE DIFFUSION MASSIVE.

cahiers de Science 8< Vie : La plupart des langues Ililguls[lque que cela Implique, il faudra it ImagIner
anciennes ont aujourd'hui disparu, Peut-on consi- qu'en France, on parle français a Lyon, chinOIS a
dérer que, comme les espèces animales, les langues Ollon et kechua à Pans
sont soumises aux lois de l'évolution?
Colette Grinevald : La logique n'esl pas la même Par CSV : Les langues parlées dans cette région sont,
exemple, en bIologie, des espèces sont consIdérées cependant, de petites langues ...
comme dlsllnctes SI elles ne sont pas Interfécondes. C. G.: L'expressIon. grande . ou • petite langue» ne
L'essence même des espèces végélales el animales regll renvoie ICI qu'au nombre de loculeurs el ne deslgne pas
leurs crOisements et définit des barnères entre ellE's. MaiS la complexllé de la langue elle-même En fait lou tes les
cette 101 ne s'applique pas au phènomene lingUIstique. langues sont relativement éqUivaien te5 dans leur com-
Les langues peUVE'nt se croiser Jusqu'à donnel parfoIs plexllé globale, mais cette compleXIté peut se distribuer
naissance à de nouvelles langues Dans l'absolu, les de dIfférentes manIères. Dans certains cas, c'eslla pho-
langues sont toutes aptes il survivre Leur predominance nologie qUI se révéle trés complexe et dans d'auues la
ou leur survie ne dependen pas de leur nature, mais de morphosyntaxe Chaque langue permet il tout être
la SOCIété qUI les porte. humam d'expflmer la totalite de se5 besoms dans ses
relations SOCiales On ne peul donc parler de langues
CSV : Cela peut-il expliquer le fait que la plus mOins fiches que d'autres. Celle Idee vien! de notre
grande diversité linguistique se concentre dans les tendance spontanée à rechercher dans une autre langue
forêts tropicales? les structures de la nôtre. Et quand nous ne les (etrou-
C. G, : Les endrOIts dont vous parlez SOnt des niches vons pas, nous pensons avoir affall!' a une langue
écologiques où plantes el anlmau~ olfrent un grand pauvre. Celle ImpreSSion ne reflète en réalllé que
degré de diversIté Pour survIvre, les chasseurs-cueilleurs notre manque d'Imagination
doivent fair!! preuve d'une connaissance parfal[e el tres
locale de leur mlheu En forêt amazonIenne, leur preoc- CSV : Pouvez-vous donner un exemple de ces
cupat on prinCipale est de trouver de quoI se nOUlm maIs différences de structures entre les langues 7
aussI de saVOir ce qUI peUl être loxlque Il leur faui donc C. G,: SI les langues amenndlennes n'ont ni subjonctif
Colette Gnnevald est nommer avec préciSion chaque plante et chaque anima I. ni passé anléfleur, elles possèdent des nchesses dom le
membre de l'InStitut Uni- La langUI! esl une condition de leur sUIVIe Leur eXlslence lançaiS est dépourvu AinSI dans la langue des Tsachlla
verSItaire de France e dépend egalemem de la taille des groupes, qUi ne do Il d'Equateur, pour Signifier. PIerre est arflve " , la gram-
enseignante chercheur au pas dépasser quelques dizaines de personnes On com - maire Impose de ChOISI[, ~ la fm du verbe, en tre SIX
département des SCiences prend de ce fait le faible nombre de locuteurs de chacune pOSSibilités qUI expflment le cred it accordé il cette Infor-
• du Langage el au Labora- des langues de cette région du monde MaiS cette d,ver- matIon Il est pOSSible de dire selon les cas . PIerre est
• 100re CNRS-DynamIque du Slt!' est sans lien avec la nature de la langue elle-même arnv/', Je l' al vu et Je t'al enlendu • ou bien « PIerre est
LangagelUmversltè Lumière arrivé, ('es! ce qu'on m'a dl! " , ou encore . Pierre eSl
Lyon 2. Se préoccupant de CSV : Comment s'organise cette diversiti! dans arrive, Je ne l'al pas vu ni entendu, mais " al la preuve de
la Situation des langues en "Amérique latine qui vous est fam ilière? sa venue . Une ou plUSIeurs phrases sont necessalfes
danger, elle est experte C. G,: C'est dans cette régIon que s'observe la plus en français pour donner ces InformatIons qUI sont expn-
auprèS de l' Unesco. grande concentra Ion de familles de langues Parm i la mees, en tSail l, par un Simple sufllxe sur le verbe.
centaine de familles de langues d'Amenque laune, la
famille maya regroupe 311'1SI trente langues parlées entre CSV : Toutes ces lang ues amérindiennes sont-
le Guatemala et le sud du MeXique En ColombIe, on elles menacées du fait du petit nombre de
dénombre trente-hUi t langues, mais elles appartiennent leurs locuteurs?
a dix-hUit familles dIfférentes comprenant hUI! ISOlilts C. G.: Le nombre absolu de loculeurs d'une langue n'est
Inclassables Pour se rendre compte de la d,vers,te pas le plus Importanl La proportIon de locuteurs dans
LESAHIERS
SCIENCE~~VIE
IJM JdllKauon du ~
..., \ .nO.'i!D."\J)()IU lllA:

PIUI)UII' : Emt10tQ M~j


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1. 1\1f du C~ PltfreAvtolli
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1'1 d' E j~th MAla (pdl Inlènml
~1IIlCTJ:KI M:i b l'IQUI: VI~M' hvI*
~orr ... GlJOAu: DfId.DKJ1ON H..lIJill Nehmê
~Ut JNR- f1~OIS MooOoI
-~ .. Scph~ Oonnaj
0N1 (OlU~ J. Cl MUMttIo
, MM ..~ {"'PlO. P'altlOa Chalropoulœ.,
C.iIrJIlIIt (NplA.n. NIC. (hev~M-""·
EN 35 ANS LA DIVERSITE DES LOU!\" UonrI Crooson, lmll. Fannoo.o. Agnk
G.utheron" COIill1f H~ K.inN! ~qvtf.
, 1

LANGUES A DECLINE DE 20 % »
Man~11t- Mayo. M4ne-C.llhefl~ Wtat. hfdrl-':<
Mft.woudl, (hnlotophe M~. Jtan-PhlùP91
NO@t. ~ !wIlldn fl'Blba. Philippt rtstAld·
v.-n," M1ue V.lc!nt
la population totale et l'âge de ces locuteurs sont beau- C,G, : Il est bon de rappeler qu'au départ une grande SEI'I'KI urnUlS
WOoo IKtruAOrr.ood.dn fr t~ (U 46 48 48 66
coup plus décIsifs Prenons pour exemple une langue proportion du vocabularre anglaiS est en fait d'angine DIOOcnoo-t/lmOII
POlI. ,. .. ·lUc 8~
dont les cinq mille locuteurs représentent 100 % de la romane, De nombreux emprunts ont été faits à l'anCien OIItiCUOtr
DrI1o l l.1R oruW [ ' ~ 0IJ:tC1OA
population et Incluent tous les enfants, Cette langue se normand, la langue des envah isseurs, Nous assistons ~,(HCI & W V_ffl! COIIiJn
porte bien A l'mverse sur une population d'un million, ""......
aUJourd'hUI à un flux en sens Inverse qUI, d'un poont de !.JI!" www.wndrzpluu:an
S'II n'y a que Cinq mille locuteurs, le taux est alarmant. vue st rrctement lingUistique, ne représen e pas de véri- Oue<ttur de ta Qiffw;on .if,Ino(~ Gutf~h

-
~liI! d*ffu51Of'1 ~rd,. , ~11wn o.a~w
De plus, Sl.lucun enfant de mOins de qUinze ans ne parle table danger Une langue peut, tout en demeurant la
.rf(1f\1t maAe ng stbKtJtfl ~tlt
cette langue, on peut preval! que celle-CI aura pratique- meme, absorber un grand nombre de mots étrangers et oR~ tnlAfllng .. ,ea.IIOtI' Pf~s.to ­
men t disparu dans 50 ans D'autres Cri tères eXistent ' le les adapter il sa prononCiation, sans que sa structure et CIiID'f' l~QYmI
('*gt d!- p!:QfTIOIIQn ' M IdIoèk C.u111i!1
fall que la langue salt ou non parlee en pub"c, qu'elle sa syntaxe s'en trouvent modifiées C'est un phénomène Abonnftllfnt~ Niot.halte C..n~t'
salt véhlculee par la radiO, la télé, les !Ivres ou le net La
pohtlque hngulstrque du pays est aussI un facteur declsl
que tau e langue peut connaitre durant son histOire,
-
OIr1C~ t.ècutlf df Mond.ickIn Ft-.an(,
L'anglaiS qUI semble s'Imposer aUJourd'hUI au niveau Publ'l(lt(!: V.~ (~rnv :
Oe publtùtf. . Ya~ ll'dtfr
C'est en tenant comp te de tous ces elements que International ne représente avant tout qu 'un outil de [)u't(ukt
~rf(taM' dt d~ttlf l.IOntI Dvku,
l'Unesco établit le niveau de Vitalité des langues, ravall, une grande langue véhlCula"e, que d'ailleurs VIIIJIM' Commun .
(ha'l)H dit ~bnnm9 Sym.ApodKA
ses propres locuteurs natifs s'Inquletent de VOII Trafic _Vérortlqur A1~
CSV : En tant que linguiste quef rôle jouez-vous s'appauvrrr 1 Les DanOIS nous montrent l'exemple 115 T61 - 01 ~484811 ; f'l( ; 0146 AS 49 98
FoIAICAtlOIII (Ir'dy ~ t!1.t.Lt.". ,~.
sur le terra in? parlent volontiers l'anglaiS sans pour auta nt perdre rl 4I\HQ MA......4G(l Glotaidult! Pl41t!f1l"l
C, G,: Sur place, Je collecte des donnees en enreglstr.lnt leur Identité lingUistique DttAiIlMSfl' IfRElMAT'IOIW
D.ffoctNl Andfflo "'blni, .atMnlOrnond.Idon fr
des locuteurs en vue d'une an.llyse grammaticale uM- EDfTIUII ~ MOHDADOlI MIC'J.a'n FIAHa.
Iteure de la langue Il est etabll aUlourd'hUI que les hn- CSV : l'humaniti! ne 51! dirige donc pas vers une . S<tgo 10001 48. tu. ~
9286S h.W I6-MoulilWitiX ClDtX 9
gUlstes dOivent répercuter les connaissances qu'Ils ont langue unique ... PIdDHl t l ~( nlM CI( lA Nl llltJoTI(IN
JNn-I.UC Blty10w
acquises auprès de la communauté étudiée, Ce Havall C, G,: Selon des chiffres publres par mon confrère DaVid AC IICfiNAlftl PlUN(IP'Al ~1 FrOll"l(~ '; A 5
peut prendre de nombreuses formes, En ce qUI me Harmon, la diversité IIngulst'que dan5 le monde a ré, ........._ UyG<""'"
I M' I IMEl l l ~ PTln~ SoA.
concerne je prends du temps pour démontrer aux plln- gressé de 20 % sur la seule pénode des trente' crnq Vii lutgi t Plf.uo MOftf. Il Z40)4 (t5oino
clpaux Intéressés qu'Ils parlent une véritable langue dernières annees, L'ensemble des langues Ind'gènes a " , , - o le _)
(OUV'Etm.,IR[ IMAYE Gr . . . 96. Bd Hev1
dotée de ses propres regles et qUI peut s'eCllre, au mêmE' décliné de 21 %, à ral50n de 20 % en Afnque, de 30 % SK.",.., li .. '''''''''' 13021 ""'"
,AArIAIM .n.. 041D 1%œ
litre que la langue dommante. l'al ainSI explique au dans le Pacllrque et de 60 % en Amènque, A ce rythme, CONMrS5IOtf
foUtlr O'AIONHlMINI ll<i~.
Jacaltèques du Guatemala qU'Ils sont des Mayas, en leur la mOitié des langues aura disparu avant la fm du sleele. 1 .Ml, en.mtIlb n 1 ~ 1hun~1J'Jo S} (
DUC ' Uc.J.l .ot.!1DIO
montrant combien leur langue est proche de <elte fa- En AmériquE' du Nord ce chrffre atteindra probablement
mille, Plus tard, j'ai participé ilia diffUSion de l'alphabe 90 % , D'un autre cbté, notre SOCié té mondiallsée IIU~ a.offtIJ; II( ts
( ....."eI PleneAN. 75S01 Parr!.(edu'~
offICiel maya et aidé il la création d'une académte de la semble destlnee à devenir plus multlllngue qu'elle n'est l,!c!IrwliJ
: 0146484101Ido!l\~ Uh .. llh ~'1h3O.
langue lacaltéque, la dernière académie maya â se aUJourd'huI. Il deViendra amsi de plus en plus ",,"0«101_<4:1 _,'" 014648'758
C~ : '6ytyUf!jItb'li.ditmsOrj Mliod.adaflJr
former Cette acadèmle prodUit, en tre autres, du maté- fréquent de maitnser en plus de sa langue maternelle, C 77 '.:J($ ri"M(JI;,,", • •...", [l1lO.JUl8 :
nel pédagogique, dont un dldlonnaire de néologismes une langue d'éducation et une langue de travail. C'est CAM,bMe.œ.. I:i.:Ol464-471&
t _ .. Conod.o : r..p... ~ SI5~
perme tant aux gens de déSigner dans leur langue un d'ailleurs déJà le cas dans de nombreuses réglons de ... """" N1ro-lQoolli«lll" 2<5
Ill:I1OOl6l-1310(lr"'l'"l .. 1 an l6l,!]IO
téléphone ou un ordinateur, par exemple. En ennchlssant notre monde actuel L'être humain est capable d'ap- \01gI'"l, "';(514) lS5-1m
leur vocabulaire, Ils font évoluer leur langue. prendre deux ou IraiSlangues sans aucun problème le §<I1Gi.: o,N$I ft. c.asr ~_ .. 1211.
CitI ...... I -s..~; 8ct;-•• · ~ P\.CIQt:"IcnI
plus probable est que quatre ou Cinq langues véhlCularres ., 23. page 6.. 1050 ln .. .
CSV : Un aut.re type d'évolution est parfois porteur mondiales connaitront une diffUSion massive. A cbté de
d'inquiétude, Nombreux sont ceux qui, aujourd'hui, l'anglaiS figureront certainement le chinOIS et l'espagnol
s' inquiètent de l'omniprésence de l'anglais, de selon les réglons du monde
l'invasion de son vocabulaire jusque dans la
langue fran~aise .. ,
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Sous le règne de Louis XIV et de ses successeurs, les sciences poursuivent


l A5 une progression spectaculaire entamée au xw siècle. Un formidable bond en
avant que rend possible l'institutionnalisation poussée de la recherche, avec
la fondation des grandes académies savantes. Car dans ce joyau d'innova-
tions propres aux génies civil et hydraulique qu'est le château de Versailles,
le pouvoir royal a pris la mesure des enjeux de la recherche scientifique.
La monarchie absolue va ainsi contribuer à bâtir une science nationale
préfigurant la république des savants. Le siècle des Lumières sera
donc aussi celui des sciences. Les avancées de la cartographie,
de l'astronomie, de la médecine et la chirurgie, mais aussi les
travaux d'agronomie entrepris au grand potager du roi en témoignent.

,..,,,o,.
En partenariat avec l'exposition
événement du château de Versailles
26 octobre 2010 - 27 février 2011
• Un numéro exceptionnel à ne pas manquer le 12 octobre 2010

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