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Communications / Revue d’Épidémiologie et de Santé Publique 57S (2009) S3–S59 S19

clinique, et après 40 ans, une mammographie tous les deux ans. Une DNAthèque Matériel et méthodes.– Il s’agit d’une étude épidémiologique rétrospective des-
et une tumorothèque sont constituées. criptive des cas diagnostiqués au sein du laboratoire d’anatomie et de cytologie
État d’avancement.– Cent cinquante-neuf familles avec au moins une mutation pathologique du CHU Hassan II de Fès sur une période de 4 ans : 2004–2008.
délétère du gène ATM identifiée sont référencées au laboratoire de génétique Résultats.– Durant la période d’étude, nous avons recensé 3123 cas de cancers
oncologique (institut Curie). Parmi les 572 femmes invitées, 333 ont aujourd’hui dont 55 % d’hommes et 45 % de femmes. L’âge moyen de nos patients est
accepté de participer à l’étude. L’avancement sera présenté en détail et les de 53 ans et plus de 25 % ont moins de 41 ans. Dans notre série, l’atteinte de
caractéristiques de la population incluse seront décrites. l’appareil digestif représente la localisation la plus fréquente, soit 19,5 % de
Remerciements.– Nous remercions vivement les femmes qui participent à cette l’ensemble des cas et se singularise par une fréquence élevée des cancers colo-
étude ainsi que l’Aprat. CoF-AT est subventionnée par le ministère de la rectaux et des cancers gastriques qui représentent respectivement 38 et 35 %
Recherche et l’Inserm, la Fondation de France, le Conseil scientifique de radio- de l’ensemble des cancers digestifs. Les cancers de l’appareil gynécologique et
protection d’EDF, La Ligue nationale contre le cancer et la MGEN. du sein sont les premiers cancers de la femme dans notre série et représentent
1 Dr C. Adenis
13,1 % de l’ensemble des cas. Des corrélations ont été effectuées entre les dif-
(centre Oscar-Lambret, Lille), L. Ben Slama (CEREDIH, férents types histologiques et les données cliniques concernant les différentes
hôpital Necker et institut Curie, Paris), Dr P. Berthet (centre François- localisations.
Baclesse, Caen), Dr V. Bonadona (centre Léon-Bérard, Lyon), Dr B. Buecher Conclusion.– Ce travail donne une idée précise sur l’épidémiologie des cancers
(institut Curie, Paris), Dr O. Caron (institut Gustave-Roussy, Villejuif), dans notre CHU qui draine la majorité des malades de la région. Ce travail
Dr A. Chompret (institut Gustave-Roussy, Villejuif), Dr P. Collignon (hôpital sera poursuivi et éventuellement élargi pour regrouper tous les cas de cancers
Font-Pré, Toulon), Dr M-A. Collonge-Rame (hôpital Saint-Jacques, Besançon), diagnostiqués dans la région permettant ainsi de créer un registre des cancers de
A. Combès (hôpital Arnaud-de-Villeneuve, Montpellier), Dr K. Dahan (centre la région de Fès.
hospitalier de Luxembourg, Luxembourg), Dr C. Delnatte (centre René-
Gauducheau, Saint-Herblain), Dr L. Demange (polyclinique de Courlancy, doi:10.1016/j.respe.2009.02.066
Reims), A. De Pauw (institut Curie, Paris), Dr C. Dugast (centre Eugène-
Marquis, Rennes), Dr L. Faivre (CHU hôpital d’Enfants, Dijon), Pr J. Feingold
Profil épidémiologique du cancer du larynx au service
(université Paris-VII, Paris), Dr F. Fellmann (CHU Vaudois, Lausanne, Suisse),
Dr M. Frenay (centre Antoine-Lacassagne, Nice), Dr J-P. Fricker (centre Paul- ORL, CHU de Fès, Maroc
Strauss, Strasbourg), Pr B. Gilbert-Dussardier (hôpital Jean-Bernard, Poitiers), A. Cherkaoui , A. Oudidi , N. El Alami
Dr L. Gladieff (institut Claudius-Regaud, Toulouse), Dr C. Lasset (centre Léon- Service ORL, CHU Hassan II, Fès, Maroc
Bérard, Lyon), Pr B. Leheup (hôpital Brabois, Nancy), Dr S. Lejeune (institut
Mots clés : Cancer du larynx ; Épidémiologie ; Niveau socioéconomique ;
Curie, Paris), Dr D. Leroux (CHU de Grenoble), Dr G. Lesca (hôpital Édouard-
Facteur de risque
Herriot, Lyon), Dr J. Lespinasse (centre hospitalier de Chambéry), Dr M. Longy
Introduction.– Le cancer du larynx représente une pathologie importante de
(institut Bergonié, Bordeaux), Dr A. Lortholary (centre Catherine-de-Sienne,
l’activité cancérologique du service. Le diagnostic suspecté cliniquement n’est
Nantes), Dr D. Martin-Coignard (centre hospitalier de Le Mans), Dr S. Nizard
confirmé qu’au stade histologique. Le but de ce travail est d’étudier les aspects
(CHR hôpital de la Source, Orléans), Dr P. Parent (hôpital Morvan, Brest),
épidémiologiques de cette affection dans notre région.
Dr I. Pellier (CHU d’Angers, Angers), Dr P. Rohrlich (hôpital Saint-Jacques,
Matériel et méthodes.– Il s’agit d’une étude rétrospective ayant inclus
Besançon), Dr C. Thauvin (CHU hôpital d’Enfants, Dijon), Dr L. Venat-Bouvet
115 patients au service d’ORL entre décembre 2003 et décembre 2008.
(hôpital Dupuytren, Limoges), Dr P. Vennin (centre Oscar-Lambret, Lille),
Résultats.– L’âge moyen de nos patients est de 52 ans (38–71 ans) avec une nette
Dr H. Zattara (hôpital d’Enfants de la Timone, Marseille).
prédominance masculine (108 H/7 F), le tabagisme chronique est incriminé dans
doi:10.1016/j.respe.2009.02.065 92 % des cas. La notion d’éthylisme n’a été retrouvée que chez 18 % des cas. Les
couches sociales défavorisées sont les plus touchées (85 % des cas). La répar-
tition géographique des patients est dominée par le milieu rural (45 %) suivi
Épidémiolgie des cancers au CHU Hassan II, Fès, par les quartiers défavorisés des villes de la région (38 %). Le délai de consul-
2004–2007 tation est assez tardif, 13 mois (1–24 mois). La symptomatologie est dominée
L. Chbani a , H. El Fatemi a , K. Znati a , M. Sekal a , T. Harmouch a , par la dysphonie (95 %) suivie de la dyspnée (65 %). Les stades T3, T4 repré-
A. Amarti a , K. Elghazi b , C. Nejjari b sentent (74 %) des cas. Le carcinome épidermoïde est le type histologique le
a Service d’anatomie pathologique, CHU Hassan II, Fès, Maroc
plus fréquent (98 %).
b Service d’épidémiologie clinique et santé communautaire, CHU Hassan II,
Conclusion.– Les niveaux socioéconomique et socioculturel bas représentent les
Fès, Maroc principaux facteurs de risque du délai tardif et de la prédominance des stades
Mots clés : Cancer ; Épidémiologie ; Registre ; Faisabilité élevés des cancers du larynx dans notre CHU.
Introduction.– Selon les données de l’OMS, le cancer est actuellement considéré doi:10.1016/j.respe.2009.02.067
comme l’un des principaux problèmes de santé publique surtout dans les pays en
développement qui ne dispose que de 5 % des ressources nécessaires pour la lutte
anticancéreuse. Ce projet de lutte anticancéreuse nécessite la sensibilisation et Suivi prospectif d’une population de patients
l’implication de tous les partenaires médicosociaux travaillant sur les cancers, parkinsoniens (cohorte CoPark)
dans les différents secteurs de santé : public, universitaire, militaire et privé, P. Damier , A. Destée , F. Tison , O. Rascol
permettant ainsi le recueil actif des données dans le but de créer un registre des Mots clés : Maladie de Parkinson ; Cohorte ; Qualité de vie ; Symptomatologie
cancers constituant la première démarche de la lutte anticancéreuse. Situation.– L’histoire naturelle de la maladie de Parkinson (MP) et la progression
Problématique.– Au Maroc, il n’existe actuellement aucune base de données de ses symptômes moteurs et non moteurs jusqu’aux stades avancés ne sont
nationale fiable des cas de cancers à partir de laquelle une lutte anticancéreuse pas bien connues. Il n’existe quasiment pas, à notre connaissance, de cohorte
sera projetée à l’exception des données du registre de la région de Rabat Zem- prospective explorant ces aspects.
mour Zair et du grand Casablanca. Par contre, au niveau de la région de Fès, Objectifs.– (1) Recueillir prospectivement chez des malades parkinsoniens
il n’existe aucune donnée jusqu’à l’heure actuelle permettant d’apprécier la ambulatoires, identifiés au sein de réseaux régionaux de neurologues hospi-
fréquence et la répartition des cancers diagnostiqués au niveau de cette région. taliers et libéraux, des données sur la survenue et la progression des signes
Objectifs.– (1) Évaluer le nombre de cas de cancers au CHU Hassan II de Fès. moteurs (tremblement, akinésie, rigidité, complications motrices. . .) et non
(2) Décrire les types les plus fréquents des cancers. (3) Étudier la faisabilité d’un moteurs (douleur, symptômes anxieux et dépressifs, dysautonomie, démence,
registre hospitalier des cancers dans un premier temps avant de regrouper tous les fatigue. . .) de la MP ; (2) recueillir prospectivement des données de qualité de
cancers diagnostiqués dans la région dans l’optique de créer un registre régional vie, de prise en charge (recours aux soins et consommation de médicaments) et
des cancers qui est un instrument indispensable aussi bien dans la surveillance de morbimortalité.
épidémiologique que dans la lutte anticancéreuse.