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MINISTERE DES FINANCES REPOBLIKAN’I MADAGASIKARA

ET DU BUDGET FITIAVANA-TANINDRAZANA-FANDROSOANA
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SECRETARIAT GENERAL
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DIRECTION GENERALE DU TRESOR
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CONCOURS DE RECRUTEMENT D’ELÈVES PERCEPTEURS PRINCIPAUX DES FINANCES


(20-21 JUILLET 2011)

Date : Mercredi 20 Juillet 2011 (après-midi)

Epreuve: Résumé de Texte en Français

Durée : 02 heures

Le texte ci-dessous (sans le titre) contient 790 mots (ou encore 5 383 caractères, espaces
compris). Résumer ce texte au cinquième (1/5) de sa longueur.

EN ATTENDANT LA REVOLUTION VERTE

Pour bon nombre d’observateurs, le développement du secteur secondaire


malgache paraît primordial dans les années à venir pour faire face aux marchés régionaux
incluant la SADC et le Comesa. Le développement du carburant vert pourrait bouleverser le
secteur secondaire malgache d’ici 2010.

La diversification de l’industrie agroalimentaire d’exportation devrait


préoccuper bon nombre d’industriels, précise un observateur. Pour le moment, le secteur
agroindustriel exporte plus de 50% de sa production : les crevettes issues de l’aquaculture
industrielle restent le premier produit en revenu en devises avec 46 millions de dollars en
2003. Le reste des produits traditionnels exportés (vanille, café, sucre, thé, poivre, girofle)
sont des produits de rente qui dépendent des variations du prix mondial des matières
premières.

Cette agro-industrie est plus dépendante des importations de blé, de riz et du


sucre en raison de la faible quantité des produits locaux et du prix plus compétitif des
produits importés. L’industrie agroalimentaire représente 26% des industries totales dont
6,7% d’agro-industrie (comprenant les firmes de première transformation des produits du
secteur primaire-sucre, café, riz, sisal, poisson-) et 19,2% d’industrie alimentaire (incluant la
transformation d’huile alimentaire, de fruits, fabrication de chocolat, confiserie). Le
développement à travers le monde des carburants de substitution à la place du pétrole
pourrait pourtant transformer petit à petit l’industrie locale. L’industrie sucrière malgache
selon un industriel va relever la tête à moyen terme avec la transformation de la canne à
sucre en bagasse pour ensuite obtenir de l’éthanol, un carburant pour les voitures utilitaires.
C’est le Brésil qui a montré la voie selon cet expert. La plantation du jatropha par des
investisseurs sérieux offre aussi d’autres perspectives optimistes pour l’avenir du carburant
vert à Madagascar.

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Les unités agro-industrielles de grande taille---une dizaine concentrée surtout
à Antananarivo---sont peu nombreuses actuellement pour intégrer l’énorme production
fruitière et légumière de la Grande Ile. On constate tout de même, un début d’approche
intégré entre industriels et producteurs. Des réseaux de paysans maraîchers produisant
dans un rayon de 70 kilomètres autour d’Antananarivo produisent sous contrat pour des
sociétés transformatrices des légumes pour l’exportation.

La « révolution verte »… offrira à long terme de grandes perspectives. Mais


avant cela, la question foncière devrait suivre et la production suivra. Pour l’instant, celle-ci
paraît insuffisante par rapport à l’immensité des terres inexploitées.

Concernant les légumes, l’île rouge en produit plus de 50 000 tonnes,


principalement des tomates (22 000 tonnes), des choux (13 000 tonnes), le reste se
répartissant entre oignons (5 800 tonnes), carottes (5 200 tonnes), chou-fleur (620 tonnes),
concombre/cornichon (950 tonnes), haricot vert (2 100 tonnes). Les importations de
légumes---essentiellement des produits de conserves---en provenance d’Europe et en
particulier de la France diminuent d’année en année. Elles sont passées de 153 tonnes en
1999 à 17 tonnes en 2003.

Pour les fruits, Madagascar produit environ 49 000 tonnes (20 000 tonnes de
pommes, 10 400 tonnes de raisin, 1 800 tonnes de prunes, 6 500 tonnes de pommes,
1 600 tonnes de poires, 7 500 tonnes de pêches, 100 tonnes de melon charentais, 1 200
tonnes d’abricots) dont une majorité est consommée localement. L’exportation touche
uniquement 67 tonnes composées de produits biologiques et de fruits frais conditionnés
(avocat, fraises, goyaves, mangues) suivant un cahier de charge strict. Les principaux pays
importateurs sont les îles sœurs du Sud-Ouest de l’Océan Indien et la France.

L’entrée de Madagascar au sein de la SADC (Southern African Development


Community) depuis Août 2005 offre de réelles opportunités pour le secteur primaire et
l’industrie agroalimentaire. Néanmoins, les industriels et les producteurs doivent franchir un
certain nombre d’obstacles avant d’y penser. Il s’agit de se conformer aux normes des pays
importateurs. L’île de la Réunion applique depuis le 1 er Janvier 2006 la réglementation
« feed and food » de l’Union européenne. Celle-ci testera la fiabilité du processus de
contrôle national des produits alimentaires exportés au niveau du pays exportateur.
L’utilisation de pesticides ou d’insecticides devrait diminuer pour améliorer la qualité de la
production en se tournant de plus en plus vers la filière biologique. Cette dernière nécessite
toutefois un entretien périodique du sol, nécessitant l’importation de 20 tonnes par an et par
hectare d’engrais biologiques. Néanmoins, la parité Ariary/Euro incite les producteurs à se
lancer dans cette voie.

Par ailleurs, les conditionnements modernes sont de plus en plus adoptés par
les producteurs et les sociétés conditionneurs. La collaboration du Bureau des Normes de
Madagascar (BNM) et du Centre Technique Horticole d’Antananarivo ont permis de
réactualiser les normes pour une quinzaine de fruits et légumes. Autre défi à long terme,
l’utilisation de nouveaux plants pour les variétés à exporter d’une façon « intensive ». Pour
l’instant la production de fruits dépend de la cueillette sans forcément en entretien périodique
des plantations. C’est le cas notamment des litchis.

Extrait de DMD, 16 Mars 2007, N° 984, pp. 20-21.