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La destiné d’un géni

Il était une fois, quelques parts, ou plutôt, nulle part, un


enfant que l’on a imaginé. Un enfant à l’esprit particulièrement
singulier. Erudit, roué, c’était l’élève idéal, la lumière éternelle
de son monde. Néanmoins, nul n’en était informé et cela
perdurera tant que ni lui, ni vous et ni moi ne jasons. Car ce
prodige dissimulait son savoir. Une telle érudition ne devait
guère se partager, pensait-il…et si quelqu’un le distançait ? Et
si l’on devançait sa souveraineté ? Sans doute, ne saura-t-il y
résister.

Alors, afin d’éviter tout autres périls, il se faisait passer


pour un obtus, celui que l’histoire n’ait point connu.
Subséquemment, il fut l’objet de dérision. Partout, même à la
maison. Pourtant, il ne quittait point ses livres et travaillait
constamment. Serait-il un inconscient ? Les autres se
demandaient…

De toute sa vie, il ne connu d’éloges. Que de geignements,


que de roueries, pour cet enfant pourtant prodige. Cependant,
il s’obstinait à son incontestable idée et sa vie continuait ainsi.

Parmi ses plus grandes découvertes, des remèdes contre


les maladies les plus atroces. Mais il ne dit mot et gardait sa
discrétion. Tant de personne périrent devant ses yeux,
consumées par les maladies les plus sadiques, sans qu’il n’ait la
moindre tendance. L’indifférence le hantait interminablement
et le laissait inchangé.

Jusqu’au jour où il se trouvait confronté au plus grand


tourment de sa vie, celui auquel il n’avait point songé. Notre
enfant, que le temps transforma en vieux était au bord du
trépas. Sa maladie empirait de jour en jour et aucun n’en
connaissait le remède. Aucun, à part lui. Se laisserait-il mourir
ou confesserait-il le traitement ?

Ainsi, pour survivre il devait trahir la chose pour laquelle il


s’est privé de tout pour la maintenir. Nonobstant, s’il se taisait,
il devait mourir. A quoi bon ont servit tants de recherches s’il
ne parvenait même pas à en profiter ?

Après longues et profondes réflexions, il prit une décision.


Certes, cruciale mais il n’en était pas pleinement convaincu. Le
pauvre infortuné s’est résigné à son secret et dévoila le
traitement aux médecins. Mais qui croyez vous croira un tel
nigaud, un tel raté (si ce n’est vous et moi ) ? Personnes ne se
fient à ses paroles et ont laissa son âme s’en aller escortée de
tout le savoir qu’il avait acquit et qu’il ne voulu partager.

Sara MEHIDI,
08-10-2010