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Université Mohamed Premier Faculté Pluridisciplinaire de Nador Travaux dirigés d’électromagnétisme avec Corrections

Université Mohamed Premier Faculté Pluridisciplinaire de Nador

Travaux dirigés d’électromagnétisme avec Corrections

Filières

SMPC, SMA (S3) SMI (S4)

2015-2016

Version révisée.

Version révisée.

Série N° 1 : Circuits électriques en régime non-stationnaire

Exercice 1. Décharge d’un condensateur.

Un condensateur de capacité C = 40µF a une charge initiale Q = 50 µC. On laisse ce condensateur se décharger à travers un conducteur ohmique de résistance R = 8 k .

1. Etablir l’équation donnant la loi de variation de la charge du condensateur en fonction du temps.

2. Déterminer l’intensité du courant et la charge du condensateur à l’instant t = 10 ms.

3. Déterminer la puissance électrique dissipée dans le conducteur ohmique à l’instant t = 10 ms.

4. Calculer la durée nécessaire pour que l’énergie stockée dans le condensateur atteigne 10% de sa valeur initiale.

Corrigé :

condensateur atteigne 10% de sa valeur initiale. Corrigé : Figure 1 1) La tension aux bornes

Figure 1

1)

La tension aux bornes du condensateur est : =

La tension aux bornes de la résistance est (Loi d’Ohm) : = = −

l’armature + , voir votre polycopié du cours).

La loi des mailles s’écrit : =

( = − ,

sort

de

On trouve une équation différentielle linéaire du 1 er ordre à coefficients constants et sans 2 ème membre:

L’équation (1) est de solution générale :

+ (1) = =
+
(1)
=
=

On remplace la solution générale de dans l’équation différentielle, on trouve :

= On remplace la solution générale de dans l’équation différentielle, on trouve : + . =

+ . =

+ =

2
2

Puisque est différent de zéro, on a + = ce qui donne

= − .
= −
.

Pour déterminer la constante on utilise la condition initiale = = .

La solution générale à l’instant = est : = = . = d’où

Finalement, on trouve la solution générale :

= .
= .
= .
= .

L’équation (1) peut également se résoudre directement :

2)

+ = = − = − = − = − − = − − !
+
=
= −
=
=
= −
= − −
!
" = −
=
= .

La charge du condensateur à l’instant = #$ :

. %. :

. )*

= #$ = ' . ( .

+. * ., . )(
+. * ., . )(

=

,+, , .
,+, , .

L’intensité du courant à l’instant = #$ :

3)

4)

. 0. ∶

= #$

=

= −

=

)

)(

) .

)*

'

.

+. * ., . )(

+. * ., . )(

La puissance dissipée par effet Joule :

2 = . = . 3

. 0 ∶

2 = #$ = +. * . , '. , 3 =

L’énergie stockée dans le condensateur est :

=

, '. ,

.

, +. , 4

3
3

5 6 =

3

36 =

7

3

36 8 3. /:6

La durée nécessaire pour que l’énergie stockée dans le condensateur atteigne 10% ∶

5 6 =

7

36 8 3. /:6 = , .

3

Ce qui donne : =

.

3

, =

3. /:6 = , . 3 Ce qui donne : = . 3 , = 5

5 6 = =

7

3

36

7

3

36

7

3

36

8 3. /:6

%

8 3 /:6

= ,

*(+ #$
*(+ #$

%

8 5 6 =

3. :. 6 = >? ,

Exercice 2. Oscillation d’un circuit L, C.

Un condensateur de capacité C = 10µF a une charge initiale Q = 60 µC. A l’instant t = 0, on branche ce condensateur à une bobine de résistance négligeable et d’inductance L = 8 mH.

1. Etablir l’équation différentielle vérifiée par la charge du condensateur.

2. Déduire la loi de variation de la charge du condensateur en fonction du temps.

3. Calculer la fréquence des oscillations obtenues.

4. Quelle est l’intensité maximale du courant dans la bobine.

5. A quel instant l’énergie stockée est-elle pour la première fois répartie de façon égale entre la bobine et le condensateur.

Corrigé :

égale entre la bobine et le condensateur. Corrigé : Figure 2 1) L’équation donnant la loi

Figure 2

1)

L’équation donnant la loi de variation de la charge du condensateur en fonction du temps :

On a : @ 6 = 6

et @ A = A

= −A 3

3

(le sens de est toujours de l’armature + vers )

4
4

@ A = @ 6

−A 3 =

3

6

.

Ce qui donne l’équation différentielle donnant la loi de variation de :

2)

3 + 3 A6 =
3
+
3
A6 =

La loi de variation de la charge du condensateur en fonction du temps

L’équation (1) est une équation différentielle d’ordre 2, sa solution s’écrit sous la

forme = 8 B. , où B est solution del’équation caractéristique : B 3 +

AC =

Comme pour toute équation du second degré, trois cas se présentent selon le signe du discriminant D.

Ici,

E = F 3 − ,. G. H = − ,.

IH = IH < 0

,

L'équation ne possède pas de solutions réelles mais deux solutions complexes : B et B 3 conjuguées l'une de l'autre.

K = −F − LM|E| 3. G

= − L √I = P − LQ

K 3 = F + LM|E| 3. G

Donc ici P = ,Q

= I et

R 3 = R 3 + S 3 → R = R .

La solution est donnée par :

= + L √I = P + LQ

=

HT$ Q. + U. $

Q. = . HT$ Q . + U. $

Q . ,

car

V

= −

= . HT$ Q . + U. $

Q .

W

Q . − Q . U. HT$ Q .

= Q

$

P = .

Pour déterminer les constantes XY Z, on utilise les conditions initiales (C.I.) :

Donc :

3)

. [.

\ = = = =

W

\

= = = = = = −Q

= . HT$ Q .

= . HT$ Q .
= . HT$ Q .

et

\ = = = = = = −Q = . HT$ Q . et = Q

= Q

$ = Q Q .

$

Q .

Q .

La fréquence des oscillations obtenues : ^ =

_

`a

. U W

]

=

W

U =

Dans cet exercice, on a R = R car P = , donc la fréquence des oscillations est :

b = b =

Q

3.c =

3.c√I =

'(* de .
'(* de
.

4)

Le courant est maximum lorsque $

Q . =

=

[ #Gf = Q . =

5)

√I =

, 3 .
, 3
.

L’énergie stockée dans le condensateur est :

L’énergie stockée dans la bobine est :

 

3

 

3

 

=

=

g H =

3

3

. HT$ 3 Q . ,

5
5

g I

 
. I. 3 3
. I. 3
3

3

.

I. Q 3 . 3 . $
I. Q 3 . 3 . $

3 Q .

3 Q .

Il ya égalité entre les énergies :

g = g I

3

HT$ 3 Q

3

. les énergies : → g = g I → 3 HT$ 3 Q 3 HT$ 3

HT$ 3 Q . $

= g I → 3 HT$ 3 Q 3 . HT$ 3 Q . $ 3

3 Q

→ 3 HT$ 3 Q 3 . HT$ 3 Q . $ 3 Q C eci

C eci

3

.

I. Q 3 . 3 . $
I. Q 3 . 3 . $

3 Q .

. $ 3 Q C eci 3 . I. Q 3 . 3 . $ 3
3 . I. 3 . $
3 . I.
3 . $

est vérifié pour la première fois lorsque Q .

3 . $ est vérifié pour la première fois lorsque Q . → c √I ,

c √I , 33 #$ , Série N°1 (suite)
c
√I , 33 #$
,
Série N°1 (suite)

c

,

3 Q .

√I , 33 #$ , Série N°1 (suite) c , 3 Q . Rappel mathématique n

Rappel mathématique n écessaire pour l’exercice 3

I. Circuit linéaire en ré gime Sinusoïdal

Nous allons étudier la sinusoïdale.

I.1 Signal sinusoïdal

réponse des circuits soumis à un signal

ou @ de

forme

Nous allons trav ailler avec la tension @ , nous pourrions faire la même chose avec le courant . Une tension sinusoïdale, s’écrit sous la forme :

@ h i HT$ R j

h i = amplitude (en V),

j Phase à l’orig ine (sans unité). La période

k (en lm) sont reliées à la pulsation par :

R pulsation (en Bn . o )

p (en o) de ce sig nal et la fréquence

3q p k R
3q
p
k
R
Figure 3
Figure 3

Nous travaillons avec la foncti on cosinus mais nous pouvons utiliser, de f açon équivalente, la fonction sinus. La différence ent re les deux fonctions correspond simplement à un déphasage de q 3 .

6
6

Périodicité : @ p @

@ p h i HT$ R p j h i HT$ R Rp j h i HT$ R 3q j

Car la fonction cosinus est périodique de période

3q.

h i HT$ R j @

I-2 Différence de phase entre deux fonctions sinusoïdales de même période

phase entre deux fonctions sinusoïdales de même période Figure 4 Soit @ r s et r

Figure 4

Soit @ r s et r `

h i HT$ R. j et @ 3 h 3i HT$ R. 3 j 3 deux signaux

sont maximales quand R. j R. 3 j 3 soit

synchrones.

3

R

j uvwvx − j 3 .

∆j

On retiendra le résultat pratique suivant : ∆j

3q

p

Rappels de trigonométrie

$

n ± z $

G. HT$ z ± HT$ G. $

 

$

R ± q − $

R

$

{R ± q | ± HT$ R

3

z

 

HT$ n ± z HT$ G. HT$ z

 

HT$ R q − HT$ R

HT$ {R q | ∓ $

3

R

 

∓ $

G. $

z

I-3 Représentation complexe d’un signal sinusoïdal

Rappels sur les nombres complexes

En sciences physiques, il est d’usage d’écrire ~ 3 car la lettre est déjà utilisée pour désigner l’intensité du courant électrique.

Soit

z un nombre complexe, on peut l’écrire sous trois formes équivalentes :

Forme rectangulaire :

m

Forme polaire : m B HT$ j ~ $

j

Forme exponentielle : m B8 ~j

7
7

Le module :

la phase :

B HT$ j

;

B

M 3 Ä 3

G

j Ä

Ä B $

j

m m alors m B

Si m

m m 3 alors m B B 3 8 ~ j Åj 3

8 ~ j j 3

m

3

B

3

B8 ~j − ~Ä

m m m 3 3 ~ Ä Ä 3

La somme de deux fonctions sinusoïdales de même R

On considère deux fonctions de même période et ayant par conséquent même R :

@ h i HT$ R. j

et

@ 3 h 3i HT$ R. j 3

La somme de deux fonctions sinusoïdales de même période est une fonction sinusoïdale de même R.

@ @ @ 3

Détermination de É # et Ñ .

Utilisation des nombre complexes

h i . HT$ R. j

h i . HT$ R. j h i HT$ R. j h 3i HT$ R. j 3

On utilise les nombre complexe,

h i . 8 ~ R. Åj h i . 8 ~ R. Åj h 3i . 8 ~ R. Åj 3

h i . 8

8 ~j h i . 8

8 ~j h 3i . 8

h i . 8 ~j h i . 8 ~j h 3i . 8 ~j 3

Le module au carré de (1) est :

(1)

~j 3

8

Öh i . 8 ~j Ö 3 Öh i . 8 ~j h 3i . 8 ~j 3 Ö 3

Üh i . 8 ~j á. Üh i . 8 ~j á Üh i . 8 ~j h 3i . 8 ~j 3 á. h i . 8 ~j h 3i . 8 ~j 3

h i 3 h i . 8 ~j . h i . 8 ~j h i . 8 ~j . h 3i . 8 ~j 3 h 3i . 8 ~j 3 . h i . 8 ~j h 3i . 8 ~j 3 . h 3i . 8 ~j 3

h i 3 h i 3 h i . h 3i . 8 ~ j j 3 h i . h 3i . 8 ~ j j 3

h 3i

3

h i 3 h i 3 h 3i 3 h i . h 3i . [HT$ j − j 3 ~. $

~. $

j − j 3 ]

j − j 3 HT$ j − j 3

h i 3 h i 3 h 3i 3 3 . h i . h 3i . HT$ j − j 3

8
8

h i êh i 3 h 3i 3 3 . h i . h 3i . HT$ j − j 3

Détermination de j

A partir de (1) on a :

h i . HT$ j ~. $

h i . 8 ~j h i . 8 ~j h 3i . 8 ~j 3

j h i . HT$ j ~. $

j h 3i . HT$ j 3 ~. $

h i . HT$ j ~ . h i . $

j

h i . HT$ j ~. h i . $

j h 3i . HT$ j 3 ~. h 3i . $

\

h i . HT$ j h i . HT$ j h 3i . HT$ j 3

h i . $

j h i . $

j h 3i . $

j 3

3 * W

En divisant membre à membre (3) par (2) on obtient:

h i . $

j h 3i . $

j 3

 

j

 

G

h i . HT$ j h 3i . HT$ j 3

 
 

h i . $

j + h 3i . $

j 3

j

G

h i . HT$ j + h 3i . HT$ j 3

II. METHODE DE FRESNEL

j 3

j 3

On fait correspondre un vecteur tournant à une fonction sinusoïdale.

Ainsi à une grandeur sinusoïdale telle qu’une @ h i HT$ R. j , on peut associer un

vecteur

äã

åååååååç de norme h i tournant à la vitesse angulaire R autour de O . C’est la méthode de

Fresnel.

Comme on sait que le vecteur tourne à la vitesse angulaire constante au cours du temps, par convention, le vecteur serai représenté à la date . Il fait alors avec é un angle j.

à la date . Il fait alors avec é un angle j . représentation du vecteur

représentation du vecteur à l’instant Y

Figure 5

représentation du vecteur à l’instant Y è

9
9

Exemple

@ h i HT$ R. ,

j =

@ 3 = h 3i HT$ {R. + q |,

3

j 3 = + q

3

Est représenté par äã åååååååç

Est représenté par äã åååååååç 3

Est représenté par äã åååååååç 3 Déphasage Figure 6 On considère deux fonctions de même

Déphasage

Figure 6

On considère deux fonctions de même période et ayant par conséquent même ë :

@ = h i HT$ R. + j

et

@ 3 = h 3i HT$ R. + j 3

Ces fonctions sont déphasées : ∆j = j 3 − j est le déphasage on représente les deux vecteurs de Fresnel :

le déphasage on représente les deux vecteurs de Fresnel : Figure 7 Au cours du temps,

Figure 7

Au cours du temps, les deux vecteurs tournent à la même vitesse.

Déphasage particuliers

Soit :

@ = h i HT$ R. ,

j = e t@ 3 = h 3i HT$ R. + q ,

3

Construction de Fresnel :

j 3 = + q

3

10
10
Figure 8 ∆j = j 3 − j = + q 3 Soit : ,

Figure 8

∆j = j 3 − j = + q

3

Soit :

, @ 3 est en quadrature avance sur @ .

@ = h i HT$ R. ,

j =

Construction de Fresnel :

et

@ 3 = h 3i HT$ R. ,

j 3 =

Fresnel : et @ 3 = h 3 i HT$ R. , j 3 = Figure

Figure 9

j =

et j 3 =

∆j = j 3 − j = 0, les fonctions @ et @ 3 sont en phase

Soit

@ = h i HT$ R. ,

j =

Construction de Fresnel :

et

@ 3 = h 3i HT$ R.

q

3

,

j 3 = −

q

3

.

3 = h 3 i HT$ R. − q 3 , j 3 = − q

Figure 10

∆j = j 3 − j = −

Soit :

q

3

, @ 3 est en quadrature retard sur @

@ = h i HT$ R. ,

j =

et

@ 3 = h 3i HT$ R. − q ,

j 3 = q

11
11

Construction de Fresnel :

Construction de Fresnel : Figure 11 ∆j = j 3 − j = î , les

Figure 11

∆j = j 3 − j = î , les fonctions @ et @ 3 sont en opposition phase.

Exercice 3. Association série d’une bobine et d’un conducteur ohmique.

On considère l’association série d’une bobine parfaite d’inductance L = 64 mH et d’un conducteur ohmique de résistance R = 20 . Cette association est parcourue par un courant sinusoïdale de pulsation = 100 rad.s -1 et d’intensité efficace I eff = 2A.

1. Déterminer les valeurs efficaces et les déphasages par rapport à l’intensité des tensions aux bornes de chacun des deux dipôles.

2. Déterminer la valeur efficace et le déphasage par rapport à l’intensité de la tension aux bornes de l’association.

Corrigé :

1.

On détermine les valeurs efficaces et les déphasages par rapport à l’intensité des tensions aux bornes de chacun des deux dipôles

Pour la résistance :

La valeur efficace ï ñ_òôô ?

résistance : La valeur efficace ï ñ _ ò ô ô ? Figure 12 Prenons :

Figure 12

Prenons : = ö 8kk . 3. HT$ R. , avec j =

On a alors :

@ : = : = :. ö 8kk 3. HT$ R. , donc j : =

@ : = :. ö 8kk 3. HT$ R. = h :_8kk 3. HT$ R. = h :_#Gf . HT$ R.

12
12

Donc

h :_8kk = :. ö 8kk = , õ

Le déphasage de r ñ par rapport à ú : ∆j = j : − j ?

On a :

= ö 8kk . 3. HT$ R. ,

j =

et @ : = :. ö 8kk 3. HT$ R. ,

j : =

Alors Le déphasage de @ : par ra pport à est :

∆j = j : − j =

.

Pour la bobine :

La valeur efficace h A_8k

k ?

. Pour la bobine : La valeur efficace h A _ 8 k k ? Figure

Figure 13

Donc :

= ö 8kk . 3. HT$ R. ,

j =

@ A = A = −A. R. ö 8kk . 3. $

et :

R. = A. R. ö 8kk . 3. HT$ {R. + q | , donc

3

j A =

@ A = A. R. ö 8k k . 3. HT$ {R. + q | = h A_8kk . 3. HT$ R. +

3

q

3

+ q

3

h A_8kk = A. R. ö

8kk . %.

h A 8kk = (,. *

3 = 3 , + õ

Le déphasage entre le courant qui traverse la bobine et la tension @ A entre ces bornes est:

∆j = j A − j ?

 

q

q

∆j = j A − j =

∆j = j A − j = 3 − =

3 =

3

2. On détermine la valeur efficace et le déphasage par rapport à l’intensité d e la tension aux bornes de l’association RL :

13
13
On a : Figure 14 @ = @ : + @ A . La tension

On a :

Figure 14

@ = @ : + @ A . La tension @ doit forcément s’écrire sous forme @ = h i . HT$ R. + j , il faut donc déterminer les valeurs de h i et j.

h i . HT$ R. + j = :. ö 8kk . 3. HT$ R. + A. R. ö 8kk . 3. HT$ {R. + q |

3

On détermine h i

D’après les résultats des rappels mathématiques précédents, on a :

h i = ê3. :. ö 8kk 3 + 3. A. R. ö 8kk 3 + , . :. A. R. ö 8kk 3 . HT$ q

3

h i = M: 3 + A. R 3 .ö 8kk . 3

Alors la valeur efficace h 8kk est :

h 8kk = ê: 3 + A. R 3 . ö 8kk = ,3 õ

h 8 k k = ê: 3 + A. R 3 . ö 8 k k

On détermine j

A partir des résultats précédents, on peut écrire :

G

j =

A. R

:

= , *3

Donc le déphasage de @ par rapport à est

: = , *3 Donc le déphasage de @ par rapport à est j = G

j = G

{ A.R | = ù, û°

:

On utilise la méthode de Fresnel pour trouver h 8kk XY j

@ : = :. ö 8kk 3. HT$ R. ,

j : = et @ A = A. R. ö 8kk . 3. HT$ {R. + q | ,

3

j A =

+ q

3

14
14

Construction de Fresnel

Le courant est pris comme référence, donc le vecteur représentatif dans le diagramme de Fresnel doit être confondu avec l’axe des abscisses, la résistance n’introduit aucun déphasage entre le courant la tension j : = , le vecteur representatif de la tension @ : doit aussi être confondu avec l’axe des abscisses. Le vecteur représentatif de la tension @ A est en quadrature avance sur la l’intensité .

@ A est en quadrature avance sur la l’intensité . Figure 15 Le vecteur @åç est

Figure 15

Le vecteur @åç est tracé en utilisant la loi des mailles vectorielle : @åç = @åç : + @åç A .

La valeur efficace h 8kk

Par application du théorème de Pythagore dans le triangle rectangle :

h i 3 = :. ö 8kk 3 3 + A. R. ö 8kk . 3 3

h i = ê :. 3 + A. R. 3 . ö 8kk 3

h 8kk = h i

√3

= ê :. 3 + A. R. 3 . ö 8kk = ,3 õ

Le déphasage j

j = A. R. ö 8kk . 3

:. ö 8kk √3

A. R

:

G

=

= , *3

j = ù, û°

Fin

15
15

Série N°2 : le champ et les forces magnétiques

Exercice 1. Circuit triangulaire placé dans un champ magnétique extérieur Un circuit à la forme d’un triangle rectangle isocèle dont les côtés de l’angle droit ont une longueur a. Il est parcouru par un courant d’intensité I et placé dans un champ magnétique extérieur uniforme B parallèle à l’hypoténuse.

v

1)

Caractériser entièrement l’ensemble des forces de Laplace agissant sur ce circuit.

2)

Calculer le moment de l’ensemble des forces de Laplace.

Corrigé :

le moment de l’ensemble des forces de Laplace. Corrigé : Figure 16 On veut déterminer la

Figure 16

On veut déterminer la résultante générale des forces de Laplace et le moment résultant en un point convenable de ces forces de Laplace.

Résultante générale :

Comme ü åç est uniforme, les forces de Laplace agissant sur chaque coté sont :

Pour le coté AD :

Intégration sur AD :

†^ ç = ° †¢ ç ˄ ü åç

^ ç § = ° ! †¢ " ˄ü åç = °¶ß åååååååç ˄ ü åç

§

ç

˄ü åç = °¶ß åååååååç ˄ ü åç § ç → ç åç ^ § •

ç

åç

^ § = ° ¶ß

ååååååååç ˄ ü

ç åç ^ § • = ° ¶ß å ååååååå ç ˄ ü

De même pour DF et AF :

åç

^ ® = ° ååååååç ß© ˄ ü

ç

et

åç

^ ®§ = ° ååååååç ©¶ ˄ ü åç = 0

ç

car ©¶

åååååç et ü åç sont parallèles.

La résultante générale est : ^ ç = ^ ç § + ^ ç ® + ^ ç ®§ = °Ü¶ß

åååååç + ß©

åååååç á˄ åååç

ü

Or ¶ß

åååååç + ß©

åååååç = ¶©

åååååç parallèle à ü åç . Donc :

^ ç = 0 åç
^ ç = 0
åç

Moment résultant

Comme ^ ç = 0 åç , le système des forces de Laplace est équivalent à un couple de moment ™ ç .

(Le moment d’un couple peut être calculé en n’importe quel point, voir le cours de la mécanique)

Par commodité de calcul, exprimons le moment résultant en D.

16
16
Figure 17 Soit ™ ç s le moment des forces de Laplace agissant sur AD.

Figure 17

Soit ™ ç s le moment des forces de Laplace agissant sur AD. Soit †^ ç la force de Laplace agissant sur un élément de longueur †¢ centré en M :

†^ ç = °†¢ ˄ü åç

ç

et †™ ç s = ß´ ååååååç ˄†^ ç .

(†¢ ç est orienté par le sens du courant)

Comme ß´

ååååååç = ¨ Xç , †¢ ç = −†¨ Xç (attention au sens du courant et au sens de ) il vient :

ü

†™ ç s = ß´

ååååååç ˄†^ ç = ¨ Xç ˄ Ü° −†¨ Xç ˄ ü

åååç á = −° ¨ †¨. √2 Xç ˄Xç Ø

ç

D’où le moment total

s :

ç

†™ s =

ü

√2 . ° ¨ †¨ååXç

™ ç s =

ü

°ü± `

è

√2 . ° ¨ †¨ Xç =

2√2

.

ç

On procède de même pour le calcul du moment ` des forces de Laplace agissant sur DF. On trouve :

Le moment résultant est alors :

` ç °ü± ™ ` = 2√2 Xç
`
ç °ü±
™ ` =
2√2 Xç

™ ç = ™ s + ™ ` , (Le moment des forces de Laplace agissant sur FA est nul puisque celles-ci sont nulles.)

ç

ç

Soit :

™ ç =

`

°ü± 2√2 ÜXç + Xç á

+ Xç = Xç est confondu avec la bissectrice de l’angle xDy : ™ ç est donc porté par cette bissectrice.

Le moment résultant des forces de Laplace tend à faire tourner le circuit autour de la bissectrice de l’angle droit.

17
17
Figure 18 Exercice 2. Pendule électrique On considère un conducteur filiforme cylindrique rigide de Longueur

Figure 18

Exercice 2. Pendule électrique

On considère un conducteur filiforme cylindrique rigide de Longueur L, de masse m mobile autour d’un axe horizontale perpendiculaire au fil en une de ses extrémités. L’autre extrémité affleure dans du mercure contenu dans une cuve. Un courant d’intensité I traverse le fil comme indiqué par le schéma ci-après. Calculer l’angle d’inclinaison du fil.

ci-après. Calculer l’angle d’inclinaison du fil. Corrigé : Le fil est soumis : ç Figure 19

Corrigé :

Calculer l’angle d’inclinaison du fil. Corrigé : Le fil est soumis : ç Figure 19 ∑

Le fil est soumis :

ç

Figure 19

à la force de Laplace ^ ,

à sont poids ¥µç.

Pour tous les éléments de longueur †¢ du fil, les forces de Laplace élémentaire †^ ç sont

perpendiculaires à celui-ci et de même sens. Le module de †^ ç et ü°†¢.

La résultante ^ ç a donc pour module ^ = ü° .

Pour des rasions de symétrie, cette force est appliquée au milieu G du fil. Son moment par rapport à l’axe de rotation est :

s = ^

ü° `

2

2 =

.

18
18

Par ailleurs, le moment du poids par rapport à l’axe de rotation est :

A l’équilibre, on a donc :

ªº Soit sin = æø . Donc : = ¶¿£¬ú ªº æø
ªº
Soit sin =
æø .
Donc :
= ¶¿£¬ú ªº
æø

s = ¥µ 2

sin .

ü° `

2

= ¥µ 2 sin

Exercice 3. Champ Magnétique créé par un fil rectiligne infini Calculer le champ magnétique créé par un segment parcouru par un courant d’intensité I en un point M situé à la distance a du segment. On appellera 1 et 2 les angles entre la perpendiculaire au fil issue de M et les droites joignant M aux extrémités du segment. Examiner le cas du fil rectiligne infini. Retrouver la question précédente (champ créé par un fil rectiligne infini) en appliquant le théorème d’Ampère.

Corrigé :

1)

On oriente les angles ƒ s et ƒ ` par le sens du courant I. Dans le cas de la figure 20 ci- dessous, ƒ s est négatif et ƒ ` est positif.

dessous, ƒ s est négatif et ƒ ` est positif. Figure 20 Un élément †¢ ç

Figure 20

Un élément †¢ ç de AB crée en un point M (Fig.20) un champ élémentaire †ü åç perpendiculaire au plan

formé par †¢ ç et ´

et Savart, on a :

ååååååç et orienté dans le cas de la figure 20 vers l’intérieur. Alors, d’après la loi de Biot

†ü åç è ° .

†¢ ç ∧ ååååååç ´

è °

†¢ ç ∧ råç

´

.

¿ `

=

19
19

Le module de †ü est alors :

On écrivant :

†ü = è ° .

†¢. ¬ú ¿ `

è ° .

†¢. £

¬ƒ

¿ `

=

À´ = ± ; ´ = ¿ = ÃÕŒœ ; À = ¢ = ±. Y± ƒ ⇨ †¢ =

ÃÕŒ

œ †ƒ

En reportant dans †ü, il vient :

†ü = è ° .

±

¬ ` ƒ †ƒ. cos ƒ .

£

£

¬ ` ƒ ± `

è

°

=

4î± cos ƒ †ƒ.

En intégrant sur tout le segment AB, on obtient : ü =

÷a œ ÿ

º

œ

cos ƒ †ƒ

donc

ü ŒòøæòŸ⁄ =

°

4î± sin ƒ ` − sin ƒ s .

è

2)

Pour un fil de longeur infini ƒ s → −

a

`

XY

ƒ ` a

`

; ü tend vers une valeur limite

œ

ü ô¤‹ ¤Ÿô. = œ ÿ

ü

=

†ü

=

è ° 2î± .

D’où le champ d’induction magnétique crée par un fil infini :

è ° ü = 2î±
è °
ü
=
2î±

Théorème d’Ampère

Avantage : Il permet de calculer des champs magnétiques presque sans calcul par rapport à la méthode classique (loi de Biot et Savart).

Enoncé du théorème La circulation du champ le long d’un contour fermé est égale au produit de la perméabilité du vide et de la somme algébrique des courants qu’il enlace.

fi ü åç . †¢

= è È ° ‹øéÍΤÏÌò

‡·‚„·‰Â

·ÂÊÁ‚„é

ç

òŸ‹ Ãé

NB : la notation de l’intégrale avec le cercle correspond à un contour fermé.

‡·‚„·‰Â ·ÂÊÁ‚„é

ü åç :est le champ créé par tous les courants (enlacés ou non).

†¢ ç :définit le sens de parcours du contour (orientation arbitraire).

:Le contour imaginaire choisi doit être fermé (il délimite une surface).

20
20

Le sens de parcours choisi définit un vecteur droite).

åç normal à la surface délimitée par le contour (main

Si le contour est une ligne de champ alors ü åç et †¢ ç sont colinéaires.

° ‹øéÍΤÏÌò òŸ‹ Ãé

représente la somme algébrique des courants enlacés par le contour. Si les

courants enlacés sont orientés dans le même sens que åç, on les compte positivement (et négativement dans le sens contraire).

Exemples :

Détermination de ∑ ö n> ézB @8

8?>nCé

de ∑ ö n > é z B @ 8 8?>nCé ° ÷ n’est pas à

° ÷ n’est pas à compter dans ° òŸ Ãé

Ò Î fl

(°

òŸ‹ Ãé Ò Î fl Ú

à é Ò Î fl ( ° òŸ‹ Ãé Ò Î fl Ú Figure 21 )

Figure 21

) car (Û ) n’enlace pas ° ÷

à é Ò Î fl ( ° òŸ‹ Ãé Ò Î fl Ú Figure 21 )
21
21

Calcul de Z

ååç à partir de théorème d’Ampère

On cherche les invariances et symétrie de la distribution de courant

On fixe un contour fermé d’Ampère.

Théorème d’Ampère

fi ü åç . †¢

= è È ° ‹øéÍΤÏÌò

‡·‚„·‰Â

·ÂÊÁ‚„é

ç

òŸ‹ Ãé

I) Etude des symétries d’une distribution de courant

A. Introduction

Intérêt : l’étude des symétries a pour but de simplifier les calculs et est indispensable à l’utilisation du théorème d’Ampère. Lorsque la distribution du courant électrique présente une symétrie ou invariance, le champ magnétique B est également symétrique ou invariant. Ainsi, en étudiant les plans de symétrie et les invariances, on va pouvoir déterminer :

1) Quelles sont les composantes vectorielles du champ magnétique B ?

2) De quelles variables dépend le champ magnétique ?

On prendra le fil infini en coordonnées cylindriques. Le champ qu’il exerce en tout point de l’espace est alors :

ü åç Ù, ƒ, ı = ü ˆ ˆ + ü œ œ + ü Ø Ø .

Nous allons montrer que certaines composantes sont nulles et que le champ ne dépend pas de certaines variables.

B. Etude des invariances

Une invariance de la distribution de courant laisse indifférente la distribution de courant par une transformation bien choisie. Cette invariance se répercute sur le champ.

1)

Invariance par translation par rapport à un axe.

Définition : Le courant reste le même lorsqu’on déplace la distribution de courant parallèlement à un axe.

Effet : Le champ ne dépend pas de la variable selon cet axe.

Lorsqu’on déplace par translation le fil infini parallèle à l’axe, le courant reste toujours le même (puisque le fil est infini) = Invariance.

2)

Le champ Z ne dépend pas de m.

åç Ù, ƒ = ü ˆ ˆ + ü œ œ .

ü

Invariance par rotation autour d’un axe :

Définition : Le courant reste le même lorsque qu’on le fait tourner autour d’un axe.

22
22

Effet : Le champ ne dépend pas de la variable de rotation autour de cet axe.

Lorsqu’on fait tourner notre fil infini autour de son propre axe, il est invariant.

Le champ ne dépend pas de l’angle de rotation ˜

Finalement, le champ ne dépend que de la distance au fil ¯ :

1)

ü åç Ù = ü ˆ ˆ