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Anatoly Karpov

Sa vie .

Né en 1951 à Zlatoust, Anatoli Karpov a appris les échecs dès


l’âge de 4 ans, tout comme le joueur Capablanca. Il a suivi des
études de Mathématiques à l’université de Moscou, avant d’être
transféré à l'université d'État de Léningrad et d’obtenir son
diplôme d’économie. Sa principale motivation dans ce
déménagement fut le souhait de se rapprocher de son entraîneur
Semion Fourman . Karpov est devenu grand maître à 19 ans. En
2010, il se porta candidat et devint président de la Fédération
Internationale Des Échecs (FIDE). Il bénéficia aussi du soutien de
nombreuses fédérations nationales d'échecs dans son projet de
lutter contre la corruption dans ce jeu. Au fur et à mesure que sa
rivalité avec Kasparov s'affaiblit, Karpov reçu également l’appui
de ce dernier. Tout au long de sa vie, Karpov se consacra au
développement du jeu d’échecs. Il a fondé des écoles d'échecs
dans un certain nombre de pays et participa à de nombreux
programmes de sensibilisation pour enseigner ce jeu aux détenus.
En plus de ces activités, il continue à jouer lui-même. En 2012, il a
remporté un trophée portant son propre nom. Karpov a écrit une
autobiographie intitulée «Les échecs sont ma vie, mais ma vie
n'est pas seulement les échecs ». Il reste l’un des joueurs les plus
connus pour ses réalisations et ses aptitudes aux échecs auquel il
se consacra.

Ses particularités.
En 1973, Karpov gagne le cycle des candidats pour affronter le
champion du monde actuel Bobby Fischer. Or Fischer ne veut pas
affronter Karpov car les montants ne sont pas assez élevés selon
lui. Karpov est finalement champion du monde sur tapis vert. La
communauté échiquéenne ne le jugeant pas champion du monde
légitime de son titre , il cherche à prouver qu'il mérite son titre en
gagnant les plus grands se constituant un record de tournois
gagnés

Le joueur russe semble toujours disposer de bonnes tactiques de


défense. Il exploite merveilleusement tous les avantages qui se
présentent à lui. L’exemple qui illustre le mieux son style est la
11è partie qui l’ opposa à Boris Spassky en 1974 à Léningrad.
Pour lui, le jeu peut se dérouler de deux façons : soit la tactique
donne lieu à des variations qui ne cèdent pas à un calcul précis,
soit il y a une pression positionnelle claire qui mène à un jeu final
avec des chances minimes de victoire... De ces deux cas de
figures, il choisirait sans hésiter le dernier. Si l'adversaire
s’acharne, il ne s’oppose pas, mais il est bien évidemment moins
satisfait même s’il gagnait. Il aime mener une partie de manière
très stratégique, avec sa logique impitoyable. Un jour, Anatoly
Karpov a dit : « Pour être champion, il ne suffit pas de bien jouer.
Il faut aussi être solide », ce qui en dit long sur son caractère.Le
style de jeu de Karpov est le parfait reflet de celui de José Raúl
Capablanca : il n’apprécie pas les complications, mais continue
lentement et constamment à améliorer sa position sur l’échiquier.

Son palmarès.

Anatoly Karpov réalisa l’un des meilleurs palmarès dans le


monde des échecs, avec plus de 170 premières places seul ou ex
æquo, lors des tournois à matches individuels comme en
compétition par équipe . En 1966, alors qu’il était âgé de 15 ans, il
remporte le tournoi de maîtres et candidats-maîtres de Léningrad.
Il obtient le même score que celui établi par Boris Spassky en
1952. En 1970, il remporte le titre de grand maître international
grâce à son classement au tournoi international de Caracas (4e - 6e
avec +8 -2 =7). En 1971, il sort vainqueur à la demi-finale du 39e
championnat d'URSS. Il connaît un franc succès à l’échelle
internationale lors du Mémorial Alekhine à Moscou la même
année. Il se positionne premier ex æquo avec Leonid Stein,
battant les quatre champions du monde Vassily Smyslov, Boris
Spassky, Tigran Petrossian et Mikhaïl Tal. En 1976, Karpov
participe au championnat d’URSS en tant que champion du monde
en titre. Il remporte la victoire plusieurs fois en 1976, puis en 1983
et en 1988. D’ailleurs, de tous les tournois auxquels il a participé
entre 1972 et 1985, il n’a connu que très peu de défaites. Ses
anecdotes . Durant toute sa jeunesse, Karpov faisait du recueil de
parties de José Raúl Capablanca son livre de chevet. Certains
éléments de cet ouvrage ont profondément influencé son style de
jeu, devenu ensuite très positionnel.Les jeux les plus mémorables
restent ceux qui l’opposaient à Kasparov. Un incident amusant a
marqué le début de la 11e partie de 1985 : exaspéré par le retard
de Karpov, Kasparov refusa de commencer la partie et sacrifia son
temps de réflexion pour demander à l’arbitre (Mikenas) d’aller
chercher Karpov. Ce dernier apparut depuis le côté opposé duquel
l’arbitre le scrutait, ce qui provoqua l’hilarité des spectateurs !
Karpov est aussi réputé pour son côté sensible et émotionnel. Il est
monté une fois sur le plateau du programme de la première chaîne
russe « Le meilleur d’entre tous », qui mettait des enfants de
moins de 12 ans à l’honneur. Les larmes lui sont montées aux
yeux lorsqu’un petit garçon de trois ans pleurait pour avoir perdu
au temps en jouant contre lui.