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Les Évêchés Provençaux

,,
à l epoque Romaine
J'ai publié naguère un travail sur « les évêchés de Narbon-
naise Première à l'époque ro.m aine » (1). Je voudrais aujour-
d'hui le compléter par un travail analogue sur ceux de Vien-
noise et Narbonnaise Seconde, c'est-à-dire la partie de la
grande Narbonnaise située entre le Rhône et les Alpes, en
y ajoutant les Alpes Maritimes qui en sont le prolongement
naturel. C'est un travail beaucoup plus considérable·, puisque,
au lieu des 5 cités de Narbonnaise Première, nous en trouvons
14 en Viennoise, 7 en Narbonnaise Seconde et 8 dans les Alpes
Maritimes. Il ne peut être question de présenter ici des conclu-
sions exhaustives sur l'histoire de tous ces évêchés ni de re-
censer et critiquer les innombrables publications, souvent
sans critique, parues depuis deux siècles. Si l'on se contente
d'une synthèse rapide, il suffirait de renvoyer à l'ouvrage
récent de l'abbé Griffe, sur la Gaule chrétienne à l'époque ro-
maine (2), mais je me propose d'en discuter certaines affirma-
tions, sans abandonner pour autant l'essentiel de sa méthode:
.en dépit des critiques dont eUe a été l'objet (;3) et qu'il a vic-
torieusement rHutées (4), on ne peut écrire l'histoire de ces
origines, trop souvent obscures, qu'avec les maigres docu-
ments dont nous disposons, complétés par des vraisemblances
et des rapprochements, prudemment utilisés. En particulier,
.quand il s'agit de l'histoire proprement ecclésiastique, c'est-

< (1) Annales de J'Université de Montpellier et du Languedoc méditerramen-Rous-


;illon, t.l (1943), p. 177-186.
", (2) Tome l : Des origines chrétiennes à la tin du IVe siècle (Paris, 19(7 ).
(3) Compte rendu de J. Lestocqu~y dans la Revue du MQytn -Age lalin, 1948,
.p. 67.
(4) A propos du origines chrétiennes de la Gaule. Probltmes de milhode histori-
que, dans l e BldleUn de littératurt ecclésiastique, juillet -septembre 1948, p. 148-159.
- 106 -

à-dire de la fondation des évêchés, de la naiss ce des mé-


tropoles, des relations interépiscopales, princip ement ma-
nifestées dans les conciles, on se résignera à ne pas évoquer
le « bouillonnement de vie chrétienne» (5) qui parait dans
les missions des évangélisateurs, dans les pol miques des
théologiens, dans l'apostolat des premiers moines. On se
contentera de retracer les origines des évêchés lt leurs rela-
tions mutuelles jusqu'à la chute de l'Empire r main d'Oc-
cident en 476.

A. LES FONDATIONS D'ID'l!:CHl!:


Le premier travail en ce domaine demeure, quoi qu'on
en ait dit, la reconstitution des listes épiscopal s, telle que
l'a tentée Mgr Duchesne. Il n'est pas interdit, c rtes, de re-
prendre et contester tels détails de ses Fastes épi copaux (6) ;
mais les grandes lignes en restent solides, à con 'tion qu'on
ne leur fasse pas dire plus que leur auteur n'a v ulu y met-
tre, car il faut admettre que l'évangélisation a u souvent
être fort antérieure à la fondation des évêchés et que cer-
tains sièges peuvent être fort antérieurs à la da à laquelle
apparaît un évêque incontestable (7). C'est d'aill urs à cette
question des origines que je m'attacherai seule ent : lais-
sant de côté pour l'instant, la. reconstitution com lète de nos
29 listes épiscopales, je m'efforcerai ' de déterm' er, dans la
mesure du possible, la date de naissance de cha ue évêché,
en écartant les prétendues « traditions » pureme t légendai-
res qui ont tro.p souvent encombré l'histoire d nos diocè-
ses (8). En restant fidèle aux exigences de la cri ique histo-
rique" (9), on peut ranger l'ensemble de nos évêc és du Sud-
Est en trois catégories :
- ceux d'époque préconstantinienne ;

(5) Revue du MoVt11-Age laHn. art. cité.


(6 ) Fastes épiscopaux de J'ancienne Gaule , t. 1 : Provinces du sud- t (Paris, 1894).
(7) Cf. R. Aigrain , danala Revue d'Histoire dt l'Eglise de France t. VIII (1922),
p.399.
(8) Cf. le jugeinent éolairé de L. Saltet, dana le Bulletin de litt tuTe ecclésiasti-
que, t. XXIII (1922) , p. 31 ; et de J. Zeiller dana l'Introduct«m. aux études d'histo\r.
eoclésiastiqm locale ~e V. Carrière, t. III (1936), p: 81 et suiv.
(9) Ce qui n'a pas été observé par tous, aVOD B-noua dit. Par c ua le regrett6
G. de Manteyer, dans ses Otigims chrittmntS (Ù la IIt Narbon ist , du Alpts-
Maritimes et de la Viennoist (Gap, 1924.) a souvent versé dans} ' pereritiqu8, de
façon arbitraire et aventureuse.
- 107 .;c..

- ceux du IV" siècle, dont la fondation semble se placer


surtout entre 360 et 380 ;
- ceux du V" siècle.
10) En dépit des partisans de l'apostolicité de nombreu-
ses Sglises en Gaule, il est nécessaire d'admettre que le pre-
mier évêché fondé en Gaule a été celui de Lyon et qu'il a
été le seul jusqu'à la fin du Ile s. : la démonstration de l'abbé
Griffe, est péremptoire à cet égard (10). Les autrescom-
munautés chrétiennes qui existèrent probablement de bonne
heure à Marsei\le, à Vienne et ai\leurs, n'étaient, selon l'ex-
pression d'Eusèbe de Césarée (n), que des « paroisses» de
l'évêque de Lyon: à Vienne en particulier, nous connaissons
le nom du diacre Sanctus en 177, puis du diacre Démétrius
au temps de Saint Irénée, qui gouvernèrent cette « église»
locale, encore non érigée au rang d'évêché. Nous pouvons
déterminer·à peu près la date à laquelle s'opéra cette promo-
tion, car le catalogue épiscopal de VIENNE est un des trois
que Mgr Duchesne a retenus dans notre région comme étant
de bonne qualité (12) : sur les quinze premiers noms qui y
figurent et qui correspondent à l'époque romaine, six sont
confirmés par des recoupements sûrs, qui nous obligent à
admettre une durée moyenne d'environ 15 aus pour chaque
épiscopat et à placer le premier de la liste, Crescent (13),
vers le milieu du III" siècle oU un peu avant (14). C'est à la
même époque que nous parvenons pour ARLES, dont le
premier évêque daté est Marcien, cité par Cyprien de Cartha-
ge, dans une lettre au pape Stienne en 254 (15), mais dont
le fondateur est sans doute Trophime, si l'on considère que
la légende forgée par l'ambitieux Patrocle au V"·s. et agréée

(10) La Gaule chrétienne ... , t. l, p. 44-48. Cf. au ss i:. Les premières c paroisses •
da la Gaule, dans le Bulletin de Htthature .ecclisiasliq1u, octobre-décembre 1949,
p. 230·232. O'est la même conclusion que formule, indépendamment de l'abbé
Griffe dont il n'a pas connu l'ouvrage, Henri Grégoire dans une note de Bon ré-
cent mémoire: Les persécutions dans!' Empire Romain (Aoadémie royal'e de Bel·
gique, classe'1lcalettres ... , 1951), p. 96.
(11) Bid. eccl., V, 23, S : T&il' lCcX·r\~. n0J.c'«.~ Ô! 7f«'pollCttill &ç EiplTXI!tQ; ill'.t'7X01U1
(12) Les autres étant Grenoble et Aps~Viviel'8.
(13) Sur l'homonymie de ee personnage avec le disciple de saint Paul, voir en
dernier lieu -F. de Sa.int~Palah d'Auseac, Crescetd en Ga~dl? dans la ~ d'His-
Ioire dll'EgUse de France, t. XXXI (1946), p. 307·310.
(14) G. de Manteyer, ·Origines .. " p. 171, veut éliminer les trois premien nôtx1s
de la liste pour ne la faire commencer qu'au début du IVe sièole : c'est une conjec-
ture abusive •
. (15) Epist. LXVIII ~artel. Cf. injra, p. 116 et note .'1.
- r08 -
par le pape Zosime avant d'être rejetée par Uion le Grand,
s'est constituée autour d'un nom historique.
1
peut même
accepter la formule de disciPulus apos.tolorum qu lui applique
3
saint Césaire, si l'on comprend par là un « envo é de l'1tglise
romaine, fondée parles apôtres Pierre et Paul» (!6) et en rap-
prochant de cette expression, le texte fameux dè Grégoire de
Tours où Trophime d'Arles figure parmi les sept missionnai-
res venus de Rome au temps de l'empereur DJe (r7). Sans
remonter son épiscopat jusqu'à la fin du Il e ou au début du
Ill e siècle, comme l'a suggéré Henri Duprat r8), il reste
plausible que le premier évêque provençal ai été envoyé
par le pape Fabien entre 240 et 250, à peu prè , au moment
où l'évêché de Vienne aura été détaché de celui de Lyon.
Ajoutons que, s'il se trouvait dans les grande~ villes de la
vallée du Rhône, des chrétiens en nombre suffisrnt pour jus-
tifier l'érection de ces deux évêchés, il serait étonnant que Je
port maritime de MARSEILLE n'ait pas eu le 1ien à la mê-
me date: le premier évêque connu est Oresius, qui siège au
Concile d 'Arles de 314 ; mais il faut supposer 'il a eu non
seulement des successeurs - dont aucun nom n a été conser-
vé jusqu'à Proculus, connu à partir de 38r- m is des prédé-
cesseurs, également tombés dans l'oubli, pour 1 siècle anté-
rieur. Comme l'abbé Griffe le suppose avec rai n, Marseille
a dû être une des premières villes à posséder une ommunauté
chrétienne sans évêque, dès la fin du Il e siècle. ( Après Lyon,
ajouté-t-il (lg), ce fut peut-être la première vill de la Gaule
qui fut dotée d'un siège épiscopal. Elle était, en tout cas,
une des plus qualifiées par sa situation, par ses rigines grec-
ques et par sa colonie d'Orientaux. On est ême surpris
qu'elle n'ait pas précédé Lyon . Il est donc per is de croire
que l'1tglise épiscopale de Marseille remonte' la première
moitié du Ille siècle. » Cette conjecture est 'autant plus
nêcessaire que, par contraste avec les textes qui ous obligent
à n'admettre au Ile siècle qu'un seul évêché n Gaule, la
(16 ) Cl. Duohesne, Fastes, t. l , p. 20, D.l et 26, n.l ; Griffe, L Gaule chritienm,
t. l , p. 69 ; et ce que j'en ai dit.moi-môme à propos de Paul de N rhonne et de Sa-
turnin de Toulouse (Les évêchés de Narbonnais8 Première ... , p. 1 8).
(17) Sur ce groupement, cl. L. Levillain dans la Ret:Ut d' His ire de l'Eglise de
France, t. XIII, 1927, p. 145-189 ; J. Zeiller, dans ~'Htslaire de 1 Eglise Fliche et
~a;;t~~~~::'!d~~:S~~~j~~!li~~~~l~.~t~e731·~~~tp~nl:::~~~.l ie dans le Btd~~n
(18) Mémoires de l'Institut HisWriqtu de Provence, t. XVII (1940 , p. 162.
(t9) La Gaule chrétienne, t. l, p. 68 ..
- 10 9 -
lettre de saint Cyprien au pape Étieruie en 254, après avoir
cité Faustin de Lyon, parle « des autres évêques établis dans
la même province» (20), c'est-à-dire évidemment dans l'en-
semble de la Gaule. Panni ces évêchés, désormais multipliés
dans la première moitié du Ille siècle, figuraient à coup s6r,
les villes les plus importantes de la contrée, qui étaient pré-
cisément Marseille, Arles et Vienne, situées sur la voie d 'eau,
conduisant de la Méditerranée à la métropole lyoimaise.
C'est à la seconde moitié de ce siècle que remontent cer-
tainement plusieurs évêchés qui apparaissent lors du Concile
de 314, mais qui n'ont pu être fondés que dans les décades
paisibles, précédant la persécution de Dioclétien, à savoir:
ceux de Vaison, Apt, Orange et Nice. A VAISON, Daphnns
est incontestablement le premier évêque (21). Quant aux
trois autres sièges, ils sont représent és au concile d 'Arles
par des prêtres, ce qui est parfois interprété comme le signe
d'une communauté sans évêque (22); mais en l'occurrence,
ce raisonnement n'est pas admissible, car seuls les évêques
pouvaient siéger ·ou se faire représenter à un concile et il
faut comprendre que le siège épiscopal était, soit vacant,
soit occupé par un prélat que sa santé ou toute autre raison
avait empêché de se déplacer. Cette interprétation est d'au-
tant plus plausible pour l'évêché d 'APT, que sa qualité ulté-
rieure de premier suffragant de Narbonnaise Seconde s'ex-
plique plus aisément s'il a été le premier fondé dap.s ce qui
sera le territoire de cette province, avant Fréjus, Gap et
même Aix ; on pourra même retenir com.me premier évêque,
le nom d'Auspicius, que des Actes légendaires situent à la
fin du l er siècle et qu'il suffira de transférer à la fin du Ille (23).
La cité voisine d 'ORANGE a dû posséder alors aussi un
évêque, également absent à Arles ; et nous constatons la
même chose à NICE, qui, sans être une cité, a fort bien pu
être évangélisé par des chrétiens de Marseille, dont ce port

(20) 1. Ceteris ooepisoopis DOBtri8in eadem provincia cODstituti BJ (Epis t. LXVII!


Hartel).
(21) Cité par saint Césaire avec Trophime d'Arles , Paul d,e Narbonne et Satur..
nin de Toulouse (ef. en dernier lieu Griffe, op. cil. p. 69). Albinus, donné comme
martyr de ChrOCU8, antéri eurement à DaphnuB, eet unc invention de Polycarpe
de la Rivière.
(22) Cf. Hefele-Leclercq, Histoire des conciles, t. I, 1, p. 27r; et suiv.
(23) Sans retenir le l polyoarpien J Léonius, soi-disant martyr de Chro.cus.
- 110 -

n'était qu'une dépendance, et promu de bonne he re au rang


.d'êvêché.
Enfin, si le seul évêque gaulois au concile de i Nicée, est
bien celui de DIE (24). il faut penser que l'on n'a pas choisi
un prélat novice d'un siège tout nouveau pour teprésenter
au grand concile 'œcuménique l'épiscopat gall~-romain ;
et nous supposerons donc que Nicaise de Die, m9me s'il est
le premier évêque de cette petite cité, était insta~é de lon-
gues années avant 325, ce qui nous reportera également 1

avant la grande persécution, à la fin du lue siècl!.


Au total, huit évêchés en Narbonnaise orientalE avant la
paix constantinienne, dont deux ports maritimes, feux ports
fluviaux et les autres au voisinage du Rhône : tel ~st le bilan
de cette première recherche. L'abbé Griffe voudraif y ajouter
Comme vraisemblables, les noms de Valence, F éjus, Aps,
Avignon (25),' mais les documents ne permettent pas de re-
monter plus haut que leV· siêcle,pourcedernier, tlasecon-
de moitié du IV·, pour les autres, sans qu'aucu argument
sérieux permette de conjecturer une date plus rec lée, même
le temps de Constantin, comme le propose aille rs l'abbé
Griffe (26).
2°) La paix constantinienne a dû, certes, être favorable
à l'évangélisation et à la création d'évêchés; mai si le fait
se vérifie dans l'ensemble de l'Empire et dans 1 nord ou
l'ouest de la Gaule, nouS ne le constatons pas ans notre
Narbonnaise. Sans que nous puissions assiguer e causes
précises à ce retard, ce n'est pas avant l'époque d Julien et
de Valentinien que nous voyons se fonder des évêc és: alors,
dans l'espace de vingt ans, apparaissent sept sièges ouveaux,
auxquels qnatre autres doivent être ajoutés, me s mble-t-i1.
Nous trouvons d'abord dans la vallée du Rhôn , celui de
VALENCE, certainement antérieur à 374, date d' n concile
tenu dans cette ville (27) ; mais son évêque, Émili ,siguant
le 2me (par rang d'ancienneté certainement), d ait donc

(24) Et Don de Digne ou de Dijon : cf. G. Morin, D'où était évêque ·casius.Z'uni~
ns9~r,Té~~~~~:;: Gaules au concile de ,NiCée? dans la Revue béné 'cline, t. XVI

(25) La Gaule chrétienne, t! l, p. 82-84.


(26 ) Ibid., p. 124.
(2'i') Cf. infra, p. 116 et note 46.
être" installé depuis assez longtemps, et nous savons qu'il a,
avec Eusèbe de Verceil, sacré le premier évêque d'EMBRUN.
Celui-ci, Marcel.l.Ü1, aurait, selon certains (28), été installé
dès 354, avant l'exil en Orient d'Eusèbe de Verceil; mais
il est plus vraisemblable que son activité apostolique dans
les Alpes Maritimes se place après son "retour en Italie, entre
362 et 370 : elle aura coïncidé avec l'intervention qu'il tente
en 365 pour faire chasser de Milan l'arien Auxence. Il est
frappant en tout cas de constater cette collaboration d'un
évêque rhodanien et d'un évêque cisalpin pour l'évangé-
lisation de la région alpestre où n'existait encore aucun
évêché (29). La création du siège d'Embrun fut le point de
départ de plusieurs autres : la liste de DIGNE commence
par deux noms, Domnin et Vincent, qui auraient été l'un et
l;autre sacrés par Marcellin d'Embrun. Celui de Vincent peut
être retenu comme authentique, on le retrouve au concile
de Valence de 374 et son installation doit être de peu anté-
rieure, car il y signe un des derniers (Ig e mr 22). Je crois
même qu'il fut le premier évêque de Digne et que son pré-
décesseur Domnin doit être ray.é, en raisen de son homony-
mie avec son contemporain, le premier évêque de GRENO-
BLE: il est plausible de voir en Domnin un disciple de Mar-
cellin d'Embrun, installé par celui-ci à Grenoble et qui aura
été l'objet d'un culte à Digne, au même titre que son collègue
Vincent; d'où son inscription indue sur la liste épiscopale
de Digne. Quant à l'historicité de Domnin de Grenoble, elle
ne fait aucun doute : il a siégé au concile d'Aquilée de 381
et il figure en tête d'un catalogue épiscopal que Mgr Duches-
ne retient comme valable. Si l'avènement d'!':milien de Va-
lence se situe non loin de 360 et celui de Marcellin d 'Embrun
vers 365, on placera celui de Vincent de Digne et celui de

(28) En pa.rticulier J. F. Cruvellier et A. Andri eu , Histoire religieuse et hagio-


~~gtr.~~~5~1~s~::sfn~!I~~~~~;-::. A~rio~i~~ v~~rce:!i(ja~t:~ ~::!~i~:l,d!P:!~.:
eile d'Arles , puis prêtre à Rome, renvoyé eD Gaule par le pape Juls8 avell son
ami Eusèbe, qu,i alla :3 'in staller à Verceil et vint plus tard sacrer Maroellin quand
celui-oi eut 'énngélisé la région des Alpes; l'historicité de cette biogT&phie n'est
pas indilleuta;ble ; mais on peut en retenir lcslignes générales.
(29) . N·~8t·cepas
le moment où, Embrun devient chs·f·1ieu d.el'aDcienne cité des
Caturiges (naguère à. Chorgee) et métropole de la. .Douvelle provi~ce des Alpe~ ~a.
riUP1e8 ? La sug~e8tion de G. de Manteyer ~t;>r igint! chrétiennes. p. 1.2) eet plauai.
~~ep::~1i';~P~!~~; ~~o~i::.tk:;i:ioU;:f~~!v:~ d'~!r~~~i~::~ ~~·~t~~ (fl.~.b~~
exemplea d·'vêohés· dans des.J.oollilit6,. qui De .ont pal del . oi~é, : Nice.,. T01l.tol) ... )
- II2 -

Dom.nin de Grenoble aux alentours de 370. Cette dernière


date nous est confirmée par un événement d'ord~e adminis-
tratif qui a dû coïncider avec la fondation de l[évêché, je
veux parler de l'érection de la cité, détachée de cellle de Vien-
ne : le nom nouveau de Gratianopolis, donné à la llocalité de
Cularo, montre que le fait s'est produit pendant ,l'Augustat
de Gratien entre 367 et 383 (et non pas forcément après 375),
sans qu'on soit obligé de suivre G. de Manteyer, 'après qui
ce nom grec n'aurait pu être adopté que lorsque ratien eut
l'
aussi à gouverner l'Orient hellénique, soit entre ~ût 378 et
janvier 379 ! (30) En tout cas, ce qui est vrai d Grenoble,
l'est aussi de GENI<:VE, érigée en cité au même oment et
dont le premier évêque semble être Isaac, conte'fporain de
Théodore d'Octodurus (en Valais) (3I) lequel siège au conci-
le d'Aquilée en 38r. ~I
Le même empereur d'Occident (sans doute ~alentinien)
procéda à une autre réforme administrative qUI eut aussi
des conséquences ecclésiastiques: la création dea province
de Narbonnaise Seconde, démembrée de la Vi nnoise, ce
qui dut entraîner la fondation d'un évêché dans a nouvelle
métropole, AIX. La date Se place vers 37°-380, e terminus
ante quem étant le concile d'Aquilée de 38I, où il e t question
d'une Secunda Narbonensis, et le terminus post q em le Bré-
viaire de Festus, écrit vers 369, qui l'ignore (32). Quoiqu'on
n'ait aucun nom assuré d'évêque d'Aix avant 1 début du
V· siècle,. il serait invraisemblable - la querelle es métro-
poles nous le montrera - qu'un chef-lieu de pr ince n'ait
pas été d'emblée siège épiscopal. C'est décidément oute la ré-
gion alpestre qui se trouvait pourvue d'évêchés, s aux noms
d'Embrun , Digne, Grenoble, Genève et Aix no s ajoutons
celui de GAP. En effet, le mar~rologe hiéron mien fait
connaître deux évêques de cette cité, Téridius et Rémédius,

(30) Depuis 337, la pars Occidentis comprenait des provinces d langue hollé·
~~~U~è~~)èd:P~:~~~Oi:~'nee~~~~t~: à~~.avait donc dans ses États ( ua gouvernait

(31) La. Passw toortyrum Acaumnsis cite cet Isaac comme .un Lé OiD de la "tra-
dition concernant le!,! martyrs d'Agaune, lui.même tributaire de Théodore , qu.i
est attesté en 381 comme évêque d'OotodurU8. Avant d'être év béa . Grenoble
et .Genève ont formé des « pa.roisses :0 presbytéra.les de Vienne: cf E. Griffe . Les
premières « -paroisses ... ... p. 236.
(3~) Cf. ce que j'~n ai dit dans "Hist.oirt~ de 'l' Eglise Fliche et Ma~tin , t. III,
p. 463, n. 5 -; dans la. Revue d'Histoire de l'Eglise de Fra.nce, t. XX (1935), p. 486
et t. XXVII (1941) p. 29·30 ; ,ot d•• ~ l .. ,Mélanges Peele", t. ~,. P :879.
- II3 -
de date inconnue; mais si Rémédius est identique au Rémi-
gius du concile de Turin de 398 et que Téridius (ou Tigridius)
soit son prédécesseur, l'épiscopat de ce dernier remonterait
encore aux années 70 (33).
Cette même époque valen,tinienne a vu apparaître de n,ou-
veaux évêchés en dehors de la région montagneuse. Pour
APS (Alba en Vivarais) , la seule cité de nos provinces
sur la rive droite du Rhône, un bon catalogue nous donne le
nom de Mélanus, qui doit être le Mélanius du concile de Nî-
mes, où il signe l' avant-dernier; nous avons trois noms avant
lui, ce qui doit faire remonter le premier, J anuarius, après
le milieu du siècle (34). Sur la rive gauche du Rhône, on peut
conjecturer que c'est alors aussi qu'ont été fondés les évê-
chés du Tricastin et de Cavaillon . La liste de SAINT-PAUL-
TROIS-CHATEAUX, peu sûre il est vrai, contient les noms
de Paul et d'Eusèbe, que l'on retrouve respectivement anx
conciles de Valence en 374 (le lI e) et de Nîmes en 394 (le
I3"), et le vocable même que portera plus t ard cette petite
ville, permet <:le voir en Paul, le fondat eur de l'évêché des
T ricastini vers 370 (35). Le premier évêque coniJu de CA-
VAILLON, Génialis, siégeait aussi au concile de Nîmes :
comme il y signe le 3", il devait être alors assez ancien pour
que nous le fassions remonter à la même date (36). Enfin,sur
la côte, FRÉJUS, dont le premier évêque connu· est du V e
siècle, en avait déjà un en 374, puisque le concile de Valence
examine la cause d'Acceptus, qui, élu sur ce siège, n'a pas
accepté l'épiscopat (37). S'agi.sait-il du premier évêque ?
La chose est possible sans être certaine.
Il est impossible, on le voit, d'aboutir à urie précision to-
tale. Mais l'exàmen des listes valables, conjugué avec les
vraisemblances historiques, nous amène à' conclure que
les années 60 et 70 ont vu naître dans nos 'provinces au moins
onze évêchés: d ans la première de ces décades, Valence, Em-

(33) Cf, 'Duohesnè, FasLes 'épwpaux, t. I, p. 277 et 99, 0:- 2.


(34) 1bi4.,p.229-230.
(35) Ibid.,p. 256.
(36) Ibid., p'. 262. Le nom est a.ssez rare pour que l' identification du eaint de
Cava.illon a.vec l'évêque du ooncil e de Ntme E, soit extrêmement proba.ble.
" (37)' Acceptus, pour se ~érober à. l'épi scopa't , se' ohargea.it de crimes imaginai .
r,e s ô' malgré S6S JD.érité.s. procla.més par Coneordiu8 d'Arlf;ls, la règle fut posée de
ne pas ordonner dia.oree. ptêtres ou éVêques, c'eux qui a'aceuseraient, même fau8~
sement, de gra.ves fautu. . . ' ~- '."
- II4 -
brun, Digne, Aps et le Tricastin; dans la seconîe, Aix, Gap,
Grenoble, Genève, Fréjus, Cavaillon.
3 0 ) Désormais, les seuls indices dont nous di~posions sont
les listes conciliaires de Riez (439), d'Orange (441) et de Vai-
son (442) (38). Les évêchés qui n'apparaissent pas avant ces
conciles, doivent être considérés comme fondés seulement
au début du V~~i~SI~ au temps d"ÏIonorius, ~\1i vit naître
aüSSïplUsiëürs sièges épiscopaux en Italie du~ord (39). Il
suffirad'indiquerleursnoms: enViennoise, AVI NON, CAR-
PENTRAS et TOULON (simple locus et non civitas) ; en
Narbonnaise Seconde, RIEZ et ANTIBES ; d ns les Alpes
Maritimes, CIMIEZ, VENCE, Salinae (CAST LLANE) et
THORAME. Avec ces neuf nouveaux évêché, nous arri-
vons au total de 28, dont deux dans des loci lités qui ne
sont pas des cités (Nice et Toulon), si bien qf.e sur les 29
cités de ces trois provinces, trois seulement n'étaient pas
encore devenus évêchés à la fin de l'époque r , maine et ne
le seront avec certitude qu'au début du VIe si cle, à savoir
les petits centres montagnards de Sisteron en arbonnaise
Seconde, Senez (39) et Glandèves dans les Alpe Maritimes.

B. LES RELATIONS ECCL~SIA8TI UES


Après avoir opéré cette mise au point, il convi ndrait d'ex-
poser l'histoire proprement ecclésiastique, c'es -à-dire celle
des conciles et des métropoles, où se manifesten les relations
réciproques de ces évêchés. La question est as ez bien con-
nue pour le V· siècle, où la primatie d'Arles a té instituée,
supprimée, limitée au temps des papes Zosim et Léon le
Grand (40) . Mais d'autres débats, plus obscurs se sont dé-
roulés auparavant, sur lesquels il n'est pas in tile de ·s'at-
tarder un instant.

(38) Celles d'Orange et de Va.ison, comportent c~tte foi s, non se lament les noms
dsssignataires (comme à. Valence , Ntmes et Riez), mail! ausa il 'in icatioD du siège.
EUes sont reproduites par Duchesne, Fastes épisCbpaux, t. I, p. 347·349.

r&lî;~~~~:~~:i~ti~~~~i~~~l~ ~~i~;é;:o::n::, ~~ir::;~r:~~~~ ~ ,4: i! ~:i~:~pua~


simple transfert du siège (cf. infra, Appendice).
pof!~t ~~~U~~~!iP;~~:8::ti:~~~;i P~ê~4i:ét l~~!;~,:o:!~el,':;tie ~td:P&t~~8~~rf~
f$, La p.rimatie d' .Arles et le..s métropoJts d'Aix et d'Embrun au e sikZt, d&Ds le
~unetin d~ littérature tccl&iast~, a.vriHuin 1960 , p. 135·74. : j suis heureux de.
me trollver d'aee~rd presque touj011I"8 3tVec le 8a.van.t hj.s torieQ e la Gaule ehré·
tlea:lls. -
- 1I5 -
Au lUe siècle, le seul épisode connu concerne déjà un
évêque d'Arles, ce Marcien dont nous parle· saint Cyprien
en 254 et qui avait embrassé l'hérésie novatienne ; c'est à
cette occasion que nous discernons pour la première fois une
multiplicité d'évêchés en Gaule, groupés autour du siège de
Lyon, puisque c'est l'évêque de cette ville, Faustin, qui a
dénoncé au pape Jl:tienne, les erreurs de son collègue. Nous
ne possédons malheureusement pas d'informations sur la
déposition et le remplacement de Marcien et il faut nous ré-
soudre à tout ignorer de la suite de cette affaire (41).
Au lendemain de la paix constantinienne, l'évêque d'Arles
se trouve encore au premier rang, grâce à la prédilection de
l'empereur pour cette ville et. à son désir de rassembler de
nombreux évêques pour juger l'affaire donatiste : le concile
d'Arles, en août 314, est un concile général d'Occident; sur
les 44 Jl:glises qui y furent représentées, il y en a 7 de notre
région: Arles, Vienne, Marseille, ainsi que Vaison , Apt,
Orange et Nice. Sous la présidence de Marin d'Arles, on se
mit d'accord pour condamner le donatisme, voter 22 canons
disciplinaires et transmettre ces dêcisions au pontife romain,
dans les termes les plus respectueux (42).
L'évêque d'Arles semble avoir été décidément le porte-parole
de ses collègues de Narbonnaise, sans qu'il soit question en-
core de provinces ecclésiastiques : sur la liste des adhésions
aux lettres synodales de Sardique, il y a 34 évêques gaulois,
parmi lesquels un seul de notre région, Valentin d'Arles, qui
représentait probablement toute la Narbonnaise. Dans la
crise arienne, son successeur Satunlin joue encore le premier
rôle, celui .de chef de file de l'hérésie en Gaule: il préside le
concile d'Arles de 353, où l'empereur Constance fait condam-
ner Athanase d'Alexandrie, et il inspire le. concile de Béziers
de 356, à la suite duquel fut exilé Hilaire de Poitiers. Nous
n'avons pas les noms des participants à ces conciles; mais, au
dire de Sulpice Sévère (43). Saturnin a exercé dans toute la
région . une influence prépondérante, si bien que, dans .la
dédicace de son Liber de synodis, écrit en Orient vers 1.a fin

(~Ü SlI-r l'tf14-ire de ;M.~reie!l d'Arles, voir en dernjer li r·u Griffe; La GauZe ch~é-
tienne,t.I,p.61-54. '
(i2) SQ,r le conoile de ?H, ·voil ep; 4ernierlieu GrHfe , . ~. cif," p. 13S·13.9~
(.al Pis/. 'IJCI", Il, 4Q.
- II6 ~

de 358, Hilaire de Poitiers, qui s'adresse aUXiVêqUeS ortho-


doxes de Gaule et de Bretagne, exclut de so énumération
des provinces la Viennoise et la Narbonnaise dont est seule
nommée 1':B;glise de Toulouse) : il faut en conclure qu'à cette
date tous les évêques du Sud-Est se trouvaièr t des tenants
de l' arianisme. Cette situation dura jusqu'à la restauration
de l'orthodoxie entreprise après 360 par Hilaire de Poitiers,
qui fit désavouer aux évêques gaulois leur adh' sion au Credo
« homéen »de Rimini et fit déposer, avec Paterne de Périgneux,
l' « infâme » Saturnin (44). Dans cette actio énergique et
fructueuse, Hilaire dut être aidé - comme à ilan en 365 -
par Eusèbe de Verceil, si nous en jugeons pa le rôle de ce
dernier dans le sacre d ~s évêques des Alpes à cette même
date. En tout cas, la crise arienne, si mal con ue dans le dé-
tail pour notre région, se termina assez vite et ans dommages
graves.
Sous Valentinien 1er , les évêques gaulois e réunirent à
nouveau dans notre région : c'est le concile e Valence de
374, tenu sous la présidence de Phébade d'A en. Il n'y fut
question, semble-t-i1, que de menues affaire disciplinaires,
qui donnèrent lien au vote de 4 canous. Des 2 participapts
dont nous avons les noms, nous ne pouvons id utifier que II,
dont 6 pour notre région (45) . Jusqu'à cette ate, ilu'a été,
à aucun moment, parlé de provinces et de létropoles ec-
clésiastiques. Même la liste qui figure dans la suscription
du De synodis d'Hilaire, ne donue évidemmen que les noms
des provinces civiles et ne préjuge nullemen l'existence de
provinces ecclésiastiques : je ne peuse pas, comme l'abbé
Griffe, que ce soit « vers le milieu du IV' sièc e, que les évê-
ques de Gaule commencèrent à reconnaître u e prééminence
à l'évêque de chaque ville métropolitaiue et . se réunir en

}dir!o~f!i~ië~:~c~~~{e~~;~~~~:11a~:l::~ftU~~~~~Jf!:~ii~:;n:i~r~t~~8~i~~
copat de Saturnin, voir en dernier lieu Griffe, op. cit., p. 154, 60, 162,173,176-7,
191.
(45) Dans l 'ordre des signatures, l e 1er FlorenLius (Vienne) le 28 Émilien "\Ya-
l ancel, le 11e Pa.ul (Trieastin), le 16e Concordiu6 (A rl es), le96 Vincent (Digne),
le 218 COD stance (Orange). Seul ce dernier 8e retnuvera., Rve Am.&otius de Niee.
Procule de Marseille , (gui sont comme lui .. délégués des Gaul is .), et Domnin de
Grenoble, a.u · concile d'Aquilée en 381. Sur Je concile de V.al nct, Cf. Hef61e~ Lf ~
e-lere-q, Htsto~,e ~ conct1es, ~~ l, 2, p. 982 et en dernier lieu G.ri fe, op. cit. >li' 257·8,
- II7 -
concile, en tenant compte des limites provinciales » (46).
Valence pas plus que Nîmes où se tint un concile en 394,
n'étaient des chefs-lieux, et si la question des métropoles fut
réglée en 398, au concile de Turin, c'est qu'elle était soule-
vée depuis peu d'années. Contre ce point de vue, qui était
aussi celui de Mgr Duchesne (47), l'abbé Griffe fait état des
décrets conciliaires de Sardique en 343 et de Rome en 378,
des décrétales de Damase en 374 et de Sirice en 385 : mais ces
textes, conçus et rédigés hors de Gaule, visent une situation
générale et théorique, qui a fort bien pu n'être appliquée
qu'imparfaitement au-delà des Alpes. Hilaire de Poitiers et
Saturnin d'Arles n'avaient pas rang de métropolitain, quand
ils agissaient en « primats des Gau1es » ; et aucun des évêques
des chefs-lieux provinciaux ne s'est comporté en métropo-
litain avant le V· siècle, pas plus dans les Lyonnaises ou les
Aquitaines que dans les Narbonnaises. Dans les conciles
de cette époque, note Mgr Dnchesne, « on trouve comme
président le pins ancien évêque et non celui d'un siège dé-
terminé» (48). Contre l'évêque de Vienne, toujours effacé,
celui d'Arles a pu prétendre au premier rang en Viennoise,
surtout quand la cité chère à Constantin fut devenue, vers
395, le siège de la préfecture des Gaules. Plus à l'est, une
~glise faisait aussi figure de métropole, celle de Marseille, la
plus ancienne, nous l'avons vu, et dont les évêchés de la côte
ou de l'intérieur étaient des filiales, des « paroisses» (49). Et
pourtant depuis 370 environ, avait été constituée une pro-
vince civile de Narbonnaise Seconde, avec 7 cités (50), ce
qui amena l'évêché nouvellement créé d'Aix à entrer en ri-
valité avec son antique voisine. Ainsi, dans les deux provin-
ces, des conflits apparaissaient-ils au . moment où commen-
çait à prendre corps le régime des provinces ecclésiastiques:

(46) Grif!a. op. cil. , p. 249, qui -reproduit (p. 177, n. 26) la suscription du D~
synodis. ct. 1'opinion de Duchesne i (Revue historique, t. LXXXVII, 1905 , p. 289)
lIur la. date tardive del'organisatioll métropolitaine en Occid(,llt.
(47 ) Fastesépiscop."",t.I, p.89.
(48) Ibid. Au concile de Valence, Just de Lyon et Britton de .Trèves . métropo.-
titains respectifs de Lyonnaise Première et de Belgique Première , n'ont signé que
le 136 etl9 15e,6t au conojlede Ntmes, l"élix, que noussuppOSODS ètrel'évêque de
Trèves, ne signe que le 7e, et Don en têta, comma il ·aurait convenu à des chefs de
provinoes.
(49) Canon t d ~ .Turin, cité infra, p_ 1.19._
(50) Aix, Apt. Sisteron, Gap. Riez. Fréjus, Antibes. ·Sur la. Q.~Je à,~ ·1{L cr~a.tiQlI
de la province. cf, les rét~reQces dQDn6es supra, note 32.
- rr8 -
au nom des traditions religieuses, Marseille d ' fendait ses
droits contre la nouvelle métropole aixoise, qui n'avait pas
de passé ecclésiastique; et de son côté, Arles, <[ui naguère
faisait figure de capitale religieuse, arguait de 1sa nouvelle
primauté politique pour s'opposer à la métropole vien-
noise (SI).
Ces contestations furent certainement aggravées par les
répercussions du schisme félicien, J.' usque d.ans midi de la.
Gaule. L'on sait que l'exécution de l'hérésiarq e Priscillien
à Trèves en 386 fut l'occasion de protestations i diguées de
1
la part d'illustres prélats comme Martin de Tour et Ambroi-
se de Milan, qui refusèrent leur communion au nou el évêque de
Trèves, Félix, installé en accord avec les ins igateurs de
la répression (S2) . La majorité de l'épiscopat ga lois se trou-
va alors, pendant plus de dix ans, formée de « félic enS » brouil-
lés avec Martin de Tours et Ambroise de Mita , lequel fit
plusieurs tentatives infructueuses pour récond er les deux
partis (S3). · Sulpice Sévère parle de plusieurs c ncites, dont
aucun ne put guérir ces « cruelles discordes» (S4 . Nous n'en
connaissons qu'un avec quelque précision, cel i de Nîmes
en 394 (S5), \lÙ furent promulgués six canons isciplinaires
et où siégèrent 21 évêques dont 8 peuvent être de nos pro-
vinces (56). L'absence de Procule de Marseille et de Simplice
de Vienne, dont le premier au moins est conn coinme un
ascète (S7), la présence des évêques d'Arles et 'Aix (si In-
génu et Trifère ont bien occupé ces deux sièg s) prouvent
que c'est 1111 concile de féliciens, c'est-à-dire d novateurs, .

(51) Cf. mou article sur Les dissensions des Eglisc-s de Gaule à l fin d·u IVe siê·
de et la date du concile de Turin, dans la . Revue d' Histoire de l' glise de France,
t. XXI (1935), p. 485 et suiv.
(52) Cf. ibid., p. 490 et suiv.
(53) Sulpice Sévèr{l, Hist. sacra, II, 51 ; Ambroi se, De obit" alentiniani, 25.
(54) « ..• perpetuum disoordiarum bellum exarseret... fœdi ~i sse nsionibua
a;itatum nullo modo sopiri poterat . (loc. cit.).
tSS) Daté Arcadio et HOMr-Ù) Augg. coss. ! los deux princes é &nt consuls en·
semble en 394 et 396, on suppose d'ordinaire 396 à cause de 1 guerre civile de
394, mais celle-ci ne seUlble pas avoir troublé gra.vement la. Gaule t Ia. ·date COll su·
laire s&nsle chiffre Il à côté de chacun des noms. sc rapporte plu ~ à la preroière
de· ces deux années.
(56) Le 2e Uraus ou Vrsion (Fréjus ?), le 3e Genialis (Cavaillo ?), Je H)e Remi
{G~p ?),le 13e Eusèbe (Tricastin ~), le 14e Octave (Apt ?) •.lc 17 Ingéçu (Arles),
Je 20e Mélanius (Apsl.le 21e Trifère (Aix ?). Sur ce concil(', cf. chesné, op. cU.,
p. 346 et Babut, Le concile de Tur in, p. 48.
(57) Au témoignage de saint Jérôme (Epis!. CXXV au mo ne Rustieus. en
U2) et du f&~t qu'il aecu eil~it 4Iou~è B . de bd ,Jun CassiEn 1 fopdat 1,l1' Q.\l .mon$.stèr~
·de Saint-Victor.
- 1I9 -
partisans des accommodements avec le siècle, auxquels s'op-
posait le rigorisme martinien, continué aux déCades suivan-
tes par l'ascétisme lérinien.
Tous ces désaccords ne furent réglés que par l'arbitrage
du siège de Milan au concile de Turin, présidé par le succes-
seur d'Ambroise, Simplici~n, en 398 (58). Les antiféliciens
consentirent à renouer avec les féliciens (canon 6) et un
compromis mit fin à la querelle des métropoles. Pour la pre-
mière fois nous voyons proclamé hautement pour la Gaule,
le principe provincial : « celui qui prouvera que sa cité est
métropole aura la dignité de primat de toute la province selon
les prescriptions des canons ... » Cette sentence est formulée
pour la Viennoise, où les prétentions d'Arles ne seront satis-
faites que si le nouveau siège de la préfecture devient égaie-
ment chef-lieu provincial ; mais, « pour conserver les liens
de la paix », ou suggérait aux deux· rivaux de se partager la
province, de sorte que chacun « s'attribue les cités les plus
voisines et visite les Églises dont il sera établi qu'elles sont
les plus proches» (canon 2). Jugement de Salomon qui préfi-
gure la déCision romaine de 450 ! Quant aux revendications
d'Aix contre Marseille, elles sont satisfaites par un compro-
mis, non plus dans l'espace, mais daus le temps: Procule
conservera « la dignité de primat» sa vie durant à l'égard des
Églises de Narbonnaise Seconde qui avaient été ses paroisses
ou qui avaient des pasteurs installés par ses soins (canon 1) ;
Aix ne jouira donc de ses droits de métropole qu'après la
disparition de Procule, lequel, écrit Mgr Duchesne, « ne se
pressa pas de mourir » (59) ! En attendant, Nice, Fréjus, Apt,
Gap, et même Aix, sinon les évêchés des Alpes Maritimes, de-
meuraient ses suffragants ; et l'usurpation de Trifère, en
qui je vois l'évêque d'Aix, ne tendait-elle pas à l'installation
d'un évêque à Antibes (66) , dans le ressort de la nouvelle
Narbonnaise, mais sur des rivages jadis massaliètes (61) ?
~.oitésupra,note51tP.496et500.
(59) Fastes ipiscopaux, t. l, p. · l 02.
(60) Les autres oités de Narbonnaise Soconde encore dépourvues d'évêques,
Riez et SisteroD, ne semblent en avoir eu que plus tard.
(61) Ses complioes, Octa.ve, Ursiou et Remi, déjà présents également à Ntmes,
doivent être les autres évêques de la province, qui avaient accepté d'in 8 trumen~
ter avec lui pour cette consécration: le Remigius de Turin est d'ailleurs à identi-
fi er saos doute avec le .Remedius des listes de Gap; et les deux autrell peuvent être
~l::!!e~~rB I~!~:fi:t:'t~tQ~e:~i:r:tUc~:~rnàu~~~, t!~ud:n~é~~~S:~F~él~~(a~~:;
419).
- 120 -

Au début du V· siècle, la métropole aixoise evait donc


s'incliner momentanément devant les traditions t11f'rseillaises ;
mais voici qu.e les deux rivales vont se trouver éC~'PséeS l'une
et l'autre, par l'intervention d'une tierce puissa e: le siège
arlésien. Pendant quelques années, le fameux P trocle réus-
sit à s'imposer comme métropolitain, non seulement de toute
la Viennoise, mais aussi des deux Narbonnaises. L'affaire
est bien connue. Après la chute de l'usurpateu~ Constantin
en 4II, les évêques d'Aix et d'Arles, Lazare et Héros, qui
s'étaient montrés favorables à l'intrus, avaient té victimes
d'une « épuration» sommaire, à laquelle avait u échapper
leur ami Procule de. Marseille; sur le siège d 'Arle , s'est alors
installé un intrigant, Patrocle, qui, non content de jouir de
la faveur du patrice. Constance, réussit à capter c~e du pape
Zosime. Ce dernier, au lendemain même de son avènement,
en mars 4I7, prétend imposer l'autorité de son rotégé sur
les trois provinces de Gaule méridionale. Hilaire 'e Narbonne
avec timidité, ainsi ·que Simplice de Vienne et s out Pro-
cule de Marseille, tentèrent de résister à ces inn vations pa-
rées du masque de la tradition et auxquelles la ort de Zo-
sime vint bientôt mettre fin (62). Dès 4I9, son successeur,
Boniface, écrivant aux évêques de Gaule pourl'af aire de Ma-
xime de Valence, met bien le nom de Patrocle en tête des I4
destinataires nommément désignés, mais sans p , iser, note
Mgr Duchesne, que celui-ci doive convoquer ou présider le
concile nécessaire, et il se contente du terme va ue de inter
provinciam (qui vise sans doute l'ensemble de la aule) pour
indiquer le ressort où doit être jugé le cas (63) . En 422, le
même Boniface signifie à Hilaire de Narbolme ue chaque
province doit avoir son métropolitain (64), et le pape Céles-
~rima.tie d'Arles au temps de Patrocle, voir surtout Duchesne, Fas·
tes épiscopaux, t. l, p. 93·110; dans le conflit quil'oPPos& à Pro we,un épisode
curIeux et mal connu 6St l'érection par Procule des trici de Garga iUB (Saint·Jean
de Garguicr) et Citharista (Ceyreste) en évêchés, puis l eur 6uppres ion lors de leur
rattachement à Arl es : évêchés minuscules et temporaires, sur les uels il ne con ..
venait pas do s'attarder ici (e!. i bid., p. 96 et 8uiv. et E. Grilfe, L prl1nières. pa-
roisses .... , p. 233-235).
(63) Lettre du 13 juin 419 (Jaffé, 439). Les noms des destinat ires sont , dans
l'ordre: Patrocle (Arles), Remi (Gap), Maxime, Hilaire (Narbon e), Sévère, Va-
lère, Julien, Castor (Apt), Léonce (Fréjus), Constantin, Jean, Mont D, Marin , Mau-
rice. La plupart sont, on le voit, de siège indéterminé , ct pas for ment de notte
région, puisque la suscription se termine par: et celeris episcopis p Galiias et VII
h~~~:SètCO~~i:~~~'n~1 s'agissait de juger Maxime de Valence, énoncé comme

à ~:Jè~:t~aer ~Uat~o~~~id~::~JJ~~;bo~6:~is~1 i>'r~è::,l~:t~~~it Nar~~~n:V~~:


métropolE'.
-- 121

tin, en 428, se borne à rappeler ce principe aux évêques de


Viennoise et des·Narbonnaises (65) .
A cette date meurt précisément Procule de Marseille : le
moment semblait venu où les évêques de Vienne et d 'Aix
pourraient nonnalement exercer leur autorité dans leurs
provinces respectives. Mais, d'une part, il se ponrrait que
Vénérius de Marseille ait hérité, en dépit des décisions de
Turin, de la juridiction métropolitaine de son prédécesseur (66) ;
et d 'autre part, le successeur de Patrocle renouvelle les pré-
tentions arlésiennes sur les trois provinces : pendant vingt
ans (429-449) saint Hilaire va se comporter en chef ecclé-
siastique de toute la contrée, non saus contest ations d 'ailleurs;
les assemblées tenues à Riez en 439, à Orange en 441, à Vaison
en 442 sont des conciles arlésiens, où se manifestent, outre
le prestige du pieux Hilaire, une tendance certaine à rest au-
rer une primauté du siège d 'Arles et à l'étendre même au-
delà des frontières de la Viennoise (67). Le premier de ces
conciles est convoqué par l'autoritaire prélat en Narbon-
naise Seconde pour régler le cas de l'évêqne d 'Embrun, chef-
lieu des Alpes Maritimes, dont la désignation et la consécra-
tion sont jugées irrégulières. Les deux consécrateurs furent
blâmés et on leur interdit de participer désonnais aux ordi-
nations épiscopales et aux conciles; leurs sièges ne sont pas
donnés, mais Mgr Duchesne pense à Digne, Senez et Glan-
dèves (68), estimant que les huit cités des Alpes Maritimes
devaient t outes avoir alors un évêque. La chose est ·cerlaine
pour Digne, on l'a vu , mais non pour Senez et Glandèves,
si bien qu'il faut plutôt songer à un autre évêché déjà exis-
tant, comme Gap ou Nice, qui précisément ne seront pas
représentés aux conciles ultérieurs ; sans doute Gap
était-eUe en Narbonnaise Seconde, et Nice, ancienne

(65) Lettre du 26 juillet 428 (Jané, 369) .


(66) C'est ce qu'on peut inférer de l 'adresse do la lettre du pape Célestin en
431 (JaUé, 381) : .. Dilectissimis fratribue Venerio (Marseill e), Marino, Leontio
(Fréjus), Auxonio (Aix ?), Arcadio, Fillueio et oeteria Galliarum episcopie • ; et
de celle de la l ettre du Pape Léon en 451 : 1 Rusti co (Narbonne), RlIovennio (Ar-
Ies), Venerio (Marseille) et osteri e episcopis perGalliascoDstituti sl(Jaff é, 4.79):
les troi s évêques seuls cités, paraissent bien métropolitains; cf. Bahut, Le concile
de Turin, p. 134.-136 et 304.-305, qui soutient l'hypothèse d'une province marseil-
l~is e, pendant tout l'épiscopat de Vénérius .
(67 ) Sur la primatie d'Arles au temps d'Hilaire, voir Duchesne , op. cit . p. 110·
117.
(68) Op. cit., p. 28, n. 2.
dépendance de Marseil e,~ta: -:l ~
prObablel nt rattachée
avec elle à la Viennoise; mais elle a pu dès lors êt intégrée aux
Alpes Maritimes comme on le verra dans u instant, par
suite du voisinage de Cimiez (69). Quant à A1entaire, dont
l'élection à Embrun .é:ai~)I<'nulée, le concile permettait

/ qu'on lui assignât une ~se dans une autre province, mais
à titre de chorévêque. C'est ce qui fut fait , sans tenir compte
toutefois de la dernière restriction, si c'est le fnême person-
nage que nous retrouvons trois ans plus t ard l'vêque d'Anti-
bes (en Narbonnaise Seconde). En tout cas no 5 connaissons
les noms des 1 2 prélats qui ont siégé à Rie avec Hilaire .
d'Arles: Maxime de Riez, Jules d'Apt et Théodore de Fréjus
(en Narbonnaise Seconde), Auspice de VaisoJ, Constantien
de Carpentras, Asclépius de Cavaillon, Necta re d'Avignon
et Audentius de Die (en Viennoise méridionale, Sévérien de
Thorame, Claude de Castellane, Valérien de C' iez et Sévère
de Vence (dans les Alpes Maritimes) . Presque t us se retrou-
vèrent aux conciles d'Orange et de Vaison, d nt nous con-
naissons respectivement trente et dix canons portant sur
des matières de liturgie et de discipline, et o' siégèrent en
outre Armentaire d 'Antibes, Augustalis de To on et Claude
de Vienne avec ses trois suffragants, Cariatho de Valence,
Salonius de Genève et Cérétius de Grenoble, n tout 18 à
Orange, 20 à Vaison (70). Pour ces réunions tfues dans la
vallée du Rhône, les évêques de Viennoise ptentrionale
s'étaient dérangés, y compris le métropolitain, ont les droits
étaient méconnus en la circonstance, mais ui s'inclinait
docilement devant son rival. Par contre l'ab~nce des évê-
ques de Marseille et d'Aix est significative : le buccesseur de
Procule, Vénérius, pas plus que le métropolitaih de Narbon-
naise Seconde n'acceptaient de bonne grâce jes intrusions
. de leur collègue arlésien . Celles-ci S'étendirel même sur
d'autres provinces, en vertu du vicariat conf' é naguère à
Patrocle, comme le montrent l'affaire de P roj ctus et celle
de Chélidoine de Besançon, qui amenèrent en 445 le pape

(69) Sur l'appartenance provinoiale de Nice, cl. Babut , op. cil 1 p. 289-291.
(70) Sur ces trois c·onciles, voir Hefelc·Leclereq, Hislaire des conciles, t. II, 1,
p. 423-460. Il faut noter que Sévère de Vence, présent t\ Riez et à Vaison, est ab·
sent à. Orange; et qu'Armolltaire d'Antibell et CariathoD de Val Doe, ne sont pria
A::,B ~~~s1~~s~~' ~i~tn~~::,nll: ~UGa;:8e:ON!!b~nl::i::~e~~~ :, ~i~~l~an~ii:;
Alpes Maritimes.
"- 123 -
Léon le Grand à révoquer, en même temps que les initiatives
d'Hilaire, les pouvoirs de primat qu'il prétendait assumer;
et une loi impériale vint confirmer l'ordonnance pontificale (71).
Néanmoil1S l'autorité de l'évêque d'Arles dans les contrées
entre RhÔne et Alpes était si fortement ancrée qu'après les
années de silence et d'inaction auxquels se confina Hilaire
jusqu'à sa mort (449) son successeur Ravennius ranima les
prétentions arlésiennes (72), en allant consacrer un évêque
à Vaison, puis en suscitant une pétition de 19 évêques de la
contrée qui demandaient respectueusement au pape Léon
de lui restituer ses pouvoirs de métropolitain unique pour
les trois provinces (73). La décisio!\ romaine fut adressée aux
signataires le "5 mai 450 : malgré l~s instances déférentes et
les arguments pressants, quoique fragiles, fondés sur la pré-
tendue apostolicité de saint Trophime et sur le « principat »
politique de la ville d'Arles, le pape Léon refusa de satisfaire
ces demandes et, réservant expressément les droits du siège
de Vienne et implicitement cenx d'Aix et d'Embrun, ne
reconnut à Ravennius qu'une province réduite au sud de la
Viennoise (avec 10 suffragants). Du moins Arles demeurait-
elle métropole et l'on reven"it ainsi à ce compromis du con-
cile de Turin partageant la province contestée (74) .
Les évêques d'Aix et d'Embrun purent-ils dès lors jouir
de leur autorité dans leurs provinces respectives ?
Il ne semble pas qu'ils l'aient revendiquée dès le lende-

(71) Sur la perthe de ces documents, voir contradi ct<lirement Babut, Le concile
dt Turin, p. 154-191 et BatiUol, Le Silge aposloJiqm, p. 449-4.60.
(72) On ne Îaurait faire état de la réunion e.rlésienne tenue en 449. pour J'élection
de RavenniuB : l es métropolitains de Narbonne (Rustique) et de Vienne (Nicet&s)
y siègent a.veo dix autres prélats de la région: Constantin (Carpentras), Au-
dentiuB (Di e), Auspice (Vaison), Nectaire (Avignon), Florus (Pl, AsclepiuB (Ca-
i:i:l;:k8;~~t J~:nl:~~,AjfH:;&l~:),{~:I:r:l~n;~:::i::n~~)po~ra~~!P~::c \:)p!~;
Léon , il n'est pas qùestion des droits du siège d'Arles. .
(7S) Analyse et commentaire de cette lettre, dans Duchesne, op. cit., p. 118 et
suiv. ; Babut, op. cit., p. 198 et suiv. ; Batif1o~, op. cit. , p. 461 et .uiv. - Les si-
l:::i:.es(tie?~ l:!~~l~~ s(~~o~a~:)~taV!~~i~c:rfëf!i~!~: ~~Z:t(V)~ (~~~::~
Nectaire (Avignon), Constance (Uzès, en Narbonnaise Première), Maxime (Riez),
tn:
Asclépius (Cavaillon), Théodore (Fréjus), Just (Orange), Ingénu (Embrun), Augus-
~i~~8 (~r.oÔl:n;~!~ru~vt,~~~re~~ira: é~êqie~a~~ijJar~?Jill:~d~~i~s et(X:i~~:lni.a~I::
Bi que des suffragants de ce dernier.
(7') Sur le partage de la Vienn~i8e. voir Duchesne, op. «t., p. 121 :. Babut, Op.
di!;:sPia~~~~ S;~:ti~l:::!f~~~'fjl,' ~i, f;i!~:~~:t~~i~;-d~B~b:te:/;:a~: ~;~
lérable t\ celle de Duch~8ne.
- I~4 -

. main de la sentence pontificale de 450 (75) : en 451 es évêques


gaulois répondent avec plusieurs mois de retard a pape Léon
qui leur avait demandé dès le 5 mai 450 leur a ésion aux
décisions dogmatiques contre le monophysisme, et la liste
des 44 signataires (presque tous du midi) commence par les
noms de Ravennius (d'Arles), Rustique (de N~rbonne) et
Vénérius (de Marseille), qui semblent bien avoir signé les
premiers en qualité de métropolitains (76) ; Ing~'nu (d'Em-
brun) ne signe que le 16", à son rang d'ancienn té (77), et
l'évêque d'Aix, qui devait être alors Auxanius ( 8), n'a pas
donné sa signature, sans doute pour marquer on mécon-
tentement à l'égard de Ravennius et de Vénéri s qui l'em-
pêchaient d 'exercer dans sa province ses droits ~ métropo-
litain. En effet non seulement ce dernier semble bien avoir
conservé jusqu'au bout la dignité jadis reconnue à Procule,
1 mais l'évêque d'Arles continuait à instrument r en Nar-
.bonnaise Seconde, comme le montre l'affaire de érins. Un
\ conflit ayant éclaté ';;;t;~ i'abbé du célèbre monas ère Fauste
(le futur évêque de Riez) et les évêques voisin Théodore
(de Fréjus), Valérien (de Cimiez) et Maxime (de iège incon-
nu) (79), c'est Ravenmus qui réunit un concile, où fut élaboré
un compromis, l'abbé de Lérins conservant jU! iction sur
ses moines, mais devant reconnaître l'interventi de l'évê-
que de Fréjus en certains cas précisés. Pour cette aff ire intéres-
sant un évêché de Narbonnaise Seconde siégèren aux côtés
de Ravennins Rustique de Narbonne avec un de ses uffragants,
l'évêque de Genève, suffragant de Vienne, et moins 4
évêques de Viennoise méridionale, un de Narbon ise Secon-

(75) En sens contraire, Grille, La primatie d'Arles ... , p. (;8-89.


(76) Cf. la réponse du pape Léon (Jaffé, 479). Une autre lettre p ntificale, écri·
!~d~i~~q(1:f~:i~IJ~S et;':daa:e~l:I~~~I~r~:n~a~!!I~:. d~~!;:~o~uV o~~~e ~e c~::J;
episcopis per Gallias existentilrus.
(77) Parmi Ica s ignataires, on reconnait comme évêques de notre égion: CODS-
tantin (Carpentras) , Armentaire (Antibes) , Valérien (Cimicz), Nect ire (Avignon),
Maxime (Ri ez), Asclépius (Cavaillon ), Ingénu (Embrun), Just ( ange), exacte-
ment dans l e même ordre que les signaturcs do la pétition de 450, à. la seule excep-
tion d'Ingénu, qui passe devant Just.
(78) C'ost ce qu'a démontré Babut, op. cit., p. 293. Cf. mon articl des Mélanges
PUlers, t. l , p. 382.
(79) Ce pourrait être l'évêque de Riez; mais il y avait alors d utres évêques
!iZ:: ~~~ ~~::i~é~éeg~t~~I~::cil:e::16~fe~~~~~nlt~o~:r:u:sa::at:,(~!lre!:t~ ~:ï:
vante).
-- 125 · -

de, un des Alpes Maritimes (80). Nous ne connaissons pas


la date de ce concile, qu'il faut situer probablement en 452
ou guère plus tard (81). L'absence des évêques de Marseille
et d'Aix permet de supposer ou bien que Ravennius a usurpé
en Narbonnaise Seconde les pouvoirs métropolitains que
Vénérius continuait à y détenir, ou bien que, celui-ci étant
mort, l'évêque d'Arles n'a pas laissé à Auxanius d'Aix le
soin de régler cette affaire qui lui incombait désormais.
Ce dernier dut donc attendre pour exercer ses droits la
mort de Vénérius et celle de Ravennius. L'une et l'autre se
placent à une date inconnue entre 452 et 460 ; et fort heu-
reusement pour l'évêque d'Aix, leurs successeurs ne main-
tinrent pas leurs prétentions. Eustasius de Marseille ne pou-
vait revendiquer un pouvoir que ses deux prédécesseurs
n'avaient conservé qu'à titre viager. Quant à Léonce d'Arles,
il négligea même les droits de son siège en Viennoise méri-
dionale : en 461 ou 462 il laissera Mamert de Vienne ~mpiéter
dans sa « province» en installant un évêque à Die, et il fallut
que le pape Hilaire lni reprochât cette indifférence à l'égard
de « ce qui concerne sa monarchie » (82) et lui renouvelât ses
remontrances (83) pour qu'il se décidât à réunir un concile,
où l'intrusion de Mamert fut ratifiée .moyennant des enga-
gements pour l'avenir (84).
Le métropolitain d'Aix put donc, aux environs de 455,
commencer à exercer une autorité effective sur toute sa pro-
vince; il tenta même d'y annexer les Alpes Maritimes. Ingénu
d'Embrun, pas plus qu'Auxanius, n'avait pu jusque là agir

(80) Sur ce concil e arlésien, 01. Bahut, op. cit. , p. 300-305. Le prods-verbal est
signé de 13 noms: Ravenoius, Rustique, Nectaire (Avignon), FJorus ('il), CODe-
tance (Uzès), Asclépius (Cavaillon), Maxime (Riez ?), J!Ist (Orange) , Balonius (Ge-
nève), Ingénu (Embrun), Ynantius (?), ZotiCUB (_ Fonteius de Vaison ?), Chry-
santhiuB (= Chrysaphiu8 1), toua (sauf 8alooius) signataires des lettres au pape
de 460 et 451 et (sauf de minimes dillérencea) dan s le même ordre.
(81) Et non en 455, comme on l'a souvent affirmé , en prenant trop à la lettre
un tmninus ante quem proposé par Tilll'mont, Mémoires , t. XV, p. 406. L'argument
que Babut (op. ci!. , p. 304, n. 1) tire de la présence de Salonius de Gcnève, pour
8ituer le concile au 30 décembre 449, n'e8t pa8 très convaincant.
(82) Quae ad monarchiam perHnet (lettre du 3 novembre 462 , JaUé, 554).
(83) Lettre du 10 octobre 463 (JaUé, 666). Le pape prescrivait à. Léonce, de
tenir un concile chaque année: cette règle ne semble pas avoir été observée. ~
(84) Sur ce concile de 464, cf. Hefele·Leclareq, Histoire des conciles, t. Il, l, p• .
901 et suiv. et Babut, op. cit., p. 305·307. Les 21 participants sont: Vieturu8, ln·
gênu (Embrun), Ydatiu8, EU8tasiu8 (Marseille), Fonteiu8 (Vaison) , Viventius,
Eulalius , Véran (Vence), Fauste (Ril'Z), Aunniul (ÂiJ:: ou Aps P), Procule, Au·
IoDe (ApI il), Paul, MémorlaHs, Céleste, Projectus , Eutrope (Orange), Avitien j
UrsuI, Léonce (ArIel), Antoine. Ces noms sont connus par la réponse du pape (Jaf·
16,557).
- 126 -

en métropolitain; mais il acceptait docilement Jette situation


subordonnée, puisqu'il participait aux concil+ arlésiens et
qu'il signa même la pétition des 19 évêques en faveur de la
primatie d'Arle. s, et il ne se pressa pas d'agir q~and il en eut
les moyens. A une date indéterminée, entre 4~ et 460, une
pétition fut adressée à Rome en faveur de Ü réunion des
deux évêchés voisins de Cimiez et de Nice; mais elle émanait
dl' Véran de Vence et des autres évêques de la l' rovince, sans
que mention fût faite de l'évêque du chef-lieu (85). En don-
nant satisfaction à cette demande, le pape Léo avait repro-
ché à Ingénu de ne pas faire valoir son pont;iCium sur sa
province (86). A qui cette carence ( illicita cess, ) laissait-elle
le champ libre ? A Marseille, pensait Mgr D chesne (87) ;
à Arles, concluait Babut (88) ; à Aix, supposerp.is-je plutôt :
\ nous voyons en effet Auxanius assister en noVembre 462 à
un concile romain avec son suffragant F austé de Riez, et
c'est alôrs très probablement, que, considérlnt les Alpes
Maritimes comme une annexe de sa prOVinCjil obtint du
nouveau pape Hilaire une décision annulant 1 réunion des
deux sièges de Nice et de Cimiez ; je supposer 's même qu'il
. est allé sur ces entrefaites consacrer un évêqu à Nice pour
mieux affirmer ses drOits, et p our prévenir tout intervention
« étrangère » (89).
Mais cette fois, poussé par ses suffrag'lllts lus entrepre-
nants ou poussé à bout par les intrusions ai ises, Ingénu
défendit la cause de sa province: avec Satur ,in d'Avignon
il assista au concile romain de novembre 465 et 't reconnaître

Il ses droits. La lettre par laquelle le pape accept it de se déju-

dU(S;~p~~e~~nl~ :t~ni!~td~~ ~~~'/:~fcC;:ées ?O~~ ~:8:éj~~é~~'i~ ~tO~t~:~:i;~~~~


raOï~trro:td~ J~~;!trHit:i~/~J!;f~U~~2;a~;~1: c~~~:e!:é:~~~Pk 8:é~~i~:P:::e~~~
par 1 l'évêque Véran et les autres évêques de la province. » 11 faut donc penser
plutôt, que la démarche de Véran (lequel n'avait pas signé la l ettre des (4) est
postérieure de plusieurs années i on ne peut la fixer avec plus e préoision, entre
451 et46t.
(8S) ... prouinciae su(u dt! cujus dudum ab apostoHca sedt estilli 'ta cess1cme cuJpa- .
tus ut (lettre du pape Hilaire, JaUé, 562). , .
(87) Fastes épiscopaux, t. I, p. 287.
(88) Le concile de Turin , p. 299.
(89) ... ad excludtndam cup\ditatem ambitionis alienae (Zoe. ci .) Je BUis l'inter-
prétation de Babu~, op. cil., p. 292 et suiv., qui me paratt avoir émontré que o'ut
Auxanius et DOD Ingénu, qui a prooédé indllment è. une ordin tion (con tra, Du-
chesne , op. cil., p. 287, suivi Bur ce point par Griffe, art. cité, p. 73, n. 19) et plus
probablement è. Nice qu,'t\ Oimiez.
- I27 -

ger en annulant la décision obtenue naguère par surprise-


(per obreptionem) était adressée à Léonce (d'Arles), Véran
(de Vence) et Victurus (de siège inconnu) (90), désignés com-
me arbitres: ils étaient chargés de contrôler sur place l'exac-
titude des faits allégués et de veiller à l'exécution des prin-
cipes que le. pape énonçait solennellement, à savoir qu'In-
génu exerce le pontilicium sur sa province (9r) et que soient
réunies « les Sglises de la civitas de Cimiez et du castellum
de Nice", selon les sentences du pape Léon (92). La métropole
d'Embrun était formellement reconnue, environ dix· ans
après que celle d'Aix ait pu entrer en action.
Néanmoins la primatie d'Arles avait la vie dure: lorsque
Fauste de Riez veut faire condamner son contradicteur
prédestinatien le prêtre J.ucidus, il fait réunir par Léonce 7
un grand concile arlésien (vers 475) ; il est vrai que c'était
une assemblée largement ~inciale , où siégeaient
les évêques d'AL", de Vienne, de Lyon et bien d'autres (29 en
tout) de toute la Gaule, jusqu'à Genève, Autun et Chalon (93).
Nous sommes parvenus maintenant à la fin de l'époque
romaine : depuis plusieurs années déjà les Burgondes occu-
paient le nord de la Viennoise, et au moment où allait dis-
paraître à Ravenne le dernier empereur d'Occident en 476,
les Wisigoths mettaient la main sur le sud de cette province
ainsi que sur la Narbonnaise Seconde et les Alpes Maritimes.
L'avènement des royaumes germaniques allait inaugurer

(90) A quelLitre ce Victuru8 ét3it-ildés ib'llé dansl'adrcsse de cette lettre ? Com-


meil est le premier à signer la prote,tation adrcsBée au pa.pe en 463 contre la consé-
cration d'un évêque à Di e par Mamert de Vi.enne , on pourrait peneer qu'il est l e
d.oyen do l 'épiscopat do ces province!; . Cependant, il o'apparatt dans aucun des
autre s documents de cette époque. - Traduotion "et commcntaire de ce texte (Jaffé,
562) dans Ba.but , op. cit. , p. 287-298.

s!~). r::c~!t.~~iffabbr!bi!m;": /;~:n dl'at~::~:te;tio~ers~rtlr:tI;':~~é~~i:


de cette presori~tion romaine. qui ne vise pas seulement l'affaire de Nice-Cimiez,
mais le • pontih oa,t • de toute la province des Alpes Maritimcs (art. cité, p. 71 et
D. 15).
(92) On ne sait l cq uel des deux évêchés disparut: quoique la décadenoe de Ci-

~~:~i~iu:~ï:f:t~:~
être au-delà (et.
~im47z~~~::~:~~;d~~i~~;e:~~l!f]:;;~:~;r~~~;:;t:;i~;\~t
dan s les
R . Latouche, Nice et Cimiez, Ve-Xle sUcle, Mélanges F.
Lo', p. 321-358).
(93) Sur l es 14 qui pouvent être identifiés, 11 sont de nos trois provinoes, l e 3e
Fonteius (Vaison), le 5e Mamert (Vienne), l e 7e Verianus (= Véran de Vence P) ,
l e 8e Auxanius (Aps), le ge Fauste (Riez) , l e 11e Graeous (Marseille), le 12e Eutro-
pe (Orange), le 136 Léonce (ArJesl,le 15e Marcel (Die), l e 17e Basile (Aix), le 226
Tbéoplaste (Genève) . Sur ce concile, cf. H,efeJe-Leclercq, Histoire des com:ilts, t.
II, l, p. 908 et lUiv" Duchesne , FCJ.5üs, t. l , p. 129-181 et 300.
.,- 128 -

une ère nouveUe, même pour les relations ec lésiastiques :


l'épiscopat d'un Césaire d'Arles le montrera p ochainement.
En tout cas, jusqu'à la fin de la domiuatiof romaine, le
système provincial avait subi bien des avatars :Iau IV· siècle,
il n'était pas encore constitué; au V·, il a été faussé d'abord
'par l'exception consentie au profit de Procule de Marseille,
qui semble bien s'être prolongée sous son successeur, puis
surtout par les prétentious du siège d'Arles lequ~l s'est imposé,
tantôt daus toute la région en débordant sur l[autre rive du
Rhône, tantôt dans cette partie du sud-est q1portera plus
tard le nom de Provence. Cette province d'Ar es s'est cons-
tituée au détrim. ent des métropoles naturelles d Aix et d 'Em-
brun, qui ne purent s'organiser effectivement . u'après 450 ;
mais contrairement à ce que peno;ait Mgr Duc esne, on peut
affirmer qu'eUes ont commencé à fonctionner ès cette épo-
que, la première vers 455, la seconde en 465. e n'est donc
1

pas à l'époque carolingienne, mais aux de1ers temps de


l'Empire romain qu'Aix et Embrun ont été mftropoles dans
leurs provinces respectives, à côté d 'Arles et e Vienne qui
se partageaient la Viennoise.
Jean-Rémy PALAN UE,
professeur à la Faculté des eltres d'Aix.
APPENDICE
Je crois utile de compléter mon étude d'ensemble par de brèves
j~ti= ~~:f:n~e~e~~=erd;o:ê~:~S(::: l~r,::c~~ha~t~~~
du nom moderne de la ville) la liste épiscopale jusqu'en 476, reeons·
tituée d'après les travaux les plus criti~ues (1), et une bibliographie
itd~~[ti~e(~) l: :~~é~~~~~o~~-el\~~ ~~r~i·~d~oi~~::ti~:tl~elf:
caux ou aux étudiants qui désireraient reprendre l'étude délicate
de ces origines.
B IBLIOGRAPHIE GÉNÉRALE:
Gallia christiana in provincias ecclesiasticas distributa (en abrégé 1
G. C.) t. 1 (1715) pour les provinces d'Aix, Arles et Avignon et t. III
g.7S5V~'f l\rf(~~~)p~';"~b;:~~r d~m~~~ p~~~~=i
Hauréau. .
H. Fisquet, La France pontificale. Métropole d'Ai" (s. d.).
B. Garns, Series ePiscoporum (1873).
J. H. Albanès, Gallia christiana novissima (en abrégé: G. C. N.),
7 vol. parus Ü899-1920). L'Introduction du tome 1 donne des indi-
cations développées sur les diverses entreprises de Gallia christiana
antérieures ou postérieures à celle de I715. continuée par les Mau-
ristes et par l 'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres.
L. Duchesne, Fastes éPiscopaux de l'ancienne Gaule . Tome I ·: Pf'O-
vinces du sud-est (1894).
Bellet, Les origines des Eglises de Ff'ance et les fastes épiscopaux
(1895).
G. de Manteyer, Origines cht'étiennes de la Ile Naf'bonnaisc, des
AlPes-Maritimes et de la Viennoise (1924).
ch;:Ùe~~I~~CJ~ ~~~;r~!~te:.14s(~~~~~ ~~r\~~;:i:;;.ire d'Archéologie
(e~~bré~r~~e~ .d~. ~1t~~nd:tDi~~~r:::i;~gd~H:~~tl:::: ::o!~:;f~:
ecclésiastiq.",s (en abrégé: D. H . G. E.) .
::
AIX (Aquae Saxtiae, Narbonuaise)
Maximinus... (vers 375)
Triferius 394-408
Lazarus ... 408-411
AuxatÙus . .. 431-462
Basilius .. . 475-494
J. S. Pitton, Annales de la Sainte Eglise d'A i" (1668).
P. J. de Haitze, L'épiscopat métropolitain d'Aix (œuvre du XVIIe
siècle, éditée en 1862).
G. C ., t . 1. col. 299-300.
Marbot, Chronologie des seigneurs évêques el archevlq-ues d'Aix,
Arles et Embrun (1881) .

{1l LeI! dates sont colles du premier et du d81'nier document qui nOU6 lont con-
nattral'épisoopa.t ct qui ne correspondent qua rarement avee.1e .début et la. tin de
oetepiscopat.
{2} J'Indique pa.r une aitérisque les travaux particulièrement développés et
dont la. méthode para.lt suffi samment rigoureuse ; on verra qu'ils De lont gu~re
nombreux.
1

- 13° - 1

t
Duchesne, p. 27'.
G. C. N., t . l, col. 2I·33.
J. Rastoul, art. A ix dans D. H. Gl E. , t . l (I912), col. 1235.
M. Clerc, Aquae Sexliae (19 16) .
M;la:C~SP~:!~~~, t~:S {::em;:r:ze:r:qB~I~'j::::'-~~OL ~I~~4~)~
P·377-3 83· ,
Pitton, Haitze, Fisquet donnent Maximin (36 ou 45), Sidoine
~h~~ t~~,a~~~;''',.~,t=r';:f~e~i~~~~ l:~i~~ ê:iJ.:
=~I~~eMa~~t B~i~~ulG. s~Pld=:t::'=d~ et : : : t
:~d~~::~~a:: dgceüiï\rv!aq~~tL~~!~et~~~~~~~~:~:e l~~~:~
Manteyer (La Provence du 1 er au XIIe siècle, p. 18) remplAce Tryphère
par Remigius (396-4°8 et 412'419). J.e me permets df' renvoyer à
mon récent article sur la question .

.'.
ANTIBES (Antipolis, Narbonnaise) 1

? •• . 398
Armentarius ,.. 442-451 1

G. C., t . III, col. II46-II 47· , 1


Cresp, Mëmoires pour servir l'h,istDire ecclésiastique
à,

ville de Grasse (1762, manuscrit inédit) .


ft civile de la
A. Aubert, Histoire civile et t'elig18use d'Antibes (1869 .
E. Tisserand, Histoire à'Ant.bes (1876).
Duchesne, p. 279.
*G. Doublet, Recueil des actes com.e rnant les évêques d'Antibes (1915)'
A. Rastoul, art. Antibes dans D. H . G. E. , t. III (1~24) , col. 542.
H . Ménétrier, Antibes. Tome l : Pério~e du haut MoY~age (I939).

sqi~ ~=ari~~e~~fel.~e;!a!i:se~~~~lli~.I~a s~. ~. e~it~~ !:!


la faire sienne. la conjecture de 1'illemont identifiant entaire à
l~v;~~e ~~~~0=dt~ri~D~:b~~ g~,J,~ge~\':,'h::d~~:td!P;;~
Recueil (p. IX-LXXVIII) une étude sur • les histonenf des évêques
d'Antibes », très complèt~ et critique, à laquelle il suffilde renvoyer.
A~rès lui, Rastoul se borne à suivre la G. C. et Leclercq (D. A. C. L.,

~oXie 'î';~ ~~:~l:~,!~i~~e~~~~~jel~u~e~iu~~eT'Wèr:r~~"!


fon~é l 'évêché d 'Antibes à la veille du concWe de~in supra p. II) .

APS (Alba, Viennoise)


lanuaIius... . (vers le Il!iIieu du IVe ~iècI
l" 'iS.-
ri~~U:;;~
S ..
Melanus..... 394
AllXoniuS... 464-. 75
Promotus ...
RQuth~, flistoi .. du Viva.ais (186I) .
G. Cc, t. ;XVI, col. 5.1-5H.
Bellet , p. 2I , I68-I74.
Dullhesne, p. 229.
, - I3I -

M. Coustant, Apostolicité de l'Eglise de Viviers et nouveau~ éclair·


. tissements sur les origines du christianisme dans les Gaules (1897).
H. Régné, H istoire du Vivarais, t. l (19'4). Reproduit jusqu'en
I03z1'ouvrage du chanoine Rouchier (supra).
A. Roche, art. Aps dans D . H. G. E., t . III (1924). col. 1077-1079.

D~e:~~\~~W~i~~ cG~a~~~ ·~~:~~~~K~~ar a%':tSt~t~O:ia~~


~~~(t~~n~%je~~~~~;~~il:s)O~tA~~~n~~~~
Bellet, Promotus, qui serait un simple ~jectif. Melanius, supprimé
aussi par la G. C.. doit être l;>Ourtant l'évêque qui siège au concile
~:o%~iégéP~O~?:~is~il~'~;:~:rtd:~ièleri;~r~~;~~Mfr~;~l:
domination wisigotWque.
.'.
APT (APia, Narbonnaise)
Auspicius ... (Ille siècle)
? '" 314
Octavius ... 394'39 8
g=:~~.:: 419-426
lulius . 439-44 2
LMarmet de Valcroissant], La mission de S. AusPice, maytyy, pre-
mier evesque d'Apt, avec tm abrégé chronologique d'une grande partie
des Evesques qui lui ont succédé (1685)'
G. C., t . l, col. 349-351. .
J. J. Boze, Histoire de l'Eglise d'Apt (1820). •
J. Courtet, Origine du siège éPiscopal de la ville d'Apt, dans le Ré-
pertoire de la Société de statistique de Marseille, t. XXVI (1863), p .
43 0 -435.
Duchesne, p. 273.
P. de Terris, Apt, la ville sainte de Provence (1895)'
G. C. N., t. l , col. '90-201.
J. Sautel, art. Apt dans D . H. G. E ., t . III (192 4) , col. 1080-1087.
L. Jadin, art. Auspice dans D. H. G. E., t. '" (1931), col. 780-781,
Marmet de Valcroissant. Courtet, de Terris et encore la G. C. N.
font d'Auspice un disciple du pape Clément 1er au 1er siècle. La
~~ l~·~=~~~t~~:Je~~!~~tl!~~J~.u;r~bgab~:!~~~:m~;fè!1::
fe~dleu;~'~r:ep1~AP~ é~! ~:i~~e:~t~~shJ:;:~~ ~ ~~~~~ ~!:"g
Leonius et, après ~tor, Auxouius (à rejeter comme polycarpiques).
Je propose d'ajouter, avant Quentin, Octave (Voir supra note 61) .

•*.
ARLES (Ayelale, Viennoise)

~=:: . . . . . ..
Marinils ..... ""
(vers 2.40-250)
254
3 1 3-3 1 4
Satuminus 34 6 -3 60
Concordius .... . . 374
Ingenuus. ;.. : .. ~. 394 ·
Heros ........... . 4II
- I32 -

Patroclus .. . 4 IZ -4 26
Euladius .... .. 426-428 (1)
Honoratus. 4 28 -43 0
Hilarius. 43°-449
Ravennius ,449-452
Leontius . . 461 -475
Gilles Du Port, Histoire de l'Eglise d'Arles (1690) .
G . C., t. l, col. 519-534.
J . M. Trichaud, H<slo:re de la Sainte Eglise d'Arles (t. l, 1857).
Duchesne, p. 242.
Bellet, p. 158-163.
G. C. N., t. III (1901) .
J. Constans, Arles antique (1921).
L. Levillain, Saint Trophime, confesseur et métropqlitain d'Arles,
et la mission des Sept en Gaule dans la Revue d'Histairs de l'Eglise de
France, t. XIII (1927), p . '45-,89 . {
L . Royer, art. Arles daus D. H. G. E., t. IV (1930)' 01. 23'-243.
H. Duprat, Histoire des l.égendes saintes de !'rovence. Saint Trophi·
me d'Arles dans les Mémotres de l'Institut hzstorique 4eProvence, t.
X~~e~9th~~i~~~~~~a~~~~ ~V~l~e~'''af).s '1~ 8j;:':~~1 of theological
studies, t . XLVI ([945), p. 2[0-2[5. 1

es~~~~~,J:~s ~~~~~r~~~~ol~~i:l~:~ePd~ci;~: s1:~!~1 ~;r~ui~~~;


Du Port, comportait 17 noms au lieu de six, avant ~ros . Pour les
trois premiers siècles la G. C., suivie par Fisquet, Tri aud et la G.
C. N., n 'a retenu que Regulus (= Rieul), maintenu au er siècle com-
cid~~II~;r~~~r~!:oftié a~è~~:~i~~1t(ltL~'g:A~ L:i:~::e!~=
:~Î:Si!~tt:U~~g:.n'5btÎI:,ai;9.t2;:a~r~~~60tU1s le Bulleti de littérature
Tous les auteurs avant Duchesne, -et encore Lec1er q (art. Listes
éPiscopales, dans D.A.C.L., t . IX, col. [366) et Royer lacent avaut
Saturnin W1 Valentin dont le nom est le 4e sur la liste faux concile
de Cologne de 346 ; mais il est plus probable que l' êque d'Arles
était d.éJà Saturnin, 3Ie sur la même liste, et donc éVê~e depuis peu.
La G. C., suivie encore par Fisquet et Trichaud, reje e à tort Ingé-
nu, mais admet. avec la G. C. N., un Augustalis (455- [) qui est un
éV~~~e!~Ub~~dwick a :proposé d'introduire, avru~ Honorat {et
Eui:m~~a~~nfu~~:~~ àé~~~::~~l~~~d:~~~ ~t I~~ :i~~i!!~Ji

j
à un ms de la lettre 225 de Prosper a S. AUgust~ll (l ctto diffic,iltor
préférée à la version des autres mss qui portent Htlar,i s).

q. V....v,....;:,.;,.1- \<;1.- -
.",
AVIGNON (Avenmo, ViennOise)
Nectarius, . 439·45 r
Satuminus 465
lulianus 475'506
F. Nouguier, Htstotre chronologtque de l'Eghse et s evesques et
aychevesques d'Avignon (r66o).
G. C., t. l , col. 796-797.
[Chaillat1, Préci$ d~ Ç'hi$toire d'Avignon au poittl vue religieux
( 1853).
- 133 -
Granget, Histoire du diocèse d'Avignon et des anciens diocèses dont
il est tMmé, t. l (1862).
Duchesne, p. 258 .
• H. Duprat, Les origines de l'Eglise d'A:vignon .dans les Mémoires
de l'Académie de Vaucluse, t. VIII (1908), p. 373-405 et t. IX (1909),
p. 1-50 et 105-168.
G. C. N., t. VII (1920).
J. Girard. art. Avignon dans D.H. G. E. , t . V (193 1), col. "42-II53.
Tous les auteurs antérieurs à Duchesne ont admis une série de
J~~~ Z!a~i~~:"'r.ie~l: (~;ir ~~:(~~~Y~":f~~e(4~~~;5()~eL~i~I~:
N. les conserve encore, à l'exception de Just, en abaissant Ruf au
Ille ou IVe siècle et en remplaçant Maxime (qui est l'évêque de Riez)
par Nectaire. Une étude complète et critique a.été faite par Duprat,
avec de précieux Appendices et documents annexes .
• 00

CARPENTRAS (CaYpentoracte, Viennoise)


Constantianus... 439-451
G. C. , t. l, col. 893-895.
P. de Terris, Les évêques de Carpentras. Etude historique (1887).
J. Liabastres, Histoire de Carpentras (1891).
J. Loubet, Carpentras et le Comtat- Veniassin avant et après l'an-
nexion (1891). •
Duchesne, p . 263.
H. M. Laurent, art. Caypentras dans D.H.G.E., t. XI (1949), col.
III2- III 4·

La G. C.. suivie par les autres auteurs, n'admet pour cette époque
que Valentinus (266 ou 312), à rejeter comme polycatpique. Par con-
tre Constantien, attesté ,\lar les listes conciliaires du milieu du Ve
~~~~~ ti!i~:: ~;~~ ~~~~é~l~~~~~~~a~r~~~fc~~~ la période
000

CASTELLANE (SaUnae, Alpes-Maritimes)


Claudius. 439-442
Laurensi, Histoire de Castellane ('775, réédité en ,8g8).
Duchesne, p. 28S.
Cet évêché, réuni plus tard à celui de Sellez, n 'apparait que dans
les listes conciliaires de 44I (le I7e et dernier) et 442 (le 22C, avant-
deruier) . C'est à tort que le prieur Laurensi suppose qu'il avait été
fondé au temps de Constantin.
000

CAVAILLON (Cab.lIio, Viennoise)


Geuialis.... .. 394
Asc1epius.. . 439-451
P. J. de Haitze, Chronologie des évêques de Cavaillon (ms .inédit,
Musée Paul Arbaud, Aix). .
Duchesne, p. 262.
~. ~: L~~t ~:9ê~vaillon dans D.H.G.E., t. XII ('950), cql.
25- 26 .
- '34 -
Haitze rejette Genialis. qu'il regarde cOnlme éVêqJe des Gabales ;
~~~'l~~l~~~~:f~!èg~~~ ~=A~ d:s~~:sde~tdh~~ie~~~~~:~
blable. C'est à tort que Haitze et la G. C. remplacent Asc1epius' par
Julien (439-45') et Porcien (459). 1

***
CIMIEZ (Cemenelum, Alpes-Maritimes)
Valerianus... 439-45'
G. C. , t. III, col. '269-'270. 1
A. Thaon, Notice sur J'histoire de l'antique v'il/e de Cimiez (1845).
Duchesne, p. 285. 1

- et toute la bibliographie du diocèse de Nice. i


Valérien est le seul évêque connu. L'évêché a été téuni à celui de
Nice après le milieu d~ Ve siècle (voir infra, Nice). 1

**.
DIE (Dea, Viennoise)
Nicasius......... 325 1

Audentius..... .. . 439~150
Petronius ...... N
1

Marcellus...... 463-5'0
J. Coltunbi (voir: Valence). t;-;::
Molinier-Fabrègue (Voir: Valence).
L. de Gilbert, Histoire Chronotog.iqUe des iVé.ques er comtes de Die
('689).
G. C. , t . XVI, col. 509-5'2.
J. BnU1~DurandJ. Notes pour l'~'lstoire du ~to.cèse ~e Die dans ie
Bulletin de la Soczété d'archéologu et de stat~st~qHe 1~ la Drôme, t.

VIf~li~8~~~v~i;:rjf;'~ieli!io~~u~'~{.~)i,~gl;~~'~t 11~3r'I~~ J! gn~4i


('888).
Duchesne~ p. 227.
G. Morin, p'or't étai~ t'évêque Nüasius, l'u1t!q"!e eprésentant des
Gaules aH concûe de N~cée dans la Revue bénédtct1.ne, t. XVI (1899),
p. 72-75.
luI.es Chevalier, Notes historigues et chronolo~iqu~s sur les ~vêques
de Dte dans le BttUetin du Conulé des travaux lustortq es et plulologi~
ques, '9'3, p. 267-290.
F. Vernet, Nicaise de Die dans le Bulletin de la S ciété d'archéolo-
gie et de statistique de la Drdme, t. LX ('926), p. 54-6 et 257-265.

Ni~:;: ~~~:~v~~ ï:~i~'~!!I ~I~~ht~~l~~g!~~~U~ ~&~iii~r:~


Celse, Constantin, Projecte, à rejeter comme pol yca lques.
bi~Uél!~lf~o~t1!f~:t~e fo!:; ~o~~ ~e 11?~~é 0
ijOn
deer. . a été
1\ Audentius est attesté par les conciles du Ve siècle, Pétrone et son
\ frère Marcel par GrégOIre de Tours et l'haglogral'h! postéI1eure,

~ f,..l :J;. !.. f,t;.-:.-. .~~ .yy....- 1 t,..,


'>~ .... +...., .~ e... ~Jt.... l' _.J.. ~
w- !, S.J. ... S.,..:.,\;";"';" Cf,..., ~ S"'\
DIGNE (Dinia, Alpes-Maritimes)
Vincentius.. .... 374
Superventor .. ., 442-451
P . Gassendius, NotiUa' ecclesiae D iniensis (1654)' . '
[N. Taxi!), Notice de la ville de Digne, (ms anonyme, Musée Pau!
Arbaud, Aix),.
J. Columbi , De t'chus gestis ePiscopoyum Dinicnsium (1674) '
G. C., t . III, col. " 09-"13.
F. Guichard, Notice sur l'Eglise de Digne (1845). Traduction de
Gassendi.
J. F . Cruvellier et A. Andrieu, H is/oire religieuse et hagiologique
du diocèse de Digne (1893).
Duchesne, p. 282.
TouS les auteurs, à la suite de Gassendi, ont inscrit en tête de la liste
Domnin (313-340 ou après 362), qui doit être l 'évêque de Grenoble,
honoré à Di~e comme compagnon de Vincent , et après celui-ci
Nectaire, qui doit être l 'évêque d 'Avignon, et Memorialis, de siège
inconnu. Duch~sne n'accepte ni Domnin ni Vincent; mais Manteyer
(Origines chrét2cnnes... ~. 51) retarde avec raison ce dernier comme
le f!~~s~êa~e, \~!~ 1: p~i::rS~1~v~:t:~~;:~~e3~~s Alpes
Maritimes Il dont Fe siège n'est pas ~qué sur la liste conciliaire de
Vaison (le 2Ie sur 23) et qui reparaît dans les signatures des lettres
de 450 et 45 1 (respectivement 16e sur 19 et 1ge sur 44). car les autres
cités de la province son t à cette date pourvus d'autres évêques ou
n 'en avaient pas encore.
...
EMBRUN (Ebrodunum, Alpes-Maritimes)
Marcellinus (vers 365)
Armentarius . .. 439
Ingenuus ... 44 1-4 65
G. C., t . III, col. 1052'1058.
[Albert], H istoire géographique, naturelle, ecclésiastique et civile d t4
diocèse d'Embrun t. l (1783) .
A. Sauret, Essai historique sur la ville d'Emlwun (1860).
P . Guillaume, L isle des archevêques d'Embrun dans le Bulletin de
la Société d'études des H autes-Alpes, t . VIII (r889), p. 258-26 1.
J. F. Cruvellier et A. Andrieu (voir: Digne).
Duchesne, p. 280 .
Tout le monde est d'accord pour voir en Marcel1~ le premier évê .....
~:sd~~!ihrie~~~l(~r:~~~~o~~ ci;;s":'::'~! frf.1": g~ ~.a~e:'1.s
autres auteurs admettent après lui Artème et Albm, que Duchesne
rejette avec raison. Armentaîre et Ingénu sont connus par les docu-
ments du Ve siècle.
...
FRÉ1US (Forum J uli', Narbonnaise)

t~gt~~:::"""
Leontius.. ..... ..
N :398
419 -431
Theodorus """ 439-452
1

J. Antelmius, De initiis ecclesiae Forojulicnsis (1680) .


G. C., t. l, col. 4,8'422. 1

[J. F, Girardin), Histoi" de l'Eglise et de la ville de Fréius, 2 vol.


(17 2 9), 1

F!ti;:~t ~!~~:rd::to~~:~~~~if!O~~il~~i~de t:~;cb~ond,itu'd:Sq::ie~~


ti/iques et archtologiques de Draguignan, t . IV (1862). p. 294~3I9.
367-398, 438-472 et t. V ('863), p. 7'-'05, 138-186. 1
H. Espitalier, Les prem"" évêques de Fréius (1891).
Duchesne, p. 276.
G. C. N., t. l , col. 3'3-324.

ni~:lQ~h{ht~s ~~eG~~~fe: id=iliiee~~e~PQ~e~cfet~~~.Cylli- .


Je propose d'ajouter, avant Léonce, Ursion, connu par les conciles
de Nîmes et de Turin (voir supra, note 61).
ve~;:E:s~~~t~~ ~1é~~r~ f~iS f~i~ria 4J:~~~: a'li ~PJ~!!:~
évêché de 442 à t(9éJIui serait ~ate de sa mort. Il es~ plus Ffausible
U1:.e~:;~: ekt ref~~Né~i~~ta~éefè:st3r~stl'~~ fl,':,~ti~~~!~
qu'après le concile arlésien .de 452.
Antelmy et la G. C. N. mettent ensuite Asterius, quf est sans doute
un évêque du Frioul (Forojuliensis) ou de Forli (Foroliviensis). et
Ausilius ou Antiolius (475), moine de Lérins et martyr d'Earlc, qui
n'a probablement pas été évêque.

...
GAP (Vappincum, Narbonnaise)
Teridius .........
Remigius....... ..
(vers 370)
394-4'9
j
G. C., t. l, col. 452-454 .
r
co~~sC;;"fe~~!~;;rJ:nG~j; (:.~éfé historique de l'Egli et des évêques
J. 1. DeP.';ry, H isto"e hag.ologique du diocesede Gr(
r8 52 ).
Paul GUillaume. Les. PYemi~YS siècles de l'Egltse de ap (189 1).
l;u~~:' :'i~;;~e de la vtlle de Gap ( 18 9 2 ).
G. C, N., t . l , col. 446-452.
pa:f=ep~~l~~Îl{!.~;e :ev~l~ig~~_~;fo)~ du Gar raiS, publiée
Gautier, Depéry et la G. C. N. considèrent comme remier évêque
le martyr Demetrius, qu'ils placent au 1er siècle; la . C., ainsi que
Guillaume et Roman, le conservent, mais au lUe ou e ; Duchesne
et Manteyer (Origines chrétiennes ... p. 44) le rejettent l'identifiant
au martyr de Thessalonique.
qu~"n~p~y S~!ufai1'r..d:~;~;~:~e~;te ~t~~I~;V :rif!!~e al~~~
sans raison, de Tigride le successeur de Remi et un m ine de Lérins.
Roman et la G. C. N. les placent tous deux à la fin d IVe siècle, ce
re~:tur~:~~~~iie~ à~~:::~tlde~~~~sd~:ie~ es ~~~i~a1~~
d\~:;'-1~i' auteurs, saui Duchesne, admettent un Co stantin (439-
450) qui doit être le Constantien de Carpentras,
...
GENtvE (Genava, Viennoise)
Isaac..... .... .. .... (vers 380)
Salonius ......... 440-452
Theoplastus. .. vers 475
J. Spon, H istoire de la ville de Genève (1685).
J. A. Besson, Mémoires pour servir à l'histoire ecclésiastique des
diocèses de Genève, Tarentaise, Aoste et Maurienne et du décanat de
Savoie (1759) .
G. C., t . XVI, col. 377-380.
Fleury, Histoire de l'Eglise de Genève depuis les temps les Plus an~
tiens iusqu'en 1802, 3 vol. (I88r).
~~~~s~~, IRe::e~~he5 sur les origines des évêchés de Genève, Lausan-
ne, Sion et leurs premiers titulaires iusqu'au dlclin du VIe siècle (19<>6).
H. Leclercq, art. Genève dans D. A . C. L., t. VI (1924), col. 945.
R. Montadon, Genève des origines aux in vasions barbares ([927) .
Spon et J. A. Besson donnent pourles Ille et IVe siècles une série de
huit noms tirés d 'une liste dont Duchesne a montré le peu de valeur.
La G. C. en a retenu Diogenes, qui est évêque de Gênes au IVe siècle,
et Dominius, qui doit être Domnin de Grenoble, et pour le Ve siècle
Cassianus, Eleutherius et Domitianus qui sont inconnus par ailleurs

.'.
et fortement douteux.

GLANDtvES (Glannativa, Alpes Maritimes)


G. C., t. III, col. 1236.
Duchesne, p. 283.
Avant Claudius, premier évêque certain en 541, la G. C. situe un
Fratemus (45') dont l 'attribution à cet évêché est d'origine polycar-

.'.
pique.

GRENOBLE (Gralianopoli s, Viermoise)


Domninus... 381
~~ce:ses
Sebastianus
Vitalianus
Ceretius. .. ... 44'-45'
Viventius
G. Allard, L'hisloir.e du diocèse de Gren oble (manuscrit du XVIIe
siècle, Bibl. munie. de Grenoble).
G. C., t. XVI, col. 219-221.
A. Auvergne, L'ancien diocèse de Grenoble, t . 1 (t868).
Le Camus, Catalogue des évêques de Grenoble (,868).
[Bellet). Essai sur l'histoire des évlques de Grenoble (1872).
Duchesne, p. 224.
H. Leclercq. art. Grenoble dans D. A . C. L., t . VI (1924), col. ' 797-
dm .
Tous les auteurs sont d 'accord sur cette liste, que Duchesne consi-
dère comme valable, et sur les dates assignées à Domnin et Ceret ius
attestés par les conciles.
.'. '
MARSEILLE (Massilia, Viennoise)
Oresius ...... 314
Procrnus.... .. 381-428
Venerius.... . . 428-451
Eustasius .. .
Graecus ...... 475
G. C., t . !, col . 63'-636.
L. A. de Ruffi, Dissertations histariques, chronologiques et critiques
sur les évêques de Marseille (1716).
[Mgr de Belsuncel, L 'antiquité de l'Eglise de Marseille et la succes-
sion de ses évOques, t. ! (1747).
A. Fabre, Histoire de Marseille, 2 vol. (1829). .
Antoine Ricard, Les évOques de Marseille depuis St Lazare iusqu'à
nos iours (1872).
Duchesne, p. 265. l '
G. C. N., t. II (1899), col. '-13. ,
M. Clerc, MassaUa . Histoire de lvlarseille dans l'antiquité, t . II,
(193°). ,
H . Leclercq, art. Marseille dans D. A . C. L., t. X (1932), col. 2216.
Sur cette liste, dont il est impossible de combler les lacunes éviden,
tes, et sur sa chronologie tous les auteurs sont d'accord. Beaucoup
ont fait pr~céder ces noms de celui de Lazare le Ress~té, à l'âge
~tolique. Fabre, suivant Launoy et Tillemont, rejetait déjà la
1 gende, que la G. C. N. essaie de mainteuir contre Du1 chesne .

• *.
NICE (Nicaea)
? 3 4
'
Amantius... 38'
? (vers 455'465)
,- 139 ~

xanlus et Deuthère. Les travaux critiques de Doublet rendefit péri-


mée toute cette littérature; déjà la G. C. (notice sur Cimiez) rejetait
Bassus, qui est évêque de Nicée en Bithynie, et non de Nice, et le P.

=5
Delehaye, après Doublet, en a donné une démonstration décisive.
~~u~!e;i4~ ~l~ter!f~lnld: r~jer:rs~!c~~!~C:n~'é~~\~Fe~sJ~!=
blet de Valérien de Cinûez, Auxanius, 'lui est évêque d'Aix, et Deu-
thère, créé de toutes l?ièces au XVIIe slècle.
i:
et I~~~:: f~sif!.erd: l~~Oé~ê~:~~SC d:l!rêleu~!ie~~ siècle, avant

...
ORANGE (Arausio, VielUloise)
.? 3 4
Constanti~s .... :. . 381-393
'
Justus ........... . 44'-45'
Eutropius........ 463-475
G. C., t. l, col. 765'767.
Bonaventure de Sisteron, Histoire nouvelle de la ville et de la princi-
pauté d'Orange (1741).
J. Bastet, Essai historique sur les évêques du diocèse d'Orange (r837).
Duchesne, p. 257.
G. C. N., t. VI (1916).
H. Leclercq, art. Orange dans D. A . C. L., t. XII (1936), col. 2285.
La G. C. et la G. C. N . .l'lacent eu téte de la liste un Lucius (266), '. ,,,>
t~~e~rd~D'::e (~~~~t =~Ss!i3~~t~e:e~~:. c~=evIT~.i,.~~~tlS~
G. C. N. conserve encore le premier, Eutrope, situé à l'âge apostolique,

...
RIEZ (civitas , Regensium, NarbOlU1aise)
Maximus .. . 433-452
Faustus...... 462-485
S. Barlet, Historica et chro-nologica praesulum regie-nsis ecclesiae
nomenclatura .(r636).
G. C., t , l, col. 388-391.
J.-J. Féraud, Histoire de la ville de Riez (r885). Du même auteur,
une série d'articles dans les An-nales historiques des Basses-AlPes, en
particulier t . II (1839), p. 2°7-219 et t. III (1840), p. '7-29.
J .' F . Cruvellier et A. Andrieu (voir; Digne) .
Duchesne, p. 274 .
G. C, N., t . l , col. 565-563.
H . Leclercq, art. Riez dans D. A. C. L., t. XIV (1938), col. 24'3. 1;
Avant Maxime, Bartel veut situer Eusèbe (d'âge apostolique),
l{
A~1?~(vers 300), un premier Maxime, Victor, Faventius, un second
Maxime et Prosper d'Aquitaine. Féraud, qui acceptait d'abord Vic-
~ré.ter~~!fiîiér~ta~~~~J. ~r~~:d~yq~:n:::rt;u~~i ~e\~
tant que le siège existait déjà quand l 'abbé de Lérins Maxime y fut
élevé.
...
'- î4° ~
SAIII'1'-PAUL-TROIS-CHATEAUX (civitas Tricastino+ m, Viennoise)
Paulus,. .... 374 1

Eusebius... 394 1

L. A. Boyer de Sainte-Marthe, Histoire de l'Eglis1 cathédrale de


Saint-Paul-Trois-Châteaux, avec une chronologte de tpus les évêques
qui l'ont gouvernée (1710) . - Du même, Additions à l'histoire . .. (1731).
g;,S;~s~~,I'pco;5r5-707: 1

G. C. N., t . IV (1909).
Boyer de Sainte-Marthe et la G. C. placent en tête IRestitut, iden-
tifié à l'aveugle-né de l 'Ev:angile, conservé par la G. q. N. au Ve siè-
cle et par Manteyer (Orig1-nes chrétiennes ... , p. 161) au:; IVe siècle. La
G. C. place en second lieu Wl lustus, polycarpique. Les autres noms
:i~k:.a~:b~,e la~~~ai :~c:~~1s(f~~)~o;~;Û~c~~~~I,p~~~~
Castorin et Michel (Ve) , doivent être rayés selon Duchesne, qui ne
~~~~e7iaqd~t~a~rlJ~~:!e1ite:nd~~i<f!~tfranfea!a ;~~\~s Jd~ec:~lï~
~::.a~~~'if~! j: l~!~'iu~v~uMca:;~(i~r J~i~l::s~e~:~e~~~siv~t
conserver en outre, avant Paul (qu'il transfère au Ve siècle), Tor-
quat "et, après lui, Amance .
• *. '
SENEZ (Sanitium, Alpes-Maritimes) 1

G, C" t. III, col. 1251.


Laurensi (voir: Castellane).
~~~~~;n~~ne;. a28~~n évêché bas-alpin (s. d.). i

de~Ji~~pïé!ê~~~qfu~~é~~ f,~~:~J~~::st~~.t ~aa~.e~~ :u~~


f;~u~aurensi et 19o1en, accepte un Ursus (457-463) l ui est polycar-

Mais s'il n'y a pas encore d'évêché de Senez à l'éNd2-ue romaine,


~~~d~~toàti,l~eq~~~~r~,e ~~~~el't:ê;:;;,::s~n~!or(:i~
infra: Thorame). 1

••• 1

SISTERON (Segestero, Narbonnaise) l


J. COlwnbi, De rebus gestis ePiscopcwum Sistorice imn (1663).
G. C., t. l, col. 474. 1

~~:s!'e~pl;~e'2~:stoire de Sisteron, 2 vol. (1843) .


G, C. N" t, l, col. 663-665 .
Tous les auteurs, sauf Duchesne, ont admis un C~saphius (449-
a~2~i~~~~~: s~~~~t 1: ~~i~~~~;!u( ~~~~~~sn;~r1ti~~~~~,e ;~~~~
l'évêché n'avait pas alors d'existence indépendante et ne sera détaché
du siège de Gap, qu'à l'époque barbare, .

...
- I4I .....:

THORAME (Eluramina, Alpes-Maritimes)


Severianus...... 439-450
J. Roman, Recherches sur l'emplacement de la civitas et de l'évêché
Rit~D~cl;.:!~e~Ii~O)divitas Rigomagensium et l'évêché de Nice, dans
les Mémoires de la Société nationale des anti~uaires de France, t. XLIII
(,882) , p. 36-46. - Cf. dans le Bullelin C1'<lique (,884). p. 244.
A. Longnon, La civitas Rigomagensis, dans les Mélanges Renier
('887k p. 395-4 0 4.
(rIS8).oman, La bataille de·Mustias-Calmes et la civitas Rigomagensis
A. Allmer. La civitas Rigomagensium dans la Revue éPigraPhique
du midi de la France, t. II (,884-,889). p. 460-462.
Duchesne, p. 285.
H. Leclercq (voir : Nice).

de ~~:.i~~;t f~u~~:i;:p:;:~~ d~:i:s W!~~:st J:~~~e et~5c;ng~~


chesne l'identifie à Rigomagus, cité indiquée par la Notitia Galliarum.
ce qui est accepté par Allmer; mais Longnon préfère localiser celle-ci
à Barcelonnette et Roman à Chorges (Calurigomagus). En outre Lon-
~°Se!~i~.q:~E~éb~id: i'é~~~ ~:r~~~l,e ~~a:à~~~:al:~v~~~
=;t~~e:~én~s~~ r.~~~~~f:~ ~~~~~~sit~~viers, ou celut de

.'.
TOULON (TeZo, Viennoise)
Augustalis... 44'-450
G. C., t. l, col. 741.
Abbé S. [Senequier1, Origine apostolique de l'Eglise de T oulon i

dans la Semaine religieuse du diocèse de Fréfus et Toulon, t. III (1869).


p . r~:7t~sdi~:~:~!~~-~n;opinion émise par M. l'abbé S. 51" l'ori-
gine aposlolique de l'Eglise de Toulon , ibid., t. IV (,870). p. '79-'85,
195·201.
G. Lambert, Hisloire de Toulon, t. 1 (,886).
Duchesne, p. 26g.
G. C. N., t. V ('9")'
E. Bouisson, Histoire des évêques de Toulon (I927) .
Le chanoine Bouisson admet encore l'historicité de Cléon (34-66),
Eugène (70), Gratien (76), Marin, Sopertus, Narcisse, Adrien, qui ne
sont acceptés ni par la G. C., ni par Lambert, ni par la G. C. N ., les-
duels conservent par contre le polycaryiwe Honorat (premier évêque
'ë~~~~~ ':éJ~~~~~~bXt:,r.:~~éé ~':f:ié~:t PJ~s;:~~le, v.ar
Patrocle d'Arles selon Albanès (G. C. N.), gar Procnle de Marse.lle
:~~~ ;':,'irv~~! ~;~~~ ~:;a~~a~éff.~d~ ;'::'t~'a~;l~ tJ~~~
me le veut le chanoine Bowsson, Adéodat, Salvien et Gratien (le
denùer seul conservé par la G. C. et la G. C. N) .

.'.
- I42 ~

VAISON (Va';o. Viennoise)

~::r~~:::: 3 4
'
439-449
Fonteius .. . 450 -475
J. Columbi, De t'cbus gestis ePiscop01'um Vasionensiwm (1656).
f: 'i: ~;Ye';"~lS~inte-Marthe. Hisloire de l'Eglise calhidyale de
1

V~:~,vëh~~~~1~7;Otl;~~: :~;l~~ê~~~:q;t~i ~~; l;o;;~!t'j.'t;1\~~3~~


Vaison (1853).
Duchesne, p. 254. .
• J. Sautel, Les origines chrétiennes deVaison, dans la Revue d'hts-
lait ::.. I~~f';;:~u~~ :-~~n~';;.~i;~~~ ~if;d';':d~g~-irH. G. E., t. V
(1931), col. 782.
1
Dès le XVIIe siècle Columbi n'acceptait que les trois npms ci:-dessus,
d:s~~~~nz:.awt~:t~~~eoe: ~::~e~o~~rdi~~~S3~~"t~e~~;~
de Sainte-Marthe (outre ces deux noms, Émilien. 347, et Julien, 4'9)
sont à rejeter comme polycarpiques .

.'.
VALENCE (Valmlia, Viennoise)
Aemilianus 374
Maximus .. . .. .. .. 419
Cariatho....... 442
J. Columbi, De rcbus gestis Valentinorum et Diensiutk. ePiscoporum
(1~!lÏnier-Fabrègue, AbYégé chYonologique des évBqu) de Valence
el de Die (1680). f
J. de Castellan, Les antiquités de l'Eglise de Valence (1 24)'
G. C., t. XVI, col. 291-293.
Ulysse Chevalier, Notice chrono/agita-historique sur es évêques de.
Valence ('867).
li Perner, Histoire des lv/ques de Valence (t 887) . !
1

•j~hd!n;~!t~Ré~~lx, Les chroniques des évêques de V 11encB, dans le


Bulletin de la société d' archéologie et de stat'istique de la Drôme, t . LIX
(1925) , p. 289-306 et t . LX (1926), p. 62-7', 97-II9, 17ïI200. 266-283 .
J. de Font-Réaulx, H istoire religieuse du diocèse de :I~lence (1930).
Font-Réaulx a donné une étude critique, très comP1iè.te, des listes
ép'iscopales et des auteurs qui les ont reprod.uites : il abaisse au XVIe
SIècle la date du Chronicon que Duchesne croyait d~ XIIe, mais
conserve la même liste que lui , en rayant plusieurs no s polycarpi-
ques ou douteux, déjà rejetés par la G. C.

.'. 1

VENCE (Ventium, Alpes-Maritimes)


Severns
Iulianus
G. C., t . III, col. 1213.
E. Tisserand, H istoi" de Vence (1860) .
Duchesne, p. 284 ..
- "43 -
La G. C. donne comme prédécesseurs à Véran Eusebius (374).
Juvinius (vers 4'0) , Arcadius (43'.439) et Tisserand ajoute même en
:;tde~~: à~~~)é~: !n~ejàtle:'~le:c~r:nsé:è~~~ rsl~~:l~e:;
l es signatures du concile de Vaison .

...
VIENNE ( Vienna, Viennoise)
Crescens...... (vers 24o-2 50)
Zacharias
Martinus
Verus.......... 314
Justus '
Dionysius .... .
Paracodes ... . .
Florentius.... 374
Lupicinus
Simplicius.... 398
Paschasius
Claudius.... .. 44'-442
Nectarius
Nicetas
Mamertus.. . 463-474
Drouet de Martimpray. Histo~re de la sainte Eglise de Vienne (1708).
C. Charvet , Histo't'Ys de la samts Eglise de VIenne ( 1761).
F . Z. Coilombet, H istoire de la sainte Eglise de Vienne (, 847), 3 vol.
Menuet, Chroniq-ue religieuse de la ville de Vienn e (1856) .
G. C., t. XVI, col. 5-'2.
Bellet, D e l'apostolicité de l'Eglise de Vienne, dans l a Semaine t'eli-
gieuse du diocèse de Grenoble, t . .II. (1869-70), p . 508-51 2, 525-528,
554-560, 567-572, 589-592, 62 1-62 4, 634-64°.
Ulysse Chevalier, Notice chronologico-historiqtte sur les archevêques
de Vienne, dans la R evue du DauPhiné, t. III (1879) p. 214-2'9.
Duchesne, p. '45 .
Bellet, p. 55-70, 298-310.
La liste est sÙIe (cf. la démonstratio11 de Duchesne) et acceptée
par tous. La plupart des aute'!lrs avant Duchesne font remonter les
premiers à l'âge apostolique, ce qui oblige la G. C. à dédoubler indû-
cl,~~J; J!I~~~~n~t e~:i~ ~h~l~ïa~;ilii2g: J!è~~~~iIr4)(o;-;~
gines chrétiennes ... p. 171) veut su~primer arbitrairement les trois
premi~s noms et commence la liste a la fin du Ille siècle.
J .-R. P ;