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ANNEE UNIVERSITAIRE 2004-2005

DROIT CONSTITUTIONNEL
1ère Année de Licence
SECTION A

Cours de M. le Professeur Vandendriessche

CHRONOLOGIE SOMMAIRE
1789 -1958
1ère Année de Licence Section A - Droit Constitutionnel - Année 2004-2005

1789
Ö 24 janv. : convocation des Etats généraux (pour le Tiers-Etat, voteront les chefs de famille et les personnes soumises
à l'impôt)
Ö 5 mai : réunion des Etats généraux à Versailles
Ö 17 Juin : les députés du tiers-état se proclament Assemblée Nationale (le 19 juin, le clergé décide de se joindre aux
tiers ; le 25 juin, 47 nobles en font autant)
Ö 20 juin : serment du jeu de paume
Ö 9 juillet : l'Assemblée Nationale se proclame Assemblée Nationale constituante
Ö 14 juillet : prise de la Bastille ; Louis XVI se rend devant la Constituante le lendemain
Ö 4 août : nuit d'abolition des privilèges et des droits féodaux
Ö 26 août : La première tâche de la nouvelle assemblée fut l'élaboration de la Déclaration des Droits de l'homme et du
citoyen, à la fois extrêmement progressiste pour l'époque mais également modérée, voire "bourgeoise", consacrant
notamment le principe du droit de propriété.

1790
Ö 12 juillet : adoption de la Constitution civile du clergé
Ö 16-24 août : loi de séparation des autorités administratives et judiciaire

1791
Ö 21 juin : Fuite à Varennes ; le roi est suspendu de ses fonctions par l'Assemblée ; mais le 15 juillet, un décret de
l'assemblée disculpe le roi de toute responsabilité. En juillet, une répression sera même organisée contre les partisans
de la déchéance du roi et du régime républicain.
Ö 3 sept. : adoption de la Constitution
Ö 14 sept. : Louis XVI prête serment à la Constitution
Ö 1er octobre : première séance de l'Assemblée législative (élue au suffrage censitaire)
Ö Nov. : vetos royaux (loi sur les émigrés ; loi sur l'obligation faite aux prêtres de porter le serment civique)

1792
Ö 15 mars : formation d'un ministère girondin
Ö 10 août : le Roi est renversé
Ö 17 août : création, sur proposition de Danton, d'un tribunal criminel extraordinaire
Ö 2 sept : Election de la Convention au suffrage universel avec pour mission de donner une nouvelle constitution à la
France (1).
Ö 21 sept. : Proclamation de la République
Ö 25 sept. : la République sera "une et indivisible" afin de prévenir les tendances séparatistes surtout en province.
Ö 1er oct. : la Convention crée le Comité de sûreté générale, responsable de la sécurité du territoire
Ö 13 nov. : la Convention décide d'intenter un procès à Louis XVI

1793
Ö 17 janv. : condamnation à mort de Louis XVI
Ö 21 janv. : Exécution du Roi.
Ö 10 mars : création du tribunal révolutionnaire
Ö 6 avril : création du Comité de salut public
Ö 24 juin : adoption de la Constitution

1. Seul un dixième des électeurs a pris part au vote. Ce furent en général les plus révolutionnaires qui votèrent.

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1795
Ö 22 août : adoption de la nouvelle Constitution qui sera soumise au référendum (2).
Ö 4 octobre : élection du Directoire exécutif

1797
Ö Mars/avril : les élections portant sur un tiers des députés marquent la victoire des royalistes (seuls 13 conventionnels
sont réélus sur 216)
Ö 19 mai : un monarchiste (Barthélémy) entre au Directoire
Ö 1er juillet : le général Hoche fait marcher ses troupes sur Paris pour soutenir les Directeurs contre les Conseils
dominés par les royalistes ; le 14 juillet, Hoche est nommé ministre de la guerre
Ö 4 sept. : coup d'Etat de Barras aidé par Bonaparte qui envoie 30.000 hommes : c'est la fin du premier directoire

1798
Ö Mars/avril : les élections permettent de renforcer l'opposition jacobine du fait des abstentions royalistes
Ö 11 mai : le Directoire exécutif organise un coup d'Etat en invalidant les élections dans 37 départements (106 députés
sont remplacés par ses partisans)

1799
Ö Mars/avril : succès des jacobins et des modérés aux élections ; Sièyes devient Directeur
Ö 18 juin : les conseils orientent le Directoire plus à gauche ; le Club des Jacobins est reconstitué
Ö 23 octobre : Lucien Bonaparte est élu Président du Conseil des 500
Ö 18 brumaire an VIII (9 nov. 1799) : Coup d'Etat de Bonaparte
Malgré une résistance de certains députés démocrates du Conseil des 500, celui ci décida de confier le
gouvernement de la République à une "Commission consulaire" formée des deux directeurs (Sieyès et
Roger Ducos) et du général Bonaparte avec pour mission de rédiger une nouvelle constitution assisté de
deux commissions formées de 25 Anciens et de 25 Cinq cents.
Ö 13 décembre : adoption de la Constitution
Ö 25 décembre : mise en application de la Constitution

1800
Ö 17 janv. 1ère atteinte à la liberté de la presse (suppression de 160 journaux pendant la durée de la guerre)
Ö 1er février : approbation de la Constitution par plébiscite (3.011.007 Oui et 1562 Non)
Ö 17 février : loi du 28 pluviose an VIII (organisation administrative centralisée et déconcentrée)

1801
Ö 16 juillet : signature du Concordat : le catholicisme est la religion de la majorité des français ; les évêques sont
nommés par le Premier Consul et les curés doivent être agréés par le gouvernement ; les ecclésiastiques perçoivent
un traitement de l’Etat

1802
Ö 18 janv Bonaparte évince les membres du Tribunat qui lui sont hostiles
Ö 8 mai : réélection de Bonaparte comme Consul pour 10 ans par le Sénat
Ö 2 août : Sénatus-consulte nommant Bonaparte Consul à vie (14 thermidor an X)

2. 916.000 oui et 40.000 non, soit moins de 1 million de votants.

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Ö 4 août : Sénatus-consulte organique de la Constitution du 16 thermidor an X


Ö 11 août : Vote de la Constitution de l’an X

1804
Ö 18 mai : Sénatus-consulte organique du 28 floréal an XII établissant le Premier Empire
Ö 11 juillet : rétablissement du ministère de la Police générale (Fouché)
Ö 6 nov. Ratification plébiscitaire de l’Empire (3.500.000 Oui et 8374 non)
Ö 2 décembre : Couronnement de Napoléon Ier, Empereur des Français

1814
Ö 21 janv. Napoléon ordonne le retour du Pape à Rome
Ö 31 mars : entrée des alliés dans Paris ; arrivée de Napoléon à Fontainebleau
Ö 31 mars, l'armistice est signé par Marmont, circonvenu par Talleyrand
Ö 1er avril : nomination d’un gouvernement provisoire dirigé par Talleyrand
Ö 3 avril : le Corps législatif vote à son tour la déchéance. Pendant ce temps, Napoléon est à Fontainebleau où il
prépare la contre-offensive ; mais, non contents d'avoir été la cause de l'échec militaire, les maréchaux entrent en
rébellion à l'idée de se battre encore et exigent l'abdication : Napoléon signe alors son abdication conditionnelle (le 4
avril 1814) sous réserve des droits de son fils. Mais, devant la trahison de ses envoyés auprès du Tsar Alexandre,
Napoléon est obligé d'abdiquer sans conditions le 6 avril.
Ö Le Sénat appelle "librement" à être Roi des français "du bon voeu de la Nation" Louis-Stanislas-Xavier de Bourbon
et adopte un texte établissant une monarchie libérale parlementaire. Deux maréchaux signent avec les Alliés le 11
avril une convention garantissant à Napoléon la souveraineté de l'île d'Elbe. Le 14 avril, le Sénat confère la
lieutenance générale du royaume au Comte d'Artois (frère de Louis XVIII). Le 19 avril, chargés d'escorter Napoléon
à l'île d'Elbe, les commissaires des Alliés arrivent à Fontainebleau.
Ö Enfin, le 23 avril, l'armistice est signé par le Comte d'Artois : la France livre "toutes les places situées hors des
frontières françaises de janvier 1791" (et avec leurs flottes tous les ports situés de même) ; le Traité de Paix définitif
sera signé à Paris le 30 mai 1814 par Talleyrand, nouveau ministre des affaires étrangères de Louis XVIII.
Ö Le 24 avril, Louis XVIII débarque à Calais tandis que Napoléon arrive sur l'ile d'Elbe le 4 mai
Ö 2 mai : Louis XVIII fait connaître sa position par la déclaration de Saint-Ouen : souveraineté du roi ; rejet du projet
sénatorial ; maintien des éléments essentiels d'un régime constitutionnel et représentatif. La Constitution sera
élaborée par le roi avec le concours du Sénat et du Corps législatif. Le roi désigna ainsi 9 sénateurs (parmi lesquels
Boissy d'Anglas), 9 députés au Corps législatif et 3 commissaires chargés de le représenter. Cette "Commission des
21" s'inspira largement du projet sénatorial
Ö 3 mai : Louis XVIII entre à Paris et constitue un gouvernement composé notamment de Talleyrand (Affaires
étrangères) et du Baron Louis (Finances)
Ö 4 juin : entrée en vigueur de la Charte : "A ces causes, nous avons volontairement, et par le libre exercice de notre
autorité royale, accordé et accordons, fait concession et octroi à nos sujets, tant pour nous que pour nos
successeurs, et à toujours, la Charte constitutionnelle qui suit".

1815
Ö Le 1er mars, Napoléon débarque à Golfe Juan ;
Ö Le 6, une ordonnance royale ordonne de tuer Napoléon à vue. Les troupes, envoyées pour barrer la route à
l'Empereur, se rallient progressivement à lui ; tout au long de son avancée, il harangue les troupes de paysans en
rappellant les idéaux révolutionnaires et en refusant le retour à l'Ancien régime
Ö le 19 mars, devant les ralliements de plus en plus nombreux à Napoléon, Louis XVIIII quitte Paris
Ö le 20, Napoléon reprend sa place à Paris sans qu'aucune goutte de sang n'ait été versée.
Le Conseil d'Etat relève Napoléon de sa déchéance ; il forme un gouvernement avec Fouché à la police et
Carnot à l'intérieur).
Ö 1er juin : publication de l'Acte additionnel aux Constitutions de l'Empire ("la Benjamine")
Ö 18 juin : après avoir battu les prussiens à Ligny, Napoléon est vaincu à Waterloo

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Ö 22 juin : abdication de Napoléon à l'Elysée au profit de son fils ; il arrive à Ste Hélène le 14 octobre (il y mourra le 5
mai 1821)
Ö 8 juillet : pour la seconde fois, Louis XVIII rentre à Paris ; la Terreur blanche commence à frapper tous ceux qui ont
accueilli avec enthousiasme le retour de l'Empereur
Ö Août : Premières élections législatives (au suffrage censitaire) qui assurent au pouvoir une majorité imposante : 350
députés ultra-royalistes sur environ 400 députés ; il n'y avait cependant que 76.000 électeurs (et 30 % d'abstention).
En janvier 1816, cette chambre adopte une loi prévoyant l'exil pour tous ceux qui avaient voté la mort de Louis XVI.

1816
Ö 5 sept. : Dissolution de la Chambre par Louis XVIII pour avoir montré trop d'indépendance et s'étant opposée aux
initiatives du ministère Richelieu.
Ö 4 octobre : les nouvelles élections () assurent la victoire des partisans du roi sur les ultras : 150 royalistes modérés,
une douzaine de libéraux et une centaine d'ultras.

1823
Ö 24 déc. : nouvelle dissolution de la Chambre.

1824
Ö 25 fév & 6 mars : les élections donnent une large victoire à la droite, les indépendants n'ayant que 20 sièges sur 430 ;
la durée de la législature est portée à 7 ans.
Ö 15 août : rétablissement de la censure
Ö 16 sept. : mort de Louis XVIII ; son frère Charles X lui succède et il se fera sacrer à Reims le 29 mai 1825, dans la
plus pure tradition monarchique d'ancien régime ; Charles X est le chef de file des ultras et va mener une politique de
réaction et d'intolérance.

1827
Ö 6 nov. : dissolution de la Chambre des députés par Villèle : triomphe pour les oppositions qui remportent la majorité
des sièges (124 sièges pour le centre et la gauche ; autant pour la droite ministèrielle ; 70 sièges pour la droite
d'opposition).

1828
Ö 5 janvier : Villèle démissionne et est remplacé par un monarchiste modéré, Martignac. Le nouveau gouvernement va
faire quelques concessions aux libéraux (réintégration de Guizot à la Sorbonne ; limitation de l'influence de l'église
dans l'enseignement).

1829
Ö 8 août : Charles X met fin au ministère Martignac et le remplace par le Prince de Polignac (entouré du Général de
Bourmont et de La Bourdonnaye)

1830
Ö 18 mars : discours menaçant de Charles X devant la Chambre : 221 députés de l'opposition le rappellent aux termes
de la Charte dans une adresse posant le problème du libre choix des ministres par le roi et le principe du
gouvernement constitutionnel.
Ö 16 mai : la dissolution est prononcée

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Ö 20 juillet : les élections marquent le succès de l'opposition qui remporte 274 sièges (143 pour le gouvernement) ; le
roi repousse les règles constitutionnelles et maintient le ministère
Ö 26 juillet : ordonnances scélérates (sur le fondement de l'art. 14 de la Charte, c'est-à-dire quand la sûreté de l'Etat est
en danger) :
* suppression de la liberté de la presse
* nouvelle dissolution de la chambre
* modification du cens électoral, désormais uniquement fondé sur la contribution foncière
* fixation des élections aux 6 et 13 septembre.
Ces ordonnances provoquèrent la révolte de Paris (27 au 29 juillet 1830 : les Trois glorieuses). Même si
Charles X décida de révoquer les ordonnances et nomma un nouveau Premier ministre (le Duc de
Mortemart), les insurgés en appelaient à la république, ce dont ne voulaient toutefois pas les libéraux,
craignant le retour des excès de la Terreur. Le Duc d'Orléans, cousin du roi, était l'homme de ces libéraux
(il avait combattu dans les armées de la Révolution). Les députés le proclamèrent Lieutenant général du
royaume et, le 31 juillet, il se montre au balcon de l'Hôtel de ville en compagnie de La Fayette. Charles X
choisit l'exil.
Ö Gouvernement provisoire : Dupont de l’Eure (Justice), Guizot (Intérieur), Baron Louis (Finances)
Ö 3 août : les deux chambres reçoivent Louis-Philippe : les libéraux réclamaient une nouvelle Constitution
démocratique, ils désiraient que le trône soit entouré d'institutions républicaines. Certains conservateurs comme
Guizot voulaient tout simplement revenir à la Charte de 1814. La nouvelle Charte fut votée par la Chambre des
députés et promulguée le 14 août 1830.
Ö Le premier ministère est formé le 11 août avec Guizot, Molé et le baron Louis.
Ö 2 nov. Ministère Laffitte (avec Thiers sous-secrétaire d’Etat aux Finances)

1840
Ö 6 août : 2ème tentative de coup d'Etat de Louis-Napoléon Bonaparte à Boulogne (il avait voulu tirer parti du
transfert des cendres de Napoléon Ier aux Invalides, décidé par Louis Philippe pour se concilier les bonapartistes).
Arrêté, il est condamné à la détention à perpétuité au fort de Ham. Il s'en évadera le 25 mai 1846.

1848
Ö 14 fév. : Guizot interdit un nouveau banquet républicain.
Ö Du 22 au 24 février, des journées insurrectionnelles aboutissent à l'abdication de Louis-Philippe ; la République est
proclamée le 24 février et un gouvernement provisoire est formé (Lamartine, Ledru-Rollin, Louis Blanc) ; Lamartine
proclame la République ; le corps électoral passe de 200.000 à plus de 9 millions !
Ö 23 et 24 avril : élections de l'Assemblée Nationale constituante (84 % de participation) ; victoire des républicains
modérés (580 députés) contre la droite monarchiste (200 sièges).
Ö 4 et 5 juin : à l'occasion d'élections partielles dans la Seine, le prince Louis-Napoléon Bonaparte est élu député.
Ö 5 juillet : Godefroy Cavaignac (qui avait dirigé la répression des émeutes ouvrières (en juin) est désigné Président
du Conseil.
Ö 15 octobre : un remaniement ministériel permet à certains partisans du parti de l'ordre (dont Thiers, Bugeaud et Molé)
de revenir au gouvernement.
Ö 12 nov. : promulgation de la nouvelle Constitution adoptée le 4.
Ö 10 décembre : Louis-Napoléon Bonaparte est élu Président de la République avec 74 % des suffrages (contre
Lamartine, Cavaignac, Ledru-Rollin et Raspail).

1849
Ö 13 mai : élections législatives (40 % d'abstentions) : 450 monarchistes, antirépublicains et antidémocrates, 75
républicains modérés, 180 démocrates-socialistes
Ö fin octobre : Louis Napoléon renvoie le ministère couvert pas les votes de l'assemblée ; le nouveau Cabinet n'a plus
de Président du Conseil et il choisit ses ministres en dehors de l'Assemblée nationale.

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1850
Ö 31 mai : loi remettant en cause le suffrage universel : exclusion des citoyens ne justifiant pas d'un domicile continu
de 3 ans dans la même commune et reconnaissance de la contribution personnelle comme seule preuve de domicile
(3 millions de citoyens sur 9,5 se trouvent ainsi exclus). La liberté de la presse fait l'objet d'une réglementation plus
sévère (loi du 30 juillet 1850)
Ö 16 juillet : rétablissement de la censure sur la presse

1851
Ö 1er juin : Louis Napoléon Bonaparte annonce qu'il se met à la disposition du peuple si celui-ci veut bien lui donner
les moyens de rester au pouvoir
Ö 19 juillet : l'Assemblée repousse la tentative de Louis Napoléon d'obtenir sa réélection en modifiant la Constitution
Ö 2 décembre : coup d'Etat de Louis Napoléon se fondant notamment sur le rétablissement du suffrage universel direct
Ö 21 décembre : plébiscite approuvant le coup d'Etat

1852
Ö 14 janvier : adoption de la nouvelle Constitution inspirée de celle de l'an VIII
Ö 2 fév : Election du Corps législatif (8 opposants sur 261 élus)
Ö 7 nov. Sénatus-consulte rétablissant l’Empire
Ö 21-22 nov. Plébiscite approuvant le 2nd Empire (7 824 189 Oui et 253 145 non)
Ö 2 déc. Rétablissement officiel de l’Empire

1857
Ö 29 avril : dissolution du Corps législatif
Ö 21 juin : élections législatives : l’opposition ne recueille que 665 000 suffrages contre près de 5 millions pour le
gouvernement ; mais, sur 10 députés de Paris, 5 sont républicains

1869
Ö 24 mai : élections législatives où l’opposition progresse : 41 royalistes, 30 républicains et 212 bonapartistes
Ö 30 sept. Rencontre de Napoléon III et d’Emile Ollivier à Compiègne
Ö 8 sept. : nouveau Sénatus consulte prévoyant le droit pour le corps législatif d'élire son président et son bureau,
l'initiative des lois pour les députés, le droit de voter l'ordre du jour, celui de voter le budget par chapitre

1870
Ö 2 janvier : les libéraux entrent au gouvernement sous la présidence d’Emile Ollivier.
Ö 8 mai : Napoléon III organise un plébiscite pour faire approuver le sénatus-consulte du 20 avril établissant l’empire
libéral : 7.350.000 oui contre 1.500.000 non.
Ö 2 septembre : défaite de Sedan.
Ö 4 septembre : proclamation de la République. Formation du gouvernement de la Défense nationale dirigé par le
Général Louis-Jules Trochu, gouverneur militaire de Paris.. Dernière réunion des deux Chambres du second empire.
Ö 8 septembre : décret convoquant les électeurs pour désigner une « Assemblée nationale constituante » le 16 octobre.
Ö 12 septembre : délégation à Tours du gouvernement de la Défense nationale.
Ö 16 septembre : décret avançant les élections au 2 octobre.
Ö 19-20 septembre : entrevue de Ferrières entre Bismarck et Jules Favre.
Ö 23 septembre : ajournement sine die des élections.
Ö 3 novembre : vote de la population parisienne en faveur du gouvernement de la Défense nationale.
Ö 8 décembre : transfert de la délégation du gouvernement à Bordeaux.

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1871
Ö 28 janvier : armistice et capitulation de Paris.
Ö 29 janvier : décret sur les élections de l’ Assemblée nationale.
Ö 31 janvier : décrets de la délégation sur les inéligibilités.
Ö 8 février : élection de l’Assemblée nationale.
Ö 12 février : réunion de l’Assemblée à Bordeaux.
Ö 13 février : démission du gouvernement de la défense nationale.
Ö 17 février : Thiers chef du pouvoir exécutif de la République française.
Ö 19 février : constitution du ministère.
Ö 19 février-10 mars : pacte de Bordeaux.
Ö 1er mars : nouvelle entrée des prussiens dans Paris. Déchéance de Napoléon III. Voter des préliminaires de Paix.
Ö 10 mars : décision de l’Assemblée de transférer son siège à Versailles. Elle fixe sa première réunion dans cette ville
au 20 mars.
Ö 18 mars : début de la Commune de Paris.
Ö 26 mars : élection du Conseil général de la Commune.
Ö 19 avril : déclaration de la Commune de Paris au peuple français.
Ö 10 mai : signature du traité de Francfort.
Ö 21-28 mai : semaine sanglante.
Ö 2 juillet : élection partielles à l’Assemblée nationale. Progrès républicains (plus de 100 élus contre 15 monarchistes).
Ö 6 juillet : publication du manifeste du comte de Chambord qui se déclare prétendant au trône. Echec de la fusion.
Ö 31 août : loi Rivet : Thiers président de la République.
Ö 2 sept : Thiers crée par décret le poste de vice-président du Conseil des ministres ; le poste est confié à Jules Dufaure.

1872
Ö 13 novembre : message présidentiel sur la République conservatrice
Ö 29 novembre : l’Assemblée décide de nommer une commission de 30 membres pour élaborer des projets sur les
pouvoirs et sur la responsabilité ministérielle.

1873
Ö 7 janvier : mort de Napoléon III en Angleterre.
Ö 18 février : loi électorale.
Ö 13 mars : loi de Broglie.
Ö 18 mai : démission du ministère du 19 février 1871. Constitution d’un nouveau ministère.
Ö 24 mai : interpellation de de Broglie. Démission de Thiers. Mac Mahon Président de la République. De Broglie vice
président du Conseil.
Ö 16 septembre : libération du territoire.
Ö septembre-octobre : tentative de restauration monarchique.
Ö 27 oct : le comte de Chambord persiste dans son refus du drapeau tricolore
Ö 20 novembre : loi du septennat.
Ö 24 novembre : démission de de Broglie.
Ö 26 novembre : deuxième ministère de de Broglie. Nomination de la Commission des Trente pour l’examen des lois
constitutionnelles.

1875
Ö 6 janvier : message présidentiel sur les lois constitutionnelles.
Ö 30 janvier : amendement Wallon.
Ö 24 février : loi constitutionnelle sur le Sénat.

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Ö 25 février : loi constitutionnelle sur l’organisation des pouvoirs publics.


Ö 16 juillet : loi constitutionnelle sur les rapports des pouvoirs publics.
Ö 2 août : loi organique sur l’élection des sénateurs.
Ö 30 novembre : loi organique sur l’élection des députés.
Ö 30 décembre : loi relative à la date des élections législatives et sénatoriales et à la séparation de l’Assemblée
nationale.

1877
Ö 30 mai : manifeste des 363.
Ö 25 juin : dissolution de la Chambre des députés.
Ö 3 septembre : mort de Thiers.
Ö 14-28 octobre : renouvellement de la Chambre : les républicains confirment leur majorité (400 députés sur 526).

1879
Ö 30 janvier : démission de Mac Mahon. Election de Grévy à la présidence de la République. « constitution Grévy ».
Ö 22 juillet : une loi ordinaire fixe le siège des pouvoirs publics à Paris.

1881
Ö 16 juin : loi Ferry sur la gratuité de l’enseignement primaire
Ö 29 juillet : loi sur la liberté de la presse
Ö septembre : élections législatives renforçant encore la majorité républicaine.
Ö 14 Nov. : gouvernement Léon Gambetta

1889
Ö Janvier : Echec de l'agitation boulangiste (Boulanger renonce à marcher sur l'Elysée)
Ö 13 février : loi rétablissant le mode de scrutin uninominal.
Ö 17 juillet : loi interdisant les candidatures multiples.
octobre-novembre : élections législatives. L’échec du boulangisme est consommé avec la victoire des républicains.

1893
Ö 3 sept : les élections législatives traduisent une montée de l’abstention et la volonté de renouveler le personnel
politique ; les socialistes peuvent constituer un groupe parlementaire

1914
Ö 10 mai : succès de la gauche aux élections législatives, grâce à l’accord entre Caillaux et Jaurès
Ö 28 juin : assassinat de l’archiduc François Ferdinand à Sarajevo
Ö 16 juillet : Jaurès préconise la grève générale contre la guerre
Ö 23 juillet : ultimatum de l’Autriche à la Serbie
Ö 31 juillet : assassinat de Jaurès.
Ö 3 août : déclaration de guerre.

1915
Ö Oct : fin de "l'union sacrée" par le renversement du gouvernement Viviani

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1916
Ö 21 février : début de la bataille de Verdun.
Ö 1er juillet : début de l’offensive franco-anglaise sur la Somme
Ö Déc : échec des troupes allemandes devant Verdun.

1917
Ö 2 avril : entrée en guerre des Etats-Unis
Ö 28 avril : nomination de Pétain à la tête de l’état-major
Ö Octobre : révolution russe
Ö 16 nov. Deuxième gouvernement Clémenceau
Ö 15 déc : armistice de Brest-Litovsk

1918
Ö Février : premier décret-loi
Ö 26 mars : Foch nommé général en chef des armées alliées
Ö 9 juin : offensive allemande (prise de Compiègne)
Ö 11 novembre : armistice.

1919
Ö Juin : traité de Versailles.
Ö Novembre : chambre « bleu horizon ».

1920
Ö 18 fév. Election de Paul Deschanel à la présidence de la République
Ö 21 sept. Démission du Président Deschanel
Ö 23 sept. Election de Alexandre Millerand à la présidence de la République

1923
Ö 14 oct : Discours d'Evreux du Président Millerand

1924
Ö 26 mars : le Président Millerand prend ouvertement parti pour le "Bloc national" dans la perspective des élections
législatives qui aboutissent à la victoire du cartel des gauches.
Ö 2 juin : vote d'une motion de défiance par la Chambre contre le Président Millerand
Ö 11 juin Démission du Président Millerand - Election de Gaston Doumergue (premier chef d'Etat non catholique
depuis l'abjuration de Henri IV)
Ö Juin : Gouvernement du "Cartel des gauches" dirigé par E. Herriot

1939
Ö septembre : déclaration de guerre.

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1940
Ö mai : offensive allemande.
Ö 22 juin : armistice.
Ö 10 juillet : vote de l’acte dit « loi constitutionnelle du 10 juillet 1940 ».

1944
Ö 1er fév : de Gaulle rassemble toutes les forces de la Résistance sous le nom de FFI.
Ö 3 juin Création du Gouvernement Provisoire de la République française qui se substitue au Comité Français de
Libération Nationale. Les FFI sont intégrés dans l’armée.
Ö 6 juin Débarquement allié en Normandie.
Ö Juillet : Accords de Bretton-Woods.
Ö 9 août Ordonnance du G.P.R.F. rétablissant la légalité républicaine.
Ö 15 août : débarquement allié en Provence
Ö 19-25 août Libération de Paris. Le Général de Gaulle, ses ministres et l'Assemblée consultative (constituée le 17
septembre 1943 à Alger et réorganisée à Paris le 11 octobre 1944) s'y installent.
Ö 2 septembre Premier Conseil des ministres du G.P.R.F. (De Gaulle préside).
Ö 22 oct : reconnaissance du G.P.R.F par les alliés.

1945
Ö 27 janv : libération d’Auschwitz
Ö Février : Conférence de Yalta
octobre début de la guerre d'Algérie.
Ö Avril - Juin : Charte de San Francisco.
Ö 8 mai : signature de l’armistice
Ö 17 juil - 2 août : Conférence de Postdam
Ö 14 août : condamnation de Pétain à mort (il sera gracié et emprisonné)
Ö 2 sept : Capitulation du Japon
Ö 15 oct : exécution de Pierre Laval
Ö 21 octobre Le même jour ont lieu en France :
-> l'élection d'une Assemblée. Les femmes (ordonnance du 17 août 1944) et les militaires de carrière ont le droit de
voter. Le Parti Communiste, la S.F.I.O. et le Mouvement Républicain Populaire obtiennent à eux seuls, l'essentiel des
586 sièges de l'Assemblée, soit respectivement : 148, 135 et 143 sièges (restent 65 sièges détenus par les modérés et
31 par les radicaux).
-> un référendum qui pose deux questions : 1°/ Voulez vous que l'Assemblée élue ce jour soit constituante ? 2°/ Si le
corps électoral a répondu oui à la première question, approuvez vous que les pouvoirs publics soient, jusqu'à la mise
en vigueur de la nouvelle Constitution, organisés conformément projet de loi ci-joint ?
Les électeurs repoussent le retour aux institutions de 1875 à la quasi-unanimité (96 % des voix). L'Assemblée élue est
donc constituante mais ses pouvoirs seront limités puisque à la seconde question, il a été répondu oui à 66 %.
Ö 2 novembre Loi constitutionnelle qui fixe les institutions provisoires de la France. Un régime parlementaire atypique,
il comprend une seule Assemblée et un Gouvernement. La première exerce le pouvoir constituant avec la nation. Elle
a l'initiative. Sa proposition doit être soumise au peuple par la voie du référendum dans un délai d'un mois. Si le
corps électoral rejette le projet, une nouvelle Constituante doit être élue et la même procédure est suivie jusqu'à ce
qu'intervienne l'approbation populaire. A noter que chaque Assemblée n'a que 7 mois pour accomplir son travail
sinon, elle est renvoyée devant les électeurs. L'Assemblée élue exerce également le pouvoir législatif,
minutieusement réglementé. Le Gouvernement est responsable politiquement devant l'Assemblée. Il élit à sa tête le
Général de Gaulle.
Ö 14 nov : ouverture du Procès de Nuremberg.
Ö 29 novembre L'Assemblée désigne à la proportionnelle des groupes une commission de constitution de 42 membres.
Très rapidement, il apparaît que le Parti Communiste, la S.F.I.O. et le M.R.P. ne sont pas d'accord sur le contenu de
la nouvelle Constitution.

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1946
Ö 20 janvier En désaccord avec les projets constitutionnels discutés à l'Assemblée, le Général de Gaulle démissionne. Il
dénonce le retour de "régime exclusif des partis". Félix Gouin lui succède à la tête du Gouvernement.
Ö 24 janvier Le M.R.P., la S.F.I.O. et le Parti Communiste adoptent la Charte du tripartisme. Loin d'être une alliance
gouvernementale, il s'agit d'un accord qui délimite les règles d'une entente cordiale entre les trois signataires
contraints de s'entendre tactiquement.
Ö 19 avril La Constituante adopte un projet de Constitution d'inspiration socialiste et communiste. Le M.R.P., qui s'est
rangé dans l'opposition vote contre. Le projet est un compromis entre le parlementarisme classique et le
gouvernement d'assemblée. Le risque vers un régime d'assemblée est certain.
Ö 5 mai Le peuple par référendum rejette le texte par 10,5 millions de non contre 9,4 millions de oui (5 millions
d'abstentions).
Ö 2 juin Conformément à la loi constitutionnelle du 2 novembre 1945, une seconde Assemblée constituante est
désignée. Le M.R.P. devient la première force avec 161 sièges (+18) devant le Parti Communiste - 146 sièges (-2)- et
la S.F.I.O. - 115 sièges ( 20) -. Georges Bidault prend la tête du nouveau Gouvernement.
Ö 16 juin Le Général de Gaulle prononce à Bayeux un discours où il insiste sur la nécessité d'une rénovation des
institutions françaises. Il propose les bases d'une constitution différente de celle qui sera promulguée le 27 octobre
1946.
Ö 29 septembre A l'Assemblée, un nouveau projet est adopté par les trois partis les plus importants : le Parti
Communiste, la S.F.I.O. et le M.R.P..
Ö 13 octobre Le peuple approuve le projet de Constitution : 9,2 millions de oui contre 8 millions de non mais 8,5
millions d'abstentions.
Ö 27 octobre La nouvelle Constitution est promulguée.
Ö 10 novembre Les élections législatives ont lieu. Le Parti Communiste se renforce (165 sièges, +19), la S.F.I.O. (91
sièges, -24) et le M.R.P. (158 sièges, -3) perdent quelques sièges au profit des radicaux (54 sièges, +17) et des
indépendants (76 sièges, +13). Ils demeurent cependant, les trois partis les plus importants au sein de la Chambre.
Ö 16 décembre Léon Blum devient Président du Conseil et forme un nouveau Gouvernement.

1947
Ö 16 janvier Vincent Auriol est élu Président de la République. Le Gouvernement Blum démissionne.
Ö 21 janvier Paul Ramadier est désigné Président du Conseil.
Ö 28 janvier La Chambre manifeste sa confiance au Gouvernement Ramadier (mécanisme de la double investiture).
Ö 7 avril De Gaulle crée son propre parti : le Rassemblement du Peuple Français. Il sera dissout en 1952.
Ö 4 mai Paul Ramadier, Président du Conseil révoque des ministres communistes en désaccord avec sa politique sociale
et coloniale en Indochine insurgée. C'est la fin du tripartisme (Parti Communiste, S.F.I.O. et M.R.P.). Les
gouvernements dits de la "troisième force" (S.F.I.O., M.R.P. et les Radicaux) doivent combattre l'opposition des
Communistes et des Gaullistes (le R.P.F).
Ö 19 novembre Le Gouvernement Ramadier démissionne devant l'hostilité déclarée de la S.F.I.O.
Ö 22 novembre Robert Schuman, Président du Conseil, forme le nouveau Gouvernement.

1948
Ö 19 juillet Le Ministère Schuman démissionne après l'adoption d'un amendement socialiste sur les crédits militaires
pour l'Indochine auquel il s'était opposé.
Ö 24-27 juillet André-Marie devient président du Conseil, et forme le nouveau Gouvernement.
Ö 17 août La loi André Marie-Paul Reynaud invente le procédé de la loi-cadre et celui de l'extension du pouvoir
réglementaire par délégalisation de certaine loi. Par ce biais, on tente d'éviter de s'opposer de front à l'article 13 de la
Constitution.
Ö 27 août Le Gouvernement André-Marie est contraint de démissionner alors qu'aucun vote de défiance de la Chambre
n'est intervenu.
Ö 31 août Robert Schuman obtient la confiance à titre personnel de l'Assemblée Nationale.
Ö 3 septembre L'Assemblée refuse la confiance au Gouvernement constitué par Robert Schuman.

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Ö 11 septembre Henri Queuille obtient l'investiture et réussit à former un Gouvernement qui a la confiance de la
Chambre.
Ö 23 septembre Une loi rétablit pour le Conseil de la République le système électoral du Sénat de la 3ème République.
Ö 16 décembre Les Conseillers de la République prennent le titre de Sénateurs.

1949
Ö 6 octobre Le Gouvernement d'Henri Queuille est contraint de démissionner.
Ö 14-17 octobre Jules Moch est investi à la Présidence du Conseil mais est incapable de former un Gouvernement.
Ö 27-29 octobre Georges Bidault devient Président du Conseil et réussit à constituer un Gouvernement.

1950
Ö 4 février Démission des ministres socialistes.
Ö 7 février Remaniement ministériel.
Ö 24 juin Le Gouvernement Bidault démissionne.
Ö 30 juin Investiture de Henri Queuille à la Présidence du Conseil.
Ö 4 juillet Le cabinet Queuille est renversé dès qu'il est présenté à l'Assemblée.
Ö 13 juillet Formation d'un Gouvernement Pleven.
Ö 28 novembre Vincent Auriol refuse la démission de René Pleven.

1951
Ö 28 février Le Gouvernement Pleven démissionne sur la question du mode de scrutin applicable aux prochaines
élections législatives.
Ö 9-13 mars Henri Queuille, désigné pour la troisième fois Président du Conseil, forme un nouveau Gouvernement.
Ö 18 avril A l'initiative de Robert Schuman, le Traité de Paris la Communauté européenne du Charbon et de l'acier
(France, Benelux, Italie et R.F.A.). C'est une des premières étapes de la construction européenne.
Ö 17 juin De nouvelles élections législatives ont lieu, marquée par le retour du système des apparentements. Le R.P F.
obtient le plus de sièges : 106. Le Parti Communiste et le M.R.P. perdent des voix et n'ont plus respectivement que
95 (-70) et 84 (-74) sièges. La S.F.I.O. se maintient avec 95 sièges (+4). Le Rassemblement des Gauches
Républicains (77 sièges, +23) et les indépendants et modérés (87 sièges, +11) progressent.
Ö 10 juillet Le Gouvernement Queuille démissionne.
Ö 8 août René Pleven, de nouveau nommé Président du Conseil, forme un Gouvernement.

1952
Ö 7 janvier Chute du Gouvernement Pleven.
Ö 17-22 janvier Edgar Faure est désigné Président du Conseil. Il constitue un nouveau Gouvernement.
Ö 29 février Démission du Gouvernement Faure.
Ö 6 mars-23 décembre Gouvernement Antoine Pinay.

1953
Ö 7 janvier-21 mai Gouvernement René Mayer
Ö 4 juin Pierre Mendès-France ne reçoit pas l’investiture.
Ö 26 juin Joseph Laniel est investi et forme un nouveau Gouvernement.
Ö 23 décembre Les partis politiques étalent leurs divisions. Il faut 13 tours pour désigner le 2ème Président de la IV°
République : René Coty.

1954

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Ö 12 juin Chute du Gouvernement Laniel.


Ö 18 juin Mendès France devient le nouveau Président du Conseil.
Ö 1er novembre Début de l'insurrection en Algérie.
Ö 7 décembre Révision de la Constitution qui modifie notamment la procédure législative.

1955
Ö 20 janvier Remaniement ministériel.
Ö 6 février Chute du Gouvernement Mendès France.
Ö 25 février Edgar Faure est investi à la présidence du Conseil. Il forme un nouveau Gouvernement.
Ö 29 novembre Edgar Faure est renversé.
Ö 2 décembre Edgar Faure dissout l'Assemblée Nationale.

1956
Ö 2 janvier Nouvelles élections législatives à l'Assemblée Nationale. Le Parti Communiste redevient le premier parti
politique français (146 sièges, +51) mais, les socialistes (89 sièges), les radicaux (70 sièges) et quelques Gaullistes
(17 sièges) qui se sont rassemblés dans un Front républicain sur un programme de paix en Algérie obtiennent la
majorité des sièges à l'Assemblée Nationale. Cinquante et un poujadistes font leur entrée à la Chambre.
Ö 5 février L Assemblée Nationale investit Guy Mollet à la Présidence du Conseil.

1957
Ö 25 mars Le Traité de Rome crée l'Euratome et la Communauté Economique Européenne : véritable marché commun
qui vise à libérer les échanges dans l'Europe des 6 (France, Bénélux, R.F.A. et Italie).
Ö 21 mai Chute du Gouvernement Guy Mollet, incapable de résoudre le conflit algérien. Jusqu'en juin 1958, le "cancer
algérien" accentuera les crises ministérielles.
Ö Juin La présidence du Conseil est dévolue à Bourges-Maunoury.
Ö 30 septembre Chute du Gouvernement Bourges-Maunoury.
Ö Novembre L'Assemblée investit Félix Gaillard à la Présidence du Conseil.

1958
Ö 15 avril Chute du Gouvernement Félix Gaillard. La France est sans gouvernement.
Ö 8 mai René Coty propose Pierre Pflimlin qui doit être investi le 13.
Ö 13 mai Pflimlin obtient la majorité à la chambre pendant qu'à Alger, des européens réclament la venue au pouvoir du
Général de Gaulle, seule issue devant le risque de guerre civile. La Corse se rallie au pouvoir insurrectionnel d'Alger.
A Paris, on craint un coup d'état
Ö 14 mai Le Général Massu, commandant en chef en Algérie, réclame à son tour le retour au pouvoir du Général de
Gaulle.
Ö 15 mai Le Général de Gaulle publie une déclaration annonçant qu'il se tient "prêt à assurer les pouvoirs de la
République".
Ö 19 mai Par une conférence de presse, le Général de Gaulle reprend contact avec les responsables politiques français
mais se refuse à désavouer Salan.
Ö 27 mai Par un communiqué de presse, le Général de Gaulle annonce avoir entamé "le processus nécessaire à
l'établissement d'un gouvernement républicain";
Ö 28 mai Pflimlin démissionne.
Ö 29 mai Devant la menace des paras du Général Massu, René Coty fait connaître sa décision par un message au
Parlement d'appeler le "plus illustre des Français".
Ö 31 mai De Gaulle forme son gouvernement.
Ö 1er juin De Gaulle est investi par l'Assemblée Nationale. Il obtient le vote de la loi du 3 juin 1958 qui habilite le
Gouvernement à préparer une nouvelle Constitution.
Ö 28 septembre Le projet de Constitution présenté à la nation est approuvé par référendum.

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Ö 4 octobre : promulgation de la Constitution


Ö 23-30 novembre Elections législatives.
Ö 21 décembre De Gaulle devient le premier Président de la V° République et de la Communauté.

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