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ratiques
financières n° 201
Août-Sept. 2018

TEOM : la grande confusion


La question financière de la compétence
déchets s’est considérablement complexifiée
ces dernières années au fil de recours et
de jurisprudence. Dans l’attente d’un texte
indispensable pour remettre d’aplomb
le sujet, nous allons tenter d’avancer
quelques idées simples.

J
usqu’à l’année 2014, les collectivités dépositaires de
la compétence « collecte et traitement des déchets »
pouvaient avoir un raisonnement simple, appuyé sur
des bases juridiques solides. En premier lieu, il n’y avait pas
d’obligation de budget annexe, et donc la collecte et le
DR

traitement des déchets pouvaient clairement être inclus


dans le budget principal. Par ailleurs, la recette TEOM était
bien souvent inférieure aux investissements et coûts du coûts liés à la collecte et au traitement des déchets ména-
service, sachant qu’une partie des déchets collectés est gers, nets des recettes non fiscales générées par le ser-
ensuite valorisée puis revendue. Recettes dont on pouvait vice ». Il ajoutait dans cette décision que « les coûts de
contester qu’elles soient affectées au financement des collecte et de traitement des déchets non ménagers, mais
ordures ménagères. assimilés car collectables et traitables sans sujétions tech-
Enfin il faut insister sur le fait que le financement de la com- niques particulières ne pouvaient pas être inclus dans ceux
pétence a longtemps exigé un abondement du budget couverts par la TEOM ». Ce dernier point a été modifié par
général, en particulier dans les années 2000 durant les- la loi de finances rectificative pour 2015 applicable au
quelles de lourds investissements ont dû être financés pour 1er janvier 2016 qui autorise désormais « la couverture par
assumer des mises aux normes toujours plus drastiques. la TEOM des dépenses de collecte et traitement des
déchets non ménagers mais assimilés ». Cette évolution
La bascule 2014 législative modifie donc une nouvelle fois l’appréciation juri-
Suite à un contentieux lillois (de nature fiscale), le Conseil dique des faits à partir du 1er janvier 2016. Les délibérations
d’État a procédé à une novation jurisprudentielle au prin- de TOEM précédant 2014 sont les plus fragiles puisqu’adop-
temps 2014 qui a remis en cause les principes jusqu’alors tées sur la base d’un raisonnement juridique qui a été fina-
admis pour la gestion de la TEOM. En effet, dans une déci- lement modifié par une jurisprudence du Conseil d’État.
sion du 31 mars 2014, le Conseil d’État, au terme d’une Et c’est donc en toute logique que le juge administratif a
lecture très rigoureuse des textes applicables, a rappelé annulé en France nombre de délibérations fixant les taux
que le produit de la TEOM ne pouvait financer que « les des années 2011 à 2014.

Les fiches pratiques :


98/M Les grandes étapes du processus achat (1)
173/C Le compteur Linky : une aubaine financière pour
Enedis et son groupe
272/F Les finances des SDIS confrontées aux
inclus dans votre abonnement Premium contraintes pesant sur les tiers financeurs
(fiches finances + Club Premium finances) 273/F La situation et les perspectives des finances
publiques locales, vues par la Cour des comptes
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iches
ratiques L’info du mois
financières
Aplatissement de la courbe de taux
Les marchés ne prennent jamais de vacances et
sont toujours hypersensibles aux informations
estivales, surtout quand elles concernent les
Des annulations de TEOM qui coûtent guerres commerciales ou les risques géopolitiques.
à l’État Du coup, le mois d’août aura, comme souvent, été
Mais lorsque le juge a annulé ces délibérations, il a procédé chahuté sur les marchés financiers : tensions sur
à une substitution de base légale, prévue explicitement par la livre turque après les sanctions commerciales
la loi. Le juge administratif a lui-même opéré une novation, américaines, sur le real brésilien à l’approche de
puisque, par un jugement rendu à Lyon le 3 octobre 2017, l’élection présidentielle d’octobre, sur le peso
il a annulé les taux de 2015 et la délibération adoptant le argentin au plus bas historique face au dollar,
budget primitif de cet exercice, en tant qu’il prévoit la recette ce qui a conduit la Banque centrale à relever
de la TEOM, d’une collectivité, et ce, tout en renvoyant au spectaculairement ses taux d’intérêt, et enfin
juge fiscal le soin d’opérer, en tant que de besoin, la subs- sur le yuan, qui fait du yoyo.
titution de base légale. Décision incroyable, car renvoyer au Les mouvements de toutes ces devises traduisent
juge fiscal le soin de procéder à la substitution de base les difficultés grandissantes des économies
légale, c’est aussi renvoyer à l’État le soin de défendre les émergentes dans un contexte de remontée du dollar
intérêts des collectivités concernées. et de l’affrontement entre les États-Unis et leurs
Ne pas prononcer de substitution de base légale, c’est fina- partenaires commerciaux.
lement considérer que la totalité du produit de la TEOM a
été perçue à tort, ce qui est évidemment hérétique puisque L’intensification de la guerre des tarifs douaniers,
cela signifierait que le service de collecte et de traitement que rien ne permet d’écarter, pourrait entraîner une
des ordures ménagères n’a rien coûté à la collectivité pen- contraction de l’économie mondiale de plus de 3 %,
dant l’année considérée ! Ces annulations répétées ont très selon KPMG.
naturellement déclenché nombre de réclamations de rem- Résultat : les courbes de taux s’aplatissent, comme
boursement de la part de contribuables, réclamations tour- le symbolisent les taux souverains américains, dont
nées vers l’État qui est appelé à défendre et le cas échéant l’écart entre 2 et 10 ans vient de tomber sous 20
à rembourser. points de base. La courbe des taux n’a jamais été
aussi plate depuis 2007, juste avant la crise
La réaction de l’État financière, et menace de s’inverser… ce qui n’est
Suite aux annulations de taux de TEOM, les rembourse- jamais bon signe.
ments ont considérablement crû en 2017, invitant l’État à L’Europe constate aussi un ralentissement de son
promptement réagir, ce qu’il fait plutôt bien quand il s’agit économie qui devrait permettre de conserver des
de défendre ses intérêts. C’est pourquoi une circulaire en taux d’intérêt très séduisants pour les emprunts
date du 9 mars 2018 a été transmise aux préfectures afin de fin d’année.
de les inviter à resserrer le contrôle de légalité des actes
positifs concernant la TEOM. Rien de bien nouveau si ce
n’est de veiller à ce que le produit de cette taxe, et par voie financière, soulèvent très clairement la question de la
de conséquence son taux, ne soient pas manifestement baisse nécessaire du taux de TEOM quand un excédent
disproportionnés par rapport au montant des dépenses de est en place. Il est facile d’imaginer que l’approche des
collecte et de traitement des ordures ménagères (non cou- échéances électorales pourrait inciter nombre d’exécutifs
vertes par recettes non fiscales). à s’y lancer.
Qu’est-ce qu’une disproportion en l’espèce ? Le para-
graphe 27 du BOFP du 6 juin 2015 prévoit que seule est Mensuel édité par TERRITORIAL, recyclées. Certification : PEFC Impact sur l’eau
SAS au capital de 1 259 907 euros (P tot) : 0,013 kg/tonne
admise une disproportion limitée à un maximum de 15 % de Siège social : Antony Parc 2 – 10 place du
RÉALISATION  
sur-recette, mais le Conseil d’État a rejeté un pourvoi pour Général de Gaulle – La Croix de Berny
Rédacteur en chef technique : Laurent
BP 20 156 – 92186 Antony CEDEX • Bureaux :
une délibération reposant sur une disproportion de 9.76 % Espace Cévé, 58 cours Becquart Castelbon, Brugièregarde • Maquette : Xavier Pau •
38500 Voiron • Site internet : www.territorial.fr Secrétaire de rédaction : Annie Lozac’h-Menez
entre le produit de TEOM et les dépenses afférentes… RCS NANTERRE 404 926 958 • N° SIRET 404 • Chef de fabrication : Hervé Charras
EMPLOI ET ANNONCES CLASSÉES  
Dès lors il apparaît prudent et raisonnable de circonscrire 926 958 00020 • Code APE : 5813Z • N° TVA
Tél. : 01 79 06 73 33
intracommunautaire : FR 28 404 926 958
son excédent autour de 7.5 %…. Commission paritaire : 0221T78444 - ISSN : laregie.emploi@groupemoniteur.fr
1278-6241 - Dépôt légal : à parution PUBLICITÉ   : Gilles Dubois, directeur de
Principal actionnaire : Info Services Holding clientèle, 01 79 06 79 67 ou 06 67 15 78 67
Des baisses de TEOM ? Présidente et directrice de publication :
­Isabelle André • Directeur des rédactions :
DIFFUSION  
Directeur de la diffusion : Guillaume
Le cycle d’investissement de cette politique publique, la Guillaume Doyen de Corbière • Responsable de diffusion :
RÉDACTION Maëlle Penelon
maîtrise des coûts, les recettes liées en croissance, la dyna- • Coordination éditoriale : Cédric Néau ABONNEMENT
mique des bases fiscales sur laquelle la TEOM est assise, (cedric.neau@groupemoniteur.fr)
• Animateurs du comité de rédaction :
Tél. : 04 76 65 93 78 - Fax : 04 76 05 01 63
abonnement@territorial.fr
les marges de manœuvre dégagées par la contractualisation Sandra de Pinho (sandra.de-pinho@hautsde- Abonnement administratif 1 an + accès
france.fr), Olivier Nys (olivier.nys@hotmail.fr) archives web : 179 e • Abonnement person-
IMPRESSION : Imprimerie du Pont-de-Claix, nel 1 an + accès archives web : 96 e
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iches Marchés - Achats
ratiques Délégations de service public

financières 98/M
Août-Sept. 2018

Les grandes étapes du processus achat (1)


L’objectif de cette fiche est de remettre en perspective les différents moments clés de l’achat
public, abordés de manière approfondie dans les précédents articles, et qui forment une suite
logique et cohérente pour réaliser un achat performant, depuis la naissance du besoin jusqu’à
l’exécution du contrat et son bilan final, s’inscrivant ainsi dans une boucle de progrès.

L’analyse interne des besoins rentes, comprendre l’évolution éventuelle des pratiques de
Il n’y aura pas d’achats efficaces sans cette étape de seg- consommations et d’approvisionnement… Ces éléments sont
mentation/cartographie aussi primordiale que parfois difficile. indispensables pour suivre ses achats, pouvoir challenger le
Cette étape doit permettre de répondre aux questions sui- besoin (le produit acheté correspond-il au besoin ? Est-il
vantes : qui achète quoi, à qui, à quel prix, quelle est la récur- correctement utilisé ?), évaluer le fournisseur et préparer la
rence de l’achat, pourquoi ? L’analyse précise de la segmen- prochaine consultation.
tation des achats permet de mieux appréhender le contenu À l’issue de cette analyse, vous devez être en mesure de
de son portefeuille des achats. Il ne s’agit pas simplement disposer de quelques indicateurs clés : nombre de références
de disposer d’une liste des produits ou des prestations ache- produits, nombre de fournisseurs, montant moyen par com-
tées mais de savoir si ces derniers sont achetés dans le cadre mande, dépense par entité (pôle/direction/service), dépense
de marchés ou pas (si pas de marché, la passation d’une par fournisseur et tendance, dépense par marché, dépense
procédure va s’imposer selon un degré de formalisme qui par groupement de commandes (pouvoir adjudicateur),
dépendra de la valeur estimée HT des achats visés), sont dépense par produit, dépense fixe vs dépense variable, évo-
groupés ou non et si la date de fin peut arriver plus ou moins lution de la dépense depuis 5 ans, projection des évolutions
rapidement à échéance. La segmentation des achats permet des consommations à N+2, fréquence des ruptures de stock,
ensuite d’analyser, par consolidation et croisement avec des réclamations fournisseurs, application de pénalité, nombre
données complémentaires (suivi d’approvisionnements, de défauts qualité… Cette vision rétrospective s’enrichira
comptabilité), la dépense annuelle pour comprendre com- aussi d’une phase de programmation des achats qui viendra
ment elle se structure : dépense par produits, services asso- confronter les analyses historiques (cf. ci-dessus) aux réali-
ciés, contrats en cours, volumes… Identifier les changements tés des besoins à venir qui peuvent être complètement nou-
significatifs de la demande, identifier les dépenses non récur- veaux et donc absents des radars ou récurrents.
Analyse des marchés
fournisseurs
Politique Programmation des achats Exécution Bilan de
Expression du besoin Procédure
achats et des marchés des marchés marchés

Définition de stratégie
achat
❶ ❷ ❸ ➍ ➎
❶ Réunion de lancement achat ❷ Réunion marché fournisseur ❸ Réunion stratégie achats ➍ Réunion prépa négociation ➎ Réunion revue de marché
Objet : Objet : Objet :
• retour d’expérience du marché • présentation du marché • revue de l’analyse fonctionnelle
précédent Objet :
fournisseur du besoin Objet :
• présentation du besoin • retour sur l’analyse des offres
• opportunités/menaces sur le • discussion autour des leviers • retour sur l’exécution et les
• liste des fournisseurs à • préparation des tactiques de
marché achats indicateurs de performance
rencontrer négociation
• revue des fournisseurs • choix de la forme du marché et
• revue du planning et prochaines rencontrés des critères
étapes
Acteurs : Acteurs : Acteurs :
Acteurs : Acteurs :
• acheteur • acheteur • acheteur
• acheteur • acheteur
• prescripteur(s) • prescripteur(s) • prescripteur(s)
• prescripteur(s) • prescripteur(s)
• gestionnaire de marché • gestionnaire de marché • utilisateur(s)
Outils (exemples) : Outils (exemples) : Outils (exemples) : Outils (exemples) : Outils (exemples) :
• micro-planning projet • modèle de porter • tableau benchmark • script de négociation • tableaux de bord («scorecard»)
• guide entretien fm • structures de coûts • arbre des leviers

Auteur
✚ de contenu sur
Guillaume Laffineur, www.lagazette.fr/club-finances
chef du bureau Performance, Direction des achats de l’État Accès aux services
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ratiques Marchés - Achats
financières Délégations de service public

L’analyse externe des besoins


Quels sont les ingrédients qui aident à maximiser l’attractivité Contraintes internes : manque d’information sur les
d’un marché ? Comment obtenir du fournisseur non pas une besoins futurs, l’utilisateur « protège » son achat, l’achat
proposition de prix mais sa meilleure proposition financière ? est sensible, les quantités limitées, le besoin est très
C’est le croisement de l’analyse interne (1) et externe (2) qui spécifique, la qualité demandée excessive comparée
donne la réponse à l’acheteur : veille sur nouveaux entrants aux standards du marché, les spécifications imposent
potentiels, analyse de la structure des coûts fournisseurs, des investissements supplémentaires pour le fournis-
vigilance sur le volume d’achat par segment et la probabilité seur, pas d’effort de standardisation/homogénéisation
de gain des sociétés, vigilance sur l’adéquation entre nature entre les pôles, les spécifications changent souvent,
des prestations attendues et domaines d’offres fournisseurs… inertie au changement de fournisseur…

Au travers notamment du sourcing, l’acheteur va identifier les Contraintes du marché : changer de fournisseur
acteurs économiques, leur positionnement (part de la collec- coûte très cher, la demande est plus forte que l’offre,
tivité dans leur CA), les enjeux du marché : leaders, challen- les coûts logistiques sont très élevés, pas de substitut,
gers, fournisseurs spécialisés, généralistes… Puis déterminer les substituts sont très chers, les autres acheteurs du
le niveau de concurrence : monopolistique/oligopolistique/ marché sont plus attractifs du fait de leurs volumes, ils
concurrentiel et repérer les évolutions : innovations techno- sont plus flexibles sur les spécifications…
logiques, des business models, nouveaux fournisseurs.
C’est aussi l’occasion de procéder à une analyse de la
demande en étudiant les besoins des « collectivités concur- La définition de la stratégie achat
rentes » (besoins quantitatifs et volume financier, vigilance À l’issue de ce travail de fond, une stratégie achat est alors
sur leur politique d’achat, rapport de force client/fournisseur), proposée qui positionne des propositions/recommandations
de comparer les prix d’achat avec d’autres structures opérationnelles d’amélioration du marché, son mode de pas-
publiques (benchmark) et de comprendre les facteurs de sation ainsi que les gains envisageables sur un plan écono-
coûts du fournisseur pour anticiper les potentiels impacts mique mais aussi global (qualité, développement
(évolution des matières premières, coût de la main-d’œuvre, durable, etc.).
taux de change €/$…) et identifier ses coûts fixes et ses La stratégie achat est présentée dans une fiche de synthèse
coûts variables. S’ensuivra une présentation structurée du qui fera apparaître les principaux leviers probants qui s’arti-
marché fournisseur sous forme de graphiques. culeront autour de quelques axes forts d’optimisation :
L’analyse du marché fera émerger, dans un secteur donné, sa • Acheter moins cher (effet prix) :
taille en France, les principaux fournisseurs (distributeurs, - réduction du nombre de lots et du nombre de fournisseurs
fabricants), principaux clients du marché (Ugap, collectivités, - optimisation de la durée des contrats
hôpitaux…), fournisseurs généralistes ou spécialistes. - massification des volumes
Elle mettra également en lumière, pour un secteur donné, - standardiser les produits : réduire le nombre de références
par exemple celui de l’automobile, les facteurs du coût four- • Acheter moins (effet volume) :
nisseur dans le cadre du choix prix de location de véhicule - mutualisation locale/départementales/régionale des moyens
= amortissement des véhicules (50 %) + maintenance - optimisation de la gestion des stocks pour éviter le gaspillage
(15 %) + main-d’œuvre (20 %) + frais généraux (5 %), • Acheter mieux (effet process) :
marge (10 %)… - intégration de nouvelles clauses spécifiques responsabilité
Durant cette étape, l’acheteur est leader mais des rencontres - standardiser les produits : réduire et/ou standardiser les
fournisseurs avec le prescripteur majeur apportent une com- références
plémentarité technico-économique. - passer d’un stockage de proximité à un stockage centralisé
- rationaliser l’approvisionnement et les flux logistiques
La synthèse de l’analyse interne et de l’analyse externe per- (calendrier prévisible de livraison, éviter les urgences, redi-
met de déterminer la criticité du segment en termes de mensionnement des magasins internes avec livraison
contraintes techniques (internes) et commerciales (externes : directe dans les services)
le marché fournisseur (capacité de production, stratégie du • Acheter autrement :
marché, dépendance au fournisseur, niveau de qualité), les - faire ou faire faire (externalisation)
substituts, les nouveaux entrants (évolution de l’offre et de - substituer : remplacer des produits ou des solutions sur
la demande et des niveaux d’investissements), la demande lesquels un fournisseur dispose d’un monopole par des
(concurrents acheteurs, capacité de consommation, niveau produits ou des solutions ayant les mêmes caractéristiques
de qualité), le fournisseur de rang 2 (dépendance, évolution (cartouche à encre générique vs cartouche à encre de
des facteurs de coût). Suis-je attractif sur le marché fournis- fabricant ; société de tierce maintenance vs services de
seur ? Qu’est-ce qui renforce ou nuit à ma position sur le maintenance du fabricant de matériel).
marché fournisseur ?

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iches Contrôle de gestion
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financières 173/C
Août-Sept. 2018

Le compteur Linky : une aubaine financière


pour Enedis et son groupe
L’infrastructure de distribution électrique, c’est-à-dire les tronçons de moyenne et basse
tensions du réseau (dont les branchements et les compteurs), appartient aux collectivités,
le plus souvent des EPCI. Sur 95 % du territoire, elle est obligatoirement confiée en concession
à Enedis, ex-ERDF, filiale à 100 % d’EDF. La loi a assigné à l’entreprise un investissement lourd
d’enjeux : la pose des compteurs dits « communicants », alias Linky. Les développements
à suivre détaillent les modalités de financement de cette opération en cours de réalisation.

Les modalités de financement - un taux dit « sans risque » représentatif de ce que l’entre-
des investissements courants d’Enedis prise pourrait obtenir si elle plaçait ses fonds en titres d’État
Enedis investit 3,2 Md €/an dans les réseaux de distribution. plutôt que dans le réseau, fixé à… 4,0 % (!) ;
Les collectivités concédantes, de leur côté, réalisent un peu - une prime de risque de concessionnaire de 2,5 % (soit plus
moins d’1 Md € (enfouissement, équipements de basse d’1,3 Md €/an).
tension en zone rurale) via les redevances qu’elles touchent Les revenus d’Enedis, contrairement à ceux d’un délégataire
de leur concessionnaire, une partie de la taxe sur l’électri- classique, sont donc indexés sur les investissements réalisés.
cité… In fine, les risques les plus lourds d’un concessionnaire sont
Jusqu’à présent, les contrats de concession ne traitaient pas donc répercutés sur l’usager, de qui est quand même exigée
des plans d’investissement, de même que des objectifs de la prime de d’assurance d’1,3 Md €/an… Un schéma dont
qualité (temps de coupure…). C’est Enedis qui arbitrait ses rêveraient bien des délégataires…
interventions selon une approche jugée par trop curative et
insuffisamment préventive. Les caractéristiques du projet Linky
Un nouveau modèle national de contrat introduit une pro- Les compteurs traditionnels présentent plusieurs limites dans
grammation pluriannuelle concertée des investissements. une optique de maîtrise de la consommation, notamment en
Mais, soumise au dernier mot d’Enedis, elle ne devrait guère période de pointe :
changer la donne. - peu de plages horaires de consommation (2 à 6) ;
Autre originalité des concessions électriques, le tarif d’utili- - mesures des consommations au semestre ;
sation du réseau, payé par les fournisseurs (le « Turpe ») et - pas de détection des pertes d’électricité sur le réseau.
répercuté sur les consommateurs, ne relève pas des contrats. Linky est censé remédier à ces manques et offrir de nou-
Il est établi au niveau national par la Commission de régula- veaux services et d’économies (télérelève, téléopérations,
tion de l’énergie (CRE). diagnostics de pannes facilités, décompte de l’énergie dans
Révisé tous les 3-4 ans, il est conçu pour équilibrer les les deux sens en cas d’autoproduction…).
charges totales d’Enedis, lui procurer une rémunération La Cour des comptes, dans un rapport de février 2018, et le
« normale » et l’inciter à la performance. ministre de l’Énergie (juillet 2018), n’ont toutefois pas man-
Ainsi, chaque fois qu’Enedis investit 100, le Turpe lui fournit qué de déplorer un projet beaucoup plus soucieux des inté-
à l’euro près de quoi : rêts du distributeur et des fournisseurs que de ceux des
- équilibrer l’amortissement qui en résulte pendant 40 ans consommateurs.
(en moyenne), soit 2,5/an ; Le coût brut de remplacement de l’ensemble du parc français
- constituer les provisions contractuelles ; de la zone Enedis est annoncé à 5,4 Md €. Un compteur
- rémunérer son apport de fonds au taux d’intérêt de 6,5 % coûterait en moyenne 130 €.
(entre 2018 et 2021). Le projet est censé s’autofinancer à la maille du distributeur :
selon les études préalables de la CRE, la valeur actualisée
Le rendement de 6,5 %, assimilable au « TRI » d’autres DSP, nette de ses flux négatifs (investissements, frais d’exploita-
se décompose en : tion) et positifs (investissements évités, économies de relève,

Auteur
✚ de contenu sur
Christian Escallier, www.lagazette.fr/club-finances
consultant, Cabinet Michel Klopfer Accès aux services
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ratiques Contrôle de gestion
financières

réduction des pertes électriques…) atteindrait +200 M€ proche de celui de la dette du groupe eût été logique
sur 20 ans. La Cour des comptes, là encore, a émis des (< 2%). Or le consommateur paiera un rendement de
réserves, jugeant la durée d’amortissement excessive et poin- 4,6 %/an (près de 800 M€ au total), largement supérieure
tant l’oubli de certaines dépenses. à la réalité financière.
La « gratuité » de Linky, si elle se confirme ex post, d’abord
Le financement et la couverture tarifaire parce que le coût global du projet aura été tenu (ce qui
du projet Linky semble être le cas au stade du tiers du déploiement), ne doit
Le cadre tarifaire de Linky résulte d’une délibération de la donc pas abuser. Le consommateur aurait pu espérer une
CRE en date du 17 juillet 2014. Enedis financera elle-même remise. Mais les économies nettes attendues du projet, plu-
l’investissement grâce à sa substantielle trésorerie disponible tôt que de lui être restituées, ont été affectées à doper la
(3,8 Md au 31 décembre 2014). rémunération d’Enedis.
Le tarif couvrira la dépense d’investissement selon le régime
de droit commun décrit plus haut : Enedis récupérera sa mise Quid des collectivités ?
sur la durée d’amortissement de 20 ans, ce, quel que soit le Les autorités concédantes, à de notables exceptions près
coût final de l’opération. comme le Sipperec (lequel avait obtenu du Conseil d’État en
Dès lors qu’il doit avancer l’argent et qu’il court un risque, le 2012 l’annulation du Turpe, au motif qu’il méconnaissait les
distributeur bénéficiera d’une rémunération des capitaux obligations des contrats de concession, notamment les pro-
investis, fixée de manière dérogatoire à 10,25 %. Il sera incité visions pour renouvellement, et fragilisait de ce fait la position
au respect de la programmation via l’assujettissement à : des collectivités), ne s’expriment guère sur ces questions
- des pénalités forfaitaires par compteur non posé ; tarifaires d’essence nationale. Et lorsque certaines organisa-
- une diminution du taux de rémunération en cas de déra- tions le font, c’est souvent pour prôner une meilleure rétri-
page des coûts ; bution d’Enedis en vue de favoriser l’investissement. Elles
- des pénalités en cas de non-respect de certains indicateurs pourraient donc voir dans la sur-rémunération du projet Linky
de qualité. un mal pour un bien.

Point important, le total des sanctions financières sera pla- Ce serait un mauvais calcul. Enedis est d’ores est déjà l’une
fonné de telle sorte que le taux de rémunération des capitaux des grandes entreprises les plus rentables de France : ses
investis ne puisse tomber sous 5,25 %. bénéfices courants rentabilisent ses fonds propres aux taux
peu ordinaire de 20-25 %/an, sans contrepartie en termes
Résumons-nous : du point de vue d’Enedis et de son action- de risque (position monopolistique, tarif couvrant au réel de
naire EDF, Linky s’apparente à un « placement » sur 20 ans, multiples charges). Et que deviennent ces surplus ? Loin de
dont le capital sera irrévocablement récupéré, qui rapportera, profiter à la distribution, ils remontent vers l’actionnaire EDF
si tout se déroule comme prévu, 10,25 %/an et dans le pire (après prélèvement d’1/3 d’impôt par l’État) : lors des 3 der-
des cas 5,25 %/an. Quel agent économique a-t-il accès, dans niers exercices connus à ce jour (2015-2017), les dividendes
les conditions de marché des années 2010, à une telle four- ont absorbé 94,5 % des résultats nets (1 664 M€ sur
chette de rendement garanti ? La rentabilité ex ante de 1 760 M€).
10,25 %, équivalente à ce qu’attendent par exemple des
concessionnaires de réseau locaux FTTH, ne pourrait éco- Le tarificateur CRE, dont la position n’est pas facile, ne le
nomiquement se justifier qu’au regard du risque de perdre méconnaît nullement. Aux voix plus ou moins intéressées qui
gros et du besoin de fonds propres qui en découle. s’élèvent périodiquement pour réclamer une meilleure rému-
nération d’Enedis, il répliquait il y a un an encore : « Une
Le financement de Linky présente une autre spécificité, en hausse supplémentaire de la rémunération […] viendrait
écho à l’antienne politique selon laquelle le compteur ne augmenter, sans justification, les bénéfices de l’opérateur et
coûtera rien au consommateur. La stricte application des indirectement les bénéfices de son actionnaire ». Mais, avant
règles du Turpe aurait dû engendrer une bosse tarifaire de parler de hausse, le niveau pourrait être interrogé…
entre 2014 et 2022 (où la rémunération des capitaux inves- Le bien de retour Linky, au même titre que l’arsenal financier
tis est maximale et où toutes les économies attendues ne du nouveau modèle national de cahier des charges de
sont pas encore au rendez-vous), suivie d’un creux en régime concession, est un maillon supplémentaire de ce qu’il est
de croisière. La courbe a été lissée : la « bosse » 2014-2022 permis de lire comme un jeu de subventions croisées de la
sera couverte à Enedis en période de creux (2023-2030). distribution régulée vers la production concurrentielle, de
Enedis consent de fait une avance aux consommateurs. Elle soutien indirect aux lourds investissements nucléaires d’une
sera logiquement rémunérée. S’agissant d’un placement sûr EDF aux abois, et donc de valorisation du patrimoine de l’État
(recouvrement garanti par une délibération de la CRE), ne actionnaire à 83 %.
nécessitant donc pas de portage sur fonds propres, un taux

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iches Finances
ratiques
financières 272/F
Août-Sept. 2018

Les finances des SDIS confrontées aux


contraintes pesant sur les tiers financeurs
Le désormais célèbre principe de précaution implique le déploiement de moyens importants
par les SDIS en charge de l’organisation des services de secours en France. Pourtant, comme
toutes les collectivités ou établissements publics, ces organisations connaissent des tensions
financières d’autant plus importantes que leurs ressources dépendent de tiers financeurs.
Un point sur l’évolution de leurs équilibres financiers est donc utile au moment où départements,
métropoles et communautés vont voir la croissance de leurs dépenses de fonctionnement
plafonnées à 1.2 % dans le cadre du « dispositif Cahors » (convention État/collectivités).

Organisation et compétences des SDIS 3 €/hab. pour l’investissement. Les contributions repré-
Les services départementaux d’incendie et de secours sentent en moyenne 72 % des recettes totales (tableau 2).
(SDIS) sont des établissements publics administratifs dotés
de la personnalité juridique et de l’autonomie financière. Ils 1 - Dépenses globales en euros/hab. (pop. Insee)
sont chargés de gérer les moyens de secours auparavant nb de moyenne évolution Mini Maxi
confiés aux communes et aux EPCI. Depuis la loi du 3 mai dépt catégorie / n-1
1996 modifiée par la loi du 27 février 2002 relative à la démo- France entière 97 79 -1 % -18 % 24 %
cratie de proximité, les SDIS sont les seuls habilités pour catégorie A 20 84 -1 % -10 % 7%
intervenir dans le cadre de cette compétence.
catégorie B 37 75 -3 % -17 % 10 %
Pour faire face à leurs obligations, les SDIS disposent d’un
catégorie C 40 77 0% -18 % 24 %
budget propre, basé sur la nomenclature M61, qui est glo-
balement proche de la nomenclature comptable M52 appli- 2 - Évolution des contributions
cable aux départements. Ils se financent principalement par totales départements communes
des contributions annuelles des départements, des com-
munes et des EPCI compétents en matière d’incendie et de Total 72 % 42 % 30 %
secours. Catégorie A 77 % 47 % 30 %
Sur un plan juridique et statutaire, les SDIS sont classés en Catégorie B 69 % 39 % 30 %
3 catégories de A à C conformément à un arrêté du 21 jan-
Catégorie C 69 % 38 % 32 %
vier 2017 (1) (auparavant, il existait 5 catégories de 1 à 5).

Structure budgétaire des SDIS Analyse des conditions d’exploitation


Aux comptes administratifs (2), les dépenses totales des • L’analyse des recettes réelles de fonctionnement
SDIS s’établissent à 4.84 milliards d’euros, dont 4.13 milliards Les recettes réelles de fonctionnement s’établissent à 78 €/
en section de fonctionnement et 0.71 milliard d’euros en hab. 97 % sont des contributions perçues soit des départe-
section d’investissement. Ces dépenses totales de 79 € par ments pour 53 %, soit des communes ou EPCI pour les 44 %
habitant se répartissent pour 70 €/hab. en fonctionnement restant. La loi limite la progression des participations com-
et 9 €/hab. en investissement. Pour les SDIS de catégorie munales et intercommunales à l’inflation, ce qui entraîne
A, les dépenses de fonctionnement sont plus élevées que la mathématiquement une très forte croissance des ressources
moyenne (75 €/hab.) alors que les dépenses d’investisse- en provenance des départements.
ment sont dans la moyenne (tableau 1). Globalement, la participation des conseils départementaux
Les recettes totales s’établissent hors emprunt à 81 €/hab. représente 58 % de la participation totale et 42 % des contri-
en moyenne, dont 78 €/hab. pour le fonctionnement et butions du groupe communal (communes et EPCI).

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ratiques Finances
financières

Contributions départementales Contributions communales Contributions totales


en €/hab. mini maxi en €/hab. mini maxi en €/hab. mini maxi
Total 42,02 20,26 103,58 30,45 0,06 62,45 72,47 20,32 166,03
Catégorie A 46,50 23,79 78,49 30,36 0,06 62,45 76,86 23,85 140,94
Catégorie B 38,85 23,74 56,88 30,01 13,36 41,18 68,86 37,10 98,06
Catégorie C 37,63 20,26 103,58 31,66 15,08 52,37 69,29 35,34 155,95

• L’analyse des dépenses de fonctionnement En revanche, la maîtrise des dépenses d’investissement leur
Les dépenses réelles de fonctionnement s’établissent à permet de réduire leur stock de dette.
4.13 milliards d’euros. Les dépenses de personnel repré- En ce qui concerne le niveau de la trésorerie au 31 décembre,
sentent la plus grande partie de ces dépenses, soit 82 %. En elle s’établit à 51 jours et à 40 jours pour les SDIS de caté-
rapportant les dépenses de personnel par habitant aux gorie A.
dépenses totales (investissement + fonctionnement), la pro- • Capacités d’épargne
portion des dépenses de personnel reste très substantielle L’épargne brute (ou capacité d’autofinancement) des SDIS
(71 % en moyenne). Le montant des dépenses de personnel est plus modeste que celle des collectivités mais représente
en euros par habitant dépasse les contributions départe- toutefois 89 % des dépenses d’investissement. Le taux
mentales. Sans surprises, le volume de ces dépenses aug- d’épargne brute s’établit à 11 %. Le taux d’épargne nette
mente au fur et à mesure qu’augmente la taille des SDIS. représente 7 % des recettes de fonctionnement.
• Ratios et indicateurs
Structure financière des SDIS La rigidité des charges structurelles est de 75 % (3). Elle est
• La structure du financement croissante avec la taille des SDIS. Plus la rigidité des charges
La situation financière globale n’est pas exceptionnelle avec de structure est importante, moins les marges de manœuvre
un taux d’épargne moyen autour de 10 %, En revanche, les des établissements sont grandes.
SDIS sont inscrits en 2016 dans une perspective de désen- Le poids des dépenses de personnel explique la très grande
dettement avec des remboursements de capital plus impor- rigidité budgétaire que subissent les SDIS.
tants que le montant d’emprunt nouveau. La capacité de Les SDIS maîtrisent relativement bien leur endettement avec
désendettement reste correcte, autour de 3 ans une charge de la dette de 4 % (4), très modérée par rapport
€/hab. Catégorie A aux autres collectivités.
Recettes totales hors emprunt 81 85 Ce constat est confirmé par l’analyse de l’encours de la dette
Dépenses totales hors dette 79 84 par habitant (28 €/hab.) et de la capacité de désendette-
Recettes réelles de fonctionnement 78 82 ment (5) autour de 3 ans.
- dont Contributions 74 79 La durée théorique du désendettement est plus faible en
- dont Département 41 43
moyenne que dans les autres collectivités alors que leur taux
Dépenses réelles de fonctionnement 70 75
d’épargne brute est moins important. Ce constat en appa-
rence paradoxal s’explique par leur moindre endettement.
- dont Personnel 57 61
Au regard de leurs capacités financières actuelles, les SDIS
- dont Vacations des volontaires 9 9
connaissent une situation financière moyenne plutôt saine.
- dont Charges à caractère générale 11 12
En revanche, il convient de noter que cette bonne santé a
Épargne brute 8 7
été obtenue grâce à la croissance des contributions deman-
Emprunts nouveaux 3 2,8
dées aux départements, communes et EPCI. Ces tiers finan-
Remboursement dette 3,8 3,2
ceurs soumis désormais à une très sévère crise de leurs
Variation dette -0,8 -0,4 ressources ne pourront sans doute plus continuer à assumer
Encours 31/12 28 22 des charges en croissance dynamique. Les SDIS vont donc
Taux d’épargne brute 10 % 9% devoir eux aussi dépenser mieux, passer d’une culture de
Capacité désendettement 3,5 3,1 l’efficacité à une culture d’efficience.

Si l’on regarde l’évolution de la situation financière des SDIS (1) www.legifrance.gouv.fr/jo_pdf.


depuis 2014, on constate un effet de ciseau, marqué avec do?id=JORFTEXT000033913422
(2) Statistiques financières des SDIS : DGFIP et direction
des dépenses de fonctionnement plus dynamiques que les
de la sécurité civile, édition 2018.
recettes réelles de fonctionnement (sauf en 2016). La meil- (3) (charges de personnel+ intérêts de la dette+participations
leure maîtrise des dépenses de fonctionnement et notam- obligatoires)/ recettes réelles de fonctionnement.
ment des dépenses de personnel est à poursuivre si les SDIS (4) Annuités/recettes réelles de fonctionnement.
confrontés à la faible croissance des participants des tiers (5) Mesure le nombre d’années théoriques qu’il faudrait pour
financeurs ne veulent pas dégraderr leur équilibre financier. se désendetter en y consacrant la totalité de son épargne brute.

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financières 273/F
Août-Sept. 2018

La situation et les perspectives


des finances publiques locales,
vues par la Cour des comptes
En application de l’article 58-3 de la loi organique relative aux lois de finances (LOLF), la
Cour des comptes vient de publier en juin 2018 son rapport annuel destiné à nourrir le débat
annuel du Parlement sur les orientations des finances publiques. Il permet de mettre en
exergue la situation financière des administrations locales, qui demeure excédentaire mais
sur laquelle planent des incertitudes quant au respect des contraintes imposées par la loi
de programmation 2018-2022.

Bien qu’excédentaires, les Apul tant et plus élevé que dans la plupart des autres pays euro-
ne contribuent plus à la réduction péens, il permet à la France de sortir de la procédure de
du déficit public déficit excessif dans laquelle elle se situait depuis 2009.
2017 marque un tournant avec une nette réduction du défi- Alors que les collectivités locales ont été, ces dernières
cit public (-0,8 %), qui repasse sous la barre des 3 % du PIB, années, les principales contributrices, parmi les administra-
pour se situer à 2,6 % et retrouve ainsi son niveau de 2007. tions publiques, à la réduction du déficit public et pour la
Ce bon résultat s’explique par un dynamisme des prélève- première fois depuis 2013, elles ne contribuent pas à la
ments obligatoires et non par une maîtrise des dépenses, réduction du déficit, malgré une situation excédentaire
qui continuent de progresser. Bien que le déficit reste impor- depuis 2016.

Capacité (+) ou besoin (-) de financement des administrationspubliques par sous-secteur


APUC ASSO APUL APU
Md€ %PIB Md€ %PIB Md€ %PIB Md€ %PIB
2014 -71,7 -3,3 -7,4 -0,3 -4,8 -0,2 83,9 -3,9
2015 -75,8 -3,4 -3,8 -0,2 -0,1 0,0 79,7 -3,6
2016 -76,8 -3,4 -2,2 -0,1 3,0 0,1 75,9 -3,4
2017 -65,3 -2,8 5,0 0,2 0,8 0,0 59,5 -2,6

Dynamisme des recettes plus que maîtrise baisse des recettes induite par la réforme de la TP et celle
des dépenses de fonctionnement des concours de l’État aux collectivités locales.
La Cour explique ce bon résultat par un dynamisme des En revanche, la Cour déplore l’absence d’effort structurel
recettes et plus particulièrement des prélèvements obliga- sur les dépenses, qui ont, de leur côté, continué à augmen-
toires, observables pour l’ensemble des catégories d’admi- ter (+1,5 %), à un rythme supérieur à celui constaté depuis
nistrations publiques : +5,4 % pour les administrations cen- 2012 (+1,1 %), et supérieur à celui de la croissance
trales (Apuc), +4,0 % pour les administrations locales (Apul) (+1,25 %).
et +3,2 % pour les administrations de sécurité sociale (Asso). C’est le cas des dépenses de l’État qui augmentent fortement
Concernant les Apul, le dynamisme des prélèvements obli- (+4,1 %) en 2017 en raison notamment de la croissance de
gatoires (+0,5 % entre 2007 et 2017), s’explique notamment la masse salariale (revalorisation du point d’indice, PPCR),
par celui des bases fiscales et par les hausses de taux de la ou des dépenses locales reparties à la hausse en 2017
fiscalité locale opérées sur l’ensemble de la période. Ils per- (+2,5 %), du fait essentiellement des dépenses d’investis-
mettent in fine de compenser quasiment intégralement la sement (+7,2 %) plutôt que de fonctionnement (+0,7 %).

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ratiques Finances
financières

L’évolution maîtrisée des dépenses - les ressources propres doivent au global financer les inves-
repose sur une baisse de l’investissement tissements. L’encours de dette progresserait peu. La variation
Ces 10 dernières années, l’évolution des dépenses des Apul du fonds de roulement serait à nouveau excédentaire.
est modérée (+0,25 % de PIB) comparativement aux Asso Mais selon la Cour, le principal aléa sur les finances publiques
(+2,4 %) et aux administrations centrales (+0,7 % hors en 2018 repose sur les dépenses des collectivités : la maîtrise
charge d’intérêts et prélèvements sur recettes). En réponse de leurs dépenses repose sur la contractualisation entre l’État
à la diminution des concours aux collectivités locales inter- et les 322 plus grandes collectivités territoriales, en application
venue depuis 2014, les Apul ont en effet réduit la progression de la loi de programmation. La croissance prévisionnelle des
de leurs dépenses. Mais ce fléchissement a davantage porté dépenses de 0,4 % est bien inférieure à l’objectif de 1,2 % fixé
sur les dépenses d’investissement, en baisse de près de en moyenne dans ces contrats. La Cour estime que cet objec-
0,5 % PIB, que sur les dépenses de fonctionnement, supé- tif « n’est pas hors de portée », mais qu’« il reste soumis aux
rieures en 2017 de 0,5 % PIB à leur niveau de 2007. incertitudes fortes qui entourent la mise en œuvre de la
Les transferts de compétences (Acte II décentralisation) contractualisation ». Elle note également que les contrats ne
pèsent pour 0,1 % PIB dans l’augmentation des dépenses. couvrent qu’à peine plus de la moitié de la dépense de fonc-
tionnement des Apul puisqu’ils ne portent que sur les budgets
Des finances publiques restant fragiles principaux des seules collectivités concernées. L’enjeu majeur
Aucun relâchement des efforts n’est permis. La France est sera la capacité à maîtriser la masse salariale, au-delà de la
le seul pays, avec le Luxembourg, dont la dette continue en stabilisation prévue en 2018. Selon la Banque postale, les
effet à progresser : elle est ainsi passée de 60 % du PIB en dépenses des collectivités devraient progresser de 0,9 % grâce
2007, à 96,8 % en 2017 (+32,3 points). Ceci est largement à une décélération des frais de personnel (+ 0,8 %, l’un des
imputable aux administrations publiques centrales (Apuc) taux de croissance les plus faibles de ces 20 dernières années).
(+27 points de PIB) et dans une moindre mesure aux Apul
(1,7 point) et Asso (3,6 points). À horizon 2022, des objectifs tenables
Malgré une dégradation de l’évolution des finances publiques Pour la période 2019/2022, la Cour estime tenables les
sur ces 10 dernières années, la Cour montre que les admi- objectifs fixés aux collectivités dans la loi de programmation :
nistrations locales n’ont subi que faiblement l’impact de la - une croissance des dépenses de fonctionnement limitée à
crise financière et ont fortement amélioré leur solde par rap- 1,2 % en valeur, ce qui, compte tenu de l’inflation, suppose
port à 2007. Le besoin de financement, qui représentait 0,4 % une baisse en volume, atteignant 0,5 % en 2022 ;
PIB en 2007, est désormais à l’équilibre du fait à la fois d’une - une baisse de l’ordre de 3 % de l’investissement qui semble
croissance spontanée des recettes supérieure à celle du PIB cohérente avec le calendrier électoral : en moyenne, l’inves-
et d’une forte baisse des investissements. tissement a en effet baissé de 4,5 % durant les six cycles
électoraux précédents ;
Un aléa : les dépenses des collectivités - un excédent en hausse atteignant 0,7 % PIB en 2022, qui
Pour atteindre la prévision de déficit public à 2,3 % du PIB contribuerait à l’amélioration du solde public ;
pour 2018, un effort important doit être porté par les Apul. - une cible de besoin de financement qui conduirait les Apul
Elles devraient notamment : à autofinancer intégralement leurs investissements et à faire
- améliorer encore leur excédent pour atteindre 2,7 Md€ ; baisser continûment leur dette. Si cette cible était respec-
- voir leurs prélèvements obligatoires croître de manière plus tée, les collectivités pourraient même avoir, avant 2022, des
modérée qu’en 2017 (+2,2 % après +3,8 %) avec un net excédents supérieurs au montant des emprunts de l’année,
ralentissement des droits de mutation après la très forte ce qui les conduirait alors, soit à rembourser par anticipa-
hausse de 2017 (+15,5 %). Cette hausse reste tout de tion des emprunts, soit à accumuler de la trésorerie.
même dynamique et supérieure à celle des dépenses, reflé- La Cour n’exclut pas toutefois l’hypothèse que les collectivi-
tant l’arrêt de la baisse des dotations de l’État, et a priori tés locales utilisent les marges dégagées pour accroître leurs
sans activation du levier fiscal ; investissements ou réduire leur fiscalité, avec pour consé-
- ralentir leurs dépenses (+1,4 % en 2018 après +2,5 %) quence une progression plus modérée de leur excédent.
essentiellement en fonctionnement (+0,4 % après +1,6 % À moyen terme, la Cour rappelle sa recommandation d’une
en 2017). En revanche, les dépenses d’investissement sont loi de financement des collectivités territoriales, retraçant
prévues en nette hausse (+6,3 %) au vu de la conjoncture l’ensemble des relations financières avec l’État et déclinant
économique, de l’épargne des collectivités territoriales et les objectifs des lois de programmation par catégorie de col-
du cycle électoral, prévision confirmée par la Banque pos- lectivités et la tenue régulière d’une conférence nationale des
tale qui table sur une hausse de 6,1 % mais un volume bas finances publiques. Par ailleurs, la Cour propose d’aller plus
en comparaison de celui observé au mandat précédent ; loin dans l’encadrement des dépenses publiques par la fixa-
- voir progresser leur épargne brute pour la 4e année consé- tion d’un montant en valeur de dépenses pour l’ensemble
cutive, évoluant de 4,9 % en 2018 ; des administrations publiques.

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financières Offres d’emploi

42 000 habitants - aux portes de Paris


Recrute pour la direction des affaires financières

UN CONTROLEUR DE GESTION (H/F)


Cat. A : Cadre d’emplois des Attachés Territoriaux
Le contrôleur de gestion a pour objectif de développer la fonction de contrôle de gestion au sein de la Collectivité. Il mène 4 800 habitants - Haut-Rhin
à bien les repérages, analyses économiques et financières des activités, des moyens et des prestations municipales nécessaires
recrute selon conditions statutaires
au pilotage opérationnel et stratégique de la collectivité afin d’apporter une aide à la décision aux Directions et aux élus.
Sous l’autorité du directeur, vous assurez les missions suivantes : • Participer à la préparation et au suivi de l’exécution  Un Directeur des Finances
et des Marchés Publics h/f
budgétaire à travers la conception, la mise en place d’outils opérationnels d’analyse et d’évaluation des moyens mis à disposition
des Directions (outils de reporting, d’indicateurs pertinents, tableaux de bord d’activité). • Garantir l’interface entre la DAF 
et les directions opérationnelles sur les questions financières (réunions d’arbitrage, remontées d’informations…). • Apporter Avec fonction de DGSA
un conseil et une aide à la décision en matière de gestion (diagnostic, évaluation des risques, préconisations, évaluation Cadre d'emploi des attachés territoriaux
des coûts…). • Développer et diffuser une communication financière par le biais de procédures de gestion et d’optimisation 
des flux d’informations financières adaptées. • Anticiper les besoins en termes d’études en faisant preuve d’originalité ou  Missions : Placé sous l'autorité de la Direction Générale
d’audace dans les préconisations stratégiques. des Services :
Qualités requises : • Formation supérieure en contrôle de gestion / Audit / Gestion des collectivités territoriales. • Expérience • Préparation et élaboration du budget de la commune (BP 201 :
similaire de 3 ans minimum (hors alternance et stages). • Connaissance en comptabilité publique et privée. • Comptabilité  14 M€) et budgets annexes (eau et assainissement) • Suivi et

427805-OH
analytique.  •  Méthode  d’analyse  financière  et  d’Audit.  •  Connaissance  de  Astre  GF,  Business  Object  et  d’Excel  fortement  contrôle de l'exécution budgétaire, planication pluriannuelle
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Rémunération : Statutaire  statutaire + régime indemnitaire + 13ème mois. et suivi des dossiers de subventions et des régies de recettes
Pour toutes candidatures, merci d’adresser votre CV et lettre sous la Réf : CONTGEST18/DJAK • Présentation des stratégies nancières et scales • Gestion
 à l’attention de Monsieur le Maire, Service DCRH, 177 avenue Gabriel Péri, 92230 GENNEVILLIERS des marchés publics qui comporte le suivi de la gestion
ou par email : recrutement_secteur_a@ville-gennevilliers.fr administrative et juridique ainsi que le suivi nancier • Rédaction
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connaissance de la comptabilité et des nances publiques
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Bulletin d’abonnement • Aptitude rédactionnelle • Maîtrise de l'outil informatique
(Excel, Word, Power Point…).

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À renvoyer à : TERRITORIAL SAS - 58 cours Rémunération :
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abonnement@territorial.fr Poste à pourvoir dès que possible
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Merci d'adresser votre candidature
avant le 20 septembre 2018 (lettre manuscrite + CV) à :
289 e/an (Règlement par chèque bancaire habitants employant une trentaine d'agents, elle M. le Maire - Direction des Ressources Humaines
ou mandat administratif après réception de la facture) fait partie de la communauté d'agglomération du Hôtel de Ville - 6 Place Clémenceau - 68250 ROUFFACH
pays de Fontainebleau.
les Fiches pratiques financières (10 N°) +
les services et contenus en ligne du Club Recrute par voie statutaire ou contractuelle
Finances : dossiers thématiques, décryptage
de l’actu, veille juridique compilée, Rédacteur territorial LA FERTÉ
newsletter hebdomadaire finances h/f SAINT AUBIN
et alertes mails… LA VIE ENTRE SOLOGNE ET VAL DE LOIRE
Missions :
Loiret
■ Abonnement personnel : 96 e/an Mission principale : • Préparation et exécution des 15 kms au sud d'ORLEANS
budgets de la commune, de la caisse des écoles et
Fiches pratiques financières seules. du CCAS • Etablissement et suivi des demandes de
7300 habitants
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subventions (investissement et fonctionnement)
joint) • Suivi de l'exécution et plus particulièrement suivi Un Chargé du budget et
Participation aux frais d’expédition en sus
pour les DOM-TOM et l’étranger : 10 e par an.
financier des marchés publics et des différents
contrats • Gestion des emprunts et des amortisse-
des procédures comptables h/f
ments • Tenue de l'inventaire. Poste mutualisé avec la CCPS
(Titulaire ou à défaut contractuel)
Mission complémentaire : • Remplacements Poste de catégorie A (Attaché) ou B confirmé (Rédacteur)
Nom : ................................................................................... ponctuels pour le secrétariat des séances du
Prénom : .............................................................................. conseil municipal • Continuité du service pendant Sous l'autorité hiérarchique du Directeur des Finances et Achats, le
les congés de la secrétaire générale sous la chargé du budget et des procédures comptables assure la
Collectivité : ........................................................................ responsabilité de celle-ci. préparation et l'exécution budgétaire, le développement des outils
de prospective, et la production d'études, notamment sur la
Fonction : ............................................................................ fiscalité. Il assure la dématérialisation de la chaîne comptable.
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Adresse : ............................................................................. publiques territoriales • Compétences rédactionnelles MISSIONS : • Préparer et suivre des budgets • Assurer la
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E-mail (obligatoire) : ............................................................ administratives. • Solide maîtrise de la comptabilité publique • Connaissance sur
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(Bank Identifier Code) : CMCIFRPP - N° SIRET : 404 926 958 Les candidatures seront adressées
00020 - Code APE : 5813Z courrier avant le 1er octobre 2018 à l'attention
de M. le maire, Mairie de Samois-sur-Seine, Place avant le 30 septembre 2018 à :
Tarifs valables jusqu’au 31/10/2018 Madame le Maire - Place Charles de Gaulle
de la République, 77920 SAMOIS SUR SEINE ou
BP 10049 - 45240 LA FERTÉ SAINT AUBIN
par mail à : dgs@samois-sur-seine.fr

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Les ASSISES de l’AFIGESE 2018
Le rendez-vous territorial de la fonction financière,
du contrôle de gestion et de l’évaluation des politiques publiques

DIJON
27 & 28 septembre
Conférence inaugurale
le 26 sept. à 18h30

Quelles
solidarités
demain dans
• Des ateliers thématiques
les territoires ? • Des forums groupes
de travail et forums
partenaires

Une table ronde


d’experts et
de personnalités

Avec la participation
#ASSAFIGESE18 exceptionnelle d’Olivier DUSSOPT,
Secrétaire d’Etat auprès du Ministre
www.afigese.fr de l’Action et des Comptes Publics

Un événement organisé par l’AFIGESE


Association de professionnels en
finances, gestion, évaluation
des collectivités territoriales

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