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1 Année Universitaire : 2017-2018


Contenu
.......................................................................................................... 3
.................................................................................................. 4
................................................................................................. 4
................................................................................................................... 7
La mosquée de la Koutoubia à Marrakech ..................................................................... 7
Données du projet .......................................................................................................... 7
Architecture .................................................................................................................... 9
Zonage sismique ............................................................................................................. 9
Climat .............................................................................................................................. 9
Autres donne sur l’eau : ................................................................................................ 10
.......................................................................................... 10
-Cas 1 : adoption de la construction sur remblai sans traitement. .............................. 11
-Cas 2 : construction sur le remblai mais en adoptant un traitement ......................... 11
-Cas 3 : construction sur le remblai avec des fondations profondes de 1,6 m
d’ancrage, dont l’assise se situe sur le talus du sable limoneux .................................. 11
-Cas 4 : terrassement du remblai et choix du système des fondations. ...................... 12
-Décision : ..................................................................................................................... 12
. :..................................................................... 13
1. la descente des charges : ................................................................................ 13
2. Calcul de la capacité portante de sol : ............................................................ 16
3. Vérification le tassement de sol : .................................................................... 19
............................................................................................................ 21

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I. Introduction

Dans une construction, autant l’ouvrage est maîtrisé (structure, matériaux, mise en
œuvre, second œuvre, finitions, équipements...), autant le sol recèle des risques, bien
souvent, mal connus.

De multiples aléas peuvent menacer une opération de construction :

O l’hétérogénéité des sols naturels (roches, couches compressibles...) ou anthropiques


(remblais, vestiges de fondations, anciens drains...) ;

O le retrait et le gonflement des argiles sont les plus fréquents ; ils sont connus sous le
nom de « risque sécheresse ;

O l’eau (niveaux, variations de nappes, impact, inondabilité...) ;


O la compressibilité des sols ;
O la présence de vides souterrains (karsts, fontis, carrières, marnières, perrières...) ;
O la pente excessive et le risque de glissement y compris en phases de terrassement ;
O l’aspect sismique (exposition, effets de site, sols liquéfiables ...) ;
O l’évolution chimique (organique) des sols ;
O la présence de sols pollués ;
O l’incapacité des sols à absorber les effluents (cas des systèmes d’assainissement non
collectif);

O les risques de réseaux enterrés (canalisations, réseau électrique...) ;


O les ouvrages existants et/ou avoisinants ;

O etc.
Pour identifier ces risques, il convient de mener une étude géotechnique.

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II. Mise en situation

Dans le cadre des projets académiques, Nous sommes amenées à réaliser un projet en
mécanique de sol, il s’agit d’une mosquée en crête de talus de -canal.

-le projet consiste à implanter de manière optimale l’emprise du projet de la mosquée en


l’approchant au mieux de la crête de talus du canal avec respect de la sécurité à la stabilité
générale.

-on opte pour les dimensions du minaret de la Koutoubia de Marrakech et on garde la même
échelle pour le reste des bâtiments de la mosquée et on traite les éléments nécessaires au
projet géotechnique en prenant en compte les aspects sol/structure :

-Aménagement du site, comparatif avantages et inconvénients différents modes de fondations


possibles, dimensionnement des fondations jugées optimales pour le minaret puis pour les
bâtiments courants, dispositions, précautions et recommandations particulières dont
notamment celles du RPS2000 vs 2011.

III. Contexte de talus

Supposant, il y a longtemps, à Marrakech, la commune a décidé de creuser un canal afin


d’acheminer de l’eau, une fois c’est déblayé, on a déposé le remblai tout près sur un terrain
qui se situe sur la crête du talus.

Après un certain moment, le talus s’est déstabilisé, l’exercice suivant traite cette
déstabilisation.

Figure 1:talus au bord d'un canal

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1) la cohésion non drainé Cu du sable limoneux :
on générale dans les conditions sèches on exprime le coefficient de sécurité F par la relation
suivante :
𝐶+𝜎𝑁
𝐹= (en terme de contrainte)
𝜏

𝐶𝑖 ∑ 𝑙𝑖 + (𝑊𝑖 + 𝑄𝑖 ) × tan⁡(𝜑)
𝐹=
∑(𝑊𝑖 + 𝑄𝑖 ) × sin(𝛼𝑖 )

avec 𝑊𝑖 : le poids de la tranche i


𝑄𝑖 : l’effet du remblais sur la tranche i
𝜑 : l’angle du frottement
𝛼𝑖 : l’inclinaison de la tranche i

A court terme (condition non-drainé)

𝐶 = 𝐶𝑢 =?
On {
𝜑 = 𝜑𝑢 = 0

Donc
𝐶𝑢 ∑ 𝑙𝑖 𝐹 ∑(𝑊𝑖 + 𝑄𝑖 ) × sin(𝛼𝑖 )
𝐹= ⁡⁡⁡ → 𝐶𝑢 =
∑(𝑊𝑖 + 𝑄𝑖 ) × sin(𝛼𝑖 ) ∑ 𝑙𝑖

Avec 𝑊𝑖 = 𝑉𝑖 × 𝜌ℎ = 𝑉𝑖 × 𝜌𝑑 (1 + 𝑊) = 𝑉𝑖 × 18.5 × (1 + 6%) = 19.61⁡𝑉𝑖

et pour une hauteur de remblais de 1,5m on constate une rupture


→ on suppose alors que F=1

On récapitule les résultats dans le tableau suivant :

Tranche Vi(m3) 𝑾𝒊 (𝑲𝑵) 𝑸𝒊 (𝑲𝑵) 𝒍𝒊 (𝒎)


1 1.01 19.81 0 1.55
2 2.87 56.258 0 1.5
3 4.25 83.34 0 1.51
4 5.03 98.64 0 1.6
5 4.03 85.3 22.5 1.9
6 1.75 33.93 45 2.75
Après tout calcul fait on trouve :

𝐂𝐮 = 𝟏𝟕. 𝟐𝟏⁡𝐊𝐏𝐚

2) Le coefficient de sécurité du talus à court terme sans remblai


𝜑 = 0⁡⁡⁡𝑑𝑜𝑛𝑐⁡ tan(𝜑) = 0

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𝐶𝑖 ∑ 𝑙𝑖 17.27 ∗ 10.81
𝐹= = = 1.38
∑(𝑊𝑖 ) × sin(𝛼𝑖 ) 134 ∗ 40

3) Le coefficient de sécurité du talus à long terme sans remblai et en présence d’eau


dans le canal :
𝑊𝑖 = 𝑉𝑖 × 𝜌ℎ = 𝑉𝑖 × 𝜌𝑑 (1 + 𝑊) = 𝑉𝑖 × 18.5 × (1 + 17%) = 21.645⁡𝑉𝑖

Tranche Vi(m3) Wi (KN) Pi (KN) 𝒍𝒊 (𝒎) Zi (m) Xi


1 1.01 21.86 56.25 1.55 4.425 4.425
2 2.87 62.11 33.75 1.5 4.16 4.16
3 4.25 91.97 11.25 1.51 3.584 3.585
4 5.03 108.85 0 1.6 2.85 2.85
5 4.03 94.13 0 1.9 1.9 1.9
6 1.75 37.44 0 2.75 0.15 1.5

𝟏𝟐𝟗.𝟒𝟑
d’où 𝐅 = 𝟏𝟐𝟓.𝟕𝟓 = 𝟏. 𝟎𝟑

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II-PROJET

La mosquée de la Koutoubia à Marrakech


Le minaret de La mosquée de la Koutoubia à marrakech, symbole le plus célèbre de
Marrakech - construit dans un style traditionnel almohade et garni de quatre globes de cuivre -
est visible de près et de loin. Ce n'est pas vraiment que haut (hauteur de 69 m et de 77m en
comptant la flèche), mais grâce à la topographie locale et une ordonnance locale qui interdit
tout autre bâtiment dans la Médina à être supérieure à un palmier, il domine majestueusement
ses environs. Il est encore un lieu de culte, et les non-musulmans ne peuvent pas entrer. Mais
il est possible d'obtenir une bonne vue de l'extérieur en marchant autour de chaque côté.

Données du projet

Figure 2: La vue en plan de l’esquisse du projet

Figure 3; Plan de situation

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Figure 4; Vue réel en plan du Mosquée koutobia

Figure 5; Vue en 3D

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Architecture

Elle s'organise sur un plan en « T ». Cette tradition existe depuis la construction de la Grande
Mosquée de Kairouan au IXe siècle, et se retrouve également en Espagne. Il s'agit en fait d'un
plan arabe hypostyle1, c’est-à-dire comportant une grande cour entourée d'un portique et une
salle de prière à colonnes. Les nefs sont perpendiculaires au mur de qibla, celle du centre étant
plus large ; et la travée qui longe le mur qibli est également magnifiée, ce qui forme un T,
d'où le nom. Le mihrab est traité comme une niche très profonde, et le minaret, haut de 69 m,
est de section carrée, selon la tradition de l'occident musulman.

Ses 17 nefs, soutenues par de nombreux piliers blancs, abritent l'une des plus vastes salles de
prière de l'Occident musulman (90 × 60 m) pouvant accueillir jusqu'à vingt mille fidèles. Le
bâtiment a été restauré dans l'esprit du monument original en 1990, sous l'autorité du
ministère de la Culture marocain.

Zonage sismique
Selon la norme NV65, Marrakech se situe dans la zone 1 il s’agit d’une pression dynamique
extrême de 93.31 daN/m2 et une pression dynamique normale de 53.32 daN/m2.

Climat
À Marrakech, le climat est subtropical semi-désertique, avec des hivers doux et des étés
torrides. Les précipitations sont rares, car elles s'élèvent à 240 millimètres par an, et se
produisent d'octobre à mai, alors que de juin à septembre il ne pleut presque jamais. Bien
que rares, les pluies se produisent sous forme d'averse ou d'orage, et parfois peuvent être
intenses.
Voici la moyenne des précipitations.

Tableau 1:Précipitations moyennes – Marrakech

La ville est située à 460 mètres au-dessus du niveau de la mer, une altitude suffisante pour
abaisser un peu les températures nocturnes; d'autre part, pour la distance de la mer il y a
des fluctuations considérables de la température entre la nuit et le jour.
Les vents du sud descendent des montagnes du Haut Atlas, dont le point culminant est le
Jebel Toubkal, 4.167 mètres de haut, apportant de brusques augmentations dans la
température. Le vent peut soulever le sable et la poussière du désert, en réduisant la
visibilité.
Voici les températures moyennes.

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Tableau 2:Températures moyennes – Marrakech

Autres donne sur l’eau :


La mosquée est implantée près de la crête de talus d’un canal.

Hypothèse :

-On prévoit la construction du minaret sur le talus traité en partie I


-Puisque le terrain coûte cher, on va se rapprocher le maximum possible de la crête du talus.

IV. Remblai et fondation

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Cas 1 : adoption de la construction sur remblai sans traitement.
Si après avoir fait recours au laboratoire pour exécuter l’étude géotechnique du sol du
remblai à travers des essais normalisés (tableau1), il s’est avéré d’après le rapport
géotechnique que le remblai et stable et qu’il ne présente aucun risque, on pourrait alors
bâtir dessus.

Essais sur le sol


La teneur en eau
L’analyse granulométrique
La valeur au bleu du méthylène
Les limites d’Atterberg
Essai Proctor normal et modifié
Essai équivalent de sable

Choix de fondations

La fondation sera encrée dans les remblais et n’atteindra pas le talus et en fonction de la
charge de la mosquée on choisira entre une fondation profonde ou semi-profonde.

Cas2 : construction sur le remblai mais en adoptant un traitement


Si d’après le rapport géotechnique, il s’est avéré que le remblai est vulnérable, et que son
traitement pourrait diminuer le coût, en optant pour une fondation superficielle au lieu d’une
fondation profonde, on pourrait alors faire recours au traitement par :

 Traitement à la chaux afin de diminuer la teneur en eau


 Compactage par plaque vibrante ou autre en couches successives de 30cm, ainsi le
remblai de 1,5m de hauteur sera compacté en 5 couches
Choix de fondations
Fondations superficielles ou semi-profonde

Cas3 : construction sur le remblai avec des fondations profondes de 1,6 m


d’ancrage, dont l’assise se situe sur le talus du sable limoneux
Le remblai n’est pas bon pour la construction mais les coûts de son terrassement est élevé,
ainsi on peut le garder et insérer des pieux dont l’assise est située sur le talus de sable
limoneux.

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Cas4 : terrassement du remblai et choix du système des fondations.
D’après l’étude su sol du remblai, il s’est avéré qu’il est impossible de le traiter, à cause de sa
dégradation importante, par conséquent, il est indispensable de le terrasser et le mettre en
décharge.

Choix de fondations

L’assise de la fondation est sur le talus de sable limoneux, ainsi il est obligatoire d’exercer des
essais sur celui-ci pour savoir le niveau du bon sol.

Les fondations sont invisibles mais fondamentales, car elles supportent le poids de notre
structure et assurent son adaptation au terrain. Mais elles doivent être réalisées dans les règles
de l’art pour assurer la pérennité de l’ouvrage et choisis en fonction des facteurs suivants :

 Etude du sol
 Environnement
 Le type de l’ouvrage et son utilisation
 La position du bon sol, sur lequel la portance ou contrainte de service est
supérieure à la charge du bâtiment

Qservice>Nbatiment

Décision :
Par raison de sécurité, on a décidé de ne pas construire sur le remblai à cause des risques
suivants :

 Tassement différentiel
 Nécessité d’un contrôle permanent, ce qui est coûteux

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V. Dimensionnement des fondations :

Le dimensionnement d’une fondation nécessite la démarche suivante :

 Calcul de la descente des charges.


 Détermination de la capacité portante du sol.
 Calcul de la largeur B de la fondation qui vérifie l’inéquation : 𝑞𝑎𝑑 ≥ 𝑁/ (B.𝐿)
 Vérifications du tassement.

1. la descente des charges :


On appelle descente de charges, le principe de distribuer les charges sur les différents
éléments que compose la structure d'un bâtiment. On commence par le niveau le plus haut
(charpente ou toiture-terrasse) et on descend au niveau inférieur et cela jusqu'au niveau le
plus bas (les fondations).

Les caractéristiques géométriques de mosquée sont :

Dimensions en élévation :

 Hauteur du rez-de-chaussée …………………........12 m

Dimensions en plans :

 Longueur totale en plan…………………………………90 m

 Largeur totale en plan…………………………………...60 m

1.1.Évaluation des charges et surcharges :

Cette étape consiste à évaluer et à déterminer les charges et les surcharges qui transmettent
directement vers le sol de fondation.

Pour le bâtiment (sauf le minaret)

-Les charges permanentes :

 PLANCHER TERRASSE INACCESSIBLE


1- Gravillon de protection (e=5cm ; ρ=17kN/𝑚3 )…………..0,85kN/𝑚2

2- Étanchéité multicouche…………………………………….…….…0,12kN/𝑚2

3- Forme de pente (emoy=10cm ; ρ=22kN/𝑚3 )……………..2,20kN/𝑚2

4- Polyane………………………………………………….………………....0,01kN/𝑚2 G=6,74kN/𝒎𝟐
5- Isolation thermique (liège) (e=4cm ; ρ=4kN/𝑚3 ).……..0,16kN/𝑚2

6- Dalle de compression + corps creux (20+4)……….……...3,20kN/𝑚2

7- Enduit en plâtre (e=2cm ; ρ=10kN/𝑚3 )………………….…0,20kN/ 𝑚2


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La charge de terrasse inaccessible (G=6.74 kN/𝑚2 ; Stotal= (90*60-43*20=4540m)

La charge totale : g= 30599.6 KN


 MAÇONNERIE

1- Enduit en ciment (e=2cm ; ρ=18kN/𝑚3 )…………….. 0,36kN/𝑚2


2- Brique creuse (e=15cm)……………………..……………….. 1,30kN/𝑚2

3- Ame d’air (e=5cm)………………………………………………... 0,00kN/𝑚2


G=2,76kN/ 𝒎𝟐
4- Brique creuse (e=10cm)…………………………………….…. 0,90kN/ 𝑚2

5- Enduit en plâtre (e=2cm ; ρ=10kN/𝑚3 )………………... 0,20kN/ 𝑚2

La charge totale : g= 4968 KN


 LES POTEAUX

Les dimensions de poteau (h=12; L=0.6, e=0.6) ; g = 𝜌xv avec 𝜌 béton =25KN/𝑚3

AN : 25x (12x0.6x0.6)........... g=108 KN ; on a 72 poteaux pour Rez-de-chaussée

g=108x72= 7776KN.

La charge totale : g= 7776KN


 LES POUTRES
-Poutres principales (porteuses)

Les dimensions de poutre (L=30 ; m=0.55, e=0.40)

AN : 25x (30x0.55x0.4)..................g=165KN ; on à 9 poutres pour le rez-de-chaussée

g=165*9=1485KN

-Poutres secondaires (non-porteuses)

Les dimensions de poutre (L=30 ; m=0.45, e=0.35)

AN : 25x (30x0.45x0.35)..............g=118.125 KN ; on a 17 poutres le rez-de-chaussée

g=118.125*17=2008.125KN

La charge totale : g= 3493.125KN


La charge permanente totale pour le bâtiment est : G=46836.725KN
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-Les charges d’exploitations :

Les charges d’exploitation : Q=1KN/𝑚2 ⁡;q= QxS avec S=4540m

Alors : q = 4540KN

c/c : La charge totale du bâtiment (sauf le minaret) : 51376.725KN

pour le minaret :

-Les charges permanentes :

 LES ESCALIERS

G= 7.35 kN/𝑚2 pour chaque étage ; surface= (4X4) alors g=117.6 KN

Pour 10 étages : La charge totale...…g= 1176 KN


 LES PALIERS

G= 7.35KN/m2… Pour chaque étage ; surface= (1.5X4)…………...g=44.1KN

Pour 10 étages……………..La charge totale…..g=441 KN

 LES VOILES

Les dimensions des voiles (h=69 ; L=6 ; e=0.75) ; g = 𝜌xv avec 𝜌 béton =25KN/𝑚3

AN : g=25x (6x69x0.75)=7762.5 KN, on a 4 voiles dans le rez-de-chaussée

g=7762.5*4=31050KN……La charge totale…..g=31050KN

La charge permanente totale pour le minaret est : G=32667KN

-Les charges d’exploitations :

Les charges d’exploitation : Q=1KN/𝒎𝟐 ⁡;q= QxS avec S=36m q = 36KN

c/c : La charge totale du minaret) : 32703KN

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2. Calcul de la capacité portante de sol :
Pour le bâtiment

B : cas d’une semelle carrée de largeur 2m*2m.


D = 4m ; profondeur d’ancrage.
F = 3 facteur de sécurité

𝟓𝟏𝟑𝟕𝟔.𝟕𝟐𝟓𝐊𝐍
𝐍𝐬 =⁡ =713.56kN; on a 72 poteaux
𝟕𝟐

 Calcul de la capacité portante


 A long terme

ɣ𝐬𝐚𝐭 = 𝟐𝟎𝐊𝐍/𝐦𝟑 ;⁡𝐂 ′ = ⁡𝟎; ⁡𝛗 = 𝟑𝟑°;⁡𝛗𝐮 =0;𝐜𝐮 = 𝟏𝟔⁡𝐌𝐩𝐚 ; L=B=2m; D=4m

𝛄𝐝 = 𝟏𝟖. 𝟓⁡𝐤𝐍/𝐦𝟑 ; w=17%; 𝐥𝐚⁡𝐧𝐚𝐩𝐩𝐞⁡𝐞𝐬𝐭⁡𝐬𝐢𝐭𝐮é𝐞⁡⁡à⁡𝐮𝐧𝐞⁡𝐩𝐫𝐨𝐟𝐨𝐧𝐝𝐞𝐮𝐫⁡𝐝𝐞⁡𝐃𝐰 = 𝟏𝐦

𝟏
𝐪𝐥 = ɣ𝐁𝐍ɣ 𝐬𝛄 + 𝐜𝐍𝐜 𝐬𝐜 + 𝐪𝟎 𝐍𝐪 𝐬𝐪
𝟐
B B
Coefficients de forme :⁡sγ = 1 − 0.3 L =0.7⁡; sq = 1 + L sin(φ′ )=1.54

Avec : ɣB = (ɣsat − ɣw )B = 20⁡kPa

q 0 = γh × Dw + (ɣsat − ɣw )(Df − Dw ) = γd (1 + w) × Dw + (ɣsat − ɣw )(Df − Dw ) ;

q 0 = 18.5 ∗ (1 + 0.17) ∗ 1 + (20 − 10) ∗ (4 − 1) = 51.645⁡kpa


π φ
Nq = tan2 ( 4 + 2 ) ∗ eπ∗tan(φ) =26.09 ;

Nγ = 2 ∗ (Nq − 1) tan(φ)=32.59 ;

Finalement on trouve :
1
q l = ∗ 20 ∗ 0.7 ∗ 32.59 + 51.645 ∗ 1.54 ∗ 26.09 = 2303.154kpa⁡
2
Alors : 𝐪𝐥 = 𝟐𝟑𝟎𝟑. 𝟏𝟓𝟒𝐤𝐏𝐚⁡

 A court terme

ɣsat = 20kN/m3 et⁡Cu = 16⁡kPa⁡et⁡⁡φ = 0⁡ A=B=2m; D=4m

q l = (π + 2)Cusc + q 0 sq

avec:⁡q 0 = ɣsat Df = 80⁡kPa⁡

Coefficients de forme :⁡⁡sc = 1.2; sq = 1

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Alors 𝐪𝐥 = 𝟏𝟕𝟖. 𝟕𝟐𝐤𝐏𝐚

 Calcul de la contrainte admissible

 A long terme
ql 2303.154
La capacité admissible q d = = = 767.718⁡kPa
Fs 3

Ns
La contrainte portante q s = S
< qd

Pour calculer S on prend qs =qd S=NS /qd = 713.56/767.718=0.93m² B2=0.93m² B=0.96m


𝐍𝐬
On prend B=1m alors 𝐪𝐬 = 𝐒
= 𝟕𝟏𝟑. 𝟓𝟔⁡𝐤𝐏𝐚 < 𝐪𝐝

 A court terme

ql 178.72⁡
La capacité admissible q d = = = 59.57⁡kPa
Fs 3

Ns
La contrainte portante q s = S
< qd

Pour calculer S on prend qs =qd S=NS /qd = 713.56/59.57=11.98m² B2=11.98m² B=3.46m


𝐍𝐬
On prend B=3.5m alors 𝐪𝐬 = 𝐒
= 𝟓𝟖. 𝟐𝟓⁡𝐤𝐏𝐚 < 𝐪𝐝

Pour le minaret

B : radier générale de 6m*6m.


D = 4m ; profondeur d’ancrage.
F = 3 facteur de sécurité

𝐍𝐬 =32703KN

 Calcul de la capacité portante

 A long terme

ɣ𝐬𝐚𝐭 = 𝟐𝟎𝐊𝐍/𝐦𝟑 ;⁡𝐂 ′ = ⁡𝟎; 𝛗 = 𝟑𝟑°⁡𝛗𝐮 ;=0 ;𝐜𝐮 = 𝟏𝟔⁡𝐌𝐩𝐚 ; L=B=6m et D=4m

𝛄𝐝 = 𝟏𝟖. 𝟓⁡𝐤𝐍/𝐦𝟑 ; w=17%;⁡𝐥𝐚⁡𝐧𝐚𝐩𝐩𝐞⁡𝐞𝐬𝐭⁡𝐬𝐢𝐭𝐮é𝐞⁡⁡à⁡𝐮𝐧𝐞⁡𝐩𝐫𝐨𝐟𝐨𝐧𝐝𝐞𝐮𝐫⁡𝐝𝐞⁡𝐃𝐰 = 𝟏𝐦

𝟏
𝐪𝐥 = ɣ𝐁𝐍ɣ 𝐬𝛄 + 𝐜𝐍𝐜 𝐬𝐜 + 𝐪𝟎 𝐍𝐪 sq
𝟐

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B B
Coefficients de forme : sγ = 1 − 0.3 L =0.7; sq = 1 + L sin(φ′ )=1.54

Avec ; ɣB = (ɣsat − ɣw )B = 60kPa

q0 = γh × Dw + (ɣsat − ɣw )(Df − Dw ) = γd (1 + w) × Dw + (ɣsat − ɣw )(Df − Dw )

q0 = 18.5 ∗ (1 + 0.17) ∗ 1 + (20 − 10) ∗ (4 − 1) = 51.645⁡kpa


π φ
Nq = tan2 ( 4 + 2 ) ∗ eπ∗tan(φ) =26.09 ;

Nγ = 2 ∗ (Nq − 1) tan(φ)=32.59 ;

1
Finalement on trouve :⁡⁡q l = 2 ∗ 60 ∗ 0.7 ∗ 32.59 + 51.645 ∗ 1.54 ∗ 26.09 = 2759.414kpa⁡

Alors : 𝐪𝐥 = 𝟐𝟕𝟓𝟗. 𝟒𝟏𝟒𝐤𝐏𝐚⁡

 A court terme

ɣ𝐬𝐚𝐭 = 𝟐𝟎𝐤𝐍/𝐦𝟑 𝐞𝐭⁡𝐂𝐮 = 𝟏𝟔⁡𝐤𝐏𝐚⁡𝐞𝐭⁡⁡𝛗 = 𝟎;L=B=6m; D=4m

ql = (π + 2)Cusc + q0 sq

et⁡q0 = ɣsat Df = 80⁡kPa⁡

Coefficients de forme :sc = 1.2; sq = 1

Alors 𝐪𝐥 = 𝟏𝟕𝟖. 𝟕𝟐𝐤𝐏𝐚

 Calcul de la contrainte admissible

 A long terme
q 2759.414⁡
La capacité admissible q d = Fsl = 3
= 919.8⁡kPa

Ns
La contrainte portante q s = < qd
S

Pour calculer S on prend qs =qd S=NS /qd =32703KN /919.8=35.55m² B2=35.55m² B=5.96m

𝐍𝐬
On prend A=B=6m alors 𝐪𝐬 = = 𝟗𝟎𝟖. 𝟒𝟐⁡𝐤𝐏𝐚 < 𝐪𝐝
𝐒

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3. Vérification le tassement de sol :
 sous la semelle isolée :

-Sol normalement consolidé :⁡𝜎𝑣0 ~𝜎𝑝′

cc =0.3; e0 =0.8; ⁡H0 =2m;⁡γsat = 20kN/𝑚3

γd = 18.5kN/𝑚3 ; w = 17%;⁡γh= (1+w) ⁡γd =21.645⁡kN/𝑚3



⁡𝜎𝑣0 = 𝜎𝑣0 − 𝑢 = (𝐵 + 𝐷𝑓 − 𝐷𝑤) ∗ (𝛾𝑠𝑎𝑡 −𝛾𝑤 ) + 𝐷𝑤 ∗ 𝛾ℎ

⁡𝜎𝑣0 = (2+4-1)*(20-10) +1*21.645=71.645Kpa

-La semelle engendre un accroissement ⁡∆σ′v0 :⁡∆⁡σ′v0 = 4. q. I

z=B=2m par rapport à la base de la fondation


B/2 L/2
m= =0.5; n= =0.5
Z Z

Alors : I=0.082
Ns
q= = 713.56⁡kPa
S

⁡∆σ′v0 = 4 ∗ 713,56 ∗ 0.082

⁡∆σ′v0 = 409.6⁡Kpa

C ⁡∆σ′v0
S=∆H = −H0 1+ec log(1 + )
0 ⁡σ′v0

S=∆H=0.276m

19 Année Universitaire : 2017-2018


 sous le radier :

-Sol normalement consolidé :⁡𝜎𝑣0 ~𝜎𝑝′

cc =0.3; e0 =0.8; ⁡H0 =6m;⁡γsat = 20kN/m3

γd = 18.5kN/m3 ; w = 17%;⁡γh=21.645⁡kN/m3

⁡σ′v0 = σv0 − u = (B + Df − Dw) ∗ (γsat −γw ) + Dw ∗ γh

⁡σ′v0 = (6+4-1)*(20-10) +1*21.645=111.645Kpa

La semelle engendre un accroissement ⁡∆σ′v0 :⁡∆⁡σ′v0 = 4. q. I

z=B=6m par rapport à la base de la fondation


B/2 L/2
m= =0.5; n= =0.5
Z Z

Alors : I=0.082

q= NSs = 908.42⁡kPa

⁡∆σ′v0 = 4 ∗ 908.42 ∗ 0.082

⁡∆σ′v0 = ⁡297.962Kpa

Cc ⁡∆σ′v0
S=∆H = −H0 log(1 + )
1+e0 ⁡σ′v0

S=∆H=0.564m

20 Année Universitaire : 2017-2018


La valeurs de tassement dans le sol sous la fondations de type « radier » et de type « isolée »
trouvée pour le bâtiment et le minaret par la méthode des couches, montre que le tassement total
calculé est inadmissible (supérieur à 5 cm )
Donc, il est recommandé d’adopter un système de fondation mixte a s’avoir un radié avec
des pieux.

VI. Conclusion
L’étude du choix et le dimensionnement des fondations est un travail très important dans le
cadre de la mise en œuvre des ouvrages. Au bout de ce projet, on a pu découvrir les
différentes interactions existantes entre la fondation et le sol à savoir : la présence de l’eau
(canal), la portance et la nature du sol (existence de remblais)...

Ce choix qui s’est d’abord tourné vers les fondations superficielles et s’est trouvé modifié car
celles-ci ne présentaient pas une stabilité vis-à-vis des tassements et surtout vis-à-vis des
tassements différentiels.

En effet, fonder sur des semelles isolées pour les bâtiments consiste en des fondations de
2*2m et un ancrage de 4 m, ces dimensions nous ont conduits à des tassements de plus de 27
cm, fonder le minaret sur un radier de 6*6 m et un ancrage de 4 m a conduit à des tassements
de plus de 56 cm chose qui n’était pas admissible.

Le choix final consiste à adopter une fondation mixte pour le minaret à s’avoir un radié avec
des pieux.

L’importance de l’étude de fondations est incontestable car de cette étude va dépendre la


stabilité de la structure et par la même sa pérennité. L’objectif fixé fut ainsi atteint après la
détermination et le choix de système de fondation.
L’étude des fondations, bien que très importante, demeure cependant une phase de l’étude
complexe régie par plusieurs paramètre.

21 Année Universitaire : 2017-2018