Vous êtes sur la page 1sur 4

lambert.michelp@wanadoo.

fr

Q’o

Qo
Axe
de sensi
bilité
optim
al e
P’o-
Q’o- Vérro
uillag
e
3Vo θ ψψ P’o P’o

3IoD2

Po
lambert.michelp@wanadoo.fr

Dans la même collection

• Généralités concernant les régimes de neutre

• Les déséquilibres homopolaires

• Les transformateurs en régime déséquilibré

• La détection ampèremétrique

• La détection voltmétrique

• La détection par relais à minimum d’impédance

• Les relais de puissance homopolaire

• Les dispositifs de mise à la terre

• Les mesures sur le réseau et le contrôle des protections


lambert.michelp@wanadoo.fr

Les relais de courant directionnel


Ce sont des relais à maximum d’intensité (F50N ; F51N) qui intègrent la fonction
directionnelle (F67N). Ils sont utilisés pour pallier à l’insuffisance de sensibilité des relais à
maximum d’intensité sur les départs présentant un fort capacitif. Si le réglage des relais de
puissance active homopolaire (PWH) est facile à déterminer1, la configuration d’un relais
directionnel à maximum d’intensité est plus délicate à réaliser.

Configuration d’un relais à maximum de courant directionnel


La configuration d’un relais directionnel nécessite trois réglages :
• Un réglage du seuil de courant résiduel défini en fonction de la sensibilité désirée et du
mode d’alimentation du circuit intensité (tore homopolaire ou sommation des circuits
intensités).
• Un réglage du seuil de tension résiduelle qui doit être cohérent avec le seuil du courant
et la valeur de l’impédance homopolaire du réseau.
• Un réglage de l’axe de sensibilité maximale défini en fonction de l’argument de
l’impédance homopolaire du réseau.

La temporisation peut être constante ou dépendante. En l’absence de tension homopolaire, le


relais à maximum de courant directionnel se replie à l’issu d’une temporisation en simple
relais à maximum de courant homopolaire.

Exemple de calcul pour la détermination des réglages


Sur un réseau 20kV, on souhaite obtenir une sensibilité minimale Rs=1200Ω.
• L’alimentation des circuits est réalisée à partir d’un tore homopolaire 100/1A, de trois
20000 / 3
transformateurs de tension et d’un filtre de tension homopolaire de rapport 1.
100 / 3
• Le capacitif total du réseau est de 200A (Xco=-j180Ω), l’impédance de point neutre est
une résistance 40Ω.

En première approximation, on peut Ir


effectuer un calcul simple pour
déterminer la valeur du seuil de
réglage Ir. On néglige alors Zo
l’impédance résiduelle du réseau
devant la résistance du défaut.
36000 V Vr
IrMaxi = 0,8
V
= 0,8
12000
=8A -j180 Ω 120 Ω
RS 1200
où 0,8 est un coefficient de sécurité
qui tient compte des différentes 3600 Ω
approximations.
On calcule ensuite l’impédance homopolaire du réseau2 .

1
On le règle généralement à la valeur minimale pour obtenir la meilleure sensibilité
Vr
2
On n’oublie pas que = Zo
Ir
lambert.michelp@wanadoo.fr
− j180 × 120
Zo = Zo ≈ 83 − 55 j , Zo ≈ 100 Ω et VrMaxi= 100 x 8 = 800 V
− j180 + 120
On affiche les valeurs résiduelles suivantes: ℜIr = 0,08 A. ℜVr = 4 V.
Le dispositif de mise à la terre du neutre étant une résistance, l’argument de l’impédance
homopolaire du réseau est θ ≈ -33°, on règlera l’angle interne ψ= 0°.

Attention : Dans le libellé des menus, les constructeurs de relais font souvent, la confusion
entre les grandeurs homopolaires et les grandeurs résiduelles. On affiche toujours les
grandeurs résiduelles.
Dans le cadre de notre exemple on afficherait : Io = 0,08 A , Vo = 4 V, ψ=0°.

De ces valeurs on en déduit le réglage d’une protection de puissance active homopolaire


(PWH) qui offrirait la même sensibilité.
8 × 800
ℜP ≈ × cos 33° ≈ 0,27 W en BT (5367W en HT)
100 × 200

En pratique, on affiche la valeur minimale offerte par la PWH.

En conclusion
Lorsque le neutre est relié à la terre, le critère de détection des défauts à la terre le plus
pertinent est la puissance active homopolaire.
Dans le cas où l’impédance de neutre comporte une composante résistive importante, la
sélectivité est obtenue par des temporisations indépendantes.
Si l’impédance de neutre est purement inductive, il existe des possibilités de traiter la
sélectivité longitudinale par des relais à temps dépendants éventuellement combinés avec des
temps constants. On améliore la sensibilité de la protection en réglant l’angle interne du relais
de manière à orienter la caractéristique de fonctionnement en cohérence avec l’argument de
l’impédance homopolaire du réseau.
Sur un réseau fonctionnant à neutre isolé et présentant suffisamment de capacitif, on peut
utiliser des relais à maximum de puissance réactive homopolaire pour assurer la sélectivité
transversale.