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Université populaire de Caen Basse-Normandie – Année 2014-2015

Contre-histoire de la philosophie par Michel Onfray – Conférence N° 257

# 3 : Lundi 1er décembre 2014


Le déjeuner structuraliste : Michel Foucault, Jacques Lacan, Claude Lévi-Strauss et
Roland Barthes. Dessin de Maurice Henry paru dans La Quinzaine littéraire, 1er juil. 1967

« LA DEMATERIALISATION STRUCTURALISTE »

1./ QUE FUT LE STRUCTURALISME ?


a) Constellation : ethnologues, linguistes, anthropologues, sociologues, philosophes,
psychanalystes…
b) Réunis autour d’un même concept : la structure
c) Ses dates ?
• François Dosse, Histoire du structuralisme
• Tome 1 : Le champ du signe, 1945-1966
• Tome 2 : Le chant du cygne, 1967 à nos jours – donc 1992, date de parution
Ce qui suppose : les généalogistes et les suiveurs
• De : Saussure, Cours de linguistique générale (1916) à : Judith Butler, Défaire le
genre (2004).
d) Or les hérauts du structuralisme ne le sont qu’un temps :
• Un peu avant Mai 68, un peu après…
e) Les noms emblématiques :
• Lévi-Strauss, Lacan, Barthes, Foucault
• Pour François Dosse, 1966 est « l’année structuraliste »
• La parution de la traduction de L’archipel du goulag (1974), la date de fin
• Car les grandes figures sont passées à autre chose :
• Retour à l’histoire et au sujet
• Au roman et aux personnages, à l’intrigue et à la narration
• A la subjectivité et au corps réel
• A la lisibilité, au sens retrouvé
• A l’auteur et à l’autobiographie.

2./ PERMANENCE DE LA SCOLASTIQUE


a) 1967 : Deleuze : A quoi reconnaît-on le structuralisme ?
b) Pour le tome 8 de l’Histoire de la philosophie de Châtelet
c) Brillant discours scolastique qui réactive des notions médiévales :
• Espèces, parties, figures, modes, actualisation, virtuel, accidents, qualités, singulier
• Mais aussi : le différenciant, la différenciation, la production, les rapports, le sériel,
la structure
d) Le texte de Deleuze :
• Qui est dit structuraliste ?
• Le linguiste Roman Jakobson
• Le sociologue (sic) Claude Lévi-Strauss
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• Le psychanalyste Jacques Lacan
• Un philosophe qui renouvelle l’épistémologie, Michel Foucault
• Un philosophe marxiste, Louis Althusser
• Un critique littéraire, Roland Barthes
• Des écrivains du groupe Tel Quel
• La linguistique : à l’origine du structuralisme :
• Nomme Saussure et son Cours de linguistique générale
• L’Ecole de Moscou et l’Ecole de Prague
• Nombre d’emprunts : phonème, morphème, signifiant, signifié, langue,
langage, parole, différence, valeur, sémiologie, sémiotique, sémantique
• Inconscient : il prime ce qui prime
• Ce qui est dit est précédé par ce qu’il y a à dire qui se trouve dans l’inconscient
• Ce lieu d’où tout part est un non lieu…
• L’inconscient + la langue : rendent possible le structuralisme
• A quoi reconnaît-on le structuralisme ?

> SEPT CRITERES :

1/. « PREMIER CRITERE : LE SYMBOLIQUE » (239)


• A l’opposition traditionnelle réel / imaginaire
• Les structuralistes ajoutent : le symbolique
« Nous ne savons pas du tout encore (sic) en quoi consiste cet élément symbolique »
(242).
• Comment dès lors définir le structuralisme ?
• Sophistique de théologie négative :
• La structure n’est :
• Ni forme sensible
• Ni figure de l’imagination
• Ni essence intelligible
• Ni dicible
• Ni indicible
• Ni idée platonicienne
• Ni réelle
• Ni actuelle
• Ni fictive
• Ni possible
• Ni visible
• Ni redevable de l’être
• Ni redevable du non-être
• Sophistique de paradoxe et de l’oxymore :
• La structure se trouve dans « un espace inétendu » (243).
• Elle relève d’une « topologie transcendantale »
• Un lieu qui n’a pas de lieu,
• Une surface inétendue,
• Une forme informe
• Sa réalité n’est pas réelle, mais virtuelle
• Le virtuel est l’une des modalités du réel
• Une modalité plus réelle que le réel.

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2/. « DEUXIEME CRITERE : LOCAL OU DE POSITION »
a) Gilles Deleuze renvoie à « l’ambition scientifique du structuralisme » (243).
• cf. Freud et sa « science » de la métapsychologie…
• Comme l’inconscient, la structure est :
• Invisible, mais omnipotente et omniprésente
• Insaisissable, nulle part en particulier et partout en même
temps
• Inconnaissable, mais cause de tout ce qui est
• Immatérielle, mais symboliquement matérielle
• Transcendantale, mais inscrite dans une logique matérialiste
et athée
• Inétendue, mais présente entre les choses
b) Les lieux de la structure ?
• Impossibles à localiser
c) Son étendue ?
• Pas empirique ou réelle
• Mais transcendantale et conceptuelle.
d) La structure : un avatar de l’idéalisme platonicien
e) Exemple 1 :
• Chacun sait ce qu’est empiriquement un père et une mère
• Mais Deleuze explique que :
• « Père, mère, etc, sont d’abord des lieux dans une structure »
(244).
f) Exemple 2 :
• Le phallus
• Il « n’est ni l’organe réel, ni la série des images associées ou
associables : il est phallus symbolique » (263).
• La psychanalyse parle de tout, sauf de sexe…
g) « Le structuralisme n’est pas séparable d’un nouveau matérialisme, d’un
nouvel athéisme, d’un nouvel antihumanisme » (245).
• Transcendantalisme et matérialisme et athéisme…
h) Antihumanisme :
• En finir avec l’homme qui laisserait place à une autre configuration
« dans laquelle l’homme s’effacerait comme à la limite de la mer un
visage de sable » (Les mots et les choses, 398).
• Affirmer la primauté de la structure (même floue…) c’est affirmer la
mort de l’homme
• Ce qui lie les hommes : plus important que les hommes
• Le réseau : plus important que ce qui est relié.
i) Deleuze souscrit à cette mort de l’homme qui suit celle de Dieu
• Une mort « en faveur, nous l’espérons (sic), de quelque chose (sic) à
venir (sic), mais qui ne peut venir que (sic) dans la structure et par sa
mutation » (245).
• Le structuralisme, une science ?

3/. « TROISIEME CRITERE : LE DIFFERENTIEL ET LE SINGULIER » (246)


a) Gilles Deleuze prend l’exemple du phonème :
• La plus petite unité linguistique qui permet de distinguer ‘billard &
pillard’

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• « Il est clair que le phonème s’incarne dans des lettres, des syllabes et
des sons, mais qu’il ne s’y réduit pas » (246).
• Gilles Deleuze excipe de sa comparaison une raison générale
• Dans les relations familiales :
• Dans Les structures élémentaires de la parenté, Gilles Deleuze écrit que
Claude Levi-Strauss « ne considère pas seulement des pères réels dans
une société, ni les images de père qui ont cours dans cette société. Il
prétend découvrir de vrais phonèmes de parenté, c’est-à-dire des
parentèmes, des unités de position qui n’existent pas indépendamment
des rapports différentiels où ils entrent et se déterminent
réciproquement » (248).
• Autrement dit : Claude Levi-Strauss découvre que les gens existent et
qu’ils sont en relation…
• Ce qui est n’est que dans, par et pour les structures
• Le réel disparaît au profit de la structure transcendantale
• Le père n’est que la parentème qui le détermine : le produit d’une forme
invisible
• On ne saurait mieux dématérialiser
• Platon au moins ne niait pas l’existence de la réalité sensible.
b) Gilles Deleuze poursuit avec Serge Leclaire, disciple de Lacan, puis Althusser :
• Leclaire montre que l’inconscient n’est pas affaire corporelle, mais
structurale
• Althusser, que la production n’est pas relative à un appareil, mais à des
structures symboliques
« Les rapports de production (...) sont déterminés comme des rapports
différentiels qui s’établissent, non pas entre des hommes réels ou des
individus concrets, mais entre des objets et des agents qui ont d’abord
une valeur symbolique » (249).
c) Dans le rapport sexuel, il n’y a pas de corps sexués, seulement une relation
sexuelle.
• C’est le sens de l’antihumanisme structuraliste
• L’homme est congédié au profit d’un monde de pures structures
• Le prolétaire exploité, l’ouvrier dominé, la travailleuse assujettie, n’ont
aucune existence
• Il n’y a que des réseaux dans lesquels ils sont quantités négligeables
• Assimilables à un phonème…

4./ « QUATRIEME CRITERE : LE DIFFERENCIANT, LA DIFFERENCIATION »


(250)
a) « Les structures sont nécessairement inconscientes, en vertu des éléments,
rapports et points qui les composent » (251).
b) « De la structure on dira : réelle sans être actuelle, idéale sans être abstraite »
(250).
• La structure a une existence virtuelle, mais le virtuel est l’une des
modalités du réel.
c) Quand les structures « s’incarnent » (251) dans des « formes », elles se
différencient.
• Avant cette prise de chair, elles sont indifférenciées
• Pour se différencier, il leur faut « s’actualiser »

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• La virtualité de la structure devient structure réelle par l’incarnation
dans des formes
• Ce qui est la vieille « actualisation » scolastique
• Nouvellement nommée « différenciation »
« Les structures sont inconscientes, étant nécessairement recouvertes
par leurs produits ou effets » (253).
• Comme l’inconscient, visible, mais partout présent.

5/. « CINQUIEME CRITERE : SERIEL » (255)


a) En présence de l’absence, Gilles Deleuze use du performatif
• « Toute structure est sérielle, multi-sérielle, et ne fonctionnerait pas
sans cette condition » (255).
• On ne sait ce qu’est la structure, mais on sait comment elle fonctionne.
b) Gilles Deleuze cite Lacan pour qui l’inconscient n’est pas individuel, pas
collectif, mais intersubjectif
• Ni dans et chez le sujet
• Ni dans et chez le groupe
• Mais entre les sujets et indépendamment du groupe.
c) Gilles Deleuze infère le développement en série :
« Les éléments symboliques que nous avons précédemment définis, pris
dans leurs rapports différentiels, s’organisent nécessairement (sic) en
série » (255).
• La nécessité ? L’autre nom du performatif
• Les modalités du déplacement dans les séries s’effectuent selon l’ordre
de la métaphore et de la métonymie.
• Le locuteur effectue des glissements de sens qui constituent les séries.

6/. « SIXIEME CRITERE : LA CASE VIDE » (258)


• Gilles Deleuze part de narrations de Freud saisies par lui
• De Poe revu par Lacan
• De Shakespeare repensé par Green, disciple de Lacan
• De Velasquez ou Roussel médiatisés par Foucault
• Convoque Sollers et J. Faye, Jacques Alain Miller et Claude Lévi-Strauss, Jakobson
et Lewis Carroll, Joyce et Mallarmé.
• Pour conclure qu’il y a toujours une case de vide dans une œuvre autour de laquelle
s’organise la totalité du discours :
• « « L’objet = x », la place du mort au bridge, la place du roi, le degré zéro,
la tache aveugle, le mot ésotérique, une lettre, un mot valise, le Snark, le
mana, et autres « truc et machin » » (262).
• « Il est bon finalement que la question « à quoi reconnaît-on le
structuralisme ? » conduise à la position de quelque chose (sic) qui n’est
pas reconnaissable (sic) ou identifiable (sic) » (262).
• le non sens n’est pas absence de sens, mais ce qui donne sens
• Plus la tentative d’élucidation avance, plus l’objet recule.

7./ « DERNIERS CRITERES : DU SUJET A LA PRATIQUE » (266)


a) Gilles Deleuze réitère :
• Le réel n’est rien d’autre que les structures dans lesquelles l’individu, le
sujet, le moi, la personne, la singularité, la subjectivité, en un mot
l’homme, n’ont pas ou plus droit de cité.
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• Le symbolique et la virtualité sont plus réels et vrais que la réalité
triviale et la vérité simple.
b) Evacuation du sujet, de l’homme, de l’histoire.

3./ LA MORT DE L’AUTEUR

BARTHES
a) Mort de l’homme ; mort de l’auteur
• Barthes, La mort de l’auteur, quatrième trimestre de 1968.
• Repris dans Le bruissement de la langue (1984)
b) Le texte n’a pas d’auteur
• L’auteur apparait tardivement dans l’histoire :
• A l’issue d’un processus qui commence avec l’empirisme anglais
• Et s’épanouit avec le positivisme, moment du capitalisme
c) Le surréalisme (cadavre exquis, écriture automatique) a détruit la notion d’auteur
d) dans le texte, ça n’est pas l’auteur qui parle mais le langage
• Il faut donc « supprimer l’auteur au profit de l’écriture »
e) L’auteur ne préexiste pas à son œuvre
f) Le texte est cristallisation, coalescence d’informations
• La narration ne s’effectue pas avec un auteur mais avec un scripteur
• Le scripteur est « sans passions, sans humeurs, sans sentiments, sans impressions »
g) Il n’y a aucun sens pour aucun texte puisque tous les sens sont possibles
• Car c’est le lecteur qui fait le sens
h) « La naissance du lecteur doit se payer de la mort de l’auteur ».

FOUCAULT
a) Thèses reprises par Foucault dans Qu’est-ce qu’un auteur ?, Bulletin de la Société
française de philosophie, juillet-septembre 1969.
• Plus d’auteur, un scripteur
• Plus de contexte historique, mais un texte anhistorique
• Plus de sens produit par l’auteur, mais par le lecteur
b) L’écriture n’a rien à voir avec l’histoire
• Mais tout à voir avec le signifiant
• Elle « s’est affranchie du thème de l’expression : elle n’est référée qu’à elle-même
(…). Elle est un jeu de signes ordonné moins à son contenu signifié qu’à la nature
même du signifiant » (Dits et écrits, I.789).
• Peu importe ce que veut dire le texte,
• Seul importe l’agencement de signes dans une perspective sémiologique
c) L’effacement de l’auteur a partie liée avec la mort
• L’auteur écrit pour mourir, disparaître dans son texte
• Reste ainsi à « analyser l’œuvre dans sa structure, son architecture, dans sa forme
intrinsèque et dans le jeu de ses relations internes » (794).
• Texte sans contexte : Abolition de l’histoire…

SARTRE
a) Dans Arts, 15 juin 1966, entretien : L’homme est-il mort ?
• Foucault avait enterré Sartre en affirmant :
« La Critique de la raison dialectique, c’est le magnifique et pathétique effort d’un
homme du XIX° siècle pour penser le XX° siècle » .

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• Sartre avait répondu dans L’Arc, en octobre de la même année, que le
structuralisme était « une idéologie nouvelle, dernier barrage que la bourgeoisie
puisse encore dresser contre Marx ».
b) Sartre meurt, mais Foucault lui donnera raison en revenant sur ses positions
• Comme beaucoup.

4./ LE DEVENIR REACTIONNAIRE DES REVOLUTIONNAIRES

FOUCAULT
a) 1- 1966 : Foucault annonce la mort de l’homme dans Les mots et les choses
2- 1984, devenu professeur au Collège de France, travaille sur le sujet :
• Le souci de soi et l’usage des plaisirs
b) 1- 1967, Foucault fait l’éloge de la méthode structuraliste dans La philosophie
structuraliste permet de diagnostiquer ce qu’est aujourd’hui.
• Il dit y recourir avec bonheur
2- 1972 : supprime dans la réédition de Naissance de la clinique les expressions qui
montrent son usage de la méthode structuraliste
• 1972 : réédition de l’Histoire de la folie sans la préface dans laquelle il parlait
« d’étude structurale ».
• 1976, Le savoir comme crime :
« Je n’ai jamais employé le structuralisme pour des analyses historiques. Pour
aller plus loin, je dirai que j’ignore le structuralisme et qu’il ne m’intéresse
plus (sic) ».

ROBBE-GRILLET
a) 1963 : Pour un nouveau roman
• Contre personnages, intrigues, psychologie
b) Publie des textes avec personnages et intrigues :
• 1985 : Le miroir qui revient
• 1988 : Angélique ou l’enchantement
• 1994 : Les derniers jours de Corinthe
c) mais parle de « fictions à caractère autobiographique »
d) 2004 : Finit au siège de Maurice Rheims à l’Académie Française

BARTHES
• 1968 : Annonce la mort de l’auteur dans … La mort de l’auteur.
• 1977 : Devenu professeur au Collège de France,
• Fin de sa vie : travaille à un grand roman dans l’esprit de Tolstoï (pour le
développement et la saga) et de Proust (pour l’entomologie de la mondanité)
• Remplit des fiches sur des personnages interlopes de Saint-Germain
• Ecrit dans un journal intime qu’il déteste ce qu’il encense en public
• Lit en cachette Saint-Simon et Chateaubriand.

ALTHUSSER
a) Pour Marx (1965) et Lire le Capital (1965)
b) 1982 : Rédige une autobiographie L’avenir dure longtemps suivie de Les faits
• Etrangle sa femme en 1980, le livre paraît en 1992
• Autoportrait en dépressif suicidaire et meurtrier, mythomane, sadique, lâche, habité
par la culpabilité, bourré de médicaments

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• Soutenu par Jean Guitton, Althusser échappe au tribunal, passe sa vie dans un
hôpital psychiâtrique.

LEVI-STRAUSS
a) 1949 : Les structures élémentaires de la parenté
b) 1993, Regarder, écouter, lire
• Lévi-Strauss veut qu’il s’agisse d’un « petit livre de structuralisme appliqué »
• Or, il s’agit des goûts subjectifs et personnels de l’auteur
• Rameau, Wagner, Poussin, Diderot
• Avec souvenirs d’enfance
• Et d’adolescence à l’opéra
• Son renoncement à l’opéra depuis la primauté du metteur en scène
• Disserte sur le jaune citron de la Reine Elisabeth
• S’énerve contre un chauffeur de taxi distrait
• Raconte sa première rencontre avec Breton.

TODOROV
a) 1967 : Traduit les formalistes Russes dans Théorie de la littérature
• Même année, Littérature et signification
• Fonde Poétiques avec Gérard Genette
• 1968 : contribue au collectif : Qu’est-ce que le structuralisme ?
• 1973 et 1977 : dirige deux collectifs avec Roman Jakobson, dont Question de
poétique
b) Abandonne le structuralisme
• 1982 : Publie La conquête de l’Amérique : la question de l’Autre
• Y célèbre l’humanisme
• 2000 : sur la peinture flamande : Eloge de l’individu
c) 2006 : La littérature en péril
• Fustige les études littéraires : on lit moins les auteurs que les critiques
• Déplore la place prise par « les jeux formels » dans la littérature…

5./ CONCLUSION
a) Effets et héritages du structuralisme :
• Texte sans contexte
• Et religion textuelle
• Livres incompréhensibles
• Emballement journalistique et mondain
• Esprit moutonnier
b) Sartre avait vu :
• Négation de l’histoire
• Pour Sartre, le structuralisme : arme de destruction massive du marxisme
• Les pauvres, les miséreux, les ouvriers disparaissaient du champ intellectuel
• Bonheur du capitalisme
c) Les Nouveaux Philosophes ont achevé ce que les structuralistes avaient entamé :
• L’abolition de l’histoire

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BIBLIOGRAPHIE :

• Gilles Deleuze, A quoi reconnaît-on le structuralisme ? in L'île déserte, Editions de


minuit
• Roland Barthes, La mort de l'auteur, in oeuvres complètes , tome 2, Seuil
• Michel Foucault, Qu'est-ce qu'un auteur ? in Dits et écrits, Tome I, Gallimard
• François Dosse, Histoire du structuralisme, tome 1 et 2, Livre de poche
• Henri Lefebvre, L'idéologie structuraliste, Points Seuil
• Roger Crémant (pseudonyme de Clément Rosset), Les matinées structuralistes, Robert
Laffont