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Flore zones humides

Acta Botanica du Maroc


Malacitana 29: 43-66 43
Málaga, 2004

ANALYSE DE LA BIODIVERSITÉ FLORISTIQUE DES


ZONES HUMIDES DU MAROC.
FLORE RARE, MENACÉE ET HALOPHILE
Soumaya HAMMADA, Mahamed DAKKI, Mohamed IBN TATTOU,
Aïcha OUYAHYA & Mohamed FENNANE

RÉSUMÉ. Analyse de la biodiversité floristique des zones humides du Maroc: flore rare, menacée et
halophile. La flore des zones humides du Maroc montre une grande richesse floristique de ces
écosystèmes, estimée à plus de 670 espèces et sous-espèces (83 familles) auxquelles s’ajoutent au
moins 272 autres considérées plutôt comme terrestres, mais qui peuvent coloniser périodiquement
ces milieux. Le taux d’endémisme se rapproche de 6,5 %, mais le fait le plus marquant est la grande
proportion des taxons rares ou menacés, évaluée à 34 %. La flore halophile fait l’objet d’un
commentaire particulier vu la prédominance de milieux salés au Maroc à la fois par le nombre et par
l’étendue des sites. Elle compte environ 115 espèces et sous-espèces réparties entre 20 familles.

Mots clés. Biodiversité, zones humides, flore rare, flore menacée, flore halophile, Maroc.

Abstract. Analysis of the moroccan wetlands floristical diversity: rare, threatened and halophilous
flora. The moroccan wetlands flora shows a great floristical richness of these ecosystems, estimated
at more than 670 species and subspecies (83 families) which can be supplemented by at least 272
others taxa considered rather as terrestrials but can colonize periodically these biotopes. This flora
shows a rate of endemism close to 6,5 %, but the most fact is the great proportion of rare or threatened
taxa (estimated at 34%). The halophilous flora was a subjet of particular comment considering the
prevalence of the salt biotopes in Morocco, either by the number or the extent of the sites. It counts
115 species and subspecies distributed among 20 families.

Key words. Biodiversity, wetlands flora, rare flora, threatened flora, halophilous flora, Morocco.

INTRODUCTION répartition géographique, types biologiques


et étages bioclimatiques.
La présente étude est basée sur En plus de l’intérêt dudit catalogue aussi
l’inventaire de la flore des zones humides bien pour la recherche et l’enseignement que
marocaines (Hammada et al., sous presse) pour la gestion et la conservation, cette
et consiste en une analyse quantitative et analyse souligne l’importance de la
qualitative de cette flore à travers des phytodiversité des zones humides marocaines,
paramètres significatifs: composition globale plus spécialement ses fractions rare et
(nombre de taxons), endémisme, rareté, endémique.
44 S. Hammada et al.

Comme précisé ci dessus, le présent et méditerranéennes (lagunes de Smir et de


travail se base sur les données d’un Nador). Les études ont également porté sur
inventaire floristique qui se présente en deux des systèmes fluviaux, dont certains ont été
parties : la première regroupe les espèces prospectés dans leur quasi-totalité (Sebou,
strictement liées aux zones humides, la Oum-Er Rbi’a et Mgoun), des lacs naturels
seconde contient des espèces, rencontrées (Afennourir, Tislite, Wiwane, Dayet Awa),
habituellement en milieux terrestres, mais des mares temporaires (dayas de la Ma’mora
peuvent aller dans des biotopes de zones et de Benslimane), des sources et des oasis
humides temporairement asséchées. (Tafilalt, Moyenne Dr’a).
Les zones humides sont considérées ici Les catégories d’endémiques et le degré
au sens de la convention de Ramasar soit de rareté retenues pour le présent travail sont
«des étendues de marais, de fagnes, de les mêmes que celles adoptées dans le
tourbières ou d’eaux naturelles ou Catalogue des plantes vasculaires rares,
artificielles, permanentes ou temporaires, où menacées ou endémiques du Maroc (Fennane
l’eau est stagnante ou courante, douce, & Ibn Tattou, 1998).
saumâtre ou salée, y compris des étendues
d’eau marine dont la profondeur à marée Historique des recherches sur les zones
basse n’excède pas six mètres». Ces zones humides du Maroc
contiennent différents types d’habitats dont
le choix est basé sur la typologie MedWet Jusqu’à la fin des années 1980, les
(Farhina et al., 1996). études dédiées à la végétation aquatique ont
Au sud de la Méditerranée, le Maroc est porté principalement sur la flore algale
le pays le plus riche en zones humides, (Gayral, 1954; Mazancourt, 1960; Somers,
richesse due à sa situation géographique 1972); les rares travaux consacrés aux
privilégiée donnant sur deux mers et à la végétaux supérieurs ont concerné les milieux
présence de grandes chaînes montagneuses estuariens et palustres temporaires. Une
avec un réseau hydrographique très dense. première synthèse relative à la flore rare ou
Partant de là, on peut dire que la présente menacée du Maroc (Fennane et Ibn Tattou,
analyse et le catalogue sur lequel elle se base 1998) a inventorié un grand nombre de
rendent compte jusqu’à une certaine limite taxons aquatiques.
de la nature et de l’état de la flore des zones Les plus anciens travaux sur la
humides en Méditerranée méridionale végétation vasculaire des zones humides du
d’autant plus que ces zones sont plus ou Maroc remontent aux années 1950. En 1956,
moins soumises aux mêmes types de Perrin de Brichambaut a effectué une étude
traitements et de pressions anthropozoogènes. sur l’étagement, la dynamique et la biologie
Les principales zones humides du des groupements végétaux des merjas
Maroc ont fait l’objet pendant la dernière côtières du Gharb. L’auteur donne une liste
décennie d’études spécifiques à la flore. des espèces végétales les plus intéressantes
Plusieurs ont été focalisées sur les grands de ces merjas, complétée par des
écosystèmes côtiers: estuaires et marécages observations sur leur biologie et leur
d’eau douce adjacents (embouchures des écologie.
oueds Oum Er Rabi’a, El Maleh, Sebou, Parallèlement aux travaux d’inventaire,
Loukkos, Tahadart et Moulouya); lagunes se développaient les premières études
atlantiques (lagunes de Khnifiss, de Sidi phytosociologiques de la végétation
Moussa-Walidia et de Moulay Bou Selham) halophile continentale, notamment avec les
Flore zones humides du Maroc 45

recherches de Nègre (1956, 1960) sur la campagnes d’herborisation ont été effectuées
dépression de Sedd El Mejnoun et sur le lac à l’occasion d’études réalisées dans vingt
Zima. zones humides (Dakki et al., 1995) avec
Les recherches ont continué à des l’objectif de tester au Maroc les techniques
rythmes irréguliers au moins localement, MedWet d’inventaire des zones humides
avec des approches écologiques sur la daya (Farinha et al., 1996).
de Sidi Amira (Sasson, 1959), sur l’estuaire Plus tard, un programme de recherche
du Bou Regreg (Mazancourt, 1960; El Kaim, fut lancé par le Centre d’Etude des
1972) et sur les lacs Iffer et Sidi Ali au Migrations d’Oiseaux (Institut Scientifique)
Moyen Atlas (Somers, 1972). dans le but de connaître les habitats des
Au Sud, dans les régions sahariennes, oiseaux d’eau et d’identifier les causes de
Mathez et Sauvage (1975) ont publié un leur régression. Les premiers résultats,
catalogue des végétaux vasculaires de la exposés dans des mémoires de fin d’étude
province de Tarfaya, où sont mentionnées ont concerné trois grands complexes
plusieurs espèces propres aux zones estuariens: le Bas Loukkos (Chebaata, 1994;
humides. Ce travail fut plus tard complété Ibourik, 1997), Sidi Moussa-Walidia
par une étude de la végétation de la lagune (Abdoul, 1996) et le Bas Tahadart
de Khnifiss (Burt, 1988; Edmondson et al., (Guerinech, 1998; Hansali, 1998).
1988). La végétation hygrophile de la façade
Durant les deux dernières décennies, les méditerranéenne a été un peu abordée grâce
recherches hydrobiologiques se sont à un travail de Ennabili et Ater (1996) qui
multipliées; les algues y ont occupé une place donne une idée de la diversité des
de première importance, à la fois sur les plans peuplements en plus de quelques aspects
de la biodiversité (Loudiki, 1990; Kazzaz, écologiques et phytosociologiques.
2003) et de la qualité des eaux (Hammada et La plus grande masse d’informations
al., 1996). Les connaissances écologiques et récentes est due aux nombreuses
dynamiques de la végétation hygrophile ont prospections réalisées essentiellement à
été enrichies par les travaux d’Atbib (1980, l’occasion de divers diagnostics de zones
1988) sur la réserve biologique de Mehdia, humides pour des projet de conservation. En
et par ceux de Bendaanoun (1981, 1991) sur plus du catalogue sus-mentionné (Hammada
la végétation halophile et halohygrophile du et al., ibid), plusieurs données de ces
littoral marocain. En plus des listes prospections figurent dans des rapports
floristiques qu’ils ont produites, ces deux inédits: projet MedWet II relatif à Merja
auteurs ont analysé et cartographié les Zerga (Dakki et al., 1998); projet MedWet-
groupements végétaux des régions étudiées. Coast concernant les zones humides du
Le premier essai d’inventaire floristique Nord-Oriental (Dakki et al., 2003;
spécial aux zones humides marocaines Benhoussa et al., 2003; Haloui et al., 2003);
remonte à 1994 avec l’identification d’un projet de conservation des marais de Larache
réseau de zones humides continentales à (Dakki, 2001) et projet d’inscription des sites
protéger. Les plantes récoltées lors de ces Ramsar (Hammada, 2003a; 2003b).
prospections couvrent une centaine de La végétation des dayas temporaires a
localités de différentes régions du Maroc bénéficié d’une importante étude focalisée
dont une grande proportion a été présentée sur la région de Benslimane (Rhazi, 1990,
dans le Plan Directeur des Aires Protégées 2001), cette recherche consiste en des
du Maroc (AEFCS 1996). D’autres approches descriptives et analytiques des
46 S. Hammada et al.

aspects répartition, impact et dynamique. montrent à peu près le même nombre de


taxons (respectivement 201 et 195);
Flore des zones humides ensemble, ils constituent presque les deux
La composition globale de la flore tiers de la flore des zones humides. Les
vasculaire des zones humides du Maroc hydrophytes constituent 14 %, alors les
compte actuellement taxons (605 espèces et autres types biologiques montrent moins de
65 sous-espèces), soit environ 16 % de la 10 % chacun (fig. 1).
flore vasculaire du pays estimée à 4200 L’abondance des thérophytes peut être
taxons (Ibn Tattou & Fennane, 1989). Elle expliquée par la forte présence des habitats
est partagée entre 83 familles dont 56 à immersion saisonnière, propices au
Dicotylédones, 21 Monocotylédones et 6 développement de plantes annuelles à
Ptéridophytes. Les familles les plus riches germination et croissance rapides. Les
sont les Poaceae, Cyperaceae, Asteraceae, marécages semi permanents, bien
Fabaceae et Ranunculaceae, avec représentés à basse altitude, restent
respectivement 13%, 9%, 7,5%, 6% et 4,5% favorables aux hémicryptophytes et dans une
de taxons. Cet ordre est différent de celui certaine mesure aux géophytes. Ces deux
enregistré pour l’ensemble de la flore dernières catégories, qui sont des herbacées
marocaine où les Asteraceae, Fabaceae, vivaces, comptent ensemble 255 taxons, soit
Poaceae, Caryophyllaceae et Lamiaceae 40,5% de la flore des zones humides.
sont en tête avec respectivement 13%, Parmi les taxons des zones humides, 43
10,5%, 8%, 5,8% et 5,5% de taxons (Ibn sont considérés comme endémiques strictes
Tattou & Fennane, 1989). De cette du Maroc, soit environ 6,5 %. Les
comparaison il ressort que les Poaceae, les endémiques ibéro-marocains et maroco-
Cyperaceae, les Fabaceae et les algériens sont beaucoup moins nombreux
Ranunculaceae sont particulièrement (respectivement 13 et 8), alors qu’une seule
importantes dans les zones humides. espèce seulement est endémique du Maroc
Les thérophytes et les hémicryptophytes et de la Mauritanie et une autre endémique

Nombre des taxons


0 50 100 150 200

Thérophytes 32%

Hémicryptophytes 31%

Hydrophytes 14%

Géophytes 9,5%
Types biologiques

Chaméphytes 5,3%

Nanophanérophytes 4,2%

Phanérophytes 4%

Figure 1. Spectre biologique de la flore des zones humides du Maroc.


Flore zones humides du Maroc 47

du Maroc, Péninsule Ibérique et Iles endémiques marocains rares ou menacés (27


Canaries. taxons) se répartissent entre 18 familles, les
Vingt cinq familles sont concernées plus grands nombres étant enregistrés chez
avec en premier lieu les Asteraceae et les les Apiaceae (2 très rares et 2 rares), les
Apiaceae suivies par les Plumbaginaceae et les Brassicaceae (1 très rare et 2 rares) et les
Brassicaceae. Les Monocotylédones sont très Asteraceae (1 très rare et 2 soupçonnés
faiblement représentés: cinq espèces rares). Ces faits révèlent le grand intérêt que
seulement dont trois Poaceae. présente au Maroc la flore des zones
Les types biologiques les plus concernés humides; c’est dire combien est urgente leur
par l’endémisme sont les hémicryptophytes protection.
(33 taxons) et les thérophytes (11 taxons). Sur le plan chorologique au sein de la
Les hydrophytes, les chaméphytes et les flore des zones humides (fig. 2), les
nanophanérophytes sont moins importants endémiques se rencontrent dans toutes les
(respectivement 5, 3, et 1 espèces). divisions géographiques du pays, sauf dans
Enfin, il faut souligner que parmi les 66 l’Atlas saharien et les monts de l’Oriental.
taxons endémiques recensés, deux tiers (47 Le Haut Atlas, le Moyen Atlas et le Maroc
taxons) sont considérés comme rares ou atlantique nord sont les régions les plus
menacés, dont la moitié sont très rares. Les concernées, contrairement au littoral de la

30 Total
Nombre de taxons endémiques

Endémiques du Maroc
25
Endémiques du Maroc et de l'Algérie

Endémiques du Maroc et de la Péninsule Ibérique


20

Endémiques du Maroc, de la Péninsule Ibérique et


des Iles Canaries
15 Endémiques du Maroc et de la Mauritanie

10

HA MA Man AA Mam R Ms Op LM
Divisions géographiques

Figure 2. Répartition géographique de la flore des zones humides endémique: R : Rif; LM: Littoral de
la Méditerranée; Man: Maroc atlantique nord; Mam: Maroc atlantique moyen; Om: Monts du Maroc
oriental; Op: Plaines et plateaux du Maroc oriental; MA: Moyen Atlas; HA: Haut Atlas ; AA : Anti
Atlas; Ms: Maroc saharien; As: Atlas saharien.
48 S. Hammada et al.

Méditerranée, aux Hauts Plateaux et au 34% de taxons rares ou menacés, soit environ
Maroc saharien. Toutefois, les deux dernières 11 % de la flore rare du pays. Il s’agit
régions, bien arides, ont été jusqu’à présent d’environ 226 espèces et sous-espèces
peu prospectées et les résultats obtenus sont réparties entre 58 familles dont 39
à compléter par des études plus détaillées. Dicotylédones, 16 Monocotylédones et 4
Du point de vue bioclimatique, les Ptéridophytes. Les familles montrant les plus
endémiques montrent une forte présence grands nombres de taxons rares sont au
dans les ambiances subhumide et semi-aride nombre de sept: Cyperaceae (10%), Poaceae
avec respectivement des effectifs de 36 et 34 (8%), Asteraceae (5,8%), Apiaceae (5,8%),
taxons. L’étage humide contient 23 Ranunculaceae (5,8%), Plumbaginaceae
endémiques, alors que les étages aride et de (4%), Fabaceae et Potamogetonaceae (3%).
haute montagne en sont pauvres. Les 52 autres familles totalisent 55 % de
Rappelons que l’importance de taxons rares, chacune étant représentée par
l’endémisme dans le subhumide a été déjà 1 à 7 taxons. Pour comparaison, à l’échelle
soulignée pour l’ensemble de la flore du Maroc, les Asteraceae, les Poaceae et les
vasculaire du pays (Fennane & Ibn Tattou, Apiaceae sont les familles les plus riches en
1998). taxons rares ou menacés.
RÉSULTATS Les catégories très rares et rares
concernent plus de 80 % de la flore rare ou
A. Flore rare ou menacée menacée des zones humides; les premières
La flore des zones humides contient représentant à elles seules 60%. Ces fortes

100
Nombre de taxons

Total

90 Taxons eteint ou de présence


douteuse
80 Très rare

Soupçonné très rare


70

Rare
60
Soupçonné rare
50
vulnérable
40

30

20

10

R Man MA HA Mam Ms Op AA LM Om
Divisions géographiques

Figure 3. Répartition géographique de la flore des zones humides rare ou menacée: R : Rif; LM:
Littoral de la Méditerranée; Man: Maroc atlantique nord; Mam: Maroc atlantique moyen; Om: Monts
du Maroc oriental; Op: Plaines et plateaux du Maroc oriental; MA: Moyen Atlas; HA: Haut Atlas ;
AA : Anti Atlas; Ms: Maroc saharien; As: Atlas saharien.
Flore zones humides du Maroc 49

proportions soulignent une fois encore Osmundaceae


l’urgence de la protection des zones humides.
Les taxons rares ou menacés sont dans Osmunda regalis L.
leur grande majorité des hémicryptophytes V. Man, R.
(81 taxons, soit 41%) lesquels occupent
Polypodiaceae
également le premier rang dans la flore rare
du pays; les hydrophytes et les thérophytes Blechnum spicant (L.) Roth
occupent le deuxième rang avec 39 et 36 RR. Man (Outka) R (j. Kbir, j. Bou Hachem,
taxons respectivement. Les autres types cédraie de Bab Basene).
biologiques comptent 4 à 19 taxons.
Sur le plan chorologique, les nombres Cystopteris viridula (Desv.) Desv.
les plus élevés d’espèces rares ou menacées R?. HA entre 1 300 et 2200 m.
se rencontrent dans les zones humides du Rif,
Dryopteris filix-mas (L.) Schott
du Maroc atlantique nord, du Moyen Atlas,
R. R (J. Ighrmalez, Tidighine et monts des
du Haut Atlas et du Maroc atlantique moyen Ketama) HA (Adrar-n-Ouaraout à 2600 m).
(fig. 3). Ensemble, ces divisions comptent
163 taxons très rares et 79 rares, avec Pteris incompleta Cav.
toujours le Rif en première position. RR. R (versant nord du j. Kbir).

Abréviations utilisées: Pteris vittata L.


RR. R (dorsale calcaire entre Tétouan et
E: endémique du Maroc; RR: très rare (nombre Sebta) Man (région de Rabat).
de localités connues ≤ 5); RR?: soupçonné très
rare; R: rare (en général signalé dans 1 ou 2 Thelypteris interrupta (Willd.) Iwatsuki
divisions du Catalogue des plantes du Maroc); RR. Man (région de Lalla Mimouna).
R?: soupçonné rare; V: vulnérable (en voie de
régression et pourrait devenir rare court terme);
??: taxon éteint ou de présence douteuse. Thelypteris palustris Schott
RR. Man (Boucharène près de Larache).
Man: Maroc atlantique nord, Mam: Maroc
atlantique moyen; R: Rif, LM: littoral de la ANGIOSPERMAE (Dicotylédones)
Méditerranée; HA: Haut Atlas, MA: Moyen Atlas;
Op: plateaux du Maroc oriental, Om: monts du
Maroc oriental; AA: Ani Atlas; Ms: Maroc Apiaceae
saharien, J.: jbel ; o. oued.
Apium inundatum (L.) Rchb. fil.
RR. R (Daya-t-Timellaline à 1800m, plateu
PTERIDOPHYTA
d’Issguène, daya du j. Outka) Man (forêt de
Azollaceae Benslimane).

Azolla filiculoides Lam. Carum asinorum Litard. & Maire


RR. Man (env. de Rabat et de Zaër). E, RR. HA (J. Aouljdid, Azib-n-Oufra, 2600
m).
Marsiliaceae
Carum foetidum (Cosson & Durieu ex Batt.)
Marsilea minuta L.
RR. Man (Basse vallée du Loukkos). Drude in Engl. & Prantl
R. Op.
Pilularia minuta Durieu
RR. Man (SE de Tiflet, ouest de Carum jahandiezii Litard. & Maire
Benslimane, sud de Roummani). E, RR. MA (Khneg Merzoul, bords du
50 S. Hammada et al.

Guigou, Békrit, bords du Senoual et sources de R?. R (j. Gourougou, Tetouan, Tanger) Mam
l’Ari Hayan. (Aguelmous) MA central.

Carum verticillatum (L.) Koch Cirsium chrysacanthum (Ball.) Jahand.


RR. Man (plateaux d’Oulmes et de Ment) E, R?. HA (Assif Ghzef à l’W du Tirsal,
R (plateaux d’Issaguène) MA (daya-t-Chiker). Source de l’Assif Mgoun, haute vallée de la
Tassaout) AA (J. Amzdour).
Chaerophyllum atlanticum Coss. ex Battand.
E, R. MA (Békrit, vallée du Senoual, Khneg Cirsium ducellieri Maire
Merzoul, assif Soufouloud, 2000m) HA (j. Rhate, E, RR. Man (Fes) MA (Bekrit, Aghbalou
Ourika, etc.). bou Ichatefel, la vallée de Senoual).

Eryngium barrelieri Boiss. Conyza gouani (L.) Willd.


RR. R (Mellilia). RR. HA (vallée des Montaga).

Eryngium corniculatum Lam. Eupatorium cannabium L.


RR. R (Malaliyine, Negro). R. Man (SW de Fes) MA (Tazekka,
Tioumliline, Oued Ifrane).
Eryngium maroccanum Pitard
E, R. MA. Filago hispanica (Degen. & Hervier) Chrtek &
J. Holùb
Hydrocotyle vulgaris L. R. MA (Tisfoulate, entre Aïn Leuh et
??. R (Tanger, non retrouvé) à rechercher. Ouiane, Ari Hayan et plaines voisines, dayas près
d’Aguelmame Sidi Ali, env. de Békrit, 2390m).
Meum athamanticum Jacq.
RR. HA (Aouljdid, 2400m). Matricaria aurea (Loefl.) Schultz Bip.
RR. Man (Taza) Mam (plaine de
Oenanthe peucedanifolia Pollich Marrakech) Om (Aïn Sefa, env. d’Oujda) Op
RR. Man (Kénitra, vallée de Oued Fouarate, (Oujda) AA (Toufallazt).
Merja Zerga1).
Pulicaria dysenterica (L.) Bernh.
Oenanthe silaifolia M. Bieb. RR. R (Negro, marais de Sidi Bou Hadjel).
RR.
Pulicaria sicula (L.) Moris
Asteraceae RR. R (Tanger, Tetouan) Man (Merja
Daoura, Merja Zerga1) MA (Lias, 1000m).
Achillea ageratum L.
R. HA (Demnat, Tizi-n-Outfigh près des Aït Pulicaria vulgaris subsp. vulgaris
Tamellil, maison forestière des Aït-ou-Ahmane RR. MA (dayas dans la plaine de l’Aouani
au sud de Rouli, etc.) Mam (lit d’o. aux Freite au près de l’Aguelmame Sidi Ali).
sud de Kalâat Sraghna).
Senecio jacobaea L.
Centaurea gueryi Maire R. (env. de Tanger, entre Acilah et Larache).
E, R?. MA (Ras el Ma, Imouzzer, Ifrane,
Békrit, vallée de Senoual, Marais de l’Oued Zad, Boraginaceae
Oued Assaka-n-Aouam, Oued Guigou) HA (entre
Sidi Yahya et Assaka au SW de Tounfite à env. Myosotis atlantica Vestergren
1900m) E, R. MA HA AA.

Chamaemalum nobile (L.) All. Myosotis decumbens subsp. rifana (Maire)


Flore zones humides du Maroc 51

Greuter & Burdet Oulmes).


R. R (hauts sommets des ghomara, 1400-
2000 m). Callitriche obtusangula Le Gall
V. HA, Man.
Myosotis arvensis Hill.
RR. HA (Ourika près d’Iâbbassin, 2200 m). Callitriche regis-jubae Schotsman
V. R (Tanger) Man (Arbaoua, Ksar El Kebir,
Brassicaceae Zaër, Benslimane, Sidi Allal Bahraoui, entre
Tiflet et Maâziz).
Barbarea intermedia Boreau
RR. R (Bab Rouida, J. Khzana) MA (Ito, Callitriche truncata Guss. subsp. truncata.
daya-t-Chiker). R?. Man (Oulmes, plateau du Ment) Mam
MA (près d’Ito) HA.
Cochlearia glastifolia L.
RR. MA (Békrit, Aghbalou Immouzzer, Campanulaceae
Senoual, Aghbalou Bou Achtefel).
Lobelia urens L.
Diplotaxis ollivieri Maire V. Man, R.
R. Mam (Haouz) AA (Taghjicht) Ms (Fask,
o. Noun). Caryophyllaceae

Nasturtium africanum Braun-Blanquet subsp. Cerastium cerastoides (L.) Britton


africanum RR. HA (Ourika au Tizi-n-Tachdirt ;
E, RR. Man (Boucharène près de Larache, Toubkal, 2800-3400 m).
Lalla Mimouna, Oued Fouarat près de Kénitra).
Cerastium fontanum Baumq. subsp. fontanum
Nasturtium africanum subsp. mesatlanticum RR. R (Tidighine, Tizi Ifri, Issagen,
(Litard. et Maire) Greuter et Burdet Immezin).
E, R. Man (plateau d’Oulmes) MA.
Sagina saginoides (L.) Karsten
Rorippa hayanica Maire R. R, HA.
E, R. MA.
Spergularia tenuifoliaPomel
Betulaceae RR. AA ( Sidi El Ghiat).

Alnus glutinosa (L.) Gaertner Ceratophyllaceae


R. R.
Ceratophyllum submersum L.
Callitrichaceae ??. Semble avoir été signlé par erreur à
merja Bokka dans le Gharb.
Callitriche deflexa Hegelm.
RR. Man (Arboretum de O. Cherrate). Chenopodiaceae

Callitriche lusitanica Schotsman Atriplex chenopodioides Batt.


R. Man (Maâmora, Benslimane, El-Harcha) RR. R (env. de Tanger) Man (Moulay
Mam (camp d’aviation à Casablanca, NW de Sidi Yacoub, merjas Khrajat et Merktane).
Bennour).
Atriplex colerei Maire
Callitriche mathezii Schotsman E, R. Mam (Embouchures des Oueds Souss
RR. Man (Massif du Mtourzgan-Akzou à et Massa, Haouz ).
52 S. Hammada et al.

Atriplex semibaccata R. Br. Euphorbia paniculata Desf.


R. Mam (anciennes salines entre Sidi Rbat RR. Man (Maâmora) Mam (Tit Mlil) Om
et Massa, env. d’Aït Ourir) Ms (15 km de LM (Melilia, Cap de l’Eau) R.
Laâyoune).
Fabaceae
Chenopodium chenopodioides (L.) Aellen
R. Man (daya-t-Erroumi, merja Daoura) MA Galega officinalis L.
(daya-t-Afourgar près de Annoceur, daya-t-Ifrah). RR. R (Beni Mezaouer, entre Cap Mazari
et Oued Laou).
Sarcocornia perennis (Mill.) A. J. Scott
V. Man (o ; Malabata) Mam (Lac Zima) Ms Genista anglica subsp. ancistropa (Spach) Maire
(o. Drâa et Assaka, Guelta Zerga). RR. Man (marais de Larache, Maâmora).

Suaeda infniensis Maire Genista carpetana subsp. nociva (Pau & Font
R?. Mam (Oued Tamri), AA Litt. (Ifni, Oued Quer) C. Vicioso & Lainz
Noun) Ms (Lemsid, Tarfaya, env. de Goulimine). RR. R (Issaguène, 1600 m).

Crassulaceae Lotus angustissimus L.


RR. R (Malaliyine).
Sedum maireanum Sennen
R. R. Lotus benoistii (Maire) Lassen
E, RR. Man, Mam.
Sedum melanantherum DC.
R. HA (massif de Toubkal, 2500-3600m). Trifolium cernuum Brot.
R?. R (J. Afchtal) Mam (Roummani,
Elatinaceae Oulmès, El Harcha, etc.) HA (Timinkar à
l’Ourika).
Elatine alsinastrum L.
RR. R (Tizi Ifri) Man (Benslimane). Trifolium retusum L.
RR. MA (Timahdit, Aguelmame Sidi Ali).
Elatine brochnii Clavaud
R. R (Malaliyine) Man (Benslimane, Salé, Gentianaceae
Khémisset, Maâmora, entre Tiflète et Maâziz)
MA (Timahdit). Blackstonia imperfoliata (L. fil.) Samp.
RR. R (Tanger, Tétouan) Man (Bouskoura,
Elatine macropoda Guss. Sidi Allal El Bahraoui).
RR. MA (Takka Ichiane, daya près de
Khneg Merzoul) HA (Oukeïmden). Centaurium barrelieroides Pau
RR. LM (env. de Mellilia).
Ericaceae
Exaculum pusillum (Lam.) Caruel
Erica terminalis Salisb. R. R (j. Souna, Cap Spartel, Malaliyine)
RR?. R (vallée Ametras, Bni Zdjel, j. Man (Oued El Akhal, Souk Larbaâ Es-Sehouls,
Gorguès, env. Bab Taza). Maâmora occidentale).

Euphorbiaceae Hypericaceae

Euphorbia nereidum Jahand. et Maire Hypericum quadrangulum L.


E, RR. MA (Bni Mellal, EL Ksiba). RR?. R, Man.
Flore zones humides du Maroc 53

Hypericum undulatum Willd. RR. MA (Anoceur, Oued Ifrane, Jaâba, Ras-


RR. R (Issaguène, Tanger). El-Ma, daya-t-Ifer).

Lamiaceae Onagraceae

Mentha aquatica L. Epilobium atlanticum Litard. et Maire


RR?. Man, Mam (Aïn El Hjar). RR. HA (Toubkal).

Mentha cervina L. Plantaginaceae


RR. R (Tanger).
Plantago crassifolia Forsskal
Lentibulariaceae RR. Op (Itzer) .

Pinguicula vulgaris L. Plantago lacustris (Maire) Pilger


RR. R (Tidighine, j. Lerz). E, R. MA

Utricularia gibba subsp. exoleta (R. Br.) P. Plantago maritima L.


Taylor RR. AA (Taznakht) Ms (Kalâat Mgouna).
RR. Man (Oued El Akhal, Oued Fouarat,
Lagune de Guedira). Plumbaginaceae

Utricularia minor L. Limoniastrum monopetalum (L.) Boiss.


RR. HA (Mare de Tafraout-n-Oura au pied R. R Man.
de l’Anromer, 2180 m).
Limonium aspargoides (Batt.) Maire
Malvaceae RR. LM (env. de Berkane) Op (env. de
Driouch).
Lavatera maroccana (Batt. & Trab.) Maire
R. Limonium cymuliferum (Boiss.) Sauvage &
Vindt
Menyanthaceae RR. LM (env. de Mellilia).

Menyanthes trifoliata L. Limonium densiflorum (Guss.) O. Kuntze


RR. R (vallée d’Issaguène, 1650 m). R. Mam (o ; El Hjer NE de Marrakech, El
Hankà Casablanca, Azemmour, Oualidia) R
Molluginaceae (Tanger).

Glinus lotoides L. Limonium duriaei (Girard) O. Kuntze


R. R Man (dayas des env. de Kenitra, Salé RR. LM (Melilia) MA (Enjil, 1600 m).
Tiflet et Benslimane) Ms (env. d’Abttih)
Limonium mouretii (Pitard) Maire
Nymphaeaceae E, R. MA central HA central (Mgoun).

Nymphaea alba L. Limonium narbonense Mill.


RR. R (Tétoun) Man (Merja Boukka). RR. R (Plaine au dessus de Talamagait, Aïn
Zohra)
Oleaceae
Limonium ornatum (Ball) O. Kuntze
Ligustrum vulgare L. E, R. Mam (Haouz) HA (Seksaoua,
54 S. Hammada et al.

Rherhaya, Imincelli). Sennen) Dobignard & Jordan


R. R (Tidighine, Ketama) MA (Bab Bou
Limonium ovalifolium (Poiret) O. Kuntze Idir) HA (Assaga).
V. R litt., Man litt.
Myosurus minimus L.
Polygonaceae RR. MA (Timahdit, Ajdir, Afenourir1) HA
(Oukeïmdene, 2700m).
Persicaria amphibia (L.) S.F. Gray
R?. Man (Rharb) MA. Ranunculus aurasiacus Pomel
R. MA (Bou Iblane, J. Hayane) HA (Rhate,
Persicaria bistorta (L.) Samp. subsp. bistorta Ayachi).
RR. HA (J. Ourika, Oukeïmden, Tachdirt à
l’Ourika) AA (J. Amezdour, Siroua). Ranunculus dyris (Maire) H. Lindb. fil
E, R. HA ( Tizi-n-Tachdirt, Anromer,
Persicaria hydropiper (L.) Spach sources de Tessaout) AA (Siroua).
RR. R (Acillah) Man (Meknes) MA (au sud
du Col de Zad à 1400m). Ranunculus flammula L.
RR. R (Issaguène).
Persicaria maculosa S.F. Gray
R?. HA, R Ranunculus hederaceus L.
RR. Man (env. 12 Km NE d’Ezzhiliga, à
Rumex ginii Jahand. & Maire confirmer).
E, R. HA, MA.
Ranunculus lateriflorus DC.
Rumex palustris Sm. R. R (Bou Meziat) MA (daya-t-Ito, Mrirt)
R. R (Tétouan) Man. HA (Timinkar, Atoui, Oukeïmden).

Primulaceae Ranunculus peltatus subsp. saniculifolius (Viv.)


C. Cook
Anagallis crassifolia Thore RR. R Man (Aounat, Dayet Smara).
R. R Man (env. de Lalla Mimouna,
Aouamra, env. de Kénitra). Ranunculus peltatus subsp. sphaerospermus
(Boiss. & Blanche) Meikle
Lysimachia ephemerum L. RR. MA (Guigou au Khneg Merzoul).
RR. MA central (Annoceur, Sources
d’Immouzzer). Ranunculus penicillatus (Dumort.) Bab.
RR. HA (Sidi Chamharouch à 2400m,
Primula acaulis subsp. atlantica (Maire & Aouldjid au dessus de Tizi-n-Tichka).
Wilczek) Greuter & Burdet
R?. R (Ketama, env. de Targuist, Bni Ranunculus sceleratus L.
Seddat) MA (Tazekka, Bou Iblane, Békrit, Itzer). R. R (Tétouan) Man (Taza, Kénitra Rabat,
Aïn-ben-Ali) MA (Annoceur, Dayet Iffer)
Ranunculaceae
Ranunculus tripartitus DC.
Aquilegia vulgaris subsp. ballii (Litard. & Maire) R. Man (Sidi Mokhfi) Rif centro-occidental
Dobignard & Jordan (Outka, Issaguène, Cap Spartel , J. Souna) AA.
E, R?. HA (Toubkal, Seksaoua, Rherhaya,
Ourika, Rhate etc.). Resedaceae

Aquilegia vulgaris subsp. cossoniana (Maire & Reseda battandieri subsp. limicola (Maire &
Flore zones humides du Maroc 55

Sam.) Maire R. R Man (haute vallée du Msoun aux env.


E, RR. Man (Tiflète) Mam (Oulad Saïd, d’El Kifane) Mam (Settat) Op (Midelt aux gorges
Souk Jmaâ oulad Abbou, Haouz). de l’o. Adil, o. Ouizert à l’est de Debdou, Bord
de la Moulouya à Safsafat, Tikamine entre Bou
Rhamnaceae Rached & Berkine) Ms (Figuig, vallée du Ziz)

Frangula alnus Mill. Salix cinerea subsp. catalaunica Görz


R. R, Man. R. R (Talassemtane, versant N de Koudiet
Tirgassine 1650m, Bab Rouida, vallon de
Rosaceae Tasnoute 1400m) Man ravins humides d’El-
Harcha, ghabet Aïcha-ou-Akka)
Potentilla erecta (L.) Hampe
R?. R (Bab Amegas, J. Tidghine, J. Tizirène, Salix elaeagnos Scop.
J. Lerz, Jebala, Souk-el-Khémis) Man (Gharb: o. RR. R (Bni Zedjel à 1500m, versant nord
Lekhal, marais au N de Lalla Mimouna, Larache, de Koudiet Tirgassine à 1650m) MA (vallée
o. Fouarat au S d’Arbaoua). Soufouloud à 2000m, Wad Mloulou2).

Potentilla maura Wolf. Salix pedicellata subsp. antiatlantica (Maire &


E, R. R (Massif de Talassemtane : J. Lakraâ, Wilczek) Maire & Weiller
1950-2100m). E, RR. HA (vallée des Mentaga) AA (Ida
ou Kenssous, Ifesfes, vallée des Azour Ighallen).
Potentilla supina L.
RR. MA (Timahdit, éboulis à1800m ; Scrophulariaceae
Aguelmame Sidi Ali).
Gratiola linifolia Vahl
Prunus padus L. RR. R (massif du j. Outka entre 700 et
RR. MA (J.-er-Rahal ; o. Soufouloud, 1400m).
200m).
Linaria fallax Cosson ex Batt. & Trabut
Rubiaceae RR. Ms (entre Chott Tigri et Âïn-Chaïr, El
Ataïchat).
Galium debile Desv.
RR. R (plateau d’Issaguène). Pedicularis sylvatica subsp. lusitanica
(Hoffmanns. & Link) Cout.
Galium elongatum C. Presl RR. R (Zemzem, Sebta, Beni Zedjel) MA
RR. Man (Kénitra, bords de l’o. Fouarate, (Békrit : vallée de Senoual à 1800m, Kerrouchène
marais au nord de Lalla Mimouna). à Aghbalou-n-Aït-Amou à 1700m).

Galium uliginosum L. Scrophularia eriocalyx Emb. & Maire


??. R (Tanger, indication douteuse). E, RR. R (Timellaline, monts de Ketama,
Talassemtane, Takhelennjoute à 1350m, falaises
Galium verum L. du j. Lakrâ à 2000m).
RR. Man (Meknès).
Tamaricaceae
Oldenlandia capensis L.
R. Man (Dayas à Salé). Tamarix amplexicaule Ehrenb.
V. Ms océanique (Oued Rhir, vallée du Ziz,
Salicaceae Ras-el-hmam, Mfis, Hassi Mahjez, Hassi
Chaâmba, oued Drâa, Hassi-el-Kheng, Triris,
Populus euphratica Oliv. Sebkha Oum Dferat, oued Chegga, près d’El
56 S. Hammada et al.

Arfiane, Mchraâ Sfi près de Goulimine, Viola riviniana Reichenb.


Tagounite, Igma, maâder de Draâ au S d’Icht, RR. MA (J. Tazekka).
Smara, Sebkhet En Naïla, Sebkhet Tisfourine) ;
ANGIOSPERMAE (Monocotylédones)
Tamarix gallica L.
??. R (Msaben-Sania3, Negro3, Smir3, Alismataceae
M’diq3, Sifillaow3, Aïn Errami3; ENNABILI &
ATER, 1996 ) Man (Sidi Boughaba6; ATBIB, Alisma gramineum Lej.
1987). ?Présence douteuse au Maroc (BAUM, RR. MA (Lac Ouiouane).
1978); à confirmer. araceae

Urticaceae Arum hygrophilum Boiss.


RR. Man (vallée de l’oued Mikes, Fès, Taza,
Urtica dioica L. Moulay Driss) Op (versant sud de j. Hamra près
RR. Man (Gharb) Mam (Marrakech). d’oujda).

Verbenaceae Butomaceae

Lippia nodiflora (L.) Rich. Butomus umbellatus L.


R. R (Tiguisas, Smir3, M’diq3) Man (daya RR. Man (Gharb : rive droite du Sebou,
au nor de Kénitra, Merja Zerga1, Marais du Bas marais au nord et au sud de Koudiet Sbaâ, Merja
Loukkos1, Bargha1, Sidi Bou Ghaba6) Mam Bokka) MA (daya près d’Aguelmame Sidi Ali à
(Safi, Aït Melloul et à l’embouchure du Souss, 2100m).
Ksima, Taroudant).
Cymodoceaceae
Violaceae
Cymodocea nodosa (Ucria) Ascherson
Viola canina L. V. R (Tanger) Man (Littoral de Skhirat,
RR. R (J. Bouhachem, daya sur la piste de Temara, embouchure de l’oued Cherrat) Mam
Bab Ataba). (Casablanca, El Jadida) Ms (Sidi Aïlla au sud de
Tarfaya).
Viola maroccana Maire
E,R?. MA HA (Ourika, Aït Iren, j. Cyperaceae
Guerdouz, Rherhraya, Toubkal à 3100m, entre
Sidi Chamharouch et refuge Netler, Akka-n- Blysmus compressus (L.) Panzer ex Link
Ouyad). RR. HA (j. Guerdouz au dessus de Zerkten
à 2000m, bord de l’assif Melloul à 2350m).
Viola palustris L.
R?. R (Issaguène Immezin, j. Tidighine, Carex acuta L.
1800 à 2200m) HA (Seksaoua de 2700 à 3000m, RR. R (Ketama à 1300m, Oued Laou près
Tifnout au dessus de Tizi-n-Tghirat à 3350m, de Chaouène à 350m).
Rerhaya vers Tizi-n-Ougan à 2550m, pozzines de
la haute vallée de l’assif Ouenkrim de 2900m à Carex acutiformis Ehrh.
3080m). RR. Op (Midelt à 1350m) MA (Kerouchen
à 1700m).
Viola reichenbachiana Jordan ex Boreau
R. R (J. Tizirène, Timellaline de 1500 à Carex binervis Sm.
2000m, j. Arhoud à 1800m, env. de Haouata-el- RR. R (Cap Spartel) Man (Ouazzane).
Kasdir) MA (j. Tazekka de 1500 à 1900m, forêt
de Bab Azhar, Bou Iblane de 2000 à 2100m). Carex echinata Murray
Flore zones humides du Maroc 57

R. R (Azib de Ketama, j. Tidighine) HA Carex trinervis Degl.


(Aouljdid au Tzi-n-Ougdal à 2500m, j. Guerdouz, RR. R (M’hannech, Bouâanane).
pozzines vers 2000m, asif-n-Oukeïmeden à
2550m). Cyperus michelianus (L.) Link subsp.
michelianus
Carex fissirostris Ball RR. Man (Gharb sud : rives du Sebou, Zaër).
E, RR. HA (Ourika et Tifnout de 2500 à
3250m ; entre Marrakech et Oukeïmeden à 1800m Cyperus michelianus subsp. pygmaeus (Rottb.)
au bords des torrents sur porphyres). Ascherson & Graebner
RR. Man (Gharb sud : rives du Sebou, Zaër,
Carex flava L. bord de l’oued Grou sous Merzaga).
R. R (vallée Madissouka à 1400m, j. Arhoud
à 1600m) Man (Lalla Mimouna, massif du j. Cyperus polystachyus Rottb.
Mtourzgane, Source de l’oued Ouerdane à RR. Man (marais du nord de Lalla
1320m). Mimouna, daya au nord de Kénitra, daya près de
Salé).
Carex hirta L.
R. MA (daya-t-Hachlaf, Aguelmame Sidi Eleocharis acicularis (L.) Roemer & Schultes
Ali, Oued Ifrane, station de biologie à Ifrane). RR. R (daya près de Tizi Ifri) MA (daya près
d’Aguelmame Sidi Ali) HA (Ourika, daya-t-
Carex hordeistichos Vill. Iferouane).
R. MA (Taffert au NW du refuge,
Aguelmame Sidi Ali) HA (Lac Isli, Lac Tislit). Fuirena pubescens (Poiret) Kunth
RR. R (J. Kbir, Koudiet-el-Harcha à l’ouest
Carex laevigata Sm. de Tétouan) Man (marais au nord de Lalla
RR. R (j. Zemzem).
Mimouna et à Boucharène près de Larache).
Carex leporina L.
Rynchospora rugosa (Vahl) S. Gale
R. R (Bab Amghas, j. Tidighine).
RR. Man (marais au nord de Lalla
Mimouna).
Carex mairii Coss. & Germ.
R. MA (daya-t-Chiker, Tioumliline, Ras El
Hydrocharitaceae
Ma, sources de l’oued Ifrane, station de biologie
d’Ifrane, lac Ouiouane, vallée de Senoual) R
Elodea canadensis Michx
(Bni-Zedjel).
RR. Man (Tiflet).
Carex panicea L.
RR. MA (lac Ouiouane, Oued Ifrane, Hydrocharis morus-ranae L.
Chemin Boudy à la traversée de l’oued Zad). RR. Man (Marais de Aïn Chouk et de
Boucharène au Bas Loukkos1).
Carex paniculata subsp. lusitanica (Schkuhr)
Maire Juncaceae
RR. Man (Gharb nord: Oued Lakhal, marais
de Boucharène près de Larache) Juncus acutiflorus Ehrh. ex Hoffm.
RR. R (Kétama de 1400 à 1600m, j. Outka,
Carex paniculata L. subsp. paniculata Tahadart3) Man (massif du Mtourzgane aux
RR. MA (lac Ouiouane). sources de l’oued Ouerdane et près des sources
aux j. Bou Taradate).
Carex riparia Curt.
RR. MA (daya-t-hachlaf à 1700m, Ras-el-Ma). Juncus bulbosus L.
58 S. Hammada et al.

RR. R (Cap Spartel, j. Souna dans une RR. Man (Maâmora, merja Rhédira au sud
tourbière à Sphagnum, Issaguène, j. Outka). de Larache, merja Ras-el-Âïn à 9 km au SSW de
Sidi Allal Tazi).
Juncus heterophyllus Dufour
R. R (entre Tétouan et Sebta, vallées Najadaceae
d’Issaguène et Issaguène Immezin) Man
(Oulmes, El Harcha). Najas marina L.
RR. Mam (Marrakech, dans un bassin de
Juncus squarosus L. l’Agdal, embouchure de l’assif-n-Aït-Amer) Ms
RR. R (vallée d’Issaguène). (Guelta Zerga, Guelta Oued Aabar).

Juncus subnodulosus Schrank Orchidaceae


R?. R LM MA (Békrit à 1850m) HA (j.
Aouljdid, Tizi-n-Tichka, j. Anromer, Assif-n- Orchis laxiflora subsp. palustris (Jacq.) Bonnier
Ahansal). & Layens
RR. Mam (Chaouia).
Juncus tingitanus Maire & Weiller
RR. R (Tanger : Koudiat-el-Harcha) Man Spiranthes aestivalis (Poiret) L.C.M. Richard
(Gharb nord : bord de l’oued Fouarate). RR. R (Cap Serrat, kétama, j. Tidghine,
Targuiste).
Juncaginaceae
Poaceae
Triglochin palustris L.
V. R (Issaguène Immezin) MA (lac Agrostis tenerrima Trin.
d’Ouiouane, vallée de Senoual, daya-t-Hachlaf, R?. Man (Maâmora, Dar-es-Salam, env.
Aït Makhlouf, chemin Boudy, source de l’oued d’El Menzeh et de l’Oued Brediya, entre Dar-es-
Zad, vallée de l’Aguelmame depuis Slam et Aïn Assou) R (Bni Seddat, à rechercher
l’Aeouggourh jusqu’à la station du chemin à Tanger).
Boudy) HA (mare de Tafraout-n-Oura au pied de
l’Anromer, vallée de l’assif Melloul de 2200 à Alopecurus aequalis Sobol.
2300m, Tizi-n-Taoualt au dessus de Tounfite, RR. R (Daya de Timellaline à 1800m) HA
entre Imilchil et lac Tislit, Assif Mgoun). (Ourika, bord du petit lac Ifrouane à 2050m).

Triglochin striata Ruiz & Pavon Chloris gayana Kunth


RR. Man (Moulay Bou-Selham, marge nord RR. Mam (plaine de Ksima, Taroudante).
de merja Zerga).
Elymus elongatus (Host) Runemark
Lemnaceae R?. R (Tanger) LM (Melilia, Cap de l’Eau)
Man (Larache, Benslimane4) Op (Taourirt).
Lemna triscula L.
R. Man (marais du Bas Loukkos1) MA (Lac Glyceria fluitans (L.) R. Br. subsp. fluitans
Ouiouane, Timahdite dans l’Aguelmame RR?. R (Tanger) Man (oued Fès).
Ifounassine, daya-t-Hachlaf, Aïn El-Rhass au sud
d’Imouzzer Kandar, Âïn Kahla à 2000m). Glyceria fluitans subsp. spicata (Guss.) Maire
RR?. R (j. Tissouka, plteau d’Issaguène)
Spirodela polyrrhiza (L.) Schleiden Man (entre Rabat et Casablanca).
RR. Man (Oued Fouarate, merja Rhédira au
sud de Larache) Mam (Titmellil). Hordeum hystrix Roth
R?. R (Jemaâ-el-Kord, Bou Halla: 1600-
Wolffia arrhiza (L.) Horkel ex Wimmer 1900m, Tahadart) LM (Mellilia: Dar Kebdani)
Flore zones humides du Maroc 59

MA (Mrirt à 1200m, vallée de Senoual à 2000m) Posidonia oceanica (L.) Delile


Ms (Oued-ed-Dahab). V. R LM.

Molinia caerula (L.) Moench Meth. Potamogetonaceae


RR. HA (Mesfioua , vallée de l’oued Afra).
Potamogeton lucens L.
Paspalidum obtusifolium (Del.) Maire RR. Man (oued Nja près de Fès, merja
??. Man (merja Rhédira près de Larache, Rhédira au sud de Larache, Benslimane) MA
merja du Gharb : Ed-Daoura près de canal Nador, (Aguelmame Sidi Ali).
Introduite aux bords des merjas côtières du Gharb
littoral). Potamogeton oblongus Viv.
RR. R (plateau d’Issaguène, Tizi-Ifri,
Paspalum vaginatum Swartz Ketama) Man (marais du Gharb entre Lalla
RR. R (entre Tétouan et Sebta) LM (embou- Mimouna et Larache).
chure de la Moulouya) Man (Gharb, bas fonds des
merja du Gharb) Mam (sables maritimes à Casablanca). Potamogeton perfoliatus L.
??. Maroc, à rechercher.
Poa pratensis L.
RR. R (Tanger) MA (prairie humide au nord Potamogeton pusillus L.
du Zad et amont du chemin Boudy) HA (vallée de RR. Man (Inaouène) Mam (oued Issen, mares,
Rherhaya jusqu’à 2100m, vallée de l’Amezmiz). Marrakeche) Op (oued Za près de Taourirt).

Puccinella distans subsp. embergeri (Lindberg) Potamogeton trichoides Cham. & Schlechtd.
Maire & Weiller RR. Man (merja Rhédira près de Larache,
E, RR. Man (embouchure du Bou Regreg). Benslimane) Mam (Marrakeche) Om (Oued
Berkane dans les gorges de Zegzel).
Puccinella distans subsp. fontqueri Maire
Ruppia cirrhoza (Petagna) Grande
E, RR. Man (Larache).
V. Man (daya Douyet près de Fès, Bou
Regreg, oued Ghebar, barrage de l’oued Mellah)
Puccinella festuciformis (Host.) Parl. subsp.
Mam (sources salées au pied de j. Amsittène,
convoluta (Hornem.) W. E. Hughes
embouchure de l’oued Tamri, Oualidia, nord du
RR. R (Tanger).
lac Zima) Ms (Mchraâ Sfi entre Goulimime et
oued Noun).
Puccinella festuciformis subsp. festuciformis
RR. R (Tanger) Man (littoral du Gharb, rive Ruppia maritima L.
droite de l’oued Loukkos à Larache, embouchure V. Man (Bouregreg, Merja zerga1) Mam
des oueds Nefifikh et Ghebar). (Doukkala, Oualidia, nord du lac Zima , sources
salées au pied de j. Amsittène, Sidi Moussa5,
Puccinella stenophylla Kerguélen Mellah5) Ms (Hassi Zehar, Meqta Chammar,
RR. R (Tanger) Man (Rabat). Guelta oued Aabar).

Spartina densiflora Brongn. Sparganiaceae


RR. Man (Merja Zerga).
Sparganium erectum L. subsp. erectum
Spartina maritima (Curt.) Fernald RR. Man (merja Bokka, à rechercher
RR. Man (Salé, Larache) Ms (débouché de ailleurs dans le Gharb) MA (source près
sebkha Tazra). d’Ouiouane).

Posidoniaceae Zannichelliaceae
60 S. Hammada et al.

Nombre de taxons 140 Total

Taxons éteint ou de
présence douteuse
120 Très rare

Soupçonné très rare

100 Rare

Soupçonné rare

80 vulnérable

60

40

20

SH H Sad Saf A HM S
Etages biclimatiques

Figure 4. Valeur bioclimatique de la flore des zones humides rare ou menacée: S: saharien, A: aride,
Sad: semi-aride doux (m> 0ºC), Saf: semi-aride froid (m< 0ºC), SH: subhumide, H: humide, HM:
haute montagne.

Althenia filiformis subsp. barrondonii (Duval- subhumide (129 taxons, soit 37 %), l’humide
Jouve) Ascherson & Graebner (79 taxons, soit 23 %) et le semi-aride (62
RR. Man (Rabat, embouchure du Bou taxons, soit 18%).
Regreg).
B. Flore halophile
Zannichellia contorta (Desf.) Chamiso & Les données écologiques disponibles,
Schlech.
quoique fragmentaires, indiquent une bonne
RR. Op (Haute Moulouya, Sidi Saïd).
diversité de la végétation halophile (halophytes
Zannichellia obtusifolia Talavera strictes et halo-résistantes) du Maroc,
RR. R (Tanger). représentée par 114 taxons, répartis entre 20
familles. Cette proportion s’explique par le
Zannichellia pedunculata Reichenb. grand nombre de milieux salés ou saumâtres
RR. HA (lac Tisslit : 2350m) Ms (puits de (7 lagunes, baies plus ou moins fermées, plus
Talrhaïcht). de 30 estuaires, nombreux marais et oueds
saumâtres, plusieurs sebkhas). Les familles les
La répartition de la flore rare ou mieux représentées sont les Poaceae (24
menacée des zones humides selon les étages taxons), les Chenopodiaceae (17 taxons), les
bioclimatiques (fig. 4) rappelle celle de toute Plumbaginaceae (16 taxons) et les Caryo-
la flore des zones humides, voire celle de phyllaceae (10 taxons). Le reste des halophytes
l’ensemble de la flore vasculaire du pays. Les (48%) se répartit entre 16 autres familles,
nombres les plus élevés se trouvent dans le chacune étant représentée par 1 à 7 taxons.
Flore zones humides du Maroc 61

Les taxons marqués par un astérisque (*) sont des Suaeda vermiculata Forssk. et J.F. Gmel.
halophytes strictes
Convolvulaceae
ANGIOSPERMAE (Dicotylédones)
* Cressa cretica L.
Aizoaceae
Frankeniaceae
Mesembryanthemum crystallinum L.
* Frankenia boissieri Boiss.
Asteraceae *Frankenia laevis L.
* Frankenia pulverulenta L. subsp. pulverulenta
* Artemisia caerulescens L.
* Aster pilosus Willd. Gentianaceae
* Aster tripolium subsp. pannonicus (Jacq.) Soó
* Cotula coronopifolia L. * Centaurium barrelieroides Pau
Dittrichia viscosa (L.) Greuter *Centaurium maritimum (L.) Fritsch
*Inula crithmoides L.
Sonchus maritimus L. Plantaginaceae

Caryophyllaceae Plantago coronopus L.


Plantago crassifolia Forsskal
Corrigiola litoralis L. * Plantago maritima L.
Sagina maritima G. Don.
Spergularia embergeri P. Monnier Plumbaginaceae
Spergularia fimbriata Boiss. & Reuter
Spergularia marginata subsp. angustata * Limoniastrum ifniense (A. Caballero) Font
(Clavaud) P. Monnier Quer
Spergularia maritima (All.) Chiov. * Limoniastrum monopetalum (L.) Boiss.
Spergularia salina J. Presl & C. Presl Limonium aspargoides (Batt.) Maire
Spergularia tangerina P. Monnier Limonium auriculaeursifolium (Pourret) Druce
Spergularia tenuifolia Pomel Limonium cymuliferum (Boiss.) Sauvage &
Vindt
Chenopodiaceae Limonium delicatulum (Girard) O. Kuntze
Limonium densiflorum (Guss.) O. Kuntze
Arthrocnemum macrostachyum (Moric.) Moris Limonium duriaei (Girard) O. Kuntze
Atriplex chenopodioides Batt. Limonium ferulaceum (L.) Chaz.
Atriplex colerei Maire Limonium narbonense Mill.
Atriplex portulacoides L. Limonium ornatum (Ball) O. Kuntze
Atriplex prostrata DC. Limonium ovalifolium subsp. lanceolatum
Atriplex semibaccata R. Br. (Hoffmanns. & Link) Franco
Beta macrocarpa Guss. Limonium vulgare Mill. subsp. vulgare
Halocnemum strobilaceum (Pallas) MB.
Salicornia europaea L. Limonium vulgare subsp. serotinum (Reichenb.)
Salicornia ramosissima J. Woods Gams
Sarcocornia fruticosa (L.) A.J. Scott.
Sarcocornia perennis (Mill.) A. J. Ranunculaceae
Suaeda ifniensis Maire
Suaeda maritima (L.) Dumont Ranunculus peltatus subsp. saniculifolius (Viv.)
Suaeda splendens (Pourret) Gren. & Godron C. Cook
Suaeda vera Forssk. et J.F. Gmel. Ranunculus peltatus subsp. sphaerospermus
62 S. Hammada et al.

(Boiss. & Blanche) Meikle * Puccinellia fasciculata (Torrey) E. P. Bicknell


* Puccinellia festuciformis (Host) Parl. subsp.
Tamaricaceae festuciformis
* Puccinellia maritima (Huds.) Parl.
Tamarix amplexicaule Ehrenb. * Puccinellia pengens (Pau) Paunero
Tamarix boveana Bunge * Puccinellia stenophylla Kerguélen
Tamarix canariensis Willd. * Spartina densiflora Brongn.
* Spartina junciformis L.
Zygophyllaceae * Spartina maritima (Curtis) Fernald
* Spartina townsendi H. Groves & J. Groves
Nitraria retusa (Forsskal) Asch Sphenopus divaricatus (Gouan) Rchb.

ANGIOSPERMAE (Monocotylédones) Posidoniaceae

Cyperaceae * Posidonia oceanica (L.) Delile

* Cladium mariscus (L.) Pohl. Potamogetonaceae


Eleocharis palustris (L.) Roemer & Schultes
Schoenus nigricans L. Potamogeton natans L.
Scirpus holoschoenus L. Potamogeton pectinatus L.
Scirpus lacustris L. * Ruppia cirrhoza (Petagna) Grande
* Scirpus littoralis Schrad. * Ruppia maritima L.
* Scirpus maritimus L.
Zannichelliaceae
Juncaceae
* Althenia filiformis subsp. barrondonii (Duval-
* Juncus acutus L. Jouve) Ascherson & Graebner
Juncus rigidus Desf. Zannichellia palustris L.
* Juncus subulatus Forsskal
Zosteraceae
Juncaginaceae
* Zostera marina L.
Triglochin maritimum L. * Zostera noltii Hornem.
Triglochin striata Ruiz & Pavon
C. Flore de milieux terrestres
Poaceae Les plantes des zones humides ne sont
pas toutes aquatiques ou subaquatiques. De
* Aeluropus littoralis (Gouan) Parl. nombreuses espèces connues plutôt des
* Elymus elongatus (Host) Runemark
milieux terrestres peuvent coloniser les
Hordeum hystrix Roth
surfaces temporairement submergées, et les
Hordeum marinum Hudson
* Parapholis incurva (L.) C.E.Hubbard berges asséchées des eaux courantes ou
Paspalum paspalodes (Michx) Scribner stagnantes. Elles y parviennent grâce au vent,
Paspalum vaginatum Swartz au ruissellement et au transport par l’Homme
Phragmites australis (Cav.) Trin. ex Steudel et le bétail. Cette flore compte 263 espèces
Polypogon maritimus Willd. et 9 sous-espèces partagées entre 48 familles
* Puccinellia distans (L.) Parl. subsp. distans (83 % Dicotylédones et 17% Mono-
Puccinellia distans subsp. embergeri (H. Lindb. cotylédones). Les mieux représentées sont
fil.) Maire & Weiller les Asteraceae (49 taxons, soit 18%), les
Puccinellia distans subsp. font-queri Maire Poaceae (30 taxons), les Fabaceae (20
Flore zones humides du Maroc 63

taxons) et les Caryophyllaceae et les Cynara humilis L. IA M


Apiaceae (15 taxons chacune); les 43 autres
familles totalisent 49 % des taxons. Chenopodiaceae
Parmi les types biologiques de la flore
«terrestre» rencontrée dans les zones Suaeda monodiana Maire. R?
Traganopsis glomerata Maire & Wilczek. E, R
humides, 145 taxons (soit 62 %) sont des
thérophytes. Les annuelles, à cycle de
Brassicaceae
développement court, colonisent facilement
et rapidement les marges et les hauts fonds Diplotaxis ollivieri Maire. R
des milieux aquatiques temporairement Malcolmia arenaria (Desf.) DC. A, RR
exondés. Les autres types biologiques
peuvent s’installer durablement si le biotope Crassulaceae
d’accueil est soumis à une sécheresse
prolongée, ce qui est souvent le cas pour la Pistorinia brachyantha Cosson. E
plupart de nos zones humides. Pistorinia breviflora Boiss. subsp. breviflora. I
Concernant l’endémisme, cette fraction
de flore montre 16 taxons endémiques Fabaceae
répartis comme suit :
- Maroc: trois espèces. Ononis antennata Pomel. A, R?
Ononis antennata subsp. massesylia (Pomel)
- Maroc, Algérie et Péninsule Ibérique:
Sirj. A, R
1 seule espèce. Vicia tetrasperma (L.) Moench. R
- Maroc et Algérie: 2 espèces et une
sous-espèce. Lamiaceae
- Maroc et Péninsule Ibérique: une seule
sous-espèce. Satureja barceloi (Willk.) Pau. R?
- Maroc, Algérie, Péninsule Ibérique et
Mauritanie: une seule espèce. Plumbaginaceae
- Maroc, Mauritanie et Iles Canaries :
Limonium tuberculatum (Boiss.) O. Kuntze.
une seule espèce.
MC, R
Il est intéressant de souligner la
présence parmi cette flore accidentelle dans Scrophulariaceae
les zones humides de 13 taxons rares/
menacés dont 5 rares, 4 très rares et 4 Kickxia lanigeran (Desf.) Haud-Mazz. RR
soupçonnés rares.
Zygophyllaceae
Abréviations utilisées:
RR : très rare; R: rare ; R?: soupçonné rare. Zygophyllum waterlotii Maire. R?
Endémisme - A : Maroc et Algérie; E: Maroc; I:
Maroc et Péninsule Ibérique; IAM: Maroc, Poaceae
Algérie, Péninsule Ibérique et Mauritanie; MC :
Maroc, Mauritanie et Iles Canaries. Gaudinia fragilis subsp. geminiflora (Trabut)
Maire. E, RR
Aizoaceae
La composition spécifique de la flore
Sesuvium portulacastrum L. RR terrestre rencontrée dans les zones humides
est souvent instable ; elle peut changer d’une
Asteraceae année à l’autre, voire au cours de la même
64 S. Hammada et al.

année. A cet égard, une étude de la aquatique et subaquatique, nous pensons que
dynamique de la végétation des zones la dégradation de la végétation de ces milieux
humides, comme celle réalisée pour les a malheureusement dépassé le seuil de
mares temporaires (Rhazi, 2001), serait en réversibilité dans un grand nombre de sites.
mesure de révéler des stratégies adaptatives Cette dégradation est d’autant plus grave que
très intéressantes chez la flore terrestre de la la végétation sert d’habitat à une faune très
zone méditerranéenne. diversifiée, laquelle de toute évidence subit
également de lourdes pertes.
La situation actuelle incite à tirer une
CONCLUSION fois encore la sonnette d’alarme quant à
l’urgence de mesures de protection
Cette analyse met un peu de lumière sur notamment par :
la nature et l’état de la flore des zones - l’arrêt de la mise en culture et de
humides marocaines, riches de 670 espèces l’urbanisation des zones humides ;
et sous espèces qui sont essentiellement des - la réduction du surpâturage et le
thérophytes et des hémicryptophytes. Les contrôle des coupes de végétation des zones
originalités et les caractéristiques de cette humides ;
flore résident dans le grand nombre - l’accroissement des efforts de
d’endémiques (66 dont 443 spécifiques au sensibilisation des populations locales sur la
Maroc) et d’espèces rares ou menacées (226, valeur écologique et socio-économique des
soit 34 % de la flore des zones humides dont zones humides ;
plus de la moitié sont très rares). C’est dire - l’étude et la surveillance de
que nous avons à faire à des milieux très l’évolution de la flore rare ou menacée ;
intéressants et très sensibles sur le plan de - la limitation des rejets industriels et
la biodiversité et de l’environnement aussi domestiques dans les zones humides.
bien à l’échelle marocaine que médite-
rranéenne. Leur aménagement, protection et
conservation s’imposent plus que jamais. En REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
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