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La Présidence

De la Polynésie française

BUREAU DE LA COMMUNICATION
Mercredi 19 septembre 2018

Compte rendu du Conseil des Ministres

Evaluation du Contrat de projets pour les investissements communaux

Le Conseil des ministres a examiné le lancement imminent d’une mission d’évaluation {


mi-parcours du contrat de projets Etat – Polynésie française (2015 -2020) relatif au
financement de projets d’investissements communaux.
Adopté en mars 2015, ce dispositif contractuel constitue le premier du genre en Outre-
mer dédié exclusivement au monde communal. Il s’appuie sur un partenariat établi
entre deux bailleurs de fonds, que sont l’Etat et la Polynésie française, mais également
sur une participation des communes dont les représentants sont membres du comité de
pilotage (COPIL).
A l’occasion du comité de pilotage tenu le 1er mars dernier, les membres du COPIL ont
adopté, conformément { l’article 9 dudit contrat, le principe de son évaluation { mi-
parcours assise sur un pilotage tripartite au sein d’un comité dédié associant les services
du Pays, de l’Etat et du SPCPF (Syndicat pour la promotion des communes de Polynésie
française) pour les communes.
Il a été entendu que l’évaluation s’appuierait sur les objectifs du Contrat de projets et
porterait sur les modalités de sa mise en œuvre, sa gouvernance, les modalités de
financement et devrait donner lieu, le cas échéant, { des recommandations ainsi qu’{ des
pistes d’amélioration assorties d’un plan d’actions sur la durée du dispositif restant {
courir.
Après lancement d’un avis d’appel public { la concurrence dans le cadre d’un marché {
procédure adaptée, l’analyse des offres reçues a donné lieu { la sélection d’un cabinet
d’études métropolitain spécialisé en évaluation des politiques publiques ayant déj{
œuvré en Outre-mer.La mission d’évaluation mobilisera tant les communes que les
services de l’Etat et du Pays et devrait démarrer au plus tôt { la fin du mois de
septembre.
Elle représente des enjeux stratégiques majeurs tant pour les communes que pour la
Polynésie française. Les résultats attendus pour début décembre seront présentés au
comité de pilotage et permettront de dégager des objectifs partagés tant par l’Etat que
par le Pays et les communes.

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Délégation pour le développement des communes : 20 opérations représentant un
total de 271 millions Fcfp

Le Conseil des ministres a validé 20 nouvelles subventions d’opérations


d’investissements des communes au titre de la deuxième session de 2017, et de la
première session de 2018, instruites par la Délégation pour le développement des
communes (DDC).
Ces subventions représentent une participation totale du Pays de plus de 271
millionsFcfp, dont 153 millions Fcfpau profit de la commune marquisienne de HivaOa
pour son projet d’adduction d’eau potable de Kokoma.
L’investissement total pour cette opération est de 340 millions Fcfp, celle-ci étant
soutenue à part égale par le Pays et l’Etat au titre du dispositif du Contrat de projets
dédié aux investissements communaux en matière de distribution d’eau potable,
d’assainissement des eaux usées ou de gestion des déchets.
Par ailleurs, le Pays soutient à concurrence de plus de 118 millions Fcfpet ce, au titre des
financements directement instruits via la DDC, plus de 19 projets d’investissement d’un
montant total de près de 282 millionsFcfp.
Ces financements se répartissent de la manière suivante, par archipel :
- Pour ce qui concerne les communes éloignées des Australes à concurrence de
plus de 76 millions Fcfp au profit de Rimatara et de Rurutu pour deux
acquisitions de véhicules de transport et équipements de chantiers ainsi que la
sécurisation de la salle omnisports de Avera par la construction d’un mur de
soutènement ;
- les communes de l’archipel des Marquises bénéficient également d’un soutien
financier pour l’acquisition d’un tractopelle et le financement d’une importante
étude de réhabilitation du réseau électrique en faveur de la commune de
FatuHiva, ainsi que des travaux de voirie et l’achat d’un broyeur de verre en
faveur de la commune de Ua Pou. Ces opérations représentent un
investissement total cumulé de plus de 41 millions Fcfp et un concours de la
Polynésie française à concurrence de plus de 22.2 millions Fcfp pour l’archipel
des Marquises (en sus de l’opération ci-dessus citée de HivaOa au titre du
Contrat de projets) ;
- l’archipel des Tuamotu-Gambier n’est pas en reste puisque sont soutenues par
le Pays les acquisitions d’engins (bus, véhicule de police municipale, chargeur
excavateur) en faveur des communes de Hao, Makemo, Rangiroa, Reao et
Takaroa. La participation du Pays pour ces acquisitions est de plus de 32
millionsFcfp sur un coût total de 58.6 millions Fcfp.
- l’archipel des îles Sous-le-Vent bénéficie pour sa part de financements dédiés au
projet d’extension de la station de compostage et { l’acquisition d’une chargeuse
pelleteuse pour le traitement des déchets vert en faveur de la commune de

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Taputapuatea. Le Pays soutient ces opérations à hauteur de 17 millions Fcfp
pour un coût total de 46 525 050 Fcfp.
- Enfin, trois communes des îles du Vent recevront une forte contribution du Pays
à hauteur de près de 23 millions Fcfp. Il s’agit des deux projets de réalisation
d’une plateforme de secours, et de l’acquisition d’un engin, en faveur de la
commune de Hitia’a O Te Ra, ainsi que de l’achat d’un véhicule pour la police
municipale de la commune de Taiarapu-Est et enfin, de la construction de
réservoirs complémentaires pour la zone de Temae au profit de la commune de
Moorea-Maiao dans le cadre de son d’alimentation en eau potable. Ces 4
opérations constituent un coût total d’investissement de 35 736 497 Fcfp.
Au travers de l’ensemble de ces financements importants, le Gouvernement manifeste
aux communes, un soutien réel et constant, tout en plaçant les conditions et la qualité de
vie des populations de l’ensemble des archipels au centre de ses préoccupations.

Index des prix : baisse de 0,6% sur douze mois


En août, l'indice des prix à la consommation baisse de 0,1% et s'établit à 99,04 (base 100
décembre 2017). Cette évolution est essentiellement liée à la baisse saisonnière des
tarifs des Transports aériens (- 15,7%).

En glissement sur douze mois, l'indice général des prix à la consommation diminue de
0,6%. L’indice ouvrier augmente de 0,2% en août. Il est en repli de 1,0% en glissement
sur douze mois.L'indice général hors transport aérien international augmente lui aussi
de 0,3% en août. Il diminue de 1,0% en glissement annuel.

Par ailleurs, en août, l'index du Bâtiment et des Travaux Publics (BTP) est en hausse de
0,2%. Cette croissance est principalement liée à l'augmentation du poste énergie
(+3,4%). L'index du Bâtiment reste stable et celui des Travaux Publics augmente de
0,5%.Dans le Bâtiment, l'index du Gros Œuvre baisse de 0,1% tandis que celui du Second
Œuvre progresse de 0,1%.

Dans les Travaux Publics, l'index du Génie Civil est en hausse de 0,5% et celui des
travaux spécialisés, de 0,9%.Sur douze mois, l'index général du BTP est en hausse de
0,9% ; l'index du Bâtiment croît de 0,8 % et celui des Travaux Publics, de 1,0%.

Enfin, toujours pour le mois d’août, les index hybrides prennent les valeurs suivantes
(base 100 en décembre 2010) :

Index Valeur Variations en %


Mensuelle Sur 12
mois
Gardiennage 114,35 - 0,4
Sûreté 109,57 - 0,1
Véhicules Légers 109,10 0,2 1,3

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Véhicules de Chantier 104,94 0,1 0,4
Construction navale en aluminium 122,61 - 2,6
Fourniture de pièces détachées pour navires 109,08 - 0,2
Index des Transports Publics Terrestres 106,73 0,8 1,9
Index des Assurances 104,40 - -1,8
Index du Transport Aérien International 98,27 0,7 12,6

Evolution règlementaire du code de l’aménagement de la Polynésie française


relative aux concessions d’aménagement

En 2008, sur la base du livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, l’armée
française a entamé une restructuration des sites militaires situés en Polynésie française.
Cette restructuration a entraîné une perte importante d’emploi et d’activités dans les
zones concernées. C’est dans ce contexte que l’Etat a procédé { la mise en œuvre de
contrats de redynamisation de site de défense (CRSD) permettant aux communes
concernées de recréer les conditions d’un développement économique durable.
Ainsi, certains immeubles domaniaux, reconnus inutiles par le ministre de la Défense,
font ou doivent faire l’objet de cessions { l’euro symbolique aux communes sur
lesquelles se situent ces sites. Les six communes de Polynésie française, éligibles au
dispositif de cession { l’euro symbolique sont : Arue, Faaa, Mahina, Papeete, Pirae et
Taiarapu-Est.Par une délibération de l’Assemblée de Polynésie française du 16 février
2016, le contrat de redynamisation des sites de défense de Polynésie française a été
adopté. Ce contrat a pour objet de contribuer au financement des projets des six
communes concernées en créant une nouvelle dynamique économique sur les terrains
cédés et ce autour de quatre thématiques :
 Création de zones d’activités économiques ;
 Requalification de zones et d’aménagements urbains ;
 Création de zones d’activités touristiques et de loisirs ;
 Création d’infrastructures publiques participant au développement
économique.

La loi du Pays 4 avril 2016 a autorisé les communes concernées par les cessions de
terrains militaires à intervenir dans certaines matières relevant des compétences de la
Polynésie française pour leur permettre de réaliser les projets prévus dans le cadre du
CRSD.Parmi les projets retenus au CRSD, certains comprennent la création d’une zone
d’aménagement { l’instar de celui de la commune de Arue laquelle prévoit la création
d’une zone d’aménagement et la constitution d’une SEM (société d’économie mixte)
pour opérer les travaux d’aménagement et l’exploitation de ladite zone.
Dans ce cadre, et après analyses opérées tant par les services du Pays que du Haut-
commissariat de la République en Polynésie française, la concession d’aménagement est
apparue être l’unique outil correspondant aux modalités de mise en œuvre souhaitées
par la commune de Arue laquelle pourrait être suivie par d’autres communes sur des
montages similaires.Cependant, la concession d’aménagement n’a d’autre cadre législatif
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et réglementaire que le code de l’aménagement de la Polynésie française ne visant que la
Polynésie française ou ses établissements publics.Dans cette perspective, pour
permettre aux communes qui le souhaitent, et ce, même pour d’autres projets que ceux
prévus par le CRSD, il y avait lieu d’adapter la partie du Livre I du code de
l’aménagement dédiée aux concessions d’aménagementde sorte que les dispositions
concernées soient applicables aux communes, à leurs groupements, et à leurs
établissements publics.

Projet de loi du Pays instituant une aide pour l’acquisition de matériels de


radiocommunications sur des navires de pêche

En date du 14 décembre dernier, l’Assemblée de la Polynésie française a adopté une


délibération relative aux radiocommunications à bord des navires de jauge égale ou
inférieure { 160 tonneaux { l’exception des navires destinés au transport { passagers.
Le présent projet de loi du Pays institue une aide financière pour les pêcheurs titulaires
d’une licence de pêche professionnelle afin de leur permettre d’acquérir les matériels de
radiocommunications devenus obligatoires et qui ne seraient pas encore installés sur
leurs navires :
- Station terrienne de navire Inmarsat C avec récepteur Aga ;
- Radiobalise de pont par satellite Corpas-Sarsat fonctionnant dans la bande
des 406 MHz, et le remplacement de la pile au lithium de la balise lorsque
cette pile est en fin de vie.
Le taux d’aide est de 50 % de la dépense concernée, avec un plafond d’aide de 1 million
Fcfp par navire. L’acquisition d’une station terrienne Inmarsat C va concerner 59
thoniers armés en 1ère ou 2ème catégorie de la flotte polynésienne.
La radiobalise de détresse Epirb à déclenchement automatique concerne les navires de
pêche pontés de la flotte polynésienne, c'est-à-dire les navires de type « thoniers » (74
unités) et de type « bonitiers » (41 unités). Sur les 115 navires concernés, 7 ne sont pas
déj{ équipés d’une telle radiobalise de détresse Epirb à déclenchement automatique, et
le remplacement de la pile de la radiobalise concerne 33 navires.
Enfin, 140 navires de type « potimarara » sont concernés par l’acquisition d’une
radiobalise de détresse Epirb à déclenchement manuel, et 132 autres « potimarara »
équipés d’une telle radiobalise sont concernés par un changement de la pile au lithium.
Le coût global de cette mesure d’aide aux professionnels est de l’ordre de 40 millions
Fcfp.

Présentation de la campagne de sensibilisation de la population au tourisme

Dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie de développement touristique, le Pays


a souhaité mettre en œuvre une stratégie de communication visant { sensibiliser la
population aux enjeux et intérêts du développement du secteur touristique. Le ministère
du Tourisme a confié cette mission { Tahiti Tourisme, qui a élaboré un plan d’actions axé
autour de quatre principaux objectifs.

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Il s’agit tout d’abord d’une sensibilisation { ce que représente le tourisme, son
importance ainsi que son impact sur l’économie polynésienne. L’objectif est de
démontrer que c’est secteur est porteur de développement économique nécessaire au
Pays. Le deuxième axe concerne la mise en avant de l’emploi qu’offre ce secteur, auprès
de la jeunesse, en leur présentant la richesse des métiers liés au tourisme. Le troisième
axe concerne la mise en avant de la population comme ressource première au
développement touristique, notamment à travers son accueil naturel et chaleureux.
Enfin, le dernier axe implique une corrélation entre le plan d’actions de sensibilisation
local et la campagne « Tahiti Et Ses Îles, Les Îles du Mana » lancée { l’international en
2016, par Tahiti Tourisme et ses 14 représentations internationales.

Outre la population d’une manière générale, les institutions et les communes, le cœur de
cible de cette campagne de sensibilisation est la jeunesse polynésienne. Aussi, un plan de
communication a été orienté autours de différentes actions de communication et
évènementielles programmées tout au long de l’année.

En termes de moyens, une importante communication visuelle sera mise en œuvre, telle
que la programmation d’une émission hebdomadaire d’environ 14 minutes, divisée en
trois rubriques consacrées à l’industrie et à l’économie du tourisme en Polynésie
française, et diffusée sur les deux chaînes de télévision locale. Le concept de ce
programme télévisé, intitulé « Ahitea » propose une approche pédagogique de
l’industrie du tourisme, afin d’inciter la population à s’investir dans le secteur du
tourisme. Parallèlement, la campagne se décline en supports papier et vidéo,
s’articulant autour du thème « Notre mana pour le tourisme » afin de mettre en exergue
la population, le patrimoine culturel et naturel du Pays qui forge l’identité polynésienne.
En ce sens, des pastilles vidéo seront diffusées sur les deux chaînes de télévision ainsi
que les réseaux sociaux et une campagne d’affichage est prévue pour le dernier
trimestre.

Un retour { l’opération « Ia Ora Na Mahana Pae » qui consiste au port d’une tenue locale
chaque vendredi sera également un point fort de la campagne. En outre, d’autres actions
participant à la sensibilisation seront menées :

 Les accueils de paquebots par la jeunesse polynésienne.


 Le concours « J’embellis ma commune ». L’opération se déroule de février à octobre
2018.
 La Journée Mondiale du Tourisme qui aura lieu le 27 septembre.
 Le concours de création et développement d’entreprises dans le domaine du
tourisme dont les lauréats seront connus en octobre
 La 4ème édition du Forum des formations et métiers du tourisme le 22 octobre 2018,
suivi des Assises de la formation aux métiers du tourisme, le 23 octobre 2018.
 Le TereFa’a’ati, spécial « Métiers du Tourisme »,sur le principe des Tere (tour de l’île
en truck).
 La 2ème édition des Trophées du Tourisme, le 30 novembre prochain.

Déclaration d’activité d’hébergement de tourisme en Polynésie française


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Une refonte de la règlementation en matière d’hébergement du tourisme en Polynésie
française a été récemment adoptée par une loi du Pays de mars 2018. Parmi ses grands
axes de réforme, la nouvelle règlementation a soumis l’activité d’hébergement
touristique à une obligation de déclaration préalable auprès du service du tourisme afin
de permettre de mieux identifier l’offre d’hébergement sur le territoire et ses diverses
composantes.

Concernant la constitution des pièces { produire, { l’appui du formulaire de déclaration


préalable d’activité, il est dorénavant proposé d’introduire davantage de souplesse dans
les démarches administratives des professionnels de l’hébergement touristique, en leur
donnant le choix de produire { l’appui de leur déclaration d’activité :

- une attestation d’inscription au registre du commerce ou une attestation


d’immatriculation { l’ISPF ou un récépissé de dépôt de dossier de création d’entreprise
délivré par la CCISM, pour l’identification de l’entreprise
- un extrait n°3 du casier judiciaire de l'exploitant datant de moins de 3 mois ou une
déclaration sur l’honneur de non condamnation pour crimes ou délits.

Fréquentation touristique : + 12,7% au mois de juillet

L’institut de la statistique de Polynésie française (ISPF) a communiqué les données


relatives { la fréquentation touristique du mois de juillet 2018. L’augmentation
constatée du nombre de touristes progresse sur 12 mois cumulés de l’ordre de +6,3%,
avec un total de 206 562 touristes, accueillis en un an. Pour le seul mois de juillet 2018,
c’est donc le deuxième mois consécutif affichant une croissance à deux chiffres, avec
+12,7% de fréquentation touristique.

Sur les 7 premiers mois de l’année, de janvier { juillet, la hausse du nombre de touristes,
en cohérence avec les 12 derniers mois, est établie à hauteur de +6,7%, pour un total de
120 710 touristes. Les meublés du tourisme et le tourisme affinitaire profitant
pleinement des nouvelles conditions de desserte aérienne internationale, ce surcroît de
fréquentation bénéficie également à la fois aux transporteurs intérieurs, terrestres et
maritimes, aux prestataires d’activités, ainsi qu’aux commerçants et artisans des îles
visitées, permettant ainsi de fortifier et d’élargir l’offre et l’attractivité de la destination
dans son ensemble.

L’hébergement terrestre en général connaît une embellie globale de +15,1%, et


l’hébergement terrestre marchand progresse de +9,5%, tandis que la fréquentation en
hébergement flottant reste stable par rapport au mois de juillet 2017.En outre, les
Championnats du monde de va’a qui se sont déroulés en juillet dernier, ont eu un impact
sur l’ensemble de la fréquentation touristique, centrée dans ce cas sur les îles du Vent.
Les 1600 athlètes et accompagnateurs venus essentiellement du Pacifique et d’Amérique
du nord à cette occasion ont contribué à la progression constatée sur leurs marchés
émetteurs respectifs. La Nouvelle-Zélande et l’Australie renouent ainsi en juillet avec la
destination, avec une fréquentation en hausse respectivement de +40,8% et +23,2%.

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Malgré un caractère ponctuel et conjoncturel, cette situation démontre à quel point le
tourisme événementiel, notamment sportif, peut constituer à la fois non seulement un
support pour affirmer l’image de notre destination { l’international, témoigner de son
potentiel et de son dynamisme, mais représente également un segment stratégique afin
de produire des retombées économiques touristiques directes.

Depuis le début de l’année, la situation des différents marchés est dans l’ensemble
positive. Pour l’Amérique du Nord, et ce même si le Canada demeure un marché
émergent, le marché poursuit sa progression à +30,8%. Les Etats-Unis conservent leur
statut de second marché émetteur pour la Polynésie française et progressent de +5,4%.
Si l’Amérique du Sud stagne globalement, le Mexique progresse de +6,4%. Pour l’Europe,
tous les marchés progressent, avec le marché hexagonal en tête, qui affiche une
progression de +17,2%. L’Italie fait preuve également d’une tendance dynamique
remarquable à +23,5%. Le Royaume-Uni et l’Allemagne continuent également de
progresser, respectivement de +18,7% et +10,3%.En revanche, les marchés Pacifique
continuent d’être en légère régression. Seule la Nouvelle-Calédonie présente une
tendance inverse avec une hausse de +12,1% sur les 7 premiers mois de l’année.

Nouvelles dispositions pour lutter contre le travail illégal

Le Conseil des ministres a adopté un projet d’arrêté fixant les modalités d’application
d’une loi de Pays demai 2018 portant modification du code du travail en matière de
travail illégal. Ces nouvelles dispositions ont fait l’objet d’échanges avec les partenaires
sociaux lors d’une réunion de concertation.

Concernant l’obligation de vérifications du donneur d’ordre auprès de ses clients, cette


obligation est imposée { « toute personne qui conclut un contrat dont l’objet porte sur
une obligation d’un montant au moins égal { 400 000 Fcfp ». Pour tenir compte des
coûts actuels des contrats des prestations et dans un souci d’allègement des obligations
des entreprises, la revalorisation de ce montant a été fixée à 600 000 Fcfp.

Par ailleurs, les entreprises du secteur du gardiennage, les entreprises de prévention et


de sécurité ainsi que les entreprises du secteur du nettoyage sont régulièrement
confrontées à la concurrence déloyale des entreprises qui recourent à des patentés, en
contradiction avec le code du travail. Pour éviter le développement de cette dérive, un
nouvel article impose au donneur d’ordre de réclamer { ces entreprises, en leur qualité
de prestataires, une liste des salariés déclarés. Cette dernière est fournie par la CPS qui
l’établit sur la base du dernier ordre de recettes. Elle est remise { la signature du contrat
puis mise { jour tous les six mois en cas d’exécution échelonnée du contrat. Il s’agit d’une
disposition transitoire qui s’appliquera sur une période maximale de trois ans, {
compter du 1er novembre 2018. Cette période transitoire est mise en place à la
demande des employeurs des secteurs d’activité concernés.

Concernant le recours au prêt de main-d’œuvre { but non lucratif, la loi de Pays apporte
des garanties et des limites à la mise à disposition du salarié. La loi prévoit également
qu’un arrêté pris en Conseil des ministres fixe le nombre de salariés pouvant faire l’objet
d’un prêt de main-d’œuvre sans but lucratif par une entreprise d’origine, et le nombre
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de salariés pouvant être reçus par une entreprise utilisatrice. Un nouvel article
détermine, ainsi, le nombre de salariés pouvant être reçus en fonction du nombre de
salariés embauchés dans l’entreprise d’origine. Ce nombre varie entre un à cinq salariés.
La fixation de tels seuils a pour objet de limiter l’usage du prêt de main-d’œuvre sans but
lucratif conformément aux orientations fixées par la loi du Pays.

Affectation d’un bâtiment à Uturoa à la communauté de communes de Hava’i

Le Conseil des ministres a décidé d’affecter une parcelle de terrain, et le bâtiment qui y
est édifié, { Uturoa, { la communauté de communes de Hava’i. Cette décision fait suite à
une demande de la communauté de communes qui a sollicité l’affectation de cette
parcelle pour le relogement de ses bureaux.

Depuis le 1er septembre 2017, la communauté de communes de Hava’i a en effet installé


provisoirement ses bureaux dans des locaux dépendant de la mairie de Uturoa, mais elle
souhaite désormais disposer de locaux plus adaptés à ses missions, notamment afin de
pouvoir réunir ses membres de manière optimale.

Emploi des travailleurs handicapés dans les services et établissements publics

Le Conseil des ministres a pris un arrêté fixant les modalités d’application de l’obligation
d’emploi des travailleurs handicapés au sein des services de la Polynésie française et de
ses établissements publics à caractère administratif. Cet arrêté fait suite à la loi du Pays
du 4 janvier 2018 portant diverses adaptations au dispositif de l’obligation d’emploi des
travailleurs handicapés qui a introduit dans le statut général de la fonction publique de
la Polynésie française une obligation d’emploi des travailleurs handicapés, { l’instar du
code du travail de la Collectivité, avec néanmoins quelques aménagements propres à
l’administration.
Pour l’année 2018, le taux d’obligation d’emploi des travailleurs handicapés auquel est
assujettie la Polynésie française a été fixé { 1 % de l’effectif total de ses agents. Pour
l’année 2019, ce taux est fixé { 1,5 % et { 2 % pour l’année 2020. Au terme de cette
période transitoire de trois ans, le taux d’obligation d’emploi des travailleurs handicapés
sera celui fixé dans le code du travail de la Polynésie française.
En cas de non respect de l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés, la Polynésie
française et chacun de ses établissements publics à caractère administratif
s’acquitteront, pour chaque unité manquante, d’une participation financière au Fonds
pour l’insertion professionnelle des travailleurs handicapés.
L’arrêté pris en Conseil des ministres porte notamment sur les modalités d’application
du dispositif, notamment les modalités de déclaration d’emploi des travailleurs
handicapés recrutés dans les services et les établissements publics à caractère
administratif de la Polynésie française, les modalités de la participation financière de la

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Polynésie française et de chacun de ses établissements publics à caractère administratif
au Fonds pour l’insertion professionnelle des travailleurs handicapés, en cas de non
respect de l’obligation d’emploi, ainsi que le contenu du rapport annuel sur la situation
d’emploi des personnes handicapées dans l’administration de la Polynésie française.

Soutien à la création audiovisuelle et numérique

Le Conseil des ministres s’est prononcé sur des subventions pour cinq projets de
documentaire, présentés par quatre sociétés différentes, et pour un soutien financier,
dans le cadre du SCAN (soutien à la création audiovisuelle et numérique), à
l’organisation du 16ème FIFO (Festival international du film océanien). Le montant total
des aides octroyées est de 30 millions Fcfp, pour un montant total des dépenses locales,
pour ces différents projets, de 124 millions Fcfp.

Production d’énergie photovoltaïque : prorogation de l’aide aux particuliers

La ministre de la Modernisation de l’administration, en charge de l’énergie et du


numérique, a présenté en Conseil des ministres une proposition de prorogation du
dispositif d’aide financière { destination des particuliers pour l’installation d’une unité
de production photovoltaïque.
Instauré en septembre 2017, ce mécanisme couvre la totalité du territoire. Il s’adresse
aussi bien aux maisons raccordées { un réseau de distribution publique qu’aux usagers
isolés de toute distribution publique d’électricité.
L’accompagnement financier du Pays est forfaitaire pour les installations dites
« connectées au réseau », à hauteur de 100 000 Fcfp, et adaptatif pour les foyers en « site
isolé », à hauteur de 300 Fcfp/Wc dans la limite de 600 000 Fcfp par installation.
Afin de bénéficier de conseils techniques ou disposer des formulaires de demande, les
particuliers peuvent s’adresser { l’Espace Info Energie situé dans les locaux de la
Fédération des Œuvres Laïques, rue Octave Moreau { Fariipiti ou par téléphone au 87 33
14 30.

Projet de loi du Pays portant modification de certaines dispositions du code des


postes et télécommunications en Polynésie française

Les modifications contenues dans le projet de loi du Pays examiné par le Conseil des
ministres portent d’une part, sur la reconnaissance de l’Office des postes et
télécommunications (OPT) et ses filiales comme « groupe public » dans le cadre de ses
activités de service public postal et télécommunications et de celles ouvertes à la
concurrence, et d’autre part, sur les modalités de transfert d’autorisation
d’établissement et d’exploitation d’un réseau de télécommunication ouvert au public et
de fourniture au public d’un service de télécommunication.

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En considération de plusieurs problématiques liées à la mission de service public qui lui
est dévolue, { une concurrence de plus en plus présente sur le marché polynésien, l’OPT
doit revoir ses orientations stratégiques, dont celle relative à son organisation. Dans ce
cadre, le conseil d’administration de l’OPT a souhaité conserver l’Office sous sa forme
d’établissement public avec ses missions tout en lui permettant de restructurer ses
services et filiales en créant deux nouvelles sociétés par actions simplifiées : un
opérateur télécom intégré (OTI) qui rassemblera les activités de la SAS VINI et celles de
la Direction des télécoms de l’OPT et un opérateur des services postaux et financiers
(OPSF) qui regroupera les activités postales et financières de l’OPT.
Cette proposition de restructuration de l’organisation de l’OPT appelle un réajustement
des dispositions réglementaires actuelles. Le projet de loi du Pays a été présenté début
septembre au comité consultatif des télécommunications (CCT), lequel a rendu un avis
favorable.

Guide des déchets dangereux

La Direction de l'environnement (DIREN), en collaboration avec l'Agence de


l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie en Polynésie française (ADEME), la
Direction de la santé et la Direction du travail, a élaboré un guide des déchets dangereux
spécifique aux îles (hors Tahiti et Moorea-Maiao). Ce guide permettra non seulement
d'informer la population du danger lié aux mauvaises utilisations des Déchets Ménagers
Spéciaux (DMS) et leurs effets néfastes sur la santé et l'environnement, mais aussi de
guider les communes des archipels afin de mieux gérer leurs piles, leurs batteries et
leurs huiles de vidange.
Ce guide vient compléter les actions déjà mises en place par le Pays. En effet, la DIREN
prend en charge le rapatriement et le traitement des DMS. Soucieux des difficultés que
les communes rencontrent pour rapatrier leurs déchets dangereux vers Tahiti, le Pays a
souhaité mettre en place un dispositif d'aide permettant d'évacuer un maximum de
matières polluantes des îles. Ces mesures restent un garde-fou essentiel pour la
protection des îles.
En effet, l'utilisation de ces déchets dangereux (notamment le plomb contenu dans les
batteries pour en faire des plombs de pêche, la batterie pour en faire un moyen de
lestage pour les chapiteaux et les corps-morts, les huiles usées comme répulsif contre les
nuisibles, comme traitement des troncs d'arbre ou des véhicules et engins contre la
corrosion), induit des pollutions diffuses des sols, des nappes phréatiques, des rivières
et du lagon.
La Direction de l'environnement prévoit de renforcer la sensibilisation et les campagnes
de collecte auprès des communes. Pour plus d'informations, la Direction de
l'environnement reste à la disposition du public également sur ces thématiques.

Subvention en faveur de l’Association des diabétiques et obèses de Polynésie


française (ADOPF)

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L’association des diabétiques et obèses de Polynésie française (ADOPF) est affiliée {
l’association française des diabétiques (AFD), fédération reconnue d’utilité publique par
un décret du 7 septembre 1976.
Créée en 1990, l’ADOPF mène depuis plus de 20 ans des activités de prévention afin de
sensibiliser les populations de Tahiti et des îles sur le diabète et l’obésité et sur les
complications qui peuvent en découler.
A ce titre, elle organise des campagnes d’informations et de dépistages auprès d’un large
public et notamment auprès des jeunes dans les établissements scolaires et à
l’Université de Polynésie française. Il est à noter que ces actions de dépistages relèvent
d’actes médicaux réservés aux professionnels de santé, ce qui implique une formation
permanente des membres de l’association.
Ses activités de prévention se déclinent à travers les actions suivantes :
- l’éducation sanitaire de la population ;
- les publications périodiques ou autres ;
- les conférences et l’emploi de tous les moyens de diffusion ;
- la liaison avec le corps médical pour l’aide { la recherche (le conseil médical) ;
- la participation à tous les organismes publics ou de solidarité sociale ;
- les interventions auprès des pouvoirs publics ;
- le développement des relations nationales et internationales ;
- l’organisation de regroupements de jeunes ;
- l’organisation de sorties, d’excursions, de camps et de colonies de vacances ;
- les réunions, manifestations et fêtes de l’information, d’action et de solidarité
sociale au bénéfice des diabétiques et de leur famille ;
- l’organisation des comités locaux dans les îles.
Les actions de proximité de l’association dans les quartiers, collèges, et supermarchés de
Tahiti et de Moorea demandent un financement constant.Afin de mener à bien les
actions évoquées, le Conseil des ministres a octroyé{ l’association une aide financière
d’un montant de 2 millions Fcfppour couvrir une partie des dépenses de
fonctionnement.

Subvention en faveur de l’association Tahiti Fitness Challenge

Créée le 18 avril 2009, l’association Tahiti Fitness Challenge a pour objet de promouvoir
la pratique du Fitness, d’inciter tout public { la pratique du sport en organisant des
manifestations sportives parmi lesquelles l’événement Tahiti Fitness Challenge, au
moins une fois par an à Tahiti.
L’an dernier, au mois d’octobre, l’association a notamment organisé l’évènement Tahiti
Fitness Challenge Evian 2017, au stade Willy Bambridge, à Papeete, qui a réuni plus de
1 100 participants et a permis de remettre un chèque de 1 150 000 Fcfp { l’antenne
polynésienne de la Ligue contre le cancer.
Pour l’année 2018, l’association souhaite organiser un évènement similaire : le Tahiti
Fitness Challenge Evian 2018, le 13 octobre, au Stade Bambridge toujours au profit de
l’antenne polynésienne de la Ligue contre le cancer. La mairie de Papeete met
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gracieusement à disposition encore une fois ce stade, ce qui donne une dimension à la
fois caritative, sportive mais aussi festive à cette manifestation.
Afin de mener à bien le projet évoqué, et d’apporter un soutien aux familles atteintes par
la maladie du cancer en Polynésie, le Conseil des ministres a octroyé { l’association une
aide financière de 400 000 Fcfppour couvrir une partie des dépenses de
fonctionnement.

Education : subventions à des établissements du secondaire

Le Conseil des ministres a octroyé des subventions de fonctionnement en faveur


d’établissements du secondaire, pour financer les actions menées au titre du fonds social
collégien et lycéen (FSCL), selon les modalités suivantes :

Montant en Fcfp
Collège de Huahine 3 512 900
Collège Maco Tevane 5 373 200
Collège de Taravao 3 886 400
Collège de Papara 5 141 300
Lycée Tuianu Le Gayic 3 140 200
Lycée professionnel de Faa’a 3 817 400

Le montant global des subventions octroyées est de 24 871 400 Fcfp.

Subventionsauxassociations de jeunesse et aux fédérations et associations


sportives

Le Conseil des ministres a examiné 17 dossiers de subventions destinées aux fédérations


et associations sportives pour un montant global de 9 980 000 Fcfp.Les subventions
attribuées sont les suivantes :

1. Subventions de fonctionnement au titre des activités générales pour 2018 :


- Associations sportives (14 dossiers) :
o District de Football de Ua Pou pour un montant de 244 000 Fcfp ;
o TamariiTuhaa Pae pour un montant de 439 000 Fcfp;
o Tefana Chasse sous-marine pour un montant de 527 000 Fcfp ;
o Olympique de Pirae pour un montant de 790 000 Fcfp ;
o Hoaaki pour un montant de 247 000 Fcfp ;
o Les Fines Lames d’Arue pour un montant de 294 000 Fcfp ;
o Teva Pétanque pour un montant de 447 000 Fcfp ;
o AS de Tir de Moorea pour un montant de 195 000 Fcfp ;
o Badminton Université Club pour un montant de 649 000 Fcfp ;
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o Faa’a Rugby ARO Académie de Rugby d’Oremupour un montant de 724 000 Fcfp ;
o Les Vieilles Pompes de Tahiti pour un montant de 230 000 Fcfp;
o District de Basket-ball de NukuHiva pour un montant de 264 000 Fcfp ;
o Centre Nautique de Baie Phaëton pour un montant de 630 000 Fcfp.

2. Subvention de fonctionnement (3 dossiers) en faveur de :


o La Fédération Polynésienne de Rugby pour le financement de sa participation des
sélections féminines et masculines aux tournois internationaux 2018 { l’étranger,
pour un montant de 2 300 000 Fcfp ;
o La Fédération Tahitienne de Sports Subaquatiques de Compétition, pour le
financement à la participation aux Océania et aux championnats du monde de
chasse sous-marine à Hawaï et au Portugal, pour un montant de 1 000 000 Fcfp ;
o L’association Excelsior pour le financement du déplacement de la section de
basket-ball au tour de qualification du championnat de France de national 3 en
métropole, pour un montant de 1 000 000 Fcfp.

Redéfinition des grands principes du service public des transports en commun

Le Conseil des ministres a adopté un projet de loi du Pays qui sera prochainement
soumis { l’Assemblée de la Polynésie française, visant { moderniser le cadre des
transports en commun de voyageurs. Le cadre actuel des transports terrestres a été fixé
en 2000 et se doit d’évoluer. Il convient notamment de faire une place aux communes,
qui sont les mieux { même d’organiser les transports collectifs de proximité, en
complément des lignes instaurées par le Pays.
D’autres grands principes sont affirmés, comme la consécration des « mobilités douces »
telles que la marche ou le vélo en ville, qui doivent être reconnues comme des modes de
transport à part entière, compte tenu des défis environnementaux, sociaux et de santé
publique que doit relever la Polynésie française. Un « dialogue permanent » est
également privilégié entre les différentes « autorités organisatrices de la mobilité », afin
de s’assurer de la cohérence des actions entreprises par chacune d’elles.
Enfin, ce projet insère l’hypothèse d’une participation financière de la collectivité {
l’exploitation de ce service public d’importance, compte tenu du rôle des déplacements
en matière de cohésion sociale et de solidarité. Cette activité nécessitant un nombre
important de véhicules, elle entraîne par nature des coûts importants, rarement
couverts par le ticket payé par l’usager, dont le prix est maintenu { un niveau
raisonnable. Le sous-financement des transports en commun est souvent identifié
comme une des causes principales des dysfonctionnements du système actuel. Ailleurs
dans le monde, la plupart des réseaux de transport en commun existant sont en partie
financés par les pouvoirs publics.

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