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TS

Collection

Sirius
ÉDITION 2017 erm
ENSEIGNEMENT SPÉCIFIQUE

Physique
Chimie NOUVEAU
BAC

Livre
du professeur
TS erm
ENSEIGNEMENT SPÉCIFIQUE

2017

Schémas : CORÉDOC
Composition, mise en page : Linéale
Édition : Morgane Boubault, Pauline Bley, Émilie Bongard

© Nathan 2017 – 25, avenue Pierre de Coubertin – 75013 Paris


ISBN 978-2-09-171965-8
Sommaire

Ondes et matière
1. Ondes et
particules ....................................................................................................................................................................
2. Caractéristiques
....................... 5 des
ondes ........................................................................................................................................................................
3. Ondes
13
sonores .......................................................................................................................................................................
4. Diffraction des21
.......................... ondes et
interférences ................................................................................................................................................... 31
5. Spectres UV-visible et
IR .............................................................................................................................................................................
6.
39Spectres de
RMN ............................................................................................................................................................................
................. 49

Lois et modèles
7. Principe d’inertie et quantité de
mouvement ..................................................................................................................................... 63
8. Lois de
Newton .......................................................................................................................................................................
9. Mouvements des
......................... 75 satellites et
planètes .................................................................................................................................................. 91
10. Oscillateurs et mesure du
temps ..........................................................................................................................................................105
11. Relativité du
temps...........................................................................................................................................................................
12. Temps et évolution chimique : cinétique et
.........115
catalyse .................................................................................................................. 125
13. Stéréoisomérie des molécules
organiques .......................................................................................................................................135
14. Transformation en chimie
organique ................................................................................................................................................145
15. Théorie de Brönsted. Notion d’équilibre
chimique ......................................................................................................................153
16. Couples acide faible/base faible. Solution
tampon ......................................................................................................................165
17. Transferts thermiques
d’énergie ..........................................................................................................................................................175
18. Transferts quantiques
d’énergie ..........................................................................................................................................................185
19. Dualité onde-
particule ......................................................................................................................................................................
.......193

Défis du xxie siècle

20. Enjeux énergétiques et


environnementaux ....................................................................................................................................205
21. Contrôle de la qualité :
dosages .........................................................................................................................................................213
22. Stratégie de la synthèse
organique ....................................................................................................................................................221
23. Sélectivité en chimie
organique ...........................................................................................................................................................231
24. Transmettre et stocker de
l’information ...........................................................................................................................................241
CHAPITRE OBSERVER

1 Ondes et particules
> Manuel pages 8 à 25

Choix pédagogiques
Il s’agit dans ce chapitre d’une introduction à la description du comportement de la matière sous son double
aspect
d’ondes et de particules, sans développement théorique. Le chapitre est construit à partir de l’idée directrice
que
ondes et particules sont des intermédiaires de transmission des informations qui permettent aux scientifiques de
comprendre l’Univers proche ou lointain.
Pour cette partie du programme, la compétence « Extraire et exploiter des informations » domine largement
dans
les compétences exigibles. Pour cette raison, le cours contient une seule page « l’Essentiel » qui résume les
quelques
connaissances exigibles et la majorité des exercices repose sur l’étude d’un ou plusieurs documents.
Par souci de cohérence et pour ne pas alourdir ce chapitre, l’item du programme « Niveau d’intensité sonore »
est
traité au chapitre 3 avec les ondes sonores.
Des animations illustrent ce chapitre afin d’aider à sa compréhension. Elles sont disponibles dans le manuel
numé-
rique enrichi et sur les sites Internet compagnon Sirius.en multipliant par 10 la valeur indiquée sous la gradua-
O U V E RT U R E D E C H A P I T R E
tion qui précède.
Le FAST
CONNAÎTRE
Quelles informations souhaite-t-on collecter grâce à 2. A = ultraviolet, fréquences comprises entre 1015 et
ce radiotélescope ? 1017 Hz
La photographie d’ouverture présente le FAST, le plus B = visible, fréquences comprises entre 1013 et 1015 Hz
grand radiotélescope sur Terre. Elle permet de ques- C = infrarouge fréquences comprises entre 1011 et 1013 Hz
tionner les élèves sur les problématiques générales du D = domaine radio fréquences comprises entre 107 et 109
chapitre : quelles informations collecte-t-on ? Comment Hz
les collecte-t-on et pourquoi les collecte-t-on ? ANALYSER
Un questionnement autour des dispositifs spatiaux
3. En ordonnée est représentée la proportion de rayon-
et terrestres peut être mené. Les élèves trouveront
nement arrêté par l’atmosphère avant d’atteindre le sol
ensuite les réponses à ces questions dans l’activité 1 et
pour une longueur d’onde donnée. 100% correspond à
l’exercice 25.
un rayonnement n’atteignant pas le sol ; 0% correspond
à un rayonnement pour lequel l’atmosphère est parfai-
tement transparente.

AC T I V I T É S VALIDER
4. En comparant les informations extraites des docu-
1. ACTIVITÉ DOCUMENTAIRE ments 1 et 2 :
– VLT : détecte les radiations des UV à IR.
Observation de l’Univers sur Terre et dans l’espace Ondes électromagnétiques en grande partie non absor-
Commentaires bées par l’atmosphère → Instrument sur Terre.
– Radiotélescope : détecte les ondes radio.
Cette activité est destinée à montrer que la présence deOndes en grande partie transmise par l’atmosphère →
l’atmosphère terrestre conditionne les observations des Instrument sur terre.
rayonnements de l’Univers. Elle s’appuie sur l’analyse – Observatoire spatial Planck : détecte entre 3⋅10–3 et
d’un graphique et la mise en relation d’informations 3⋅10–2 m et entre 10–4 m et 10–3 m.
extraites des deux documents. Ondes absorbées par l’atmosphère → instrument dans
l’espace.
Réponses – Satellite Hubble : détecte les IR.
Ondes absorbées par l’atmosphère → instrument dans
S’APPROPRIER l’espace.
1. En abscisse sont portées les longueurs d’ondes dans Le choix de placer des instruments dans l’espace est
le vide des différents rayonnements électromagné- motivé par la contrainte de l’atmosphère qui absorbe
tiques. Il faudra remarquer que l’échelle utilisée n’est certaines ondes.
pas linéaire et on pourra expliquer à cette occasion ce
qu’est une échelle logarithmique. On complète l’échelle

5
2. ACTIVITÉ DOCUMENTAIRE Réponses
L’astronomie de l’invisible S’APPROPRIER
1. a. Le rayonnement cosmique est constitué de parti-
Commentaires
cules de hautes énergies se déplaçant dans l’espace.
Nous approfondissons ici des exemples destinés à b. Le schéma illustre la formation d’une gerbe de parti-
montrer l’intérêt des rayonnements électromagnétiques cules. En A, une particule provenant de l’espace interagit
non visibles pour l’étude de l’Univers. avec un atome de l’atmosphère terrestre déclenchant
l’émission de plusieurs autres particules.
Réponses
CONNAÎTRE
RÉALISER
1. Le rayonnement thermique est le rayonnement émis
2.
par un corps uniquement sous l’effet de sa température.
aurores boréales ligne du champ
S’APPROPRIER (excitations des molécules ionisées magnétique
par les particules solaires)
2. Le nuage est beaucoup trop froid pour émettre dans
le visible. Son rayonnement thermique a son maximum
d’émission dans l’infrarouge et il est brillant dans ce
domaine de radiation.
particules
ANALYSER solaires
3. a. Sur la photographie a , dans le domaine visible,
le nuage de gaz et de poussière qui remplit la galaxie
arrête une grande partie du rayonnement ; d’autre part,
certaines étoiles émettent trop faiblement dans le visible MAGNÉTOSPHÈRE
et n’apparaissent pas. Sur la photographie b , en rayon-
nement infrarouge, le nuage devient transparent et
laisse apercevoir des étoiles situées à l’arrière ; de plus,
le nuage lui-même émet un rayonnement infrarouge qui
le rend visible sur la photographie. Sur la photographie
c , ce sont des étoiles brillantes dans l’ultraviolet qui
deviennent visibles alors qu’elles n’apparaissaient pas
ANALYSER
sur la photographie a .
LDP_C01_fig013. La nature et l’énergie des particules
b. Plus la température est élevée, plus la longueur d’onde
présentes
les rayons dans
cosmiques ne sont pas prévisibles alors qu’un
du maximum d’émission est petite. Les étoiles les plus
chaudes apparaissent en bleu (couleur utilisée sur le accélérateur permet de maîtriser les conditions des
document pour les UV lointains). expériences.

VALIDER
4. Les rayons cosmiques apportent des renseignements
RÉALISER sur le fonctionnement interne du Soleil (particules
4. D’après l’échelle indiquée sur la photo, la zone solaires) ou sur des évènements se produisant dans l’Uni-
d’émission radio occupe une longueur totale d’environ vers lointain (particules galactiques et extragalactiques).
1,4 × 106 a.l. On peut exploiter ces particules pour étudier leurs inte-
ractions avec la matière mais ce type d’étude se fait
VALIDER actuellement presque exclusivement avec les accéléra-
5. Le rayonnement visible ne constitue qu’une faible teurs de particules.
partie des rayonnements électromagnétiques émis dansLes résultats des chocs de particules de grandes énergies
l’Univers. De nombreux objets de l’Univers n’émettent dans les accélérateurs permettent aux chercheurs d’étu-
pas ou bien très faiblement dans le domaine visible. dier la structure intime de la matière, c’est-à-dire son
Même si un objet est visible, les rayonnements non fonctionnement au niveau subatomique.
visibles peuvent fournir des informations supplémen-
taires. Des milieux opaques à la lumière visible peuvent
être transparents dans d’autres domaines.
4. ACTIVITÉ DOCUMENTAIRE
À l’écoute de la Terre
3. ACTIVITÉ DOCUMENTAIRE
Commentaires
Les particules dans l’Univers
Nous envisageons ici les ondes sismiques du point de
Commentaires vue du transfert d’informations : l’étude de ces ondes
permet d’analyser la structure du globe terrestre.
Les particules sont envisagées ici du point de vue du
transport d’informations portant sur l’Univers et sur la
structure intime de la matière. Les interactions avec l’at-
mosphère sont à nouveau évoquées.

6
Réponses système de codage est seulement évoqué, une étude
S’APPROPRIER approfondie pourra être faite dans le chapitre 26.
Cette activité présente une bonne opportunité pour faire
1. En abscisse est représenté le temps et en ordonnée le
établir un protocole par les élèves sous la forme d’une
déplacement du sol enregistrée par le sismographe.
démarche d’investigation.

RÉALISER
2. Elib(Haïti)/Elib(Nantes) = (31,6)(7-2) = 3,15 × 107. Réponses
ANALYSER
ANALYSER Les documents 1 et 2 doivent guider les élèves dans les
3. a. D’après le sismogramme du document 1, l’onde P choix à faire pour élaborer ce protocole.
commence à se manifester au niveau du sismographe • Utilisation d’une photorésistance et d’un ohmmètre.
avant l’onde S. L’onde P (onde primaire) est donc plus En fonction des exigences attendues sur cette activité,
rapide que l’onde S (onde secondaire). on peut également faire réaliser une acquisition à l’élève
b. On remarquera deux phénomènes : à l’aide d’un système d’acquisition ou d’un oscilloscope.
– Au niveau d’une discontinuité, l’onde traverse en Dans ce cas, il faudra leur fournir le montage expérimen-
partie cette discontinuité avec changement de direction,tal suivant :
ce qui est à rapprocher de la réfraction de la lumière.
– Une partie de l’onde est réfléchie au niveau de la
discontinuité comme cela se produit également avec les générateur
rayons lumineux. I
Remarque : on constate que les ondes ne se propagent – + K
pas en ligne droite. On peut évoquer à ce sujet les
mirages et se rappeler que la courbure des rayons lumi-
neux est due dans ce cas à la variation de vitesse de résistance
RA = 100 Ω UKL V
propagation de la lumière dans les différentes couches
d’air. La courbure des ondes sismiques est aussi due aux voltmètre
variations de structure de l’intérieur du globe terrestre Rphoto
entraînant une variation de la vitesse de propagation. U
c. Le signal PcP a subi une réflexion au niveau de la sépa- photorésistance
ration entre le manteau et le noyau externe.
d. L’analyse de ce signal, connaissant la vitesse de
• Utilisation d’une source de lumière diode laser.
l’onde dans le manteau, peut permettre de remonter à
Ce choix doit être justifié par la nécessité d’une source
l’épaisseur du manteau terrestre.
assez directive pour ne couvrir qu’une bande à la
fois.LDP_C01_fig04
Il est toutefois possible d’utiliser une petite lampe à
condition de prévoir un dispositif limitant la largeur du
faisceau.
COMMUNIQUER L’élève peut choisir cette source uniquement grâce
au document 1. Il peut être intéressant de discuter les
4.
raisons de ce choix.
Données disponibles Informations déduites • Utilisation d’un code-barre
Date et lieu d’arrivée On peut fournir aux élèves 2 types de code-barre : sur
d’une onde Position du foyer feuille transparente et sur papier. C’est à l’élève de
comprendre le faisceau à détecter (transmis ou réfléchi).
Trajectoire de l’onde
Type d’onde Vitesse de propagation
Structure du sous-sol
RÉALISER
Magnitude Energie libérée par le séisme En transparence, le passage d’une bande claire s’ob-
serve par une faible résistance et le passage d’une bande
sombre par une forte résistance. C’est l’inverse pour une
photocopie papier.
5. ACTIVITÉ EXPÉRIMENTALE La distinction entre bande large et bande étroite est
Un capteur de lumière donnée par la durée d’enregistrement.
Commentaires
Cette activité répond à la compétence exigible « Prati- VALIDER
quer une démarche expérimentale mettant en œuvre Le signal enregistré dépend : de la vitesse de défilement ;
un capteur ou un dispositif de détection ». Nous avons de la position du code-barres (l’inclinaison des barres
choisi de modéliser un lecteur de code-barres, disposi- ou du support par rapport à la direction du défilement
tif rencontré couramment mais dont le principe est en peuvent modifier la largeur apparente des barres) et du
général peu connu. Le capteur proposé dans ce modèle sens de défilement.
est une photorésistance dont le principe de fonctionne- Le système informatique doit prendre en compte :
ment est particulièrement simple mais on peut envisager– les variations possibles du signal enregistré : prise en
d’utiliser aussi une photodiode ou un phototransistor. Le compte de valeurs relatives et non absolues.

7
– La vitesse aléatoire du signal enregistré : mesure de laLe professeur pourra aussi évoquer d’autres rayonne-
vitesse du capteur. ments (X et gamma) produits par les phénomènes les
plus violents de l’Univers tels que ceux provoqués par
la présence d’un trou noir supermassif ou la formation
d’une hypernova.
EXE RCICES Appliquer le cours
21. Analyser un dispositif de détection
15. Connaître des sources de rayonnement a. Ce détecteur doit détecter les rayonnements infra-
a. Les planètes, les astéroïdes et les poussières rouges émis par les passagers.
interstellaires. b. La longueur d’onde du maximum d’émission (situé
b. Le soleil et les étoiles chaudes. (Ces sources émettentdans l’infrarouge) diminue lorsque la température
aussi souvent dans le visible.) augmente. L’écran indique avec des fausses couleurs la
c. Le rayonnement fossile de l’univers ; les radiosources température des zones filmées et permet de repérer les
lointaines (il s’agit probablement d’ondes émises par personnes fiévreuses.
des particules chargées fortement accélérées, par la
présence d’un trou noir par exemple) ; l’hydrogène
interstellaire émet une onde radio de fréquence carac-
22. Utiliser une échelle logarithmique
téristique. Certaines galaxies supergéantes, appelées
a. La magnitude est représentée ici sur une échelle
radiogalaxies, qui sont peut-être le résultat de la fusion
linéaire ; l’amplitude est représentée sur une échelle
entre plusieurs galaxies.
logarithmique : la distance entre les graduations est la
même pour des valeurs qui sont dans le même rapport
(ex : même distance entre 0,1 et 0,2 et 1 et 2). On évitera
16. Connaître des sources de particules l’erreur de dire que les distances sont portées sur une
Source de particules naturelles : le rayonnement échelle logarithmique car le critère précédent ne se véri-
cosmique, noyaux radioactifs émettant des particules β fie pas.
et α.
Source de particules artificielles : accélérateurs de b.
particules, par exemple ; LHC à Genève en Suisse ou
synchrotron Soleil en Essonne en France. 800 500
700 8
200
600
7 100
17. Reconnaître des sources de rayonnements 500 50
Bouche → Téléphone → Antenne1 → Antenne2 → Télé- 400
6
20
phone → Oreille
300 5 10
Onde sonore → Onde éléctromagnétique → Onde
5
sonore 200 4
2
100 3 1
18. Commenter une affirmation 60 0,5
Léo a tort. Il sera « traversé » par les ondes électromagné- 40 2
30
tiques provenant d’émetteurs de stations de radio et de 0,2

télévision, de satellites GPS et de télécommunications, 1 0,1


20
etc., ainsi que par des particules issues du rayonnement distance magnitude amplitude
cosmique et de la radioactivité naturelle. (km) (mm)

Par lecture graphique ce séisme est de magnitude 5,75.


19. Citer des capteurs électromagnétiques c. Par lecture graphique, l’amplitude mesurée pour
a. Appareils de communication sans fil (téléphone sans ceLDP_C01_fig02
fil ou portable), appareils fonctionnant en wifi, appareils sismographe serait de 10 mm.
télécommandés, etc.
b. Capteurs de lumière visible : appareil photo : barrière
optique (porte d’ascenseur) ; déclenchement automa-
tique des feux de croisement, etc.
c. Capteur de signal de télécommande d’un téléviseur, EXE RCICES S’entraîner
détecteur d’alarme antivol, caméra thermique, etc.
23. Exercice résolu dans le manuel

20. Comprendre le rôle de l’atmosphère terrestre 24. Application de l’exercice résolu


L’astronomie spatiale permet de capter des ondes qui D’après les calculs de l’exercice précédent, la longueur
sont arrêtées par l’atmosphère comme les infrarouges d’onde du maximum d’émission du rayonnement fossile
et les ultraviolets. On peut donc détecter et étudier des est de 1 × 10–3 m. Ce rayonnement se situe dans le
objets ou des phénomènes qui ne sont pas observables domaine des micro-ondes.
en astronomie terrestre : nuages de poussières et étoilesLors de la formation des premiers atomes, la tempéra-
qui y sont dissimulées, étoiles très chaudes ou très ture de l’Univers était de T = 3 000 K.
froides non observables en lumière visible mais obser- k 2,9 × 10–3
vables respectivement en ultraviolet et en infrarouge. D’où λm = == 9,7 × 10–7 m = 9,7 × 102 nm.

T3 000

8
Ce rayonnement est dans le domaine des infrarouges. UV B : ultraviolets solaires de longueurs d’onde moyennes,
L’expansion de l’Univers se traduit par une augmenta- de 315 nm à 280 nm.
tion de la longueur d’onde de la lumière émise par des UV C : ultraviolets solaires de courtes longueurs d’onde,
sources très anciennes ou très lointaines. C’est le phéno-de 280 nm à 100 nm.
mène de décalage vers le rouge (red shift), bien qu’ici onb. Ce classement correspond à une dangerosité crois-
se déplace des rayonnements infrarouges vers les rayon-sante mais à un pouvoir pénétrant dans la peau
nements micro-ondes. décroissant.
c. • Effets utiles :
– UV A : bronzage ;
25. Exercice résolu dans le manuel
– UV B : synthèse de la vitamine D, effets bénéfiques sur
certaines pathologies de la peau ;
26. Application de l’exercice résolu
– UV C (avec sources artificielles) : effets germicides.
Les rayonnements ultraviolets ont des longueurs d’onde
• Effets néfastes :
comprises entre 10 et 300 nm (1 × 10-8 et 3 × 10–7 m).
– UV A : vieillissement de la peau, favorisent l’apparition
D’après le graphique c’est le dioxygène et l’ozone qui
de cancers de la peau, dangereux pour les yeux des
absorbent sur ce domaine.
jeunes enfants ;
Si la température d’une étoile augmente, la longueur
– UV B : coups de soleil, vieillissement de la peau, cancers
d’onde de son maximum d’émission diminue. Si cette
de la peau, dangereux pour les yeux ;
longueur d’onde devient plus faible que 4⋅10–7 nm, on
– UV C : très nocifs mais n’atteignent pas le sol.
peut voir sur le graphique qu’elle est absorbée par le
d. Les ultraviolets sont essentiellement absorbés par la
dioxygène et l’ozone et n’est donc plus détectable par
couche d’ozone.
un instrument d’observation au sol.
e. Les UV A sont les moins absorbés, ils représentent 95%
Si λm  4 × 10–7 m
des ultraviolets atteignant les sols (cette proportion est
k
due à la différence d’absorption par l’atmosphère mais
alors d’après la loi de Wien  4 × 10–7 m.
aussi à la différence d’émission par le Soleil).
T
T12,9 × 10–3
== 7 × 103 K.=
–7–7k 4 × 104 × 10

Pour une température de surface supérieure à 7 × 103 K,


le maximum d’émission d’une étoile n’est plus détec- 29. ★ Échelle de Richter
table par un observateur terrestre. > COMPÉTENCES : Réaliser, valider.
a. M2 – M1 = log 100 = 2.
2
27. Apprendre à rédiger
b. M2 – M1 = × log100 = 1,3.
> COMPÉTENCES : S’approprier, analyser, réaliser, 3
communiquer. A2
a. Au cours de la réaction nucléaire décrite, des noyaux = 1,0 × 10 4.c.
d’atomes (ici, noyaux d’atomes d’hydrogène) s’asso- A1
cient pour former des atomes plus lourds. Il s’agit d’une %2 ()3×4 = 1,0 × 10 .

réaction de fusion. d. = 10 2 6

b. Les neutrinos proviennent des réactions nucléaires qui % 1

se produisent au cœur du Soleil comme c’est indiqué à e. L’échelle logarithmique permet de réduire l’échelle
la ligne 2. C’est donc de cette région qu’on peut obte- des valeurs caractérisant les séismes possibles.
nir des renseignements à partir de l’étude des neutrinos
solaires.
c. D’après la ligne 3 du texte, le nombre de noyaux d’hé-30. In English Please
lium formés est la moitié du nombre de neutrinos émis > COMPÉTENCES : S’approprier, analyser, communiquer.
donc il est de l’ordre 5 × 1037. a. Les neutrons sont produits par interaction de parti-
d. On fait interagir les neutrinos avec une grande quantité
cules alpha avec une cible de béryllium.
de matière comme l’indique la phrase « les détecteurs b. L’interaction des neutrons avec de la paraffine
sont de grands réservoirs contenant des milliers de m3 produit une émission de protons. C’est la détection de
d’eau ». ces protons qui constitue une détection indirecte des
Le professeur pourra faire remarquer que la probabi- neutrons incidents.
lité d’interaction est extrêmement faible pour un seul c. Neutrons et photons sont des particules neutres.
neutrino mais le nombre de neutrinos est, lui, extrê- d. L’hypothèse d’un rayonnement gamma aboutissait
mement grand. Cependant, le nombre d’interactions au non-respect de la conservation de l’énergie.
observées n’est que de quelques évènements par jour.

31. ★ Art et particules


> COMPÉTENCES : S’approprier, analyser, valider.
28. Les rayons ultraviolets A, B et C a. Qualités de la méthode : grande sensibilité et non
> COMPÉTENCES : S’approprier, analyser, communiquer. destructive.
a. UV A : ce sont les ultraviolets solaires ayant les plus b. Il faut donner aux particules l’énergie suffisante pour
grandes longueurs d’onde, de 400 nm à 315 nm. interagir avec les atomes de la cible.

9
c. Une source radioactive ne permet pas de contrôler lesatteignent en même temps la surface de la sphère de
énergies des particules ainsi que leur nombre. rayon r.
d. On retrouve sur le graphique des pics pour les énergies
Remarque : les neutrinos se déplacent tous à la vitesse
des photons émis qui correspondent à celles données de la lumière mais ceci ne constitue pas une condition
pour le plomb : il s’agit du massicot. nécessaire pourvu qu’on puisse admettre que l’émission
se produit de façon uniforme au cours du temps.
L’émission des neutrinos se produit de façon identique
32. ★ Le sismographe dans toutes les directions, autrement dit, le nombre de
> COMPÉTENCES : S’approprier, analyser, réaliser. neutrinos qui traversent la sphère de rayon r se répar-
a. tit uniformément sur cette surface : le nombre n de
neutrinos traversant la surface s en 1 seconde est propor-
tionnel à s :
liaison élastique s
n=N×
S
en appelant S l’aire de la sphère de rayon r et N le
système masse nombre de neutrinos émis par le soleil en une seconde.
enregistreur s
n=N×
4π r2
amortisseur Le calcul donne 70 milliards de neutrinos par seconde, ce
qui est compatible avec la valeur annoncée, 65 milliards,
compte tenu du fait que le nombre de neutrinos émis est
socle fourni avec un seul chiffre significatif.

La simulation est disponible sur le site compagnon Sirius,


dans le manuel numérique enrichi et à l’adresse internet 35. ★★ Protonthérapie
suivante :LDP_C01_fig03 > COMPÉTENCES : S’approprier, valider, analyser, communiquer.
http://www.sciences.univ-nantes.fr/sites/genevieve_ 1. a. La force électrique.
tulloue/Meca/Oscillateurs/sismo.html b. Le proton doit être accéléré à chaque passage. Il doit
b. Dans le référentiel terrestre, le socle, le cylindre et lesdonc à chaque fois se diriger le l’électrode – vers l’élec-
masses sont mobiles. trode +. Il faut que la tension change de signe à chaque
c. Dans le référentiel du socle, le socle et le cylindre sonttraversée.
immobiles ; la masse est mobile. c. Le champ magnétique permet de courber la trajectoire.
d. Si l’amortissement était trop grand, la masse serait d. La courbure de la trajectoire permet de faire effectuer
rigidement liée au support et elle serait immobile par plusieurs passages dans le champ électrique ce qui fait
rapport au cylindre enregistreur, on n’enregistrerait chaque fois gagner de l’énergie au proton.
aucun signal. 2. a. L’énergie déposée est l’énergie que les protons
e. Un sismographe doit être sensible et reproduire cèdent à la matière environnante.
fidèlement le mouvement du sol (à un facteur de propor-b. L’énergie déposée est utilisée pour arracher des élec-
tionnalité près). trons aux atomes.
f. Pour connaître complètement le mouvement d’un c. L’énergie déposée par les protons est en grande partie
point du sol, il faut enregistrer les coordonnées de la posi- déposée en profondeur là où elle est utile tandis que
tion ou de la vitesse dans les trois directions de l’espace.l’énergie du rayonnement électromagnétique diminue
dès la pénétration dans le tissu. Il perd de l’efficacité
pour la zone à traiter et la plus grande partie de son éner-
gie agit sur les cellules saines.
d. L’énergie du faisceau modulé est déposée sur une plus
33. ★ La Voie lactée grande épaisseur mais il y a plus d’énergie perdue sur le
> COMPÉTENCES : S’approprier, valider, communiquer. trajet. Le faisceau modulé pourra agir sur toute l’épais-
a. Le personnage représente un observateur terrestre. Laseur de la tumeur
figure dessinée sur le cylindre représente la Voie Lactée,e. La tumeur traitée se trouve à environ 25 cm de
c’est à dire la Galaxie vue par l’observateur terrestre. profondeur.
b. La bande sombre est due à des poussières intersidé- f. Il faut mesurer la largeur du « plateau » : on trouve
rales abondantes dans le plan galactique. environ 3,5 cm.
c. Les nuages de poussières sont bien observables en 3. a. Puisque le proton fournit de l’énergie au milieu
infrarouge (suivant la longueur d’onde, on peut observertraversé, son énergie diminue.
le nuage lui-même ou bien les zones de la Galaxie dissi- b. L’énergie du proton est due ici à sa vitesse : donc
mulées par celui-ci dans le domaine visible). celle-ci diminue.
c. L’énergie déposée est plus grande en fin de parcours
donc lorsque la vitesse est la plus faible : le pouvoir ioni-
sant diminue si sa vitesse augmente.
34. ★ S’auto-évaluer
Chaque seconde, il y a autant de neutrinos qui traversent
la surface de la sphère de rayon r que de neutrinos émis.
On pourra utiliser comme argument que tous les neutri-
nos qui sont émis à la même vitesse à un instant donné

10
36. ★★ Les détecteurs gazeux de particules chauffage ainsi que les défauts des circuits électriques
> COMPÉTENCES : S’approprier, analyser, réaliser, valider. (on pourra citer et interpréter le document 5 où l’on
1. a. Les particules qui produisent un signal sont des constate une surchauffe sur le fil central).
particules électriquement chargées. Difficultés d’interprétation : il existe une relation entre
b. À énergies égales, le signal ne dépend pas du type dela température et le rayonnement thermique dans le cas
particule. idéal du « corps noir ». On doit apporter une correction
c. Les porteurs de charges sont : pour tenir compte de l’écart entre le comportement
– des électrons qui se dirigent vers l’électrode + ; des matériaux avec celui du corps noir. D’autre part,
– des ions positifs qui se dirigent vers l’électrode –. le rayonnement enregistré n’est pas uniquement consti-
d. L’amplitude du signal augmente avec l’énergie de la tué par le rayonnement thermique de l’objet étudié, il
particule. faut tenir compte aussi du rayonnement provenant de
2. a. Les chocs de la particule incidente arrachent des l’environnement, réfléchi ou diffusé par le matériau
électrons aux atomes rencontrés. photographié. À ce sujet, on devra évoquer l’exemple
b. Les particules produites par un choc sont accélérées fourni par le document 6 : l’image de la verrière ne fourni
par le champ électrique et peuvent à leur tour interagir aucun renseignement sur la paroi photographiée parce
avec d’autres atomes. Il y a un effet avalanche. que le rayonnement enregistré provient de la réflexion
3. Le signal produit à chaque fois la plus grande ampli- par le verre du ciel ou d’un mur voisin.
tude possible. On ne peut plus distinguer les énergies.
4. a. « Le passage d’une particule à proximité d’un fil
d’anode déclenche dans celui-ci un signal » : cela signifie
que, si on sait repérer le fil émettant un signal, on sait
aussi que, à l’instant où le signal est émis, la particule est
à proximité de ce fil.
b. En combinant les informations données par plusieurs
fils, on peut connaître les positions successives de la parti-EXE RCICES
Objectif BAC
cule. En utilisant un grand nombre de fils, on peut obtenir
une grande précision dans le suivi de la trajectoire. 38. ANALYSE DE DOCUMENT
c. On peut attendre une réponse où l’on relie l’impor-
tance du signal avec l’énergie de la particule (en réalité, Télédétection par satellite
la proportionnalité est entre la quantité d’électricité > COMPÉTENCES : S’approprier, analyser, réaliser, valider.
détectée et l’énergie de la particule). Le canal D détecte les longueurs d’onde comprises
entre 5,7 et 7,1 μm. D’après la courbe de transmission
atmosphérique en fonction de la longueur d’onde, ces
longueurs d’onde ne sont pas transmises par l’atmos-
phère. Les longueurs d’onde reçues par ce canal ne
peuvent provenir du sol terrestre.
Pour les canaux C (0,4 à 1,1 μm) et E (10,5 à 12,5 μm), les
37. La thermographie infrarouge gammes de longueurs d’onde sont bien transmises du
> COMPÉTENCES : S’approprier, analyser, communiquer.
sol jusqu’au satellite sans absorption par l’atmosphère.
Le canal E détecte les longueurs d’onde comprises entre
On attend ici que soient respectées les trois parties du
10,5 et 12,5 μm et, d’après le document 1, renseigne sur
sujet : une présentation de la méthode, un dévelop-
la température des nuages et de la surface terrestre.
pement de l’utilisation de la thermographie dans le
On cherche à déterminer la gamme de température des
domaine du bâtiment et enfin une vue d’ensemble des
objets détectés par le canal E.
difficultés d’interprétation d’une image thermique.
D’après la loi de Wien :
Les éléments suivants doivent apparaître dans la rédac-
2,90 × 103
tion de la synthèse (les expressions surlignées ou une
 12,510,5 
formulation équivalente sont exigibles).
T
Présentation de la méthode : l’élève doit montrer qu’il
a compris qu’un corps, aux températures concernées,
émet un rayonnement thermique dont la longueur
d’onde du maximum d’émission correspond à l’infra- 2,90 × 103 2,90 × 103
rouge et dépend de la température. On enregistre, T
avec un capteur approprié, une image infrarouge des 10,5 12,5
objets observés. Cette image doit être restituée en Donc le canal E détecte des objets de températures
fausses couleurs, chaque couleur correspondant à un comprises entre 232 et 276 K, c’est-à-dire entre – 41°C et
domaine de longueur d’onde IR associé lui-même à 3°C. Cette gamme de température est faible par rapport
une température. aux températures du sol terrestre, mais semble bien
Application au domaine du bâtiment : la méthode adaptée à celle des nuages.
est utilisée pour étudier les déperditions d’énergie
des bâtiments en vue d’étudier la qualité de leur isola-
tion thermique ou d’en réparer des défauts. On devra
préciser que la méthode est aussi utilisée pour détecter 39. ÉVALUATION DES COMPÉTENCES EXPÉRIMENTALES
d’autres défauts : les fuites d’eau ou de canalisations de Détecteur optique de mouvement
> COMPÉTENCES : Réaliser, analyser, valider.
Pour cette évaluation, se reporter à la fiche-guide dispo-
nible sur le site : sirius.nathan.fr/sirius2017

11
CHAPITRE OBSERVER

2 Caractéristiques des ondes


> Manuel pages 26 à 49

Choix pédagogiques
Ce chapitre permet de présenter les ondes progressives et d’en donner leurs caractéristiques. C’est une
introduction
à la notion d’onde qui sera réinvestie dans les chapitres suivants (onde sonore, diffraction, interférences et
dualité
onde-particule).
La découverte des ondes progressives, dans la première activité, repose sur l’étude de cas concrets (ola,
impulsion
se propageant le long d’un fouet, rivière, ronds à la surface de l’eau, etc.) qui permet de donner à l’élève une
repré-
sentation visuelle de cette notion. Dans la deuxième activité, l’usage de la vidéo permet de mieux comprendre
la
propagation des ondes progressives, la notion de retard et de déterminer la vitesse de propagation d’une onde :
cette étude est illustrée par l’exemple des ondes sismiques.
La formule de la vitesse de propagation est réinvestie dans une démarche d’investigation (troisième activité)
dans
laquelle l’élève doit proposer un montage permettant de modéliser le fonctionnement d’un télémètre à ultrasons
et de l’utiliser afin de mesurer une dimension. Cette étude permet également d’aborder les questions
d’incertitude
sur la mesure et de faire quelques remarques sur l’influence du milieu de propagation sur la propagation des
ondes.
Dans la quatrième activité, les ondes progressives sinusoïdales sont présentées à l’aide d’une cuve à ondes : la
notion de périodicité dans le temps est étudiée à l’aide d’une vidéo alors que la périodicité dans l’espace est
abor-
dée à l’aide d’une photographie. Pour vérifier que les notions de longueur d’onde et de période temporelle sont
bien
acquises une dernière démarche d’investigation (activité 5) permet d’appliquer ces notions à la détermination de
la célérité des ondes sonores.
Les connaissances acquises dans les classes antérieures sur la vitesse et la fréquence d’un phénomène
périodique d’onde progressive à une dimension et savoir distinguer
O UV
sont E RT
donc U R E D Edans
réinvesties C HceA chapitre.
PITRE
dans son environnement des situations illustrant ce
Des animations, des vidéos et des simulations ont été créées pour illustrer ce chapitre et aider à sa
phénomène.
Le mascaret est une vague qui se produit lors
compréhension.
des marées
Elles montantes
sont disponibles et le
dans quimanuel
remonte un
numérique enrichi et sur les sites Internet compagnon Sirius.
fleuve, ici le fleuve Severn au Royaume-Uni.
Comment les surfeurs peuvent-ils prévoir l’horaire Réponses
de passage de la vague ? S’APPROPRIER
La photographie des pages d’ouverture montre un 1. Un participant d’une ola se lève puis se rassoit.
phénomène naturel, le mascaret, permettant d’illustrer
la notion d’onde progressive. La question est posée pour ANALYSER
introduire la notion de retard qui sera présentée dans ce2. Il n’y a pas de transport de matière dans la direction
chapitre. L’observation des rides à la surface de l’eau de propagation au cours d’une ola. Il n’y a pas de trans-
peut permettre de réfléchir sur la notion de périodicité port de matière le long d’un fouet lorsque le dompteur
dans l’espace. donne une impulsion à ce dernier. L’énergie communi-
quée au fouet par le dompteur s’est propagée le long
du fouet.

AC T I V I T É S
VALIDER

1. ACTIVITÉ DOCUMENTAIRE 3. a. Une onde progressive est le phénomène de


propagation d’une perturbation sans transport de
Définir une onde progressive matière, mais avec transport d’énergie.
b. La ola n’est pas une onde car les spectateurs ne se
Commentaires
communiquent pas l’énergie les uns aux autres.
Cette première activité permet de présenter les ondes c. Les situations correspondant à une onde progressive à
progressives à une dimension. L’étude de cas concrets une dimension sont : b et d .
est utilisée pour amener l’élève à proposer une définition

13
2. ACTIVITÉ DOCUMENTAIRE La vitesse de propagation ou célérité se calcule alors de
Comprendre la propagation d’une onde la façon suivante :
d 36 × 10–2
Commentaires == 2,8 m⋅s–1.
L’exemple des ondes sismiques permet de contextua- 0,13τ
liser cette activité et d’illustrer les notions d’ondes
longitudinales et transversales. L’objectif de cette acti- RÉALISER
vité est de déterminer la célérité d’une onde grâce à des4. Pour déterminer la célérité des ondes sismiques, des
photographies issues de vidéos. (Les vidéos, disponiblescapteurs (sismographes) sont disposés à la surface de
sur le site compagnon, permettent également de réaliserla Terre. La mesure du retard entre différentes stations
un pointage.) sismiques, dont on connait l’éloignement, permet de
L’étude de la propagation de l’onde le long de la corde déterminer la célérité des ondes sismiques.
est détaillée pour présenter une méthode de détermina-Remarques à propos du pointage
tion de la célérité. • Pour la corde :
Un réinvestissement de la méthode est proposé pour Le pointage vidéo du film image par image montre que
l’étude de la propagation d’une perturbation le long la vitesse diminue entre les images 1 et 7.
d’un ressort. Les frottements nombreux avec le support et l’amplitude
importante donnée à la corde pour que la déformation
soit visible sont deux raisons pouvant justifier cette
variation.
Réponses La vitesse calculée dans l’activité à partir des deux
S’APPROPRIER photographies est alors une vitesse moyenne entre ces
1. Un point de la corde se déplace verticalement lors du deux dates.
passage de la perturbation, alors que la direction de la • Pour le ressort :
propagation de la perturbation est horizontale. L’onde La vitesse calculée à partir des deux photographies est
se propageant le long de la corde est donc transversale une vitesse moyenne entre ces deux dates.
et permet de modéliser une onde S. Le pointage vidéo du film est des plus délicats, et n’est
Un point du ressort se déplace horizontalement lors du plus possible après le point P2, qui correspond à la
passage de la perturbation et la direction de la propaga-5e image.
tion de la perturbation est horizontale. L’onde se Néanmoins, on retrouve l’ordre de grandeur de 2 m⋅s–1
propageant le long d’un ressort est donc longitudinale déterminé à partir des photographies.
et permet de modéliser une onde P.

RÉALISER
2. a. Pour déterminer la distance d parcourue entre les 3. DÉMARCHE D’INVESTIGATION
images 1 et 5, on reporte le point P2 sur l’image a , puis
on mesure la distance P1P2, soit P1P2 = 4,7 cm. Le télémètre à ultrasons
L’échelle du document se détermine grâce à la règle
Pour cette démarche d’investigation, se reporter aux
graduée :
fiches-guide élève et professeur sur le site :
(102 cm)réel correspond à (4,3 cm)photo et (1 cm)photo
sirius.nathan.fr/sirius2017
correspond à (23,7 cm)réel.
d = (P1P2)réel = 4,7 × 23,7 = 1,1 × 102 cm.
b. La durée écoulée entre les images 1 et 5 est
1 4. ACTIVITÉ EXPÉRIMENTALE
τ=× 4 = 0,13 s. La cuve à ondes
30
c. La vitesse de propagation ou célérité se calcule alors Commentaires
de la façon suivante : Cette activité permet d’introduire les notions de périodes
d 1,1 × 102 × 10–2 temporelle et spatiale en utilisant la vidéo d’une onde
= 8,5 m⋅s–1.v= = sinusoïdale à la surface de l’eau d’une cuve à ondes.
0,13τ Un défilement image par image de la vidéo permet de
déterminer la période temporelle de l’onde.
Grâce à une image extraite de la vidéo, on détermine
3. Pour déterminer la distance parcourue entre les la période spatiale (ou longueur d’onde) de l’onde
images 1 et 5, on reporte le point P2 sur l’image a , puis sinusoïdale.
on mesure la distance P1P2, soit P1P2 = 1,5 cm.
L’échelle du document est la même que précédemment :
(1 cm)schéma correspond à (23,7 cm)réalité.
d = (P1P2)réel = 1,5 × 23,7 = 36 cm. Réponses
La durée écoulée entre les images 1 et 5 est : RÉALISER
1 1. a. La vidéo est disponible sur le site :
τ=× 4 = 0,13 s. sirius.nathan.fr/sirius2017
30 b. Il faut faire défiler 19 images pour observer le passage
de 10 rides brillantes sur le point M.

14
1 b. L’expression « distance crête à crête » est associée à la
10 T = 19 × ,
longueur d’onde : la plus petite distance séparant deux
30
points du milieu présentant le même état vibratoire.
1 1 c. La période d’une onde progressive sinusoïdale est la
soit T = × 19 × = 6,3 × 10–2 s.
10 30 plus petite durée pour que chaque point du milieu se
retrouve dans le même état vibratoire
1 1 Pour une onde progressive sinusoïdale :
c. f = = = 16 Hz.
T 6,3 × 10–2 λλ 40
v = soit T = == 7,3 s.
Tv 5,5
S’APPROPRIER
2. a. La perturbation qui se déplace dans le milieu est
périodique dans l’espace, car on mesure la même d. La fréquence correspond au nombre de périodes par
distance entre deux points du milieu dans le même état unité de temps :
vibratoire. 11
b. Calcul de la longueur d’onde (doc. 2) : f= == 0,14 Hz.
l’échelle du document est (15 cm)réel = (4,5 cm)photo. T 7,3
(6λ)photo = 2,7 cm,
115 16. Exploiter des relations
= 1,5 cm.soit λ = × 2,7 ×
Onde périodique Fréquence Période Longueur
64,5
sinusoïdale dans l’air f T d’onde λ

ultrason 40 kHz 25 μs 8,5 mm


5. DÉMARCHE D’INVESTIGATION
Mesure de la célérité du son
note « La3 » 440 Hz 2,27 ms 77,3 cm
Pour cette démarche d’investigation, se reporter aux
fiches-guide élève et professeur sur le site :
sirius.nathan.fr/sirius2017 micro-ondes 6,0 MHz 0,17 ns 5,0 cm

1 1
f= = = 40 kHz.
EXE RCICES Appliquer le cours T 25 × 10–6
λ
v = , soit λ = v × T = 340 × 25 × 10–3 = 8,5 mm.
❙❙Propagation des ondes progressives T
(§1 du cours)
1 1
T= = = 2,27 × 10–3 s = 2,27 ms.
13. Étudier une onde progressive f 440
a. Les brindilles flottent au même endroit avant et après λ = v × T = 340 × 2,27 × 10–3 = 0,773 m = 77,3 cm.
le passage de la perturbation.
b. Les ondes électromagnétiques émises par le Soleil λλ 5,0 × 10–2
nous apportent de l’énergie par transfert thermique. v = , soit T = == 1,7 × 10–10 s = 0,17 ns.
8Tv 3,00 × 10

14. Exploiter la célérité d’une onde 1 1


f= = = 6,0 × 109 Hz = 6,0 MHz.
Conversion de la célérité des ondes en m⋅s–1 : T 1,7 × 10–10
20
= 5,6 m⋅s–1.v= 17. Extraire et exploiter des informations
3,6 a. Le signal visualisé permet d’obtenir la valeur de la
période temporelle.
Calcul de la durée nécessaire à l’onde pour parcourir uneb. T = b × nbH = 500 × 10–6 × 4,5 = 2,3 × 10–3 s = 2,3 ms
distance d = 12 km :
d 12 × 103 c. λ = v × T = 340 × 2,3 × 10–3 = 0,78 m = 78 cm
τ= == 2,1 × 103 s = 35 min 43 s = 36 min.
v5,6
18. Effectuer un calcul
Heure d’arrivée sur la commune B : a. Calcul de la longueur d’onde λ de l’onde progressive
17 h 57 + 0 h 36 = 18 h 33. sinusoïdale :
AB(photo) = 2,6 cm → AB(réel) = 4,0 cm.
4,0
❙❙Les ondes progressives sinusoïdales On mesure 6λ(photo) = 4,0 cm → 6λ(réel) = 4,0 ×= 6,2 cm.
(§2 du cours) 2,6
6,2
15. Définir une onde sinusoïdale λ== 1,0 cm.
a. Une onde progressive qui se propage dans une seule 6
direction est une onde progressive à une dimension. b. Période de l’onde :
1
= 6,7 × 10–2 s = 67 ms.T=
15
15
c. Calcul de la célérité de cette onde : 24. In English Please
v = λ × f = 1,0 × 10–2 × 15 = 1,5 × 10–1 m⋅s–1. > COMPÉTENCES : S’approprier, réaliser.
a. Les ondes ultrasonores sont utilisées pour les radars
de recul.
2d
EXE RCICES S’entraîner b. v = ,
Δt
19. Exercice résolu dans le manuel 2d 2 × 0,35
soit Δt = = = 2,1 × 10–3 s = 2,1 ms.
20. Application de l’exercice résolu v 340
1. La période d’une onde ne dépend pas de son milieu de25. À quelle distance se trouve l’orage ?
propagation, donc T = 8,00 s.
> COMPÉTENCES : Connaître, analyser, réaliser, valider.
La longueur d’onde se calcule à l’aide de la formule
λ Justification du calcul proposé :
v = soit λ = v × T = 9,0 × 8,00 = 72 m. 1
T v = 340 m⋅s–1 = 0,340 km⋅s–1 = km⋅s–1.
2. 3
d1
allure de la houle lorsqu’elle v = , soit d = v × Δt = × Δt.
se rapproche des côtes Δt3
26. Mesure de la célérité du son
t0 t1 bout de bois
à la dérive > COMPÉTENCES : S’approprier, analyser, réaliser.
On lit Δt = 2,0 ms entre les deux principaux pics.
144
d 68 × 10–2
36 72 108
v= == 3,4 × 102 m⋅s–1.
0 25,0 m 50,0 m 75,0 m 100,0 m 125,0 m –3Δt 2,0 × 10

27. Cuve à ondes


> COMPÉTENCES : S’approprier, analyser, valider.
L’onde est progressive sinusoïdale.
21 Exercice résolu dans le manuel La fréquence de l’onde ne dépend pas du milieu de
propagation, elle est imposée par la source.
LDP_C02_fig01 La longueur d’onde diminue lorsque la profondeur
22. Application de l’exercice résolu diminue.
1. La longueur d’onde est la plus petite distance sépa- v = λ × f.
rant deux points du milieu présentant le même état Lorsque que la profondeur diminue, la vitesse diminue.
vibratoire. Cette distance est quatre fois plus grande que
dans l’air, soit λ = 2,8 cm.
2. La célérité vaut alors v = λ × f. Sachant que la fréquence
28. Le SOS du papillon
f n’est pas modifiée, on trouve :
> COMPÉTENCES : S’approprier, réaliser, valider.
veau = 2,8 × 10–2 × 5,0 × 104 = 1,4 × 103 m⋅s–1.
2λ(schéma)
a. 2λ(schéma) = 4,3 cm → 2λ(réel) = .
23. Apprendre à rédiger 2
4,3
> COMPÉTENCES : Connaître, s’approprier, réaliser. λ(réel) = = 1,1 cm.
a. La période T est la plus petite durée pour que chaque 4
point du milieu se retrouve dans le même état vibratoire.b. Calcul de la célérité v de cette onde :
On mesure 2T sur l’oscillogramme pour gagner en préci- L’onde est sinusoïdale, donc
sion : on trouve 8 divisions, et en tenant compte de la v = λ × f = 1,1 × 5 = 5 cm⋅s–1.
sensibilité de la base de temps :
2T = b × nH = 5 × 10–6 × 8 = 4,0 × 10–5 s.
29. ★ Le sonar du dauphin
Soit T = 2,0 × 10–5 s = 20 μs.
11 > COMPÉTENCES : Analyser, réaliser, valider.
f= == 5,0 × 104 Hz = 50 kHz. a. Durée Δt1 pour atteindre le navire :
T 20 × 10–6 dd 100
b. La longueur d’onde est la plus petite distance sépa- v A =, soit Δt1 === 5,0 s.

rant deux points du milieu présentant le même état vAΔt120


vibratoire : λ = 6,8 mm. b. Durée Δt2 de la réception de l’écho :
c. La longueur d’onde correspond à la distance parcou- 2d2d 2 × 100
rue par l’onde pendant une période T de la source, soit vB =, soit Δt2 === 0,13 s.
λ = v × T, donc v = λ × f. Le résultat sera écrit avec deux vB 1,5 × 103Δt2
chiffres significatifs, comme les données.
c. En ajoutant le temps de réaction 500 ms à Δt2, soit
A.N. : v = 6,8 × 10–3 × 5,0 × 104 = 3,4 × 102 m⋅s–1.
500 + 1,3 × 102 = 6,3 × 102 ms, on trouve une durée infé-
rieure à 5,0 s, donc le dauphin pourra éviter le navire.

16
30. ★ Bassin de houle 33. ★★ GPS et incertitude
> COMPÉTENCES : Connaître, s’approprier, analyser, réaliser. > COMPÉTENCES : S’approprier, réaliser, analyser, valider.
19 × 1 a. Calcul de la longueur d’onde λ dans le vide des ondes
30 émises par les satellites :
a. T == 6,3 × 10–2 s. c 3,00 × 108
10 c = λ × f, soit λ = == 2,0 × 10–1 m = 20 cm.
9f1,5 × 10
b. Les deux définitions possibles de la période spatiale λ
d’une onde progressive sinusoïdale sont : b. Durée Δt émise par le signal pour aller du satellite S à
– la longueur d’onde est la plus petite distance sépa- l’altitude h = 20 180 km au récepteur R :
rant deux points du milieu présentant le même état h
vibratoire ; c= ,
– la longueur d’onde λ est la distance parcourue par Δt
l’onde pendant une durée égale à la période T à la célé- h 20 180 × 103
rité v. = 6,73 × 10–2 s = 67,3 ms.soit Δt = =
c. Échelle : 15 cm(réel) → 5,0 cm(schéma). 8c3,00 × 10
15 c. Pour une mesure unique, l’incertitude de mesure sur la
4λ(schéma) = 2,2 cm, soit 4λ(réel) = 2,2 ×= 6,6 cm. distance verticale est de 20 mètres.
5,0 Calcul de l’incertitude de mesure U(Δt) sur la durée de
6,6 propagation du signal :
λ== 1,7 cm. U(d)20
4 U(Δt) === 6,7 × 10–8 ns.
v6 8c3,00 × 10
d. v = λ × f, donc λ = = = 6 m.
f1 L’incertitude de mesure U(Δt) est 106 fois plus petite que
11 Δt. La durée Δt devra être mesurée avec une précision
T = = = 1 s. très importante, sinon l’incertitude sur la distance sera
f1 élevée.
31. ★ L’ingénieur du son et la ligne de retard U(d)U(d)
> COMPÉTENCES : S’approprier, réaliser, valider. d. U9(d) =, soit N =
a. Calcul de la durée au bout de laquelle des spectateurs NU(d9)
situés à une distance d = 150 m de la scène devraient
entendre le son, si celui-ci se propage à v = 340 m⋅s–1 : soit N =U(d)2 = 202 = 10 × 104
d 150 U(d9)2 0,202
Δt = == 4,41 × 10–1 s = 441 ms.
v 340 e. Calcul de la durée nécessaire pour effectuer ces N
b. Lors de la propagation du son sur de longues distances, mesures :
il y a amortissement du son. 1,0 × 104 × 1 × 10–3 = 10 s.
c. L’« écho » correspond au décalage entre les sons émisUne telle précision n’est pas possible avec un récepteur
par le haut-parleur proche des spectateurs et par le haut- mobile à grande vitesse car il aura changé de position
parleur de la scène. pendant le temps de la mesure.
d. Il faut que le son de la ligne de retard soit émis quand
le son des haut-parleurs de la scène arrive sur la ligne de
34. ★★ S’auto-évaluer
retard, soit Δt = 441 ms.
Les points de la surface de l’eau correspondant aux
points M et N sur l’écran sont dans le même état vibra-
toire. On en déduite donc la longueur d’onde de l’onde
32. ★ Un marégraphe périodique :
> COMPÉTENCES : S’approprier, analyser, réaliser. MN 1,8
λ(écran) = MN = 1,8 cm → λ(réel) === 1,1 cm.
2L 2L γ1,7
a. v = , soit Δt = .
Δt v Calcul de la fréquence f de cette onde, la période mesu-
v × Δt rée sur l’oscillogramme correspondant à 3,6 divisions :
b. H = D – L = D .– T = b × 3,6 = 20 × 3,6 = 72 ms
2
c. H = 3,23 m à 13 h 36.
v × Δt2 1 1
f= = = 14 Hz.
H=D–, soit Δt = (D – H) × = T 72 × 10–3
v2
2 Célérité v de l’onde :
(10 – 3,23) ×= 4,0 × 10–2 s = 40 ms. v = λ × f = 1,1 × 10–2 × 14 = 0,15 m⋅s–1 = 15 cm⋅s–1.
340
d. Le décalage entre le signal reçu et le signal émis est de35. ★★ Séisme
2,1 ms : Δt = 2,1 ms. > COMPÉTENCES : S’approprier, réaliser, analyser.
340 × 2,1 × 10–3 a. Le train d’ondes A correspond aux ondes P car elles
H = 0,43 – = 7,3 × 10–2 m = 7,3 cm. sont plus rapides (arrivent plus tôt), et le train d’onde B
2 correspond aux ondes S.

17
b. Le train d’ondes A arrive à Eureka avec un retard de présentant des aspérités et par des dimensions de scène
40 s, donc l’heure du séisme est convenablement choisies.
8 h 15 min 20 s – 40 s = 8 h 14 min 40 s.
c. Calcul de la distance d séparant l’épicentre du séisme
de la station Eureka :
d EXE RCICES Objectif BAC
v = , soit d = v × Δt = 10 × 40 = 4,0 × 102 km.
Δt
d4,0 × 102 Les fiches-guides permettant d’évaluer ces exercices par
d. v === 6,1 km⋅s–1. compétences sont disponibles sur le site :
Δt966 sirius.nathan.fr/sirius2017

36. Acoustique des théâtres antiques 37. NETTOYEUR À ULTRASONS


> COMPÉTENCES : S’approprier, réaliser, analyser, valider, > COMPÉTENCES : Connaître, s’approprier, analyser, réaliser,
communiquer. valider.
1. Utilisation d’un émetteur ultrasonore 1. Détermination de la période T du signal représenté :
Les ultrasons ont une longueur d’onde plus petite que On mesure la durée Δt du plus grand nombre N possible
celle du son. Il est donc intéressant de les utiliser dans lede périodes :
cadre de la simulation avec la maquette.
2. Influence d’un plafond uE (V)
L’écho est plus amorti dans le cas où le couvercle est 2
recouvert de moquette (expérience 2) que dans le cas où
1
il n’y a pas de moquette sur le couvercle (expérience 1).
L’écho est très fortement amorti en l’absence de 0
couvercle (expérience 3).
L’expérience 3 correspond à la situation la plus inté- –1 18 µs 162 µs
∆t
ressante d’un point de vue acoustique, car il n’y a pas
d’écho. –2
3. Rôle du mur 0 36 72 108 144 t (µs)
L’utilisation d’un mur plan n’est pas souhaitable pour
la réception sonore dans les gradins, car les vaguelettes On en déduit la période :
à la surface de l’eau sont moins visibles dans l’expé- Δt 162 – 18
rience 1 que dans l’expérience 2. T LDP_C02_fig02 === 24 μs = 24 × 10–6 s.
Elles possèdent une plus faible amplitude à certains N2
endroits des gradins. Ainsi, l’intensité des ondes sonores2. Détermination de la fréquence :
reçues par les spectateurs dans les gradins est plus faible 11
avec un mur plan qu’avec un mur alvéolé. f= == 41 667 Hz que l’on arrondit à deux
Le mur des théâtres antiques était orné de niches et de T 24 × 10–6
colonnes pour créer des alvéoles. chiffres significatifs donc f = 4,2 × 104 Hz = 42 kHz, soit
4. Dimension de la scène une valeur en accord total avec la notice qui annonce
Retard Δt entre l’onde sonore émise par l’orateur au 42 kHz.
point A et l’onde réfléchie par le mur : 3. a. La longueur d’onde est la plus petite distance sépa-
2d2d rant deux points du milieu présentant le même état
v=, soit Δt =. vibratoire.
Δtv b. Au départ, l’émetteur et le récepteur ont leurs signaux
électriques en phase. En éloignant le récepteur d’une
distance égale à la longueur d’onde λ = 8 mm, on
observe à nouveau des signaux en phase.
Pour augmenter la précision de la mesure, il faut mesurer
plusieurs longueurs d’onde. Pour cela, on repère plusieurs
Profondeur maximale dmax de la scène pour que la procla-décalages successifs des signaux. La distance mesurée
mation d’un texte reste compréhensible : étant plus grande, la précision est améliorée.
1 c. Calcul de la célérité v des ondes ultrasonores :
Δt s λ8 × 10–3
25 λ = v × T donc v = == 3 × 102 m⋅s–1.
–6T 24 × 10
2dmax 1 4. La fréquence d’une onde ne dépend pas de son milieu

v 25 de propagation contrairement à sa célérité.
En utilisation normale, la longueur d’onde est différente
1 v 1 340 car le milieu de propagation n’est pas de l’air comme
dmax  × = × = 6,8 m.
dans la modélisation proposée, c’est de l’eau. D’après la
25 2 25 2
formule, v = λ × f, on peut en conclure que si la célérité de
Les théâtres antiques extérieurs possèdent donc une l’onde augmente, la longueur d’onde augmente.
acoustique remarquable, car les échos multiples qui
pourraient parasiter la voix d’un orateur sont amoindris
à la fois par l’absence de plafond, par le mur de scène

18
38. RÉSOLUTION DE PROBLÈME Exemple : L2 = v × Δt = 5,49 × 13,09 = 71,9 km.
Étude d’un sondeur
Sismographe Vitesse de propagation (km⋅s–1) L2 (km)
> COMPÉTENCES : S’approprier, connaître, réaliser, valider,
communiquer. 1 5,49 71,9
Dans les conditions de l’exercice, la salinité vaut S = 35 ‰ 2 5,47 77,6
3 5,50 92,0
et la température vaut θ = 10°C. Ces conditions permettent
4 5,50 116
de déterminer la vitesse de propagation du son dans
l’eau.
Par lecture graphique sur le document 3, on lit À partir des mesures précédentes, on en déduit la profon-
v = 1 490 m⋅s–1. deur h du Moho dans la région de tir.
D’après le document 2, la réflexion dépend de la taille D’après le théorème de Pythagore :
du réflecteur (poisson). Pour détecter une sardine, il faut L 2L 2
que la longueur d’onde de l’onde émise par le sondeur h2 + 1 = 2
soit plus petite que la taille du poisson. 22
()()
Une sardine mesure une quinzaine de centimètres, il faut
donc que la longueur d’onde soit inférieure à 15 cm.
On détermine donc la longueur d’onde de l’onde émise h2 =
()()
L2 2

L1 2

par le sondeur. La longueur d’onde est la distance


parcourue par l’onde à la célérité v durant une période
2
( ) ( )
2

T, soit L2 2 L1 2
h= –
v1 490 2 2
λ=v×T= == 1,8 × 10–2 m = 1,8 cm.
Exemple de calcul de la profondeur du Moho :
3f 83 × 10

h= ( ) ( )
71,9 210,0

2
= 35,6 km.
22
1,8 cm (longueur d’onde) est bien inférieur à 15 cm Vitesse de
Sismographe propagation (km⋅s–1) L2 (km) h (km)
(taille d’une sardine), la réflexion des ondes ultrasonores
sera donc directionnelle et le sondeur pourra les détecter.
1 5,49 71,9 35,6
2 5,47 77,6 35,8
39. RÉSOLUTION DE PROBLÈME
3 5,50 92,0 34,9
Le Moho
4 5,50 116 36,6
> COMPÉTENCES : S’approprier, connaître, analyser, réaliser,
communiquer. On peut alors calculer une valeur moyenne de la profon-
La situation est représentée sur le schéma suivant : deur du Moho :
35,6 + 35,8 + 34,9 + 36,6
surface hmoy == 35,7 km.
L1 terrestre
O S 4
croûte
terrestre h L2 40. ÉVALUATION DES COMPÉTENCES EXPÉRIMENTALES
Moho
L’écholocation chez les chauves-souris
manteau Pour cette évaluation, se reporter à la fiche-guide dispo-
nible sur le site : sirius.nathan.fr/sirius2017
La distance jusqu’à la carrière et la durée de propaga-
tion depuis la carrière permettent de calculer la vitesse
LDP_C02_fig03
des trains d’ondes.
d 10,0
Exemple : v = == 5,49 km⋅s–1.
τ 1,82
Sismographe Vitesse de propagation (km⋅s–1)
1 5,49
2 5,47
3 5,50
4 5,50

On peut alors calculer les distances parcourues par le


second train d’ondes.

19
CHAPITRE OBSERVER

3 Ondes sonores
> Manuel pages 50 à 73

Choix pédagogiques
Après avoir étudié les caractéristiques et propriétés générales des ondes, ce troisième chapitre du thème «
Ondes et
matières » est consacré au cas particulier des ondes sonores.
Il traite de l’ensemble des contenus du programme qui se rapporte à ce thème mais il traite également de
l’intensité sonore
et du niveau d’intensité sonore qui trouvent naturellement leur place dans ce chapitre tout comme l’effet
Doppler, histori-
quement mis en évidence dans le cadre de ce type d’onde.
Dans une première partie, l’accent est mis sur les qualités d’un son qui le distinguent d’un autre : l’intensité, la
hauteur et le timbre. La relation entre intensité sonore et niveau d’intensité sonore est donnée et appliquée pour
en
saisir l’intérêt. La fréquence d’un son musical, égale à celle du fondamental, caractérise la hauteur d’un son.
Cette
étude permet de revenir sur les notions abordées en classe de 2de concernant la distinction entre son et ultrason.
Cette première partie se termine par l’étude du timbre d’un son associé à sa composition spectrale – amplitude
relative des harmoniques – et son évolution au cours du temps en relation avec la durée des transitoires
d’attaque
et d’extinction du son.
L’utilisation d’ondes sonores permettant de mettre en évidence l’influence du mouvement relatif de la source
par
rapport au récepteur sur la fréquence de l’onde, la deuxième partie de ce chapitre concerne naturellement l’effet
Doppler. L’expression du décalage Doppler de la fréquence dans le cas des faibles vitesses est établie sur un
exemple
simple puis exploitée dans le domaine des ondes sonores mais également dans celui des ultrasons et des ondes
élec-
tromagnétiques. Une démarche expérimentale est proposée en activité pour mesurer une vitesse exploitant
l’effet
Doppler sur des ultrasons. La lecture de données spectrales et la manipulation du logiciel gratuit SalsaJ permet
d’illustrer
O U V E RT l’utilisation
UREDE deCl’effet
H A PDoppler
I T R E comme moyen d’investigation
AC T I V I T Éen
S astrophysique.
Des animations illustrent ce chapitre afin d’aider à sa compréhension. Elles sont disponibles dans le manuel
numérique
Ibrahim Maalouf et Matthieu Chedid en 1. ACTIVITÉ EXPÉRIMENTALE
enrichi et sur les sites Internet compagnon Sirius.
concert lors de la cérémonie des César 2015. À propos d’analyse spectrale
Quelles sont les propriétés qui différencient les sons
musicaux ? Commentaires
La description de la photographie doit permettre aux Cette activité introduit l’analyse de Fourier et quelques
élèves d’aborder les qualités des sons émis par chacun éléments de vocabulaire liés à l’analyse spectrale d’un
des instruments qui permettent de les distinguer les son : son pur, son complexe musical, fondamental et
uns des autres : hauteur, intensité et timbre. La discus- harmonique.
sion peut s’engager sur les caractéristiques des ondes Elle permet :
qui leur sont associées respectivement. La fréquence – de comprendre les grandeurs situées en abscisse et
peut aisément être citée (connaissance de 2de) ainsi queordonnée d’un spectre et de concevoir qu’un son musi-
l’amplitude si cette notion a déjà été évoquée dans un cal est décomposable en une somme de sons purs ;
chapitre antérieur. – de relier la hauteur d’un son à la fréquence du fonda-
L’intérêt de l’analyse spectrale peut alors être souli- mental et le timbre d’un son à la composition spectrale
gné pour apporter les informations utiles permettant et à la durée des transitoires d’attaque et d’extinction.
de différencier deux sons de même hauteur, de même Les enregistrements nécessaires (voir fin du doc. 3) à
intensité mais de timbres différents. l’activité sont à réaliser aux préalables. Ceux-ci peuvent
ensuite être exploités sur tous les postes disposant d’un
logiciel d’analyse (réalisation et exploitation à l’aide de
logiciel comme Acquisonic, Audacity associé à Regavi et
Regressi, Latis pro, etc.).

21
Réponses 3. SIMULATION
RÉALISER L’effet Doppler
1. Affichage des courbes u1(t), u2(t) et u(t).
Commentaires
VALIDER Cette activité permet de découvrir et d’interpréter, grâce
à une simulation simple, l’influence du déplacement
2. a. Le son étudié est qualifié de son complexe car il
relatif d’un récepteur par rapport à un émetteur d’onde
est composé d’une somme de sons purs de fréquences
sonore sur la fréquence decelle-ci selon que l’on se situe
différentes. Il n’est donc pas sinusoïdal.
dans le référentiel de l’émetteur ou du récepteur.
b. La fréquence de u(t) est égale à celle de u1(t). Le son
pur correspondant à u1(t) est appelé le fondamental.
Réponses
RÉALISER S’APPROPRIER
3. a. Le spectre d’un signal est un diagramme qui 1. a. La fréquence de vibration de la source et celle du
représente : récepteur sont identiques lorsque que la source et le
– en abscisse, la fréquence de ses harmoniques ; récepteur sont fixes l’un par rapport à l’autre.
– en ordonnée, l’amplitude ou l’amplitude relative des b. D’après le document 1, la fréquence de vibration de
harmoniques qui composent ce signal. la source et celle du récepteur sont différentes lorsque
b. Affichage des enregistrements et spectres des sons. qu’ils sont en mouvement l’un par rapport à l’autre, ce
qui explique la différence de sensation auditive : diffé-
rence de hauteur.
COMMUNIQUER
4.
RÉALISER
Similitudes
Sons 2. La fréquence de vibration de la source est la même
Observations Explications dans toutes les situations.
A Même hauteur Les deux instruments jouent
La longueur d’onde de l’onde est plus petite dans la
et B la même note. Les fréquences situation  que dans la situation .
des signaux correspondant à La longueur d’onde de l’onde est plus grande dans la
chacun des sons ainsi que celles situation  que dans le la situation .
des fondamentaux dans leur Lorsque la source se rapproche du récepteur (situation
spectre sont les mêmes. ), la fréquence de l’onde sonore dans le référentiel lié
au récepteur est plus élevée que celle de l’onde émise
A Aucune Instruments différents jouant dans le référentiel de la source. La période de vibration
(ou B) des notes différentes avec des captée par le récepteur est plus petite dans la situation
et C intensités différentes.  que dans la situation . Cette période est plus grande
dans la situation  que dans la situation .
Différences
Sons
Observations Explication

A Timbre différent Les deux instruments sont VALIDER


et B différents. c
Les formes des signaux sont 3. a. λ =, la fréquence de l’onde détectée par R est
différentes tout comme leurs f
compositions spectrales donc, à l’inverse, plus grande dans la situation  que
(amplitudes relatives des dans la situation . Elle est plus petite dans la situation
harmoniques)  que dans la situation .
1
A Hauteurs Notes et instruments différents.
T = , la fréquence de l’onde détectée par R est donc,
(ou B) (et timbres) Pour la différence de timbre, voir f
et C différents : ci-dessus. à l’inverse, plus grande dans la situation  que dans la
C plus aigu que A Pour la différence de hauteur, la situation  et plus petite dans la situation  que dans
(ou B) fréquence du signal (ou celle du la situation .
fondamental) correspondant à b. Lorsque la voiture est en mouvement, la fréquence de
A (ou B) est inférieure celle de C. l’onde détectée par le groupe d’élèves est plus grande
que celle qu’ils mesurent lorsque la voiture est à l’arrêt.
Cette situation correspond à la situation . La voiture se
rapproche du groupe d’élèves.
2. DÉMARCHE D’INVESTIGATION c.
La musique du chimiste f2 – f1 vf –f
= ⇒v= 2 1 ×c
Pour cette démarche d’investigation, se reporter aux cf1f1
fiches-guides élève et professeur sur le site :
sirius.nathan.fr/sirius2017
403 – 395
⇒v= × 340 = 6,89 m⋅s–1 = 24,8 km⋅h–1.
395

22
4. DÉMARCHE D’INVESTIGATION On laisse tous les chiffres pour ce calcul intermédiaire.
Une expérience historique Δλ c
= 1,13 × 104 m⋅s–1.Ainsi : v =
Pour cette démarche d’investigation, se reporter aux 2λ3
fiches-guides élève et professeur sur le site : 2πR 2π × 71,5 × 106
sirius.nathan.fr/sirius2017 Et : T = = = 4,0 × 104 s.
v 1,13 × 10 4

D’après le texte, T = 9 h 55 min = 3,57 × 104 s. L’écart


5. ACTIVITÉ EXPÉRIMENTALE relatif de 12 % entre ces deux valeurs s’explique par les
L’effet Doppler en astrophysique erreurs de mesures, mais également par le fait que l’on
ne bénéficie pas d’informations suffisamment précises
Commentaires (manque de contraste) en bordure du spectre.
Cette activité propose de mesurer un décalage Doppler Cette erreur systématique entraîne une réduction de la
de longueur d’onde subit par une raie d’absorption de lalargeur du spectre exploitable. La fenêtre d’analyse n’est
lumière provenant de Jupiter. donc pas située exactement sur le bord de la planète
Le facteur 2 dans la relation provient du fait que la (pas assez de signal ici).
lumière est produite par le Soleil puis diffusée par Jupi- Ainsi, la valeur de Δλ que l’on a mesurée est plus faible
ter. Compte tenu de l’effet conjugué du mouvement que celle que l’on pourrait mesurer avec un spectre
relatif de Jupiter par rapport au Soleil et par rapport à la exploitable sur une plus large étendue. En conséquence,
Terre, il s’en suit un double effet Doppler qui accentue lela valeur de v que l’on obtient est trop faible et celle de T
décalage au lieu de le compenser. est trop forte : l’élimination de cette erreur systématique
Le spectre étudié est celui communiqué par un astro- diminuerait l’écart relatif.
nome amateur. Le logiciel gratuit SalsaJ permet
d’étalonner simplement l’échelle du spectre et de déter-
miner la valeur de longueur d’onde associée à une raie.
Une fiche technique du logiciel (ci-après) est mise à Fiche technique du logiciel SalsaJ
disposition de l’élève. (traitement d’image)
• Quelques boutons et fonctions associées :

Réponses
RÉALISER Ouvrir un Annuler Tracer Zoom Déplacement
1. Écart en longueur d’onde entre la raie  et la bordure fichier la dernière un trait avant/ dans le cadre
image opération arrière de l’image
supérieure de la raie  : L1 = 2,526 nm.
Écart en longueur d’onde entre la raie  et la bordure
Pour ouvrir un fichier image :
inférieure de la raie  : L2 = 2,615 nm.
1. « Fichier » puis « Ouvrir » ou cliquer sur le bouton
adapté (voir tableau ci-dessus).
VALIDER 2. Rechercher le fichier en se déplaçant dans
2. Les longueurs d’onde augmente de gauche à droite : l’arborescence.
λ  λ. 3. Cliquer sur le fichier désiré puis « Ouvrir ».
À partir de la valeur numérique de la longueur d’onde dePour étalonner l’échelle d’une image :
1. Tracer un trait entre deux points séparés d’une
la raie  et des résultats trouvés ci-dessus : L1 = 2,526 nm
et L2 = 2,615 nm ; on calcule les longueurs d’onde mini- distance connue. Pour cela, cliquer sur le bouton adapté
male, maximale et au centre de la raie . (voir tableau ci-dessus) puis cliquer et glisser entre les
deux points. Penser à utiliser le zoom avant (voir tableau
ci-dessus) au préalable pour gagner en précision.
3 1 592,136 2. Dans la barre de menu du logiciel, cliquer « Analyse »
592,136 – 2,526 = 589,610 nm
et « Indiquer l’échelle… ».
3. Compléter ou modifier les informations dans la fenêtre
∆λ qui apparaît, cocher « Global » puis cliquer « OUI ».
λ 3
= 589,521 + ∆λ

λ (nm) Pour obtenir le graphe donnant l’intensité des pixels


589,610 – 589,521 d’une image le long d’une ligne :
∆λ = ———————— = 0,0445 nm
1. Tracer un trait le long de la ligne désirée. Pour cela,
2
cliquer sur le bouton adapté (voir tableau ci-dessus) puis
cliquer et glisser entre les deux points. Penser à utiliser
592,136 – 2,615 = 589,521 nm le zoom avant (voir tableau ci-dessus) au préalable pour
gagner en précision.
Le décalage Doppler de longueur d’onde entre la bordure2. Dans la barre de menu du logiciel, cliquer « Analyse »
supérieure (ou inférieure) d’une raie et son centre est : et « Coupe ».
LDP_C03_fig01 3. Déplacer le pointeur sur le graphe qui apparait pour
Δλ = 0,0445 nm. accéder aux coordonnées des points.
La longueur d’onde au centre de la raie  est :
λ = 589,521 + Δλ = 589,521 + 0,0445 = 589,5655
nm. 23
4. Cliquer sur le bouton « Liste » dans la fenêtre du ce qui correspond pour le son à une fréquence de :
graphique permet d’accéder aux cordonnées de chaque 11
pixel de la ligne tracée. = 267 Hzf= =
Remarque : la valeur de l’abscisse tient compte de l’éta- T 3,75 × 10–3
lonnage de l’échelle de l’image si celui-ci a été réalisé 1 1
au préalable. f= = = 266 Hz.
T 3,76 × 10–3

Vérifions que les deux valeurs de fréquence sont


compatibles :
267 – 261266 – 262
EXE RCICES Appliquer le cours  = 3 % = 1,5 % environ.
267266
❙❙Propriétés des ondes sonores (§1 du cours) L’écart relatif est faible et s’explique en partie par les
erreurs de pointage et lecture. On en déduit que ces deux
valeurs sont compatibles.
13. Déterminer une intensité sonore
LILII .
10 =L = 10 logdonc=
16. Extraire et exploiter des informations
logsoit 10 a. La forme du signal n’est pas sinusoïdale. Le son n’est
I010I0I0 L donc pas pur.
Ainsi I = I0 × 1010 . 6×1
140
b. 2T ⇔ nH = 6 div : T == 3,0 ms.
A.N. : I = 10–12 × 1010 = 1 × 102 W⋅m–2.
2
11
14. Relier le timbre d’un son à un oscillogramme = 3,3 × 102 Hzf= =
a. La forme du signal est différente dans ces oscillo- –3T 3,0 × 10
grammes : les timbres sont bien différents. La guitare est accordée sur la note Mi3.
b. Le son émis par un diapason est pur, son spectre a 17. Comprendre le rôle du timbre d’un son
l’allure suivante : Le timbre d’un son est lié non seulement à sa compo-
sition spectrale mais à l’évolution decelle-ci au cours du
amplitude relative temps. Sur un enregistrement, deux sons de timbres diffé-
rents ont alors des formes différentes et des durées de
1 transitoires d’attaque et d’extinction différentes. C’est le
cas de chaque note sur les enregistrements a et b . En
retournant chacune des notes, la hauteur reste inchan-
gée (le logiciel ne modifie pas la fréquence de chaque
f (Hz) note) mais il « remplace » l’attaque par l’extinction de
la note en la retournant. Ainsi, dans le cas de l’enregistre-
0 100 200 300 440 ment a (piano) par exemple, les phases extinctions de
chaque note sont longues relativement à celles des notes
Remarque : la valeur de la fréquence peut être calculée sur l’enregistrement b qui sont devenues très courtes
avec l’indication de la sensibilité (1 ms/div en bas à lors du retournement d’où la différence de timbre.
LDP_C03_fig02
droite de l’écran) :
4 × T = 9 ms → f = 4,4 × 102 Hz.
15. Analyser un spectre et un enregistrement ❙❙Effet Doppler (§2 du cours)
L’enregistrement est périodique mais la forme de la
courbe n’est pas une sinusoïde. Elle correspond donc à 18. Effectuer un calcul
un son complexe, ce qui est en accord avec le spectre a. Si la voiture se rapproche de l’auto-stoppeur fixe :
correspondant qui comporte plusieurs harmoniques, en v
l’occurrence quatre (le spectre correspondant à un son vR = 0 m⋅s–1 et fR =fE.
pur ne comporterait que le fondamental). v – vE
Déterminons le plus précisément possible la valeur de la
90,0 × 103
fréquence du fondamental du son sur le spectre. A.N. : vE = 90 km⋅h –1 = = 25,0 m⋅s–1 alors,
On mesure 6,8 cm pour f = 1 000 Hz et 7,15 cm pour le 3 600
quatrième harmonique f4 = 4 f1, soit : 340
7,15 × 1 00011,3 × 1 000 fR = × 400 = 432 Hz.
f1 == 261 Hz ; f1 == 262 Hz. 340 – 25,0
4 × 6,854 × 10,8 b. Si la voiture s’éloigne de l’autostoppeur :
La fréquence du son, égale à celle de son fondamental, v340
est 261 Hz. ; fE =fR =× 400 = 373 Hz.
Sur l’enregistrement, on mesure 8T pour 30 ms, soit : v + vE340 + 25,0
30,013,25 × 35,0
T== 3,75 ms ; T == 3,76 ms, c. La variation relative de la fréquence est au minimum
89 × 13,7 de 13,5 %, ce qui est supérieur à l’écart de 6 % corres-
pondant à un demi-ton entre deux notes. La différence
est perceptible.

24
EXE RCICES S’entraîner b. La fréquence du fondamental du son 1 et celle du son
3 sont égale : f = 440 Hz. Ces sons se distinguent par leur
19. Exercice résolu dans le manuel composition spectrale ; le son 3 présente des harmo-
niques contrairement au son 1 qui ne contient que le
20. Application de l’exercice résolu fondamental. Les sons 1 et 3 se distinguent donc par
1. Le son est complexe car le spectre traduit, par la leur timbre.
présence La fréquence du fondamental du son 2 et celle du son 3
de plusieurs bâtons, celle de plusieurs harmoniques. sont différentes : f = 440 Hz pour le son 3 et f 9 = 110 Hz
2. La fréquence du fondamental caractérise la hauteur pour le son 2. Les sons 2 et 3 ont des hauteurs différentes.
du son. Étant de 220 Hz, la note à attribuer au son est Ces sons se distinguent également par leur timbre
un La2. puisque les compositions spectrales sont différentes :
3. La forme de la courbe n’est pas une sinusoïde. Elle l’amplitude relative des harmoniques n’est pas la même
correspond donc à un son complexe, ce qui est en accord d’un spectre à l’autre. On peut citer l’harmonique de
avec le spectre correspondant qui comporte plusieurs rang 3 dont l’amplitude relative est proche de 0 pour le
harmoniques et non un seul. son 2 et proche de 1 (100 %) pour le son 3.
Sur l’enregistrement, on mesure 2,55 cm pour 15 ms et c. Les sons 2 et 3 ont des hauteurs différentes : le son 2,
2,8 cm pour 4T, soit : de fréquence plus faible, correspond à un La plus grave
2,8 × 15 que le son 3.
T== 4,1 ms ;
4 × 2,55
11
= 2,4 × 102 Hz.f= =
T 4,1 × 10–3 24. Radar
> COMPÉTENCES : Réaliser, valider.
L’écart est de 9% entre les valeurs de fréquence mais a. Pour v = 98 km⋅h–1 :
les erreurs de pointage et de lecture sont importantes 2 98 cos25
au regard de la taille de l’enregistrement et de celle des 2v cos α3,6
graduations. L’enregistrement pourrait correspondre au × 34,0 × 109Δ f  =×f=
spectre. 8c3,00 × 10
Δ f  = 5,6 × 103 Hz = 5,6 kHz.
21. Exercice résolu dans le manuel Pour v = 90 km⋅h–1 : Δ f  = 5,1 kHz.
b. Avec α = 9,0° au lieu de 25° pour v = 90 km⋅h–1 :
22. Application de l’exercice résolu
1. Ce décalage de fréquence s’explique par l’effet 2 90 cos9,0
Doppler : l’émetteur et le récepteur se déplaçant l’un par 3,6
rapport à l’autre, la fréquence de l’onde dans le référen- × 34,0 × 109 = 5,6 kHz.Δ f  =
tiel de la source est différente de celle de l’onde détectée 83,00 × 10

dans le référentiel du récepteur : frécepteur ≠ fsource. Cette valeur est identique à celle obtenue pour
v = 98 km⋅h–1 avec un radar correctement réglé. Bien que
2. l’automobiliste ne dépasse pas la limite de vitesse auto-
cΔf 3,00 × 108 × (–13,0 × 103) risée, le radar incorrectement positionné peut déclencher
v=– =– = 56,2 m⋅s–1
2 × 34,7 × 10 la prise de vue et relever, à tort, une infraction.
v 9

v = 56,2 × 3,6 = 202 km⋅h–1.


25. In English Please
3. frécepteur = fsource + Δf et Δf  0 implique : frécepteur  fsource .
> COMPÉTENCES : S’approprier, analyser, réaliser.
Le décalage est donc négatif car la balle s’éloigne du a. λ9  λ donc il s’agit bien d’un décalage vers les radia-
pistolet radar. tions de longueur d’onde plus élevée donc vers le rouge :
l’astronome a raison de conclure à un « redshift ».
23. Apprendre à rédiger b. λ9  λ ⇔ f 9  f soit frécepteur  fsource : l’étoile s’éloigne
> COMPÉTENCES : S’approprier, analyser. de l’observateur.
a. Le son 1 est émis par un diapason. C’est un son pur. Son
spectre ne contient que le fondamental et prend donc la Δλ v
c. = ⇔
forme d’un diagramme ne présentant qu’un seul bâton. Le λ c
spectre du haut est donc celui du son 1.
La fréquence du fondamental du spectre du milieu est de cΔλ 3,00 × 108 × (656,315 – 656,285) × 10–9
v= =
110 Hz. Ce spectre correspond au son émis par la corde 2 λ 656,285 × 10–9
à vide accordée sur la note La. Ce spectre est donc celui
du son 2. v = 1,37 × 104 m⋅s–1.
En appuyant sur la corde 6, le musicien produit un son
plus aigu donc de fréquence supérieure à celle de la note26. Quatuor d’instruments
Mi « aigu » donc supérieure à 330 Hz. La fréquence du > COMPÉTENCES : S’approprier, connaître, analyser, réaliser.
fondamental sur le dernier spectre correspond à cela a. La propriété commune à ces deux sons correspondant
puisqu’elle est égale à 440 Hz. à la même note est la hauteur. La grandeur physique
associée est la fréquence.

25
b. Les figures a et c correspondent à des instruments 28. ★ Rotation du noyau d’une galaxie
jouant la même note puisque la durée d’un motif > COMPÉTENCES : Connaître, analyser, réaliser.
élémentaire ou période est la même (T = 7,5 ms) donc a. O se rapprochant de l’observateur terrestre :
la fréquence f est la même. frécepteur > fsource et donc λrécepteur < λsource
Les formes des signaux sont différentes. La caracté-
ristique qui permet de distinguer ces deux sons est le La partie correspondant à O est donc décalée vers les
timbre. courtes longueurs d’onde. La partie supérieure de la raie
c. Pour le son b , 2T = 7,5 ms : correspond à O. Celle du centre, qui ne subit donc pas de
12 décalage, correspond à S car ce point n’a pas de mouve-
f= == 2,7 × 102 Hz. ment relatif par rapport à la terre suivant la direction de
T 7,5 × 10–3 visée : frécepteur = fsource.
La fréquence du fondamental est donc :
f1 = f = 2,7 × 102 Hz. b. La raie en bordure supérieure est décalée de 3 pixels
Celles des quatre harmoniques suivants sont : vers la gauche (λ9  λ) : ainsi, le décalage de longueur
f2 = 2f1 = 5,4 × 10 2 Hz ; d’onde est telle que :

λ9 = λ + Δλ avec Δλ = –3 × 0,099 = 0,30 nm


f3 = 3f1 = 8,1 × 10 2 Hz ; λ9 = λ + Δλ = 658,4 – 0,30 = 658,1 nm.
f4 = 4f1 = 1,1 × 103 Hz ; Δλ v
c.= ⇔
f5 = 5f1 = 1,4 × 102 Hz. λc
d. Pour un son de même hauteur (même fréquence
cΔλ 3,00 × 108 × 0,30 × 10–9
fondamentale) joué par des instruments différents, la v= = = 1,4 × 105 m⋅s–1.
différence est liée au spectre de chaque son (nombre et λ 658,4 × 10–9

répartition des harmoniques différents) et à l’évolution


dans le temps, propre à chaque instrument. 29. ★ Flûte traversière et synthétiseur
> COMPÉTENCES : Analyser, réaliser, valider.
Remarque préalable : la valeur mesurée du mesurande
27. Concert et niveau sonore X est notée x et son incertitude absolue U(X) de sorte
> COMPÉTENCES : Connaître, analyser, réaliser. que X = x ± U(X) d’où la notation U(F1) pour l’incerti-
I L I L
I tude absolue de la fréquence dont la valeur mesurée
a. L = 10 log donc = log soit 1010 = . est f1. U(x) et donc U(f1) sont des notations considérées
I0 10 I0 I0 comme correctes également.
L
1 70 1. a. 3T1 = 3,4 ms soit,
Ainsi, I1 = I0 × 1010 = 10–12 × 1010 = 1 × 10–5 W⋅m–2. 3,4
De même, I2 = 4 × 10–5 W⋅m–2. T1 == 1,13 ms
Remarque : cette question est l’occasion d’attirer l’at- 3
tention sur la règle concernant les chiffres significatifs. 13
La présence du logarithme ou de la puissance de 10 = 8,82 × 102 Hz.et f1 = =–3T1 3,4 × 10
entraîne une réflexion au cas par cas. L’axe des abscisses est gradué toutes les 0,5 ms. L’in-
Exemple : un écart de 1 dB sur le niveau L2 = 76 dB certitude-type sur la mesure de 3T1 peut être estimée à :
1 0,5
correspond à une imprécision de= 1,3 %, ce qui est = 0,14 ms.s=
76 2
raisonnable pour les deux chiffres significatifs donnés. Ainsi, sans tenir compte de l’incertitude élargie :
Pour la valeur L2 = 75 dB, on obtiendrait : 0,14
I2 = 10–12 × 107,5 = 3,2 × 10–5 W⋅m–2 ; l’écart relatif entre U(T1) == 0,047 ms
les deux valeurs de I2 est de l’ordre de 25 %, ce qui justi- 3
fie le choix de ne garder qu’un chiffre significatif aux que l’on arrondie à 0,05 ms.
valeurs de I ainsi calculées. U(T1) U(F1)
I +I5 × 10–5 =Or :
b. L = 10 log 1 2 = 10 log= 77 dB. T1f1

( ) I010–12
( )
c. En notant n le nombre de violons, L1 = 70 dB étant le U(F1) U(T1) 0,047
niveau sonore mesuré pour un seul violon et Ln = 90 dB soit = × f1 = × 8,82 × 102 = 0,37 × 102Hz
étant celui correspondant à n violons : f1 T1 1,13
LLnnI1nI1nI1 .
arrondi à 0,4 × 102 Hz.
10 =Ln : 10 logdoncsoit 10= log
Finalement, on peut écrire :
I010I0I0 n T1 = 1,13 ± 0,05 ms et f1 = (8,8 ± 0,4) × 102 Hz.
b. Un encadrement de la valeur de la fréquence f1 du
fondamental est :
L
n 90 0,75 kHz  f1  1,0 kHz.
I × 1010 10–12 × 10 10
La valeur donnée en 1. a. est comprise dans cet intervalle.
== 1 × 102.Soit, n = 0 Valeurs approchées des harmoniques de rang 2 et 3 :
I1–51 × 10
f2 ≈ 1,7 kHz et f3 ≈ 2,5 kHz.
En multipliant le nombre de violon par cent, on augmente
le niveau sonore de 20 dB.
26
c. f2 = 2f1 = 2 × 8,8×102 = 1,8×103 Hz ≈ 1,7 kHz. 2. Le document 2 montre que la raie d’hydrogène de
De même, f3 = 3f1 = 2 × 8,8 × 102 = 2,6 × 103 Hz ≈ 2,5 kHz.la galaxie possède une plus grande longueur d’onde
que celle obtenue au laboratoire. La longueur d’onde
2. a. Les signaux ont même fréquence (même période) étant ainsi décalée vers le rouge, la galaxie NGC 3627
ce que confirme la lecture des spectres : la fréquence dus’éloigne de la Terre.
fondamental est la même sur les figures b et d . La 3. À partir des résultats de ces mesures, Hubble trace le
hauteur du son est identique dans les deux cas. graphique représentant l’évolution de la vitesse d’éloi-
b. Les formes des signaux sont différentes, ce que gnement en fonction de la distance Terre-galaxie. Il
confirme la lecture des spectres : les compositions spec-constate que ce graphe peut être modélisé par une fonc-
trales sont différentes. Par exemple, l’amplitude de tion linéaire du type v = k × d. Cette relation se traduit sur
l’harmonique de rang 3 est d’environ 0,4 sur le spectre le graphe par une droite passant par l’origine et indique
b et de 0,1 sur le spectre d . une proportionnalité en v et d.
Les sons se distinguent par leur timbre. 4. Le document 4 met en évidence une évolution linéaire
de la vitesse radiale v en fonction de la distance à la
Terre. Les points s’alignent suivant une droite passant
par l’origine avec une faible dispersion. On peut écrire
30. ★★ S’auto-évaluer
v = H0 × d avec H0 constante de Hubble égale au coef-
Choix des raies pour déterminer l’échelle du spectre
ficient directeur de la droite moyenne passant au plus
Les raies a et g sont à utiliser comme référence pour
près de tous les points expérimentaux.
obtenir une échelle du spectre la plus précise possible.
Les résultats obtenus en 1996 valide la loi de Hubble ce
Construction d’un tableau de proportionnalité
qui est plus difficile à affirmer en 1929 avec une disper-
sion plus importante.
Différence de longueur Détermination de la valeur de H0 :
Distance sur le papier d’onde en réalité v –v
entre les raies de référence H0 = A O .
entre les raies de référence Δλ0 = 112,7 nm
d0 = 48,5 mm dA – dO

correspondant au décalage correspondant au décalage


Doppler subi par la raie K, Doppler de longueur d’onde
matérialisé par la flèche recherché
d = 36 mm Δλ = ?
Avec les résultats de 1929 :
Exploitation pour déterminer le décalage Doppler de 1 000 – O
longueur d’onde H0 == 5,0 × 102 km⋅s–1⋅Mpc–1.
Ainsi : 2,0 – O
d × Δλ0 36 × 112,7 Avec les résultats de 1996 :
Δλ === 84 nm. 25 000 – O
d048,5 H0 == 6,25 × 101 km⋅s–1⋅Mpc–1.
400 – O
Calcul de la vitesse de la galaxie Les valeurs sont nettement différentes mais la seconde
Δλ v série de mesures est plus précise en se reposant sur
=⇔ davantage de points et des distances plus grandes.
λc La valeur de la constante de Hubble déterminée en 1996
cΔλ 3,00 × 108 × 84 × 10–9 est bien plus faible que celle déterminée en 1929.
v= = = 6,3 × 107 m⋅s–1.
λ 396,85 × 10–9

La galaxie Hydra s’éloigne avec une vitesse de valeur : 32. ANALYSE ET SYNTHÈSE DE DOCUMENTS
v = 6,3 × 107 m.s–1.
Détection d’exoplanètes par la méthode des vitesses
radiales
> COMPÉTENCES : S’approprier, connaître, analyser, valider,
communiquer.
EXE RCICES Objectif BAC
Rédiger une synthèse de documents (ou de connais-
Les fiches-guides permettant d’évaluer ces exercices parsances) consiste à extraire des informations de
compétences sont disponibles sur le site : documents ou de connaissances et à les mettre en rela-
sirius.nathan.fr/sirius2017 tion pour répondre à une problématique.
La rédaction d’une synthèse ne fait pas appel à d’autres
sources, comme le dictionnaire ou Internet. Les docu-
31. ANALYSE ET SYNTHÈSE DE DOCUMENTS ments, le cours et la culture générale suffisent à sa
L’expansion de l’Univers rédaction.
> COMPÉTENCES : S’approprier, analyser, réaliser, valider,
communiquer.
1. D’après le document 1, si le corps s’éloigne alors la
fréquence de l’onde diminue. Or, la fréquence caractérise
la hauteur d’un son. Ainsi, si la source sonore s’éloigne,
la hauteur du son est plus faible et le son est perçu plus
grave que lorsque la source est immobile.

27
Éléments attendus Exemples
a) Deux difficultés Doc. 1 : petite taille et faible luminosité par rapport à l’étoile.
Contexte pour la détection Doc. 2 : une méthode des transits qui ne permet de détecter que de rares exopla-
directe, limites nètes ; celles qui passent exactement entre leur étoile et l’observateur, ce qui est
d’autres méthodes rare. La majorité des détections des exoplanètes s’effectue grâce à la méthode
des vitesses.
Expliquer comment l’effet Doppler permet de mettre en évidence la présence
d’une exoplanète autour d’une étoile.
Problématique posée b) Problématique
(voire annonce
de plan)

c) Observation Doc.
concer-
3 : évolution périodique de v.
nant la vitesse Doc.
radiale
4 : déplacement des raies d’absorption dans un sens puis dans l’autre.
Mise en relation (doc. 3) et la position
Doc. 5 : mouvement circulaire de la source par rapport au récepteur.
d’informations de raies (doc. 4).
Connaissances : La mesure du décalage Doppler de longueur d’onde permet de
extraites des Interprétation encalculer
utili- la valeur v de la vitesse radiale de l’étoile dans la direction de visée.
documents et de sant le document Le 5caractère
et périodique de l’évolution de v peut être associée au mouvement
connaissances les connaissancesde révolution de l’étoile, causée par la présence d’une exoplanète en révolu-
tion périodique autour d’elle. Celle-ci s’éloigne et se rapproche périodiquement
de l’observateur. Il en decoule, par effet Doppler, un décalage périodique de
longueur d’onde.
d) Éléments permet-La présence d’une exoplanète peut se manifester, du fait de l’effet Doppler, par
tant de détecterun décalage périodique de longueur d’onde des raies d’absorption dans le spectre
la présence dede la lumière de l’étoile autour de laquelle gravite l’exoplanète. La détection
l’exoplanète. Regardn’est réalisable que si le décalage est mesurable. Elle sera donc facilitée pour une
critique (limites de la exoplanète :
méthode).– suffisamment massive et proche de son étoile pour en modifier le mouvement
de façon significative ;
Conclusion – qui évolue dans un plan proche de l’axe de visée puisque seule la vitesse de
l’étoile suivant cet axe est mesurée.
StructureIntroduction avec éléments a) et b)
Développement avec éléments c)
Conclusion avec d)
Extraction des informations :
pertinenceAbsence d’information non nécessaire et place correcte de l’information utile
dans l’argumentation.
exactitudePas de déformation de l’information (ne pas lui faire dire autre chose et encore
moins le contraire).
intégralitéToutes les informations à extraire sont présentes.
expressionOrthographe, formulation, argumentation, paraphrase évitée (ou copier/coller),
concision (30 lignes max).
lienLiaison logique entre les différentes parties et mise en relation des informations
pour répondre à la problématique.
Rédaction réponse à laRéponse claire mettant en évidence la compréhension du sujet traité.
problématique

33. RÉSOLUTION DE PROBLÈME


doc. 2 : Lmin selon f
Corne de brume
doc. 3 : détermination de f
> COMPÉTENCES : S‘approprier, connaître, analyser, réaliser,
valider, communiquer. connaissance : L en fonction de I doc. 4 : expression de P
Ci-contre, un diagramme présentant les éléments d’une donc I en fonction de L en fonction de d et I
démarche possible. doc. 1 : L = 122 dB pour d = 1 cm

connaissance : L en fonction de I
donc I en fonction de L

doc. 4 : expression de dmax (au-delà je n’entends plus)


en fonction de Imin (en dessous je n’entends plus)
et de P

calcul de Imin calcul de P

estimation de dmax

28
LDP_C03_fig03
Exemple de rédaction de démarche de résolution • Conclusion
Estimons la distance maximale à laquelle le son de la Le son produit par la corne de brume peut être perçu à
corne de brume peut être entendu. 4 km environ.
• Déterminons déjà la fréquence du son émis par la Toutefois, la puissance peut diminuer à mesure que l’on
corne de brume. s’éloigne de la source : dissipation d’énergie ⇒ amortis-
6T = 1,281 – 1266 = 0,015 s soit T = 0,0025 s = 2,5 ms sement ⇒ dmax est sans doute plus petite.
11 En outre, d = 1 cm est un ordre de grandeur. Il est possible
⇒f= == 400 Hz. que le microphone soit plus loin. Si L = 122 dB à 10 cm,
T 0,0025 on aboutirait à dmax = 4 × 10 2 m. Ceci renforce l’idée que
• Recherchons le niveau d’intensité sonore minimal dmax est certainement plus petite.
requis pour que le son de la corne de brume soit entendu. Le descriptif indique 3 km, ce qui fait 33 % d’écart par
Graphiquement, Lmin = 10 dB pour f = 400 Hz. rapport à 4 km mais l’écart se réduit avec dmax plus petite.
• Exprimons l’intensité en fonction du niveau d’intensitéLa source n’est certainement pas isotrope ce qui par
sonore. contre augmente dmax dans la direction d’émission du
ILI son. Par contre, des bruits ambiants peuvent gêner la
L = 10 logsoitet donc= log perception du son tout comme le vent qui peut pertur-
I010I0
() () ber la propagation.
En conclusion, dmax est probablement de l’ordre du km
voir de quelques centaines de mètres. L’indication du
L
I L
fabricant est peut-être même un peu trop élevée.
1010 = soit I = I0 × 1010.
I0 Il n’en demeure pas moins que le son sera perçu sur une
longue distance.
• Calculons alors l’intensité sonore minimale pour l’audi-
tion à la fréquence du son.
Lmin
Imin = I0 × 10 10 .
10 34. ÉVALUATION DES COMPÉTENCES EXPÉRIMENTALES
A. N. : Imin = 1,0 × 10–12 × 1010 = 1,0 × 10–11 W⋅m– 2.
Souffler n’est pas jouer
• Recherchons la puissance de la source. Pour cette évaluation, se reporter à la fiche-guide dispo-
P nible sur le site : sirius.nathan.fr/sirius2017
⇒ P = I × 4π × d2.I= Remarque : cette ECE correspond au sujet zéro « La flûte
24πd à bec : souffler n’est pas jouer » présenté par l’inspec-
Or pour d = 1 cm, L = 122 dB soit tion générale en 2012 et publié sur le site :
122
http://eduscol.education.fr/cid58020/des-sujets-de-
I = 1,0 × 10–12 × 10 10 = 1,6 W⋅m– 2.
physique-chimie-au-baccalaureat.html
Donc P = 1,6 × 4 × π × (1× 10–2 )2 = 2 × 10–3 W.
• Apportons une solution au problème.
PP
2I=⇒ Imin =⇒ d max224πd4π⋅d max


P
= ⇒ dmax =
4π × Imin 4π ×P I
min

⇒ dmax =
4π2 ×× 1,0
10 –3

= 4 × 10 m soit 4 km.
× 10
3

–11

29
CHAPITRE OBSERVER

4 Diffraction des ondes


et interférences
> Manuel pages 74 à 99

Choix pédagogiques
Les activités de ce chapitre permettent d’étudier la diffraction et les interférences, deux phénomènes
ondulatoires.
Dans le cas de la diffraction, l’influence de la taille de l’ouverture ou de l’obstacle sera abordée pour les ondes
ultra-
sonores et pour une lumière monochromatique. La troisième activité permet d’observer l’influence de la
longueur
d’onde sur le phénomène de diffraction et l’écart angulaire de diffraction.
Une activité est proposée pour aborder les interférences en lumière monochromatique.
Les activités ont été élaborées avec du matériel qu’on trouve souvent dans les établissements scolaires.
Des animations, des vidéos et des simulations ont été créées pour illustrer ce chapitre et aider à sa
compréhension.
Elles sont disponibles dans le manuel numérique enrichi et sur les sites Internet compagnon Sirius.
α = ± 30°, l’amplitude de la tension de la courbe 3 est
O U V E RT U R E D E C H A P I T R E plus importante que celles des courbes 1 et 2.
Bulle de savon.
Quel phénomène caractéristique de la nature ANALYSER
ondulatoire de la lumière intervient lors de 2. a. Lorsqu’il y a une ouverture de largeur a sur le trajet
l’observation de couleurs vives sur une bulle de l’onde ultrasonore, l’amplitude Umax est plus faible
de savon ? que lorsqu’il n’y a pas d’obstacle. Plus la largeur de la
fente est faible, plus la tension Umax est faible.
On peut observer sur les bulles de savon des couleurs b. Si la largeur de la fente est de 20 mm, la propagation
dues aux phénomènes d’interférences. Ce phénomène de l’onde n’est pas modifiée (courbes 1 et 2 quasiment
est une propriété des ondes au même titre que la diffrac-identiques). Par contre, si la largeur de la fente est de
tion étudiée elle aussi dans ce chapitre. La diffraction et 4 mm alors la propagation de l’onde est modifiée.
les interférences seront étudiés en lumière monochroma-
tique et en lumière blanche (comme sur la photographie).
VALIDER
3. a. La porte ouverte joue le rôle d’ouverture. Au passage
de cette ouverture les ondes sonores sont diffractées, la
direction de propagation de l’onde est modifiée, on peut
AC T I V I T É S donc entendre une discussion même si on ne situe pas
devant la porte ouverte.
1. ACTIVITÉ DOCUMENTAIRE b. La diffraction se manifeste par un étalement des direc-
tions de propagation de l’onde lorsque celle-ci rencontre
Une propriété des ondes une ouverture (ou un obstacle).
Commentaires
Cette activité permet de découvrir le phénomène de
diffraction avec des ondes ultrasonores.
2. DÉMARCHE D’INVESTIGATION
Cette activité documentaire peut se transformer en acti-
vité expérimentale. Diffraction d’une lumière monochromatique
Pour cette démarche d’investigation, se reporter aux
Réponses fiches-guides élève et professeur sur le site :
sirius.nathan.fr/sirius2017
S’APPROPRIER
1. La valeur de l’amplitude de la tension mesurée U est
la plus élevée pour α = 0°.
3. SIMULATION
Série 1, Umax = 400 mV ; série 2, Umax = 350 mV
et série 3, Umax = 200 mV. Diffraction de la lumière blanche
Les courbes 1 et 2 sont quasiment semblables, l’ampli-
Commentaires
tude de la tension est maximale pour α = 0° et ensuite
elle diminue nettement de manière symétrique. Cette activité permet d’étudier à l’aide d’une simula-
Pour la courbe 3, l’amplitude de la tension est maximaletion la figure de diffraction de la lumière blanche par
une fente.
pour α = 0° et ensuite elle diminue de manière symétrique
mais moins rapidement que les deux autres. À partir de Avec la simulation, on peut modifier les valeurs de diffé-
rents paramètres.

31
Réponses Pour cela, placer la webcam dans l’axe du montage mais
CONNAÎTRE légèrement au-dessus ou en dessous pour ne pas couper
λ le faisceau laser comme le montre le schéma ci-dessous.
L 2λD
1. θ = = donc L. =
a 2Da vue de dessus écran
La longueur d’onde λ , la distance objet fente-écran D diode
et la largeur de la fente a peuvent influer la largeur de la
tache de diffraction L.
Si λ augmente, L augmente. Si D augmente, L augmente.
fentes d’Young
Si a augmente, L diminue.
vue de profil
fentes d’Young écran
RÉALISER diode
2. Utiliser la simulation.

ANALYSER
3. λviolet = 400 nm ; λrouge = 750 nm.
Si la longueur d’onde augmente, L augmente Lviolet  Lrouge.
Si la longueur d’onde augmente, l’écart angulaire de
diffraction θ augmente θviolet  λrouge. Pour qu’il n’y ait pas saturation de
Le centre de la figure de diffraction sera blanc (super- LDP_C04_fig01
position de toutes les lumières colorées visibles) et on l’image au niveau des franges bril-
observera des irisations sur les bords. lantes de la tache centrale, il faut
utiliser un écran noir (type papier
Canson®). Il n’est pas utile de faire
RÉALISER l’obscurité dans la salle.
4. Utiliser la simulation. Découper une bande de papier
de 8 à 10 cm de largeur et centrer
COMMUNIQUER la figure d’interférence sur cette
bande. Prendre une photo en
5. La lumière du jour joue le rôle de lumière blanche,
8 à 10 cmréglant la position (ou
on observera un centre de la figure de diffraction blanc
le zoom)
(superposition de toutes les lumières colorées visibles) et
de la webcam de telle sorte que
des irisations sur les bords.
le champ soit un peu plus large que la bande (il doit
yLDP_C04_fig02
avoir un peu de blanc de chaque côté de l’écran noir
4. ACTIVITÉ EXPÉRIMENTALE pour qu’on puisse étalonner en largeur la figure d’in-
Interférences avec des ondes lumineuses terférence). Ce blanc permet également de faire la mise
au point. Il peut être coupé ensuite à l’aide d’un logiciel
Commentaires de retouche d’image mais ce n’est pas indispensable.
Pour étudier quantitativement le phénomène d’interfé- On peut également tracer deux traits verticaux sur le
rences lumineuses (compétence exigible), il faut disposer Canson® noir qui serviront de repère. Cette méthode
de diodes laser de couleurs différentes. Tous les lycées permet d’obtenir une plus grande amplitude pour les
sont équipés de diodes laser rouges (650 nm). Il faut franges brillantes lorsque l’on utilise SalsaJ.
donc se procurer des diodes laser vertes et si possible
quelques bleues (plus chères). On trouve sur Internet de Réponses
nombreux sites vendant des diodes laser à très bon prix
(prix inférieur à 13 euros par exemple pour une diode RÉALISER
laser verte), mais attention, pour utiliser ces diodes en 1. Les mesures ont été réalisées avec des fentes de Jeulin
classe en toute légalité, elles doivent avoir une puissance et D = 2 m.
inférieure à 2 mW.
Distance entre les fentes 0,20 mm 0,30 mm 0,50 mm
Voici par exemple l’adresse d’un site où l’on peut se Diode laser λ = 650 nm 6, 5 mm 4,3 mm 2,6 mm
procurer des diodes laser à bon prix : http://www.ache- Diode laser λ = 532 nm 5,3 mm 3,5 mm 2,1 mm
terlaser.com/acheter–stylo–laser–vert–1mw.html
D’autre part, pour vérifier expérimentalement l’expres-
sion de l’interfrange, il faut faire des mesures précises, ANALYSER
ce qui n’est pas facile car l’interfrange est de l’ordre de 2. Plus la distance D est grande, plus l’interfrange est
quelques millimètres. grand, ce qui permet d’avoir une meilleure précision sur
Une solution possible pour améliorer la précision de la la mesure.
mesure consiste à photographier la figure d’interférence
à l’aide d’une webcam de bonne qualité (webcam haute
définition avec mise au point automatique) ou d’un VALIDER
appareil photo numérique. 3. a. L’interfrange est inversement proportionnel à la
distance entre les fentes et proportionnel à la longueur
d’onde. Les mesures effectuées sont en accord avec l’ex-
pression de i. Seul la distance D n’a pas été testées.

32
b. La lumière blanche est une infinité de radiations mono-
d.
chromatiques de couleurs différentes. Chaque radiation Points M N P
forme une figure d’interférence. L’interfrange n’étant Durée par rapport à E1 en μs 688 700 716
pas le même pour chaque radiation, car il dépend de Durée par rapport à E2 en μs 668 710 756
λ, la figure d’interférence ne présente qu’une frange Δτ = τ2 – τ1 en μs –20 10 40
blanche et quelques franges irisées de part et d’autre.

Les interférences sont constructives en M (k = –1) et


P (k = 2) et destructives en N (k = 0).

EXE RCICES Appliquer le cours 19. Connaître l’influence de la longueur d’onde


En mesurant dans chaque cas la largeur de 7 inter-
❙❙La diffraction (§1 du cours) franges (pour une meilleure précision), on trouve :
7iR = 32,5 mm ; 7iV = 27 mm.
14. Connaître un phénomène S’il y a proportionnalité entre i et λ, on doit vérifier :
a. Le phénomène de diffraction permet à l’ouvreuse iR λRλ 6507iR
d’entendre le son. == 1,2 ; R =;= 1,18
b. La dimension de l’ouverture est de 0,80 m  λg, la iV λVλV 5327iV
diffraction est donc plus importante pour le son grave.
Aux erreurs de mesure près, l’interfrange est proportion-
nel à la longueur d’onde.
15. Exploiter l’écart angulaire de diffraction
λ
a. L’écart angulaire de diffraction, θ = , diminue si 20. Expliquer les couleurs interférentielles
a L’huile ou l’essence qui recouvre la route mouillée forme
la largeur de la fente a augmente et augmente si la une fine couche transparente. La lumière se réfléchit à la
longueur d’onde λ de la lumière diffractée augmente. surface de séparation air-huile et à la surface de sépa-
b. λrouge  λviolet donc θrouge  θviolet. ration huile-eau. Les rayons réfléchis interfèrent et on
observe les couleurs interférentielles.
16. Décrire une figure de diffraction
a. Si la fente est verticale, la figure de diffraction est hori-
R1 R2
zontale et composée d’une tache centrale très lumineuse,
encadrée par des taches secondaires moins intenses.
b. Si la fente est horizontale, la figure de diffraction est air
verticale et composée d’une tache centrale très lumineuse,
encadrée par des taches secondaires moins intenses.
c. Si l’élève tourne la fente dans le sens des aiguilles
d’une montre, la figure de diffraction tourne dans le plan huile
de l’écran dans le sens des aiguilles d’une montre.

17. Identifier le phénomène de diffraction eau


La fente fine joue le rôle d’obstacle de faible dimension,
cette expérience permet d’observer le phénomène de
diffraction.
LDP_C04_fig03

EXE RCICES S’entraîner


❙❙Les interférences (§2 du cours)
21. Exercice résolu dans le manuel
18. Connaître les conditions d’interférences
11 22. Application de l’exercice résolu
a. T = == 2,00 × 10–5 s = 20,0 μs. 1. Placer sur le chemin de la diode laser de longueur
4f 5,00 × 10 d’onde λ = 650 nm , le fil de diamètre a. Placer un écran
b. Les deux émetteurs, banchés sur le même GBF consti-à une distance D du fil diffractant pour observer la figure
tuent des sources d’ondes cohérentes qui émettent en de diffraction et y mesurer une largeur de tache centrale
phase. Dans ces conditions on peut observer des interfé-de diffraction L = 3 cm.
rences dans la partie commune aux deux faisceaux. 2. Il manque la valeur de D et la valeur du diamètre du
c. Pour avoir des interférences constructives, la diffé- fil a.
rences des retards Δτ = kT avec k ∈ Z. 3. Dans les conditions usuelles d’observations D = 2 m
Et pour avoir des interférences destructives : D’après l’expression de l’écart angulaire de diffraction
T et en étant dans de bonnes conditions d’observations
Δτ = (2 k + 1) λL2D λ
2 =; a = 9 × 10–5 m = 9 × 10 μm.donc a =
a 2DL
Donc les fils de diamètre 76 μm (L = 3,4 cm) et 100 μm
(L = 2,6 cm) conviendraient.

33
23. Exercice résolu dans le manuel 2λ1D 2λ2D
c. L1 = et L2 = ;
24. Application de l’exercice résolu a a
1. 400  λ0  750 nm. L1 λ1 .
λ =
2. e = 0 pour λ0 = 400 nm. L2 λ2
4n L1
e = 8,3 × 10–8 m = 0,083 μm pour λ0 = 750 nm. d. λ1 = × λ2 ;
e = 1,6 × 10–7 m = 0,16 μm. L2
3,4 × 10–2
λ1 = × 405 × 10–9 = 6,6 × 10–7 m.
25. Apprendre à rédiger 2,1 × 10
–2

> COMPÉTENCES : Connaître, analyser, réaliser.


Soit λ la longueur d’onde de l’onde en m, v la célérité de e. Calcul d’écart relatif :
l’onde en m⋅s–1 et T la période temporelle de l’onde en s. valeur obtenue – valeur attendue 6,6 × 102 – 658
λ = v × T avec la célérité v = 58 km⋅h–1 = 16 m⋅s–1 et la  valeur attendue
=
658

période temporelle T = 5,0 s. Ainsi, λ = 81 m.
a  λ, on peut donc observer le phénomène de diffraction. = 3,0 × 10–3 = 0,30 %.
La valeur est compatible.

λ 28. ★ Échographie
digue > COMPÉTENCES : S’approprier, connaître, analyser, réaliser.
v
a. λ = ; 1 450  v  1 700 m⋅s–1 ;
λ f
a propagation
1,5 × 10–3  λ  1,7 × 10−3 m.
b. Si la dimension de l’obstacle devient inférieure à la
océan longueur d’onde alors le phénomène de diffraction
devient trop important.
Si on souhaite diminuer la longueur d’onde pour détec-
ter des détails plus petits, il faut augmenter la fréquence.
26. Les ondes radio c. Les fréquences utilisées sont de 2,0 MHz pour les
LDP_C04_fig04
> COMPÉTENCES : S’approprier, connaître, réaliser, valider. organes profonds, de 6,0 MHz pour les petits organes et
a. Une onde est diffractée si elle rencontre un obstacle la pédiatrie, et de 15 MHz pour l’ophtalmologie.
(ou une ouverture) dont la dimension est du même ordre
de grandeur ou inférieure à la longueur d’onde de l’onde.
Si l’obstacle est beaucoup plus grand, elle sera arrêtée. 29. ★ Une ouverture circulaire
Une émission centimétrique, dont la longueur d’onde > COMPÉTENCES : Analyser, réaliser.
est de l’ordre du cm sera arrêtée par une petite colline
a.
de quelques mètres.
c 3,00 × 108 écran
tache
b. λ = == 1,85 × 103 m = 1,85 km, l’ordre de largeur a centrale
3f 162 × 10

grandeur de la longueur d’onde est 1 km. r


c. La largeur de l’entrée de la vallée (ouverture) et la
longueur d’onde sont du même ordre de grandeur, il y
aura diffraction de l’onde radio et donc étalement des
directions de propagation de l’onde. Les habitants pour- fente première
ront donc être prévenus. extinction

27. In English Please λr rλD


b. tan θ ≈; θ==1,22 donc r = 1,22.
> COMPÉTENCES : Analyser, réaliser, valider.
aD Da
a. D’après les expériences 2 et 3, si a diminue alors L c. Si la longueur d’onde λ augmente alors le rayon r
augmente, donc a se trouve au dénominateur de l’ex- augmente.
pression : la première expression est fausse. r2 λ2λ
D’après les expériences 2 et 4, si D diminue alors L dimi- =; r2 = 2 r1 ; r2 = 8,6 mm.
nue, donc D se trouve au numérateur de l’expression : lar1 λ1λ1
deuxième expression est fausse.
30. ★ Sources synchrones et cohérentes
2λD dimλ × dimD L2 > COMPÉTENCES : Connaître, analyser, communiquer.
b. dim = = = L. Pour obtenir une figure d’interférence stable à la surface
a dima L de l’eau, il faut que les deux sources soient cohérentes
La troisième expression est bien homogène à une c’est-à-dire qu’elles gardent un déphasage constant
longueur. dans le temps. Dans le cas de la figure b , ce déphasage

34
est nul et il le reste obligatoirement puisque les deux
Le point B se trouve donc également au milieu d’une
pointes sont sur le même vibreur. frange brillante.
Dans le cas de la figure a , les vibreurs sont indépen-
Dessinons les franges pour déterminer le nombre de
dants. Ils vibrent à la même fréquence, mais cettefranges entre A et B.
fréquence peut fluctuer un peu par rapport à la valeur
Il n’y a qu’une frange brillante qui correspond à la valeur
affichée. Les deux GBF fluctuant de façon aléatoire, le
k = 5.
déphasage varie lui aussi de façon aléatoire et la figure
c. Les différences de marche entre S1 ou S2 et A ne sont
d’interférence n’est pas stable. pas modifiées puisque les points A et B sont toujours
Remarque : dans le cas de la figure b , le GBF fluc-
à la même place. La différence de marche n’introduit
pas de déphasage supplémentaire mais comme les
tue aussi mais cela n’a pas de conséquence sur le sources vibrent maintenant en opposition de phase, les
ondes arrivent en opposition de phase en A et B. Ces
déphasage. deux points sont donc maintenant au milieu de franges
sombres.
31. ★ Trous d’Young
> COMPÉTENCES : Analyser, réaliser.
a. Les deux trous sont
A B k=6
éclairés par la même k=5
sourcedelumière
monochromatique. Ils A k=4
se comportent comme
deux sources cohé-
rentes. On peut donc 33. ★★ Interférences et
Cobserver une figure d’in- diffraction
> LDP_C04_fig07
COMPÉTENCES : S’approprier, analyser, réaliser, valider.
terférence dans la partie
commune des deux 2λD
faisceaux. L L2λD a1–2 2a1–2a
b. Le centre de la figure a. Calculons le rapport ×=.=: =
d’interférence est sur aλDai iλD
l’axe de symétrie des deux sources. Les distances entre a1–2
les sources et le point C sont égales. Elles n’introduisent a1–2 L
LDP_C04_fig06 On en déduit : = .
a 2i
pas de déphasage supplémentaire. La différence de
marche est nulle. Comme les sources émettent en phase, L
le point C est sur une frange brillante. b. Le rapportreprésente le nombre d’interfranges dans
c. Le point A est dans le plan de symétrie des sources i
car les sources sont dans un plan horizontal et A dans le la tache centrale. Puisqu’il y a 11 interfranges, on en
plan vertical contenant C. Les distances entre les sources a11
et A sont donc égales et le point A est sur une frange déduit : 1–2 == 5,5.
brillante, la même que C puisqu’elle correspond à Δ = 0. a2
d. On peut en déduire que les franges d’interférences La distance entre les fentes est 5,5 fois plus grande que
sont des droites verticales sur l’étendue de la figure de la largeur des fentes.
diffraction. c. Le phénomène de diffraction est d’autant plus marqué
Remarque : il s’agit en réalité d’arcs d’hyperbole, lieu que la largeur des fentes est petite. Si on augmente
des points dont la différence des distances à deux points la largeur a des fentes, on diminue le phénomène de
fixes est constante, mais on peut localement les assimi- diffraction sans changer l’interfrange i, qui ne dépend
ler à des segments de droite. que de la distance a 1–2 entre les fentes. Il y aura donc

moins de franges brillantes dans la tache centrale.


d. On retrouve ce résultat à partir de l’expression établie
a
en b. Si on augmente a, le rapport 1–2 diminue. Il en est
32. ★ S’auto-évaluer
a
a. Il y a interférences constructives si d2 – d1 = kλ, avec
L
k entier.
de même du rapport qui donne le nombre de franges
δ
i
Calculons le rapport en exprimant d en nm :
dans la tache centrale.
λ
δ 2,60 × 103 34. ★★❙Couleurs d’une bulle de savon
= =4
λ > COMPÉTENCES : S’approprier, analyser.
650
a. Le rayon R1 subit juste une réflexion. Il a donc une
On trouve k = 4 : le point A se trouve au centre
intensité :
d’une frange brillante. IR1 = 0,02 I.
b. Utilisons la même méthode qu’à la question
précédente : Le rayon T1 subit deux transmissions. Il a donc une
δ 3,90 × 103 intensité :
=6= IT1 = 0,98 × 0,98 I = 0,96 I.
λ650

35
Le rayon R2 subit deux transmissions et une réflexion. Il 36. CASQUE AUDIO À RÉDUCTION DE BRUIT
a donc une intensité : > COMPÉTENCES : S’approprier, connaître, analyser, réaliser,
IR2 = 0,98 × 0,02 × 0,98 I = 0,019 I. valider.
Le rayon T2 subit deux transmissions et deux réflexions. Il1. Les intervalles de confiance permettent de conclure
a donc une intensité : que les valeurs mesurées sont significativement diffé-
IT2 = 0,98 × 0,02 × 0,02 × 0,98 I = 3,8 × 10–4 I. rentes car ces intervalles ne se chevauchent pas :

b. C’est entre les rayons transmis que la différence L3 L1 L2


d’intensité est la plus grande. Les rayons réfléchis ont
pratiquement la même intensité. 43 45 52 54 55 57 L (dB)
c. Les interférences destructives sont plus marquées lors
de la réflexion : l’intensité est pratiquement nulle. On 2. Les niveaux sonores sont ici systématiquement ajus-
voit donc mieux les couleurs par réflexion. Par transmis- tés à la même valeur :
sion, il n’y a pratiquement pas de différence entre les I
maxima et les minima d’intensité. Les interférences sontLA = LLDP_C04_fig08 50 dB.= 10 log =BI0
très peu contrastées. Si on additionne les intensités de chaque source, on
obtient :
II+I
35. Microscope à ultrasons
> COMPÉTENCES : S’approprier, analyser, communiquer.
LA+B = 10 log= 10 log 2 ×

I
I 0I 0()
Un microscope acoustique (le premier date de 1974) = 10 log + 10 log 2 = LA + 3
utilise des ondes ultrasonores, ondes mécaniques longi- I0
tudinales de fréquences supérieures à 20 kHz. (augmentation de 3 dB).
Il permet d’étudier la structure interne d’échantillons Ainsi le niveau sonore correspondant est 50 + 3 = 53 dB ;
(même ceux en matériaux opaques) sans les endom- il s’agit de l’expérience 1.
mager. On peut obtenir des images acoustiques 3. Dans les expériences 2 et 3, les deux signaux sont émis
d’échantillons de quelques cm² de surface sur quelques avec la même fréquence, le phénomène d’interférences
dizaines de μm d’épaisseur. entre les deux signaux intervient :
Ces images fournissent des informations sur les proprié- – si les signaux sont reçus en phase, il y a interférences
tés mécaniques et sur la structure des matériaux. Cette constructives et le niveau sonore augmente (56 dB au
technique est utilisée dans la recherche et l’industrie lieu de 53 dB) ;
pour détecter des défauts dans les matériaux mais aussi– si les signaux sont reçus en opposition de phase, il y
dans le domaine médical pour explorer des échantillons a interférences destructives et le niveau sonore diminue
d’os et de cartilage ainsi que dans le domaine agroali- (44 dB au lieu de 53 dB).
mentaire pour le contrôle de certains produits. 4. Ainsi, c’est l’expérience 3 qui correspond au dispositif
Le fonctionnement d’un microscope à ultrasons est le actif de réduction de bruit car le niveau sonore global
suivant : un générateur d’ultrasons convertit un signal diminue lorsque le dispositif émet un signal anti-bruit
électrique en un signal acoustique. Le faisceau focalisé en opposition de phase avec le bruit provenant de
en une petite tache est recueilli par réflexion (ou trans- l’extérieur.
mission) après interaction entre l’onde incidente et les
inhomogénéités du matériau. L’onde est ensuite recon-
vertie en un signal électrique.
La résolution spatiale de l’instrument, c’est-à-dire
la dimension des plus petits détails repérables, est
de l’ordre de 0,1 μm pour une onde ultrasonore de 37. CD ET AUTRES SUPPORTS DE L’INFORMATION
fréquence 1 GHz. > COMPÉTENCES : S’approprier, connaître, analyser, réaliser.
La résolution est limitée par le phénomène de diffrac- 1. L’onde qui se réfléchit au fond d’un creux parcourt une
tion qui intervient lorsque la taille des inhomogénéités distance supplémentaire d = 2hc par rapport à l’onde qui
est du même ordre de grandeur que la longueur d’onde se réfléchit sur un plat.
de l’onde ultrasonore. L’image obtenue est alors de trop d = 2,5 × 10–7 m.
mauvaise qualité pour repérer des défauts de taille infé- d 2,5 × 10–7
rieure à 0,1 μm. = 1,3 × 10–15 s.2. Δτ = =
v 1,93 × 108

λ0 780 × 10–9 T
T= = = 2,6 × 10–15 s. Δt = .
c
23,0 × 108
Δτ
= 0,5, or pour avoir des interférences destructives
3.
T
EXE RCICES Objectif BAC TT
Δτ = (2k + 1) et si k = 0, Δτ = donc les interférences
Les fiches-guides permettant d’évaluer ces exercices par 22
compétences sont disponibles sur le site : sont destructives et le signal reçu par le capteur est
sirius.nathan.fr/sirius2017 minimal.
4. Le phénomène « parasite » est la diffraction.

36
38. ANALYSE ET SYNTHÈSE DE DOCUMENTS 39. RÉSOLUTION DE PROBLÈME
La couleur de certains animaux Nappe de kérosène
> COMPÉTENCES : S’approprier, connaître, analyser, > COMPÉTENCES : S’approprier, réaliser, valider.
communiquer. À partir de l’expression de la différence de marche
Couleur pigmentaire Couleur structurale
donnée dans le document 1 et en utilisant la condition
D’après le document 1, la D’après le document 2, la d’interférences constructives on détermine l’expression
couleur de certains animaux couleur de certains animaux de la longueur d’onde :
est due aux pigments comme est due à des particularités

k – 1 
les mélanines ou ptérines de structure qui peuvent 2ne 4ne
synthétisés par les animaux engendrer des interférences. λ 0= 2ne λ =
k – 1 2k
–21
0
ou les caroténoïdes d’origine =2
alimentaire.
La couleur observée fait inter-
venir la lumière, l’objet coloré Calcul de différentes longueurs d’onde selon la valeur
et l’œil de l’observateur. Elle Des interférences se de k :
est liée à la modification produisent lorsque l’on a une
de la lumière blanche, qui relation particulière entre k=1 k=2
contient toutes les couleurs, la longueur d’onde de la
lors de son interaction avec lumière et la périodicité du λ0 = 2,5 × 10–6 m λ0 = 0,85 × 10–7 m
l’objet. La lumière transmise matériau.
est privée d’une de ses
composantes et apparaît k=3 k=4
sensiblement de la couleur
complémentaire de celle qui λ0 = 5,1 × 10–7 m λ0 = 3,6 × 10–7 m
a été absorbée.
La couleur pigmentaire
ne dépend pas de l’angle Puis en utilisant le document 2, on conclut sur la couleur
d’observation. associée à chaque longueur d’onde calculée.
k=1 k=2
La couleur structurale dépend λ0 = 2,5 × 10–6 m λ0 = 0,85 × 10–7 m
de l’angle d’observation.
λ0  750 nm λ0  750 nm
(non visible) (non visible)

k=3 k=4
λ0 = 5,1 × 10–7 m λ0 = 3,6 × 10–7 m

(VERT) λ0 =  400 nm
(non visible)

La nappe de kérosène apparait verte à un observateur


située à la verticale de la nappe.

37
CHAPITRE OBSERVER

5 Spectres UV-visible et IR
> Manuel pages 100 à 123

Choix pédagogiques
Le cours de ce premier chapitre de chimie (organique) présente tout d’abord les formules topologiques, dont
l’em-
ploi généralisé en chimie organique permet de réduire considérablement le temps nécessaire à la représentation
des molécules.
Ensuite, les nouvelles classes fonctionnelles, spécifiques au programme de TermS sont présentées juste avant
d’aborder
leur nomenclature associée, présentées par analogie avec les règles déjà vues en 1reS. Les règles de
nomenclatures
vues en 1reS sont rappelées dans la fiche méthode 1 page 580 et nous avons traité ici le cas des espèces
monofonc-
tionnelles relativement simples (les espèces polyfonctionnelles sont traitées au chapitre 23 ainsi que dans la
fiche
méthode 1).
La suite du cours est consacrée aux spectroscopies d’absorption UV-visible et IR (la spectroscopie de RMN étant
présentée au chapitre 6). Les principes généraux de ces différentes spectroscopies sont donnés avant de
s’intéresser
à la spectroscopie UV-visible, déjà abordée par les élèves en 1re S.
Nous insistons essentiellement sur l’aspect qualitatif de la spectroscopie UV-visible, qui permet de caractériser
une
espèce solubilisée dans un solvant donné. Nous rappelons le lien entre la longueur au maximum d’absorption λm
et
la couleur de la solution analysée (l’exercice 28 a pour but de revenir sur le caractère simpliste de ce lien). La loi
de
Beer-Lambert ne sert dans ce chapitre qu’à déterminer le coefficient d’absorption molaire εmax(λm) au maximum
d’absorption afin de caractériser l’intensité de la coloration de l’espèce.
Enfin, la partie finale du cours traite de la spectroscopie IR, et à nouveau uniquement de son aspect qualitatif,
permettant de mettre en évidence la présence de certains types de liaison dans une molécule organique.
L’activité 3
est fortement recommandée afin de se familiariser avec la présentation et l’exploitation de ces spectres. Nous
avons
délibérément choisi de ne pas parler des harmoniques, qui interviennent pourtant fréquemment dans les
spectres
expérimentaux (notamment l’harmonique de la bande intense relative à la liaison C=O située aux environs de 1
750
cm–1, qui apparaît donc aux environs de 3 500 cm-1).
Pour finir, nous mettons l’accent sur l’impact des liaisons hydrogène sur les spectres, comme le recommande le
programme.
Des animations, des simulations et des vidéos documentaires illustrent ce chapitre afin d’aider à sa
compréhension.
Elles sont disponibles dans le manuel numérique enrichi et sur les sites Internet compagnon Sirius.
Le Ulogiciel deUsimulation Sa couleur jaunâtre est un de
indice qui doit
de permettre
spectres IRaux
O V E RT R E D E Cprésent
H A P Idans
T R Ele manuel numérique propose une banque données
compre- élèves de suggérer l’utilisation d’un spectrophotomètre
Ennant les exemples
l’absence du manuel.
de vent, Ce logiciel est égalementUV-visible
les grandes pour mesurer
téléchargeable l’absorbance
à l’adresse suivante :d’un échantil-
http://www.chimsoft.com/TelechargerChimPack.php lon d’atmosphère polluée. Cette couleur jaune-brun du
agglomérations sont souvent confrontées au smog est principalement due à la présence de dioxyde
smog, brume jaunâtre issue de l’accumulation d’azote NO2 dans l’air. (Toutefois, la teneur des NOx est
de différents polluants atmosphériques. essentiellement mesurée par chimie-luminescence ou
Comment identifier et quantifier la présence des encore par spectroscopie infrarouge.)
différents polluants atmosphériques ? La spectrophotométrie UV-visible est quant à elle privi-
légiée pour mesurer la teneur en ozone O3, gaz pourtant
Le débat peut s’orienter dans différentes directions :
incolore à faibles concentrations : l’absorption se fait en
quels sont les différents polluants atmosphériques ?
effet dans le domaine de l’ultraviolet, ce que les élèves
Comment les identifier ? Comment mesurer leur teneur
doivent pouvoir déduire du rôle protecteur de la couche
dans l’atmosphère ? On pourra même s’interroger sur
d’ozone stratosphérique vis-à-vis du rayonnement UV
l’origine linguistique du mot smog.
d’origine solaire.
Le mot smog, est d’origine anglaise : il est issu de la
contraction des mots smoke (fumée) et fog (brouillard).

39
Enfin, les particules fines (ou aérosols), classées par et III–3–e–C (chaîne carbonée linéaire à 6 atomes de
tailles (les PM10 de diamètre inférieur à 10 μm, les PM carbone).
2,5 de diamètre inférieur à 2,5 μm, etc.), sont caractéri-
sées par radiométrie. COMMUNIQUER
3. Dans la formule topologique d’une molécule orga-
nique, la chaîne carbonée est représentée par une ligne
brisée, et seuls les atomes autres que ceux de carbone et
AC T I V I T É S
d’hydrogène sont écrits, ainsi que les atomes d’hydro-
gène liés à ces autres atomes. Les doubles liaisons sont
1. ACTIVITÉ DOCUMENTAIRE représentées par un double trait.
Les principaux avantages de la formule topologique
Représenter et nommer des molécules
sont :
Commentaires – le gain de temps ;
– le gain de place ;
Nous essayons ici de mélanger révisions et acquisition
– la mise en valeur des groupes caractéristiques, qui
de nouvelles connaissances sous une forme « ludique ».
ressortent mieux de la représentation.
Il s’agit de relier chaque formule semi-développée à une
formule topologique, un nom et une classe fonctionnelle
donnés. Outre la présentation d’un exemple précis de
formule topologique sur l’exemple d’un alcène (a priori
une « nouvelle » classe fonctionnelle pour les élèves), 2. DÉMARCHE D’INVESTIGATION
nous avons choisi de faire deviner par déduction la classeContrôle qualité d’un médicament
fonctionnelle des amides.
Pour cette démarche d’investigation, se reporter aux
fiches-guides élève et professeur sur le site :
sirius.nathan.fr/sirius2017
Réponses
S’APPROPRIER
1. a. D’après le document 2, un alcène possède une 3. ACTIVITÉ DOCUMENTAIRE
double liaison C=C. Étude de spectres infrarouges
b. On constate que seul l’atome d’oxygène, ainsi que
l’atome d’hydrogène auquel il est lié, figurent explici- Commentaires
tement dans la formule topologique. Les atomes de Le but de cette activité est d’introduire progressive-
carbone figurent implicitement aux extrémités d’une ment la lecture de spectres IR, puis d’étudier quels sont
ligne brisée. Les atomes d’hydrogène liés aux atomes deles renseignements qu’ils peuvent nous apporter. Nous
carbone sont sous-entendus, et peuvent être retrouvés avons décidé de maintenir la présentation « classique »
en appliquant la règle de l’octet aux atomes de carbone.des spectres en chimie organique, notamment avec
l’axe des ordonnées en transmittance (nous présentons,
dans l’exercice 27, un spectre présenté en absorbance),
ANALYSER
et l’axe des abscisses « renversé ». Le spectre du
document 3 est par ailleurs présenté avec le nom des
2. a. En appliquant ce qui a été vu à la question 1, on
axes en anglais, comme on les trouve fréquemment
obtient les correspondances :
dans la « littérature ».
I-4 ; II-5 ; III-3 ; IV-2 ; V-1.
b. En 1re S ont été vues les classes fonctionnelles des
alcools (A5), des alcanes (B2), et des acides carboxy-
liques (D1). Par ailleurs, les deux groupes caractéristiques
Réponses
connus sont :
S’APPROPRIER
1. a. L’abscisse des spectres IR est le nombre d’onde σ
qui s’exprime usuellement en cm–1. Leur ordonnée est
OH groupe groupe I
OH
carboxyle hydroxyle la transmittance T =(avec I l’intensité du faisceau
I0
O
lumineux en sortie d’échantillon et I0 son intensité en
entrée), une grandeur sans dimension qui peut être
présentée sans unité, comme dans le cas des spectres
Toujours grâce aux connaissances de 1reS, on peut
proposés. Puisque 0  T  1, T peut aussi être exprimée
retrouver les noms associés aux trois molécules des
en pourcentage.
classes fonctionnelles connues : II–5–d–A ; IV–2–a–B et
b. Les bandes d’absorption se présentent vers le bas,
V–1–b–D.
puisque plus l’absorption est intense, plus la transmis-
Les deux nouvelles classes fonctionnelles sont : celle
sion du faisceau lumineux est faible et donc plus la
des alcènes (E, formule 4 d’après le doc. 2) et celle des
valeur de transmittance est basse.
amides (C, formule 3 par élimination). On déduit les
c. L’axe des abscisses est orienté vers la gauche : la
deux dernières associations, grâce notamment au sque-
valeur du nombre d’onde diminue lorsque l’on avance
lette carboné : I–4–c–E (4 atomes de carbone dans la
de la gauche vers la droite.
chaîne carbonée principale et un substituant méthyle)

40
d. Sur chaque spectre, on observe toujours une bande située aux alentours de 3 600 cm–1 est relativement fine,
d’absorption (de forme variable) juste en dessous (donc et d’intensité relativement faible : elle n’atteint que le
juste à droite) de 3 000 cm–1. quart de la bande d’absorption relative aux liaisons
C – H. En revanche, en phase condensée, alors que la
bande d’absorption relative aux liaisons C – H ne semble
RÉALISER
pas modifiée, on remarque l’apparition d’une bande très
2. Calculons les longueurs d’onde relatives aux nombreslarge, d’intensité comparable à celle des liaisons C – H,
d’onde extrêmes : et centrée aux environs de 3 300 cm–1 (on ne peut ici,
11 a priori, pas dire si elle remplace ou si elle recouvre la
λmin === 2,5 μm petite bande observée en phase gazeuse).
σmax 4 000 × 102 Les élèves ont vu en 1re S que les liaisons hydrogène sont
des interactions qui peuvent intervenir entre molécules
1 1 possédant, entre autres, le groupe hydroxyle. Ces inte-
λmin = = = 25 μm
σmax 400 × 102 ractions ne sont pas (ou très peu) présentes en phase
gazeuse, étant donné l’écart spatial moyen « très
grand » entre molécules. En revanche, elles interviennent
Les radiations infrarouge correspondent à des longueursen phase condensée, et sont responsables de cette
d’onde supérieures à 0,8 μm. La plage de longueur d’onde « déformation » de la bande d’absorption relative aux
utilisée ici correspond donc bien à des radiations IR. liaisons O – H.
Afin d’interpréter cet élargissement, on peut utiliser
ANALYSER le modèle de la vibration mécanique par un ressort de
constante de raideur k et de masse réduite m, modèle
3. a. Dans le pentane (spectre A), il n’y a que des liaisons
C – C et des liaisons C – H. Dans le méthoxyméthane, il largement hors programme pour les élèves. Le nombre
d’onde d’absorption dépend de la constante de raideur,
n’y a que des liaisons C – O et des liaisons C – H. La seule
liaison commune à ces deux espèces chimiques est doncet mécaniquement, celle-ci dépend de la «force» de la
la liaison C – H, que l’on retrouve par ailleurs dans les liaison entre les deux atomes impliqués dans la liaison.
trois autres espèces chimiques, et qui se traduit donc par La force de la liaison O – H dépend de l’implication de
la présence dans un spectre IR d’une bande d’absorp- l’atome d’hydrogène dans les liaisons hydrogène. Ces
tion aux alentours de 3 000 cm–1. liaisons hydrogène n’étant pas les mêmes pour toute
b. En poursuivant le raisonnement précédent aux autresla population des liaisons absorbantes, on observe une
spectres du document 1, on peut identifier les positions dispersion assez large des nombres d’onde d’absorption.
de quelques bandes d’absorption caractéristiques de Attention à une erreur courante qui consiste à dire que
certaines liaisons : la bande d’absorption est celle de la liaison hydrogène.

Liaison C–H C=O C=C O – H (en phase


gazeuse)
Nombre d’ondes
(en cm–1) ~3 000 1 750 1 600 3 600
COMMUNIQUER
Spectre(s) 4. L’exploitation d’un spectre IR repose avant tout sur
correspondant(s) A; B; C; D; E D C E
l’étude de la partie relative aux plus « grands » nombres
d’onde, compris entre 1 500 cm–1 et 4 000 cm–1, puisque
c. Pour les deux isomères de position, on ne constate dans cette zone, les bandes d’absorption sont caracté-
quasiment aucune différence entre les deux spectres surristiques de certains types de liaisons (et non pas de la
la plage de nombres d’onde compris entre 1 500 cm–1 molécule étudiée). Grâce à une table de données, on
et 4 000 cm–1, avec deux bandes qui ont une position identifie alors la présence de certaines liaisons présentes
commune : une première, assez intense, associée aux liai- au sein de la molécule (principalement, les liaisons O – H,
sons C – H un peu avant 3 000 cm–1 et la seconde, moinsC=O et C=C ; les liaisons C – H étant moins « originales »
prononcée, associée à la liaison O – H aux environs de dans une molécule organique...). La connaissance de la
3 600 cm–1. Les liaisons au sein des deux isomères sont formule brute de la molécule permet alors de progresser
en effet analogues. On constate en revanche que les dans l’identification de la formule semi-développée de
deux spectres diffèrent très nettement (par le nombre, cette molécule, même s’il s’avérera sans doute difficile
la position et l’allure des différentes bandes) sur la plagede distinguer certains isomères par cette méthode (il
de nombres d’onde compris entre 400 cm–1 et 1 500 cm–1faudra alors s’intéresser à la partie du spectre aux plus
(beaucoup plus riche en bandes d’absorption). Il est ainsifaibles nombres d’onde ou bien s’appuyer sur la spec-
possible de distinguer deux isomères par comparaison troscopie de RMN du proton, cf. chapitre 6).
de leurs spectres IR « aux petits nombres d’onde », et ce,
même s’ils ont une structure chimique très semblable.
Cette partie du spectre IR d’une molécule est en effet
totalement caractéristique de cette molécule : on parle
d’« empreinte digitale » de la molécule.
d. Lorsque l’échantillon analysé est en phase gazeuse,
la bande d’absorption caractéristique de la liaison O – H,

41
EXE RCICES Appliquer le cours ❙❙Spectroscopies d’absorption (§3 du cours)

❙❙Les molécules organiques (§1 du cours) 14. Exploiter un spectre UV-visible


a. On relève λm,1 = 310 nm, λm,2 = 340 nm
et λm,3 = 530 nm.
10. Utiliser la representation topologique b. Seule λm,3 correspond à une radiation dans le visible.
a. C5H10b. C6H12O2 Les radiations de couleur verte sont donc principalement
c. C6H12O2d. C5H11NO absorbées (mais aussi un peu le bleu à cause de l’épau-
lement à 500 nm). On en déduit que l’éosine est rouge/
11. Identifier des classes fonctionnelles rosée en solution aqueuse.
a. et b. c. On relève Amax = 1,1 et donc :
A1,1
O O εmax = max == 1,1 × 105 L⋅mol–1⋅cm–1
O
5c 1,0 × 1,0 × 10

O OH H2N
 103 L⋅mol–1⋅cm–1
L’éosine est donc une espèce fortement absorbante.
c. a est un alcène, b un ester, c un acide carboxylique
et d un amide 15. Exploiter un spectre infrarouge
a. La large bande de très forte absorption aux alen-
❙❙Nomenclature des molécules organiques tours de 3 350 cm–1 correspond à la liaison O – H du
(§2 du cours) groupe hydroxyle. On observe par ailleurs la bande fine
de moyenne absorption associée à la même liaison aux
alentours de 3 600 cm–1.
12. Nommer des molécules organiques
b. On n’observe plus que la bande fine de moyenne
a est le 2-méthylbut-2-ène.
absorption au voisinage de 3 600 cm–1, la large bande
b est le 2-méthylbutanoate de méthyle. de très forte absorption a « disparu ». Ceci est dû à la
présence de liaisons hydrogène présentes en solution,
c est l’acide 2-éthylbutanoïque.
mais pas en phase gazeuse.
d est le 2-méthylbutanamide.

13. Écrire des formules topologiques


a. 4-méthylhexan-3-ol : 16. Utiliser une table de données IR
a. Les deux molécules envisageables sont :

O O

OH OH O

b. 3-éthyl-2,3-diméthylheptanal : acide éthanoïque méthanoate de méthyle


b. La bande fine et de forte absorption aux alentours de
O 1 710 cm–1, caractéristique de la liaison C=O, permet déjà
d’envisager qu’il s’agit d’un acide carboxylique et non
pas d’un ester (pour lequel la liaison C=O absorbe des
radiations de nombres d’onde compris entre 1 735 cm–1
et 1 750 cm–1).
c. 3,3,4-triméthylpentan-2-one : La bande très large et intense présente au voisinage
de 3 050 cm–1 correspond à la liaison O – H du groupe
carboxyle et permet donc de confirmer sans aucune
ambiguïté qu’il s’agit de l’acide éthanoïque.

O
d. 2-méthylpropan-2-amine :

NH2
EXE RCICES S’entraîner

e. 2-éthylpentanoate de butyle : 17. Exercice résolu dans le manuel

O 18. Application de l’exercice résolu


1. On vérifie que les molécules sont isomères en déter-
minant leur formule brute à partir de leur formule
O semi-développée, elle-même obtenue à partir du nom
des deux molécules.

42
– acide butanoïque : soit un constituant de la matière colorée : « posséder au
CH3 – CH2 – CH2 – COOH, de formule brute : C4H8O2 moins 7 doubles liaisons conjuguées ». Mais dans le cas
– propanoate de méthyle : de l’alkannine, il faut aussi tenir compte des deux groupes
CH3 – CH2 – C(=O)O – CH3 , de formule brute : C4H8O2. caractéristiques hydroxyle fixés sur le noyau aromatique,
On constate bien qu’il s’agit de deux isomères, de mêmequi participent à la délocalisation électronique.
formule brute, mais de formule semi-développée (ou
topologique) différente.
2. L’acide butanoïque fait partie de la classe fonc- 21. Apprendre à rédiger
tionnelle des acides carboxyliques. Le propanoate de > COMPÉTENCES : Connaître, analyser, réaliser, communiquer.
méthyle fait partie de la classe fonctionnelle des esters. a. Pour diluer cent fois la solution étalon, on prélève, par
3. La bande commune aux deux spectres IR correspond exemple, 10 mL de cette solution à l’aide d’une pipette
à celle de la double liaison C=O (fine et intense aux envi-jaugée, que l’on verse dans une fiole jaugée de 1 L, préa-
rons de 1 700 cm–1), présente dans les deux molécules. La lablement remplie au tiers d’eau distillée. On complète
liaison qui fait la différence est la liaison O – H présente jusqu’au trait de jauge avec de l’eau distillée, puis on
dans le groupe carboxyle de l’acide (large et intense auxhomogénéise une dernière fois.
environs de 3 000 cm–1), et pas dans l’ester. A est donc le Il faut ensuite faire le blanc, en mesurant l’absorbance
spectre de l’acide butanoïque tandis que B est celui du de la cuve et de l’eau distillée, puis réaliser le spectre de
propanoate de méthyle. la solution préalablement diluée.
Remarque : les bandes fines présentes dans le spectre IRb. On constate tout d’abord que le spectre de la solution
de l’ester autour de 3 000 cm–1 correspondent aux liai- d’hypochlorite de sodium étalon 2 est désespérément
sons C – H. Celles-ci figurent également dans le spectre plat : cette solution n’absorbe pratiquement pas de
de l’acide carboxylique, mais sont (au moins en partie) radiations dans le visible, et elle n’est donc pas colorée.
masquées par la large bande associée à la liaison O – H. Ce ne sont donc pas les ions hypochlorite qui donnent
sa couleur à l’eau de Dakin. On constate en revanche
que le spectre de la solution étalon de permanganate
de sodium diluée 100 fois et celui de l’eau de Dakin ont
exactement la même allure : seule une homothétie les
distingue, ce qui correspond à une dilution différente de
19. Exercice résolu dans le manuel
l’espèce absorbante. Ce sont donc bien les ions perman-
ganate qui colorent l’eau de Dakin.
20. Application de l’exercice résolu c. D’après la loi de Beer-Lambert, pour chaque longueur
1. On identifie deux groupes caractéristiques dans l’alk- d’onde :Aλ = ελc
annine : le groupe hydroxyle (qui apparaît 3 fois) et le où c est la concentration molaire en ions permanganate
groupe carbonyle (qui apparaît 2 fois), voir schéma dans la solution,  la largeur de l’échantillon traversé, et
ci-dessous. ελ le coefficient d’absorption molaire associé.
2. Grâce à la règle de l’octet vérifiée par l’atome de En se plaçant au maximum d’absorption des ions
carbone, on peut retrouver la formule semi-développée permanganate, pour λm = 525 nm, on relève pour la
associée à l’alkannine : solution étalon diluée 100 fois, de concentration
c = 1,5 × 10–4 mol⋅L–1 : Amax = 0,35.
On en déduit :
groupe carbonyle
OH O
0,35
groupe hydroxyle εmax == 2,3 × 103 L⋅mol–1⋅cm–1.
–41,0 × 1,5 × 10
C C
HC C CH CH3

H2
HC C C C C
C C CH C CH3 Puisque dans la solution de Dakin, on relève A9max = 0,15 ;
H
on en déduit la concentration molaire des ions perman-
OH O OH ganate dans l’eau de Dakin :

A9max 0,15
c9 = = = 6,4 × 10–5 mol⋅L–1.
On en déduit donc la formule brute de l’alkannine : εmax λ 2,3 × 10
3 × 1,0

C16H16O5.
22. Caractérisation du paracétamol
3. L’alkannine absorbe des radiations de longueurs
> COMPÉTENCES : S’approprier, connaître, analyser.
d’onde situées dans le visible (400 nm  λm = 520 nm
 800 nm) : il s’agit donc d’une molécule de la matière a.
colorée. Plus précisément, elle absorbe principalement
dans le vert, et apparaît donc rouge en solution dans HO NH
l’éthanol.
O
4. L’alkannine possède 6 doubles liaisons conjuguées, ce
qui est juste en-dessous de la limite « habituellement »
retenue pour considérer qu’une molécule organique
b. – OH est le groupe hydroxyle.

43
c. Cette molécule appartient à la classe fonctionnelle desGrâce aux données du film, on détermine la concentra-
amides. tion molaire en vanilline :
Remarque : En revanche, elle n’appartient pas à la m6,5 × 10–3
classe fonctionnelle des alcools, mais à celle des phénolsc=== 8,6 × 10–5 mol⋅L–1
du fait de la fixation du groupe hydroxyle sur un cycle MV 152 × 0,500
aromatique.
d. Non, le paracétamol n’absorbe que des radiations avec la masse molaire de la vanilline (C8H8O3) :
du domaine de l’UV. La solution n’apparaît donc pas M = 8M(C) + 8M(H) + 3M(O) = 152 g⋅mol–1.
colorée. On peut alors remonter à la valeur du coefficient d’ab-
e. La bande à 3 600 cm–1 correspond à la liaison O – H, sorption molaire au maximum d’absorption, connaissant
celle à 3 400 cm–1 à la liaison N – H, celle à 3 000 cm–1 la largeur de la cuve utilisée  = 1,0 cm :
aux liaisons C – H, celle à 1 750 cm–1 à la liaison C=O et
enfin celle à 1 500 cm–1 aux liaisons C=C. Amax 0,97
f. En phase condensée, il apparaîtra une bande très εmax = =
large et de forte absorption centrée aux alentours de c 1,0 × 8,6 × 10–5
3 300 cm–1, correspondant aux liaisons hydrogène impli-
εmax = 1,1 × 104 L⋅mol–1⋅cm–1  103 L⋅mol–1 cm–1.
quant à la fois des liaisons N – H et des liaisons O – H
entre différentes molécules présentes en solution. La vanilline est donc une espèce fortement absorbante
pour des radiations du proche-UV.
e. On compte 8 atomes de carbone, 8 atomes d’hydro-
gène et 3 atomes d’oxygène : C8H8O3. Son nom dans la
base de données est :
23. Étude de la vanilline
4-hydroxy-3–méthoxybenzaldéhyde.
> COMPÉTENCES : S’approprier, connaître, analyser, valider. f. La liaison C=O est très facilement repérable par sa
a. bande d’absorption très fine et de forte absorption à
– Préparation de l’échantillon, suffisamment dilué pour 1 670 cm–1. Les liaisons C=C apparaissent sous la forme
que Amax < 1,5. d’une double bande à 1 540 et 1 590 cm–1. Les liaisons
– Faire le blanc avec le spectrophotomètre avec une cuveC – H apparaissent vers 2 900 cm–1. Et enfin, la large
remplie du solvant (ici, de l’acétate d’éthyle). bande associée à la liaison O – H apparaît autour de
– Réaliser le spectre. 3 100 cm–1.

24. ★ Couleur et conjugaison : l’effet bathochrome


> COMPÉTENCES : S’approprier, analyser, réaliser, valider.
a. Plus il y a de doubles liaisons (C=C) conjuguées, plus la
longueur d’onde correspondant au maximum d’absorp-
tion augmente.
b. En grec : « batho » signifie vers le fond, « chroma »
signifie la couleur.
c. Plus le nombre de doubles liaisons conjuguées est
important, plus l’énergie des photons absorbés par une
molécule contenant la conjugaison est faible, et donc
plus la longueur d’onde correspondante est élevée
hc
b.
puisque E =.
λ
groupe
d. On peut extrapoler les résultats du tableau et
O carbonyle
admettre très raisonnablement que pour un nombre
suffisant de doubles liaisons conjuguées, on parvienne
HO
à une valeur de λm suffisamment grande pour parvenir à
groupe O une radiation du visible (à partir de 400 nm). Cette limite
hydroxyle interviendra vraisemblablement pour environ 7 doubles
liaisons conjuguées.
c. Non : la solution de vanilline apparaît incolore sur les e. On dénombre 11 doubles liaisons C=C conjuguées
images. Il n’y a en effet que 4 doubles liaisons conju- dans le β-carotène. Cela confirme l’effet bathochrome
guées dans la molécule. Il en faut plus de 7 pour avoir puisque λm (β-carotène) = 450 nm  400 nm.
une molécule absorbant des radiations du visible. f. Puisque le β-carotène absorbe principalement les
d. On constate sur le spectre obtenu qu’aucune longueurradiations de couleur bleu, il apparaît donc jaune (et pas
d’onde des radiations du visible n’est absorbée. Cela rose : le flamant est un piège).
confirme que la solution n’apparaisse pas colorée. Néan-N. B. : en réalité, il est plutôt jaune-orangé.
moins, les rayonnements du proche-UV sont absorbés.
On relève ainsi Amax = 0,97 pour λm = 272 nm.

44
25. ★ Influence de la conjugaison en IR 27. ★ In English Please
> COMPÉTENCES : S’approprier, connaître, analyser. > COMPÉTENCES : S’approprier, analyser, valider.
a. Ces deux molécules possèdent un groupe carbonyle. a. En ordonnée n’est pas portée la transmittance, mais
Elles font par ailleurs partie de la classe fonctionnelle des
l’absorbance. Par conséquent, les bandes d’absorp-
aldéhydes et à celle des alcènes. tion sont orientées avec des maxima d’absorption vers
b. Dans le but-2-énal, les deux doubles liaisons C=C et le haut, comme en spectroscopie UV-visible, puisque
C=O sont conjuguées : T = 10–A.
b. On reconnaît une bande plutôt large et d’inten-
3 1 sité moyenne pour les nombres d’onde proches de
2 900 cm–1. Il s’agit de la bande caractéristique des liai-
4 2 O sons C – H.
Par ailleurs, on reconnaît la bande assez fine et de
c. D’après les tables : a correspond aux liaisons C – H ; b
forte absorption pour des nombres d’onde voisins de
correspond à la liaison C=O ; c correspond à la liaison
1 700 cm–1, correspondant à des liaisons C=O.
C=C.
La bande à un peu moins de 1 600 cm-1 pourrait par
d. La conjugaison des doubles liaisons déplace les
ailleurs correspondre à des liaisons C=C (aromatiques)
nombres d’onde du minimum des bandes d’absorp-
et/ou à des N – H (déformation).
tion vers de plus faibles valeurs. Il s’agit du même effet
c. Ce sont visiblement les liaisons C=O qui sont le plus
bathochrome que celui observé en spectrophotométrie
affectées par le vieillissement du bois. Puisque leur
UV-visible (cf. exercice 24).
absorption décroît dans le temps, c’est que le nombre
de ces liaisons diminue dans le temps.
d. Il suffit a priori de relever la hauteur du maximum
26. S’auto-évaluer d’absorbance pour la bande relative aux liaisons C=O
Commençons par donner les formules topologiques des pour déterminer l’âge du bois. On procède ensuite par
différents « candidats » à partir de leur nom. étalonnage, puisque l’on connaît la hauteur relative du
n°1 : éthanoate de propyle maximum pour des âges de référence.

28. ★★ Couleur et spectres UV-visible


n°2 : 3-méthylpentan-3-ol
> COMPÉTENCES : S’approprier, connaître, analyser, réaliser,
valider.
1. a. Non. D’après la photographie, la solution d’ions
OH triiodure apparaît jaune pâle pour la plus faible concen-
tration, et brun foncé pour la plus forte concentration, en
n°3 : 2,2-diméthylpropanamide passant par l’orange et le rouge pour les concentrations
intermédiaires. La couleur perçue d’une solution d’une
NH2 même espèce dépend donc considérablement de sa
concentration.
b. On relève sur le spectre le maximum d’absorbance
O Amax = 1,6 (valeur un peu trop grande : on aurait dû diluer
davantage la solution d’ions triiodure, ou bien prendre
n°4 : pentanal une cuve de 0,5 cm d’épaisseur) pour une valeur de
O longueur d’onde λm = 350 nm (environ).
On en déduit par la loi de Beer-Lambert la valeur du coef-
ficient d’absorption molaire au maximum d’absorption :
On identifie sur le spectre une bande (double) de forte A1,6
absorption aux alentours de 1 650 cm–1. Il s’agit donc a εmax = max =
priori de la bande d’absorption d’une liaison C=O, ce qui c1,0 × 2,6 × 10–4
exclut l’alcool (n°2). Mais d’après les tables, le nombre
d’onde ne peut pas correspondre à la liaison C=O d’un
aldéhyde (n°4) ou d’un ester (n°1), puisqu’il serait alors
compris entre 1 720 et 1 750 cm-1. Il s’agit donc de εmax = 6,2 × 103 L⋅mol–1⋅cm–1  103 L⋅mol–1⋅cm–1.
l’amide (n°3).
Par ailleurs, le reste du spectre confirme cette attribu- Les ions triiodure sont donc fortement absorbants,
tion. En effet, la bande fine et intense qui est centrée essentiellement dans l’UV, mais aussi en partie dans le
autour de 1 620 cm–1 correspond à l’absorption d’une visible (cf. question suivante).
liaison N – H (déformation). c. Le maximum de l’absorption de la solution a lieu pour
Et on repère deux bandes larges et intenses pour des radiations de l’UV, mais on remarque que la bande
3 200 cm–1 et 3 400 cm–1 qui correspondent à l’absorp- d’absorption « déborde » dans le domaine du visible.
tion des liaisons N – H d’un amide qui possède le groupeAinsi, le bleu-violet est également absorbé. La couleur
caractéristique – C(=O)NH2 (cf. exercice 29). complémentaire étant le jaune et le jaune-vert, il s’agit
bien de la couleur perçue pour la solution.

45
d. D’après la loi de Beer-Lambert, l’absorbance est direc-2. a. Dans le spectre 1 , on ne discerne aucune bande
tement proportionnelle, pour chaque longueur d’onde, d’absorption au delà de 3 000 cm–1.
à la concentration en ions triiodure en solution. Si cette Dans le spectre 2 , on discerne une bande double entre
dernière augmente, l’absorbance augmente, et la bande3 300 et 3 400 cm–1.
du spectre subit une homothétie vers les plus grandes Dans le spectre 3 , on discerne une simple bande large
valeurs d’absorbance. et intense, centrée autour de 3 300 cm–1.
e. Il n’y a alors pas que les radiations violettes qui sont b. Pour les spectres 2 et 3 , les bandes observées corres-
absorbées, mais aussi le bleu, puis le vert. Ainsi, la couleur
pondent aux liaisons N – H en phase condensée.
perçue évolue également, passant progressivement du c. La seule amine qui ne possède pas de liaison N – H est
jaune à l’orange, puis au rouge. Le brun foncé corres- l’amine tertiaire A, dont le spectre est le spectre 1 .
pond quant à lui à l’absorption de quasiment toutes les d. D’après le document 2, pour une amine primaire,
radiations du visible. contenant le groupe amino – NH2, il existe deux modes
2. a. On relève un maximum de l’absorbance Amax = 1,3 de vibration, donc deux énergies différentes et deux
pour une longueur d’onde λm = 430 nm. On en déduit, nombres d’onde différents pour l’absorption. On n’a
par la loi de Beer-Lambert : alors pas une seule, mais deux bandes d’absorption très
A1,3 proches dans le spectre IR correspondant.
εmax = max == 5,2 L⋅mol–1⋅cm–1. e. Le spectre 2 contient une double bande au voisinage
c1,0 × 0,25 de 3 300 cm–1 : il s’agit du spectre de l’amine primaire C.
Le spectre de l’amine secondaire B est donc par élimina-
tion le spectre 3 .
b. λm = 430 nm correspond à des radiations de couleur
bleu. La couleur complémentaire est donc le jaune.
c. Pour le nitrate de nickel en solution aqueuse :

εmax = 5,2 L⋅mol–1⋅cm–1  102 L⋅mol–1⋅cm–1. 30. ★★ Réarrangement de Beckmann


> COMPÉTENCES : S’approprier, connaître, analyser.
Le nitrate de nickel est donc faiblement absorbant dans
le visible. a. L’éthanal a pour formule brute C2H4O, l’hydroxyla-
mine NH3O, et l’éthanaloxime C2H5NO. On s’aperçoit
d. On constate clairement que la couleur du nitrate de
nickel n’est pas jaune, mais verte ! On n’a pas pris en donc que pour que la conservation de la matière soit
respectée, la production d’une molécule d’éthanola-
compte l’existence de l’autre bande du spectre, aux alen-
tours de 700 nm. Elle est certes moins intense, mais ellemine s’accompagne de celle d’une molécule d’eau H2O.
b. Equation-bilan (formules topologiques) :
traduit l’absorption d’une bonne partie des longueurs
d’onde correspondant aux radiations de couleur rouge.
La couleur perçue de la solution correspond en fait à NH2
celle des radiations visibles les moins absorbées (et donc
O + N + H2 O
transmises), correspondant au minimum d’absorption,
aux alentours de λ = 550 nm. La solution paraît effec- OH
OH
tivement verte.
éthanal hydroxylamine éthanaloxime eau

c. Transformation de l’éthanoloxime en éthanamide :


29. ★★ Identification de la classe d’une amine
> COMPÉTENCES : S’approprier, connaître, analyser, valider.
N O
1. a.
N OH H2 N
éthanaloxime éthanamide
b. Tout comme les alcools, il existe des amines primaires
(une seule chaîne carbonée liée à l’atome d’azote), Les deux molécules ont la même formule brute : C2H5NO.
secondaires (deux chaîne carbonées liées à l’atome Elles possèdent les mêmes atomes, mais ils sont disposés
d’azote) et tertiaires (trois chaîne carbonées liées à différemment. Il s’agit de deux isomères (de fonction).
l’atome d’azote). A est donc une amine tertiaire, B une d. Le spectre IR de l’éthanal fera intervenir la bande
amine secondaire, et C une amine primaire. caractéristique, fine et intense associée à la liaison C=O,
c. C est la 3-méthylbutan-1-amine. légèrement au-dessus de 1700 cm–1 et ne présentera
d. A est la N,N-diéthyléthanamine : aucune autre bande d’absorption aux nombres d’onde
supérieurs (si ce n’est une harmonique de cette bande
1 principale vers 3400 cm–1).
Le spectre IR de l’éthanaloxime sera le seul à ne pas faire
2 N apparaître de bande caractéristique associée à la liaison
C=O (bande fine et intense aux environs de 1 700 cm–1).
On y distinguera en revanche la bande caractéristique de
B est la N-méthyl-2-méthylpropan-1-amine : la liaison O – H (bande fine à un peu plus de 3 600 cm–1
en phase gazeuse, ou large et intense aux alentours de
H 3 300 cm–1).
2 N
3 1

46
Enfin, le spectre de l’éthanamide fera apparaître, en plus Nature solide : Nature fluide :
de la bande caractéristique de la liaison C=O (bande fine pas de mouvement présence de
et intense aux environs de 1 700 cm–1) une bande carac- de convection mouvements de
téristique de la liaison N – H (vers 3 500 cm–1 en phase possible. convection : courants
gazeuse). chauds ascendants,
Remarque : Puisque l’éthanamide contient le groupe vent.
caractéristique – C(=O)NH2, on observera une double
bande d’absorption, associée aux deux modes de vibra- Limites « floues » :
tion possible pour les liaisons N – H, (cf. exercice 29 quand passe-t-on
précédent). Délimitation nette. de l’atmosphère
Il est donc facile de caractériser chacune des molécules terrestre au vide
par spectroscopie IR. sidéral ?

Milieu uniforme : Milieu non


composition (et uniforme :
température) iden- composition
Différences
tique en tout point. variable, avec des
EXE RCICES Objectif BAC nuages par endroit
(contenant de la
Les fiches-guides permettant d’évaluer ces exercices par vapeur d’eau et/
ou de la glace), de
compétences sont disponibles sur le site :
l’ozone essentielle-
sirius.nathan.fr/sirius2017 ment présent dans la
stratosphère, et une
31. ANALYSE ET SYNTHÈSE DE DOCUMENTS atmosphère se raré-
fiant en altitude.
L’effet de serre Température fluc-
> COMPÉTENCES : S’approprier, analyser, réaliser, valider, tuante, aussi bien
communiquer, connaître. selon l’altitude que
la position sur Terre.
1. Le doc. 1 mentionne une température moyenne
actuelle à la surface de la Terre de 15 °C (grâce à l’effet
de serre), température confirmée par le document 2,
qui mentionne une température de surface terrestre de
288 K = (273 + 15) K. Ces valeurs sont donc parfaitement 3. On constate en comparant les différents spectres
cohérentes. d’absorption que c’est la vapeur d’eau qui présente le
En ce qui concerne les longueurs d’onde, le document 2 plus large spectre d’absorption dans le domaine de l’in-
prévoit une plage du visible comprise entre les valeurs frarouge. Elle a toujours été l’origine principale de l’effet
λmin et λmax telles que : de serre, initialement nécessaire à la présence de la vie
log(λmin en cm) = –4,45 et log(λmax en cm) = –4,10, sur Terre, comme le rappelle le dernier paragraphe du
soit λmin = 10–4,45 cm = 3,5 × 10–5 cm = 3,5 × 10–7 m document 1.
et λmax = 10–4,10 cm = 7,9 × 10–5 cm = 7,9 × 10–7 m, ce quiMalheureusement, on constate que cette absorption
est cohérent avec les valeurs proposées par le documentest complétée par celle des quatre autres gaz dont les
3: spectres sont fournis, et qui sont présents dans l’atmos-
0,40 μm  λvisible  0,75 μm. phère. La présence de ces gaz a certes une origine qui
Remarque : on peut également vérifier la pertinence de peut être naturelle (ozone stratosphérique, bien utile
la loi de Wien, aux incertitudes de mesure près : pour bloquer une grande partie des UV lointains émis
– Pour le Soleil, la longueur d’onde relative au maximumpar le Soleil, méthane produit par la dégradation de la
d’émission est telle que : matière organique, dioxyde de carbone rejeté par la
log (λm en cm) = – 4,3 soit λm = 10–4,3 cm, respiration des êtres vivants et le volcanisme, etc.), mais il
d’où λm × Tsoleil = 10–6,3 × 6 000 = 3,0 × 10–3 K⋅m. est prouvé que l’origine anthropique de ces gaz (élevage
– Pour la Terre, la longueur d’onde relative au maximum et combustions, notamment) est bien plus important
d’émission est telle que log (λ9m en cm) = – 2,9 (plus de 100 fois plus important en ce qui concerne les
soit λ9m = 10–2,9 cm, rejets en dioxyde de carbone, par exemple).
d’où λ9m × Tterre = 10–4,9 × 288 = 3,6 × 10–3 K.m. En augmentant la teneur de ces gaz dans l’atmosphère,
l’effet de serre ne peut a priori que s’amplifier, et être
à l’origine d’une élévation de la température terrestre
moyenne. Ironie du sort, cette élévation de température
a pour conséquence d’augmenter la teneur en vapeur
d’eau dans l’atmosphère, qui est le gaz a effet de serre
2. Pertinence de l’analogie entre l’atmosphère et la vitre
le plus « efficace ».
d’une serre :
Cela dit, les mécanismes de régulation étant nombreux
Vitre d’une serre Atmosphère et complexes, il est très difficile de prévoir avec certitude
l’évolution de la situation.
Transparence au rayonnement solaire dans
Points le domaine du visible au moins.
communs
Absorption de la plupart des rayonnements
IR et UV (lointain)

47
CHAPITRE OBSERVER

6 Spectres de RMN
> Manuel pages 124 à 147

Choix pédagogiques
Ce chapitre suit immédiatement le chapitre sur les autres techniques spectroscopiques : IR et UV-visible.
Pour les lycées ne disposant pas de spectromètre de RMN, certains exercices ou activités ont recours à
l’utilisation
d’un logiciel simulant les spectres.
Le texte du BO insiste sur l’interprétation des spectres. Nous avons donc choisi de privilégier cet aspect, sans
définir
complètement le déplacement chimique dans le cours.
Nous avons souhaité aborder le principe physique de la spectroscopie de RMN en première activité pour que les
élèves puissent connaître la nature du phénomène mis en jeu. Les activités suivantes permettent de mettre en
place
la démarche de lecture d’un spectre à partir de spectres de RMN simples.
traité au chapitre 3 avec les ondes sonores.
Des animations illustrent ce chapitre afin d’aider à sa compréhension. Elles sont disponibles dans le manuel
numé-
rique enrichi et sur les sites Internet compagnon Sirius.
d’un champ magnétique. La RMN implique donc le
O U V E RT U R E D E C H A P I T R E
noyau, et non les électrons, de certains atomes.
b. Le phénomène de RMN s’observe en présence d’un
Le phénomène de résonance magnétique
champ magnétique.
nucléaire (RMN) a été découvert après la
Seconde Guerre mondiale. Cette découverte a
ANALYSER
donnée naissance à la spectroscopie de RMN,
2. Le noyau cité dans le texte est le noyau d’hydrogène
et c’est la résonance magnétique du noyau
1H. Or, les molécules organiques sont très majoritaire-
d’atome d’hydrogène qui a été spécifiquement ment constituées d’atomes de carbone et d’hydrogène.
étudiée pour développer l’IRM. Une spectroscopie s’appuyant sur les propriétés de
Pourquoi avoir choisi le noyau d’atome d’hydrogène noyaux d’atomes d’hydrogène (1H) semble donc parti-
pour l’imagerie par résonance magnétique (IRM) ? culièrement adaptée aux molécules organiques.
Le corps humain est majoritairement constitué d’eau
(et de molécules organiques). Comme le noyau d’atome
d’hydrogène (présent dans toutes les molécules d’eau etRÉALISER
molécules organiques) donne lieu au phénomène de réso- 3. La différence d’énergie entre les deux états possibles
nance magnétique nucléaire, il est intéressant de choisirdu noyau d’hydrogène 1H est donnée par :
ce noyau pour l’imagerie du corps humain par IRM. Δ% = k × Bappareil.
Pour passer d’un état d’énergie à l’autre, un noyau
d’atome d’hydrogène 1H doit absorber un photon trans-
portant le quantum d’énergie Δ% = hν.
AC T I V I T É S k × Bappareil .
On en déduit hν = k × Bappareil soit ν =
h
1. ACTIVITÉ DOCUMENTAIRE 2,82 × 10–26 × 4,70
Principe physique de la RMN A.N. : ν == 2,00 × 108 Hz = 200 MHz.
–346,63 × 10
Commentaires Cette radiation appartient au domaine des ondes élec-
Cette activité est une première approche, très simpli- tromagnétiques radio.
fiée, du principe physique de la RMN. L’analogie avec
les aiguilles aimantées permet de se familiariser avec ANALYSER
les propriétés magnétiques de certains noyaux. On s’ap-4. D’après la relation de la question précédente
puie sur les connaissances de 1re S sur la quantification k × Bappareil
des niveaux d’énergie dans la matière et sur la dualité , si le champ magnétique a une valeurν =
ondes-corpuscules de la lumière. h
double, la valeur de la fréquence de résonance est aussi
multipliée par deux.
Réponses La fréquence de résonance d’un noyau dépend donc du
S’APPROPRIER champ magnétique du spectromètre utilisé, ce qui rend
1. a. La RMN est un phénomène qui met en jeu les difficiles les comparaisons entre les mesures effectuées
propriétés magnétiques de certains noyaux en présenceavec des appareils différents.

49
VALIDER ici) que de groupes d’atomes d’hydrogène équivalents
(deux aussi ici).
5. Si on divise la valeur de la fréquence de résonance par
la valeur du champ magnétique produit par le spectro-
mètre, on obtient une nouvelle grandeur qui ne dépend RÉALISER
plus du spectromètre utilisé. ha
4. ha = 1,5 cm et hb = 0,5 cm, donc= 3.
hb
ANALYSER
2. ACTIVITÉ DOCUMENTAIRE
5. La hauteur du saut de la courbe d’intégration est
Première lecture d’un spectre de RMN proportionnelle au nombre de noyaux correspondants.
Commentaires Or la hauteur du saut le plus grand (à 3,8 ppm) est le
triple de celle du saut le plus petit (à 8,1 ppm). Le signal
Cette activité propose d’emblée un spectre de RMN à 3,8 ppm correspond donc à trois noyaux d’atomes
du noyau d’atome d’hydrogène (couramment appelé d’hydrogène équivalents (ceux du groupe méthyle) et le
« spectre de RMN du proton ») : l’observation de l’axe signal à 8,1 ppm correspond à l’atome d’hydrogène lié à
des abscisses permet d’introduire une nouvelle grandeur, l’atome de carbone du groupe ester.
liée à la fréquence de résonance, mais dont la définition
ne sera pas explicitée. Tous les noyaux des atomes d’hy-
drogène d’une même molécule n’ont pas forcément le O H
même déplacement chimique, ce qui rend intéressante
la spectroscopie de RMN pour avoir des informations sur signal
la structure d’une molécule. H C O C H à 3,8 ppm
Dans un premier temps, une démarche guidée permet
signal
d’établir le lien entre la structure d’une molécule et des
à 8,1 ppm H
observations simples faites sur son spectre de RMN du
proton (à la fois sur les signaux et sur la courbe d’inté-
gration). Dans un second temps, la même démarche
RÉALISER
peut être appliquée à d’autres exemples de spectres LDP_C06_fig14
pour en déduire l’influence de l’électronégativité d’un 6. Diméthylpropane
atome sur les signaux.

Réponses
S’APPROPRIER
1. L’axe des abscisses est orienté de droite à gauche.
2.
10 9 8 7 6 5 4 3 2 1 0
ppm

Triméthylamine
LDP_C06_fig01

ANALYSER
3. a. Les trois atomes d’hydrogène entourés à droite sont
équivalents : on passe de l’un à l’autre par simple rota-
tion autour d’une liaison C – O.
L’atome d’hydrogène entouré à gauche n’a pas d’équi-
valent dans la molécule.
Il y a donc deux groupes d’atomes d’hydrogène équiva-
lents : l’atome d’hydrogène (lié à l’atome de carbone du 10 9 8 7 6 5 4 3 2 1 0
groupe caractéristique) entouré à gauche d’une part, et les ppm
trois atomes d’hydrogène du groupe méthyle d’autre part.
Méthoxyméthylpropane
LDP_C06_fig02

O H

H C O C H

b. Ce repérage est cohérent avec le nombre de signaux 10 9 8 7 6 5 4 3 2 1 0


du spectre. Il y a autant de signaux sur le spectre (deux ppm
LDP_C06_fig13
50
LDP_C06_fig03
ANALYSER ANALYSER
7. Dans le 2,2-diméthylpropane comme dans la triméthy-2. a. Les sauts de la courbe d’intégration à 1,3 et à 2,0
lamine, tous les atomes d’hydrogène sont équivalents. ppm ont des hauteurs égales (1,2 cm). La hauteur du saut
Dans le 2-méthoxy-2-méthylpropane, il y a deux groupespour le signal à 4,1 ppm est inférieure (0,8 cm) : le signal à
d’atomes d’hydrogène équivalents : 4,1 ppm correspond donc à un groupe d’atomes d’hydro-
gène équivalents moins nombreux que ceux des autres
9 atomes d’hydrogène équivalents notés (a) signaux. On en déduit que le signal à 4,1 ppm correspond
aux deux noyaux d’atomes d’hydrogène notés b .
b. Les groupes d’atomes d’hydrogène b et c sont
considérés comme voisins selon cette définition.
CH3 c. Les seuls atomes d’hydrogène qui n’ont pas de voisins
sont ceux qui sont notés a : ce sont eux qui corres-
pondent au singulet. Le signal à 2,0 ppm correspond
CH3 C O CH3 donc à la résonance des noyaux d’atomes d’hydrogène
3 atomes d’hydrogène
notés a . Le signal à 4,1 ppm ayant déjà été attribué,
équivalents notés (b) on en déduit que le signal à 1,3 ppm correspond aux
CH3
noyaux des atomes d’hydrogène c .

Ce repérage est cohérent avec le nombre de signaux


LDP_C06_fig15observés sur chaque spectre : un seul
signal pour le RÉALISER
2,2-diméthylpropane et la triméthylamine, et deux 3.
signaux pour le 2-méthoxy-2-méthylpropane.
Atomes d’hydrogène notés a notés b notés c
VALIDER Déplacement chimique de
2,0 ppm 4,1 ppm 1,3 ppm
8. Le spectre du 2,2-diméthylpropane fait apparaître un leurs noyaux
signal vers 1 ppm, celui de la triméthylamine un signal Nombre de pics dans le signal 1 4 3
vers 2 ppm, et l’un des signaux du 2-méthoxy-2-mé- Nombre d’atomes d’hydro-
gène équivalents voisins
thylpropane est au-delà de 3 ppm. 0 3 2
Or le 2,2-diméthylpropane ne comporte que des atomes
de carbone et d’hydrogène, tandis que la triméthylmé-
thanamine comporte (en plus des atomes de carbone et VALIDER
d’hydrogène) un atome d’azote et le 2-méthoxy-2-mé- 4. Nombre de pics du signal = nombre d’atomes d’hydro-
thylpropane un atome d’oxygène. gène voisins + 1
Conclusion : la présence d’un atome électronégatif dans Remarque :
la molécule donne sur le spectre un signal à un déplace-
1er noyau d’atome d’hydrogène voisin
ment chimique d’autant plus grand que cet atome est ↑ ↑ ↓ ↓
des atomes d’hydrogène c
électronégatif. 2e noyau d’atome d’hydrogène voisin
Dans le spectre du 2-méthoxy-2-méthylpropane, on des atomes d’hydrogène c ↓ ↑ ↑ ↓
remarque que les noyaux notés (b) ont un déplacement Bilan
chimique plus grand que ceux notés (a), plus éloignés de ↑↓ ↑↑ ↓↑ ↓↓
l’atome d’oxygène que les (b). La plus ou moins grande
proximité d’un atome électronégatif a donc aussi un On remarque que quatre situations sont possibles, mais
rôle sur le déplacement chimique d’un noyau. deux ont le même bilan : ↑↓ et ↓↑.
Les noyaux des atomes d’hydrogène c peuvent donc
être situés dans trois champs magnétiques d’intensi-
tés différentes : trois fréquences de résonances, et donc
trois déplacements chimiques sont donc possibles, ce qui
explique la structure du signal sous la forme de trois pics.
3. ACTIVITÉ DOCUMENTAIRE De plus, le bilan commun à deux situations différentes ↑↓
et ↓↑ est deux fois plus probable que chacun des deux
Multiplicité d’un signal sur un spectre de RMN autres (↑↑ ou ↓↓), ce qui explique que le pic central soit
Commentaires deux fois plus intense que chacun des deux autres pics.

Cette activité présente le spectre de RMN d’une molé-


cule, et fait observer dans un premier temps que les
signaux peuvent avoir des structures différentes. On met
4. ACTIVITÉ DOCUMENTAIRE
en évidence ensuite le lien entre la forme du signal et la
structure de la molécule. La RMN au service de la biologie
S’APPROPRIER
1. a. On fait appel à la mécanique quantique pour modé-
Réponses liser le phénomène de RMN.
S’APPROPRIER b. La RMN permet d’accéder à la structure atomique des
1. Le signal à 4,1 ppm comporte quatre pics. On peut molécules (formule développée et structure tridimen-
donc l’appeler « quadruplet ». Le signal à 1,3 ppm, qui sionnelle) mais aussi à la structure de matériaux comme
comporte un seul pic, est un singulet. le verre, le béton.

51
c. La RMN peut permettre d’analyser la surface de maté-Remarque : d’autres noyaux peuvent aussi être étudiés,
riaux (verre, béton) mais aussi des molécules en biologies’ils
: sont présents dans les molécules : le noyau de phos-
protéines, ADN, etc. phore 31, de l’azote 15, du fluor 19, etc.

COMMUNIQUER
2. La RMN : ❙❙Les informations d’un spectre de RMN
– donne accès à la structure des macromolécules (§2 du cours)
intervenant dans les phénomènes biologiques, qu’il
s’agisse des protéines (participant aux mécanismes 15. Identifier une molécule
immunitaires, à la structure et au fonctionnement des a. Il y a trois formules semi-développées correspondant
enzymes, aux réactions de synthèse dans les cellules) à la formule brute C2H4O :
ou de l’ADN, de l’ARN (stockage, transport de l’infor-
mation génétique). La RMN permet non seulement de O
connaître l’enchaînement des atomes dans ces macro- O
molécules, mais aussi la structure en trois dimensions. CH3 C CH2 CH2
Cette connaissance est d’autant plus intéressante que
H
la structure tridimensionnelle de ces macromolécules
est liée à leur fonction dans la cellule.
– permet d’avoir ces informations sur la cinétique de et CH2=CH – OH.
mouvements et d’interactions entre protéines (exemple b. Le signal à 9,79 ppm correspond ici à un proton lié
LDP_C06_fig16
de l’ubiquitine qui se fixe à d’autres protéines et inter-
vient dans le mécanisme de la réponse immunitaire). à un groupe carbonyle. La molécule étudiée est donc
– permet d’avoir des informations sur des réactions l’éthanal CH 3 – CH=O.

chimiques (acido-basiques) entre certaines protéines et 16. Identifier les protons équivalents
l’eau. a. Le spectre présente un signal, donc tous les protons
sont équivalents
b. Les protons des deux groupes – CH3 ont le même envi-
ronnement chimique, donc sont bien équivalents.

EXE RCICES Appliquer le cours 17. Identifier les protons équivalents


a. Le spectre comporte trois signaux : il y a donc trois
groupes de protons équivalents dans la molécule, ce qui
❙❙Qu’est-ce qu’un spectre de RMN ? (§1 du cours) est cohérent avec la formule de la molécule :
CH3 – CH2 – OH
13. Comprendre le vocabulaire b. Le saut de la courbe d’intégration pour le signal vers
La spectroscopie de RMN du proton utilise la résonance 1 ppm est trois fois plus grand que celui pour le signal
des noyaux d’atomes d’hydrogène 1 d’une molécule. vers 5,5 ppm : le signal à 1 ppm correspond donc aux
Or un noyau d’atome d’hydrogène 1 est uniquement trois protons du groupe méthyle CH3 – et le signal à 5,5
constitué d’un proton. Quand on parle de protons en ppm correspond au proton du groupe hydroxyle – OH.
RMN, on s’intéresse uniquement aux noyaux d’atomes On en déduit que le troisième signal (vers 3,5 ppm)
d’hydrogène, et non aux protons des noyaux des autres correspond aux deux protons de – CH2 – .
atomes présents dans la molécule étudiée. On vérifie que le saut correspondant au signal à 3,5 ppm
est deux fois plus grand que celui à 5,5 ppm : le signal à
3,5 ppm correspond donc aux deux protons de – CH2 – .
14. Choisir des noyaux pour la RMN
a. Deux noyaux isotopes peuvent avoir des proprié-
tés magnétiques différentes : par exemple, un noyau
d’atome de carbone 12 est inactif en RMN, tandis qu’un
noyau d’atome de carbone 13 est actif. 18. Déterminer le nombre de voisins
b. C’est le noyau d’atome d’hydrogène 1H qui est le plus a. Le signal vers 1 ppm est un triplet, et celui vers 3,5 ppm
étudié en RMN par les chimistes organiciens : est un quadruplet.
– il est sensible à la présence d’un champ magnétique ; b. Les protons du triplet ont comme voisins 3 – 1 = 2
– cet isotope est très abondant naturellement par protons équivalents entre eux, et les protons du
rapport aux autres isotopes de l’hydrogène ; quadruplet ont comme voisins à 4 – 1 = 3 protons équi-
– il est très abondant dans les molécules organiques. valents entre eux.
c. Les molécules organiques étant constituées majoritai-Ceci est cohérent avec la présence d’un groupe éthyle
rement d’atomes de carbone et d’hydrogène, l’étude en CH3 – CH2 – dans l’éthanol : les protons de CH3 – ont
RMN de noyaux d’atomes de carbone pourrait apporter comme voisins les deux protons de – CH2 – , et les
des informations sur les molécules organiques, à condi- protons de – CH2 – ont comme voisins les trois protons
tion que les molécules aient des noyaux d’atomes de de CH3 – .
carbone magnétiquement actifs. Or l’élément carbone
est constitué de 1,11 % de carbone 13 : les molécules
organiques peuvent donc être étudiées en RMN du
19. Tracer l’allure d’un spectre de RMN
carbone 13.
a. Les trois protons du signal à 1,15 ppm ont deux
protons voisins : le signal à 1,15 ppm a donc 2 + 1 = 3
pics, c’est un triplet.

52
Les trois protons du signal à 2,32 ppm ont trois protons Le spectre de Br – CH2 – CH2 – Br comporte bien un seul
voisins : le signal à 2,32 ppm a donc 3 + 1 = 4 pics, c’estsingulet :
un quadruplet.
Le signal à 3,67 ppm correspond à des protons n’ayant
pas de protons voisins : le signal à 3,67 ppm est donc un
singulet.
b.

10 9 8 7 6 5 4 3 2 1 0
ppm

Le spectre de CH3 – CHCl – CH3 présente bien deux multi-


LDP_C06_fig06plets (un doublet – peu visible sur le spectre
11 10 9 8 7 6 5 4 3 2 1 0 ci-après
ppm – correspondant aux six protons équivalents des deux
groupes méthyle, ayant pour voisin un seul proton, et
Pour que le spectre soit complet, il faut aussi tracer la un septuplet correspondant au proton sur l’atome de
courbe d’intégration. carbone en milieu de chaîne, ce proton ayant six protons
LDP_C06_fig04 voisins) :
Les signaux à 1,15 ppm et 3,67 ppm correspondent
chacun à trois protons : les sauts correspondant dans la
courbe d‘intégration ont donc la même hauteur.
Le signal à 2,32 ppm correspond à deux protons : le saut
3
de la coube d‘intégration à 2,32 ppm est donc = 1,5
2
fois plus petit que les deux autres sauts.
20. Utiliser un logiciel de simulation
a. CH3 – (C=O) – OH : pas de protons voisins, donc unique-
ment des singulets.
CH3 – CH2 – N(CH3)2 : les protons de CH3 – ont deux
voisins ; les protons de – CH2 – , qui ont eux-mêmes trois 10 9 8 7 6 5 4 3 2 1 0
protons voisins ; les trois protons du groupe méthyle ppm
CH3 – . Le spectre de RMN du proton présentera donc un
triplet et un quadruplet. Les protons des deux groupes 21. Interpréter un texte de vulgarisation
méthyle liés à l’atome d’azote n’ont pas de proton Les indices auxquels Jean-Marie Lehn fait allusion
voisin et donnent donc un singulet. sont :LDP_C06_fig07
Br – CH2 – CH2 – Br : tous les protons sont équivalents, on– le nombre de signaux apparaissant sur le spectre
observera un unique singulet. – le déplacement chimique des signaux (autrement dit
CH3 – CHCl – CH3 : les six protons équivalents des deux leur position sur le spectre)
groupes CH3 – ont un proton voisin ; celui de – CHCl –. De– la forme des signaux
même, le proton de – CHCl – a six protons équivalents – les hauteurs relatives des sauts de la courbe
entre eux comme voisins. Le spectre présentera donc d’intégration.
deux multiplets.
b. Le spectre de RMN de CH3 – (C=O) – OH présente bien
seulement des singulets (deux) : EXE RCICES S’entraîner
22. Exercice résolu dans le manuel

23. Application de l’exercice résolu


1. Les deux molécules comportent chacune quatre
groupes de protons équivalents. Le nombre de signaux
sur le spectre ne permet donc pas d’attribuer le spectre
à l’une des deux molécules A ou B.
2. Dans la molécule A, les protons des deux groupes
méthyle n’ont pas de proton voisin, ils correspondent
donc à deux singulets sur le spectre. Les protons de
chaque groupe – CH2 – ont chacun deux protons voisins
équivalents, et correspondent donc à deux triplets sur le
spectre.
12 10 8 6 4 2 0 –2
ppm

53
LDP_C06_fig05
Dans la molécule B, on trouve l’association triplet-qua- Vérifions la cohérence des conclusions précédentes avec
druplet correspondant au groupe – CH2 – CH3. Les une table de déplacements chimiques.
protons du groupe méthyle lié au carbonyle, n’ont pas Sur le spectre donné, le signal à 4,0 ppm (septuplet)
de proton voisin, et donnent donc un singulet, de même correspond au proton situé sur le même atome de
que les protons du groupe – CH2 – lié au carbonyle. Le carbone que le groupe hydroxyle : on est bien dans la four-
spectre doit donc présenter deux singulets, un triplet et chette [3,1 ppm – 4,0 ppm] des protons liés à un atome
un quadruplet. de carbone, lui-même lié à un atome électronégatif.
Le spectre donné dans cet exercice correspond donc à laLe signal à 2,1 ppm peut bien être celui du proton d’un
molécule A. groupe hydroxyle, et celui à 1,2 ppm correspond bien à
des protons sur une chaîne carbonée linéaire.
3. Analysons à présent la courbe d’intégration.
24. Exercice résolu dans le manuel On choisit le palier le plus petit (ici le c ) et on calcule le
rapport de la hauteur de chaque palier sur celle du plus
25. Application de l’exercice résolu hh
petit : ici a = 6 et b = 1. Il y a donc le même nombre
a hchc
(noté n) de protons du type b et du type c et 6 fois
plus de protons du type a .
La molécule comportant 8 protons : n + n + 6 n = 8, d’où
n = 1.
b
La molécule a donc trois groupes de protons équivalents
de 1, 1 et 6 protons, respectivement à 4,0 ppm, 2,1 ppm
c et 1,2 ppm : la molécule est du propan-2-ol et non du
méthoxyéthane (contenant trois groupes de protons
équivalents, de 3, 3 et 2 protons).

11 10 9 8 7 6 5 4 3 2 1 0
ppm

1. Le spectre fait apparaître trois signaux : la molé- 26. Apprendre à rédiger


cule contient trois types de protons. Cette > COMPÉTENCES : S’approprier, réaliser, analyser.
informationLDP_C06_fig08
a. 3-méthylbutan-2-one : 3 groupes de protons équiva-
permet ici d’éliminer le propan-1-ol, qui a 4 types de
lents (6,1,3)
protons : CH3 – CH2 – CH2 – OH.
2. Analysons la multiplicité de chaque signal. CH3
Le septuplet à 4,0 ppm correspond à un proton ayant
pour voisins 6 protons équivalents, c’est le proton situé
CH C CH3
sur l’atome de carbone central du propan-2-ol.
Le doublet à 1,2 ppm correspond à 6 protons équivalents CH3
ayant un seul proton voisin : les 6 protons des groupes O
méthyle couplés au proton lié à l’atome de carbone
central. Le singulet à 2,1 ppm correspond au proton du 4,4-diméthylpentan-2-one : 3 groupes de protons équi-
groupe hydroxyle : ce proton n’est pas considéré commevalents (9,2,3)
voisin des autres protons de la molécule lorsque le tube
de mesure contient des traces d’eau (ce qui est presque CH3
toujours le cas). LDP_C06_fig18

H 3C C CH2 C CH3
proton considéré comme
H n’ayant pas de proton voisin :
CH3 O
singulet à 2,1 ppm

H O H b. Dans la 4,4-diméthylpentan-2-one, aucun des protons


LDP_C06_fig19
n’a de protons voisins : le spectre de RMN de cette molé-
H C C C H cule ne doit présenter que des singulets.
Dans la 3-méthylbutanone, les 6 protons équivalents
(deux groupes méthyle) ont un proton voisin et vont
H H H donc donner un doublet. Le proton du groupe CH a 6
protons voisins et va donc donner un septuplet. Enfin, les
1 proton ayant protons du méthyle lié au carbonyle n’ont pas de proton
6 protons équivalents voisins : voisin et apparaissent donc sous forme d’un singulet.
septuplet à 4,0 ppm c. Le spectre B ne présente que des singulets, il s’agit du
spectre de la 4,4-diméthylpentan-2-one. Le spectre A est
6 protons ayant un seul proton voisin :
doublet à 1,2 ppm
celui de la 3-méthylbutanone.

54
LDP_C06_fig17
d. Spectre B (4,4-diméthylpentan-2-one) : b. Dans la triméthylamine, tous les protons sont équiva-
lents entre eux : le spectre fera apparaître un seul signal
protons plus éloignés de l’atome d’oxygène (singulet).
que les autres protons de la molécule : Dans la triéthylamine, chacun des 9 protons [a] a deux
signal à 1,02 ppm
protons voisins : le signal attendu est un triplet. Chacun
des 6 protons [b] a trois protons voisins : le signal attendu
est un quadruplet.
C H3 O
c. Le spectre de la triméthylamine fait bien apparaître
un seul singulet
C H3 C C H2 C C H3

C H3
signaux à 2,13 et 2,33 ppm

Deux groupes de protons sont à même distance de


l’atome d’oxygène ; les protons de – CH2 – et les protons
du groupeLDP_C06_fig20carbonyle. Ils ont des déplace-CH3 –
lié au
ments chimiques voisins, de 2,13 ppm et 2,33 ppm, mais
on ne peut attribuer sans information complémentaire
chacun de ces deux signaux. Il faudrait disposer de la 3,8 3,7 3,6 3,5 3,4 3,3 3,2 3,1 3,0 2,9 2,8 2,7
courbe d’intégration pour attribuer ces deux signaux. ppm
Les autres protons (9 protons équivalents entre eux)
sont plus éloignés de l’atome d’oxygène, leur déplace- Le spectre de la triéthylamine fait bien apparaître deux
ment chimique est de 1,02 ppm. signaux, un triplet et un quadruplet. Le triplet corres-
Spectre A : LDP_C06_fig09
pond à 9 protons et le quadruplet à 6 protons, et le saut
3 protons n’ayant de la courbe d’intégration correspondant au triplet est
pas de voisin : 9
C H3 O singulet à 2,14 ppm bien = 1,5 fois plus grand que le saut correspondant
6 protons avec 6
un proton voisin :
CH
au quadruplet.
doublet à 1,11 ppm C C H3

C H3
1 proton ayant 6 protons
voisins équivalents :
septuplet à 2,58 ppm

Le groupe de 6 protons équivalents est plus éloigné de


l’atome d’oxygène que les autres groupes de protons
LDP_C06_fig21
de la molécule : ces 6 protons ont donc un déplacement
chimique inférieur à celui des autres protons de la 2,4 2,2 2,0 1,8 1,6 1,4 1,2 1,0 0,5
molécule. ppm
27. Amines
> COMPÉTENCES : Réaliser, valider, communiquer. d. Les 9 protons [a] (triplet) sont plus loin de l’atome
a. Tous les protons de la N,N-diméthylméthanamine d’azote (électronégatif) que les 6 protons [b] (qua-
(triméthylamine) sont équivalents. En effet, les trois LDP_C06_fig10
protons d’un même groupe méthyle CH3 – sont équi- druplet) : on observe bien sur le spectre que le quadruplet
valents entre eux. De plus, un logiciel de modélisation a un déplacement chimique plus grand que le triplet.
moléculaire permet de voir que deux groupes méthyle
sont symétriques l’un de l’autre par rapport à un plan 28. Identification d’une molécule
de symétrie de la molécule (contenant le 3e groupe > COMPÉTENCES : Analyser, réaliser, valider.
méthyle). a. Le spectre présente trois signaux, la molécule corres-
Par analogie, on en déduit que la N,N-diéthyléthana- pondante a donc trois groupes de protons équivalents.
mine (triéthylamine) possède deux groupes de protons b. Le saut de la courbe d’intégration correspondant au
équivalents : signal à 1,2 ppm (triplet) est trois fois plus haut que celui à
– l’un formé des 9 protons (notés [a]) appartenant aux 8 ppm (singulet), et 1,5 fois plus haut que celui vers 4,3
trois groupes méthyle CH3 – ppm
– l’autre formé des 6 protons (notés [b]) appartenant (quadruplet). Le triplet correspond donc à 3 protons, le
aux trois – CH2 – quadruplet à 2 protons et le singulet à 1 proton.
c. Les 3 protons du triplet sont couplés à 2 protons, et
les 2 protons du quadruplet sont couplés à 3 protons : on
reconnaît le groupe CH3 – CH2 – .

55
d. La molécule étudiée est l’acide propanoïque : 31. ★ Composé de référence historique
CH3 – CH2 – C(=O) – OH. > COMPÉTENCES : S’approprier, analyser.
e. Le spectre IR présente une bande vers 3000 cm–1
(C=O), et une bande vers 1700 cm–1 (liaison O – H). a

29. Identification d’une molécule


> COMPÉTENCES : S’approprier, analyser. b
a. La hauteur du saut de la courbe d’intégration est
proportionnelle au nombre de protons responsables du
3 c
signal : le triplet correspond donc à = 1,5 fois plus de
2
protons que le quadruplet. 11 10 9 8 7 6 5 4 3 2 1 0
On note n le nombre de protons responsables du triplet ppm
et n9 le nombre de protons responsables du quadruplet :
n = 1,5 n9. Le spectre de l’exemple étudié fait apparaître 3 signaux :
La formule brute de la molécule étant C4H10O, on a aussila : molécule contient trois types de protons. Cette infor-
n + n9 = 10. LDP_C06_fig08
mation
On en déduit : 1,5 n9 + n9 = 10, soit 2,5 n9 = 10, soit n9 = permet ici d’éliminer le propan-1-ol, qui a 4 types
4. de protons : CH3 – CH2 – CH2 – OH.
Donc n = 1,5 n9 = 6. Analysons à présent la courbe d’intégration.
Le triplet correspond donc à 6 protons et le quadruplet On choisit le palier le plus petit (ici le c ) et on calcule le
à 4 protons. rapport de la hauteur de chaque palier sur celle du plus
b. Le triplet correspond à des protons ayant deux protons hh
voisins, et le quadruplet correspond à des protons ayant petit : ici a = 6 et b = 1. Il y a donc le même nombre
trois protons voisins : on reconnaît l’association des deux hchc
signaux caractéristique du groupe éthyle CH3 – CH2 – . (noté n) de protons du type b et du type c et 6 fois
Le triplet correspondant à 6 protons et le quadruplet plus de protons du type a .
correspondant à 4 protons, la cétone étudiée a vrai- La molécule comportant 8 protons : n + n + 6 n = 8, d’où
semblablement un plan de symétrie, et est donc n = 1.
l’éthoxyéthane : CH3 – CH2 – O – CH2 – CH3 La molécule a donc trois groupes de protons équivalents
Remarque : le signal correspondant aux protons des de 1, 1 et 6 protons, respectivement à 4,0 ppm, 2,1 ppm
– CH2 – (quadruplet à 3,4 ppm) a un déplacement et 1,2 ppm : la molécule est du propan-2-ol et non du
chimique supérieur à celui du signal des protons des méthoxyéthane (contenant trois groupes de protons
– CH3 (triplet à 1,1 ppm), car les – CH2 – sont plus équivalents, de 3, 3 et 2 protons).
proches de l’atome le plus électronégatif de la molécule,Analysons la multiplicité de chaque signal.
l’atome d’oxygène. Le septuplet à 4,0 ppm correspond à un proton ayant
pour voisins 6 protons équivalents, c’est le proton situé
sur l’atome de carbone central du propan-2-ol.
Le doublet à 1,2 ppm correspond à 6 protons équivalents
30. À qui appartiennent ces spectres ? ayant un seul proton voisin : les 6 protons des groupes
méthyle couplés au proton lié à l’atome de carbone
> COMPÉTENCES : Réaliser, analyser.
central. Le singulet à 2,1 ppm correspond au proton du
a. Les deux molécules étudiées sont le méthanol groupe hydroxyle : ce proton n’est pas considéré comme
CH3 – OH, et le méthanal HC = O. voisin des autres protons de la molécule lorsque le tube
L’un des deux spectres fait apparaître un seul signal : de mesure contient des traces d’eau (ce qui est presque
la molécule correspondante contient un seul type de toujours le cas).
protons, il s’agit donc du méthanal (spectre A).
L’autre spectre comporte deux signaux, la molécule
correspondante contient donc deux types de protons :
c’est le cas du méthanol (spectre B) ; les trois protons,
équivalents entre eux, du groupe méthyle CH3 – , et le proton considéré comme
H n’ayant pas de proton voisin :
proton du groupe hydroxyle. singulet à 2,1 ppm
Ces conclusions sont cohérentes avec la table simplifiée
de déplacements chimiques : le proton du méthanal a
H O H
un déplacement chimique de 9,60 ppm (spectre A),
compris dans la fourchette [9,5 – 11 ppm] d’un proton
lié à l’atome de carbone d’un groupe carbonyle. H C C C H
Dans le spectre B, les deux déplacements chimiques (3,43
et 3,66 ppm) correspondent bien aux types de protons
du méthanol : le proton de groupe hydroxyle (dans la H H H
fourchette [0,5 – 5,5 ppm]) et les protons du groupe
méthyle, donc liés à un atome de carbone lui-même lié 1 proton ayant
à un atome électronégatif (fourchette [3,1 – 4,0 ppm]). 6 protons équivalents voisins :
septuplet à 4,0 ppm

6 protons ayant un seul proton voisin :


doublet à 1,2 ppm
56
Vérifions la cohérence des conclusions précédentes avecDans l’hexan-2-one, il y a aussi 5 groupes de protons
une table de déplacements chimiques. équivalents, mais l’un des groupes de protons (sur
Sur le spectre donné, le signal à 4,0 ppm (septuplet) l’atome de carbone n°1 de la chaîne) n’a pas de protons
correspond au proton situé sur le même atome de voisins : son signal sera donc un singulet. Les autres
carbone que le groupe hydroxyle : on est bien dans la signaux seront des multiplets.
fourchette [3,1 ppm – 4,0 ppm] des protons sur un d. Spectre de RMN du proton de l’hexan-3-one :
atome de carbone lié à un atome électronégatif.
Le signal à 2,1 ppm peut bien être celui du proton d’un
groupe hydroxyle, et celui à 1,2 ppm correspond bien à
des protons sur une chaîne carbonée linéaire.

32. ★ Réaction de Cannizzaro


> COMPÉTENCES : S’approprier, analyser, valider.
a. Les spectres IR peuvent permettre d’identifier des
groupes caractéristiques.
b. La bande vers 3 200 cm–1 est caractéristique de la liai-
son O – H, et le spectre IR du produit A1 ne présente pas
d’autre bande caractéristique (au-dessus de 1500 cm–1). 11 10 9 8 7 6 5 4 3 2 1 0
Le groupe hydroxyle est donc vraisemblablement ppm
présent dans le produit A1.
c. C6H5 – CH2 – OH (le cycle aromatique n’est pas modifié).
d. Le spectre IR de A2 présente une bande vers 3000 cm–1Spectre de RMN du proton de l’hexan-2-one :
(liaison OH) et une bande vers 1700 cm–1 (C=O). La molé- LDP_C06_fig11
cule A2 est donc l’acide benzoïque C6H5 – C(=O) – OH.
e. Le spectre RMN de A2 présente un massif autour de
8 ppm, correspondant aux protons du cycle aromatique.
Le singulet à 12 ppm correspond au proton du groupe
carboxyle – COOH.
Le massif à 7,2 ppm dans le spectre de A1 correspond
aux protons du cycle aromatique. Le singulet à 2,5 ppm
(1 proton) correspond au proton du groupe hydroxyle,
et le singulet vers 4,5 ppm (2 protons) correspond aux
protons du groupe – CH2 –.
f. 2 C6H5 – C(=O) – H + H2O →
1,35 1,20 1,05 0,90 0,75 0,60 0,45 0,30
C6H5 – CH2 – OH + C6H5 – C(=O) – OH.
ppm
g. H – (C=O) – (C=O) – H + H2O →
HO – (O=)C – CH2 – OH.
e. On observe bien un singulet dans le spectre de l’hexan-
LDP_C06_fig122-one alors que le spectre de l’hexan-3-one
ne comporte
que des multiplets. On peut donc aisément attribuer l’un
des deux spectres de RMN à l’hexan-2-one, et l’autre à
33. ★ Quand la spectroscopie IR ne suffit pas l’hexan-3-one.
> COMPÉTENCES : Réaliser, analyser. On remarque que le spectre de RMN de l’hexan-3-one
ne fait pas apparaître distinctement 5 signaux : en effet,
a. Hexan-2-one : CH3 – (C=O) – CH2 – CH2 – CH2 – CH3
même si l’on compte 5 groupes de protons équivalents,
Hexan-3-one : CH3 – CH2 – (C=O) – CH2 – CH2 – CH3
des protons non équivalents ont des environnements
b. Les deux spectres IR montrent une bande vers
chimiques très similaires, et donc des déplacements
3 000 cm–1, caractéristique des liaisons C – H impliquant
chimiques très voisins.
des atomes de carbone tétraédriques, et une bande à
1 750 cm–1, caractéristique de la liaison C=O.
Seule la zone du spectre correspondant à un nombre
d’onde inférieur à 1500 cm–1 (c’est-à-dire l’empreinte 34. ★ In English Please
digitale de la molécule) diffère légèrement, mais sans > COMPÉTENCES : S’approprier, réaliser, analyser.
indication complémentaire (tables de spectres), on ne a. Le deutérium est un isotope de l’hydrogène : un noyau
peut attribuer l’un ou l’autre des deux spectres IR à de deutérium comporte un proton et un neutron (A = 2 ;
l’hexan-2-one ou à l’hexan-3-one. Z = 1). Son symbole usuel est D.
c. Les groupes de protons équivalents n’ont pas le mêmeb. Si les molécules étudiées en RMN étaient dissoutes
nombre de protons voisins dans l’hexan-2-one et dans dans un solvant comportant des noyaux d’atomes d’hy-
l’hexan-3-one, à cause de la position différente du drogène, le signal dû à ces protons sur le spectre serait
groupe carbonyle dans les deux molécules. beaucoup plus intense que les signaux dus aux protons
Dans l’hexan-3-one, on observe 5 groupes de protons de la molécule (les protons du solvant sont en effet beau-
équivalents, et chacun des protons a plusieurs protons coup plus nombreux que ceux de l’espèce dissoute dans le
voisins : tous les signaux seront donc des multiplets. solvant). Le signal des protons du solvant risquerait donc
de masquer ceux des protons de la molécule étudiée.

57
c. La valeur du déplacement chimique du noyau de La formule de la molécule est donc :
deutérium est très différente de celle des protons : le CH3 – CHBr – CHBr – CH3.
signal à 7,24 ppm n’est donc pas dû au noyau de deuté-Le spectre RMN du proton d’un halogénoalcane B de
rium du chloroforme deutéré, mais aux protons résiduelsformule brute C5H11Cl présente deux signaux, à 1,1 et
du solvant (parmi un grand nombre de molécules de 3,3 ppm. La courbe d’intégration présente un palier de 1
CDCl3, il peut subsister quelques molécules de CHCl3). cm pour le signal à 3,3 ppm, et un palier de 4,5 cm pour
d. Les solvants deutérés sont difficiles à fabriquer et trèsl’autre signal.
chers, on en introduit donc le moins possible dans les D’après la courbe d’intégration, il y a 4,5 fois plus de
tubes de RMN. protons à 1,1 ppm que de protons à 3,3 ppm. Le signal
à 1,1 ppm correspond à 9 protons, et celui à 3,3 ppm à
2 protons.
35. ★ Sésamol et méthylanisole La formule de B est :
> COMPÉTENCES : Réaliser, valider, communiquer.
a. Points communs : les deux spectres font apparaître
deux singulets et un multiplet, le multiplet se situant vers CH3
6,5 ou 7 ppm.
Différence : la courbe d’intégration fait apparaître des H3 C C CH2 Cl
sauts qui n’ont pas les mêmes hauteurs relatives : dans le
spectre du sésamol, tous les sauts ont des hauteurs diffé-
rentes, alors que dans celui de la méthylanisole, deux CH3
sauts ont même hauteur ; les déplacements chimiques
des singulets sont différents dans les deux spectres. b. Spectre A : Les deux protons des – CHBr – sont bien
plus proches de l’atome le plus électronégatif de la
LDP_C06_fig23
molécule (brome) que les 6 autres : ils sont donc à 3,8
H3 C O CH3
ppm, tandis que les 6 protons des deux groupes CH3 –
sont à 1,8 ppm.
Spectre B : Les deux protons de – CH2 – (3,3 ppm) sont
Cette formule comporte deux groupes méthyle CH3 – , plus proches de l’atome de chlore (électronégatif) que
comportant chacunLDP_C06_fig22 équivalents entre eux.trois les autres protons (1,1 ppm).
protons c. Spectre A : les deux protons – CHBr – CHBr – sont
La courbe d’intégration du spectre de RMN de cette voisins mais non couplés (car équivalents) ; à 3,8 ppm,
molécule présentera donc deux sauts de même hauteur on : attend un quadruplet (chacun des deux protons a
il s’agit donc de la méthylanisole, et l’autre molécule esttrois protons voisins, ceux d’un CH3 –), et à 1,8 ppm, on
donc le sésamol. attend un doublet (protons ayant un seul proton voisin,
Spectre de la méthylanisole : les protons du groupe celui de – CHBr – )
méthyle lié à l’atome d’oxygène ont un déplacement Spectre B : aucun proton n’a de proton voisin, donc les
chimique plus grand (3,8 ppm) que les protons de l’autredeux signaux sont des singulets.
groupe méthyle (2,2 ppm).
Les quatre protons liés au cycle benzénique donnent un
multiplet vers 7 ppm.
Spectre du sésamol : 37. ★★ RMN en champ terrestre
Les trois protons liés au cycle benzénique donnent un > COMPÉTENCES : S’approprier, communiquer.
multiplet vers 6,5 ppm. a. Caractère portable et peu onéreux des instruments
Le singulet vers 5,9 ppm correspond à un saut deux fois utilisant la RMN en champ terrestre, pratiques pour être
plus grand que celui du singulet à 5,1 ppm. Donc 5,9 ppm utilisés sur le terrain pour utilisation sur le terrain. Mais
correspond aux deux protons de – CH2 – et 5,1 ppm au les signaux détectés sont faibles, donc nécessité d’un
proton du groupe hydroxyle. capteur adapté.
b. La spectroscopie IR aurait permis de différencier les b. Acronyme anglais EFNMR : Earth Field Nuclear
deux molécules : on aurait vu dans le spectre IR du sésa-Magnetic Resonance.
mol la bande caractéristique de la liaison O – H. c. Exemples d’applications : travaux à des fins archéolo-
giques (fouilles sous-marines par exemple) ou à des fins
scientifiques (étude de la glace en Antarctique).
d. Le champ magnétique.
36. ★★ Halogénoalcanes
> COMPÉTENCES : Réaliser, valider, communiquer.
a. Le spectre RMN du proton d’un halogénoalcane A de 38. ★★ S’auto-évaluer
formule brute C4H8Br2 présente deux signaux, à 1,8 et a. Les spectres de A et de B sont différents : les
3,8 ppm. La courbe d’intégration présente un palier de produits de réaction A et B sont donc différents. Ce
3 cm pour le signal à 1,8 ppm, et un palier de 1 cm poursont deux isomères de même formule brute C3H7Br : le
l’autre signal. 1-bromopropane et le 2-bromopropane, de formules
Il y a deux types de protons, et trois fois plus d’un semi-développées respectives CH2Br – CH2 – CH3 et
des types de protons que de l’autre. Sur 8 protons, 6 CH3 – CHBr – CH3.
correspondent donc au saut de 3 cm (à 1,8 ppm), et 2 b. Le spectre de la molécule A fait apparaître deux
correspondent au saut de 1 cm (à 3,8 ppm). signaux : un septuplet et un doublet.

58
C’est le 2-bromopropane qui comporte deux groupes de EXE RCICES Objectif BAC
protons équivalents :
– les 6 protons des deux groupes méthyle CH3 – , ayant Les fiches-guides permettant d’évaluer ces exercices par
un unique proton voisin (du groupe – CHBr – ) ; le signal compétences sont disponibles sur le site :
correspondant est donc un doublet. sirius.nathan.fr/sirius2017
– le proton du groupe – CHBr – a 6 protons voisins équi-
valents entre eux, son signal est donc un septuplet. Ce
signal est à un déplacement chimique plus élevé (vers 4 40. DÉPARTAGER DES ISOMÈRES PAR SPECTROSCOPIE
ppm) que le doublet, car le proton de – CHBr – est plus > COMPÉTENCES : Connaître, s’approprier, analyser, valider.
proche de l’atome de brome (électronégatif) que les 6 1. Les deux formules topologiques données corres-
autres protons. pondent à la même formule brute : C3H6O. Les deux
Le spectre de la molécule B est celui du 1-bromopropanemolécules A et B sont donc bien isomères.
CH2Br – CH2 – CH3 (3 groupes de protons équivalents). 2. Le propanal est un aldéhyde dont la chaîne carbonée
On observe deux triplets (les protons de CH2Br – et ceux est constituée d’un enchaînement de trois atomes de
de CH3 – ont comme voisins les deux protons du – CH2 – ).carbone. La formule semi-développée du propanal est
Le triplet à 3,6 ppm correspond aux protons de CH2Br, donc CH3 – CH2 – CH = O, soit, en formule topologique :
plus proches de l’atome de brome que ceux de CH3 –
(triplet vers 1 ppm).
Les protons de – CH2 – donnent lieu à un multiplet plus O
complexe (vers 1,7 ppm), car ils ont comme voisins deux
types de protons différents.
3. Le propanal contient trois groupes de protons équiva-
lents : l’un formé par LDP_C06_fig24 du groupe méthyleles
trois protons
CH3 –, un autre formé par les deux protons de – CH2 –, et
un autre formé par le proton lié à l’atome de carbone du
39. ★★ Courses aux hauts champs groupe carbonyle.
> COMPÉTENCES : Analyser, réaliser, communiquer.
H
a. Travailler à haut champ pour l’étude des protéines
améliore la résolution des spectres : « on augmente la
largeur de raie » (cf. Rapport du Sénat du document 2). H C O H1
b. La phrase soulignée est fausse : on voit que les spectres C C
A et B font apparaître des signaux ayant les mêmes H
valeurs de déplacements chimiques. (voir activité 1). H H
c. Travailler à haut champ pour l’étude des protéines 3 2
améliore la résolution des spectres et permet donc de
mieux voir la structure fine des signaux (cf. Rapport du Les trois protons du groupe méthyle sont équivalents du
Sénat du document 2). Cette amélioration de la qualité fait de la libre rotation autour de la liaison simple C – O.
des spectres avec un champ magnétique plus intense est LDP_C06_fig25
illustrée par le document 1. Le spectre B a été obtenu Les protons 1 et 2 ne sont pas équivalents du fait de
avec un spectromètre créant un champ magnétique l’impossibilité de la rotation autour de la double liaison
plus grand que le spectre A : sa résolution est meilleure,C=C : le proton 1 est donc spatialement plus proche de
le triplet et le quadruplet sont bien identifiables, ce qui l’atome d’oxygène de la molécule que le proton 2 .
n’est pas le cas sur le spectre A. Le spectre de RMN de la molécule A fait apparaître trois
Le document 3 apporte une information complémen- signaux : la molécule A comporte donc trois groupes de
taire sur l’intérêt d’utiliser un champ magnétique le plusprotons équivalents.
intense possible : on peut ainsi diminuer, voire éviter desLe spectre de RMN de la molécule B fait apparaître
superpositions entre les signaux de différents protons quatre signaux : la molécule B comporte donc quatre
(dans une « grosse » molécule comme une protéine) quigroupes de protons équivalents.
auraient des déplacements chimiques voisins. C’est ce L’isomère A est donc le propanal CH3 – CH2 – CH=O,
qui apparaît sur le spectre d’une protéine : l’ensemble tandis que la formule semi-développée de l’isomère B
des nombreux signaux forme une continuité. est : CH3 – O – CH=CH2.
« Le “prix à payer” dans cette évolution vers des champs 4. a. Dans le propanal (isomère A), tous les protons ont
d’intensité plus élevée, c’est la qualité de ceux-ci. Il ne des protons voisins : les 3 protons du méthyle – CH3 ont
sert en effet à rien d’augmenter le champ magnétique 2 protons voisins (ceux de – CH2 – ) et donnent donc un
si l’on perd de son homogénéité. » (Rapport du Sénat). triplet ; le proton lié à l’atome de carbone du groupe
Il existe des spectroscopies de RMN dites à 2 dimensions, carbonyle a aussi 2 protons voisins (ceux de – CH2 – ) et
et même à 3 dimensions, plus adaptées à l’étude des donne donc un triplet. Enfin, les protons de – CH2 – ont
protéines, et qui permettent de mettre en évidence des deux types de voisins : les 3 protons du groupe méthyle
interactions entre des noyaux différents (et des espèces et le proton lié à l’atome de carbone du carbonyle ; on
différentes) (cf. document 2 et l’exemple de spectre de observe un massif.
RMN 2D). Tous les signaux du spectre de RMN de A sont donc bien
des multiplets.

59
Dans la molécule B, les trois protons du groupe méthyle de petits champs magnétiques de même intensité, et la
n’ont pas de protons voisins et donnent donc un singu- modélisation du document 2 reste valable : on observera
let, bien visible sur le spectre (vers 3,2 ppm). un triplet. La règle des (n + 1)-uplets s’applique.
b. Le signal à 9,8 ppm dans le spectre de RMN de A Pour modéliser le fait que le proton He et le proton Hf
correspond à un atome d’hydrogène lié à l’atome de sont dans des environnements chimiques différents, on
carbone d’un groupe carbonyle. Ce signal permet immé-va choisir deux flèches de longueurs différentes.
diatement de conclure que A est le propanal.
5. Dans le spectre IR, on observe une bande fine et
intense vers 1 750 cm–1, caractéristique d’une double
noyau d’atome d’hydrogène He ↑ ↑ ↓ ↓
liaison C=O. Ce spectre IR correspond donc au propa- noyau d’atome d’hydrogène Hf ↓ ↑ ↑ ↓
nal : A. La spectroscopie IR est donc tout aussi efficace Bilan ↑↓ ↑↑ ↑↓ ↓↓
que la spectroscopie de RMN du proton pour distinguer
les deux isomères étudiés ici. Ici, on a quatre situations différentes équiprobables,
donc quatre valeurs de déplacement chimique. Le
signal comportera donc quatre pics de hauteurs voisines
(le saut de la courbe d’intégration sera le même pour
41. RÉSOLUTION DE PROBLÈME chaque pic). On ne peut le qualifier de quadruplet.
La règle des (n + 1)-uplets
Cas du propan-1-ol
> COMPÉTENCES : S’approprier, analyser, valider.
La formule semi-développée du propan-1-ol est :
Analyse du document 3 CH3 – CH2 – CH2 – OH.
On voit qu’il y a quatre situations différentes, mais seule-Le seul proton qui n’a pas de protons voisins est celui du
ment trois bilans différents. groupe hydroxyle : le signal correspondant est le singulet
Pour les noyaux d’atomes d’hydrogène Hc, trois à 2,2 ppm.
fréquences de résonance, et donc trois valeurs de dépla-Les trois protons du groupe méthyle CH3 – ont deux
cement chimique peuvent être mesurées, l’une de ces protons voisins : ces trois protons donnent donc un
trois valeurs étant deux fois plus probable que les autres. triplet. Le saut de la courbe d’intégration correspondant
Cette modélisation donne un résultat cohérent avec le à ces trois protons doit être trois fois plus grand que celui
spectre expérimental : le signal des protons Hc est bien correspondant au signal du proton du groupe hydroxyle :
un triplet, et le saut de la courbe d’intégration pour le pic
c’est donc, d’après la courbe d’intégration, le triplet à
central est bien deux fois plus haut que les deux autres. 0,9 ppm qui correspond aux trois protons du groupe
Remplissons un tableau analogue à celui du document 3,méthyle.
mais pour un proton ayant trois protons voisins. C’est le L’autre triplet, à 3,6 ppm, correspond aux deux protons
cas des atomes d’hydrogène Hb. liés à l’atome de carbone lié au groupe hydroxyle :
ces protons sont couplés à deux autres protons. Le saut
de la courbe d’intégration correspondant au signal
↑ ↑ ↑ ↑ ↓ ↓ ↓ ↓ de ces deux protons, à 3,6 ppm est bien deux fois plus
1er noyau d’atome
d’hydrogène voisin grand que le saut correspondant au proton du groupe
des atomes d’hy- hydroxyle à 2,2 ppm.
drogène Hb On en déduit l’attribution du quatrième signal, qui
correspond aux protons situés sur l’atome de carbone
2e noyau d’atome ↑ ↑ ↓ ↓ ↑ ↑ ↓ ↓ central de la chaîne carbonée.
d’hydrogène voisin
des atomes d’hy-
drogène Hb

3e noyau d’atome ↑ ↓ ↑ ↓ ↑ ↓ ↑ ↓
protons ayant deux protons voisins
d’hydrogène voisin
et donnant un triplet à 3,6 ppm
des atomes d’hy-
drogène Hb
CH3 CH2 CH2 OH
Bilan ↑↑↑ ↑↑↓ ↑↓↑ ↑↓↓ ↓↑↑ ↓↑↓ ↓↓↑ ↓↓↓

Dans ce cas, huit situations différentes sont possibles, protons ayant proton donnant proton donnant
deux protons voisins un massif autour un singulet
mais il y a seulement quatre bilans différents.
et donnant un de 1,6 ppm à 2,2 ppm
On doit donc observer quatre fréquences de résonance, triplet à 0,9 ppm
et donc quatre valeurs de déplacement chimique diffé-
rentes, les deux valeurs intermédiaires étant trois fois
Les protons situés sur l’atome de carbone central de la
plus probables que les deux valeurs extrêmes : on observe
LDP_C06_fig26
bien un quadruplet, et le saut de la courbe d’intégration
chaîne carbonée (et donnant le massif autour de 1,6
correspondant à chacun des deux pics centraux est bien
ppm) ont au total cinq protons voisins, avec deux types
trois fois plus grand que celui de chacun des deux pics
de protons voisins différents : ceux du groupe méthyle
extrêmes.
et ceux du – CH2 – voisin (donnant le triplet à 3,6 ppm).
Analyse du document 4
Si l’on considère qu’on est dans le cas où les deux
Si les protons He et Hf sont des environnements chimique-
types de protons voisins sont dans des environne-
ment semblables, on peut considérer qu’ils jouent le rôle
ments chimiques semblables, on s’attend à observer un
sextuplet (règle des (n + 1)-uplets).

60
Or ici le massif est plus complexe qu’un sextuplet, cette apparaît sous forme d’un quadruplet (il a pour voisins les
modélisation ne convient donc pas. trois protons a ).
En effet, si l’on observe la molécule, on voit bien que Comme dans le spectre de la choline, le proton du groupe
les deux types de protons voisins n’ont pas le même hydroxyle n’apparaît pas sur ce spectre.
environnement chimique, ceux donnant le triplet à 3,6 On remarque aussi que les protons a ont un déplace-
ppm étant beaucoup plus proches d’un atome électro- ment chimique bien inférieur à celui du proton b , plus
négatif – celui d’oxygène – que ceux donnant le triplet proche des atomes électronégatifs (d’oxygène) de la
à 0,9 ppm. molécule.
Pour modéliser cette situation, on s’intéresse d’abord
au couplage avec les deux protons donnant le triplet à
3,6 ppm. On obtient 3 valeurs de champ magnétique Spectre de RMN de la créatine
résultant, l’une étant deux fois plus probable que les D’après la courbe d’intégration, le signal à 3,0 ppm
deux autres (cf. document 3). correspond donc à 1,5 fois plus de protons que le signal
À chacune de ces résultantes on peut associer une autreà 4,0 ppm.
valeur de champ magnétique, due au couplage avec les On en déduit que sur ce spectre, les protons directement
3 protons donnant le triplet à 0,9 ppm. : il y a à chaque liés à un atome d’azote n’apparaissent pas. Le signal
fois 4 valeurs possibles (les deux valeurs intermédiaires à 3,0 ppm (singulet) correspond aux trois protons du
étant trois fois plus probables que les extrêmes). Le groupe méthyle, et le signal à 4,0 ppm correspond aux
massif présente 3 × 4 = 12 pics. C’est ce qu’on observe-deux protons du groupe – CH2 – .
rait si les valeurs du champ magnétique correspondant b. La plupart des atomes d’hydrogène du cholestérol
aux deux groupes de protons étaient plus éloignées. sont sur une chaîne carbonée analogue à celle d’un
On est donc dans une situation intermédiaire entre le alcane, et éloignés d’atomes électronégatifs. La table
sextuplet et le signal à 12 pics. simplifiée de valeurs de déplacement chimique indique
l’intervalle [0,8 ppm – 2,5 ppm] pour ce type de protons,
et on observe effectivement que la majorité des signaux
du cholestérol appartient à cet intervalle.
On repère également un autre signal ayant un dépla-
cement chimique caractéristique : le triplet à 5,2 ppm
42. LA SPECTROSCOPIE PAR RÉSONNANCE MAGNÉTIQUE correspond à un proton lié à une double liaison C=C. Et
dans, le cholestérol, il y a effectivement un (et un seul)
> COMPÉTENCES : S’approprier, analyser. atome d’hydrogène lié à la double liaison C=C (et cet
1. a. Spectre de RMN du proton de la choline atome d’hydrogène a bien deux atomes d’hydrogène
La choline comporte quatre groupes de protons équi- voisins).
valents. Cependant, on repère seulement trois signaux 2. a. Sur le spectre du cerveau sain obtenu par SRM,
sur son spectre de RMN. Il est probable que le signal chacune des espèces étudiées est repérée par un seul
du proton du groupe hydroxyle (souvent aplati et peu signal.
intense) n’apparaisse pas sur ce spectre.
Les 9 protons appartenant aux trois groupes méthyle – CH3
sont équivalents et donnent le signal à 3,2 ppm : c’est en
effet ce signal qui correspond au plus grand nombre de
protons d’après la courbe d’intégration.
Le saut à 3,2 ppm est environ 4,5 fois plus grand que b. Spectre de la choline
chacun des deux autres sauts de la courbe d’intégration,Il fait apparaître trois signaux, mais l’un des trois corres-
à 3,5 ppm et 4,0 ppm. pond à beaucoup plus de protons que les autres (cf.
Chacun des signaux à 3,5 ppm et 4,0 ppm corres- courbe d’intégration) : le signal correspondant est donc
pondent donc à 4,5 fois moins de protons que le signal beaucoup plus grand que les deux autres, et c’est lui qui
à 3,2 ppm (9 protons) : chacun des signaux à 3,5 et 4,0 est repéré sur un spectre du cerveau (à 3,2 ppm).
ppm correspond donc aux deux protons de l’un des deux
groupes – CH2 – de la choline, mais il est difficile de les
attribuer plus précisément. Spectre du lactate
C’est là encore le signal le plus grand (1,3 ppm) qui est
repéré sur le spectre du cerveau.

Spectre de la créatine
Spectre de RMN du proton du lactate C’est le signal le plus grand (à 3,0 ppm) qui est étudié
Le spectre fait apparaître deux signaux : un doublet à dans le spectre du cerveau. Néanmoins, on peut aussi
1,3 ppm, et un quadruplet à 4,2 ppm. D’après la courbe repérer le signal à 4,0 ppm, mais les médecins ne n’y
d’intégration, le signal à 1,3 ppm correspond à trois fois intéressent pas.
plus de protons que le signal à 4,2 ppm. c. Les lipides sont repérés par un massif vers 1,3 ppm. Le
Or, sur la formule semi-développée du lactate, il apparaîtcholestérol présente bien un massif important autour de
trois groupes de protons équivalents : les trois protons a ce déplacement chimique, et c’est vraisemblablement le
du groupe méthyle, le proton b lié au carbone central cas pour d’autres lipides.
de la chaîne carbonée (à trois atomes de carbone) et le d. Dans le spectre SRM du cerveau sain comme dans
proton c lié au groupe hydroxyle. Les protons a et b celui du cerveau atteint d’une tumeur, on observe un
sont voisins : les protons (a) apparaissent sous la forme signal pour la créatine (3,0 ppm) et un signal pour la
d’un doublet (ils sont voisin du proton b ) et le proton b choline (3,2 ppm).

61
Dans le cerveau sain, le signal de la créatine est légère-
ment plus grand que celui de la choline, alors que dans
le cerveau atteint, le signal de la choline est beaucoup
plus grand. Or, d’après le document, la créatine sert
de référence, sa concentration variant peu lors d’une
pathologie, alors que la présence de la choline en
concentration supérieure à la normale peut traduire « la
prolifération de cellules membranaires dans le cas d’une
tumeur ».
Cette comparaison des deux spectres confirme donc le
diagnostic médical de suspicion de processus tumoral
dans le cas du spectre du document 3.
e. La SRM est une technique non invasive (pas de prélè-
vement) et non douloureuse, contrairement à la biopsie.
Elle ne nécessite pas d’anesthésie.
Par rapport à l’IRM, la SRM peut apporter des informa-
tions complémentaires ; si une tumeur a été détectée
par IRM, la SRM peut permettre d’avoir des précisions
sur la nature de cette tumeur.

62
CHAPITRE COMPRENDRE

7 Principe d’inertie et quantité


de mouvement
> Manuel pages 148 à 169

Choix pédagogiques
La loi de conservation de la quantité de mouvement contenant le principe d’inertie dans le cas d’un système
isolé
de masse constante, le choix a été fait de regrouper leur étude dans un même chapitre.
Une première partie traite uniquement de cinématique ; la mesure du temps est abordée sans développement et
le
vecteur vitesse est introduit. Le vecteur accélération sera défini dans le chapitre 8.
La deuxième partie introduit le système matériel et les actions mécaniques. Le principe d’inertie est tout d’abord
donné tel qu’il est énoncé en classe de seconde avant d’être complété par les notions de référentiel galiléen et
de
centre d’inertie. L’énoncé qui est alors donné introduit le terme « système isolé » qui sera repris dans la
troisième
partie.
Le vecteur quantité de mouvement et la loi de conservation constituent cette troisième partie.
Des animations, des simulations, des vidéos documentaires et d’expériences illustrent ce chapitre afin d’aider à
sa
compréhension. Elles sont disponibles dans le manuel numérique enrichi et sur les sites Internet compagnon
Sirius.

parcourues pendant un temps donné ouvre alors la voie


O U V E RT U R E D E C H A P I T R E
à l’exploration interstellaire.
La question de la technologie envisagée, avec l’utilisation
Le projet Breakthrough Starshot
d’un laser de très forte puissance bombardant de photons
Quel est l’intérêt d’envoyer des sondes spatiales une voile solaire pour la faire avancer, pourra alors surgir.
d’un gramme dans l’espace ? Comment un flux de particules immatérielles peut-il mettre
Les illustrations et la photographie de la page d’ouver- en mouvement la voile solaire (et la sonde) ? La réponse
ture illustrent Breakthrough Starshot, le projet futuriste peut être faite en introduisant une nouvelle grandeur
d’exploration d’Alpha du Centaure qui est le système transportée par le photon : la quantité de mouvement.
stellaire le plus proche du système solaire. On pourra alors expliquer rapidement l’idée du principe
Le projet, soutenu par plusieurs scientifiques de renom de la propulsion de la voile solaire (et de la sonde) en
(Hawking, Freeman Dyson, etc.), lancé début 2016, terme de conservation de la quantité de mouvement du
prévoit « d’envoyer dans l’espace, à l’aide d’un faisceau système photons-voile. On n’entrera pas dans les détails
laser de forte puissance, des milliers de sondes spatialesde l’expression de la quantité de mouvement du photon,
d’environ un gramme, équipées de voiles solaires ». définition qui sera abordée dans le chapitre 19.
Le choix de présenter quelques images de ce projet a
été fait pour que les élèves réfléchissent au changement
radical de la technique envisagée pour l’exploration
spatiale à très longue portée qui peut se résumer par
la question : « Quel est l’intérêt d’envoyer des sondes
AC T I V I T É S
spatiales d’un gramme dans l’espace ? »
Les élèves connaissent déjà l’expression de l’énergie ciné-
tique et ils pourront émettre l’hypothèse que, pour une 1. ACTIVITÉ DOCUMENTAIRE
même énergie cinétique communiquée à la sonde, si on
Mesurer le temps
diminue sa masse d’un facteur un million, on augmente
alors sa vitesse d’un facteur mille. Ce qui permet alors Commentaires
de parcourir des distances mille fois plus grandes que
Cette première activité est une introduction à la mesure
celles parcourues par les sondes actuelles. Une fois cette
du temps ; l’évolution de la définition de la seconde est
vitesse atteinte, la sonde persévère dans son mouve-
étudiée en s’appuyant sur l’évolution des horloges de
ment quasi rectiligne et uniforme car elle constitue un
l’antiquité à nos jours.
système quasiment isolé dans l’espace intersidéral (les
Les différents phénomènes périodiques utilisés sont
forces de gravitation sont faibles à plusieurs millions de
abordés ainsi que la recherche de la stabilité et de l’uni-
km des astres) : nul besoin de moteur pour continuer
versalité d’un étalon de temps.
le voyage ! Ce changement d’échelle des distances
La précision des différentes horloges, le fonctionnement
et les avantages de l’horloge atomique sur les autres
dispositifs de mesure du temps seront développées dans
le chapitre 10 « Oscillateurs et mesure du temps ».

63
Réponses L’activité peut être complétée par une détermination de
S’APPROPRIER vecteurs vitesse.
1. La définition actuelle utilise une référence atomique
basée sur une transition entre deux niveaux d’énergie deRéponses
l’atome de césium 133. RÉALISER
Les définitions précédentes utilisaient une référence
1. a. b. L’enregistrement montre que les points A0,
astronomique, la durée de rotation de la Terre autour de
A1, …An sont alignés. Les distances entre deux points
son axe puis la durée de révolution de la Terre autour du
consécutifs sont égales : la vitesse du traceur central est
Soleil.
constante. Par contre les points B0, B1, …Bn ne sont pas
alignés. Les distances entre deux points consécutifs ne
sont pas égales.
ANALYSER c.
2. a. À son époque, Galilée ne disposait pas d’horloges Le mobile est soumis à l’action de
mécaniques. la Terre et à l’action du coussinRcoussin d’air/mobile
Ne disposant pas de chronomètre, l’étalon de temps d’air formé entre le mobile et la
que constitue la durée d’un battement du cœur pouvait table.
lui permettre d’évaluer puis de comparer des durées OOn peut négliger l’action de
(durées des oscillations d’un pendule par exemple) l’air
Pour étudier la chute des corps, il utilisa des clepsydres ambiant devant les autres actions.
(pesée de l’eau écoulée pendant la durée de chute). L’action de la Terre est modélisée
b. Les horloges citées sont : le gnomon, le cadran solaire,par le poids uP, vertical et dirigé
la clepsydre, le sablier, l’horloge mécanique, l’horloge à P
quartz, l’horloge atomique. vers le bas.
Le gnomon comme le cadran solaire, utilisent l’ombre L’action du coussin d’air est modélisée par une force uR
portée d’un objet sur un cadran. Le phénomène pério- telle que uP + uR = e0. Puisque les forces se compensent,
dique est le mouvement apparent de rotation du Soleil uR
dans le ciel dont la période est de 24 h. LDP_C07_fig01est donc verticale,
L’oscillateur d’une horloge mécanique a une période de dirigée vers le haut et de même valeur
l’ordre de la seconde. que uP.
La fréquence de l’oscillateur d’une horloge à quartz est VALIDER
de 32 768 Hz soit une période de l’ordre de 10–5 s.
d. Le mouvement du traceur central repéré par les points
La fréquence de l’oscillateur d’une horloge atomique
Ai est rectiligne et s’effectue à vitesse constante alors
est de 9 192 631 770 Hz soit une période de l’ordre de
que le mouvement du traceur périphérique repéré par
10–10 s.
les points Bi est quelconque. Le traceur central donne le
mouvement du centre d’inertie qui se situe sur l’axe de
symétrie du mobile ; le mouvement du centre d’inertie
est rectiligne et uniforme.

VALIDER
3. La première définition (la durée de rotation de la Terre RÉALISER
autour de son axe) a été mise en défaut avec l’appa- 2. a. L’enregistrement effectué sur la feuille fixe F1 montre
rition de l’horloge à quartz qui a montré que la durée des points alignés et la distance entre deux points consé-
de rotation de la Terre varie de quelques millièmes de cutifs est constante. On retrouve un enregistrement
secondes par jour. identique sur la feuille F2 lorsqu’on lui communique un
La deuxième définition (la durée de révolution de la Terremouvement de translation à vitesse constante. Ce n’est
autour du Soleil) a été mise en défaut avec la réalisationplus le cas lorsqu’on lui communique un mouvement
des horloges atomiques dont la précision a permis de quelconque : dans ce cas les points ne sont plus alignés
montrer que la durée de révolution de la Terre autour duet la distance entre deux points consécutifs n’est plus
Soleil varie également. constante.
La recherche d’une meilleure stabilité de la référence b. Le mouvement du traceur central (qui montre le
temporelle a conduit à la définition actuelle basée sur mouvement du centre d’inertie du mobile) est rectiligne
une transition atomique. uniforme sur la feuille F1. Il peut être quelconque sur la
feuille F2.
c. L’expérience 1 montre que tous les points d’un
système isolé (le mobile autoporté) n’ont pas le même
mouvement : seul son centre d’inertie est en mouvement
2. ACTIVITÉ EXPÉRIMENTALE rectiligne uniforme.
Référentiels et principe d’inertie L’expérience 2 montre que le centre d’inertie d’un
système isolé n’est en mouvement uniforme que dans
Commentaires certains référentiels : celui qui est associé à la feuille
L’activité s’appuie sur une expérience simple de dépla- fixe F1 ou à la feuille F2 lorsqu’elle est en mouvement
cement d’un mobile autoporté sur une table horizontale de ; translation à vitesse constante par rapport à F1. Ces
son exploitation va permettre de préciser l’énoncé du
principe d’inertie et notamment la notion de référentiel
galiléen.

64
référentiels sont qualifiés de galiléens. Le référentiel grandeurs m1 uv1 et (m1 + m2) uv9 sont égales alors on doit
associé à la feuille F2 en déplacement quelconque ne avoir également : m1 × v1 = (m1 + m2) × v9.
constitue pas un référentiel galiléen.
Les résultats expérimentaux sont bien en cohérence Vérifions le pour les différents cas :
avec l’énoncé du principe d’inertie.
(kg⋅m⋅s–1) (kg⋅m⋅s–1)

m1 = 50 g ; m2 = 80 g ;
3. SIMULATION v1 = 4,50 m⋅s–1 ; 0,225 0,225 (à 3 C.S.)
v2 = 1,73 m⋅s–1
La quantité de mouvement et sa conservation
m1 = 50 g ; m2 = 80 g ;
Commentaires v1 = 9,00 m⋅s–1 ; 0,450 0,450 (à 3 C.S.)
Pour introduire la quantité de mouvement et sa conser- v2 = 3,46 m⋅s–1
vation, le choix s’est porté sur une simulation offrant la
possibilité de « manipuler » des systèmes isolés. m1 = 50 g ; m2 = 50 g ;
L’activité ne portant pas sur le principe d’inertie, il n’y v1 = 9,00 m⋅s–1 ; 0,450 0,450
v2 = 4,50 m⋅s–1
a pas de questions relatives à la nature du mouvement
des deux objets constituant le système. Il est cependant
m1 = 50 g ; m2 = 100 g ;
nécessaire de faire remarquer aux élèves que le système v1 = 9,00 m⋅s–1 ; 0,450 0,450
étudié est isolé. v2 = 3,00 m⋅s–1
La première partie est limitée à l’étude d’un choc avec
accrochage permettant à l’élève de se familiariser avec
3. a. Avant l’accrochage : up = m1uv1 + u0.
la notion de système constitué par deux objets.
La deuxième partie offre plus de libertés à l’élève avec laAprès le choc avec accrochage : up9 = (m1 + m2) uv9.
possibilité de réaliser des chocs élastiques. b. La relation retenue à la question 2. s’écrit :
Dans les fichiers Interactive Physics disponibles pour m1uv1 = (m1 + m2) × uv9 soit up = up9.
l’activité, la valeur de l’élasticité des objets est nulle pour
On a donc vérifié à la question 2. que la quantité de
l’étude des chocs avec accrochage, elle est de un pour mouvement du système {A1, A2} constitué par les deux
l’étude des chocs avec rebonds. cubes est un vecteur constant.

RÉALISER
Réponses 4. Exemple de choc avec rebond (l’affichage des
vecteurs dans le logiciel Interactive Physics est la flèche
RÉALISER
habituelle, mais la notation des vecteurs vitesse comme
1. a. b. Les masses étant constantes, la valeur v9 de la uv1, uv2, est identique pour tous, c’est V) :
vitesse de l’ensemble des deux cubes augmente lorsque Avant le choc
la valeur v1 de la vitesse du cube A1 augmente. p = m1xv1x + m2xv2x

v1 (m⋅s–1) v9(m⋅s–1) = 50,0 × 10–3 × 9,00 – 50,0 × 10–3 × 4,50


m1 = 50 g ; m2 = 80 g 4,50 1,73 = 0,225 kg⋅m⋅s–1

m1 = 50 g ; m2 = 80 g 9,00 3,46 Vitesse initiale du cube A1 (m/s)

Lorsque la masse m2 du cube A2 augmente, les autres


paramètres étant constants, la valeur v9 diminue :
m2 (g) v’(m⋅s–1) Vitesse initiale du cube A2
(m/s)LDP_C07_fig04
m1 = 50 g ; v1 = 9,00 m⋅s–1 50 4,50

m1 = 50 g ; v1 = 9,00 m⋅s–1 100 3,00


Masse du cube A1 (g)
c.
LDP_C07_fig05
Avant accrochage

V1 Masse du cube A2 (g)


LDP_C07_fig06
Après accrochage
LDP_C07_fig02
V’ Avant le choc
LDP_C07_fig07
VV

ANALYSER
2. D’après leLDP_C07_fig03schéma précédent, on voit que vitesse du cube A1 vitesse du cube A2
les vitesses Vx = 9.000 m/s Vx = – 4.500 m/s
uv1 et uv9 sont colinéaire et de même sens. Donc si les
deux 65
Après le choc 14. Calculer et représenter la vitesse
p9 = m1xv1x9 + m2xv2x9 a. Le vecteur vitesse est la dérivée du vecteur position
par rapport au temps.
= –50,0 × 10–3 × 4,50 + 50,0 × 10–3 × 9,00
b. L’expression approchée du vecteur vitesse étant :
= 0,225 kg⋅m⋅s–1
RA2 A4 .
uv (t3) =
Après le choc 2τ
Le vecteur vitesse à la date t3 a même direction et même
V V
sens que le vecteur RA2 A4.
vitesse du cube A1 vitesse du cube A2 RA2 A4 .
Vx = – 4.500 m/s Vx = 9.000 m/s Sa valeur est donnée2parτ : v3 =
Pour tout le quadrillage : 13 carreaux représentent
Les vecteurs up et up9 ayant même direction, même sens 13 cm dans la réalité et mesurent 7,3 cm sur le papier
et (6,3 cm dans la version format compact du livre), A2 A4
même valeur sont égaux : up = up9. représentent x cm dans la réalité et mesure 2,6 cm sur le
Le résultat précédent se généralise à toutes les papier (2,2 cm format compact) ; la règle de proportion-
situations :LDP_C07_fig09 nalité permet écrire :
– avec accrochage :
m
uv12uv 1+ m
étant la2uv 2 = (mdu
vitesse 1 + cube
m2) uv9
A2 ;
– avec rebond :
m1uv1 + m2uv2 = m1uv19 + m2uv29
uv9
x
=
13 7,3 6,3
()
2,6 2,2
= →
13 × 2,6
7,3
(
= 4,6 cm =
13 × 2,2
6,3
)
uv19 étant la vitesse du cube A1 après le choc, v29 étant la
vitesse du cube A2 après le choc. 4,6 × 10–2
v3 = = 0,58 m⋅s–1.
La quantité de mouvement du système {A1, A2} constitué 2 × 40 × 10–3

par les deux cubes est un vecteur constant.


Chaque cube est en mouvement rectiligne uniforme
avant et après le choc. D’après le principe d’inertie, la
somme des forces qu’ils subissent est nulle. Ils sont dits ❙❙Principe d’inertie (§2 du cours)
isolés et le système qu’ils constituent est isolé. 15. Connaître et exploiter le principe d’inertie
La quantité de mouvement d’un système isolé est un a. Le mouvement du centre d’inertie d’un solide est en
vecteur constant. général plus simple que celui que le mouvement des
autres points de ce solide : le tracé B correspond donc au
centre d’inertie du mobile.
b. Le tracé correspondant au centre d’inertie est formé
4. DÉMARCHE D’INVESTIGATION de points alignés et régulièrement répartis : dans le
La propulsion par réaction référentiel du laboratoire considéré comme galiléen, le
mouvement du centre d’inertie du mobile est rectiligne
Pour cette démarche d’investigation, se reporter aux et uniforme. D’après le principe d’inertie, le système
fiches-guides élève et professeur sur le site : étudié dans un référentiel considéré comme galiléen
sirius.nathan.fr/sirius2017. est alors un système isolé car si RvG = Iconstante alors
∑ uFext = u0.
Le mobile est donc un système isolé lors de cette expé-
rience, les forces appliquées au système se compensent.
c. Le mobile autoporteur est en interaction avec la Terre, le
EXE RCICES Appliquer le cours coussin d’air et l’air ambiant d’où le diagramme suivant :

❙❙Étude cinématique (§1 du cours)


13. Définir et reconnaître des mouvements action air
a. À t0 = 0 s, x(t0) = 1 et y(t0) = 3. négligeable ambiant
Le vecteur position est par définition :
ROA (t0) = x(t0)ai + y(t0) aj = ai + 3 aj
b. Le vecteur vitesse est la dérivée du vecteur position
par rapport au temps :
dROA
mobile
uv (t) == vx ai + vy aj
dt
coussin
Terre
d’air
dx dy
et vx = = 5 m⋅s–1 ; vy = =0
dt dt L’action due à la Terre est modélisée par le poids uP,
l’action du coussin d’air par une force uR. En négligeant
c. Le vecteur vitesse est un vecteur constant, la trajectoire
est une droite et le mouvement est rectiligne uniforme. l’action deLDP_C07_fig10: uR + uP = u0 soit uR = – uP.l’air
ambiant
66
❙❙Quantité de mouvement (§3 du cours) m1v1 + m2 v2 m1v1
d’où v9 = = avec v2 = 0.
m1 + m2 m1 + m2
16. Définir la quantité de mouvement
a. Le vecteur quantité de mouvement d’un point maté- A.N. : v9 = 100 × 103 × 4,0 = 3,3 km⋅h–1.
riel de masse m et animé d’une vitesse uv est : up = muv (100 × 103
+ 20 × 103
)
Le vecteur quantité de mouvement d’un système maté-
riel est égale à la somme des vecteurs quantités de m1v1 + m2 v2
c. Cas 2 : v9 = avec v2 = 2,0 km⋅h–1.
mouvement des n points matériels qui le constituent : m1 + m2
A.N. : v9= 3,7 km⋅h–1.
up = ∑ i=1 upi
n
Cas 3 : le wagon se déplace en sens inverse de la motrice,
120 la coordonnée de sa quantité de mouvement sur un axe
b. p = mv = 1,0 × 103 × = 3,3 × 104 kg⋅m⋅s–1. orienté dans le sens du mouvement de la motrice sera
3,6 – m2v2. Ainsi :
c. On note M, la masse du camion et V, sa vitesse. m v – m2 v2
m v9 = 1 1avec v2 = 2,0 = km⋅h–1.
p = mv = MV ; d’où V =v. m1 + m2
M
1
A.N. : v9= 3,0 km⋅h–1.
A.N. : V =× 120 = 4,0 km⋅h–1.
30
17. Interpréter un mode de propulsion
a. Dans le référentiel terrestre considéré comme galiléen, EXE RCICES S’entraîner
on étudie le système constitué par les deux patineurs.
b. Avant qu’ils ne se repoussent, les patineurs sont immo-
biles, leur quantité de mouvement est nulle. La quantité 19. Exercice résolu dans le manuel
de mouvement du système est alors nulle : up = u0. 20. Application de l’exercice résolu
Lorsque A et B se sont repoussés, la quantité de mouve- Schéma de la situation :
ment du système est : up9 = upA + upB.
Les frottements étant négligeables, chaque patineur est Avant le tir
soumis à deux forces qui se compensent, son poids et la
réaction du sol : le système étudié est isolé.
Dans ce cas, il y a conservation de la quantité de mouve-
ment : up = up9 soit u0 = upA + upB.
Les vecteurs quantité de mouvement de A et de B sont
opposés : upA = – upB.

Après le tir
c. L’égalité précédente se traduit par :
mA RvA (t) = – mB RvB (t) Varme Vprojectile
LDP_C07_fig11
mA
soit RvB (t) = – RvA (t).
mB
Les vecteurs vitesse ont même direction mais des sens
opposés.
Si vA = 4,0 m⋅s–1 :
m50
vB = A vA =× 4,0 = 2,5 m⋅s–1. • Avant le tir, le système {arme à feu + projectile} est
mB80 au repos dans le référentiel terrestre considéré comme
LDP_C07_fig12galiléen : c’est un système isolé.
Juste après le tir on considère que le système est encore
18. Utiliser la conservation de la quantité de isolé, il y a donc conservation de la quantité de mouve-
mouvement ment ce qui implique que la somme des quantités de
a. On note upavant la quantité de mouvement du système mouvement de l’arme à feu et du projectile soit encore
avant l’accrochage et upaprès, la quantité de mouvementnulle. Dans ces conditions les vitesses du projectile et
du système après l’accrochage. Le système constitué par de l’arme sont obligatoirement de sens opposés et de
le wagon et la motrice est supposé isolé car les frotte- même direction : le projectile part vers « l’avant » et
ments sont négligeables : l’arme part vers « l’arrière » dans le référentiel terrestre.
upavant = upaprès Le projectile « avance » et l’arme « recule ».
• La conservation de la quantité de mouvement se
traduit donc par :
pavant = paprès = m1v1 + m2 v2 upavant le tir = upaprès le tir
4,0
pavant = 100 × 10=3 ×
1,1 × 105 kg⋅m⋅s–1.
3,6
soit u0 = marme uvarme + m projectile uvprojectile
b. Après l’accrochage, la vitesse du convoi étant noté v9 :
m1v1 + m2 v2 = (m1 + m2 )v9 ou encore – marme uvarme = m projectile uvprojectile

67
En projetant sur l’axe du mouvement du projectile : d. Dans le référentiel terrestre, l’échelle est toujours le
marme varme = m projectile vprojectile système étudié. Elle n’est soumise qu’à son poids. Le
principe d’inertie ne s’applique pas car elle ne consti-
m projectile vprojectile . tue pas un système isolé. Son centre d’inertie ne peut
d’où varme = pas être en mouvement rectiligne uniforme et l’échelle
marme tombe alors devant la voiture sous l’effet de son poids et
0,015 × 500 de sa vitesse initiale.
A.N. varme = = 2,1 m⋅s–1.
3,5
24. Une fraction de seconde
Cette valeur peut paraitre élevée. En réalité l’arme est
en général tenue par le tireur et il faut alors prendre en > COMPÉTENCES : Réaliser, valider.
compte la masse de celui-ci pour obtenir un résultat plusOn exprime la durée 32 millions d’années en seconde :
réaliste. Δt = 32 millions d’années = 32 × 106 × 365 jours
= 32 × 106 × 365 × 24 × 3600 = 1,0 × 1015 s.
Il y a le même rapport (1015) entre une femtoseconde
21. Exercice résolu dans le manuel et une seconde, et entre une seconde et 32 millions
d’années.
22. Application de l’exercice résolu
• Le parachutiste est en chute verticale à vitesse constante
: 25. Observations et principe d’inertie
son mouvement est donc rectiligne et uniforme. > COMPÉTENCES : S’approprier, analyser, valider.
• Le parachutiste est soumis à deux forces non négli- a. Richard Feynman décrit ses observations dans un réfé-
geables d’expressions : rentiel lié au chariot.
uP = mug = mg ej b. Son père se place dans le référentiel terrestre.
uf = – kv2 ej c. Le système étudié est le ballon. Il est soumis à son
poids et à la réaction du support, les deux forces se
avec ej vecteur unitaire directeur de l’axe vertical orienté
vers le bas. compensent, il est donc isolé.
Lorsque le parachutiste est en mouvement rectiligne et D’après le principe d’inertie, le centre d’inertie du ballon
L est soit immobile, soit en mouvement rectiligne uniforme
uniforme on a : vlim = dans un référentiel galiléen :
Δt – si le chariot et le ballon sont initialement immobiles,
et d’après le principe d’inertie : uP + uf = 0. lorsque l’on tire le chariot, le ballon garde sa position
En projection sur l’axe vertical, la relation vectorielle dans le référentiel terrestre, il « recule » dans le référen-
précédente donne : tiel du chariot qui n’est pas galiléen ;
mg mgΔt2 . – si le chariot est en mouvement rectiligne uniforme, et
mg – kv2 = 0 soit k ==limv2L2lim qu’on l’arrête brusquement, le ballon persévère dans
100 × 9,8 × 402 son mouvement rectiligne uniforme dans le référentiel
= 0,39 kg⋅m–1.A.N. : k = terrestre galiléen. Il se précipite vers l’avant dans le réfé-
2 0002 rentiel du chariot qui n’est pas galiléen.

23. Apprendre à rédiger


> COMPÉTENCES : Connaître, analyser, réaliser.
a. Par rapport au référentiel terrestre, l’échelle est en 26. Conservation de la quantité de mouvement
mouvement rectiligne uniforme. > COMPÉTENCES : Analyser, réaliser.
Par rapport au référentiel du camion, l’échelle est La masse du gros poisson est notée M, celle du petit pois-
immobile. son m.
b. L’échelle est le système étudié : elle est soumise à son On étudie la quantité du mouvement du système consti-
poids et à la réaction du support (on néglige l’action de tué par les deux poissons « avant » puis « après » que le
l’air). Dans le référentiel terrestre considéré galiléen, ellegros poisson ait avalé le petit.
est en mouvement rectiligne uniforme. D’après le prin- Le système étant supposé isolé, la conservation de la
cipe d’inertie, elle constitue un système isolé : les deux quantité de mouvement donne :
forces se compensent.
Le raisonnement peut être effectué dans le référentiel tpavant = tpaprès
du camion qui est aussi galiléen quand le camion est en
mouvement rectiligne uniforme : l’échelle est alors au MuV = (M + m)uV9
repos dans ce référentiel, elle constitue un système isolé M
et les deux forces se compensent toujours. M4
c. Lorsque le camion freine, l’étude du système est V9 =V= m V=× 5 = 4 km⋅h–1.
identique à celle réalisée dans la question b. Dans le M +1M+m4+1
référentiel terrestre : l’échelle persévère dans son mouve- m
ment et se déplace donc vers l’avant du camion qui 27. Exploitation de résultats expérimentaux
ralentit. Par contre, le référentiel du camion n’est plus
galiléen et le principe d’inertie ne s’applique plus. > COMPÉTENCES : S’approprier, connaître, réaliser.
a. Les trajectoires sont des droites. Les points sont régu-
lièrement répartis : les vitesses sont constantes. A et B
sont donc en mouvement rectiligne uniforme.

68
d dx dy
b. La vitesse est v = , d étant la distance parcourue b. vx = = 1,5 m⋅s–1=; 0.vy =
Δt dtdt
pendant un intervalle de temps Δt. c. Le vecteur vitesse est un vecteur constant car ses coor-
La distance parcourue par B est plus grande que la données sont constantes, la trajectoire est une droite et
distance parcourue par A pendant le même intervalle dele mouvement est rectiligne uniforme.
temps Δt donc : vB  vA.
B est le mobile qui a acquis la plus grande vitesse.
c. Les quantités de mouvement étant égales, pA = pB soit 30. Objet au repos
mAvA = mB vB. Si vB  vA, mB  mA. > COMPÉTENCES : S’approprier, connaître, réaliser, valider.
A est le mobile le plus lourd. a. Le livre est en interaction avec la table et avec
R
la Terre. On néglige l’action de l’air ambiant.
Les actions mécaniques qu’il subit sont : le poids
uP et la réaction du support uR.
28. Détermination des caractéristiques d’une force
Étant immobile dans le référentiel terrestre G
> COMPÉTENCES : Connaître, analyser, réaliser. supposé galiléen, uP + uR = u0 ; les deux forces sont
a. Le mouvement est rectiligne uniforme : uvG = Rcte opposées.
b. D’après le principe d’inertie, le référentiel terrestre b. La table étant inclinée, la force uR n’est plus
normale à la table, il y a nécessairement des
étant considéré galiléen, si uvG = Rcte alors ∑ uFext = frottements. La représentation des forces n’est P
e0.
Le système étudié est alors isolé. modifiée.
pas
c. Le skieur est en interaction avec la Terre, le sol et l’air.
Il subit trois actions modélisées respectivement par le
poids uP, la réaction du sol uR et la force de frottement de LDP_C07_fig15
31. De la seconde à la femtoseconde
l’air tf.
> COMPÉTENCES : S’approprier, analyser, réaliser,
y communiquer.
a. Exemples d’événements et de durées associées
x’ R Ordre de
f
Événement Durée grandeur en
seconde

α x Reconnaissance d’une Quelques


lettre par le cerveau millisecondes 10-3
Transport des signaux
α d’un neurone à l’autre 50 μs 10-4
y’ P
Trajet de la lumière
de la page de la revue
jusqu’à l’œil Une à deux
D’après le principe d’inertie : uP + uR + tf = e0. nanosecondes 10-9
Suivant l’axe x9x parallèle à la pente et l’axe y9y normal Trajet de la lumière à
travers le cristallin
à la pente :LDP_C07_fig13 Impulsions laser
Px + Rx + fx = 0P sin α + 0 – f = 0 20 ps 10-11
les plus courtes que
Py + Ry + fy = 0– P cos α + R + 0 = 0 l’on sait produire
aujourd’hui
Quelques
La force tf est telle que tf = – f ai de valeur f = P sin α.
10-15
A.N. : f = 70 × 9,8 × sin 20° = 2,3 × 102 N. femtosecondes

29. Nature du mouvement b. La durée des événements les plus courts que l’on peut
> COMPÉTENCES : S’approprier, analyser, réaliser. enregistrer de nos jours est de l’ordre de la femtose-
a. x(t) = 1,5t. conde soit 10-15 s. Pour pouvoir avoir accès à la mesure de
ces durées, il est nécessaire de pouvoir mesurer le temps
avec une incertitude absolue au moins égale à 10-15 s,
1,2
ce qui nécessite au minimum d’avoir l’unité seconde
définie à 10-15 s près ce qui représente une incertitude
x = 1,5t
1 relative (précision) de l’ordre de 10-15.

0,8
32. Étude expérimentale de la conservation de la
0,6 quantité de mouvement
> COMPÉTENCES : Analyser, réaliser.
0,4 L’exploitation consiste à schématiser la situation avant
le choc puis après le choc (le choc s’effectuant sur un
0,2 banc, les vecteurs vitesses sont colinéaires), puis à expri-
mer le vecteur quantité de mouvement du système
avant et après le choc.
0
0 0,2 0,4 0,6 0,8 La quantité de mouvement est calculée avant puis
après le choc. Si les deux valeurs sont égales, on pourra

LDP_C07_fig14 69
conclure qu’il y a conservation de la quantité de mouve- 34. ★ In English Please
ment pour le système. > COMPÉTENCES : S’approprier, connaître, analyser.
a. Vrai ; la quantité de mouvement est une grandeur
Avant le choc Après le choc
vectorielle.
b. Faux ; l’unité de la valeur de la quantité de mouve-
v1 v’ v’
1 2
ment est kg⋅m⋅s–1.
m1 m2 m1 m2 c. Vrai ; mais un objet a une quantité de mouvement lors-
qu’il se déplace même si sa vitesse n’est pas constante.
Le vecteur quantité de mouvement avant le choc est : d. Faux ; le vecteur quantité de mouvement a même
tpavant = m1tv1. direction et même sens que le vecteur vitesse.
e. Faux ; le vecteur quantité de mouvement d’un système
Le vecteur quantité de mouvement après le choc est :
ne se conserve que si le système est isolé.
tp= m1tv1LDP_C07_fig17+ m2tv2.
f. Vrai ; le vecteur quantité de mouvement varie comme
LDP_C07_fig16 après
le vecteur vitesse.
En tenant compte du sens des vecteurs vitesses, on a :
g. Vrai ; si v1 = v2 mais m1  m2 alors p1  p2.
pavant = m1v1 ; paprès = –m1v1 + m2 v299.
h. Faux ; si m1  m2 mais v1  v2, alors p1 peut être plus
A.N. : pavant = 0,100 × 5,0 = 5,0 × 10–1 kg⋅m⋅s–1. grand que p2.
paprès = – 0,100 × 1,0 + 0,150 × 4,0 = 5,0 × 10–1 kg⋅m⋅s–1.
Il y a conservation de la quantité de mouvement pour
le système. 35. ★ Éclatement d’un système
> COMPÉTENCES : S’approprier, analyser, réaliser, valider.
33. ★ Base jump a. L’enregistrement du mouvement de A donne des
> COMPÉTENCES : S’approprier, connaître, analyser, réaliser. points alignés et équidistants : le mouvement est recti-
a. Le mouvement est rectiligne uniforme si le vecteur ligne et uniforme. La valeur de la vitesse de A est calculée
vitesse est un vecteur constant : uvG = Rcte. non pas sur un mais sur quatre intervalles de temps pour
Le mouvement est étudié dans le référentiel terrestre une plus grande précision :
considéré galiléen. 2,2 × 10–2 × 3
b. Les actions mécaniques qui s’exercent sur le système vA == 0,83 m⋅s–1.
constitué par le base jumper et sa wingsuit sont : l’action –24 × 2,0 × 10
exercée par l’air et l’action exercée par la Terre. On détermine de même la vitesse de B :
c. D’après le principe d’inertie, le mouvement étant 1,6 × 10–2 × 3
rectiligne uniforme, le système (ramené à son centre vB == 0,60 m⋅s–1.
d’inertie G) est isolé : –24 × 2,0 × 10
uF + uP = u0 soit uF = – uP. Les trajectoires de A et de B sont colinéaires, les vitesses
Le poids uP est une force verticale dirigée de A et de B ont donc même direction mais des sens
F opposés.
vers le bas, de valeur P = mg ; b. Le vecteur quantité de mouvement de A est par défi-
P = 90 × 9,8 = 8,8 × 102 N. nition :
La force uF est une force verticale dirigée tp = m tv .AA A
G Il a même direction et même sens que la vitesse de A ;
vers le haut, de valeur F = P ; sa valeur est :
F = 8,8 × 102 N. pA = mAvA = 0,720 × 0,83 = 0,60 kg⋅m⋅s–1.
d. La durée du vol à la vitesse constante
P
de valeur 160 km⋅h–1 est de ∆t = 36 s.
La distance parcourue est donc : De même, le vecteur quantité de mouvement de B est
160 par définition : tp = m tv .
d = vΔt =× 36 = 1 600 m.LDP_C07_fig18 B BB
Il a même direction et même sens que le vecteur
3,6
La distance horizontale dh couverte est donc : vitesse de B ; sa valeur est :
pB = mBvB = 0,980 × 0,60 = 0,59 kg⋅m⋅s–1.
dh = d cosα = 1 600 × cos(60°) = 800 m. c. Les vecteurs quantité de mouvement ont même direc-
tion et des sens opposés comme les vecteurs vitesse,
Pente de la
montagne leurs valeurs sont quasi égales : tp = – tp .
A B

La conservation de la quantité de mouvement avant


et après l’explosion du système constitué par les deux
mobiles impose que tpavant = tpaprès.
60°
Les mobiles avant l’explosion étant immobiles : tp = t0.
Après l’explosion, l’étude de l’enregistrement montre
Distance horizontale que : tp + tp = t0.
A B

On a bien tpavant = tpaprès.

LDP_C07_fig19
70
36. ★ Bateau pop-pop On en déduit le rapport des masses :
> COMPÉTENCES : S’approprier, analyser, communiquer. mHe v + v2
a. Le moteur pop-pop est formé d’un petit réservoir situé =
dans le bateau et relié à deux fines tubulaires qui abou- mpv1
tissent sous le niveau de l’eau, à l’arrière du bateau. L’application numérique donne :
Le réservoir et les tubulures sont remplis d’eau avant le mHe 1,0 × 106 + 6,0 × 105
démarrage. ==4
Une bougie allumée est placée sous le réservoir. L’eau mn4,0 × 105
qu’il contient chauffe, se vaporise provoquant une défor- Soit mHe = 4mp.
mation de la membrane souple qui ferme le réservoir à
sa partie supérieure. On entend alors un bruit : « pop ». 38. ★★ Détecteur d’impureté
Simultanément, de l’eau est éjectée par les tubulures et > COMPÉTENCES : Connaître, analyser, réaliser.
le bateau avance. La pression ayant diminuée dans le a. La quantité de mouvement du système constitué par
réservoir, la membrane se déforme dans l’autre sens, deles deux protons s’écrit :
l’eau rentre dans le réservoir et le cycle recommence. upavant = muv1, avant la collision
Le bateau avance en faisant « pop-pop » tant que la
bougie brûle. upaprès = muv1 + muv2 après la collision.
99,
Le système étant supposé isolé et le référentiel d’étude
étant galiléen, la quantité de mouvement de ce système
membrane pop-pop se conserve :
vapeur surchauffée upavant = upaprès soit muv1 = muv1 + muv2
99
et en simplifiant par m :
uv1 = uv1 + uv2 (relation 1)
99
b. La conservation de l’énergie cinétique donne :
111
2m v 1 = m v92 + m v9212222

soit après simplification :

coque du bateau flottaison 2 v 1 = v92 + v92 (relation 2)12


c. La relation 1 élevée au carré devient :
b. Au démarrage du bateau, la conservation de la quan-
(uv1)2 = (uv9 + uv9)212
tité de mouvement s’écrit :
LDP_C07_fig20 tpeau éjectée + tpbateau = t0 2 v 1 = v92 + v92 + 2 v1 × v2 (relation 3)12
En utilisant la relation 2, on obtient : 0 = uv9 ⋅ uv912
soit tpbateau = – tpeau éjectée.
Le produit scalaire des deux vecteurs étant nul, l’angle
Les vecteurs quantités de mouvement sont opposés, il yentre les deux vecteurs est un angle droit :
a propulsion par réaction. θ + ψ = 90° ; avec θ = 30°, ψ = 60°.
d. En présence d’une impureté, la collision ne se produit
pas avec un angle de 90° entre les deux directions. Dans
37. ★ S’auto-évaluer ce cas, les détecteurs placés à 90° l’un de l’autre ne
Dans un référentiel galiléen, le vecteur quantité de
détectent pas simultanément un signal.
mouvement d’un système isolé est un vecteur constant.
Étudions le système constitué par le proton et le noyau
d’hélium.
Avant le choc, la quantité de mouvement est celle du 39. ★★ Rugby
proton de masse mp animé de la vitesse uv : > COMPÉTENCES : Analyser, réaliser, valider.
a. On peut consulter l’adresse ci-dessous pour découvrir
upavant = mpuv. la nouvelle règle d’arbitrage de la passe en avant :
http://www.lindependant.fr/2014/01/10/les-mains-
Après le choc, la quantité de mouvement est celle du de-la-discorde,1833348.php
noyau d’hélium de masse mHe animé de la vitesse uv1 et D’après la nouvelle règle, la passe en avant est jugée
celle du proton de masse mp animé de la vitesse : maintenant selon le mouvement des mains du joueur
lançant la balle et non plus selon la trajectoire du ballon
upaprès = mHeuv1 + mpuv2.
dans le référentiel lié au terrain, comme c’était le cas
Le système constitué par le proton et le noyau d’hé- auparavant. Ainsi le joueur qui lance le ballon fait bien
lium étant supposé isolé et le référentiel d’étude étant une passe en arrière dans son propre référentiel mais il
supposé galiléen, la quantité de mouvement de ce fait une passe avant au sens où la balle progresse dans
système se conserve : le même sens que le joueur par rapport à la ligne de jeu.

upavant = upaprès ce qui donne : mpuv = mHeuv1 +


mpuv2.
Les vitesses étant colinéaires, la relation vectorielle
projetée selon la direction de la trajectoire des particules
est : mpv = mHev1 – mpv2.

71
Situation dans le référentiel terrestre rend possible une progression plus rapide de la balle
Schéma 1 dans les lignes de l’équipe adverse !

Vjoueur/terrain 40. ★★ Projet Breakthrough Starshot


> COMPÉTENCES : S’approprier, analyser, réaliser,
communiquer.
La description du projet Breakthrough Starshot dans le
document 1 permet de relever les données essentielles
Vballe/joueur
du projet :
– la masse m de l’ensemble {sonde + voile solaire} de
l’ordre de 1 gramme ;
– la puissance P du faisceau laser permettant de propul-
Vballe/terrain
ser la sonde de l’ordre de 100 GW ;
– la durée Δt de l’action du faisceau laser de l’ordre de
zone en avant zone en arrière 10 minutes ;
de la ligne de jeu de la ligne de jeu – l’énergie totale %t effectivement récupérée par la voile
lors de l’exposition au faisceau laser de l’ordre de 1 Téra-
ligne de jeu joule soit 1012 J ;
– la valeur de la vitesse finale v atteinte par la sonde de
La vitesse de la balle par rapport à la Terre (référentiel l’ordre de 0,2c soit 6 107 m⋅s–1.
terrestre) est la somme de deux vitesses : la vitesse de De plus le document 2 explique qu’un photon possède
la balle par rapport au joueur + la vitesse du joueur une quantité de mouvement de valeur pphoton égale à
LDP_C07_fig21par rapport à la Terre. Dans la situation %photon
représentée la et que dans le cas d’une voile parfaitement réflé-
vitesse de la balle par rapport à la Terre présente une c
composante en avant de la ligne de jeu fixe dans le réfé-chissante, un photon transfère à la voile une quantité de
rentiel terrestre : la balle va atterrir en avant de la ligne mouvement de valeur double à celle du photon incident,
de jeu sur le terrain. en raison de la conservation de la quantité de mouve-
ment (en toute rigueur ceci n’est valable que si la voile a
Situation dans le référentiel du joueur qui lance le ballonune vitesse négligeable devant la vitesse de la lumière. Si
Schéma 2 la voile possède une vitesse non négligeable par rapport
à c alors le photon réfléchi n’a pas exactement la même
Vligne/joueur fréquence à cause de l’effet Doppler et il ne possède
donc pas exactement la même énergie).
On peut alors considérer que l’ensemble des photons
qui ont transféré leur quantité de mouvement à la voile
pendant la phase d’accélération est égale au double
Vballe/joueur
de l’énergie totale reçue %t divisée par la célérité de la
lumière soit :
%2 Et
2 ∑ pphoton = 2 ∑ =
photon

cc
zone en avant zone en arrière
La voile, initialement au repos, acquiert alors la vitesse
de la ligne de jeu de la ligne de jeu
au départ de la balle au départ de la balle v et la valeur de sa quantité de mouvement est égale à :
pvoile = mv.
On a alors :
position de la ligne de jeu au départ de la balle %pvoile = 2 ∑ pphoton = 2 ∑ photon

c
Au moment où le joueur fait la passe, on voit la vitesse soit :
de la balle est bien orientée en arrière de la ligne de jeu : 2 %t
la balle est bien lancée en arrière par rapport à la ligne mv =
LDP_C07_fig22 c
de jeu. Mais la ligne de jeu se déplace dans le référentiel
lié au joueur. Il faut donc appliquer la règle au départ de
la balle ce qui est bien conforme à son énoncé puisque
c’est le mouvement des mains du joueur qui va détermi- 2 %t
ner le sens et la direction de la vitesse initiale de la balle v=
dans le référentiel du joueur. mc
b. D’après le schéma 1 de la question a., on remarque
2 × 100 × 109 × 600
que plus uvjoueur/terrain sera de valeur élevée et plus la passeA.N. : v = = 4⋅107 m⋅s–1
serait jugée en avant selon l’ancienne règle. Le problème 0,001 × 3 × 10
8

disparait avec la nouvelle règle puisque la valeur de la


vitesse du joueur par rapport au terrain n’intervient plus,soit une vitesse de l’ordre de 0,1 c.
ce qui avantage donc les joueurs les plus rapides car cela En conclusion, les données semblent cohérentes en
ordre de grandeur. En réalité la valeur de la vitesse
obtenue doit être plus faible car la voile ne sera jamais

72
parfaitement réfléchissante dans la direction des 2 ρ × g × r2 d
photons incidents. b. v1 = = =
9 η Δt
La conservation de l’énergie indique également que
cette valeur est surestimée. L’énergie effectivement d×η 2
reçue par la voile valant 1J (= 10–12 J), en négligeant les ⇒ r² = ×
ρ × g × Δt 9
effets relativistes, on peut écrire que :

ρd×η
1 ×9
%t = mv2 r=
× g × Δt 2
2
2 %t 0,5 2 × 1012 0,5
()( )
soit v === 4,4 × 107 m⋅s–1.
m0,001
r=
2,11 × 10 –3 × 1,8 × 10–5 × 9
2890 × 9,8 ×
10,0
On peut remarquer qu’une faible partie de l’énergie r = 1,4 × 10–6 m = 1,4 μm.
produite par le faisceau laser est effectivement trans- 2. On utilise directement les données du document 2
1012 donnant la valeur de la charge électrique portée par
férée à la voile (de l’ordre de= 0,016 |q|
1011 W × 600 s chaque goutte pour calculer la valeur du rapportavec
= 1,6%). e
De plus cette énergie n’est en réalité pas transmise e qui représente la charge élémentaire (e = 1,6⋅10–19 C).
« d’un seul coup » et un calcul plus rigoureux sur la Voir le tableau en bas de page.
conservation de la quantité de mouvement et la conser- q
vation de l’énergie montre que l’énergie transmise par Le rapport est toujours égal à un nombre entier,
unité de temps (la puissance) est d’autant plus grande e
que l’effet Doppler est important. La transmission de q
l’énergie est d’autant plus efficace que la vitesse de = n soit q = n × e.
la voile est grande ce qui est logique car la puissance e
transmise à la voile s’écrit comme le produit de la force La charge électrique des gouttelettes est effectivement
de poussée (dérivée de la quantité de mouvement par quantifiée.
rapport au temps) par la vitesse de la voile. On trouve
alors que l’énergie transmise par unité de temps varie 42. RÉSOLUTION DE PROBLÈME
de quasiment 0% lorsque la vitesse de la voile est nulle Décollage du lanceur Ariane 5
à 15% lorsque la vitesse de la voile est de 4⋅107 m⋅s–1, la > COMPÉTENCES : S’approprier, analyser, réaliser, valider,
valeur moyenne de 1,6% étant bien encadrée par ces communiquer.
deux valeurs.
1. La vidéo du document 1 montre que la fusée se sépare
des moteurs à poudre environ deux min et 10 s après le
décollage de la fusée.
Les données disponibles au décollage telles que la masse
m0 de la fusée au décollage, le débit d’éjection D des
EXE RCICES Objectif BAC gaz et la vitesse d’éjection vg des gaz permettent de
connaître la masse mf de la fusée qui décroit au cours
41. L’EXPÉRIENCE DE MILLIKAN du temps.
Si on veut connaître la valeur vf de la vitesse de la
> COMPÉTENCES : S’approprier, analyser, réaliser, valider. fusée, on peut envisager d’appliquer la conservation
1. a. La gouttelette possède un mouvement rectiligne de la quantité de mouvement car on connait le débit
uniforme dans le référentiel du laboratoire. D’après le massique D qui permet de connaitre la masse de gaz
principe d’inertie, les forces exercées sur la gouttelette éjectés au cours du temps et la vitesse d’éjection vg des
se compensent : gaz (en supposant que D et vg soient constants).
Enfin, il est nécessaire de faire des hypothèses pour trai-
uP + uf = 0 ; ter ce problème simplement avec la conservation de la
uP = – uf = 6 × π × η × r × uv1 donc P = quantité de mouvement.
f
soit, m⋅g = 6 × π × η × r × v1
m×g .
v1 =
6×π×η×r

Tableau de la question 2. de l’exercice 41 :


Numéro de la gouttelette 1 2 3 4 5
Valeur absolue q de la charge q de la gouttelette6,4 × 10–19 8,0 × 10–19 9,6 × 10–19 1,6 × 10–18 9,6 × 10–19

q
Rapport e 4 5 6 10 6

73
• Hypothèse 1 : on considère que le système {fusée + upinitiale = upfinale ce qui donne : u0 = mf uvf +
gaz éjectés} est un système isolé et que l’on peut appli- mguvg.
Soit en projection suivant un axe vertical :
quer la conservation de la quantité de mouvement. Cela
– mf vf = mgvg
revient à négliger l’influence du poids ainsi que l’action
des frottements de l’air sur la fusée dans la résolution de mgvg mgvg .
ce problème. d’où vf = =m0 – mg
• Hypothèse 2 : à la date t = 0 s le système est en une mf
seule partie (fusée + ergols) et à la date t = 2 mn 10 s On peut exprimer la masse des gaz éjectés avec le débit
le système s’est séparé brusquement en deux parties : D et le temps écoulé Δt :
fusée sans les ergols consommés et gaz éjectés. Dans mg = DΔt.
cette vision des choses, on ne prend pas en compte le L’expression de la vitesse de la fusée devient alors :
fait que les variations de la vitesse et des masses de la DΔtvg .
fusée et des gaz éjectés sont, en réalité, continues dans vf =
le temps. m0 – DΔt
État initial : date t = 0 s
2,9⋅103 × 130 × 4,0 × 103
A. N. : vf =
780 × 103 – 2,9 × 103 × 130
Système
= 3,7 × 103 m⋅s–1.
2. D’après la vidéo du document 1, la fusée atteint une
fusée + ergols
vitesse de 2,0 km⋅s–1 2 min 10 s après le décollage. Le
document 2 confirme cette information. L’ordre de
masse m0 et vitesse nulle grandeur de la vitesse obtenue par le calcul (le km.s-1) est
donc correct mais la valeur obtenue est quasiment deux
quantité de mouvement nulle fois supérieure à la valeur réelle. En réalité le système
n’est bien sûr pas isolé, le poids et l’action des frotte-
ments de l’air sont loin d’être négligeables.
État final : date t = 2 min 10 s Note : c’est l’hypothèse 1 (système isolé) qui est ici la
plus contestable car la résolution de ce problème avec
Système prise en compte du poids et utilisation de la seconde
loi de Newton (hors contexte dans ce chapitre) mais
fusée sans les ergols consommés en gardant l’hypothèse 2 (ce qui évite de résoudre le
problème en terme de résolution de l’équation diffé-
masse mf et vitesse Vf rentielle du mouvement) montre que l’on s’approche
Vf beaucoup mieux de la vitesse réelle, la valeur trouvée
quantité de mouvement mf
étant alors de 2,5 km⋅s–1.
VfLDP_C07_fig23
La prise en compte des forces de frottements de l’air, qui
+ agissent significativement seulement dans les basses
couches de l’atmosphère permettrait probablement
d’améliorer encore ce résultat.
gaz éjectés
masse mg et vitesse Vg

quantité de mouvement mg Vg

Vg

quantité de mouvement totale


du système nulle

LDP_C07_fig24

74
CHAPITRE COMPRENDRE

8 Lois de Newton
> Manuel pages 170 à 195

Choix pédagogiques
Ce chapitre fait partie de l’ensemble des trois chapitres consacrés aux lois de Newton et à leur mise en œuvre
dans
l’étude de mouvements. Nous avons choisi :
– d’introduire ici le concept d’accélération ainsi que les deuxième et troisième lois de Newton ;
– de ne traiter que les cas de mouvements d’objets se déplaçant dans des champs uniformes (de pesanteur et
électrique).
Dans ce deuxième chapitre traitant de la mécanique, conformément au programme, nous avons privilégié
l’étude
de mouvements de points matériels, mais lorsque le système étudié ne pouvait être modélisé par un point
matériel,
nous avons été amenés à analyser le mouvement du centre d’inertie du système.
La première activité documentaire proposée introduit le concept d’accélération. Puis, à l’aide des activités expé-
rimentales et d’une démarche d’investigation, les élèves mettent en œuvre les lois de Newton, étudient des
mouvements rectilignes et paraboliques et apprennent à reconnaître leurs caractéristiques.
Dans ce chapitre, afin d’aider les élèves dans leur apprentissage, nous avons tout particulièrement développé
l’articulation entre les différentes représentations (dessins, schéma, représentations vectorielles, représentations
graphiques en fonction du temps, de la position).
Des vidéos documentaires et d’expériences illustrent ce chapitre afin d’aider à sa compréhension. Elles sont
dispo-
nibles dans le manuel numérique enrichi et sur les sites Internet compagnon Sirius.

O U V E RT U R E D E C H A P I T R E AC T I V I T É S

Lors du vol acrobatique d’un parapente, il est 1. ACTIVITÉ DOCUMENTAIRE


possible d’effectuer d’impressionnantes figures,
Vitesse et accélération
comme des virages à 360° en miroir.
Quelle est la loi qui permet d’expliquer ces figures ? Commentaires
Le plan de la photographie (prise du sol) est un plan L’objectif de cette activité documentaire est de donner
horizontal, parallèle au sol. Les trajectoires des pilotes du sens au concept d’accélération en s’appuyant sur
sont matérialisées par les traces de fumée laissées par des situations connues des élèves. Seules les notions de
les fumigènes et l’on voit que les mouvements des valeur de l’accélération et d’accélération moyenne sont
deux systèmes {parapente, pilote} sont complexes (les abordées dans cette première approche.
deux trajectoires des deux pilotes sont en fait hélicoï-
dales et quasiment symétriques par rapport à un axe
vertical passant entre les deux ailes). On peut voir sur Réponses
la photo que chaque pilote agit sur son aile en défor- RÉALISER
mant son profil par l’intermédiaire de deux poignées de
1. a. Lors de la phase initiale de propulsion hydraulique
commande. L’action de l’air sur la voile est alors modifiée
en mouvement horizontal, l’accélération moyenne du
ce qui entraine une modification globale du mouvement
190
du système {parapente, pilote}. Le choix de cette photo a
533,6
été fait pour montrer que la modification du mouvement
train est de a ==soit a = 14 m⋅s–2.
d’un système résulte des forces qui s’appliquent dessus
3,83,8
: la somme des forces, si elle est non nulle, provoque une
L’accélération est donc plus de 10 fois plus importante
modification du mouvement ce qui est une première
que l’accélération de confort d’un ascenseur.
approche qualitative de la seconde loi de Newton.
Lors de la phase de descente, l’ordre de grandeur de l’ac-
célération est celui de la valeur g du champ de pesanteur
terrestre, soit 10 m⋅s–2. On peut estimer cette valeur en
regardant la vidéo et en chronométrant la durée de la
phase de descente, soit environ 5 s. La vitesse maximale
en bas de la descente ne pouvant excéder 190 km⋅h–1
soit 53 m⋅s–1, on en déduit que l’accélération moyenne

75
53 Pour les ascenseurs du Burj Kalifa :
maximale vaut = 1 × 101 m⋅s, soit environ 10 m⋅s–2 aasc
5
= 1,3 %.
en ordre de grandeur.
apilote
b. Pour atteindre la vitesse maximale de 18 m⋅s–1, il
Δt 18 L’accélération de l’ascenseur ne représente que 1 % de
faudra une durée de Δt ==soit Δt = 15 s. l’accélération que peuvent subir les pilotes de chasse ou
5 1,2 de navettes spatiales.
L’article publié sur le site Internet suivant met en
évidence les difficultés techniques à surmonter dans la
conception d’ascenseurs de très grande hauteur : 2. ACTIVITÉ EXPÉRIMENTALE
http://www.usinenouvelle.com/article/les-ascenseurs-a-
l-assaut-de-la-tres-grande-hauteur.N49326 Chute libre dans un champ de pesanteur
uniforme
S’APPROPRIER Commentaires
2. Une recherche sur Internet fournit de nombreux sites Dans cette activité, les élèves doivent d’abord réaliser
sur les accélérations maximales atteintes lors de vols par l’enregistrement d’un lancer de balle, le relevé des points,
les pilotes de chasse (9G soit 90 m⋅s–2) et les trauma- puis analyser les résultats, d’abord qualitativement, puis
tismes que ces derniers peuvent endurer (troubles de la quantitativement à partir des graphes obtenus. Ils sont
vision, pertes de connaissance, problème de circulation ainsi amenés à faire le lien avec leurs connaissances sur
sanguine, etc). Des vidéos tournées dans des simula- les mouvements rectilignes uniformes et uniformément
teurs de vol montrent ces limites physiologiques (voir par variés et sur la loi de Newton. La validation est faite lors
exemple la vidéo sur YouTube « centrifugeuse 9G Blac- de la confrontation entre le résultat expérimental et la
kout GLOC »). valeur théorique de l’accélération (3. c.) : cette validation
Les astronautes subissent également des accélérations amène à discuter des valeurs des coordonnées de l’accé-
très importantes (du même ordre de grandeur que les lération ua obtenues expérimentalement et à s’interroger
pilotes de chasse) et suivent un entraînement pour s’y sur l’expérience réalisée pour expliquer des écarts éven-
habituer. tuels. Enfin les élèves communiquent leurs résultats dans
Plusieurs moyens sont utilisés pour prévenir les troubles la dernière question.
(graves) dus aux fortes accélérations : L’exploitation qui suit est réalisée à partir d’une vidéo
– entraînement sur des simulateurs (centrifugeuses disponible sur le site compagnon du manuel :
humaines) ; sirius.nathan.fr/sirius2017
– port d’une combinaison anti-G qui permet de limiter
les troubles durant les vols (combinaison qui exerce une
pression sur les jambes du pilote, lors de l’accélération,
pour empêcher le sang de refluer de la tête vers les
jambes). Réponses
– position «allongée» (perpendiculaire à la direction de RÉALISER
l’accélération) des astronautes lors du décollage de la 1. a. Pour l’enregistrement du mouvement de la balle,
fusée. consulter la partie 1 de la fiche pratique p. 591 du manuel.
Des sites fournissent des données sur l’entraînement et Il est impératif de travailler avec suffisamment de
les centrifugeuses comme par exemple : lumière et d’avoir accès, dans la mesure du possible, à
http://www.cnes.fr/web/CNES-fr/7278-l-homme-dans-l- un réglage manuel des paramètres vidéos, en particulier
espace.php#question2 de la luminosité et de la vitesse d’obturation (ou d’un
http://www.atlasaerospace.net/eng/centr-tech.htm. réglage équivalent). À noter que le réglage de la vitesse
Remarque : dans le chapitre 9, une activité porte sur d’obturation n’est en général pas disponible sur les
les caractéristiques de l’accélération dans une centri- webcams bon marché.
fugeuse. On y retrouve explicitement le lien entre Enfin, la balle doit être lancé dans le plan du repère
l’accélération exprimée en m⋅s–2 et l’accélération expri- d’étalonnage (ou dans un plan parallèle au plus proche
mée en G. du plan du repère d’étalonnage) pour éviter les erreurs
Par comparaison, si l’on choisit comme référence pour d’étalonnage.
les pilotes et astronautes une accélération de 9G (soit La vidéo utilisée ci-après pour illustrer l’activité a été
environ 90 m·s-2) on obtient pour le Top thrill dragster : réalisée avec un simple smartphone. Un petit projec-
aTtd teur halogène de 150 W a été utilisé pour l’éclairage.
= 16 %. La vitesse d’obturation n’est pas directement accessible
apilote mais un réglage sensiblement équivalent « luminosité »
a été fixé à –2 sur une échelle allant de –2 à +2.
La vidéo obtenue présente des images de la balle
floues pour les vitesses les plus importantes mais l’ex-
ploitation est néanmoins largement faisable et donne
des résultats tout à fait corrects. La vidéo a ensuite été
ré-encodée, à l’aide du logiciel FormatFactory (https://
format-factory.fr.softonic.com/), au format .avi avec le
L’accélération calculée pour la cabine du Top thrill
dragster représente environ 15 % de l’accélération
que peuvent subir les pilotes de chasse ou de navettes
spatiales.

76
codec XVID, (disponible dans n’importe quel pack de Les valeurs vx(t) sont pratiquement égales ; le mouve-
CODECS comme https://k-lite-codec-pack-full.fr.softonic. ment est quasiment uniforme selon l’axe horizontal.
com/) pour pouvoir être ensuite découpée avec Virtual- On note cependant une tendance faiblement croissante
Dub (https://virtualdub.fr.softonic.com/) et lisible sur la pour vx(t) , ce qui est l’indice que le mouvement de la
plupart des logiciel de pointage. balle n’était probablement pas exactement dans le plan
b. Données de la règle étalon. Les points représentatifs de vy(t) sont
Remarque : pour lire tous les détails des captures d’écran globalement alignés : vy(t) est modélisable par une fonc-
suivantes, il est conseillé d’utiliser la version pdf du livretion affine du temps.
du professeur disponible sur le site compagnon et dans d. Les résultats de la modélisation sont :
le manuel numérique. – Mouvement de B sur l’horizontale : on modélise vx(t)
– Masse de la balle de squach m = 40,83 g ; diamètre depar une fonction constante. vx(t) est modélisée par la
la balle d = 4,0 cm ; durée entre deux images : Δt = 1/30droite d’équation : vx(t) = vox = 2,26 m⋅s–1 (droite horizon-
s; tale en bleu sur le graphique ci-dessous).
échelles : 1,01 m pour la longueur totale d’une règle.
– Le pointage est effectué à partir de la première image
qui montre la balle libérée de l’action de la main du
lanceur. L’axe x9x est horizontal et orienté vers la gauche
et l’axe y9y est vertical et orienté vers le haut.
– On obtient le relevé ci-dessous (utilisation du logiciel
Aviméca) :
vx(t)

vy(t)

– Mouvement de B sur la verticale : la vitesse verticale


est une fonction affine du temps et la pente de la droite
représentative est négative. vy(t) peut être modélisée par
une droite d’équation :
vy(t) = at + b = – 10,1 × t + 1,68 = ayt + voy

donc voy = 1,68 m⋅s–1 et ay = – 10,1 m⋅s–2 (droite oblique


sur le graphique ci-dessous).

Représentation graphique de y en fonction de x en


repère orthonormé, sous Regressi :

vx(t)

vy(t)

De t = 0 à t = 0,165 s, on a vy(t)  0 ; le mouvement se


fait dans le sens positif de l’axe (vers le haut), mais vy(t)
diminue, le mouvement est donc uniformément décéléré
c. On obtient vx(t) et vy(t) par dérivation numérique par dans cette phase.
rapport à t de x(t) et y(t). Pour t  0,165 s, on a vy(t)  0, le mouvement du projeté
Le nombre de points utilisés pour le calcul de la dérivée de B sur l’axe (O, j) se fait dans le sens négatif de l’axe et
(de type algorithme parabolique) est de 3 sous Regressi.la valeur de la vitesse vy(t) augmente. Dans cette
phase
le mouvement est donc uniformément accéléré.
En résumé, le mouvement est uniformément varié selon
vx(t) l’axe y.
vox et voy représentent les coordonnées du vecteur vitesse
à la date du lancement. On peut retrouver la valeur vo de
la vitesse initiale et l’angle de tir α :

v0 = v2x + v2y = 2,262 + 1,682 = 2,82 m⋅s–1.00


vy(t)
voy 1,68
tan α = = = 0,737 soit α = 36,4°, valeur que l’on
vox 2,26

77
peut mesurer sur la courbe représentative de la trajec- Réponses
toire, en mesurant l’angle que fait la tangente à l’origine ANALYSER
avec la direction horizontale .
1. Le canon à électrons
a. L’électron est accéléré entre A et B : la force uf résulte
S’APPROPRIER
de
2. Le référentiel d’étude est le référentiel terrestre. l’action du champ uE sur l’électron chargé négativement,
de charge – e. Le champ uE est un champ électrostatique
VALIDER
uniforme créé par les deux plaques A et B : uE est perpen-
3. a. L’observation se fait sur les courbes x(t) du mouve-diculaire aux plan des deux plaques A et B. La force uf ,
ment du point B sur l’horizontale et y(t) du mouvement colinéaire au champ uE, est donc orientée de A vers B
de B sur la verticale. Les élèves doivent interpréter les (l’électron est accéléré de A vers B) et suivant une direc-
variations de x et y pendant des durées successives tion perpendiculaire aux plaques A et B car le faisceau
égales. Voir le tableau en bas de page. est rectiligne. On en déduit que le champ uE est orienté
b. On obtient les coordonnées du vecteur accélération de B vers A car il est de direction opposé à la force uf .
en dérivant par rapport au temps les expressions de vx L’accélération ua est colinéaire à la force uf .
et de vy : A9 est chargée négativement et
ax(t) = 0 et ay(t) = –10,1 m⋅s–2. BA
B9 positivement.
+–
Le vecteur accélération est donc vertical, de sens vers le
bas et de valeur constante : b. Les caractéristiques de la force +f

a = 10,1 m⋅s–2 .
électrique uf qui s’exerce sur un
c. La deuxième loi de Newton appliquée à la balle dans
+–a
le champ de pesanteur terrestre uniforme entraîne :
électron, de son accélération ua
ua = ug. On retrouve bien les caractéristiques du vecteur
+–
accélération avec un écart relatif sur la valeur de l’accé-
et du champ uE sont représen-
2. Le dispositif de déviation du E+– faisceau d’électrons
10,1 – 9,8
tées sur A9
a. Entre le schéma ci-contre.est déviéLDP_C08_fig01dans une
et B9, l’électron
lération de= 0,03 = 3%.
9,81 direction
perpendiculaire au plan des plaques A9 et B9 : la force uf 9
résulte de l’action du champ uE9 sur l’électron chargé
3. ACTIVITÉ EXPÉRIMENTALE négativement, de charge –e. Le champ uE9 est un champ
Trajectoire des électrons dans un champ électrostatique uniforme créé par les deux plaques A9 et
électrique B9 : uE9 est perpendiculaire au plan des deux plaques A9
et
Commentaires B9. La force uf 9, colinéaire au champ uE9, est donc orienté
de A9 vers B9 (l’électron est accéléré de A9 vers B9) et
L’objectif principal de cette activité est l’appropriation
suivant une direction perpendiculaire aux plaques A9 et
par les élèves des liens entre champ électrique et mouve-
B9. On en déduit que le champ uE9 est orienté de B9 vers
ment d’une particule chargée (accélération et déviation).
A9
Cette activité, se réalise à partir d’une photographie qui
car il est de direction opposé à la force uf 9. L’accélération
peut être réalisée en classe ; elle permet d’étudier plus
ua9 est colinéaire à la force uf 9. A9 est chargée négative-
directement et complètement un dispositif et une expé-
ment et B9 positivement.
rience qui sont traditionnellement présentés au bureau.
b. En tenant compte du sens de la déviation du faisceau
Dans cette activité, les élèves analysent dans un premier
d’électrons, on établit les caractéristiques de la force
temps le dispositif expérimental et, dans un deuxième
électrique uf 9 qui s’exerce A’ – – – – –
temps, l’image de la trajectoire du faisceau d’électrons,
sur un électron, de son accé-
après avoir réalisé l’acquisition d’un ensemble de points
lération ua9 et du champ uE9.E
avec un logiciel de pointage sur image.
Les caractéristiques de la
Le traitement des données est ensuite réalisé avec un
O
logiciel connu des élèves.
force électrique, du champ
L’écart entre le modèle théorique et le modèle expé-
aet de l’accélération de
rimental amène à discuter des hypothèses qui ont été
l’élec-
choisies pour élaborer le modèle théorique : la compé-
f
tence valider est donc ici tout particulièrement travaillée.
tron sont représentées sur le
schéma ci-contre.B’ + + + + +

LDP_C08_fig02

Tableau de la question 3.a de l’activité 2 :


Mouvement de B sur l’horizontale Mouvement de B sur la verticale
Coordonnée vx de la Nature du mouvement Coordonnée vy de la Nature du
Situation vitesse de B horizontal vitesse de B mouvement vertical
constante uniforme diminue décéléré
La balle s’élève en altitude augmente (en valeur
absolue)
La balle redescend constante uniforme accéléré

78
RÉALISER – expérimentale : Yexp = – 4,08X² + 0,0864X.
3. Les résultats présentés ci-dessous ont été obtenus Remarque : l’expérience est réalisée avec la même
avec la photographie disponible sur le site compagnon. tension U entre les plaques accélératrices AB et de
Celle-ci a été découpée pour ne garder que la partie déviation A9B9. Dans le canon à électron, la valeur v0 de
montrant le faisceau d’électron, puis la photo a été la vitesse de sortie est obtenue avec :
réorienté en rotation pour rendre horizontal l’axe central 1
comportant les graduations. La déformation des gradua- mv 2 = eU.02
tions est probablement due au fait que l’écran gradué En notant v9 la valeur de la vitesse d’entrée des électrons
est enfermé dans une ampoule de verre. 0

On choisit un repère orthonormé, d’axe horizontal (O, ai entre


) les plaques A9B9 de déviation, α l’angle d’entrée,
orienté positivement vers la droite et d’axe vertical (O, ejl’équation
) de la trajectoire est :
orienté positivement vers le haut. 1 e Ux2
y=– × × ×+ x tan α.
2 m d v92 cos2 α0

En éliminant U et m on obtient :
x2v20y=×+ x tan α.
24d v90 cos2 α

La comparaison avec les valeurs de la modélisation


donne, en appelant K le rapport des vitesses :
K 21
– 4,08 = –
4d cos α
0,0864 = tanα.
()
v
On trouve un angle de 4,9° et un rapport K = 0 = 0,92.
Copie d’écran obtenue à la fin du pointage réalisé sur la v90
photographie agrandie et redressée en utilisant le logi- Ces résultats montrent que le champ entre les deux
ciel Regavi. plaques de déviation n’est certainement pas nul au
voisinage de la zone d’entrée des électrons : déviation
VALIDER du faisceau avant l’entrée et modification de la vitesse
4. a. entre les deux systèmes accélérateur et de déviation.

4. DÉMARCHE D’INVESTIGATION
Détermination de la force de poussée
d’une fusée à air
Pour cette démarche d’investigation, se reporter aux
Y(X)
fiches-guide élève et professeur sur le site :
sirius.nathan.fr/sirius2017
Yexp(X)

Représentation du relevé du pointage et de la courbe EXE RCICES Appliquer le cours


expérimentale modélisée Yexp(X) et les points de la
courbe théorique Y(X).
Sur la représentation précédente, on note l’écart entre ❙❙De la vitesse à l’accélération (§1 du cours)
la courbe expérimentale (Yexp(X)) et la courbe théorique
(Y(X)). Celle-ci s’appuie sur les hypothèses suivantes : 12. Représenter la vitesse et l’accélération
– champ électrique uniforme et limité à la seule zone a. La valeur de l’accélération est :
intérieure au condensateur plan, Δv
– valeur v0 de la vitesse identique à celle en sortie du a== 2 m⋅s–2.
canon. Δt
On note que la tangente en O à la trajectoire (courbe b. Le mouvement du point est uniformément décé-
en rouge) n’est pas horizontale, donc que les électrons léré : le vecteur accélération est donc de sens opposé au
ne pénètrent pas dans l’espace du condensateur avec vecteur vitesse. On choisit un sens de déplacement : le
la direction de l’axe x9x. Ils ont été déviés par un champvecteur vitesse uv a le sens du déplacement et sa valeur
électrique existant au voisinage du condensateur. diminue alors que le vecteur accélération ua est dans le
b. Équations de la courbe : sens opposé au vecteur vitesse uv et garde une valeur
– théorique : Y = – 4,8X² (X en cm ici alors que la modéli-constante.
sation de la copie d’écran indique X en m);

trajectoire a v1 a v2

79
13. Caractériser les vecteurs vitesse et accélération dz
Le vecteur accélération est constant : ua = ug. b. vz(t) = = –gt + v0z ;
Le vecteur vitesse est tangent à la trajectoire et orienté dt
dans le sens du déplacement : v z(t0) = v0z = 5,0 m⋅s–1.

– sa composante sur la direction horizontale est c. v0z  0 : le vecteur uv0 a donc le même sens que z9z, la
constante ; balle est donc lancée vers le haut.
– sa composante sur la direction verticale diminue d. Quand la vitesse s’annule
jusqu’au point B où elle s’annule puis augmente lors de v
la descente. vz(t1) = –gt1 + v0z = 0 soit t1 = 0z = 0,51 s.
La valeur de la vitesse est la même aux points A et C, les g
vecteurs vitesse ont même valeur mais des sens et des
directions différentes. Sa position est alors z1 = 0,5 × 9,8 × t²1 + 2t1 + 1,2 = 3,5
m.
dv
e. az(t) = z = –g.
z (m) vB dt
B
vA uLe vecteur a a une direction verticale, un sens vers
le bas
g
et une valeur constante : le mouvement est uniformément
A C varié d’accélération g : c’est une chute libre verticale.u
❙❙Mouvement dans un champ électrostatique
v0 a=g g uniforme (§4 du cours)
vC
D 16. Étudier la force électrique et l’accélération
g a. Le champ uE est uniforme ; ilAB
fe+–est donc identique en M et
O x (m) N.
a=g vD N
+–Ce champ est orthogonal aux
a
plaques A et B, son sens est de+–
LDP_C08_fig04 feEla plaque portant une charge+–
❙❙Les lois de Newton (§2 du cours) M
positive A à la plaque B et sa
a+–
14. Caractériser une accélération lors d’un saut
valeur est :
a. et b. Le parachutiste équipé est le système choisi. Les
400
forces qui s’exercent sur le système sont : son poids uP de
E== 4,0 × 103 V⋅m–1.
valeur P = 800 N et la force ZFair due à l’air.
0,10
En appliquant la deuxième loi de Newton au système
La force qui s’exerce sur un électron est alors ufe = – e uE
dont la masse est constante :
etLDP_C08_fig09
elle est identique pour un électron en M ou en N. La force
uP + ZFair = m ua ufe est orthogonale aux plaques A et B, son sens va de la
Le vecteur accélération ua est vertical vers le bas et sa plaque B portant une charge négative à la plaque A et sa
P – Fair valeur fe = 1,6 × 10–19 × 4 × 103 = 6,4 × 10–16 N.
.valeur est a = uf
m b. et c. ua = e : l’accélération ua a donc même direction,
m
1 2 3 4 même sens que la force électrique et sa valeur est :
a = 10 m·s-2 a = 5,6 m·s-2 a = 1,2 m·s-2 a = 0 m·s-2 6,4 × 10–16
= 7,0 × 1014 m⋅s–2.a=
EXE RCICES –31S’entraîner
9,1 × 10

Accélération a a
a 0 17. Exercice résolu dans le manuel
a
18. Application de l’exercice résolu
LDP_C08_fig07 1. Schéma de la situation
LDP_C08_fig08
Nature duLDP_C08_fig06
accéléréaccéléréaccéléré uniforme
mouvement LDP_C08_fig05

❙❙Mouvement dans un champ de pesanteur


uniforme (§3 du cours)
15. Étudier le lancer d’une bille
a. À t0 = 0, la bille est à :
z = – 0,5 × 9,8 × 0 + 5 × 0 + 1,2 = 1,2 m.

80
Le système étudié est la balle. Le référentiel choisi est leEntre les plaques A et B la particule est déviée vers A donc
référentiel terrestre galiléen. la force F est orientée de B vers A. La charge q portée
En faisant l’hypothèse que l’action de l’air est négli- par la particule étant négative, on en déduit d’après la
geable, la balle est soumise à une seule force, son poids.relation F = qE que le champ E est orienté de A vers B
En appliquant la deuxième loi de Newton pour le ballon comme indiqué sur la figure, ainsi que les signes positif
considéré comme un solide de masse m constante, assi-de la plaque A et négatif de la plaque B.
milable à un point matériel B, on obtient : 2. En négligeant la valeur du poids devant la valeur de la
ua = ug force électrique, d’après la deuxième loi de Newton, l’ac-
d’où dans le repère proposé : célération ua de la particule chargée est telle que m ua =
ax = 0 uF,
az = –g soit :
Par intégration, on obtient les coordonnées du vecteur q uE .
vitesse : ua =
vx = C1 = v0cosα ; vz = –gt + C2 m
soit ici vz = –gt + v0sinα. Le champ uE étant orthogonal aux plaques, comme ua a le
Par intégration, on établit les coordonnées du vecteur même sens que k car la particule est déviée dans ce sens.
position : qE .
t0 = 0, on a x = 0 et z = H ; Les coordonnées de ua sont alors ax = 0 et az =
x = (v0cos α)t + C3 soit ici x = (v0cos α)t car à t0 = 0, on a m
x = 0. 3. Pour établir l’équation de la trajectoire, on établit dans
1 un premier temps les coordonnées du vecteur vitesse de
z = – gt² + (v0sinα)t + C4 soit ici : l’électron puis les coordonnées du vecteur position.
2 Par intégration des coordonnées ax et az du vecteur
1 accélération, on obtient les coordonnées vx et vz du
z = – gt² + (v0sinα)t + H car à t0 = 0, on a z = H. vecteur vitesse :
2 qE
2. L’équation de la trajectoire du projectile est obtenue ax = 0 et az =
en éliminant t entre x(t) et y(t). m
On obtient :
– gx2
qE
z=+ (tanα) x + H. vx = C1 = v0 et vz = t + C2
2v2 cos2α0 m
Pour que le joueur marque un panier, il faut que le ballon
qE
arrive au point P de coordonnées : soit vz = t
m
car à t0 = 0, vz (t0) = 0
xP = D et zP = h
Par intégration des coordonnées vx et vz du vecteur
soit :
– gD2 vitesse, on obtient les coordonnées, ou équations
h= + (tanα) D + H. horaires, x et z du vecteur position OM :
2v2 cos2α0
vx = v0 donne x = v0t + C3 ; avec C3 = 0 car à t0 = 0, x0= 0.
On en déduit :
(tanα) D + H – h = gD2 On obtient : x = v0t.
2v20 cos2α9 qEqE 2
vz =t donne z =t + C4 ;

 gD2 m2m
soit : v0 = dd
.
2((tanα) D + H – h) cos2α avec C4 =car à t0 = 0, on a z0 = .
A.N. : 22

2((tan45)9,8× ×4,6=4,67,2 2
qE 2 d
v0 = On obtient : z =t +
m⋅s . –1

+ 2,5 – 3,05) cos 45 2


2m2
4. Par rapport à la situation précédente, seul le sens de la
19. Exercice résolu dans le manuel
force change : les coordonnées du vecteurs accélération
20. Application de l’exercice résolu sont :
qE qE
1. Schéma de la situation a9 = 0 ; a9 ==.xz2m m
z On obtient directement les coordonnées x9 et z9 du
zone
vecteur position 09M′ :
d’ionisation F
qE 2 d
k A x9 = v0t et z9 =t – .
i x
O 2m2
q<0 E
B
d
E’ x’
O’
q<0 A’
F’
trajectoire de la particule ionisée
81
21. Apprendre à rédiger Il est indispensable ici d’utiliser les unités SI pour les
> COMPÉTENCES : Analyser, réaliser. 1 000
a. On choisit le système formé de l’ensemble {Abel + vitesses (1km⋅h –1 =m⋅s–1).

Maxime} et on étudie le mouvement dans le référentiel 3 600


terrestre. On obtient :
Le système est soumis à des forces qui se compensent : 60 × (26 – 18) 1000
(uP1 + uR1) + (uP2 + uR2) = t0. 3 600
Juste avant la poussette, on appelle v la vitesse du F== 2,7 × 10² N.
0,5
système ; juste après la poussette on appelle v1 et v2 les c. D’après la troisième loi de Newton, la force exercée
vitesses respectives de Abel et Maxime. par Maxime sur Abel est opposée à la force exercée par
Abel sur Maxime. La valeur de la force moyenne exercée
par Abel sur Maxime est alors de F = 2,7 × 10² N.
R2 avant la poussette
R1
22. Accélération d’un ion
v
système M A > COMPÉTENCES : Analyser, réaliser.
a. Calcul de la force électrique qui s’exerce sur l’ion :
P1 la charge électrique portée par l’ion vaut
P2 q = +2e = 3,2 × 10–19 C , on en déduit la valeur de la force
électrique :
3,2 × 10–19 × 8,0 × 102
R2 après la poussette
fe == 2,1 × 10–16 N.
R1 1,2
v2 v1 b. Calcul de la masse de la particule : en négligeant
M A la masse des électrons, la masse de l’ion Ne2+ est en
moyenne (tous isotopes confondus) égale à :
P1 masse molaire du néon
P2 masse de l’ion Ne2+ =
nombre d’Avogadro

D’après le principe d’inertie, le système étant soumis à 20,2 × 10–3


des LDP_C08_fig11compensent, il est isolé : la quantité m= = 3,35 × 10–26 kg.
deforces qui se 6,022 × 10 23

mouvement du système se conserve.


(m1 + m2) tv = m1 uv1 + m2 uv2. c. On applique la deuxième loi de Newton à un ion Ne2+ :
uf
Cette relation montre que uv2 a la même direction que m ua = ∑ uFext = ufe soit ua = e .
tv et uv1. m
On choisit un axe (O ; ai ) de direction la trajectoire, orienté
La valeur de l’accélération des ions est alors :
dans le sens du déplacement des deux patineurs. f2,1 × 10–16
On obtient alors la relation algébrique : a= e == 6,3 × 109 m⋅s–2.
(m1 + m2)vx = m1v1x + m2v2x. –26m 3,35 × 10
On en déduit :
(m + m2)vx – m1v1x . 23. Galilée à Pise
v2x = 1 > COMPÉTENCES : Analyser, réaliser.
m2 a. On choisit la bille comme système et on étudie son
mouvement dans le référentiel terrestre considéré
Soit v2x = 12 km⋅h–1. galiléen.
Le poids uP de la bille est la seule force qui s’exerce sur
On en déduit que Maxime continue à se déplacer dans elle.
le même sens mais avec une vitesse plus faible de La deuxième loi de Newton appliquée à la bille devient :
v2 = 12 km⋅h–1. m ua = uP soit ua = ug, champ de pesanteur.
b. On choisit maintenant le système formé de Abel.
Sa quantité de mouvement a varié pendant la poussetteDans le repère (O, ej ) défini dans le texte, on obtient
de : ay = g.
Δ tp = m1 uv1 – m1 tv. On choisit t0 = 0 s, date de lâcher de la bille.
Par intégration, on obtient (la vitesse à la date t0 = 0 s
D’après la deuxième loi de Newton, la force uF qui s’est étant nulle) : vy = gt.
exercée sur lui pendant la durée Δt de la poussette est : 1
Δ tp . Et y = gt² (la coordonnée y à la date t0 = 0 s étant
uF = nulle). 2
Δt b. Durée de chute jusqu’au sol : au niveau du sol yS = h ;
La valeur moyenne de cette force est de : on obtient alors la durée de chute
m (v – v) .
uF = 1 1
Δt tS =
 
2h soit t =Sg 2 × 54 = 3,3 s.
9,8

82
c. Vitesse à l’arrivée sur le sol :
vx (m s–1)
vs = gtS soit vs = 9,8 × 3,3 = 33 m⋅s–1.
0,30
24. De Galilée à Newton
> COMPÉTENCES : S’approprier, analyser, valider,
communiquer. 0,20

a. Il faut comprendre que tous les corps auraient la


même vitesse (en effet la vitesse ne reste pas constante 0,10
au cours d’une chute).
b. « Si on éliminait complètement la résistance du milieu » t (s)
est équivalent à « si on supprimait les forces exercées par 0
l’air sur les corps ». 0 12345 6
c. En faisant le vide dans le tube, Newton supprime l’air vx en fonction du temps t

et donc les interactions entre le corps et l’air.


d. vx est une fonction linéaire de t, de coefficient directeur
LDP_C08_fig14ax = 0,05 m⋅s–2.
c. L’accélération de ce mouvement rectiligne est :
dv
ax = x = 0,05 m⋅s–2.
dt
Le mouvement est donc rectiligne uniformément varié,
ici il est accéléré.

26. Une voiture au banc d’essai


> COMPÉTENCES : Analyser, valider.
Supposons l’accélération constante. Dans un premier
temps, on calcule la valeur de l’accélération supposée
constante, puis dans un deuxième temps, on calculera
départ air vide la distance qui serait ainsi parcourue par la voiture. La
comparaison avec la valeur donnée permettra de conclure.
Soit ax la coordonnée du vecteur accélération selon l’axe
25. Réalisation et exploitation d’un graphique (O ; i) de direction la piste et orienté dans le sens du
LDP_C08_fig12
déplacement du véhicule.
> COMPÉTENCES : Réaliser, valider.
a. La représentation graphique de x(t) a une « allure » À t = 0 s, vx = 0 et x0 = 0.0
de parabole. 100
À t = 10,0 s, on a vx == 27,8 m·s-1.
x (m) 3,6
Par intégration, on obtient vx = ax × t + vx , soit vx = ax ×
0,80 t,0soit ax = 2,78 m⋅s–2.
1
Par intégration, on obtient x = axt².
0,60 2
1
Quand t = 10,0 s, on obtient x = × 2,78 × 102 = 139 m,
0,40 2
soit une distance très inférieure à la valeur indiquée.
0,20 L’accélération n’a pas été constante pendant l’essai.

t (s) 27. Masse d’un solide et mouvement


0
> COMPÉTENCES : Analyser, réaliser, valider.
0 1 2345 6
x en fonction du temps t a. Les interactions avec le mobile se font avec la Terre
(interaction à distance), la table et le fil de l’appareil à
force constante (interactions de contact).
b. Pour déterminer les caractéristiques du mouvement, il
est nécessaire d’étudier vx(t).
Avec un tableur on peut calculer les valeurs de vx appareil à
commeLDP_C08_fig13 force constante
mobile
sur les enregistrements : autoporteur
x –x
vxi = i+1 i–1
ti+1 – ti–1

table Terre

83
LDP_C08_fig15
b. L’interaction entre la table et le mobile se fait sans b. La quantité de mouvement de l’ensemble « fusée –
frottement (mobile auto porteur), la force uR exercée pargaz » reste constante entre deux instants qui encadrent
la table sur le mobile est alors perpendiculaire au plan l’expulsion des gaz. On a alors RΔpfusée = – RΔpgaz. Pour la
de la table, elle est donc verticale. L’ensemble des forcesfusée, la variation de la quantité de mouvement se fait
a une direction horizontale (mouvement rectiligne du en sens opposé de celle des gaz éjectés : la vitesse de la
point A), la force uR exercée par la table sur le mobile fusée augmente.
s’oppose donc au poids uP et compense celui ci, soit : c. Les forces citées sont les deux forces d’interaction
entre l’eau et le poisson.
uP + uR = t0 d. Dans l’interaction, les deux forces sont opposées, elles
ont donc la même valeur (3e loi de Newton).
on a alors : uP + uR + uF = uF. La vitre ne semble pas bouger car la masse m de la vitre
et des supports solidaires de cette vitre étant beaucoup
R plus grande que celle de la mouche, une force de même
mobile table
valeur F provoque une variation de vitesse Δv beaucoup
autoporteur plus faible :
F m∆vF∆t
F=soit Δv =
∆tm
(si m est grande alors Δv est petite)
P

c. Pour m = 740 g :
0,034LDP_C08_fig16 29. ★ Curling : le lancer de pierres
v2 == 0,43 m⋅s– 1 ; > COMPÉTENCES : Analyser, réaliser.
0,080 a. La pierre est le système dont on étudie le mouvement
0,042 dans le référentiel terrestre galiléen.
v4 = = 0,53 m⋅s– 1 ;
0,080
p2 = 0,74 × 0,425 = 0,32 kg⋅m⋅s– 1 ; R
pierre glace
p4 = 0,740 × 0,525 = 0,39 kg⋅m⋅s–1.
F
Pour m9= 1470 g :
0,024
v9 == 0,30 m⋅s–1 ;20,080
P

0,028
v9 =4 = 0,35 m⋅s–1 ; Dans la phase 1 , la pierre est soumise à des forces : son
0,080 poids uP, la LDP_C08_fig17 uR par la glace et la force uF
p9 = 0,44 kg⋅m⋅s–1 ;2 exer-force exercée
cée par le joueur.
p9 = 0,51 kg⋅m⋅s–1.4
On applique la deuxième loi de Newton pour un solide
p4 – p2 de masse m :
d. Pour m = 740 g, on a : = 0,88.
2τ uP + uR + uF = m ua
Pour m9 = 1470 g, on = p9 – p942
a :0,88. Le poids et la force exercée par la glace ont une direction
2τ verticale.
Dans ces expériences, le mobile est soumis à la même Le mouvement de A étant rectiligne et selon une
force uF . D’après la deuxième loi de Newton, on doit alors droite horizontale, il est donc nul sur l’axe vertical ce
qui implique que les forces de direction verticale se
up4 – up2 compensent. On a :
avoir = uF pour chaque mobile et donc uP + uR = u0.
2τ uF
p4 – p2 p9 – p942 On obtient alors ua =: le vecteur accélération est
= puisque tous les vecteurs ont même
m
2τ2τ
constant, il a la même direction et le même sens que la
direction et même sens. D’où F = 0,88 N.
force uF et sa valeur est :
p9 – p9 p9 – p9
FRa= .
Remarque : des écarts éventuels entre 4 2 = 4 2
m
2τ2τ
La pierre a un mouvement rectiligne
sont dus essentiellement aux mesures des longueurs qui
uniformément accéléré.
sont faites avec une incertitude de l’ordre du millimètre.
Dans la phase 2 , la pierre n’est plus
28. In English Please soumise à l’action du joueur on aP
> COMPÉTENCES : S’approprier, connaître, analyser, réaliser, alors :
valider. uP + uR = u0.
a. La première phrase du texte fait référence à la
première loi de Newton : la conservation de la quantité
de mouvement d’un système isolé.

84
LDP_C08_fig18
D’après le principe d’inertie, le point matériel A a un 2. a. Pour établir l’équation de la trajectoire, on établit
mouvement rectiligne uniforme. dans un premier temps les coordonnées du vecteur
b. vitesse de l’électron puis les coordonnées du vecteur
position.
v (m s–1)
Par intégration :
eE
1 ;ax = 0 et ay =
m
eE
vx = C1 = v0 et vy =t + C2
m
t (s)
eE
0 5 10 15 20 25 soit vy = car à t0 = vy = 0.
m
Au cours de la phase 2 , la pierre conserve la vitesse Par intégration :
atteinte en fin de la phase. Cette vitesse est de : x = v0t + C3 avec C3 = 0 car à t0 = 0, on a x0= 0.
LDP_C08_fig19D
v2 == 1 m⋅s–1. On obtient x = v0t (1) :
Δt eE 2
On choisit un axe (O ; ai ) de direction la trajectoire et de t + C4 avec C4 = 0, car à t0 = 0, on a y0 = 0.y=
sens celui du déplacement avec une origine x = 0 au 2m
point de lancement à la date t0 = 0. On appelle t9 la date eE 2
de fin de la phase 1 . t (2).On obtient : y =
v1x = ax t quand t = t9, alors v1x = v2x. 2m
Dans la phase 1 , la vitesse est une fonction linéaire du x
temps, dans la phase 2 , la vitesse de A reste constante À partir de l’équation (1), on obtient : t = .
En reportant cette expressionv0dans (2), on obtient
et égale à 1 m⋅s–1.
l’équation de la trajectoire de l’électron :
F
eE 2
c. Nous avons établi que v1x = axt avec ax = .
x.y=
m
2mv 2
Ft9 0
À la fin de la phase 1 , on a v1x = v2x soit v2x =on a b. Entre O et S, la trajectoire est une courbe d’équation
m de la forme y = Ax², c’est donc une portion de parabole
mv2x d’axe y 9y.
.alors F = c. À la sortie S de l’espace entre les plaques, on a xS = l2
v2x = 1 m⋅s
t9 –1 d’où F = 4N. eE 2
l.soit yS =
30. ★ Principe de l’oscilloscope 2mv 2
0
> COMPÉTENCES : S’approprier, analyser, réaliser.
1. Le système que l’on étudie est l’électron entre les Le champ uE a une valeur qui dépend de la tension U et
plaques P1 et P2. U
de la distance d entre les plaques P1 et P2 ; soit : E = .
P1 A d
En reportant cette expression dans l’expression de yS ; on
E F S yA obtient :
j eU 2el2
a yS
O’ l d’où yS = kU avec k =.yS =
d O 2mdv 22mdv 2
i v0 00
eE 2L
3. a. yS = l2 soit pour yA = ys ×
2mdv 2 l
0
P2
el L
yA = U.
mdv 20
Dans le champ électrique, l’électron est soumis à une
force électrique uF = – e uE. La déviation verticale yA est proportionnelle à la tension
D’après la deuxième loi de Newton, l’accélération ua de U appliquée entre les plaques.
LDP_C08_fig20 b. Si U diminue, yA diminue proportionnellement.
l’électron est telle que m ua = uF, soit : Si U change de signe, le champ uE change de sens et la
e uE déviation change de sens : yA devient négatif.
ua = –
m
Le champ uE est orthogonal aux plaques, comme ua a le31. ★ Ions de l’atmosphère
> COMPÉTENCES : S’approprier, analyser, réaliser, valider.
même sens que ej car la particule est déviée dans ce sens,
le vecteur uE est de sens opposé et va donc de P1 vers P2a.
. La force électrique qui s’exerce sur un ion positif de
eE charge q = e est :
Les coordonnées de ua sont alors ax = 0 et ay = . ufe = e uE.
m
85
On en déduit que ufe a même direction et même sens que (1) S et B se rencontrent s’il existe une date t pour
le champ uE et sa valeur est fe = eE. laquelle on a simultanément :
Le champ est vertical et son sens va de l’ionosphère xB = xS et yB = yS.
(plaque chargée positivement) vers la Terre (plaque
chargée négativement). (2) S et B se rencontrent avant d’arriver sur le sol si pour
b. Le poids de l’ion a pour valeur : cette date t, on a :
p = mg soit p = 4,8 × 10–26 × 9,8 = 4,7 × 10–25 N. yB ou yS  0.
La force électrique qui s’exerce sur l’ion a pour valeur : d
fe = 1,6 × 10–19 × 1,0 × 102 = 1,6 × 10–17 N. Conditions (1) : quand xB = xS ; on déduit t =.
fe 1,6 × 10–17 v0 cos α
== 3,4 × 107. 11
–25p 4,7 × 10 De yB = yS , on déduit – gt² + (v0sin α)t + h = – gt² + H
La valeur p du poids est donc environ 30 millions de fois 22
plus faible que la valeur fe de la force électrique. soit :
(v0 cos α )d
+ h = H soit d tanα = H – h.
v cos α
c. Si la force électrique ufe = e uE était la seule force qui Avec les données géométriques de la situation, on trouve :
0

s’exerçait sur l’ion, celui-ci aurait une accélération H–h


e .tanα =
ua =uE ; soit une accélération constante, et donc le d
m Les conditions (1) sont donc toujours réalisées : B et S se
mouvement de l’ion serait uniformément accéléré. rencontrent toujours si la condition (2) est réalisée.
eE 1
On aurait : az =et vz = azt. vz serait une fonction Condition (2) : yS  0 amène à yS = – gt² + H  0 soit

( )
m 2
linéaire devzt.(m . s–1) 2d1

+ H  0.– g
0,08 2 v 0 cosα
On exprime v0 en fonction des autres données de l’iné-
galité précédente :
0,06

(
2d1

0,04
– g – H soit
2 v0 cosα
)
0,02
t (ns)
H
1
2
g (v cosα
0
d
) 2

0
0 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6
gd 2
d’où v 2 
0 2H cos2α
Dans le LDP_C08_fig21 valeur de la vitesse tend très rapi-cas d
étudié, la or, cos α = ce qui implique
dement vers une valeur limite. La particule est donc d 2 + (H – h)2
soumise à des forces qui ne sont pas négligeables devant
g(d 2 + (H – h)2)
la force électrique. v2  soit au final :
d. Quand la valeur limite est atteinte, le mouvement de 0 2H
l’ion est rectiligne uniforme. D’après le principe d’inertie,
on a uF + ufe = e0. On a alors uF = – ufe .
Proposition : l’atmosphère est constituée de nombreuses
v0  
g(d 2 + (H – h)2)
2H
molécules et de nombreux ions avec lesquels l’ion étudiéA.N. :
peut entrer en interaction. uF modélise à chaque instant
l’ensemble de ces interactions. v0  
9,81 × (5,1 – 1,3)2 = 6,4 m⋅s–1.
2 × 5,1

32. ★★ S’auto-évaluer Il existe donc une vitesse limite de lancement de la balle


Dans le référentiel terrestre, on choisit un repère ortho- pour qu’elle atteigne le singe pendant sa chute : cette
normé {O ; ai , uk } dans le plan vertical de B0 et S0. vitesse doit être supérieure à 6,4 m⋅s–1.
On établit les équations du mouvement de chute libre
des points matériels B et S d’accélération ua = ug. 33. ★★ Flèche et portée
L’ordonnée de B0 est h, celle de S0 est H.
> COMPÉTENCES : S’approprier, analyser, réaliser.
a. Coordonnées du vecteur vitesse à t0 = 0s :
Pour B Pour S v0x = v0cosα ; v0z = v0sinα
b.
aSx = 0 et aSz = – gaBx = 0 et aBz = – Le système étudié est la balle. Le référentiel choisi est
g le référentiel terrestre galiléen.
vBx = v0 cosα et vBz = – gt + v0 sinα vSx = 0 et vSz = – gt La balle est soumise à une seule force, son poids. En
xS = dxB = (v0 cosα)t et appliquant la deuxième loi de Newton pour un solide de
11 masse m constante on obtient :
et yS = – gt² + HyB = – gt² + (v0 sin ua = ug
α)t + h
22
86
d’où dans le repère proposé : Remarque : ces résultats peuvent être établis à partir des
ax = 0 et az = – g expressions de yS et de xI.
c. Par intégration, on obtient les coordonnées du vecteur
vitesse :
π ()
Même portée pour un angle de tir de α et – α :
vx = C1 = v0cosα
vz = – gt + C2 soit ici vz = – gt + v0sinα
()π
2

d. Par intégration, on établit les coordonnées du vecteur sin 2 – α = sin (π – 2α) = sin 2α.
position : 2
t0 = 0, on a x = 0 et z = 0 v 2 sin2 α
x = (v0cosα)t + C3 soit ici x = (v0cosα)t car à t0 = 0, on a Portée maximale pour α = 45° : .On a dans les deux
x = 0. cas une même portée : xI =π 0
11 xI est maximum pour g sin2α = 1 soit pour 2α = soit
z = – gt² + (v0sinα)t + C4 soit ici z = gt² + (v0sinα)t car 2
22 π
à t0 = 0, on a z = 0. α = rad = 45°.
L’équation de la trajectoire du projectile est obtenue en 34. 4
★★ Lancer de ballon en GRS
éliminant t entre x(t) et y(t).
> COMPÉTENCES : S’approprier, analyser, réaliser, valider.
On obtient :
– gx2 a.
z=+ (tanα)x
2v 2 cos2α0
k

O i
e. La vitesse en S ne peut être nulle, car quelle que soit
sa position, la balle garde une même vitesse de déplace-
ment horizontale vx = v0 cosα.
f. Au point S, le vecteur vitesse est tangent à la trajectoire :
vSz = 0 soit – gtS + v0 sinα = 0
On déduit : Dans le référentiel lié à la gymnaste, le ballon est lancé
v sin α LDP_C08_fig22
tS = 0 verticalement avec une vitesse v.
g Dans le référentiel terrestre, la vitesse de lancement a
d’où : deux composantes :
– l’une horizontale de valeur V ;
( ) (
1 v sin α 2v sin αv 2 sin2α
zS = – g 0+ (v0 sin α) 0= 0
gg22g
) – l’autre verticale de valeur v.
Écrivons les équations horaires du centre du ballon et de
la main de la gymnaste dans le référentiel terrestre.
La flèche vaut donc : On choisit un repère (O ; ai, ej ) dans le plan de
v 2 sin2α . déplacement
zS = 0
2g du ballon et de la gymnaste, l’origine O étant la position
du point de lancement du ballon et t0 = 0 s la date du
g. La portée du tir correspond à la valeur de la distance lancement.
OI soit à xI (abscisse du point d’impact I). Pour la gymnaste qui a un mouvement rectiligne uniforme
Au point I, on a zI = 0, soit : de vitesse V, l’équation de son déplacement est :
– gx2 xG = V × t.
+ (tan α)x1 = 0 pour x ≠ 0. Pour le ballon, en mouvement de chute libre, son accélé-
2v 2 cos2 α0 ration est ua = ug d’où dans le repère proposé :
ax = 0 et az = – g.
On déduit la portée du tir :
v 2 sin2 α .
Par intégration, on obtient les coordonnées du vecteur
xI = 0
vitesse :
g
vx = V et vz = –g × t + v
h. Calcul de la flèche et de la portée.
v 2 sin2 α Par intégration, on établit les coordonnées du vecteur
flèche : yS = 0= 4,1 m. position du ballon :
2g 1
xB = V × t et zB = – gt² + v × t.
v 2 sin2 α0 2
portée : xI = = 29 m.
g On note qu’à chaque instant t on a :
i. La simulation est à disposition sur les sites compagnon x G = xB = V × t.

Sirius. La gymnaste récupèrera donc toujours le ballon si elle


Avec la simulation on retrouve ces valeurs : garde une vitesse constante car elle est toujours sur la
– Deux tirs ayant la même vitesse de lancement ont la même verticale que le ballon (choisir dans la simulation
même le référentiel lié à la gymnaste).
portée lorsque les angles de tir sont complémentaires. Par contre, suivant la vitesse verticale de lancement, le
– La portée est maximale lorsque l’angle de tir est de ballon montera plus ou moins haut au-dessus d’elle.
45°.
87
b. En donnant différentes valeurs à v et V, on retrouve émises lors de chocs entre protons de très haute énergie
bien ce résultat en utilisant la simulation (fichier IP) dequi sont étudiées ;
l’exercice 34 disponible sur le site : – dans SOLEIL, ce sont les interactions entre le rayonne-
sirius.nathan.fr/sirius2017 ment synchrotron (rayonnement lumineux très intense)
et l’échantillon de matière qui permettent d’étudier les
propriétés de celle-ci ;
35. Accélérateurs de particules
– les objectifs scientifiques diffèrent également pour ces
> COMPÉTENCES : S’approprier, analyser, communiquer. deux instruments.
Nous avons choisi de faire travailler les élèves sur deux Pour SOLEIL, ce sont les structures et propriétés de la
grands instruments scientifiques que sont le LHC (Large matière qui sont explorées avec le rayonnement synchro-
Hadron Collider) et le synchrotron SOLEIL avec comme tron. Pour le LHC, les recherches concernent la physique
objectif premier d’aborder des réalisations scientifiques théorique.
de portée internationale dont les mises en œuvre et 3. Exemples d’applications en recherche fondamen-
résultats sont cités dans l’actualité. tale et appliquée
Le deuxième objectif est bien sûr d’aider les élèves à – pour le LHC : découverte du boson de Higgs, nature de
structurer des informations pour réaliser une synthèse. la matière noire, antimatière, recherches sur les premiers
Bien que dans les exercices traditionnels de synthèse, instants de l’Univers (le Big Bang) – tests de théories
les documents soient des textes, nous avons ici intégré physique ;
des animations qui sont, a priori, d’un abord plus facile – pour SOLEIL : les domaines d’application sont en
que les textes de vulgarisation scientifique concernant lephysique, médecine et biologie, chimie, etc.
principe de ces deux instruments.
Remarque : l’animation concernant le LHC est commen-
tée en anglais mais elle est sous-titrée en français.
Les questions posées permettent de structurer la
synthèse en trois parties :
1. Rôle des champs électriques et magnétiques dans le
mouvement des particules. EXE RCICES Objectif BAC
2. Points communs et différences entre les deux
instruments. Les fiches-guides permettant d’évaluer ces exercices par
3. Exemples d’applications en recherche fondamentale compétences sont disponibles sur le site :
et appliquée. sirius.nathan.fr/sirius2017
Nous donnons ci-dessous quelques pistes concernant
chacune de ces parties : e
1. Rôle des champs électriques et magnétiques dans le 36. Détermination du rapport m pour l’électron
mouvement des particules
D’après les deux animations : > COMPÉTENCES : S’approprier, analyser, réaliser, valider.
– le champ électrique permet d’accélérer des électrons 1. Détermination du caractère négatif de la charge de
(Soleil) ou des protons (LHC) dans un accélérateur l’électron par J. J. Thomson
linéaire (LINAC), puis d’augmenter leur énergie (boos- a. D’après l’échelle de 1,0 cm pour 5,0 kV⋅m–1, et comme
ters, boucle du LHC) ; E = 15,0 kV⋅m–1, on en déduit que uE sera représenté par
– le champ magnétique a pour rôle de courber ou de une flèche de 3,0 cm.
maintenir la courbure de la trajectoire des particules
chargées (boosters, anneaux de stockage, LHC).
y plaque de
2. Points communs et différences entre les deux
charge positive
instruments
Points communs :
– le LHC et le synchrotron SOLEIL sont les deux grands
++++++++++++++++
équipements qui utilisent l’énergie de faisceaux de
particules pour la recherche fondamentale ;
– ces deux instruments possèdent accélérateurs de
particules et larges boucles dans lesquelles circulent les
faisceaux de particules chargées ; j E
canon à i v0 x
– les particules circulant dans ces instruments ont des
électrons
vitesses proches de celle de la lumière. 3 cm
Différences : plaque de
– les particules sont différentes : électrons dans le charge négative
synchrotron Soleil, protons dans le LHC ;
– les expériences sont également différentes : dans ––––––––––––––––
le LHC (Large Hadron Collider), ce sont les particules
L

b. D’après la loi de Coulomb, des particules de charges


opposées s’attirent. Le faisceau d’électrons étant attiré
par la plaque chargée positivement, c’est que les élec-
trons sont porteurs d’une charge négative.
LDP_C08_fig23
c. uF = – e × uE

88
Entre les plaques, l’électron n’est soumis qu’à la force 37. RÉSOLUTION DE PROBLÈME
électrostatique qui le dévie vers la plaque chargée positi-Vol Zéro-G
vement (le poids de l’électron est négligeable devant la
force électrique). Cette force est donc de sens opposé au> COMPÉTENCES : S’approprier, connaître, analyser, réaliser,
valider, communiquer.
champ électrostatique, et comme uF = q × uE, cela impose
que q  0. • Le Document 1 précise que l’avion est en chute libre
2. Accélération de la particule électron dans le référentiel terrestre, c’est à dire « lorsque la seule
On applique la deuxième loi de Newton au système élec-force qui s’exerce sur lui est le poids ».
tron, dans le référentiel terrestre supposé galiléen. • Les données du Document 2 sont relatives au référen-
dtp dm × v dmdtv tiel terrestre avec un repère associé (O, ai, ej ) dont
uF ==comme m = Cte×× tv + m × l’origine
dtdtdtdt est prise sur la surface de la Terre. Dans ce référentiel,
la trajectoire est parabolique et on peut la représenter
comme ci-dessous :
dm dtv
alors = 0 et il vient uF = m ×= m⋅ ua
dt dt Z
y
– e × uE Zs S
soit – e × uE = m × ua d’où ua =
m j
Le vecteur accélération est de sens opposé au vecteur α = 45°
champ uE. Z0
O’ x
Par projection suivant les axes du repère défini dans le i
Document 2, on obtient : impesanteur
1,8 G* 0G
a =0
x
e× Eua 
ay =
m
e
3.Détermination du rapport pour l’électron j
m
a. En x = L on a y(x) = h surface de la Terre
e×E O X
i
× L2soit : h =
2 × m × v20
Dans le repère (O, ai, ej ), l’altitude au départ et à la fin de
e 2 × v2 × h . la
d’où : = 0 parabole est notée Zo = 7600 m et l’altitude au sommet
m E × L2 S de la parabole est notée Zs = 8200 m. La valeur v0 de
b. A.N. : LDP_C08_fig24
e2 × (2,27 × 107) × 1,85 × 10–2 la vitesse initiale est 527 km⋅h–1 soit 146 m⋅s–1. Cette
= vitesse fait un angle α = 47° par rapport à l’horizontale
comme indiqué sur le schéma. La vitesse au sommet de
m15,0 × 103 × 8,50 × 10–2)2
22
= 1,76 × 1011 C⋅kg–1. la parabole, atteinte au bout de ts == 11 s, est de
c. 2

U ()
m
e e
= ×
m
 [( ) ( ) ( ) ( ) ]
U(h) 2 U(E)
+
2
+4
U(v0) 2U(L)
+4
2
direction horizontale et sa valeur vS est de 355 km⋅h–1
soit 98,6 m⋅s–1.
• Pour simplifier la résolution du problème, on choisit de
hE Lv0
()
e 11 0,05
2
+
0,1
2
+4
0,02
2
+4
0,05
2 prendre un nouveau repère (O, ai, ej ) avec origine au point
de départ de la trajectoire parabolique. Dans ce nouveau
U 1,85 15,0 2,27 8,50

()
repère, l’altitude de départ est zo = 0 m et l’altitude au
e
U = 1,76
= 6 × 10 ×
m
[( =)0,06( ×)10()C⋅kg( .)]
C⋅kg 9 –1 11 –1
sommet S de la parabole est notée :


zs = 8 200 – 7 600 m = 600 m.
On ne conserve qu’un seul chiffre significatif pour Le but de la résolution de problème est de vérifier la
l’incertitude. cohérence des données avec une trajectoire de type
e parabolique dans le champ de pesanteur terrestre, c’est
m
On en déduit : = (1,76 ± 0,06) × 1011 C⋅kg–1. à dire la trajectoire représentative d’un mouvement de
m chute libre avec une vitesse initiale faisant un angle de
47° par rapport à l’horizontale et de valeur v0 = 146 m⋅s–1.
Ainsi, il faut vérifier que pour la vitesse v0, l’altitude maxi-
male atteinte vaut zs = 600 m, que la date associée à
cette altitude vaut ts = 11 s et que la valeur de la vitesse
au sommet de la parabole vaut vS = 98,6 m⋅s–1.

89
Pour résoudre ce problème, il faut obtenir les coordon- A.N. :
nées du vecteur vitesse en fonction du temps ainsi que vS = 146 × cos 47° = 1,0 × 102 m⋅s–1, ce qui est bien cohé-
les équations horaires du mouvement : rent avec la valeur de vS donnée dans le document 2 :
– Les coordonnées du vecteur vitesse à t0 = 0 s : 355
v0x = v0cosα et v0z = v0sinα. vS == 98,6 m⋅s–1
3,6
– Le système étudié est l’avion ramené à son centre soit 1,0 × 102 m⋅s–1 avec 2 chiffres significatifs.
d’inertie. Le référentiel choisi est le référentiel terrestre – Par intégration, on établit les coordonnées du vecteur
galiléen. position ou équations horaires du mouvement :
L’avion est soumis à une seule force, son poids. En appli-t0 = 0, on a x = xo = 0 et z = zo = 0
quant la deuxième loi de Newton pour un solide de
masse m constante, on obtient : x(t) = (v0cosα)t + C3, soit ici :
ua = ug x(t) = (v0cosα)t car à t0 = 0, on a x = 0.
D’où dans le repère proposé : 1
ax = 0 et az = –g. z(t) = – gt² + (v0sinα)t + C4 soit ici :
– Par intégration, on obtient les coordonnées du vecteur 2
vitesse : 1
vx(t) = C1 = v0cosα ; vz(t) = –gt + C2 z(t) = – gt² + (v0sinα)t car à t0 = 0, on a z = 0.
soit ici vz(t) = –gt + v0sinα 2
vz est nulle au sommet, on doit donc avoir : Au sommet de la trajectoire, on a :
–gtS + v0 sinα = 0 1
zS = – gtS2+ (v0sinα)tS.
2
A.N. :
On déduit : v0 sin α 1
tS = zS = – 9,8 × 112 + (146 × sin47°) × 11 = 6,0 × 102 m,
g
2
A.N. : 146 × sin47° ce qui est bien cohérent avec la valeur de zS = 600 m
tS = = 11 s ; calculée à partir des données du document 2 et expri-
9,8 mée avec 2 chiffres significatifs.
ce qui correspond bien à la moitié de la durée totale du
vol parabolique. 38. ÉVALUATION DES COMPÉTENCES EXPÉRIMENTALES
De plus la valeur de la vitesse verticale au sommet étant
nulle, la valeur de la vitesse au sommet est égale à Décollage d’une fusée
vx = v0cosα. On a donc vS = v0cosα. Pour cette évaluation, se reporter à la fiche-guide dispo-
nible sur le site : sirius.nathan.fr/sirius2017

90
CHAPITRE COMPRENDRE

9 Mouvements des satellites


et planètes
> Manuel pages 196 à 219

Choix pédagogiques
Ce troisième chapitre du thème « Comprendre » traite principalement des mouvements des satellites et des
planètes.
L’étude cinématique des mouvements circulaires n’ayant pas été encore menée, la première partie du cours lui
est
consacrée. Les mouvements circulaires, uniformes ou non, y sont décrits et les caractéristiques du vecteur
accélération
sont données dans chacun des cas.
Il s’agit d’apporter les éléments nécessaires à l’étude dynamique des mouvements de satellites et planètes
menée
dans la deuxième partie. Celle-ci propose une démonstration, dans l’approximation des trajectoires circulaires,
du
caractère uniforme du mouvement d’un satellite et établit l’expression de la vitesse et de la période de celui-ci.
Le
choix d’utiliser le repère de Frenet a été pris dans le but de respecter les méthodes proposées dans les chapitres
précédents, notamment la projection dans un repère de la relation vectorielle qui découle de l’application de la
deuxième loi de Newton, afin de résoudre le problème posé.
L’énoncé des lois empiriques de Kepler fait l’objet de la troisième partie. La loi des périodes y est expliquée à
partir
des relations de la partie précédente et exploitée dans l’approximation des trajectoires circulaires.
Le programme de TermS n’indique pas de compétences expérimentales exigibles en relation directe avec ce
chapitre.
Les activités expérimentales proposées permettent néanmoins de saisir ce que représente un vecteur accéléra-
tion et de mobiliser les autres compétences exigibles formulées dans le programme et relatives à ce chapitre.
Elles
peuvent constituer un point d’entrée de chacune des parties du cours ou être mise en œuvre a posteriori.
Des animations, des simulations et des vidéos documentaires illustrent
de Frenet. Sur la ce chapitre
vidéo, afin est
l’échelle d’aider à sapar le triple
donnée
O U V E RT U R E D E C H A P I T R E
compréhension. décimètre : 30 cm entre les deux marques blanches.
Elles sont disponibles dans le manuel numérique enrichi et sur les sites Internet compagnon Sirius.
Vue d’artiste de la sonde spatiale Rosetta
lancée en mars 2004 par la fusée Ariane 5. Réponses
Rosetta est restée en orbite autour de la comète RÉALISER
Tchouri entre août 2014 et septembre 2016. 2. a. Le fichier obtenu est issu de la vidéo fournie sur le
Comment pouvait-on définir la trajectoire de site sirius.nathan.fr/sirius2017, vidéo réalisée en situa-
Rosetta lorsqu’elle était en orbite autour de la tion de classe. Le traitement est effectué avec Regavi
comète Tchouri ? puis Regressi.

La photographie est un montage réalisé à partir d’une


vraie photographie de la comète Tchouri prise par la
sonde Rosetta et d’un dessin d’artiste de la sonde.
Elle illustre le mouvement des satellites. La question
posée renvoie à la première loi de Kepler étudiée dans
ce chapitre : les trajectoires fermées des satellites sont
généralement elliptiques, parfois circulaires.

AC T I V I T É S Les points obtenus sont pratiquement équidistants, le


mouvement est donc probablement uniforme.
1. ACTIVITÉ EXPÉRIMENTALE b. La grandeur r est créée à partir des coordonnées x et y :
Étudier un mouvement circulaire r = x2 + y2 (ou r = sqrt(x2 + y2))
Ensuite, il faut créer les grandeurs :
Commentaires dxdy
Cette activité propose d’exploiter un enregistrement vx =et vy == puis v = v 2 + v 2 (ou sqrt(v 2 + v 2))xyxydtdt
vidéo pour vérifier l’uniformité du mouvement d’un pointLes résultats pour r et v en fonction du temps sont affi-
filmé et les caractéristiques du vecteur accélération de chés ci-après.
ce point, déduite des coordonnées données dans la base

91
v2 0,6462
an = = = 1,24 m⋅s–2.
r 0,336
On retrouve la valeur de a à 2 % près. Les valeurs de a et
an peuvent être considérées comme égales, constantes
et at nulle.

2. DÉMARCHE D’INVESTIGATION
Étude de l’accélération d’un mouvement
L’écart relatif expérience-modèle (r = C1) est faible circulaire uniforme
(inférieur à 5 %). r est bien constant. Le mouvement est
circulaire. Commentaires
r = 33,6 ± 0,4 cm d’après le logiciel, ce qui correspond Lors de cette démarche d’investigation, l’élève construit
à la valeur de 34,0 ± 0,3 cm que l’on peut mesurer graphiquement le vecteur accélération d’un point en
à l’aide d’un réglet gradué en cm (incertitude-type mouvement circulaire uniforme. Il est ainsi amené à :
1 – comprendre qu’une accélération peut-être non nulle
s== 0,288 cm arrondie à 0,3 cm) : 1,2 % d’écart même si un mouvement est uniforme ;
12 – vérifier les caractéristiques du vecteur accélération
seulement sépare les deux valeurs et les intervalles de dans le cas particulier, mais important pour la suite
mesures se chevauchent. de l’étude d’un mouvement circulaire uniforme. Ces
c. Concernant la vitesse, l’écart relatif expérience-mo- caractéristiques (point d’application, direction, sens et
dèle (v = C2) est faible (inférieur à 5 %). La valeur v de valeur) étant énoncées dans le cours sans démonstra-
la vitesse peut-être considérée comme constante et le tion, la vérification par construction graphique facilite
mouvement uniforme. la compréhension, et donc la connaissance, de celles–ci.
v = 646 ± 6 mm⋅s–1
d. Concernant l’accélération, l’écart relatif expérience-
modèle (a = C) est plus important. Il nous faut réduire le
domaine d’étude pour minimiser les erreurs de calculs deRéponses
dérivées sur les premières et dernières valeurs initiales. Pour cette démarche d’investigation, se reporter aux
L’écart est alors de 6,7 %. fiches-guides élève et professeur sur le site :
e. Compte tenu des erreurs de pointage et de calculs de sirius.nathan.fr/sirius2017
dérivées enchaînés, on peut considérer que la valeur de
l’accélération est constante.
a = 1,22 ± 0,03 m⋅s–2 3. SIMULATION
Satellite en orbite circulaire
Commentaires
L’objectif de cette activité est de mettre en évidence
le caractère uniforme du mouvement d’un satellite
en orbite circulaire, de réinvestir les lois de Newton
(deuxième loi et loi d’interaction gravitationnelle) pour
lui donner une explication et déterminer l’influence de
la valeur du rayon r de l’orbite sur celle de la vitesse d’un
satellite en orbite circulaire.
Cette activité peut également donner l’occasion d’ex-
pliquer comment construire simplement une ellipse
(méthode du jardinier) et d’introduire les termes de
ANALYSER foyers et de grand axe pour préparer l’énoncé des lois
de Kepler.
3. Le mouvement est qualifié de circulaire uniforme car
la trajectoire d’un point est un cercle et que la valeur de
sa vitesse est constante.
Réponses
VALIDER ANALYSER
4. a. Dans le cas d’un mouvement uniforme : 2. a.
dv Cas 1 Cas 2
v = cte ⇒ at == 0;
dt
v2
reste constant.an =
r
b. Si ces propriétés sont vérifiées :
a = a 2 + a 2 = 0 + a 2 = antnn
En utilisant les valeurs de v et r déterminées à l’aide du
logiciel, on peut calculer an.

92
Le mouvement est circulaire dans le cas 1. La valeur de la COMMUNIQUER
vitesse est constante : le mouvement est uniforme. 5. Le mouvement du satellite est nécessairement uniforme
b. Dans le cas d’une orbite elliptique (cas 2), la valeur des’il est circulaire.
la vitesse n’est pas constante : le mouvement n’est pas Pour obtenir un mouvement circulaire, il faut que la
uniforme. La valeur de la vitesse est minimale lorsque direction du vecteur vitesse initial soit perpendiculaire à
le satellite et au plus loin de la Terre (apogée de se la direction Terre-satellite et que la valeur de la vitesse
trajectoire), elle est maximale lorsqu’il est au plus près
(périgée).
soit égale à la valeur calculée par la relation v GM
h étant l’altitude du satellite. R
= T
T+ h 
VALIDER v
4. a. Dans le premier ut
4. SIMULATION
cas, le mouvement est S
circulaire. Calculons FT/S Pesée de Jupiter
un
la valeur de la vitesse Commentaires
avec l’expression uTS
r À partir d’observations de qualité faites à l’aide du
proposée. T logiciel Stellarium, cette activité permet d’exploiter la
RT troisième loi de Kepler dans le cas des quatre satellites
h « galiléens » de Jupiter pour déterminer la masse de cet
astre.
Un tutoriel du logiciel, adapté à cette simulation, est
proposé ci-dessous.

v RGM
=
+h 
=
T
6,67 × 10 × 5,97 × 10
T

42 000 × 10
–11
LDP_C09_fig01
3
24
Manipulation
souhaitée
Opération permettant de la réaliser

= 3,8 × 103 m⋅s–1 = 3,08 km⋅s–1


Rechercher Taper sur la touche F3 ou cliquer sur
Pour obtenir un mouvement circulaire dans le deuxième un astre l’icône de fenêtre de recherche (dispo-
cas sans modifier la vitesse initiale, il faut choisir nible dans la barre de menu qui peut
h0 = 23 550 km soit r0 = 29,9 × 103 km. Le mouvement est être masquée) :
uniforme dans ce cas.
Calculons la valeur de la vitesse : Remarque : pour suivre la planète sous
l’horizon, l’icône « sol »doit être

v=
 
GM =6,67 × 10 × 5,97 × 10
T

R + h29,9 ×
T 10 6
–11

= 3,65 × 10 m⋅s = 3,65 km⋅s .


3 –1 –1
24
éteinte :
Cliquer dessus ou appuyer sur G
Dans les deux cas, la valeur théorique et la valeur expéri-
Faire apparaître le
mentale sont en bon accord. nom des planètes Cliquer sur l’icône afin qu’elle soit
b. Le satellite S étant ponctuel et la Terre à réparti- allumée
tion sphérique de masse, d’après la loi d’interaction
gravitationnelle : Augmenter Tourner la mollette de la souris
mM ou diminuer le
pFT/S = – G S T puTS grossissement
r2
avec puTS vecteur unitaire de direction (TS) orienté de T Choisir une
Cliquer sur l’icône afin qu’elle soit
vers S (voir figure 4. a.). monture
allumée
En considérant que m est constante, l’application de la équatoriale
deuxième loi de Newton donne la relation :
MM Avancer dans Appuyer sur la touche de raccourcis
pFT/S = m × ua soit ua = – G T = puTS = G T = pun2rr2 le temps clavier « l ». Répéter l’opération pour
MMT augmenter la vitesse de défilement
En valeur : a = G T = G.
r2(RT + h)2 Arrêter l’avance-Appuyer sur la touche « k »
ment dans le temps

v2
D’après l’énoncé : a = . Reculer dans Appuyer sur la touche « j »
RT + h le temps
MT v2
On en déduit : G = .
(RT + h)2 (RT + h) Revenir à la date Appuyer sur touche « 8 »
de début de


Soit, après simplification : v = GMT .
RT + h
l’expérience

93
Réponses EXE RCICES Appliquer le cours
RÉALISER
1. d. Exemple de résultats dans le cadre de l’activité ❙❙Cinématique des mouvements circulaires
proposée : (§1 du cours)
Distance Jupiter-Terre au moment de la visée :
D = 4,19946 u.a ; 14. Reconnaître un mouvement circulaire uniforme
Champ de vision : θ = 0,183°. a. Oui car le fil est inextensible. Le rayon de la trajectoire
e. La période des satellites est indiquée dans le tableau est égal à la longueur du fil.
qui est complété au cours des questions suivantes. b. Il n’est pas uniforme car la vitesse n’est pas constante :
T = t2 – t1. la distance qui sépare deux positions consécutives du
solide n’est pas constante alors que la durée entre deux
photos l’est.
Nom du
satellite d T(s) α (°) r
Io 15. Caractériser le vecteur accélération
0,0430 1,525 × 105 0,03747 4,109 × 108
Europe a. L’accélération n’est pas nulle car le vecteur vitesse est
3,065 × 105 0,05403 5,924 × 108
Ganymède 0,0620 modifié : il change de direction.
0,1020 6,172 × 105 0,08889 9,746 × 108
Callisto
0,1720 1,272 × 106 0,1499 1,643 × 109 b. Le vecteur accélération du véhicule en mouvement
circulaire et uniforme est :
– radial. Sa direction est celle du rayon de cercle corres-
f. Voir première colonne du tableau précédent. pondant à sa trajectoire ;
g. L = 21,0 cm. – centripète. Il est orienté vers le centre du cercle ;
– a pour valeur :
θd 0,183 × d .
2. a. α = = 30 2

()
L0,21
Résultats reportés dans la troisième colonne du tableau.
b. r (en m) = D (en m) × tan α v2 3,6
a= = = 0,23 m⋅s–2.
⇒ r = 4,19946 × 1,496 × 1011 × tan α. (Dernière colonne
r300
du tableau)
c. Si v est multipliée par 3 (soit une vitesse de 90 km × h–1),
Bilan des mesures, représentation de T² = f (r3) et modé-
a est multipliée par 32 = 9.
lisation par une fonction linéaire :

16. Représenter des vecteurs


a. Voir schéma ci-dessous.
v

ut

G
a un

VALIDER b. Le vecteur accélération n’est plus perpendicu-


3. a. La modélisation conduit à : laire au vecteur vitesse. Sa composante at sur uut
k = 3,67 × 10– 16 s²⋅m–3. estLDP_C09_fig02
positive.
4π2
v
= 1,61 × 1027 kg (valeurLa masse de Jupiter
est MJ =
Gktable 1,90 × 10 27 kg). ut
La principale source d’erreur est la mesure des distances a
Jupiter-satellite sur l’écran. Les trajectoires des satellites G
ne sont pas circulaires et on ne mesure pas forcément le un
demi grand axe mais l’excentricité est faible.
COMMUNIQUER O
4. Pour mesurer la masse de la Terre, il suffit de mesurer
la distance et la période de révolution des satellites de ❙❙Satellite en orbite circulaire (§2 du
la Terre. En principe, un seul satellite suffit (la Lune par
cours)LDP_C09_fig03
exemple) mais on peut améliorer la précision du résultat17. Calculer la valeur de la force de gravitation
en choisissant plusieurs satellites parmi les nombreux a. En considérant Neptune et le Soleil ponctuels (ou à
satellites artificiels qui tournent autour de la Terre. répartition sphérique de masse), la loi d’interaction
gravitationnelle permet d’écrire :

MS MN
FS/N = G
r2N

94
6,67 × 10–11 × 1,99 × 1030 × 102 × 1024 le référentiel héliocentrique, une ellipse dont le Soleil
FS/N =
(4 504 × 109)2 occupe l’un des foyers.

FS/N = 6,67 × 1020 N. 20. Connaître la loi des aires


a. D’après la 2e loi de Kepler ou loi des aires, le segment

3r 3 conduit à T 2 = 4π2 r
b. TN = 2π N [SP], qui relie le centre du Soleil à celui de la planète,
N balaie des aires égales pendant des durées égales :
NGMSGM S
A = A9.
T2N 4π2 4π2 r 3N b. Pour respecter l’égalité précédente, P3 P4  P1 P2 la
soit = et donc MS = . distance parcourue pendant une même durée est plus
r3N GMS GT 2N
grande lorsque la planète est plus proche du Soleil. Ainsi,
A.N. : en utilisant les valeurs données dans les rabats dula valeur de la vitesse n’est pas la même entre P1 et P2 et
manuel, on peut écrire : entre P3 et P4.
P est plus rapide sur le trajet P1P2.
4 × π2 × (4 504 × 109)3
MS =
6,67 × 10–11 × (165 × 365,25 × 24 × 3 600)2
21. Connaître la loi des périodes
= 1,99 × 1030 kg.
a. En utilisant les valeurs données dans le tableau de
18. Connaître le mouvement d’un satellite l’exercice, on peut écrire :
r 23,5 × 103
a. == 1,6 × 103.
L15 T2 T2
Satellite (j²⋅km–3) (s²⋅m–3)
L est donc négligeable devant r. r3 r3
Deimos peut être considéré comme ponctuel.
Io 4,17 × 10–17 3,11 × 10–16
OU
D
Europe 4,17 × 10–17 3,11 × 10–16

FMars/Deimos Ganymède 4,17 × 10–17 3,11 × 10–16


Callisto 4,17 × 10–17 3,11 × 10–16
r uOD
La troisième loi de Kepler est vérifiée pour ces satellites :
O T2
Mars
= k.
r3
b. k dépend uniquement de la masse de l’astre autour
duquel tournent les satellites. k permet donc de calculer
la masse de Jupiter.
b. En considérant Mars à répartition sphérique de masse
et Deimos ponctuel, on peut écrire, d’après la loi d’inte-
LDP_C09_fig04 S’entraîner
EXE RCICES
raction gravitationnelle :
MM
22. Exercice résolu dans le manuel
uFMars / Deimos = – G Deimos Mars puOD
r2
23. Application de l’exercice résolu
uuOD est un vecteur unitaire de direction (OD) orienté de
O vers D. 1. La Terre est l’astre attracteur. En reprenant la
démarche suivie dans la solution de l’exercice précédent,
c. En considérant que MDeimos est constante, l’application


de la deuxième loi de Newton donne la relation :
on trouve vGM= T.
uFMars / Deimos = MDeimos . uaDeimos r
2. La période de révolution est la durée mise par la Lune
d. ua Deimos est donc colinéaire à uFMars / Deimos donc à puOD. pour faire un tour complet autour de la Terre.
À vitesse constante, la distance parcourue est propor-
ua Deimos a pour direction la droite (OD), confondue avec le
tionnelle à la durée :
rayon du cercle correspondant à la trajectoire. Le mouve-
GMT
ment de Deimos est circulaire et son vecteur accélération
est radial. Le mouvement de Deimos est donc uniforme.
2π r = vT ⇒ 2π r = T.
r 
En élevant au carré cette expression :
❙❙Lois de Kepler (§1 du cours)


GMTT 2 GMTT 2 3
GMTT 2
19. Connaître la loi des orbites 4π 2r 2= ⇒ r 3= ⇒r=
r 4π2 4π2
a. La courbe ainsi obtenue est une ellipse : en notant M
un point de la courbe : P1M + P2M = cte A. N. :


b. Mercure se situe sur la courbe (le point M par exemple) 6,67 × 10–11 × 5,98 × 1024 × (27 × 86 400 + 7 × 3 600 + 43 × 60)2
et le Soleil doit se situer en P1 ou P2. En effet, d’après la r= 4π2
1re loi de Kepler ou loi des orbites, Mercure décrit, dans
= 3,83 × 108 m = 3,83 × 105 km.
95
24. Exercice résolu dans le manuel Ce que l’on peut vérifier de la manière suivante :
dans (H, uut , uun), uun = – puTH , on peut ainsi
25. Application de l’exercice résolu écrire :
1. On suppose que les satellites ne sont soumis qu’à la MT dv v2
force de gravitation exercée par Jupiter. Jupiter et ses ua = 0⋅uut + Guun et uauu=n uut +

satellites étant à répartition sphérique de masse, on peut rdtr2


L’égalité
utiliser la troisième loi de Kepler. En laissant la période de des coordonnées de ua sur (H, uut) conduit à la
révolution de Io en jours, on obtiendra celles des autres dv
satellites en jours également. relation= 0 valable à chaque instant soit : v = cte. Le
T2T2rEurope 3Europe= Io ⇒ TEurope = TIo dt

( )
rIor3r3EuropeIo mouvement est donc uniforme.
d. L’égalité des coordonnées de ua sur (H, uun) conduit à
la relation :
5 3 Mv2
6,71 × 10
TEurope G T =soit, après simplification et sachant que

(
5

= 1,77
On trouve de×même : TGanymède )
4,22 ×=10 TCallisto =16,7 j. r = RT + h :
7,16 j=et3,55
rr2

j.
2. Pour calculer la masse de Jupiter, il faut utiliser un des v=  GMT

RT + h
satellites (Io par exemple) et exprimer toutes les gran-
deurs dans les unités du système international.
T24π24π2 r 3 .  6,67 × 10–11 × 5,97 × 1024 = 7,55 × 103 m⋅s–1.
A.N. : v =
6,38 × 106 × 600 × 103
e. La période de révolution est la durée de parcours
IoIo=⇒ MJupiter =

r 3 GMJupiterT2 GIoIo d’une circonférence de longueur L = 2πr. Le mouvement


étant uniforme :
A. N. : LL 2πr2πrr


4π2 × (4,22 × 108)3 v==⇒ TH = == 2πr
MJupiter = = 1,90 × 1027 kg. GMTvvTHGMT
6,67 × 10

–11 × (1,77 × 86 400)2
r
3(RT + h)
26. Apprendre à rédiger

soit TH = 2π
> COMPÉTENCES : Connaître, réaliser, valider. GMT
a. Le système étudié v d’où :
est le satellite terrestre ut


Hubble noté H sur le H (6,38 × 106 + 600 × 103)3 = 5,81 × 103 s
schéma, de masse m, FT/H TH = 2πr
un 6,67 × 10–11 × 5,97 × 1024
qui décrit, dans le réfé- soit un écart relatif de 3% (faible) par rapport à l’indi-
rentielgéocentrique uTH cation du texte que l’on peut donc considérer comme
r
galiléen, un cercle de T correcte.
rayon r = RT + h.
RT
b. H étant ponctuel et
la Terre à répartition h
27. Constitution des anneaux de Saturne
sphérique de masse,
d’après la loi d’interac- > COMPÉTENCES : Connaître, analyser, réaliser.


tion gravitationnelle :
a. Dans la relationGM v=
: G est la constante de
r
LDP_C09_fig05mMT gravitation universelle, M la masse de Saturne et r le
pFT/H = – G puTH
rayon de l’orbite de la particule étudiée.
r2 b. v augmente si r diminue. Pour être plus rapide, une
puTH est un vecteur unitaire de direction (TH) orienté de particule doit donc être plus proche du centre de Saturne.
T vers H. Par contre, sa masse n’intervient pas dans l’expression
pFT/H est donc appliquée en H, radiale et centripète (voirde v.
mMT c. La période de révolution est la durée de parcours
figure ci-dessus) et de valeur FT/H = G. d’une circonférence de longueur L = 2πr. Le mouvement
r2 étant uniforme :
c. En considérant que m est constante, l’application de la L2πr2πrrr3 .

 
2e loi de Newton donne la relation : v = soit T == 2πr== 2π
MT GMGMvTGM
pFT/H = m ua soit ua = – GpuTH
r2  r
ua est donc colinéaire à puTH et ua a pour direction la droite d. T est différent si r est différent. Ainsi, TA ≠ TB. Si A et
(TH) confondue avec le rayon de cercle correspondant à B sont alignés avec le centre de Saturne à un instant
la trajectoire. donné, lorsque B aura fait un tour, A ne l’aura pas encore
Le mouvement de Hubble est circulaire et son vecteur terminé. A et B ne peuvent rester alignés avec le centre
accélération est radial. de Saturne. Les anneaux de Saturne ne peuvent pas être
Le mouvement de Hubble est donc uniforme. d’un seul tenant.

96
28. Mise en orbite d’un satellite Phobos étant ponctuel et Mars à répartition sphérique
> COMPÉTENCES : Connaître, réaliser. de masse, d’après la loi d’interaction gravitationnelle :
a. et b. S étant ponctuel v mM
ut F Mars/Phobos = – GpuOP
et la Terre à répartition
sphérique de masse, S r2
FT/S pu OP est un vecteur unitaire de direction (OP) orienté de
d’après la loi d’interac- un
tion gravitationnelle : O vers P.
mMT Ainsi la force exercée par Mars sur Phobos a pour :
r
pFT/S = + Guun T – direction : la droite (OP) ;
(RT + h)2 – sens : vers O ;
RT
Le signe « + » met en – point d’application : P ;
h M
évidence que pFT/S et uun
sont de même sens. – valeur : F Mars/Phobos = G .
r2
c. En considérant que m est constante, l’application de la
c. En considérant que m
2e loi de Newton donne la relation :
est constante, l’application de la 2e loi de Newton, dans
M
LDP_C09_fig06le référentiel géocentrique
uFMars / Phobos = m ua soit ua = – GpuOP
galiléen, donne la relation ;
r2
MT
pFT/S = m uaS soit uaS = Guun Dans (S, uui , uun), uun = – uuOP on peut ainsi écrire
(RT + h)2
d. Dans le repère de Frenet (S, uut , uun), on peut ainsi : M dv v2
écrire : ua = 0 ⋅ uut + G uun et ua =uut + uun.
MTdvv2SuaS = 0 uut + Guu et uaS = uut +uun.2 n(RT r2 dt r
+ h)RT + hdt L’égalité des coordonnées de ua sur (P, uun) conduit à la
M v2GM
L’égalité des coordonnées de uaS sur (S, uun) conduit à
relation :
la

soit, après simplification : v =.relation : G=
rrr2
MTv2SG=soit, après simplification : La période de révolution est la durée de parcours d’une
2(RT + h) RT + h
circonférence de longueur L = 2πr.
GMT . Le mouvement étant uniforme :


vS = L
RT + h v = soit
e. T est la période de révolution. C’est la durée de T
parcours d’une circonférence de longueur L = 2πr. Le

r = 2π GM
mouvement étant uniforme : 2πr 2πr r . 3
T= = = 2πr =
L
GM
v
v=soit : GM T
T r

6,67
d. A.N. : T = 2π
(6 000 + 3 400) × 10 ) = 2,8 × 10 s.
× 10 × 6,4 × 10
–11
3 3

23
4

r = 2π (RGM+ h) .
2πr 2πr T 3
T= = = 2πr
v
GM
T
T e. TMars = 24 h 36 min = 88 560 s.
GMT TMars
r
= 3,2.
29. In English Please TPhobos
> COMPÉTENCES : Connaître, analyser, réaliser, valider. Ainsi, pendant que Mars effectue un tour sur elle-même,
a. Phobos en effectue un peu plus de trois dans le même
sens et passe donc deux fois au-dessus d’un point fixe
v de la surface de Mars. Les informations du texte sont
ut
vérifiées.
P
FMars/Phobos
un
r 30. Des satellites artificiels à orbites elliptiques
uOP > COMPÉTENCES : Connaître, analyser, réaliser.
O a. Dans le référentiel géocentrique, la trajectoire du
centre d’Hipparcos est une ellipse dont l’un des foyers
est le centre de la Terre.
Le segment [CH] qui relie le centre C de la Terre à celui
d’Hipparcos balaie des aires égales pendant des durées
égales.
Pour tous les satellites de la Terre, le carré de leur période
b. Dans le référentiel marsocentrique, galiléen, le de révolution T est proportionnel au cube de la longueur
système étudié LDP_C09_fig07 masse m, qui décrit,est T2
Phobos de L du demi-grand axe de leur orbite := k.
un cercle de rayon r et de centre O, centre de Mars de L3
masse M.
97
b. Triton et Neptune pouvant être considéré comme ponc-
H1 H tuels (« le rayon de l’orbite de Triton est grand devant la
dimension de Neptune ou Triton »), d’après la loi d’inte-
H4 raction gravitationnelle :
C
P A mMN
1 2
Terre
pF N/T = – GpuNT

H3 r2
H2 puNT est un vecteur unitaire de direction (TN) orienté de
N vers T.
c. D’après la 2e loi de Kepler ou loi des aires, pendant desEn considérant que m est constante, l’application de
durées égales les aires 1 et 2 balayées par [CH] sont deuxième loi de Newton donne la relation :
égales : 1 = LDP_C09_fig08. M
2
pF N/T = m uasoit

Pour respecter cette égalité, H3H4  H1H2. La distance ua = – G N puNT .


parcourue pendant une même durée est plus grande r2
lorsque la planète est plus proche du Soleil. Dans (T, uu t , uun), uun = – puNT on peut ainsi écrire :

d. Ainsi, la vitesse n’est pas la même entre H1 et H2 et M dv v2


ua = 0 ⋅ uut + G uun et ua =uut + uun .
entre H3 et H4. H est plus rapide sur le trajet H1PH2, donc r2 dt r
sa vitesse est maximale en P au Périgée et minimale en
A à l’Apogée. L’égalité des coordonnées de ua sur (T, uut) conduit à la
dv
relation : = 0 valable à chaque instant soit : v = cte. Le
31. Comparaison de satellites terrestres dt
> COMPÉTENCES : S’approprier, connaître, analyser, réaliser. mouvement est donc uniforme.
a. La courbe T² = f (r3) est une droite passant par l’origine.c. On note maintenant v1 la vitesse de Triton et r1 le rayon
Ainsi T² est proportionnel à r3. La 3e loi de Kepler est véri-de sa trajectoire utilisée à la question suivante. En adap-
fiée pour les satellites de la Terre : tant les relations précédentes à ces notations, l’égalité
T² = k × r3. des coordonnées de ua sur (T, uun) conduit à la relation
b. rS = 24 × 103 km ⇒ rS3 = 1,4 × 1022 m3. Mv2GMN .
Graphiquement :
2T S = 1,4 × 109 s2 ⇒ TS = 3,7 × 104 s
G N = 1 soit, après simplification : v1 =2
r1r1r1 
La période de révolution est la durée de parcours d’une
circonférence de longueur L = 2πr. Le mouvement étant
T2 (109 s2) uniforme :
L
v1 =soit
T1

GM GM
5 2πr1 2πr1 r = 2π1 r 31
T1 = = = 2πr1

GMv1 N N
N

r 1

 GM GM
Ts 2 r conduit à T 3 3 2 = 4π2 r 1 soit :
d. T = 2π
1
1 1

1 N N

4πGM × T .
0 3
31 rs r3 ( 1022 m3) 2 N 1
0 5 r =
1
2

A. N. :
32. ★ Deux satellites de


3
Neptune LDP_C09_fig09
> COMPÉTENCES : Connaître, analyser, réaliser. 6,67 × 10 × 1,0 × 10 –11 26 × (5,9 × 24 × 3 600)2
r1 =
a. Le référentiel dans 4π 2

v = 3,5 × 10 m.
8

utlequel le mouvement
Tde Triton est circulaire
e. D’après la 3e loi de Kepler :
FN/T T2 T21= 2 soit
est le référentiel lié au r3L312
un

( ) (
centre de l’astre autourr = r1
uNTduquel tourne Triton :
Nil s’agit du référentiel
T2 =
2 1 = 
5,9
L 2 3L3 T 2 = T
13 r1 r1
5,5 × 106 × 1033
3,5 × 108 )
neptunocentrique. = 3,7 × 10 2 j = 3,2 × 10 7 s.
b. Dans le référentiel
neptunocentrique, gali-
léen, le système étudié
est Triton de masse m,
qui décrit, un cercle de rayon r et de centre N, centre de
LDP_C09_fig10Neptune de masse MN.

98
33. ★ Mouvement d’un astéroïde e. En considérant que la masse m d’Eva est constante,
> COMPÉTENCES : S’approprier, analyser, réaliser, valider. l’application de la 2e loi de Newton dans le référentiel
a. Le mouvement d’Eva n’est pas circulaire car l’as- héliocentrique galiléen donne en E0 la relation :
téroïde n’évolue pas à égale distance du centre de la uFS/E = m⋅ ua0 (1).
trajectoire. D’autre part, on observe clairement que le 0

Soleil n’occupe pas le centre de la trajectoire mais se Ainsi uFS/E et ua0 doivent être colinéaire et de même sens.0
trouve décalé en un point appelé foyer de l’ellipse. C’est bien le cas ici.
Le mouvement d’Eva n’est pas non plus uniforme car la f. En considérant que l’astéroïde Eva est ponctuel et que
valeur de la vitesse d’Eva n’est pas constante le long de le Soleil est à répartition sphérique de masse, la loi d’in-
la trajectoire. La distance entre deux points consécutifs teraction gravitationnelle permet d’écrire :
n’est pas constante. mMS .
b. E0E2 mesure 1,6 cm sur le document original pour une F S/E = G 0d2SE

échelle de 1 cm pour 1,5 × 1011 m en réalité.


Ainsi : 0
La relation (1) en termes de valeurs permet d’écrire :
mMS
= ma0FS/E = ma0 soit G0d2SE
v1
0

1,5 1011 m E4 MS
E3 ce qui conduit à : G = a0.
d2SE
0
– v–1 E2
v–1 a0 d 2
SE0
E1 Finalement : MS = .
v1 – v–1 G
S E0 A. N. : dSE mesure 1,6 cm sur le papier avec 1 cm pour
0
11
a0 FS/E0 1,5 × 10 m en réalité.
2 × 10–3 × (1,6 × 1,5 × 1011)
E–1 Ainsi : MS == 2 × 1030 kg.
6,67 × 10–11
E–2
34. ★ Satellite géostationnaire
sens du > COMPÉTENCES : Connaître, analyser, réaliser.
mouvement
v 1. a. Le système étudié est
ut
E 0E 2 1,6 × 1,5 × 1011 un satellite terrestre ponc-
v1 = = = 2,6 × 104 m⋅s–1.
2τ LDP_C09_fig11 × 3 6002 × 54 S
× 24 tuel S, de masse mS, quiFT/S
De même : un
E E1,6 × 1,5 × 1011 décrit, dans le référentiel
v–1 = –2 0 == 2,6 × 104 m⋅s–1. géocentrique galiléen, un
2τ2 × 54 × 24 × 3 600 r
cercle de rayon r.T
c. Le tracé des vecteurs est réalisé sur l’enregistrement à
RTS est considéré comme
l’échelle 1 cm pour 1 × 104 m⋅s–1.
hétant uniquement soumis
Le vecteur est Δ uv0 = uv1 – uv–1 est tracé par différence des
à la force d’attraction
deux vecteurs en reportant – uv–1 au sommet de uv1. La
gravitationnelle uFT/S exer-
valeur a0 de l’accélération en E0 est donc :
cée par la Terre, de masse
MT.
a0 = 
uv1 – uv–1

 Terre à répartition
LDP_C09_fig06S étant ponctuel et la
sphérique de
masse, d’après la loi d’interaction gravitationnelle :
Or, Δ uv0 = uv1 – uv–1 mesure 1,9 cm sur le papier avec mS MT
l’échelle 1 cm pour 1 × 104 m⋅s–1 soit : uFT/S = – GpuTS
r2
 uv1 – uv–1  = 1,9 × 104 m⋅s–1. puTS est un vecteur unitaire de direction (TS) orienté de
1,9 × 104 T vers S.
Finalement : a0 = = 2,0 × 10–3 m⋅s–2, En considérant que m est constante, l’application de la
2 × 54 × 24 × 3 600 2e loi de Newton donne la relation :
qui confirme la donnée de l’énoncé. Cette relation implique
uFT/S =que
mS⋅l’accélération
ua. et la force de
gravitation sont colinéaires.
d. ua0 est appliqué en E0. Il a la même direction et le Or, la trajectoire 2 ne permet pas de respecter cette
même sens que Δ uv0 = uv1 = uv–1 et à l’échelle 1 cm pour condition. L’accélération doit être contenue dans le plan
de la trajectoire circulaire (ua est contenu dans le plan de
0,50 × 10–3 m⋅s–2, sa taille est alors de 4,0 cm (voir figure).
la base de Frenet), elle ne peut également pas passer par
le centre de la Terre comme uFT/S.

99
b. Pour être immobile dans un référentiel terrestre, le 36. ★ Champ de gravitation
satellite doit rester immobile par rapport à un point de > COMPÉTENCES : Connaître, analyser, réaliser, valider.
la surface de la Terre et tourner dans un plan parallèle 1. a. On étudie tout d’abord la navette dans un référen-
ou confondu avec celui de la trajectoire de ce point. Ce tiel terrestre considéré comme galiléen.
plan doit donc être perpendiculaire à l’axe des pôles. La Au décollage, en négligeant les
trajectoire 2 ne convenant pas d’après la réponse 1. a., ilfrottements, la navette subit :
ne reste que la trajectoire 1 possible. z
T2 4π2 – son poids uP ;
2. a. Dans la relation =, T représente la période de FP
r3 GM – la poussée pFP .
révolution du satellite, r est le rayon de son orbite autourb. En négligeant la variation
de la Terre et M la masse de la Terre. de masse, l’application de la
b. Pour être immobile dans un référentiel terrestre, le G
satellite doit rester immobile par rapport à un point deuxième loi de Newton donne :
de la surface de la Terre et tourner donc avec la même uP + uFP = muaG P
période : la période de révolution TS d’un satellite géos- En projection sur (O, uk ), on a :
Pz + FPz = m⋅az k
tationnaire est égale à la période de rotation TTerre de la
Terre : –mg + FP = m⋅a
TS = TTerre = 23 h, 56 min, 4 s = 86164 s F
soit : a = P – g.
m LDP_C09_fig12
32,4 × 10
(RGM+ h) .
6
T2 4π2 T 3 A. N. : a = – 9,8 = 6,1 m⋅s –2.
= conduit à TS = 2π
r
3
GM T 2,041 × 106

c. Pour l’ISS : c. Les conditions initiales sont pour t0 = 0 s : z(t0) = 0 m


et vz(t0) = 0 m⋅s–1.
TISS = 2π
(6,38 × 106 + 400 × 103)3 = 5,56 × 103 s.
6,67 × 10–11 × 5,97 × 1024
En supposant l’accélération constante : az = + a.
dv
Pour Anik1 : Or, a z = z . Par intégration, vz = at + C1.

dt


(6,38 × 106 + 35,8 × 103 × 103)3 D’après les conditions initiales : vz(t0) = a × 0 + C1 = 0.
TISS = 2π Ainsi, vz = at.
6,67 × 10–11 × 5,97 × 1024
= 8,63 × 104 s. dz1
Or vz = . Par intégration, z = at² + C2.
TAnik1 ≈ TTerre (0,1 % d’écart relatif seulement) alors que dt2
TISS ≠ TTerre (94 % d’écart relatif) : Anik1 est un satellite 1
géostationnaire contrairement à la station ISS. D’après les conditions initiales z(t0) = a × 0 + C2 = 0.
2
1
35. ★ Saturne et ses satellites
Ainsi, z = at².
> COMPÉTENCES : Connaître, réaliser. 2
a. L’application de la deuxième loi de Newton et celle deLa distance parcourue pendant t = 2 s est :
l’interaction gravitationnelle à Janus dans le référentiel 1
Saturnocentrique, galiléen, conduit à : d = × 6,1 × 2² = 1 × 101 m (12 m).
2


gh
T1 = 2π r31 2. a. S
GMS Fh
un
3 3
2
r
2 2 1 rGM T . S1
1 1 2
T
d’où : T = 4πsoit Sr = gh


A. N. : R
gh
4πGM

3
6,67 × 10
–11 × 5,7 × 10
26 × (17 × 3 600 + 58 ×2 60)
r1 = h
4π2
gh
= 1,6 × 108 m.
b. D’après la troisième de Kepler :
T2T21= 2 b. La navette étant satellisée, on la note S. On la consi-
3r1r32 LDP_C09_fig13dère comme étant ponctuelle et la
Terre à répartition

rr ( )
sphérique de masse.
2 3
⇒ T2 = T1 D’après la loi d’interaction gravitationnelle :
1
mMT
= (17 × 3 600 + 58 × 60) ×
1,6 × 108 
238 × 103 × 103 uFh = + Guun (1)
r2
= 1,2 × 10
5 = 33 h. MTuF
Ainsi, comme ugh = h alors ugh = Guun.
100 m(R + h)2
c. D’après l’expression précédente : Terre effectue une rotation de 2π pendant la durée
MTM TTerre = 1 436 min.
gh = Get g0 = T 2πT
(R + h)2(R)2 Donc, pendant T : α =.
R2 TTerre
ce qui implique : g0R² = GMT et donc gh = G g 0.
(R + h)2 Notons M1 le point de la surface de la Terre lors du premier
passage et M2 celui survolé lors du passage suivant. La
dv v2 distance d recherchée est la longueur de l’arc :
d. Dans la base de Frenet (S, uu uut ,n uu
ce n), uauu=t +
rdt 2πT
qui donne pour la navette en mouvement uniforme : d = M 1M2 = αRT =RT

TTerre
dvv2
=0 :a= .
rdt
( ) 2π × 100
A. N. : d =× 6,38 × 103 = 2,79 × 103 km.
1 436

 
e. L’application de la 2e loi de Newton appliquée à la r3 = 2π (RT + h)3
navette satellisée dans le référentiel géocentrique gali- c. T = 2π GMT GMT
léen conduit à :
uFh = mua d’où :


ce qui implique : (RT + h)3 3
T2 = 4π2 ⇒ (RT + h) = T2GMT
GMT 4π2
Fh = ma, soit
mMTv2

3
G=m ⇒h= T2GMT – R .T4π2
rr2
MT Pour un satellite géostationnaire :
⇒ v2 = G


r 3
(1 436 × 60) × 6,67 × 10 × 5,97 × 10
2 –11 24
h=
g0 R2 (R + h)
2 4π 2
⇒ v2 = = gh = gh (R + h) – 6,38 × 10 = 3,58 × 10 m.
6 7
r (R + h)
f.
Pour un satellite NOAA :
R2 (6,38 × 106)2

(100 ×4π60)
gh = g0 = × 9,8 = 9,0 m⋅s
–2 . 3
× 6,67 × 10 × 5,97 × 10
2 –11 24
(R + h)2 (6,38 × 106 + 296 × 103)2 h=
2

v = gh (R + h) = 9,0 × (6,386× 10 + 296


3 × 10 ) – 6,38 × 10 = 7,45 × 10 m.
6 5

= 7,8 × 103 m⋅s–1.


L’écart relatif par rapport à la donnée du texte est infé- 38. ★★ S’auto-évaluer
rieur à 0,5 %. Les valeurs sont compatibles. Application des lois de Newton
D’après la loi d’interaction gravitationnelle, S étant
ponctuel et la Terre à répartition sphérique de masse :
37. ★★ Satellites météorologiques mMT
> COMPÉTENCES : Connaître, analyser, réaliser. pFT/S = + Guun (1)
a. Pour être géostationnaire, le satellite doit rester immo- r-2
bile par rapport à un point de la surface de la Terre et
tourner donc dans un plan parallèle ou confondu avec v
celui de la trajectoire de ce point dans le référentiel ut
géocentrique. Il faut donc I = 0°. S
D’autre part, le satellite doit rester immobile par rapport FT/S
un
à un point de la surface de la Terre et tourne donc avec
la même période ; la période de révolution d’un satellite
r
géostationnaire est égale à la période de rotation de la T
Terre :
RT
TS = TTerre = 23 h 56 min 4 s = 86 164 s.
Les deux conditions précédentes sont remplies par h
Météosat :
I = 0° et T = 1 436 min = 1 436 × 60 = 8,616 × 104 s.
b. Dans le référentiel géocentrique, le plan de la trajec-
toire des satellites NOAA est fixe alors que la Terre tourne
autour de l’axe des pôles. Une caméra placée à bord du Deuxième loi de Newton
satellite voit la Terre « défiler » d’où le nom de satellites En considérant que m est constante, l’application de
à défilement. laLDP_C09_fig06
Si on note T la période de révolution du satellite, α deuxième loi de Newton dans le référentiel géocentrique
l’angle de rotation de la Terre pendant la durée T ; la galiléen donne la relation :
pFT/S = m⋅uaS (2)

101
(RGM+ h) .
Étude du plan de la trajectoire
T 3
Les trajectoires soit T = 2π
T
satellitesatelliteci-contre ne
peuvent Altitude
donc convenir.

(RT + h)3 3
En effet, la relation T 2 = 4π2 ⇒ RT + h = T2GMT
GMT 4π2
TerreTerre(2) précédente
implique que l’accé-

3
lération et la force de gravitation sont colinéaires. ⇒h= T2GMT – R .T4π2
Or, la trajectoire de la figure de gauche ne permet
pasLDP_C09_fig14
de respecter cette condition. L’accélération doit être Pour être immobile dans un référentiel terrestre, le
contenue dans le plan de la trajectoire circulaire ; elle satellite doit rester immobile par rapport à un point
ne peut également pas passer par le centre de la Terre de la surface de la Terre et donc tourner avec la même
comme pFT/S (1). période ; la période de révolution d’un satellite géosta-
D’autre part, pour être immobile dans un référentiel tionnaire est égale à la période de rotation de la Terre :
terrestre, le satellite doit rester immobile par rapport à T = TTerre = 23 h 56 min 4 s = 86 164 s
un point de la surface de la Terre et donc tourner dans un


plan parallèle ou confondu avec celui de la trajectoire de 3
86 1642 × 6,67 × 10–11 × 5,97 × 1024 – 6,38 × 106
ce point. Ce plan doit donc être perpendiculaire à l’axe h= 4π2
des pôles. La trajectoire de la figure de droite ne convient = 3,58 × 107m ≈ 36 000 km.
pas non plus.
Finalement, le mouvement d’un satellite géostation-
naire s’effectue dans le plan équatorial de la Terre. Ainsi, un satellite géostationnaire orbite à environ
36 000 km de la surface de la Terre dans le plan équato-
rial de la Terre.
Accélération, vitesse et période
Les relations (1) et (2) conduisent à : 39. Rendez–vous orbital
MMT
> COMPÉTENCES : Connaître, analyser, communiquer.
uaS = G T uun soit uaS = Guun
r2(RT + h)2 Rédiger une synthèse de documents consiste à extraire
des informations de documents ou de connaissances et
dv v2 à les mettre en relation pour répondre à une probléma-
Dans le repère de Frenet (S, uut, uun), ua uuSt =
+ uun.
dt r tique. Elle est parfois guidée, ce qui n’est pas le cas ici.
La rédaction d’une synthèse ne fait pas appel à d’autres
L’égalité des coordonnées de ua sur (S, uun ) conduit à lasources, comme le dictionnaire ou Internet. Les docu-
relation : ments, le cours et la culture générale suffisent à sa
Mv2GMT .

rédaction.
G T = S soit, après simplification vS = Le tableau en bas de page regroupe les éléments atten-
RT + hrr2 dus dans la synthèse et permet également de construire
T est la période de révolution. C’est la durée de parcoursun barème de correction.
d’une circonférence de longueur L = 2πr. Le mouvement
étant uniforme :

GM
L 2πr 2πr r
vS = soit T = = = 2πr
T v

T
GMT
r

Tableau de l’exercice 39 :
Synthèse satisfaisante Synthèse non satisfaisanteAucune synthèse
Les élémentsDes éléments scien- Des éléments scien- Des éléments scien- Des éléments scien- Pas d’éléments
scientifiquestifiques solides sont tifiques solides ettifiques incomplets tifiques corrects.scientifiques
sont présentsprésents mais de bien choisis maisou mal choisis etcorrects.
(documents etmanière incomplète non mis en relation mis en relation
connaissances) etou ils sont tous La réponse estLa réponse est orga-
mis en relation ;présents mais non organisée et correc- nisée sous forme de
ils permettentmis en relation. tement rédigée.synthèse et correc-
de répondre à laLa réponse est tement rédigée.
problématique.organisée et correc-
La réponse est orga- tement rédigée.
nisée sous forme
d’une synthèse
correctement
rédigée.
5 points4 points

3 points 2 points 1 point 0 point

102
EXE RCICES Objectif BAC ne dépend que de la masse de l’astre attracteur, ici la
Terre.
Les fiches-guides permettant d’évaluer ces exercices parf. Remplaçons v dans l’expression de la période :
compétences sont disponibles sur le site :

 
sirius.nathan.fr/sirius2017 2π(RT + h) 2πr r r3 .
T= = = 2πr1


v GMT = 2π GMT
40. DE HUBBLE À JAMES WEBB r GMT

> COMPÉTENCES : S’approprier, analyser, réaliser, valider.


Élevons cette expression au carré :
r3T2 4π2 .
1. Étude de l’orbite du télescope spatial Hubble
⇒=T = 4π2
a. Le document 1 indique que le télescope est positionné
GMTr 3 GMT
sur une orbite basse à une altitude quasi constante
h = 600 km. g. Calcul de T (ne pas oublier d’exprimer les distances
Dans le référentiel géocentrique, le télescope Hubble en mètre) :
décrit donc une trajectoire circulaire.
b. Hubble n’est soumis qu’à la force gravitationnelle
exercée par la Terre :
v

T = 2π
(6 370 + 600) × 103
= 5,79 × 103 s
6,67 × 10–11 × 5,97 × 1024
mMTut = 96,6 min.
pFT/H = – GpuTH 2. Étude de la mise en orbite
Hr2 du télescope spatial James Webb
FT/HpuTH est un vecteurun a. P = mg = 780 × 103 × 9,8
unitaire de direction = 7,6 × 106 N
uTH(TH) orienté de T b. On étudie tout d’abord la
versr zfusée Ariane 5 dans FP
T un référen-
H. tiel terrestre considéré comme
RT galiléen.
En considérant que m Au décollage, en négligeant les
hest constante, l’appli- frottements, la fusée subit :
cation de deuxième loi G
– son poids uP ;
de Newton donne la – la poussée uF.
relation : En négligeant la variation
M de masse, l’application de la k
pFT/H = mua soit LDP_C09_fig05ua = T puTH . deuxième loi de Newton donne : P
r2
Dans (T, uut , uun ), uuT/H = – uun on peut ainsi écrire :
Mdvv2 uP + uF = MuaG.
ua = 0⋅ uut + Guun et ua =uut + uun . En projection sur (O, uk ), on a :
L’égalité des coordonnées de uarrsur 2dt (T, uut ) conduit à la
Pz + Fz = M⋅az LDP_C09_fig16
dv
relation := 0 valable à chaque instant soit : v = cte. Le –Mg + F = M⋅a
dt F
soit : a =
–g
mouvement de Hubble est donc uniforme.
M
c. L’égalité des coordonnées de ua sur (T, uun) conduit à la
MT v 2
() (
1 F1 14,0 × 106
)
– 9,8 × 102c. z(t) =– g t2 =
relation G = soit, après simplification : 32 M2 780 × 10
r2 r 2= 4,1 × 10 m.

r
v=

GMT d. En réalité, les frottements de l’air ne sont pas négli-
geables. Leur travail convertit une partie de l’énergie
r est le rayon de la trajectoire de Hubble : cinétique en énergie thermique.
r = RT + h. e. Le point L2 est situé dans le cône d’ombre de la Terre.
Le satellite pourra observer le ciel sans être gêné par la
lumière du Soleil.
On obtient donc :
GMv=T.

RT + h 41. COUCHER DE SOLEILS SUR TATOOINE


> COMPÉTENCES : S’approprier, analyser, réaliser, valider.
d. T est la période de révolution. C’est la durée de
parcours d’une circonférence de longueur L = 2πr. Le 1. Les étoiles Tatoo 1 et tatoo 2
mouvement étant uniforme : Par lecture sur la photo, on 2
trouve
d = 13 mm et d
L 2πr 2π(RT + h) 2r = 5 mm
v= soit T = = .
vvT r = 2,5 mm
d
e. Pour une trajectoire circulaire, la troisième loi de Kepler
T2 = 5,2 ≈ 5.
= k où k est une constante quise met sous la r
forme
103
r3
Le rayon d’une étoile est environ 5 fois plus petit que la mM
pFE/D = + G uun (1)
distance qui sépare les centres des étoiles. R2D
Chaque étoile a donc un rayon de 10/5 = 2 millions de km.
2. Tatooine en orbite En appelant m la masse de Dysnomia et M celle d’Eris.
a. La distance qui sépare la planète des étoiles est d’en- Appliquons la 2e loi de Newton. En considérant que m
viron 200 millions de km, distance nettement supérieureest constante, l’application de la 2e loi de Newton dans
à 4 fois la distance qui sépare les étoiles. le référentiel érisocentrique galiléen donne la relation :
On peut donc considérer que les deux étoiles n’en font
qu’une et que la planète tourne autour de cette étoile pFE/D = m⋅ua (2)
unique.
M
Tatooine Les relations (1) et (2) conduisent à : ua =uu
G n.
b. Voir schéma ci-contre. R2D
ut
c. Dans le référentiel Tatoo-1- Dans le repère de Frenet (D, uut , uun), l’égalité des
2-centrique, supposé galiléen,a coordon-
nées de ua sur (D, uun) conduit à la relation :
unla planète Tatooine décrit
une
F D D

M v2GM .G=soit, après simplification v =
R D R2 R
trajectoire circulaire sous l’ac-
La période de révolution T est la durée de parcours d’une
tion de la force gravitationnelle
circonférence de longueur L = 2πRD. Le mouvement étant
Tatoo 1-2exercée par Tatoo 1-2.
uniforme :
La force gravitationnelle exer-
L
cée par Tatoo 1-2 sur Tatooine peut s’écrire :
v=
mM LDP_C09_fig17
T
uF = + Guun.
 
2πRD 2πRD
r2 soit T = = = 2πRD RD = 2π R3D

R
En appelant m la masse de Tatooine et M celle de Tatoo v GM GM GM
1-2. uun étant le vecteur unitaire normal de la base de D

Frenet.

RGM.
En considérant que m est constante, l’application de 3 D
deuxième loi de Newton donne la relation : T = 2π
M
uF = m ua soit ua = + Guun. Exprimons M en fonction de T et RD. Pour cela élevons la
r2 période au carré :
Dans (T, uut , uun ), on peut ainsi écrire :
Mdvv2 R34π2 R3DT 2 = 4π2 D ⇒ M =(On retrouve la 3e loi de
ua = 0⋅uut + Guun et ua =uut +uun. Kepler
2GMGT
rr2dt
relative aux trajectoires circulaires.)
L’égalité des coordonnées de ua sur (T, uut ) conduit à la 4π2 × (3,60 × 107)3
dv A. N. : M == 1,63 × 1022 kg.
relation := 0 valable à chaque instant soit : v = cte. Le –1166,67 × 10 × (1,30 × 10 )

dt
mouvement de Tatooine est donc uniforme. 2. Statut de Pluton
Pluton est une petite planète puisque sa masse est
42. RÉSOLUTION DE PROBLÈME 25 fois plus petite que celle de Mercure. Le calcul précé-
dent montre qu’Eris a une masse légèrement plus
Un nouveau statut pour Pluton grande que Pluton. Si Pluton garde son statut de planète
> COMPÉTENCES : S’approprier, analyser, réaliser, valider, du système solaire, il faut ajouter Eris ainsi que tous les
communiquer, connaître. gros astéroïdes (comme Cérès) et les corps de masses
1. Masse d’Eris voisines qui seront découverts dans un avenir proche, à
Dysnomia la liste des planètes du système solaire.
Le document 2 nous donne Pour ne pas avoir à modifier tous les livres traitant du
ut système solaire à chaque nouvelle découverte, il a été
la période de révolution de décidé le 24 août 2006 de déclasser Pluton pour lui
Dysnomia autour d’ERIS ainsirDa donner le rang de planète naine. Le système solaire garde
que le rayon de son orbiteun donc huit planètes et un certain nombre de planètes
F naines qui risque d’augmenter au fil des découvertes.
supposée circulaire.
Ces deux grandeurs vont nous
permettre de déterminer laEris
masse d’Eris.
Faisons les hypothèses suivantes :
LDP_C09_fig18
– le référentiel lié au centre d’Eris est galiléen (référentiel
Erisocentrique) ;
– Eris et Dysnomia sont des corps à répartition sphérique
de masse ;
– Dysnomia n’est soumis qu’à la force gravitationnelle
104d’Eris.
CHAPITRE COMPRENDRE

10 Oscillateurs et mesure du temps


> Manuel pages 220 à 243

Choix pédagogiques
Au cours de ce chapitre, de nombreux concepts sont développés et mis en œuvre dans l’étude des oscillateurs :
certains ont déjà été travaillés dans les classes précédentes (énergies cinétique, potentielle de pesanteur, méca-
nique), d’autres sont introduits ici (travail d’une force constante, forces conservatives et non conservatives).
Pour faire le lien entre les oscillateurs mécaniques et la mesure du temps, nous avons privilégié l’étude des
pendules. En effet, Ceux-ci rappellent l’image traditionnelle des pendules à balancier et par ailleurs, le
programme
limitant l’énergie potentielle à la seule énergie potentielle de pesanteur, l’introduction de l’énergie potentielle
élas-
tique (nécessaire à l’étude des horloges à ressort) ne nous a pas paru indispensable.
Parallèlement, nous avons cherché à montrer les développements actuels des horloges à travers une description
simple du fonctionnement de l’horloge atomique au césium et des exemples de leurs utilisations (dans la vie
quoti-
dienne comme dans la recherche) et des recherches concernant leur évolution.
Cette double entrée (pendule à balancier, horloge atomique) permet de mettre en évidence la présence, la
différence
de nature et le rôle de l’oscillateur ; elle met également en valeur l’articulation entre les connaissances
scientifiques
d’une époque et les instruments qui sont développés, montrant ainsi l’évolution des théories scientifiques et des
techniques.
Nous avons cherché à conserver cette cohérence jusqu’aux exercices « Objectif bac ».
Des animations, des simulations et des vidéos documentaires illustrent ce chapitre afin d’aider à sa
compréhension.
Elles sont disponibles dans le manuel numérique enrichi et sur les sites Internet compagnon Sirius.

fait découvrir aux élèves le monde des laboratoires de


O U V E RT U R E D E C H A P I T R E
recherche (avec ses questions théoriques sensibles, ses
applications dans les grandes expériences scientifiques,
En 2018, le projet européen Pharao va tester,
etc.), et d’autre part, les amène à faire le lien avec des
dans la Station spatiale internationale ISS applications très courantes (mais pas forcément visibles)
en orbite autour de la Terre, un nouveau type de la vie quotidienne.
d’horloge atomique associant ultra-froids et Dans cette interview, les élèves situent d’emblée les
faible gravité. horloges atomiques et les recherches actuelles dans le
Quel est l’intérêt de cette nouvelle horloge ? long processus de recherche pour améliorer la précision
des horloges.
La photographie montre la Station spatiale internationale
Dans les explications du principe de l’horloge au césium,
(ISS) dans laquelle prendra prochainement place l’horloge
les élèves retrouvent des notions connues : niveaux
atomique du projet européen Pharao. En 2018, Pharao
d’énergie d’un atome, énergie des photons et fréquence
deviendra en effet la première horloge à atomes froids en
associée, précision d’une mesure.
orbite autour de la Terre. La très grande précision de cette
Le film édité par le CNRS, À l’heure des atomes froids,
horloge (Pharao devrait dévier maximum d’une seconde
permet de compléter et d’enrichir cette approche de la
toutes les 300 millions d’années) permettra de vérifier les
mesure du temps. Vous pouvez le retrouver à l’adresse
effets prédits par la théorie de la relativité générale avec
suivante : http://videotheque.cnrs.fr/
une précision accrue.

AC T I V I T É S Réponses
S’APPROPRIER
1. ACTIVITÉ DOCUMENTAIRE 1. a. D’après Noël Dimarq, les horloges mécaniques
Les horloges atomiques ou les horloges à quartz manquent de stabilité car la
fréquence de ces horloges varie au cours du temps
Commentaires (modification de leur forme par usure, changement de
Nous avons choisi une première activité centrée sur les température, etc).
horloges pour situer clairement la problématique de b. Augmenter la fréquence de l’oscillateur qui pilote une
ce chapitre. Noël Dimarcq, physicien impliqué direc- horloge permet d’augmenter la précision de celle-ci.
tement dans la conception des horloges atomiques,

105
RÉALISER Réponses
2. Pour vérifier la cohérence entre les deux valeurs de la RÉALISER
précision, on compare l’écart exprimé en seconde à la
1. Pour étudier comment varie au cours du temps l’énergie
durée également exprimée en secondes soit :
d’un pendule formé d’un fil et d’une boule, il faut enregis-
10–11
trer les positions successives de la boule du pendule :
–1110 s/jour == 1,1 × 10–16.
– on positionne la caméra vidéo ou la webcam face au
24 × 3 600
pendule ;
Les résultats ont bien le même ordre de grandeur ; 10–16.
– on place une (ou deux) règle(s) graduée(s) dans le
Remarque : la précision exprimée en s/jour paraît moins
champ de la caméra afin de pouvoir étalonner la vidéo
abstraite aux élèves que lorsqu’elle est exprimée par son
lors du pointage des positions successives de la boule
ordre de grandeur.
avec un logiciel approprié ;
– cette (ou ces) règle(s) graduée(s) est (sont) placée(s)
dans le même plan que le pendule et le plus proche
COMMUNIQUER
possible de l’axe de la caméra afin d’éviter au maximum
3. L’objectif de cette recherche documentaire est d’ame-les erreurs de parallaxe.
ner les élèves à utiliser les données du texte de l’entretien,
à rechercher des compléments, de nouvelles pistes, à
s’intéresser et s’interroger sur la science d’aujourd’hui.
Dans l’article « La mesure du temps au xxie siècle » de plan des oscillations
C. Salomon (Séminaire Poincaré xv Le Temps (2010),
p103 – 113) disponible sur le site http://www.bourbaphy.
fr/salomon.pdf ; on trouve par exemple la représentation
graphique suivante représentant l’évolution de la préci-
sion de la mesure du temps depuis Huyghens.

Clock Uncertainely (secondary)


Precision of Time
100
Huygens pendulum
1 Harrison chronometer 1s
Shortt clock
0,01 Earth
Quartz oscillater règles graduées
10 –4 First cesium clock rotation rate
ms Pulsar
10 –6 1microsec. caméscope
10 –8 Commercial cesium clock GPS time
1 ns Au cours d’une ou deux périodes d’oscillations du
10 –10 Cs fountain clocks 100 ps pendule, les frottements de l’air peuvent être
10 Optical clocks 1 ps
–12
1800 19002000
négligés.LDP_C10_fig02
1600 1700 Aux incertitudes expérimentales près, on obtient les
Year
représentations graphiques suivantes :

LDP_C10_fig01
2. DÉMARCHE D’INVESTIGATION m

Une balançoire en pleine nature


Pour cette démarche d’investigation, se reporter aux
fiches-guides élève et professeur sur le site : c
sirius.nathan.fr/sirius2017

3. ACTIVITÉ EXPÉRIMENTALE
Étude énergétique des oscillations d’un pendule
Commentaires p

L’objectif de cette activité est d’étudier l’évolution de


l’énergie mécanique d’un oscillateur lorsqu’on peut
négliger les frottements ou au contraire lorsque l’os-
cillateur est soumis à des frottements. C’est donc les O t
problématiques de transferts énergétiques et de conser-
vation ou non conservation de l’énergie mécanique qui Remarque : la période T des oscillations a une valeur
sont traitées ici. LDP_C10_fig03double de celle de la période des énergies
cinétique et
potentielle.
VALIDER
2. a. Les positions pour lesquelles l’image du pendule
apparaît la plus nette sur la vidéo sont les positions où la

106
valeur de la vitesse du pendule est la plus faible, c’est-à- Appliquer le cours
EXE RCICES
dire lorsque la valeur absolue de son abscisse angulaire
est la plus grande (x = ± xmax et y = ymax).
Les positions pour lesquelles l’image du pendule appa- ❙❙Travail d’une force (§1 du cours)
raît la moins nette sur la vidéo sont les positions où la
valeur de la vitesse du pendule est la plus grande, c’est- 13. Calculer le travail de la force de pesanteur
à-dire lorsque la valeur absolue de son abscisse angulaireÀ la montée :
est nulle (x = 0 et y = 0). 0AB (uP ) = mg (zdépart – zarrivée)
b. L’énergie mécanique reste constante au cours des
oscillations : elle se conserve. 0AB (uP ) = 6,5 × 103 × 9,81 × (1 038 – 2310) = – 8,1 × 107 J
Les énergies cinétique et potentielle varient au cours du Le travail du poids de la cabine est résistant.
temps : l’énergie cinétique est maximale lorsque l’éner- À la descente : WBA (uP ) = + 8,1 × 107 J.
gie potentielle de pesanteur est nulle et réciproquement.Le travail du poids de la cabine est moteur.
c. Au cours du mouvement du pendule, il y a des trans-
ferts énergétiques car l’énergie potentielle de pesanteur
14. Calculer le travail d’une force électrique constante
est convertie en énergie cinétique, qui est elle-même
a. La force électrique uFE est liée au champ électrique uE
convertie en énergie potentielle de pesanteur, etc.
par la relation : uFE = q uEAB
La charge q étant positive, les
vecteurs uFE et uE ont même direc-+–
tion et même sens.
ANALYSER +–
FE
3. Pour étudier les différents paramètres influençant la uFE a pour valeur : + C –
dissipation de l’énergie mécanique du pendule, il faut FE = q × E soit : + –
réaliser la même expérience dans l’eau afin de s’intéres- + –
ser au paramètre « milieu extérieur ». FE = 3,2 × 10–19 × 5,0 × 104 + –
Une autre expérience doit aussi être réalisée dans l’air EFE = 1,6 × 10–14 N
en accrochant une feuille cartonnée sur la boule par b. Le travail de la force électrique
exemple pour étudier le paramètre « forme de l’objet constante uFE ne dépend que de la tension U entre les
fixé au fil ». plaques A et B :
Remarque : lors de chacune de ces expériences, il est 0AB (uFE ) = qUAB LDP_C10_fig05
indispensable de ne faire varier qu’un seul paramètre.
Ainsi, il faut veiller à ce que la masse de la feuille carton-Dans le condensateur plan, la tension entre les plaques
née soit négligeable devant la masse de la boule lorsqueA et B et la valeur du champ électrique E sont liées par
le paramètre « forme de l’objet fixé au fil » est étudié. la relation :
U
E = AB soit UAB = Ed
d
RÉALISER
On en déduit 0AB (uFE ) = qEd ;
4. Lorsque l’expérience est réalisée dans l’eau ou si on soit 0AB (uFE ) = 3,2 × 10–19 × 5,0 × 104 × 0,10
accroche une feuille cartonnée sur la boule, il y a dissipa-
0AB (uFE ) = 1,6 × 10–15 J.
tion de l’énergie mécanique car les forces de frottement
ne peuvent plus être négligées.
❙❙Force conservative et non conservative
(§2 du cours)

15. Calculer l’énergie mécanique


a. L’énergie mécanique de la balle de masse m s’ex-
1
prime par :%m = mgz + mv2
2
avec z l’altitude de la balle et v la valeur de sa vitesse.
Remarque : l’énergie potentielle est telle que %p = 0 pour
m z = 0, c’est-à-dire lorsque la balle est au niveau du sol.
Juste après l’impact sur la raquette, l’énergie mécanique
c
de la balle est donc égale à :
1
%m = mgz0 + mv2002

p
190 × 103 2
(
%m = 0,150 × 9,81 × 2,0 + × 0,150 ×03,6 × 1032
= 5,0 × 101 J
)
O t

Ainsi, le milieu extérieur et la forme de l’objet fixé au fil b. En l’absence de frottements, le système est conserva-
LDP_C10_fig04 tif. Lorsque la balle passe au dessus du filet, son énergie
influent sur l’amortissement des oscillations du pendule.mécanique a la même valeur que juste après l’impact soit :
%m = 5,0 × 101 J

107
Remarque : la hauteur du filet n’a aucune influence sur 0AB (uP) = mg (zdépart – zarrivée) = 90 × 9,81 × 870
ce résultat. 0AB (uP) = 7,7 × 105 J.
2. La variation d’énergie potentielle de pesanteur du
❙❙Étude énergétique des oscillateurs libres skieur entre le départ et l’arrivée de la course est égale à
(§3 du cours) l’opposé du travail du poids du skieur.
Ainsi, %ppB – %ppA = – 7,7 × 105 J.
16. Analyser les transferts énergétiques
a. La trajectoire du centre d’inertie du trapéziste est un 3. Si on néglige les frottements, l’énergie mécanique se
arc de cercle. Pendant une oscillation, le centre d’inertie conserve : %mA = %mB.
du trapéziste effectue un aller-retour. La valeur de la vitesse du skieur est nulle au départ, donc
b. On choisit d’étudier le mouvement du centre d’inertie %mA= %ppA.
du trapéziste depuis une position d’altitude maximale 1
jusqu’au retour à cette position (soit une oscillation). De plus, %mB = m v2 + %ppB.B2
1
Descente 1 Montée 1
Ainsi, comme %mA = %mB, %ppA = m v2 + %ppB.B2
1
%pp diminue 0 augmente D’où : m v2 = %ppA – %ppBB2
%c augmente diminue 0
2 × (%ppA – %ppB)
Descente 2 Montée 2 v 2 =B .
%pp diminue 0 augmente m


%c augmente diminue 0 2 × (%ppA – %ppB)
vB =
.
17. Extraire et exploiter des informations m
a. À la date t = 0 s, l’abscisse angu-
laire θ a la valeur θ = 0°.
date t 0s 
2 × 7,7 × 105
A. N. : vB =
= 1,3 × 102 m⋅s–1
Quand t augmente, θ augmente : 90
O
le pendule part donc de sa position (vB = 1,3 × 102 × 3,6 = 4,7 × 102 km⋅h–1).
d’équilibre et se déplace dans le sens θ0 Le record du monde de vitesse à ski était égal à
positif choisi. 0 255 km⋅h–1 en 2016.
b. L’amplitude des oscillations est La valeur de la vitesse calculée est donc irréaliste car on
égale à : θmax = 10°. ne peut pas négliger les frottements en réalité.
La période du pendule est de T = 0,5 s.
z 21. Exercice résolu dans le manuel

22. Application de l’exercice résolu


18. Réaliser une analyse dimensionnelle
1. Une horloge atomique de dernière génération a une
dim(T) = T.LDP_C10_fig06
précision p égale à :
Déterminons la dimension des différentes expressions
10–11
proposées et comparons le résultat à la dimension de la
p = 10–11 s par jour == 10–16.
période T.
24 × 3600

( ) 
Le rapport r de l’épaisseur d’un cheveu sur la distance
a. dim 2π
g
=
dim(g)
=
LT–2
= T–1 ≠ T.  moyenne Terre-Soleil est égal à :
50 × 10–6
( ) 
L dim(L)
Ldim(L)L
L r== 3,3 × 10–16.
9150 × 10

( ) 
m
=≠ T.=b. dim 2π La précision des horloges atomiques de dernière généra-
tion est donc bien dans le même rapport que l’épaisseur

 –2
d’un cheveu sur la distance moyenne Terre-Soleil.
dim(m) M 2. Une horloge atomique commerciale a une précision
p9 égale à :
Ldim(L)L 10–8
=c. dim 2π== T. p9 = 10–8 s par jour == 10–13. Si on compare
g 24 × 3 600

dim(g)  LT
cette précision, c’est-à-dire ce rapport, à la distance
moyenne Terre-Soleil d, on trouve une longueur l égale à :
EXE RCICES S’entraîner
L l = p9 × d = 10–13× 150 × 109 = 10–2 m.
On en déduit que l’expression T = 2π Cette longueur d’un centimètre peut correspondre à


19. Exercice résolu dans le manuel l’ordre de grandeur de l’épaisseur d’une tablette par
g est l’expres-sion correcte.exemple.
20. Application de l’exercice résolu Ainsi, on peut dire que la précision des horloges
atomiques commerciales au césium est dans le même
1. Le travail du poids du skieur entre le départ et l’arrivée
de la course ne dépend que de la différence d’altitude rapport que l’épaisseur d’une tablette sur la distance
entre le point de départ A et le point d’arrivée B, il est moyenne Terre-Soleil.
indépendant du chemin suivi. Le travail est donc égal à :

108
23. Apprendre à rédiger soit : WAB (uF) = 2,0 × 102 × 350 × cos (10) = 6,9 × 104 J.
> COMPÉTENCES : Analyser, réaliser, valider. Ce travail est positif, donc moteur.
a. La balle est le système dont on étudie le mouvement. b. Travail de la force de frottement :
On choisit le référentiel terrestre. 0AB (tf ) = tf × RAB = – f × L
Lorsque la balle est lancée, elle est soumise à la seule soit : 0AB (tf ) = – 1,7 × 102 × 350 = – 6,0 × 104 J.
action du poids (les forces dues à l’air sont considérées Ce travail est négatif, donc résistant.
comme nulles). Le système est donc conservatif.
D’après la loi de conservation de l’énergie, l’énergie 26. Pendule et travail du poids
mécanique %mA de la balle en A est égale à l’énergie
> COMPÉTENCES : Analyser, réaliser, valider.
mécanique %mB de la balle au point B.
On choisit l’origine de l’énergie potentielle de pesanteur et b. On choisit par exemple l’origine des altitudes au
a.
à l’altitude du point A : %ppA = 0. point B soit zB = 0.
1 Travail du poids entre A et B :
%mA = %ppA + %cA = 0 + m v²02 0AB (uP ) = mg (zA – zB) = m g l
(en supposant que la balle est lancée sans effet soit 0AB (uP ) = 0,100 × 9,81 × 0,50 = 0,49 J (travail
de rotation) moteur).
Au point B le plus haut atteint par la balle, la balle s’est Travail du poids entre B et C :
élevée de h au-dessus du point A et la valeur de sa vitesse 0BC (uP ) = mg (zB – zc) = –m g l = –0,49 J (travail résistant).
est nulle : vB = 0. On a alors : %mB = %ppB = mgh. Travail du poids entre A et C :
0AC (uP ) = mg (zA – zc) = 0 J (travail nul).

c. Comme le pendule atteint une altitude zc égale à


son altitude initiale zA, le pendule n’est soumis qu’à
De la loi de conservation (%mA = %mB), on déduit : des forces conservatives. Il n’est donc pas soumis à des
1v² forces de frottements.
mv² = mgh soit h = 002g2
6,02
27. Canon à électrons
A. N. : h == 1,8 m. C A
2 × 9,81 > COMPÉTENCES : Analyser, réaliser. E
b. Appelons h9 = 1,5 m la différence d’altitude entre B9
–+a. Le champ uE est
uniforme
et A.
entre l’anode et la cathode. Il
En B9, la valeur de la vitesse de la balle est nulle.
1 –+
Ainsi, %mB9 = %ppB9 + %cB9 = mgh9 + mv² = mgh9B92 FEest perpendiculaire
D’où : aux plaques
∆%m = %mB9 – %mA = %mB9 – %mB = mgh9– mgh = mg(h9– h) (cathode C et anode A).–+
· La force électrique qui s’exerce
On déduit :
–+sur l’électron dans le champ
∆%m = 1,5 × 10–1 × 9,81 × (1,5 – 1,8) = – 0,44 J. électrique uE est définie par :
Dans la réalité, de l’énergie est transférée vers l’extérieur uF E = –e uE.

par les forces de frottement qui sont non conservatives. Ses caractéristiques sont :
– direction : perpendiculaire aux plaques comme uE ;
LDP_C10_fig07– sens : celui du
24. Déménagement vecteur accélération ua de la particule
> COMPÉTENCES : Analyser, réaliser, valider. donc de la cathode vers l’anode ;
a. Le travail de la force uF exercée par le déménageur pour – valeur : F = e E.
déplacer l’armoire sur une longueur L = 5 m de A à B est· Les caractéristiques du champ électrique uE sont :
égal à : 0AB (uF ) = uF ⋅ RAB – direction : perpendiculaire aux plaques ;
– sens opposé à la force électrique donc de l’anode vers
Comme uF et RAB ont même direction et même sens : la cathode ;
0AB (uF) = F × L soit 0AB (uF) = 4 × 10² × 5 = 2 ×103 J. – valeur : E.
b. Le travail est positif : il est moteur car il favorise le · Le signe des plaques A et C : le sens du champ élec-
déplacement de l’armoire. trique entre les deux plaques va de la plaque chargée
c. Le poids uP de l’armoire est une force verticale donc positivement vers la plaque chargée négativement. Ici,
toujours orthogonale au déplacement horizontal RAB. A est chargée positivement et C négativement.
Le travail du poids 0AB (uP) qui s’exprime par le produit b. Le travail de la force électrostatique FE pour un déplace-u
scalaire uP ⋅ RAB est donc nul : 0AB (uP) = 0 J. ment de l’électron de la plaque C à la plaque A est égal à :
d. Comme le travail du poids de l’armoire est nul, l’éner- 0CA (uFE) = – eUCA = eUAC = eU.
gie potentielle de pesanteur de l’armoire ne varie pas au c. La force électrique est une force conservative car son
cours de son mouvement. travail ne dépend pas du chemin suivi par l’électron
entre les deux plaques.

28. ★ Étude énergétique d’un pendule simple


25. Traîneau sur la neige > COMPÉTENCES : Analyser, réaliser, valider.
> COMPÉTENCES : Analyser, réaliser. a. L’énergie potentielle de pesanteur s’exprime par
a. Travail de la force de traction : %p = mgz avec z l’altitude du point matériel :
0AB (uF ) = uF × RAB = F × L cosθ z = OH = l – l × cosθ = l × (1 – cosθ)

109
On a donc : c. La précision est de 1/100 s sur 52,76 s soit une préci-
%pp = mgl × (1 – cosθ) sion de 2 × 10–4.
b. L’amplitude correspond à la valeur maximale θmax de d. L’écart de temps τ dû à un couloir plus court de
l’élongation θ. Quand le pendule est dans sa position 1,0 cm représente la durée pour parcourir deux fois
d’altitude maximale, θ est maximal et l’énergie poten- cette distance (deux longueurs de piscine) à la vitesse de
tielle du pendule est maximale. valeur 1,895 m⋅s–1 soit :
On a alors %ppmax = 29 mJ. 2,0 × 10–2
mg τ== 11 ms.
.%ppmax = 1,895
1 – cosθmax
%ppmax . Ce résultat permet de comprendre pourquoi une piscine
Soit : cosθmax = 1 – olympique doit être construite avec une très grande
mgl précision !
29 × 10–3
On en déduit : cosθmax = 1 –= 0,97. 30.❙★❙Mesure expérimentale de période
0,20 × 9,81 × 0,50
> COMPÉTENCES : Réaliser, valider.

(
Soit : θmax = cos–1 1 –
29 × 10–3
) = 14°.
0,20 × 9,81 × 0,50
a. Les valeurs mesurées ne sont pas toutes égales à
cause des incertitudes expérimentales inhérentes à
toutes mesures.
c. %m = %c + %pp. Les sources d’erreurs possibles sont :
Quand θ = θmax on a : %pp = 29 mJ et %c = 0 J. – l’expérimentateur : décalage aux instants du déclenche-
ment et d’arrêt du chronomètre, choix de la position de
L’énergie mécanique %m vaut donc 29 mJ. déclenchement (élongation maximale, élongation nulle),
Au passage par la position d’équilibre z = 0, l’énergie observation correcte ou pas, comptage correct ou non ;
potentielle est nulle : %pp = 0 J. – l’appareil de mesure ;
L’énergie cinétique vaut alors %c = 29 mJ. – le pendule : allongement de la longueur du fil entre
La valeur de la vitesse de passage v0 de S en O est donc deux mesures.
égale à : b. Tableau des valeurs :

v0 =
2% soit v = m2 ×0,20
c 0 29 × 10 –3 = 0,54 m⋅s–1.
T(s) 1,33 1,28 1,31 1,30 1,33 1,29
1,30 1,31 1,33 1,34 1,28 1,32
d. θmax = 14° : les oscillations ont une amplitude inférieure
à 20°, cette amplitude est donc considérée ici comme Avec la fonction statistique d’un tableur ou d’une calcu-
faible. latrice on obtient :
– la valeur moyenne de la période : Tmoy = 1,31 s ;
T0 = 2π L
= 2π 0,50
= 1,4 s.
– la valeur de l’écart type expérimental : sexp = 0,02 s ;
– la valeur de l’incertitude de mesure pour un niveau de
g 9,81 confiance de 95 % : U(T) = 0,01 s.
La période des oscillations est deux fois plus grande que
Le résultat de la mesure s’écrit alors : T = 1,31 ± 0,01 s.
celle de l’énergie %c (ou %pp). En effet au cours de chaque
oscillation, le pendule passe deux fois par sa position
d’altitude maximale (%c = 0 et %ppmax) et deux fois par sa
31.❙★❙S’auto-évaluer
position d’altitude minimale (%cmax et %pp = 0).
En l’absence de frottement, le système pendule est
conservatif : son énergie mécanique est constante au
29. In English Please cours des oscillations et conserve la valeur %m0 = 8,5 mJ
> COMPÉTENCES : S’approprier, analyser, réaliser, valider.
qu’il a à t0 = 0 s.
Lorsque le système est soumis à des frottements, il
a. Lorsque deux nageurs réalisent leur
z échange de l’énergie avec l’extérieur et son éner-
épreuve dans des « temps » avec un
A
gie mécanique diminue. La variation de son énergie
écart inférieur à 1/100 s, l’affichage
mécanique Δ%m est égale à l’énergie échangée avec
les crédite du même temps : ils appa-
l’extérieur, soit le travail des forces de frottement.
raissent alors ex–æquo sur l’affichage
On a : Δ%m = 0(Rffrot ).
alors qu’en réalité, ils ne sont pas
La durée T de la première oscillation du pendule corres-
ex–æquo.
θ pond à 2 pseudo–périodes pour l’énergie potentielle (ou
b. L’écart en distance ΔL (en suppo-
cinétique). On lit T = 1,2 s.
sant la valeur de la vitesse des
À t = 1,2 s, l’énergie mécanique est égale à : %m = 5,5 mJ.
nageurs égale à leur vitesse moyenne
On obtient alors :
100
H Δ%m = 0(Rffrot ) = 5,5 – 8,5 = – 3,0 mJ
vmoy == 1,895 m⋅s–1) pendant S
O Le rapport en valeur absolue du travail des forces de frot-
52,76
+ tement et de l’énergie mécanique est :
une durée Δt = 1 ms serait de :
3,0
ΔL = vmoy × Δt
r== 35 %
8,5
LDP_C10_fig08
ΔL = 1,9 × 10–3 m = 1,9 mm.

110
Ainsi, après une oscillation du pendule, 35 % de l’éner- – la mesure de la distance entre le point à localiser et
gie mécanique initiale du pendule a été transférée vers chaque satellite est liée à la mesure d’une durée ;
l’extérieur par le travail des forces de frottements. – la mesure de la durée doit avoir une précision atomique
(horloges atomiques embarquées sur les satellites et
32. ★★ Force électrique conservative synchronisation des horloges à quartz des utilisateurs).
Le développement de ces deux derniers points permet de
> COMPÉTENCES : S’approprier, analyser, réaliser, valider.
traiter le rôle des horloges embarquées sur les satellites.
a. Pour que la valeur de la vitesse de la particule augmente
Remarques :
pendant la traversée de A vers B, le vecteur accélération– bien que la question des applications ne soit pas à trai-
ua de la particule doit être orienté de la plaque A vers later dans le cadre de cet exercice de synthèse, elle peut
plaque B comme la force électrique uFE = mua. être l’objet d’une discussion en classe ;
Étant donné que la charge de cette particule est néga- – la vidéo en anglais Galileo, time and space, disponible
tive, les caractéristiques du champ électrique uE sont : sur le site Internet de l’ESA, est très intéressante.
– sa direction : perpendiculaire aux plaques ;
– son sens : vers la plaque A ;
U
– sa valeur : E = .
d
Le sens du champ uE va de la plaque positive vers la
plaque négative : on en déduit que la plaque A est char-
EXE RCICES Objectif BAC
gée négativement et la plaque B positivement. On a
donc U = UBA. Les fiches-guides permettant d’évaluer ces exercices par
compétences sont disponibles sur le site :
sirius.nathan.fr/sirius2017
b. 0AB(ufe) = – qUAB = – qUBA = – qU.

c. Dans un condensateur plan, la force électrique est 34. LA MESURE DU TEMPS PAR GALILÉE
conservative. Comme pour le poids dans un champ de > COMPÉTENCES : S’approprier, réaliser, valider.
pesanteur uniforme, la relation entre le travail de la force1. a. Analyses dimensionnelles des expressions de la
et l’énergie potentielle électrique est : période propre T0 du pendule proposées dans le docu-
0AB (ufe) = – qU = %pA – %pB. ment 1 :
dim (2πl ) = dim (l ) = L ≠ T
En choisissant l’origine des potentiels en A (%pA = 0), on
trouve que %pB = qU.
d. et e. L’énergie mécanique de la particule se conserve. dim 2π ( ) 
l
=
dim(l) =
dim(g)
L =T
LT–2 
()
On en déduit : %pA + %cA = %pB + %cB. g
–2
Comme %pA = 0 et %pB = qU, on trouve que : %cA = qU + %cB gdim(g) = LT = T ≠ Tdim 2π=
–1

d’où : %cB = %cA – qU


( l ) 
dim(l)  L
11
ainsi : mv 2 = mv 2 – qUB022
mdim(m) =M ≠ T.dim 2π=
l
vB =
v – 2qU
2
m
0
.

dim(l)
0


b. La valeur calculée T de la période du pendule réalisé
Si v0 = 0, on obtient : vB =2qU . l


m On l
esten
égaledéduit
à:T que
= Tl’expression
0 = 2π
T = 2π


A.N. : .
g g est l’expres-sion correcte.
vB =
 2 × 1,6 × 10–19 × 700 = 1,6 × 107 m⋅s–1.
9,1 × 10–31 A. N. : T =
 2,3 = 3,0 s.

9,81
D’après le document 2, la valeur mesurée expérimentale-
33. Localisation par satellite ment T9 de la période du pendule est telle que : 5 T9 = 15
> COMPÉTENCES : S’approprier, analyser, communiquer. s.
D’où T9 = 3,0 s.
Nous avons choisi de faire travailler les élèves sur le prin-
cipe et les applications de la localisation par satellites On retrouve bien : T = T9.
car ce sujet permet de faire le lien avec les horloges 2. a. D’après le document 2, la valeur de l’abscisse maxi-
atomiques et il est omniprésent dans la vie quotidienne. male est égale à : xm = 400 mm.
Les documents proposés permettent de trouver le prin- D’après le document 1, l’angle maximal αm est tel que :
cipe de la géolocalisation par satellite (le GPS) et d’avoir x
des précisions sur les horloges atomiques embarquées sin (αm) = m .
l
(texte sur les applications du système Galileo).
Dans la synthèse sur le principe de la localisation par
satellites, on doit retrouver que : D’où : α
x()
m = sin–1 m .

– quatre satellites sont nécessaires pour la localisation


dans l’espace ;
()
l
A. N. : αm = sin–1
0,400
= 10°.
2,3

111
b. L’énergie cinétique maximale est égale à : 35. ANALYSE ET SYNTHÈSE DE DOCUMENTS
1 La mesure du temps au cours des siècles
%cmax = m v2 .m2
> COMPÉTENCES : S’approprier, analyser, communiquer.
2%cmax .
D’où : vm =
m  Face aux limites des techniques, les Hommes se sont
adaptés pour concevoir des instruments de mesure du
temps de plus en plus précis.
D’après le document 2, l’énergie cinétique maximale
vaut : %cmax = 17,3 mJ. Voir le tableau en bas de page.

2 50
× 17,3 × 10 –3 = 0,83 m⋅s–1. 36. RÉSOLUTION DE PROBLÈME
A. N. : vm =
× 10 –3 Une nouvelle façon de se poser sur Mars
> COMPÉTENCES : S’approprier, connaître, analyser, réaliser,
c. Si on considère qu’il n’y a pas de frottements, l’éner- valider, communiquer.
gie mécanique %m du pendule se conserve.
De plus, il y a conversion de l’énergie cinétique %c en • Variation de l’énergie mécanique Δ%m de l’étage de
énergie potentielle de pesanteur %pp. descente.
Lors de la séparation de l’étage de descente avec la
capsule :
c (mJ) %mA = %cA + %ppA avec %C l’énergie cinétique et %PP l’éner-
gie potentielle de pesanteur de la capsule.
20
17,5 m
1
15 %mA = md vA2 + md g zA.
12,5 2
10 pp Au début de la descente du rover :
7,5 1
5 %mB = md v2 + md g zB.B2
2,5 1
0 c
Ainsi, Δ%m = %mB – %mA = md (v2 – v2 ) + md g(zB – zA).BA2
– 400
x (mm) A.N. :
1
– 200 0 200 400 Δ%m = × 2,0 × 103 × (0,752 × 1002) + 2,0 × 103 × 3,7 ×
2
(20 – 2 × 103) = –2 × 107 J.

LDP_C10_fig09

Tableau de l’exercice 35 :

De la Préhistoire Du xxiiie au xxe siècle Au début Depuis le milieu


à l’Antiquité en Europe du xxe siècle du xxe siècle
Instruments de observation du oscillateurs mécaniques horloges à quartz horloges atomiques
mesure du temps ciel ; alignements associés à des systèmes
de pierres du permettant de compenser le
néolithique ; phénomène d’amortissement
cadrans solaires des oscillations
TechniquesCes instruments Ces instruments se basent
utiliséesse basent sur les sur la mesure de la durée des
positions du Soleil oscillations d’un pendule. Ces
Cesinstruments
instrumentsse sebasent
et de la Lune dans sur
basent
la mesure
sur la mesure
de la de
le ciel. fréquence
l’oscillation
des
d’un
radiations
cristal
de
detransitions
quartz excité
électroniques
par un
d’atomes,
courant électrique.
comme le césium
133.
Ces instrumentsLa mesure du temps est plusUne horloge à quartzLes atomes de césium 133
Avantages, sont très imprécis.précise qu’avec un cadranest très précise : ellesont tous identiques : ils ne
inconvénients Ils indiquent l’heure solaire et les oscillateursdérive seulement d’une s’usent pas, contrairement
et/ou locale et sont soumis mécaniques fonctionnent aussi seconde tous les 6à un oscillateur mécanique
améliorations aux aléas climatiques bien le jour que la nuit.ans. Elle est encorepar exemple. La fréquence
largement utiliséedes radiations de transitionset à l’alternance jour/ La
durée d’une oscillation
nuit. La graduationdépend cependant de laaujourd’hui, dans lesélectroniques d’atomes
du cadran solaire ettempérature, de l’usure demontres que l’on porte est donc universelle et
l’orientation de sal’instrument ou du lieu où il se au poignet notamment. immuable. Avec ces
tige se sont toutefois trouve. De plus, ces oscillateurs Cette précision esthorloges, le temps est donc
perfectionnées ausont encombrants. Il a fallucependant trop faibledevenu universel et c’est
cours des siècles.remplacé les « poids » par despour les systèmes desa mesure qui permet de
ressorts de petite taille pournavigation comme ledéterminer la position des
objets grâce au GPS.qu’ils puissent être transportés GPS
par exemple.
facilement.

112
%mB  %mA : l’énergie mécanique de la capsule diminue – l la longueur des filins : l = 7,50 m ;
au cours de la descente. En effet, une partie de cette – h la hauteur du rover : h = 2,2 m.
énergie est dissipée sous forme d’énergie thermique en La durée Δt de la phase de descente du rover entre le
raison des frottements subis par le système. De plus, lesmoment où la grue commence à descendre le rover et
forces de poussée des moteurs effectuent elles aussi un son atterrissage sur le sol martien est donc égale à :
travail résistant (0AB  0). d D–l–h
• Durée Δt de la phase de descente du rover entre le Δt = =
moment où la grue commence à descendre le rover et vv
son atterrissage sur le sol martien
Deux hypothèses doivent être posées : 20 – 7,50 – 2,2
A. N. : Δt = = 14 s.
– le rover descend à vitesse de valeur constante
0,75
v = 0,75 m⋅s–1 ;
– les filins de longueur l = 7,50 m se déroulent pendant
la descente du rover.
Ainsi, la valeur de la vitesse du rover est égale à :
d
v=avec d la distance parcourue par le rover. 37. ÉVALUATION DES COMPÉTENCES EXPÉRIMENTALES
Δt
La danse des pendules
On trouve que : d = D – l – h
Pour cette évaluation, se reporter à la fiche-guide dispo-
avec :
nible sur le site : sirius.nathan.fr/sirius 2017
– D la distance entre la grue et le sol au début de la
Remarque : cette ECE correspond au sujet zéro n° 3 publié
descente du rover : D = 20 m ;
en 2014 sur le site :
http://eduscol.education.fr/physique-chimie

113
CHAPITRE COMPRENDRE

11 Relativité du temps
> Manuel pages 244 à 263

Choix pédagogiques
Après une analyse de la mesure du temps d’un point de vue classique, ce chapitre reconsidère la notion de
temps
et constitue une ouverture vers la physique contemporaine. Le projet est modeste mais présente cependant des
difficultés incontournables quand il s’agit de remettre en cause des notions fortement ancrées dans les esprits.
On sait que l’invention de la théorie de la relativité repose sur l’invariance de la vitesse de la lumière (et des
ondes
électromagnétiques en général) dans le vide. À partir de cette constatation, il est apparu que la notion de temps,
en tant que réalité commune à tout l’Univers, devait être reconsidérée. On doit à Einstein la finalisation d’une
nouvelle théorie cohérente mais l’enseignant ne devrait pas oublier, sans faire d’ombre au génie de ce savant,
que
la théorie de la relativité est aussi le fruit des travaux d’autres physiciens ou mathématiciens, en particulier
Poincaré
et Lorentz.
Après avoir énoncé le principe de l’invariance de la célérité de la lumière dans le vide et les postulats d’Einstein,
le
cours donne, en s’appuyant sur un calcul présenté en activité, la relation entre durée propre et durée mesurée.
Nous
avons choisi d’introduire la notion de référentiel propre qui n’est pas mentionnée dans le programme mais qui, à
l’usage, nous a paru commode pour traiter la notion de durée propre avec un vocabulaire rigoureux.
Dans un dernier paragraphe, nous mentionnons les preuves expérimentales en même temps que les situations
où la
relativité du temps doit être prise en compte. Pour cela, nous avons opté pour un classement des situations
suivant
les vitesses concernées : vitesses proches de c (autrement dit, vitesses relativistes) ce qui concerne en fait la
physique
des particules ; vitesses petites devant c.
hautement abstraite. Les expériences de Michelson et
O U V E RT U R E D E C H A P I T R E
Morley n’ont certainement pas été le déclencheur de
la démarche d’Einstein mais elles présentent toutefois
Affiche du film Interstellar
un intérêt historique et pédagogique tel qu’il est diffi-
Dans le film Interstellar, après un voyage dans cile de les ignorer dans une introduction à la relativité
l’espace, un père revient auprès de sa fille, restreinte.
désormais plus âgée que lui. Comment le film Il faut signaler aux élèves qu’il existe bien d’autres expé-
explique-t-il cela ? riences que celles de Michelson et Morley pour vérifier
La photographie reproduit une affiche du film. Dans directement l’invariance de la vitesse de la lumière dans
cette œuvre de fiction, le personnage principal retrouve le vide, mais il nous semble peu pertinent de multiplier
sa fille après un long voyage. Il est alors plus âgé qu’elle.les exemples auprès des élèves. Les commentaires du
Dans cette fiction, c’est en réalité davantage la relati- programme signalent les expériences d’Arago (1810),
vité générale qui est mise en jeu puisque le vaisseau Alväger (1964), Hall et Brillet (1979) ainsi que l’observa-
spatial s’approche d’un trou noir. L’illustration permet tion des étoiles doubles.
néanmoins d’introduire de manière attractive la non – Arago, s’appuyant sur une théorie corpusculaire de la
universalité du temps en physique. lumière, pense pouvoir mettre en évidence la vitesse de
la lumière des étoiles par rapport à la Terre en étudiant
sa réfraction par un prisme. En effet, il admet que la
déviation de la lumière, qui dépend de sa vitesse dans
les milieux traversés, doit être influencée par sa vitesse
AC T I V I T É S initiale, à l’entrée du prisme.
– L’expérience de Hall et Brillet consiste à détecter
1. ACTIVITÉ DOCUMENTAIRE d’éventuelles variations de la fréquence de résonance
d’une cavité Fabry-Perot en fonction de son orientation.
La célérité de la lumière, Les deux autres expériences citées concernent l’indépen-
un défi au sens commun dance du mouvement de la source sur la célérité de la
lumière. À noter que cette indépendance est inhérente
Commentaires
Il nous a paru important d’introduire la relativité du temps
en montrant que les faits expérimentaux ont joué un
rôle essentiel dans l’invention de cette théorie pourtant

115
aux phénomènes ondulatoires, ce n’est pas une particu- l’hypothèse suivante : la célérité de la lumière dans le
larité de la lumière. vide ne dépend pas du mouvement de la source.
– L’observation des étoiles doubles devrait faire appa-
raître des irrégularités de trajectoires si la lumière de
l’étoile, entraînée par sa source, se propageait plus vite 2. ACTIVITÉ DOCUMENTAIRE
lorsque celle-ci se rapproche de la Terre que lorsqu’elle À chacun son temps
s’en éloigne.
– L’expérience d’Alväger consiste à mesurer la vitesse Commentaires
des rayons g produits par la désintégration de pions
Cette activité présente une démonstration devenue
neutres se déplaçant à des vitesses proches de c.
classique de la relation entre les temps mesurés dans
deux référentiels, le référentiel propre et un référen-
tiel en mouvement rectiligne uniforme par rapport au
Réponses précédent.
On peut compléter l’activité en abordant deux autres
S’APPROPRIER problèmes :
1. Michelson et Morley ont essayé de démontrer que le – En imaginant un deuxième miroir placé au niveau de
mouvement de la Terre avait une influence sur la vitesseA, le dispositif constitue l’oscillateur d’une « horloge de
de propagation de la lumière mesurée dans le référentiellumière ». Sur le quai de la gare, un observateur pour-
terrestre. rait comparer la durée d’une oscillation de cette horloge
Remarque pour le professeur : les expériences de Michel-avec celle d’une horloge parfaitement identique immo-
son et Morley n’étaient pas destinées à vérifier que la bile par rapport au quai. Comme il mesure une durée
vitesse de la lumière est invariante mais bien à mesu- plus longue pour la période de l’horloge du train, il en
rer l’influence du déplacement de la Terre par rapport conclura que celle-ci va retarder par rapport à celle du
à l’éther dont l’existence n’était pas mise en cause quai, comme si son mécanisme était ralenti.
à l’époque. Toutefois, nous n’avons évoqué à aucun – Si on se place du point de vue d’un observateur immo-
moment la théorie de l’éther très intéressante du point bile dans le wagon, c’est la gare qui se déplace à la
de vue historique mais qui pourrait brouiller encore plus vitesse v et les conclusions sont identiques. Il y a récipro-
la réflexion de nos élèves déjà mise à rude épreuve par cité de la dilatation des durées.
cette partie du programme.

RÉALISER Réponses
2. a. Remarque : les valeurs de D, de l’ordre de celle qui
ANALYSER
est donnée dans l’énoncé, étaient obtenues en faisant
effectuer par réflexion plusieurs allers et retours aux 1. a. Dans le référentiel de la gare, le miroir et les récep-
rayons avant leur interférence. teurs se déplacent à la vitesse v. Lorsque l’éclair atteint
La relation de départ est : Δt
Dv2 le miroir, celui-ci a parcouru la distance v × . Le récep-
τ= Δt 2
c3 teur parcourt encore la distance v ×pendant que
dim (Dv2) dim D × (dim v)2 2
dim τ == l’éclair se propage du miroir au récepteur.
dim (c3)dim (c3) b. Dans le référentiel de la gare, le trajet de l’éclair est
plus grand que dans le référentiel du wagon. Or il est
Comme v et c ont la même dimension, celle d’une vitesse parcouru à la même vitesse c. Donc la durée du parcours
soit LT–1, on peut écrire : mesuré par l’horloge de la gare est plus grande.
L
dim τ ==T
LT–1 RÉALISER
b. Différence de durées de parcours : cΔtwagon
Δτ = 3,3 × 10–16 s. 2. a. h = .
λ 2 cΔtgare
Période de la radiation T = = 1,7 × 10–15 s ; Δτ = 0,20T. b. AA9 = v × Δtgare ; AM = . A9M = c
c 2
ANALYSER En appliquant le théorème de Pythagore :
3. a. Le décalage temporel obtenu dans la question 2. b.
n’est pas directement mesurable. Par contre, il entraîne
un décalage du système de franges de 1/5 interfrange,
AM = A9M = h2 –
.
()
AA9 2

ce qui est facilement mesurable et justifie l’intérêt du 2


dispositif d’interférences pour mesurer le décalage c. En remplaçant AM, h et AA9 par leurs expressions trou-
attendu. vées en a. et b. :
b. La vitesse de la lumière mesurée sur la Terre ne
dépend pas du mouvement de celle-ci. En extrapolant c×
cΔtgare
2
= ( c× )(
Δtwagon 2Δt
+ v × gare
2
)
les résultats de cette expérience, il est possible d’émettre 22
d’où :
c2 Δt 2 = (cΔtwagon)2 + (vΔtgare)2 ;gare

116
Δt 2 = (c2 – v2) = Δt 2 c2 ;garewagon parcours. Le résultat de l’expérience est donc compa-
tible avec la théorie de la dilatation des durées.
Δt 2wagon
Δt 2gare = d’où le résultat annoncé.
v2
1– 2
4. ACTIVITÉ DOCUMENTAIRE
VALIDER c
Importance des effets relativistes
3. Pour un observateur immobile sur le quai de la gare,
le wagon et le dispositif émetteur-récepteur sont en Commentaires
mouvement. Pour le phénomène constitué par l’aller-re-
On se propose ici de trouver les critères permettant de
tour de l’éclair, cet observateur mesure une durée plus
distinguer les situations où la relativité du temps doit
grande que s’il était dans le wagon. Il constate donc une
être prise en compte.
dilatation de la durée du phénomène qui se produit dans
le wagon en mouvement.
Contrairement à la notion classique du temps, le résul- Réponses
tat de la durée d’un phénomène dépend du référentiel
ANALYSER
dans lequel s’effectue cette mesure. Le temps a donc un
caractère relatif vis-à-vis du référentiel de mesure. 1. On a voulu faire apparaître l’écart très faible entre
Δtm et Δtp. Si l’on avait utilisé une écriture décimale, il
faudrait écrire ces valeurs avec un nombre de chiffres
significatifs déraisonnable.

3. ACTIVITÉ DOCUMENTAIRE
RÉALISER
Relativité du temps à l’épreuve de l’expérience
2.
Commentaires
Δtm – Δtp
On étudie ici l’expérience classique des muons cosmiques (en %)
qui fut la première confirmation expérimentale de la Δtm
théorie d’Einstein.
Marcheur 5,6 × 10–16
TGV 3,3 × 10–12
Réponses Avion de ligne 3,5 × 10–11
Satellite système GPS 8,9 × 10–9
CONNAÎTRE Sonde solaire Helios 2 2,7 × 10–6
1. Les durées, concernant les phénomènes liés à un Particule a 5,6 × 10–6
muon, mesurées par un expérimentateur (dans le réfé- Électron dans un microscope
rentiel terrestre) sont plus grandes que les mêmes duréesélectronique
Proton dans l’accélérateur
mesurées dans le référentiel lié à la particule.
LHC (Europe) 13

RÉALISER 100
2. La durée Δtp du parcours dans le référentiel de la parti-
cule est liée à la durée mesurée par :
VALIDER

Δtp = Δtm
 1–
v2
c2
3. a. La précision de la montre à quartz est insuffisante
pour mesurer l’écart relativiste jusqu’aux vitesses concer-
soit : nant les engins les plus rapides construits par l’Homme.

0,995 2 = 6,4 μs.


La précision est juste suffisante pour mettre en évidence
Δtp = 6,40 × 1– un écart dans le cas de la particule a.
c2
L’écart est important, voire inacceptable, pour les deux
VALIDER derniers cas si l’on ne tient pas compte de la relativité
3. Les domaines d’incertitude de la valeur mesurée, du temps.
408 ± 9, et de la valeur calculée, 421 ± 8, ont une inter-L’horloge atomique concernée ne permettrait pas de
section commune, ce qui veut dire qu’à la précision des mesurer l’effet relativiste pour un TGV mais serait suffi-
mesures les résultats théorique et expérimental sont en samment précise pour le mesurer à la vitesse d’un avion
accord. de ligne et pour les engins ou particules plus rapides.
b. Pour chaque seconde écoulée sur l’horloge terrestre
on accumule une différence de 8,9 × 10–11 s, ce qui, au
COMMUNIQUER bout d’une heure de fonctionnement aboutit à un écart
4. Les muons atmosphériques ont, selon la conception de 8,9 × 10–11 × 3600 = 3,2 × 10–7 s.
classique d’un temps universel, une durée de demi-vie Cet écart correspond à une distance de :
3,2 × 10–7 × 3 × 108 = 96 m.
telle que la plupart de ces particules devraient être désin-
tégrées avant d’arriver au niveau de la mer. La relativitéCe n’est pas acceptable par un utilisateur.
donne une explication cohérente : la durée du dépla- c. L’importance de l’effet relativiste augmente avec la
cement d’un muon dans le référentiel de la particule vitesse. La vitesse est un premier critère à prendre en
est plus petite que la durée mesurée dans le référen- compte.
tiel terrestre ; cette durée est assez courte pour qu’une
faible partie des particules se désintègrent pendant le

117
Cependant, comme dans toute mesure physique, il faut 17. Comprendre la notion de durée propre
aussi prendre en compte la précision de l’appareil de La durée mesurée est nécessairement supérieure à la
mesure. durée propre. La seule valeur possible est 2,6 × 10–7 s.
Remarque pour le professeur : en physique des particules,
on utilise plutôt des critères énergétiques en comparant 18. Savoir utiliser la loi de dilatation des durées
les énergies avec l’énergie au repos. a. La durée de vie mesurée est :
11
τm = Δtm =× Δtp =×τ

EXE RCICES Appliquer le cours 1–1–


() 2v1v1 2
()
cc
où τ désigne la durée de vie de la particule dans son réfé-
❙❙Les postulats de la relativité restreinte rentiel propre.
(§1 du cours) Ainsi : τm = 6,6 × 10–8 s.
b. Dans son référentiel propre, sa durée de vie est :
11. Raisonner avec la célérité de la lumière
Il existe une vitesse limite, égale à la célérité c de la
lumière dans le vide, qui ne peut être dépassée par aucun
()
τ = τm ×
1–
v2
2
= 9,0 ×–1110
s.
signal transportant une information, ni aucune particule. c
c. La distance parcourue dans le référentiel du labora-
toire sera :
12. Raisonner avec la célérité de la lumière d = v2 × τm
Non, c’est impossible car la célérité de la lumière dans
le vide est indépendante de la source. La célérité mesu- = 0,98 × 3,00 × 108 × 4,5 × 10–10
rée sera donc c (si la mesure est effectuée dans le vide) = 1,3 × 10–1 m = 13 cm.
quelle que soit la vitesse relative de l’étoile par rapport
à la Terre. 19. Communiquer et argumenter
Les particules des rayons cosmiques se déplacent à une
vitesse si proche de celle de la lumière quelles peuvent
13. Mesurer une valeur de vitesse traverser la galaxie avec une durée propre de quelques
D’après les postulats d’Einstein, on ne peut pas minutes seulement alors que, dans le référentiel
concevoir d’expérience entièrement réalisée dans un terrestre, la durée mesurée de ce même trajet serait de
référentiel galiléen permettant de savoir si celui-ci est enplusieurs centaines de milliers d’années.
mouvement par rapport à un autre référentiel galiléen.
On pourra rappeler que ceci résulte du postulat d’Eins-
tein selon lequel les lois de la physique s’expriment de la
même façon dans tous les référentiels galiléens. ❙❙Confirmations expérimentales (§3 du cours)

20. Citer une preuve expérimentale


Citer l’expérience des muons cosmiques (voir activité 3).
❙❙Dilatation des durées (§2 du cours)
21. Citer une application utile
14. Définir la notion de temps propre La synchronisation des horloges terrestres et embar-
Une durée propre concernant une particule est une quées sur les satellites des systèmes GPS prend en
durée mesurée dans un référentiel dans lequel cette compte la relativité du temps.
particule est immobile.

22. Tester la relativité du temps


15. Raisonner avec la dilatation des durées 1
La relativité du temps n’intervient que si on compare

 ()
∆tP = 1 h, ∆tm = γ × ∆tP =× ∆tP
plusieurs référentiels. Si le vaisseau constitue un réfé- v2
rentiel galiléen, pour le cosmonaute il n’y a aucun 1–
changement dans les phénomènes observés par rapport c
à ce qui se produirait sur Terre dans les mêmes condi- 1

(
∆tm = × 3 600,00
tions. Il faudrait la même durée de cuisson, mesurée
sur sa montre (les lois de la physique s’expriment de la 1–
2100
)
même façon dans tous les référentiels galiléens, la durée 3,6 × 3,00 × 108
de la cuisson aussi). = 1,00 × 3 600,00 s

= 3 600 s.
16. Différencier une durée propre et une durée
Deux chronomètres précis au centième de seconde ne
mesurée
pourront mesurer aucune différence entre ces deux
La durée propre est 1,2 × 10–8 s.
durées ! Ces vidéos sont évidemment truquées (d’autres
La durée propre d’un phénomène est la valeur minimum
problème se posent d’ailleurs, comme celui de la
des durées mesurées car le coefficient de dilatation des
synchronisation manuelle de ces chronomètres avec une
durées (γ) est toujours supérieur à 1, ou égal à 1 si la
précision supposée du centième de seconde).
particule est immobile.

118
EXE RCICES S’entraîner Le vaisseau constitue un référentiel galiléen puisqu’il
se déplace en mouvement de translation rectiligne
23. Exercice résolu dans le manuel uniforme par rapport à un référentiel lui-même galiléen.
Donc, dans ce référentiel, la célérité de la lumière dans
24. Application de l’exercice résolu le vide est c.
1. vmax = c d’après les postulats de la relativité restreinte.b. Dans le référentiel du vaisseau, l’éclair doit parcourir
d à la vitesse c les mêmes distances pour atteindre D1 ou
D’où, vmax =car la durée de parcours sera minimale D2. Les durées de propagation sont donc égales dans ce
Δtmin référentiel.
c. D’après le postulat énoncé à la question a., l’éclair
pour une célérité maximale. se propage aussi à la vitesse c dans le référentiel
On obtient : géocentrique.
d10,0 × 103 d. On raisonne maintenant dans le référentiel géocen-
Δtmin === 3,33 × 10–5 s. trique. Soit S0 le point où se trouve la source à l’instant de
8vmax 3,00 × 10
l’émission de l’éclair (bien noter que ce point est un point
2. τ9 = γ × τ (dilatation des durées). fixe dans le référentiel d’étude). Pendant la propaga-
τ9  ∆tmin ; tion de l’éclair, D2 s’éloigne de S0 et D1 s’en rapproche.
L’éclair doit parcourir une distance plus petite pour
γ × τ  ∆tmin ; atteindre D1. Comme l’éclair se propage dans les deux
Δt sens avec la même vitesse c, la durée du trajet de S0 à D1
γ  min . est plus courte que celle du trajet de S0 à D2.
τ e. Dans le référentiel du vaisseau, l’éclair atteint simul-
Δt 1 Δtmin tanément les deux récepteurs tandis que, dans le

()
= et par suite
3. γlim = min soit τ référentiel géocentrique, les deux réceptions ne sont pas
v2
τ simultanées. Or, il s’agit du même phénomène analysé
1– 2
dans deux référentiels différents.
 ()
c
v
2 τ La simultanéité dépend donc du référentiel d’étude
1– = .
c alors que selon notre conception usuelle du temps, si
Δtmin
() ( ) () ( )
1–
v2
=
τ2
et
v2
=1–
τ 2
;
deux évènements sont simultanés, ceci est vrai pour tout
observateur.
On pourra insister sur le fait que le résultat est une consé-
) ( ) 
c Δtmin c Δtmin
quence de l’invariance de la vitesse de la lumière. On
peut signaler que, dans une situation analogue où on
v τ2 2,20 × 10–6 2

(
c
= 1–
=
Δtmin
1– 3,33 × 10–5 = 0,998 ≈ 1. étudierait par exemple un signal sonore, les vitesses de
cette onde seraient différentes dans les deux référentiels.
En raisonnant avec les lois classiques de composition des
On trouve bien le résultat attendu, la vitesse des muons
vitesses, on aboutirait à la conclusion que la simultanéité
doit être proche de la vitesse de la lumière pour qu’ils
des évènements ne dépend pas du référentiel.
puissent atteindre le sol terrestre avant de se désintégrer.

25. Exercice résolu dans le manuel

26. Application de l’exercice résolu


d
1. v =soit
Δtm
d 2πr 2 × π × 23,9 28. Reconnaître les effets relativistes
Δtm = = = = 5,27 × 10–7 s. > COMPÉTENCES : Analyser, valider.
v v 0,950 × 3,00 × 108
La dilatation des durées ne concerne qu’un phénomène
analysé dans des référentiels différents. Aucune modifi-
2. Δtm = γ × Δtp ;
cation de l’écoulement du temps ne peut être ressentie

Δtp =
Δtm
γ
1– (vc )
= Δtm ×
2
1 – 0,9502
= 5,27 –7××10
dans un référentiel donné. L’argument du cosmonaute
est faux.

= 1,64 × 10–7 s
τ1,0 × 10–6
29. Utiliser des approximations
3. N === 1,89 ; les particules vont donc
Δtp 1,64 × 10–7 > COMPÉTENCES : Réaliser, valider.
a. La distance parcourue est L = vτ. L’erreur relative
parcourir plus d’un tour mais un peu moins de deux tours
commise est :
avant de se désintégrer. cτ – vt c – v c1
== –1=– 1 = 5 × 10–5
27. Apprendre à rédiger vτvv0,99995
> COMPÉTENCES : Analyser, valider, communiquer.
soit 5 × 10–5 %.
a. D’après les postulats de la relativité restreinte, la célé-
rité de la lumière dans le vide est invariante dans tous les b. Si on fait la même approximation, on aboutit à un
référentiels galiléens. résultat aberrant car on trouve un coefficient γ infini.

119
30. In English Please c. Les lois de composition des vitesses de la physique
> COMPÉTENCES : S’approprier, analyser, communiquer. classique s’appliquent aux ondes sonores (a.) mais pas
a. L’hypothèse n’est pas scientifique dans le sens où aux ondes lumineuses, d’après les postulats de la rela-
aucun objet de masse non nulle ne peut atteindre la tivité restreinte (cf. §1.1). On retrouve dans la question
vitesse de la lumière (dans le vide). b. que la vitesse de la lumière est invariante dans tout
b. L’internaute raisonne selon les lois classiques du changement de référentiel galiléen.
mouvement. Il pense que la vitesse de la lumière par
rapport au vaisseau est nulle comme c’est le cas pour la
33. ★ Coefficient de dilatation des durées
vitesse relative de deux véhicules qui se suivent à même
vitesse. > COMPÉTENCES : Connaître, s’approprier, réaliser, analyser,
c. « On ne peut pas envisager en respectant les lois de valider.
la physique que tu voyages exactement à la vitesse de a. γ0 = 1.
la lumière (dans le vide). Mais tu peux imaginer que tu b. L’erreur relative est de 10 % lorsque γ = 1,1.
voyages presque à cette vitesse. D’après les postulats de v
la relativité, la vitesse de la lumière sera toujours égale On lit = 0,4 sur la courbe (le calcul avec l’expression de
à c par rapport à toi, quelque soit ta vitesse par rapport c
à la Terre. Tu pourras donc éclairer ton tableau de bord γ donne 0,417 et confirme cette lecture).
comme si ton vaisseau était immobile. » c. On doit avoir γ = 2.
Remarque : on pourrait objecter que, dans le vaisseau, v
On lit sur le graphique = 0,85 ≈ 0,9.
la lumière ne se propagerait pas dans le vide mais se c
propagerait dans l’atmosphère de la cabine. Les lois 1
de la physique n’interdisent pas que la vitesse du vais- Par calcul : ;
seau soit supérieure à la vitesse de propagation de la
lumière dans ce milieu gazeux. Ceci ne changerait pas
v2
1 –2 c 
le résultat : rien de ce qui se passe dans le référentiel du


vaisseau n’est affecté par sa vitesse d’après le principe v2 = 1;
de relativité. 1– c2γ

v2 1
1– = ;
c2 γ2
v2 1
=1– ;
31. Comparer les indications d’horloges γ2
c2
> COMPÉTENCES : S’approprier, analyser, valider.
v 4
a. Dans le référentiel lié à S, les horloges des deux fusées =
 
2
retardent, avec un décalage identique puisqu’elles ont la c
même vitesse. 1 – γ1 = 1–1=
Ce résultat
b. Les lois classiques de composition des vitesses ne s’ap- 0,886. est cohérent avec la lecture graphique.
pliquent pas mais on peut tout de même affirmer que F2 d. Il n’est pas possible d’obtenir une durée plus petite
s’éloigne de F1 plus vite que S. que la durée propre car γ  1.
Dans le référentiel lié à F1, les horloges transportées par
S et F2 retardent mais le retard est plus grand pour F2. 34. ★ S’auto-évaluer
Remarque : dans un cas comme celui-ci, la contradictionPour un observateur terrestre, la durée du voyage est :
entre les résultats de la physique classique et ceux de D
la physique relativiste est flagrante. Il faut bien insister Δtm = .
sur le fait que les « observations » sont valables chacune v
uniquement dans un référentiel donné. D’autre part, les Pour les occupants du vaisseau, la durée du voyage est
mots « observateur » ou « observation » laissent imagi- sa durée propre :
ner que l’on peut « voir » les horloges et leurs indications.
Il faut bien comprendre que les observations dont il est Δtp = Δtm × 1–
v2
c2

question sont nécessairement (même dans des expé-
riences de pensées) les résultats de mesures effectuées à Dv 2
partir d’informations transmises (à vitesses finies).
Δtp= ×1– 2


2 2
2
p
v 2 2

32. Comparer onde sonore et onde lumineuse 2

> COMPÉTENCES : S’approprier, analyser, communiquer.


2
Dv
2
p
2
2
a. Les vitesses s’ajoutent ; par rapport à la voiture, le son
se propage à la vitesse :
v5
2 ×2
p
(1 – )
2
2

Δt = 2
v+soitv.
vc
44 D
v .
 ( )( )c
v=
b. La vitesse de la lumière par rapport à la fusée est c.
Δt2 +p D
2

v × Δt = D ×c2 1 –
D
120
v (Δt + ) = Dv
Avec D = 4,2 × 9,46 × 1015 mètres ; b. La différence de vitesse est extrêmement faible mais
∆tp = 10 × 365 × 24 × 3600 secondes, elle correspond à une grande différence d’énergie (elle
on obtient : v = 1,3 × 108 m⋅s–1 soit v = 0,4 × c. est 7 fois plus grande).
c. À l’approche de la vitesse de la lumière, les vitesses
des particules diffèrent peu les unes des autres mais les
35. ★★ Période apparente et période propre différences d’énergie sont importantes.
> COMPÉTENCES : Connaître, analyser, réaliser.
Tp 37. ★★ Distance Terre-Lune et relativité
a. T =

 1–
v2
c2
> COMPÉTENCES : S’approprier, analyser, réaliser.
a.
Trajet du faisceau dans R Trajet du faisceau dans R’
b. L1 = c τ1 et L2 = cτ2.
réflecteur réflecteur
c. Tapp = (τ2 + T) – τ1 : à la durée du parcours du deuxième M
signal, il faut ajouter son retard d’une période par
rapport au premier. Ne pas oublier que toutes les durées
intervenant ici doivent être celles mesurées dans le
même référentiel R. D D
d. L2 – L1 = c(τ2– τ1) = c(Tapp – T).

S1 S2
e. La variation L2 – L1 est la distance parcourue dans R
station station H station
par le pulsar pendant T : terrestre terrestre
terrestre
L2 – L1 = vT.
f. D’après d. et e. : c(Tapp – T) = vT et en remplaçant T par D
b. Δt = 2.
l’expression donnée en a. :
c
Tpc  Tapp – = v Tp 2 ; LDP_C11_fig01
v2v c. Le vaisseau, en mouvement rectiligne uniforme par


1– 2 1– 2c 
 rapport au référentiel galiléen Terre-Lune, est lui-même
un référentiel galiléen. D’après le principe de l’inva-
c
riance de la vitesse de la lumière dans le vide, la vitesse
 Tp Tp de l’impulsion dans R9 est aussi c.
c Tapp = v +c ; d. D’après le schéma de la question a., le trajet de l’im-

 v2
1– 2  v2
1– 2
pulsion lumineuse est plus long dans le référentiel R’. Or
sa vitesse de propagation est la même dans les deux cas
c c donc la durée de propagation est plus grande dans R’.
v e. Distance parcourue par la station terrestre dans le
Tapp = Tp +1 référentiel du vaisseau : S1S2 = v × Δt9.


c Longueur du trajet du faisceau dans R entre la Terre et
. Δt
2v la Lune : D = c .
On réarrange 1– 2en faisant apparaitre au numérateur : 2
c
 v Longueur du trajet du faisceau dans R9 entre la Terre et
1+ Δt9
et en développant le dénominateur :
.la Lune : S1M = S2M = c


c

2
Tapp vv f. En appliquant le théorème de Pythagore dans le
p 
1+   1+ 
  triangle S1MH :
  
c c ;=T vv
  S1M2 = D2 + S1H2.
1+1–

 c
2

c D’où c (Δt9
) (
= c) (
2Δt
+ v)
Δt9 2 2
d’où Δt9 =
Δt
.

1 – c
2
Tapp 2 2 2 v 2
pv 2 2
1+ 2
38. ★★ Voyager vers le futur
c.


> COMPÉTENCES : S’approprier, analyser, valider, communiquer.
g. Il s’agit de l’effet Doppler.
=T a. La phrase fait référence à la dilatation des durées pour
un objet en mouvement.
36. ★★ Énergie et vitesse b. La dilatation des durées concerne la mesure des
v durées dans deux référentiels. Dans le référentiel propre
> COMPÉTENCES : S’approprier, analyser, réaliser, valider.
1– du voyageur, il n’y a pas de changement perçu concer-


a. Par lecture graphique, on trouve environ respective- nant l’écoulement du temps.
ment 1,5 × 10c 2 MeV et 8,5 × 102 MeV ; soit une variationc. On peut raisonner du point de vue du voyageur, en
d’énergie presque 6 fois plus grande dans le deuxième choisissant son référentiel comme étant immobile et le
cas pour une augmentation de vitesse 100 fois plus référentiel terrestre en mouvement.
faible.

121
d. La relativité restreinte ne concerne que les référentiels– on ne connaît pas complètement la physique du
galiléens. neutrino et l’écart pourrait venir d’un comportement
e. Le vaisseau doit accélérer au départ et ralentir à l’arri-ignoré de cette particule et non pas d’une violation du
vée et il faut aussi qu’il fasse demi-tour donc à nouveau postulat de l’impossibilité de dépassement de la vitesse
un mouvement non uniforme (et/ou non rectiligne). Le de la lumière.
référentiel du vaisseau n’a donc pas un mouvement La présentation de pistes sur les conséquences d’une
rectiligne uniforme par rapport au référentiel terrestre confirmation du résultat peut rester à un niveau modeste
supposé galiléen. faute de développements d’ordre philosophique.
Le jumeau sédentaire est dans un référentiel galiléen On attend essentiellement que l’élève comprenne que
et le voyageur dans un référentiel non galiléen. Le cette confirmation remettrait en cause la théorie de la
jumeau voyageur ressent les accélérations par rapport relativité et ouvrirait la voie pour de nouvelles recherches
au référentiel terrestre alors que le jumeau sédentaire nethéoriques. Le professeur pourra insister à cette occasion
ressent pas les accélérations par rapport au vaisseau. Les sur le fait que la science évolue par remises en cause
situations ne sont pas symétriques. permanentes de certitudes acquises sans pour autant
f. La réciprocité des situations ne s’appliquant pas, il que les théories précédentes soient abandonnées.
n’y a pas de contradiction dans le fait de trouver que lesQuant aux conséquences pratiques, on appréciera que
deux jumeaux ne se retrouvent pas au même stade de l’élève interprète correctement la conclusion du docu-
vieillissement. ment en expliquant que les recherches les plus éloignées
Remarque : c’est l’application incorrecte de la réciprocitédes préoccupations du quotidien finissent par débou-
à la situation qui conduit à ce que l’on appelle « le para- cher, à plus ou moins long terme sur des applications
doxe des jumeaux » de Langevin. pratiques, sans qu’on puisse prévoir lesquelles.

39. Détection des particules


> COMPÉTENCES : S’approprier, analyser, valider, communiquer.
Les parties du texte surlignées indiquent les notions qui EXE RCICES Objectif BAC
doivent apparaître dans la rédaction du compte rendu.
Le compte rendu devra montrer que l’on sait qu’aucune 40. CHIMIE ORGANIQUE RELATIVISTE
particule ne peut dépasser la vitesse de la lumière (dans
le vide) selon le postulat sur lequel s’appuie la théorie > COMPÉTENCES : Connaître, analyser, valider, communiquer.
de la relativité restreinte. C’est cette impossibilité qui 1. Le temps propre, la durée propre concernant un objet,
semble avoir été remise en cause selon la mesure effec-est la durée mesurée par une horloge immobile dans le
tuée dans cette expérience. référentiel propre de cet objet (référentiel dans lequel
En faveur d’une erreur de mesure, il faudra faire appa- cet objet est immobile).
raître la très faible différence mesurée entre la vitesse Les deux référentiels étudiés dans cet exercice sont :
des neutrinos et la limite théorique (0,002 %). On devra • le référentiel propre, référentiel de la navette spatiale ;
relever : • le référentiel lié aux deux balises et donc à la Terre.
– la haute sensibilité de la mesure aux retards introduits 2. a. ΔtP est la durée propre, Δtm est la durée mesurée.
par l’électronique de la chaîne de mesure ; b. ΔtP est mesurée dans le référentiel propre, le référen-
– l’influence de plusieurs facteurs sur la distance à tiel de la navette ; Δtm est mesurée dans le référentiel lié
mesurer dont les effets de marées ou la dérive des conti-aux balises et à la Terre.
nents (citer obligatoirement un exemple au moins) ; c. La réaction chimique se déroulant dans la navette, une
– l’influence de plusieurs facteurs sur la mesure du seule et même horloge au repos dans la navette suffira
temps : rotation de la Terre, gravitation terrestre (citer à la mesure de Δtp.
obligatoirement un exemple) ; 1v2
– il est important d’évoquer l’observation de neutrinos d.=1– ;
cosmiques qui aurait dû faire apparaître un écart de γ2c2
plusieurs années entre l’arrivée des neutrinos et celle du
flash lumineux associé pour être compatible avec l’écart
mesuré dans l’expérience du Cern. On fera apparaître
1
aussi, dans le compte rendu, que cette critique a ses γ= .
limites car on ne compare pas des neutrinos ayant des
 v2
1–
énergies de même ordre de grandeur ; c2
– la théorie de la relativité restreinte est vérifiée avec une 1
A.N. : γ = = 1,7.
précision considérable ce qui rend suspecte une expé-
rience qui la remettrait en cause. 1 – 0,802
La durée inconnue est Δtm et Δtm = γ⋅ΔtP.
En défaveur d’une erreur de mesure :
– l’écart mesuré est compatible avec la précision des A.N. : Δtm = 1,7 × 1 000 = 1,7 × 103 s.
instruments disponibles et toutes les sources d’erreurs
e. Δtm  ΔtP, la durée propre est la durée la plus courte
ont semble-t-il été envisagées ;
possible pour un événement (dilatation des durées).
Plus la vitesse de l’objet se rapproche de la vitesse de
propagation de la lumière dans le vide, plus les effets
relativistes sont importants, notamment la dilatation
des durées.

122
3. La durée de vie des muons est telle qu’ils ne devraientréférentiel de mesure, le référentiel terrestre galiléen,
pas pouvoir atteindre le sol terrestre avant de se soit :
désintégrer. La dilatation des durées permet toute- 28,87 × 14 = 404 tours
fois d’expliquer pourquoi on peut détecter des muons 28,87 × 15 = 433 tours
cosmiques sur le sol terrestre. On trouve bien des valeurs du même ordre que les
400 tours indiqués dans le texte.
3. a. D’après le document 2, un muon perd en moyenne
41. LE MUON, EXPLORATEUR DE VOLCANS 2 MeV par cm de roche traversée et l’énergie initiale des
> COMPÉTENCES : S’approprier, connaître, analyser, réaliser, muons est en moyenne de 4 GeV.
valider. L’épaisseur de roche moyenne traversée par ces muons
sera :
1. a. « Un muon créé à une hauteur de 20 km doit mettre
Énergietotale4 × 103
environ 67 μs pour arriver au sol. » (doc. 1) Il s’agit ici
h=== 2 × 103 cm = 20 m.
d’une estimation, on utilisera la valeur approchée de
Énergieperdue par cm2
la vitesse de propagation de la lumière dans le vide,
c = 3,0 × 108 m.s–1 et on admet, d’après le document
1, que v = 0,9994c est la valeur de la vitesse des muons.
ddd D’après le document 3, compte-tenu de l’échelle
.v=soit Δt = = indiquée, il est évident que les dimensions caractéris-
Δtt 0,9994c tiques du cratère sont supérieures à 500 m. Les muons
d’énergie moyenne 4 GeV ne permettent pas de « radio-
20 × 103 graphier » ce volcan.
A. N. : Δt = = 6,7 × 10–5 s = 0,67 μs. b. D’après le document 2, on dénombre environ 1 muon
0,9994 × 3,0 × 108
par cm2 et par minute.
b. La vitesse de propagation de la lumière dans le vide Pour évaluer l’ordre de grandeur de l’énergie apportée
est indépendante du mouvement de la source lumineusependant une minute par le flux de muons sur la surface
et invariante dans tout changement de référentiel. du volcan, il est nécessaire de connaître la valeur de cette
c. La durée de vie des muons est si faible qu’ils ne surface en utilisant le document 3 : 3,0 cm sur le docu-
devraient pas pouvoir atteindre le sol avant de se désin-ment représentent 500 m soit 1,0 cm sur le document
tégrer. Dans un référentiel terrestre galiléen, la durée 500
de vie mesurée des muons sera bien plus grande que la représentem. La surface de la Soufrière exposée
durée de vie propre de ces particules, c’est la dilatation 3
des durées. Le phénomène est d’autant plus marqué ici aux muons est celle du disque de diamètre D (d’après
que la valeur de la vitesse des muons est proche de la le document 3) et on mesure sur la figure 6 cm pour ce
célérité de la lumière. Beaucoup de muons pourront ainsidiamètre (mesure très approchée), soit :
atteindre le sol avant de s’être désintégré. 500
d. Le muon, le proton et l’électron possèdent ici la même D=6×= 1 000 m = 1 × 105 cm.
vitesse et la même valeur absolue de charge électrique. 3
D’après les données, les trois particules seront soumises On exprime D en cm pour obtenir directement la surface
à une force magnétique de même intensité. en cm 2 conformément à l’unité utilisée par le document

Les effets d’une même force sur une particule dépendent 2 pour exprimer le flux.
de la masse de la particule (on le constate notamment La surface S du disque est :
dans la seconde loi de Newton, pour une même force D 21 × 105 2
subie, le vecteur accélération de la particule différera S=π×=π×= 7,85 × 109 cm2.
22
en fonction de sa masse). Le muon, le proton et l’élec-
() ( )
tron subissant la même force magnétique, le document On obtient un flux de 7,85 × 109 muons par minute sur
1 mentionne un rayon de courbure intermédiaire pour toute la surface du volcan.
la trajectoire du muon. On en déduit que sa masse est Si on suppose toujours que ce sont des muons ordinaires,
également comprise entre celle de l’électron et celle du chacun d’entre eux possède une énergie de 4 GeV, soit
proton. une énergie de 7,85 × 109 × 4 = 3,14 × 109 GeV et un
1 ordre de grandeur de 1010 GeV par minute pour toute la
2. a. Δt m = γ × Δt p =× Δt p. surface du volcan.
v2 Pour comparer cette énergie avec une énergie usuelle,
1– 2 évaluons cette énergie en Joules :
c 1010 GeV = 1010 × 109 × 1,6 × 10–19 J = 1,6 J soit un ordre
1 de grandeur d’un joule.

× Δt p = 28,87 × Δt p.A. N. : Δt m = Par comparaison, un objet de masse m = 100 g chutant


1 – 0,99942 d’une hauteur h = 1 m aurait une énergie potentielle de
pesanteur initiale d’un joule :
%pp = m × g × h = 0,100 × 10 × 1 = 1 J.

On trouve bien le résultat attendu : la durée de vie de ces


muons est d’environ 30 fois leur durée de vie au repos.
b. Les 14/15 tours indiqués dans le texte correspondent
en réalité aux nombres de tours mesurés dans le réfé-
Remarque : les mesures sur le document 3 et les
rentiel propre. Ce nombre de tour étant proportionnel
différentes approximations réalisées conduisent ici
à la durée de vie, on aura γ fois plus de tours dans le
nécessairement à une détermination d’un ordre de

123
grandeur. Il ne faut surtout pas donner les résultats
finaux avec plus d’un chiffre significatif.
%.
c. D’après les données, % = γ × m × c2 et donc γ =
mc2
4 × 103
A. N. : γ == 3,7857 × 101.
105,66
Remarque : E en MeV et m en MeV⋅c –2


1
γ=et donc :
v2


1– v2
2= 1
1–c c2 γ

v2 1
1– =
c2 γ2

1 v2
1– =
γ2 c2

1– 1.γ
v
=
c 2

A. N. :
v1

= 1–= 0,9965 × 10–1 = 9,9965
(3,7857 × 103)2c
La valeur de cette vitesse est très proche de la célérité de
la lumière dans le vide (plus de 99,9%), ces muons sont
bien ultra-relativistes.

124
CHAPITRE COMPRENDRE

12 Temps et évolution chimique :


cinétique et catalyse
> Manuel pages 264 à 289

Choix pédagogiques
Cet unique chapitre portant sur la cinétique a été construit de manière à mettre l’accent sur le suivi temporel
d’une
transformation chimique, la définition et la mesure de sa durée, ainsi que les moyens disponibles pour la
modifier
(facteurs cinétiques et catalyseur). La notion de vitesse de réaction, qui ne figure plus au programme, n’est pas
introduite.
La définition de la durée de la transformation proposée dans ce chapitre est celle de l’IUPAC. Son côté arbitraire
est mis en évidence. Le choix d’un critère est souvent lié aux moyens mis en œuvre pour suivre la
transformation.
Plusieurs exemples de méthodes de suivi sont évoqués dans les activités dont deux démarches d’investigation,
le
cours et les exercices jusqu’aux exercices « Objectif bac » (spectrophotométrie, CCM, mesure de pression,
observa-
tion de l’opacification d’une solution, etc.). La notion de temps de demi-réaction est également introduite,
comme
une définition particulière de durée de transformation.
La possibilité de modifier la durée de la transformation en jouant sur la température, les concentrations en
réactif
ainsi que le solvant est expérimentée, en remarquant que la modification des concentrations initiales en réactif
limitant peut avoir des effets différents d’une transformation à l’autre. Enfin, les différents types de catalyse sont
introduits et comparés en insistant sur leur importance dans le milieu industriel et dans la chimie du vivant.
Notons que le programme officiel utilise l’expression « durée de réaction » alors qu’on utiliserait plus volontiers
le
terme « durée de transformation ». Ces deux expressions sont utilisées dans le cours pour se conformer aux
diffé-
rents usages.
Des animations, des vidéos documentaires et d’expériences illustrent ce chapitre afin d’aider à sa
compréhension.
O U V E RT U R E D E C H A P I T R E AC T I V I T É S
Elles sont disponibles dans le manuel numérique enrichi et sur les sites Internet compagnon Sirius.
Préparation d’un caramel 1. ACTIVITÉ EXPÉRIMENTALE
Comment un chimiste peut-il interpréter les
Estimer la durée d’une réaction
conditions opératoires des transformations ayant
lieu au cours de la préparation du caramel ? Commentaires
La photographie de la page d’ouverture relie chimie et vie Cette activité permet d’introduire la notion de défini-
quotidienne – plus particulièrement la cuisine. La recettetion arbitraire d’une durée de réaction grâce à un suivi
du caramel a été certainement trouvée de manière par CCM de l’évolution d’une transformation chimique :
empirique et nécessite quelques conseils. Cependant, lal’oxydation de l’alcool benzylique en benzaldéhyde.
cinétique chimique aurait été bien utile pour proposer La réaction est suffisamment lente pour que son évolu-
un protocole-recette sans multiplier les expérimenta- tion soit bien visible. Par ailleurs, elle est assez rapide pour
tions. En effet, la température est un facteur cinétique être mise en œuvre lors d’une séance de TP puisqu’une
de la transformation du saccharose puis du glucose et dutrentaine de minutes suffit à voir la disparition totale de
fructose tandis que les acides la catalysent. Ainsi, grâce la
à tache correspondant à l’alcool benzylique.
ce questionnement, les élèves mettront en évidence trois Trois documents aident à mettre en œuvre et à
notions-clefs de ce chapitre : comprendre cette activité. Le premier décrit le protocole.
– décider à quel instant une transformation est finie ; Quant au second, il donne le résultat de l’expérience
– la durée d’une transformation chimique peut être afin que des élèves n’ayant pas réussi leur CCM puissent
augmentée ou diminuée en jouant sur la température ; répondre aux questions. Enfin, le troisième définit le rôle
– certaines espèces chimiques permettent de faire dimi- de l’ion tétrabutylammonium. Plusieurs données sont
nuer cette durée. également fournies.
On peut faire remarquer aux élèves la transformation
d’une fonction alcool en fonction aldéhyde. L’oxydant
est l’ion hypochlorite dissous en phase aqueuse alors
que l’alcool benzylique est dissous dans de l’acétate

125
d’éthyle. L’ajout d’un catalyseur de transfert de phase 3. ACTIVITÉ EXPÉRIMENTALE
(le bromure de tétrabutylammonium) ainsi qu’une agita- Évolution temporelle d’une quantité de matière
tion vigoureuse sont nécessaires. L’observation de la
plaque sous lampe UV montre la disparition progressive Commentaires
de l’alcool benzylique (tache inférieure) et la formation Dans cette activité, il s’agit de suivre l’évolution temporelle
du benzaldéhyde de plus grand rapport frontal. La duréed’une réaction par spectrophotométrie. L’activité permet
de réaction peut être choisie comme celle au bout de l’introduction de la définition du temps de demi-réaction
laquelle la tache de l’alcool benzylique n’est plus visible.t1/2 et permet d’étudier l’influence de la concentration
initiale en ion hydroxyde sur la valeur de t1/2.
La notion d’absorbance ainsi que la loi de Beer-Lambert
Réponses sont les prérequis nécessaires de 1re S. Les mesures de
RÉALISER
l’absorbance au cours du temps seront exploitées dans
un tableur-grapheur de manière à tracer la courbe repré-
1. Le protocole est facile à suivre d’autant qu’il s’agit
sentant la quantité de P en fonction du temps.
en grande partie d’un réinvestissement de la technique
Deux documents sont fournis. Le premier décrit le proto-
de CCM. Il faut bien veiller à ce que les prélèvements ne
cole à suivre et précise que les contraintes de sécurité
soient effectués que dans la phase organique. Les élèves
quant à l’usage de la phénolphtaléine sont remplies. Le
doivent entourer les taches visibles sous UV seulement.
second présente le matériel expérimental ; l’équation de
la réaction est donnée.
ANALYSER
La réaction étudiée est la suivante :
2. a. L’alcool benzylique est le réactif limitant. Pour
que la durée de la transformation ne dépasse pas
30 minutes, il faut en prélever un volume assez faible.
L’emploi d’une pipette graduée de 5 mL ou jaugée de
2 mL est ici recommandé.
L’eau de Javel est également un réactif mais en excès ; il O O
OH
n’est pas nécessaire de connaître sa quantité de matière + HO
de façon précise. On utilise donc une éprouvette graduée.
L’éthanoate d’éthyle est le solvant. Sa quantité de
matière ne doit pas être précisément connue. On utilise O O O O
donc une éprouvette graduée. P, de couleur rose en solution A , incolore en solution
b. La tache inférieure (la seule présente à t = 0)
Elle
correspond au réactif visible sous UV : l’alcool benzylique. est simplement notée P + HO– → A– dans le docu-
La seconde (la seule présente à 30 min) est celle du ment 2.
produit : le benzaldéhyde. Remarques :
c. L’allure de la CCM aux temps 0, 10, 20 et 30 min n’est– voici le spectre d’absorption de la phénolphtaléine en
pas la même : une réaction se produit entre ces instantsmilieu
; légèrement basique :
la transformation est donc assez lente pour être analysée
par CCM. A
0,8
0,7
0,6
0,5
0,4
VALIDER 0,3
3. a. Il n’y a plus de tache inférieure à 30 minutes. On 0,2
peut donc estimer la durée de la transformation entre les 0,1
0
dates t = 20 min et t = 30 min.
– 0,1 450 (nm)
b. On pourrait suivre le même protocole au moment
du mélange initial et préparer trois plaques de CCM. 500 550 600 650
Puis, attendre 20 minutes et ensuite effectuer un dépôt
par minute jusqu’à 30 minutes. Enfin, révéler les trois – la limite de toxicité de la phénolphtaléine est de 1 g/L.
plaques. Dans chaque cuvette, la concentration massique de
laLDP_C12_fig01
phénolphtaléine n’excède pas 0,2 g/L. Cette expérience
est donc tout à fait réalisable au lycée.
2. DÉMARCHE D’INVESTIGATION
Mise en évidence de facteurs cinétiques Réponses
S’APPROPRIER
Pour cette démarche d’investigation, se reporter aux 1. Il s’agit de la concentration initiale en hydroxyde de
fiches-guides élève et professeur sur le site : sodium qui varie entre les deux groupes.
sirius.nathan.fr/sirius2017
RÉALISER
2. a. Le protocole ne présente aucune difficulté particulière.
Chaque binôme doit s’organiser ; idéalement un des
élèves s’occupe de la partie manipulation (préparer les

126
cuves puis lire les valeurs d’absorbance) tandis que l’autre
Si une valeur s’écarte de plus de 5 % de ces deux valeurs
entre les données dans un logiciel. L’interprétation des moyennes (80 et 130 s), il faut alors l’écarter du fait
résultats doit être concertée afin que le travail collaboratif
d’une erreur systématique ou/et d’une erreur aléatoire
fonctionne pleinement. faite par le binôme concerné.
b. Le résultat d’une expérience est donné ici pour une
concentration en ions hydroxyde de 0,30 mol⋅L–1.
Remarque : le volume d’une goutte n’étant pas le même VALIDER
d’un élève à l’autre, l’absorbance initiale ne sera pas la 5. a. Les temps de demi-réaction moyens ne sont pas
même pour tous les élèves. La réaction étant d’ordre 1 identiques. Le paramètre ayant changé entre les groupes
(en dégénérescence de l’ordre) cela n’a pas d’influence est la concentration en ion hydroxyde. Par conséquent la
sur le temps de demi-réaction. concentration initiale en ion hydroxyde a une influence
sur le temps de demi-réaction et constitue donc bien un
facteur cinétique.
b. La température pourrait influencer la cinétique de
A
1,4
cette transformation chimique.
1,2 Prolongement : pour confirmer ou infirmer cette
1 hypothèse, on pourrait placer le milieu réactionnel dans
0,8 un bain-marie à différentes températures et mesurer
0,6 l’absorbance pendant 5 minutes. Si le temps de demi-
0,4 réaction a des valeurs moyennes différentes, on conclut
0,2 que la température est un facteur cinétique pour cette
0 transformation.

0 50 100 150 200 250 300 350 400 450 t (s)

4. ACTIVITÉ DOCUMENTAIRE
ANALYSER
3.LDP_C12_fig02
La couleur rose de la solution non introduite dans le L’utilisation des catalyseurs dans l’industrie
spectrophotomètre s’atténue au cours du temps. Au Commentaires
bout de 10 minutes environ, la solution est incolore.
La courbe tracée montre que l’absorbance décroît au Cette activité documentaire a pour but d’analyser des
cours du temps. informations concernant la catalyse.
Ces deux observations concordent. Quatre documents ont été sélectionnés dont trois issus
du site du CNRS – ce qui permettra aux élèves curieux de
parcourir ce site. Ils proposent une définition du terme
RÉALISER catalyseur et exposent l’intérêt de son utilisation dans
l’industrie en vue de réduire les coûts énergétiques. Les
4. a. D’après la loi de Beer Lambert :
particularités de la catalyse enzymatique sont indiquées
A553 = ε553[P].
et leur spécificité mise en évidence sur un exemple.
nA
La dernière question permet de résumer les réponses
Or, [P] =donc n = [P] × V = 553 × V.
précédentes en un paragraphe structuré.
vε553
Notons que le document 1 mentionne la notion de
Numériquement, la relation précédente devient « vitesse de réaction ». Il sera nécessaire d’expliquer
n = (1,03A553) mol. Le tracé de la quantité de matière enqu’augmenter la vitesse signifie réduire la durée de la
fonction du temps est donné ci-dessous. réaction.

n (mol)
1,4 ×10–8
1,2 × 10–8 Réponses
1
S’APPROPRIER
8×10–9 1. Un catalyseur a pour rôle d’accélérer une transforma-
6 × 10–9 tion chimique, c’est-à-dire d’en diminuer la durée.
4 × 10–9
2 × 10–9 ANALYSER
0 t1/2 t (s)
2. a. Avantages relevés dans les documents
0 50 100 150 200 250 300 350 400 450 Document 1 :
– La présence de catalyseur diminue la durée d’une réac-
b. La date t1/2 correspond au moment où la moitié tion, d’où un gain de temps.
deLDP_C12_fig03la phénolphtaléine initialement présente –aUne petite quantité de catalyseur est suffisante pour
été transformer une grande quantité de produit, d’où un
consommée, c’est-à-dire 6,0 × 10–9 mol. Sur le graphique, faible coût.
on lit t1/2 = 130 s. – Un catalyseur est généralement spécifique à une
c. Le groupe ayant travaillé avec la concentration en ion transformation et réciproquement. On peut donc choi-
hydroxyde de 0,50 mol.L–1 devrait trouver un temps de sir le catalyseur en fonction du produit souhaité à partir
demi-réaction moyen égal à 80 secondes.

127
d’un même réactif. On peut aussi influencer la nature 12. Déterminer un temps de demi-réaction
du produit selon le choix du catalyseur. Ceci offre une a. Le choix de l’expérimentateur s’avère pertinent.
liberté et un large panel aux chimistes. En effet, notons RCl le 2-chloro-2-méthylpropane et ROH
Document 2 : le 2-méthylpropan-1-ol.
– Utiliser un catalyseur permet d’éviter un chauffage Le tableau d’évolution de la réaction est :
important et de réduire ainsi le coût énergétique de la
transformation.
RCl + H2O → ROH + H+ + Cl–
Document 3 :
– L’utilisation d’enzymes permet aux industriels d’im- État AvancementQuantités de matière
portantes économies en termes de coût de production initial 0n0 = 2 mol excès00 0
puisque les conditions opératoires sont alors douces.
En cours x n0 – x excès x x x
En outre, une enzyme est encore plus sélective que les
autres catalyseurs, ce qui évite d’avoir à éliminer des La durée de la transformation td choisie par l’expérimen-
produits issus de réactions parasites. tateur correspond à la date où l’avancement vaut 0,9xmax
Inconvénients relevés dans les documents donc 0,9n0. À cette date, la quantité de RCl restante est
Document 3 : n0 – 0,9n0 = 0,1n0 = 0,2 mol.
– Une enzyme se dégrade si les conditions opératoires Pour mesurer td on lit sur le graphique, pour chaque
(température et pH) ne sont pas strictement encadrées. courbe, l’abscisse des points d’ordonnée 0,2 mol. On
– Il est encore difficile de recycler efficacement les obtient :
enzymes afin de les utiliser un grand nombre de fois.
b. D’après le document 3, les enzymes sont efficaces
dans des conditions douces (pH neutre, température Courbe Propanone Eau td
rouge 50 % 50 % 4,5 min
peu élevées) qui sont celles que l’on retrouve dans les
bleue 25 % 75 % 3,4 min
organismes vivants. verte 0% 100 % 2,4 min

On remarque que les valeurs relevées sont franchement


différentes. C’est pourquoi l’expérimentateur a eu raison
de faire ce choix.
COMMUNIQUER x
3. Le paragraphe doit utiliser les réponses précédentes. b. En t1/2 , x = f . Or xf = 2 mol donc en t1/2 , x = 1 mol.
Une rédaction claire et structurée est demandée. Rien 2
n’empêche les élèves d’avoir recours à une recherche Par lecture graphique, on détermine les valeurs du temps
documentaire plus approfondie et d’appuyer leurs de demi-réaction pour chaque condition :
propos sur des exemples concrets non indiqués dans
cette activité. Courbe rouge bleue verte
t1/2 (min) 1,4 1,1 0,7

5. DÉMARCHE D’INVESTIGATION
Les types de catalyse ❙❙Influence des facteurs cinétiques (§2 du cours)
Pour cette démarche d’investigation, se reporter aux 13. Mettre en évidence l’influence du solvant
fiches-guides élève et professeur sur le site : td dépend de la nature du solvant qui constitue donc un
sirius.nathan.fr/sirius2017 facteur cinétique.

14. Proposer des expériences


Il faut faire varier la quantité initiale d’eau. Si le solvant
EXE RCICES Appliquer le cours est un mélange eau-propanone, le fait de faire varier la
quantité initiale d’eau ferait changer la composition du
❙❙Évolution d’un système chimique dans le tempssolvant. C’est pourquoi le solvant ne doit être que de
l’eau. Il faut donc varier les volumes de solvant (l’eau)
(§1 du cours)
puis mesurer les quantités n de 2-chloro-2-méthylpro-
pane au cours du temps. Les courbes obtenues n en
11. Estimer une durée par CCM fonction du temps se superposent, ce qui montre que la
Les deux premiers dépôts correspondent aux deux réac-quantité d’eau n’est pas un facteur cinétique.
tifs. La représentation de la plaque montre que seul le
paraaminophénol est visible après révélation. L’intensité
de la tache correspondante diminue au cours du temps.
Une seconde tache apparaît au cours de la réaction, son15. Établir un protocole expérimental
intensité augmente. On en déduit qu’il s’agit du produit, a. Pour étudier l’influence de la concentration initiale c1
le paracétamol. On peut définir la durée de la transfor- en ion éthanolate, on doit la modifier sans modifier la
mation comme étant la durée nécessaire pour que, dansconcentration initiale c2 en iodométhane. On peut par
les mêmes conditions de dépôt, cette tache ne soit plus exemple modifier le volume V1 de l’échantillon de solu-
visible, ce qui correspond au dépôt 5 et donc à une durée tion (S1) d’ion éthanolate, mais conserver le volume V2 de
de 15 minutes. l’échantillon de l’autre solution (S2) ainsi que le volume
total Vtot en adaptant le volume Ve d’éthanol versé.

128
On peut choisir, par exemple, de réaliser les expériencesdéduit 2 que la température est bien un facteur cinétique
ou 3 (ou les deux) décrites dans le tableau en bas de page. pour cette transformation chimique.
L’expérience 1 correspond à l’expérience décrite dans 3. On note également que t1/2,3 < t1/2,1. Une augmentation
l’énoncé. de température de 20 à 30 °C a pour effet de diminuer la
b. Il faut placer le mélange réactionnel dans des bains durée de cette transformation.
thermostatés de températures différentes, tout autre
paramètre restant inchangé. Ensuite, il faut suivre l’évo-
lution de l’avancement x comme précédemment, puis 20. Exercice résolu dans le manuel
déterminer et enfin comparer les temps de demi-réac-
tion par exemple. 21. Application de l’exercice résolu
1. Pour un pH compris entre 0 et 4, l’uréase n’a aucune
activité.
Son activité augmente jusqu’à atteindre sa valeur maxi-
❙❙Utilisation des catalyseurs (§3 du cours) male pour un pH de 6.
Pour des pH compris entre 6 et 10, l’activité de cette
16. Déterminer un type de catalyse enzyme diminue.
Homogène. 2. L’estomac est un milieu très acide caractérisé par
Hétérogène. un pH inférieur à 4. Si l’uréase n’était pas associée à
Hétérogène. d’autres entités chimiques, son activité serait nulle dans
Enzymatique. l’estomac ; l’urée ne serait donc pas décomposée au sein
de la bactérie. Comme le phénomène observé est à l’op-
posé de cette conclusion, on en déduit que l’uréase n’est
17. Analyser une vidéo d’expérience pas seule à agir dans l’estomac.
Lors de cette expérience, on voit la couleur de la solu-
tion évoluer sur plusieurs minutes. Le suivi cinétique est
donc réalisable par un spectrophotomètre : la réaction
est lente. D’autre part, on constante une évolution des 22. ★ Apprendre à rédiger
couleurs qui semble périodique dans le temps. Cette > COMPÉTENCES : Analyser, réaliser, communiquer.
transformation est souvent qualifiée de transformation
a. La dissolution du dioxygène dans l’eau, obtenue par
oscillante.
agitation, colore la solution en bleu. L’apparition de la
couleur bleue est immédiate. La dissolution est donc très
rapide.
b. Tant que la solution est bleue, il reste du dioxygène
EXE RCICES S’entraîner en solution. La disparition de la couleur est lente (on
l’observe à l’œil), donc cette réaction est lente. Il faut
20 secondes pour observer la disparition de la couleur,
18. Exercice résolu dans le manuel durée que l’on peut définir comme étant la durée de la
transformation.
19. Application de l’exercice résolu c. Noter qu’au début de la vidéo, la solution est incolore,
1. Le temps de demi-réaction désigne la durée de la la quantité de dioxygène aqueux est donc nulle. Après
transformation pour laquelle l’avancement est égal à la une agitation, la solution est bleue, donc la quantité
moitié de l’avancement final. de dioxygène aqueux prend une valeur non nulle. On
Dans le cas de la réaction entre cristal violet et ions observe ensuite la disparition de la couleur bleue, donc
hydroxyde, l’avancement final est égal à l’avancement celle du dioxygène, ce qui traduit sa consommation
maximal, c’est-à-dire correspond à une absorbance selon la réaction d’équation :
nulle. Initialement, l’absorbance est égale à 1,0. La 2R–CHO (aq) + 2HO– (aq) + O2 (aq)
moitié de l’avancement final correspond à une absor- → 2R–CO2– (aq) + 2H2O ()
bance égale à 0,50. Par conséquent, la concentration en dioxygène aqueux
On lit sur le graphique : est décroissante et tend vers zéro. Le phénomène est
t1/2,1 = 1,1 min ; t1/2,2 = 0,7 min ; t1/2,3 = 0,6 min. répétitif : à chaque agitation, du dioxygène se dissous
2. Les conditions opératoires des expériences 1 et 3 ne rapidement, il est ensuite lentement consommé.
varient que par leur température. Comme les temps de
demi-réactions t1/2,1 et t1/2,3 ont des valeurs différentes, on

Tableau de la question a. de l’exercice 15. :

V1 V2
Expérience V1 V2 Ve Vtot c1 = c c1 = c
Vtot Vtot

1 10 mL 10 mL 20 mL 40 mL 0,50 mol⋅L–1 0,50 mol⋅L–1


2 5,0 mL 10 mL 25 mL 40 mL 0,25 mol⋅L–1 0,50 mol⋅L–1
3 20 mL 10 mL 10 mL 40 mL 1,0 mol⋅L–1 0,50 mol⋅L–1

129
nO D’après la loi de Beer-Lambert, l’absorbance mesurée
2
x
est donc proportionnelle à la concentrationen diiode
V
et donc également à l’avancement x de la réaction
puisque le volume V est constant. L’avancement maxi-
mal de la réaction est n0. Le temps de demi-réaction est
la durée au bout de laquelle l’avancement sera égal à
n0
, ce qui correspondra à une valeur d’absorbance égale
2
t
à la moitié de sa valeur maximale, qui est également sa
valeur finale.
d. L’équation de la réaction montre qu’une mole de
Sur le graphique A(t) tracé ci-dessous on mesure
dioxygène est consommée lorsque 2 moles de glucose
Amax = 0,8 et t1/2 = 8 min pour A = 0,4.
leLDP_C12_fig04
sont. On dispose de 1 mol de glucose. Pour le consommer A400
entièrement, il faut 0,5 mol de dioxygène. Or, initiale- 0,9
ment, la quantité de O2 est n0 = 2 mmol  0,5 mol. Le 0,8
dioxygène est donc le réactif limitant. À chaque agita- 0,7
0,6
tion, on introduit une quantité na de dioxygène. On peut 0,5
réaliser cette opération jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de 0,4
dioxygène disponible, soit : 0,3
n 02 0,2
== 13,3 0,1
na 0,15 0
t (min)
On peut donc le faire 14 fois (la dernière agitation dissou-
dra une quantité de dioxygène inférieure à 0,15 mmol). 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100

b. Pour réduire t1/2, on peut augmenter la température.


23. Plus sucré
LDP_C12_fig05On peut également modifier les
> COMPÉTENCES : Réaliser, analyser, valider. concentrations initiales
a. Le temps de demi-réaction est la date à laquelle en réactifs mais on ne peut prévoir l’effet de ces modifi-
l’avancement est égal à la moitié de l