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1ère PARTIE : ELEMENTS DU DROIT CIVIL

Chapitre1- Introduction

Section1- Notion de Droit

A/ Définition du droit

Le droit est l’ensemble des règles s’appliquant à tous les individus de la société, et il doit etre respecté
sous peine d’encourir une sanction
L’objet du droit est d’organiser les rapports des individus vivants en société.

B/ Les caractères des règles du droit

Les règles du droit sont :


- Générales : s’appliquent à tous les individus
- Impersonnelles : tous les citoyens sont sur le même pied d’égalité.
- Obligatoires : s’imposent à tous les citoyens sous peine de sanction

C/ Droit objectif et droit subjectif.

Droit objectif = l’ensembles des règles qui gouvernent la vie des personnes dans la société.
Ex : Droit de travail, Droit civil, Droit commercial….

Droit subjectif = L’ensemble des prérogatives pour lesquelles une personne (= sujet de droit) est
titulaire. Ex : Droit de vente, Droit au mariage, Droit d’étudier….

Section 2- les branches du droit

Le droit est composé d’un ensemble de règles, et il est divisé en plusieurs sous-ensembles.

Droit .

Droit public Droit privé .


L’ensemble des règles qui régissent les relations L’ensemble des règles qui régissent les relations
entre les particuliers et l’Etat. entre les particuliers eux-mêmes.
On distingue : On distingue :

Droit constitutionnel : Droit civil :


L’ensemble des règles qui intéressent l’organisation L’ensemble des règles qui déterminent le statut
et le fonctionnement de l’Etat. personnel (mariage, divorce,..), le statut des biens (la
Ex : relations entre gouvernement et parlement. propriété) , les contrats et les obligations.
Désignation des attributions du premier ministre.
Droit commercial :
Droit fiscal : Il organise la relation entre les commerçants, et fixes les
L’ensemble des règles qui organisent les rapports règles propres aux opérations commerciales.
entre l’administration fiscale et les particuliers.
Ex : règle d’obligation de paiement d’impôts. Droit du travail :
Il précise les conditions de travail entre les employeurs
Droit pénal: et les employés.
L’ensemble des règles juridiques qui déterminent les
infractions pénales et les sanctions correspondantes. Droit international privé :
Il règle les relations entre les particuliers de nationalité
Droit international public : différentes.
Il fixe les relations entre les Etats.
Section3- Les sources du Droit

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A/ Sources historiques

Droit musulman :
Depuis que le Maroc a fait de l’islam sa religion, la loi coranique et le Hadith précisent à la fois les
règles de fonctionnement des établissements nationaux et la vie des citoyens. Ex : Mariage, héritage…
La coutume :
Elle découle d’une pratique ancienne de longue répétition qui s’impose peu à peu et finie par devenir
obligatoire. C’est une règle de droit non écrite.
Les conventions internationales :
Sont des accords conclus à propos du Maroc ou avec le Maroc depuis le protectorat.

B/ Sources modernes
La loi :
Selon l’article 14 de la constitution, est une loi « tout texte voté par la chambre des représentants (le
parlement) ».
C’est une règle écrite élaborée par l’autorité publique et ayant une force obligatoire. Elle provient du
pouvoir législatif.
Le règlement :
C’est l’ensemble des règles émanant du pouvoir exécutif (gouvernement).
On trouve : les Dahir (Roi), les Décrets (1er ministre) et les Arrêtés (les ministres).
La Jurisprudence :
C’est l’ensemble des solutions (jugements) données par le juge à titre d’une nouvelle norme juridique,
lorsque les règles du droit sont imprécises ou insuffisantes.

Section- Organisation judiciaire

A/ Les différentes juridictions (Tribunaux )

Les tribunaux communaux et d’arrondissement (TCA)


 L’audience est tenue par un juge unique
 Les TCA sont compétents en toute affaire ne dépassant pas la valeur de 1000 dh.
 Le juge essaie de concilier les parties avant de rendre son jugement.
Les tribunaux de première instance (TPI)
 L’audience est tenue par trois juges.
 Les compétences des TPI sont générales, et ils sont divisés en sections selon la nature de
l’affaire. Ex L’affaire civile, commerciale, pénale, familiale….
Les cours d’appel (CA)
 L’audience est tenue par trois juges.
 Son rôle est d’examiner de nouveau une affaire qui a déjà subi l’épreuve d’un premier
jugement au TPI, lequel n’a pas donné satisfaction à un des plaideurs.
La cours suprême
 Elle se prononce sur la régularité des jugements rendus en dernier ressort par la cours d’appel.

B/ La procédure judiciaire :

Lorsqu’un litige apparaît, c’est devant le TPI qu’il faut le porter en premier lieu.
Lorsqu’une partie au conflit ne conteste pas le jugement rendu par le TPI, ce dernier est alors appliqué.
Dans le cas contraire, la partie contestataire dispose d’un délai de 30 jours pour porter le litige devant
la CA.
La CA procède à une nouvelle interprétation des faits et rend son jugement.
Si ce dernier n’est pas satisfaisant, il est porté devant la cours suprême. Le jugement de celle ci
indique juste s’il y a ou non une application exacte de la loi pour le jugement rendu par la CA.
Chapitre II- Les personnes et les biens

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Section1- La personnalité juridique

En droit, on distingue les personnes physiques des personnes morales.


Une personne physique: est un individu, un être vivant qui commence sa vie à la naissance et
qui prend fin à la mort. Ex : Brahim, Mohamed,…
Une personne morale: est un groupement de personnes physiques auquel la loi confère
(donne) une existence juridique autonome. Ex : Banque, poste, Entreprise….
La personnalité juridique : signifie l’aptitude de toute personne physique ou morale à être
titulaire de droits subjectifs.

A/ Les éléments d’identification des personnes

a- Personnes physiques
Le nom = c’est une appellation qui désigne la personne et permet de l’identifier par rapport aux autres.
Il comprend :
Le nom patronymique : il a un caractère familial, par filiation le nom du père.
Le prénom : il a un caractère individuel.

Le domicile = C’est le lieu de résidence principal et durable d’une personne.


C’est le lieu où elle vit habituellement.
Comme le nom, il est inséparable de la personnalité juridique.

La nationalité= C’est le lien juridique et politique qui lit un individu à un Etat. On distingue :
Nationalité d’origine : Attribuée à la naissance dans le pays.
Nationalité acquise : Attribuée après que la personne a remplie certaines
conditions (mariage avec étrangère, longue résidence...).
Le patrimoine = C’est l’ensemble des droits et des obligations appartenant à une personne et
ayant une valeur financière.

b- Personnes morales
Le nom : pour une personne morale est qualifié de raison sociale

Le domicile : Pour une personne morale est qualifié de siège social.


Il est fixé au lieu du principal établissement de la personne morale.

La nationalité : Elle dépend du lieu d’implantation du siège social de la personne morale.

Le patrimoine: L’ensemble des éléments ayant une valeur économique positive (terrain, local..)
et négative (dettes). Ce patrimoine est différent de la somme des patrimoines
des individus qui compose la personne morale.

B/Capacité juridique

C’est l’aptitude d’une personne à jouir des droits (droit de vote, de mariage, de propriété…) et à les
exercer (vente, location..). On distingue :
- Capacité de jouissance= c’est une aptitude à acquérir des droits et d’en devenir titulaire.
Ex : à l’age de 18ans tout individu a le droit de jouir de son droit au mariage.
NB : Considéré comme ayant une incapacité de jouissance, les personnes soumises à la tutelle.
Ex : mineurs, malade mental….
- Capacité d’exercice= C'est-à-dire que l’individu a la capacité d’exercer lui-même son droit
subjectif sans intermédiaire. Ex : conclure un contrat de vente.
Section 2 - Les biens

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Le terme « bien » peut être employé dans trois sens :
Au sens strict : Un bien désigne une chose.
Au sens large : Un bien est un droit permettant de se procurer des bénéfices d’une chose .
( Ex : droit de propriété d’une maison, droit d’exploitation d’une ferme)
Au sens juridique : Un bien est un droit réel, un patrimoine.

I- Notion de patrimoine

1- Définition :
Le patrimoine est l’ensemble des droits et des obligations appartenant à une personne et ayant une
valeur pécuniaire (financière).
Le patrimoine = Droit réel (porte directement sur la chose)
+ Droit personnel (droit d’obtenir une prestation d’une personne = Droit de créance)

2- Droit réel :
C’est un droit qui donne à son titulaire un pouvoir direct sur la chose, sans l’intervention d’un tiers.
Il met en rapport le sujet de droit et la chose.
Ex : Droit de propriété, droit d’usage de voiture, droit d’habitation….

Il entraîne :
- Un droit de suite = c’est un droit par lequel le titulaire d’un droit réel peut revendiquer la chose de
son objet en n’importe quelle main qu’elle se trouve.
On pense ici à l’hypothèse où la vente de la chose est faite à crédit et que l’acheteur (débiteur) a vendu
cette dernière avant le payement total. Ici , le vendeur (créancier) peut suivre le bien, le saisir, le
vendre et se faire payer.

- Un droit de préférence = Permet au titulaire d’un droit réel d’être payé sur le prix de vente de la
chose avant tout autre créancier. On pense ici à l’hypothèse où l’acheteur du bien ( débiteur) a fait
faillite, il n’a pas payé le vendeur (créancier) intégralement, et qu’il a plusieurs créanciers (qui leur
doit de l’argent). Le vendeur ici (titulaire du droit réel), sera préféré aux autres créanciers et va être
payé en premier lieu.

3- Droit personnel ( Droit de créance):

Ou obligation = c’est une relation juridique qui met en rapport une ou plusieurs personnes (débiteurs)
à l’égard d’une ou plusieurs autres personnes (créanciers) en vue d’accomplir une prestation.
Il met en rapport le débiteur, le créancier et la prestation.

Exemple de convention d’emprunt :

Créancier = sujet actif Débiteur = sujet passif


Prête l’argent = prestation = Service
Banque = prêteur Ahmed = emprunteur
L'obligation de rembourser l’argent

Conclusion : Le droit personnel= est le droit qu’a une personne (créancier) d’exiger d’une autre
personne (débiteur) d’accomplir une certaine prestation.
N.B :
Le droit réel et le droit personnel sont dits des droits patrimoniaux, car ils sont évaluables en argent.
Alors que les droits non évaluables en argent sont dits appelés des droits extrapatrimoniaux. Ex : Droit
au travail, Droit à la vie, Droit au mariage…
4-Droit intellectuel :

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Droit qu’a une personne sur l’utilisation de son activité artistique,littéraire et industrielle.Ex :les
œuvres littéraires,des brevets d’invention

B/Classification des biens

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a- Les biens meubles et les biens immeubles :

 Les biens meubles :

Sont des biens qui peuvent se déplacer ou être déplacer d’un lieu à un autre.
On distingue :
- Meubles par nature : Se sont les choses qui peuvent bouger soit toute seule (chien, chat…) soit
par une force extérieure (table, chaise…).
- Meubles par anticipation : Il s’agit d’immeuble par nature, mais qui ont vocation à devenir
meuble ( la récolte, les arbres..).

 Les biens immeubles :

C’est l’ensemble des biens immobilisés sur le sol.


On distingue :
- Immeubles par nature : Sont des biens qui se caractérisent par leur attachement au sol Ex :
Terrain, bâtiment…
- Immeubles par destination :Il s’agit des biens meubles par nature,mais comme ils sont accessoires
et attachés à un immeuble par nature, ils seront considérés
juridiquement comme immeuble. Ex : Tapis d’escalier, matériel
d’équipement dans une usine…..

b- Les biens consomptibles et les biens non consomptibles

 Les biens consomptibles :

Sont des biens qui se consomment dès leur premier usage. Ex : Kleenex, le gaz butane…

 Les biens non consomptibles :

Sont des biens qui se prêtent à un usage prolongé Ex : Fauteuil, voiture…

c- Les biens fongibles et les biens non fongibles

 Les biens fongibles :

Sont des biens qui ne sont pas individualisés et qui peuvent être remplacés facilement. Ex : Stylo…

 Les biens non fongibles :

Sont des biens qui sont envisagés et considérés dans leur individualité. Ils ne sont pas
interchangeables. Ex : Tableau d’un peintre, maison

Chapitre III- Les obligations et les contrats

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Section1- Obligations

A/ Notion

Au sens courant : L’obligation évoque l’idée d’un devoir, être obligé, être tenu.
Ex : L’obligation du commerçant de tenir les livres de comptabilité.
Au sens juridique : l’obligation est un lien de droit ( un rapport) en vertu duquel une personne
(créancier) peut exiger d’une autre personne ( débiteur) l’accomplissement d’une prestation
Autrement :
L’obligation est un rapport (un lien) de droit liant deux personnes, par lequel l’une s’engage vis-à-vis
de l’autre à effectuer une prestation.
Prestation = c’est l’objet de l’obligation du créancier.
Débiteur = C’est la personne qui doit exécuter ou réaliser la prestation.
Créancier = C’est la personne qui reçoit la prestation.

Ex : Ahmed s’est engagé à vendre de la marchandise à Brahim

Vente de marchandise = prestation


Ahmed = créancier Brahim= débiteur
Paiement de la créance= prestation

L’obligation est un droit évaluable en argent, c’est un droit subjectif patrimonial.

B/ Classification des obligations

a- En fonction de leurs sources


L’article 1 du DOC stipule que : « les obligations dérivent des conventions, des autres déclarations de
volonté, des quasi contrats, des délits et quasi délits ».

 les conventions(obligation contractuelle) :


C’est un accord de volonté, destiné à produire des effets de droit, des engagements.
Ex : Contrat de travail, contrat de vente, contrat de location…

 Les autres déclarations de volonté


Il s’agit ici des obligations naissant de l’émanation d’une seule volonté. Il s’agit d’une déclaration
unilatérale de volonté. Ex : Le testament.

 Les quasis contrats


Il s’agit ici de certains événements qui vont donner naissance à des obligations sans qu’il y ‘ait à la
base un accord de volonté.
Ex : Une personne gère les biens d’une autre personne sans avoir au préalable son accord.

 Les délits et quasis délits


Le délit = un fait volontaire et illicite (coup et blessure volontaire)
Ex : Un accident de circulation causé exprès pour blesser un passant.
Le quasi délit = un fait involontaire et illicite (provoquer des blessures par imprudence).
Ex : Un accident causé parce qu’un pneu neuf s’est éclaté.
Dans les deux cas, il y a une obligation qui prend naissance pour réparer le dommage causé, et ce
même s’il n y a pas à la base un accord de volonté.
 L’obligation légale :
C’est une obligation imposée par la loi ou le règlement.Ex : Payer l’impôt

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b- En fonction de leurs objet

 L’obligation de donner
C’est l’obligation de transférer la propriété d’un bien. Ex : La vente d’une voiture

 L’obligation de faire
C’est l’obligation d’appliquer un acte, une action. Ex : Exécution d’un travail

 L’obligation de ne pas faire.


C’est une abstention à faire une chose ou un acte. Ex : Obligation de ne pas commercer la drogue.

c- En fonction de leurs effet

 Obligation de moyens
C’est une obligation par laquelle un débiteur s’engage envers son créancier de faire son mieux, d’être
prudent et attentif pour essayer d’obtenir un résultat, mais sans être tenu d’atteindre ce résultat.
Ex : Médecin et son malade.

 Obligation de résultat
C’est une obligation qui a pour objet un résultat bien déterminé, le débiteur serait responsable s’il n’a
atteint pas le résultat promis.
Si le résultat n’est pas obtenu, le débiteur est considéré comme n’ayant pas exécuté son obligation.
Ex : Chauffeur de taxi et son client.

C/ Preuves et extinction
Pour trancher sur un litige et donner un jugement juste, le juge se base sur les preuves apportées par
les plaideurs. Donc, la preuve c’est tout ce qui sert pour justifier qu’une chose est vraie.

a- les moyens de preuve

 Preuve écrite ou littérale


C’est celle qui résulte d’écrits émanant des parties sous forme de :
Actes authentiques : Sont des actes établis par des agents publics (notaire, consul, juge…).
Ex : acte de naissance, acte de mariage…
Actes sous seing privé : Sont des actes établis par les parties contractantes elles mêmes sans
l’intervention d’un agent public, il suffit qu’il y ait leur signature manuscrite.

 Preuve par témoin ou testimonial


Elle consiste en l’affirmation qu’on a vu ou entendu personnellement quelque chose, sans qu’il ait la
confusion avec la simple rumeur.

 L’aveu
C’est la déclaration faite par une personne qui reconnaît la vérité des faits.

 Le serment
C’est une affirmation de la réalité d’un acte ou d’un fait. La partie qui prête serment gagne le procès.

b- L’extinction de l’obligation

Une obligation est éteinte lorsque le lien entre le débiteur et le créancier disparaît. C'est-à-dire que le
créancier n’a plus le droit de demander au débiteur l’exécution de l’obligation.
L’extinction peut être réalisée dans trois cas :
 Le paiement

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C’est le règlement d’une somme d’argent ou la réalisation de la prestation par le débiteur.
Ex : Le paiement par un acheteur consiste à payer le montant de la marchandise au vendeur.

 La novation
C’est le remplacement d’une obligation par une autre.

 La compensation
C’est l’opération qui permet d’éteindre 2 créances réciproques jusqu’à concurrence de la plus faible.
Ex : Un commerçant (A) a vendu 2000 dh de marchandise à son client (B), en même temps ce client
(B) est un mécanicien et a effectué des réparations à la voiture du commerçant (A) pour une valeur de
1600 dh.

A = créancier Créance = 2 000 dh B = débiteur

A = Débiteur Créance = 1 600 dh B = créancier

Après compensation le client A a toujours une créance de 400dh sur B. C’est-à-dire : B doit verser
400dh à A.

Section2- Contrats

A/ Notion
Exemple :
Mr Tazi souscrit une police d’assurance n° 6123 contre incendie, pour un immeuble de 5 étage à la
compagnie d’assurance ESSAADA. Cette dernière dégage sa résistibilité en cas de force majeur. Le
paiement de la prime se fera le 21 juin 2006.

Document 1 :
Nous soussignés, compagnie d’assurance…ESSAADA...d’une part et…Mr Tazi...d’autre part,
somme liés par la police d’assurance n° …6123…relative aux objets suivants : …immeuble
de 5 étages…
La police souscrite concerne le risque suivant : ...Incendie….
Le remboursement en cas de sinistre s’effectuera selon les conditions suivantes : l’assureur
verse à l’assuré une indemnité. Le paiement de la prime par l’assuré se fera le…21 juin... de
chaque année.
Fait à salé le 23/ 06/ 2006

Lu et approuvé Lu et approuvé
Assuré Assureur

T.A.F :
1. A l’aide de l’exemple complétez le document 1 ?
2. Donnez un titre au document 1 ?
3. Relevez les sujets de droits ? Quelles sont leurs obligations ?
4. Quelle est l’utilité de la signature des parties ?
Corrigé
2- Contrat d’assurance incendie.
3- Les sujets de droit sont : Mr Tazi, et la compagnie d’assurance ESSAADA

Payer la prime = prestation

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Mr Tazi Compagnie d’assurance
Verser une indemnité = prestation

4- La signature du contrat montre que la compagnie d’assurance et Mr Tazi sont d’accord sur les
clauses du contrat. Il y a une volonté autonome des deux parties.
Définition :
Le contrat est une convention par laquelle une ou plusieurs personnes s’obligent envers une ou
plusieurs autres personnes à effectuer une prestation.
NB : - Le contrat fait naître des obligations.
- le contrat se base sur le principe de la volonté autonome : Càd que les contractants sont libres
de fixer le contenu et les modalités de leur accord.

B/Classification

1- Classification selon le contenu

a- Contrat synallagmatique ≠ Contrat unilatéral

 Contrat synallagmatique
C’est celui qui met des obligations réciproques à la charge des deux parties. Ex : contrat de vente.

 Contrat unilatéral
C’est celui qui ne crée d’obligation qu’à la charge d’une seule partie. Ex : Contrat de donation
d’une maison d’un père à son fils.

b- Contrat à titre onéreux ≠ Contrat à titre gratuit

 Contrat à titre onéreux


Chaque partie retire un avantage de l’opération. Ex : contrat de vente

 Contrat à titre gratuit


Dans ce genre de contrat une partie procure un avantage à l’autre sans recevoir elle-même une
contrepartie. Ex : contrat de donation.

c- contrat instantané ≠ Contrat successif

 Contrat instantané
Un contrat est instantané, lorsqu’il est exécuté en une seule fois. Ex : contrat de vente au comptant.

 Contrat successif
Un contrat est successif, lorsqu’il est exécuté dans le temps (par étape). Ex : contrat de vente à crédit.

d- Contrat commutatif ≠ contrat aléatoire

 Contrat commutatif
Lorsque les avantages retirés par les 2 parties sont clairs et certains. Ex :contrat de vente d’une
maison.

 contrat aléatoire (incertain)


Les avantages retirés par l’une des parties sont incertains. Ex : Contrat d’assurance (couvre un risque).

2/ Classification selon la forme

a- Contrat consensuel, contrat solennel, contrat authentique.

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 Contrat consensuel
Le contrat est consensuel lorsqu’il se forme uniquement par l’accord (le consentement) des 2 parties.

 Contrat solennel
En plus de l’accord des deux parties il faut un acte écrit. Pour ce genre de contrat la valeur doit être
supérieure à 250 dh.

 Contrat authentique
Le contrat authentique est lorsqu’il est signé par un agent public « ADOUL » (notaire) en plus de la
signature des deux parties contractantes.

b- Contrat individuel ≠ contrat collectif

 Contrat individuel
Le contrat est individuel lorsqu’il n’engage que les parties qui l’ont signé. Ex : Contrat de vente.

 Contrat collectif
Le contrat est collectif lorsqu’il engage des parties non signataires.
Ex : Les conventions collectives signées entre les syndicats représentant les salariés d’une part et les
patrons d’autre part.

c- Contrat de gré à gré ≠ contrat d’adhésion

 Contrat de gré à gré


Lorsqu’il y a une négociation entre les parties avant la conclusion du contrat.

 Contrat d’adhésion
Lorsqu’il n’y a pas une discussion préalable entre les 2 parties avant la conclusion du contrat. Ex
Contrat d’emprunt.

C/Conditions de validité

Le DOC dispose que 4 conditions sont essentielles pour la validité du contrat : Le consentement, la
capacité, l’objet et la cause. La défaillance de l’une de ces conditions entraîne la nullité du contrat.

1- Le consentement
C’est l’accord de volonté des contractants, pour lequel on distingue 2 étapes : L’offre et l’acceptation.

a- L’offre et l’acceptation
 L’offre
C’est l’expression de l’intention de conclure un contrat.
L’offre peut être expresse (écrite : Annonce au journal, affichage… / orale : Téléphone, contact
direct…) ou tacite (catalogue, Forum, exposition de marchandise en vitrine..).
 L'acceptation
C’est la réponse qui réalise l’accord de volonté des contractants et permet la conclusion du contrat.
L’acceptation peut être expresse (écrite / orale) ou tacite (un signe, un geste, Ex : Monter un taxi).

b- Les vices du consentement


 L’erreur
L’erreur consiste à croire vrai ce qui est faux, et faux ce qui est vrai.

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Ex : Pour conclure un contrat de vente, le vendeur a fait croire l’acheteur que la bague est en or, mais
après un certain temps il se révèle qu’elle est en argent. Donc ici le contrat est nul.

 Le dol
Il consiste dans l’usage de moyens frauduleux destinés à tromper une personne lors de la conclusion
d’un contrat. Ex : la falsification des papiers + des mensonges pour faire une deuxième vente d’une
voiture.
 La violence
C’est le fait d’obtenir le consentement de l’autre partie par la force ou par la menace d’un mal à
l’encontre de sa personne, de son conjoint ou de ses enfants. Ex : menace de tuer le contractant s’il
n’accepte pas de signer le contrat.

2- La capacité
C’est l’aptitude d’une personne à être titulaire d’un droit et à pouvoir l’utiliser. (voir cours précédent).

3- L’objet
L’objet du contrat est la réponse à la question : sur quoi s’engagent les contractants ?
C’est l’objet de la prestation.

4- La cause
C’est le pourquoi. C’est le motif qui a poussé les parties à conclure le contrat.

D/ Nullité des contrats

La violation de l’une des conditions de validité des contrats est sanctionnée par la nullité du contrat.
Cette nullité est soit relative ou absolue.
 Nullité relative :
La nullité est relative dans le cas où les intérêts privés sont violés par l’un des vices de consentement.
 Nullité absolue :
La nullité est absolue lorsque le motif est très grave et touche à une prescription de la loi fondée sur
l’intérêt public. Ex : contrat qui porte sur le commerce de la drogue.

E/ Les effets des contrats et responsabilité contractuelle

1- Les effets des contrats


L’article 230 du DOC annonce « Les conventions n’ont d’effets que contre les parties contractées ».
Elles ne nuisent point aux autres.

a- Les effets du contrat à l’égard des parties


Les parties du contrat doivent chacune exécuter ses obligations.
b- Les effets du contrat à l’égard du juge
Au cas d’un conflit, le juge doit assurer l’exécution du contrat et ne peut jamais modifier son contenu.
c- Les effets du contrat à l’égard des tiers
Les tiers sont des personnes totalement étrangères à la conclusion d’un contrat.
Le contrat ne peut, donc, produire vis-à-vis de ces personnes aucun effet positif ou négatif.

2- La responsabilité contractuelle

a- Exemple :
Ali a passé un contrat avec Farid chauffeur, afin de lui transporter des marchandises de Meknès à
Rabat. En signant ce contrat, Farid s’engage à livrer les marchandises en bon état dans 2 jours.
Mais, les marchandises ne sont livrées qu’après 15 jours et dans un mauvais état.
Conclusion : Farid n’a pas exécuté ses obligations conformément au contrat. Donc, il est responsable
des pertes causées à Ali. On parle de responsabilité contractuelle.

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b- Définition :
Lorsqu’une partie du contrat (débiteur) n’exécute pas ses obligations, elle commet une faute qui cause
un préjudice à l’autre partie (créancier). Donc, le débiteur est considéré responsable de la non
exécution. Et puisqu’il y a un contrat entre les 2 parties, on parle de responsabilité contractuelle.
On distingue 4 éléments de la responsabilité contractuelle :
Le contrat, La faute commise, Le préjudice subi, Le lien de causalité entre la faute et le préjudice.

2ème PARTIE : ELEMENTS DU DROIT COMMERCIAL


Chapitre I- le commerçant
Section1- Conditions requises pour la qualité de commerçant
A/ Actes de commerce
B/ Réalisation des actes de commerce
a- Réalisation à titre professionnel
b- Réalisation à titre personnel
Section2- Obligations du commerçant
A/ Immatriculation au registre de commerce
B/ Tenue des livres de commerce
C/ Ouverture d’un compte
D/ Publicité
Chapitre II- Le fonds de commerce
Section1- Statut juridique du fonds de commerce
A/ Eléments du fonds de commerce
B/ Protection du fonds de commerce
Section2- Opérations sur le fonds de commerce
A/ Ventes
B/ Location- gérance
C/ Nantissement
Chapitre III- Les moyens de règlement
Section1- Le chèque
Section2- La lettre de change
Section3- Le billet à ordre

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