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Evolution de réseau GSM (GPRS,

EDGE)
I. Réseau GPRS (General Packet Radio Service)
1. Introduction
Avec le développement d'Internet, réseau à commutation par paquets, les terminaux
mobiles reposant sur le service GSM ne pouvaient y accéder qu'avec de faibles débits (9,6
kbit/s) de par la commutation en mode circuit.

Ainsi, avec le service GPRS (General Packet Radio Service), ces données sont transmises
par paquets un débit élevé (jusqu’à 171,2 kbit/s), ce qui diminue le temps de
téléchargement pour les pages WEB.

En effet, GPRS est le premier protocole à commutation par paquets dans le monde de
l’Internet mobile, et constitue une couche supplémentaire à un réseau GSM existant.

2. Présentation générale du General Packet Radio Service


2.1. Introduction

La téléphonie mobile est un système de radiotéléphonie dit cellulaire.

Les cellules sont des petites zones où se trouvent une série d’équipements de
radiotéléphonie. Nous verrons en détail ces équipements lors de la partie sur
l’architecture du GPRS.

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Un utilisateur doit pouvoir passer d’une cellule à une autre de manière transparente,
appelé handover. Cette mobilité doit pouvoir être intégrée dans GPRS comme elle l’est dans
GSM.

Les réseaux GSM et GPRS peuvent se complémenter l’un l’autre pour économiser des
ressources radios.

2.3. Nécessité du GPRS

GPRS est né d’une évolution de la deuxième génération des réseaux des mobiles.

Une ligne GSM est du type ligne téléphonique standard, et utilise le mode dit « connecté
», également appelé « circuit ».

Or, la commutation de circuit nécessite l’établissement d’une communication GSM


monopolisant ainsi un canal, qui ne peut alors être utilisé par un autre utilisateur.

Or, une consultation d’informations sur Internet est constituée à 75 % de temps morts
durant lesquels aucune information n’est échangée.

Par ailleurs, cette monopolisation, se paye en terme de coût de communication. En fait


on paye la monopolisation du canal et non ce qui est transporté.

De plus, le GSM ne propose qu’un débit de 9,6 kbits/s.

En effet, les réseaux à commutation de circuits sont inefficaces pour gérer les
transmissions de données fréquentes, les petits flux de données et les trafics Internet en
rafales.

C’est pour palier à toutes ces contraintes et développer des services Internet mobile que le
GPRS a fait son apparition.

2.4. Définition du GPRS

Le GPRS spécifie une technique de transmission de données en «commutation de


paquets», permettant :

• de ne pas mobiliser de canal de communication;

• et autorisant une tarification plus souple pour l’utilisateur.

• d’atteindre un débit théorique maximal de 171,2 kbits/s, ce qui correspond à débit


d’environ 115 kbits/s pour l’utilisateur final dans des conditions optimales.

Le GPRS s’appui sur le réseau GSM, ils se complètent alors tous les deux.

En effet, l’architecture GSM fournit les services voix, tandis que l’architecture GPRS
fournit les services de données par paquets avec un débit élevé.

2.5. Principales caractéristiques du GPRS

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La norme GPRS spécifie un nouveau service de support de transmission de données en
mode paquets.

GPRS permet notamment de transporter des données utilisateur et des données de


signalisation, et qui connaît les avantages suivants :

• Fournir une connexion permanente indispensable pour les transmissions de données.

• Ne pas nécessiter de connexion préalable entre les deux correspondants, ce qui réduit le
temps d’établissement de la communication.

• Offrir une tarification possible au volume, au débit, et non plus à la durée.

2.5.1. Spectre des fréquences

GPRS utilise les mêmes fréquences attribuées au GSM.

2.5.2. Débit

La différence entre GSM et GPRS est que GSM n’utilise qu’un time slot par trame TDMA,
tandis que GPRS peut utiliser plusieurs time slots (jusqu’à 8, qui est le maximum) sur une
seule trame pour transporter les données. GPRS utilise ces time slots de façon dynamique
et peut donc justifier d’un débit beaucoup plus important que GSM.

2.5.3. Catégories de services

Il existe deux catégories de services GPRS :

• les services Point à Point (PTP) : ils fournissent une transmission d’un ou plusieurs
paquets entre deux utilisateurs (l’expéditeur et le destinataire).

• les services Point à Multipoints (PTM) : ils fournissent une transmission de paquets
entre un demandeur de service et un groupe d’abonnés receveurs se trouvant dans une zone
définie par le demandeur de service. Un abonné peut ainsi envoyer des données à de
multiples destinations avec une seule demande de service.

3. Architecture du GPRS
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Le GPRS est un service complément de GSM et s’intègre dans ce dernier.

Nous allons voir les différentes parties qui composent cette architecture avec les
interconnexions entre ces entités

3.1. Présentation de l’architecture du GPRS

L’architecture générale d’un réseau GPRS est donnée par la figure suivante:

3.2. Equipement du réseau

• MS (Mobile Station);

• BTS (Base Transceiver Station) ;

• BSC (Base Station Controller) ;

• MSC (Mobile services Switching Center) ;

• VLR (Visitor Location Register) ;

• HLR (Home Location Register) ;

• EIR (Equipment Identity Register) ;

• SMS-GMSC (Short Message Service – Gateway Mobile Services Switching Center) et SMS-
IWMSC (Short Message Service – InterWorking MSC) : ces deux MSC sont des
commutateurs dédiés au service des messages courts;

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• SMS-SC (Short Message Service – Service Center) : cette entité est très importante dans le
traitement des messages courts;

• PCU (Packet Control Unit) : cet équipement gère les fonctions de couches basses, c'est-à-
dire les protocoles RLC (Radio Link Control), MAC (Medium Acces Control), contrôle de
puissance, adaptation des débits, … pour envoyer sur le réseau « GPRS ». Il gère les
fonctions de transmissions et d’acquittements.

• SGSN (Serving GPRS Support Node) : serveur d’accès au service GPRS (équivalent au
MSC), et qui gère les MS présentes dans une zone donnée. Son rôle est de délivrer des
paquets aux MS.

• GGSN (Gateway GPRS Support Node) : routeur connectant le réseau GPRS et un réseau
externe de commutation par paquets (IP ou X.25). Il sert de passerelle entre les SGSN du
réseau GPRS et les autres réseaux de données.

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3.3. Les différents sous ensembles

De nombreux équipements sont présents dans l’architecture d’un réseau GPRS.

3.3.1. Equipement utilisateur

Ceci est appelé la MS et raccordé au sous-système radio par l’interface Um.

3.3.2. Sous-système radio

BSS (Base Station System) = BTS + BSC

Ce BSS est connecté au NSS du GSM via l’interface A, et au sous-système réseau GPRS via
l’interface Gb.

3.3.3. Sous-système réseau GSM

Ce NSS du GSM est composé des MSC/VLR, HLR et EIR

De plus, les équipements SMS-GMSC et SMS-IWMSC font partie de ce sous-système,


mais ils sont utilisés dans le NSS du GPRS, car tout utilisateur GPRS comme tout
utilisateur GSM, peut émettre et recevoir des messages courts.

3.3.4. Sous-système réseau GPRS

Le sous-système réseau GPRS se compose principalement des SGSN et des GGSN.

3.4. Les interfaces, une nécessité pour interconnecter les équipements

Ces différents sous-systèmes sont connectés entre eux via différentes interfaces :

• interface Um : interface radio entre le MS et le sous-système radio.

• interface A bis : cette interface relie BTS et BSC.

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• interface A : cette interface relie le BSS via la BSC, et le NSS du GSM via le MSC/VLR.

• interface Gb : cette interface est définie entre le BSS du GSM et NSS du GPRS.

• interface Gn : cette interface est définie entre deux nœuds GPRS (SGSN ou GGSN)
appartenant au même réseau PLMN GPRS. Les messages IP ou X.25 sont transportés entre
les nœuds GPRS, par tunnelling grâce au protocole GTP (GPRS Tunnelling Protocol).

• interface Gs : cette interface, définie entre le SGSN et le MSC/VLR, est optionnelle. Elle
permet au SGSN d’envoyer par exemple des informations de localisation au MSC/VLR et
d’éviter des échanges redondants de signalisation liés à la gestion de la mobilité entre le
terminal mobile et le SGSN, puis entre le terminal mobile et le MSC. Le SGSN peut aussi
recevoir des requêtes de paging émises par le MSC/VLR pour le service GSM.

• interface Gd : cette interface est définie entre les entités fonctionnelles qui permettent
respectivement d’acheminer des SMS à destination d’un terminal mobile et de relayer des
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SMS émis par un terminal mobile (appelés SMS-GMSC et SMS-IWMSC), et le SGSN pour
offrir à un terminal mobile GPRS la possibilité d’émettre et de recevoir des SMS via des
canaux radio GPRS.

• interface Gr : cette interface est définie entre le SGSN et le HLR pour des échanges de
données liés aux profils des abonnées et à la gestion de la mobilité.

• interface Gc : cette interface, définie entre le GGSN et le HLR, est optionnelle et sert au
GGSN pour demander au HLR des informations de localisation concernant un terminal
mobile.

• interface Gf : cette interface relie un SGSN et un équipement de type EIR pour les
échanges liés à l’identification du terminal.

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• interface Gi : cette interface, définie entre le GGSN et les réseaux de données par
paquets externes, permet les échanges entre le réseau GPRS et le monde extérieur.

• interface Gp : cette interface définie entre deux PLMN différents est équivalente à
l’interface Gn avec, en plus des fonctions de sécurisation entre les deux PLMN.

4. Pile protocolaire et canal radio GPRS

Nous allons voir les différentes couches présentes dans les différents équipements du
réseau GPRS.

4.1. Pile protocolaire

4.1.1. Présentation

Voyons la pile protocolaire entre le terminal mobile et le GGSN.

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En effet, pour établir une voie de communication entre le terminal mobile et le GGSN, on
utilise 2 protocoles :

• le protocole LLC (Logical Link Control) : entre le terminal et le SGSN.

• le protocole GTP : entre le SGSN et le GGSN, GTP s’appuyant soit sur TCP (transport
avec acquittement), soit sur UDP (transport sans acquittement).

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4.1.2. Les couches de la pile protocolaire

4.1.2.1. Couche Physique

Cette couche Physique se subdivise en deux sous-couches, et s’occupe du codage du


canal.

• la RFL (Physical Radio Frequency Layer): est la couche la plus basse de la pile
protocolaire, et est responsable de la modulation et démodulation (modem du terminal).

• la PLL (Physical Link Layer) :

 fait le lien entre la couche MAC et le modem.

 transporte les paquets RLC/MAC.

 réalise le codage du canal.

 surveillance et évaluation de la qualité du signal radio.

 gestion de la batterie.

 contrôle de la puissance de transmission.

 détecte la congestion (saturation) sur le canal.

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4.1.2.2. Couche MAC

Le protocole MAC (Medium Acces Control) :

 contrôle l’accès aux canaux radio (messages de signalisation de type demande et


allocation de canal).

 fournit le multiplexage des données, c'est-à-dire le multiplexage temporel TDMA


qui permet d’utiliser plusieurs time slots dans une trame TDMA.

 permet à un terminal mobile (MS) d’utiliser plusieurs canaux physiques (PDCH :


Packet Data CHannel) en parallèle.

 fournit les procédures de file d’attente et d’ordonnancement (mettre en ordre)


pour un trafic de données entrant vers le terminal.

 fournit l’arbitrage entre les terminaux mobiles qui tentent d’accéder


simultanément au médium commun de transmission.

 réservation du canal.

 contrôle les débits de download (télécharger) et d’upload (transférer).

 réalise les différents canaux logiques nécessaires pour le partage du médium


commun de transmission par différents terminaux mobiles.

4.1.2.3. Couche RLC

Le protocole RLC (Radio Link Control) :

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 interface permettant de transmettre les paquets entre les couches LLC et MAC.

 segmentation et réassemblage des paquets en blocs RLC/MAC.

 fonctionne en mode acquitté (libéré) et non acquitté selon la qualité de services


(QoS) demandée.

 détection des paquets RLC erronés.

 retransmission des paquets RLC erronés si le mode acquitté est requis


(indispensable).

 contrôle la liaison radio et fournit un lien fiable dépendant de la technologie radio


utilisée.

4.1.2.4. Couche BSSGP

Le protocole BSSGP (Base Station System GPRS Protocol) :

 relaie les trames LLC.

 transporte les informations liées au routage et à la qualité de service (QoS) entre


le BSS et le SGSN.

 ne fait pas de correction d’erreur.

 gère le trafic entre les cellules et le SGSN.

 indique toujours la cellule courante.

4.1.2.5. Couche NS

Le protocole NS (Network Service) :

 transporte les paquets BSSGP.


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4.1.2.6. Couche LLC

Le protocole LLC (Logical Link Control) :

 fournir un lien logique fiable et sécurisé entre le terminal mobile et le SGSN.

 transporte les paquets de données utilisateur (PDU SNDCP (SubNetwork


Dependent Convergence Protocol)), ou la signalisation entre le terminal mobile et le
SGSN.

• réalise des fonctions de chiffrement, de contrôle de flux, de contrôle de séquence.

• permet de faire une distinction de qualité de services entre les différents types
d’utilisateurs.

• fonctionne en mode acquitté et non acquitté.

• fournit la détection et la correction des erreurs de transmission, s’il est utilisé en


mode acquitté.

• signale uniquement les erreurs sans les corriger, s’il est utilisé en mode non
acquitté.

4.1.2.7. Couche SNDCP

Le protocole SNDCP (SubNetwork Dependent Convergence Protocol - Protocole dépendant


de convergence de sous-réseau) :

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 transporte de façon transparente les unités de données de la couche de protocole
réseau, à savoir qu’un changement de protocole de couche réseau n’induit pas un
changement de toutes les couches de protocoles GPRS, mais seulement du SNDCP.

 gère la compression et la décompression des en-têtes, de façon à augmenter


l’efficacité des canaux.

 gère la compression et la décompression des données.

 assure le respect de la séquence des messages, la segmentation et la


reconstitution des paquets de données pour fournir des blocs de données de
taille acceptable pour le protocole LLC.

4.1.2.8. Couche GMM

Le protocole GMM (GPRS Mobility Management) :

 gère l’itinérance du terminal dans le réseau GPRS.

4.2. Canal radio GPRS

4.2.1. Time slot

Voyons en détail un time slot :

Remarque:

burst : élément du signal transmis. C’est dans cet élément que se trouvent les données. Il
est divisé en deux sous parties.

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4.2.2. Des couches hautes vers les couches basses

Pour transmettre des paquets sur le canal radio, le terminal fonctionnant en mode GPRS
doit les transformer en bursts, qui seront alors multiplexés sur des canaux physiques
PDCH (Packet Data CHannel).

• Couche Réseau :

Elle fournit un paquet (en-tête « PH »+ données) à la couche inférieure SNDCP.

• Couche SNDCP :

Elle segmente le paquet et ajoute un en-tête « SH » à chaque segment.

Les segments obtenus ne doivent pas dépasser 1200 octets et sont fournis à la couche LLC.

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• Couche LLC :

Elle ajoute un en-tête (FH), et un champ de contrôle d’erreurs (FSC) à chaque segment,
puis transmet les trames ainsi formées à la couche RLC / MAC.

• Couche RLC / MAC :

Elle découpe chaque trame reçue en blocs après avoir ajouté un en-tête (BH), un champ
de contrôle d’erreur (BCS) et un champ de bits de traînée à chaque morceau (Tail), puis
transmet les blocs à la couche physique.

Enfin, c’est elle qui contrôle l’accès aux canaux en réalisant le multiplexage temporel
TDMA.

• Couche PLL :

Elle réalise alors, pour chaque bloc, un codage de canal CS1 à CS4, afin de réaliser des
blocs encodés de longueur fixée à 456 bits (c'est-à-dire 4 bursts de 114 bits), qui doivent
être placés dans des trames TDMA successives.

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4.2.3. Codage du canal (protection contre les erreurs)

La couche physique se subdivise en deux sous couches : la RFL et la PLL.

Le codage du canal est effectué par la couche PLL.

La couche PLL réalise un codage convolutionnel avec poinçonnage (griffe), et dont le


principe est le suivant :

 on a un codeur qui en entrée reçoit n bits, et ressort kn bits, où 1/k est le taux de
codage.

Ainsi, pour coder les i bits du segment RLC/MAC (c'est-à-dire la charge utile du bloc), on
utilise un codage convolutif (n, k).

Selon: la rapidité de modulation, la taille du segment RLC et du taux souhaité, on utilisera


l’un des quatre codages CS suivant :

Exemple pour le CS1:

Taux de codage: n/k=1/2

Bloc encodé = i+BCS+BH+Tail = 456 bits (CS1 à CS4)

(CS2 : 588-132=456 et CS3: 676-220=456)

Le niveau CS1 correspond à une protection maximale des données. Le codage


convolutionnel fait alors passer le bloc de 181 à 456 bits, ce qui donne :

 181 bits transmis dans 4 trames consécutives

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 durée totale : 4x4,62 ms = 18,5 ms

 débit résultant brut : D = 181/18,5 = 9,8 kbits/s

 débit résultant net : D = 9,05 kbits/s si on enlève les bits d’en-tête et de contrôle

5. Description fonctionnelle du GPRS

Nous allons montrer le fonctionnement général du GPRS, et en particulier comment l’on


échange les données dans GPRS.

5.1. Schéma fonctionnel du GPRS

Le schéma suivant présente l’architecture du GPRS en soulignant l’importance du réseau


IP (Internet Protocol) comme support du réseau GPRS.

Le réseau GPRS est inséré dans son environnement, c'est-à-dire avec le système de
taxation, les passerelles de taxation et les serveurs de noms essentiels pour les
traductions d’adresses.

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Ce schéma introduit également le principe d’inter fonctionnement d’un réseau GPRS avec
un autre réseau GPRS, indispensable en cas d’itinérance de l’utilisateur, via les Borders
Gateways (figure précédente) qui relient le réseau GPRS à tout réseau de données par
paquet externe (réseau GPRS ou autre).

5.2. Mécanismes de transfert de paquets en GPRS

Lors d’une communication, le réseau GPRS est interconnecté à un autre réseau à


commutation par paquet.

Ainsi, lorsqu’un utilisateur désire transmettre des paquets vers un réseau de données en
mode paquet, il utilise le protocole PDP (Packet Data Protocol).

Avant de voir les mécanismes de transmission en mode paquet, nous allons introduire la
gestion de la mobilité dans le GPRS.

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5.3. Gestion de la mobilité

Afin de mieux comprendre les mécanismes de transmission d’informations, il convient


d’expliquer quelques notions attachées à l’itinérance d’un utilisateur.

5.3.1. Etats GPRS

Dans le cadre de la gestion de la mobilité pour le GPRS, trois états sont associés à un
terminal mobile :

• IDLE (non utilisé): le terminal est en veille, inactif.

• STANDBY (être prêt à intervenir): le terminal est dans un état intermédiaire dans
lequel il est prêt à émettre et recevoir des données.

• READY (préparer q.q.c): le terminal émet ou reçoit des communications.

5.3.2. Contextes GPRS

Dans le cadre de la gestion de mobilité du GPRS, on définit la notion de contextes.

Les contextes introduits dans GPRS sont liés à l’ensemble des informations
caractéristiques d’un abonné relativement à :

• sa mobilité, contexte MM (Mobility Management).

• ses données, contexte PDP (Packet Data Protocol).

5.3.2.1. Contexte MM

Le contexte MM continent tous les paramètres liés à la gestion de la mobilité, au terminal


mobile et à la sécurité :

• l’IMSI (International Mobile Subscriber Identity) et le P-TMSI (Packet Temporary Mobile


Station Identity), qui permettent d’identifier l’abonné.

• l’état de la mobilité de l’abonné : IDLE, STANDBY, READY.

• l’identifiant du SGSN, qui est l’adresse du SGSN servant le terminal mobile actuellement.

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5.3.2.2. Contexte PDP

Le protocole PDP est spécifique aux données paquet. On lui associe un contexte et une
adresse.

• l’adresse PDP : est décrite par un contexte PDP dans le terminal mobile, le SGSN
et le GGSN.

• Le contexte PDP : est lié aux données et regroupe des informations de routage
vers le GGSN qui seront utilisées par le terminal mobile.

Un contexte PDP doit être créé afin que l’abonné puisse émettre ou recevoir des données.
Chaque contexte PDP existe indépendamment dans l’un des états PDP (INACTIF ou
ACTIF). L’état PDP indique si l’adresse PDP est activée pour le transfert de données ou non.

5.4. Emission de données

Imaginons qu’un utilisateur GPRS désire envoyer des paquets de données à un utilisateur
situé sur le réseau Internet.

Voici un descriptif des étapes à réaliser pour cette situation, et ceci dans l’ordre
chronologique.

L’établissement de la liaison montante :

1. le terminal mobile doit récupérer le BCCH (Broadcast Control CHannel) de la


cellule afin de déterminer si un canal GPRS est présent (terminal en état IDLE).

2. le terminal mobile effectue un GPRS Attach (procédure permettant de déclarer le


mobile sur le réseau GPRS et établi un lien logique entre lui et le SGSN) afin
d’établir un contexte GPRS avec le SGSN, en précisant : son identité ainsi que la
qualité de service désirée.

3. après négociation de ces paramètres avec la BTS, le SGSN la charge de la


réservation du canal (les times slots) et de l’établissement de la liaison.

4. le terminal reçoit des informations concernant le canal alloué sur le BCCH et passe
à l’état STANDBY.

5. le terminal passe à l’état READY en transmettant au SGSN un message identifiant


le canal courant (Uplink).

Un échange de paquets commence :

• les données sont transmises dans les time slots réservés.

• un accusé de réception positif est envoyé par la BTS si l’ensemble des données a
été bien reçu.

• les données sont décapsulées et envoyées au SGSN.

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• le SGSN encapsule les données à l’aide du protocole GTP et les envois au GGSN.

• le paquet est décapsulé, et l’adresse et le protocole sont vérifiés afin que la bonne route
soit sélectionnée.

Le paquet est alors envoyé via le réseau de données externe jusqu’au destinataire.

Ce transfert se termine par un message d’accusé réception de la part du SGSN qui peut
être positif ou négatif.

5.5. Réception de données

Imaginons qu’un utilisateur désire envoyer des paquets de données IP à un utilisateur


GPRS.

Voici un descriptif des étapes à réaliser pour cette situation, et ceci dans l’ordre
chronologique.

• les paquets venant du réseau de données externe sont acheminés jusqu’au GGSN
du réseau GPRS.
• le GGSN effectue les conversions de formats de données, de protocoles de
signalisation et d’informations d’adresses.
• le GGSN vérifie s’il possède un contexte GPRS pour ce terminal mobile :
 si le terminal mobile est dans l’état IDLE, le trafic paquet sera rejeté.
 si le terminal mobile est dans l’état STANDBY ou ACTIF, le GGSN achemine le
paquet, dans un format encapsulé, vers le SGSN (utilisation du GTP).
• si le terminal mobile est en état STANDBY, le SGSN demande au MSC de réaliser
un paging GPRS dans la zone de routage du terminal.
• le terminal mobile répond au paging en précisant la cellule dans laquelle il est
situé, et se met dans le mode ACTIF.
• le paquet est acheminé du SGSN via la MSC à la station de base une fois que la
route a été établie.

• la station de base réserve un time slot sur le PDCH (Packet Date CHannel),
encapsule le paquet et l’envoie au terminal mobile.
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• si cette donnée est reçue correctement, un accusé de réception positif est généré.

• le terminal décapsule le paquet, et l’envoie au destinataire final, par exemple


l’application sur un ordinateur portable connecté au téléphone mobile.

Pour tous les paquets qui seront ensuite envoyés pendant une période de temps donnée,
le terminal mobile restera dans un mode ACTIF et indiquera au réseau lorsqu’il change de
cellule. Le chemin vers le terminal mobile est connu, donc tous les paquets seront
acheminés vers ce terminal comme via un tunnel.

6. Bilan sur le GPRS

6.1. Avantages

Il se dégage trois avantages principaux dans GPRS :

1. le débit : le GPRS a un débit supérieur à celui du GSM. On peu atteindre


théoriquement un débit de 171,2 kbit/s.
2. la commutation de paquets : cette méthode permet de ne pas monopoliser les
ressources radios lors de la consultation sur Internet, consultation d’email, … etc.

De plus, avec la commutation de paquets, on peut interconnecter le réseau GPRS avec un


réseau de données paquets externe tel qu’un réseau IP ou X.25.

3. la tarification au volume: Cela permet à un utilisateur de ne plus se soucier du


temps de téléchargement des données, il payera seulement la taille de ce
téléchargement et non sa durée.

6.2. Limites

Cependant, bien que GPRS apporte une réelle avancée dans le monde de l’Internet
mobile, il existe des limites :

1. le débit réel observé est très inférieur à celui annoncé dans les spécifications du
protocole. En effet, on peut constater qu’en moyenne, le débit est d’environ 50
kbit/s, et l’on peut atteindre un débit d’environ 115 kbit/s dans des conditions
optimales.
2. le coût de la mise en place de l’infrastructure GPRS, bien que GPRS utilise une
partie de l’architecture GSM, la mise en place des équipements GPRS est coûteuse.
3. avec l’arrivée des nouvelles technologies (3G par exemple), les opérateurs de
téléphonie mobile peuvent hésiter à investir dans une technologie qui va être
dépassée prochainement.

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Conclusion

Le service GPRS, technologie 2,5G, permet l’accès à l’Internet mobile avec des débits
beaucoup plus élevés que dans GSM.

Le GPRS est basé sur le réseau GSM existant, ainsi que son sous-système radio.
Cependant, malgré ce gros avantage, les spécialistes du marché sont devant un dilemme.

Donc, l’avenir se tournant vers des technologies de troisième génération, 3G, telle que
l’UMTS, on peut penser que le GPRS a encore un bel avenir devant lui. Il pourra être un
complice à cette technologie 3G et prendre le relais si la couverture n’est plus assurée (par
UMTS par exemple).

Enfin, terminons en précisant que GPRS est le premier protocole à commutation par
paquets dans le monde de l’Internet mobile, et c’est lui qui fait découvrir aux utilisateurs
les possibilités en matières de services, …etc. que l’on peut avoir avec un terminal mobile.

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II. Réseau EDGE (Enhanced Data
rates for the Global Evolution

Introduction

Avec le GPRS, le système GSM permet un accès au monde de l’internet et ouvre la porte
aux applications multimédias par l’utilisation de la commutation de paquets et l’augmentation du
débit. Cependant, les débits restent limités à environ 50kbits/s dans la pratique, du fait de la
modulation binaire (GMSK) véhiculant environ 1bit/symbole.

Afin de dépasser ces limitations, une proposition a été faite par l’ETSI (European
Telecommunications Standards Institute) en 1997 pour l’utilisation d’une modulation à plus
forte efficacité spectrale appelée 8-PSK (environ 3bits/symbole). Des études de faisabilité s’en
sont suivi et ont conduit au concept d’EDGE (Enhanced Data rates for the Global Evolution).

Le standard EDGE est une évolution de la norme GSM, modifiant le type de modulation.
Tout comme la norme GPRS, le standard EDGE est utilisé comme transition vers la troisième
génération de téléphonie mobile (3G). On parle ainsi de 2.75G pour désigner le standard EDGE.
EDGE utilise une modulation différente de la modulation utilisée par GSM, ce qui implique une
modification des stations de base et des terminaux mobiles. Il permet ainsi de multiplier par un
facteur 3 le débit des données avec une couverture plus réduite. Dans la théorie, EDGE permet
d'atteindre des débits allant jusqu’à 384 kbit/s pour les stations fixes (piétons et véhicules lents)
et jusqu’à 144 kbit/s pour les stations mobiles (véhicules rapides).

Les principes d’EDGE ont été aussi repris et adaptés pour l’évolution de l’IS-136, le
standard TDMA américain. Cette évolution est connue sous le nom d’UWC136 ou d’EDGE
compact.

1. Caractéristiques de la norme EDGE

1.1. Bandes de fréquence disponibles

La norme EDGE a l’avantage de pouvoir rapidement s’intégrer au réseau GSM existant.


En émission, un mobile EDGE à l’instar d’un GSM émettra donc dans une bande qui s'étend de
880 à 915 MHz (Uplink). En réception, la bande sera 925 à 960 MHz (Downlink). Ainsi, pour
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une communication, il y aura 45 MHz de séparation entre le canal d’émission et le canal de
réception (Duplex de séparation).

Ces bandes de fréquences sont divisées en portions de 200 kHz chacune, ce sont les
canaux de transmission. Il y’en a donc au total 175 qui sont répartis entre les opérateurs. Chaque
canal peut accueillir jusqu’à 8 communications simultanées.

1.2. Débits nécessaires


La technologie EDGE peut théoriquement atteindre un débit maximum de 473,6kbit/s
(8*59,2). En pratique, le débit (maximum) a été fixé au niveau du standard de la norme EDGE à
384kbit/s par l’ITU (International Telecommunication Union) dans le but de respecter la norme
IMT-2000 (International Mobile Telecommunications-2000).

Le taux de transfert de données dépend non seulement de la modulation et du schéma de


codage mais également de la qualité du lien et du temps de propagation. La technique de mesure
d’un réseau EDGE est d’analyser chaque bloc de transmission composée de quatre séquences et
d’en estimer la probabilité d’erreur. En cas de problème, une adaptation automatique de la
modulation et du schéma de codage (donc du débit) est effectuée.

1.3. Modulation

La technologie d’EDGE utilise la modulation 8-PSK (Phase Shift Keying) appelée


parfois MDP-8(Modulation de phase à 8 états).

Figure 3.1 : La modulation 8PSK

La modulation 8PSK est une méthode linéaire dans laquelle trois bits consécutifs sont
codés dans un symbole. Le taux du symbole, ou le nombre de symboles envoyés dans une
certaine période de temps, reste le même comme pour GMSK, mais chaque symbole représente
maintenant trois bits au lieu d'un. La vitesse de transmission de données totale a augmenté par
conséquent par un facteur de trois. La distance entre les différents symboles utilisant la

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modulation 8PSK est plus brève par rapport à la modulation GMSK vu le passage brusque entre
ces symboles.
Ainsi, cette courte distance augmente le risque de mauvaise interprétation des symboles
parce qu’il est plus difficile pour le récepteur radio de détecter le symbole qu’il a reçu. Dans de
bonnes conditions radio, cela n'importe pas. Mais dans des mauvaises conditions radio, les bits
supplémentaires seront utilisés pour ajouter plus de codage correcteur d’erreur et l'information
correcte peut être récupérée. C’est seulement, dans les mauvaises conditions radio que la
modulation GMSK est plus efficace. Nous verrons dans le chapitre 4 cette modulation beaucoup
plus détaillée.

1.4. La structure du burst


La structure du burst de GSM est conservée quelque soit la modulation utilisée, GMSK
ou 8-PSK. Un burst est formé d’une séquence centrale appelée séquence d’apprentissage
(training sequence) constituée de 26 symboles entourée de 58 symboles de part et d’autre, de 2*3
symboles de bourrage et de 8,25 symboles de garde. Dans le cas de la GMSK, un symbole
correspond à un bit et on dispose de 2*58 bits de données par burst. Parmi ces bits de données, 2
bits sont des drapeaux de préemption (stealing bits) pour le GSM classique. Dans le cas de la 8-
PSK, on a 2*3*58=348 bits de données pour chaque burst.

Figure 3.2: la structure du burst

2. Modes de commutation

Le système EDGE peut s’appuyer sur le HSCSD (High Speed Circuit Switched Data)
qui est le premier développement du standard GSM vers des débits supérieurs, utilisant le même
mode de commutation (circuit) que le GSM, leur association est connue sous le nom d’ECSD

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(Enhanced Circuit Switch Data) ou sur le GPRS, dans ce cas elle est connue sous le nom
d'EGPRS (Enhanced General Packet Radio Service).

2.1. Mode circuit (ECSD)

Avec le mode circuit, EDGE permet d’obtenir des canaux logiques de données à de plus
hauts débits. On les appelle des E-TCH (Enhanced-Traffic Chanel). Un E-TCH offre, après
codage protecteur d’erreur, des débits utilisateur allant jusqu’à 43,2kbit/s lorsqu’un seul slot par
trame est alloué à un utilisateur.
Cependant du fait du faible attrait des opérateurs pour le HSCSD, l’ECSD risque de
disparaître devant l’EGPRS.

Remarque: Par la suite nous focaliserons notre étude sur le système E-GPRS du fait que le
précédent (ECSD) n’étant pas beaucoup plus déployé dans le monde, et que notre études se
portant sur la comparaison entre les deux systèmes de transmission par paquets à savoir EDGE
dans le cas d’E-GPRS et le GPRS proprement dit.

2.2. Mode paquet (EGPRS)

La technologie EGPRS repose sur la même architecture du réseau fédérateur et les


mêmes couches hautes de GPRS. En revanche les couches physiques et RLC/MAC sont
nettement transformées.

2.2.1. Architecture

L’EDGE est une extension du réseau GPRS. Seule le sous-système radio est sensiblement
modifié.

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Figure.3.3: Architecture d’EDGE

Le déploiement de L’EDGE nécessite :


 La mise à jour du BSC et de la BTS.
 L’ajout d’un émetteur-récepteur (EDGE Transceiver) au niveau de la BTS, capable de
supporter la modulation 8-PSK.

2.2.2. Présentations des schémas de modulation et de codage

Dans EDGE, le principe des schémas de codage est étendu, ainsi 9 MCS (Modulation
and Coding Scheme) ont été introduits. Les quatre premiers (de MCS1 à MCS4) utilisent la
modulation GMSK et le reste (de MCS5 à MCS9) utilise la modulation 8-PSK. Le taux de
codage des données varie de 0,53 (protection maximale) à 1 (pas de protection). Le codage est
basé sur un code convolutionnel de taux 1/3 avec un poinçonnage plus ou moins important. Pour
une modulation donnée, le taux de codage de l’en-tête est approximativement constant: 0,53 pour
la GMSK et environ 0,33 à 0,36 pour la 8-PSK.

Il existe trois familles de codage pour l’EGPRS, chacune est caractérisée par un nombre
des bits d’information utile (tous les tailles sont multiples de mêmes valeurs) et chaque famille
comprend certains codes :

Famille A: la taille d’information utile est de 37 octets (37*8 bits) elle contient le MCS3, MCS6
et MCS9.
Famille A padding: l’information utile est de 34 octets (34*8 bits) elle contient le MCS3, MCS6
et MCS8.
Famille B: la taille d’information utile est de 28 octets (28*8 bits) elle contient le MCS2, MCS5
et MCS7.
Famille C: dans cette famille l’information utile est de 22 octets (22*8 bits) elle comprend le
MCS1 et MCS4.

Le tableau suivant représente les différents codes dont chacun son débit nominal et la famille à
laquelle il appartient.

Schémas Types de Nombre de Débit Taux de Taux de


de codage modulation blocs RLC nominal codage des codage de
Famille
par 20 ms (kbit/s) données l’en-tête
MCS1 GMSK 1 8,8 0.53 0.53 C

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MCS2 GMSK 1 11.2 0.66 0.53 B
MCS3 GMSK 1 14.8 0.85 0.53 A
MCS4 GMSK 1 17.6 1 0.53 C
MCS5 8-PSK 1 22.4 0.37 1/3 B
MCS6 8-PSK 1 29.6 0.49 1/3 A
MCS7 8-PSK 2 44.8 0.76 0.36 B
MCS8 8-PSK 2 54.4 0.92 0.36 A
MCS9 8-PSK 2 59.2 1 0.36 A
Tableau 3.1: paramètres des schémas de modulation-codage(ou MCS) dans EDGE

Avec cette configuration, le débit pour un canal physique (un IT pour une trame TDMA)
peut varier de 8,8kbit/s (MCS1) à 59,2kbit/s (MCS9). En utilisant les 8 IT on atteint un débit
maximal de 473,6kbit/s (8*59,2).

2.2.3. Principes d’adaptation de lien radio

L’adaptation de lien consiste à sélectionner le schéma de modulation et de codage le


mieux adapté aux conditions de propagation radio. En cas des conditions favorables, un
ensemble modulation-codage, quoi que offrant une protection réduite, est utilisé. Dans des
conditions difficiles, un schéma de modulation-codage robuste est préférable. En effet, pour
utiliser le lien radio au maximum de la capacité, l’émetteur adapte le schéma de modulation et de
codage à la qualité de signal reçu par le récepteur. Lorsque le taux d’erreur des blocs radio
BLER (Block Error Rate) est faible, il est possible de réduire le taux de codage des données ou
de passer de la GMSK à la 8-PSK. Les transitions entre tous les schémas sont possibles (MCS1 à
MCS2, MCS1à MCS4, MCS2 à MCS3…etc.).
La décision de type de codage à utiliser par un canal bien déterminé est effectuée par le
PCU selon le niveau du C/I mesuré. En plus du principe d’adaptation de lien il y a également
l’IR (Incremental Redundancy) qui peut être combinée avec le principe d’adaptation de lien. Ce
principe consiste à retransmettre seulement la redondance du bloc RLC erroné avec un même
MCS ou un autre MCS appartenant à la même famille de l’ancienne MCS.
La sélection du MCS de la retransmission dépend de :
 MCS initiale.
 MCS sélectionnée par l’algorithme d’adaptation de lien.
Le format de l’information utile, pour chaque code, est représenté par la figure suivante:

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Famille A

Famille A padding

Famille B

Famille C

Figure3.4: le format de l’information utile pour chaque code d’une famille donnée

2.2.4. Constitution des blocs RLC-MAC d’EDGE


La longueur (Li) des blocs transmis de la couche RLC-MAC à la couche physique
dépend du type de codage appliqué à ces blocs avant leur transmission sur l’interface air. De
plus, la structure interne de ces blocs (en-têtes, nombre de blocs RLC transmis dans un bloc
RLC-MAC…etc.) varie également suivant le type de codage appliqué et le sens dans lequel le
bloc est transmis.
Le tableau suivant récapitule la taille des blocs d’information issue de la couche RLC,
auxquels l’en-tête MAC est ajouté, avant codage et transmission par la couche physique.
Codage Taille du bloc RLC-MAC Taille du bloc Taille de l’en-tête
(Li) en bit d’information MAC(en bit)
(en bit)
MCS-1 209 178 31
MCS-2 257 226 31

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MCS-3 329 298 31
MCS-4 385 354 31
MCS-5 487(UL) 478(DL) 450 37 (UL) 28 (DL)
MCS-6 631 (UL) 622 (DL) 594 37 (UL) 28 (DL)
MCS-7 946 (UL) 940 (DL) 2×450 46 (UL) 40 (DL)
MCS-8 1 138 (UL) 1 132 (DL) 2×546 46 (UL) 40 (DL)
MCS-9 1 236 (UL) 1 228 (DL) 2×594 46 (UL) 40 (DL)

Tableau3.2: Format des blocs RLC-MAC


Lorsque la couche physique reçoit des couches RLC-MAC le bloc RLC-MAC à émettre,
elle peut déduire de la longueur Li du bloc le type de codage de canal (MCS-1 à MCS-9) à
utiliser. Elle doit également indiquer à la couche physique de l’entité réceptrice le type de codage
utilisé. Elle utilise pour cela non pas les 8 bits de préemption des quatre bursts sur lesquels sont
entrelacées les bits codés, comme en GPRS, mais une partie de l’en-tête MAC, appelée CPS
(Coding and Puncturing Scheme).
Pour les codages MCS-1 à MCS-4, les bits de préemption (00010110, quel que soit le
codage) sont ajoutés aux 456 bits codés.
Pour les codages MCS-5 à MCS-9, les bits de préemption (00000000 ou 11100111) sont insérés
dans les 464 = [(57+1) ×2×4] symboles résultants.

Parvenu à la couche physique, le bloc RLC-MAC de Li bits est codé par l’un des MCS.
Par rapport au GPRS, l’en-tête MAC est codé indépendamment d’un ou de deux blocs RLC. De
plus, le codage et la modulation respectent les règles suivantes :

 La modulation utilisée est la GMSK pour les codages MCS-1 à MCS-4 et la 8PSK pour
les codages MCS-5 à MCS-9. La possibilité d’utiliser la GMSK est conservée afin
d’offrir une transmission correcte dans un canal radio fortement perturbé.
 Le codage des données et celui de l’en-tête MAC se décomposent toujours de la manière
suivante : ajout de 8 ou 12 bits de parité pour protéger le bloc (d’en-tête ou de données),
ajout de 6 bits de traînée, passage dans un code convolutif de taux 1/3, un poinçonnage
pour parvenir à un bloc de 456 bits (MCS-1 à MCS-4) ou 464 symboles (MCS-5 à MCS-
9), entrelacement et insertion dans quatre bursts.
 Pour les codages MCS-1 à MCS-4, dans le sens descendant, les 3 bits d’USF (Uplink
Status Flag) sont codés indépendamment des 28 autres bits de l’en-tête MAC; ils sont
transformés, de la même manière que pour le codage CS-4 du GPRS, en 12 bits, qui ne
passent pas ensuite dans le codeur convolutif. À ces 12 bits, on ajoute les 68 bits issus du
codage convolutif et du poinçonnage des 28 autres bits de l’en-tête MAC.
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 Dans le sens montant, on n’isole pas, contrairement au GPRS, les 3 premiers bits pour
leur appliquer le même traitement qu’aux bits d’USF : les 31 bits de l’en-tête MAC
passent dans le codeur convolutif, mais le poinçonnage en sortie diffère de celui effectué
dans le sens descendant afin d’avoir finalement le même nombre de bits d’en-tête codés
(80) en montant qu’en descendant.
 Pour les codages MCS-5 à MCS-9, dans le sens descendant, les 3 bits d’USF sont codés
indépendamment des 25 ou 37 autres bits de l’en-tête MAC ; ils sont codés en une suite
de 36 bits, qui ne passent pas ensuite dans le codeur convolutif. À ces 36 bits, on ajoute
les 68 bits issus du codage convolutif et du poinçonnage des 28 autres bits de l’en-tête
MAC.
Ces règles sont résumées dans le tableau suivant :

C
Codage de données (bloc RLC) Codage de l’en-tête MAC Bloc

O
RLC-
D
MAC

E
Nbr bits

Nbr bits

s sortie
Taux de

Taux de
Nbre bits

Nbre bits

Nbre bits

Nbr bits

Nbre bits

Nbre bits

bits

Nbr bits
Nbre bits
poinçoné

poinçoné
en entrée

en entrée
de parité

de parité
de trainé

de trainé
sortie(1)

transmis
codage

codage

Nbr

(2)

(3)
en

en
s

MCS-1 178 12 6 1/3 216 372 8 6 non 1/3 456

UL
31 transmis 37 80 +4

DL
3/28 40 12+68
MCS-2 226 12 6 1 /3 360 372 8 6 non 1/3 456

UL
31 transmis 37 80 +4

DL
3/28 40 68+12
MCS-3 298 12 6 1/3 576 372 8 6 non 1/3 456

UL
31 transmis 37 80 +4

DL
3/28 40 68+12

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MCS-4 354 12 6 1/3 744 372 8 6 non 1/3 456

UL
31 transmis 37 80 +4

DL
3/28 40 68+12
MCS-5 450 12 6 1/3 156 1248 8 6 non 1/3 1392

UL
37 transmis 37 135+1 +8

DL
3/25 40 36+99+1
MCS-6 594 12 6 1/3 588 1248 8 6 non 1/3 1392

UL
37 transmis 37 135+1 +8

DL
3/25 40 36+99+1
MCS-7 2*45 2*12 2*6 1/3 2*792 2*612 8 6 non 1/3 1392
0
UL
46 transmis 2 160 +8

DL
3/25 11 36+124
MCS-8 2*54 2*12 2*6 1/3 2*1080 2*612 8 6 non 1/3 1392
6
UL
46 transmis 2 160 +8

DL
3/25 11 36+124
MCS-9 2*59 2*12 2*6 1/3 2*1024 2*612 8 6 non 1/3 1392
4
UL
46 transmis 2 160 +8

DL
3/25 11 36+124

Tableau.3.3: Codages appliqués à la transmission de données en E-GPRS

1. Nombre de bit en sortie = (nombre de bit en entrée + nombre de bits de parité + nombre de
bits de traînée)/(taux de codage – nombre de bits poinçonnés).
2. Nombre de bits en sortie = (nombre de bits en entrée + nombre de bits de parité)/(taux de
codage – nombre de bits poinçonnés).
3. Nombre de bits transmis= nombre de bits en sortie (1) + nombre de bits en sortie (2) + des bits
de bourrage.

Conclusion

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Grace à la modulation 8-PSK, la norme EDGE permet d’augmenter les débits disponibles
dans GPRS. Toutefois cette augmentation n’est possible que dans des bonnes conditions de
propagation c'est-à-dire lorsque le C/I est élevé. En outre, l'introduction d’EDGE dans le réseau
GSM/GPRS permettra aux opérateurs d'améliorer les services et capacités à la demande des
utilisateurs. Vu les qualités de services de données et applications apportée par la technologie
EDGE, les opérateurs ne pouvant pas disposer de la licence des systèmes 3G, pourront adopter
cette technologie.

Enseignant: AJGOU.R Université El-oued


Enseignant: ABDESSELAM.S Université Med khider Biskra. 36