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SISMIQUE D’EXPLORATION ET SISMOLOGIE

Contrainte et déformation .Loi de Hooke


(Chapitre 1)

INTRODUCTION

THEORIE CLASSIQUE DE L’ELASTICITE


- Réversibilité
- Isotropie
- Linéarité

NOTION DE CONTRAINTE
Notion de force
- Les forces de surface
- Les forces de volume
Contrainte
- Compression
- Tension (traction)
- Cisaillement
- Tenseur de contrainte

NOTION DE DEFORMATION
- Description des déformations en trois dimensions
- Changements de longueurs
- Changement de la forme
- La rotation d’ensemble du corps (rigide) déformé
- Changement de volume
- Quantification de la déformation
- Tenseur de déformation

LOI DE HOOKE

PARAMETRES ELASTIQUES DES ROCHES


Constantes élastiques
- Module d’Young
- Coefficient de Poisson
- Module de cisaillement
- Module d’incompressibilité
- Relations entre les constantes élastiques
- Coefficients dynamiques d’elasticite

CONCLUSION

References bibliographiques
Annexe sur la divergence

Mots clés : contraintes , déformatiion, paramètres élastiques,cisaillement, élasticité des roches,sismique


d’exploration.

1
Ce 1er chapitre du cours « méthodes sismiques d’exploration et sismologie » est dispensé en licence
de géophysique au Département de Géophysique et des Phénomènes Aléatoires de la Faculté des
Hydrocarbures et de la Chimie (Université M’Hamed Bougara de Boumerdes - Algérie ) durant l’année
universitaire 2018/2019 .Il est en constante perfectionnement en partie grâce aux retours que vous
pouvez apporter par vos commentaires. Ces derniers sont les bienvenus à mon adresse :

djeddimabrouk@yahoo.com

Si vous utilisez ce cours, vous devez citer la référence en bibliographie de la façon suivante :

DJEDDI Mabrouk. 09/2018. Sismique d’exploration « Contrainte et déformation .Loi de Hooke »


Département de Géophysique et des Phénomènes Aléatoires, Faculté des Hydrocarbures et de la
Chimie, Université M’Hamed Bougara de Boumerdes - Algérie .djeddimabrouk.fr.gd

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INTRODUCTION

Les méthodes de sismique (réflexion et réfraction) sont des méthodes d’exploration


géophysique qui se basent sur le principe de propagation des ondes sismiques
(élastiques - mécaniques). Le comportement des ondes sismiques est donc
fortement lié aux propriétés élastiques du milieu (solide, liquide, suspension ou
émulsion, milieu poreux saturé etc.) dans lequel elles se propagent. Il est donc
nécessaire de passer en revue très succinctement les concepts de base de
l’élasticité.
EF APERÇU SUR LA THEORIE D’ELASTICITE
En méthodes sismiques et sismologie la terre est traitée comme un matériau
linéairement élastique et isotrope et la propagation des ondes sismiques se base sur
l’hypothèse du comportement élastique des matériaux composant le sous-sol .On
admet le principe que tous les matériaux sont déformables (Il n'y a pas de corps
indéformables) .Tout matériau soumis à des contraintes, se déforme. Suivant que la
relation contrainte – déformation est linéaire ou non, on parle d’élasticité linéaire ou
non linéaire.
Les contraintes infiniment petites entraineraient des déformations infiniment
petites du matériau.

La déformation élastique se caractérise par une modification de la position des


atomes du matériau auquel est appliquée une contrainte .Lorsque cette contrainte
cesse, les atomes retrouvent leur position origine, on dit que la déformation est
réversible. Ainsi, cette propriété de résister à toute modification de dimension et de
forme et de revenir à la position initiale lorsque les contraintes extérieures cessent
est appelée élasticité .Les déformations élastiques dans les matériaux sont très
faibles , généralement elles sont inférieures à quelques 𝟏𝟎−𝟓 , ce qui est très petit.

THEORIE CLASSIQUE DE L’ELASTICITE

La théorie d’élasticité repose sur les 3 hypothèses suivantes :

− Réversibilité
− Isotropie
− Linéarité

REVERSIBILITE ET ISOTROPIE.

Tout matériau parfaitement élastique et isotrope soumis sous l’action d’une faible
contrainte reprendrait son état (sa configuration) original lorsque la contrainte
cesse d’agir à condition que ses propriétés élastiques sont les mêmes dans toutes
les directions (isotropie) fig.1
Rappel : un matériau est dit isotrope si le comportement considéré (électrique,
magnétique, mécanique) ne dépend pas de la direction de sollicitation.
3
LINEARITE

Les matériaux qui obéissent à la loi expérimentale de Hooke selon laquelle les
déformations sont proportionnelles aux contraintes appliquées sont appelés matériaux
élastiques linéaires. Dans les matériaux de ce type toute connaissance des déformations
(actuelles) suffit à déterminer les contraintes (actuelles) et toute l’énergie est
conservée. Beaucoup de matériaux, y compris les roches et les sols peuvent être
considérés comme parfaitement élastiques, sans erreur appréciable, pourvu que les
déformations dont ils étaient l’objet, soient petites. Par contre, pour des sollicitations
plus grandes, si la déformation reste au moins partiellement après relâchement de la
contrainte , on parle alors de déformation plastique .

Ainsi, le mécanisme du comportement élastique permet la propagation des ondes


sismiques qui sont des petites déformations élastiques transmises de proche en proche
dans le sous-sol.

Quand on sollicite un solide jusqu'à la rupture (fig. 2), on remarque plusieurs phases de
comportement. L’étendue de ces phases change suivant la constitution du matériau et les
conditions ambiantes.

On distingue les phases suivantes :

OA .Zone d’élasticité linéaire (la loi de Hooke s’applique)

4
AB . Zone d’élasticité non linéaire (comportement élastique retour à l’état initial mais
avec une relation non linéaire entre contrainte et déformation)

BC. Zone de déformation plastique (déformation persistante et irréversible même lors


de l’arrêt de celles-ci)

C. Rupture :Les sollicitations sont trop importantes et le matériau se casse. C’est la


décohésion du matériau
Cette figure montre que le comportement d’une roche est élastique et linéaire et la
limite élastique est definie comme étant l’effort maximal pour lequel la relation
contrainte-déformation reste pafaitement linéaire.

Les déformations plastique et rupture sont les deux modes de déformation visibles sur
le terrain alors que la déformation élastique n’est pas perceptible (ex : cas des
tremblements de terre et en prospection sismique).

Fig.2 : Relations contraintes-deformations

5
Rappel : entre deux seismes, la croute terrestre se déforme de façon élastique.La
déformation élastique augmente jusqu’à ce que le seuil de rupture soit atteint : c’est le
déclenchement du seisme.Celui-ci résulte donc par la libération rapide de l’énergie
lentement accumulée par les déformations élastiques et plastiques des materiaux de la
croute terrestre sous forme de chaleur et emission d’ondes sismiques.

NOTION DE CONTRAINTE

Le concept de contrainte et de déformation joue un rôle essentiel dans les méthodes de


prospection sismique réflexion et réfraction et en sismologie.

NOTION DE FORCE

La force est une quantité vectorielle qui s’applique en un point. Elle se definit par une
magnitude et une direction.

Les forces peuvent de deux types :

− Les forces de volume


− Les forces de surface

FORCES DE VOLUME

Les forces de volume (force à distance) agissent sur tout le volume du matériau. Les
forces de la pesanteur, la force (poussée) d’Archimède et la force électrostatique sont les
exemples les plus évidents des forces de volume. Les forces de volume peuvent agir à
distance voire à très grande distance pour certaines au travers de l’ ensemble d’un
matériau et elles dépendent de la densité massique du matériau .Elles peuvent résulter
des interactions à longue portée comme c’est le cas des forces gravitationnelle et
électromagnétique .En géodynamique, les forces volumiques se réduisent au poids causé
par l’attraction de la pesanteur sur une masse (densité x volume)

FORCES DE SURFACE

Les forces de surface (force de contact) agissent sur les surfaces limitant le volume du
matériau autrement dit elles agissent au contact entre les éléments de volume. Elles
correspondent aux interactions inter particules à très courte portée et elles sont
responsables de la cohésion de la matière. L’exemple le plus avéré des forces de surface
en sciences de la terre est la force qui agit sur l’interface des deux lithosphères océanique
et continentale .En effet, la surface entre ces deux lithosphères est soumise à deux forces.

− Une force de surface horizontale résultant de la convergence des deux lithosphériques


− Une force de surface verticale induite par les forces de volume.
CONTRAINTE
6
Il existe trois formes simples de contraintes fig.3
 la compression
 la tension (traction)
 le cisaillement

- La torsion représente une forme particulière du cisaillement.


- La flexion est une combinaison de compression et de traction.
Les unités de mesure SI de la contrainte sont le N/m2 ou le Pascal [Pa]

La contrainte definit la charge ou la résultante des forces agissant sur un élement de


surface quand cette surface tend vers zero.


∆𝑭 ⃗
𝒅𝑭 𝐅𝐨𝐫𝐜𝐞 𝐧𝐨𝐫𝐦𝐚𝐥𝐞 à 𝐥𝐚 𝐬𝐮𝐫𝐟𝐚𝐜𝐞
𝝈 = 𝐥𝐢𝐦 = =
∆𝒔→𝟎 ∆𝑺 𝒅𝑺 𝐬𝐮𝐫𝐟𝐚𝐜𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐚𝐪𝐮𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐥𝐚 𝐟𝐨𝐫𝐜𝐞 𝐚𝐠𝐢𝐭


𝒅𝒔 : élement de surface sur lequel s’éxerce la force 𝒅𝑭
Signe + en cas d’une tension
Signe − en cas d’une compression

Les contraintes peuvent être des tensions , des compressions ,des cisaillements , des
torsions ou des flexions..

LA TRACTION

Elle représente l’application sur le matériau de deux forces normales égales, contraires
et divergentes. Lors de la contrainte en traction, il en résulte un allongement dans la
direction de la force et une contraction dans la direction perpendiculaire à la tension.
C’est ce que l’on appelle phénomène de striction (diminution de la section).

LA COMPRESSION

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Elle représente l’application sur le matériau de deux forces normales égales, contraires et
convergentes. La contrainte en compression produit un raccourcissement dans la
direction de la compression et une dilatation dans le sens de la section du matériau fig4.

LE CISAILLEMENT

La déformation de type cisaillement représente l’application de deux forces


tangentielles égales, opposées et divergentes. Lors de la déformation en cisaillement un
plan de section glisse par rapport à un autre plan de section parallèle.

Fig.4

Le cisaillement pur est une contrainte appliquée parallèlement à une face.

Une contrainte est dite normale 𝝈𝒏 lorsque la force est appliquée perpendiculairement à
l’élement de surface : Soit (F//n)(composante // au plan) fig 5
la contrainte est dite tangentielle 𝝉 si la force agit dans le plan de la face considerée
(composante dans le plan. Soit (𝑭 ⊥ 𝒏) .

8
Fig 5 : Décomposition de la force agissant sur un élement de surface ds

En coordonnées cartesiennes la contrainte 𝝈 s’exprime matriciellement par 9


composantes ( matrice 3x3 symétrique) dont :
3 composantes normales : 𝝈𝒙𝒙 𝝈𝒚𝒚 𝒆𝒕 𝝈𝒛𝒛
6 composantes de cisaillement : 𝝉𝒚𝒙 , 𝝉𝒙𝒚 , 𝝉𝒙𝒛 𝝉𝒛𝒙 , 𝝉𝒛𝒚 𝒆𝒕 𝝉𝒚𝒛 .

Tenseur uniaxial

Il s’agit d’un chargement uniaxial de tension/compression

Lorsque 𝝈 > 𝟎, le materiau est sous tension uniaxiale


𝐋𝐨𝐫𝐬𝐪𝐮𝐞 𝝈<0 le materiau est sous compression uniaxiale

𝝈 𝟎 𝟎
𝝈 = |𝟎 𝟎 𝟎|
𝟎 𝟎 𝟎
Tenseur sphérique

−𝒑 𝟎 𝟎
𝝈 = | 𝟎 −𝒑 𝟎 |
𝟎 𝟎 −𝒑

La contrainte normale principale est – 𝒑


𝒑 : étant la pression
C’est l’état des contraintes qui existe dans les fluides à l’équilibre (contrainte isotrope –
hydrostatique) et qui est un cas particulier de contrainte triaxiale.

Lorsque 𝒑> 𝟎 le materiau est sous compression

𝐋𝐨𝐫𝐬𝐪𝐮𝐞 𝒑 < 0 le materiau est sous tension

9
Fig 6. Contraintes s’appliquant sur les facettes d’un cube élémentaire

TENSEUR DE CONTRAINTE

Au tenseur des contraintes de composantes 𝝈𝒊𝒋 ou 𝒊 indique la direction du vecteur


force et 𝒋 indique la direction de la normale à la face sur laquelle la force est appliquée.

Le tenseur de contrainte est donc l’ensemble des contraintes au point M(fig.6) obtenues
en donnant à la facette toutes les orientations posssibles. Le tenseur des contraintes, avec
toutes ses composantes, contient donc la combinaison des contraintes normales et
tangentielles.

La contrainte peut être représentée par une matrice symétrique

Matrice des contraintes à deux dimensions ( contraintes planes 2D) :

𝝈𝒙𝒙 𝝉𝒙𝒛
(𝝉 𝝈𝒛𝒛 )
𝒛𝒙

𝝈𝒚𝒚 = 𝝉𝒙𝒚 = 𝝉𝒚𝒛 = 𝟎


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Matrice des contraintes à trois dimensions (3D) :

𝝈𝒙𝒙 𝝉𝒙𝒚 𝝉𝒙𝒛


( 𝝉𝒚𝒙 𝝈𝒚𝒚 𝝉𝒚𝒛 )
𝝉𝒛𝒙 𝝉𝒛𝒚 𝝈𝒛𝒛

les composantes situées sur la diagonale sont appelées contraintes normales


𝝈𝒙𝒙 𝝈𝒚𝒚 𝒆𝒕 𝝈𝒛𝒛 .Elles agissent sur la surface normale à la direction dans laquelle la
contrainte agit.

Les 6 élements du tenseur de contrainte ( 𝝉𝒚𝒙 , 𝝉𝒙𝒚 , 𝝉𝒙𝒛 , 𝝉𝒛𝒙 , 𝝉𝒛𝒚 𝒆𝒕 𝝉𝒚𝒛 ) situés hors de
la diagonale sont appellées les contraintes de cisaillement (composantes tangentielles)
.Elles agissent parallèllement aux faces dans lesquelles elles s’appliquent.

Reciprocité des contraintes tengentielles

En raison de la reciprocité des contraintes tangentielles Fig7, le tenseur peut être alors
exprimé par six quantités indépendantes dont 3 contraintes normales et 3 contraintes
de cisaillement.

Fig7: reciprocité des contraintes tengentielles

NOTION DE DEFORMATION

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Pour mieux comprendre la n otion de déformation ,il est indispensable de definir la
notion de déplacement , la déformation et la dilatation.

 Le déplacement représente le mouvement total d’un point par rapport à sa


position d’équilibre.

 La déformation est le mouvement relatif d’un point par rapport à un autre point.

 La dilatation definit la variation relative du volume.

Tout materiau possède une force propre pour resister aux contraintes et quand la
contrainte dépasse la resistance du materiau il se déforme et il s’en suit un changement
dans la forme et / ou de volume .La quantité de déformation subie par un échantillon du
materiau est fonction de ses propriétés mécaniques .

Les roches sont déformées depuis l’échelle du minéral (millimètre, micromètre) jusqu’à
celle du continent (milliers de kilomètre).

On distingue plusieurs types de déformation des roches.

- Déformation élastique
- Déformation plastique
- Déformation cassante
- Déformation visqueuse

Sous l’effet d’une force exterieure , les materiaux subissent des déformations .Une
déformation est dite élastique si elle n’est pas permanente .La déformation est alors
proportionnelle à la contrainte qui la provoque et qui disparait lorsque la contrainte
est supprimée.
Dans le cas d’un comportement élastique des materiaux la déformation 𝝐 est
proportionnelle aux contraintes 𝝈 appliquées et elle est reversible. Le solide reprend sa
forme originale si les contraintes disparaissent .Le corps restitue alors la déformation
qu’il a accumulée quand la contrainte est relâchée .

REPRESENTATION DES DEFORMATIONS EN DEUX DIMENSIONS.

examinons un materiau à deux dimensions PQRS indiqué par la figure 8 soumis à une
faible contrainte. Il se déforme.

On présume que les gradients de formation sont suffisamment petites par rapport aux
dimensions du materiau .On suppose ainsi que les d éplacements sont très petits par
rapport aux dimensions du materiau PQRS
12
𝝏𝒖 𝝏𝒖 𝝏𝒗 𝝏𝒗
, , , << 𝒅𝒙, 𝒅𝒚
𝝏𝒙 𝝏𝒚 𝝏𝒙 𝝏𝒚

Fig 8

Pendant la déformation , les points P ,Q, R ,S changent en P’,Q’,R’,S’ avec :

𝑷(𝒙, 𝒚) se transforme en 𝑷 ’( 𝒙 + 𝒖 , 𝒚 + 𝒗)

𝝏𝒖 𝝏𝒗
Q ( 𝒙 + 𝒅𝒙 , 𝒚) se transforme en Q’ ( 𝒙 + 𝒖 + 𝒅𝒙 , 𝒚 + 𝒅𝒙)
𝝏𝒙 𝝏𝒙

𝝏𝒖 𝝏𝒗
S (𝒙 , 𝒚 + 𝒅𝒚) se transforme en S’ ( 𝒙 + 𝒖 + 𝒅𝒚 , 𝒚 + 𝒅𝒚 + 𝒗 + 𝒅𝒚)
𝝏𝒚 𝝏𝒚

𝝏𝒖 𝝏𝒗
R (𝒙 + 𝒅𝒙 , 𝒚 + 𝒅𝒚) se transforme R’( 𝒙 + 𝒅𝒙 + 𝒖 + 𝒅𝒙 + 𝒅𝒙 , 𝒚 + 𝒅𝒚 +
𝝏𝒙 𝝏𝒙
𝝏𝒗 𝝏𝒗
𝒗+ 𝒅𝒙 + 𝒅𝒚
𝝏𝒙 𝝏𝒚
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Les angles 𝜽𝟏 , 𝜽𝟐 sont très petits

𝝏𝒗 𝝏𝒖
𝜽𝟏 ≅ et 𝜽𝟐 ≅ étant donné que 𝒕𝒂𝒏 𝜽 ≅ 𝜽
𝝏𝒙 𝝏𝒚

𝒖 , 𝒗 et éventuellement 𝒘 (cas de déformations en 3 dimensions) sont les déplacements


décrivant des translations .
La déformation proprement dite se décompose en :

- Des élongations normales sans changement de forme ( modification des longueurs


dans la direction des axes fig 9 )

Fig 9

Une modification de la forme , indiqué par la fermeture de l’angle QPS, obtenu par un
cisaillement parallèle à chaque axe Ce changement s’opère par la fermeture de l’angle
𝜽𝟏 + 𝜽𝟐
QPS avec un même angle (fig .10)
𝟐

Fig 10

- Une rotation d’ensemble de l’objet déformé autour de l’axe perpendiculaire au


𝜽𝟏 − 𝜽𝟐
plan XY d’un angle (fig .10)
𝟐

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Fig 10

DESCRIPTION DES DEFORMATIONS EN TROIS DIMENSIONS

- Les changements de longueurs dans la direction des axes ont pour expressions

𝝏𝒖
𝝐𝒙𝒙 =
𝝏𝒙
𝝏𝒗
𝝐𝒚𝒚 =
𝝏𝒚

𝝏𝒘
𝝐𝒚𝒚 =
𝝏𝒛
- Le changement de la forme (cisaillement) s’exprime par :

𝝏𝒖 𝝏𝒗
𝝐𝒙𝒚 = 𝝐𝒚𝒙 = +
𝝏𝒚 𝝏𝒙

𝝏𝒘 𝝏𝒗
𝝐𝒚𝒛 = 𝝐𝒛𝒚 = +
𝝏𝒚 𝝏𝒛

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𝝏𝒖 𝝏𝒘
𝝐𝒛𝒙 = 𝝐𝒙𝒛 = +
𝝏𝒛 𝝏𝒙

- La rotation d’ensemble du corps (rigide) déformé autour des axes est :

𝝏𝒘 𝝏𝒗
𝜽𝒙 = −
𝝏𝒚 𝝏𝒛

𝝏𝒖 𝝏𝒘
𝜽𝒚 = −
𝝏𝒛 𝝏𝒙

𝝏𝒗 𝝏𝒖
𝜽𝒛 = −
𝝏𝒙 𝝏𝒚

CHANGEMENT DE VOLUME

La déformation provoque un changement de volume . Le volume initial du materiau


avant qui’il ne soit soumis à une contrainte est noté 𝑽 avec 𝑽 = dx . dy . dz
Après le chargement le volume devient 𝑽 + ∆𝑽

𝝏𝒖 𝝏𝒗 𝝏𝒘
𝑽 + ∆𝑽 = 𝑽 + [𝒅𝒙 + 𝒅𝒙 ] . [𝒅𝒚 + 𝒅𝒚] . [𝒅𝒛 + 𝒅𝒚]
𝝏𝒙 𝝏𝒚 𝝏𝒛

= 𝑽.[𝟏 + 𝝐𝒙𝒙 ].[𝟏 + 𝝐𝒚𝒚 ] .[𝟏 + 𝝐𝒛𝒛 ]

Soit

∆𝑽
⃗ : Appelée trace du tenseur des déformations
= 𝝐𝒙𝒙 + 𝝐𝒚𝒚 + 𝝐𝒛𝒛 = 𝒅𝒊𝒗 𝑼
𝑽
ou encore dilatation volumique (voire annexe l notion de divergence).

QUANTIFICATION DE LA DEFORMATION

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L’évaluation de la déformation consisterait à comparer l’état initial (avant
déformation) à l’état final (après déformation).Il ya deux paramètres qu’il faut prendre
en compte.

- La variation de la longueur ou élongation


- La déformation angulaire ou cisaillement
-
TENSEUR DE DEFORMATION

- Etat uniaxial de déformation

La déformation uniaxiale est par definition :

𝒍𝒐𝒏𝒈𝒖𝒆𝒖𝒓 𝒇𝒊𝒏𝒂𝒍𝒆 –𝒍𝒐𝒏𝒈𝒖𝒆𝒖𝒓 𝒊𝒏𝒊𝒕𝒊𝒂𝒍𝒆 𝑳′ – 𝑳 ∆𝑳


𝝐= = =
𝒍𝒐𝒏𝒈𝒖𝒆𝒖𝒓 𝒊𝒏𝒊𝒕𝒊𝒂𝒍𝒆 𝑳 𝑳

signe + en cas d’un allongement


signe – en cas d’un retricissement

Dans la direction ox on a :

𝝐𝒙𝒙 𝟎 𝟎
𝝐𝒊𝒋 =( 𝟎 𝟎 𝟎)
𝟎 𝟎 𝟎

- En trois dimensions

L’ expression sous forme matricielle des déformations 𝒖, 𝒗, 𝒘 en trois dimensions


(𝒙, 𝒚 , 𝒛) est :

𝝏𝒖 𝝏𝒖 𝝏𝒖
𝝏𝒙 𝝏𝒚 𝝏𝒛
𝒅𝒖 𝝏𝒗 𝝏𝒗 𝝏𝒗
𝒅𝒙
( 𝒅𝒗 ) = 𝝏𝒙 𝝏𝒚 𝝏𝒛
. (𝒅𝒚).
𝒅𝒘 𝝏𝒘 𝝏𝒘 𝝏𝒘 𝒅𝒛
( 𝝏𝒙 𝝏𝒚 𝝏𝒛)

Soit :

17
𝝐𝒙𝒙 𝝐𝒙𝒚 𝝐𝒙𝒛
𝝐𝒊𝒋 = ( 𝝐𝒚𝒙 𝝐𝒚𝒚 𝝐𝒚𝒛 )
𝝐𝒛𝒙 𝝐𝒛𝒚 𝝐𝒛𝒛

Les composantes 𝝐𝒙𝒙 , 𝝐𝒚𝒚, 𝝐𝒛𝒛 représentent les allongements

Les composantes 𝝐𝒚𝒙 , 𝝐𝒙𝒚 , 𝝐𝒙𝒛 𝝐𝒛𝒙 , 𝝐𝒛𝒚 𝒆𝒕 𝝐𝒚𝒛 : représentent les glissements
(déformations de cisaillement).

𝝏𝒋
La matrice qui rassemble les déformations avec 𝒋 = 𝒖, 𝒗; 𝒘 et 𝒊 = 𝒙 , 𝒚, 𝒛 forme
𝝏𝒊
le tenseur des déformations.

Les principales propriétés du tenseur des déformations sont :

- tenseur d’ordre 2 .C’est donc une matrice 3x3 de 9 composantes

- symetrie : 𝝐𝒊𝒋 = 𝝐𝒋𝒊 .Il ya de ce fait 6 composantes indépendantes

- Diagonalisable

- La trace du tenseur des déformations est invariante par changement de base. Elle
est égale à la somme de ses termes diagonaux ( 𝝐𝒙𝒙 + 𝝐𝒚𝒚 + 𝝐𝒛𝒛 )

- Tout point M (x,y,z) d’un solide sous l’action d’une contrainte subit un
déplacement ⃗𝑼
⃗ de composantes 𝒖 , 𝒗 et 𝒘
.
nous pouvons exprimer le tenseur symetrique des déformations 𝝐𝒊𝒋 par l’expression

𝟏 𝝏𝒖𝒊 𝝏𝒖𝒋 𝝏𝒖𝒌 𝝏𝒖𝒌


𝝐𝒊𝒋 = ( + + )
𝟐 𝝏𝒙𝒋 𝝏𝒙𝒊 𝝏𝒙𝒊 𝝏𝒙𝒋

dans le cadre des petits déplacements et des petites déformations, les termes de second
d’ordre peuvent être néglIgés , laissant place au tenseur des déformations linéairisées
qui a pour expression :

18
𝟏 𝝏𝒖𝒊 𝝏𝒖𝒋
𝝐𝒊𝒋 = ( + )
𝟐 𝝏𝒙𝒋 𝝏𝒙𝒊

C’est cette relation qu’on utilise pour la propagation des ondes sismiques étant donné
que les déformations sont suffisamment faibles .

Les expressions des déformations pour les termes de compression sont :

𝝏𝒖
𝝐𝒙𝒙 =
𝝏𝒙

𝝏𝒗
𝝐𝒚𝒚 =
𝝏𝒚

𝝏𝒘
𝝐𝒛𝒛 =
𝝏𝒛
Les expressions des déformations pour les termes de cisaillement sont :

𝟏 𝛛𝐰 𝛛𝐯
𝛜𝐲𝐳 = 𝛜𝐳𝐲 = ( + )
𝟐 𝛛𝐲 𝛛𝐳

𝟏 𝛛𝐮 𝛛𝐯
𝛜𝐲𝐱 = 𝛜𝐱𝐲 = ( + )
𝟐 𝛛𝐲 𝛛𝐱

𝟏 𝛛𝐰 𝛛𝐮
𝛜𝐱𝐳 = 𝛜𝐳𝐱 = ( + )
𝟐 𝛛𝐱 𝛛𝐳

LOI DE HOOKE

Dans le cas le plus simple de la compression ou d’une traction simple , la relation entre
la contrainte et la déformation est (Fig 11).

𝝈 = 𝑬. 𝝐

19
Fig 11

LOI DE HOOKE UNIDIMENSIONNELLE

La Loi de Hooke en déformation longitudinale (chargement unidirectionnel) en traction


ou en compression pur suivant un axe(suivant l’axe ox par exemple) principal est :

𝝈 𝐱𝐱 = 𝑬. 𝛜𝐱𝐱

𝑬 : module d’Young

En déformation transversale
𝝈 𝐱𝐱
𝛜 𝐲𝐲
= 𝛜𝐳𝐳 = − 𝛜𝐱𝐱 𝝑 = −𝝑
𝑬

𝝑 : coefficient de Poisson

LOI DE HOOKE BIDIMENSIONNELLE

la loi de Hooke bimensionnelle(oxy par exemple ) est :

𝝈 𝐱𝐱 𝝑 𝝈 𝐲𝐲 𝟏
𝛜𝐱𝐱 = − = (𝝈 𝐱𝐱 − 𝝑 𝝈 𝐲𝐲 )
𝑬 𝑬 𝑬

20
𝝈 𝐲𝐲 𝝑 𝝈 𝐱𝐱 𝟏
𝛜𝐲𝐲 = − = (𝝈 𝐲𝐲 − 𝝑 𝝈 𝐱𝐱 )
𝑬 𝑬 𝑬

𝑬
𝝈 𝐱𝐱 = ( 𝛜𝐱𝐱 + 𝝑 𝛜𝐲𝐲 )
(𝟏 − 𝝑𝟐 )

𝑬
𝝈 𝐲𝐲 = ( 𝛜𝐲𝐲 + 𝝑 𝛜𝐱𝐱 )
(𝟏 − 𝝑𝟐 )

LOI DE HOOKE TRIDIMENSIONNELLE

En procédant par un raisonnement similaire aux cas à deux dimensions, la loi de Hooke
tridimensionnelle a pour expression :

𝟏
𝛜𝐱𝐱 = [𝝈 𝐱𝐱 − 𝝑 (𝝈 𝐲𝐲 + 𝝈 𝐳𝐳 )]
𝑬

𝟏
𝛜𝐲𝐲 = [𝝈 𝐲𝐲 − 𝝑 (𝝈 𝐳𝐳 + 𝝈 𝐱𝐱 )]
𝑬

𝟏
𝛜𝐳𝐳 = [𝝈 𝐳𝐳 − 𝝑 (𝝈 𝐱𝐱 + 𝝈 𝐲𝐲 )]
𝑬

Et inversement :

𝑬
𝝈 𝐱𝐱 = [(𝟏 − 𝝑) 𝛜𝐱𝐱 + 𝝑 ( 𝛜𝐲𝐲 + 𝛜𝐳𝐳 )]
(𝟏 + 𝝑)(𝟏 − 𝟐𝝑)

𝑬
𝝈 𝐲𝐲 = [(𝟏 − 𝝑) 𝛜𝐲𝐲 + 𝝑 ( 𝛜𝐳𝐳 + 𝛜𝐱𝐱 )]
(𝟏 + 𝝑)(𝟏 − 𝟐𝝑)

𝑬
𝝈 𝐳𝐳 = [(𝟏 − 𝝑) 𝛜𝐳𝐳 + 𝝑 ( 𝛜𝐱𝐱 + 𝛜𝐲𝐲 )]
(𝟏 + 𝝑)(𝟏 − 𝟐𝝑)

Pour les materiaux élastiques ,homogènes et isotropes , les relations entre contraintes
et déformations (parfaitement reversible) dependent seulementt de deux paralmetres 𝝀
et µ (constantes de Lamé). Cette loi appelée loi de Hooke a pour expression :

𝝈 𝐢𝐣 = 𝝀. 𝜽. 𝜹𝐢𝐣 + 𝟐𝝐 𝐢𝐣

𝝈 𝐢𝐣 : contrainte suivant un axe

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𝜽 : dilatation volumique
𝜹𝐢𝐣 symbome de Kronecker
𝜹𝐢𝐣 = 𝟏 si 𝒊 = 𝒋
𝜹𝐢𝐣 = 𝟎 si 𝒊 ≠ 𝒋

PARAMETRES ELASTIQUES DES ROCHES

CONSTANTES ELASTIQUES

La théorie d’élasticité met en évidence le rapport existant entre les contraintes


appliquées sur la surface externe des matériaux et les changements qui en découlent
.Les matériaux élastiques, sous l’effet d’une contrainte, subissent des déformations de
deux types :

- Contraintes entrainant une déformation longitudinale (ou de


compression/dilatation)

- Contraintes entrainant une déformation transversale (ou de cisaillement)

Tout matériau continu, homogène et isotrope peut être décrit par deux
coefficients élastiques : le module d’Young 𝑬 et le module de cisaillement G ou 𝝁.

Module d’Young

Le module d’Young ( 1773-1829) 𝑬 ( ou module d’élasticité) permet de caracteriser les


materiaux élastiques et isotropes soumis à des contraintes. Il donne des informations
sur le comportement du materiau soumis à des contraintes et de mesurer sa rigidité .Il
s’exprime par le rapport de la contrainte normale à la compression et ou traction sur la
déformation relative .Dans le cas d’une traction ou compression simple il a pour
expression (fig 12)

𝝈 𝑭/𝑺
𝑬= =
𝝐 ∆𝑳/𝑳

∆𝑳 𝑭/𝑺
=
𝑳 𝑬
𝑭/𝑺: la force ou la contrainte appliquée par unité de surface
𝝐 = ∆𝑳/𝑳: déformation relative c’est-à-dire l’ allongement relatif (ou retricissement)
par unité de longueur sous l’effet de la contrainte .

22
𝐸 : module d’Young (en unité de Pression)
𝝐 : déformation ( sans dimension)
𝝈 : contrainte (en unité de pression)
La figure 12 montre qu’une tension normale genère deux effets :

 Un allongement specifique

∆𝑳 = 𝑳′ − 𝑳

 Une contraction latérale

∆𝒅 = 𝒅′ − 𝒅

Fig 12

COEFFICIENT DE POISSON

Le coefficient de Poisson ou coefficient de contraction est une mesure du changement


géometrique de forme ,il exprime le rapport de la contraction latérale à la dilatation
longitudinale.

∆𝐝
𝐝é𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐯𝐞𝐫𝐬𝐚𝐥𝐞
𝛝 = = 𝐝
𝐝é𝐟𝐢𝐨𝐫𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐥𝐨𝐧𝐠𝐢𝐭𝐮𝐝𝐢𝐧𝐚𝐥𝐞 ∆𝐋
𝐋

23
∆𝒅
= 𝝑. 𝝐
𝒅

∆𝒅 = 𝒅′ − 𝒅

𝝑 : Le coefficient de Poisson

𝝑, sans unité, toujours inferieur à 0,5, il est de l’ordre de 0,25 pour la majorité des
materiaux .
Le coefficient de Poisson est relié au module d’Young 𝑬 grâce aux deux constantes de
Lamé 𝝀 et µ (fig13)

𝑬. 𝝑
𝝀=
(𝟏 + 𝝑)(𝟏 − 𝟐𝝑)

𝑬 𝟑𝑲(𝟏 − 𝟐𝝑)
µ= =
𝟐(𝟏 + 𝝑) 𝟐(𝟏 + 𝝑)

Fig 13. Relation entre les constantes de Lamé pour 𝝑 variant entre 𝟎 et 𝟎, 𝟓 pour un 𝑬 fixé

en déformation longitudinale

𝛜 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐯𝐞𝐫𝐬𝐚𝐥𝐞
= − 𝝑 𝛜𝐥𝐨𝐧𝐠𝐢𝐭𝐮𝐝𝐢𝐧𝐚𝐥𝐞

en déformation transversale

24
𝝈 𝐱𝐱
𝛜 𝐲𝐲
= 𝛜𝐳𝐳 = −𝝑 𝛜𝐱𝐱 = −𝝑
𝑬

MODULE D’INCOMPRESSIBILITE

Le Module d’incompressibilité appelé également module global d’élasticité 𝑲


correspond au rapport contrainte /déformation volumique sous compression ou
dilatation .

𝑭/𝑺 𝑭/𝑺 𝑭/𝑺 𝒄𝒐𝒏𝒕𝒓𝒂𝒊𝒏𝒕𝒆 𝒗𝒐𝒍𝒖𝒎𝒊𝒒𝒖𝒆


𝑲 = = = ⃗⃗
=
∆𝑽/𝑽 𝝐𝒙𝒙 + 𝝐𝒚𝒚 + 𝝐𝒛𝒛 𝐝𝐢𝐯 𝑼 𝒅é𝒇𝒐𝒓𝒎𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒗𝒐𝒍𝒖𝒎𝒊𝒒𝒖𝒆

∆𝑽/𝑽: La dilatation ou contraction volumique par unité de volume sous l’effet de la


contrainte

𝟏
∶ S’appelle compressibilité
𝑲

MODULE DE CISAILLEMENT

Le module de cisaillement ou module de Coulomb ou de rigidité ou encore module de


glissement est la constante qui relie la contrainte de cisaillement et la déformation du
matériau élastique isotrope.

La déformation cisaillante se produit sans changement de volume

La loi de Hooke pour le cisaillement est alors : fig. 14

𝑭/𝑺 𝒄𝒐𝒏𝒕𝒓𝒂𝒊𝒏𝒕𝒆
𝑮= =
∆𝑳/𝑳 𝒅é𝒇𝒐𝒓𝒎𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒂𝒏𝒔 𝒍𝒆 𝒄𝒂𝒔 𝒅′ 𝒖𝒏 𝒄𝒊𝒔𝒂𝒊𝒍𝒍𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒔𝒊𝒎𝒑𝒍𝒆 𝒕𝒆𝒏𝒈𝒆𝒏𝒕𝒊𝒆𝒍

𝑭 ∆𝑳
= 𝝉𝒄𝒊𝒔𝒂𝒊𝒍𝒍𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 = 𝑮. = 𝑮 . 𝒕𝒂𝒏𝜷
𝑺 𝑳
L’angle 𝜷 étant petit, 𝒕𝒂𝒏𝜷 ≈ 𝜷

𝜷 : Angle de déformation de cisaillement ou angulaire

La contrainte de cisaillement est :


𝝉 = 𝑮 . 𝒕𝒂𝒏𝜷 = 𝑮 . 𝜷

25
G module de cisaillement ,il s’exprime en Gpa ou en N par 𝐦𝐦𝟐

Le module de cisaillement est relié aux coefficients de Poisson et d’Young par :

𝑬
µ=𝑮=
𝟐(𝟏 + 𝝑)

Fig 14

RELATIONS ENTRE LES CONSTANTES ELASTIQUES

Dans le cas des materiaux homogènes , isothermes et parfaitement élastiques toutes les
constantes élastiques qualifiées de statiques (car mesurés au laboratoire)des materiaux
sont reliées entre elles par les relations suivantes :

𝝁(𝟑𝝀+𝟐𝝁)
𝑬= = 𝟑𝑲(𝟏 − 𝟐𝝑) = 𝟐𝝁(𝟏 + 𝝑)
𝝀+𝝁

𝟑𝑲 − 𝟐𝝁 𝝀 𝟏 𝑬
𝝑= = = −
𝟔𝑲 + 𝟐𝝁 𝟐(𝝀 + 𝝁) 𝟐 𝟔𝑲

𝑬 𝟐 𝟐𝝁(𝟏 + 𝝑)
𝑲= = 𝝀+ 𝝁=
𝟑(𝟏 − 𝟐𝝑) 𝟑 𝟑(𝟏 − 𝟐𝝑)

𝑬.𝝑
𝝀=
(𝟏+𝝑)(𝟏−𝟐𝝑)

26
𝑬 𝟑𝑲(𝟏 − 𝟐𝝑)
µ= =
𝟐(𝟏 + 𝝑) 𝟐(𝟏 + 𝝑)

COEFFICIENTS DYNAMIQUES D’ELASTICITE

Les paramètres élastiques peuvent être deduits à partir des mesures des vitesses des
ondes sismiques , on les qualifie alors de coefficients dynamiques d’élasticité . Il sont
généralement différents des modules statiques.
Les valeurs des modules dynamiques en fonction des vitesses des ondes de compression
𝑽𝒑 et de cisaillement 𝑽𝒔 ont pour expressions :

𝟑𝑽𝟐𝒑 −𝟒𝑽𝟐𝒔
𝑬𝒅 = 𝝆𝑽𝟐𝒔
𝑽𝟐𝒑 −𝑽𝟐𝒔

𝑲𝒅 = 𝝆(𝑽𝟐𝒑 − 𝟒/𝟑𝑽𝟐𝒔 )

µ𝒅 = 𝝆𝑽𝟐𝒔

𝑽𝟐𝒑 −𝟐𝑽𝟐𝒔
𝝑𝒅 =
𝟐(𝑽𝟐𝒑 −𝑽𝟐𝒔 )

𝝀𝒅 = 𝝆(𝑽𝟐𝒑 − 𝟐𝑽𝟐𝒔 )

𝝆: densité du materiau

CONCLUSION

Sous l’action d’une contrainte quelconque , les materiaux solides élastiques subissent
des déformations de deux types .

- Une compression
- Un cisaillement

La théorie d’élasticité et le principe fondamental de la dynamique montrent qu’il en


résulte une propagation d’ondes sismiques par deux manières differentes , qui génèrent
deux types d’ondes sismiques se propageant de manière independantes

- Les ondes de compression encore appelées ondes de dilatation

𝝀 + 𝟐𝝁 𝟑𝑲 + 𝟒𝝁
𝑽𝒑 = √ =√
𝝆 𝟑𝝆

27
- Les ondes de cisaillement encore appelées ondes de distorsion ou ondes
transversales ou ondes S.

𝝁
𝑽𝒔 = √
𝝆

------------------

28
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

Astier J.L.1971.Geophysique appliquée à l’hydrogeologie.Ed.Masson et Cie

DATTA.S.1967.Elastic measurements in rock formations Geoexpl ;vol 5, p115-126

Cara , M . 1989. géophysique .Dunod, 1989

Djeddi Mk and Shout .H: Bases physiques des methodes sismiques .Office des
Publications universitaires –Alger 02/1995

G.DUVAUT, 1990.Mécanique des milieux continus, Ed Masson

J.COIRIER.1997 .Mécanique des milieux continus, Ed. Dunos

Larroque,C et Virieux.2001. Physique de la terre solide. Observations ettheories.Gordon


and Breach Science Publishers

Lemaitre,J.LChaboche .1996.Mecanique des matériaux solides. Ed. Dunos

Mayer De Stadelhoffen.C.1991.Applications de la Géophysique aux recherches d’eau


.Lavoisier. Paris

Mercier,J et Vergeley,P .1992.Tectonique .Dunod

Montagnier,J-P., .1997 .Sismologie.La musique de la terre .Hachette

Seguin.M.K.1991.La géophysique et les propriétés physiques des roches. Presses


Univ.Laval. Québec. Canada

https://fr.scribd.com/doc/301732138/Methodes-Sismiques-Comportement-Elastique-
Des-Roches

https://fr.scribd.com/document/224706211/Parametres-elastiques-des-roches

http://www.normalesup.org/~clanglois/Sciences_Terre/Phy-solide-notes.pdf

29
ANNEXE
Divergence

C’est Clifford William Kingdon qui introduisait le terme opérateur divergence en


1878 dans son éléments of dynamic .Il fut par la suite utilisé par Gibbs(1839-1903)
et Oliver Heaviside (1850-1925)avec l’opérateur nabla ⃗⃗⃗⃗
(𝛁).L’opérateur divergence
est largement utilisée en physique notamment dans les équations de continuité
(conservation de la charge en électricité) ,conservation de la masse en
électromagnétisme ou en thermique , conservation de la masse en mécanique des
fluides et bien d’autres.

Le produit scalaire de l’opérateur Nabla "𝛁⃗ " par un vecteur definit la divergence de
ce vecteur.Ainsi pour un champ de vecteur 𝐀 ⃗ (𝐱, 𝐲, 𝐳) de composantes Ax , Ay , Az ,
la divergence du vecteur est par définition.
𝛛 𝐀𝐱 𝛛 𝐀𝐲 𝛛 𝐀𝐳
⃗ (𝐱, 𝐲, 𝐳) = 𝛁
𝐝𝐢𝐯𝐀 ⃗ .𝐀
⃗ (𝐱, 𝐲, 𝐳) = (𝐱, 𝐲, 𝐳) + (𝐱, 𝐲, 𝐳 ) + (𝐱, 𝐲, 𝐳)
𝛛𝐱 𝛛𝐲 𝛛𝐳

𝛛
𝛛𝐱 𝐀𝐱
𝛛
= 𝛛𝐲
. ( 𝐀𝐲 )
𝛛 𝐀𝐳
(𝛛𝐳)
⃗ par 𝐀
La divergence d’un vecteur est un scalaire (le produit scalaire de 𝛁 ⃗ ), elle
⃗ (𝐱, 𝐲, 𝐳)
représente la somme des dérivée partielles des composantes du vecteur 𝐀

La divergence peut être également définie comme étant égale au flux 𝜱 du vecteur
⃗⃗ (𝒙, 𝒚, 𝒛) sortant d’un volume unité 𝒅𝜏, soit :
𝑨

⃗ (𝐱, 𝐲, 𝐳) = 𝐝𝚽 .
⃗ (𝐱, 𝐲, 𝐳) = ⃗𝛁. 𝐀
𝐝𝐢𝐯𝐀
𝐝𝝉

Cette formule montre que la divergence d’un champ vectoriel ⃗A en un point est égale
au flux sortant par unité de volume ∆𝜏 centré en un point P et délimité par une surface
fermée ∆𝑆. Le terme ∆Φ est le flux du champ de vecteurs A ⃗ à travers l’unité de
volume ∆τ. La divergence de ⃗A est par definition :

∆𝚽 ∯𝐀 ⃗⃗⃗⃗
⃗ 𝐝𝐬
⃗ (𝐱, 𝐲, 𝐳) = 𝐥𝐢𝐦
𝐝𝐢𝐯𝐀 = 𝐥𝐢𝐦
∆𝛕→𝟎 ∆𝛕 ∆𝛕→𝟎 ∆𝛕

30
INTERPRETATION PHYSIQUE DE LA DIVERGENCE

La divergence permet de caractériser l’allure des lignes de champ au voisinage de la


source suivant le schéma fig. 1

Si 𝐝𝐢𝐯⃗⃗⃗𝐕 < 0 Les lignes de champ convergent (a)

Si 𝐝𝐢𝐯⃗⃗⃗𝐕 > 0 Les lignes de champ divergent(b)

Si 𝐝𝐢𝐯⃗⃗⃗𝐕 = 𝟎 en tout point le champ est uniforme et les lignes de champ sont
parallèles entre elles (figc)

Lorsqu’ un champ de vecteur tend localement à diverger à partir d’un point source,
son flux à travers une petite surface fermée qui entoure le point source est positif et,
selon le théorème de Green –Ostrogradsky, sa divergence est également positive.

Le flux sortant étant positif (∆𝛷 > 0), on aura donc :


∆𝜱
⃗⃗ (𝒙, 𝒚, 𝒛) = 𝐥𝐢𝐦
𝒅𝒊𝒗 𝑨 >0.
∆𝝉→𝟎 ∆𝝉

La divergence permet de rendre compte de la tendance qu’à le vecteur ⃗A à s’éloigner du


point source P

Et inversement, lorsque le champ de vecteur tend à converger vers ce point source, son
flux à travers une petite surface fermée qui l’entoure est négatif (∆𝛷 < 0), la
divergence au point étudié est négative (flux entrant).on aura :

∆𝜱
𝒅𝒊𝒗 ⃗𝑨
⃗ (𝒙, 𝒚, 𝒛) = 𝐥𝐢𝐦 <0
∆𝝉→𝟎 ∆𝝉
Lorsque le champ de vecteur est uniforme au voisinage du point source, son flux à
⃗ = 𝟎, et sa
travers une petite surface fermée qui l’entoure est nul et donc 𝐝𝐢𝐯𝐀
divergence est aussi nulle(le flux est localement conservatif). Cela signifie que le champ
⃗ ne peut pas converger vers la source ou diverger de la source. On a alors :
de vecteur 𝐀
∆𝜱
𝒅𝒊𝒗 ⃗𝑨
⃗ (𝒙, 𝒚, 𝒛) = 𝐥𝐢𝐦 =𝟎 .
∆𝝉→𝟎 ∆𝝉

C’est donc lorsque ∆𝚽 est infiniment petit devant ∆𝝉

L’introduction du concept de divergence permet d’alléger souvent les calculs de flux.

31
(a) (b) (c)

Fig 1

Formule de la divergence (formule d’Ostrogradsky)

Toute surface 𝑆 fermée délimitant un volume 𝜏 permet d’écrire la relation :

⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗
∯ ⃗𝑨 𝒅𝑺 = ∰ 𝒅𝒊𝒗 ⃗𝑨
⃗ 𝒅𝝉
𝝉
𝒔

-Flux du champ de vecteurs ⃗𝑨


⃗ sur une surface 𝑺 fermée
-Intégrale de la divergence du champ de vecteurs ⃗𝑨 ⃗ sur le volume 𝝉 delimité par
cette surface .
-Le symbole ∯ indique que l’intégrale est calculée sur une surface fermée.

Cette Formule permet de transformer une intégrale de surface (flux d’un champ de
vecteurs ⃗𝑨
⃗ à travers une surface fermée) en une intégrale volumique.

Exemple d’application en électricité

On sait que le flux du champ électrique ⃗E à travers une surface fermée 𝐒 est égal à la
somme algébrique des charges électriques contenues à l’interieur de la surface 𝑆
selon l’expression
dq
ΦE⃗ = ∬s ⃗E. ds = ∑i i
∈o

Lorsque les charges sont distribuées à travers un volume V engendré par la surface S
de distribution volumique ρ, on a

32
𝐪 = ∭ 𝛒 𝐝𝐕 d’où

⃗ . 𝐝𝐬 = ∑𝐢 𝐝𝐪𝐢 =
𝚽𝐄⃗ = ∬𝐬 𝐄
𝟏
∭ 𝛒 𝐝𝐕
∈𝐨 ∈𝐨

Le Théorème d’Ostrogradsky-Gauss permet d’écrire cette expression sous la forme

⃗ dV = 1 ∭ ρ dV
∬s ⃗E. ds = ∭ divE ∈ o

D’où
dqi 𝛒.𝐝𝐕 𝛒
⃗ . 𝐝𝐕 = 𝐝𝚽 ⃗ =
𝐝𝐢𝐯𝐄 = D’où ⃗ =
𝐝𝐢𝐯𝐄
𝐄 ∈𝐨 ∈𝐨 ∈𝐨

Cette expression entre le champ vectoriel 𝐄 ⃗ et le champ scalaire 𝛒 en tout point de


l’espace représente l’équation locale du théorème de Gauss .Elle signifie que le flux du
champ électrique à travers une surface fermée est relié à la charge électrique contenue
à l’intérieur de cette surface.La divergence caractérise la variation spatiale du champ
vectoriel dans sa direction

Exemple d’application en magnétisme

La divergence dans l’équation de Maxwell divB ⃗⃗⃗ = 0 signifie que le flux du champ
magnétique à travers n’importe quelle surface fermée est nul (absence de monopoles
magnétiques).le flux du champ entrant est égal au flux du champ sortant.

Interprétation de la divergence en tectonique des plaques

En géosciences, les plaques tectoniques s’écartant au niveau des dorsales océaniques


se caractérisent par div ⃗⃗⃗
𝐕 > 0 et inversement la divergence est négative (div ⃗⃗⃗
𝐕 <
0 )lorsque les plaques tectoniques convergent (fig 2).

33
Fig 2

PRINCIPALES PROPRIETES DE LA DIVERGENCE

Soient ⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗ deux champs de vecteurs et 𝑉(𝑥, 𝑦, 𝑧) un champ de scalaire .Les
𝐴 et 𝐵
propriétés de linéairité du produit scalaire donnent :

❶ ⃗⃗⃗ + 𝑩
𝜵. (𝑨 ⃗⃗⃗ ) = 𝜵. 𝑨
⃗⃗⃗ + 𝜵. 𝑩
⃗⃗⃗

❷ ⃗⃗⃗ ) = 𝑽(𝜵. ⃗⃗⃗


𝜵. (𝑽𝑨 𝑨 ) +𝑨 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑽
⃗⃗⃗⃗ . (𝜵𝑽) Avec 𝜵𝑽 = 𝒈𝒓𝒂𝒅

❸ ⃗⃗⃗ ) = 𝝀𝜵. ⃗⃗⃗


𝜵. (𝝀𝑨 𝑨 avec 𝝀 ∈ R

⃗⃗⃗ ∧ 𝐁
❹𝛁. (𝐀 ⃗⃗⃗ ) = 𝐁
⃗⃗⃗ . ( 𝛁 ∧ ⃗⃗⃗
𝐀 ) − ⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗ )
𝐀 (𝛁 ∧ 𝐁

❺ ⃗⃗⃗ ) = 𝟎
𝛁. ( 𝛁 ∧ 𝐀

𝒅𝒊𝒗 (𝒈𝒓𝒂𝒅 𝑽) = ∆𝑽 Ou encore 𝛁. ( 𝛁𝐕) = 𝛁 𝟐 𝑽 (laplacien)

Expression de la divergence en coordonnées cartésiennes (𝒙, 𝒚, 𝒛)

⃗⃗⃗ est un champ vectoriel, on a 𝐀


Si 𝐀 ⃗⃗⃗ = 𝐀
⃗⃗⃗ (𝒙, 𝒚, 𝒛) de composantes 𝐴𝑋 𝐴𝑦 et 𝐴𝑧
dans une base cartésienne, le flux de ce champ à travers une surface entourant un

34
volume élémentaire 𝒅𝝉 = 𝒅𝒙. 𝒅𝒚. 𝒅𝒛 , construit au point 𝑷(𝒙, 𝒚, 𝒛) a pour
expression fig 3

𝒅𝜱 = 𝑨𝒙 (𝒙 + 𝒅𝒙, 𝒚, 𝒛)𝒅𝒚𝒅𝒛 − 𝑨𝒙 (𝒙, 𝒚, 𝒛) 𝒅𝒚𝒅𝒛 + 𝑨𝒚 (𝒙, 𝒚 + 𝒅𝒚, 𝒛)𝒅𝒛 𝒅𝒙

− 𝑨𝒚 (𝒙, 𝒚, 𝒛)𝒅𝒛𝒅𝒙 + 𝑨𝒛 (𝒙, 𝒚, 𝒛 + 𝒅𝒛)𝒅𝒙𝒅𝒚 − 𝑨𝒛 (𝒙, 𝒚, 𝒛)𝒅𝒙𝒅𝒚

𝝏 𝑨𝒙 𝝏 𝑨𝒚 𝝏 𝑨𝒛
𝒅𝜱 = 𝒅𝒙 𝒅𝒚 𝒅𝒛 + 𝒅𝒙 𝒅𝒚 𝒅𝒛 + 𝒅𝒙 𝒅𝒚 𝒅𝒛 =
𝝏𝒙 𝝏𝒚 𝝏𝒛
𝝏𝑨 𝝏 𝑨𝒚 𝝏 𝑨𝒛 𝝏𝑨 𝝏 𝑨𝒚 𝝏 𝑨𝒛
( 𝝏𝒙𝒙 + + ) 𝒅𝒙𝒅𝒚 𝒅𝒛 = ( 𝝏𝒙𝒙 + + ⃗⃗⃗ . 𝒅𝝉
) 𝒅𝝉 = 𝒅𝒊𝒗 𝐀
𝝏𝒚 𝝏𝒛 𝝏𝒚 𝝏𝒛

𝒅𝜱
⃗⃗⃗ . 𝒅𝝉𝒅𝒊𝒗 𝐀
𝒅𝜱 = 𝒅𝒊𝒗 𝐀 ⃗⃗⃗ =
𝒅𝝉

Avec

𝝏 𝑨𝒙 𝝏 𝑨𝒚 𝝏 𝑨𝒛
( + + ⃗⃗⃗ = 𝛁
) = 𝒅𝒊𝒗 𝐀 ⃗⃗⃗ . 𝑨
⃗⃗⃗
𝝏𝒙 𝝏𝒚 𝝏𝒛

Fig 3

Expression de la divergence en coordonnées cylindriques (𝒓, 𝜽, 𝒛)

⃗⃗⃗ = 𝐀
𝐀 ⃗⃗⃗ (𝒓, 𝜽, 𝒛) .De composantes

𝐴𝑟 = 𝐴𝑟 (𝒓, 𝜽, 𝒛)

𝐴𝜽 = 𝐴𝜽 (𝒓, 𝜽, 𝒛)

𝐴𝒛 = 𝐴𝒛 (𝒓, 𝜽, 𝒛)

𝟏 𝝏 𝟏 𝝏𝑨𝜽 𝝏𝑨𝒛 𝝏𝐴𝑟 𝟏 𝝏𝐴𝜽 𝝏𝐴𝒛


𝒅𝒊𝒗 ⃗⃗⃗
𝐀 =𝛁⃗⃗⃗ . 𝑨
⃗⃗⃗ = (𝒓. 𝑨𝒓 ) + + = + (𝐴𝑟 + ) +
𝒓 𝝏𝒓 𝒓 𝝏𝜽 𝝏𝒛 𝝏𝒓 𝒓 𝝏𝜽 𝝏𝒛
35
Expression de la divergence en coordonnées sphériques (𝒓, 𝜽, 𝝋)

⃗⃗⃗
𝐀 = ⃗⃗⃗
𝐀 (𝒓, 𝜽, 𝝋) de composantes

𝐴𝑟 = 𝐴𝑟 (𝒓, 𝜽, 𝝋)

𝐴𝜽 = 𝐴𝜽 (𝒓, 𝜽, 𝝋)

𝐴𝝋 = 𝐴𝒛 (𝒓, 𝜽, 𝝋)

𝟏 𝝏 𝟐 𝟏 𝝏 𝟏 𝝏𝑨𝝋
⃗⃗ =
𝒅𝒊𝒗 𝑨 (𝒓 . 𝑨𝒓 ) + (𝑨𝜽 𝒔𝒊𝒏 𝜽) + =
𝒓𝟐 𝝏𝒓 𝒓 𝐬𝐢𝐧 𝜽 𝝏𝜽 𝒓. 𝐬𝐢𝐧 𝜽 𝝏𝝋

𝝏𝑨𝒓 𝟐 𝟏 𝝏𝑨𝜽 𝟏 𝟏 𝝏𝑨𝝋


+ 𝑨𝒓 + + (𝑨𝜽 𝒄𝒐𝒔 𝜽) +
𝝏𝒓 𝒓 𝒓 𝝏𝜽 𝒓 𝒔𝒊𝒏 𝜽 𝒓. 𝒔𝒊𝒏 𝜽 𝝏𝝋

-------------------- SEPTEMBRE 2018

----------------

36

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