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Introduction générale

Introduction :

1. la chimie analytique :
La chimie analytique est née il y a un peu plus d'un siècle. Elle est peu à peu passée des
laboratoires aux industries. Le siècle de la technique aidant, elle a pris dans les industries et dans la
recherche une place de plus en plus importante.
Le suivi quantitatif est effectué essentiellement dans deux secteurs. Le suivi de la qualité des
produits d'une industrie, et la vérification des normes imposées par les lois, soit des produits, soit des
déchets de production.
La chimie analytique, c'est à dire quantitative intervient donc à la fois sur les chaînes de
production et à la sortie des usines.
Pour illustrer l'importance de la chimie analytique, on peut citer à titre d'exemples les
laboratoires d'analyse de traces. On y fait appel, par exemple, lorsque l'on soupçonne un industriel de
rejeter des substances nocives dans les eaux d'usages. Ceci intervient de façon générale pour la
surveillance des déchets industriels.
Avec un autre objectif, les industriels de l'agroalimentaire étudient quotidiennement la qualité
de leur produit. Sur les chaînes d'assemblages, un contrôle qualité très serré est effectué
systématiquement. On trouve maintenant de plus en plus des chaînes d'assemblages où le système de
prélèvement d'échantillons et les dosages sont faits "en continu".
Autre exemple, des détecteurs de pollution sont implantés de plus en plus dans les grandes
villes. La technologie de ces appareils est d'ailleurs extraordinaire. Ils dosent de façon continue,
aussi, les différents gaz polluants de l'atmosphère et déclenchent une alarme lorsque le dosage est au
delà des normes !
Chacun de ces exemples est basé sur une technique de dosage, domaine qui fait partie de ce
que l'on appelle la chimie analytique.
Dans chacun des cas précédents, on prélève des échantillons, on choisit une méthode et une
technique adaptées à la détermination de la concentration (Molaire, mais plus souvent massique) d'un
type particulier d'ions ou de molécules.
Les méthodes de dosage sont très nombreuses. On les adaptent à l'objet d'étude. Parmi les
techniques de dosage, on utilise en général les différentes réactions chimiques connues. La technique
est évidemment adaptée à l'espèce à doser : on ne dose pas les ions chlorures par réaction acido-
basique, ils sont parfaitement inertes sur ce plan là.
On distingue en chimie analytique (en première approche) les analyses qualitatives des analyses
quantitatives.
a) Chimie des tests qualitatifs
Les analyses qualitatives sont généralement des tests, généralement basés sur un changement
de couleur, indicateurs de la présence de tel ou tel composé ou sur l'apparition d'une modification du
système comme par exemple une précipitation ou un dégagement gazeux.
Les analyses qualitatives peuvent se faire sur des composés minéraux, essentiellement sous
forme ionique en solution aqueuse, ou sur des composés organiques, ce qui permet de mettre en
évidence la présence de telle ou telle fonction chimique dans un produit (liqueur de Fehling des
aldéhydes et cétones).

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Les tests qualitatifs peuvent se faire par :


Précipitation (comme la caractérisation des cations métalliques par précipitation des
hydroxydes),
Complexassions,
Oxydation.

b) Chimie analytique quantitative :


Le principe de la chimie analytique quantitative est de déterminer la concentration ou la teneur en
une espèce donnée dans une solution, généralement aqueuse.
Pour ceci, la technique utilisée est basée sur un dosage où un réactif de concentration connue (appelé
réactif titrant) réagit avec l'espèce de concentration inconnue, l'objectif étant de déterminer la
quantité (généralement un volume) de titrant nécessaire pour neutraliser l'espèce, zone particulière du
dosage appelée équivalence.
Selon la nature des espèces à doser, et selon la précision que l'on cherche à atteindre, on mettra en
œuvre différentes techniques expérimentales :
Les dosages acido-basiques,
Les dosages colorimétriques.
Les dosages d'oxydoréduction,
Les dosages par précipitation,
Les dosages par complexation,
Les dosages conductimétriques,
Les dosages spectrophotométriques d'absorption, d'émission, de fluorescence,
Les dosages chromatographie,
Les dosages polarimétriques,
Les dosages gravimétriques,
Les dosages utilisant diverses méthodes électrochimiques :
potentiométriques, polarographiques ampérométriques, électrogravimétriques,
coulométriques, voltampérométriques, les dosages calorimétriques.

1.1. ACIDES ET BASES :


Le terme acide nous est familier : on parle de pluies acides, de sols acides, de l’acidité du suc
gastrique. Les citrons contiennent entre autres de l’acide citrique et de l’acide ascorbique. L’aspirine
est le nom commercial de l’acide acétylsalicylique. Certains détergents ménagers contiennent un
acide, qui peut être de l’acide chlorhydrique, de l’acide acétique, de l’acide citrique.
Par contre, le terme base n’est guère utilisé que par les chimistes, même si on trouve des
substances basiques dans des produits ménagers comme le débouche éviers (qui contient de
l’hydroxyde de sodium solide ou dissous), dans des produits de nettoyage (à l’ammoniac), dans des
matériaux (la chaux). On en trouve également dans des médicaments sous la désignation
d’antiacides. Ceux-ci sont utilisés pour combattre l’hyperacidité gastrique. Dans ces conditions,
l’hydroxyde d’aluminium, Al(OH)3 et l’hydroxyde de magnésium, Mg(OH)2, qu’ils contiennent
réagissent avec l’acide chlorhydrique HCl du suc gastrique.
Les concepts d’acide et de base ont évolué au cours des siècles.

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 Jusqu’à la fin du 18e siècle, on se contentait de quelques propriétés observables pour les
distinguer. Les définitions d’acide et de base étaient purement opérationnelles.

 Les observations faites par Liebig (1838), lors de l’étude de l’action des acides sur les
métaux, l’amènent à proposer une définition plus conceptuelle des acides :
Un acide est une substance qui contient un ou plusieurs H remplaçables par un métal .
Exemple :

Il ne peut pas proposer de définition parallèle pour les bases. Pour lui, celles-ci sont toujours
considérées comme des substances qui neutralisent des acides pour former des sels.

1.2. Il existe plusieurs définitions pour les acides et les bases:


 Arrhenius a défini les acides et les bases comme des entités pouvant libérer un proton
(acides) ou un anion hydroxyle, OH– (bases). Cette définition trop restrictive est maintenant
abandonnée.
 Pour Brönsted, un acide est un donneur de proton et une base un donneur de doublet
d'électrons.
 Enfin pour Lewis, un acide est un accepteur de doublet d'électrons et une base un donneur de
doublet d'électrons.

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Cette dernière notion est la plus large des trois et permet d'associer un caractère acide ou
basique à des entités inclassables suivant les autres critères. Par ex. les sels de métaux de transition
ont un caractère acide suivant Lewis grâce aux orbitales vacantes présentes sur l'atome métallique, ce
qui leur permet d'accepter un doublet d'électrons. En chimie organique c'est la notion d'acide et
base selon Lewis qui est retenue. Evidemment cela n'exclut en rien les autres classifications puisqu'
un acide ou une base selon Arrhénius ou Bronsted l'est aussi selon Lewis.

Par définition un acide est une entité capable de capter un doublet d'électrons; c'est un centre
possédant une orbitale vacante : le proton H +, métaux de transition et leurs sels, cations...

Une base une entité qui peut céder un doublet d'électrons : les anions, les hétéroatomes
portant des doublets non partagés, les doublets ð...

La classification périodique permet d'identifier facilement les atomes à caractère acide ou


basique suivant leur position:

Il faut bien noter qu’acidité et basicité ne sont pas des caractères de molécules isolées mais sont
des notions réactives. C'est à dire qu'une molécule ne peut être acide qu'en présence d'une base qui
lui permet de manifester son caractère. De même pour la base. C'est pourquoi on ne peut parler de
réaction acide ou basique isolée mais uniquement de réaction acido-basique associant les deux
partenaires réactifs.

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