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De l'empreinte à l'essai du châssis métallique: étapes de laboratoire et


implications cliniques.

Article · September 2005

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Odile Laviole D'Incau Emmanuel


Université Victor Segalen Bordeaux 2 University of Bordeaux
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Cabinet Laboratoire

De l’empreinte à l’essai du châssis


métallique : étapes de laboratoire
et implications cliniques
O. LAVIOLE, E. d’INCAU, J. BROUSSEAUD,
V. ICHANE et I. QUEGUINER
Chirurgiens-dentistes
D. BLONDEL et L. ARNOULD
Prothésistes dentaires

Quelle est la responsabilité ur une arcade présentant un

S
du praticien en matière édentement de moyenne ou
de conception d’une PAPM ? grande étendue pour lequel l’in-
Comment gérer rationnellement dication de restauration par
l’élaboration d’un châssis prothèse amovible est posée,
métallique au laboratoire ? différents points de vue sont à prendre en
compte pour une intégration et une accep-
Quelles données cliniques doivent
tation de la prothèse par le patient :
être transmises au prothésiste • d’un point de vue biologique, le respect
par le praticien ? des tissus de soutien,
Quelles sont les indications • d’un point de vue psychologique, le
des alliages en PAPM ? maximum de stabilité et de confort,
• d’un point de vue esthétique, l’absence
de visibilité des moyens de rétention
(dans les limites des impératifs bioméca-
niques) et la réduction des surcontours.

Stratégie prothétique septembre 2005 • vol 5, n° 4


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Empreintes et conception du châssis en PAPM - O. Laviole et coll.

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collaboration clinique-labo-
ratoire est indispensable
pour mener à bien un trai-
tement prothétique mais
peu nombreux sont les
praticiens conscients des
difficultés et des aléas du
travail de laboratoire
proprement dit (4, 6).
C’est pourquoi l’objet de
cet article est de mettre
l‘accent sur un certain
nombre d’impératifs tech-
niques pouvant influer sur
la réussite clinique.
4 5
TRAITEMENT DE L’EMPREINTE
L’empreinte secondaire en PAPM peut
être réalisée avec divers matériaux en
L‘examen clinique permet au praticien de fonction du cas clinique. Quel que soit ce
Fig. 1 Le tracé est effec-
faire la synthèse des informations matériau, une précaution indispensable
tué, selon les indications
du praticien, sur le modèle recueillies afin de poser un diagnostic, est de procéder à la désinfection de l’em-
issu de l’empreinte secon- d’instituer et planifier un traitement adap- preinte avec un produit adapté au
daire (dans ce cas, les té et évaluer le pronostic. matériau, par pulvérisation ou par spray :
couronnes fraisées ont été L’analyse préprothétique (étude des la technique importe peu à condition de
emportées dans l’emprein- modèles sur articulateur et sur paralléli- respecter les indications et les temps
te). seur) permet d’établir des guides d’application des produits désinfectants
Fig. 2 Report de l’axe d’in- indispensables à une bonne intégration pour ne pas provoquer une éventuelle
sertion sur les dents en
prothétique : la recherche de l’axe d’in- distorsion de surface de l’empreinte.
rapport avec la prothèse.
sertion le plus favorable en faisant la
Fig. 3 Le comblement des
balance entre les impératifs de guidage, COULÉE DU MODÈLE
contre-dépouilles est réali-
sé selon l’axe d’insertion de rétention, de stabilisation, la nécessité ET PRÉPARATION
grâce à une lame coupante de cires de diagnostic et de montage La coulée en plâtre extra dur est ensuite
ou chauffante montée sur directeur lorsque des modifications de réalisée après malaxage sous vide du
le paralléliseur. schéma occlusal et/ou de dimension plâtre prédosé. Cette procédure est
Fig. 4 La coulée de la géla- verticale sont envisagées et doivent être nécessaire à l’obtention d’un modèle de
tine est faite ici dans un validées par des prothèses transitoires, le qualité.
moule en métal, plus résis- tracé prospectif du châssis. Selon le type et l’étendue de l’édente-
tant à la déformation. Le praticien a l’entière responsabilité ment enregistré par l’empreinte (classe I
Fig. 5 La gélatine a ici un de la conception et le résultat ne peut ou II de grande étendue par exemple), le
aspect bulleux dû à un être satisfaisant que s’il a clairement défi- prothésiste devra souvent procéder au
malaxage qui n’a pas été
effectué sous vide.
ni les modalités de réalisation. Tout le coffrage de l’empreinte, comme cela se
monde s’accorde à dire qu’une étroite fait en prothèse complète, car l’emprein-

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Cabinet Laboratoire

te anatomo-fonctionnelle enregistre les réfractaire. Ce modèle dupliqué est alors


éléments anatomiques en situation sur le capable de supporter les très hautes
patient, éléments qui doivent être températures nécessaires à la coulée et
respectés lors de la coulée du plâtre et d’avoir une expansion proche de celle de
lisibles pour le prothésiste (16). l’alliage.
Une fois l’empreinte coulée, la prépara- Les matériaux de duplication (1)
tion du modèle comprend plusieurs Ils sont de deux types :
étapes : Les gélatines sont composées d’hydro-
• report du tracé prospectif du praticien colloïdes réversibles
(fig. 1) ; Le matériau élastique à température
• report de l’axe d’insertion choisi par le ambiante devient plastique sous l’effet de
praticien (fig. 2) : c’est une étape délicate la chaleur et reprend sa consistance élas-
car le prothésiste dentaire ne dispose tique au refroidissement (Gel-Sol-Gel).
que des éventuelles indications du prati- Leur température de fusion est d’environ
cien, mais surtout de l’axe des surfaces 90-95°C et leur température de coulée
de guidage. Si les fraisages sont bien d’environ 45-50°C.
nets, la marge d’erreur au laboratoire est Elles sont très précises mais aussi très
faible. Une précaution utile est de fragiles et sensibles aux phénomènes de
marquer l’axe d’insertion sur les bords du surface.
modèle secondaire en plusieurs endroits L’avantage réside dans leur possible
par une rainure, rainures (au minimum 3 réutilisation à condition de contrôler leur
pour être sûr du report) qui seront retrou- qualité régulièrement et de rajouter des
vées sur le duplicata et qui permettront adjuvants si nécessaire (glycérine).
d’éventuels contrôles (12) ; Les élastomères (silicones ou polyéthers)
• comblement des contre-dépouilles (fig. Ils s’affranchissent du problème de la
3) : il s’effectue jusqu’à la ligne guide gestion des températures et procurent
préalablement tracée tout en ménageant un gain de temps non négligeable.
une zone de retrait pour l’extrémité Leur coût est cependant plus important
rétentive du crochet ; que celui des gélatines.
• mise en place des cires d’espacement : Ils sont très précis, de viscosité fluide,
disposées au niveau des zones édentées mais leur rigidité est faible. Leur indica-
et des zones à décharger, elles sont cali- tion de choix se porte sur la prothèse
brées pour laisser la place suffisante à la composite.
résine des selles prothétiques ou pour Protocole de duplication
éviter tout contact non souhaitable d’un Chaque étape nécessite une extrême
élément métallique avec la muqueuse. rigueur et un respect très strict des
La réalisation du châssis ne peut se faire recommandations du fabricant. Toute
sur le modèle issu de l’empreinte erreur de protocole ou méconnaissance
clinique. En effet, sa dépose serait des précautions d’emploi pourra se
impossible du fait de la forme complexe traduire par l’obligation de recommencer
et fine de la maquette, et il n’y aurait plus toute la séquence de laboratoire.
de moyen de contrôle de la qualité de la Avec utilisation de gélatine
coulée. La qualité du travail effectué sur • Immersion du modèle en plâtre
le duplicata dépend donc en grande pendant 20 minutes dans l’eau à 35°C :
partie de la préparation du modèle secon- cela permet la désoxygénation du modè-
daire. De plus, c’est ce modèle le et évite le choc thermique. L’utilisation
secondaire qui sera monté en articulateur d’un modèle sec entraîne la formation de
(avec doubles bases engrènées) selon bulles (cavités au sein de la gélatine),
l’enregistrement occlusal fait par le prati- tandis qu’une variation brutale de tempé-
cien et qui servira à la finition du châssis. rature crée des déformations.
• Coulée de la gélatine dans une cuvette
LA DUPLICATION de duplication (fig. 4 et 5) : la températu-
La duplication est donc l’étape permet- re de coulée de la gélatine ne doit pas
tant d’obtenir un double du modèle de affecter les cires utilisées sur le modèle à
travail qui sera coulé en revêtement dupliquer.

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Le modèle est fixé au centre de la base • Coulée de l’élastomère dans une cuvet-
Fig. 6 On note la présence du moule (ou cuvette de duplication). te de duplication : les deux composants
de fêlures au niveau de la Celui-ci peut être en plastique ou en (base et catalyseur) doivent être parfaite-
zone édentée la plus métal : il disperse alors mieux la chaleur ment mélangés jusqu’à l’obtention d’une
“longue” comme c’est
souvent le cas lorsqu’il y a et est plus rigide. La réutilisation de la couleur homogène. Des résidus non
eu choc thermique à l’in- gélatine détériore le matériau et nuit à mélangés seront source d’erreurs. La
sertion ou à la sortie du ses propriétés mécaniques. Ce problème coulée se fait lentement à 30 cm au-
modèle du four, ou encore se manifeste quand la gélatine s’émiette dessus du moufle.
plongée dans un durcisseur lors du démoulage. • Durcissement en vingt minutes envi-
trop froid. Ces fêlures ou • Refroidissement lent : le temps de prise ron. Le respect des recommandations du
fractures du modèle seront
est d’environ 15 minutes à l’air ambiant fabricant est, ici aussi, primordial.
source d’erreurs.
puis on peut pratiquer une immersion • Désolidarisation élastomère/plâtre : utili-
Fig. 7 Report du tracé sur
dans l’eau d’environ 15 minutes supplé- sation d’un souffle d’air.
le modèle en réfractaire.
mentaires. Il faut éviter de forcer avec des spatules
La base caoutchoutée de la cuvette de ou instruments pour ne pas déformer le
duplication peut être trempée dans l’eau moulage et toujours laisser le moule dans
froide de façon à solidifier la gélatine de le cylindre de duplication afin d’éviter les
bas en haut. déformations.
• Désolidarisation gélatine-plâtre : avec un Coulée du matériau de revêtement
souffle d’air. Toutes les précautions Les différents matériaux de revêtement
doivent être prises afin de ne pas déchi- On distingue deux types de revêtements :
rer les parties fines et fragiles de gélatine à base d’eau et à base d’alcool.
(un bon positionnement du modèle au Les revêtements à base d’eau sont obte-
centre de la cuvette évite des déchire- nus par mélange de poudre (cristobalite
ments périphériques). La coulée du et silice) avec de l’eau et un liquide d’ex-
revêtement n’interviendra que 30 pansion qui confère au matériau une
minutes après démoulage afin de per- inertie totale à condition de la conserver à
mettre le relâchement des contraintes. une température inférieure à la tempéra-
Le moulage devra être nettoyé et rincé ture ambiante.Ce sont les plus employés,
afin d’éliminer d’éventuels résidus. mais ils provoquent une oxydation de
Avec utilisation d’élastomères surface de l’alliage.
• Dégraisser et sécher le modèle à dupli- Ceux à base d’alcool n’ont pas ce problè-
quer : il est conseillé de dégraisser avec me, mais ils dégagent des vapeurs
un produit solvant de type acétone, d’alcool toxiques.
surtout en cas de fraisage. A la différen- Protocole de coulée
ce de la gélatine, le modèle doit être Chaque revêtement commercialisé pos-
parfaitement sec. sédant ses propres caractéristiques et

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Cabinet Laboratoire

son propre protocole d’utilisation, nous trop longtemps et le revêtement a subi


détaillerons ici les principes généraux des un début d’expansion thermique nuisible
étapes de laboratoire. à l’ajustage du châssis.
• Préparation de la coulée : il est judicieux Le tracé et l’axe d’insertion sont reportés
de placer un cône de coulée sur le moula- sur le modèle réfractaire avec un crayon
ge obtenu dès la coulée du revêtement. de couleur sans graphite (fig. 7).
Cela représente un gain de temps pour C’est sur ce modèle en revêtement que
les étapes ultérieures surtout à la mandi- seront disposées les préformes en cire.
bule.
• Malaxage sous vide : les revêtements RÉALISATION DE LA MAQUETTE
peuvent se présenter sous forme de pré PROTHÉTIQUE
doses afin que les proportions soient Les différents éléments du châssis
parfaitement exactes. En effet, toute métallique sont réalisés grâce à des
variation du rapport poudre/liquide modi- préformes, de forme et d’épaisseur
fie les propriétés mécaniques, le temps propres :
de prise et le coefficient d’expansion • à chaque élément,
thermique. • à l’alliage qui servira à couler le châssis.
• Coulée sous vide : une première couche Ces préformes sont calcinables et sont
peut être apportée au pinceau sur les soit en cire, soit en résine thermoplas-
zones anfractueuses et fines, mais la tique (fig. 8). Celles en cire sont les plus
coulée sous vide réduit le risque d’inclu- utilisées en laboratoire, car plus faciles à
sion de bulles d’air et augmente la manipuler et adhérant bien au duplicata.
résistance mécanique. Par contre, elles sont sensibles à une
Certains revêtements à base d’alcool température ambiante élevée et peuvent
peuvent nécessiter une vibration pendant s’écraser facilement ce qui fausse le cali-
toute la prise. brage de la maquette. Les préformes en
Le temps de prise est d’environ résine ne présentent pas cet inconvé-
40 minutes. Au-delà, des réactions de nient mais sont plus difficiles à stabiliser Fig. 8 Exemple de
surface peuvent nuire à la précision du sur le modèle ce qui peut être source préformes en plastique :
duplicata (surtout avec la gélatine). d’erreur si un léger décollement de la crochets profilés en “une
demi-goutte” pour un
• Désinsertion du duplicata en revête- préforme passe inaperçu. C’est pourquoi
meilleur glissement du bol
ment : le moufle est alors découpé au elles seront le plus souvent collées. alimentaire.
couteau pour dégager le modèle dupli- Le respect des dimensions nécessaires
qué. Les bandelettes de gélatine
pourront être éventuellement recondi-
tionnées après lavage et séchage
(hydrocolloïdes réversibles).
Le modèle est passé au taille plâtre pour
rabattre les angles.
• Déshydratation du modèle : dans une
étuve à 220° C pendant 40 minutes.
Les duplicatas en revêtement doivent
parfois subir un traitement de surface par
trempage dans un liquide durcisseur à
température (résine de pin + acétone)
pendant 5 à 10 secondes puis être remis
au four. Il existe également des durcis-
seurs à froid (par spray ou par
immersion). Toutefois, un égouttage
insuffisant peut créer des surépaisseurs
nuisibles à la précision.
Le revêtement final doit être d’une
couleur brun caramel, sans défaut de
surface (fig. 6). S’il est trop noir, la tempé-
rature a été trop élevée ou maintenue 8

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9 10 11

pour chaque élément (crochet, connexion, correctement préparé : sur le duplicata, le


Fig. 9 La maquette en cire taquet…) est fondamental pour assurer la prothésiste est parfaitement guidé pour
est réalisée. Ici, une solu-
résistance et la rigidité du châssis. Mais il placer exactement chaque élément du
tion plutôt rigide a été
choisie malgré l’édente- est à noter que, si les différentes épais- châssis.
ment postérieur. Les seurs des plaques et des cires profilées Au niveau des taquets occlusaux, le
armatures des selles sont sont indiquées dans les catalogues par prothésiste est obligé de les surdimen-
en forme de grilles, une les fabricants, celles des crochets ou des sionner en épaisseur : en effet, le
forme ronde aurait égale- cires pour selles prothétiques sont incon- duplicata n’étant pas monté en articula-
ment pu être utilisée. nues. Le prothésiste doit-il donc se fier teur, il faut prévoir l’ajustage occlusal
Fig. 10 Une armature aux fabricants et penser que ces épais- indispensable de ces taquets une fois la
maxillaire peut être rigidi- seurs sont standard quel que soit le cas à coulée effectuée, ajustage qui doit
fiée sans créer de
problèmes d’épaisseur traiter et l’alliage utilisé ? Bien évidem- permettre de restituer les contacts
excessive en renforçant les ment non. Il devra donc adapter les normaux sur ces éléments du châssis.
parties antérieure et posté- préformes aux différents cas en appré- Remarque : il est important de ne pas
rieure de la plaque ainsi ciant l’épaisseur de matériau à ajouter modifier trop souvent la mise en place
que la partie centrale par sans oublier d’évaluer les pertes éven- des préformes car cela risque d’endom-
une fine adjonction de cire. tuelles lors du polissage final (fig. 9, 10 et mager le modèle en réfractaire (13).
Fig. 11 Sur cet édentement 11). Mise en place des tiges de coulée : elle
encastré, l’épaississement Les zones de jonction doivent faire l’objet se fait intelligemment en fonction de la
nécessaire des différents
d’une attention particulière car c’est le complexité du dessin de la prothèse, de
éléments constitutifs est
bien visible (notamment les plus souvent à ce niveau que se produi- façon à ce que le métal en fusion diffuse
bras palatins et barre cingu- sent les fractures. Le prothésiste de régulièrement pour éviter les porosités
laire). La jonction selle- laboratoire doit faire valoir son expérien- ou manques. La règle est de mettre 2 à 3
armature est renforcée par ce pour apprécier les calibrages à utiliser tiges de coulée au maximum, courtes,
un fil de cire qui permettra en fonction des conditions cliniques qu’il massives (10 mm2 de section) disposées
un meilleur accrochage de “lit” sur le plâtre et sur le tracé fourni par aux endroits les plus épais de la maquet-
la résine au métal car c’est
une zone d’infiltrations le praticien (étendue de la plaque/impéra- te (12). Les tiges, qui peuvent être de
fréquentes. tifs de rigidité, hauteur et morphologie section ronde ou plate (fig. 12 et 13), sont
des dents, largeur des embrasures, raccordées au cône de coulée par lequel
nombre et espacement des con- arrive le métal en fusion. Un défaut de
nexions…). coulée ou des porosités apparaissant au
On peut penser qu’il est indispensable, polissage condamnent le châssis et obli-
avant le début du “maquettage”, de geront le prothésiste à recommencer au
reporter précisément l’axe d’insertion sur stade de la maquette en cire.
le modèle dupliqué. Cet axe d’insertion a La technique de la cire perdue utilisée en
déjà fait l’objet d’un transfert du modèle prothèse partielle amovible sous-entend
d’étude au modèle issu de l’empreinte et quatre étapes (3, 14) :
doit donc être transféré du modèle • la mise en revêtement de la maquette,
secondaire au duplicata. En fait, l’obten- • la chauffe du cylindre et la fusion des
tion de l’axe d’insertion sur le duplicata alliages,
n’est pas indispensable à partir du • la coulée de l’alliage,
moment où le modèle secondaire a été • les étapes de finition.

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Cabinet Laboratoire

12 13

MISE EN REVÊTEMENT alliages précieux (or de type IV en prothè-


Fig. 12 Pour une coulée de
Le fait que les alliages fondus utilisés en se adjointe partielle) ; prothèse mandibulaire, l’in-
odontologie se contractent lors de leur • les revêtements à liant silicique ou trados du modèle est percé
solidification (1,3 % pour les alliages phosphate (température de fusion supé- pour laisser le passage du
précieux et de 2,1 à 2,3 % pour les rieure à 1100° C) utilisés pour la coulée cône de coulée.
alliages non précieux) est d’une grande des alliages non précieux (chrome-cobalt) Fig. 13 Pour une coulée de
importance dans la mise en revêtement et du titane. prothèse maxillaire, le cône
des maquettes en cire. En effet, si le D’un point de vue pratique, le modèle sur de coulée serait situé à
volume du moule n’est pas supérieur à lequel repose la maquette de fonderie 2 cm environ au-dessus de
la maquette.
celui de la maquette, la pièce coulée sera est solidarisé à la base du cylindre afin
d’autant plus petite, ce qui empêchera sa qu’il ne se déplace pas lors du remplissa-
mise en place complète en bouche. ge avec le revêtement compensateur. Un
Il est de ce fait indispensable de compen- liquide tensioactif est appliqué sur la
ser la contraction de solidification de maquette. Il favorise l’étalement au
l’alliage utilisé en provoquant l’expansion pinceau et l’adhésion d’un premier revê-
du moule d’une valeur égale à la contrac- tement de faible granulométrie (grains
tion : c’est le rôle des revêtements fins) qui améliore la définition et l’état de
compensateurs. Ceux-ci doivent en plus surface des pièces coulées. Une dose de
permettre une reproduction précise des revêtement de granulométrie plus impor-
détails morphologiques des maquettes tante (gros grains) identique à celui du
en cire, résister aux élévations de tempé- duplicata est ensuite préparée. Certains
rature et de pression lors du chauffage du fabricants préconisent un malaxage à l’air
cylindre et lors de l’arrivée de l’alliage libre et non sous vide afin d’augmenter la
fondu dans le moule. porosité du revêtement pour que l’air et
D’un point de vue théorique, tous ces la vapeur d’eau s’évacuent (dégazage)
revêtements comportent un substrat lors de l’injection de l’alliage. Pour la
réfractaire, généralement de la silice même raison, le revêtement est versé
sous forme cristallisée (mélange de dans le cylindre sans l’aide d’un vibreur
quartz et de cristobalite) qui assure l’ex- (fig. 14).
pansion thermique, un liquide (eau
distillée ; solution aqueuse de silice colloï- CHAUFFE DU CYLINDRE ET FUSION
dale) et un liant qui assure la résistance DES ALLIAGES
mécanique du moule et dont la nature et Cette étape permet l’élimination des
la température de coulée permettent de matériaux calcinables utilisés pour la
distinguer : confection de la maquette, la déshydrata-
• les revêtements compensateurs à liant tion et l’expansion du revêtement liée à la
plâtre (température de fusion inférieure à transformation de ses phases cristallines.
1100° C) utilisés pour la coulée des De plus, elle permet d’atteindre une

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Fig. 14 Le modèle est posi-


tionné dans le cylindre de
mise en revêtement,
maquette au dessus, pour
permettre les différentes
applications.
Fig. 15 Chauffe du cylindre

14 15

température suffisamment élevée pour Pour la fusion de ces alliages, deux prin-
permettre la coulée (fig. 15). cipes peuvent être utilisés (9) :
Cette chauffe est assurée par des fours • la fusion par combustion qui nécessite
électroniques programmables qui suivent des torches, délicates d’emploi (gaz-air
des courbes de montée en température ou gaz-oxygène) ou des chalumeaux
spécifiques aux revêtements utilisés (9). (acétylène-air ou oxyacétylène) plus
Le respect des paliers de température rapides,
est fondamental afin d’éviter les chocs • la fusion électrique, par résistance,
thermiques, les variations dimension- induction ou arc électrique.
nelles et une altération des propriétés Chaque fabricant indique le procédé de
mécaniques. fonte à utiliser, la composition de l’alliage
En prothèse amovible partielle, trois étant étudiée en fonction de celui-ci. Pour
familles d’alliages sont utilisées : les les alliages chrome-cobalt, la fronde à
alliages chrome-cobalt, les alliages induction généralement couplée à une
précieux (or de type IV) et le titane centrifugeuse est la plus utilisée par les
commercialement pur (2). laboratoires. Elle est rapide, précise et ne
Chrome- cobalt pollue pas les alliages. La fronde à arc
Tout d’abord employés dans l’industrie électrique peut également être employée
aéronautique, les alliages chrome-cobalt mais elle ne permet pas un contrôle
(Stellite®) légers et de faible coût sont de rigoureux de la température (16). La
loin les plus utilisés en prothèse adjointe faible masse volumique de ces alliages
partielle. implique la prévision d’une quantité plus
En raison du risque d’allergie chez les importante que nécessaire, pour obtenir
patients sensibilisés, ceux contenant de lors de la centrifugation une pression
grandes quantités de nickel doivent être d’injection suffisante et une meilleure
proscris (20). coulabilité. Les masselottes peuvent être
Leur module d’élasticité, leur limite élas- réutilisées pour une coulée ultérieure, en
tique et leur résistance à la rupture sont association avec des plots d’alliage neuf,
les plus élevés de tous les alliages utili- sous réserve de ne pas dépasser le ratio
sés en odontologie (2). Cela limite de 1 pour 1.
fortement les déformations plastiques Alliages d’ors de type IV
permanentes au niveau des barres et Bien que leur emploi soit devenu rare en
surtout des crochets. Toutefois, du fait de raison des contraintes économiques,
leur faible pourcentage d’allongement, la historiquement, ces alliages furent les
rupture fragile reste possible, en particu- premiers employés en prothèse adjointe
lier lors des rectifications brutales à la partielle.
pince. Lorsqu’elle survient, les soudures Ces alliages parfaitement tolérés en
bien que réalisables restent délicates et bouche présentent une masse volumique
précaires. élevée qui facilite les coulées mais qui les

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Cabinet Laboratoire

16 17

rend lourds et peut les contre-indiquer indique donc les torches pour sa fusion
pour la confection d’une prothèse maxil- qui se fait par induction ou par arc élec- Fig. 16 Le métal est dispo-
sé dans le creuset avant
laire étendue. Leur module d’élasticité, trique. d’être porté à température
leur limite élastique et leur résistance à la La faible masse volumique du titane est de fusion.
rupture sont inférieurs à ceux des alliages un atout mais elle peut rendre délicat le Fig. 17 Coulée de l’alliage.
chrome-cobalt. Cela favorise, d’une part, remplissage parfait du moule qui néces-
la rétention des bras élastiques des site l’utilisation de frondes spécifiques ou
crochets, mais implique, d’autre part, l’uti- de procédés de coulée par pression-
lisation de préformes spécifiques dépression en présence de gaz inerte
surdimensionnées lors de la confection (Argon).
des châssis, des barres, des crochets ou Les revêtements compensateurs soumis
des taquets. En cas de fracture ou d’ad- à de fortes températures devront égale-
jonction d’un élément, ces alliages ment être spécifiques (substrats à base
précieux sont faciles à souder ou à braser. de magnésie et d’alumine comme le
La température minimum de fusion de Titavest CB – Morita) (5).
ces alliages est de 870°C ce qui permet
l’utilisation de revêtement compensateur COULÉE DES ALLIAGES
à liant plâtre. La fusion par résistance (fig. 16 et 17)
électrique est généralement utilisée car La qualité de coulée d’un alliage dépend
elle permet un contrôle précis de la de nombreux paramètres tels que son
température et du déclenchement de la intervalle de fusion, sa densité ou la force
coulée. qui lui est appliquée par la machine de
Titane coulée lorsqu’il est en fusion.
Le module d’élasticité de ces alliages La fronde est le système le plus utilisé
équivaut à la moitié de celui des alliages dans l’ensemble des laboratoires.
chrome-cobalt. Par conséquent, pour Le refroidissement des pièces coulées
obtenir une rigidité équivalente, comme s’effectue à température ambiante et
pour les alliages précieux, il faut augmen- jamais par immersion dans l’eau.
ter les épaisseurs de 1,4 à 2 fois, ce qui Même si toutes les précautions sont
limite l’avantage de leur faible densité. prises, il peut arriver que les prothèses
Comme pour les alliages précieux, la limi- présentent certains défauts. Parmi ceux-
te élastique est très favorable à la ci nous pouvons distinguer les porosités,
réalisation du bras élastique des crochets. les retassures, les manques, les erreurs
La technique de coulée du titane présen- dues à la conception des tiges de coulée,
te des problèmes technologiques la disposition erronée dans la fronde, la
spécifiques en rapport avec son point de mauvaise fusion et la coulée incomplète
fusion élevé (1720° C), sa force (10). La du métal, l’imprécision de la reproduc-
présence d’air ou d’oxygène contre- tion, etc. (11).

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20 21

22a 22b

Fig. 18 Le châssis est dégagé précautionneusement du revê- Fig. 21 Les ébarbures de métal sont éliminées et le châssis
tement... gratté à l’aide de pointes montées.
Fig. 19 ... puis sablé. Fig. 22
Fig. 20 Polissage dans un bain électrolytique, le châssis étant a La pièce prothétique est polie ...
relié à une tige de cuivre. b ... et lustrée

Stratégie prothétique septembre 2005 • vol 5, n° 4


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Cabinet Laboratoire

ÉTAPES DE FINITION
Une fois le moule en revêtement refroidi,
il est fractionné au maillet en prenant
garde de ne pas déformer la pièce brute
de coulée. Cette dernière est ensuite
complètement dégagée à la pince (fig.
18) puis sablée à l’alumine (250 µm)
après section des tiges de coulée au
disque (fig. 19). Au terme de ce dégros-
sissage, il ne doit persister aucune trace
d’oxydation qui rendrait défectueux à cet
endroit le traitement électrolytique ulté-
rieur. L’examen minutieux de la pièce
coulée permet alors de mettre en éviden-
ce d’éventuelles porosités ou manques
de coulée qui impliqueraient sa réfection
totale.
Une fois dégraissée, la pièce subit un trai-
tement par électrolyse. Ce polissage 23a
s’effectue dans des cuves contenant un
soluté électrolytique acide (fig. 20). Cette
électrolyse qui dure entre 20 et 30
minutes se déroule par bains successifs
de 5 minutes et entre chaque étape, la
pièce est dégraissée, passée sous l’eau
et séchée. L’électrolyse ne doit cepen-
dant pas altérer la pièce (temps de
trempage trop long).
Une fois cette étape achevée, les fini-
tions visant à éliminer les aspérités
résiduelles sont entreprises (19). Les
parties lisses sont finies à l’aide de
pointes montées. La finition se termine
par un lustrage à l’aide d’une pâte abrasi-
ve (fig. 21, 22 a et b).
L’adaptation de l’armature sur le modèle
terminal nettoyé des cires d’espacement
est alors effectuée par retouches succes-
sives fines au niveau des zones de
frottement (vernis coloré).
Après finition, l’armature métallique et le 23b
modèle sont décontaminés dans une
solution antiseptique puis sont retournés
au cabinet dentaire pour essayage avant
montage des dents (fig. 23 a et b). (praticiens d’autres spécialités éventuel-
lement mais aussi et surtout les Fig. 23a et b ... et enfin
vérifiée sur le modèle
CONCLUSION prothésistes de laboratoire) doivent être
secondaire avant d’être
Toute réalisation prothétique nécessite définis précisément, faute de quoi le envoyée au praticien pour
un plan de traitement global où la chrono- risque d’erreurs peut devenir difficile- validation clinique.
logie et le rôle des différents intervenants ment prévisible.

Stratégie prothétique septembre 2005 • vol 5, n° 4


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Empreintes et conception du châssis en PAPM - O. Laviole et coll.

GLOSSAIRE

AXE D'INSERTION : n.m. Axe selon lequel une prothèse fixe ou RETASSURE : n.f. Défaut de fonderie, constitué par une paille,
amovible partielle est mise en place sur les dents supports. En une faille ou une cavité dans un alliage. Elle est due à la contrac-
prothèse fixée, l'axe d'insertion est déterminé mentalement avant tion anormale des métaux alliés pendant le refroidissement. Ang :
la préparation de la dent support. En P.A.P l'axe d'insertion est resetting
déterminé sur le modèle d'étude, à l'aide d'un paralléliseur. En
P.A.C. l'axe d'insertion peut être oblique pour respecter un TITANE : n.m. Corps simple, métal blanc, très dur et résistant à
obstacle anatomique (tubérosité, crête...). l’oxydation et aux acides. Elément atomique N° 22. Masse
Ang : path of insertion, insertion axis atomique 47,9. Se rapproche du silicium et entre dans la compo-
sition des alliages à grande résistance pour l’instrumentation. Le
COBALT-CHROME : n.m. Alliage utilisé principalement pour ses titane pur ou son alliage TiAl6V4 sont les constituants principaux
qualités de rigidité et de pérennité dans la réalisation des arma- des implants dentaires dont la biocompatibilité est remarquable.
tures de P.A.P. Ang : cobalt chrome Ang : titanium

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Adresse des auteurs :


Odile LAVIOLE, Emmanuel D’INCAU, Julien BROUSSEAUD, Victoria ICHANE, Isabelle Queguiner,
Didier BLONDEL, Laurent ARNOULD
UFR d’Odontologie, Université de Bordeaux 2, 16-20 Cours de Marne 33082 Bordeaux Cedex

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