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30/09/2018 Libres, suspectes, drôles.

Ces femmes vivent sans homme

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Libres, suspectes, drôles. Ces femmes vivent


sans homme

Elles sont les sorcières des temps modernes. Célibataires et très heu‐
reuses de l'être.

Par Marie Vaton


Publié le 28 septembre 2018 à 15h12

A 24 ans, Catherine a rencontré le prince charmant. Il était brun et ténébreux, beau


comme un Dieu et il l’aimait pour ce qu’elle était, avec ses kilos en trop. Neuf mois plus
tard, ils se marient. Et le conte de fées se transforme en cauchemar : crises de jalousie
incessantes, possessivité extrême, Catherine déchante. Son mari la veut à la maison.

Elle demande le divorce. Se reconstruit. Retrouve un travail et retombe amoureuse, en


2009. Nouveau coup de foudre : il a un enfant, en garde alternée. Elle rêve d’une fa-
mille, alors elle prend tout. Cette fois, se dit-elle, c’est le bon.

Un soir, en rentrant du travail, elle découvre qu’il n’est plus là. Il est reparti vivre chez
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mère de son fils, après cinq ans de vie commune. Catherine finit par se remettre.
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Elle grandit. Les histoires passionnelles, elle n’en veut plus. Alors arrive Christophe,
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rencontré sur Badoo. Un homme à l’air "mature" cette fois, militaire, père de trois en-
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fants. Catherine y avec
croit, s’adapte, se plie en quatre, puis s’oublie complètement. 

"J’ai réalisé qu’il me prenait pour sa bonne et ne supportait pas que je puisse avoir
une vie".

La rupture l’achève. Vaccinée contre les hommes, elle pense un temps s’orienter vers
les femmes, "par dépit".

"Et puis je suis passée à autre chose", résume­t­elle.

Désormais une "fille à chats" 

Catherine s’est tournée vers elle-même. A 35 ans, elle vit aujourd’hui seule, entourée
de ses livres, dans un petit village à la campagne, dans le centre de la France.

Catherine donnait tout aux hommes. Elle donne désormais son amour à ses quatre
chats et son chiot. Elle était une grande amoureuse, elle est devenue une "fille à chats" .

Les "filles à chats", c’est un cliché et c'est le nouveau nom dont on affuble les femmes
célibataires. Dans un autre siècle, on les appelait aussi les "vieilles filles", au sujet des-
quelles on chuchotait des secrets non avoués pendant les réunions de famille : celle-ci
s’était fait trahir par son fiancé, celle-là avait "raté le coche" de la conjugalité, cette
autre s’était "sacrifiée" pour s’occuper de ses parents. C’était toujours triste, souvent
honteux. On ne voulait pas devenir, nous, une de ces "vieilles filles".

Catherine non plus ne s’imaginait pas l’être. Simplement, un beau jour, elle a décou-
vert que son bonheur ne dépendait que d’elle:

"Je n’ai rien contre les hommes ni la vie à deux, mais j’ai compris que j’étais plus
heureuse seule".

Catherine est directrice de banque, très investie socialement, n'est jamais chez elle le
week-end, voit beaucoup sa famille, adore ses petits neveux et nièces:

"Faire de nouvelles rencontres n’est plus une finalité pour moi désormais. Je suis
comblée comme ça et ça me suffit".

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Sa famille poilue
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Comme Lucille, 31 ans, qui vit "en famille poilue" en Seine et Marne, avec "ses trois
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bestioles : mon chat de 7 ans, qui me suis depuis que j'ai quitté la maison familiale, un
hamster et un lapin", dit-elle en préambule.

Elle est cadre dans une entreprise automobile et, contrairement à Catherine, n’a jamais
connu les affres et le bonheur de la vie en couple. Ni le sexe ni l’"amour romantique"
ne l’ont vraiment jamais intéressée. Au point de passer pour "une sorte d’alien" dans sa
propre famille. Pendant longtemps, elle s’est dit qu’elle avait un problème :

"en dix ans, j’ai fait des dizaines de thérapies en tout poil, j’ai résolu plein de trucs,
sauf le problème de mon absence d’intérêt pour les relations amoureuses".

Jusqu’au jour où elle a compris que "ce n’était pas un problème justement" :

"Ce que les gens trouvent dans le couple, je le trouve ailleurs. Dans mon rapport à
l’amitié, que je place très haut, dans ma relation avec mes animaux, avec la na­
ture".

Le bonheur, disent-elles, "est d’abord en soi avant d’être chez l’autre". Encore faut-il
parvenir à dépasser sa peur de la solitude pour se confronter à soi-même.

Des ovaires comme François Hollande

Dans son spectacle "Je parle toute seule", en 2016, l’humoriste Blanche Gardin campe
un personnage de "trentenaire seule et sans enfant","avec des ovaires qui doivent res-
sembler à François Hollande", et se désole que ses proches, au bout de plusieurs mois
de célibat, lui aient proposé … de prendre un chat.

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Un extrait de "Je parle toute seule", le deuxième spectacle de Blanche Gardin en 2016

Celle qui a admis avoir connu des "histoires compliquées", dont la dernière s’est termi-
née en hôpital psychiatrique, confiait ainsi, à L’Obs :

"L'idée de me coltiner la solitude, c'était comme le ciel qui me tombait sur la tête".

De sa plongée dans le désespoir et de sa confrontation –brutale- avec son "vide inté-


rieur", est né "son besoin d’écrire" et la création de son spectacle sur scène.

Son coming-out de "fille à chats" transgressive et piquante a peut-être inspiré celui de


la journaliste d’Arte Nadia Daam. Dans son essai "Comment de pas devenir une fille à
chat", elle décrit par le menu "l’art d’être célibataire sans sentir la croquette".

Nadia a possédé au cours de sa vie quatre chats, dont le dernier en vie s’appelle Pom-
pom, appartient à "un gang de filles" cools qui aiment l’alcool, est experte en applis de
rencontre "pour célibataires pas très exigeants" et a un enfant en garde exclusive, dont
elle avoue avoir parfois hésité à cacher l’existence à ses futures conquêtes masculines,
parce que :

"quand […] je disais d’emblée que j’avais une fille, j’avais peu ou prou l’impression
d’annoncer que j’avais une jambe de bois sous mon slim".

Mère célibataire = "cassos"

Longtemps, elle a eu l’impression, en tapant "mère célibataire" dans Google, qu’elle


était Fantine, des Misérables :

"J’ai une vie de merde, je vais vendre mes dents et mes cheveux pour acheter des
Miel Pops à l’Enfant personnel, me prostituer, payer la cantine, et puis, pouf pouf,
refaire ma vie, parce que, quand même, le célibat, c’est pas une vie".

Elle l’affirme donc : non, être célibataire n’est pas une tare. Ne pas vouloir vivre à deux
est un choix. Mais remarque que:

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"même si le statut de "célibataire heureuse" est sorti un peu de l’ombre, le regard
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des autres n’a pas changé tant que ça". voir plus et gérer ces paramètres

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Il y a ces collègues intrusifs qui l’interrogent, la mine inquiète, sur ce qu’elle a fait de
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son enfant quand avec
elle raconte avoir passé un week-end avec un copain, "comme s’ils
me soupçonnaient d’en avoir profité pour le balancer dans la Vologne". Ou ses amis
"bienveillants" qui lui conseillent en blaguant "d’arrêter d’écrire des articles féministes
pour pouvoir trouver un mec".

"Quoi qu’on fasse ou dise, nous raconte­t­elle, le jugement social n’est jamais loin :
contrairement aux hommes célibataires, la femme qui vit seule est encore vue
comme une anomalie, "une mauvaise passe". Et quand on est mère solo, c’est pire :
on passe carrément dans la case "cassos"".

"je suis une vieille sorcière moderne"

De son côté, Lucille, après avoir essuyé plusieurs "remarques pas très cools", s’être fait
traiter un jour de "vieille fille" par un ami de ses parents, a décidé d'en prendre son
parti:

"Aujourd’hui, ce genre de qualificatifs ne me dérange plus, dit­elle. Je suis indépen­
dante, je n’aime pas l’esclavage des rapports amoureux, mon rêve est de finir mes
jours seule dans une maison à la campagne, à peindre et à sculpter, entourée de
plein d'amis et d'animaux, comme une "vieille sorcière moderne".

Sorcières Lucille, Catherine, Nadia et toutes ces femmes qui s’accommodent très bien
de leur vie sans homme ? Dans son essai "Sorcières, la puissance invaincue des
femmes", la journaliste Mona Chollet rend hommage à cette figure repoussoir de la
femme qui a longtemps hanté l’imaginaire des enfants et servi pendant des siècles
d’exutoires à la misogynie institutionnelle.

Elle rappelle les pogroms de la Renaissance, les innombrables procès en sorcellerie et


évoque des épisodes oubliés, comme le démantèlement des "béguines" des communau-
tés de femmes veuves, ni épouses ni nonnes, "échappant à toute autorité masculine",
peu à peu éradiquées au cours du XVème siècle.

Sa théorie : les sorcières n’ont pas été éradiquées. Elles sont toujours là : ce sont désor-
mais les célibataires.

"Derrière la figure fameuse de la "célibataire à chat", laissée­pour­compte censée
être un objet de pitié et de dérision, on distingue l’ombre de la redoutable sorcière
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d’autrefois, flanquée de son "familier" diabolique", écrit­elle.
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Affranchiesavecdes hommes M'identifier Je m'abonne

Si elle est tant jugée et redoutée, c’est qu’elle s’est avant tout affranchie de toute autori-
té masculine.

Clémence a 31 ans et habite Dijon. Elle ne veut pas d’enfant et ce, depuis toujours. Elle
n’a jamais caché son choix à ses copains mais remarque que, chaque fois, "ils espèrent
toujours que je change d’avis, par amour pour eux". Depuis trois ans, Clémence vit
seule. Elle a "des plans-culs", des hommes qu’elle rencontre en soirée. Ça dure
quelques semaines ou quelques mois, puis:

"C'est toujours le même scénario: ils finissent par s’attacher, à vouloir que je m’in­
vestisse plus, alors je passe à autre chose".

Elle n’est "ni castratrice" ni "nymphomane", croit à l’amour mais simplement, "ne dé-
pend affectivement de personne". Et son attitude décontenance les hommes:

"Comme si une femme ne pouvait et ne devait pas se comporter comme cela".

A-t-on le droit de passer d’un homme à l’autre ou, tout simplement, de "renoncer"
complètement à une vie de famille pour vivre ses passions ? Virginia Woolf, Katherine
Mansfield, Flannery O’Connor, Simone de Beauvoir auraient-elle pu écrire leurs livres
si elles s’étaient attachées à un homme de manière traditionnelle ?

"Seulitude" choisie

Yasmine a choisi. L'étudiante de 22 ans chérit "sa seulitude" et jouit de sa "liberté im-
mense" qui lui permet de dévorer les 2000 livres de sa bibliothèque:

"J'aime le silence de mon appart quand je rentre d'une journée de cours, j'aime me
jeter sur mon lit et finir ma lecture du moment ou binge­watcher la saison sortie
du jour".

Elle se revendique sorcière, ou plutôt, "bayra", comme on appelle les "vieilles filles" en
Algérie, le pays où elle a grandi:

"Ce sont des femmes qui, arrivées à la trentaine, ne sont pas encore mariées ou
n'ont pas de fiancé. Quels que soient leur statut professionnel — docteure, profes­
seure ou même députée­, dans l’imaginaire collectif, elles restent des Bayra avant
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Bayra, vieille fille, célibataire, mariée, divorcée, en couple... Comme si, au fond, quel
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que soit leur statut, les femmes n'étaient pas autorisées à vivre simplement pour elles-
mêmes. 

"Aujourd’hui, une femme sans homme est suspecte : si elle est belle, c’est qu’elle est
trop exigeante, si elle est moche, elle fait pitié", résume Yasmine.

Et si elle est sexy en plus d’être belle ? Tatiana est une brillante avocate parisienne de
40 ans. Il y a deux ans, elle s’est séparée du père de son enfant. Rien que de très banal,
sauf aux yeux de la société :

"Par des petites touches insidieuses, j’ai senti que j’avais changé de statut", ex­
plique­t­elle.

"Il suffit que je vienne en mini­jupe au boulot, comme je l’ai toujours fait, pour
qu’on me regarde de travers : comme si j’étais suspecte d’être en chasse, la bave
aux lèvres, prête à tout pour attraper un mâle. Alors que lorsque j’étais en couple,
jamais je n’ai eu droit à ce genre de sous­entendus."

"Tu es trop exigeante"

Récemment, le père de son fils a emménagé avec sa nouvelle compagne.

"Il m’a annoncé la nouvelle en prenant mille précautions, avec énormément de sol­
licitude, comme s’il avait peur que je me jette par la fenêtre devant lui. Ensuite,
sans doute pour m’'aider', il m'a proposé de me présenter à l’ex de sa nouvelle meuf
(merci de la délicatesse). J’ai répondu en blaguant que s’il était mignon, drôle et
riche, ça pouvait peut­être le faire… Sa réponse m’a tuée : 'Tu devrais faire atten­
tion, je trouve que tu commences à être un peu trop exigeante par rapport à ton
âge, tu verras dans dix ans, tu n'auras pas le même discours'."

La chroniqueuse de mode Sophie Fontanel a dépassé la cinquantaine mais n’a jamais


changé de discours. D’ailleurs, elle ne s’est jamais vue comme une "célibataire".

"Je suis avant tout quelqu’un de libre", précise­t­elle.

Mais elle s’interroge :

"au fond, peut­être suis­je tout simplement incapable d’aimer ?"
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Des histoires, elle en a eu quelques unes.
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"Je ne suis pas contre partager les bons moments de mon quotidien. Mais ce qui
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m’angoisse dans le couple, c’est l’idée d’enfermement, de prison."

Et l’idée de fin aussi ?

"Je suis sans doute trop idéaliste et, plus que l’image de la femme solitaire, c’est
peut­être ça qui effraie tant les hommes, qui ont peur de n’être peut­être pas à la
hauteur de mes attentes."

Heureusement, il y a Cary Grant:

"J’ai vécu une histoire d’amour absolument merveilleuse avec lui pendant plu­
sieurs mois, raconte­t­elle. Enfin, dans ma tête principalement, puisqu’il est mort.
Mais là, ça devenait compliqué, alors j’ai rompu. Et là, j’ai décidé de me retrouver
un peu seule avec moi­même."

Marie Vaton
Journaliste

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