Vous êtes sur la page 1sur 145

Auant-propos

1. La lignee
L’ouvrage que nous présentons au jo u rd 'h ui s’in sc rit dans la lignée des deux pre­
m iers ouvrages des Presses U niversitaires de G renoble con^us dans le mème e s p rit:
VExercisier et VExpression Frangaise. Ce liv re de perfectionnem ent en est la suite
logique, réalisant ainsi, avec son supplém ent sur les synthèses de textes, le cursus
com plet d,une étude de la langue fran^aise.

n^Les auteurs
Bernadette Chovelon fa it p artie de la génération d’enseignants q u i a eu la chance
d’assister à la naissance, aux prem iers balbutiem ents, puis aux recherches, aux
découvertes, et enfin au développem ent de la D G LE (D idactique Générale des
Langues Étrangères) dont le FLE (Fran^ais langue étrangère) est une branche p rivi-
légiée, p artic u liè rem en t riche et b o u illo n nan te d ,idées,de recherches et de
techniques spécifiques répondant à des objectifs soigneusem ent ciblés.
M arie Barthe, par ses travaux récents et ses recherches linguistiques apporte une
visio n to u t à fa it actuelle des travaux en cours.
Lun e et Fautre enseignent le FLE. Connaissant p articulièrem ent les diffìcultés aux-
quelles se heurtent les enseignants et les apprenants, elles ont essayé dans cet
ouvrage de fo u rn ir un m atériel pédagogique efficace. La sim p licité des présenta-
tions a été le u r o b jectif prem ier.

in . le puDlic
Cet ouvrage s’adresse à tous ceux q u i veulent perfectionner et approfondir leurs
connaissances linguistiques en fran^ais pour des raisons diverses. E t surto ut à ceux
q ui o n t besoin d 'étud ier le /onctíonnem enX-dfiLklaiiguejian^des-stí-ucttu^s^ÌGÌses.
S’il est p articulièrem ent destiné à des étrangers apprenant de la langue frangaise,il
po urra ètre u tilisé également dans des cours destinés à des Fran^ais désireux
d ^ m é lio re r le u r expression écrite et orale.

m. Les opjectifs fle louurage


L’o b jectif essentiel est de fa c ilite r et d’e n ric h ir rexpression orale et Fexpression
écrite. Nous avons dissocìé volontairem ent à certains m om ents le fonctionnem ent
de la langue orale et de la langue écrite,Com pte tenu des différents mom ents de la
classe de langue et des ciblages différents de l’o ral et de l'é c rit, nous avons prévu des
étapes indépendantes de tra va il à l’in té rie u r de chaque dossier.
tf. La construction fle ro u u rag e
Q uinze dossiers m odulables correspondent à un semestre de cours. Les h u it parties
de chaque dossier peuvent ainsi ètre adaptées à chaque cas selon le nom bre d, heu-
res dont dispose Fenseignant.

L’ouvrage se divise en quatre p artie s:

1. Les articulatio n s logiques de la langue frangaise avec les sept divisions classiques:
cause, conséquence, but, volonté, condition, com paraison, concession.

2. L5expression de la pensée avec deux grandes d ivisio n s: la certitude et le doute.

3. L’expression des sentim ents. D evant rim m ensité et la com plexité des sentim ents
hum ains il fa lla it faire un choix. Nous avons opté p o ur deux grandes catégories: la
jo ie et la souffrance avec ce que cela entraine dans les deux cas. Nous n avons pas eu
la p réten tio n d’analyser d’une m anière exhaustive l ’éventail des sentim ents
hum ains! Nous nous contentons de donner aux apprenants les m oyeris de les
exprim er.

fl. L,
expression du temps avec les quatre grandes notions d’a n té rio rité ,de sim ulta-
néité, de p ostério rité et de durée.

Ui. La métnofloiogie
Cet ouvrage s’in sc rit dans un parcours m éthodologique reposant sur des démarches
pédagogiques identiques à F in té rie u r de chacun des quinze dossiers. Chaque dos­
sier com prend:

1. TeKte de sensibllisation
Ce texte fa it to ujo urs p artie intégrante d’une situ atio n com m unicative authentique
correspondant à une catégorie de langue de la vie quotidienne. II s’agit d, un texte
sans d ifficultés lexicales, destiné à m ettre en évidence dans le fonctionnem ent des
phrases les structures étudiées. Le repérage de ces structures et le u r fonctionnem ent
à rin té rie u r du texte sont la visée essentielle dexette prem iere étape.

2. Les outiis grammaticauH

Le b u t de cette p artie est de rassem bler le plus sim plem ent, m ais aussi le plus rigou-
reusem ent possible, un certain nom bre d’o u tils gram m aticaux indispensables pour
I5expression écrite et orale.
II est illu s o ire d,
im aginer qu on peut apprendre une langue te lle que la langue fran-
^aise sans connaitre profondém ent la gram m aire et le fonctionnem ent des
..................— ......

structures gram m aticales. Plusieurs écoles le préconisent. Cela est certes possible
3SÌS3

1—
ta n t qu’il s’agit d’élaborer des situations de com m unication élém entaires. M ais dès
que Fapprenant vise un niveau d?approfondissem ent de la langue, la m em orisation
NOJSS3

de la gram m aire est indispensable. E lle est passionnante aussi.



dx

LU
|
Pour cela il fa lla it tro u ve r des méthodes d,
acquisition sim ples et facilem ent accessi-
bles. Nous avons done choisi la présentation la plus nette possible q u i consistait
d’emblée à présenter la structure gram m aticale dans son ensemble.
Chaque structure gram m aticale donnée est to ujo urs accompagnée d’un exemple en
italiq ues po ur in d iq u e r clairem ent et concrètem ent le fonctionnem ent de la struc­
tu re à l ’in té rie u r d’une phrase banale correspondant à une situ atio n o rd in aire de la
vie quotidienne. Les exemples favorisent la m ém orisation indispensable de ces
structures.

3. lb s outiis lexicaux

Les listes ne sont pas forcém ent exhaustives, m ais elles fournissent une gamme de
vocabulaire approprié p o ur une situ atio n donnée. Si les m ots présentent la moin-
dre d iffìc u lté , ils sont accompagnés d’une d é fìn itio n précise ou d’un exemple. Nous
avons choisi la présentation alphabétique, comme dans un d ictio nnaire, p o ur faci-
lite r la recherche.

4 . p o u p communiauer

Cette p artie vise essentiellem ent la com m unication orale, Féchange,pendant la


classe. Les sujets proposés e m ra in e n rS K R p T ó iíritfé n rru filT s á fíb ri áe「o u tils gram ­
m aticaux et lexicaux, fa c ilita n t ainsi la prem ière étape de le u r m em orisation.
Plusieurs propositions de com m unication p erm ettro nt à Fenseignant d, en choisir
une ou plusieurs selon les besoins des apprenants.

5. Exercices écrits

Chaque dossier com prend une b atterie d’exercices écrits en application de la le^on
étudiée. La p lu p a rt du temps ces exercices ont p o ur b u t d’am ener l ’apprenant à
construire une phrase entière structurée avec les m atériaux proposés. L e c ritu re de
la phrase entière est indispensable p o u r m ém oriser les nouvelles structures et s,
ex-
p rim e r dans une langue plus élaborée. Le b u t visé n’est pas de savoir noter un m ot
sur le liv re m ais bien de savoir construire une phrase avec les nouvelles structures
récem m ent acquises.

6. Pour aller plus loin

Cette sixièm e p artie s’adresse p articulièrem ent à ceux q u i désirent é la rg ir encore


leurs connaissances. Son pro je t pédagogique est de proposer des sujets plus diffici-
les ou plus complexes ta n t au p o in t de vue ling u istiq u e que sém antique. E lle
com porte Ia p ossibilité de nouvelles acquisitions et des exercices im m édiats d, ap-
p lic atio n gram m aticale ou lexicale.
7 . Trauaux pratiaues

Chaque dossier com porte des propositions de travaux pratiques p o ur l ’o ral et pour
l ’é c rit,destinés à fo u rn ir un o b je ctif viva n t à la classe de langue; ils o nt pour b u t de
favoriser la m ém orisation, puis la spontanéité des acquisitions nouvelles.

8. Texte
C ertains dossiers ne n com portent pas car ils sont déjà très com plets et nous avons
gardé le souci de ne pas a lo u rd ir Fouvrage; cependant certains textes sont fo urn is à
la fin de quelques dossiers p o ur perm ettre la visio n des structures étudiées dans un
cadre différent.

m i. Po ur lim p
En te rm in a n t nous voulons exprim er notre jo ie d^nseignants q u i partagent chaque
année avec des étudiants étrangers venant de m ilie u x m u ltin atio n au x et m ulticul-
tu rels,notre am our et notre connaissance de la langue fran^aise. Nous m esurons
notre chance de p o uvoir réaliser dans les groupes les plus divers des échanges su ffi­
sam m ent profonds et enrichissants pour qu ils affinent dans l , esprit de nos
apprenants le u r connaissance de notre sensibilité et de notre culture car nous le u r
procurons les moyens d5y accéder et de savoir les exprim er.
C’est notre expérience que nous livro n s aujourd h u i en souhaitant apporter une
p ie rre de plus à l ,
enseignem ent du FLE dont les travaux et les recherches ne cessent
de nous passionner.
Les auteurs.

II existe un m anuel de corrigés des exercices édité par les Presses U niversitaires de
Grenoble.
Les articulations
logiques de la langue
franpaise
D o s s ìe r 1
LfExpR£ssioN de I a cau se

_ TeHte tie sensiDilisation


Le c a l v a ir e d 5u n f u m e u r

II vo u lu t s’arrèter de fum er, non qu’il en sentìt précisém ent le besoin, m ais to u t sim ­
plem ent parce que sa femm e ne sup po rtait plus l ’odeur de la fumée et le m ena^ait
de m ille m aux, entre autres de le q uitter.

Depuis longtem ps il se p rép arait à cette b ataille car il savait que to t ou ta rd il ne


p o u rra it s?y so ustraire; m ais il ne savait pas s’il p o u rra it en s o rtir vainqueur en dépit
des exhortations de plusieurs de ses amis.

II s’était donné des délais: « étant donné que les semaines commencent un lu n d i,
pensait-il, il est logique que je commence un lu n d i car il est apparem m ent plus
facile d’entreprendre des efforts au début de la semaine qu à la fin ».

Le lu n d i suivant, il p a rtit au bureau sous Fem prise de ses nouvelles résolutions.


Comme tous les m atins depuis d ix ans, sa secrétaire lu i apporta le c o u rrie r; étant
donné sa réputatio n de fum eur invétéré, elle l , accompagna comme à Fo rdinaire
3slv5N<ujn

d’un paquet de cigarettes neuf et d’un cendrier, car elle d éplorait chez lu i la fàcheuse
habitude de je te r ses mégots par terre.

- « A h non, V irg in ie , pas aujo urd 'hui. J,


a i p ris la résolution de ne plus fum er, étant UJ
bzv
lV

donné que m a femme ne peut plus supporter m on odeur de tabac fro id et me


I IP

repousse chaque fois qu elle v o it mes doigts jaunis de nicotine. Cette fois-ci je m y
tie n d ra i.» L
s In ò lb o l SN O jlvln uilyvSJ

Comme la secrétaire le connaissait bien et q u e lle savait que la mème scène se repro- L
d uisait régulièrem ent, elle se re tira en silence en dissim ulant un léger s o u rire : elle
enferm a soigneusem ent dans son tiro ir le paquet de cigarettes.

Dans le m ilie u de la m atinée, le besoin de fum er se fit sentir. Sa tète était plus lourde
et il g rig n o tait tristem ent le bout de son stylo avant ainsi F illu sio n d’avo ir une ciga­
rette entre les lèvres... Comme il était prévoyant, il avait acheté des bonbons à la

UJ
C ours

m enthe avant d’a lle r au tra va il. II commen^a à en sucer un, puis un autre, parce que,
lu i avait d it un collègue,cela devait lu i perm ettre de m ieux supporter le «jeune ».

一《Com m ent suis-je devenu un te l fum eur, se disait- il silencieusem ent ? II y a d ix


ans, je ne connaissais pas le p la is ir de la cigarette et m aintenant je suis totalem ent
sous Finfluence du tabac.» II cherchait des explications ou p lu tò t des excuses: p o u r­
quoi done était- il ainsi si dépendant ?

- Tout sim plem ent parce que ses collègues fum aient sans cesse et lu i en avaient
donné le gout.

- Parce que Feuphorie qu il ressentait sous Fem prise du tabac était agréable.

~ Parce que les mauvaises habitudes se prennent insensiblem ent.

- Parce que chaque fois q u il avait essayé de s’arréter il avait rencontré quelqu un qui
lu i avait proposé une cigarette apparem m ent anodine.

Toute la journée il suga tristem ent ses bonbons à la m enthe. II était au supplice car
le gout du tabac n est com parable en rie n à celui de la m enthe.

A six heures, au m om ent où il s’apprétait à p a rtir après avoir m inutieusem ent rangé
ses affaires en m áchonnant le chewing-gum de la dernière chance, son patron entra
brusquem ent dans son b ureau: «Je suis content que vous soyez encore là car juste-
m ent j ’avais une question urgente à vous soum ettre. Je voulais vous p arler de
ra ffa ire Deschamps puisque vous en ètes F in itia te u r et le responsable. Je n ai pas
encore eu le temps d, en discuter avec vous car j ’étais en voyage. Pour commencer,
vous prendrez bien un p e tit cigare comme d’habitude ? Ceux-ci sont extraordinai-
res; je les ai rapportés de La Havane. Ic i on ne les connait pas. Vous m, en direz des
nouvelles.»

E t il n eut pas le courage de refuser sous prétexte que Foffre venait de son patron.

Repérage

1. De q u i s,
agit-il?
2. Q uelle est sa préoccupation p rincip ale ?
3. Q uelles sont les causes de son irré sistib le envie de fum er?
fl. Q uelles sont les causes de son désir de s’arreter de fum er ?
5. Pourquoi se rem et-il à fum er?

_ ■ le s outiis gram m aticauH

1. Regie generate
Toutes les locutions qui expriment une cause sont suivies de Vindicatif.
Ex. : Je n ai pas pu ve n ir h ie r so ir car j'avais tro p de tra va il.
Com me j , avais tro p de tra va il, je n ai pas pu ve n ir h ie r soir.
-
N.B. : il y a deux exceptions à cette regie: les expressions non que et ce nest pas que
q ui exprim ent Fune et Fautre que ro n écarte une cause considérée comme fausse
pour en évoquer une autre q ui est la véritable, sont suivies du subjonctif.

Ex. : Je n, a i pas pu ve n ir h ie r soir, non que je n, en aie pas eu envie, mais j ’avais un
rendez-vous chez le médecin.
Je n, a i pas pu ve n ir h ie r so ir; ce n’est pas que je n,en aie pas eu envie, mais j ’avais
un rendez-vous chez le médecin.

2. Au tres procédés
a) Une préposition ou une lo cutio n prépositive + un nom (v o ir les prépositions dans
les o u tiis lexicaux ci-dessous):
Ex. : À force de tra va il il a réussi à faire sa médecine.

b) Une p réposition + u ii in fin itif (lorsque le sujet des deux verbes est le m èm e):
Ex.: E lle est allée le v o ir sous prétexte de prendre de ses nouvelles.

c) U n p articip e présent ou passé ou un gérond if


Ex.: Voulant absolum ent tro u ve r du tra va il, elle a répondu à toutes les petites
annonces.
Élevé par des parents pauvres q u i n avaien t pas le temps de s’occuper de lu i, il avait
été tro p liv ré à lui-m ém e.
En m anquant une m arche d’escalier, elle s, est cassé la jam be.

ii im iiisleHicauM
1. V o ic i par ordre alphabétique les locutions les plus courantes que vous connaissez
déjà:
car; ce n’est pas parce que; ce n est pas que; comme (en tète de phrase); du fa it de;
en effet; étant donné; non que... m ais...; parce que; puisque; (lorsque la cause est
connue par les deux in te rlo c u te u rs); soit parce que... soit q u e ...; soit que... soit
que.. •; sous prétexte que; vu que...

2. V o id d’autres locutions dont le m aniem ent est plus délicat. É tudiez attentivem ent |
les exemples donnés. g
À cause d e: II a été perturbé dans sa scolarité à cause du divorce de ses parents. 二
À force de (idée d’effo rt persévérant): À force de faire répéter à I’enfant sa table de J"
m u ltip lic a tio n tous les soirs, il a fin i par la savoir par coeur.
À la lum iè re de (idée de découverte): À la lum ière de ce que m,
a d it le psychologue,
je comprends m ieux m aintenant certains com portem ents de m on enfant. S
À l 5in itia tiv e de: Une action hum anitaire a été mise en place à F in itia tive de la
Croix-Rouge. i窆
À présent que (une cause + une idée de temps q u i lu i est lié e ): À présent que j ’ai un
peu plus de temps, je vais v o ir toutes les expositions.
C ours

D autant m ieux que: Je vous comprends d'autant m ieux que j ’ai connu les mèmes
difficultés que les vòtres il y a quelques années.
D ’autant m oins que (une cause négative + une autre cause négative): J, a i dJautant
m oins de chance de p a rtir dans cet avion que je suis le huitièm e sur la liste d’attente.
D,autant plus que (une cause + une autre cause): II a été d,
autant plus dé^u de rater
son examen qu’il était persuadé d,
avo ir bien réussi toutes ses épreuves.
Dès lo rs: Dès lors que je n avais plus mes clés> je ne pouvais plus entrer dans m on
appartem ent.
D u fa it de: D u fa it de sa m aladie, il a du supprim er beaucoup de choses dans sa vie.
D u m om ent que: D u m om ent que tu as fa it tes réservations en temps vo ulu tu es
certain de p ouvo ir p a rtir la ve ille de Noel.
En raison de (+ un n o m ): En raison de son accident, il ne peut faire de vélo en ce
m om ent.
Gráce à (cause reconnue comme bienfaisante): Grace à l ,
aid e que vous m,
avez
apportée,j ’ai pu tro u ve r un appartem ent.
M aintenant que (une cause + une idée de temps) •• M aintenant que tu as réussi ton
perm is de conduire nous irons nous prom ener tous les deux dans ta voiture.
Par 十un no m : Par son indifférence, il a dégu tous ses amis.
Pour + in fin itif passé: Pour avo ir vo u lu faire le to u r du m onde en navigateur so li­
taire, il a enduré des épreuves physiques et m orales inim aginables.
Pour + no m : II a été félicité pour son courage.
Sous couleur de (couleur ic i = p rétexte): Sous couleur d’aider la v ie ille dame à faire
ses chèques,il Fa bien volée.
Sous le choc de (十n o m ): Sous le choc de la m o rt de sa m ère, elle a fa it une dépres-
sion nerveuse.
Sous le coup de (+ n o m ): Sous le coup de la colère, il a jeté une assiette par terre.
Sous prétexte de (+ in fin itif) : Sous prétexte d,aider Faveugle à lire son co urrier, elle
se renseignait sur tous les secrets de sa fam ille.
Sous prétexte de (+ verb e): Sous prétexte qu elle vo u la it aider Faveugle à lire son
c o u rrie r...
Sous prétexte = un nom : Sous prétexte d,
une m aladie im aginaire, il en p ro fita it
to ujours p o ur ne rie n faire.

3. Les Questions qui amènent une reponse exprim ant une cause

À cause de q u i?: À cause de q ui est-il p a rti?


À cause de quoi?: À cause de quoi est-elle tom bée?
jÁ ls 1 z

À quel titre ?: À quel titre veut-il toucher une pension ?


À quo i bon (+ verbe à F in fin itif) (cause incom préhensible): À quoi bon refaire ce
3OJ^ y x 一 一^

tra v a il ?
UJ À quoi 9a sert? (fa m ilie r): A quoi 9a sert de se p la in d re ?
CL
A u nom de quoi ?: Au nom de quoi m ilite- t- il dans ce p a rti p o litiq u e ?
UJ

10
C ours

Com m ent se fa it- il? : C om m ent se fa it- il q u ils soient arrivés si tot?
De quel d ro it? : De quel d ro it venez-vous me déranger à m on dom icile?
D ’où v ie n t que?: D o ù vie n t que vous soyez au courant de cette in fo rm a tio n q ui
devait rester secrète ?
En quel honneur?: En quel honneur ètes-vous là?
P ourquoi?
P our quelle ra iso n ?: P our quelle raison nest-ilpas venu à l’école ce m a tin ?
Qu'est-ce que cela signifie? Que sig n ifie?: Que signifie ce désordre? Ce désordre,
qu est-ce que cela sig nifie ?

4. Les substantils
a) Les causes diverses
La cause • La cause de son échec n,
est pas autre chose que sa paresse.
La cause apparente: La cause apparente de son départ a été la recherche d u n e situa­
tio n plus lucrative.
La cause profonde: La cause profonde de son départ aux États-Unis é ta it un
im m ense besoin de couper avec ses attaches fam iliales.
Le facteur: U n facteur im p o rta n t de risques daccidents est la m auvaise v is ib ilité
due au b ro u illa rd en hiver.
Le fe rm e n t: Le ferm ent de discorde essentiel dans le u r couple a été les divergences
de points de vue sur l , éducation des enfants.
Le m o b ile : Le m obile de ce crim e a été la jalo usie de Fam ant repoussé.
Le m o tif: Q uel est le m o tif de ta démarche?
La m o tiva tio n : II tra va ille depuis des années dans une association d,
aid e hum ani­
ta ire. Sa m o tivatio n est la lu tte contre la précarité.
L occasion: O n m a donné la parole. J,
a i p ro fité de l ’occasion pour présenter ma
requète.
L o rig in e : L o rig ine de le u r mésentente a été la présence quasi perm anente de le u r
belle-mère dans le u r couple.
Le p o u rq u o i: Le pourquoi de nos disputes, je ne [ignore pas, hélas!
Le pretexte • Le pretexte de son absence a été la m o rt de sa grand-mère.
La raison • Les in ju res qu il m a adressées o nt été les raisons de m a colère.
La source: La source de tous mes ennuis est le m auvais état de m on logem ent.
Le s u je t: Le sujet essentiel de mes préoccupations en ce m om ent est la santé de m on UJ
m ari.

b) Les agents de la cause


U an im ateur: II a été pendant longtem ps la n im a te u r de In v o lu tio n de la m arche
économ ique gouvernem entale.
L a rtis a n : II a été Partisan de son m alheur.
L’a u te u r: La Fontaine est l ’auteur de fables bien connues.
C o u r s /E x e r c ic e s

Le créateur :M aurice B éjart a été le créateur d’une nouvelle form e de chorégraphie.


Le fondateur :
Vincent de Paul a été le fondateur d’un ordre relig ieux q ui porte son
nom.
L’in sp ira te u r :I l a été Finsp irateur des poèmes de la jeune femme.
L’in s tig a te u r: Les p rin cip aux instigateurs du com plot o nt dú se réfugier à Fétran-
ger.
L’in venteur :Pasteur a été Finventeur du vaccin contre la rage.
Le père (sens fig u ré ): Eschyle est considéré comme le père de la tragédie de tous les
temps.
Le p rom oteur :Jean-Jacques Rousseau est généralem ent considéré comme le pro-
m oteur des idées q u i ont déclenché la R évolution de 1789.

5. Les uerhes

D é rive r de :C Jest un m ot q ui dérive du la tin .


Ém aner de :Le m andat d’arrestation ém anait de la gendarm erie du lieu.
È tre à Fo rig ine de :U n viru s m al connu a été à Forigine du SID A.
È tre a ttrib u é :E lle a ttrib u a it tous ses m aux à son angoisse perm anente.
È tre causé :Ces inondations o nt été causées par un trem blem ent de terre.
È tre dù à ;Mes progrès en m athém atiques sont dus à la compétence et à la clarté
d, esprit de m on professeur.
È tre im puté à :Le vo l des tableaux a été im puté à une bande d’escrocs.
È tre p ro d u it par :L,
accident a été p ro d u it par le choc des deux véhicules.
È tre provoqué par :Tous vos m aux sont provoqués par le surmenage.
In s p ire r d e:Pour son rom an il sest inspiré d5un fa it divers.
Procéder de :Les am eliorations que l ,on peut apporter aux traitem ents du cancer
procèdent en p artie des travaux des chercheurs de V ille ju if.
P ro ven ir de :Tous ces b ijo u x proviennent de vois com m is dans des villa s de la Cote
d’Azur.
exp liq uer par :Son m auvais état de santé s,
S, explique par Fabus de Falcool.
T e n ir à :Le m alaise social tie n t à la p o litiq u e gouvernem entale.
T ire r son o rig in e de :
Les dernières recherches sur les images de télévision tire n t le u r
orig ine des travaux de Daguerre et Niepce q ui ont inventé la photographie.

_ ■ Po u r com muniquep

En vous servant de l,inventaire précédent, répondez d, après votre imagination


aux questions suivantes en variant le plus possible les tournures causafes.

1. Pourquoi a-t-il eu un accident ? — 2. À quel titre a-t-il pu en trer gratuitem ent


dans la salle de spectacle?—
— 3. Pour quelle raison a-t-il été licencié? — 4. A vait- il
une raison valable pour ne pas a lle r à son tra v a il ? — 5. Tu n,
as plus rie n sur ton
E x e r c ìc e s

compte bancaire. Com m ent cela se fait- il? — 6.,En quel honneur a-t-il pu avo ir
cette décoration ?
^ Trouvez une réponse aux situations suivantes

1. Je n’a i pas pu v o ir la dernière scène du film . Finalem ent quel é tait le m obile du
crim e ?
2. A llò , m onsieur G uibard? Ic i le su rve illa n t général du lycée. Vo tre fils a manqué
une sem aine ;il est revenu ce m atin sans excuse de vo tre part. Pouvez-vous me dire
le m o tif de son absence et le ju s tifie r?
3. M adem oiselle, vous allez entreprendre des études d5in firm iè re . Q uelles sont vos
m otivations ? #
4. P our vous, quelle est la source du bonheur?

_ EHercices écrits

M ettez le verbe entre parenthèses au mode qui convient

1. Puisque tu (savoir) si bien u tilis e r ton ordinateur, tu pourras m’expliquer certai-


nes choses que je ne comprends pas. — 2. Dès l ’in stant où elle (savoir) que Jacques
a lla it venir, elle a été extrém em ent agressive. — 3. Grace à F inte rventio n d’un am i,
il (po uvo ir) o b tenir un poste intéressant. — 4. M on père est très dim inué intellec-
tu ellem en t: ce n’est pas qu’il (ètre) très ágé m ais il a une grave m aladie. — 5. II n,est
pas venu au ciném a avec nous sous prétexte q u il (ètre) malade. _ 6. D u m om ent
que vous (payer) vo tre cotisation vous recevrez le jo u rn a l gratuitem ent puisque
désormais vous (ètre) m em bre de Fassociation. — 7. Puisque vous (prendre) l , au-
to ro ute pour re n tre r à Paris, faites un détour par Vézelay pour v is ite r la basilique.
— 8. É tant donné que nous (avo ir) des économies,nous faisons le p ro jet de p a rtir
en voyage. 一 9.\Nous ne lu i avons pas envoyé l ’argent qu il nous dem andait, non
pas quejaous (ne pas avo ir confiance) en lu i, m ais nous (ne pas ètre d’accord) avec
F u tilisa tio n q u il vo u la it en faire.

裂 Term iner les phrases suivantes en exprim ant une cause logique

1. Vous ne pourrez pas prendre le tra in dem ain du fa it d e ..........— 2. Je ne t’ac-


com pagnerai pas au ciném a ce soir, du m om ent que ..........— 3. II in ju ria it sa
fem me quand il é ta it sous l ’em prise d e ..........— 4. Tu as versé des arrhes; dès lors
....... — 5. Je ne lu i ai plus donné signe de vie dès rin s ta n t o ù ........... — 6. Si je
UJ
suis en aussi bonne santé c’est gràce à ..........— 7. À force d e ........... il se prend à
son propre jeu et se m et à croire lui-m èm e à to u t ce qu’il a inventé. — 8. Sous cou-
le u r..........la dame àgée, il se faisait lui-m èm e des chèques à son propre n o m .—
9. O n va boire de l ’eau à défaut d e ..........— 10. M , a adressé un dossier d’inscrip-
tio n en réponse à .................. — 1 1 . II nest pas venu me v o ir sous prétexte q u e ....................
m ais j , a i su que ce n’était pas vra i. — 12. M aintenant q u e .......... je peux continuer
mes études.
E x e r c ìc e s

Allégez et reformulez les phrases suivantes et supprimant « parce que» et en


le remplagant par une autre expression de cause proposée

a) Comme
L II croit toujours avoir raison parce qu’il pense ètre le seul à détenir la vérité. 一 2.
II a pu obtenir un rendez-vous en p rio rité parce q u il connaissait le chef de service.
一 3. II n a pu donner une réponse définitive parce qu’il n avait pas eu le temps de
prendre connaissance entière du dossier. 一 4. II a été guéri rapidem ent parce q u'il
était dans les mains d, un bon médecin. — 5. II s5est brillam m ent tiré d’affkire parce
qu, i l avait des dons d’im ita tio n particuliers.

b) Étant donné
1. J,a i lu ce livre parce qu, une amie me Favait recommandé. 一 2. Je fais toujours
mes courses en vélo parce que je n'aime pas garer ma voiture en ville. — 3. U avion
n a pas pu a tte rrir à O rly parce qu ,i] y avait du brouillard. — 4. Votre carte d’élec-
teur n’est pas valable parce que vous ne l ’avez pas signée. — 5. Le professeur a
félicité son élève parce q u ’il avait eu une bonne conduite pendant tout le semestre.

c) Le gérondif ou le participe présent


1. Elle avait une réduction de 30 % à la SNCF parce qu, e le avait une fam ille nom-
breuse. — 2.11a fait croire qu il était malade parce qu, il ne vo ulait pas aller en classe.
— 3. II a pu acheter une maison parce qu’il avait bien vendu son appartem ent.—
4. II est venu faire des études en France parce qu, i l avait pu obtenir une bourse.—
5. Je n ai pas envoyé par la poste les tableaux que je veux t’o ffrir parce qu’ils sont très
fragiles.

d) En raison de, à force de, pour, sous le coup de, du fa it de


1. Parce qu il a beaucoup travaillé, il a pu devenir chef de service. — 2. Parce qu’il
était malade, il a été dispensé des corvées ménagères. 一 3. II a été décoré parce qu’il
a accompli des exploits m ilitaires. 一 4. II a battu son chien parce q u il était en
colère. — 5. Parce qu’il était vieux,il avait des réductions sur les transports publics.

遠jjj S ur les modèles suivants, écrivez d,autres phrases en changeant les contextes
mais en gardant les structures

Ex. (phrase donnée): II s,


est m arié sous la pression de ses parents.
Phrase réécrite avec la mème structure: II a fait des malhonnètetés sous la pression
d,un am i q ui vo ulait Fentrainer dans de mauvaises affaires.

1. C ,
est en osant im aginer de nouvelles recettes que l’on apprend à ètre une bonne
cuisinière. 一 2. Sous le couvert d’une mission d, o rd re professionnel il est parti
quinze jours aux USA. — 3. II n aurait jamais pu accéder à ce poste sans son esprit
jAIS卜 zojs s sdx J

iJ
d’entreprise. — 4, La peinture a pris de nouvelles orientations au m ilie u du xx esiè-
cle sous im pulsion de Picasso. — 5. Jean-Sébastien Bach est devenu aveugle à la fin
UJ
de sa vie à force d'avoir recopié des partitions à la lueur cTune trop faible bougie.—
6. Je me suis inscrite en maitrise à la Sorbonne sur les conscils de mon professeur.
— 7. Les parents qui voyaient leur fils sous l'em prise de la drogue étaient accablés.
JL
14
E x e r c ìc e s

— 8. M on poste de télévisio n fonctionne gráce à une petite antenne o rie n ta b le .—


9. À force d5éplucher des légumes la jeune femme avait les m ains abìmées. — 10.
Faute d’in fo rm a tio n supplém entaire, il n a pu a lle r à la réunio n de q u a rtie r dont on
lu i avait vaguem ent parlé.

_ P o u r a lle r plus loin

Remplacez les pointillés par un des mots suivants: l , auteur,le concepteur,Ie


créateur,le fondateur, l ,
initiateur ,
rinvenleur, l ,
investigateur,le père, le promoteur

1. A lb e rt Camus e s t..........de VÉtranger. — 2. Daguerre et Niepce sont le s ...........


de la photographie. — 3, Yves Saint-Laurent et C h ristia n D io r sont le s ..........de la
mode contem poraine. — 4. Napoléon est le ..........de la Légion d’honneur. — 4.
Robert B adinter e s t..........de la lo i sur ra b o litio n de la peine de m o rt en France.
— 5. Les architectes contem porains sont le s ..........d 'un style de vie nouveau dans
Fhabitat. — 6 . C itro en a été le .......... des prem ières voitures de tourism e en
France. — 7. Après la Seconde G uerre m ondiale, le chancelier Adenauer et le géné-
ra l de G aulle o nt été les .......... de la construction de FEurope. — 8 . Le C lub
M éditerranée a é té ..........des vacances accessibles à beaucoup de monde. — 9. Des
terro ristes o nt été le s ..........du com plot pour assassiner le Président.

塵 Remplacez les points de suspension par les substantifs suivants: le fe rm e n t;


le m obile; le m otif; la m otivation; Forigine; le pourquoi; la raiso n; la source; le
sujet

1- Quand on tra va ille avec un te l acharnem ent, on a obligatoirem ent une forte
..........— 2. L e ........... du crim e é ta it évident: s’app rop rier la fo rtune de la vic ­
tim e. — 3. Les .......... q u i o nt poussé les agriculteurs à bloquer les tra in s sont
d, o rd re économique. — 4. L e s ..........q u i o nt amené la précarité dans le pays sont
le chòmage et la pauvreté. — 5. Les Fran^ais o nt de n o m b re u x..........de mécon-
tentem ent. — 6 . Personne n, a jam ais su tro u ve r 1,
.......... de mes m igraines. _ 7.
Dès q u il s’agit d, argent,on v o it apparaitre ce q u i sera plus ta rd u n .......... de dis-
corde dans les fam ilies. — 8 . Vous ne devinez pas le ..........de m a visite ? — 9. La UJ
..........de tous ses m aux est venue de la séparation de ses parents. &
Z
J
UJ

遠 D,
autant plus. D,
autant moins. D ,
autant m ieux que. g*
J
Ces expressions in d iq u ent la cause nuancée par la mesure, la p ro p o rtio n, Finsis­
UJ
tance. Elles im p liq uen t une idée de cause + une idée de com paraison.
1/1
LU
Ex. : J^im e <Tautant plus cet enfant q u il est très affectueux envers m oi.
♦O'
Cela signifie que j , aim e déjà cet enfant p o ur beaucoup de raisons mais que je Faim e 'a-
encore plus en raison de raffectio n qu, i l me tém oigne.
E x e r c ìc e s

Rem placez les pointillés par « d ?autant plus », « d ,


autant m oins»,« d'autant m ìeux».

1. Je ne veux pas prendrc ce mauvais c h e m in ..........qu’il est toujours très glissant


quand il pleut. — 2. Je ne cotnprends pas que tu dises du m al de ton a m i..........
que lu i ne d it jamais rien de désobligeant sur toi. — 3. Cette enfant é ta it..........
aimée par ses oncles et tantes q u o n la savait orpheline. 一 4. I I m é rite ..........tes
bontés quiJ ne sait dire que des méchancetés sur toi. — 5. II tra v a ille ..........qu’il
devine la fierté de ses parents à Fidée de sa réussite. 一 6. II avait perdu tout espoir
de g u é rir.......... qu’il avait étudié à fond les risques de sa maladie. 一 7. On a
........ .envie de lu i o ffrir un livre qu'on sait qu’il ncn ouvre jam ais un. — 8. On
hésite.......... à lu i donner un peu d’argent qu’on sait qu'iJ va aller le boire tout de
suite. 一 9. On p rè te ..........attention à ce qu’il d it qu’il parle toujours à voix très
basse sans discernement. — 10. II réussit .......... que ses parents lu i paient des
cours particuliers.

La m otivation

La m otivation est un ensemble de causes d’ordre psychologique, (souvent affectif)


conscientes ou inconscientes qui nous poussent à agir dans un certain sens. La plu-
part du temps nos m otivations expliquent notre comportement.
Ex. : La m otivation (fu n coureur cycliste est de gagner le Tour de France.
Ce qui im plique un ensemble de plusieurs raisons de gagner; la gloire, Fargent, ètre
le m eilleur, étre la fierté de la femme qu,
i l aime etc., etc.

Répondez aux questions suivantes: quelles sont les m otivations

1. d)un étudiant? — 2. d’un voyageur allant pour la première fois dans un pays
étranger? — 3, d’un escroc ? 一 4. d’un professeur ? — 5. d,
un directeur de publica­
tions ? 一 6. d,
un chef cuisinier ?

Et vous, quelles sont vos m otivations pour apprendre le fran^ais ?

_ TrauauK ppatinues

Jeux de roles

Par groupes de trois, vous réfléchissez une dizaine de m inutes puis vous m im ez les
sketchs suivants:

a) Julie est rentrée à la maison à deux heures du m a tin :


Son père lu i demande des explications
Julie en donne mais elles ne sont pas valables
-a
Son père insiste car il veut savoir les causes de son retard
A ls 13zo 7 5y

Julie fait semblanl de ne pas comprendre


Son père se m et en colère
La mere intervient, etc.
3x

D.

UJ
E x e r c ìc c s

b) Vous ètes agent im m o b ilie r:


Vous faites v is ite r un appartem ent à un couple de quadragénaires encore indécis.
Vous essayez de les pousser à acheter cet appartem ent en le u r dorm ant toutes les ra i­
sons po ur lesquelles ils doivent se décider rapidem ent, etc. Ils vous répondent, etc.

沒 Travaux écrits

a) Vous voulez fonder une troupe de théátre dans vo tre université. Vous préparez une
affiche d^nform ation avec des argum ents pour in o tive r vos camarades.

b) Vous ètes le p ub liciste d,une agence de voyages. Vous écrivez une page pour
convaincre le fu tu r voyageur encore indécis à p artic ip e r au voyage organisé au m ois de
ju in par votre agence.

c) Trouvez des prétextes p o u r refuser. Écrivez la le ttre de réponse à ces in vita tio n s :

1. M . et M meD urand seraient heureux de vous in v ite r à d in er le 31 octobre à 20 heu­


res.
2 . Q u’est-ce que tu fais ce soir? O n va au ciném a avec tous les copains. Tu viens avec
nous?
3. Form idable! C ’est extrao rd inaire de se rencontrer dans Paris après ta n t d,années.
O n va déjeuner ensemble ? Ily a p le in de petits « restaus » dans le q uartier. A llez, on
y va!
4. M me M o rel, votre voisine du 4e étage organise samedi so ir une couscous-party.
Vous venez, naturellem ent?
5. Le P.-D.G. de la société et le com ité d’entreprise o nt l ’honneur de vous in v ite r à
la petite cérém onie am icale organisée le 6 novem bre prochain à l’occasion du
départ à la re tra ite de notre collègue M me B ertrand q u i a assuré dans notre M aison
quarante années de service. Une enveloppe est déposée au secrétariat a d m in istra tif
p o ur que nous puissions lu i o ffrir un cadeau collectif. R.S.V.P. avant le 30 octobre.
E x e r c ic e s

_ Tewte
La p l u ie

Paul Verlaine (1844-1896) évoque dans ce poème de Romances sans paroles un état
d’àme m élancolique et to urm enté:

II pleure dans m on coeur


Comme il p leut sur la v ille :
Q uelle est cette langueur
Q u i pénètre m on coeur ?

0 b ru it doux de la p luie
Par terre et sur les to its !
Pour un coeur q u i s, ennuie
Ò le chant de la p lu ie !

II pleure sans raison


Dans ce coeur q u i s’écoeure.
Q u o i! N u lle trahison?...
Ce d euil est sans raison.

C ’est bien la p ire peine


De ne savoir pourquoi.
Sans am our et sans haine
M on coeur a tant de peine.

Reperaoe et inuentaire

1. Q u i parle ?
2. Dans quel état d’àme se trouve-t-il ?
3. Q uelles sont les causes de sa peine ?
4. En réalité quelles en sont les causes profondes ?
5. Com m ent ces causes sont-elles énoncées ?
6 . Que pensez-vous de cet « état d, áme»?
D o s s ie r 2
LfExpRESSÌON dE U CONSEQUENCE

Texte de sensihilfsation
L es c o n s e q u e n c e s d e l,
atten tat d u 11 septem br e 2001

Le 11 septembre 2001,deux avions de ligne percutaient les tours jum elles de


M anhattan (W o rld Trade C enter) en trainan t reffondrem ent des deux tours et la
m o rt de 2 800 personnes. O n nsa pas fin i encore de m esurer Fim pact sur le m onde
en tie r de cet attentat spectaculaire dont les retombées à longue échéance ne peuvent
étre encore évaluées.

La conséquence la plus hum aine a été la grosse ém otíon im m édiate soulevée dans
Popinion publique au coeur de chaque in d ivid u : la peur, rim pression que chacun
pouvait ètre vulnérable dans sa propre sécurité et dans la vie de ses plus proches, Lc
monde en tie r a p ris conscience de la fra g ilité de la vie alors que la p lu p a rt d’entre
nous se croyaient à l’a b ri du danger. La mesure de la violence qui m enagait l’éten-
due de la planète, dont des pays apparem m ent invulnérables à une telle échelle, a
engendré chez nom bre de citoyens des réactions de te rre u r et dc protection insoup-
^onnées. Par ricochet on a mème cru à des éléments d’attaque biologique q u i par
bonheur se sont révélés in justifiés.

Une incidence plus p o litiq ue et m ilita ire a été la riposte. II est apparu comme néces-
saire de venger les innocents écrasés sous les décombres des tours de M anhattan. En
cascade, une série de dispositions m ilita ire s se sont mises en place, dont les plus
spectacuiaires o nt été les bom bardem ents en Afghanistan dans le b ut d’éradiquer
les bases du terrorism e. Cette réaction était évidem m ent prévisible, m ais non
dénuée de retombées.

Les grandes puissances se sont im pliquées à des degrés divers dans cette guerre dont
les prem ières répercussions ont déjà m is en évidence l ’extrém e précarité et la mi-
sère des populations c ivile s: la p lu p a rt o nt dú fu ir les sites proches des •吾
bom bardem ents et se réfugier sous des toiles de tentes incapables de les protéger du ?
fro id . Les médias nous ont m ontré chaque jo u r des cohortes de vie illa rd s et d’en- 'Z
fants chem inant dans la neige pour gagner des abris de fo rtune sous lesquels ils f
seront à peu près sms de m o u rir de faim et de raisère. Puis, quelques jo u rs plus ta rd , ]
les signes de la lib é ratio n d’un pays q ui ne connaissait que les interd ictio ns et les
répressions.
.o-
Q uelles seront les répercussions de ces événements sur réconom ie m ondiale? O n
ne peut encore l ’évaluer,m ais il est évident que les retombées de tous ces événe- 荃
ments auront une portée que l’o p inio n m ondiale ne peut encore im aginer. 。
C ours

Les nom breux États im pliqués dans cet enchaìnem ent d'événements se heurtent
m aintenant à d'énormes diffìcultés génératrices de conflits lourds à régler et de pro-
blèmes économiques q ui prennent des proportions encore peu mesurables.

O n ne v o it pas encore se lever sur le monde les signes annonciateurs de temps


m eilleurs où la paix et la possibilité pour chaque in d ivid u de m anger à sa faim
seront à la portée de tous. Q uelle sera Fissue de ces conflits? E lle sera sans doute
dans les m ains des jeunes générations q ui aspirent à d’autres espérances de vie et
qui sauront envisager des dénouem ents que Fétat actuel des choses ne perm et pas
d’espérer actuellem ent.

Reoérage

De quoi s,
agit-il?
Relevez dans ce texte les conséquences exprim ées de Fattentat du 11 septembre
2001 .
Soulignez dans ce texte les mots ou les expressions qui exprim ent une conséquence.
Établissez-en une liste.

Com m ent avez-vous mesuré les conséquences du 11 septembre dans vo tre propre
pays?

Les outiis gram m aticauH

1. Règie généraie

Toutes les expressions gram m aticales q u i exp rim ent une conséquence sont suivies
de F in d ic a tif sauf « tro p … p o u r» et « assez... p o u r» q ui sont suivies du subjonc­
tif.
Ex. : II s’est levé trop tard si bien qu’il a m anqué son tra in .
II est tro p riche p o ur que la crise économ ique m ondiale puisse Fatteindre.

2. Les locutions couram m ent utillsées

V o ici les locutions les plus courantes que vous connaissez déjà (par ordre alphabé-
tiq u e ):

A in s i." (après « a in s i» il y a une inversion du sujet et du verbe, sauf si « a in s i» est


s u ivi d’une v irg u le ); a lo rs...; aussi... (après « aussi» avec un sens de conséquence,
il y a inversion du sujet et du verbe sauf s’il est su ivi d, une v irg u le ); c,
est pour cela
q u e ...; c,
est p o u rq u o i...; d’o ù ...; de ce fa it...; de là ...; de sorte q u e ...; de telle
faqon q u e ...; de te lle m anière q u e ...; dès lo rs ... (idée de temps + idée de consé-
quence); depuis lo rs ...; d one...; en conséquence...; par conséquent...; si
(+ ad jectif ou adverbe "... que...) si bien q u e ...; tant de (十 nom ); tant (+ verbe
十 que); te l (+ no m ); tellem ent que... etc.

20
Ex. : II n, a v a it plus d'argent liq uid e. Aussi a-t-il du u tilis e r sa carte bancaire.
Ce m atin il a constate qu’il n5avait plus d’argent: dès lo rs il n, a plus pu u tilis e r sa
carte bancaire.
II a ta n t d’argent qu’il ne sait plus qu, en faire
II a ta n t tra va illé qu'iJ est très fatigué etc.

3. Les autres locutions

V o ici d’autres locutions dont le m aniem ent est plus délicat. É tudiez attentivem ent les
exemples donnés afin d’en observer le fonctionnem ent dans la phrase ( l’ord re est
alphabétique):
Assez + ad jectif ou adverbe 十 p o u r que :(idée d’excès dans la p rin c ip a le ): II est
assez com pétent dans sa spécialité pour que Fon puisse avo ir toute confiance en lu i.
A u p o in t de (la conséquence est poussée à l ’extrém e; le sujet est le mème pour les
deux verbes des deux pro p o sitio ns): II a tra va illé au p o in t d,
en tom ber malade.
Au p o in t que (la conséquence est poussée à Fextrem e: les sujets sont différents dans
les deux pro p o sitio ns): II tra va ille au p o in t que sa fam ille ne supporte plus ses
horaires de tra vail.
II fa u t... p o ur que… ( il faut passer par une ob lig ation po ur o b tenir la conséquence
souhaitée + su b j.): II faut répéter d ix fois les mèmes choses sous des form es diffé-
rentes p o ur que les élèves aient tous bien com pris Fexplication.
I I s’en fau t de + q uantité + que + ne e xp lé tif... (conséquence évitée de justesse
+ sub j.): II s’en est fa llu de quelques secondes que nous n, ayons un grave accident.
I I s u ffit de... p o u r... (idée de quantité suffisante p o ur o b tenir la conséquence): I I
s u ffit de bien connaitre son cours p o ur réussir son examen.
Jusqu’à. •• (conséquence poussée à l'e xtré m e ): II a sombré dans l ’alcoolism e jusqu à
éprouver la nécessité de suivre des cures de désintoxication.
Sans + in fin itif (la conséquence est in é vita b le : le sujet est le mème dans les deux
p ro p o sitio ns): II ne peut supporter la m oindre c ritiq u e sans se fàcher.
Sans que (la conséquence est in é vitab le: le sujet est différent dans les deux propo­
sitions) : II ne peut a rriv e r eri retard sans que ses collègues lu i fassent des réflexions 运
désagréables. &

4 . Les outiis plus lam iiiers du langage parle

B ila n : II y a eu un atten tat; b ila n : 10 blessés graves. UJ


Com m e quoi :J’ai d it une bètise; comme quoi j ’aurais m ieux fa it de me taire.
C onclusion :J’ai prété de rarg en t à un am i; il a refusé de me le rendre. C onclusion:
j,
a i perdu m on argent et m on am i.
D u coup:II a été vexé d e vo ir raté son perm is de conduire; du coup il n’a jam ais
J
vo ulu recommencer.
E t (la conséquence s’entend dans l ’in to n a tio n ): Tu as tro p mangé et tu as été
malade.
C ours

M orale ou m orale de F h isto ire : II a vo u lu aider un am i. II s’est fa it c ritiq u e r sévè-


rem ent; m orale (ou m orale de l’h is to ire ): pour vivre heureux, vivons cachés.
M o ra lité : II n a rré te pas de d ire des mensonges; m o ra lité : personne ne peut atta-
cher de Fim portance à ce qu’il d it.
V o ilà p o u rq u o i: I l n,
arréte pas de m e n tir; vo ilà pourquoi personne n apporte de
crédit à ce qu’il d it.

m Les outiis leKicauK

1. Les substantifs

Uaboutissem ent: II a enfin vu raboutissem ent de ses efforts.


La conclusion: Ce divorce a été la conclusion d’un désaccord profond.
La conséquence: I l a récolté les conséquences de ses actes.
Le contrecoup (conséquence in d ire c te ): U app aritio n d’un cancer est souvent le
contrecoup d’un traum atism e psychologique antérieur.
Le c o ro llaire (conséquence directe de quelque chose q ui a été énoncé avec c e rti­
tude) : Le taux de chòmage actuel en France n est que le co ro llaire de la crise
économique m ondiale.
Le dénouem ent (conséquence d é fín itive d’une situatio n com pliquée): I l a fa llu
attendre des années pour que leurs efforts de réco nciliatio n a rrive n t à un dénoue-
m ent satisfaisant.
L’écho (s’em ploie lorsque l ’on veut exprim er que Fesprit adhère): Son discours a été
rcqu avec un écho favorable.
L’effet: Son in terven tio n n a eu aucun effet sur la situatio n p o litiq ue.
Le fru it (s’em ploie pour une conséquence p o sitive ): C ’est lorsqu un jeune attein t
Page de vin g t ans que l ’on peut commencer à m esurer le fru it de l,
éducation qu’il a
regue.
U im pact (s,em ploie pour exp rim er une conséquence b ru ta le ): L,
assassinat du
Président a eu un im pact énorm e sur l ’économie m ondiale.
U incidence: La nouvelle lo i n a eu aucune incidence sur le taux de chòmage.
La p o rté e: Est-ce que tu mesures bien la portée de tes paroles ? II me semble que tu
en est to u t à fa it inconscient.
Le p ro d u it: C,
est le p ro d u it de son tra va il.
La ré ac tio n : Cet accident d’avion,dù à une négligence reconnue, a provoqué une
réaction de stupeur et de révolte dans le monde.
Le rebondissem ent (conséquence q u i apparaìt après un temps où il ne s, est rien
passé): Après tro is m ois de recherches sans résultats, la découverte d’un nouveau
UJ docum ent a entraìné un rebondissem ent de Fenquète.
jA ls

Le re ja illiss e m e n t: Son succès a eu un rejaillissem ent de gloire sur toute la fam ille.
I—
Le retentissem ent: I I a eu un coup très d u r dans sa vie sentim entale; cela a eu un
z

UJ
ojss ydx

retentissem ent certain sur sa vie professionnelle.


UJ

UJ 22
C ours

Le ré su ltat: V o ilà les résultats de ta paresse.


Les retom bées (conséquences avec des effets secondaires; généralem ent au plu-
rie l.) : Une situ atio n p o litiq u e d iffic ile entraine inévitablem ent des retombées
économiques.
La rip o ste (la conséquence est im m éd iate): La riposte a été instantanée; on a m is
Fem ployé à la porte dès le lendem ain.
Les séquelles (term e em ployé la p lu p a rt du tem ps p o ur une m aladie ou un acci­
dent; to ujo urs au p lu rie l): Les séquelles des o reillo ns ou de la rougeole…
Les suites (m arque une conséquence à plus ou m oins long te rm e ): Les suites d,
un
procès. ♦. ou d,
une fa illite . •. ou d,
un dram e fa m ilia l, etc.

2. Les ueroes (o rd re aiphabetiaus)

A b o u tir à :Toutes ces disputes o nt abouti à un divorce.


Am ener à: Son attitu d e m ,
a amené à prendre désormais des distances avec lu i.
A ttire r à: La gentillesse et reíFicacité du président o nt a ttiré dans lassociation spor­
tive de bons éléments.
A ttis e r :II ne sait qu attiser la haine auto ur de lu i et m onter les m embres de sa
fam ille les uns contre les autres.
C auser: Ce nouveau m édicam ent a causé des malaises inattendus.
C onduire à :Les mauvaises fréquentations de son fils Font conduit à le changer de-
tablissem ent scolaire au m ilie u de Fannée.
C réer: La surcharge des voitures en ce jo u r de grands retours a créé des em bou­
teillages m onstres sur les routes.
D éboucher:Ses études o nt débouché sur une thèse q u i lu i perm ettra d’en trer dans
la sidérurgie.
D ecider à: La paresse de no tre fils nous a décidés à le m ettre en pension.
D éterm iner à: U extension du chòmage a déterm iné la m ise en place de nouveaux
décrets.
E ngendrer: N o tre société a engendré une génération de nouveaux consom mateurs
3sjv5N2Jsbzj

to ujo urs plus exigeants.


E n tra ín e r à (ou de + in fín itif) : I I nous a entrainés à engager des dépenses que nous
navio ns pas prévues. ( II a été c o n train t de dém issionner.)
È tre c o n tra in t à: À la suite du vote, il a été c o n train t à une dém ission qu il n,
a va it
pas souhaitée.
v|P

UJ
È tre forcé: II a été forcé de dém issionner.
s

UJ
E tre ré d u it: Les o uvriers o nt été réduits au licenciem ent ou au départ vo lo ntaire.
n ò fb o j S N o l v ln o u u v S 3J

É ve ille r: Ton ré cit éveille en m o i des souvenirs.


E xc ite r:L’évocation de ses souvenirs excitait l ’im agination de m on grand-père.
In c ite r à: Le m auvais exem ple de ses camarades Font in cité à fum er.
In v ite r à:Le beau temps nous in v ite à s o rtir.
Faire naitxe: Le racism e fa it n a itre des sentim ents de haine.
COURS/EXERCÌCES

O ccasionner: Toutes les guerres occasionnent beaucoup de souffrances.


Pousser à : Son am our pour les plus pauvres l ,
a poussé à lu tte r à leurs còtés contre
la misère.
P ro c u re r: Cet appartem ent ne m,
a procuré que des ennuis.
P ro d u ire : L5intolérance a p ro d u it beaucoup de conflits dans le monde.
P ro vo q uer: Ses paroles ont provoqué la colère de son père.
R a llu m e r: Les derniers événements ont rallum é les oppositions au gouvernem ent.
R a n im e r: La crainte de nouveaux attentats a ranim é les combats.
R a vive r: Sa réussite a ravivé son ardeur au tra vail.
R é d u ire : Son renvo i de Fusine l ,
a ré d u it au chòmage et à la précarité.
R é v e ille r: Ton récit a réveillé en m oi des souvenirs que je croyais oubliés depuis
longtem ps.
S o ulever: Son discours a soulevé renthousiasm e de la foule.
S usciter: Son com portem ent a suscité en m oi une grande indignation.

II découle de... q u e ...: D u discours du Président,il découle que la France est dans
une m auvaise situ atio n financière.
II résulte de. •• que. •• : Des négociations de l’O N U il resuite que des accords de paix
p o u rraien t ètre envisagés.
II ressort de... q u e ...: II ressort des derniers sondages que les Frangais sont satis-
faits de la p o litiq u e gouvernem entale.
I I s’ensuit que: Vous bavardez beaucoup tro p pendant vos heures de tra va il. II s’en-
suit que votre rendem ent baisse sensiblem ent.
II s,
en est s u iv i que. •• : Après Fap paritio n du S ID A en France, il s,
en est su ivi que le
gouvernem ent a lancé une série de mesures destinées à enrayer répidém ie.

_ ■ Po u r com m uniguer

'2^ Créer des slogans

V o ici un slogan que l ,


on tro uve souvent affiché sur les m u rs:

Fum er provoque des m aladies graves

À votre tour, trouvez d’autres slogans en u tilis a n t les verbes donnés:


1 incite à ...
2 engendre
3 provoque
4 fa it naitre
Áls Izojsy

_a
5 suscite
H- 6 suscite ...
L
7 réveille
8 a ttis e ......
UJ
sdx

LU
E x e r c ìc e s

望 Entraìnement à ^expression orale


V o ic i des bribes de conversation de langage parlé. A fin de m ém oriser ces structures,
vous réu tiliserez les mèmes structures en inventant d, autres contextes:
Ex. : J, a i fa it un tro p bon d in er h ie r s o ir; j ,
a i mangé du foie gras, bu du v in etc.
R ésn ltat:j ’ai m al à la tète aujo urcfhui.
U tilis a tio n de la mème structure avec un autre contexte: II a vo u lu ro u le r tro p vite.
R é su lta t:il a eu un accident.

À vous:
1. Je n a i pas arrèté de répondre au téléphone aujo urd ,
h u i. R é su ltat: je n ai pas pu
faire la m o itié de m on tra va il.
2. I l y a eu un te rrib le trem blem ent de te rre la semaine dernière. B ila n : 200 m orts
et 1000 blessés.
3. J,
a i rencontré une am ie dans la rue. Nous avons bavardé longuem ent: du coup
j ’ai com plètem ent oublié de prendre le pain.
4. J,
a i prèté de Fargent à un am i, m ais au bout de six m ois il m,a assuré q u il ne s'en
souvenait plus. C onclusion: quand on prète de 1, arg en t à quelqu un, il faut to ujo urs
qu’il y a it une trace écrite.
5 . II est très riche, a plusieurs villa s sur la Cote d, A zu r,m ais a une grave m aladie. I l
est finalem ent très triste . M o ra lité : 1 argent ne fa it pas le bonheur.
6 . I l avait demandé à son fils de ne pas a lle r faire du foot ce jour-là car il venait d a-
v o ir la grippe. En re n tra n t du tra va il, il est passé devant le te rra in de sport. Et
quest-ce q u il a vu? Son fils q u i co urait après le ballon. Comme q uo i cela ne sert à
rie n de faire tro p de recom m andations aux jeunes: du coup il ne lu i d it plus rie n du
to u t m aintenan t!

_ EKepcices écpits

^ U Complétez les phrases suivantes en exprim ant les conséquences de votre


choix
1. M aintenant il est tro p ta rd pour que son p è re ..........— 2. Uété a-t-il été suffi-
sam m ent ensoleillé pour que le ra isin ..........? — 3, I l avait tra va illé toute la
journée sur son o rd inateur si bien que le so ir i l ..........— 4. Le skieur de fond était
si fatigué à la fin de sa com pétition qu’i l ..........— 5. Le député a fa it tellem ent de
promesses à ses électeurs q u il..........— 6 . Les écologistes o nt redoublé d a c tivité
ta n t et si bien que .......... — 7. Mes am is o nt abusé de m a lig ne téléphonique
depuis un m ois au p o in t q u e ..........— 8 . I l m ,
a tellem ent répété ses conseils de
prudence q u e ..........— 9.11 m entait sans vergogne à toute occasion; au ssi...........
— 10. Le grand hotel du centre a ferm é ses portes; a lo rs ..........
E x e r c ìc e s

^ On vous donne les consequences. Vous devez trouver les causes en écrivant le
début des phrases.

Ex.:si bien quelle s,


est cassé la jambe.
Elle a glissé sur le tro tto ir, si bien qu elle s’est cassé la jambe.

— 2.............tant et si bien qu il n,
1............de sorte q u il a dù déposer son b ila n .— a
plus d’amis. — 3............ si bien que m on compte est débiteur. — 4..............au
p oint que son père a été obligé d’intervenir. — 5........... de telle manière qu’il n est
jamais revenu sur la question. — 6............au p oint d, en avoir une crise cardiaque.
— 7............ cToù mon étonnement. — 8............ et il a repris courage. — 9.
..........résultat: on a été obligé de voter à m ain levée. 一 10............. dès lors il a
compris que toute vérité n est pas bonne à dire.

Pas assez... pour q ue...; ■


_Trop... Pour que...
厂 . •
a) Transform ez avec le subjonctif
(attention: dans certaines phrases les négations devront ètre modifiées pour
conserver le sens)
Ex. : M o n congélateur n’est pas assez grand; je ne peux pas y m ettre beaucoup de
choses.
M o n congélateur nest pas assez grand pour que je puisse y m ettre beaucoup de
choses.

1. Les chiens sont trop attachés à leur m a itre ; on ne peut les m ettre en pension dans
un chenil pendant les vacances. — 2. La moyenne de ses notes est trop basse; on ne
peut Fautoriser à passer dans la classe supérieure.— — 3. II nest pas assez connaisseur
en m usique; les concerts sont pour lu i une source réelle d’ennui. — 4. Elle parle
beaucoup trop bas; on ne peut pas Fentendre. 一 5. II fait trop froid et le d e l est trop
clair; il ne pourra pas neiger cette nuit. — 6. ]yai offert un livre à ma mère. II est trop
gros; elle ne peut pas le lire facilement. — 7. La maison que nous avons visitée est
agréable; cependant elle est trop petite; nous ne pourrons tous y loger. — 8. M on
écran de télévision est trop p e tit; je ne peux pas lire les sous-titrages. — 9. II est trop
fatigué; les voyages ne lu i font pas plaisir. — 10. Ce parapluie n est pas assez grand;
nous ne pouvons ètre protégés de la pluie.

b) Transform ez avec l ,
in fín itif

Ex. : II est trop fatigué. II n ira pas au cinéma.


II est trop fatigué pour aller au cinéma.

L Ils sont trop centrés sur leurs petits problèm es; ils ne pensent pas aux autres.— —
3 jÁ iS 13 N O ISS3ydx

2. I l est trop avare; il ne s’offre jamais quelque chose d^gréable. — 3. Mes parents
sont trop lo in de nous; ils ne viendront pas pour Noel. — 4. J, a i suffisamment d ,en-
nuis en ce m om ent; je ne veux pas en rajo uter.— — 5. Tu n as pas assez d’expérience;
tu ne peux pas te lancer dans ce métier. 一 6. Nous ne sommes pas assez nom breux;
nous ne pouvons pas organiser un match de volley. — 7. II ne fait pas assez fro id ; il
邏「

UJ

2 6 ____
E x e r c ìc c s

ne neigera pas. _ 8 . M a vo itu re est tro p chargée; elle ne va pas vite . — 9. E lle n’est
pas assez ric h e ; elle ne peut s’o ffrir un bon repas dans un restaurant chic. 一 10. I l
a une tro p m auvaise santé; il ne peut assurer un tra v a il fatigant.

_ P o u p a lle r plus loin

Étude des expressions: II s, en faut de peu (on peut l’utiliser au passé,au pré-
sent, au futur, au conditionnel) + que + subjonctif

I l s,
en fau t de + un nom + in fin itif
Dans le langage fa m ilie r on d it quelquefois: il s,
en est fa llu d’un cheveu que...

Ex. : II s,
en est fà llu de peu q u il réussisse son concours.
I I s’en est fa llu d5une place q u 'il réussisse son concours.
I I s’en est fa llu cTun cheveu qu, i l réussisse son concours.
II s’en est fa llu de quelques vo ix au nouveau président p o ur avo ir a tte in t la m ajo rité
absolue.

Transformez les phrases suivantes suivant un des modèles ci-dessus.

1. Avec une toute petite somme en plus, j , a u ra ipu avo ir un appartem ent plus grand.
— 2. P our un peu, son fils é tait nom m é en Allem agne dans une antenne de son
entreprise. — 3. E lle é ta it sur le p o in t de tom ber d, in a n itio n . — 4. II a fa illi devenir
alcooliqué. — 5. I l lu i a m anqué à peine une semaine p o ur o b tenir un sursis. — 6 .
I l a frò lé la m o rt de peu. — 7. E lle é ta it prète à o u v rir sa porte au cam b rio leur.—
8 . Le gaz serait resté o uvert cinq m inutes de plus, to u t Fim m euble sautait.

^ Les conséquences m atérielles et pécuniaires

Les avantages Les désavantages


un avantage un d é fk it
un bénéfice un désavantage
un in té rè t un dommage
un gain une perte UJ
une plus-value un préjudice 5»
z<
un p rivilè g e
un p ro fit UJ

une occasion g-
une aubaine
J
au d étrim ent de
UJ
A djectifs t/i
UJ

avantageux désavantageux
bénéfique Is
favorable Ìo
économique défavorable J
favorisé défavorisé 3
I<
intéressant inintéressant
p ro fitab le -J

27
E x e r c ìc e s

Remplacez les pointillás par les mots convenables choisis dans ie tableau
ci-dessus.

1-0 n a ..........à d ive rsifie r ses investissem ents afin de ne pas « m ettre tous ses oeufs
dans le méme p anier». — 2. Le liv re u r ne refuse jam ais un po urb o ire; il n y a pas
de petits ..........—— 3. De nom breux quotidiens proposent souvent des abonne-
m ents à p rix ré d u it: ce sont des..........souvent réservés aux enseignants. — 4 . U a
acheté son appartem ent il y a quinze ans. Depuis son p rix a trip lé ; c, est u n e ..........
extraord inaire. — 5. J’a i dú em prunter une somme d’argent im portante à un taux
d, in té ré t de 15 % ; c, est une opération to u t à fa it .......... m ais je navais pas le
choix. — 6. Cette opération e s t..........p o ur nous car nous pourrons en tire r un
bon bénéfice. — 7. À la fin de l , année le com ptable a fa it son b ila n ; il a été cons-
terné car il a constaté u n ..........de plusieurs m illie rs d’euros, — 8. O n s’est aperqu
qu il avait fa it de fausses factures: cela a. cause un g ra ve ..........à son entreprise.___
9. Dans la succession le no taire a effectué un partage des biens q ui avaient appar-
tenu aux parents; 1aìné a nettem ent é té ..........par rap p o rt à son cadet q u i n, a eu
que des objets sans valeur. — 10. II faut dém ontrer au clien t que c’est dans son
..........d acheter de la bonne qualité, — 11 • Les agriculteurs en colère ont déversé
des tonnes de pèches tro p m ures sur le bord de la ro u te ; cela représente pour eux
u n e ..........de plusieurs m illie rs d euros. — 12. Q uand on escroque un client, cest
to ujours a u ..........de quelqu un d, autre. — 13. Son frère venait en vo iture. E lle a
p ro fité de 1 ..........p our lu i confier une valise lourde à em porter chez ses parents.
— 14. Pour inaugurer sa nouvelle ligne aérienne, la compagnie A ir Canada a o ffert
cen: voyages gratuits aux prem iers voyageurs; j ai vite p ro fité d’une p a re ille ...........
tu t)en doutes b ie n !

蓬j Les conséquences heureuses ou maiheureuses

Les conséquences .heureuses: un aboutissem ent,un fru it, une récompense, une
réussite, un succès, un triom phe, une victo ire.
Les conséquences m aiheureuses: une défaite, une déroute,un échec, une fa illite , un
fo u r (échec d’une pièce de théátre), des re vers.

Rempiacez les pointiílés par 丨


e mot convenabie choisi dans la liste ci-dessus

1. n a tellem ent tra va ille pour passer son concours que Fon peut d ire que s a ..........
a,été bien m éritée. — 2. Les m usiciens de l , orchestre avaient donné le m e ille u r
cTeux-mèmes p o ur que le concert soit u n ..........— 3 . Jean-Paul Sartre avait Fha-
bitude de d ire que «la vie é tait 1 h isto ire d, un échec ». II est v ra i que dans toute vie
il y a des..........mais ily a aussi des........... q u i nous procurent des joies. — 4 . Une
troupe de jeunes comédiens a m onté la prem ière pièce d’un auteur encore inconnu
jÁls

UJ
q ui n a pas a ttiré les foules. Cela a été un v ra i ..........bien que les comédiens se
H- soient surpassés. — 5. Après son accident sa rééducation m otrice a été une vraie
zojssydx

UJ
..........du courage et de la persévérance sur lad versité. — 6. La chute de Kandahar
a m ontré la ..........du régim e des talibans. — 7. L’oeuvre de cet écrivain a été cou-
UJ
ronnee par 1Académie Fran^aise. Cet honneur a été le ..........de longues années de
UJ 28
E x e r c ìc e s

tra v a il obscur. — 8. La campagne électorale s’est term inée par la cu isan te..........
du candidat m alheureux q u i a cependant félicité son adversaire. _ 9. Dans sa fuite,
l ’armée e n ..........a laissé sur le bord de la route des carcasses de chars calcinés.—
10. Ses parents avaient amasse une grosse fortune, m ais il nJa pas su la gérer conve­
nablem ent et après avo ir essuyé plusieurs .......... il a dú chercher un em ploi
d o u vrie r non qualifìé. — 11. Le jo u r de sa vic to ire électorale il a en fin vu 1,..........
de ses efforts pendant toute la durée de la campagne. — 12. Si je réussis m on exa-
m en,fo ffre le champagne à tous mes copains p o ur fèter m on .......... 一 13.
A utrefo is on donnait des livre s reliés et dorés sur tranche aux élèves b rilla n ts
com m e..........d’une année de bon tra va il.

这 Heliez les phrases suivantes par les expressions: il suffit de... pour que... ;
il
suffit que, il n,
y a qu,
à

: I I fa it deux jo u rs de so leil au m ois de m ars/rherbe reverd it.


II su ffit qu il fasse deux jo u rs de so leil au m ois de m ars p o u r que Fherbe reverdisse.

A tte n tio n . si les sujets des deux phrases sont identiques « p o ur » sera s u ivi de l ’in-
fin itif:
E x.: n a eu deux jo u rs de repos/il reprend son tra v a il avec p laisir.
I I s u ffit qu il a it eu deux jo u rs de repos p o u r reprendre son tra v a il avec p laisir.

L expression « il n y a qu’à » s’em ploie su rto u t dans le langage parlé. C ’est quelque-
fois une m anière p o lie de donner un o rd re ou un conseil.
Ex. : A joutez un peu de sucre dans ce gáteau/il sera bien m eilleur.
II n y a q ua ajo uter un peu de sucre dans ce gateau p o ur qu, i l so it bien m eilleur.

1. Ils vo nt se prom ener une heure dans la fo rè t/Ils reviennent heureux et détendus.
— 2. O n m ontre de lo in son biberon au bébé/Il sarrè te to u t de suite de p le u re r.—
3. Chaque fois que je vais aux G aleries Lafayette/Je rencontre quelqu’un que je
connais. — 4. Q uand il a la m igraine il prend un com prim é d asp irine/E n une
dem i-heure to u t est fin i. — 5. O n m et une cu illè re de café dans de l ’eau
b o uillante/O n o b tient im m édiatem ent une tasse de café. — 6. Le tra in a cinq m inu-
tes de retard/Je vais rate r m a correspondance. — 7. Si l , on arrose les massifs de 荖
fleurs tous les jours/Elles sont m agnifiques to u t l ,été. — 8 . II y aura une belle éclair- ^
cie dans le m ilie u de la journée/O n p o u rra faire un pique-nique. 9 . Dans le m id i ^
au coeur de 1 été, une pom m e de p in s^nflam m e p o u r une raiso n ^
quelconque/Uincendie peut ravager des centaines d’hectares en quelques m inutes. ^
— 10. U n p e tit camarade lu i fa it une réflexio n sur son habillem ent/E lle éclate en -g
sanglots.

29 _
E x e r c ìc e s

_ ■ TrauauH pratiques

Jeu de ròle

I l vous est a rrive une série de catastrophes q u i découlent toutes les unes des autres.
- Vous navez pas trouvé to u t de suite vos clés au m om ent de p a rtir.
- Vous ètes done p a rti en retard.
—Vous n avez plus trouvé de place p o ur garer vo tre vo iture.
一Vous avez compté sur votre bonne chance et vous l ’avez garée dans un end ro it
in te rd it.
- Votre vo itu re a été emmenée à la fo u rriè re etc., etc.
1. Vous ètes optim iste. Vous racontez ces événements à un am i en les dédram atisant.
Vous n ètes pas catastrophe. Vous essayez d y v o ir de Fhum our. Les conséquences
vous am usent etc.
2. Vous ètes pessim iste. Vous racontez la meme histo ire. Cette série d5événements
sont des catastrophes irréparables. Vous avez le m o ral à zéro (fam .); vous ètes au
bord de la dépression. Vous envisagez des conséquences inévitables et désastreuses
etc.

塵 Travail écrit

1. Rédaction d u n a rtic le de jo u rn a l. Établissez la liste des conséquences de la pol-


lu tio n des m ers et rédigez un article de jo u rn a l pour m ettre en garde les baigneurs
tro p confiants.
2. Rédaction d articles p u b licitaires. Rédigez deux articles pub licitaires pour
dém ontrer les conséquences heureuses de deux produits q ui a rrive n t sur le m arché:
une poudre à laver-m iracle et une gamme de p roduits allégés.

_ TeHte
L e Sa v e t ie r e t le F in a n c ie r

La Fontaine, poète du xvncsiècle est célèbre en France p o ur ses Fables. Ce sont de peti-
tes histoires ou 1 auteur m et en scene soit des hommes so it des anim aux afin dJen tire r
une m orale ou une sagesse. Ic i La Fontaine m et en contraste un savetier (un modeste
artisan q u i fabrique des sabots, des chaussures, c^st-à-dire un hom m e pauvre) avec un
financier q u i gagne beaucoup d argent. La Fontaine analyse les conséquences de la
richesse et de la pauvreté sur le com portem ent des deux hommes.

U n savetier chantait du m atin jusqu'au so ir:


C ’é tait m erveilles de le vo ir,
UJ
M erveilles de F o u ir: il faisait des passages,
jA lsiI zolss3ydx

L Plus content qu aucun des sept sages1.


Son vo isin au contraire, étant to u t cousu d, o r,

1. Sept philosophies populaires grecs du vr' siècle avant J.-C.


LU
E x e r c ìc e s

C hantait peu, d o rm ait m oins encore:


C ’é ta it un hom m e de finance.
Si sur le p o in t du jo u r parfois il som m eillait,
Le savetier alors en chantant l, é ve illa it;
E t le financier se p laig n ait
Que les soins de la Providence
N ’eussent pas au m arché fa it vendre le d o rm ir,
Comme le m anger et le boire.
En son hotel il fa it ve n ir
Le chanteur et lu i d it: « O r $à,sire G régoire,
Que gagnez-vous par an? - Par an? M a fo i,m onsieur,
D it avec un ton de rie u r
Le g aillard savetier, ce n est p o in t m a m anière
De com pter de la sorte; et je n entasse guère
U n jo u r sur l ’a u tre : il s u ffit q uà la fin
J5attrape le b out de Fannée,
Chaque jo u r amène son pain.
- Eh b ie n ! que gagnez-vous, dites-m oi, par journée?
- Tantót plus, tantò t m o ins: le m al est que toujours
(E t sans cela nos gains seraient assez honnètes),
Le m al est que dans Fan s’entrem élent des jo u rs
Q u il faut chòm er; on nous ru in e en fètes;
L’une fa it to rt à F autre; et m onsieur le curé
De quelque nouveau saint charge to ujo urs son pro ne.»
Le Financier ria n t de sa naiveté
L u i d it: « Je vous veux m ettre aujo urd ’h u i sur le tróne.
Prenez ces cent écus; gardez-les avec soin
Pour vous en s e rvir au besoin.»
Le Savetier c ru t v o ir to u t Fargent que la terre
A va it depuis plus de cent ans
P ro d u it p o ur Fusage des gens.
II retourne chez lu i; dans sa cave il enserre
Uargent, et sa jo ie à la fois.
Plus de chant: il p e rd it la vo ix
D u m om ent qu’il gagna ce q u i cause nos peines.
Le som m eil q u itta son lo g is:
II eut p o ur hótes les soucis,
Les soup9ons, les alarm es vaines.
Tout le jo u r il avait l ’oeil au guet; et la n u it
Si quelque chat faisait du b ru it,
Le chat p renait l ’argent. À la fin le pauvre homm e
S, en courut chez celui q u il ne ré v e illa it p lu s :
« Rendez-moi,lu i d it- il, mes chansons et m on somme,
E t reprenez vos cent écus.»
La Fontaine, Fables,liv re huitièm e, fable 2
E x e r c ìc e s

R印érage

1. Quels sont ces deux personnages ?


2. Q uelles sont leurs professions ?
3. Pourquoi le savetier est-il heureux ?
4. Pourquoi le financier est-il m alheureux ?

inuentaire

1. Q uelles sont les conséquences de la pauvreté chez le savetier?


2. Q uelles sont les conséquences de la richesse chez le financier?
3. Q uelles sont les conséquences de l ,
insouciance po ur le savetier?
4. Q uelles sont les conséquences de Finquiétude p o ur le financier?
5. Q uelles sont les conséquences de la richesse sur la nouvelle vie du savetier?

EKDression orale

Racontez m aintenant cette mème h isto ire à vo tre fa^on.

Dibat

Q uelles sont les conséquences de la richesse et de la pauvreté sur un groupe social?


Des enfants ? Des adolescents ? Une fam ille ? etc. D onner des exemples concrets.

J2
LfExpREssioN d u b u t ou Ia F ìn a L ìté

Texte fle sensitiilisatíon


T r a n s a n t a r t ic a

M édecin spécialiste de n u tritio n et de biologie du sport, le docteur Jean-Louis


Étienne, un explorateur frangais,avait, depuis de longues années, con^u un grand
p ro je t: celui d,
atteindre le póle N o rd en so litaire. II réalisa son rève et a tte ig n it son
o b jectif après soixante-trois jo u rs de m arche épuisante; il é ta it soutenu par un
im m ense désir de vaincre à to u t p rix et de prouver que la capacité de résistance et
d’endurance de l ’hom m e é ta it bien supérieure à to u t ce que Fon pouvait im aginer.
Le 11 m ars 1986 il p la n ta it le drapeau frangais sur le pole N ord.

Dès son reto ur, il élaborait un autre p ro jet, plus audacieux encore: cette fois-ci il
rè va it de conquérir le pole Sud.

En 1989,il décida de lancer la plus grande expédition jam ais réalisée en Antarctique
afin d’a ttire r ra tte n tio n du m onde en tie r sur Favenir de ce continent et sur le ro le
qu’il p o u rra it jo u e r dans Favenir de notre planète. II résolut de p a rtir avec six com-
pagnons désireux comme lu i de connaitre cette im m ense te rre gelée, grande comme
rE uro p e et les États-Unis réunis. Tous savaient q u ils auraient à vaincre des obsta­
cles géants par rap p o rt aux capacités de rhom m e. Ils vo ulaien t etre les prem iers à
accom plir la traversée du plus grand désert blanc du globe. Ils étaient cependant
lo in d5im aginer que ce rève m is en route à le u r petite échelle a lla it se transform er
en une énorm e organisatio n: il fa llu t deux ans de p réparation intensive p o ur m et­
tre sur pied un p ro jet aussi p é rilleux.

Leur o b jectif était de p arc o u rir 6300 km ' en 6 ou 7 m ois. Ils prévoyaient de
transp o rter le u r m atériel sur tro is traìneaux tiré s chacun par douze chiens, Ils
auraient vo u lu p ré vo ir des possibilités de ra vita ille m e n t en cours de route m ais il
3sjv5 z v u l 3 n N vj v j P

le u r fa llu t bien vite com prendre qu après quelques centaines de m ètres à rin té rie u r
des terres, il n y avait plus de vie et que le u r p rincip ale préoccupation serait de pou­
v o ir subsister en autonom ie pendant six m ois.
o-
Ils avaient tous les six des m otivations différentes, m ais ils avaient en com m un la
fie rté de p artic ip e r à une grande prem ière et le désir de vivre intensém ent une aven- UJ
tu re exceptionnelle.
s3nòj

D u ra n t ces six m ois, la m oyenne des tem pératures se s itu a it entre —20° et - 40。: il cr
OJ S N O jivjn o liM VS

neigeait abondam m ent sur cette im m ensité sillonnée de crevasses qu’il fa lla it éviter
à to u t p rix , alors que la p lu p a rt du temps il était im possible de les deviner ta n t elles
étaient enfouies sous la neige; et surto ut il fa lla it te n ir, te n ir bon. Jean-Louis
Étienne, le chef de l , expédition avait à coeur de soutenir le m o ral de chacun de ses
coéquipiers. Leurs efforts, sans cesse contrecarrés par des vents vio lents, avaient
3 I I

-J
C ours

pour exigence de p arc o u rir à peu près 45 km par jo u r et de m anger juste ce q u il fal-
la it p o ur ne pas épuiser leurs provisions. II sem blait que les chiens eux-mèmes aient
eu à coeur de te n ir bon comme s ils avaient com pris la fin a lité des efforts de toute
réquipe.

Le 12 m ars 1990,le p a ri est gagné. Les 6000 km sont franchis. Tous sont fiers da-
v o ir ajouté un m a illo n de plus à la chaine de laudace et de la conquète d u n sol
jam ais foulé. Ils p leurent de jo ie en rencontrant une équipe soviétique venue à leur
rencontre et partagent avec eux le u r p re m ie r v ra i repas depuis six mois.
L,expédition est fm ie. Dans la v io n q u i le ram ène à Paris, Jean-Louis Etienne rève de
re p a rtir naviguer sur les océans polaires, de suivre les m igrations de baleines et de
faire d écouvrir à d autres, ces régions q ui sont p o ur lu i le som m et de la conquète
hum aine, II re p a rtira quelques années plus tard, en so litaire to ta l cette fois-ci.

RBDárage

Q u i est Jean-Louis Étienne?


Quels sont ses buts ? Ses objectifs ?
É tait- il seul?

Exploitation

Souligner dans ce texte les différentes m anières d’exp rim er le but. Dresser une liste
des substantifs utilisés et essayer de les u tilis e r dans d'autres contextes.
Dresser une liste des expressions utilisées.

Les outiis grammaticauH

A - Règie generate
Les expressions du b u t sont to u jo u rs suivies du sub jo n ctif ou de rin fin itif.
: Je lu i a i prèté m on stylo p o u r qu5il puisse écrire une carte postale.
]e le u r ai téléphoné p o u r les in v ite r à d in er dem ain soir.

B —Les locutions

1. uoici les locutions les plus courantes que uous connaissez délà
afin que afin que.. • ne pas...
de crainte que de crainte que.,. ne pas.
de peur que de peur que... ne pas.. •
P ourque
P our que... ne pas,

J4
C ours

2. uoici d’ autres locutions conjonctives ou prepositiues dont le maniement est


plus déiicat. Étudiez attentiuement les exemples donnés.
Avec rid é e de + in fin itif: II a agi ainsi avec l ,
id ée de ne pas n u ire à son voisin.
Avec rin te n tio n de + in fin itif: II a agi ainsi avec rin te n tio n de rendre service à son
voisin. r
Dans le b u t de + in fin itif : I l a fa it to u t ce tra va il dans le seul b ut d'aider son voisin.
Dans le dessein de + in fin itif : II a agi dans le dessein de ne pas n u ire à son voisin.
Dans le souci d e: II a téléphoné avant de ve n ir dans le souci de ne pas nous déran-
ger.
Dans F in te n tio n de 十 in fin itif: I l a agi ainsi dans rin te n tio n d,
a id e r son voisin.
De crainte de + in fin itif : II a téléphoné avant de ve n ir de crainte de nous déranger.
De crainte que 十 su b jo n c tif: I l a téléphoné avant de ve n ir de crainte que nous ne
soyons absents.
De fa^on à : II a téléphoné avant de ve n ir de fagon à ne pas nous déranger.
De fa^on que + su b jo n c tif: II a payé avec sa carte de crédit de fa^on que son compte
ne soit pas débité ce mois-ci.
De peur de + in fin itif : II a sonné de peur de se faire m ordre par le chien.
De peur que + su b jo n c tif: II a sonné avant d,
e n tre r de peur que le chien ne le
m orde.
De sorte que + s u b jo n c tif: II a sonné avant d,
en trer de sorte que le chien ne le
m orde pas.
En vue de + in fin itif: II tra va ille en vue de réussir son examen.
En vue de 十n o m : II tra va ille en vue de sa réussite.
Pour + in fin itif (ou su b jo n c tif): II tra va ille p o ur avo ir un bon diplóm e. II tra va ille
pour que ses enfants puissent faire de bonnes études.
Pour + n o m : I l tra va ille p o ur son examen.

3. Autres possihililés
3s<5zVMj I= zvj

Im p é ra tif + p o ur que 十sub jo nctif:


Ex. : M ettez un bon bonnet de laine à vos enfants pour qu ils ne prennent pas fro id .
(après F im p é ra tif d’un verbe de m ouvem ent on peut supprim er « pour »): L
Ex. : Venez que je vous apprenne une bonne nouvelle. cr

P ro p ositio n re la tive 十 sub jo nctif:


Ex.: Je cherche une m aison q u i soit bien ensoleillée et q ui a it une grande terrasse
P

UJ

sur laquelle on puisse p lanter des arbres.


sn jbolSNOIlvlnojluv

UJ
o-
U tilis a tio n de verbes q u i in d iq u en t un but, une recherche, un souhait, une a tte n te :
Ex. : Je voudrais connaitre vo tre p o in t de vue.
Je préférerais que vous me donniez une réponse plus ferm e et défm itive.
『attends que m on m a ri soit guéri pour faire des projets.
S J

UJ
C ours

_ Les outiis leKicauK

1. Quelques substantifs

L,am b itio n (nuance affective; sentim ent d,


o rg u e il sous-entendú): Son am bition
était d’a rriv e r le prem ier au sommet.
L,
arrière-pensée (but non avouable): En a lla n t le v o ir j ,
avais Farrière-pensée de lu i
dem ander de me prèter de Fargent.
L,
asp iratio n (b ut élevé): Sa plus grande aspiration é tait de ve n ir en aide aux plus
dém unis.
Le b u t: M on b u t essentiel actuellem ent est de fin ir mes études.
U n caprice: M aintenant elle veut un m anteau de vis o n : c’est son nouveau caprice.
La convoitise (désir d, a p p ro p ria tio n ): II y avait longtem ps q u il convoitait rhon-
neur d’h é rite r du chateau de ses ancètres.
Le dada (langage fa m ilie r; b u t q ui devient de Tobsession): I l veut absolum ent que
j'apprenne à jo u e r aux échecs; c’est son dada; il m ’en reparle chaque fois que je le
vois.
Le dessein (langage soutenu): En écrivant Les Misérables, V ic to r Hugo avait le des-
sein d’a ttire r Fattention du public sur la m isère des pauvres.
La fin (souvent employé au p lu rie l): E lle est arrivée à ses fin s: épouser un homme
très riche.
La fin a lité (b ut philosophique ou m o ra l): La fin a lité des entretiens diplom atiques
pendant toute une semaine a été l ’in stau ratio n de la p aix entre les nations belligé-
rantes.
L’idée: II est p a rti en N orm andie avec fid é e d’acheter une petite m aison dans cette
région.
Une lu b ie (b ut capricieux et déraisonnable): De temps en temps il prend des lubies
inattendues; m ais je n y attache pas d5im portance; cela passe très vite.
Une m anie (un b u t q u i devient une habitude souvent m auvaise): I l a une m anie: il
se lave quatre fois les m ains avant de déjeuner ta n t il a peur des m icrobes.
Une m arotte (b ut q u i devient une habitude vo u lu e ): I l a la m arotte des m ots croi-
sés.
U o b jectif (le b u t est très précis): M on o b jectif est d’étre re^u p rem ier à fagrégation.
L5objet (le b u t est in a n im é ): V o ici quel est Fobjet de m a visite.
U n penchant (le b u t devient progressivem ent irré s is tib le ): II a un penchant certain
pour la bonne bouteille.
Une pente (b ut m auvais irré s is tib le ): I l b o it de plus en plus d,
alcool; il est sur la
mauvaise pente.
3-Áis

U n p la n : II avait élaboré un plan très précis en vue du financem ent de ses acquisi­
I— tions.
UJ
zoJsy x

U n pro je t (but que l ,on souhaite a tte in d re ): Le pro je t de to u t alp iniste fran^ais est
d’a rrive r à atteindre le som m et du m ont Blanc.
Q.
UJ
_J6_
C o u r s /E x c r c ìc c s

Une propension (but q u i devient une tendance n a tu re lle ): II avait une propension
à la bienveillance.
U n propos: «A u cours de cette conférence, m on propos est de m ieux vous faire
connaitre les problèm es de p o litiq u e in té rie u re q u i se posent à notre gouverne­
m ent. »
U n rève (b u t irré e l): M on réve serait de passer un h ive r aux A n tille s.
Une so if: II avait une grande so if d’honneurs et de décorations.
Une tendance (un b u t q u i est une o rie n ta tio n ): Les tendances de la mode cette
année consistent à m ettre en valeu r le corps de la femme.
Une tocade ou toquade (but v if mais passager): II a une véritable toquade pour
cette fem m e; mais cela lu i passera; dans quelques semaines il n y pensera méme
plus.
Une visée (souvent employé au p lu rie l): Ses visées essentielles étaient de gagner
beaucoup d’argent.

2. Les uerbes ou les expressions uerbaies


Les verbes qui m arquent une idée effo rt p o u r atteind re le b ut souhaité:
s'acharner à; s'appliquer à; s5attacher à; s’efforcer de; s^employer à; s^évertuer à;
s'ingénier à; tácher de; tenter de; tra v a ille r à, etc.

Les verbes q ui in d iq u e n t un b u t c la ir et précis:


am b itio nner de + in f.; aspirer à + no m ; b rig u er 十 nom ; convoiter + nom ; faire en
sorte que; faire Fim possible pour + in f.; faire to u t son possible p o ur + in f.; se faire
fo rt de + in f.; se proposer de 十in f.; postuler p o u r + nom ; poursuivre 十 nom ; pré-
tendre à + nom ; réclam er + nom ; rèver de + in f.; revendiquer + in f,; so llic ite r
+ no m ; viser à + in f.

_ ■ P o u p com muniquep
a) Finissez à vo tre gré les phrases suivantes:
1. U n Japonais q u i vie n t passer une semaine en France a pour o b je c tif d e ..........
3 S IV 5 Z S Jsbz v

2. U n m oine a pour a s p ira tio n ..........


3. Le penchant d, un ivrogne c, e s t..........
4. Q uand on conduit une vo itu re la préoccupation essentielle est d e ..........
l

5. Le pro je t cTun père de fam ille p o ur ses enfants est d e ..........


6. La m arotte d’un p hilaté liste est d e ..........
V |P

UJ
7. L,am b itio n d’un cham pion de ski consiste à ..........
s

8. Les desseins d’un cam brioleur s o n t.......... LU


n ò lb o 5

9. Les visées d, un sous-directeur sont d e ..........


10. Dans quel b u t apprenez-vous le francais ?
】zoj i 3 l v S J

_s

UJ
E x e r c ìc e s

b) R éaliser ses objectifs


V o ic i un certain n om bre d’objectifs. P our les atteind re, il fau t savoir em ployer les
moyens. « Q u i veut la fin , veut les moyens » d it un proverbe francais. E xp rim e r ces
moyens. V ariez le plus possible les structures de vos phrases.
Ex. : Gagner de Fargent
Q uand on veut gagner de 1,
argent,il faut savoir ne pas regarder à sa peine.

1. A vo ir une bonne situatio n. — 2. A p p o rter une aide aux pays pauvres. — 3. Savoir
com prendre les autres. 一 4. Passer une soirée au théátre. 一 5. Ne pas perdre de vue
ses am is éloignés. — 6. H ab iter dans un q u a rtie r chic. — 7, È tre élégant. — 8. Passer
les concours des Grandes Écoles. — 9. D evenir député. — 10. È tre un hom m e célè-
bre.

EKencìces é crils

'2^ Expression du but; de peur q u e ...; de peur de... Subjonctif ou infinitif?


Terminez les phrases suivantes avec le temps qui convient.

1. II avait m is un gros cadenas à son vélo de peur q u e ..........— 2. En voyage les


touristes tiennent le u r sac serré sur la p o itrin e de peur d e ..........— 3. Les mamans
inscrivent leurs enfants à toutes sortes d’activités le m ercredi de peur q u e ..........
— 4. I l a em porté beaucoup de livre s en vacances de peur d e ..........— 5. II ne d it
plus rie n à sa mère de peur q u e ..........— 6. II a ve rro u illé toutes les portes de peur
d e ..........— 7. Q uand ses enfants sont dans la vo iture, il prend davantage de pré-
cautions de peur q u e ..........— 8. Q uand je conduis, je me concentre sur ce que je
fais de peur d e ..........

Écrivez une seule phrase avec un pronom relatif suivi du subjonctif afin de
signifier un but.

Ex. : Je cherche des chaussures/Elles doivent ètre élégantes.


Je cherche des chaussures q u i soient élégantes.

1. Je voudrais prendre une assurance/Elle me perm ettra de toucher une bonne


indem nité le jo u r où j ’aurai un accident.
2. E lle cherche un appartem ent/Il devra avo ir tro is pièces et ètre exposé au soleil.
3. Je voudrais faire un voyage enrichissant/Je voudrais qu’il m,
apprenne beaucoup
de choses nouvelles sur une culture que je ne connais pas.
4. II veut une nouvelle s itu a tio n /ll veut q u e lle so it bien rém unérée/Il veut q uelle
soit dans la région parisienne.
5. U n publiciste veut tro u ver un slogan accrocheur/Il sera sim ple et il reviendra à
re s p rit des consommateurs au m om ent de leurs achats.
6. Les députés de l ’opposition veulent déposer une lo i de censure/Leur pro je t est
que cette lo i soit un avertissem ent p o ur le gouvernem ent.
E x e r c ìc e s

Les locutions de but

Remplacez les pointillés par une locution choisie dans la liste suivante: afin de;
afin q u e ; de fagon à ; de sorte q u e ; de peur d e ; de peur q u e ; en vue d e ; pour.

I. II tra v a illa it son vio lo n pendant des h e u re s ..........se présenter à un concours


in tern atio n al. — 2. I l a acheté un costume très élégant .......... sa cérém onie de
m ariage. — 3. Je me suis rendu à la m a irie ..........de reprendre m on dossier. — 4.
Je vous é c ris ..........vous soyez au courant de la situatio n. — 5. E lle vo u la it passer
son perm is de c o n d u ire ..........ne plus u tilis e r les transports en com m un. — 6. I l
n o sa it pas se présenter à rexam en .......... d, échouer: — 7. Q uand l ’in stitu tric e
emmène les enfants dans le m étro elle le u r m et à chacun un écriteau avec son nom
auto ur du c o u ..........qu ils ne se perdent pas. — 8. Les affìches électorales fleuris-
sent sur tous les m u rs ..........des élections prochaines.— — 9. II a envoyé une le ttre
recommandée avec accusé de ré cep tio n..........on ne puisse pas lu i reprocher de ne
pas avo ir é c rit.— — 10. E lle n a pas p ris de m édicam ents..........avo ir une a lle rg ie .—
I I. Les agriculteurs o nt m odifié le u r système d'arrosage..........que la sécheresse
ne sévisse pas cet été.

Réunissez en une seule phrase les éléments suivants en employant des locu­
tions conjonctives de votre choix sauf «pour».

Ex. : Je tra va ille beaucoup/Mon b u t est de réussir un concours.


Je tra va ille beaucoup de m anière à réussir m on concours.

1. Je me dépèche/Mon b u t est de p o rter m on c o u rrie r à la poste avant la levée. — 2.


Je parle beaucoup avec mes enfants/M on b u t est de partager avec eux ce q u ils
vivent. — 3. Le gouveriiem ent vie n t de proposer de nouvelles lois/Son b u t est d, ai-
der les dem andeurs d’em ploi. — 4. Le syndic vie n t de réaliser un cahier des
charges/Son b u t est que les locataires connaissent leurs obligations et leurs droits.
— 5. L’architecte a présenté un projet/Son b u t est que la m unicip alité puisse cons­
tru ire un stade de sport. — 6. II a im p la n té des bureaux dans la zone
com m erciale/Son b u t est que cela lu i procure une clientèle de passage. — 7. Les éco-
3s<0N vyj

logistes veulent gagner aux prochaines élections/Leur b u t est de proposer des


mesures po ur assainir notre environnem ent. — 8. II a aidé son fils ta n t q u il a
UJ
pu/Son b u t é ta it de le valo riser au m axim um .
n b N v j^

Exercice le xic a l: remplacez les pointillés par le substantif qui convient choisi
3 ps Jn

dans la liste suivante: but, dessein, exterm ination , fin, intention, mission, objectif, L
opiniàtreté, raison, résolution, réve.
jb o

o-

1. E lle cherchait à réaliser le ..........de sa v ie : avo ir un poste de cadre supérieur.—


S N O jiv ln u j y vS

2. U n bon com m er^ant a toujo urs p o u r.......... de satisfaire le clien t à to u t p rix .—


3. Tant que tu viseras u n ..........aussi chim érique, tu resteras to ujo urs dans un rève
et non dans la réalité. — 4. Je n a rrive pas à com prendre le s ..........de to n chagrin. l—
— 5. II a pensé que n u lle personne autre que vous ne saurait re m p lir c e tte ..........
3

-J
E x e r c ìc e s

— 6. Toute son action ne tendait quà un seul ..........: la victo ire. — 7. E lle avait
p ris la ..........de se ta ire chaque fois que son patron lu i faisait une réflexio n dés-
obligeante. — 8. II m ’a fa llu m o ntrer d e ..........pour finalem ent avo ir accès à mon
dossier. — 9. E lle est venue me v o ir avec u n e .......... très ne tte: me dem ander de
Fargent. 10. Ils veulent déménager à seule .......... de s, éloigner de le u r voisin
gènant. 一 11. II m , a é crit dans I,..........de me souhaiter m on anniversaire. — 12.
Si on m anque d5..........la vie est m onotone.— — 13. E lle m , a annoncé ses projets
avec une te lle ..........que j ’ai com pris q u il était in u tile d’objecter quoi que ce soit.

Pour aller plus loin

^ «P our». But? Ou cause?

B ut: II a tra va illé to u t l'été p o ur payer ses études à l ’étranger


Cause: L'enfant a été grondé p o ur a vo ir oublié d, apporter son stylo à l ’école,
Dans les phrases suivantes,dites si « pour» indique une cause ou un but.

1. II faut m anger pour vivre et non vivre pour m anger (M olière). — 2. Tu dois faire
Fim possible pour avoir un rendez-vous avec un médecin avant la fin de la semaine.
— 3. E lle a to u t tenté po ur obtenir un poste à l ’hòpital. — 4. O n ad m irait Louis X IV
pour son élégance et sa c ivilité . — 5. La boulangerie est fermée pour cause de grève
du personnel. — 6. Je ne vous d ira i q u u n m ot: m erci pour tout. — 7. E lle a changé
de tro tto ir dès qu elle l ’a vu pour ne pas avoir à lu i dire bonjour. — 8. Le médecin
a finalem ent été m is en cause pour non-assistance de personne en danger. — 9. II
faut tra v a ille r pour gagner sa vie. — 10. II a été condamné pour vo l et escroquerie.

^ L’intentionnalité

Remplacez les pointillés par une expression dMntentionnalité choisie dans la liste
suivante: dans l,
e sp o ir de; dans I’espoir que; dans l’idée de; dans (Intention de;
dans rintention que; dans le souci de; histoire de; question de.

1, II a fa it to u t ce qu’il a p u .......... de réconcilier ses parents. — 2. II a élevé ses


en fan ts..........de le u r faire poursuivre des études avancées. — 3. II a am élioré les
conditions de tra v a il de ses ouvriers .......... d’am éliorer le u r rendem ent. — 4. Je
suis venu te v o ir..........de te parier. — 5. I l a ré u n i ses en fan ts........... de resserrer
les liens entre eux. — 6. Je vais lancer la conversation sur le sujet q ui le contrarie,
..........v o ir com m ent il va réagir. — 7. II s’est com porté avec politesse ...........
d’éducation! — 8. II a fa it construire une grande m aiso n..........de p o uvoir ré u n ir
ses amis.
E x e r c ìc e s

遍 Travail lexical : essayez de donner une définition des mots suivants qui com-
portent tous une idée de but. Introduisez-les ensuite dans une situation de votre
choix.

1. U n arriviste . ■ 2. U n démagogue. — 3. U n «jeune loup ». — 4. U n fonceur.—


5. U n utopiste. 6. U n rèveur. — 7. U n idéaliste. — 8. U n prétentieux
vantard. — 10. U n hom m e opiniàtre.

_ ti hi mu pratiques

Production écrite

a) Vous voulez faire un voyage c u ltu re l dans une région de France de votre choix.
Vous vous adressez par le ttre à une agence de tourism e en précisant ce que vous
voulez visiter, les dates que vous envisagez, le nom bre de personnes q ui participe-
ro n t à ce voyage et leurs m otivations (aspect histo riq ue,archéologique, écologique,
gastronom ique, litté ra ire , fo lklo riq u e etc.).

b) Vous avez envie de tra v a ille r dans une entreprise q ui n a cependant fa it aucune
offre d,em plo L Vous écrivez une le ttre de candidature spontanée. Vous devez préci-
ser avec conviction vos m otivations, vos prétentions et vos buts.

望 Jeux de roles

a) Vous ètes jo urnaliste. Vous tra va ille z pour un magazine q ui vous a chargé de faire
F in te rview d’un chanteur. Vous lu i posez des questions sur ses projets, ses intentio ns
futures, ses visées, etc.

b) Vous avez un (une) am i(e) q ui adopte un com portem ent avec vous (ou avec
q uelq uun d’autre) que vous ne comprenez pas. Vous lu i posez des questions sur ses
intentions en u tilis a n t de préférence les expressions suivantes:

- Je ne comprends pas à quel jeu tu joues?


LU

- À quoi veux-tu en ve n ir ? 5。
z
g
UJ

- Q u est-ce que tu as dans la tète ? a-


J
- Q u est-ce que tu m ijotes? UJ

i/i
u.

.O-
- Q uel est to n but ?
E x e r c ìc e s

_ ■ Texte
L es v is é e s d ’u n p r e s id e n t d e l a R é p u b l iq u e

Le président M itte rra n d , comme tous les présidents, rè vait de laisser à la France des
traces im portantes de son double septennat. II vo u la it quaprès lu i tous les Francais
de toutes les générations futures se rappellent son oeuvre afin que son nom reste à
la postérité comme celui d’un bàtisseur.

Dans un prem ier temps il a réalisé les grands projets corpus par son prédécesseur,
entre autres La V ille tte et le musée d7Orsay. M ais il a entrepris bien d’autres projets.

Dans le dom aine de l ’a rt,il fa lla it à la France, au centre méme de Paris, un musée
q ui soit le plus grand et le plus riche du monde. Le musée du Louvre existait mais
ta n t d'oeuvres étaient encore dans les réserves qu il fa lla it à to u t p rix F ag rand ir; ce
ne fu t pas chose aisée car le m inistère des Finances occupait une p artie im portante
des bàtim ents du Louvre. Le prem ier o b jectif fu t done d’envisager à Bercy la cons­
tru c tio n de nouveaux bátim ents p o ur.ab riter le m inistere des Finances, puis ensuite
cTagrandir le musée. II fa llu t de longues années d, un tra v a il incessant pour a rrive r à
la réalisation de ces travaux. E t enfin, par tranches successives, le G rand Louvre put
enfin o u v rir ses portes aux m illio n s de visiteurs qui, ébahis,découvraient entre aut­
res le cháteau de P hilip p e Auguste m is à jo u r par les fo uilles entreprises lors de la
construction de la Pyram ide. L5ensemble de la réalisation de ces grands projets dura
à peu près sept ans.

Cependant Francois M itte rra n d avait encore d5autres visées. La B ibliothèque natio ­
nale de la rue de R ichelieu devenait tro p petite. Les lecteurs, venus souvent du
m onde entier, avaient de la peine à tro u ver de la place. Ils devaient ve n ir faire la
queue bien avant Fheure d’ouverture et devaient re te n ir à Favance les ouvrages
demandés afin de ne pas les attendre plusieurs heures. Des dispositions nouvelles
s’im posaient; c, est alors que F ra n c is M itte rra n d con^ut un autre grand p ro je t: la
construction d5une nouvelle B ibliothèque nationale dans le 13e arrondissem ent de
Paris. II vo u la it qu elle soit la plus grande et la plus m oderne du monde. P ari hau-
tem ent d iffic ile car au mème m om ent l ’U NESCO venait de prendre en charge la
reprise de la bibliothèque d’A lexand rie dans l ’idée d’en faire une bibliothèque qui
soit un modèle de com m unication avec le m onde entier. Par aille u rs Chicago et
Londres sem blaient avo ir des visées semblables et done concurrentes. Francois
M itte rra n d affirm a rapidem ent son dessein sans am biguité: «Je veux une biblio-
thèque q ui puisse prendre en compte toutes les données du savoir dans toutes les
disciplines et surto ut q ui puisse com m uniquer ce savoir à Fensemble de ceux qui
cherchent, de ceux q u i étudient, de ceux q u i o nt besoin d’apprendre, toutes les uni-
versités, les lycées, tous les chercheurs q ui doivent tro u ver un appareil m oderne,
inform atisé et avo ir im m édiatem ent le renseignem ent qu ils cherchent. O n pourra
connecter cette bibliothèque nationale avec l ’ensemble des grandes universités
d’Europe et nous aurons alors un in strum ent de recherche et de tra va il q ui sera
incom parable. J, en ai Fam bition et je le fe ra i.》Quelques années plus tard, au bord

42
E x e r c ìc e s

de la Seine, la B ibliothèque nationale Francois M itte rra n d o u vra it ses superbes por-
tes dans un ensemble architectural d'une grande m odernité au centre de quatre
tours en form e de livre s éternellem ent ouverts.

Questionnaire
De quels projets est-il question dans ce texte ? Citez-en cinq.
Avez-vous vu ces constructions ?
Relevez dans ce texte les diverses expressions du but que vous y rencontrerez.

Discussion
Si vous aviez des responsabilités,quels sont les projets à réaliser q ui vous semblerez
p rio rita ire s ? (contentez-vous de choisir un seul dom aine).
D o s s ìe r 4
L fe x p r e s s i o n cI e I / o r c I r e , d e La v o Lo n t é ^ d u c o i v i m a n c I e m e n t

_ TeKte fle sensiDiiisauon

C o lle g e N ic o l a s B o il e a u

Vous venez d’en trer au collège N icolas Boileau. Nous vous souhaitons la
bienvenue. Toutefois dans l ,
in té ré t de tous et afin d 'éviter certains malen-
tendus, nous vous com m uniquons le règlem ent du collège.

1 - Les élèves doivent se présenter au collège d, une m anière décente.


Pour les gargons,les boucles d’oreilles et les cheveux longs non attachés ne
sont pas acceptés.
Pour les filles, un m aquillage léger n est adm is qu en classe de troisièm e.

2 - Toute absence nécessite d’ètre m otivée le jo u r rnème. Pour un seul jo u r


d, absence, un m ot des parents peut s u ffire ; au-delà de deux jo urs un certi-
fìcat m édical sera exigé.

3 - Les retards ne sont pas adm is. U n élève q u i a rrive alors que les autres élè-
ves sont déjà en classe aura Fobligation d5a lle r en permanence.

4-11 est in te rd it de fum er dans I5enceinte de rétablissem ent. II n est pas per-
m is de m anger et boire dans les salles de classe. Une cafétéria est prévue à
cet effet.

5 - O n conseille aux élèves de ne pas avo ir sur eux une somme d’argent
supérieure à h u it euros.

6 - Les vètem ents de sports devront ètre marqués au nom de Félève; il est
réglem entaire de les laisser dans les casiers prévus à cet effet.

7 一Pour le bien-ètre de tous, on vous demande de ne rie n je te r à te rre dans


la cour de récréation.

8 - Le collège se ve rra dans ro b lig a tio n d’exiger un rem boursem ent to ta l et


im m édiat pour toute dété rio ratio n de m atériel.

9 - Les livre s que vous u tilise z appartiennent au collège. Nous vous recom-
mandons vivem ent de les co uvrir, de ne rie n écrire dessus et de les
m anip uler avec soin.

10- A fin que renseignem ent soit assuré dans les m eilleures conditions, il est
TS

UJ

indispensable que chacun respecte celui q u i est en face de lu i, qu’il soit


iI

L enseignant, m em bre du personnel a d m in istra tif ou élève.


z o一s
y
x

a .

LU

44
C ours

Reoerage

Q uels sont les ordres donnés ?


À q u i s,
adressent-ils ?
Relevez dans ce texte d ix m anières différentes d'exp rim er des ordres.
Relevez deux verbes q u i atténuent la force de l’ordre donné.

A - L e x D r e s s io n de la uoionté

1. Les outiis gram m aticaux


Règle générale: tous les verbes q u i exp rim ent un o rd re ou une volonté sont suivis
du sub jo n c tif (ou de rin fin itif)
Ex.: Je veux que tu fasses ce tra va il.
I l faut que Félève fasse ce tra va il.
I l fau t que nous fassions ce tra va il. I I fa u t fa ire ce tra va il.

2. Les outiis lexicaux


a) Quelques substantifs

U n grand nom bre de m ots peut exp rim er toutes les nuances de la volonté. En vo ici
les p rin cip aux utilisés dans le langage co urant:

U n acharnem ent = volonté très fo rte dans la durée.


Une asp iratio n = m ouvem ent de volonté vers un idéal.
U n caprice = volonté passagère peu raisonnée.
Une décision = le passage de la volonté à Facte.
Une déterm inatio n = volonté résolue.
U n entètem ent = volonté q u i n adm et aucune rem ise en question (p é jo ratif).
Une fantaisie = volonté passagère peu raisonnable.
UJ
Une in itia tiv e = volonté d’une personne q ui est prem ière à agir.
5^
z
Une insistance = volonté q u i se répète longuem ent, <
Une in te n tio n = volonté q u i n’est pas encore passée à l ’acte. LU

Q-
Une lu b ie = volonté passagère et peu réfléchie. J
V intransigeance = volonté q u i n adm et pas de concessions. UJ

Une o p in iátreté = volonté q u i s’obstine dans la durée. 1/1


LU

U n p a rti = volonté q u i m arque une décision sans retour. O-


Une persévérance = volonté tenace dans le temps. ;
1
z
U n p lan = volonté organisée. 2
U n p ro je t = volonté par encore réalisée. 1
Une ré so lu tio n = volonté d e fin itive q u i veut passer à l ’acte. :
l
La ténacité = volonté arrètée n i par les obstacles n i par le temps.

5 獲
C ours

Une ve llé ité = volonté faible et souvent passagère q ui n a b o u tit pas. u


Une vocation 二volonté que l ,
on ressent comme un appel irré sistib le.

b) Quelques adjectifs
Acharné :un travail acharné = dans lequel on m et toute son ardeur.
A rb itra ire (a rb itra ire m e n t): une decision arbitraire = q u i dépend de la seule volonté
de quelquun.
A rré té :une volonté arrètée = décidée d’a lle r jusqu au bout.
Buté :un esprit buté = entèté dans son op inio n que rie n ne p o urra in flé c h ir (géné-
ralem ent p é jo ra tif).
C atégorique (catégoriquem ent): un ordre catégorique = q u i nadm et pas la discus­
sion.
Despotique :une volonté despotique = tyrannique,
D éterm iné :une volonté déterminée = q ui ne cédera sur rien.
Entété :un enfant entèté = un enfant q ui p o u rsu it ses idées sans jam ais entendre ra i­
son.
E n tie r: un caractère entier = un caractère q u i nadm et aucune concession.
E ntrep renant :un homme entreprenant = celui q u i a une volonté bien nette et q ui la
suivra jusqu au bout.
In te n tio n n e l (in te n tio n n e lle m e n t): un retard intentionnel = un retard q u i est fa it
exprès, voulu.
In transig ean t :une volonté intransigeante = q ui nadm et pas de concessions.
In vo lo n ta ire :une parole involontaire
O p in iá tre :un caractère opiniàtre = q u i va ju sq ua u bout de sa volonté m algré les
difficultés.
P érem p to ire:un ordrepéremptoire = q ui nadm et pas la discussion.
P ersévérant:une volonté persévérante = q ui agit dans la durée.
Prém édité :une réaction préméditée = bien voulue à ravance.
Systém atique (systém atiquem ent): un refus systématique = q u i refuse la m oindre
concession.

c) Quelques verbes ou expressions verbales

adopter le p a rti de ;avo ir la ferm e in te n tio n de ;avoir la ferm e volonté de ;avoir


l,id ée de; avoir [in te n tio n d e;b á tir des p ro jets;décider de;entreprendre de;ètre
disposé à ;exiger que;insister p o u r;n o u rrir le p ro jet de;persévérer à ;persister à ;
prém éditer de ; prendre la décision de ; prendre le p a rti de ;prétendre à ;
p ro jeter de ;
te n ir à ;s acharner à ;s’entéter à ;se déterm iner à ;sob stiner à ;se résoudre à ;
3jÀ isiz

vo u lo ir ;etc.

UJ
ojss ydx

UJ

LU
46
C ours

d) Quelques expressions in variab les q u i apportent une nuance dans Fexpression de la


volonté

À son gré = selon son bon p laisir.


À sa guise = selon son désir.
À to u t p rix = quoi q u il puisse en couter.
De bon coeur 二 avec p laisir.
De gaíté de coeur (s’em ploie souvent à la form e négative): Je ne l ,
a i pas fa it de gaìté
de coeur = je l ,
a i fa it contre ma volonté, avec peine.
De gré ou de force = qu on le ve u ille ou non.
Envers et contre to u t = en dépit de l ’opposition générale.
Exprès = avec une volonté bien précise.
V o lo ntairem ent = de m on p le in gré, sans ètre co ntraint.
V o lo n tiers = sans me faire p rier.

En fran^ais p arlé ou plus fa m ilie r

À la force des poignets (= je veux avec beaucoup d,


e ffo rts): E lle a décroché son
diplòm e à la force des poignets.
C ontre vents et marées (= je veux m algré de grosses d iffìc u lté s ): II a fin i par attein ­
dre son b u t contre vents et marées.
Com me il me chante (= je veux selon m on bon p la is ir): Je ferai ce que je voudrai,
comme il me chantera. Je n a i de conseils à recevoir de personne.
C oute que coúte (= je veux à n im p orte quel p rix , sens propre et fig u ré ): Je réalise-
ra i ce pro je t coute que coute.

b 一 LeKDression de ro rd re et du commandement

t. Outiis gram m aticaux


U o rdre ou le com m andem ent s’exp rim ent:
IS <uz v

L
- Dans les propositions indépendantes:
a) par rim p é ra tif: viens;
b) par le fu tu r: tu viendras dem ain à h u it heures ; es

c) par le sub jonctif: qu’il vienne ; UJ


nb N V I V jP sn bo

d) par le co nd itio nne l: je voudrais une baguette de p a in ;


e) par rin fin itif: ne pas fum er.
UJ
- Dans les propositions subordonnées :
UJ
Par « que» su ivi du sub jo nctif ou par « de » su ivi de rin fin itif.
j j

o-
Ex. : Je veux que tu viennes.
II lu i ordonne de venir.
S N O Iiv jn£
u < S
3

-J
;
C ours

_ Outiis leHicauH

1. suDstantifs
a) Quelques différentes nuances de Fordre, du com m andem ent
U n com m andem ent: ordre im pératif.
Une consigne: in stru c tio n sur ce que l ’on d o it faire dans un cas p articu lier.
Une d ire c tive : un ordre donné avec une certaine o rientatio n.
U n im p é ra tif: une prescription d,
o rd re m oral.
Une in jo n c tio n : ordre très rigoureux.
Une in stru c tio n (souvent au p lu rie l): explication verbale ou écrite sur la conduite
à te n ir dans un cas bien déterm iné.
Une lo i: règle obligatoire établie par une société donnée.
Une o b lig a tio n : lie n m oral en ve rtu d,
une lo i ou d,
un ordre m o ral ou idéologique.
Un o rd re : acte par lequel une personne chargée d’une au to rité m anifeste sa volonté.
U n précepte: ordre dans le dom aine de la m orale ou de la relig io n.
Une p re sc rip tio n : ordre é crit (souvent par un m édecin).
Une rè g le: une lo i d,
après une certaine convenance.
U n règ lem ent: prescription ayant une valeur de lo i.
Une som m ation: ordre im p é ra tif qui entraìnera des conséquences graves en cas de
non-exécution.

b) Les différentes attitud es face aux ordres


La discipline, l ’obéissance,la soum ission.
La désobéissance, Findiscipline, l’insoum ission,l ’opposition,la réb ellio n, la résis-
tance,la révolte.

2. uerDes

O rd o n n e r: appeler; arrè ter de; d ire de; décider de; décréter de; dem ander que;
donner un o rd re ; enjo ind re; exiger de; im poser de; in tim e r Fordre de; m ettre en
dem eure de; n o tifie r; ordonner de; p rescrire; réclam er de; som m er de.

O b é ir: accepter de; céder; courber la tète; ètre d ocile; étre sous le jo u g ; ètre sous
les ordres de; faire preuve de d o c ilité ; observer (un règlem ent); obtem pérer; p lie r;
respecter (une consigne); s’in c lin e r (devant un o rd re ); se conform er (à la lo i) ; sui­
vre (les consignes).
Dans la langue parlée ou plus famílière: courber l, échine; ètre au garde-à-vous avec
UJ
le p e tit doigt sur la couture du pantalo n; faire le gros dos; file r doux; laisser passer
l'o rag e ; obéir au doigt et à ],oeil; p lie r le dos; se laisser conduire comme un veau à
ra b a tto ir; se laisser m ener par Ie bout du nez.

D ésobéir: contrer; co ntrevenir; désobéir; enfreindre des ordres; ètre in d isc ip lin é ;
étre in d o c ile ; ne pas accepter Fordre de quelqu, u n ; refuser; regim ber; résister; se
b u te r; se re b e lle r; se re b iffe r; se ré vo lte r; s,
opposer; transgresser.
48
E x e r c ìc e s

— Pour communiquep

Imaginez des ordres qui ont provoqué ces réponses

1. D ’accord. — 2. Pourquoi m oi et pas les autres ? — 3. Éventuellem ent. ce n est pas


la m er à boire. — 4. C’est im possible. A u ta n t chercher une aig u ille dans une botte
de fo in. — 5. B o n! M ais il faudra s’accrocher! — 6. Je veux bien, m ais je ne vois pas
com m ent m y prendre. — 7. Tes désirs sont des ordres! — 8. M ais tu te prends pour
qui? 一 9. Je n, a i aucune raison de t’obéir ainsi au doigt et à Foeil.

^ Différentes manières de donner des ordres


À votre avis, qui parle à q u i?

1. J’exige que cette cour soit balayée sur-le-champ. — 2. Prenez vos cahiers de tex­
tes. — 3. Ne t’im agine pas que cette porte va se referm er toute seule. _ 4. C’est
vraim e n t si d iffic ile que cela d’a rriv e r à Fheure ? — 5. Est-ce que tu verrais un
inconvénient à reculer la date de nos vacances? — 6. Rem plissez votre bon de com-
mande et envoyez-le à l ’adresse suivante. — 7. A rrète. P itié p o ur les voisins. — 8.
Saisissez vo tre code. — 9. Éteignez vo tre cigarette: il est in te rd it de fum er. — 10.
C irc u le z!

— Enercices écpits

Avec les données suivantes,exprimez des ordres.


Dans certains cas vous aurez à ajouter un verbe introducteur de votre choix.
Son temps vous est donné entre parenthèses.

Ex. : É crire aux grands-parents p o ur le u r souhaiter de bonnes vacances (em ployer


un conditionnel)
Je voudrais (je souhaiterais; il serait bien, etc.) que tu écrives à tes grands-parents
pour le u r souhaiter de bonnes vacances.

1. V e n ir me vo ir, (présent de F in d ic a tif) — 2. A lle r p o rter une le ttre à la poste pour


3SJV5ZSJJs zv

m oi. (conditionnel) — 3. S, asseoir un m om ent, (im p é ra tif)— — 4. Proposer un verre


d’ap é ritif. (tro u ver une fo rm ule p o lie p o ur proposer) — 5. Dem ander une baguette
de pain au boulanger. (conditionnel) — 6. V e n ir vers 20 heures. (subjo nctif) — 7. L

Dem ander son chem in à un passant, (conditionnel) — 8. D ire de se taire. (impéra- a-


lV

tif)
I JP

^ Terminer les phrases suivantes à votre idée (attention aux différentes cons­
s3nòjbol SNOjivjnoJ5vS

tructions des verbes et aux préposítions).

Ex. : Je suis déterm iné à ...


Je suis déterm iné à prendre toutes les mesures nécessaires p o ur l ,
application de ce
règlem ent.
3

49 -J
E x e r c ìc e s

1. Le président de la République a annoncé qu’il avait p ris la décision d e .......... —


2. Nous avons fa it le pro je t d e ..........— 3. M on père est déterm iné plus que jam ais
à ..........—
— 4. Uem ployé de la bibliothèque a p ris le p a rti d e ........... — 5. J, a i dans
rid é e d e ..........—
— 6. Le nouveau p a rti p o litiq u e a entrepris d e ........... — 7. II s,est
résolu à .......... — 8. Nous insistons p o ur q u e ........... — 9. M on frère persiste à
......... — 10. J, a i la ferm e in te n tio n d e ..........

翅 Utilisez les adverbes suivants dans des phrases de votre choix

1. De bon coeur.—— 2. V o lo n tie rs .—


— 3. C ontre m on (son) gré. — 4. De gaíté de
coeur. — 5. Envers et contre tous. — 6. C ontre vents et marées. — 7. Coúte que
coúte.—— 8. Sans p la is ir.—
— 9. À to u t p rix . — 10. À vo tre guise.

M ettre les verbes à rin fin itif au temps qui convient

1. Ses parents veulent qu’il (a lle r) fin ir ses études dans une université am éricaine.—
2. La directrice du lycée exige que ses élèves (ètre disciplinés). — 3. M on proprié-
ta ire m5a m is en dem eure de (payer) m on loyer avant le 30 de ce m ois. — 4. II exige
que ses enfants (ètre) to ujours les prem iers de le u r classe. — 5. J'aurais souhaité que
tu (venir) avec m oi au cinéma. — 6. II n a pas osé dem ander que ses amis (ve n ir) le
v o ir à rh o p ita l, mais il le u r a fa it com prendre que cela lu i (faire) p laisir. — 7. Le chef
de bureau entend que tous les dossiers (ètre rangés) quand les employés q u itte n t le
tra v a il le s o ir.—
— 8. Je n ai jam ais d it que tu (devoir) p a rtir m ais que tu (devoir) te
p lie r au règlem ent élém entaire de la vie en com m un. — 9. Q u il (ve n ir) passer
quelques jo u rs à la m aison si cela lu i fa it p la is ir! — 10. II a exigé que nous (obtem-
pérer) ou que nous (donner) notre dém ission.

Po ur a ller plus loin

2^ Étude et approfondissement d e 「expression « il faut» et de ses derives

Le francais u tilise souvent, en p a rtic u lie r dans la langue parlée, Fexpression: « il


fa u t» ou des form ules q u i dérivent de cette expression. O n peut lu i substituer nom-
bre de form ules plus élégantes. Nous vous donnons quelques exem ples:

1. Dans cet établissem ent, il faut un professeur pour renseignem ent du FLE. Dans
cette phrase; « il fa u t» = « il manque ». O n é c rira : « il manque un professeur... ».
2. I l me faut un cachet d,
aspirine/7°ai besoin d’un cachet d’aspirine.
3. I l faut m ettre sa m ain devant sa bouche lorsqu on bailie/// est poli de...
4. II est en re ta rd : il faut qu’il a it eu un grave empèchement/1/ a du. avoir...
TS

UJ
5. En France il faut ro u le r à droite/ZZ est obligatoire de…
h- 6. Je n avais qu une petite valise et il faut que je Foubliel/C e nétait rien et je nai
IZOJS&X

L
rneme pas été capable de ne pas F o u b lie r!
7. Peu s’en est fa llu que les deux gam ins ne se battent dangereusement ta n t ils
étaient énervés Fun et l ’autre/iZs ont failli se battre dangereusem ent...
LU
M _> 0
E x e r c ìc e s

Remplacez « il fa u t» ou ses dérivés par une expression plus précise

1. II faut absolum ent que fa ille chez le médecin rapidem ent. — 2. En hiver, il faut
a lle r chercher le so leil dans une ile lo in ta in e lo in de la neige et des b ro uillard s. — 3.
Dans un bus il faut laisser sa place à une personne àgée. — 4. II faut que toutes les
parts soient égales. — 5. I l faut prendre un parapluie quand il p leut fo rt. — 6. I l s, en
faut d u n p o in t p o ur q u il so it adm issible. — 7. Faut-il prendre un b ille t p o ur en­
tre r ? — 8. Q uand on a bu de l ’alcool,il faut ra le n tir sa vitesse au volant. — 9. II faut
souhaiter l ’anniversaire de ton am ie. — 10. II faut m anger des vitam ines.

^ Exercice le xic a l: quel verbe convient à ces situations? Choisissez dans la liste
suivante.

Ex.: Bon. Cela ne me fa it pas p la is ir de discuter. Après to ut, fais ce que tu veux. Tu
verras bien ce q u i s’ensuivra 二 céder.
Accepter; céder; ferm er les yeux; m ettre en dem eure; o b éir; obtem pérer; p lie r;
refuser; se re b e lle r; respecter (un règlem ent); transgresser.

1. C ’est entendu. Vous aurez votre augm entation de salaire. — 2. Fais ce que tu veux.
Je ne veux pas le savoir. — 3. Cela ne me p la it pas m ais je suis obligé dJobéir to u t de
suite. — 4. Si vo tre lo yer n est pas payé à la fin du m ois, vous serez m is à la porte.
— 5. H élas! Je dois d ire oui. 一 6. Je n accepterai jam ais de d ire oui. — 7, Eh bien
d’accord! Fais ce que tu veux! — 8. D ’accord. — 9. N on et non. — 10. C est inter-
d it m ais je le fais quand méme. — 11. Puisque c’est le règlem ent, je ne vois pas
pourquo i je ne le ferai pas.

_ TrauauK pratiques

Jeu de role

a) Vous ètes P.-D.G. d,


une entreprise.
Vous avez à donner des consignes à un de vos subordonnés q u i est cadre supérieur.
C ’est un m onsieur q u i a un grand sens des responsabilités, m ais q ui n aim e pas UJ

recevoir des ordres.Vous ètes cependant obligé de lu i transm ettre des instructio ns 5^
z
p o ur une m ission précise. Vous prenez des ménagements (en frangais fa m ilie r on <
d ira it: «vous prenez des gants»). LU

O'
Imaginez un dialogue en utilisant les éléments suivants (ou d,
a u tre s à votre conve- J
nance). <
UJ

- D em ain il faudra ètre à O rly à 7 heures du m atin. UJ

.O-
—Vous avez un rendez-vous à 9 heures à M arseille chez un de nos m eilleurs four-
nisseurs p o ur passer un contrat d’achat de m atériel électronique avec lu i.
一Vous lu i demanderez de baisser ses p rix. O

—II vous proposera un p e tit pourcentage de remise.


JZ)
fCJ
- Vous lu i ferez com prendre que ce n est pas suffisant et que vous avez de m eilleu-
res conditions chez un autre fournisseur.
E x e r c ìc e s

- Vous ferez descendre plus bas.


-Vous ire z jusqu au p o in t où vous sentirez qu il ne va plus accepter de vous vendre
son m atériel.
一À ce niveau vous accepterez.
一Vous lu i demanderez alors des conditions intéressantes de paiem ents étagés.
- S,
il n accepte pas vous ferez des concessions.
- Débrouillez-vous m ais je veux que vous reveniez avec un contrat avantageux pour
nous dans la poche.

b) Vous étes père de fa m ille


Écrivez un p e tit dialogue puis m im ez-le à deux.

- Le père demande à son fils (11 ans) d’éteindre l ’électricité car il est tard. I l faut
qu il arrète de lire dans son lit et q u il s’endorm e.
- L5enfant demande à lire encore.
- Le père d it q u il a déjà beaucoup attendu p o ur le faire éteindre et qu il est très tard.
- L,
enfant insiste.
- Le père commence à se fácher.
- U enfant répond avec insolence.
- Le père réitère son ordre avec plus de ferm eté encore.
- Uenfant persifle.
- Le père réagit fortem ent,
- U enfant tie n t tète.
一Le père le prend très m al. II éteint lui- mème Félectricité et claque la porte en sor-
tant.

Vous finissez m aintenant Fhisto ire à vo tre fa^on.


D o s s ìe r 5
L f E X P R E S S IO N d E La C O N d ÌT ÌO N ET d £ Lf h y p O T h È 5 E

_ TeHte fle sensiDiiisation


Q u i L aurence va -t -elle épouser ?

C ’est la grande question que se pose toute la fa m ille ,ses soeurs en p artic u lie r. O n se
perd en conjectures et en hypothèses. E lle fréquente plusieurs gar^ons, ce q u i ne
fac ilite pas les pronostics. Tantòt on pense que ce sera ce jeune professeur q u i par­
tage avec elle sa passion pour la m usique, tantò t on c ro it que ce p o u rra it étre cet
élève de l ’École C entrale q u i vie n t souvent à la m aison, à m oins que ce ne so it to u t
sim plem ent son am i dJenfance q u i depuis longtem ps 1 a u ra it déjà épousée si elle en
avait m anifesté la m oindre in ten tio n.
—En supposant que ce soit lu i, il fa u d ra it qu’il fasse beaucoup d efforts et de conces­
sions p o ur supporter son caractère et ses désirs de luxe et d’indépendance!

—O h oui, cest certain, car si elle épousait un hom m e p o in tille u x et tro p près de ses
sous, il y a u ra it de fortes chances p o ur que cela ne dure pas très longtem ps, à m oins
que Fam our ne fasse des m iracles, ce q u i est une éventualité que l , on peut to u t de
méme envisagèr... sous réserve toutefois q u e lle so it vraim en t am oureuse!

一En tous les cas, ce q u i est certain, c est q u e lle cache bien son je u ...! Si elle savait
que dans son dos nous échafaudons ta n t de suppositions, elle serait furieuse et s'en-
ferm erait encore plus dans ses mystères.
- Eh bien m oi, j ?ai une autre idée et je ne me perds pas dans ta n t de suppositions
sur les gar^ons q u i viennent à la m aison. Je parie q u e lle va épouser quelqu un que
nous n》 avons encore jam ais vu, et si nous ne 1,avons jam ais vu, c est qu il y a de bon­
nes raisons à cela. Évidem m ent c est une pure hypothèse, m ais une hypothèse plus
fondée q u e lle n e n a Fair. J,
a i cru com prendre que... nos interrogations ne par-
ta ien t pas dans la bonne d irectio n. • •
3 S J V 5 iy岂

- Q ui? Q u i done? O ù le voit-elle? Que fa it- il dans la vie? Réponds-nous. Si tu es si


J

sùre de to i, c’est que tu es au courant de quelque chose, sinon tu n y aurais mème


pas pensé. Tu soulèves une possibilité q u i ne nous avait meme pas effleure 1 esprit.
z

o-

一Non, je ne d ira i rie n . Je n a i pas Fhabitude de répéter les secrets q u il me semble -3


-S
ss

-S
découvrir, serait-ce mème dans une bonne in ten tio n . Si vous voulez en savoir
J

o-
davantage, demandez-le à Laurence elle-mème, en lu i p osant des questions dégui-
bo
j

sées. Si elle veut vous répondre,elle saisira l ’occasion,sinon elle vous fera encore
S N O J lv ln o s v S3J _ |

la n g u ir un certain temps.
一 E t si on lu i osait carrém ent la question? Avec un peu de chance et de
com préhension, elle nous rép o nd rait sans doute, ce q ui serait une bonne chose. En
effet, en supposant qu’elle hésite à prendre une décision d é fin itive toute seule, nous
COURS

pourrions Faider: à supposer évidem m ent qu’elle ait confiance en notre expérience
et qu elle comprenne que c'est par pure affection pour elle.

- J’émets deux hypothèses sur les raisons de son silence: soit elle pense que le gar-
9011 ne nous plaira pas pour une raison quelconque; soit elle se rend compte qu elle
nest pas assez amoureuse pour envisager les choses sérieusement.

—A lors il faut laisser faire le temps. O u tout se clarifiera pour e lle : done ce sera une
bonne chose; ou au contraire elle comprendra qu’elle ne veut pas passer sa vie avec
ce gargon,alors to ut cassera et elle n’aura pas à se ju stifie r auprès de nous.

—Alors ne lu i parlons de rien pour Finstant sinon nous risquerions de l’influencer


dans un sens ou dans un autre et ce serait trop grave. II y a des domaines où seuls
les intéressés peuvent prendre leurs propres décisions. Laissons m ù rir to ut cela et
attendons sans impatience n i curiosité quelle nous en parle elle-méme en temps
voulu.

Repérage
Q u i est Laurence ?
Q u i parle d ,
elle?
Q uel est l ’objet de leurs conversations ?
Quelles sont les hypothèses que Yon fait à son sujet?
Combien de prétendants lu i prète-t-on ?
Dans ce texte, soulignez toutes les expressions de Fhypothèse et de la supposition
que vous rencontrerez.

WfM Les outiis g ra m m a tica a K

1. Les structures de Dase auec « s i »


Avec «si» trois structures sont possibles:
a) Si + présent + fu tu r :s'il fa it beau, f ir a i me promener.
b) Si + im p a rfait + conditionnel présent: s, i l faisait beau, fira is me promener.
c) Si + plus-que-parfait + conditionnel passé: s, i l avait fa it beau, je serais allé me
promener.

2. La double nypotnèse
Lorsqu on veut exprim er deux hypothèses dans la méme phrase, la prem ière se met
à Findicatif et la seconde, intro d uite par «que», au subjonctif.
Ex. : Si tu es malade et que tu aies besoin d,
un bon médecin, je te donnerai l ’adresse
du mien.
C O U RS

3. flutres manières d'exprim er la condition


Remplacement de « s i» par le gérondif: Si tu passes me vo ir demain, tu me feras
plaisir. = En passant me vo ir demain, tu me feras plaisir.
Remplacement d e 《si» par «que + subjonctif» (idée de menace): Q u il s’avise de
m ’in ju rie r,et il aura de mes nouvelles!
Remplacement d e 《si» par « im p é ra tif + et + fu tu r» : Mange moins et tu grossiras
moins. = Si tu manges m oins...
U tilisa tio n des prépositions «à 》,《à condition de», «à m oins de», «d e» ,《sans»
suivies de rin fin itif.
Ex. : À croire to ut ce que tu dis sur ton ami, on p o u rrait im aginer q u il est complè-
tem ent idiot.
À condition de faire tout ce qu il veut, on ne se dispute jamais avec lui.
À m oins de m ’étre trom pé, je crois que mes calculs sont bons.
De te savoir malade à l’autre bout du monde me peinerait beaucoup.
Sans avoir son bac, il est difficile de trouver une situation en France à notre époque.

Les ou tiis lewicauH

1. Quelaues substantifs
Une alternative = un choix entre deux possibilités.
Une circonstance = une particularité qui accompagne un événement.
Une clause = une condition particulière d,
un acte, indispensable pour qu il puisse
se réaliser.
Une condition = un fait dont Fexistence est indispensable pour qu un autre fait
puisse exister.
Une conjecture = une hypothèse, une supposition (ne pas confondre avec conjonc-
ture q ui signifie situation).
Une éventualité = une possibilité.
Une exigence = une condition indispensable à la réalisation d’un événement.
? • A UÍ .
Une form alité = une condition légale indispensable pour qu un acte puisse ètre •§
valable.
Une hypothèse = une supposition. ^
Une m odalité = une condition, une disposition légale.
Une possibilité = une condition dont la réalisation peut s,envisager.
• uu
Une probabilité 二 une condition dont la réalisation est fondée sur des raisons ?
seneuses.
Une stip ulatio n = une précision donnée dans une condition (surtout dans un
contrat écrit).
Une supposition = une hypothèse. 3
U n u ltim atu m = une dernière condition avant l’accomplissement d5un événement
grave.
C O U RS

2. Queiaues uerDes
D eviner = émettre une hypothèse par in tu itio n .
Im aginer = émettre une simple hypothèse.
Présager = émettre une hypothèse non précise.
Pressentir 二 émettre une hypothèse vague basée sur un sentiment intérieur.
Présum er = émettre une hypothèse qui a des chances de se réaliser.
P révoir = construire des plans en vue d,
une hypothèse précise
Pronostiquer = émettre une hypothèse après une étude préalable.
Se douter que : émettre une hypothèse avec de fortes raisons de penser qu’efle va
se réaliser.
Soup^onner = émettre une hypothèse en se basant sur des indices.
Subodorer = émettre une hypothèse basée sur une in tu itio n .
Suspecter 二 émettre une hypothèse basée sur des indices réels.
Supposer 二 émettre une simple hypothèse.

3. Queiques mots inuariabies


À m oins de: Nous viendrons vous vo ir à moins d,
un im prévu.
Sous réserve de: Je fin fo rm e de cette nouvelle,évidem ment sous réserve d,
une
erreur.
S i: Nous pouvons so rtir ensemble si tu en as le temps.

N .B .: « s i» pent avoir différents sens qui ne sont pas forcément ceux de la condition
exclusiveraent. Avec une nuance supplémentaire à la condition, «si» pent exprim er
aussi:
a) La d é term inatio n: S,
i l pleut, j ’ira i quand mème me prom ener sous la pluie.
b) La déduction: S’il était vraim ent am oureux, il ne resterait pas trois mois sans
donner signe de vie.
c) L ’excuse: Si j ’avais plus de temps, j ’irais beaucoup plus souvent au cinema.
d) La c ertitu d e: Si je mets ma lettre avant la levée de 18 heures elle arrivera demain.
e) La ju s tific a tio n : Si je Fai in jurié , e'est qu’il avait d’abord commencé à m Mnjurier
lui-m èm e (dans ce cas, on ajoute souvent «c*est q u e» ...).
f ) La reconim andation: Si tu ne prends pas tes médicaments régulièrement, tu vas
tom ber malade.
g) La reconnaissance: Si tu ne m'avais pas aidé, je n'aurais jamais pu déménager ces
livres to u t sèuL
h) Le reg re t: Si tu étais venu me voir, tu m,
aurais fait plaisir.
uu
i) Le reproche: Si tu continues à ro uler à 160 à l’heure,je ne m onterai plus en voi-
£ ture avec toi.
.1 j) Le so uhait: S,
il faisait beau demain, j 5irais bien me prom ener au soleil.
UJ
k) La m anière: Si tu dors h u it heures par nuit, tu seras moins nerveux.
i
96
COURS

Le sens de «si» (condition) peut ètre rentorcé par un nom ou un adverbe:


Si par hasard: Si par hasard tu passes devant la poste, rends-moi le service de me
prendre un carnet de timbres.
Si jam ais: Si jamais tu gagnais à la Loterie nationale, tu pourrais t’acheter une voi-
ture.
Si par bonheur: Si par bonheur tu gagnais à la Loterie nationale...
Si par m alchance: Si par malchance il m’a rriva it un accident, il faudrait tout de
suite prévenir mes parents.
Si seulement: Si seulement tu avais posé ta candidature aux élections, tu aurais
peut-ètre eu une petite chance.
S ino n: Je vous demande de te nir compte de mes propositions sinon je ne m ’occupe
plus de vous aider.
Méme si: Mème si j ’avais la possibilité de m'acheter un manteau de vison je ne le
ferais pas car je serais gènée d’avoir tant d'argent sur m on dos.

4. Les autres locutions


À + rin fin itif: À le croire, il serait le plus m alheureux du monde.
À condition de 十 in fin itif: À condition de prendre des précautions élémentaires, on
peut très bien soigner quelquun qui a la grippe sans Fattraper soi-meme.
À condition que + subjonctif: À condition que tu me rendes ma voiture avant la fin
de la semaine, je peux te la prèter facilement.
À supposer que 十 subjonctif: À supposer que le délai d’inscription ne soit pas
dépassé, on peut encore essayer de Finscrire à un camp de vacances.
A u cas où + co nd itio nnel: Au cas où je serais en retard, commencez à diner sans
m oi.
Dans le cas où + co nd itio nnel: Dans le cas où vous seriez sans argent, on p o u rrait
vous en prèter.
Dans rhypothèse où 十 co nd itio nnel: Dans rhypothèse où il y aurait une grève de
la SNCF lu n d i prochain, je ne pourrais pas me rendre à Paris.
3SIV5M SJ

En cas de + nom : En cas d’incendie ,précipitez-vous sur les extincteurs.


En supposant que 十 subjonctif: En supposant que vous ne connaissiez absolument
3nbN<_

personne, je pourrais vous donner Fadresse de mes amis.


Faute de q u o i: I l faut que tu te fasses inscrire sur les listes électorales avant le 31 dé-
_3
cembre,faute de quoi tu ne pourrais pas voter.
Pour autant que + subjonctif: J’ira i la vo ir à Fhopital, pour autant qu’elle soit en -S
s3n

état de me recevoir. o-
jbol

Pourvu que + subjonctif: Pourvu que vous ayez de Fargent, vous pourrez toujours
S N O Ilvln o l vS3

passer de bonnes vacances. j


Pour peu que + subjonctif: Pour peu qu il ait de [argent dans les mains, il le
dépense instantanément.

J

C o u r s / E x e r c ìc e s

Que 十 subjonctif (sens de m enace): Q u il vienne et il verra comment je vais le rece-


voir.
Q u itte à 十 in fin itif: Je vais déposer une plain te contre mes voisins,quitte à me
fácher avec eux défhiitivem ent.
Si ce n’était + nom : Si ce n'était mon état de santé, j ’aimerais participer à ce voyage.
Si tant est + subjonctif: II p o urrait avoir une bien m eilleure situation si tant est qu'il
veuille s,
en dorm er Ja peine.
Soit que... soit que… + subjonctif: De toutes fa^ons on se reverra, soit que nous
allions chez vous soit que vous veniez chez nous.
Suivant que + in d icatif: Suivant ce que tu me diras,je viendrai samedi ou diman-
che.

_ ■ P o u r co m m u n iq u e r

Répondez par une seule phrase aux questions suivantes

1 . Q u ,auriez-vous fait si vous n aviez pas entrepris des études de frangais?


2. Que feriez-vous si on vous annongait tout d, un coup que vous avez une maladie
incurable ?
3. Que feriez-vous si vous deviez rester im m obilisé 40 jours avec une jambe casséef
4. Que feriez-vous si on vous disait que vous avez trois mois de vacances devanl
vous avec un budget confortable ?
5. Si on vous disait de faire un court métrage sur un des aspects amusants de la vie
fran^aise et qu, on vous mette une caméra dans les mains, quel type de film aime-
riez-vous faire ?

Faites une seule phrase avec deux sujets,deux négations et l,


u tilisatio n de sii
+ plus-que-parfait + conditionnel passé

Ex. : Si les parents n’avaient pas été sévères en temps voulu, les enfants n^uraieni
pas fait de bonnes études par la suite.

1. Les Japonais/étre perform ants en inform atique/les pays européens/passer de!


contrats avec eux.
2. Mes cousins/ètre accueillants/je/ètre à m on aise chez eux.
3. M a fem me/avoir des goùts de luxe/je/avoir besoin de tant travailler.
4. Les Fran^ais/etre fiers de leur cuisine/les restaurants parisiens aux États-
Unis/faire fortune.
5. Des Parisiens courageux/avoir caché pendant la Revolution des documents
im portants/la Bibliothèque nationale/avoir la richesse d, archives q uelle possèdei
m aintenant.
E x e r c ìc e s

■ ■ EH encices é c rits

Rem plaoez les p o intillés par la locution qui convient, choisie dans la liste sui-
va n te : à condition de, à condition que, au cas où,dans le cas où, pourvu que, si.

1 . Vous arriverez dans trois heures environ .......... de n5avoir aucun incident de
route et de ro uler à 130 to ut le long de l ’autoroute. — 2. Je puis vous accompagner
.......... cela ne vous ennuie pas. — 3. Les enfants peuvent jouer au salo n ........... ils
fassent très attention aux bibelots chinois auxquels je tiens particulièrem ent. — 4.
.......... vous acceptiez cette proposition il me semble que vous feriez une bètise.—
5............je ne serais pas là, tu naurais quà glisser un petit message écrit sous le
paillasson. — 6 . Je respecte les convictions des a u tre s ..........ils me laissent avoir
les miennes. — 7. Tu aurais des chances de bien ré u s s ir..........que tu acceptes de
tra vaille r un peu p lus! — 8 ............tu aurais rin te n tio n dialler au cinéma ce soir,
nous pourrions y aller ensemble. — 9............il ne répondrait pas au téléphone,
rappelez un peu plus tard quand il sera rentré. — 10 ............vous n ayez pas de sac
à m ain ou en bandoulière vous pouvez sans crainte aller la n u it dans ce quartier de
Paris.

^ M èm e exercice avec les locutions suivantes: à condition de, à condition que,


à m oins de, à m oins que, avec, pour peu que, selon ,si.

1............ j ’avais su,je ne me serais pas dérangé. — 2............. vous ayez un peu
d’argent, vous pouvez vous o ffrir de nom breux divertissements. — 3. Tu peux avoir
le prem ier p r ix .......... un peu de chance. — 4............ que tu partes de bonne
heure demain m atin, tu peux arrive r le soir mème. — 5............ètre le dernier des
imbéciles ,n’im porte q ui peut fabriquer une table avec une planche et des tréteaux.
— 6 . Tu partageras mon p oint de v u e ..........tu aies un peu de bon sens et de ra i­
son. — 7. Nous pourrions nous retrouver dim anche..........vous veniez à la maison
..........ce soit nous qui allions chez vous. — 8 ............. d’òter vos chaussures plei-
nes de boue avant d’entrer, vous étes les bienvenus chez nous. — 9. Nous partirons
au ski samedi ou dim anche..........le temps qu il fera. — 10 . II p artira en vacances
je u d i..........d e vo ir les résultats de son examen.
3SJV5NSJ各§

^ Rem placez <(si» par le gérondif


UJ
Ex. : Si tu consultais davantage ton dictionnaire, tu éviterais des fautes
一^

d’orthographe
En consultant davantage ton dictionnaire… UJ
P5 n

UJ
1. Si tu écrivais avec un bon stylo à plume, ton écriture serait beaucoup plus jo lie
.9
-bos

que lorsque tu écris avec un crayon à bille. — 2. Si tu prends des photos à contre-
jour, tu peux obtenir de bons résultats dans certains cas. — 3. Si on se couche de
-
\l

bonne heure, on est bien plus en form e le lendem ain m atin. 一 4. Si vous faites du
o =

b ru it, vous dérangez vos voisins. — 5. Si vous preniez tous les m atins un grand verre 'p
vln
u

de jus d'orange, vous vous porteriez mieux.


Jl v S3】


________5 9
E x e r c ìc e s

Rem placez « s i» par « q u e » + subjonctif et term inez la phrase à votre gré pour
qu,
e lle ait un sens de menace

Ex. : S,
i l a Faudace de me téléphoner, je lu i d ira i ce que je pense sans le
m énager/Qu il a it l ’audace de me téléphoner et je lu i d ira i ce que je pense!

1. S^l veut me co n trarie r dans mes p ro je ts ..........— 2 . S, i l s’avise de me critiq uer


..........— 3. S’il casse toute la vaisselle ........... 一 4. S, i l m et un pied chez m oi
..........— 5. S,i l ose répéter ce que je lu i ai d it en confidence........... — 6 . S, il a
Faudace de se présenter devant m oi après to u t ce qu’il m, a f a it..........— 7. S’ii
tente de me n u ire ..........

扇 U tilisez rin fin itif précédé d’une des prépositions indiquées pour donner à la
phrase un sens conditionnel

Ex.: (De) Si je te savais m alade, cela me fe ra it du souci/De te savoir malade me feraii


du souci.

1. (À) Si on réco utait il serait dans la misère. — 2. (De) Si je ne connaissais pas l’an-
glais, cela me gènerait beaucoup dans mes nom breux déplacements professionnels
à Fétranger. — 3. (À co ndition de) Si on est debout de bon m atin, on peut faire
beaucoup de choses intéressantes dans une journée. 一 4. (À m oins de) Si je ne suis
pas oblige de me déplacer la semaine prochaine, je p o u rrai a lle r au cinema avec toi.
— 5. (Sans) Si on n, a pas un m inim um d'argent, la vie quotidienne peut devenir
très dure. — 6 . (De) Si je ne prends pas une bonne tasse de café le m atin, j ’a i m al à
la téte toute la journée. — 7. (À) Si on lit ses lettres, on a rim pression qu’il n a que
des soucis. — 8 . (À m oins de) Si je n ai pas la preuve du contraire, je d irais que c’est
lui> le coupable. — 9, (Sans) Si on ne fa it pas d’efforts pour apprendre Line langue
étrangère, on n5o b tient pas les résultats souhaités. — 10. (De) Si je restais une jour-
née entière sans lire , cela serait pour m oi une véritable fru stratio n .

遂I Exercice le x ic a l: rem placez les p o intillés


par le m ot qui convient choisi dans la
liste su ivan te : une clause,une condition,une conjecture, une hypothèse, une
m odalité, une prévision, une probabilité, un pronostic,une proposition,un u ltim a­
tum

1. Vous rem plissez toutes le s ..........exigées pour ètre candidat à ce poste. — 2. Une
des..........du contrat s tip u la it que nous devions p articip e r aux frais de ravalem ent
de l ’im m euble. — 3. Q uelles sont le s ..........m étéorologiques pour la semaine pro­
chaine ? — 4. Le locataire a refusé toutes le s ..........de révisio n du contrat. 一 5. Les
joueurs du tiercé fo nt d es..........sur la valeur et les conditions physiques des che­
3 jÁ lS 13 z o js s 3 y d x

vaux. — 6 . Le conservateur du musée s’est perdu e n ..........quand le tableau a été


volé. 一 7. Ce sont mes d ern iè res...........m on d ernier m ot. En quelque sorte un
..........— 8 . Dans Y ........... où son m ari vie n d ra it à m o u rir le prem ier,elle ira it
habiter chez ses enfants.
LU

L tá 60
E x e r c ìc e s

_ Po u r a ller plus loin

^ « S i» : hypothèse ou condition?
Dans tes phrases suivantes: 1. Dites s, il s,
a g it d,
une hypothèse ou d,
une condi­
tion - 2 . Rem placez « s i» par une locution conjonctive de mème sens en operant
les transform ations nécessaires

Ex. : Je p a rtira i en voyage si j ,


a i des vacances (conditio n)/A u cas où j , a u ra i des
vacances je p a rtira i en voyage.
Si je dois ètre opéré un jo u r (hypothèse), je me fe ra i soigner à Fho p ital X/Dans Fhy-
pothèse où je serais opéré un jo u r, je me ferais soigner à Fho p ital X .

1. Si tu vas chez un bouquiniste, tàche de me tro u ve r un d ictio nnaire fran^ais-


anglais à bon p rix . — 2. E lle acceptera ce tra v a il tem poraire m aintenant, si on lu i
prom et un engagement d é fin itif par la suite. — 3. Si je mets d ix m ille euros dans
ra ffa ire , est-ce que vous pensez que ce sera suffisant p o ur é viter la fa illite ? — 4. Si
vous aviez envie de ve n ir dim anche avec vos am is, on p o u rra it préparer un bon
repas et passer une bonne journée ensemble. — 5. Si m on fils avait le courage de se
présenter à un concours, il p o u rra it envisager de longues études supérieures. — 6 .
Si vous déménagiez dans un autre q uartier, vous rencontreriez d’autres difficultés
également. — 7. Je vie n d ra i si m on m a ri est in vité lu i aussi. — 8 . Le p eintre n 5ac­
cepte de ve n ir faire les travaux que si on le paie à l ’avance. — 9. Si f acceptais le p rix
de vo tre devis, est-ce que vous me feriez une rem ise? 一 10. Si on in v ita it tous nos
am is p o ur l ’anniversaire de Francois, est-ce que nous aurions suffisam m ent de
place dans l ’appartem ent?

^ M ém orisation de la structure «p o u r peu q ue» + subjonctif

Cette lo c utio n conjonctive, fréquem m ent u tilisé e, est to u jo u rs suivie du subjonc­


tif. E lle exprim e une hypothèse ou une co nd itio n de peu de valeur, presque
in sig nifiante.
Ex.: P our peu que ses frères aient F a ir de se m oquer d,
e le ,e le se m et to u t de suite
à pleurer. UJ
SIXÓNSj BfibKixq

P our peu que tu fasses encore quelques efforts, tu sauras v ite nager.

Iftelier les phrases suivantes à Paide de la locution « pour peu q ue»

1. II se lève cinq m inutes tro p ta rd /Il est en retard à l ’école. — 2 . II fa it un p e tit tra-
v a il/ Il en parle pendant une semaine. — 3. E lle est in tim id é e/E lle fa it des fautes de
3p s nòlboj SNOIivlm liKVS J

fran^ais. — 4. Dès qu, i l a quatre sous, il les dépense instantaném ent. — 5. II UJ


p leut/O n a les pieds to u t boueux et elle est furieuse q u o n salisse son carrelage
blanc. — 6 . JJa i des biscuits dans m on sac/Si j ’ai un peu faim , fe n prends un to u t de
suite. — 7. II gèle/Le sol devient glissant. — 8 . II y a un rayon de so leil/E lle m et ses
lunettes noires instantaném ent. — 9. E lle b o it la m o itié d,
un verre de vin /E lle prend
le fou rire à to u t propos. — 10. S i quelques personnes fum ent dans une ré u n io n /Il
a m al au coeur to u t de suite.
UJ
E x e r c ìc e s

M ém orisation de la s tru c tu re : si ta n t est + subjonctif

O n em ploie Fexpression «s i ta n t est» + que + sub jo n ctif p o u r m arquer une cer­


taine in c ré d u lité dans Fhypothèse.
Ex. : Je lu i dem anderai Fargent qu elle me d o it si par bonheur (ou par chance ou par
hasard), elle le peut/Je lu i dem anderai de me rem bourser Fargent qu elle me d o it si
ta n t est q u e lle le puisse.

1. II com prendra ce q u il voudra si par extrao rd inaire il est capable de com prendre
quelque chose. — 2 . I l nous prétera de Fargent si par m iracle son compte n est pas
à découvert. — 3. Nous irons lu i faire une petite visite si par chance elle en a le
temps aujo urd 5hui. — 4. Les docum ents sont rem is à la B ibliothèque nationale,Si
par un hasard incroyable il y en a encore de com plètem ent inédits dans des collec­
tions privées. — 5. Nous ferons des brochettes à la grecque dim anche si jam ais le
temps revie nt au beau. 一 6 . O n a demandé à Alexandre de faire un gros effo rt er-
fin de trim estre si par bonheur il veut bien en com prendre la nécessité. — 7. II nous
fo u rn ira des explications si par chance il est en veine de confidence à ce moment-
là. — 8 . Le médecin fera to u t ce qu’il peut pour sauver le malade si par un heureux
hasard il y a un m édicam ent efficace pour cette m aladie.

La double hyp o thèse: m ettez les verbes entre parenthèses au temps


CO门V6f13bl6

R appel: la prem ière hypothèse en traine un verbe à F in d ic a tif et la seconde un


verbe au subjonctif.
Ex. : Si tu as de Fargent et que tu veuilles faire un voyage au P ortugal,allons-):
ensemble au printem ps.

1. Si vous (vo u lo ir) apprendre à jo u er au bridge et que vous (avo ir) un peu de
temps, je vous inform e qu il y a des cours excellents le lu n d i soir. — 2. Si nous
(avoir) du soleil pendant nos vacances et que nous (po uvoir) nous baigner tous les
jours, nous reviendrions bronzés. — 3. Si tu (acheter) des souliers ayec des talons
tro p hauts et que tu ne (po uvo ir) faire un pas sans so uffrir, cela ne sert à rie n de faire
cette dépense. — 4. Si tu (a lle r) à rh o p ita l et que ton vo isin de chambre (recevoir *
beaucoup de visites, tu serais très incom m odé par le b ru it. — 5. Si tu (avoir) encore
un peu de courage po ur v is ite r Paris et que tu (vo u lo ir) v o ir les illu m in a tio n s des.
Champs-Élysées, je t'accom pagnerai. — 6 . Si tu (n a vo ir lu ) jam ais rie n sur b
R evo lutio n fran^aise et que tu (vo u lo ir) commencer par un ouvrage d étaillé, ce sers
complexe à com prendre. — 7. Si nous (a lle r) lu n d i à la Fète du ciném a et que nous
(avo ir) le courage de v o ir tro is film s d’affilée,cela ne nous coùtera qu'une toute
petite somme sym bolique. 一 8 . Si je (vo u lo ir) faire un album et que je (ne pas pou­
vo ir) classer m aintenant les photos de m on voyage, je confondrai to u t dans quelque
temps.
E x e r c ic e s

Avec deux hypothèses que Ton vous propose, faites une phrase com plète en la
finissant à votre choix

Ex. : Faire une collection de tim bres/A voir des doubles.


Si vous faites une collection de tim bres et que vous ayez des doubles, nous pourrons
faire des échanges.

1. A vo ir fa im /A lle r dans un bon p e tit restaurant. — 2. A im e r les fle u rs/A lle r v o ir les
parterres du Luxem bourg. — 3. V o u lo ir connaitre m a m aison de campagne/Passer
tro is jo urs dans la verdure. — 4. D ésirer apprendre à nager/Ne pas savoir vaincre sa
peur. — 5. Faire un cadeau/Vouloir o ffrir quelque chose q u i fasse p laisir. — 6 . Faire
un bon ré veillo n/V o u lo ir acheter du foie gras. — 7. V o u lo ir faire un beau
voyage/Aller à New York. — 8 . V o u lo ir a lle r à rO p é ra /A vo ir quelques économies.

_ TpauauK pratiques

Travaux écrits

- Rédigez un texte: « Si favais de Fargent...» continuez selon vos désirs,


—Rédigez une le ttre à un am i pour lu i exposer tous les avantages q u il au rait, s,
il
p a rta it avec vous sac au dos p o ur explorer le M id i de la France.

望 Jeu de role

Préparez un sketch puis m im ez-le à deux avec les élém ents suivants que vous pou­
vez m o d ifie r à vo tre gré:
P ierre et M ic h el regardent une belle m oto japonaise sur le tro tto ir,
Ils ont envie de l ’essayer.
P ierre propose d,
a le r faire un to u r de cinq m inutes seulem ent puis de la rem ettre à
sa place.
M ichel lu i fa it rem arquer que c’est im possible: beaucoup de choses peur
arriver.

3s
v

Ils peuvent avo ir un accident.


Nsj

oo
Ils peuvent se faire repérer par des passants.
Ils peuvent se faire arrèter par la police.
3nbN V

La police peut alerte r leurs parents.


_3
I IP

Les parents vo nt faire toute une histo ire.


L
Personne ne voudra jam ais croire qu ils avaient rin te n tio n de la reposer.
s

P ierre a réponse à toutes ces objections et les repousse systém atiquem ent. UJ
nòlboj S N O jlv ln o iiy vS3

Et pour fin ir...

(Term inez le sketch à votre idée).

-J
65 _ 1
E x e r c ìc e s

Débat

À votre avis quelle est Faide la plus précieuse que les pays riches p o u rraien t appor-
te r aux pays défavorisés si vraim en t le m onde en tie r vo u la it s’u n ir dans cette lu tte
contre la pauvreté ?

辑 TeHte
L bs c o n d it io n s d ’u n e c la s s e d h l a n g u e

Toutes les classes de langue ne sannoncent pas de la mème fa^on. P our le profes-
seur,une adaptation nouvelle s’impose chaque fois que son public se renouvelle.

Dès les prem iers m om ents dans sa classe nouvelle, Fenseignant palpe naturellem erit
ratm osphère et s’y adapte.

Certaines sessions ne sannoncent pas bien. Si dès la prem ière prise de contact, les
élèves sont butés, ferm és,revèches, bloqués dans un silence pesant, il comprend
rapidem ent que sa táche sera lo u rd e : il aura à s’in ve stir beaucoup pour apporter
spontanéité, son hum our, sa sim p licité afin de m ettre à Faise ses nouveaux étu-
diants. I l sait que s’il n y p arvien t pas rapidem ent la classe sera ennuyeuse pour lu r
pendant des m ois. II sait aussi que si Fenseignant s’ennuie lui-m èm e, les élèves ne
peuvent que s, ennuyer eux aussi. Cela peut-ètre désespérant p o ur lu i; certains p ro
fesseurs le vive n t très m al. II sait aussi qu, un certain nom bre d acquisitions biea
ciblées devront quand mème ètre transm ises quelles que soient les conditions de h
classe et les réactions des apprenants. A lo rs il n y a quune seule so lutio n q u il d o i:
se répéter in té rie u re m e n t: «Investis-toi davantage et ta classe sera plus attrayante!
Apporte chaque jo u r du nouveau et tes élèves seront plus m otivés.» Sans une par­
tic ip a tio n totale de toute la richesse de la personnalité de Fenseignant, rien
passera. C’est la condition indispensable. A rriv e r à réaliser cette condition demanáe |
une préparation in té rie u re : il faut ètre en bonne form e avec toutes les exigenc部|
personnelles et pratiques que cela représente. Par exemple, si Fenseignant n a pa<:
a_ssez d o rm i, toute la classe aura envie de d o rm ir et so rtira avec une im pression ck'i
lassitude et d, e n n u i q u i fera barrage à toute acquisition nouvelle. Si l ’enseignaiu 丨
n est pas passionné par sa táche et s, i l n,
ap p o rte pas à ses élèves des marques visib le^
d in té rè t et d enthousiasm e po ur le contenu de son enseignement, ceux-ci garde- j
ro n t un souvenir banal de le u r cours.

Si au co ntraire dès les prem ières m inutes le professeur per^oit une atm osphèrrl
joyeuse, sym pathique, com m unicative, il sait que sa táche sera facilitée. Lui-mèmé:
sera plus à Faise et sa classe sera évidem m ent plus conviviale. C est toujours un plai-
s ir d’enseigner dans une ambiance chaleureuse et attentive. Dans ce type de classe,
on rencontre to ujo urs des élèves q u i aident à créer une atm osphère d’anim ation el i
le professeur peut les considérer comme des anim ateurs du groupe. Si par m o m e n t I
il apparaít nécessaire de les canaliser car ils occupent une place tro p im portante p arI
rap p o rt aux tim ides de la classe, ils restent to ujo urs des tra its d’unio n indispensa-
bles dans les rapports de com m unication enseignant-enseignés.

64
E x e r c ìc e s

Dans une classe de langue, il est essentiel que chacun puisse s exprim er. Si un étu-
d ia n t so rt d,
une classe sans avo ir pu parier, le b u t n’est pas atteint. I l faudra le
lendem ain lu i accorder un temps de parole double. La classe de langue est toujours
un lie u d’échange,d'enrichissem ent m utuel, de com m unication et par la rneme de
convivialité. Une classe q u i ne serait pas conviviale et joyeuse m anquerait un de ses
objectifs prem iers.

M om ents de la classe de langue définis chacun par un b ut précis, m om ents pré-


cieux, parcours indispensable. Le fonctionnem ent d’une langue à Foral et à Fécrit
réserve to ujo urs m ille surprises q ui perm ettent d5avancer ensemble sur un chem in
de découvertes quotidiennes to ujo urs renouvelées. Cependant il faut jo u er le jeu de
la jo ie de la découverte. Si l ’enseignant est blasé et que l ’élève n a it aucun goùt pour
la découverte,la classe sera terne et ennuyeuse. La classe est faite de ce que chacun
apporte et pas seulem ent au niveau des connaissances. Ily a aussi un investissem ent
de toute la personnalité entière de chacun, q u i dem eure un des éléments de fonc­
tionnem ent indispensables.

Dans toutes les situations un respect m utuel des personnalités de chacun s impose.
Professeur et étudiants o nt chacun des roles bien précis q ui doivent étre définis dès
le début. Chacun d o it s y tenir. C ’est la condition sine qua non1.

1. Dans ce texte, relevez les conditions de bon fonctionnem ent d’une classe de la n ­
gue.
2. Q uen pensez-vous?
3. Trouvez-en d’autres.

1/1
LU

Iz
<
=3
LU

o-

UJ
in
UJ

•2
Io
-p
i芝
1. Sans laquelle la chose est impossible.
D o s s ie r

L f E X p R E S S ÌO N d E U C O IV ip A R A ÌS O N

_ Tewte fle sensiDilisation


La p h o t o d e c la s s e

Une photo jaunie sur ma ta b le : la photo de ma classe de term inale, un peu figèr
comme toutes les photos de classe; p o urtan t un palm ier, un parterre de géraniuim jl
et de grandes taches de so leil attestent que ce lycée n est pas austère. C ’est un lyc讀
dans le sud de la France dans lequel les rapports entre les élèves et les m aitres som
faciles et souvent am icaux. Vingt-cinq jeunes fille s à quelques jo u rs du baccalauré讀]
sont groupées autour de le u r professeur de philosophic.

M on regard le plus atten d ri va vers ma m eilleure am ie, celle dont le destin a été sem-
blable au m ien pendant de longues années. Toutes les deux nous avions une ann»e^j
d’avance sur les autres; done, nous étions les plus jeunes et les m oins m ures de M
classe. A lo rs que les autres étaient beaucoup plus sérieuses et beaucoup plus graven
nous, nous prenions bien souvent des fous rires inextinguibles pour la m oind, 】
petite chose. Comme elle, je n aim ais pas les m atières scientifiques; dans ces disd-1
plines nous peinions autant l ’une que F autre; mais, comme m oi, elle é t^ rf
passionnée de philosophic et nous excellions à m anier les idées avec lesquelles n o n I
pensions véritablem ent p ouvo ir changer la face du monde. L, une et Fautre, nom í
aim ions Bergson avec enthousiasm e; nous aim ions en apprendre des passages
coeur et nous les red ire à haute vo ix, de m ém oire. Quand Fune avait fin i de d ire 碗 '
paragraphe, Fautre p renait to u t naturellem ent le début du paragraphe suivant rd l
nous allions ainsi jusqu au m om ent où nous éclations de rire toutes les deux. C, ét;
^J
à celle q ui en saurait le plus! N o tre gout de la philosophie était com m un; no墙 |
étions d, a u ta n t plus proches que sa situatio n fam ilia le é tait com parable à mi
m ienne; son père était gravem ent malade comme Fétait le m ien, sa mère tra va illa i«J
elle avait deux frères du mème age que les m iens, aussi taquins et m oqueurs que Yé-Á
taien t les m iens; nous parlions souvent à vo ix basse de nos inquiétudes et de n條;J
anecdotes fam iliales. E lle aim ait lire les mèmes livre s que ceux que je lisais. L'une d
I'autre nous les dévorions, puis nous nous les passions, heureuses de pouvo ir di5-
cuter ensuite des mèmes problèm es ou des mèmes personnages. Sa g o u rm an d i^l
était com parable à la m ienne: nous aim ions, autant l'un e que Fautre, s o rtir à
récréation pour a lle r acheter un croissant ou un chausson aux pommes q u i v a la ie i^
pour nous tous les gáteaux de la terre réunis.
I .
3T

Je regarde les autres compagnes: M ire ille , plus grande que les autres qu, e le doir^-J]
S 13N
-1— t-

n a it largem ent d’une tète. E lle était extrèm em ent m éthodique et consciencieuse.
cahiers de cours étaient des modèles de clarté et de précision. C ontrairem ent au^j
oss

autres, elle osait in terro m p re les cours pour exp rim er une réticence ou un d oute.:
3 x
—-

g_ culture philosophique était largem ent plus étendue que celle de la p lu p a rt d ^ n tr^ i
LU
.

f.
C ours

nous. H élléniste, car ses parents étaient professeurs de grec, elle avait lu Platon,
A risto te et les philosophes antiques. E lle était absolum ent im battable sur tous ces
auteurs dont elle a d m ira it éperdum ent la pensée comme s, ils avaient été les seuls
penseurs de la terre. À còté d’elle,Claude, une petite brune, tétue et opiniátre. À
rencontre des autres, elle ne ju ra it que par Descartes et le philosophe A la in . Quand
elle in te rve n ait pendant la classe, son jugem ent était to ujours c la ir et précis. E lle
savait exp rim er des idées que je n a urais mème jam ais su concevoir. E lle dem andait
to ujours davantage d, explications. Je Fadm irals silencieusem ent, et comme elle était
la m eilleure de la classe, personne n hésitait à a lle r lu i dem ander un coup de m ain
ou des explications sur des points plus ou m oins com pris.

O n ne peut s’attarder sur chaque visage; depuis cette époque, plusieurs camarades
n ont jam ais donné signe de vie ; j ’a i cependant gardé le contact avec bon nom bre
d'entre elles. Com bien les destins de chacune ont été d iffé ren ts! Com bien les che-
m ins suivis o nt été divergents! Com bien chacune a eu un parcours autre que celui
de ses condisciples! E t p o urtan t nous étions les memes fille s au mème age, toutes
aussi confiantes dans Favenir les unes que les autres!

1. De quoi s, agit-il ?
2. Q u i est la personne q ui parle ?
3. Est-elle en classe de term inale ?
4. Sur q ui p o rtent ses comparaisons?
5. Soulignez dans ce texte toutes les expressions de la com paraison puis relevez-les
en les classant dans deux colonnes; une pour les procédés gram m aticaux, une autre
pour les procédés lexicaux.

_ Les outiis gram m aticauH

1. Règies généraies

1 • Les verbes des propositions com paratives se m ettent généralem ent à rin d ic a tif,
m ais la p lu p a rt du tem ps, ils ne sont pas répétés dans la deuxièm e p a rtie de la com­
paraison. .j

Ex. : II est plus in te llig e n t que son frère (ne l’est). Cette deuxièm e p artie de la phrase z
est sous-entendue, done non répétée...

Ses parents o nt davantage de dynam ism e que lu i (n , en a). 3"
J
2. Les verbes des propositions com paratives peuvent se m ettre au co nd itionnel s,
ils c
exp rim ent un fa it éventuel, hypothétique.
Ex. : E lle l,
aim e comme elle aim erait son frère. .|
Tu as chez nous plus de distractions que tu n, en aurais ailleurs.
C ours

2. Les tro is degrés de la com paraison

a) Expression de la sup ério rité


D,a u ta n t p lus… que... (im p liq ue souvent aussi une idée de cause; cf. dossier 1): B
a d’autant plus d’empressement à ve n ir nous v o ir q u il a très envie de connaitre
notre nouvel appartem ent.
Davantage + n o m : II a davantage de bagages que nous (n en avons).
Davantage + verb e: Pour re n tre r chez lu i, il a davantage à m archer que nous.
M e ille u r que: Le pain est m e ille u r chez ce boulanger que chez celui de la rue cf;三
còté.
M ie u x que: II sait m ieux son code de la route que je ne sais le m ien (ou en lang a^
c o urant: il sait m ieux son code de la route que m oi).
P lu s.•. d e ...: II a plus de livre s dans sa bibliothèque que je n en ai.
P lu s... q u e ...: II est plus p e tit que son frère.
Plus. •. p lu s .. • : Plus son professeur le gronde, plus il a peur d’a lle r à Fécole.

b) Expression de Pégalité
A in s i." que… : M on père ainsi que ma m ère étaient nés en 1938.
A u ssi,.. que. •• : II est aussi grand que son frère.
A u mème tit re que: Mes belles-filles sont revues chez m oi au méme titre que
filles.
A u ta n t.. ♦a u ta n t.. ♦: A u ta n t m on frère tra v a illa it à l ,
école,autant je ne faisais rien.
A u ta n t… d e ...: Tu as autant de chances que m oi de réussin
A u ta n t... que. • .: II lit autant que son frère.
C om m e: Tu chantes comme une vraie cantatrice.
Comme p o u r: II s’est levé to u t d,
un coup comme p o ur p a rtir, puis il est revenu s遂
ses pas.
Com me quand (langue fa m iliè re ): Q uand il prend tro p de m édicam ents il se sem,
m al comme quand on a bu tro p de vin .
Com me s i: I l fa it du sport comme s,
i l avait vin g t ans.
D e : Cette jeune fille a un so urire de madone.
De la mème m an ière: II m arche de la mème m anière que son père au mème áge.
De mème que (+ n o m ): Le pot-au-feu d o it cuire longuem ent à feu doux de méméí I
que bon nom bre de plats savoureux de la cuisine fran^aise tra d itio n n e lle .
La rnem e. •. que. •• : J,
a i acheté la mème m arque de télévision que la précédente.
Le m èm e: II a le mème p ro fil que le tien.
Tel q uel: II faut prendre les gens tels qu’ils sont.
LU

c) Expression de F in fé rio rité


D ’autant m oins que: En général il ne st jam ais très bavard, m ais aujo urd ’h u i il r-
d5autant m oins envie de p arier q u il a fortem ent m al à la gorge.
M oins de“ . q u e ...: Ils ont m oins d,
arg en t que nous (n en avons).

6.0r_______
C ours

M o in s .. • m oins. ••: M oins il v o it de monde, m oins il a envie d en voir.


M o in d re : C est un m oindre m al.
P ire q u e ...: La situatio n est p ire que je ne le pensais.

3. LeK p ression de la progression dans la com paraison

a) La sup ério rité

- Chaque fois p lu s :
Avec un verb e: I l s’énerve chaque fois plus.
Avec un no m : E lle a chaque fois plus de succès.
Avec un ad jectif: Tu es chaque fois plus belle.
Avec un adverbe: II tra va ille chaque fois plus vite.

- De plus en plus :
Avec un verb e: Je l ,aim e de plus en plus.
Avec un no m : Nous avons de plus en plus faim .
Avec un ad jectif: II est de plus en plus gentil
Avec un adverbe: II parle de plus en plus vite.

- Toujours p lus:
Avec un verbe = davantage: II tra va ille toujours plus ou il tra va ille davantage.
Avec un no m : II a to ujo urs plus de soucis.
Avec un adjectif: Tu es toujours plus belle.
Avec un adverbe: E lle tra va ille to ujo urs plus vite.

b) L’in fé rio rité


Les constructions sont les mèmes que pour la su p é rio rité : chaque fois m oins, de
m oins en m oins, to u jo u rs m oins que (ou de).

4. lb s superiatifs
Le plus (le m oins) + ad jec tif + de: C ,est le plus dròle de tous.
UJ
Le plus (le m oins) de + n o m : C, est to i q ui as le m oins de soucis en ce m om ent.
sjYòwvyj sbMVI

5. Les superiatils absoius


B ien + a d je c tif: II est bien gentil.
Extrèm em ent 十 a d je c tif: II est extrém em ent riche.
íps nò bo

Excessivem ent + ad jectif: II est excessivement aim able.


LU
Très + a d je c tif: I l est très généreux.
l áo

Les superiatifs à la mode dans le langage courant sont nom breux: hyper, super, dró-
一 Ivln u jiyvS

lem ent, etc. II est hyper d rò le; drólem ent g é nial; c’est tro p génial, etc.
3

69 -J
H
C ours

_ ■ Les outiis iewicauK

1. Les principaux substantifs de la ressem Diance


Une a ffìn ité (souvent au p lu rie l): Ces deux frères s'entendent très b ien; ils ont
beaucoup d’affinités Fun avec Fautre.
Un « a lte r ego » : Cest son alte r ego (son autre m oi). Expression q ui vie n t du latin
mais qu'on em ploie bien dans le langage courant p o ur designer un très bon am i.
Une analogie: il y a une analogie entre ces deux m aladies.
U n archétype: Les im m eubles des grands boulevards parisiens sont les archétypes
de la construction haussm annienne.
U n caique: E lle a fa it un caique du dessin q u i lu i plaisait.
La co nfo rm ité: La conform ité de nos points de vue est surprenante.
Une co ntrefafo n: Ce n’est pas un sac à m ain de chez Lancel. C ’est une contrefa^om
à bon marché.
Une copie: Ce n est pas le tableau authentiq ue: c’est une bonne copie.
Une c o rré la tio n : II y a une corrélation évidente entre les écrits de J.-J. Rousseau
ravènem ent de la R evolution.
Une correspondance: Rim baud vo yait une correspondance entre les voyelles et le^
couleurs.
Un double: J’ai gardé le double de sa le ttre au cas où il y a u ra it une contestation.
U n d u p licata: Je voudrais le duplicata de m on e xtra it de naissance.
U n hom onym e: «S ot» et « seau » sont des homonym es.
U n fac-sim ilé: Par prudence on n a pas exposé le docum ent o rig in al, m ais un fac-
sim ilé.
Une id e n tific a tio n : Les adolescents ont besoin d’id e n tific atio n avec un héros qu:
le u r sert de modèle.
Une id e n tité : Je me félicite de Fidentité de nos points de vue.
Une im age: Am élie correspond to u t à fa it à Fimage que je me fais de la femme.
Une im ita tio n : Ce n’est pas du viso n ; c’est une im ita tio n bien réussie.
U n jum eau (une ju m e lle ): D eux frères ou soeurs nés le rnem e jo ur.
Un m odèle: Cette jeune femme a servi de m odèle à Auguste Renoir.
U n p a ir: I l va ètre élu par ses pairs au Conseil de Funiversité.
La p a rité : Ueuro a résolu le problèm e de la p arité des m onnaies européennes.
U n pastiche: Tous les poèmes q u il é crit sont des pastiches très dróles de poèmes
très connus.
U n p la g ia t: Cette page est le plagiat indiscutable d’une page de Balzac.
Une photocopie: II faudra faire une photocopie de ce docum ent.
3一
Ais 13

U n p ro to typ e: II a co nstruit le prototype d’une vo iture de course.


zo 一á

U n ra p p o rt: Il y a un rap p o rt évident entre tous les peintres im pressionnistes: 二


'5 lum ière.

Li
C ours

U n rapprochem ent: O n peut faire un rapprochem ent entre les événements q u i ont
précédé la Seconde G uerre m ondiale et ceux que nous vivons actuellem ent.
Une ré p liq u e: Cette vo itu re est une réplique un peu m odernisée de la n c ie n
modèle.
Une re la tio n : O n peut é ta b lir une re la tio n entre les deux oeuvres de ce mème m usi­
cien.
Une s im ilitu d e : I l y a des sim ilitud es de caractères entre les deux frères.
U n sim ulacre: Louis X V I a été exécuté après un sim ulacre de jugem ent.
U n synonym e: Nous étudions a u jo u rd ,
h u i tous les synonymes du m ot « ressem-
blance».

2. Les Drincioaux substantifs de la difference

Une an tino m ie: L’antinom ie profonde entre ses convictions et ses actes est d iffic ile
à accepter...
U n antonym e: « Chaud » et « fro id » sont des antonym es.
Une antithèse: II y a une véritab le antithèse entre ses théories philosophiques d,
il y
a vin g t ans et celles de m aintenant.
Une c o n tra d ic tio n : Ceci est une contradiction (ou en contradiction) avec ce que tu
viens de dire.
U n c o n tra ire : Le co ntraire dJ« aim er » est «h a ir».
Une c o n tra rié té : II a éprouvé une vive contrariété en apprenant ce contretem ps.
U n contraste: Ce q u i est beau dans ce tableau, c’est le contraste harm onieux entre
les couleurs.
U n désaccord: II est en disaccord to ta l avec son em ployeur.
U n d ifférend : Essayons de régler notre différend à l ’am iable avant d entam er une
procédure longue et coúteuse.
Une discordance: Les couleurs de ce tableau sont discordantes et affreuses.
Une dissidence: Ils se sont séparés de le u r com m unauté, de le u r p a rti: ils ont fa it
dissidence.
Une d is tin c tio n : Faisons une d istin c tio n entre les membres actifs de Fassociation et
les sim ples adhérents.
Une divergence: Nous avons une te lle divergence de points de vue que nous devons
adm ettre que nous n arriverons jam ais à nous entendre.
La d iv is io n : II a semé la d ivisio n dans sa fam ille.
U n écart: Les écarts de niveaux de vie sont tels dans la société actuelle q u ils ne peu­
vent engendrer que des conflits.
Une in c o m p a tib ilité : Ils se sont séparés pour in co m p atib ilité de caractères.
Une va ria n te : II a relevé toutes les variantes entre le m anuscrit o rig in a l et la troi-
sième édition.
Une v a ria tio n : À p a rtir d,
un thèm e donné le m usicien a im provisé des variations.
C o u r s / E x e r c ìc e s

3_ Les principauK uerbes de la comparalson


Ressemblance: assimiier, comparer, confronter à, copier, dépasser, équivaloir a j
le p o rtra it de,
ètre le pendant de, faire la paire, faire m ine de, faire semblant de, fei,
dre de,id entifier à, im iter, m archer sur les traces de, l ’em porter sur, p
rapprocher de, reproduire,ressembler à,se conform er à,sembler,sim uler,
surpasser, tenir de quelqu un, etc.

D ifférence: diverger, se démarquer, se distinguer, s,


opposer à,etc.

4 . Les principaux adlectifs de la comparaison


Ressemblance: analogue, égal à, homogène, identìque, pareil, proche de, ressenJ
blant à, semblable, sim ilaire, etc.

Différence: autre, changé, distinct, dissemblable, divergent, divers, diversifié,


inégzJ
hétéroclite, méconnaissable, m odifié, m oindre, transformé, varié, etc.

5. Les principaux aduerbes de la comparaison


À l’avenant,à Finstar de, aussi, autant, comme, de mème que, pareillem ent, selon.
semblablement, to ut comme, etc.

_ ■ poup Gommuniquer

Répondez aux questions suivantes


一 Quelles sont les différences essentielles que vous découvrez entre les habitudes de
votre pays d’origine et celles de la France ?
一 Comparez la vie à Paris et la vie en province. Trouvez quelques différences.
- Si on vous donnait le choix entre une entrée gratuite au cinéma et une entrée gra-
tuite au théàtre, laquelle choisiriez-vous ? Expliquez votre choix.
一 Ressemblez-vous à vos parents ? auquel ? en quoi? Q uel est celui de vos frères (ou
soeurs) avec lequel vous avez le plus d’affinités ?

沒 Amusez-vous avec les comparaisons très parlantes de la (angue frangaise


Remplacez 丨 es pointillés par le mot qui convient choisi dans la liste suivante: chat,
chien, chien et chat, baudet, feu, g a n t,丨
arrons en foire,
peste, pompier, porte de
prison:

1. II craint sa belle-mère comme l e .......... 一 2. II a une vilaine é c riture; il écrit


UJ com m e..........— 3. Depuis leur procès ils sont com m e........... — 4. Ce costume
JAIS 13 MojssBMdx

vous va coin me u n ..........— 5. On le vo it toujours avec une cigarette à la bouche;


il fume comme u n .......... — 6. Ils s’entendent comme d e s ........... — 7. Elle est
aimable com m e..........— 8. J'ai été malade comme u n ........... — 9. Je suis revenu
du marché chargé comme u n ..........— 10. Quand je le rencontre dans la rue, je
0

LU me sauve en essayant de l’éviter car je le crains comme la ..........


______
E x e r c ic e s

_ EKercices ecrits

Rem placez les pointillés par l,


expression qui convient choisie dans la liste sui­
vante: au mème titre que, aussi que, aulant... autant; autant que, comme, comme
si, davantage, de la mème m anière que, m ieux que, m oins de, plus que.

1. II a vraim en t tra v a illé ..........q u il a p u .—


— 2. La p etite fille p le u ra it pour un bobo
..........elle avait perdu père et m è re.— — 3. II a été engagé dans cette entreprise
..........que ses collègues car il n y avait aucune raison de lu i faire des faveurs. — 4.
Pense .......... aux autres et tu seras plus heureux! — 5. Je fais faire des travaux
m atériels à mes f ils .......... que j ’en fais faire à mes filles. — 6 . II é crit beaucoup
..........la p lu p a rt de ses contem porains. — 7.............j , aim e me prom ener au soleil
..........je déteste me prom ener dans le b ro u illa rd et la g risaille. — 8 . I l réussit dans
ses a ffa ire s..........que ses concurrents.

^ Rem placez les pointillés par une des expressions suivantes: chaque fois
m oins, chaque fois plus, de m al en pis, de m ieux en m ieux, de m oins en m oins, de
plus en plus, m oins de, toujours moins, toujours p lus,un peu moins.

1. II devient très paresseux. À force d,


en fa ire ..........tous les jo urs, il fin ira par se
faire m ettre à la porte de son entreprise. 一 2. V alérie bàcle son tra v a il au p o in t q u il
e s t..........acceptable. — 3. Depuis h ie r m on m alade a rep ris des forces et de l , ap-
p é tit; je suppose que m aintenant il va a lle r..........chaque jo u r. — 4. À force de
fa ls ifie r son v in et d5ajouter .......... d’eau,il a fin i par se faire prendre. — 5.
M aintenant qu’il prend de Fáge, il a .......... de forces. — 6 . Son patron lu i en
demande to u jo u rs ..........Q uand va-t-il cesser de le presser comme un c itro n ? —
7. II perd son enthousiasm e: chaque fois qu il se rem et à écrire son rom an, il le fa it
avec..........d’ard eur: il n y c ro it p lus! — 8 , M . M a rtin va m o u rir; fa i eu de ses
nouvelles par sa voisine. II v a ..........E t on ne v o it plus com m ent il p o u rra it gué-
rir. — 9. À m esure que nous avancions vers le sud,il fa is a it..........chaud. — 10. II
me d it des choses désagréables chaque fois que je le vo is; aussi je lu i p a rle ..........
afin de ne pas me laisser dém olir.

UJ
sjvòN VÌJj S Z

Rem placez les mots en italiques par « comme si». A ttention aux changem ents
de temps.
I

1, Le bébé s’est tu quand sa m am an l , a bercé; il semble que cela F ait apaisé et ras- L

suré. — 2. Cela sent m auvais dans cette pièce: on dirait qu'elle n a pas été aérée O'
depuis h u it jo urs. — 3. Le chien m ,a regardé avec colère et a sauté par-dessus la bar- .S
riè re quand je suis passé: f a i cru qu il vo u la it me m ordre. — 4. II m , a fa it m archer -S
P 5 Ip,òjb oj S N O Ilv ln

UJ
dans la m ontagne pendant cinq heures: il m a semblé q u il vo u la it ma m o rt! — 5. I l
était m ena^ant. On aurait dit q iiil vo u la it te rro rise r la pauvre p e tite .—
— 6 . Tu es L
ignorant. On dirait que tu n as jam ais fa it d’études! — 7. E lle a cru v o ir passer une
om bre dans le ja rd in ; elle a cm que c'était un vo leur q u i essayait de rentrer. — 8 . Les
enfants p articip ent très fo rt au spectacle de m arionnettes; il semble que pour eux la
fic tio n so it devenue une réalité.
CJ
li

75 ús
vS3
E x e r c ic e s

Exercice le x ic a l: les com paraisons qui m arquent une dim inution par rapport au
m odèle connu.
Rem placez les p o intillés par un ad jectif de 丨 a liste suivante: abrégé, alleg e ,
amai-
gri, dim inué ,
incom plet, larvé, lim ité ,
m itigé ,rapetìssé, réduit, subalterne.

1. II n a pas trouvé un em ploi de cadre; il a du se contenter d’un em ploi d e ..........


— 2. Q uand elle est sortie de Fhopital, elle paraissait très fatiguée et trè s ..........—
3. L'enfant a eu la dip htérie, m ais comme il é tait vacciné il n, en a eu qu’une form e
trè s ..........— 4. Dans toutes les grandes surfaces on trouve m aintenant du beurre
et des produits la itie rs .......... c5est-à-dire presque sans m atière grasse. — 5. J, ai
demandé le nouvel annuaire de téléphone, mais je l , a i choisi en fo rm a t..........pour
q u il ne tienne pas tro p de place. — 6 . Je ne peux faire aucun pro je t: m on em ploi
du temps e s t..........aux horaires de mes enfants. — 7. O n lit plus vo lontiers Les
Misérables dans une é d itio n ..........que dans ré d itio n complète. — 8 . Après deux
attaques cérébrales, son intelligence était b ie n ..........— 9. II est fréquent, lorsqu on
retrouve un lie u fa m ilie r dans Fenfance, de le re vo ir trè s ..........par rap p o rt à l , i-
mage quJon n, en avait. 一 10. Les années d’étude pour la licence o nt é té ..........à
deux ans.— — 11. J, a i re^u un accueil..........; je n,a rriv e pas à savoir si ma venue leur
a fa it p la is ir ou non. — 12. O n lu i a donné de la m orphine pour que sa douleur soit

— poup aller plus loin

Quelques expressions de la com paraison dans le langage courant. Comment


comprenez-vous ces expressions? Insérez-les dans un contexte de votre choix.

I. C’est bonnet blanc et blanc bonnet. — 2. C ’est le p o rtra it craché de son père.—
3. Les deux vases se font pendant de chaque còté de la cheminée. — 4. Appelez-le
un vo leur ou un escroc, c’est la mème chose: ils sont de la mème eau! — 5. Ils se
ressem blent comme deux gouttes d’eau. — 6 . Ces deux-là s’entendent comme les
deux doigts de la m ain. 一 7. Nous sommes en vacances. II fa it beau, la m er est belle’
to u t est à l’avenant. — 8 . II vo u la it réussir tous ses concours à Finstar de son frère
aíné. ~ • 9. Je cherche ma chaussette depuis une heure; je voudrais quand rneme
retro uver la paire. — 10. Ces colonnes que vous voyez là sont en trompe-Pc^il. 一
I I. Dès que les gens sont dans une foule, ils agissent souvent en m outons de
Panurge.

^ Avec quels noms peut-on em ployer les adjectifs suivants qui sig nifient tous
« re x c è s » ? Insérez-les dans une phrase com plète.

1. A b u sif.—
— 2. Excessif, — 3. Exclusif. — 4. Démesuré. — 5. D isp ro p o rtio n n é .—
s

i ;
6 . Effréné. — 7. E xo rb ita n t. — 8 . In to lé ra b le . — 9. M o nstrueux. — 10.
13 N o js s s ^ x

Surabondant.

LU
一K

74
E x e r c ic e s

Les com paraisons im plicites

Les comparaisons im p licites du langage parlé sont innom brables. Elles fo nt appel à
to u t un p atrim o in e c u ltu re l sous-entendu m ais com pris de tous. Elles servent sou­
vent à d é fin ir un caractère ou une situatio n.

Pouvez-vous définir des caractères d,


après ces com paraisons?

1. C ’est un àne! — 2. C ’est une m ante religieuse. 一 3. C ’est un m u fle ! — 4. C, est


un singe! — 5. C , est un rapace. — 6 . C ,
est une peau de vache! — 7. C , est un cha-
m eau! — 8 . C ’est un re q u in ! — 9. C ’est une poule m o u illé e ! — 10. C ’est un
re n a rd ! — 11. C’est le m outon à cinq pattes! — 12. C ’est un ours m al léché! — 13.
C’est une tète de lin o tte ! — 14. C ’est un to uto u fid è le ! — 15. C’est un bon saint-
Bernard.

Les com paraisons du langage parle qui font allusion à des fables de La
Fontaine
Que s ig n ifie .

1. C ,
est la m ouche du coche. — 2. C’est la g reno uille q u i veut se faire aussi grosse
que le boeuf! — 3. C ’est la poule aux oeufs d’or. — 4. Ce sont deux soeurs: l , une est
cigale, Fautre est fo urm i. — 5. C'est Fhisto ire du lo up et de Fagneau. — 6 . C , est
P errette! 一 7. C'est un couple, m ais ils sont très d ifféren ts: lu i, c’est le liè vre et elle,
— 8 . Le m édecin Tant pis et le m édecin Tant m ieux. 一 9. C ’est le combat
la to rtu e .—
du pot de te rre contre le pot de fer. 10. C , est l ,
o e ildu m a itre ! — 11 . C’est le chène
et le roseau. — 12. M o i, je suis le ra t de v ille et m on frère, c’est le ra t des champs.

— TrauauK praligues

Jeu de ro le

Vous ètes dans un m agasin de vètem ents et vous tro uvez que to u t est beaucoup
plus cher qu 5a ille u rs. Vous Fexprim ez au vendeur.
- Vous dites que vous avez vu le mème a rtic le à m o itié p rix dans un autre magasin.
3SIV5NV J sbN VI v| P s nòjboJ

- Le vendeur vous d it que ce ne st pas possible.


- Vous m aintenez vo tre position. C£

- Le vendeur vous d it que la qualité de ce q u il vous m ontre est incom parable, etc.

Im aginez et m im ez la conversation.
UJ

^ Travail é crit UJ

一Com parer deux photos de la mème personne.


SNoi

-Vous écrivez à un am i p o ur lu i apprendre que vous allez b ientò t déménager. Vous1


v

comparez votre nouvel appartem ent à Fancien p o ur lu i expliq uer p ourquoi vous
j
noÉv S

avez choisi de déménager. ,


3

-J
E x e r c ìc e s

寒 Tewte

H a r m o n ie d u s o ir

Ce poème de Baudelaire (1821-1867) est une sorte d^incantation religieuse adressée


à une femme aimée. Les com paraisons y sont m ultip les, mème si elles sont quel­
quefois discrètes.

V o ic i ve n ir le temps où vib ra n t sur sa tige


Chaque fle u r s’évapore ainsi q u u n encensoir.
Les sons et les parfum s ito urn ent dans F air du soir.
Valse m élancolique et langoureux vertige.

Chaque fle u r s’évapore ainsi q u u n encensoir:


Le vio lo n fré m it comme un coeur q u o n afflig e ;
•N^Valse m élancolique et langoureux ve rtig e !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.

Le vio lo n fré m it comme un coeur qu’on afflige,


U n coeur tendre q ui h a it le néant vaste et n o ir!
Le ciel est tris te et beau comme un grand rep o so ir;
Le soleil s,est noyé^dans son sang q u i se fige.

U n coeur tendre, q u i h a it le néant vaste et noir.


D u passé lum in eu x recueille to u t vestige!
Le so leil s’est noyé\dans son sang q u i se fig e...
Ton souvenir en m oi lu it; comme un ostensoir!

Repérage

Q uel est le sujet de ce poème?


À quel temps de fannée et de la journée peut-il se situ er ?
Q uel sentim ent est exprim é ?

inuentaire

1. Soulignez toutes les form es gram m aticales de com paraison dans ce poème.
2. Soulignez les com paraisons im p licites sans structure gram m aticale spécifìque,
3. Q uelles sont les images exprim ées ? visuelles ? auditives ? olfactives ?
4. Ce poème vous p arait- il em preint de tristesse ? Quels sont les mots-clés q ui le
prouvent ?
--- --- ---

5. Trouvez des m ots q u i fo nt choc dans ce calme paysage.


UJ 6 . Que pensez-vous de ces com paraisons ?
jAls

7. Relevez les m ots q u i fo nt allusio n à des sujets relig ieux. En connaissez-vous Ie


卜 zojss

UJ sens?

UJ
ydx

LU
D o s s ìe r 7

Lf E X p R E S S ÌO N d E I a CO N CESSIO N ^ ( U l fO p p O S ÌT ÌO N
ET d e La R E 5T R ÌC T ÌO N

Raopei de definitions
II y a concession quand un obstacle s’oppose normalement à r action prineipale
mais ne parvient pas à rem pècher: Bien qu’il ait eu un très grave accident de voi-
ture, il n a pas été blessé.

II y a opposition quand l’action principale est totalem ent empèchée par un obsta­
cle concret ou abstrait: A lo rs que je devais p a rtir en voyage hier,toutes les
compagnies aériennes étaient en grève; j ’ai du rester.

II y a restriction lorsqu'après une affirm ation on émet une réserve, un doute ou un


am oindrissem ent: II sait tout faire sauf les travaux de bricolage.

_ TeKte fle sensitiiiisation


T heys

Bien que son nom soit inconnu de la plup art des Fran(jais, il est un village dans les
Alpes dauphinoises dont le nom fait éclore en m on àme des images de douceur et
de beauté: Theys. M algré les recherches qui ont été faites depuis longtemps, per-
sonne ne peut affirm er Fétymologie certaine de ce nom. Plusieurs hypothèses ont
évoquer la racine grecque theos et par consé-
été avancées. Pour m oi, il me p lait d,
quent de le nom m er à titre personnel «le village des d ieux»,quoi que puissent en
penser des puristes plus avertis.

C, est un village de montagne, simple et vrai. Bien qu il soit situé au pied des pistes
de ski, les touristes ne le fréquentent guère. Alors que depuis bien longtemps plus
personne ne vient chercher de l ’eau à la fontaine, celle-ci,toute fleurie de géra-
sjv Nv y

L
U

nium s, reste quand mème au centre de la place du villag e; le b ru it joyeux de l ’eau oo

q ui retombe en cascade est souvent couvert par les rires des enfants q ui viennent
j

U
J
trem per une m ain dans la vasque ou lancer un petit bateau. En faisant leurs cour­
íìb N V J

ses, quelques femmes bavardent. Ce moment, si court soit-il, donne vie à la petite
place.
P

U
J

Trois fois par jour, le clocher de Féglise égrène encore les rythm es de l ’Angelus sans
S 3 n ò jb

que personne n ait encore trouvé à se plaindre de réveils en carillon. Quelques glas
isolés viennent régulièrem ent troubler le silence habituel des jours de semaine, ne _2
5 z o jiv ln

serait-ce que pour rappeler à la population que l , on v it e t que l ,


on m eurt encore
dans ce village apparemment si calme.
.y
ly v S
3

-J
n k j
COURS

Les saisons o nt beau se dérouler, la vie m oderne a beau s’in te n sifie r to u t autour, le
m ouvem ent du villag e reste identique à ce qu’il était il y a quelques années. À h
boulangerie, on s, arréte to ujo urs ne serait-ce que p o ur sentir Fodeur des gros pains
«bùcherons» à peine sortis du four. Le boulanger, si fatigué soit-il et quelle que soil
Fheure de la fin de sa fournée, se tie n t to ujo urs sur le pas de sa porte, pour échan-
ger quelques propos avec les clients que sa femme sert dans le magasin.

Si la boulangerie reste un lie u hautem ent convivial, comme autrefois, en revanche


Fépicerie en prenant une a llu re plus m oderne est devenue plus anonym e. À la place
de Fépicière ronde et souriante, se tro uvent m aintenant des piles de paniers en plas-
tiq ue rouge que chaque clien t saisit au passage en se referm ant ensuite pendant tout
le temps de ses achats dans son m onde in té rie u r de besoins,de manques, et d'ac-
quisitio ns rapides. Au lie u d’acheter comme il y a quelques années une belle laitue
toute fraiche provenant du ja rd in voisin, il se contentera d’une salade calibrée rou-
lée dans une fe u ille de plastique.

Si espacés que puissent ètre mes séjours dans ce villag e, je sais que ma m aison lo in ­
taine plantée sur ses contreforts, v it pleinem ent, méme en m on absence. Je sais que
chaque printem ps la comble de fleurs nouvelles, de chants d’oiseaux et de parfum s
encore inconnus. Le ro sier q ui grim pe le long de la facade g ran d it d’année en année
et fle u rit toujours lo rs de m a venue en été, ne serait-ce que pour me souhaiter la
bienvenue après une longue route.

Pendant les nuits d, été,lorsque le ciel sc in tille de toutes ses constellations, lorsque
ro m b re de la m ontagne se p ro file sur la blanche lum ière de la lune et que seuls le
c ri de la chouette et la chanson des g rillo n s tro u b le n t le silence des nuits étoilées, je
pense que, quoi qu il arrive, cette m aison restera pour m oi un havre de paix, de
repos et de verdure. Devrais-je un jo u r m ’en séparer, sa présence et sa vie resteraient
gravées en m oi et dans le coeur de mes amis les plus chers devenus chaque année les
hòtes attendus groupés joyeusem ent à la veillée autour d, un bon feu dans la chemi-
née.

Reoerage

De quoi s5agit- il ?
Q u i parle ?
O ù est ce villag e ?

inuentaire

Soulignez dans ce texte toutes les expressions q u i m arquent la concession, Fopposi-


tio n , la restrictio n .
3jAiS& z o js s s d x jy ^
C ours

_ ■ Les outiis gpammaiicauH

1. Queiaues locutions com onctiues


a) P our la concession
Bien que + su b j.: Bien q u il soit m alade, il est allé tra va ille r.
Encore que + s u b j.: Je ne suis pas d, accord avec to i sur les généralités, encore que
sur certains points de d étail nous puissions tro u ve r un te rra in d 5entente.
Q uoique + su b j.: Q uoiqu il fa t malade, il est allé tra va ille r.
Sans que + s u b j.: Sans qu on lu i a it rie n demandé,il est allé ranger la cuisine.

N ote: m algré que + subj. a longtem ps été considéré comme une incorrection gram-
m aticale. O n le tolère m aintenant.

b) P our I 1opposition
A lo rs que + ind . : A lo rs qu’on croyait q u il é tait dans la m isère,il a acheté plusieurs
appartem ents.
A lo rs rnem e que + in d .: A lo rs mème que le gouvernem ent p rép arait un texte de lo i
ien le u r faveur, les grévistes dans la rue m anifestaient contre le gouvernem ent.
Tandis que + ind . (idée d’opposition dans le tem ps): Tandis que tu étais en vacan­
ces sur la plage, m oi je tra va illa is dans m on bureau en p lein m ois de ju ille t.
Pendant que + ind . (idée d’opposition dans le tem ps): Pendant que sa fem me fa it
la vaisselle, il regarde la télévision.
Si + in d ." (opposition sur la personne): S’il est bon en m aths, il est très faible en
francais.

c) P o ur la re s tric tio n
O n peut u tilis e r les mèmes locutions que pour la concession.
Ex. : J,
a i beaucoup aim é ce livre , bien que certains passages m 5aient ennuyé.

2. Au tres outiis gram m aticaux spécifiaues à la concession


ís jv ò N V

a) Locutions à la fois adverbiales et conjonctives + subj.


Si + adj. + que:Si m alade q u il soit, il ne m anque jam ais son tra v a il (on peut aussi

d ire : si m alade soit-il...)-
j

UJ
Q uelque + adj. + que:Q uelque malade qu’il so it...
nbNVIV

Tout + adj. + que (peut ètre également su ivi de F in d ic a tif): Tout paresseux q u il est
I

(ou to u t paresseux q u il soit), il sait faire des efforts p o ur confectionner de la bonne


JP s

L
cuisine.
UJ
n jbo

b) Locutions pronom inales + subj. o-


j

O ù que:Où que tu ailles t, in sta lle r,ta décision de re p a rtir à zéro sera bonne.
szojlvlnojJLMV S3J

Q u i que:Q u i que vous soyez, vous ètes le bienvenu chez nous.


Q u o i que:Q uo i que tu fasses, je ne c ritiq u e ra i jam ais tes décisions.
C OURS

Q uel que: Quelles que soient tes diffícultés,je chercherai toujours à t,


aider dans k
mesure de mes possibilités.

c) Mèm e si + ind. (idée d’hypothèse): Mèm e sil est dans son to rt, il nacceptera jamai*
de le reconnaitre.

d) A vo ir beau + in fin itif (on exprim e que Fobstacle à l ’action ou à l ’effort a été in utile :

J,a i beau faire des efforts pour m ettre ma voiture en marche, je n, y arrive pas.

3. Le s mots inuarlaDies

a) Pour la concession
Cependant: I l nest pas riche, cependant il a offert un beau voyage à ses enfants.
M ais: Je comprends bien cette le^on mais je ne comprends pas le sens de toutes le^
explications.
Néanm oins: M o n appartement nest pas très confortable,néanmoins je m ,
en
accommode.
O r: Je me suis rendu à Fadresse indiquée; o r cette maison n existe pas.
Q uand mème: Si on déjeunait ensemble dans un petit restaurant, ce serait quanJ :
mème plus gai que de rester chacun dans son coin.

A u risque de: A u risque de tout perdre, il a voulu tenter sa chance une fois encore.
A u m épris de = nom (= sans te n ir com pte): A u m épris du danger, il a voulu tenter;
une longue plongée sous-marine.
En dépit de = n o m : En dépit de sa vieillesse et de ses infirm ités, elle a toujours le
sourire.
M algré + n o m : M algré ses soucis actuels, il a pensé à me téléphoner pour moa
anniversaire.
Toujours est-il: O n n a jamais su comment il était m o rt à la guerre; toujours est-il
qu il n’est jam ais revenu.

b) Pour l ’opposition

- Adverbes:
A u contraire (oppose généralement une proposition affirm ative à une proposition
negative ou inversem ent): Uenfant n a va it plus peur; au contraire il s’est senti pleir!,
de courage quand sa maman est arrivée.
À l ’opposé (oppose des situations éloignées): I l y a des personnes ágées qui ne
savent parler que de leurs m aux; à Fopposé il y en a d’autres q ui s,
intéressent à toul;
ce que font les jeunes.
En revanche (marque une opposition exprimée, en langage soutenu): Le président
de la République a été satisfait de vo ir que la m ajorité des Fran^ais avaient voté er*
faveur de son projet; en revanche il a été péniblem ent surpris de vo ir que cette
m ajorité avait été infim e.
COURS

Inversem ent (oppose des situations contraires): C’était un couple q ui se com plétait
bien; elle était souvent angoissée,inversement lu i était toujours serein.
Par contre (relève plutò t de la langue fam iliè re): J’ai bien aimé le film d,
h ie r soir à
la télévision; par contre Fémission qui a suivi était stupide.
- Prépositions:
À la place de (idée de substitution): Si j ,
étais à ta place, je nagirais pas ainsi.
À l’encontre de (langage soutenu): Trafiquer de la drogue a lla it à Fencontre de tous
ses principes.
À rinverse de: À rinverse de mes enfants qui n’aim ent que la musique techno, je
préfère m ille fois la musique classique.
Au lie u de: Au lie u de perdre ton temps devant la télévision,
tu ferais m ieux de faire
tes devoirs.
C ontrairem ent + nom : Contrairem ent aux résultats des sondages, c,
est lu i qui a été
élu.
Contre 十 nom : Cette attitude va contre tous mes principes.
Face à (idée de com paraison): Face à la montée de la violence urbaine, le gouver-
nement se sent bien démuni.
Loin de: Cette nouvelle am itié, lo in de l ’épanouir, l’a fa it beaucoup souffrir.

c) Pour la restriction
À condition que: Je te prète de Fargent à condition que tu me le rendes dans trois
jours.
À moins que: J'ira i te vo ir demain à moins que tu me dises que cela te dérange.
Dans la lim ite de: Uentrée du concert est ouverte à tous dans la lim ite des places
disponibles.
Encore que: J,
a i bien aimé ce film , encore que certains passages m,
a ie n t paru bien
ennuyeux.
En enlevant: II a un bon salaire, mais en enlevant toutes les retenues, il a juste de
quoi faire vivre sa fam ille.
En faisant abstraction: Tout va très bien en faisant abstraction de to ut ce qui ne va
3s< 5MvyJ 3n NVI v| 3p ssòjboj

pas!
Excepté: Tous les parents étaient venus écouter chanter leurs enfants, excepté mon
père.
a-
M oins: Je te dois quinze euros moins les cinq que je t,
a i déjà rendus hier.
Ne serait-ce: Je voudrais bien te vo ir ce soir, ne serait-ce que quelques minutes.
Pas mème: Je ne voudrais pas de ce vieux vélo, pas mème gratuitem ent.
Sauf: Elle est passionnée par tout, sauf pour les matchs à la télévision.
Sauf si: Je n y suis pour personne sauf si c’est Pierre qui m’appelle.
szolivjn

Seulement (avec un sens négatif): Je suis p a rti sans avoir eu seulement le temps de
boire un café.
osv

Si + adj. + soit-il: U n moustique, si p etit soit-il, peut vous agacer toute une nuit.
S3J

______ 81
C o u r s / E x e r c ic e s

Si ce n ,est: Je n a i rien vu au théátre si ce n’est la nuque et les cheveux du gros m on­


sieur q ui était devant m oi.
Sous réserve d e : J’ira i à la campagne demain sous réserve qu il ne fasse pas froid.
Tout au p lu s : C5est une voiture to u t abìmée q ui vaut to ut au plus m ille euros.

, Oueiques outiis leHicauK


Les sentim ents que provoque l ’o p p o sitio n:
L’anim osité: II éprouve toujours une certaine animosité à vo ir parader son frère.
L’a n tip a th ie : II a toujours de Fantipathie pour ceux qui cherchent à se vanter.
L5aversion: Depuis le ur divorce, ils n o n t plus qu aversion Fun pour 1,autre.
La co ntrariété: J,
a i éprouvé une vive contrariété en voyant que le pro jet que j ’avaK
proposé avait été jeté à la corbeille sans exam en...
La h a in e : La haine fait du m al à celui qui l’éprouve et à celui qui en est Fobjet.
L,h o s tilité : C’est un peuple q ui depuis des siècles manifeste de l ’hostilité à son pays;
voisin.
U in im itié : II y a une telle in im itié entre eux q u il vaut m ieux q u ils ne se rencont-
rent jamais.
La m alveillance: Avec un peu de malveillance, on peut prèter à nim p o rte qui ck
mauvaises intentions.
La ré p u lsio n : II a une répulsion réelle pour les gens arrogants.
Le ressentim ent: J,
a i beau essayer d’oublier ce qu il m,
a dit, je ne peux m’empéchef
d’éprouver du ressentiment envers lui.

_ ■ Pour communiquer

^ Apporter une restriction à chacune des phrases suivantes en variant les tour-
nures

Ex . : J’ira i acheter le pain en rentrant... à moins que tu ne l ’aies déjà pris.

1. Nous ferons un pique-nique dim anche.. • — 2. Le président sera réélu.. • — 3. ]e;


vais payer beaucoup d’impòts l ’année prochaine... — 4. La p o llu tio n sera un d*es
plus gros soucis du x x f siècle... — 5. Le festival de musique a été magnifique. •• —
6. II est très bon en toutes les matières. •. — 7. J,
aim e beaucoup faire la cuisine. ■.—
8. Les rivières vont déborder rapidem ent...

Ajouter des concessions aux phrases suivantes en variant les tournures


UJ Ex . : Elle ne mange pas de gateaux; elle sait les confectionner. Bien q uelle sache
j A l s 3 ZOJSS

confectionner des gáteaux, elle n en mange pas.


h-

1. II ne se presse jam ais; il arrive toujours en avance. — 2. Elle nest pas mélomane;
elle va au concert. — 3. II y a un beau so leil; il fait très froid. — 4. C’est l ’été; il pleuL
d3


x

LU
82
E x e r c ìc e s

— 5 . i l n,
aim e pas v e ille r; il est allé deux fois au ciném a cette semaine. — 6 . II a
rep eint son appartem ent; il naim e pas ce genre de travaux. — 7. II n aim e pas pren-
dre de m édicam ents; il avale tous les m atins un com prim é d aspirine.

M arq uer une nette opposition à rin té rie u r des phrases suivantes. Variez les
tournures.
Ex. : Les dons de la nature sont inégaux. Si les uns sont riches, en revanche beau­
coup d’autres sont en dessous du seuil de la pauvreté.

1. La France connaít différents d im a ts; il p leut souvent en Bretagne; il y beaucoup


de so leil dans les régions m éditerr anéennes. — 2. La re p a rtitio n des richesses est
inégale; les uns tra va ille n t po ur p o uvo ir m anger; les autres p o ur p o uvoir s5o ffrir
des lo isirs. — 3. Les deux frères o nt des caractères d ifférents; Tun est casanier; Fau-
tre ne pense q u a voyager. — 4. Le boisem ent est d ifféren t selon les régions; dans les
Alpes poussent surto ut des sapins; sur le p o u rto u r des cotes, ce sera des pins.

mm Enercices é crits

H Rem placez les pointillés par la locution conjonctive o u 「expression qui


convient
1. II a p ris le temps de lire le liv re que je lu i a i o ffe rt..........qu il a très peu de temps
lib re .—— 2 ............que je lu i aie apporté des chocolats q u il aim e beaucoup, il n a
mème pas été capable de me d ire m erci. — 3. O n ..........avo ir vin g t ans, on a aussi
des soucis. — 4. E lle n aim e pas p arie r en p u b lic ; ..........elle fa it des conférences.
— 5 ............qu, i l a de petites ressources, il a donné des étrennes généreuses à son
gardien d’im m euble. — 6 . M on fils a bien tra va illé cette année..........qu, i l a it sou­
vent été m alade. — 7 . J ^ i donné une pièce au gar^on q ui jo u a it de la guitare dans
la rue,..........cela so it contre mes principes d'encourager la m endicité sur les lie u x
publics. — 8 . Je ne suis pas d, accord avec to i..........que sur certains points tu n aies
pas to rt. — 9 . II ne savait que se p laind re de ses petits soucis personnels..........qu il
UJ
avait to u t pour ètre heureux. — 10. Est-ce que vous voulez du cognac? ..........que
vous ne préfériez l ’armagnac du pays? Z
<

M ém orisation de la structure « avoir beau»>

Le m ot «beau» n a aucun rap p o rt ic i avec son sens o rd in aire de «beauté». II sert à


insister sur une opposition en général assez forte. V expression « avo ir beau》est to u ­
jo urs suivie de rin fin itif directem ent sans préposition et peut se conjuguer à tous
les temps de l’in d ic a tif et au conditionnel présent. I l faut noter que l ’expression
« avo ir beau » est suffisam m ent fo rte à elle seule p o ur p o uvo ir ètre ùtilisée sans une
autre expression hab ituelle de I5opposition comme renfo rt.
Ex.: Le coureur a su ivi un entrainem ent intensif. P o urtant il n a pas été sélec-
tionné/Le coureur a beau avo ir su ivi un entrainem ent intensif, il n a pas été
sélectionné.
8 ? 教
E x e r c ìc e s

1. Bien q u e lle ne sache pas nager, elle a sauté dans la piscine. — 2. La situatio n était
périlleuse, mais j ’ai gardé m on sang-froid. — 3. II dem andait une pièce avec insis-
tance; p o urtan t personne ne p ré ta it attention à lu i. — 4. E lle s’astreint à un régim e;
elle ne m a ig rit pas.— — 5. M algré ses échecs, elle était arrogante.— — 6 . J,a i été émue
m ais je suis restée im passible. — 7. M . Bernard a eu une p ro m o tio n ; cependant il
est fu rie u x car il d o it changer de v ille , — 8 . J’ai exprim é mes réticences, m ais per­
sonne n, en a tenu compte. 一 9. E lle étrennait une to ile tte éblouissante ce soir-là;
p o urtan t personne n’a fa it attentio n à elle. — 10. Cette perform ance était magni-
fiq u e ; cependant il n y a eu aucun écho dans la presse.

M em orisation des expressions de la restriction.


Exprim ez la restriction avec une expression convenable. Variez les tournures.

1. À l ’entrée du théàtre on d is trib u a it des places gratuites, évid em m ent..........des


places disponibles. — 2. E lle téléphone à sa mère tous les s o irs ,.......... que cinq
m inutes p o ur échanger les nouvelles du jo u r. — 3. Nous viendrons tous d in e r chez
vous sam edi,..........Jacques q ui sera absent. 一 4. J’ira i t’aider à faire ta déclara-
tio n d, im p ò ts ..........ne préfères la faire to u t seul. — 5. Son régim e lu i im pose de
m anger du p a in ..........sel. — 6 . II a un caractère angoissé; quand il a un souci,
........... p e tit........... .cela Fempeche de d o rm ir. — 7. Cette v ie ille vo itu re ne vaut
..........m ille euros. 一 8 . Je ne connais rie n de toute cette h isto ire ............ que
P ierre va se m arie r le 3 aoút. — 9. Je te prèterai de F a rg e n t..........que tu puisses
me le rendre rapidem ent.

逆j Quoique et quoi que. Employez I'une de ces locutions dans les phrases sui­
vantes à la place de Pexpression en itaiiq ue

1. Vous aurez beau dire, vous aurez beau faire, il suivra son idée car il n écoute jam ais
les conseils. — 2. Pensez ce que vous voulez, m oi je continue à v o ir les choses avec
optim ism e. — 3. Uépreuve orale de Fexamen é tait facile, pourtant il la re d o u ta it.—
4. Bien que je sois sùr de l ’honnéteté du boulanger, je vé rifie to ujo urs la m onnaie
q u il me rend. 一 5. Tout paresseux q u il était, il se le va it régulièrem ent à 6 heures du
m atin pour a lle r tra va ille r. — 6 . Malgré une apparence calme, il est très nerveux.—
7. II aura beau tríécrire pour s’excuser, je n o u b lie ra i jam ais ce qu’il m,
a d it. — 8 . J,
ai
to ujours eu Fhabitude de p a rtir à la dernière m inute. Néanmoins, je ne suis jam ais
a rrivé en retard.

Quelque (+ adj.) ou quel que (+ verbe ètre au subj.) ? Rem placez les pointillés
par rexpression convenable
UJ

1............ l ,
avis du m édecin,je te conseille de m ener une vie plus calme. — 2 .
&; .......... les dépenses q u 'il doive engager, il économise to ujo urs p o ur aider les aut-
res. — 3............égoiste qu, i l puisse ètre, il sait faire de temps en temps un geste
§ p o ur les autres. 一 4............ tes intentions, tu n, es pas obligé de les exprim er. 5.
^ i ..........m alade qu’il fut, il avait toujo urs le sourire. — 6 ............. m alheureux q u il

8 4 ______
E x e r c ìc e s

soit, il ne le m ontre jam ais. — 7........... soient mes notes, je ne redoublerai pas ma
classe. — 8 ............riche qu il soit, il v it sobrem ent.

que» et «to u t... que... »■Rem placez les pointillás par le m ot qui convient

1............agrégé qu’il est, il fa it des fautes d?orthographe. — 2 ............. indulgent


q u il soit, il ne peut pas to u t te pardonner. — 3............fatiguée qu elle soit, elle ne
se couche jam ais sans avo ir rangé sa m aison. — 4............g en til q u il soit, sa gen­
tillesse a ses lim ites. — 5............ blagueur qu il est pour les autres, il n aim e pas
q u o n lu i adresse des plaisanteries. — 6 ............m usicien q u 'il est, il n a pas su d ire
de q ui était la m usique de Carmen. — 7. Je me m éfie de lu i, ..........sincère q u il
soit. — 8 ............ charm ant q u il est en public, il sait bien se m ettre en colère en
fam ille.

_ ■ Po u r a lle r plus loin

Sans + in fin itif présent ou passé. Un procédé pour allég e r une phrase en sup-
prim ant les conjonctions concessives.
Transformez les phrases suivant le modèle proposá.

Ex. : Q uoiqu’il n, a it aucun prestige, il se fa it obéir facilem ent/Sans a vo ir aucun pres­


tige, il se fa it obéir facilem ent.

1. Bien qu elle n a it jam ais appris r anglais, elle est p artie aux États-Unis toute seule.
— 2 . Q uoique je n aie pas su lire le plan, je suis a rrivé à bonne destination. — 3.
Q uoiqu il ne vous a it jam ais parlé,il aim erait faire vo tre connaissance. — 4. Bien
qu’il n a it pas eu le temps de déjeuner, il est allé te chercher à la gare. — 5. Bien que
je ne sois pas un cham pion d, orthographe,il est rare que je fasse une faute. — 6 .
Q uoiqu il ne soit pas riche, il s’est acheté un appartem ent.— — 7. A lo rs que je ne lu i
ai pas donné de pourboire, le chauffeur de ta xi m, a aidé à m onter m a valise. — 8 .
Tout en n ayant pas beaucoup préparé son concours, il espère étre regu. UJ
sjv5NvaJ
3nbzVI P Sn jboj SNOjivlnujlyvS I1

Contre et m algré

O n peut alléger une phrase en supprim ant les conjonctions « quoique» et «bien
_s
que» en les rem pla^ant par « co ntre» + substantif (si Fobstacle est abstrait) ou
《m algré» + substantif si l ’obstacle est concret. UJ

Ex. : II a agi ainsi bien que je n aie pas été d,


accord/Il a agi ainsi contre m a volonté. UJ
M erci de m , a vo ir re fu chez vous quoique vous ayez été bien fatigué ce soir- o-
là /M e rc i... m algré votre fatigue.

Transformez sur ce m odèle les phrases suivantes

1. I l sera président de la République bien que d, autres prétendants riva lisen t. — 2.


E lle a vo u lu q u itte r la m aison alors que ses parents ne le vo ulaien t pas.—
— 3. E lle a L

&
i
E x e r c ìc e s

été condamnee bien qu elle a it ete innocente, — 4. II ira au m ariage de sa soeur bien
qu il soit malade. — 5. Bien que je lu i a i conseillé vivem ent de reprendre ses études,
il s’est fa it embaucher dans un garage. — 6 . B ien que la m ajo rité des députés sop-
posent à sa p o litiq u e, il ira jusqu au b o ut de ses propositions.

Les adjectifs d e 「opposition

T ro uvez「adjectif qui convient le m ieux à chaque substantif de la liste suivante et


insérez-les dans une phrase e n tiè re : des attitudes, un cheva 丨
,des élèves,des cou­
leurs, des lois, des partis, des pays, des points de vue, des prix, des propositions^
des solutions, des sujets, des troupes.

1. Adverse. — 2 . Antagoniste. — 3. A ntinom ique. — 4 . A n tith é tiq u e. — 5.


Discordant. — 6 . H ostile. — 7. Incom patible, — 8 . Inconciliable. — 9 . P ro h ib itit
_ 10. Protestataire. — 11 . Rebelle. — 12. R écalcitrant.

[es adverbes d e 「opposition et de la restrictio n


U tilisez dans des phrases de votre choix les adverbes suivants

1. A u contraire. — 2. À rinverse. — 3. À lopposé. — 4 . C ontrairem ent. — 5 . En


revanche. — 6 . Inversem ent. — 7. Par contre.

1. Cependant. — 2 . Néanm oins. — 3. Pourtant. — 4. Q uand méme. — 5 . Toutefois.

扇 Les verbes de ropposition

Rem placer les p o in ti丨


lés par le verbe qui co nviend ra: contester, contrarier, contre-
carrer,
contredire, objecter, regim ber, renàcler, se rebe 丨 ler, refuser, supposer.

1• L accusé a ..........les conclusions de ce procès. — 2. Uabsence im p révisib le de ma


collègue a .......... tous mes projets de vacances. — 3. Le tém oin s’est toujours
..........A dissim uler la vérité. — 4. A u m om ent de Fadolescence, tous les jeunes
..........螽leurs parents. — 5. Les élèves ont tous ............ quand le professeur a
annonce une in terro g atio n ecrite. — 6 . Les insurgés s e ..........contre la dictaturc.
— 7. Q uand on lu i demande un p e tit service, i l ..........toujours. — 8 . I l a passé sa
soirée à ..........to u t ce que d isait son père. — 9. V o ilà encore un événement q u i va
..........tous mes plans. — 10. D evant ses critiques, on lu i a ........... qu,
i l n é ta it pas
assez q u alifié p o ur oser p o rte r un jugem ent.

_ TrauauK pratiques

Jeu de role

Avec vos am is vous faites des projets de vacances.Vous proposez d, a le r vis ite r New
Y ork et les ville s de la cote Est des États-Unis. Le p ro jet est presque sur pied lors-
qu, un de vos compagnons de voyage propose to u t à coup d a lle r p lu tò t faire une
traversée du Sahara à pied. Une p artie du groupe est enthousiasm ée par ce nouveau

86
E x c r c ìc e s

projet. Une autre p artie est carrém ent opposée au changement et cherche à contre-
carrer le p ro jet du voyage au Sahara. Im aginez et m im ez la discussion.

裂 Travail é crit

Les Fran 9ais sont souvent divisés actuellem ent sur la question suivante: « Q u,
est-ce
que la culture ?». En essayant de com prendre les points de vue différents, donnez
votre opinion.
LeKpression
de lopinion
P a r t ìe
D o s s ìe r 8
L f E X p R E S S ÌO N dE U C E R T IT u d E

TeKte de sensi&Misation
I n t e r v i e w d e l a je u n e c o m e d ie n n e J e a n n e L a b o r d e

Quotidien du Soir du 8 ja n vie r 2002.

Q .S.: Jeanne Laborde, ily a peu de temps encore,vo tre nom é tait encore inconniá
de la p lu p a rt des Frangais et, depuis le succès m agnifique de La Folle Rebecca au
cinéma, on ne parle plus que de vous; vo tre photo s’étale à la une de tous les jour-
naux. Que pensez-vous de cette ascension (nayons pas peur des m ots
spectaculaire?
/. L .: Je ne pense pas q u il fa ille em ployer de si grands mots. Disons que j ’ai eu de la
chance. J5estim e que je dois to u t à m on producteur q u i a eu le courage de m iser sur
m o i et de me faire confiance alors que c, é ta it m on prem ier ró le au cinéma.

Q .S.: Com m ent cela s’est-il passé?


]• L .: J, a i rim p ressio n que cela s’est passé pour m oi comme po ur beaucoup d, aut-
res. J’étais en term inale au lycée Louis Jouvet et je rèvais de faire du théátre (Jen réve:
toujo urs d’ailleu rs). Je suivais parallèlem ent des cours de théátre au cours M ison ei
j ’avais déjà joué quelques roles, entre autres celui d'Agnès dans YÉcole des Femmes.
Je pense que cela avait bien marché. U n jo u r f ai répondu à une annonce trouvée
dans un jo u rn a l en envoyant ma photo et m on C.V. O n m, a téléphoné le lendem ain
et on m , a fa it faire quelques bouts d’essais. J5étais très angoissée. Q uand cela a été
fin i, I'assistant m, a d it: « JJa i la conviction que tu es la Rebecca q u il me fa u t.» Or*
m, a donné le scénario à lire . J, a i to u t de suite été séduite par le personnage de cette
file à la fois ingénue et perverse; j , a i essayé de m, im p rég n er de sa personnalité, puis
le tournage a commencé. Je crois que cela a été un des m om ents les plus extraordi-
naires de ma vie.
Q .S.: Pensez-vous avo ir une Palme au festival de Cannes ?

J. L,: II est évident que je n’ose pas l ’espérer m ais je suppose bien que j ’ai quelques
chances.
COURS

Q.S. : Après ce succès, pensez-vous reven ir à vos prem ières am ours c’est-à-dire au
théátre, ou croyez-vous que vo tre voie puisse ètre celle du cinéma?

/. L .: Je ne sais pas. Pour Finstant, je ne veux renoncer à rien . C ’est extrao rd inaire
d’étre sur le tournage d, un film pendant tro is m ois dans une région nouvelle cou-
pée du reste du m onde; on ne q u itte pas les copains, partenaires ou techniciens. O n
ne fa it que <;a. O n v it dans une super ambiance. O n se sent rassuré car on ne joue
pas sans file t comme au théátre. Je reconnais q uo n touche aussi un public beau-
coup plus étendu q uau théátre et que c, est plus facile de se faire un nom quand il
est à l ’affiche de tous les film s dans les toutes les ville s.

Q .S.: Vous avez un peu éludé m a question. A lo rs je vous la pose à nouveau m ais je
crois com prendre que vos préférences vo n t au cinéma. Pensez-vous faire carrière
dans le septièm e art?

/. L .: À m on àge,il est d iffic ile de répondre à une te lle question. J’im agine que ce
sont les opportunités q u i me guideront. M ais je peux déjà affírm e r à m i-m ots que
je serais très tentée par un nouveau rò le au ciném a si Yon m’en proposait un. M on
acceptation serait im m édiate, c’est évident.

Q.S.: Peut-on croire que vous avez des pro jets ?

J, L .: Je ne l ’a ffirm e ra i pas o fficiellem ent m ais je crois que to u t est possible p o ur m oi


en ce m om ent. Je suis convaincue que quelque chose va a rriv e r m ais ce serait pré-
m aturé de le dévoiler.

Q.S. : Bon, je crois com prendre que vous avez eu des propositions, m ais que vous ne
voulez pas les divulguer. C’est norm al. A lo rs il est temps de vous rem ercier et de
vous souhaiter bon vent p o ur la suite de vo tre carrière. Je crois q u o n rep arlera de
vous bientòt. Je vous rem ercie.

Repérage
De quel genre de texte s’agit-il?
Q u i parle à qui?
Q u i est Jeanne Laborde?
Que veut-on lu i faire d ire ?

inueniaire
Soulignez dans ce texte toutes les expressions de ro p in io n .
C ours

_ ■ Les outiis gram m aticauH

Règie généraie
a) Les verbes d,
o p in io n et de certitud e sont suivis de l ,
in d ic a tif (ou du conditionnel \
quand ils sont employés à la form e affirm ative.
Ex. : Je pense que vous serez content et que to u t se passera bien.
Je pensais que tu serais content et que to u t se passerait bien.

b) Ces mèmes verbes sont suivis du sub jo n ctif quand ils sont employés à la form e
négative et à la form e in terro g ative.
Ex. : Je ne pense pas qu’il vienne.
Crois-tu qu, i l puisse encore ve n ir ?

Exception: Le verbe «se rendre com pte» à la form e négative est su ivi de Findicatif.
Ex.: Je ne me suis pas rendu compte qu il avait fa it un te l tra va il.

Note: Tous les verbes d’o p inio n ne peuvent pas se m ettre systém atiquem ent à U
form e négative. Par exemple il nest pas possible de d ire : «Je ne déclare pas.» Or!
d ira p lu tó t: « Je refuse de déclarer.»

_ ■ Les outiis leKicaux

1. Les uerbes d'aifirm ation


a) Ceux q ui im p liq u e n t une certitud e to ta le :
a ffirm e r que, assurer que, attester que, annoncer que, apprendre à qqn que, avance?
que, a ve rtir que, c e rtifie r que, considérer que, croire que, déclarer que, dévoiler que.
dire, divulguer, étre certain que, ètre convaincu que, étre d’avis que, étre persuade
que, étre sùr que, faire savoir, g arantir, in fo rm er,insinuer, insister sur,n o tifie r, pro-
clam er, prom ettre, prouver, rapporter, soutenir que, etc.

b) Ceux q u i im p liq u e n t une certitud e m oins grande:


avoir F in tu itio n que, deviner que, espérer que, im aginer que, pressentir que, se dou-
te r que, se fig u re r que, s,
im a g in e r que, soup9onner que, subodorer (fam .),suppose*:
que.

2. Les substantirs
Une affirm atio n .
Une approbation = un accord que l ’on donne à une vé rité exprim ée par quelqu ufi
jÁls & Moj

UJ
(T autre.
Une assertion = une proposition que Fon soutient comme vraie.
Une acceptation = acte de considérer une vé rité comme vraie.
L
Is

U n acquiescement 二 adhésion à une vérité.


us
dx

LU
C o u r s / E x e r c ìc e s

Une adhésion = accord sur une idéè.


U n assentim ent = adhésion de Fesp rit à une vérité.
Une co nfirm atio n = action de rendre une vé rité plus certaine.
U n consentem ent = accord donné à une vérité.

Une preuve = sert à é ta b lir qu’une chose est vraie.


Une ra tific a tio n = confirm atio n qu’une chose est valable su rto u t dans le dom aine
p o litiq u e ou relig ieux.

3_ Les expressions im oersonneiies


a) Celles q u i m arquent une certitude totale
Cela saute aux yeux que (registre fa m ilie r). C , est un fa it que. II est certain que. II est
c la ir que. I l est évident que. I l est ind ub itab le que. I l est súr que. II est súr et certain
que. II est v ra i que. I I va de soi que. Personne ne peut n ie r que. Personne ne peut
d ire le contraire.

b) Celles q u i m arquent une certitude m oins grande

II apparait que (+ indL). II est possible que (+ subj.). II me p a ra it que (+ in d .). II est
probable que (+ in d .). II me semble que (+ in d .). II n ^st pas im possible que
(+ subj.). I l se peut que (+ subj.). O n d ira it que (+ indL)

4 . Les expressions de la certitude dans le reg istre (am ilier


Adm ettre comme a rtic le de fo i. A jo u te r fo i à. C ro ire d u r comme fer. C ro ire les yeux
fermés. C ro ire sur parole. È tre comme saint Thom as (= cro ire seulem ent quand on
a les preuves tangibles). D onner un chèque en blanc (= avo ir la certitude q u o n peut
avo ir confiance en qqn.). Prendre p o ur argent com ptant (= cro ire to u t ce qu5on
vous d it). S’en rem ettre à (accorder une confiance totale à qqn.).

Po u r com m uniQuer

^ Les différents em plois des verbes d,


opinion.
Rem placez les pointillés par le verbe qui convient: affirm er, apprendre, annoncer,
è lre convaincu,étre sur, insister,notifier, prouver, rapporter, soutenir.

1. Vous venez de v é rifie r l h o raire du tra in . Vous d ites: « Le tra in est à 8 h 15. J en suis
..........» — 2. Vous venez d’apprendre q u u n de vos am is étrangers va ven ir. Vous
d ites: « Je vo u s .......... une grande nouvelle. C hristo pher a rriv e .» — 3. Vous igno- S'
rez les résultats de vo tre examen. O n vous d it que vous ètes re^u. Vous répondez:
《Je suis vraim e n t content d e .......... » — 4. Vous am is ne croient pas ce que vous
le u r annoncez. Vous d ites: «Je v o u s ..........que c’est v ra i.» — 5. Tout le monde
vous d it que vous avez to rt. M ais vous persistez dans vo tre affirm atio n . Vous dites:
E x e r c ìc e s

« J e ..........ce p o in t de vue parce que je sais que je ne me trom pe pas.» — 6 . Os


vous a inform é d, une nouvelle. Vous la répétez sans en avo ir eu confirm ation. Vouì.
d ites: « Je ne Fai pas entendu de mes propres oreilles, c'est vra i. Je me contente <k
..........ce que j , a i entendu.» — 7. Cela fa it tro is fois de suite que vous répétez b
mème chose et votre aud ito ire n, a pas F air de donner suite à votre attente. Vouf
d
ite
s: «Jem
epermets..............c
arc
equ
ejed
ism
epa
raìtimportant.»—8 .V
011
5
venez d’assister à un procès. L’accusé,pour vous, est certainem ent innocent. Vou?
d ites: « Je suis to ta le m e n t..........de son innocence.» — 9. Le chef de service viem
de faire passer une note pour in d iq uer que les employés ne p o urron t prendre àt
vacances avant le 15 ju in . Vous d ites: «O n nous a ..........que nous ne p o urrio m
pas p a rtir avant le 15 ju in .»

岛 R eliez les données suivantes avec les tem ps et les modes qui conviennent

1. II est en retard/Je crois. — 2 . Je fa i déjà d it cela/Je ne pense pas. 一 3. La poste esa


en grève/Je ne crois pas. — 4. M on père est bien malade/Est-ce que je fa i é crit ? 一
5. Ils p o u rro n t déménager avant la fin du mois/J’espère. — 6 . M on frère va venir/Ie
ne pense pas. — 7. II n est pas possible de refuser cette invitation/11 va de soi.— 〉
M on fils peut épouser une femme vaniteuse/Je ne con^ois pas. — 9. La p o litiq u e es?
réservée aux hommes/Vous ne pensez to u t de mème pas. — 10. U n jo u r il n y aura
plus de guerre/Est-ce possible ?

Émettez sous différentes form es une opinion affirm ative ou négative à partir
des données suivantes à l ,
infinitif. Vous pouvez nuancer votre pensée et la déve-
lopper à votre gré. Essayez cTutiliser au m axim um les verbes d,
o p inio n que vous
connaissez.

Ex.: Résoudre le problèm e de la faim dans le monde.


- Je ne suis pas sùr que l ’on puisse résoudre le problèm e de la faim dans le monde
tant ses dim ensions sont gigantesques.
- Je suis certain que l ,
on p o u rra it résoudre le problèm e de la faim dans le monde s*
les peuples riches acceptaient de partager ce q u ils ont avec ceux qui n5o nt rien.
—Je suis persuadé qu on a rrive ra un jo u r à résoudre le problèm e de la faim dans le
m onde mais actuellem ent aucune so lutio n ne p araìt évidente etc.

1. G u é rir le cancer. — 2. Changer de p o litiq u e gouvernem entale. — 3. S5inform er


en regardant seulem ent le jo u rn a l télévisé (le JT) de 20 heures. — 4. S5accommoder
d,un tra in de vie réd uit. — 5. Gagner de Fargent d, une m anière honnète en ne fai-
sant rien.
E x e r c ìc e s

_ EHercices é crits

M ettez les phrases suivantes à la form e négative

1. Je crois qu’il a très envie de d o rm ir, — 2. Sa femme pense qu il a raté sa vie, — 3 .


II c ro it que les M a rtin sont égalem ent invités. — 4. II est évident q u il est com pétent
p o ur ce type de tra va il. 一 5. I l me semble q u il a de la fìèvre. — 6 . Je trouve qu’il est
égoiste. — 7. Nous avons pensé q u il avait pu avo ir un accident. — 8 . II im agine que
nous pouvons com prendre ses hésitations. — 9. Tu comptes que je vie n d ra i te cher-
cher en vo iture? 一 10. II est évident que m a réponse sera négative.

^ M e ttre à la form e affirm ative. Vous serez am ené à faire des m odifications
gram m aticales et lexicales pour que la phrase soit correcte et logique. Écrivez la
phrase en entier.

1. II n’est pas súr que je puisse avo ir m on lu n d i p o u r faire le pont du 14 ju ille t.—
2. Je ne suppose pas q u il vienne un jo u r me dem ander pardon. — 3. II ne me sem­
ble pas que ce soit un gars bien courageux au tra va il. — 4. Je ne pense pas que tu
puisses encore déposer ton dossier puisque le délai est passé de quinze jo urs. — 5 .
II n’est pas évident qu il ve u ille p artic ip e r à cette entreprise si aléatoire car il n,
a pas
confiance en ses qualités d’organisateur. — 6 . I l ne se rend pas com pte q u il ne
p o u rra jam ais fin ir sa m aquette to u t seul. — 7. Je ne pense pas que m on m a ri puisse
nous accompagner au cinéma. — 8 . Je ne c ertifie pas que m on chien a it été vacciné.
— 9. Je n, a ijam ais constaté qu, i l a it cherché à contrefaire m a signature. — 10. II est
peu probable q u il a it une m aladie grave.

M ettez le verbe entre parenthèses au tem ps voulu

1. La SNCF info rm e les usagers qu, à p a rtir du 15 ju ille t il y (avo ir) une augmenta-
tio n de 5 % sur tous ses ta rifs. — 2. La presse a divulgué une in fo rm a tio n selon
laquelle le cinéaste (ètre p o u rsu ivi) p o u r fraude fiscale. — 3. La lo i ne stip ule en
aucun décret que les locataires (devo ir) payer la réfection des to its et le ravalem ent
des facades. 一 4. II m, a confié qu’il (ètre) sur la liste du personnel q u i (ètre) licen-
cié d ic i six m ois. — 5. Depuis des m ois il ressassait qu’il (avo ir) des griefs contre
m °i* — 6 . Pendant toute la ré unio n il n’a cessé d’avancer q u il (ètre) candidat aux
prochaines élections. — 7. II n’a jam ais affirm é q u il (po uvo ir) assumer cette
responsabilité. — 8 . II n’a pas certifié que ce tableau (ètre) un faux. — 9. Je ne vous
c e rtifie pas que cette personne (ètre rentrée) dans vo tre bureau en vo tre absence.—
10. J’insiste fortem ent p o ur que vous (re te n ir) vos places à l ’avance car je ne garan-
tis pas q u e lle (ètre lib res) encore la ve ille . — 11, Tu as ébruité que to n am i (avo ir
contracté) des dettes qu il (ne p o uvo ir) honorer alors q u 'il te r(a v o ir confié) sous le
sceau du secret. — 12. En toute sincérité, je ne pense pas que cet hom m e (ètre)
vraim e n t un escroc, m ais je pense q u il (fa llo ir) to u t de mème s’en m éfien
C o l r s / E x e r c íc e s

E x e r c ic e l e x ic a l

Rem placez les pointillés par le mot qui convient choisi dans la liste suivante:
convaincre, désavouer, garantir, inform er, insinuer,
no tifier,
persuader,
révéler, se
rétracter, slipuler.

L Q uand on est sùr de ne pas avo ir commis de faute au volant, on e s t..........de


son bon d ro it. — 2. J’achète un appareil ménager. Le vendeur m e ..........q u il ne
com porte aucun défaut de fabrication. — 3. L’avocat est to u t à f a it..........de l 5in-
nocence de son client. — 4. La m ère avait honte de son fils. E lle a ........ .
publiquem ent sa conduite. — 5. Le directeur du personnel a ..........q u il y aurak
des suppressions d’em ploi avant la fin de l ’année. — 6 . Les jo urnalistes d, un q u o ti­
dien ..........chaque jo u r leurs lecteurs des m oindres événements de la p o litiq u e .—
7. E lle a ..........que sa voisine avait fa it de fausses déclarations. — 8 . U n magazine
à grand tirage a ..........que le prince Robert a lla it divorcer. — 9. H ie r,il m’avah
prom is q u il me p rè tera it de Fargent m ais aujo urd ’h u i il s’e s t.......... en disant qu'3
avait lui-m èm e des difficultés. — 10. La lo i..........que les étrangers n ont pas le
d ro it de vote en France.

_ Po u r a ile r plus loin

Le « o u i » el le « n o n »

U o p inio n s,
exp rim e souvent sim plem ent par un « o u i» ou par un «no n».

1. la c c o r d : le « o u i »
Q uelques différentes m anières de répondre « o u i»:
1. Avec p laisin — 2. Bien súr. 一 3. D ,accord. — 4. C ertainem ent. — 5. Certes. — 6.
C ’est c la ir.—
— 7. E ntendu.—
— 8 . Évidem m ent. — 9. O K ,—
— 10. Sans aucun doute.— —
11. Volontiers. — 12. Parfaitem ent. — 13. Absolum ent. — 14. Tout à fa it d, accord.

Quelques réponses courantes du langage p arlé p o u r d ire son accord: chacune de


ces phrases est la réponse à une situation bien précìse. Trouver ces situations afim
de pouvoir intégrer la phrase donnée dans son contexte approprié.

1. Je comprends très bien.


2. Je suis bien d’accord avec to i,
3. Je ne suis pas à convaincre.
4. Je te fais entière confiance,
5. Pas de problèm e.
w

l !
6 . Tes désirs sont des ordres.
13

7. Je te donne carte blanche.


NojssBucix一®

8 . Tu es le seul juge.
9. C om pris!
LU 10. C est O K.

94
C o u r s / E x c r c ìc e s

2_ Le d é s a c c o r d :ie « n o n »

Quelques différentes m anières de d ire « non »:


1. Absolum ent pas. — 2, Aucunem ent. — 3. C ’est impensable. — 4. C ’est im possi­
ble. — 5. Ce n’est meme pas la peine de 1’envisager. — 6 . Ce n'est pas faisable. — 7.
Ce n’est pas possible. — 8 . En aucune fa^on. — 9. C’est hors de question. 一 10.
Jamais. — 11. Jamais de la vie. — 12. N ullem ent. — 13. Pas du to u t. — 14, Pas le
m oins du m onde. 一 15. Point. 一 16. N ie t!

^ Q uelques réponses courantes du langage p arlé p o u r d ire son désaccord.


Trouver
les contextes dans lesquels ces phrases peuvent s ln s é re r

1. J’a i d it non, c’est non.


2. Je ne reviens jam ais sur ce que j ’a i d it.
3. Je ne peux pas m’hab ituer à cette idée.
4. Je ne suis pas du to u t d’accord avec to i.
5. II freine des quatre fers.
6 . Je te m e ttra i des batons dans les roues.
7. II n, en est absolum ent pas question.
8 . II n,y a aucune raison.
9. Cause to ujo urs,tu m, intéresses!
10. Tu peux to ujours c o u rir!

Trouver les situations qui am ènent les réponses ci-dessus afin de les insérer
dans un contexte vécu.

Le com prom is ou l ,
h é sita tio n : quand on ne sait pas si on d o it répondre o u i ou non.
Le langage parlé connaxt de nombreuses m anières pour exp rim er Fhésitation. En
vo ic i quelques-unes :

Les mesures dilatoires (c,


est-à-dire celles q u i reculent le m om ent de la décision)
1. A ttentions encore un peu. — 2. Ce n,est pas encore au p o in t dans m on esprit. 一
3. II faut que je réfléchisse encore. 一 4. J’a i encore besoin de temps p o ur prendre
une décision. — 5. J’hésite encore. 一 6 . Laissez-moi un délai de réflexion. 一 7. O n
verra plus tard. 一 8 . O n peut encore en discuter. 一 9. Ne prenons pas une décision
to u t de suite. — 10. O n en reparlera un autre jo u r. 一 11. Laissons du temps au
temps.

Le compromis
N O JM Jd o 'lP

1. Cela p o u rra it se négocier. — 2. II y a peut-étre un arrangem ent à trouver. — 3.


J,a i besoin de dem ander conseil. — 4. J’hésite encore. — 5. Je ne vois pas la solu­
tio n. 一 6 . Faisons un com prom is. 一 7. Peut-étre. 一 8 . Pourquoi pas ? — 9. Je suis UJ

encore dans rin d écisio n la plus totale. — 10. Je ne peux pas répondre: je n y vois
NO JSS3ydx ;1

pas clair. 一 11. Cela peut se discuter.! (9a se discute!).

UJ
E x e r c ìc e s

_ TraoauK pratiques

Rédigez puis mimez la plaidoirie d, un avocat qui veut défendre son client accuse
(à tort selon lui〕d,a vo ir commis un hold-up dans une banque. Utilisez les expres­
sions fortes de la certitude pour donner plus de conviction à votre défense.
II est évident...
II faut reconnaitre. ••
Je garantis...
J,a ffirm e …
Je certifie...
Je m ’engage à …
Les preuves formelles ne peuvent pas nous tro m p e r...
Pourquoi voulez-vous que... ?
Com m ent aurait-il pu se faire que... ?
Vous imaginez que... m ais...
Et m oi je suis convaincu que...
etc.
------------------------------------------------------------------- ----------------------------------- ------------------------厂

D o s s ie r 9

L f E X p R E 5 S ÌO N d u d o U T E ET d E Ì N C E R T ÌT u d t

_ TeHte fle sensibMisation


Le c lo c h a r d

Personne ne savait q u i il é tait et d, où il venait. O n supposait q u il avait eu un passé


d iffic ile , p le in d’ombres et de souffrances secrètes. O n é tait habitué à le v o ir chaque
jo u r, assis contre un m uret, tendant une casquette douteuse p o ur récolter quelques
pièces. Le dim anche, il p renait son vélo p o ur a lle r plus v ite d’une église à l ’autre afin
de « faire toutes les sorties de messe». Lorsque chaque battem ent de porte déversait
sur lu i les accents solennels des grandes orgues, il ne m ettait pas en doute que le
m om ent de la récolte la plus fructueuse de la semaine é tait venu p o ur lu i!

II in trig u a it les habitants de notre petite v ille et les supputations a lla ie n t bon tra in .
Les gens se posaient m ille questions à son sujet. Q uand on lu i p a rla it,il répondait
laconiquem ent d’une m anière tellem ent évasive q u e lle était incom préhensible. Ses
yeux to ujo urs dans le vague cherchaient, sem blait-il,une hypothétique consolation
dans un lo in ta in m ystérieux dont lu i seul connaissait les contours et Fincom m en­
surable tristesse. II se contentait souvent de hocher la tète comme s’il vo u la it garder
p o ur lu i seul le secret de son passé douloureux. Q u avait- il fa it avant de som brer
dans la précarité et Falcoolism e? A vait- il eu une fa m ille ? U n tra va il? E ta it- il o rig i­
n a te de notre v ille ? Pourquoi s, était- il fixé ic i ? Q u i était- il ?

O n ne d o utait pas de sa détresse actuelle car son énigm atique dem i-sourire im pli-
q uait de nom breux mystères et des points d’in terro g atio n auxquels chacun essayait
d’apporter une réponse sans aucun fondem ent.

II y a quelques jo urs, je m archais sur le tro tto ir lorsqu il m ’a semblé reconnaitre le


visage de celui q u o n n avait plus vu depuis quelque tem ps; il é ta it assis au so leil sur
un banc devant l ’entrée de Fhó pital, revètu de l ’éternel pyjam a bleu pàle des pau-
vres dans les hospices. Je le reconnaissais m al. Je n a rriva is pas à savoir si c’é tait
vraim en t lu i ou quelqu un q u i lu i ressem blait. J’étais perplexe. F a lla it- il lu i so urire ?
Passer o u tre ? L u i d ire quelques m ots? E t si ce n é ta it pas lu i? O n le reconnaissait
d iffic ilem en t car il é tait propre, rasé de frais contrairem ent à l ’accoutumée.
J〉esquissai un so urire et continuai m on chem in d, un pas hésitant lorsque je l , en-
tendis m u rm urer d errière m oi quelques paroles inaudibles q u i avaient F a ir de
m, é tre adressées. Je revins sur mes pas. Cette fois-ci je le reconnaissais m ieux et me
sentais plus sùre de m o i: « M ais vous ètes là ? Vous ètes hospitalisé ? Depuis long-

l
tem ps?» II me regarda longuem ent comme s, i l vo u la it tergiverser et chercher I UJ
quelque faux-fuyant avant de dévoiler son m al. « Regardez, me d it- il brusquem ent z
en me m o ntrant une énorm e grosseur sur son cou. “Ils ” m , o n t trouvé un cancer à O
ce qu ils disent, et “ils ” veulent me garder pour je ne sais com bien de temps. Je ne

97
C o u r s / E x e r c ìc e s

IM Les outiis leKicauK

1. Queiaues substantlfs
U n doute, une hésitation, une incertitud e, l ’in cré d ulité ,l’indécision,rirré s o lu tio n ,
la perplexité, raterm oiem ent, la tergiversation.

2. Queiaues adiectifs
A lé ato ire (= in c e rta in ): Une réussite aléatoire.
Am bigu (= in certain car plusieurs in terp rétatio ns sont possibles): Une réponse
ambiguè.
Contestable (= pas certain p o ur to u t le m onde): U ne décision contestable.
D iscutable (= pas certain p o ur to u t le m onde): U n goùt discutable.
Equivoque (= peut s'interp ré ter de m anières différentes) = Des paroles équivoques.
Hasardeux (= dont raboutissem ent est in c e rta in ): Une entreprise hasardeuse.
H ypothétique (= in c erta in car soum is à des co nd itio ns): U n hypothétique voyage.
Im p ro b a b le : Une guérison im probable.
In c e rta in : U n avenir incertain.
O b scur: Une réponse obscure.
P ro b lém atiq ue: U n com portem ent problém atique.
Sceptique: U n jugem ent sceptique.

3. Queiaues eKoressions du langage parte pour m arauer le doute


1. Cela m ’étonnerait bien que... — 2 . Ce n est pas évident que... — 3. II est bien
douteux que..• — 4. I l est peu probable que.. . — 5. II est à craindre que... — 6 . Je
doute fo rt que. •• — 7. Je n,
a i aucune preuve p o ur a ffirm e r que. •• — 8 . Je suis indé-
cìs.h — 9. Je suis sceptique. — 10. Je suis perplexe. — 11. R ien n’est m oins súr
que. •• — 12. Perm ettez-m oi d,
en douter.

pdup com m uniguer

^ Répondez aux questions suivantes

1. Croyez-vous à l’influence du thèm e astral sur la destinée de quelquun?


2. Ètes-vous superstitieux? Q uelles sont vos superstitions ? Q uelles sont celles q u i
vous laissent dans le doute?
NOINjdo^

3. Croyez-vous que Féducation puisse changer quelque chose d’im p o rta n t dans la
personnalité d,un enfant?

】 zo!ss3 dx3;1

4. Croyez-vous que le clim at puisse avo ir une influence sur le caractère d5une popu­
la tio n ?
5. Croyez-vous que le rayonnem ent de la lune puisse avo ir une influence bénéfique c£
ou non sur la santé des hum ains?

99 2
E x e r c ìc e s

^ Transformez ces affirmations pour qu’elles deviennent _,


objet d,
un doute
Ex. : Paul va ven ir ce soir/Paul va venir ce soir ? Laisse-moi en d o uter! (ou j ,
en doutt
fo rt! etc.).

1. II pleuvra dem ain.—


— 2. II nous rapportera Fargent q u il nous a em prunté.—
— 5-
Nous ne dépenserons que 50 euros par jo u r en voyage. — 4. Ce sera un grand
champion un jour. — 5. Tu réussiras ce concours.—— 6. II est honnète. — 7. Tu a u r»
ce poste. — 8. Nous avons fait une erreur.

_ ■ m i il m I i n H I

^ Émettez des doutes sur les assertions suivantes


1. Beaucoup de pays sont en paix en ce m om ent sur la planète. — 2. C , est un gar-
qon très intelligent. 一 3. C ’est un élève travailleur. — 4. La liste est exhaustive.—
5. II affirm e avoir beaucoup voyagé. — 6. I l a Fair (Tun homme très riche. — 7. La
cuisine anglaise est appréciée des Fran^ais.— — 8. Les prélèvements fiscauxvont bais-
ser. — 9. Le Prem ier m inistre va démissionner. 一 10. C ’est un arbre q ui ne perd pas
ses feuilles en hiver.

^ M ettre le verbe à rin fin itif au temps voulu


1. II nie que nous nous (ètre rencontrés) le mois dernier. — 2. II est douteux que
nos amis (venir) en vacances avec nous.— — 3. Uaccusé n a pas nié q u il (avoir ren-
contré) la victim e la veille. — 4. II est aléatoire q u il (étre élu) aux élections
cantonales. — 5. I l est hors de doute q u il n (avoir m is) jamais les pieds id . — 6. D
est indéniable q u il (avoir enfourné) des cassettes dans son sac. — 7. Je me doute
bien que tu (ne pas passer) toutes tes vacances enfermé dans ton appartem ent.—
8. I l doute fo rt que son amie (savoir) faire la cuisine ni<;oise. — 9. II est peu proba­
ble que cet enfant (savoir) lire un jour. — 10. Je ne peux pas affirm er que m on fils
(ne pas avoir fait) des bètises.

_ rum m er plus loin

Ne confondez pas: douter, se douter, ne pas mettre en doute, il est hors dc


doute, ne pas douter.
Remplacez le verbe en italique par un verbe pris dans la liste ci-dessus.
1. rim agine bien q u il a m al réagi en apprenant cette mauvaise n o u velle.—
— 二.
Quand la guerre a éclaté, fétais à une lieue de Vimaginer* — 3. Cela métonnerai:
beaucoup q u il accepte cette proposition. — 4. Je nepensepas que le docteur puisse
vous recevoir avant un mois. — 5. Je devine q u il est très mécontent. — 6. Je suis
absolument certain q u il a raison. — 7. Les économistes ne croientpas que le pays

100
E x e r c ìc e s

puisse échapper à la récession. — 8 . Auriez-vous soupfonné que les M arseillais fus-


sent (soient) aussi blagueurs? — 9. Je suppose q u il a été content de son séjour aux
Baléares. 一 10. Les médecins nespèrent pas sa guérison. — 11. E lle n im agine pas la
fete que nous préparons en secret pour elle.

这 Ne confondez p a s : il est possible,il est im possible, il n,


e s t pas possible, il est
probable, il est im probable,il est peu probable.

Selon le degré de certitude, m ettez le verbe entre parenthèses au tem ps qui


convient.

1. I l est probable q u e lle (se m arier) au m ois de ju ille t. — 2 . II est possible que ses
parents (ve n ir) la vo ir. — 3. II est peu probable que je (réussir) m on concours.—
4. II est im probable que ses enfants (po uvo ir) se déplacer p o ur son anniversaire. _
5. I l nest pas possible qu il (ètre allé) de Paris à M arseille en quatre heures. — 6 . II
est im possible que ce tra v a il (ètre fin i) avant h u it jo urs. — 7 . II n,
est pas im possible
que je (ve n ir) vous rendre une visite avant l 5été. — 8 . II est probable que je (ven ir)
en tra in .

TrauauK praligues

Vous ètes jo u rna liste à la télávision.

Vous devez annoncer dans vo tre JT de 20 heures, que le vaccin contre le S ID A a u ra it


enfin été trouvé. Vous n’étes pas entièrem ent sùr de la véracité de cette in fo rm atio n .
Vous voulez à la fois rassurer ceux q u i en o nt besoin et ne pas donner de faux
espoirs aux autres.

Rédigez le texte de vo tre com m uniqué.

望 Vous lisez un journal.

U tilise z un a rtic le d’in fo rm a tio n de vo tre choix. Transform ez-le p o ur que les in fo r­
m ations soient nuancées d, un léger doute signalant ainsi que les info rm atio ns n o n t
pas encore été vérifiées.
lexpression
des sentiments
D o s s ìe r 1 0
LfA M O tR ET I a jo ÌE

J,
A IM E LA V IE

O u i,j ’aime la vie car elle est bonne et que chaque m om ent demande à ètre savour: -
intensément. Chaque journée est riche d, événements m ultiples que bien souveií:
nous vivons trop machinalement, sans nous apercevoir q u il est bon de respirer
qu il est bon de manger, qu il est bon de travailler, qu il est bon cTaimer ou de rect-
v o ir des marques d , amitié.

Chaque année, des printem ps renaissent, des fleurs éclosent, des moissons ondu-
le n t,des cerises m ùrissent, des arbres se revètent de leurs superbes teinte^
d’automne. Com m ent ne pas vivre intensément ces fètes de la nature ? Comment dc*
pas ètre rem pli d,allégresse et ^ a d m ira tio n devant une telle surabondance de v^ r
capable de transform er des broussailles grises en gerbes de fleurs, des forèts triste?
et dénudées en merveilleuses symphonies de couleurs ?

Certes on ne peut nier que chaque existence est lourde aussi de périodes difficiles í’
traverser. M ais elles sont la p lup art du temps accompagnées de marques d’amiti,f
qui m éritent d’étre profondém ent per^ues et goútées: une m ain amie qui se tenrà
un sourire, une parole destinée à vous chauffer le coeur ne sont-ils pas des aides
puissantes dans la traversée des épreuves ?

Les jo urnaux ne nous offrent souvent que les récits douloureux de catastrophes
de désastres. Certes, en apprenant ces nouvelles, notre coeur est bouleversé profos-
dément par la souffrance de Fhumanité. N otre prem ier mouvement est de ne vofe
dans le monde que haine et turpitude. Mais si nous ouvrons davantage les yeux,
nous voyons aussi ceux qui savent aimer, ceux qui savent donner leur temps pot^
venir en aide aux naufragés de la société, ceux qui risquent leur vie ou mème h
donnent pour secourir les autres, ceux qui s^nvestissent totalem ent pour de^
inconnus dans la détresse ou la maladie. Ne m éritent-ils pas qu on s’arrète po^r
m esurer à quel p oint ils contribuent dans leur petite sphère à l ’am élioration de k-
^ condition hum aine ?

: Aim ons les moindres circonstances de la vie, si petites soient-elles: la place út'
z village chauffée par le soleil où les gens ont Fair heureux de boire un verre ensen?-
g ble à la terrasse d,
un café; le manège de chevaux de bois autour duquel des p a re n t
Q- souriants adressent des signes de tendresse à chaque passage de leur enfant; l’étal é-

譲— 102
C O U RS

fleuriste sur le tro tto ir, la sortie bruyante et joyeuse d’une école prim aire, la devan-
ture changée en féte par la gràce des décorations de Noèl, l’enfant qui, avec toute la
jo ie du monde dans les yeux, souffle les bougies de son anniversaire, et m ille autres
choses q u i sont la tram e de notre vie quotidienne et lu i apportent de l’in té ré t
Sachons les vivre pleinem ent avec la totale conscience que ces bonheurs partagés
mème silencieusement participent à notre bonheur de vivre construit avec toutes
ces petites richesses de r existence quotidienne. La pire des tristesses est de porter
sur la vie un regard blasé car alors plus rien ne vous touche. Sachons percevoir la
m oindre passerelle tendue mystérieusement entre les ètres et n oublions jamais que
la vie est le plus précieux de to us les biens que nous puissions posséder sur cette
terre.

一 Quelle est Fidée principale de ce texte ?


- Soulignez tons les mots q ui exprim ent des sentiments. Pouvez-vous donner un
nom à ces sentiments ?

_ ■ outiis gpammaticauK
Les verbes q ui exprim ent des sentiments sont suivis:

a) D u subjonctif.
Ex. : Je suis très heureux et très fier que tu aies réussi ce concours.
b) De r in f in itif si les sujets des deux propositions sont les mèmes.
Ex. : II est très heureux et très fier d'avoir réussi ce concours.
c) O n peut aussi exprim er des sentim ents par la form e exclamative
Ex. : Q uelle jo ie et quelle fierté pour nous que tu aies réussi ce concours!

_ ■ outiis lenicauH

1. QueiQues expressions uerbaies pour exprim er le conlentement, la joie


1. Cela m ’amuse que. •. 一 2. Cela me convient très bien. 一 3. Cela me fait rire. 一
4. Cela me plait. — 5. C ’est amusant. 一 6. C ’est dróle. 一 7• (Test un bonheur pour
moi. 一 8. Cest une chance pour moi. — 9. C’est une grande joie pour m oi. — 10.
faim e que... — 11. J^inie bien que... 一 12. Je me félicite que... 一 13. Je me
réjouis que... — 14. Je me réjouis avec toi que.• • — 15. Je me réjouis vivem ent que.
— 16. Je partage ta joie. — 17. Je suis content que... — 18. Je suis enchanté que...
— 19. Je suis entliousiasmé par (+ un substantif). 一 20. Je suis heureux que. • •

2. Queiaues substantiis aui exoriment le conlentement, la joie


1 • L’agrément. — 2. L5allégresse. 一 3. La béatitude. 一 4. Le bien-ètre. 一 5. Le bon­
heur. — 6. La bonne hum eur. — 7. La dròlerie. 一 8. L, enchantement. — 9.

— 105
C o u r s / E x e r c ìc e s

L e n tra in . — 10. La fascination. 一 11. La gaité. — 12. U h ila rité . — 13. La jo via lité .
一 14. Le ravisseraent. — 15. L e rayonn e me n t . — 16. La satisfaction.

3 . S u b s ta n tils: uingt ouaiites du coeur nécessaìres p ta r se fa ire des am is


1. U am itié. •2. L’am our. — 3. La bienveillance. 一 4. Le charrae. 一 5. La corapré-
h en sio n .— >• La confiance. — 7. La convivialhe. — La délicatesse. — 9. La
discretion, 10. L’écoute.— 11. Cencourageraent.— i l La fìd é lité .—— 13. La gen-
tille s s e .— 14. L’indulgence. — 15. ^ in tu itio n - — lb . Le partage. — 17. La
serviab ilité. 一 18. Le tact. 一 19. La tendresse. — 二11. La tolérance.

4 . Queiaues e xpression s p our p a rie r de a a e i n 'n _ la loie de uiu re est com ­


m unicative

C, est un bon v iv a n t!
C ’est un boute-en-train!
C ’est un gai lu ro n !
C ’est un joyeux com pagnon!

_ ■ Po u r com muniquep

^ Répondez aux questions suivantes

I. Quelle est la plus gran d e satisfaction q u e puisse avoir u n m é d e c i n ? — 2. Quelle


est la plus grande jo ie cTun jo u e u r de tennis? — 3. Q uel est le plus grand bonheur
d’un écolier? — 4. Q uelle est la plus grande jo ie d’un couple d'am oureux? — 5.
Q uelle est la plus grande satisfaction des parents? — 6 . Q u est-ce que I’a m itie ? —
7. Que veut-on exprim er quand on d it à q u e lq u u n : «J,a i confiance en to i»? — 8 .
Q u est-ce qu’une am ourette ? une passion ? une passade ? l ’am our? — 9. Q uel est
p our vous le comble de la gentillesse? 一 10. Si l’on vo u la it vous faire p laisir, quel
cadeau pourrait-on vous o ffrir ?

^ E xtrait du questionnaire de Proust

Ce très célèbre questionnaire élaboré par M arcel Proust (1871-1922) a fa it la jo ie


des salons m ondains pendant de longues années. II a été rep ris par Bernard P ivo t à
la fin de chacune de ses célèbres émissions litté ra ire s Bouillon de Culture. À votre
to ur, vous allez répondre à quelques-unes des questions suivantes:
1. Q uel est po ur vous le comble du m alheur?
2. O u aim eriez-vous vivre?
3jAlS 13 N o l s d x m

3. Q uel est p o ur vous rid é a l du bonheur terrestre?


4. Pour quelles fautes avez-vous le plus d'indulgence?
5. Q uelle est vo tre qualité préférée chez Fhom m e ?
6 . Q uelle est vo tre qualité préférée chez la femme?
LU

I
E x e r c ìc e s

7. Q u appréciez-vous le plus chez vos amis ?


8 . Que détestez-vous par-dessus tout?
9. Q uelle est votre occupation préférée ?
10. Q uel est vo tre ju ro n habituel ?
11. Q uel est le don de la nature que vous aim eriez avoir?
12. Si D ieu existe, qu,
aim eriez-vous vous entendre d ire lorsque vous arriverez au
paradis ?

^ Test. Savez-vous faire p la is ir?

1. Savez-vous fé lic ite r vos am is quand ils o nt un succès ?


2 . Savez-vous vous ré jo u ir pleinem ent d,
un bonheur d,
une autre personne alors que
vous n, avez pas eu la mème chance ?
3. Est-ce pour vous im p o rtan t de vous m anifester à l ’occasion de Fanniversaire de
vos am is?
4. Envoyez-vous des cartes postales à vos am is lorsque vous ètes en voyage ?
5. Après une petite dispute, savez-vous faire le prem ier pas en vue d,
une entente
sans nuage ?
6 . Vous efforcez-vous de deviner les attentes de ceux que vous còtoyez, mème si elles
ne sont pas exprim ées ?
7. Savez-vous prendre le téléphone spontaném ent pour appeler un am i sans vous
dem ander q ui a appelé la dernière fois ?
8 . Préparez-vous des petits cadeaux à l ’occasion de N oel ou du Jour de FAn?
9. Q uand vous voulez in v ite r des amis chez vous, le tra v a il m atériel à accom plir
pour préparer le repas fa it- il p artie de la jo ie de se ré u n ir?
10. Avez-vous à coeur de ne pas d ire de paroles q u i puissent dévaloriser un am i?

Donnez un p o in t à chaque réponse positive. Si vous totalisez d ix points vous pou­


vez ètre satisfait: vous ètes un(e) am i(e) p arfait(e). Si vous avez m oins, vous avez
encore beaucoup de progrès à fa ire !

EKercices e crits

^ Rem placez les p o in lillé s par le sujet et le verbe de s e n tim e n t〔


am our ou
contentem ent〕qui conviennent

1............de vous avoir rencontré ce m atin. — 2 ............. sa femm e so it très élé-


S1N3WI1Z3S^

gante. — 3............de v o ir com bien ce chien et ce chat savent se m anifester de la


tendresse. 一 4............de s’asseoir sur la terrasse au so leil couchant. 一 5.............
de p arler le so ir auto ur d, un bon feu de bois. — 6 ............de découvxir des pays
P

UJ
nouveaux. — 7............lire un liv re passionnant. 一 8 . A lle r au ciném a avec des
N
ojss

am is et d’en discuter ensuite, c, e s t..........— 9............. que tu fasses la connais-


sance de mes parents. — 10............vous avez trouvé I’ame sceur. LU
dx

cs

UJ
LJ
105—
E x e r c ìc e s

Exercice lexical. Rem placez les p o intillés par I'adjectif convenable que vous
prendrez dans la liste ci-dessous: affriolant, agréable, captìvant, charm ant,
coquet, délicieux, enchanteur, entrainant, p iq u an t p laisan t

1. C’est une petite fille........... ; elle est gracieuse, mignonne et très affectueuse.—
2. Nous vous rem ercions de votre accueil si chaleureux; nous avons passé une soi-
rée trè s ..........— 3. J’ai été très heureuse de faire la connaissance de ton a m i; c5est
un gai^on vraim en t trè s ..........— 4. O n irfa prété un rom an p o lic ie r........... —
5. C’est une petite jeune femme brune, vive e t..........dont la conversation est amu-
sante. — 6. Nos am is o nt loué une v illa très .......... au bord de la mer. 一 7.
L, orchestre a commence par des m o rcean x..........p our donner aux spectateurs
l ’envie d’a lle r danser. — 8. Pour le séduire, elle avait revètu un d éshab illé..........—
9. C’est une jeune fem m e..........to ujo urs bien habillée et bien m aquillée. 一 10.
J’ai passé mes vacances dans un s ite ..........

^ Savoir exprim er sa jo ie par une phrase. On vous donne une situation, vous écri-
vez en en tie r la phrase (ou les phrases) que vous exprim ez.

1. O n vous offre un bouquet de fleurs en Fhonneur de vo tre anniversaire; pour


rem ercier vous d ite s :............................
2. Vous envoyez un cadeau à des jeunes m ariés. Vous rédigez une petite carte que
vous joignez au colis. Vous é c rive z:............................
3. Vous ètes in vité . La m aitresse de m aison a réussi un repas délicieux. Vous e xp ri­
mez vo tre satisfaction: ............................
4. Vous avez eu un échange profond avec un(e) am i(e). En lu i disant au revo ir, vous
d ites: ............................
5. U n de vos camarades vie n t de réussir un concours très d iffic ile . Vous lu i écrivez
po ur le féliciter. Vous lu i d ites: ............................

^ j| La p laisan terie,le rire

Tous les mots de la liste ci-dessous sont des synonymes du mot « plaisanterie»,
mais ont des nuances variées selon le contexte dans lequel ils sont employés.
Rem placez les p o intillés par 丨
e m ot convenable: une blague, une boutade,un
canular, une farce, des farces et attrap e s; une galéjade, des gaudrioles, des pitre-
ries,une plaisanterie, un poisson d'avril.

1. Q uand j ,a i appelé m on frère au téléphone en fa lsifia n t m a vo ix, il n’a pas com pris
to u t de suite que c’était u n e .......... 一 2. II a un caractère très susceptible et ne
com prend pas la ..........— 3. O n va faire une b o n n e ........... à S ylvain ; on va lu i
faire croire que son patron veut lu i o ffrir une grosse p rim e ! 一 4. J, a i acheté un
jA ls o Noss3 x

cam em bert en plastique, très bien im ité. II se m et à s iffle r quand on le coupe. Je l , ai


acheté dans un m agasin de .......... 一 5. Ne te vexe pas si j ’ai d it que les
j

M é rid io naux ne prenaient rie n au sérieux; tu vois bien que c’était u n e .......... 一
6. II plaisante quelquefois avec des histoires assez lestes. H ie r il a d it des ..........
§.
UJ
toute la soirée. — 7. Le l er a v ril, la télévision a annoncé que toutes les riviè res de
E x e r c ìc e s / C ours

France a lla ie n t déborder. Beaucoup de personnes ont p ris peur, m ais beaucoup
d5autres o nt to u t de suite com pris qu il s’agissait d’u n ..........— 8. Les étudiants
s^m usent souvent à faire un énorm e • • ..... pour faire peur aax jeunes bizuths de
la prem ière année. — 9. C ’est un hom m e absolum ent to rd a n t; en général il fa it rire
to u t le m onde par ses..........— 10. J,
a i d it cela comme u n e ........... ; je ne voulais
vexer personne, tu t, en doutes bien.

_ Pour aliep plus loin

1. lexoression du courage

Quelques expressions pour dire que quelqu,un a du courage. Trouvez les situ a­
esquelles on peut em ployer ces expressions.
tions dans 丨

1. II a du ressort. — 2. II se joue des difficultés. — 3. II lu tte contre vents et marées.


— 4. II ne perd pas pied. — 5. II ne s’arréte pas au p rem ier obstacle. — 6. II ne se
laisse pas dém onter. — 7. II ne s, avoue jam ais vaincu. — 8. II s’accroche. — 9. II p art
gagnant. — 10. II se démène comme un beau diable, — 11. II ne se laisse pas abat-
tre. 一 12. II se bat (m ag nifiq uem ent)!

^ Donner des exemples pour ju stifie r les qualifications ^uìvahtes.

Ex.:II est entreprenant; o ui, en effet il a vo ulu faire le-tour du m onde en vo ilie r.

1• II est audacieux. — 2. II est dynaniique. 一 3. II est fonceur. — 4. II est intrépide.


— 5, 11 est persévérant. — 6. II est résolu. — 7. II est stoique. — 8. II est tém éraire.

sauoir encourager
Étude de quelques expressions p o u r d ire à quelqu>un de ne pas perdre courage.
1. II faut re p a rtir à zéro. Le passé est passé. 一 2. Chaque jo u r est un jo u r nouveau,
on rep art neuf tous les m atins. 一 3. Encore un p e tit effo rt et tu vas y arriver. 一 4.
Efforce-toi d’étre p o sitif. 一 5. II ne dépend que de to i de t’en so rtir. 一 6. O n ne
reste jam ais sur un échec. O n recommence. — 7. O n compte sur to i. — 8. Pas d , é-
tats d’àme négatifs. 一 9. O n ne réussit pas to u t du prem ier coup, m ais on fin it
to ujours par y arrive r. — iO. Prends chaque d iffíc u lté Fune après F autre; ce sera
plus facile.

Dans une langue plus fam ilière :


1. Accroche-toi! 一 2. A ie confiance. — 3. C ’est a rrivé à d’autres. — 4. M ais s i! Bien
sur tu y a rrive ra s ! — 5. Ne baisse pas les b ras! — 6. Ne flanche pas! — 7. Reprends-
to i! 一 8. Ressaisis-toi! — 9. Secoue-toi! 一 10. A llez, vas-y!

1QZ
C o u r s / E x e r c ìc e s

Travail é crit

U n de vos camarades vie n t de ra te r un examen. II est très découragé et envisage de


to u t abandonner. Vous lu i écrivez po ur lu i dem ander de persévérer,
de reprendre ses
études et de tenter à nouveau sa chance à la session suivante.

2. teKpression de radmiration
Quelques expressions de Fad m iratio n devant un tra v a il accom pli.
1. B ravo ! — 2. Cela a été fa it de m ain de m aitre. — 3. C ’est to u t à fa it « p ro »
(= digne du tra v a il d'un professionnel). 一 4. Cela force m on ad m iratio n. 一 5. Pour
un coup d’essai,c, est un coup de m a itre ! — 6. Je ne peux que t ,adm irer. - 7.
J’adm ire beaucoup. — 8. Je savais que tu en serais capable. — 9. Tu ne m , as pas
dé^u. — 10. Tu as vraim en t du ta le n t!

Plus fa m ilie r:
1. Chapeau! — 2. Tu en as m is un coup! — 3. Tu t, es vraim en t bien d é b ro u illé .—
4. C’est g énial! — 5. C ’est super! — 6, C ’est superbe! — 7. Je suis en totale adm i­
ra tio n !

Débat
Bien peu de personnes sont capables d, exprim er le u r ad m iratio n à q uelq uun pour
différentes raisons; jalousie, envie etc. Pensez-vous que ce so it im p o rtan t de le faire ?
Estimez-vous que nous avons besoin du regard des autres pour nous encourager ?

Situation orale
Vous venez d’assister à un concert que vous avez beaucoup apprécié. À la sortie,
vous allez v o ir le chef d’orchestre dans sa loge p o ur lu i exp rim er vo tre adm iration.

Trauail écrit
Vous venez de vis ite r une très belle exposition. À la sortie, on vous présente «le liv re
d,o r » pour que vous m arquiez quelque chose. Vous écrivez six lignes pour exp rim er
votre ad m iratio n à Fartiste.

3. Lexpression de sentiments contraires à 「amour

Exercice lexical. Remplacez les pointiltés par le mot qui convient choisi dans
la liste suivante: antipathie ,aversion, haine, h o stilité ,
ja lo u sie ,rancoeur, rancune ,
ressentim ent, répulsion, vengeance.
3 jÁ iS 13 N o js s s d x B

1. I l avait été accusé injustem ent par son in stitu te u r. Pendant des années il a gardé
contre lu i une ..........tenace. — 2. Ils étaient deux frères. Les égards de la mère
p o ur l ’aíné excitaient sans cesse la ..........du plus je u n e .—
— 3. II avait u n e ...........
LU
certaine p o ur les m athém atiques. — 4. E lle n o u rrissa it une .......... im placable

108
E x e r c ìc e s

envers ceux q ui avaient tra h i son m ari. 一 5. Son état d, ébriété perm anent in s p ira it
de la ..........à ceux q ui Fapprochaient de tro p près. 一 6 . Ses propos trahissaient
u n e ..........évidente contre ses collègues q u i n’avaient pas eu le courage de le sou­
tenir. 一 7. Je ne peux pas d ire que cet hom m e soit p articulièrem ent déplaisant, mais
je ne sais pas pourq uo i j 5éprouve pour lu i u n e ..........d iffic ile à surm onter. 一 8 .
Depuis qu’il est entré dans cette entreprise il est en butte à 1’ ..........de ses collabo-
rateurs. 一 9. Toute sa vie il a éprouvé u n ..........légitim e contre son père q ui, à son
gré, ne Favait pas assez aimé. — 10. Son frère a été tué par un ivrogne. Sa révolte ne
s’apaisera que lorsqu’elle aura eu s a ..........

^ Exercice lexical. Ving t tra its de caractère qui em pèchent d,


a v o ir des amis.
Écrivez des phrases en style direct qui caractériseront chacune de ces situations.

Ex. : L ’indélicatesse: « Stéphanie m,


a confié qu elle a lla it q u itte r son copain. II ne le
sait pas encore. E lle en a trouvé un q ui est beaucoup m ieux. Je te le dis m ais ne le
répète à personne évidem m ent.»

1. L’avarice. — 2. La curiosité. — 3. L’égocentrisme. — 4. L'égoísme. — 5. L’envie.


— 6 . La jalousie. 一 7. Uincom préhension. 一 8 , L’indlfférence. — 9. L’indiscrétion.
一 10. U in d isp o n ib ilité . — 11. U intolérance. 一 12. Uhypocondrie. 一 13. Le
manque de centres d’intérèt. — 14. Le manque de ponctualité. 一 15. La médisance.
一 16. La m élancolie. 一 17. Le mensonge. 一 18. L’orgueil, — 19. Les plaintes per-
manentes. 一 20. La vantardise.

_ TrauauK p ra tia u es. sa u o ir eMprim er Que I'on sait p a rta g e r


la jo je des a u tre s.

Travail écrìt

Vous recevez le faire-part de naissance su iva n t:

Vous rédigez une le ttre pour exprim er à ce jeune couple com bien vous partagez le u r
SÌZ3

jo ie. (Évitez toutes les phrases conventionnelles).


I S


^ Travail oral
so

Vos grands-parents vont b ientò t fèter leurs noces d’or. O n vous charge de le u r faire -'
un p e tit discours au cours duquel vous évoquerez ces cinquante ans de vie com­
zo!ss3adx3 、 _ t

m une, les peines et les joies partagées, la tendresse q u ils po rtent à leurs enfants et
petits-enfants, etc.

109 _l
r ~
E x e r c ìc e s

6 1 Tewie
Des m illie rs de textes d’am our auraient pu ètre choisis ta n t c'est le sujet le plus
répandu dans toutes les litté ratu res. Dans ce poème, A rth u r Rim baud (1854-1891)
évoque Fattente confuse de ra m o u r chez l^adolescent, à une époque où les senti­
m ents se taisent m algré le u r violence. Tout est d it en allusions et en nuances.

Rom an

I
O n n’est pas sérieux, quand on a d ix-sept am .
一U n beau soir, fo in 1 des bocks et de la lim onade,
Des cafés tapageurs aux lustres éclatants!
一O n va sous les tille u ls verts de la prom enade.

Les tille u ls sentent bon dans les bons soirs de ju in !


L’a ir est parfois si doux, qu,
on ferm e la paupière;
Le vent chargé de b ru its —la v ille ne st pas lo in ,-
À des parfum s de vigne et des parfum s de bière …

II
- V o ilà qu5on aper^oit un to u t p e tit chiffon
D, a zu r sombre, encadré d’une petite branche,
Piqué cTune m auvaise étoile, q u i se fond
Avec de doux frissons, petite et toute blanche...

N u it de ju in ! Dix-sept ans! - O n se laisse griser.


La sève est du champagne et vous m onte à la tè te...
O n divague; on se sent aux lèvres un baiser
Q u i p alpite là, comme une p etite bète...

III
Le coeur fou Robinsonne 2 à travers les rom ans,
- Lorsque dans la clarté (Tun pàle réverbère,
Passe une dem oiselle aux petits airs charm ants,
Sous Fom bre du faux col effrayant de son père...

UJ
JAls 13 Nojss udx

1. Interjection qui marque le mépris, le rejet.


OJ
2. Va tout seul à Paventure. Verbe tiré du nom de Robinson Crusoe.

UJ
110
E x e r c ìc e s

E t, comme elle vous trouve im m ensém ent naif,


Tout en faisant tro tte r ses petites bottines,
E lle se tourne, alerte et d,un m ouvem ent v if. •.
一Sur vos lèvres alors m eurent les cavatines3...

IV
Vous ètes am oureux. Loué ju sq ua u m ois d’aoút.
Vous ètes am oureux. —Vos sonnets La fo nt rire .
Tous vos amis s,en vont, vous ètes m auvais goùt.
一Puis l ’adorée,un soir, a daigné vous é c rire !• ••

- Ce soir-là,... 一vous rentrez aux cafés éclatants,


Vous demandez des bocks ou de la lim o n ad e...
- O n n’est pas sérieux, quand on a dix-sept ans
E t qu5on a des tille u ls verts sur la promenade.

23 septembre 1870

s iN 3 w jiz 3s£
zojss il

-o

UJ
dx 。

3. Petite chanson dans un opéra. UJ


j■
D o s s ie r 11

L a p E ÌN E f La t r ì s t e s s e ^ U s o u F F ra n c e

_ ■ TeKte fle sensidilisation


L a s o u f f r a n c e d e s e n f a n t s DANS LE M O N D E a u x x i 1 s i è c l e

Le m onde m oderne a sans doute fa it beaucoup de progrès m ais il semble que, plus
que jam ais, des m illia rd s d’enfants souffrent dans le monde, victim es bien souvent
de la so if d,
argent,de la violence ou des caprices sexuels des adultes.

Des m illio n s d’enfants sont entraínés chaque jo u r dans la fo lie m eu rtrière des guer-
res; ils sont orphelins, ils ont peur au p o in t d'etre cassés psychologiquem ent, ils
souffrent à to u t m om ent dans le u r corps d’une faim destructrice q u i les te naille et
les a ffa ib lit définitivem ent. Ils ne seront jam ais scolarisés. Une m isérable survie sera
le b u t unique de toute le u r courte existence. C ertains n o n t pas d'autres ressources
que de passer le u r enfance à fo u ille r des m onceaux d’ordures pour tro u ve r le u r sub-
sistance.

Des m illio n s d3enfants sont m utilés défìnitivem ent pour avo ir sauté sur une m ine
antipersonnelle enfouie dans la terre par des adultes conscients du m al qu ils
a lla ie n t produire.

D ’autres sont contraints de se p ro stitu e r dans les ville s où le tourism e sexuel amène
par charters entiers des clients riches, friands de ces petits ètres dont la possibilité de
m anger est soumise auxfantasm es d, adultes sans scrupules..• p u isq u ils o nt de l,
ar-
gent.

Dans d’autres pays, des m illio n s d’enfants de m oins de d ix ans sont soum is à une
im placable lo i du tra v a il q u i les co ntrain t à passer quinze ou vin g t heures par jo u r
à user le u r santé po ur fab riq uer des objets de luxe ou de pacotille q u i seront vendus
à bas p rix dans les grandes ville s du m onde riche. Ils n’entendront pas des adultes
nantis s’exdam er avec un sourire de satisfaction: « Cette petite nappe toute brodée,
je l ,
a i eue pour rie n du to u t!»

Des m illie rs d’enfants,mème dans les pays soi-disant civilisés doivent encore men-
d ier dans les couloirs de m étro et dans les rues, sans com pter tous ceux q u i sont
battus à la m aison, violés, m artyrisés, victim es du déséquilibre des adultes.

Quand on a h u it ou neuf ans, la vie d evrait ètre une fete alors que pour des m illio n s
cTenfants elle n est souvent qu un long cortège de jo u rs de m alheurs et de peines, la
一3 AiSizojss ydx

p lu p a rt du temps vécus dans le silence et la peur.

O n vo u d rait p o uvoir c rie r à rh um a n ité que la prem ière de ses tàches serait de pen-
UJ
ser aux souffrances des enfants; ils n o n t pas demandé à vivre et avant mème
cTarriver à Fage adulte, ils sont déjà marqués par le m alheur, la haine, les p rivatio n s
LU
de toutes sortes; on vo u d rait im p lo re r la p itié du monde en tier pour ces pauvres
LU
112
C O U RS

petits qui, sous tous les cieux, ne peuvent plus sourire par la sim ple faute des hom-
mes. O n se sent totalem ent im puissant devant ta n t de souffrances: p o urtant
avons-nous le d ro it de ferm er les yeux devant ce qui est de plus en plus évident et
de nous contenter de notre p e tit confort quotidien dans lequel nos propres enfants
ont ta n t de jouets in u tile s, qu’ils ne les regardent mème plus?

inuentaire

1. Dans ce texte plusieurs causes de la souffrance des enfants dans le m onde sont
évoquées. Pouvez-vous les citer ?
2. Relevez tous les m ots q u i im p liq uen t la souffrance.

— Les outiis gram m alicauK


Comme tous les verbes de sentim ents, les verbes q u i exprim ent la peine ou la souf­
france sont s u ivis :

1. Du su bionctil si le sujet du uerbe p rincipal et le suiet du uerbe de la su b o rd o n -


née sont d iffé re n ts .
Ex. : Je suis très peiné que tu m ’aies caché tes projets.

2 . De rin ffn itif si le suiet des deux uerbes est le m èm e.

Ex. : Je suis très peiné d5avo ir à te faire des reproches.

_ ■ le s outiis leHicauK

1. Queiaues expression s uerbaies


Cela me fa it s o u ffrir que, (d e )..........
C’est au-dessus de mes forces que (d e )..........
C, est douloureux pour m oi que (d e )..........
C, est très d u r pour m oi que (d e )..........
C ’est éprouvant pour m oi que (d e )..........
C ’est insupportable pour m oi que (d e )..........
C’est triste pour m oi que (d e )..........
J,a i de la peine que (d e )..........
J’ai du chagrin que (d e )..........
S ÌN 3

Je suis affligé que (d e )..........


Je suis blessé que (d e ).......... .Ì
1N 3S t p

Je suis consterné que (d e )..........


Je suis désolé que (d e ).......... l/
UJ
Je suis navré que (d e )..........
N o jss

Je suis peiné que (d e )..........


Je suis triste que (d e ).......... UJ
M dx

UJ
/l
C o l r s / E x e r c ìc e s

2 . Queiaues suhstantifs

^ a fflic tio n , une blessure, un calvaire, un chagrin, le déchirem ent, la détresse, un


d euil, un enfer, Fhorreur, un m alaise (physique ou in té rie u r), un m alheur, une
peine, une plaie,une to rtu re (physique ou m entale}.

3. Queiaues réponses hum aines deuant la souffrance

Substantifs: l ’acceptation,le refus, la résignation, la révolte.

Les expressions verbales: 1. É prouver une souffrance, une peine, etc. — 2. Endurer
une souffrance. — 3. H u rle r de douleur. ~ 4. P le u re r.— — 5. Ressentir une grande
tristesse. — 6 . Se sen tir en deuil. — 7. S o uffrir, — S. S o u ffrir le m artyre, — 9 . Subir
un m alheur.

1. Assumer. — 2. A vo ir une grande force de résistance. 一 3. Faire face. — 4. L u tte r


de toutes ses forces. _ 5. Ne pas accepter. — 6. Se battre contre le m alheur. — 7. Se
débattre dans la souffrance. — 8 . Se révo lter contre la souffrance.
Langage plus fa m ilie r:
]• Ne pas com prendre ce q u i vous arrive. — 2_ Ne pas v o ir le bout du chem in. — 3.
Ne pas v o ir le bout du tunnel. — 4. Ne pas v o ir la fin d’un calvaire. — 5. Ne plus
avo ir une lu e u r d espérance. — 6 . Ètre au fond du go uffre.—
— 7 . Toucher le fo nd .—

8 . É tre au creux de la vague.

4 . Les altitudes hum aines deuant la souffrance des autres

1.Accom pagner quelquun. — 2. A id e r q uelq uun dans sa traversée du désert. — 3.


A p p o rter un rayon de soleil. — 4. Consoler. — 5. Com prendre. — 6 . D ire des paro-
les réconfortantes. — 7 .D onner un peu d’adoucissement. — 8 .E nto urer q uelq uun
d’am itié (d'affection). — 9. Partager une souffrance. — 10. Réconforter. — 11.
Trouver le m ot q u i fa it du bien.

1. È tre im puissant devant la souffrance de quelqu’un. — 2. Ne pas tro u ve r les m ots


qu il faud rait. — 3. Enfoncer le couteau dans la p la ie .—
— 4. R aviver une souffrance.
— 5. R éveiller une douleur. — 6 . M anquer de délicatesse. — 7 . Faire saigner une
plaie. — 8 . Se m o ntrer ind ifférent.

m Po u r com m uniguer

2É Répondez aux questions suivantes fou à une des questions suivantes) et orga-
jÁis czos s adx

UJ
nisez un dábat autour de cette réponse.

a) Pensez-vous que l ,
on puisse vraim en t partager la peine de quelqu un ?
b) Connaissez-vous des moyens non verbaux de faire com prendre à q uelq u,
un
UJ
q u o n partage sa peine?
UJ

E x e r c ic c s

^ Exercice lexical. Les substantifs de la deception.


Remplacez les pointillés par un des mots suivants: raig reur; ram ertum e; un
déboire; une déception; une déconvenue; le désenchantement; le désappointe-
m ent; une désillusion; un échec; la morosité.
1. Quoi qu il dise,on sent toujours dans ses propos un fond ......... 一 2. II a
embauché un jeune employé qui ne lu i a causé que des......... 一 3. II com ptait se
m arier avec une fille ; quand il a appris quelle a lla it se m arier avec un autre il a eu
une c ru e lle ......... — 4. II ne cesse de rum iner ses ennuis ce qui ramène dans ses
propos u n e ......... permanente. — 5. Quand le comédien a vu que personne ne
Fapplaudissait car il avait été mauvais ce soir-là, il a éprouvé une grande......... 一
6. Depuis sa déception amoureuse, il ne parle de Fam our quavec......... 一 7. II n5a
pu masquer so n ......... quand il a vu que c, é ta it son collègue qui était nommé au
poste qu il convoitait. 一 8. II était cadre comm ercial; il^ été renvoyé en raison de
sa mauvaise gestion ce qu, i l a considéré comme Y ......... de sa vie. — 9. II voulait
organiser un grand plan de com ptabilité, mais il est allé d e ......... e n ...........et
finalem ent tout a été annulé. — 10. II v it dans une grande solitude; il en résulte chez
lu i un sentim ent permanent d e .........

WfM rum mer plus loin


Exercice lexical. Quelques différentes natures de la souffranee.
Remplacez les pointillés par un des mots suivants: affliction, atrocités, blessure,
déchirement, deuil, enter, mal, mélancolie, peine, souffranee.
1. Quand un vient de perdre un ètre cher, on est e n ......... 一 2. La m ort d’un ètre
cher vous laisse dans 1,......... 一 3. Tout ce qu5on peut lu i dire n5aboutit qu, à aug-
m enter so n......... — 4. Les réfugiés du monde entier sont marqués par toutes les
......... auxquelles ils ont assisté. 一 5. Ses paroles ont ouvert au fond de mon coeur
des......... qui ne se fcrm eront jamais. 一 6. Quand elle a du q uitter sa fam ille pour
alle r travaiile r sur un autre continent, cela a été pour elle un vé rita b le ......... — 7.
Tu viens de dire une phrase qui m, a fait une grande......... 一 8. C’est un enfant
très sensible; la m oindre réflexion déclenche chez lu i des......... démesurées. 一 9.
Quand ses parents se disputent devant lu i il a rim pression de vivre un véritable
......... — 10. II a souvent le cafard, on ne sait pas bien pourquoi; la ...........est
devenue chez lu i une seconde nature.

沒 Exercice lexical- Le regret d,avo ir fait souffrir quelqu’un: le pardon.


Voici quelques phrases utilisées dans des situations de pardon regu ou donné.
3TS 13

Insérez-les dans un contexte concret.


1. Je m,excuse (ou excuse-moi). — 2. Je ne voulais pas te peiner. — 3. Je navais pas
N

.2
compris que cela pouvait te faire du mal. — 4. Je suis désolé de t5avoir causé des
ss3ydx ■

souffrances. — 5. Je ne recommencerai plus. 一 6. Je n}avais pas imaginé te blesser.

LU
£ -
'一
E x e r c ìc e s

1. C ,
est fin i, on n,
en parle plus. 一 2. Ne fe n fais pas. — 3. O n fait comme si rien ne
s’était passé. 一 4. O n passe Féponge. 一 5. O n oublie tout. 一 6. O n repart à zéro.

TpauauH pratiques
Vous ètes journaliste. Vous étes chargé de faire un reportage sur la misère dans les
grandes villes. Vous vous rendez dans un quartier déshérité de la v ille la plus pro-
che de votre dom icile et vous écrivez un article sur ce que vous voyez.

Vous étes économiste. Vous relevez dans plusieurs jo urnaux des articles sur la vie
quotidienne dans certaines banlieues et vous rédigez un article de synthèse pour
pouvoir présenter un rapport circonstancié.

Tewte
La s o u ffra n c e d ev an t la m o rt

Le père du jeune musicien Jean-Christophe vient de mourir.


La maison était plongée dans le silence. Depuis la m o rt du père,to ut semblait m ort.
M aintenant que s’était tue la vo ix bruyante de M elchior, on n, entendait plus, du
m atin au soir, que le m urm ure lassant du fleuve.

Christophe s'était rejeté dans un tra vail obstiné. II m ettait une rage à se p u n ir d’a-
v o ir voulu ètre heureux. A u x condoléances et aux mots affectueux, il ne répondait
rien, raid i dans son orgueil. Il s,
acharnait à ses táches quotidiennes et donnait ses
le9ons avec une attention glacée. Ses élèves qui connaissaient son m alheur étaient
choqués de son insensibilité. Mais ceux qui, plus ágés, avaient quelque expérience
de la douleur, savaient ce que cette froideur apparente pouvait chez un enfant, dis-
sim uler de souffrance, et ils avaient pitié, II ne leur savait point gré de leur
sympathie. La musique méme ne lu i apportait aucun soulagement. II en faisait sans
plaisir, comme un devoir. O n eut d it qu’il trouva une joie cruelle à ne plus avoir de
joie à rien, ou à se le persuader, à se p river de toutes les raisons de vivre, et à vivre
p o u rtan t...

Jean-Christophe, à trovers le comportement de sa mere, comprend son chagrin et cher-


che à soulager sa peine.
II la su rp rit un jo u r au m ilieu de ses chiffons répandus sur le parquet, entassés à ses
pieds,remplissant ses mains et couvrant ses genoux. Elle avait le con tendu, la téte
penchée en avant, le visage rigide. En Fentendant entrer, elle eut an tressaillem ent:
une rougeur monta à ses joues blanches; cTun raouvement instinctif, elle s^ffor^a
de cacher les objets qu’elle tenait, et elle balbutia avec un sourire géné :
- « Tu vois , je rangeais...»

II eut la sensation poignante de cette pauvre àme échouée parm i les reliques de son
passé et il fu t saisi de compassion. Pourtant il p rit un ton un peu brusque et
grondeur afìn de l ’arracher à son apathie:

117
E x e r c ìc e s

一 A llo n s , m am an , allons, il ne faut pas rester ainsi, au m ilie u de cette poussière


dans cette cham bre ferm ée! Cela fa it du m al. H É u it se secouer. II faut en fin ir avec
ces rangem ents.»
- «O u i», dit-elle docilem ent.

E lle essaya de se lever p o ur rem ettre les objets dans le tiro ir. M ais elle se rassit aus-
sitò t,laissant tom ber avec découragement ce q tfefle avait pris.
- « Je ne peux pas, je ne peux pas, g é m it- el^ je n e n vie n d ra i jam ais à b o u t!»

II fu t effrayé. II se pencha sur elle, il lu i caressa le fro n t avec ses m ains.

- «Voyons, maman, qu est-ce que tu as? dit-il. Veux-tu que je t’aide? Est-ce que tu
es malade ? »
E lle ne rép ond it pas. E lle avait une sorte de sanglot in té rie u r. II lu i p rit les m ains, il
se m it à genoux devant elle p o ur m ieux la v o ir dans la derai-om bre de la chambre?
- « M am an » d it- il, in q u ie t...
- « Je ne sais pas, je ne sais pas ce que j ,a i.»

E lle faisait un effo rt pour se calm er et sourire.


- « J,
a i beau me raiso n ner; pour un rie n , je me rem ets à p le u re r.. • Tiens, tu vois, je
recom m ence... Pardonne-m oi. Je suis bète. Jesuis vie ille . Je n a i plus de force. Je n a i
plus gout à rien . Je ne suis plus bonne à rien. Je voudrais ètre enterrée avec to u t
cela.»...
II la pressait contre son coeur, comme un enfant.
« Ne te tourm ente pas, repose-toi, ne pense p lu s ..•»

E lle s’apaisait peu à peu.


- « C,
est absurde, j ,
a i honte. •• M ais qu est-ce que j Jai? Q u est-ce que j 、 i? »

Cette v ie ille travailleuse ne parvenait pas à com prendre pourquoi sa force s’était
to u t à coup rom pue; et elle en é tait hum iliée. II fe ig n it de ne pas s’en apercevoir.
一 《 U n peu de fatigue, m aman, d it- il, tàchant de prendre un ton in d ifferen t. Cela ne

sera rie n , tu verras...»


*
M ais il était in q u ie t aussi. Depuis Fenfance, il é ta it habitué à la v o ir vaillan te, rési-
gnée, silencieusem ent résistante à toutes les épreuves. E t cet abattem ent lu i faisait
peur.

II l'aid a à ranger les affaires éparses sur le plancher. De temps en temps elle s’attar-
d ait à un objet: mais il lu i p renait les m ains doucement, et elle le laissait faire.
Rom ain R oliand. Jean-Christophe.
3JÀ1S 3zo 553 Ix

t—
inueniaire
Relevez les détails concrets qui traduisent les sentim ents
j

a) De Jean-Christophe? 一 b) De sa mère?
c
:
Q. Com m ent l ’un et l ’autre dissim ulent-ils leurs sentim ents?
UJ

118
Lexpression
du temps
D ossie r 1 2

L f E \ p R E S S ÌO N d E l f A N T É R ÌO R ÌT É

■ Texte de sensibiiisation
L es t r a n s p o r t s il y a d e u x c e n t s a n s

A utrefois, il n'é tait pas facile de traverser la France car les moyens de transports
étaient précaires. Jusquau m om ent où la découverte des chem ins de fer a trans-
form é les conditions de voyage, il fa lla it beaucoup de courage p o u r se m ettre en
route. E t p o u rtan t rin c o n fo rt et le temps ^ a rrè ta ie n t pas les voyageurs puisque, d it­
on, les routes étaient sillonnées constam m ent par des m archands, des colporteurs,
des curieux, des explorateurs, des m usiciens, des comédiens am bulants, des pèle-
rin s. Le temps ne com ptait pas. O n p o uvait m ettre tro is jo u rs p o ur faire quarante
kilom ètres, changer une dizaine de fois de chevaux, étre cahotés dans une diligence
dure et inco nfo rtab le: to u t é ta it bon p o ur ces hommes hardis q u i ne craignaient n i
la fatigue, n i la p lu ie ,n i la neige, n i le soleil. De nos jours, les récits de ces interm i-
nables périples au x v iif ou x ix esiècle nous intéressent vivem ent par des détails qui
nous am usent ou nous fo n t fré m ir.

L’un de ces voyageurs anonymes, un m usicien am bulant p articulièrem ent pauvre, a


noté tous les détails de son parcours entre Paris et Chalon-sur-Saóne. En attendant
le m om ent du départ, il avait dù s’in sta lle r longtem ps à Favance dans une auberge
où il é ta it obligatoire de consom m er des boissons d, un p rix très élevé. Jusqu au
m om ent du départ de la diligence, il avait dú com m ander à plusieurs reprises de
nouvelles boissons si bien qu avant mème d’avo ir m is le pied à l ’in té rie u r de la voi-
ture, il avait déjà dépensé la plus grande p artie des ressources de sa pauvre bourse.

Les valets s’étaient évidem m ent précipités p o ur lu i p o rter ses m alles q u il é ta it to u t


à fa it en état de p o rter lui-m èm e; il avait done dú le u r donner des pourboires exor-
bitants. À chaque relais (de Paris à Chalon-sur-Saòne, il y en avait 22!), il avait
encore fa llu donner de nouveaux pourboires aux postilions, m anger à la table
d’hòte avec des menus coúteux prèts à Favance p o ur un p rix fixe. En attendant le
m om ent où le p o stilio n vo u la it bien se décider à rem onter sur son siège, il fa lla it
attendre de longues heures à écouter les valets se p laind re de ne pas recevoir assez
cfargent. Le so ir on s5a rrè ta it souvent dans des auberges la p lu p a rt du temps mi-
sérables où dès qu on avait éteint sa chandelle, des nuées de punaises venaient vous
p iq uer ju sq uau lever du jo u r.

119
C ours

U n certain soir, le cabriolet s,


é ta it engagé en pleine n u it dans une fo rèt obscure et
comme le p o stilio n avait décidé de ménager ses chevaux, il avait fa it descendre les
voyageurs de vo iture. Jusqu au m om ent où le cocher s>était enfin decidé à reprendre
convenablem ent la route, ils avaient dù suivre la diligence à pied. En attendant,ils
avaient dù m archer sur une route givrée à la seule clarté de la lu n e ; à peu de dis­
tance de le u r petite caravane, ils avaient entendu les hurlem ents des loups et les
fracas des to rre n ts; au bout de quelques heures, ils avaient crié gràce; épuisés de
fatigue, ils avaient du ram asser des b rin d ille s dans Fobscurité, avant de p o uvo ir dor-
m ir quelques heures dans une cabane perdue; il le u r fa llu t allu m e r un m échant feu
de bois en pleine n u it p o ur se réchauffer un peu avant de p o u vo ir s^tendre par
terre, ta n t leurs membres étaient glacés.
M algré ta n t de péripéties, ce pauvre m usicien q u i a fin i par a rriv e r en Ita lie au bout
cfun tra je t de plus d, un m ois, est to ujo urs resté gai et p le in d5hum our dans ses
réflexions.

Repéraoe
1. Q uelle est la profession de ce voyageur?
2. Les gens circulaient-ils beaucoup au m om ent des diligences?
3. Dans ce texte au passé,distinguez ce q u i est h ab ituel et ce q u i est occasionnel.
4. Soulignez toutes les expressions q u i m arquent Fan tério rité .

_ ■ Les outiis gram m aticauH


^expression de l ,
a n té rio rité indique quune action a lie u avant une autre action.
E lle s,
exp rim e:

1. p a r rem pioi d'un tem ps en re la tio n généraiem enl auec un a u tre tem ps.
一 Le plus-que-parfait fonctionne généralem ent avec F im p arfa it m ais il peut ètre
em ployé aussi avec le présent ou le passé composé.
E x.: Q uand il avait fin i de déjeuner, il lis a it son jo u rn a l.
Lanniversaire de M a tth ieu a été une réussite car nous avions in vité tous les am is
que nous aim ons particulièrem ent.

—Le passé composé fonctionne généralem ent avec le présent.


Ex. : Je lis le m agazine que nous avons acheté hier.

- Le fu tu r fonctionne en général avec le fu tu r antérieur.


Ex. : I l viend ra quand tu Fauras in vité .

2. p a r les locutions conlonctlues suiuantes suiuies de rin d ic a tif.


a) A vant le m om ent où: Le pianiste 汪tm va illé longuem ent son concerto avant le
m om ent où il l’a donné en concert.
C o im s

b) En attendant le m om ent où: En attendant le m om ent où il rentrera, je term ine


ce tra va il
c) Jusqu’au m om ent où: Tu m 'attendras sur ce banc jusqu au m om ent où je vie n ­
d rai te chercher (ic i l’a n té rio rité est exprim ée par une durée en relatio n avec un
m om ent précis).

3. P a r les locutions suiuantes suiuies du subjonctif.


a) Avant que (+ ne e x p lé tif): Je vais faire un bon gáteau p o ur le dessert avant q u ils
ne viennent.
b) Jusqu’a ce que : Nous m archerons jusqu à ce que vous soyez fatigués.
c) En attendant que: En attendant que les vacances soient fmies, les enfants jouent
tous les jo u rs dans le ja rd in .
d) D u plus lo in que: D u plus lo in que je me souvienne je revois la tendresse du sou­
rire de ma mère.
e) D ’ic i à ce que: D ,
ic i à ce que tu reviennes, j ’a i le temps de te préparer une sur­
prise.

4 . P a r les locutions suiuantes suiuies de rin fin itif.


a) A vant de: Avant de p a rtir, tu éteindras l ’électricité.
b) En attendant de: Je fem p run te ton crayon en attendant de retro uver le m ien.

_ ■ le s outiis lenicauH

1. Queiaues aduerbes ou locutions aduerbiaies de tem ps

a) Des m arqueurs de temps.


1. À un m om ent doniié. 一 2. Auparavant. — 3. Autrefois. — 4. Avant. — 5. Dans
le temps. — 6 . ]adis (tem ps Io in ta in ). 一 7. Lors. — 8 . Naguère (tem ps recent). 一
9. Peu de temps avant. 一 10. Très longtem ps avant, etc.

b) Les expressions q ui sig n ifien t: il y a bien longtem ps.


L Ily a longtem ps que... 一 2. Ily a beau temps que. •. — 3. Ily a belle lu re tte que.. •
(lu re tte : m ot q ui vie n t de rancien fra n ia is heurette = petite heure). — 4. Cela fa it
un b a il! — 5. Depuis toujours.

2. Queiaues expression s qui m arauent preclsem ent le tem ps


1. À peu de temps de ià. 一 2. Dans ma jeunesse. — 3. De m on temps. — 4. II était
une fois. — 5. Ily a (deux) ans. 一 6 . II y a peu de temps. — 7. Ily a quelques années.
— 8 . II y a très longtem ps. — 9. Juste avant. — 10. L'année (le mois, la semaine) der-
nière. 一 11. Longtemps avant. — 12. Peu de temps auparavant. 一 13. Peu de temps
avant. 一 14. Un jo u r. 一 15. U n soir, etc.

_______ 1 2 1
C o u r s / E x c r c ìc c s

3 . Queiaues suhstantifs
a) Q uand le passé devient présent:
Une évocation, la m ém oire,un rappel, un récit, une rém iniscence, un souvenir, un
p ro jet, etc.

b) N otre attitud e vis-à-vis du passé:


Le bon temps, la fu ite du temps, la nostalgie, la m élancolie, le regret, etc.

c) Les périodes de notre passé hum ain:


La petite enfance, le prem ier áge,Fenfance, l ’adolescence,l ’àge adulte,la m a tu rité ,
la vieillesse, le troisièm e áge, le quatrièm e àge, etc.
U n quadragénaire (40 ans), un quinquagénaire (50 ans), un sexagénaire (60 ans),
un septuagénaire (70 ans), un octogénaire (80 ans), un nonagénaire (90 ans), un
centenaire (100 ans).

d) Le passé de rh u m a n ité :
U n àge ( l’àge de p ierre, l ’àge de bronze), une année (en 1515,en Fan 2004),une ère
(Fère secondaire ou quaternaire), une période (à cette période; en une période de
d ix ans), un siècle...

- p p o u p c o m 咖 n ig u e r

^ Répondez aux questions suivantes


1. Q uand q uelq uun s’est coupé à la m ain et q u il saigne très fo rt, que faut-il faire en
attendant les secours d’un médecin? — 2. Q uand un enfant aim e les histoires et
qu’il ne sait pas encore lire , que faut-il faire jusqu’à ce qu’il sache lire couram m ent?
一 3. A vant de prendre le vo lant (Tune vo itu re p o ur la prem ière fois, que faut-il
faire ? — 4. En attendant le m om ent ou Fon est capable cTexercer un m etier, que
faut- il faire?

^ Q uelle attitud e avez-vous envers le passé?

Réponse 12 3
Prenez-vous des photos ?
—Lors de tous les événements de vo tre vie
一Q uelquefois
—Jamais

Regardez-vous des vie u x film s de votre enfance ?


3 TS

一Souvent
一Q uelquefois
zOJSSSdx

tn

—Jamais

LU

[ « _ 1 2 2
E x e r c ìc e s

íetez-vous les lettres que vous avez revues ?


- Toujours
一Rarem ent
—Jamais

Lorsque vous ètes en voyage ou en prom enade, ramassez-vous des fleurs pour les faire
sécher, en souvenir?
- Toujours
一Rarem ent
- Jamais

Évoquez-vous souvent avec des am is des souvenirs de votre vie?


一Souvent
一Rarem ent
- Jamais

Gardez-vous dans votre arm oire des vètem ents que vous n'avez pas m is depuis plus de
deux ans?
一 O ui, je ne je tte rien. Cela peut toujours s e rvir un jo u r.

一N on, j ’ai besoin de place pour mes vètem ents actuels.


- Cela dépend.

Aimez-vous réécouter les chansons qui ont bercé votre enfance ?


- O u i cela me fa it p laisir.
一Non, cela me donne le cafard.
一J’aim e m ieux en entendre de nouvelles.

Si vous cassez un objet sans valeur m archande mais qui vous a été donné comme
m arque d'affection, dites-vous:
一 Je suis catastrophe.

- B of! Cela ne va la it pas grand-chose!


- Je rachèterai le méme

O n vous donne l'adresse d'un am i que vous n, avez pas vu depuis plus de d ix ans:
- Vous lu i téléphonez im m édiatem ent.
- Vous vous d ites: cela ne m ’intéresse pas.
- Vous vous dites: s’il ne s’est pas m anifesté depuis si longtem ps c’est qu’il n,
a pas
d'am itié pour m oi.

J 2 3 U Ì]
E x e r c ic e s

Avez-vous gardé des jouets ou des livre s de vo tre enfence?


一 O ui, presque tous.

一 Aucun.

—Je n a u ra is pas de place chez m o i p o ur les garden

Total

Si vous totalisez entre 8 et 10 points p o ur la réponse 1 vous étes am oureux de vo tre


passé et tro p nostalgique. Vous risquez de s o u ffrir souvent dans la vie.
Si vous totalisez entre 5 et 8 points p o ur la réponse 1, c’est une bonne m oyenne;
vous ne reniez rie n m ais vous ètes réaliste, ancré dans le présent.
Si vous avez m oins de cinq points p o u r la réponse 1,
vous avez peut-ètre le coeur un
peu d u r".

D6bat
Le passé que nous avons vécu est-il dynam isant ou sté rilisan t? Q uelle p art d o it- il
avo ir dans notre vie ? D onnez des exemples.

_ Exepcices é c ríts

jJ i Transform ez les phrases suivantes en rem plaqant le nom par un subjonctif ou


u n in f in itif .

E x.: J’a i besoin de te p arier avant ton départ


J'ai besoin de te p arier avant que tu ne partes.

1. J'ai besoin de me reposer avant le voyage. — 2. J’a i un coup de téléphone à don­


ner avant m on repas de m id i. — 3. Le chauffard avait tro p bu avant son accident.
— 4. L’autom ne est bien beau avant la chute des feuilles. 一 5. Les agriculteurs ont
du souci avant la m oisson. — 6 . O n c ra in t to ujo urs la p lu ie avant les vendanges. —•
7. J’espère une le ttre de to i avant ton retour. — 8 . A vant vo tre choix d é fin itif, je tiens
à ce que vous voyiez tous nos modèles. — 9. Avant le début du to u r de France, les
coureurs sont anxieux. 一 10. Avant le baisser de rideau, les comédiens sont venus
saluer le public.

^ Établissez des rapports d,


antério rité entre les énoncés suivants. Écrivez la
phrase en entier.

E x .: P artir/réserver des places dans l ’avion ( il faut).


Avant de p a rtir, il faut réserver des places dans l ’avion.
Avant que nous ne partions, il faut réserver les places dans 1,
avion.
E x e r c ìc e s

1. Acheter un bon liv re de recettes/faire la cuisine ( il faut). 一 2. R evenir/avoir le


temps de faire une course (tu, je). — 3. Apprendre à te n ir le vo lant/devo ir connaì-
tre le code de la route (tu , tu ). — 4. A ttendre le jo u r de N oél/préparer un sapin avec
des boules m ulticolores ( il faut,en + gérondif). 一 5. Tom ber m alade/ètre déjà sur-
mené ( il,il). 一 6 . P a rtir en voyage/laisser les clés à la concierge (nous, nous). — 7.
Se souvenir/revoir la tapisserie de sa cham bre d, en fan t (il, il). 一 8 . Savoir p arler le
frangais parfaitem ent/devoir apprendre la gram m aire (nous, nous). — 9. Savoir
lire/regarder des livres d’images (Fenfant). — 10. A lle r au ciném a/fm ir de ranger ma
bibliothèque (je, je).

Sachez u tilis e r les expressions de l’antériorité.


À peu de tem ps de Oà); auparavant; a va n t; dans 丨 e te m p s; de mon te m p s; il y a
quelque tem p s; il y a longtem ps; ja d is ; ju ste a va n t; nag uère; lo rs; peu de tem ps
avant. Employez-les dans les phrases suivantes.

1............on passait la veillée au coin de la cheminée car c’était le seul en d ro it où il


faisait chaud dans les maisons. — 2............j , a i bien connu cette personne. — 3.
....... o n n e compostait pas les billets d e c h e m i n d e fer. — 4 ......... les jeunes
fille s sages se faisaient des tresses. — 5. Je me suis fait une e n to rse ;..........je m, é-
tais déjà fa it une entorse à la mème cheville. 一 6 ............au cours d’un voyage, j , ai
rencontré l ’hom m e de ma vie. — 7............ les vacances, j ’ai été hospitalisé. — 8 .
..........notre rencontre, j ’avais fa it la connaissance de P ierre. — 9............. de notre
entretien, je vous ai d it to u t le bien que je pensais de cette personne. — 10............
de p a rtir,je veux régler mes dettes.

Term inez les phrases suivantes en m arquant ran té rio ríté .

1. II a ferm é l ’électricité avant d e ..........— 2. Je t ’attendrai jusquà ce q u e ...........


一 3. E lle a pleuré jusqu’au m om ent o ù ..........— 4. Je veux te lire cet article avant
que t u ..........— 5. D u plus lo in q u e ........... .je me rappelle la naissance de m on
p e tit frère. — 6 ............ le départ du tra in , elle lisa it. — 7. II a eu un accident
..........son examen. — 8. Je regarde la télévision en attendant ........... — 9. En
attendant qu e lle ..........je vais me prom ener. — 10 ..............que nous puissions
p a rtir, elle fera des devoirs de vacances. — 11............ qu’il ne sache la nouvelle, je
veux prévenir m e s parents, 一 12........ je revienne en France, il passera de Feau
sous les ponts.

On vous donne deux actions. Faites une phrase dans faquelle vous m ontrerez
une action a eu lieu avant l ,
qu, autre. Variez le plus possible les tournures.

Exemple:
A ction a : devoir réserver une place A ction b : prendre le tra in (tu )
A vant de prendre le tra in , tu dois réserver une place.
E x e r c ìc e s

a) D evo ir regarder le num éro sur m in ite l b) Téléphoner (vous)


■a) D evo ir s^n tra in e r b) Faire du ski (tu )
,a) D evo ir beaucoup tra v a ille r - b) Passer un concours
(vous)
a) D evo ir préparer b) Faire une conférence (il)
• a) Juger b) D evo ir ré flé ch ir (on)
■a) D evo ir étre súr de ce q u o n d it b) D onner la contradiction
(elle)
■a) D evo ir faire beaucoup d’exercices b) Savoir peindre (on)
■a) D evo ir beaucoup lire b) È tre cultivé (on)

M ettre au passé qui convient, les phrases suivantes en respectant 丨


a concor­
dance des temps.

Exemple: II d it qu il viendra.
I l a d it qu’il vie n d rait.

1. E lle pense q u e lle a raison. — 2. I l c ro it que ses parents sont à la m aison. — 3.


Nous ne croyons pás ce q u il nous d it. — 4. Je souhaite q u il vienne. _ 5. II ne pense
pas que sa soeur soit très m alade. — 6 . II ne sait pas encore que son chien est m o rt.
— 7. Je reconnais que je n, a i jam ais appris le code de la route. — 8 . II est heureux
que sa v illa so it en fin construite. — 9. Je suis navré que vóus n’ayez pu me jo in d re.
— 10 . II est im pensable que nous restions plus d’une n u it dans cet hotel.

Dans fe texte suivant, m ettez le verbe entre parenthèses au tem ps qui convient.

Le perroquet de Félicité

I I (s’appeler) Loulou. Son corps (ètre) ve rt, le bo ut de ses ailes roses, son fro n t bleu
et sa gorge dorée. M ais il (avo ir) la fatigante m anie de m ordre son bàton,(s5arra-
cher) les plum es, (ép a rp iller) ses ordures, (répandre) l ,
eau de sa baignoire.

Félicité (entreprendre) de F in s tru ire ; b ientò t il (rép éter): « C harm ant g a llo n !
S erviteur, m o nsieur! Je vous salue M a rie .» I l (ètre placé) près de la porte, et p lu ­
sieurs (s, étonner) q u il ne (répondre) pas au nom de Jacquot puisque tous les
perroquets (s’appeler) Jacquot. O n le (com parer) à une d in d e,à une búche: autant
de coups de poignard p o u r Félicité. Étrange obstination de Lo ulo u ne p arlan t plus
du m om ent q u o n le (re g ard er)...

Lo ulo u (avo ir re^u) du gar^on boucher une chiquenaude.. • et depuis lo rs il (tácher)


toujours d e le pincer à travers sa chemise. Le gar^on b o u c h e r (menacer) de lui tor-
dre le cou,bien quil ne (ètre) pas cruel.

... U n m a t i n d u terrible hiver d e 1837 o ù Félicité (l’


avoir mis) devant la c h e m i n é e ,
13 NOJSS adx

à cause d u froid elle le (trouver) mort, a u milieu d e sa cage... U n e congestion (Fa-


v o ir tué)*
uu
D ’après Gustave Flaubert, Un Coeur simple.
LU
應 126
E x e r c ìc e s

— po up a lie p p lu s lo in

L,
evocation du passé très lointain. Différentes form ules sont possibles: utili-
sez-les dans des phrases de votre choix afin de les m ém oriser.

1. D u plus lo in que je me souvienne... — 2. Aussi lo in que je rem onte dans ma


m ém oire... — 3. Aussi lo in qu il m ’en souvienne... — 4. II me revie nt à F e sp rit.• •
— 5. En rem ontant très lo in dans m on passé. •• — 6. Aussi lo in que rem ontent mes
souvenirs.•. — 7. Si j 5essaie de retro u ver mes plus anciens s o u v e n irs .e tc .

■p i TeHte
LA PETITE MADELEINE DE PROUST

M arcel P roust: (1871-1922)

Nous nous trouvons ic i en face d5une actuaiisation du souvenir. À p a rtir de la cons­


cience d’une sensation fo urn ie par un objet concret du présent,toute une série de
souvenirs vo nt s?enchaìner jusqu à la reco nstitutio n presque com plète de tranches
du passé. Ce texte est un des plus célèbres de la litté ra tu re fran^aise et a donné nais­
sance au m ythe de « la petite m adeleine »: Proust adulte a roccasion de boire une
tasse de tille u l accompagnée d,un p e tit gàteau appelé « m adeleine ». À p a rtir de ce
goút, son passé ressurgit à son esprit.

E t to u t d’un coup le souvenir m’est apparu. Ce goút c, é ta it celui du p e tit morceau


de m adeleine que le dim anche m atin à Com bray (parce que ce jour-là je ne sortais
pas avant Fheure de la messe), quand j , a la is lu i d ire b o n jo ur dans sa chambre, ma
tante Léonie m’o ffra it après 1’avo ir trem pé dans son in fusio n de thé ou de tille u l. La
vue de la petite m adeleine ne m ’avait rie n rappelé avant que je n 'y eusse goùté;
peut-ètre parce que, en ayant souvent aper(ju depuis, sans en manger, sur les tablet-
tes des pàtissiers, le u r image avait q u itté ces jo u rs de Com bray p o ur se lie r à d, autres
plus récents; peut-ètre parce que de ces souvenirs abandonnés si longtem ps hors de
la m ém oire rie n ne s u rviva it, to u t s’é ta it désagrégé; les form es — et celle aussi du
p e tit coquillage de pátisserie, si grassement sensuel, sous son plissage sévère et dévot
- s'étaient abolies, ou, ensom m eillées, avaient perdu la force d, expansion q u i le u r
eút perm is de rejo ind re la conscience. M ais, quand d, un passé ancien rie n ne sub-
siste, après la m o rt des étres,après la destruction des choses, seules, plus frèles mais
plus vivaces, plus im m atérielles, plus persistantes, plus fidèles, Fodeur et la saveur
restent encore longtem ps, comme des ámes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur
la ru in e de to u t le reste, à p o rte r sans fléchir, sur le u r gouttelette presque im palpa­
sdlAI l n pNOISS Iudx I J

ble, ré d ific e im m ense du souvenir. UJ

E t dès que j ’eus reconnu le goút du m orceau de m adeleine trem pé dans le tille u l que
me donnait m a tante (quoique je ne susse pas encore et dusse rem ettre à bien plus
ta rd de d écouvrir p ourquoi ce souvenir me rend ait si heureux), aussitót la v ie ille L

— u z -L
E x e r c ìc e s

m aison grise sur la rue, où é ta it sa cham bre, v in t comme un décor de théátre s’ap-
p liq u e r au p e tit p avilio n , donnant sur le ja rd in , q u o n avait co nstruit p o u r mes
parents sur ses derrières (ce pan tronqué que seul j ’avais revu jusque-là); et avec la
m aison, la v ille , depuis le m atin jusq uau so ir et p ar tous les temps, la Place ou on
m’envoyait avant déjeuner, les mes ou j ’allais faire des courses, les chem ins qu’on
prenait si le temps é tait beauJEt comme dans ce jeu où les Japonais s’am usent à
trem per dans un bo] de porcelaine rem p li d’eau de petits m orceaux de papier
\ ^ jusque-là ind istincts qui, à peine y sont-ils plongés s’é tire n t, se contournent, se colo-
、、. rent, se cíífférencíent, deviennent des fleurs, des m aisons, cies personnages
r^consistants et reconnaissables, de rneme m aintenant toutes les fleurs de notre ja rd in
Yyr \ Xy/ et celles du pare de M . Swann, et les nymphéas de la Vivonne (1), et les bonnes gens
du village et leurs petits logis et l’église et to u t Com bray (2) ets^s environs, to u t cela
q ui prend form e et solidité, est so rti, v ille et jard ins, de^m-tásse de thé.

(1) R iviè re q u i arrose Com bray.


(2) Illiers- C o m b ray: p etite v ille sur la rive gauche du L o ir, non lo in de C hartres.

À la recherche du temps perdu, D u cóté de chez Swann, l re partie.

Ce texte est d iffic ile m ais il se décompose facilem ent.

R epérage

1. De quoi s, agit-il?
2. Q u i parle?
3. Q uel événem ent et quelle sensation Font amené à évoquer un souvenir?
4. R em arquerla m anière dont s,enchain e Invo catio n des souvenirs.
r
D ossìe r 15 J

LrExpR£SSÌON dE U s ìm u I taneìté !
I
1
I

_ Texte fle sensiùíiisation


ÉTRANGÈRE PARMI LES ÉTRANGERS :
MES PREMIÈRES ANGOISSES

Nous avons tous commencé nos études de fran^ais le mème jo u r. Q uand le profes-
seur a p ris la parole po ur la prem ière fois, je n,
a i rie n com pris. Pour m oi, cela a été
la panique totale. «Q u, est-ce que j ’étais venue faire ici? Je ne com prenais rie n alors
que je croyais avo ir de bonnes bases; je ne m’h ab ituerai jam ais à entendre ta n t de
paroles dont je ne devinais mème pas le sens... Avec une te lle im possibilité de com­
prendre la m oindre chose, com m ent serait-il possible de faire des progrès un jo u r ?»
Com me notre enseignante avait une vo ix douce et q u e lle nous so u ria it beaucoup,
j, a i com pris au bout dJun m om ent qu elle nous souhaitait la bienvenue. J, a i regardé
mes nouveaux compagnons. J’ai vite vu qu, eux non plus ne com prenaient rien ,
m algré la tension d’esprit que je lisais sur leurs visages. Cela m , a rassurée. Nous
avons lu un p e tit texte dont le vocabulaire m ’était pratiquem ent inconnu. Je ne
com prenais méme pas le sujet dont il était question. Pendant que je me disais que
j ’étais incapable de suivre cette classe, j , observais les réactions des autres.
Visib lem ent personne ne com prenait de quoi il s, agissait.

Toutes les fois que j , essayais de me faire expliq uer quelque chose par m on voisin, il
me regardait avec angoisse, et avec un geste im puissant de la m ain et une grimace
significative, il me m o n tra it que rie n ne passait pour lu i non plus. La seule chose
que nous ayons com prise, c’est que le soir, à la m aison, nous devions tra v a ille r cet
a rtic le de jo u rn a l; je l ’ai fa it avec ardeur car je savais q u au mème m om ent les aut­
res avaient le u r d ictio nnaire à la m ain et tra va illa ie n t avec le mème so in ...

Le lendem ain, le professeur a posé des questions sur cet article. U n C hinois a to u t
de suite répondu tandis que les autres se taisaient. Une Italien ne a levé le doigt à
Finstant où j ,
a la is moi-mème poser une autre question parce que je venais enfin de
com prendre le sens d’une phrase q ui m, a va it com plètem ent échappé jusque-là. •. À
cet instant, on a vu que toute la classe com m en^ait à com prendre un to u t p e tit peu
plus que la veille.

A u fu r et à m esure que nous avancions dans la lecture du texte, le professeur don-


n a it des explications supplém entaires q u i révélaient to u t à coup un m ot, une
phrase, un paragraphe. Chaque fois que nous avions pei^u quelque chose de nou­
veau, notre enseignante visiblem ent satisfaite,nous posait des questions sur un
sujet proche du texte q ui devait am ener une réponse précise. C’é tait passionnant de
v o ir progresser to u t le groupe, chacun avec un rythm e différent, plus ou m oins
rapide, m ais to ujo urs contròlé par de nouvelles questions q u i assuraient la certitude
de la com préhension.

129
C ours

Nous avons tra va illé ainsi pendant deux semaines. A u bout de ce temps, la classe
entière avait acquis un certain nom bre de connaissances q u i o nt perm is d’é ta b lir les
prem iers échanges intéressants entre nous et de nous com prendre. À m esure que
nous progressions, nous o ub liio ns que nous étions étrangers par nos diversités d o-
rig in e ; un te rra in d,
entente de plus en plus complexe et d iversifié s e ta it in stallé au
m ilie u de notre groupe. À la fin du p rem ier m ois, nous avions si bien chem iné et
tra va illé , que nous avons pu d in e r un so ir tous ensemble. Q uand q uelq uun lan^ait
une plaisanterie en frangais,to u t le m onde éclatait^de rire ; certains répondaient
tandis que les autres quelquefois se faisaient exp liq uer encore ce q u i le u rjiv a it
écjiappé m ais c’é ta it dròle. Finalem ent nous avons passé une soirée très amusante
et riche d, échanges variés. Q uand nous nous sommes quittés, six m ois plus tard,
nous avons échangé nos adresses car nous savions que nous serions capables de tra-
verser le monde p o ur nous revo ir.

RBDérage
1. Q uelles sont les actions q u i se produisent sim ultaném ent?
2 . À quo i le voyez-vous ?
3. Soulignez toutes les expressions ou les m ots q u i m arquent la sim ultanéité.

le s outiis gram m aticauH


D eux actions sont sim ultanées lorsqu elles se déroulent en mème tem ps, au présent,
au passé ou au fu tu r.

1. on exprime la simultanéité par les conionctions ou les locutions conionctiues


suiuantes suiuies de rin d ic a tif.
a) M om ent précis: à la m inute o ù ; à l ’heure o ù ; à F instan t o ù ; l ’année o ù ; le jo u r o ù ;
au m om ent o ù; lorsque; quand :
A u m om ent o il tu es arrivé , j ’allais so rtir.
Q uand je suis né, m on frère aìné avait tro is ans.

b) D urée m oins déterm inée: alors que; comme (en téte de phrase); pendant que; ta n ­
dis que:
Com m e je partais, le téléphone s’est m is à sonner.
A lo rs que (tandis que) son m a ri lit le jo u rn a l, elle fa it la vaisselle (ic i la sim ultanéité
est renforcée par une idée ^o p p o sitio n ).
c) Les deux actions comm encent ensem ble: depuis que (ne pas confondre avec Fanté-
rio rité ; il faut que les deux actions progressent en mème tem ps); m aintenant que:
M aintenant que (depuis que) j ’étudie le fran^ais tro is heures par jo u r, je fais des
iJ
lAls s 5

progrès.
d) Les deux actions progressent parallèlem ent: à m esure que; au fu r et à m esure que:
A u fu r et à m esure que (à m esure que) nous progressons dans Fétude de la langue
5* fran^aise, nous rencontrons de nouvelles difficultés.
zoi

D.
>< A J Q _____
LU
C o u r s / E x e r c ìc e s

e) Les deux actions ont l ?habitude de se p ro d u ire ensem ble: chaque fois que; toutes
les fois que:
Chaque fois qu’elle d o it passer un examen, elle en est m alade à Favance.

f) Les d e u x actions se prolongent d a n s la m é m e d u r é e : aussi l o n g t e m p s q u e ; tant q u e :


Tant que (aussi longtem ps que) je serai à Paris, je p o u rrai u tilis e r le studio que nVa
prèté m on am i.

2. on exprim e aussi la sim uitanéité p a r les expression s suiuantes + rin fin itil.
À F instan t de; au m om ent de:
Au m om ent de (à l ,instant de) p a rtir, il s,
est aper^u q u il avait perdu ses clés.

_ II (llllils iBHiCaUH

1. Les adiectifs de la sim ultanéité


C oncom itant; contem porain; sim ultané; synchrone...

2. Queiaues expression s
A u mème pas; au mème ryth m e ; au pas (m archer); conjointem ent; de concert; de
conserve; ensem ble; en mème tem ps; en m esure; parallèlem ent...

_ ■ Po u r com muniquep

Répondez aux questions suivantes

1. Est-ce que vous écoutez la rad io en faisant votre to ile tte ? — 2. Est-ce que vous
m ettez la télévision quand vous repassez vos chemises ? — 3. Est-ce que vous pou-
vez continuer à lire pendant qu on vous parle ? — 4. Est-ce que vous lisez pendant
vos voyages ? — 5. Est-ce que vous pouvez vous concentrer sur une conversation
to u t en faisant une tàche m atérielle ?

^ Test- Ètes-vous ponctuel ?

M ettez une cro ix dans la case correspondant à vo tre réponse.

1. Lorsque vous avez rendez-vous chez un médecin, arrivez-vous:


a) C inq m inutes à Favance pour ne pas le faire attendre ?
sdw

b) À Fheure pile?
UJ
i

c) D ix m inutes en retard en vous disant que Fattente du patient est toujours tro p
^

longue ?
NOISS3ydx3 J

;l
I
E x e r c ìc e s

2 . Q uand vous partez en voyage, faites-vous vos bagages:


□□□

a) À la dernière m inute ?
b) H u it jo urs à Favance ?
c) La ve ille ?
□□□

3. Lorsque vous recevez une lettre, répondez-vous :


a) Six m ois plus tard ?
b) Par re to u r du c o u rrie r ?
□□□

c) À force de retarder, vous oubliez de répondre ?

4. Allez-vous chez le d entiste:


a) Dès que vous avez m al aux dents?
b) Q uand vous souffrez tellem ent depuis longtem ps que vous n en pouvez plus?
c) Systém atiquem ent toutes les années afin de p o uvo ir dépister le m oindre m al?

5. Avez-vous déjà m anqué un tra in ?


a) Jamais.
□ □ □

b) Une fois.
c) Cela m’est a rrivé à plusieurs reprises.

6 . Si vous ètes in sc rit à une bibliothèque, rendez-vous vos livres :


□ □ □

a) Au jo u r d it?
b) Toujours avec du retard ?
c) Attendez-vous pour vous décider d’avo ir re^u un avis?

7. Arrivez-vous en retard aux corns de frangais (ou à votre tra va il) ?


a) Jamais
□ □ □

b) Q uelquefois exceptionnellem ent, mais cela m, ennuie.


c) Systém atiquem ent: je n5arrive pas à ètre à Fheure.

8 . Q uand vous avez des invités, to u t est-il prèt avant le u r arrivée?


□□□

a) Toujours
b) Q uelquefois
c) Jamais
□□

9. Vous couchez-vous to ujours à la mème heure ?


a) O ui, c’est très im p o rtan t pour m oi.

b) (^a dépend; si je fais quelque chose q u i m’intéresse,je ne fais pas atten tio n à
Fheure.
c) Cela varie tous les jours.

10. Q uand un hom m e (ou une fem m e) vous donne rendez-vous dans un café, cher-
chez-vous

a) À a rriv e r scrupuleusem ent à Fheure ?


b) À ne pas a rriv e r tro p en retard?


iAls

Jt
c) À a rrive r en avance pour ne pas faire attendre ?

1—
ZOJSS ydx

UJ

UJ

LU
152
E x e r c ìc e s

Si vous avez 8 ou 10 points à la question a, vous étes une personne très ponctuelle.
Vous considérez que « Fexactitude est la politesse des ro is » et vous respectez le
temps de ceux q u i vous entourent.
Si vous avez entre 5 et 8 points à la question a, vous avez encore des progrès à faire.

Si vous avez m oins de cinq points, il d o it ètre très d iffic ile de vivre avec vous; vo tre
vie est tro p désorganisée et vous découragerez bien vite tous vos amis*

_ n m m r n rrn tT i

e lle s ont 丨
j j j On vous donne deux actions; m ontrez qu, ,
habitude de se produire
ensemble.
Ex. : Les F ra n p is doivent voter/les m urs des ville s et des villages se couvrent d’affi-
ches électorales.
A u m om ent où les Fran^ais doivent voter, les m urs des ville s et des villages se cou­
vre n t d’affiches.

1. Mes parents sont en voyage/ils achètent un p e tit cadeau a chacun de leurs enfants.
2. Le président de la République se déplace/il est entouré de «g o rilles».
3. Les prem iers froids a rriv e n t/il attrape un rhum e q u i dure un m ois.
4. Les artistes viennent saluer/le public applaudit.
5. Le nouveau directeur annonce une réform e dans 1 adm inistration/c est une levee
de boucliers.
6 . Le printem ps arrive/les arbres o nt des bourgeons.
7. Une pièce est jouée po ur la prem ière fois/les critiques dans la presse affluent.
8 . II y a une grève à la R ATP/la vie des Parisiens devient im possible.
9 . II y a un nouveau tra v a il à fa ire /il prétexte sa m auvaise santé p o ur s esquiver.
10 . I l y a un m atch à la té lé visio n /il regarde.

On vous donne deux actions; m ontrez quTelles com m encent ensem ble.

Ex. : Je suis en France/je pense en fran^ais.


Depuis que je suis en France, je pense en fran^ais.

1. I l est à P aris/il va v o ir des film s fran<;ais.


2 . Ses enfants sont en vacances/elle tra va ille à p le in temps.
3 . I I est au chom age/il fa it de la dépression.
4. Je lis m ieux le frangais/j’essaie de connaitre les grands auteurs de la litté ra tu re
fran^aise.
s d w 3 i n pzo 553y x3 J

昼J On vous donne deux actio ns; m ontrez qu,


eMes progressent parallèlem ent.
l

E x.: Uém ission se déroulait/le standard c ro u la it sous les appels téléphoniques.


Au fu r et à mesure que l ’ém ission se d ero ulait, le standard c ro u la it sous les appels CL

téléphoniques. ' l
E x e r c ìc e s

】•La piece de théátre avan^ait/la fatigue des comédiens se lis a it sur leurs visages.
2. Son père p arlait/elle sentait l, en vie de claquer la porte envahir son esprit.
3. II regardait ag ir Sophie/il com prenait q u e lle rTétait pas faite pour lu i.
4. Le peintre vie illit/s o n oeuvre est m eilleure.

On vous donne deux ac tio n s; m ontrez qu,


e lle s se prolongent dans la mème
durée.

E x.: II nap as de s itu a tio n /il v it chez ses parents (m ettre au passé).
Tant qu’il n'avait pas de situatio n, il v iv a it chez ses parents.

1. Tu n, as pas com pris m on com portem ent/tu continues à m , en v o u lo ir (m ettre au


fu tu r).
2 . E lle récoute/elle est passionnée (m ettre au passé).
3. Nous n avons pas repéré notre route sur le p la n /il est in u tile de continuer (m et­
tre au fu tu r).
4. II est atten tif/je tra va ille avec lu i (m ettre au passé).

— Pour a lle r plus loin

R e ta rd e r et auancer

^ R etarder

Tous les mots q ui suivent sig n ifien t retarder, gagner du tem ps: aterm o yer; dem an­
der un sursis; d iffé re r; donner un d é lai; donner une réponse d ila to ire ; gagner du
t e m p s ; retarder; renvoyer, repousser, sollicker u n report.

Rem placez les p o in tillé s par le m ot convenable.

1. À force <T.......... et de repousser de délai en délai, il a fin i par payer ses im póts
six m ois après la date lim ite . Ils o nt ainsi été m ajorés. — 2. Avant de prendre une
décision, il cherche toujours à .......... par de faux-fuyants ou des prétextes q u i ne
sont pas valables. 一 3. II a d ú ..........son départ en vacances à cause d’une opéra-
tio n chirurgicale to u t à fa it im prévisible. — 4. Pour avo ir la possibilité de fin ir ses
études, il a demandé u n ..........p our faire son service m ilita ire . — 5. Le procès a
été .......... à un an. — 6 . II était dans une te lle in certitud e q u il n’a pu donner
qu’une réponse.......... — 7. Com m e il avait acheté sa m aison en faisant un gros
em prunt et que, to u t de suite, il a du avancer de Fargent pour les travaux, il a fa llu
q u il demande u n ..........pour le versem ent de la prem ière m ensualité. 一 8 . II est
onze heures alors que ma m ontre m arque 10 heures 45; elle .......... d, un quart
d’heure. — 9. J’ai eu tro is coups de téléphone d,..........ce q u i m , a ........... dans
m on tra v a il.—
— 10. E lle cherche to ujo urs à ..........la date de son m ariage: c’est un
m auvais signe. 一 11. Je ft’avais pas d’argent p o ur payer mes im póts à la date
requise. J5a i d ù ..........
E x e r c ìc e s

望 Avancer
A lle r au-devant de; a n tic ip e r; avancer; a vo ir de ravance s u r; dépasser; devancer;
distancer; ètre en avance; précéder; p révenir.

1. II a eu tellem ent peur de m anquer son tra in q u il est a rrivé à la gare avec une
dem i-heure d,..........一 2. Le peloton de tète a ........... les autres coureurs cyclis-
tes de 500 mètres. — 3. Si une le ttre ..........20 grammes, on d o it m ettre un tim b re
supplém entaire. — 4. C est justem ent ce que fa lla is d ire ; tu m, a s ..........— 5. Ces
yaourts doivent ètre consommés avant le 3 ja n v ie r; nous sommes le 10. La date
lim ite est d o n e ..........de plusieurs jo urs. — 6 . Dans deux ans, f au rai fin i mes étu-
des et je m ’in sta lle ra i comme médecin à P aris; je ne sais pas encore com m ent, cela
me fa it du souci. Écoute, n ..........pas; un jo u r à la fo is ; tu as le temps d, y songer.
一 7. Ne te presse pas; je pars avant to i pour re te n ir un ta x i: je te ..........— 8 . Si je
viens vous vo ir, je vo u s ..........quelques jo u rs à 1,........... 一 9. M a m o n tre ...........
d’un q uart d’heure; il nest que 11 heures alors q u e lle m arque déjà 11 heures 15.—
10. En me donnant une p areille augm entation, le directeur e s t.......... de toutes
mes espérances.

Les expressions qui m arquent la sim ultanéité

A u mème ry th m e ; au pas; conjointem ent; de concert; de conserve; en cadence;


ensem ble; en mème tem ps; en m esure; p arallè lem en t; sim ultaném ent.
Rem placez les p o intillés par rexpression qui convient.

1. A u cours de cette sym phonie, les m usiciens étaient très attentifs à la battue du
chef d, orchestre afin de rester to ujo urs parfaitem ent e n ..........— 2. Avant la céré-
m onie m ilita ire , les soldats s’en trainen t longuem ent afin de m archer absolum ent
..........le jo u r où ils d é filero nt sur les Champs-Élysées. — 3. Ces deux enfants sont
nés le mème jo u r; ils ont to ujo urs été voisins si bien qu ils ont fa it toutes leurs étu-
d es..........— 4. II fa it des études de c o m p ta b ilité ........... à des études de d ro it.—
5. Les parents q u i élèvent des enfants ensemble doivent souvent se concerter afin
d, a g ir..........— 6 . A sept heures les horloges ont sonné...........— 7. C ’est une col-
lègue que j'aim e beaucoup; nous avons tra v a illé ..........pendant vin g t ans. — 8 .
Nous avons fa it .......... une prom enade dans la fo rét de C h a n tilly. — 9.
Uenseignant est satisfait car sa classe progresse à peu p rè s ..........— 10, I I fa it to u ­
jo u rs deux choses; .......... et cela l , épuise. — 11. La m usique aide à m archer en
Sdw

UJ
i
np
N O
JSS
Jadx ;

Il

UJ
!

155— 雇
r
D o s s ie r 14

^ ex pr ess io n de U p o s t é r Ìo r Ìté

_ Ti Ktj fle sensiDiiisation


L E X X 广 SIÈCLE

O n a déjà fa it beaucoup de prévisions sur l ,


a ve n ir de notre c ivilisa tio n et beaucoup
de prédictions sur les cent années de ce x x icsiècle que nous avons déjà entamé.

Beaucoup le vo ient comme un siècle d iffic ile dans lequel le chòmage et la m isère
seront les prem iers acteurs du dram e de la pauvreté dont nous ne voyons que tro p
les prémices. O n im agine qu une fois la précarité éradiquée, si toutefois cela n est
pas une utopie, une fois la fam ine com battue dans le monde, les hommes p o urro n t
aspirer à un certain mode de vie décente.

D ’autres l ’im aginent comme un siècle où il y aura une population tellem ent im por-
tante sur la planète que les m oindres gestes de la vie élém entaire deviendront
sources de difficultés m ajeures. E t p o u rtan t dès qu un certain chiffre de la popula­
tio n sera atteint, la vie, à brève échéance, risquera de devenir très d iffic ile si les
hommes ne s’ingénient pas à la rendre hum aine en u tilis a n t tous les moyens dont
ils p o u rro n t disposer. D ’autres,au co ntraire,l ’envisagent comme un siècle lum i-
neux o il la science et la technologie atteind ro nt un te l degré de perfection que notre
vie en sera com plètem ent transform ée. Dans un avenir lo in ta in , on ne peut encore
p ré vo ir les conséquences de toutes les découvertes, m ais on sait que désormais le
monde a changé et que rie n ne sera plus comme avant.

Le bon sens veut que Fon ne pousse pas les prévisions à un degré extrém e. Le
xxi° siècle sera, certes, un siècle d iffic ile comme tous les autres siècles, car la vie n a
jam ais été sim ple po ur les hommes, que ce soit au M oyen Age, au temps de la
R evolution ou sous la v cRépublique. I l y aura to ujo urs la souffrance, la m aladie, la
m o rt, la pauvreté, les catastrophes naturelles en plus de toutes les misères q u i sont
amenées par la haine des hommes les uns pour les autres, que ce so it pour des ra i­
sons politiques, religieuses,ethniques, raciales ou autres. II sera un siècle où, comme
à toutes les époques, se còtoieront le p ire et le m eilleur, où certains feront le u r tàche
de chaque jo u r avec conscience et honnèteté pendant que d’autres exp lo itero nt la
m isère hum aine pour augm enter le u r fo rtune ou pour tro u ver des moyens de plus
en plus sophistiqués pour tu e r leurs semblables.

M ais ce dont nous sommes súrs dans un avenir proche, c’est que le x x f siècle sera
ol celui que les hommes de dem ain b à tiro n t avec le u r intelligence certes, m ais aussi
IA IS

avec le u r coeur, le u r bon sens et le u r désir de préparer le bonheur des générations


c zj

futures. O n ne récolte que ce que l ’on a semé et aussi ce que les autres ont semé pour
o

vous. Si le m onde continue à vivre dans la haine, le désir de d é tru ire et de tuer, dans
ss Mdx

UJ

UJ
M b
C ours

Fappat sans scrupules du p ro fit, dans rinsouciance de la destruction de 1 environ-


nem ent,le x x iesiècle se transform era rapidem ent en enfer pour ceux q ui vie nd ro nt
après nous.

A lo rs, ayons à coeur de construire pour eux, un m onde dans lequel les m ots «bon-
heur», « am our »,« sim p licité », « générosité », « partage », «responsabilité», « désir
de paix » ou to u t sim plem ent « construction d’un m onde vivable pour tous » auront
encore un sens.

inuentaire
1. Com m ent la p o stério rité est-elle m arquée ic i gram m aticalem ent ?
2. Quels sont les mots q ui p o rtent en eux une idée de p o stériorité ?

_ P

1. La dos 丨
é rio rité peut s 'e xp rim e r p a r les tem ps
Le p résent: Dès qu’il passe son bac,il p a rt en vacances.
Le passé: Uae fois que j'a i bien fin i m on tra va il, je n y pense plus.
Le fu tu r et le fu tu r a n té rie u r: Quand il aura achevé son tableau, il Faccrochera dans
une exposition pour le vendre.

2. Après + rin f in itif passé: Après avoir u tilisé le m atériel, vous ètes p rié de le ranger
convenablem ent...

3. L a postériorité peut également ^ e x p r i m e r par les conjonctions o u locutions


conjonctives suivies de F in d ic a tif: à peine; après que*; aussitòt que; dès que;
lorsque; quand; sitò t que; une fois que.

^N ota: 1’u tilisa tio n de après que + in d ic a tif est souvent une source de faute car de
nom breux fran^ais, par analogie avec avant que qui est su ivi obligatoirem ent du
subjonctif, ont une tendance à u tilis e r également le subjonctif.

_ g [ j^ s o u tiiy e x ic a u x
À brève échéance; à longue échéance; à P avenir; après + un no m ; b ie n tó t; dans un
avenir Io in ta in ; dans un avenir proche; dans un in stan t; dans un laps de temps
déterm iné; dans un m ois (un jo u r, une semaine, etc.) au plus ta rd ; dans un
m om ent; désorm ais; dorénavant; incessam m ent; le plus tard possible; plus ta rd ;
prochainem ent; prom ptem ent; rap idem ent; ta rd ivem en t; to t ou ta rd ; ultérieure-
sd w w l n p M o jss

m ent.

Après-dem ain; dans (deux) ans; dem ain; le lendem ain; les lendem ains; la semaine
(le m ois, l’année) prochaine; la semaine (le m ois, l’armée) suivante; le surlende-
m a in ; Favenir, le fu tu r; un p ro jet c fave n ir; des perspectives cTavenir; la postérité.. • ul
H dx

uu
;!

m jL
C o u r s / E x e r c ìc e s

Lorsqu un p ro jet ne peut pas se réaliser to u t de suite m ais q uo n compte le remet-


tre à un peu plus tard , on d it: C est partie remise ou Ce nest que partie remise.

D eux expressions du langage fa m ilie r p o u r m o ntrer que quelque chose ne se pro-


d u ira jam ais dans l ’avenir:
- rep o rter quelque chose à la saint G lin- G lin (saint q u i n,
e xis te pas dans le calen-
d rie r);
- rep o rter quelque chose aux Calendes grecques (les Calendes étaient chez les
Romams le prem ier jo u r de chaque m ois et le jo u r d’échéance des dettes. Les
Calendes nexistaien t pas dans le calendrier grec.).

V i^ o u r ^ o n p u n ia u e r

JÉ Répondez aux questions suivantes

1. Que ferez-vous après cette année scolaire ?


2 . O ù comptez-vous vous in sta lle r après vos études ?
3. Qu^vez-vous décidé p o ur vos vacances de Fannée prochaine ?
4. Faites-vous facilem ent des pro jets ?
X ^ uelles sont les perspectives d a ve n ir p o ur un étudiant de FLE vo ulant tra v a ille r
en France ?

Test. Ètes-vous organise en vue de I'a ve n ir?

1. Faites-vous des projets à long term e?


一Toujours
- Rarem ent
- Jamais

2 . Si un p ro jet auquel vous tenez (examen, concours, voyage) ne se réalise pas, ètes-
vous:
~ Très contrarié
- M oyennem ent contrarié
一Vous d ites: « ta n t p is !»

Organisez-vous vo tre semaine q ui v ie n t:


- M inutieusem ent. Tout est noté.
- Avec quelques repères notés
- R ien ne st noté

4. Vous arrive-t-il d’essayer d’im aginer vo tre vie dans d ix ans?


—Souvent
3 TS

—De temps en temps


一Jamais.
13N
os s iJdx 一

UJ

yJ
M

1J8
E x e r c ìc e s

5. Q uand commence une année nouvelle, vous dites-vous:


- Je note déjà sur m on agenda neuf les dates q ui seront im portantes pour m oi.
一O n verra bien ce q u i arrivera.
- Ces 365 jo urs en blanc me font peur

6 . Lorsque vous partez en voyage:


- Préparez-vous m inutieusem ent tous vos itin é raire s à Favance ?
-Vous dites-vous: «on verra bien sur place. Je m ^inspirerai des circonstances»?
- Achetez-vous la carte du pays et les documents en dernière m inute ?

7. Lorsque vous organisez une réunio n d’am is,les prévenez-vous:


- Trois semaines à Favance pour ètre surs qu ils soient libres ?
- En dernière m inute en vous d isan t: « ta n t pis s,
i l ye n a q ui ne sont pas libres »?
一 Quelques jo urs avant po ur avo ir le temps de vous organiser ?

8 . Préparez-vous la ve ille vos habits du lendem ain (chaussures cirées, chemises


repassées etc.):
- Toujours
一Rarem ent
- Jamais

9. Pensez-vous à vos cadeaux de N o e l:


—Très longtem ps à Favance
- Quelques semaines avant
- V raim ent à la dernière m inute.

10. Lorsque vous allez acheter des liv re s :


一Arrivez-vous avec une liste de livre s à la m ain ?
- Avec aucune idée spéciale en tète ?
- En vous d isan t: j ’achèterai súrem ent un liv re m ais je ve rra i sur place celui dont
j,a u ra i envie ?

Si vous avez entre 8 et 10 points aux réponses 1,vous ètes quelqu5un de très (de
tro p ) organisé: le m oindre événement q ui change vos projets devient pour vous une
affaire d’état.
Si vous avez entre 5 et 8 points à la réponse 1, vous ètes bien organisé mais vous avez
encore la possibilité d’avoir un peu de fantaisie.
Si vous avez m oins de 5 points à la question 1,vous ètes très m al organisé et toutes
vos actions de dernière m inute ne réussiront pas forcém ent.

_ EKepcices é crits
Sd
- - - - - - - - - - - - - - -…
w i n p N o jss M dx T I

UJ
/ Établissez des rapports de postériorité en u tilisa n t le fu tu r et le fu tu r an té rie u r;
vous pourrez ètre amené à m odifier certains verbes.

Exemple: A vo ir une course à faire/tro uver ses clés.


LU
J,a u ra i une course à faire m ais je ne p o u rra i s o rtir que lorsque j ’aurai trouvé mes
clés/J, ira i faire mes courses lorsque j ’aurai trouvé mes clés. LU
0
E x e r c ìc e s

1. M e coucher/fm ir m on tra va il. — 2. In v ite r des am is/avoir term iné m on p ro jet


d’architecture. — 3. T éléphoner/fìxer la date. 一 4. Les travaux ètre vraim en t ter-
m inés/les o uvriers enlever le u r m atériel. — 5. P o uvoir p artir/les enfants te rm in er
leurs examens.


l Établissez, en u tilisa n t le plus possible de form ules variées,des rapports de
postérioríté entre les actions suivantes; il vous est possible d, a jo u te r un élém ent
si cela est nécessaire pour rendre la phrase logique.

Exemple: faire ses courses/trouver ses clés.


Une fois que j ’au rai trouvé mes clés, j ’im i faire mes courses.
Après avo ir trouvé mes clés.. •; dès que j ’au rai trouvé mes clés...; sitó t que j ’aurai
trouvé mes clés..., etc.

1. Faire la vaisselle/balayer la cuisine. _ 2. Faire Fexercice/apprendre la le^on. 一 3.


F in ir le dessert/servir le café. — 4. M ettre son clignotant à gauche/se m ettre pro-
gressivem ent au m ilie u de la ro u te /to u rn e r. — 5. Prendre sa
douche/s’h a b ille r/so rtir.
vj <1
j Rem placez ^exp ressio n《une fois q ue» p ar «ap rès + rin fin itif passé».

A tte n tio n : la transform atio n n’est possible que si le sujet des deux verbes est le
mème.
Exemple: Une fois que vous aurez lu ce liv re , vous pourrez me le préter.
Après avo ir lu ce liv re , vous pourrez me le prèter.

1. Une fois que vous aurez fa it in sta lle r une porte blindée, vous serez à l ’a b ri des
cam brioleurs . 一 2. Une fois q u ils o nt aidé leurs enfants à faire des études et à avo ir
une situatio n , les parents se sentent bien libérés. — 3. Une fois que vous aurez vu
I 5Auvergne, vous aurez envie de d écouvrir le Lim ousin. — 4. Une fois que tu auras
commencé ce liv re , tu ne pourras plus le lácher.

Term inez les phrases suivantes en u tilisa n t une expression convenabie. Vous
devez vous aider de rin ve n ta ire donné dans les o u tiis lexicaux…

Exem ple: Les travau x du tu n n el vo n t se te rm in e r. ••


Les travau x du tu n n el vo nt se te rm in e r à brève échéance.

1. Asseyez-vous un m om ent; m onsieur D upo nt va re n tre r..........— 2. Je voudrais


que ces travaux de p einture soient fa its ..........— 3. Nous pourrons p a rtir...........
-a
notre vo itu re sera réparée. — 4. Nous serons amenés à prendre cette décision
A ls t

..........elle ne nous satisfait pas m ais elle est inéluctable. — 5. Je m ?attends à rece­
Z O JS S S d x

v o ir .......... un c o u rrie r de la sécurité sociale. — 6 . J’envisage de reto u rn e r dans


m on pays d an s.......... — 7. O ui, m a grand-mère ira un jo u r dans une m aison de
UJ re tra ite ,m ais d a n s .......... — 8 . La conférence a été re m is e ........... — 9. J,
a i du
T

D ossier 15

ààROVÌSME^T à v TEMPS ET Ia àvREE

_ TeHte fle sensiDiiisaiion


M o n j a r d in

Le printem ps est enfin arrivé. Cela fa it une semaine qu’il fa it beau, cela fa it aussi une
semaine que je travaille sans cesse dans m on jardin. II ma, d'abord fallu deux jours
pour ram asser et b rù le r les feuilles m ortes et les broussailles de Fan passé; depuis
rh iv e r dernier, elles envahissaient le potager et em pèchaient la croissance de la végé-
ta tio n nouvelle. JJai m is une journée presque entière p o ur reto u rne r la terre, bècher,
aplanir, ratisser et il m Ja fa llu to u t le reste du temps p o u r semer, planter, et m ettre
des bulbes dans la terre. M aintenant il ne me reste plus q u à attendre la p lu ie ; il fau-
d ra it une bonne averse, pendant plusieurs heures d’affilée et ensuite quelques
longues journées de so leil p o ur que to u t puisse germ er, s o rtir, pousser.

M on vo isin m’a d it: « Dans com bien d’années allez-vous vous décider à p lanter des
arbres fru itie rs ? Plantez done des cerisiers: une variété précoce et une variété ta r­
dive. Vous aurez ainsi des fru its pendant plusieurs semaines sans discontinues
Depuis que je vous le d is !» E t j ’a i fin i par me décider! L’année prochaine je plante-
ra i un pom m ier, Fannée suivante un ab rico tier et ainsi de suite chaque année,

Jusquà présent, rie n ne pouvait me faire lever la tète de mes liv re s ; il me sem blait
q u ils étaient les seuls au m onde à p o uvo ir susciter en m oi un in té rè t inégalable; et
vo ilà que depuis que je sais que quelques graines vive n t et grandissent dans m on
ja rd in , je deviens a u tre ; depuis la semaine dernière, je ne cesse d u lle r v o ir si une
petite pousse verte ne va pas s o rtir du sein de la te rre ; j ’exam ine les bourgeons du
m atin jusqu au s o ir; to u t à l ’heure j ’évaluais les chances de p luie en observant la
course des nuages dans le c ie l; je me suis aper^u que m on regard sur la nature avait
changé car m aintenant je sais que gràce à m on tra va il, la vie va renaitre et devenir
exubérante en ce ja rd in q u i depuis si longtem ps d o rm ait sous la neige et les brum es
de rh ive r.

inuentaire

1. Q uels sont les centres d,


in té ré t de la personne q u i parle ?
2. Par quels m ots ou expressions, le déroulem ent du temps est-il exprim é i

_UJ Les outiis gram m aticaux


1. Le déroulem ent du temps peut se m arquer par des m ots que Yon appelle des mar-
queurs tem porels. Ils sont très nom breux. Nous en avons déjà étudié beaucoup.
seulem ent quelques-uns: à ce m om ent-là; ainsi de
C o u r s / E x e r c ìc c s

suite; à la suite; à partir de; après; au cours de; au moment de; aujourd5hui;
avant; cTaffilée (ex.: vo ir trois film s d’affilée = l ,
un après Fautre); désorm ais;
demain; depuis; de suite; durant; ce jour-là; cette (semaine); en ce moment;
enfin; ensuite; en suivant; jusqu’à présent; jusquJau moment où; hier; l’année
(dernière/prochaine/suivante/d'après); lors de; m aintenant; naguère; par la suite ;
sur le champ (= tout de suite, immédiatement); tout de suite, etc

2. La durée peut s'exprimer par les locutions suivantes: cela fait (trois jours) que… ;
dans tro is jo u rs; depuis (trois jo u rs ); depuis que (T in d ic a tif); en (trois jo u rs ); il y
a (trois jours) que; pendant (trois jo u rs ); p o ur (trois jo u rs); voilà (trois jours)
que...

_ ■ Les outiis iewicauK


1. Le commencement: le commencement; le début; l5entrée en matière; rorigine...
Am orcer; attaquer; débuter; démarrer; ébaucher; entamer; entreprendre; esquis-
ser; fonder...

2. La fin: raboutissement; l,
achèvement; la chute; la cloture; la conclusion; le
dénouement; la fermeture; la fin; la finale; [issue; le term e".
Accom plir; achever; baisser le rid eau ; cesser; clore; épuiser (le sujet); ferm er;f in ir ;
m ettre fin ; prendre fin ; tire r à sa fin ; se te rm in e r; term iner...

3. Les adjectifs qui situent les personnes ou les événements dans le temps: démoclé;
dépassé; désuet; intem porel; tardif; p assé; précoce; retardé; obsolète; vieilli.

_ ■ poup communique !1

_ Répondez aux questions suivantes

1. Depuis combien de temps étudiez-vous le franfais? — 2. Cela fait combien de


temps que vous n’étes pas allé au cínéma ? — 3. Voilà combien de temps que vous
n’avez pas revu votre fam ille? — 4. Com bien de semaine vous a-t-il fallu pour pou­
vo ir commencer à vous exprim er en fran^ais? 一 5. Combien de temps avez-vous
mis pour venir jusqu'ici? — 6. Q uelle est la durée cTun mandat présidentiel en
France? — 7. Combien d'années a duré la deuxième guerre m ondiale?

7 WiOn vous donne une situation, vous réagissez


1. Cela fait vin g t m inutes que vous attendez devant une cabine téléphonique. Vous
sdw l

finissez par e n tro u vrir la porte vitrée et vous dites: ............................


UJ
2. Vous ètes sur le quai de la gare prèt à partir. Vous apprenez que votre tra in aura
n pN

une heure de retard à cause d’une grève-surprise. Vous étes énervé et vous dites:
os s ydx ;!

UJ

UJ
E x e r c ìc e s

3. Vous avez passé le délai pour vous in sc rire à un voyage. Vous demandez q uo n
vous inscrive quand mème m algré votre retard. Vous dites:................................
4. Vous attendez le chèque de vo tre salaire tous les jo u rs depuis quinze jours. Vous
prenez vo tre téléphone et vous d ites: ............................
5. Vos invités a rrive n t une dem i-heure tro p to t alors que rie n n est prèt. Vous d ites:

6. À la fin d,
un examen,à l'heure dite on vous re tire vo tre copie qui est presque
achevée, m ais il vous reste encore quelques lignes à écrire. Vous demandez encore
un peu de temps et vous d ites: ....................... .
7. Vous navez pas Fargent p o ur payer vos im póts à la date requise. Vous écrivez au
percepteur pour lu i dem ander un délai de gráce et vous d ites: ............................
8. Vous ètes depuis une heure dans le salon d, attente d’un médecin. Vous ètes
excédé. Vous vous levez et vous partez. Vous dites à la secrétaire: ....................... .

_ EK6PC丨
ces écpits

IWémorísatíon des substantifs qui signiffenf «ie comrnencernenin:un com­


mencement ; un début; un debutant; des débuts; une entrée en matière; une
inauguration, une ouverture, un prologue, un vernissage.
Remplacez les pointillés par le mot qui convient.
1. D u ..........à la fin , sa le ttre é tait un tissu de fautes d’orthographe. — 2. E lle a fa it
ses..........à la Comédie-Franqaise en 1990. — 3. Ce n, est pas u n ........... .m ais il a
encore beaucoup à apprendre avant d'etre en pleine possession de son m étier. — 4.
II vo u la it dem ander à Blandine de l ’épouser, m ais il ne savait pas com m ent s’y pren­
dre ;1’ ..........a été laborieuse, m ais elle a to u t de suite com pris et elle est venue à
son secours. — 5. C ’est to ujo urs le m in istre de la C u ltu re q ui procède à I5..........
des grandes expositions. 一 6. Dès le ..........de la conversation, j ’ai com pris à q ui
j ’avais affaire. — 7. Lors de la cérém onie d ,..........des Jeux olym piques, tous les
athlètes d éfilent dans le stade. — 8. Dans le théátre antique, la p artie de la pièce qui
précédait l ’entrée du choeur s, appelait le .......... Cela se s itu a it en général to u t à fa it
au commencement de la pièce.— — 9. J’a i été in vité à un cocktail pour le ..........de
Fexposition des dessins de Fragonard. 一 10. En général,dans un opéra, Y ..........
se joue à rid eaux fermés.

^ Mémorisation des verbes qui signifient « commencer»: amorcer; attaquer;


commencer; débuter; déclencher; démarrer; ébaucher; engager; entamer;
entonner; entreprendre; esquisser; étrenner; ouvrir.

UJ 1. Q uand il a ..........à p arler,to u t le m onde s’est tu. — 2. II a essayé d ,........... une


discussion sur la p o litiq u e actuelle, m ais comme je craignais que cela prenne des
tu p ro po rtio ns démesurées, je n ai pas répondu à ses interrogations. — 3. Ce n’est pas
.1
IT encore un tableau.; il a ..........tim idem ent au crayon la place des form es et essayé
UJ
de les éq uilib rer, m ais to u t reste à faire. — 4. A u m om ent où I5on a apporté le gàteau
l 2
id -1 4 4
E x e r c ìc e s

avec les bougies, Em m anuel a ..........« Joyeux A nniversaire » et to ut le monde s)est


m is à chanter avec lu i. — 5. [1 est de bon ton, lorsqu’on sert un fromage rond,
comme le cam em bert,d e l5..........avant de le présenter a u x invités. — 6 . LI a voulu
. .............une action en faveur de J aide hum anitaire, m ais il s’est heurté trè s vite à
de notnbreuses difficultés. 一 7. Après avo ir été présenté, le conférencier a ..........
d’emblée le coeur de son sujet. — 8 . Les pays belligérants ont essayé cT..........des
négociations de paix. 一 9. Le jo u r o il fa i p ris pour la prem ière fois nia nouvelle vo i­
ture, elle n a pas v o u lu .....•… ;il a fa llu que je rappelle m on vendeur pour la faire
s o rtir du garage. — 10. Un bon professeur d o it s a v o ir..........la m o tivatio n de ses
étudiants. Une fois q u'ils sont m otivés, ils tra va ille n t toujours avec p laisir. 一 1 l. Ce
nest pas m oi q ui ai commencé à d ire des choses désagréables; c’est lu i qui a ..........
les ho stilités en me tra ita xit d’incapabl己一 12. J’ai acheté un beau costume beige;
je ]>.......... h ie r soir. — 13. Le président de la République a .......... le nouveau
musée. 一 14. II vie n t to u t juste d’ .......... des études aux Beaux-Arts.

^ Les substantifs qui s ig n ifie n t« la fin »


Rem placez les p o intillés par un des noms suivants: rab o utissem ent; l , achève-
m en t; la c h u te ; la c lo tu re ; la conclusion; le denouem ent; la fe rm e tu re ; la fin ; le
fin a le ; I’issue; la ru in e ; le term e.

I . L,..........des travaux est repousse siTie die\ — 2 . Dans une m aladie comme celle -
là, il ríy a plus rie n à fa ire ; 卩..........est fatale, — 3. M aintenant il faut clore la
discussion et tro uver le m ot de la ..........— 4. Tous ces déboires o nt assez d u ré : il
est temps de m ettre u n ..........à cette affaire. — 5, Le d ernier jo u r des Jeux olym-
piques, p o ur la céréraonie de .......... il y a un feu d 'artific e gigantesque. — 6 .
N orm alem ent, le spectateux ne d o it pas supposer à 1’avance le ..........de la tragé-
die. — 7. Après plusieurs licenciem ents massifs et la récession qui a lla it en
augm entant, la ..........de Fusine était devenue inévitable. — 8 . C ’est un tra va il sans
..........q ui dure depuis des années et dont je ne vois pas V ........... 一 9. Ils écou-
taient inlassablem ent le .......... de la passion selon Saint-Jean de Jean-Sébastien
Bach q ui est une des plus belles musiques de tous les temps. — 10. L a ..........de
notre conversation, c, est que nous pouvons faire quelque chose pour aider notre
am i. — 11. N otre société va à s a ..........si nous continuous à vivre en nantis égoís-
tes. 一 12. L a ..........d e 「Em pire rom ain était prévisible. — 13. Ce beau résultat,
c’est F ..........de tes efforts et de to n tra va il.

Quelques verbes qui s ig n ifie n t« fin ir»


Rem placez les poìntillés par un des verbes suivants: accom plir; achever; baisser
le rid e a u ; cesser; c lo re; ép uiser; ètre ré so lu ; ferm er; fig n o le r; fin ir; fin ir p ar;
lever; m ettre fin ; prendre fin ; tire r à sa fin ; se te rm in e r; term iner.

1. Mes fonctions prendro nt le l cr ja n vie r 20 06 ..........— 2. M aintenant ma m ission


est ..........; je considère que ma tàche est bien ........... — 3. Pour .......... la

1. Sans date fìxée.


E x e r c ìc e s

discussion, il a prétexté qu’il avait un tra in à prendre. — 4. Le président a ..........la


séance dès q u il a vu le to u r que prenaient les in te rve n tio n s .—
— 5. À la fin du
spectacle, avant que Yon n e ..........le rideau, les comédiens o nt salué longuem ent
le public q u i les a rappelés plus de d ix fois. 一 6 . M aintenant il faut .......... le
chapitre des petites plaintes de chacun et essayer de v o ir ce que Fon p o u rra it faire
p our am éliorer les conditions de vie dans le q u a rtie r d’une m anière générale.— — 7.
Le m andat actuel des députés..........à sa fin puisque les nouvelles élections auront
lie u dans une semaine. — 8 . E lle d isait toujours à son am i: « .......... de te plaindre
de ta santé et de tes soucis d'argent. Tu n’es pas le seul à en avo ir et si to u t le monde
faisait comme to i, la vie serait in vivab le.» — 9. Q uand nous nous sommes quittés
après plusieurs heures de discussions passionnées, nous étions lo in d, a v o ir..........
le sujet. 一 10. M aintenant que tu as re^u la réponse de la Sécurité sociale, une p artie
de tes problèm es financiers s o n t..........— 11. J’ai pratiquem ent fin i m on tra v a il,
m ais je voudrais encore un peu de temps p o ur p o uvo ir le .......... — 12. «N e me
coupez pas sans a rrè t: laissez-moi to u t de m èm e.......... m on discours.» 一 13.
《M aintenant toutes les démarches sont finies. I l ne reste plus q u à ..........légaliser
les signatures.» — 14. À force de discussions et de tergiversations, il a ..........par
en aller. 一 15. Le congrès s,.......... par un banquet très
com prendre q u il fa lla it s,
joyeux.

還 Quelques adverbes de tem ps

Em ployez les adverbes suivants dans des phrases de vo tre cho ix: définitivem ent;
im m édiatem ent; in d é fin im en t; instantaném ent; in term inab lem en t; momentané-
m e n t; p o n c tue llem en t; p rim itiv e m e n t; p ro chainem ent; progressivem ent;
provisoirem ent; u lté rie u re m e n t...

還 La succession dans le tem ps

E m p l o y e z ces expressions d a n s les phrases suivantes: ainsi d e suite; à la suite; d 5af-


filé e; de su ite ; en fin ; ensuite; en suivant; par suite (cette expression im p liq ue aussi
une idée de conséquence); par la suite; sans suite; sur-le-champ; to u t de suite...

1. J’ai é c rit quatre pages..........puis j ’a i fa it la sieste. 一 2. Son fils présentait des


signes de grippe; elle a ..........fa it appeler le médecin. 一 3. E lle est capable d’ava-
le r une douzaine d’h u itre s ..........— 4. II é ta it incapable, dans son ém oi, de d ire
deux m o ts .......... — 5. Enfant, il ne b rilla it pas en classe, m ais plus ta rd ,........... il
a fa it des étincelles (fam .). — 6 . Pour apprendre ce discours par coeur, vous le lisez
une fois, deux fois, tro is fois e t..........jusquJà ce que vous soyez capable de le réci-
ter. 一 7. Les crues du fleuve étaient redoutables ju sq uà la construction de barrages;
UJ
..........la vallée n,a plus jam ais été inondée.— — 8 . II est capable d’une atten tio n sou-
IA1S 13zo ss

tenue, de persévérance mème pendant plusieurs h eu res..........— 9. Je vous p rie ra i


de me répondre im m édiatem ent ...........par re to u r du courrier. — 10. Je vous
l audx

autorise à s o rtir cinq m inutes pendant l ’épreuve d’exam en,mais revenez..........—


11 ........... d,un incid ent technique, le tra fic est interrom pu.
LU

_ 1 4 6 _______
E x e r c ìc e s / C ours

^ exicale de quelques adjectifs du tém ps


Étude 丨

Complétez les phrases en choisissant parm i les adjectifs suivants: démodé; désuet;
intem porel; obsolète; passé; précoce; retardé; ta rd if; tem poraire; v ie illi, vie u x...
Exemple: J5ai visité une exposition merveilleuse qui ne va durer que trois semaines.
A h ! je vais me dépècher d,
y aller car c,
est une exposition tem poraire.

1. « Benoit a marché à 10 mois. C , est exceptionnel.» « C)est un enfant particulière-


m e n t..........» — 2 . « J,
a i raté m on rendez-vous car j ’ai été coincé pendant une
heure dans les embouteillages place d’lta lie .» «Excusez-moi; j , a i é té .......... » — 3.
«11 y a quinze jours, c, é ta it ton anniversaire; je ne te l ,
a i pas encore souhaité. Je le
fais m aintenant.» « (Test gentil de ta part, mais ce sont des voeux b ie n ..........» —
4. «C ’est un quartier qui a to u t le charme des vieux quartiers de Paris, avec des
vieilles boutiques, des repasseuses,des bistrots comme autrefois etc.» « C ’est v ra i
que tu aimes bien to ut ce qui a un a i r ..........» 一 5. «O n peut aim er ou ne pas
aim er Farchitecture de Beaubourg mais cela a to ut de mème été un événement dans
Fhistoire de la construction de Paris, tu ne peux pas le contester!» « C ’est exact,
mais il faut quand mème reconnaitre que cela a très m a l..........; les couleurs sont
.......... et c’est devenu un m o n u m e n t........... » — 6. « Je raccourcis ma jupe, car
m aintenant on les porte bien largem ent au-dessus du genou.» «T u as raison, car en
les portant trop longues cela fait .......... et .......... » — 7. « Je viens de relire
XAntigone de Sophocle et j ’ai été surpris de v o ir combien elle était encore
m oderne.» « Ce sont des oeuvres..........q u i seront valables encore pour toutes les
générations sous tous les cieux.»

_ rum m er plus lom

Queiaues outiis leKicaux de la langue oarlée

1. nos reactions deuant le temps


- Quand c’est tro p long:
M aintenant 9a commence à bien faire.
Finissons-en, c’est trop m aintenant.
C ?est in term inab le!

(^a
O n fait
n,est(deux heures, trois jours, etc.) q u j'eatten d s.

O n ne vo it pas encore le bout du tu n n e l!


Je n,
en vois plus la fin.
sdws

Deux m inutes de plus et je fais un malheur.


O n n a pas fin i d'attendre!
Molssaudxy

O n se fiche de m oi (de nous).


O n se pave ma tète.

____L47_i]
C o u r s / E x e r c ìc e s

O n ne va to u t de mème pas y passer la n u it!


C’est vraim en t se m oquer du monde.

一Q uand vous prenez tro p de temps et qu’on vous a rré te :


Une m inute, s,
i l vous p la it, j ’ai f in i!
J,
en a i po ur une m inute.
Laissez-moi cinq m inutes.
Laissez-moi fin ir ce que je dis.
Ne me coupez pas la p aro le; cela n avancera pas les choses.
J’ai encore quelque chose à d ire (ou à faire).
Donnez-m oi quand mème un p e tit d é la i!
Vous perm ettez que je finisse ?
Je m ’arréterais quand je voudrais; c’est m on problèm e et pas le votre.
Vous pouvez bien patienter cinq m inutes. U n peu de patience Q uand mème.

- Q uand c’est tro p c o u rt:


Je n,
y a rrive ra i jam ais.
Je n a i pas assez de tem ps: cest tro p co urt comme délai.
Laissez-moi encore un peu de temps. Vous voyez bien que je n ai pas fin i.
Je ne serai pas prèt.
J’a i beau me dépécher, je n y a rrive ra i pas.
II faut que je demande quelques jo u rs de plus p o ur fin ir.
Com m ent veux-tu que je sois prèt? Cela n’est pas possible.
Tu te fiches de m o i; tu vois bien que ce ne st pas possible.
Je ne p o u rra i pas te n ir les délais.
II me faut encore du temps.
Rien nest prèt. J,
a i encore to u t à faire.
Je m,
en fich e: 9a sera prèt quand 9a sera p rèt et on verra bien.
À Fim possible n u l nest tenu.
Je n ^ i pas eu le temps de m y m ettre (d ,
y songer).

- Q uand on veut se donner encore un peu de temps


II n y a to u t de rneme pas d’urgence.
O n peut prendre son temps.
O n a to u t son temps.
O n a encore du temps devant soi.
R ien ne nous presse.
II n y a pas le feu au la c !
O n n a pas le couteau sous la gorge.
Exercice: Prenez cinq de ces phrases et inventez une petite histoire afin de les
insérer dans un contexte concret.

JA 9 L —
E x e r c ìc e s

_ TrauauM pratiques

Écrivez une biographie

V o id quelques repères chronologiques de la vie de M o liè re,un des auteurs, comé-


dien et chef de troupe, les plus connus de la litté ra tu re fran^aise. À p a rtir de ces
dates vous allez écrire vous-mème la biographie de M olière. II n’est pas nécessaire
d’u tilis e r toutes les dates et tous les événements, mais vo tre lecteur d o it com pren­
dre In v o lu tio n de la vie de M o lière dans le temps.

1622: 15 ja n v ie r: Naissance à Paris de Jean-Baptiste Poquelin.

1632: M o rt de M a rie Cressé, sa mère.

1633: Son père se rem arie.

1635: Jean-Baptiste entre au collège de C lerm ont, tenu par les jésuites, rue Saint-
Jacques. Dans cette mème année: fondation de l ’Académ ie Fran^aise.

1637: Jean-Baptiste devient valet de cham bre, tapissier du ro i à la suite de son père.

1643: Jean-Baptiste renonce à cette charge et commence à faire du théàtre dans la


troupe de la fam ille B éjart, nouvellem ent fondée sous le nom de « U lllu s tre
Théátre». II prend alors le nom de M olière.

1645: La Troupe fa it des dettes. M o lière en ta n t que chef de troupe est em prisonné.

1646 à 1658: La Troupe joue en province avec beaucoup de d ifficultés fmancières.

1658: La Troupe revie n t à Paris. Les prem ières oeuvres de M o liè re : VÉtourdi et le
D épit Amoureux connaissent un succès aussi grand que les tragédies de C o rneille
jouées jusqu alors.

1659: Im m ense succès des Précieuses Ridicules.

1660: Le R oi accorde à M o liè re la salle de théátre du Palais-Royal rue Saint-Honoré.

1661: M o lière joue Les Fácheux à Vaux-le-Vicomte.

1664: M o lière joue à Versailles Les Plaisirs de Vile Enchantée. Tartuffe est in te rd it.

1666 à 1672: La carrière de M o lière est à son apogée. Ses plus grandes pièces: Le
Misanthrope, Le Médecin malgré lu i,Le Bourgeois Gentilhommey etc. sont jouées à la
cour avec en accompagnées la p lu p a rt du temps de la m usique de Lully.

1672: Le R oi p rivilé g ie L u lly q ui jusq uà présent avait tra va illé avec M olière. Le ro i
le nom m e directeur de l ’Académ ie Royale de M usique (le fu tu r O péra de Paris) et
I I

in te rd it de faire chanter des vers en m usique sans sa perm ission. M o lière proteste,
se fáche avec L u lly et encourt la disgràce du Roi.
np

1673: Prem ière du Malade Im aginaire au Palais Royal.

17 fé vrie r 1673: M o liè re est très m alade le jo u r de la quatrièm e représentation du


Malade Imaginaire. Ses am is lu i conseillent d?annuler la représentation de la soirée.

L49
C ours

II persiste à vo u lo ir jouer. A u d ern ier acte, il s’effondre dans le fa u te u il du Malade.


O n d o it le transp o rter chez lu i, rue de R ichelieu où il m eurt quelques heures plus
tard.
Sa femme d o it in te rve n ir spécialem ent auprès du R o i pour q u il so it inhum é en
« te rre chrétienne»: les comédiens étant considérés comme des personnages de
mauvaises moeurs, in q uiétaient car ils changeaient de personnalités,si bien qu ils
étaient excommuniés par FÉglise. M o liè re est enterré de n u it à Féglise Saint-
Eustache.
Dans rin ve n ta ire de son appartem ent de la rue de R ichelieu on retrouve une grande
p artie de ses costumes de théátre, et la description des autres, ainsi que de nom b­
reux objets ayant figuré sur la scène de ses différentes pièces.

1680: Fondation par Louis X IV de la Comédie-Fran^aise q ui prend le nom de


M aison de M o lière qu elle a toujours, et q u i depuis plus de 300 ans m et à l ’affiche
plusieurs oeuvres de M o liè re à chaque saison.

C’est à Paris que n a it en 1622, Jean-Baptiste Poquelin. Sa mère étant m orte lo rsq u 'il
avait d ix a n s,... (à vous de continuer !)