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INTRODUCTION

Dans le cadre de la formation en (enset), chaque


étudiant à élaborer un projet de fin d’étude (PFE).
Ce projet vise essentiellement l’intégration des
savoirs et des savoirs faire que l’étudiant doit bien
maitriser afin de concevoir et ainsi bien la maîtrise de
savoir être nécessaires à la communication des
résultats obtenu.

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Présentation de l’étude

Audit

L’audit (on prononce le t final) est une expertise professionnelle


effectuée par un agent compétent et impartial aboutissant à un
jugement par rapport à une norme sur les états financiers, le
contrôle interne, l'organisation, la procédure, ou une opération
quelconque d'une entité.
Il s’agit donc d'opérations d'évaluations, d'investigations, de
vérifications ou de contrôles, regroupées sous le terme d’audit en
raison d'exigences réglementaires ou normatives. En effet, ces
exigences stipulent que ces opérations correspondent à des
procédures écrites avec des responsables identifiés, ce qui explique
l'apparition de ce terme en français.
L’audit est perçu comme un outil d'amélioration continue, car il
permet de faire le point sur l'existant afin d'en dégager les points
faibles ou non conformes (suivant les référentiels d'audit). Ce
constat, nécessairement formalisé sous forme de rapport écrit,
permet de mener les actions nécessaires pour corriger les écarts et
dysfonctionnements relevés.
Les auditeurs se réfèrent notamment à la norme ISO19011, qui traite
de la technique de l'audit et des compétences requises de l'auditeur.
Les auditeurs externes légaux s'appuient pour leurs contrôles sur
des référentielscomptables, nationaux ou transnationaux, et sur des
principes de contrôle interne.

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L’audit interne

L'audit interne est une activité indépendante et objective qui


permet de donner à une organisation une assurance sur le degré de
maîtrise de ses opérations, lui apporte ses conseils pour les
améliorer, et contribue à créer de la valeur ajoutée.
Il aide cette organisation à atteindre ses objectifs en évaluant, par
une approche systématique et méthodique, ses processus de
management des risques, de contrôle, et de gouvernance
d'entreprise, et en faisant des propositions pour renforcer leur
efficacité.

L’audit externe

Les audits externes comprennent ce que l’on appelle généralement les


« audits de seconde ou de tierce partie ».
Les audits de seconde partie sont réalisés pour des parties, telles que
les actionnaires ou des clients, ayant un intérêt direct dans
l’organisme, ou par d’autres personnes en leur nom.
Les audits de tierce partie sont nécessairement réalisés par des
organismes externes indépendants. De tels organismes, généralement
accrédités (voir norme NF ISO/CE 17021), fournissent
l’enregistrement ou la certification de conformité à des exigences
comme celles de l’ISO 9001 ou 14001 ou NF ISO/CEI 27001 relative
aux systèmes de management de la sécurité de l'information.
Lorsque les systèmes de gestion de la qualité et environnemental sont
audités simultanément, on parle d’audit commun.

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Lorsque le système de management de la Qualité, de l'Environnement
et de la SST (Santé et sécurité au travail) est intégré, on parle d’audit
intégré QSE.
Le domaine le plus connu, le plus répandu et le plus ancien sur une base
transnationale est l'audit légal externe comptable et financier, à
savoir, l'examen de la validité, conformité et sincérité des divers états
financiers et rapports publics de gestion émis par une entreprise. Il
s'agit de l'audit légal, ou commissariat aux comptes en France,
spécifiquement réglementé pour les sociétés cotées en bourse. Il
existe d'autres types d'audit spécialisés dans les contextes où il
existe des normes et une réglementation forte (sécurité de l'homme
au travail, environnement, hygiène et sécurité alimentaire, etc.)
L'audit des systèmes d'information (audit informatique) est aussi une
activité essentielle dans la maîtrise des opérations de l'entreprise.

L’audit environnemental

Il fait appel à l'évaluation environnementale. Le Conseil de l'Europe le


définit en 1994 comme « outil de gestion incorporant l'évaluation
systématique, documentée, périodique et objective de l'efficacité
des systèmes et des processus organisationnels et gestionnaires
conçus pour assurer la protection de l'environnement, en vue de
faciliter le contrôle de la gestion des pratiques susceptibles d'avoir
un impact sur l'environnement, le but étant de favoriser une
amélioration continue de la performance environnementale des
activités industrielles et la collecte de renseignements pertinents ;
un mécanisme d'audit environnemental est donc institué ». Cette
définition figure dans l'article 1 Définitions de la « loi-modèle sur la
protection de l'environnement ».
L'audit environnemental a connu sa consécration au sein de l'Union
Européenne avec le premier règlement traitant de l'EMAS du 29 juin

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1993 avec un rôle explicite attribué à l'auditeur environnemental,
qu'il soit externe ou interne. Ce règlement remanié en 2001
(Règlement 761/2001 du 19 mars) et 2009 (Règlement 1221/2009 du
25 novembre) conforte les bases de l'action de l'audit
environnemental et de ses méthodes sur une base transnationale.

Caractéristiques de L’audit

Un audit indépendant de qualité doit être conçu pour s’approcher des


objectifs suivants :

 déterminer la conformité des éléments du système de gestion de


la qualité aux exigences spécifiées et préétablies,
 déterminer l’aptitude du système de gestion de la qualité mis en
œuvre à atteindre l’objective qualité spécifiée,
 donner la possibilité aux audités d’améliorer leur système et son
efficacité, sous forme de recommandations.
Il faut veiller à ce que l'audit ne devienne pas :

 une pratique susceptible de dépendance, sous quelque forme que


ce soit,
 une mesure d'écart, assimilable au contrôle de gestion,
 une course permanente vers le "toujours plus" ou le "toujours
mieux",
 une occasion de considérer les relations interservices de façon
subjective,
 une formation continue à la démarche qualité et son système de
management,
 une implication concrète de l’ensemble des services de l’entreprise
dans la vie du système de gestion de la qualité,
 un super contrôle faisant double emploi,
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 une surveillance déguisée,
 une occasion de régler ses comptes,
 une expertise technique ou un diagnostic du cœur de métier,
 une occasion de refaire des contrôles.
 une supervision permanente se substituant à la hiérarchie.

La production
La fonction technique ou « production » est une fonction vitale et
occupe une place primordiale au sein des entreprises. Son importance
est évidente : sans le produit, les autres fonctions n'ont pas de
justification ; et la défaillance, la performance insuffisante de la
production peuvent en très peu de temps anéantir les efforts des
autres fonctions. En effet, cette fonction a pour principale mission
d'assurer la mise à disposition du marché, en temps voulu, des
produits que l'entreprise a décidé de développer, vendre,
commercialiser dans le cadre des spécifications acceptées et pour un
coût qui permette de dégager une marge suffisante pour couvrir
l'ensemble des autres coûts de l'entreprise.

Pour réaliser sa mission, la fonction production a besoin de se doter


de moyens humains, matériels et financiers nécessaires à son
fonctionnement. De plus, elle se caractérise par une organisation
particulière luire permettant d'agencer les moyens mis à sa
disposition et de structurer ses relations avec les autres unités de
l'entreprise.
L'auditeur doit être en mesure d'émettre une opinion sur l'efficacité
du fonctionnement de la fonction « production ». Pour ce faire, et
comme tout travail d'auditeur, son travail se structure en trois
phases à savoir la phase de préparation pour assimiler les

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particularités de cette fonction, la phase de réalisation et la phase
de conclusion.

La relation entre la production et l’audit

L’audit de production est un examen systématique et


indépendant de toutes les étapes d’un processus de fabrication
destiné à déterminer si les dispositions préétablies en matière de
qualité sont respectées, si leur mise en œuvre est efficace et si elles
sont pertinentes par rapport aux objectifs de qualité.

La préparation de l’audit : l’auditeur réunit l’ensemble des éléments


relatifs au produit et au processus afin de prendre connaissance du
sujet d’audit et constituer son référentiel.

La réunion préalable : permet à l’auditeur de faire connaissance avec


les audités, de planifier les opérations sur le terrain et de compléter
le référentiel afin de disposer, lors de l’examen de terrain, des
éléments de référence lui permettant d’apprécier les écarts entre ce
qui est prévu et ce qui est réalisé

Le support d’audit : il est établi par l’auditeur.

L’examen de terrain : l’auditeur relève les écarts entre dispositions


préétablies et la réalité. Il procède par observation et par entretien
avec les audités. Il peut constater une insuffisance de formalisation
des activités, un manque d’efficacité de la mise en œuvre des
dispositions préétablies, ou alors, une inadéquation des dispositions
préétablies par rapport aux objectifs.

La cotation des critères a pour objectif de quantifier les risques


qualité que l’on prend si le processus continue d’être utilisé en l’état.

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Cotation 0 = niveau de qualité satisfaisant

Cotation 1 = niveau de qualité acceptable

Cotation 2 = niveau de qualité insuffisant

Cotation 3 = niveau de qualité insatisfaisant

Lors de la réunion de clôture, l’auditeur présente un premier bilan à


chaud ainsi que les remarques sur le processus audité. D’éventuelles
ambigüités sur les écarts sont alors levées.

Le rapport d’audit synthétise les commentaires de l’auditeur portant


sur l’audit. Les audités établissent le plan d’actions correctif.

L’audit de suivi est déclenché si nécessaire pour s’assurer de


l’efficacité des actions correctives mises en place.

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