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Qu’est-ce que la règle de Varsovie de la CISAC?

Martin Gladu

C omme son nom l’indique, la règle de Varsovie de la CISAC a été adoptée au

Congrès de la CISAC tenu en 1934 à Varsovie. Elle concerne le transfert du produit total
de répartition dans les cas où, faute de documentation substantielle, certains des
ayants droit sur l’œuvre ne peuvent être identifiés par la société répartissante au
moment de ladite répartition. En voici le texte :

Le Dr. Ulrich Uchtenhagen a expliqué son fondement et son utilité en ces mots :

La "règle de Varsovie" se fonde sur la considération que la société du compositeur, celle


de l'auteur du texte ou celle de l'arrangeur de l'oeuvre inconnue est censée être la mieux
informée parce que ses sociétaires et mandants déclarent leurs oeuvres. Cela signifie
également que la société destinataire de paiements selon la "règle de Varsovie" est
tenue de procéder à la répartition intégrale et correcte des sommes reçues, en se basant
sur sa documentation. La "règle de Varsovie" perdrait sa raison d'être si les sociétés
destinataires se comportaient comme des "gouffres."

Outre son importance dans les efforts d'identification des oeuvres, la "règle de
Varsovie" contribue massivement à des économies en documentation et en répartition.
Appliquée fidèlement, cette règle protège toutes les sociétés contre une inondation
mutuelle en matière de documentation qui aurait des conséquences désastreuses sur les
frais de gestion. Qu'on ne se trompe pas sur l'importance "capitale" de la "règle de
Varsovie"; selon les estimations, les sommes réparties en fonction de cette règle simple
et éprouvée se montent à des centaines de millions de dollars par an.

La règle de Varsovie est née d’une mauvaise pratique qu’avaient adoptées certaines
sociétés qui consistait à rayer des listes des oeuvres utilisées celles qui étaient
« inconnues pour le moment. » Ces sociétés se sentaient justifiées dans cette attitude
par le fait que 1) chaque oeuvre ainsi rayée contribuait à augmenter les paiements aux
auteurs, compositeurs et éditeurs des oeuvres connues, et 2) la société répartissante
faisait des économies de temps et d’argent (frais des recherches).

Cette règle garantit, certes, une répartition plus équitable des perceptions.