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NOTES DU TEXTE LATIN

1. Ep 3, 14-19.
2. Ac 9, 15.
3. Le i, 18.
4. I Co 12, 11 = Haec autem omnia operatur unus atque idem Spiritus, dividens singulis -prout
vult ; et 12,9 = Alteri (datur) fides in eodem Spiritu.
5. 2 Co 5,5.
6. Rm 12,3. La Vulgate ajoute après seà9 safere.
7. Cf Jn 7,69 : Domine, verba vitae aeternae habes ; 20, 31 : Haec autem scripta sunt, ut credatis
quia Jésus est Filius Dei, et ut credentes vitam habeatis in nomine ejus.
8. Ez 1, 15-16 et 10,10.
9. Jn 16, 13.
10. Gn 1,3 ss.
11. Gn 2,2.
12. Gn 7,21 ss.
13. Ps 138,6.
14. Gn 28,12 : Viditque (Jacob) in somnis scalam stan-tem super terram et cacumen illius
tangens caelum.
15. Ps 132,2.
16. Jn 1,3 — Col 2,3 : In quo sunt omnes thesauri sapentiae et scientiae absconditi.
17. I F 1,21.
18. Cf. Le 2,7.
19. Jn 16, 13.
20. Mt 24,35.
21. Mt 5,18 ss.
22. Cf. Jb 18,11 : Profunda quoque fluviorum scruta-tus est et
abscondita in lucem produxit.
23. Ps 34,2 et Ps 5,13.
24. Ct 4,2 : Dentés tui sicut greges tonsarum... omnes gemellis
fetibus, et sterilis non est inter eas. Cf. Ct 6,5.
25. Ex 12,16 s. Sur le sacerdoce, Ex 40, 13 et Nb 25,13. Sur la
possession de la terre, Gn 17,8. Sur la circoncision, Gn 17, 13.
26. Cf. Mt 23, 12 : Qui autem se exaltaverit etc.
27. I Tm 1, 17.
NOTES DU TEXTE
FRANÇAIS

i. Bibliographie :
L. Amoros, El pensamiento de San Buenaventura, dans Obras de
San Buenaventura, Madrid 1945, 1, 101-150.
J.G. Bougerol, Introduction à Vétude de Saint Bonaven-ture
Paris 1961.
M.D. Chenu, La théologie comme science au XIII e siècle, Paris
1957.
W. Dettloff, Christus tenens médium in omnibus. Sinn und
Funktion der Théologie bei Bonaventura, dans W., 1957, 28-42, 120-
140.
F. Imle — J. Kaup, Die Théologie des hl. Bonaventura, Werl
1951.
C. Spicq, Esquisse d'une histoire de l'exégèse au moyen" âge,
Paris 1944.
G. H. Tavard, La théologie d'après le Breviloque de saint
Bonaventure, dans l'Année théologique, 10 (1949), 201-214.
G.H. Tavard, Transciency and Permanence — The nature of
theology according to St. Bonaventure, St. Bonav. N. Y. 1954.
P.M. Bordoy Torrents, Têcnicas divergentes en la rédaction del
Breviloquio de S. Buenaventura, dans Ciencia Ternis-
ta
> 59 094°)> 442-451-
J. Pedersen, L'intellectus fidei et la notion de théologie
chez saint Bonaventure, dans Studia theologica, Lund 1952.
Sur Ep 3, 14-iç
Le texte de saint Paul est cité par saint Bonaventure dans ses
différentes oeuvres, selon des leçons divergentes dont voici la liste :
ie divergences entre la leçon présentée dans le Brevilo-quium et
la Vulgate.
Breviloquium ex quo omnis paternitas in
caelo et in terra... ut det vobis
secundum divi-tias gloriae
suae virtutem, corroborari per
spiritum ejus in interiori
homine...
Vulgate
ex quo omnis paternitas in
coelis et in terra-ut det vobis
secundum divi-tias gloriae suae
virtute corroborari per spiritum
ejus in interiorem hominem...
i38 NOTES (texte français)
2C lieux parallèles dans l'œuvre de saint Bonaventure avec
indication des leçons.
in caelo Brevil., prol., n. i (V, 201)
Com. Le, c. II, v. 2 (VII, 273 b)
Solil., prol., n. 1 (VIII, 28)
in caelis Comm. Le, c. 22, v. 41 (VII,
556 b)
virtutem, corroborari Brevil., prol., n. i (V, 201)
Com., Le, c. 17, v. 5 (VII, 43°)
virtute corroborari
in interiori bomine Solil., prol., n. 1 (VIII, 28)
Brevil., prol., n. 1 (V, 201) Solil.,
prol., n. 1 (VIII, 28) Comm., Le, c.
17, v. 5 (VII, 430)
Supereminentem scientiae
claritatetn Christi De donis, coll. 4, n. < 24 (V,
479)
De ces divergences de lecture, on ne peut rien conclure de définitif.
Tout au plus confirment-elles l'usage, à l'Université, d'une Bible «
de affaratu -parisiensi ». Cf. J.G. Bou-gerol, Introduction à l'étude
de saint Bonaventure, 135. 3e Exégèse des quatre dimensions de
l'Ecriture. Itin., c. 4, n. 8 (V, 308) :
longitudo aeternitatis
latitudo liberalitatis
sublimitas majestatis
profundum sapientiae judicantis. Coll.
]n., c. 1, n. 8 (VI, 537) :
longitudo, scilicet aeternitatis
latitudo, scil. immensitatis
sublimitas, scil. majestatis
profundum, scil., sapientiae et veritatis.
Hexaem., coll. 23, n. 8 (V, 446).
longitudo aeternitatis
latitudo caritatis
sublimitas potentiae
profundum sapientiae Comm. Le, c. 6,
v. 19, n. 49 (VII, 147) :
longitudo aeternitatis
latitudo bonitatis
sublimitas potestatis
profundum sapientiae sive veritatis
NOTES (texte français) 6
Comm. Le, c. 6, v. 38, n. 89 (VII, 159) :
longitudo gaudii interioris
latitudo gaudii exterioris
sublimitas gaudii superioris
profundum gaudii inferioris 22.
Petit. 4 (IX, 445)
longitudo divinae persistentiae
latitudo divinae benevolentiae
sublimitas divinae potentiae
profundum divinae sapientiae

2. Nous avons traduit, dans tout le Breviloquium, les mots


origo, -progressif et status, lorsque saint Bonaventure les emploie
dans le même sens, par les mêmes mots français : origine,
développement, aboutissement. Nous référant au synonyme
éclairant donné par l'auteur, sive fructus, nous avons conservé à
status son sens dynamique. Dans le retour à Dieu, c'est
l'achèvement dans la perfection de la gloire. Cf. // Sent, d. 4, dub. 3
(II, 143).

3. Ecriture sainte : théologie. Nous avons expliqué dans


l'Introduction au prologue, comment il fallait entendre ces mots.
Saint Bonaventure demeure, dans le Breviloquium, fidèle au sens
traditionnel. L'exégèse qu'il entreprend de Ep 3, 14-19 nous éclaire
sur le sens des mots, bien qu'au cours du prologue, le mot théologie
ne recouvre pas toujours la même signification. Cf. ci-dessus, 76-79.

4. Influence. Saint Bonaventure emploie volontiers ce mot pour


signifier le terme d'une action divine. De ce genre sont les actions
qui ont un être permanent et un même mode d'actualité de leur
principe tout au long (de leur production, tant dans le principe que
dans ce qu'il produit. L'exemple typique, souvent repris, est celui de
la lumière. Le soleil produit la lumière qui illumine l'air et demeure
toujours aussi actuelle tant que le soleil éclaire. Quand le soleil
disparaît, l'air 'n'est plus lumineux. La lumière est influence du
soleil. De même et dans un sens aussi absolu, la grâce est une
influence spirituelle de Dieu, soleil spirituel. Nous retrouvons là une
conséquence de l'idée à'egressus et de 'regressus. Cf. comme texte
typique, / Seriilj d. 9, p. 1, a. un., q. 4, concl. (1, 186 b). Sur le sens du
mot influence, cf. J.M. Bissen, Uexempla-risme divin selon saint
Bonaventure, Paris, 1929, 194-199-
NOTES (texte français) 7
5. Dans Hexaem., coll. 8 - 1 2 (V, 368-387), saint Bonaventure
développe les prérogatives de la foi. La foi, c'est-à-dire ici
l'intelligence élevée par la foi élève Pâme à comprendre ce qui
transcende la raison et la recherche rationnelle, elle stabilise l'âme
en excluant tout doute et toute hésitation, elle éclaire l'âme d'une
multiple lumière. Mais la foi voit et ne voit pas. Ne pas voir, c'est
son mérite, croire sans voir, c'est sa lumière. Saint Bonaventure
explique combien la foi élève l'âme dans la connaissance
transcendante de Dieu trinité et de Dieu fait homme. Cette double
connaissance de Dieu est tellement unifiée qu'il est impossible de
connaître l'incarnation sans connaître auparavant la Trinité des
personnes divines.
La foi stabilise l'âme par le triple témoignage du Verbe incréé, qui
exprime le Père, qui s'exprime lui-même et exprime l'Esprit-Saint.
C'est lui qui fonde l'Eglise. Le second témoignage est celui du Verbe
incarné, fondement de notre foi parce que Parole révélée et révélant
le Père. Le troisième témoignage est celui du Verbe inspiré qui
illumine par l'Esprit-Saint les hommes chargés de prêcher la foi.
La clarté de la foi nous aide à acquérir l'intelligence de ce que
nous croyons. Elle nous aide à voir dans les choses plus que leur
nature, car elle nous fait découvrir en elles le vestige de Dieu.
On pourra étudier avec profit le traité de la foi dans /// Sent, d. 23
- 25 (III, 459-553).

6. Cf. Aristote, Analytica Posteriora, I, tr. 1-21, c. 1-3 (Bekker 71 a


1-75 b 25) et Metaphysicorum, VI, tr. 1-4, c. 1 (1025 b 1-1026 a 31).

7. L'Ecriture nous est donnée pour mettre en valeur la grâce,


nous introduire dans la foi, dévoiler la sagesse et restaurer en nous
le salut de Dieu. Cf. Hexaetn., coll. 14, nn. 7-11 (V, 394-395)-

8. Cf. C. Van Den Borne, De canone biblico S. Bonaven-turae,


dans AFH, 18 (1925), 519-525.

9. La même division des livres saints se retrouve chez Matthieu


d'Aquasparta, Introitus ad sacrant Scripturam nn. 22-27 dans
Ouaestiones disputatae de fide et de cogni-tione, BFS, 1, 2. éd.,
Quaracchi 1957, 18-21.
NOTES (texte français) 8
Sur le texte Ez. 1, 15-16 et 10, 10, cf. Glossa ordina-ria in Ez 1, 126: «
Novum Testamentum in Veteri », dans Nicolas de Lyre, Glossa, IV,
211 v. Cf. Greg. In Ez, 1, homil. 6, n. 12 (PL 76, 834 A) ; Matthieu
d'Aquas-parta, op. cit.;, nn* 5 et 27, 5 et 20.
10. Cf. Aristote, Meiaphysicorum II (1 minor), t. 3 (993 b 19-21) et
Ethica Nicom., VI, c. 7 (1141 b 1, 16). Sur la foi, cf. III Sent., d. 23, a. 1,
q. 1 (III, 471).

11. Aug., Contra Adimantum, c. 17, n,. 2 (PL 42, 159 ; CSEL 25,
166).
12. Les Ecritures nous dévoilent les douze mystères qui
désignent le Christ. Dans le temps des commencements, la création,
le déluge, la vocation d'Abraham, dans le temps de la loi, Moïse et le
Pentateuque, Josué, les Juges, dans le temps de la prophétie, les
Rois, les Prophètes, le sacerdoce, dans le temps de la rédemption,
les Evangiles, les Actes et les Epîtres, l'Apocalypse. Cf. Hexaem.,
coll. 14, nn. 12-30
(v, 395-398).
13. Sur la théologie de l'histoire chez saint Bonaventure, outre
ce que nous en avons dit dans l'introduction, on pourra consulter J.
Ratzinger, Die Geschichtstheologie des bl. Bona-veniura, Munich
1959, S. Clasen, Zur Geschichtstheologie Bonavenlura, dans WW, 23
(i960), 197-212 ; J. Kaup, Die Geschichtstheologie des bl.
Bonaventuras, dans FS, 42 (i960), 66-81.

14. Sur les trois temps du monde, cf. Hugues de Saint-Victor,


De sacramentis christianae fidei, 1, p. 8, c. 3 ; 11, p. 2, c. 1 (PL 176, 307
et 415).
Dans la solution de la question : pourquoi Dieu s'est-il reposé le
septième jour ? Saint Augustin ajoute une raison : le repos du
Christ au sépulcre. De Genesi ad litt., IV, c. 11, n. 21 (PL 34, 304;
CSEL 28, 107). Saint Augustin enseigne également que la
résurrection est signifiée par le nombre huit et doit donc être
célébrée le dimanche. Ep. 55 (alias 119), c. 13, n. 23 (PL 33. 215 ; CSEL
34, 194 s). Cf. H. de Lubac, Exégèse médiévale, II, 2, 328 s.
Saint Augustin expose sa pensée sur les âges du monde dans De
genesi contra Mamch., 1, c. 23 (PL 3^ 190-193) et Enarr. in Ps Ç2, n. 1
(PL 37, 1182). Cf. A. Luneau, L'histoire du salut chez les Pères de
l'Eglise. La doctrine des âges du monde, Paris 1964, en particulier
295-326, 328 ss.
NOTES (texte français) 9
15. Sur l'ordination de toute la création à l'homme, cf. // Sent.,
d. 15, a. 2, q. 1 (II, 3822384). Arist., Physicorum II, t. 24, c. 2 (194 a 34-
35).

16. Sur la formation du monde et la chute des démons, on lira


la partie 2 : Le monde créature de Dieu, surtout les chapitres 1-5 sur
la formation du monde, le chapitre 7 sur l'apostatie des démons.
Références aux Sentences :
// Sent d. 2, p. 1, a. 2, q. 3 (II, 67-68).

17. Saint Bonaventure développe longuement dans He-xaem.,


coll. 16 (V, 403-408), les correspondances du macro-cosme et du
microcosme dont l'origine est dans le monde archétype de Dieu, dans
lequel se trouvent les raisons eau-; sales du septénaire : « Ce nombre
de l'universalité dans le monde, dans l'homme et en Dieu est
mystérieux. Dieu a modelé sur lui le déroulement de l'histoire du
monde et l'Ecriture qui l'explique ».

18. Saint Augustin déclare : « Cet âge est appelé l'enfance du


siècle universel.*. Au soir de ce jour eût lieu le déluge, comme notre
enfance est noyée dans le déluge de l'oubli ». De Genesi contra
Manich., 1, c. 23, n. 35 (PL 34, 190). Cf. J. de Ghellynck, Iuventus,
gravitas, senectus, dans Studia mediaevalia in bon. A.R.P.R.I.
Martin, Bruges
i948> 39-59-

19. Cf. Aug., Ep. 138 (alias 5), c. 1, n. 5 (PL 33, 527 ; CSEL 44, 129-
130) ; Contra Secundinum Manich., c. 15 (PL 42, 591 ; CSEL, 25, 927-
928).

20. Saint Bonaventure, // Sent., d. 9, praenotata (II, 237-241)


définit avec précision les termes de hiérarchie, ange et ordre
angélique.
Après avoir exposé la triple définition que donne le Ps.-Denys
(Hiérarchie Céleste, c. 3 § 1, Dionysiaca II, 785-788) : la hiérarchie
est la beauté divine simple, bonne et finissante ; elle est un ordre,
une science et une action, qui rendent (comme il se peut) pareil à
NOTES (texte français) 10
Dieu, élevant à cette divine imitation dans la mesure exacte où Dieu
communi
NOTES (texte français) M3
que ses lumières ; elle est enfin la plus grande ressemblance et
la plus grande union à Dieu permises, ayant Dieu même comme
principe de science et d'action, elle contemple à toute heure la plus
divine beauté de Dieu ; dans la mesure possible elle le prend pour
modèle dans ses membres ». Saint Bonaventure donne la définition
magistrale suivante : « La hiérarchie est une puissance ordonnée
des choses sacrées et raisonnables, conservant dans les sujets
l'autorité requise». C'est la définition même que donne Prévostin de
Crémone (Summa theologica p. 11), dont l'œuvre est encore
manuscrite.
Cf. Hugues de Saint-Victor, Expositio in hierarchiam cae-lestem,
1, c. 3, 5 (PL 175, 929-930 et 931-932) ; Summa sentenliarum, tr. 2, c. 5
(PL 176, 85).

21. Sur l'être divers des choses, cf. / Sent, d. 36, a. 2, q. 2 (1, 625).
On trouve aussi chez saint Augustin; le germe de cette doctrine. Cf.
De genesi ad litt., 11, c. 8, nn. 16-19 î IV, c. 29, n. 46 ; c. 31, n. 48 (PL 34,
269-* 270, 315, 316; CSEL 28, 43-45, 127-128, 129). On trouvera dans le
Breviloquium lui-même une reprise de ce thème, p. 2, c. 12, nn. 4-5.
Cf. aussi Itin., c. 1, n. 3 s (V, 297).

22. Saint Bonaventure expose dans /// Sent, d. 13, a. 2, q. 1-3 (III,
283-290) en quoi consiste la gratia capitis du Christ, par laquelle le
Christ exerce son influence sur les hommes et les anges.

23. Saint Augustin dit : « Nous contemplons de belles choses et


nous sommes attirés par le Beau. Nous contemplons en esprit ce qui
est dit dans les divines Ecritures et nous nous réjouissons à un tel
spectacle ». Enarr. in Ps 32, enarr. 2, n. 25 (PL 36, 298).

24. Cf. C. Van den Borne, Doctrina S. Bonaventurae de


inspiratione et inerrantia sacrae Scripturae, dans Anton., 1 (1926),
309-326. M*- Castellvi, Nocio bonaventuriana del sentits biblics,
dans Estudio franciscano, 46 (1934), 5, !$• H. de Lubac, Exégèse
médiévale, Paris 1959-1964, en particulier II, 2, 263-270.

25. Cf. Hugues de Saint-Victor, De sacramentis chrislianae


fidei, prol., c. 4 (PL 176, 184 C — 185 A) ; Didascalion, V, c. 2 (PL 176,
789 C — 790 C ; ed. C. H. Buttimer,
i44 NOTES (texte français)
Washington 1939, 95-96) \ De scrvpturis et scriptoribus sanc-tis,
c. 3 s (PL 175, 11-15).
La signification de chaque sens est longuement expliquée dans
Hexaem., coll. 2, nn. 11-18 et coll. 13, nn. 10-13 (V,. 338-339 et 389-390).
26. Saint Bonaventure expose plus largement la même doctrine,
bien que sous un aspect un peu différent, dans / Sent., prooem., q. 1
(I, 7). Ici, il est plus dépendant de la Somme d'Alexandre de Halès : «
La doctrine de la théologie porte sur la substance de Dieu opérant
par le Christ le salut de l'humanité. L'objet de la première recherche
théologique sera donc l'excellence de la sublimité divine, l'objet des
recherches suivantes sera le Christ et ce qui se rapporte à l'œuvre
du salut ». Alex. Hal., Summa theo-logica, 1, n. 7 (I, 13) ; 1, n. 3 (I, 6-7).
Sur la lumière qui apparaît selon la mesure de foi des croyants, cf. ///
Sent.^ d. 25, a. 1, q. 2-3 ; a. 2, q. 1-3 (III, 5 3 9- 5$ $ )^
Pour une étude plus complète de la question, cf B. Per-gamo, De
quaestionibus ineditis Fr. Odonis Rigaldi, (Fr. Gulielmi de Melitona
et Codicis Vat. lat. y82 circa natu-ram iheologiae atque earum
relatione at Summam theolo-gicam Fr. Alexandri Halensis, dans
AFH, 29 (1936), 3-54, 308-364.
27. L'âme du Christ bien qu'unie au Verbe est créée et donc
finie. Saint Bonaventure explique dans ,Sc. Chr.,
7 (Yi 37"43) comment elle ne peut proprement saisir l'infini.
Mais en tant que le Verbe auquel elle est unie est cause exemplaire,
tout ce qu'il contient en tant quq cause est fini et donc
compréhensible, alors que si nous considérons le Verbe en tant
qu'expression exemplaire, il contient l'infini et ne peut être
compréhensible par une substance finie. L'âme du Christ ne peut
donc saisir l'infini, elle est plutôt saisie par lui dans une
connaissance excessive, c'est-à-dire une connaissance qui la sort
d'elle-même.
Pour arriver à la même solution, le maître séraphique dans ///
Sent., d. 141 a. 2, q. 3 (III, 317) utilise la distinction entre connaissance
actuelle et connaissance habituelle. Cf. A. Sepinski, La Psychologie
du Christ chez saint Bonaventure, Paris 1948, 73-75.
28. Cf. Aug., De doctrina christiana, II, c. 41, n. 62 s., et pour le
développement suivant, II, c. 6, n;. 7 s (PL 34, 64-65, 38-39).
NOTES (texte français) M5
29. Tout chrétien est tenu de croire tous les articles. Mais
si croire implicitement, c'est-à-dire, d'une manière générale, «
comme croit l'Eglise », tous les articles, ^ traduit une foi en
veilleuse, croire certains articles implicitement, les autres — les
articles essentiels — explicitement, exprime la foi nécessaire au
salut. Croire tous les articles explicitement traduit une foi avancée.
Cette foi n'est pas nécessaire à tous les chrétiens, mais elle est
requise de ceux qui doivent prêcher et gouverner le peuple
chrétien. Cf. /// Sent, d. 25, a. 1, q. 3 (III, 543-545).
30. Le Verbe éternel a une relation habituelle .à la créature en
tant que cause exemplaire dispositive et opéra-tive. Similitude
imitative du Père et similitude exemplaire des choses, il est aussi
similitude opérative. Il tient ainsi le milieu. On dit donc que le Père
opère par le Verbe et on lui attribue ce qui est puissance de Dieu et
sagesse de Dieu. Cf. I Sent., d. 27, p. 2, q. 2 (I, 541-543). Cf. aussi
Origène, In Levit., homil. 1, n. 1 (PG 12, 405).
31. La création est ordonnée à l'homme qui par sa médiation la
ramène à Dieu. Cf. II Sent., d. 15, a. 2, q. 1 (II, 327-329).
32. Cf. J. Friedrichs, Die Théologie als spéculative und
praktische Wissenscha\t nach Bonaventura und Thomas v. Aquin,
Bonn 1940. L. Amoros, La theologia como ciencia practica en la
escuela franciscana en los tietnpos que pre-ceden a Escoto, dans
AHDLMA, 9 (1934), 261-303.
33. Cf. M.D. Chenu, La théologie au XII* siècle, Paris 1957, 353-
357. D'après le Glossaire de Du Cange, authen-ticus signifie digne
de foi, par l'autorité dont une chose est pleine. Cf . Glossarium
mediae et infimae latinitatis} Paris 1840, 1, 507 b.
34. Aristote décrit ainsi la fin de la science morale. Ethic.
Nicom.j II, 2 (1103 b 28).
Dans I Sent., prooem., q. 3 (I, 12-13), saint Bonaven-ture explique
comment la théologie est science tout à la fois spéculative et
pratique, connaissance et amour, c'est-à-dire sagesse. Elle est grâce
de contemplation pour que nous devenions bons et principalement
pour cela.
« C'est cette connaissance que nous donne le présent livre des
Sentences. Car cette connaissance aide la foi et la foi est dans
l'intelligence d'une telle manière que, selon son

10
14 NOTES (texte français)
essence même, elle est apte à mouvoir l'amour. Ceci est clair. Car de
savoir que le Christ est mort pour nous ou d'autres articles de foi, à
moins que l'homme soit pécheur endurci, nous pousse à l'amour.
Tandis que la proposition : « La diagonale est incommensurable au
carré » ne produit aucun effet de ce genre.
Le texte de la proposition est tiré d'Arist., Meta-ph., A 2 (983 a 15).
On trouvera aussi dans /// Sent., d. 23, a. 1, q. 2 475-476) de longs
développements sur la foi spéculative et la foi pratique.

35. Cf. Aristote, Analylica Posteriora, t. 7-17 et 57-58 c. 2 et 6 (71


b 8-72 b 4 ; 75 a 39-75 b 6). Aug., De dcctrina christiana, II, c. 31, n. 48
et 36, n. 54 (PL 34, 58, 60).

36. Cf. Aristote, Analytica Posteriora, 1, t. 134, c. 15 (81 b 6-7) ; t.


182, c. 22 (87 b 38-39). De anima, 11, t. 60, c. 5 (417 b 22-23). Cf. /// Sent.,
d. 24, dub. 3 (III, 530) où saint Bonaventure explique les paroles de
saint Augustin : les faits historiques ne sont jamais sus, mais
seulement crus.
Le mot inlelligere a deux sens : au sens large, il signifie connaître
le sens des mots. Une telle intelligence précède l'assentiment de la
foi. Par contre, au sens strict, intelligere veut dire connaître par
réflexion rationnelle. C'est en ce sensi -que saint Augustin dit : « Ce
que nous connaissons, nous le devons à la raison ; ce que nous
croyons, à l'autorité ».
Pour les articles de foi, on croit d'abord puis on cherche
l'intelligence de sa foi. Tandis que les préliminaires ou antécédents
de la foi, sont connus avant de les croire, de même que les éléments
donnés par la loi naturelle, Dieu existe, Dieu est bon.
Quant à l'histoire, on la croit sans jamais pouvoir la connaître
d'une connaissance de présence. Cf. /// Sent., d. 24, dub!. 3 (III, 530).

37. Cf. P. Dempsey, De frincifiis exegeticis S. Bonaventurae,


Rome 1945. M.D. Chenu, Théologie symbolique et exégèse
scolastique aux XII* et X I II e siècles, dans Mélanges J. de Ghellynck,
Gembloux 1951, II, 509-526. H. de Lubac, Exégèse médiévale, II, 2, 274.
NOTES (texte français) *47
38. Cf. Hexaetn.j coll. 19, nn. 7-8. « Le disciple du Christ doit
étudier l'Ecriture comme font les enfants qui apprennent d'abord
l'a, b, c, puis apprennent les syllabes, après quoi ils lisent et
peuvent comprendre le sens d'une phrase. De même dans
l'Ecriture, il faut d'abord étudier le texte et l'avoir sous les yeux,
comprendre ce que veulent dire les mots mais pas seulement
comme les Juifs qui se réfèrent toujours au sens littéral. Toute
l'Ecriture est comme une cithare. La corde basse ne fait pas par
elle-même l'harmonie, mais elle la fait avec les autres. De même un
texte scripturaire dépend d'un autre, plus encore mille autres
dépendent d'un seul... L'Esprit-Saint ne donne l'intelligence spi-
rituelle de l'Ecriture que si l'homme a rempli son outre, c'est-à-dire
de la connaissance du sens littéral, après quoi Dieu convertit l'eau
du sens littéral en vin de l'intelligence spirituelle » (V, 419-424).
Cf. H. de Lubac, Exégèse médiévale, II, 2, 270-271.

39. Aug., De doctrina christiana, III, c. 10, n. 14 s. (Cf. aussi II,


c. 9, n. 14 s (PL 34, 71 s et 42).

40. On remarquera que, dans le texte latin, les chapitres 2 et 3


dé cette partie V sont intervertis. Le texte français donne la
succession des chapitres tels qu'ils se présenteront dans l'édition
présente. Les titres, de même, sont ceux que le lecteur trouvera
dans les différents volumes.
Nous rappelons enfin que les mots significatifs employés par
saint Bonaventure dans le Breviloquium et dans son œuvre seront
étudiés et analysés dans un Lexique bonaven-turien à paraître
dans la présente collection.