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Cour 7

Deuxième étape de la recherche:


La construction des
instruments de collecte de
données
(techniques et outils )
chargée de la matière :
SRITI Leila
L il
Matière : Méthodologie du Mémoire
Master 1: MAEZA- MPAT - MPU
Département d’architecture,
Université Mohamed KHIDER
INTRODUCTION
y La recherche exige une méthodologie rigoureuse. La
méthodologie
ét o o og e — cc'est-à-dire
est à e laa démarche
é a c e suivie
su v e pou
pour
tester les hypothèses — est directement fonction de la
problématique.
y Selon que la problématique sera plutôt du type «
chercher à comprendre », « chercher à prouver » ou «
chercher à transformer, innover », la méthodologie
adaptée
p différera en pprofondeur.
y La méthodologie du mémoire peut s'inspirer d'une
démarche qualitative-clinique (centrée sur le discours,
basée sur l'interprétation),
p ), expérimentale
p ((appliquant
pp q le
schéma hypothèse-expérimentation-évaluation), ou
empirique (observation ou observation participante de
situations sociales).
)
y La méthodologie définit le cadre à l'intérieur duquel
s'effectuent le recueil et l'analyse des données. Les
techniques
q de recueil de donnés doivent être adaptées
p
aux variables et aux indicateurs retenus.
INTRODUCTION

y Ainsi la définition du problème de


recherche envisagé amènera à opter pour
une méthode quantitative ou qualitative
et à utiliser pour approcher son objet
ll’expérimentation
expérimentation, l’enquête
l enquête ou la
méthode historique.
y À un niveau
i encore plus
l concret, lel
chercheur va s’orienter vers l’utilisation
d’une
’ technique directe ou indirecte pour
aller recueillir des données dans la réalité.
Techniques de recherche
y Les p principaux
p moyens
y d’investi­gation
g ou techniques
q de recherche
propres aux sciences humaines, peuvent se réduire à six (06) :
y l’observation en situation, l’entrevue de recherche, le questionnaire
ou sondage, l’expérimentation, l’analyse de contenu et l’analyse de
statistiques.
i i
y Les quatre premières techniques mentionnées sont des
techniques directes et produisent des données primaires,
cc’est
est-à-dire
à dire des informations qui n’existaient
n existaient pas auparavant
auparavant.
y Les deux dernières techniques sont des tech­niques indirectes
et produisent des données secondaires, c’est-à-dire des
in­formations basées sur des données déjà existantes.
existantes
y On opte pour telle technique plutôt que pour telle autre à la
lumière des possibilités et des li­mites qu’elle présente, eu égard à
sa définition du problème de recherche. La connaissance des
caractéristiques ainsi que des avantages et des inconvé­nients des
différentes techniques de recherche est donc essentielle.
Les 06 techniques de recherche

1. L’OBSERVATION EN
SITUATION
L’OBSERVATION EN SITUATION

y L observation en situation est une technique


L’observation
directe d’investigation qui sert à observer
habituellement un groupe (un village,
village une
association) de façon non directive, en vue
de faire un prélèvement qualitatif pour
comprendre des attitudes et des
comportements.
p
y L’observation en situation peut prendre
plusieurs formes :
¾participante ou désengagée,
¾dissimulée ou ouverte.
ouverte
Observation
participante ou désengagée
y L observation participante est à ll’origine
L’observation origine des
autres formes d’observation en situation. Elle
laisse entendre qu’on s’insère dans la vie des gens
qu’on
’ n ét
étudie,
die tout
t t en cherchant à ne modifier
m difier
d’aucune façon la situation.
y Les an
an­thropologues
thropologues ont été les premiers à se
livrer à l’observation participante en allant vivre
dans des communautés pour mieux les étudier.
D sociologues
Des i l utilisent
tili t ce moyen d’i
d’investigation
ti ti
pour l’étude des comportements d’individus dans
des situations pparticulières. Depuis,
p , d’autres
spécialistes de différentes disciplines des sciences
humaines ont utilisé cette approche de la réalité.
Observation
participante ou désengagée
y S il nn’est
S’il est pas nécessaire de vivre avec les
personnes ou, du moins, de demeu­rer
suffisamment longtemps avec elles pour
partager leur vie quotidienne pour les
observer, on peut se contenter d’une
d une
observation désengagée.
¾Ainsi, si on veut étudier une équipe sportive, on
peut s’en tenir à une observation de l’extérieur,
lors de compétitions, par exemple. On notera,
entre autres choses, les façons des membres
d’entrer en rapport les uns avec les autres (un tel
est entré en rapport avec un tel à trois reprises)
Observation
participante ou désengagée
y Dans le cas de l’observation désengagée,
g g , il s’agit
g toujours
j de
s’en tenir seulement à ce qui a été vu et noté de l’extérieur,
et on ne cherche pas à percer autrement la réalité du groupe
comme en en devenant membre ou en vivant
continuellement avec lui.
y L’observation participante se donne de plus grandes
ambitions qque l’obser­vation désengagée,
g g car elle vise non
seulement à présenter les éléments de la situation, mais à en
dégager le sens que les acteurs lui donnent.
y Pour ce faire,, l’observation pparticipante
p ne s’en tient ppas
qu’au champ visuel et elle utilise des outils complémentaires
à l’observation, tels que des entrevues avec certains
informateurs et l’analyse des productions disponibles. Le but
est d’en
’ arriver à une compréhension
é profonde
f de la
situation et de ses significations.
Observation participante

Situation dans laquelle le chercheur se mêle à la vie


des p
personnes observées
Observation désengagée

Situation dans laquelle l’observateur ne se mêle pas à


la vie des p
personnes observées.
Les 6 techniques de recherche

2. L’ENTREVUE DE
RECHERCHE
Technique
T h i di t d’investigation
directe d’i ti ti scienti-fique
i ti fi tili é auprès
utilisée
d’individus pris isole-ment, mais aussi, dans certains cas, auprès de
groupes, qui permet de les interroger de façon semi-directive et de
faire un p
prélèvement q qualitatif au vue de connaître en pprofon-deur
les informateurs.
L’ENTREVUE DE RECHERCHE
y L’entrevue de recherche est une technique q directe utilisée pour
p
interroger des individus isolément, mais aussi, dans certains cas, des
groupes, de façon semi-directive, qui permet de faire un
prélèvement qualitatif en vue d’une connaissance en profondeur
des personnes rencontrées.
rencontrées
y Cette technique de recherche est tout indiquée pour qui veut
explorer les motivations profondes des individus et découvrir, à
travers la singularité de chaque rencontre, des causes communes à
leurs comportements.
y Pour ces raisons, elle est souvent utilisée soit pour aborder des
g
domaines encore largement méconnus,, soit ppour se familiariser
avec les gens visés avant d’en rencontrer un plus grand nombre par
d’autres techniques, soit pour se donner des pistes de réflexion
avant de systématiser un problème de recherche.
y On vise de plus, par ce moyen, non seulement à établir des faits,
mais à saisir les significations données par les personnes aux
situations qu’elles vivent.
L’ENTREVUE DE RECHERCHE
y Dans l’entrevue de recherche, l’intervieweur se présente
avec un schéma de questions à aborder avec chaque
enquêté.
êé
y L’entrevue de recherche n’est pas rigide, mais n’est pas non
pplus laissée à l’inspiration
p du moment. On donne à la
personne interviewée la liberté d’élaborer ses réponses à
sa guise, mais les sujets de discussion sont préétablis.
y LLa personne interviewée
i t i é estt choisie
h i i parce qu’elle
’ ll
correspond à des caractéristiques de population établies à
l’avance pour les fins de la recherche.
y Enfin, si l’entretien se focalise sur l’enquêté, il est d’abord
mené dont l’intention de faire ensuite une analyse
qualitative en vue de dépasser les cas particuliers et de
dégager possiblement des traits communs.
L histoire de vie et l’entrevue
L’histoire l entrevue de
groupe
y L’entrevue de recherche peut donner lieu à
des variantes dans son utilisation. C’est ainsi
que se sont développées l’histoire de vie et
l’entrevue de groupe.
y L’histoire de vie est une entrevue de
recherche, utilisée notamment parp
his­toriens, et sociologues, pour faire relater
à une personne l’ensemble ou une tranche
importante de son existence en tenant
compte du contexte social dans lequel elle a
vécu.
é
L’histoire de vie et l’entrevue
de groupe
y Pour ce qui est de ll’entrevue
entrevue de groupe,
groupe c’est
c est
l’élaboration de l’information en groupe qui
intéresse au ppremier chef le chercheur et non
une information personnalisée.
y Ce qu’on veut surtout connaître, ce sont les
réactions du groupe en tant que groupe, c’est-à-
dire considéré comme une entité, en vue d’en

dégager des
d traits
t it ou d des tendances.
t d Ch
Chaque
membre du groupe est alors traité comme partie
d’un
d un tout et ses propos sont entendus comme
l’expression plus ou moins nette de la position du
g p
groupe.
Histoire de vie
Entrevue de recherche en vue de recueillir le
récit d’une personne sur son passé.

Entrevue de groupe
Entrevue de recherche pour connaître les
réactions d’un
d un ensemble restreint d’individus
d individus ayant
quelque chose en commun.
Les 6 techniques de recherche

3. LE QUESTIONNAIRE
OU LE SONDAGE

Technique directe d’investigation scientifique utilisée auprès


d’individus, qui permet de les interroger de façon directive et
de faire un prélèvement quantitatif en vue de trouver des
relations mathématiques et de faire des comparaisons
chiffrées.
LE QUESTIONNAIRE OU LE
SONDAGE
y Le qquestionnaire, sous sa forme la pplus connue, le sondage, g est une
technique directe pour interroger des individus de façon directive,
puisque la forme des réponses est prédéterminée, qui permet de faire un
prélèvement quantitatif en vue de trouver des relations mathématiques
et d
d’établir
établir des comparaisons chiffrées
chiffrées.
y Le questionnaire est un moyen d’entrer en commu­nication avec des
informateurs, en les interrogeant un à un et de façon iden­tique, en vue
de dégager des réponses obtenues des tendances dans les
comportements d’une large population.
y Les questions ne sont pas du même ordre que celles de l’entrevue de
recherche et l’intervieweur,, qquand il y en a un,, n’a ppas un rôle aussi
important.
y Quant au sondage, il s’est répandu comme un outil de premier ordre,
rapide et précis, pour des sujets tels que les réactions à des politiques
gouvernementales ou à des candidats à des élections. Cette technique
sert aussi aux recherches de motivations à des fins commerciales.
Les différences entre le
questionnaire et le sondage

y Trois différences factuelles existent entre


l questionnaire et le
le l sondage:
d
1. le sujet
j des qquestions,,
2. la population visée
3. et le
l nombreb ded questions.
i
Les différences entre le
questionnaire et le sondage
1
1. Le sujet des questions
y Le questionnaire peut toucher plusieurs
t
types de
d sujets
j t ddepuisi les
l plus
l généraux
é é
jusqu’aux plus personnels, des
connaissances
i d
de faits
f i à des
d croyances,
des perceptions aux évaluations.
y Le sondage, quant à lui, est plutôt associé
q
à l’enquête d’opi­nion,
p c’est-à-dire au
questionnement des individus sur une
évaluation ou une intention d’agirg précise.
p
Les différences entre le
questionnaire et le sondage
2. La population visée
y Si le sondage est associé à opinion, il est aussi
synonyme d’enquête à grande échelle, voire sur
l’
l’ensemble
bl d’
d’un pays, comme lles sondages
d d’
d’opinion
i i
po­litique, omniprésents à l’approche d’une
élection.
y Le questionnaire, bien qu’il vise également à
informer sur une population, ne peut atteindre une
aussi grande échelle
échelle, car la popula­tion
popula tion qu’il rejoint
est plus restreinte tant géographiquement qu’en ce
qui concerne ses caractéristiques. Le questionnaire
est donc destiné à une po­pulation plus limitée, en
raison, entre autres choses, de son contenu.
Les différences entre le
questionnaire et le sondage
3
3. Le nombre de questions
y En règle générale, un questionnaire contient
des dizaines de questions qui portent sur
plusieurs aspects de la vie des gens. Sa
longueur est un frein à son ampleur.
ampleur
y Le sondage, lui, est court. Il se réduit, en
règle générale
générale, à une page ou un peu plus.plus Sa
principale préoccupation est de rejoindre le
grand nombre et pour des raisons de coûts
et de faisabilité, il ne peut être plus long.
Les différences entre le
questionnaire et le sondage
En résumé:
y le questionnaire contient de nombreuses
questions, couvre divers sujets et
pp q à quelques
s’applique q q centaines de
personnes tout au plus;
y le
l sondage
d estt composéé d’un
d’ nombre b
restreint de questions, tourne autour de
sujets d’opinion et s’adresse à des milliers
de personnes.
p
Différents types de sondages
y il y a le sondage instantané ou ponctuel
qui est passé une seule fois dans temps pour
ét di une situation
étudier it ti iinstantanément.
t t é t
y il y a le sondage par panel qui est très
important pour l’analyse du changement. On
interrogeg les mêmes informateurs à pplus
d’une occasions (à plusieurs reprises). On
ppeut suivre ainsi,, ppar l’évolution ­individuelle,,
les causes possibles de changements dans la
société.
société
Le questionnaire auto-
auto-administré
ou le questionnaire-
questionnaire-interview
y Le questionnaire peut prendre la forme auto-
administrée ou interview.
y Le
L questionnaire auto-administré
d é consiste à
distribuer les questionnaires, c’est-à-dire à donner
à chaque informateur un formulaire de questions
à remplir. Ce questionnaire demande davantage
d’efforts à l’enquêté puisqu’il doit s’y retrouver
par lui-même.
l i ê
y Le questionnaire-interview consiste à poser
verbalement les questions et à noter les
ré­ponses. Cela demande plus de temps et
d’implication du côté du chercheur et de ceux qui
s’engagent
’ t à ffaire
i passer le
l questionnaire.
ti i
Les 6 techniques de recherche

4. L’EXPERIMENTATION

Technique directe d
d’investigation
investigation scientifique utilisée
généralement auprès d’individus dans le cadre d’une
expérience menée de façon directive, qui permet un
prélèvement q
p quantitatif en vue d’expliquer
p q et de p
prédire
statistiquement des phénomènes.
L’EXPERIMENTATION
y L’expérimentation est une technique directe, généralement utilisée auprès
d‘individus dans le cadre d’une expérience menée de façon directive, car
le contrôle des moindres détails de la situation est une caractéristique de
l’expérimentation.
y Elle permet de faire un prélèvement quantitatif en vue de soumettre les
données à un traitement statistique.
y L’expérimentation n’est pas aussi répandue en sciences humaines qu’en
sciences de la nature
nature, car l’objet
l objet s’y
s y prête moins facilement
facilement.
y On l’emploie toutefois quand on veut faire une analyse de cause à effet,
car l’expérimentation permet d’examiner l’effet d’une variable
indépendante sur la variable dépendante ou, plus concrètement, la
réaction de l’individu à un stimulus.
y Quand les principaux concepts d’une
d une hypothèse peuvent se convertir en
variables mesurables, il y a lieu de songer à choisir l’expérimentation.
Les éléments de l’expérimentation
l expérimentation
y L expérimentation classique,
L’expérimentation classique cc’est-à-dire
est à dire qui
se présente avec tous les caractères
traditionnellement associés à cette
procédure, contient les éléments suivants :
1. une variable indépendante et une variable
dé d
dépendante;
2. un test avant l’expérimentation (pré-test)
ett un ttestt après
è l’expérimentation
l’ é i t ti ((post-t
test);
3 un groupe expérimental et un groupe de
3.
contrôle ou groupe témoin.
Les éléments de ll’expérimentation
expérimentation
1. Les variables indépendante et dépendante

y Rappelons
pp d’abord que
q la variable indépendante
p
est antérieure à la variable dépendante et qu’on
présume que la première a un effet sur la
seconde.
seconde
¾Prenons comme exemple la mesure de l’efficacité
thérapeutique d’un médicament.
¾L’hypothèse pourrait s’énoncer ainsi: «Le produit X
soulage réel­lement les sujets Y». La variable
indépendante, c’est
c est "le
le produit X"
X et la variable
dépendante c’est "les effets présumés sur les sujets".
¾On procède ensuite à la vérification de cette relation
supposée entre une cause et un effet.
effet
Expérimentation provoquée,
invoquée ou simulée
1. Expérimentation provoquée
y L’expérimentation classique est une expérimentation
provoquée comme est toute situation expérimentale dans
laquelle l’expérimentateur
l expérimentateur a un contrôle complet sur
l’ensemble des opérations.
y L’expérience se déroule alors généralement en laboratoire,
cc’est
est-à-dire
à dire dans un local spécialement conçu et aménagé.
aménagé
L’expérience en laboratoire réunit habituellement toutes les
conditions idéales à l’expérimentation du fait que le
laboratoire est un lieu où les influences extérieures peuvent
être efficacement contrées et neutralisées.
y On intervient donc directement dans la situation en
manipulant la variable indépendante et en maintenant les
autres facteurs constants.
Expérimentation provoquée,
invoquée ou simulée
2. Expérimentation invoquée
y Lorsqu’on n’a pas la maîtrise de toutes les opérations, on parle
d’une expérimentation invoquée. Cette situation se rencontre
surtout quand ll’expérimentation
expérimentation a lieu sur le terrain ou dans
la vie réelle.
y Dans un tel contexte, on a un rôle d’enregistreur et non de
p
manipulateur. On sait cependant
p qqu’une variable indépendante
p va
être introduite et on va essayer, comme en laboratoire, d’en
mesurer les effets spécifiques. La difficulté majeure sera d’isoler
strictement les effets de cette dernière, car on n’a pas la maîtrise
non plus des autres facteurs qui pourraient ss’interposer
interposer entre les
variables indépendante et dépendante.
y Les sociologues notamment, mais aussi d’autres scientifiques des
sciences humaines, font ce genre d d’expérimentation
expérimentation sur le terrain,
car leur objet d’étude se prêterait mal à l’étude en laboratoire, sauf
dans l’étude de petits groupes.
Expérimentation provoquée,
invoquée ou simulée
3. Expérimentation simulée
y Quand il est impossible d’expérimenter mais
qqu’on cherche tout de même à en ggarder des
avantages, on a recours, grâce au dévelop­pement
de la micro-informatique, à l’expérimentation
simulée.
simulée
y Il s’agit de créer un modèle (le processus
s’appelle
pp la modélisation)) q
qui va reproduire,
p
même si c’est de façon simplifiée, le phénomène
réel étudié. Muni de ce modèle informatisé, on
pourra ensuite en faire varier une ou des
composantes ou variables pour en étudier les
effets (ce processus s’appelle la simulation).
Expérimentation
p provoquée
p q
Situation dans laquelle l’expérimentateur intervient
pour introduire la variable indépendante.
indépendante

Expérimentation invoquée
Situation dans laquelle l’expérimentateur n’a pas la
maitrise de la variable indépendante.
indépendante

Expérimentation simulée
Technique d’expérimentation informatisée à l’aide
de modèles simplifiés de la réalité .
Les 6 techniques de recherche

5. L’ANALYSE DE CONTENU

Technique indirecte d’investigation scientifique utilisée sur des


productions écrites, sonores ou audiovisuelles, provenant
d’individus ou de groupes,
groupes dont le contenu ne se présente pas
sous forme chiffrée, qui permet de faire un prélèvement soit
quantitatifs, soit qualitatif en vue d’expliquer, de comprendre
et de comparer
comparer.
L’ANALYSE DE CONTENU
y L’analyse
y de contenu est une technique q indirecte utilisée sur
des productions écrites, sonores ou audiovisuelles, provenant
d’individus ou de groupes ou portant sur eux, dont le
contenu se présente sous forme non chiffrée. Elle permet de
f i un prélèvement
faire élè quantitatif
i if ou qualitatif.
li if
y L’analyse de Contenu est sans doute la plus connue des
techniques d’analyse de données secondaires. C’est la
technique
h tout indiquée
d é pour analyser l non seulement
l des
d
productions actuelles mais aussi celles du passé, pour
lesquels des traces écrites existent.
y L’analyse de contenu est l’outil par excellence des historiens,
des sociologues, et psychologues qui s’intéressent à l’étude
des cultures étrangères, des médias (littérature, messages
publicitaires,…)
bli i i )dde lla personnalité,
li é d
des idé
idéologies
l i et autres
formes de représentations des individus et des organisations.
L’analyse du contenu manifeste
d’un document
y LLa pratique habituelle
h b ll de
d l’l’analyse
l est
l’étude du contenu manifeste d’un document,
c’est-à-dire ce qui est explicitement dit dans
un document, ce qui est réellement formulé.
y Par exemple, étudier le contenu manifeste
du programme d’und un parti politique consiste à
faire ressortir les thèmes les plus souvent
abordés les mots clés,
abordés, clés les prises de position
et les arguments invoqués pour les justifier,
et ainsi de suite.
suite
L’analyse
y du contenu latent
d’un document
y Une autre pratique de l’analyse de contenu
est l’étude du contenu latent d’un document.
Le contenu latent est tout ce qui n’est pas
formellement exprimé dans un document.
E di le
Etudier l contenu latent
l consiste
i donc
d à
découvrir le non-dit, à deviner le sens caché
des propos.
propos
¾ Par exemple, l’examen du contenu latent du
programme d’un
d un parti politique pourrait
mettre en lumière la signification de la place
accordée à chaque
q thème, et ainsi de suite.
L’analyse de contenu : une
technique complémentaire
y On peut se servir de l’analyse de contenu comme support
ou complément à l’utilisation d’une autre technique.
y Ainsi, le chercheur (l
(l’interviewer
interviewer ou l’enquêteur)
l enquêteur) qui a
recueilli ses données peut se servir avec profit des outils de
l’analyse de contenu pour catégoriser les réponses obtenues
à des qquestions qui
q laissaient une très ggrande liberté
d’expression à l’informateur.
y D’autres en font aussi un outil de vérification supplémentaire
d’analyses
d analyses effectuées autrement. On pourrait, par exemple,
utiliser l’observation participante et comparer certaines
observations en faisant une analyse des productions du
ggroupe
p étudié.
y L’analyse de contenu peut donc servir à plusieurs fins et son
champ d’application est très vaste.
Contenu manifeste d’un
document
Ce qui est explicite,
C l réellement
é ll formulé
f lé dans
d
un document.

Contenu latent d
d’un
un
document
Ce qui est implicite, sous-entendu dans un
document.
document
Les 6 techniques de recherche

6 LL’ANALYSE
6. ANALYSE DE STATISTIQUES

Technique indirecte d’investigation scientifique utilisée sur des


productions ou documents se rapportant à des individus ou à
des groupes,
groupes dont le contenu est chiffré,
chiffré qui permet un
prélèvement quantitatif en vue d’explications statistiques et de
comparaisons chiffrées.
L’ANALYSE DE STATISTIQUES

y L analyse de statistiques est une technique indirecte


L’analyse
utilisée sur des productions ou documents se
rapportant à des individus (par exemple, des
recensements de population) ou à des groupes
groupes, dont
le contenu est chiffré, qui permet un traitement
quantitatif.
y L’ l
L’analyse d statistiques
de i i est une technique
h i qui,i
comme l’analyse de Contenu, permet de se pencher
sur des données secondaires et de les reprendre
p à
son propre compte parce qu’elles sont susceptibles
de répondre à son problème de recherche. On vise
alors sans doute moins la connaissance des individus
pris un à un que les comportements d’ensemble des
personnes, des entreprises, etc.
L’ANALYSE DE STATISTIQUES

y On ss’intéresse,
intéresse, autrement dit, à des phénomènes
ayant une certaine envergure dans la société, que
ce soit des performances de l’économie, des
phénomènes
hén mènes dém démographiques,
ra hi es des activités
acti ités
corporatives ou des caractéristiques socio-
économiquesq d’un ggroupe.
p
y Toute question qu’on se pose et qui demande à
être vérifiée auprès de larges portions de la
population
l ti exigei l’l’exploration
l ti d’ d’une granded
masse de données que seule l’analyse de
q
statistiques ppeut permettre,
p , car ce travail
nécessite de telles ressources qu’on ne peut soi-
même réunir toutes les données nécessaires.
Les sources des statistiques
q
y Les gouvernements sont les plus grands
producteurs de données secondaires pour
l’analyse de statistiques (recensements, coût de la
vie, natalité, etc.), d’autres sources peuvent
s’avérer
’ é utiles.
il
y Des données sur d’autres pays sont aussi
disponibles grâce à des documents provenant de
l’Organi­sation des Nations unies (ONU), etc.
y L’intérêt de ces statistiques
q tient dans la façon
ç
dont elles sont habituellement fournies. Ce sont
des fichiers informatiques de données unitaires,
ce qui permet,
permet par la suite
suite, de les exploiter
suivants les objectifs de la recherche.
Les caractéristiques, avantages et
inconvénients des techniques de recherche
Les caractéristiques, avantages et
inconvénients des techniques de recherche