Vous êtes sur la page 1sur 122

ART.

LIMINAIRE N° I-CF1138
ASSEMBLÉE NATIONALE
5 octobre 2018

PLF POUR 2019 - (N° 1255)

AMENDEMENT N o I-CF1138

présenté par
Mme Rabault, M. Potier, Mme Battistel, M. Juanico, M. Vallaud, Mme Pires Beaune, M. Jean-
Louis Bricout, M. Pupponi, M. Aviragnet, Mme Bareigts, Mme Biémouret, M. Bouillon,
M. Carvounas, M. Alain David, Mme Laurence Dumont, M. Faure, M. Garot, M. David Habib,
M. Hutin, Mme Karamanli, M. Jérôme Lambert, M. Letchimy, Mme Manin, Mme Pau-Langevin,
M. Pueyo, M. Saulignac, Mme Tolmont, Mme Untermaier, Mme Vainqueur-Christophe et
Mme Victory
----------

ARTICLE LIMINAIRE

Cet amendement est en cours de traitement par les services de l'Assemblée.

Rédiger ainsi l’alinéa 2 :

« (en points de produit intérieur brut) ;

Prévision d’exécution
Exécution 2017 Prévision 2019
2018
Solde structurel (1) -1,3 -1,3 -1,3
Solde conjoncturel (2) -1,2 -1,0 -0,5
Mesure exceptionnelle
-0,1 -0,1 -0,1
(3)
Solde effectif (1+2+3) -2,6 -2,4 -1,9
».

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement porté par le groupe Socialistes et apparentés revoit la décomposition du solde
effectif pour les années 2017, 2018 et 2019.

1/2
ART. LIMINAIRE N° I-CF1138

Le déficit structurel et donc l’effort structurel reposent sur la notion de croissance potentielle, qui
est un indicateur non observable (pas de mesure possible de sa réalisation) qui consiste à apprécier
ce que serait la croissance économique d’un pays si tous les facteurs de production étaient mobilisés
à 100 %.

Des écueils ont été constatés dans la calibration de cet indicateur. Ceci a conduit le FMI en 2013 à
modifier le mode de calcul de l’indicateur de croissance potentielle qu’il utilisait jusque-là. En
2016, plusieurs Ministres de l’économie et des finances de l’Union européenne ont écrit à la
commission européenne pour demander une révision du mode de calcul, à l’instar de ce qui a été
fait par le FMI. Des députés membres des commissions des finances des parlements nationaux ont
également alerté en 2016 par écrit la commission européenne. Le Commissaire européen, Pierre
Moscovici, leur a répondu le 9 juin 2016 indiquant que « la question que vous soulevez mérite
d’être étudiée soigneusement. En réalité, lors de leur réunion informelle en avril à Amsterdam, les
Ministres ECOFIN ont déjà abordé ce sujet. Ils ont invité la commission et les États-membres à
réexaminer la méthodologie de calcul de la croissance potentielle et de l’écart de production. […].
Les ministres ont convenu que les mérites d’un horizon de temps plus long sur lequel se fonder pour
effectuer ces précisions devraient être explorés dans le cadre d’une discussion technique
approfondie ».

Cet amendement vise à recalibrer le solde structurel de 2017 sur la base des constats ci-dessus et à
s’inspirer des corrections engagées par le FMI dès 2013 pour le calcul du solde structurel.

Sur la base du solde structurel recalibré pour 2017, il vise à traduire dans les objectifs de solde
structurel les effets de la politique gouvernementale. Cette dernière se révèle relever de la méthode
du « rabot » pour ce qui concerne les dépenses publiques : cette méthode ne conduit pas à une
modification structurelle du fonctionnement de notre économie. C’est ce qui est traduit par cet
amendement : la composante structurelle du solde public n’évolue pas au fil des ans.

2/2
APRÈS ART. 2 N° I-CF1091
ASSEMBLÉE NATIONALE
5 octobre 2018

PLF POUR 2019 - (N° 1255)

AMENDEMENT N o I-CF1091

présenté par
M. Juanico, Mme Pires Beaune, M. Jean-Louis Bricout, M. Pupponi, Mme Rabault, M. Aviragnet,
Mme Bareigts, Mme Battistel, Mme Biémouret, M. Bouillon, M. Carvounas, M. Alain David,
Mme Laurence Dumont, M. Faure, M. Garot, M. David Habib, M. Hutin, Mme Karamanli,
M. Jérôme Lambert, M. Letchimy, Mme Manin, Mme Pau-Langevin, M. Potier, M. Pueyo,
M. Saulignac, Mme Tolmont, Mme Untermaier, Mme Vainqueur-Christophe, M. Vallaud et
Mme Victory
----------

ARTICLE ADDITIONNEL

APRÈS L'ARTICLE 2, insérer l'article suivant:

Cet amendement est en cours de traitement par les services de l'Assemblée.

I. – Les primes liées aux performances versées par l’État aux sportifs de l’équipe de France
médaillés aux jeux olympiques et paralympiques qui se sont déroulés en 2018 à Pyeongchang et, le
cas échéant, à leurs guides, ne sont pas soumises à l’impôt sur le revenu.

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe
additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

EXPOSÉ SOMMAIRE

Sur le modèle de l'article 4 de la loi n° 2016-1917 du 29 décembre 2016 de finances pour 2017, issu
d'un amendement porté par le groupe Socialiste, écologiste et républicain, le groupe Socialistes et
apparentés propose d’exonérer d’impôt sur le revenu les primes perçues par les sportifs et sportives
de l’équipe de France médaillés aux Jeux Olympiques et Paralympiques de Pyeongchang 2018, en
témoignage de la reconnaissance de la Nation envers la performance qu’ils ont accomplie.

Cette exonération concerne également les primes perçues par les guides des sportifs de l’équipe de
France médaillés aux jeux paralympiques de Pyeongchang 2018.

Il serait en effet incompréhensible de créer une inégalité de traitement entre les médaillés des Jeux
d'été et les médaillés des Jeux d'hiver. Pour mémoire, depuis les Jeux Olympiques de Los Angeles

1/2
APRÈS ART. 2 N° I-CF1091

en 1984, il est en effet de tradition que ces primes ne soient pas soumises à l'impôt sur le revenu.
Cette exonération est un moyen de soutenir le sport de haut-niveau et la haute-performance, alors
que de nombreux sportifs connaissent des difficultés quotidiennes à financer leur pratique, leurs
entraînements et leurs compétitions à travers le monde.

Pour rappel, le manque à gagner pour l'État causé par l'article 4 de la LFI 2017 avait été estimé à
200 000 euros.

2/2
APRÈS ART. 2 N° I-CF1109
ASSEMBLÉE NATIONALE
5 octobre 2018

PLF POUR 2019 - (N° 1255)

AMENDEMENT N o I-CF1109

présenté par
M. Potier, M. Garot, Mme Battistel, M. Letchimy, Mme Pires Beaune, M. Jean-Louis Bricout,
M. Pupponi, Mme Rabault, M. Aviragnet, Mme Bareigts, Mme Biémouret, M. Bouillon,
M. Carvounas, M. Alain David, Mme Laurence Dumont, M. Faure, M. David Habib, M. Hutin,
M. Juanico, Mme Karamanli, M. Jérôme Lambert, Mme Manin, Mme Pau-Langevin, M. Pueyo,
M. Saulignac, Mme Tolmont, Mme Untermaier, Mme Vainqueur-Christophe, M. Vallaud et
Mme Victory
----------

ARTICLE ADDITIONNEL

APRÈS L'ARTICLE 2, insérer l'article suivant:

Cet amendement est en cours de traitement par les services de l'Assemblée.

L’article 244 quater L du code général des impôts est complété par un V ainsi rédigé :

« V. – Le bénéfice du crédit d'impôt mentionné au I est accordé aux entreprises agricoles qui
obtiennent une certification ouvrant droit à la mention exploitation de haute valeur
environnementale en application des dispositions de l’article L. 611 6 du code rural et de la pêche
maritime avant le 31 décembre 2020. Dans ce cas, le crédit d'impôt est accordé au titre de l’année
d’obtention de la certification. »

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe
additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement porté par le groupe Socialistes et apparentés permet aux entreprises agricoles qui
obtiennent une certification ouvrant droit à la mention exploitation de haute valeur
environnementale (HVE) de bénéficier du crédit d'impôt en faveur de l'agriculture biologique.

La certification HVE est l’un des leviers identifiés dans les conclusions de l’atelier 11 des États
Généraux de l’Alimentation pour permettre la transition vers un modèle agricole agroécologique.
Avec l’agriculture biologique, la certification HVE doit devenir le critère de référence des projets

1/2
APRÈS ART. 2 N° I-CF1109

territoriaux. Fruit des lois Grenelle de 2009 et 2010, cette certification de 3 niveaux permet aux
agricultures de valoriser aux consommateurs des produits s'inscrivant dans l’agroécologie.

Au 1er janvier 2018, seulement 841 exploitations étaient recensées en HVE de niveau 3 dans toute
la France. L’enjeu d’un politique fiscale volontariste pour aider des agriculteurs à accéder aux trois
niveaux de certification est donc de taille, afin de créer une dynamique agroécologique viable. Le
crédit d’impôt est alors la solution pour surmonter le verrou financier que représente le coût de la
certification la première année.

Cet amendement a déjà été présenté par le groupe Socialistes et apparentés lors de l'examen du
projet de loi EGALIM.

2/2
ART. 4 N° I-CF1126
ASSEMBLÉE NATIONALE
5 octobre 2018

PLF POUR 2019 - (N° 1255)

AMENDEMENT N o I-CF1126

présenté par
Mme Vainqueur-Christophe, Mme Bareigts, Mme Pires Beaune, M. Jean-Louis Bricout,
M. Pupponi, Mme Rabault, M. Aviragnet, Mme Battistel, Mme Biémouret, M. Bouillon,
M. Carvounas, M. Alain David, Mme Laurence Dumont, M. Faure, M. Garot, M. David Habib,
M. Hutin, M. Juanico, Mme Karamanli, M. Jérôme Lambert, Mme Manin, Mme Pau-Langevin,
M. Potier, M. Pueyo, M. Saulignac, Mme Tolmont, Mme Untermaier, M. Vallaud et Mme Victory
----------

ARTICLE 4

Cet amendement est en cours de traitement par les services de l'Assemblée.

Supprimer cet article.

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement porté par le groupe Socialistes et apparentés supprime la baisse du plafonnement
de la réduction d'impôt sur le revenu dans les DOM.

Le gouvernement, par cet article et l'article 5, procède à des mesures d'économies afin de financer
une partie des nouveaux dispositifs économiques prévues dans les départements et régions d’outre-
mer (DROM). Aucune étude d'impact sérieuse n'ayant été fournie à ce jour, il ne paraît pas pertinent
de supprimer des dispositifs bénéficiant aux habitants et aux entreprises ultramarins pour financer
des rattrapages d’infrastructures et de conditions de vie dans ces territoires. Ce plan de rattrapage
devrait être financé par la solidarité nationale.

D’après l’étude d’impact transmise par le Gouvernement, on apprend que :

• 50 000 foyers fiscaux subiront une hausse d’impôt d’en moyenne 1 534 euros. Ceci
représente une recette supplémentaire pour l’État de 76,7 millions € (= 50000* 1534€)
• 287 000 foyers fiscaux ne seraient pas impactés par la modification prévue à l’article 4.

1/2
ART. 4 N° I-CF1126

Cette même étude d’impact fait apparaître des recettes bien supérieures à celles attendues sur la
base du montant moyen d’impôt à payer et du nombre de foyers fiscaux concernés. Ainsi, pour
2019, les recettes supplémentaire attendues seraient de 23 millions euros, puis de 117 millions
d’euros en 2020, et enfin de 70 millions d'euros en 2021.

En 2017, l’impôt sur le revenu a constitué une recette de 838 millions d’euros. Cet article 4
représente donc une augmentation de près de 10 % de l’impôt sur le revenu dans les DOM
(exactement 8,35 %).

De plus, on peut s'interroger sur l’utilisation par le gouvernement du surplus de recettes fiscales
obtenu avec cet article. En effet, selon les annexes du PLF 2019, cette somme ne bénéficierait qu’à
hauteur de 23 millions d’euros aux grands plans de convergence que nous appelons de nos vœux et
prévus par la loi n° 2017-256 du 28 février 2017 de programmation relative à l'égalité réelle outre-
mer et portant autres dispositions en matière sociale et économique. Nous sommes bien loin du
milliard d’euros promis par le candidat Emmanuel Macron dans une interview donnée le 19 avril
2017 à Actu Nouvelle-Calédonie « pour financer spécifiquement des plans de rattrapage et de
développement ».

Pour l’ensemble de ces raisons, le groupe Socialistes et apparentés propose de supprimer cette
mesure aujourd'hui injustifiée.

2/2
ART. 5 N° I-CF1127
ASSEMBLÉE NATIONALE
5 octobre 2018

PLF POUR 2019 - (N° 1255)

AMENDEMENT N o I-CF1127

présenté par
Mme Vainqueur-Christophe, Mme Bareigts, Mme Pires Beaune, M. Jean-Louis Bricout,
M. Pupponi, Mme Rabault, M. Aviragnet, Mme Battistel, Mme Biémouret, M. Bouillon,
M. Carvounas, M. Alain David, Mme Laurence Dumont, M. Faure, M. Garot, M. David Habib,
M. Hutin, M. Juanico, Mme Karamanli, M. Jérôme Lambert, Mme Manin, Mme Pau-Langevin,
M. Potier, M. Pueyo, M. Saulignac, Mme Tolmont, Mme Untermaier, M. Vallaud et Mme Victory
----------

ARTICLE 5

Cet amendement est en cours de traitement par les services de l'Assemblée.

Supprimer cet article.

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement porté par le groupe Socialistes et apparentés revient sur la suppression voulue par
le gouvernement du dispositif de TVA non perçue récupérable.

Le gouvernement, par cet article et l'article 4, procède à des mesures d'économies afin de financer
une partie des nouveaux dispositifs économiques prévues dans les départements et régions d’outre-
mer (DROM). Aucune étude d'impact sérieuse n'ayant été fournie à ce jour, il ne paraît pas pertinent
de supprimer des dispositifs bénéficiant aux habitants et aux entreprises ultramarins pour financer
des rattrapages d’infrastructures et de conditions de vie dans ces territoires. Ce plan de rattrapage
devrait être financé par la solidarité nationale.

De plus, on peut s'interroger sur l’utilisation par le gouvernement du surplus de recettes fiscales
(évalué à 100 millions d'euros) obtenu avec cet article. À rebours de ses promesses, le
gouvernement transforme, par la suppression de la TVA NPR remplacée par des crédits
d'intervention, des financements en subventions distribuées par lui-seul aux entreprises. Ainsi,
comme pour le Fonds exceptionnel d’investissement qui contraint les collectivités à déposer des
demandes au coup par coup au gouvernement, qui décide ou non de les attribuer, les
entreprises seront demain obligées de tendre la main pour obtenir quelque soutien depuis Paris.

1/2
ART. 5 N° I-CF1127

Enfin, contrairement au mécanisme des subventions, il faut rappeler l’effet positif direct de cette
TVA NPR pour la trésorerie des entreprises et ses coûts de gestion quasi nuls. Son remplacement
par des crédits budgétaires non spécifiquement et directement fléchés en faveur des investissements
des entreprises apparaît inquiétant.

Pour l’ensemble de ces raisons, le groupe Socialistes et apparentés propose de supprimer cette
mesure aujourd'hui injustifiée.

2/2
ART. 6 N° I-CF1128
ASSEMBLÉE NATIONALE
5 octobre 2018

PLF POUR 2019 - (N° 1255)

AMENDEMENT N o I-CF1128

présenté par
Mme Bareigts, Mme Vainqueur-Christophe, Mme Pires Beaune, M. Jean-Louis Bricout,
M. Pupponi, Mme Rabault, M. Aviragnet, Mme Battistel, Mme Biémouret, M. Bouillon,
M. Carvounas, M. Alain David, Mme Laurence Dumont, M. Faure, M. Garot, M. David Habib,
M. Hutin, M. Juanico, Mme Karamanli, M. Jérôme Lambert, M. Letchimy, Mme Manin, Mme Pau-
Langevin, M. Potier, M. Pueyo, M. Saulignac, Mme Tolmont, Mme Untermaier, M. Vallaud et
Mme Victory
----------

ARTICLE 6

Cet amendement est en cours de traitement par les services de l'Assemblée.

Supprimer cet article.

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement porté par le groupe Socialistes et apparentés supprime l'article 6 du PLF 2019 qui
prévoit le remplacement des dispositifs de « zone de revitalisation rurale » et « zone franche urbaine
– territoire entrepreneur » par le dispositif de « zone franche d’activité nouvelle génération »

Pour rappel, la loi n° 2017-256 du 28 février 2017 de programmation relative à l'égalité réelle outre-
mer et portant autres dispositions en matière sociale et économique, votée après une commission
mixte paritaire conclusive à l’issue d’une seule lecture, prévoyait dans le II de l’article 124 que :
« Dans un délai de douze mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement
remet au Parlement un rapport dressant un bilan exhaustif des zones franches urbaines, zones de
revitalisation urbaine, zones franches d'activité et zones de revitalisation rurale en vigueur dans les
territoires d'outre-mer. Ce rapport présente également les conditions de mise en œuvre d'une zone
franche globale à compter du 1er janvier 2019 pour une durée de dix ans renouvelable. ».

Si l’article 6 du PLF 2019 propose la création de cette "zone franche globale", il méconnaît la
remise au Parlement d'un rapport gouvernemental dressant un bilan sur l’efficience des zonages
existants. Sans ce rapport, il ne paraît donc pas opportun de modifier aujourd'hui ces dispositifs.

1/1
ART. 6 N° I-CF1139
ASSEMBLÉE NATIONALE
5 octobre 2018

PLF POUR 2019 - (N° 1255)

AMENDEMENT N o I-CF1139

présenté par
Mme Rabault, Mme Pires Beaune, M. Jean-Louis Bricout, M. Pupponi, M. Aviragnet,
Mme Bareigts, Mme Battistel, Mme Biémouret, M. Bouillon, M. Carvounas, M. Alain David,
Mme Laurence Dumont, M. Faure, M. Garot, M. David Habib, M. Hutin, M. Juanico,
Mme Karamanli, M. Jérôme Lambert, M. Letchimy, Mme Manin, Mme Pau-Langevin, M. Potier,
M. Pueyo, M. Saulignac, Mme Tolmont, Mme Untermaier, Mme Vainqueur-Christophe,
M. Vallaud et Mme Victory
----------

ARTICLE 6

Cet amendement est en cours de traitement par les services de l'Assemblée.

A l’alinéa 50, remplacer « 100% » par « 90% ».

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement porté par le groupe Socialistes et apparentés vise à engager un débat avec le
gouvernement afin d’avoir une vision globale de l’impact économique de ces dispositifs et à
comprendre pourquoi le gouvernement propose à l’alinéa 50 un abattement égal à 100 % de la base
nette imposable à la cotisation foncière des entreprises, alors que les dispositifs existants portaient
sur des abaissements d’assiette de 40% et de 70% en cas de régime majoré.

Pour rappel, l’étude d’impact transmise par le gouvernement indique que cette création de nouvelles
zones franches va coûter au budget de l’État 10 millions d'euros en 2019 puis 124 millions d’euros
en année pleine (c’est-à-dire à partir de 2020).

En revanche, l’étude d’impact ne présente aucune évaluation globale, ce qui ne permet pas d’avoir
une appréciation globale.

1/1
ART. 7 N° I-CF1093
ASSEMBLÉE NATIONALE
5 octobre 2018

PLF POUR 2019 - (N° 1255)

AMENDEMENT N o I-CF1093

présenté par
Mme Pires Beaune, M. Jean-Louis Bricout, M. Pupponi, Mme Rabault, M. Aviragnet,
Mme Bareigts, Mme Battistel, Mme Biémouret, M. Bouillon, M. Carvounas, M. Alain David,
Mme Laurence Dumont, M. Faure, M. Garot, M. David Habib, M. Hutin, M. Juanico,
Mme Karamanli, M. Jérôme Lambert, M. Letchimy, Mme Manin, Mme Pau-Langevin, M. Potier,
M. Pueyo, M. Saulignac, Mme Tolmont, Mme Untermaier, Mme Vainqueur-Christophe,
M. Vallaud et Mme Victory
----------

ARTICLE 7

Cet amendement est en cours de traitement par les services de l'Assemblée.

Après l’alinéa 3 rajouter un alinéa ainsi rédigé :

Compléter le premier alinéa du I par la phrase : "Une disproportion de 15% est admise entre le
produit de la taxe et les dépenses précédemment mentionnées."

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement porté par le groupe Socialistes et apparentés propose de sécuriser juridiquement la
taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM).

En effet, ces dernières années, de nombreuses jurisprudences sont venues fragiliser la TEOM en
entraînant des annulations de taux et en mettant en difficultés le financement du service public.

L’article 7 vise opportunément à procéder à une sécurisation des délibérations des exécutifs locaux.
Il est toutefois possible de sécuriser encore davantage la TEOM.

Dès lors, il est important de définir précisément la notion actuellement jurisprudentielle de « taux
manifestement non disproportionné par rapport au montant des dépenses », développée par le
Conseil d'État, qui est seule admise.

Concrètement l’intégration dans l’article 1520 du code général des impôts d’une précision selon
laquelle « une disproportion de 15 % est admise entre le produit de la taxe et les dépenses » apparaît

1/2
ART. 7 N° I-CF1093

opportune, sachant que le taux de couverture plafond de 115 % étant peu ou prou celui issu de la
jurisprudence afin d’intégrer les charges supportées indirectement au titre des fonctions support.

Cet amendement a été proposé au groupe Socialistes et apparenté par France Urbaine.

2/2
ART. 7 N° I-CF1094
ASSEMBLÉE NATIONALE
5 octobre 2018

PLF POUR 2019 - (N° 1255)

AMENDEMENT N o I-CF1094

présenté par
Mme Pires Beaune, M. Jean-Louis Bricout, M. Pupponi, Mme Rabault, M. Aviragnet,
Mme Bareigts, Mme Battistel, Mme Biémouret, M. Bouillon, M. Carvounas, M. Alain David,
Mme Laurence Dumont, M. Faure, M. Garot, M. David Habib, M. Hutin, M. Juanico,
Mme Karamanli, M. Jérôme Lambert, M. Letchimy, Mme Manin, Mme Pau-Langevin, M. Potier,
M. Pueyo, M. Saulignac, Mme Tolmont, Mme Untermaier, Mme Vainqueur-Christophe,
M. Vallaud et Mme Victory
----------

ARTICLE 7

Cet amendement est en cours de traitement par les services de l'Assemblée.

Le sixième alinéa est complété par les mots suivants :

", directes et indirectes, exposées pour le service public de collecte et de traitement des déchets
ménagers et assimilés, telles qu'identifiées par la comptabilité analytique prescrite à l'article L.2224-
17-1 du code général des collectivités territoriales;"

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement porté par le groupe Socialistes et apparentés précise la nature des dépenses réelles
de fonctionnement finançables par la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM).

La rédaction actuelle de l'alinéa 6 de l'article apparaît insuffisamment précise au regard de la


jurisprudence du Conseil d’État.

En effet, dans sa décision n°402946 du 19 mars 2018, le Conseil d’État opère une distinction entre
d’une part, les dépenses exposées pour le service public de collecte et de traitement des déchets
ménagers et assimilés, et d’autres part les dépenses exposées pour la seule administration générale
de la collectivité ou de l’établissement public exerçant cette compétence, ces dernières ne pouvant
pas être financées par la taxe.

1/2
ART. 7 N° I-CF1094

Or les collectivités ou établissements publics qui exercent la compétence de collecte et de traitement


des déchets ménagers assument la plupart du temps d’autres compétences, en mutualisant les
fonctions supports entre les différents services publics qu’ils ont à rendre (gestion des ressources
humaines ; plateformes de contact des usagers ; gestion financière, comptable et budgétaire ;
systèmes d’information ; contrôle de gestion ; assistance juridique ; gestion des assurances ; gestion
des bâtiments et des moyens généraux etc…).

Cet amendement permet donc la prise en compte du coût complet du service, en intégrant dans les
dépenses réelles de fonctionnement non seulement les coûts directs de prestation de service, mais
aussi les coûts indirects de gestion. Ces charges d’administration sont en effet indispensables à la
gestion du service public en cause, en l’absence desquelles il ne serait pas rendu, et font donc partie
intégrante du coût du service finançable par la taxe, pour la part non couverte par des recettes non
fiscales.

Cet amendement a été proposé au groupe Socialistes et apparenté par France Urbaine.

2/2
ART. 7 N° I-CF1095
ASSEMBLÉE NATIONALE
5 octobre 2018

PLF POUR 2019 - (N° 1255)

AMENDEMENT N o I-CF1095

présenté par
Mme Pires Beaune, M. Jean-Louis Bricout, M. Pupponi, Mme Rabault, M. Aviragnet,
Mme Bareigts, Mme Battistel, Mme Biémouret, M. Bouillon, M. Carvounas, M. Alain David,
Mme Laurence Dumont, M. Faure, M. Garot, M. David Habib, M. Hutin, M. Juanico,
Mme Karamanli, M. Jérôme Lambert, M. Letchimy, Mme Manin, Mme Pau-Langevin, M. Potier,
M. Pueyo, M. Saulignac, Mme Tolmont, Mme Untermaier, Mme Vainqueur-Christophe,
M. Vallaud et Mme Victory
----------

ARTICLE 7

Cet amendement est en cours de traitement par les services de l'Assemblée.

I. L'alinéa 10 est supprimé.

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« III. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe
additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts. ».

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement porté par le groupe Socialistes et apparentés supprime la prise en charge par les
collectivités ou les EPCI des dégrèvements faisant suite à la constatation, par une décision de
justice, de l'illégalité des délibérations prises par la commune ou l'EPCI en matière de taxe
d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM).

Cette mesure, proposée à l'alinéa 10 de l'article 7, ne se justifie pas pour deux raisons :

1. Les délibérations relatives à la TEOM n’échappent pas au contrôle de légalité exercé par les
préfectures sur les budgets locaux ;
2. L'État perçoit aujourd'hui 3,6 % de la TEOM en contrepartie des frais de dégrèvements
(article 1641 du code général des impôts)

1/2
ART. 7 N° I-CF1095

Cet amendement a été proposé au groupe Socialistes et apparentés par l'Association des maires de
France

2/2
ART. 7 N° I-CF1096
ASSEMBLÉE NATIONALE
5 octobre 2018

PLF POUR 2019 - (N° 1255)

AMENDEMENT N o I-CF1096

présenté par
Mme Pires Beaune, M. Jean-Louis Bricout, M. Pupponi, Mme Rabault, M. Aviragnet,
Mme Bareigts, Mme Battistel, Mme Biémouret, M. Bouillon, M. Carvounas, M. Alain David,
Mme Laurence Dumont, M. Faure, M. Garot, M. David Habib, M. Hutin, M. Juanico,
Mme Karamanli, M. Jérôme Lambert, M. Letchimy, Mme Manin, Mme Pau-Langevin, M. Potier,
M. Pueyo, M. Saulignac, Mme Tolmont, Mme Untermaier, Mme Vainqueur-Christophe,
M. Vallaud et Mme Victory
----------

ARTICLE 7

Cet amendement est en cours de traitement par les services de l'Assemblée.

I. À l'alinéa 10, après le mot "prises", insérer les mots ", à compter de 2019,".

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« III. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe
additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts. ».

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement de repli porté par le groupe Socialistes et apparentés réserve la prise en charge par
les collectivités ou les EPCI des dégrèvements faisant suite à la constatation, par une décision de
justice, de l'illégalité des délibérations prises par la commune ou l'EPCI en matière de taxe
d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) à compter de 2019.

Pour rappel, le groupe Socialistes et apparentés s'oppose à l'alinéa 10 de l'article 7 pour deux raisons
:

1. Les délibérations relatives à la TEOM n’échappent pas au contrôle de légalité exercé par les
préfectures sur les budgets locaux ;
2. L'État perçoit aujourd'hui 3,6 % de la TEOM en contrepartie des frais de dégrèvements
(article 1641 du code général des impôts)

1/2
ART. 7 N° I-CF1096

Cet amendement a été proposé au groupe Socialistes et apparentés par l'Association des maires de
France

2/2
ART. 8 N° I-CF1108
ASSEMBLÉE NATIONALE
5 octobre 2018

PLF POUR 2019 - (N° 1255)

AMENDEMENT N o I-CF1108

présenté par
Mme Pires Beaune, M. Jean-Louis Bricout, M. Pupponi, Mme Rabault, M. Aviragnet,
Mme Bareigts, Mme Battistel, Mme Biémouret, M. Bouillon, M. Carvounas, M. Alain David,
Mme Laurence Dumont, M. Faure, M. Garot, M. David Habib, M. Hutin, M. Juanico,
Mme Karamanli, M. Jérôme Lambert, M. Letchimy, Mme Manin, Mme Pau-Langevin, M. Potier,
M. Pueyo, M. Saulignac, Mme Tolmont, Mme Untermaier, Mme Vainqueur-Christophe,
M. Vallaud et Mme Victory
----------

ARTICLE 8

Cet amendement est en cours de traitement par les services de l'Assemblée.

I. Après l’alinéa 22, insérer l’alinéa suivant :

« 1 quindecies. Aux réceptions de déchets ménagers et assimilés collectés au titre du service public
de gestion des déchets défini aux articles L. 2224-13 et L. 2224-14 du code général des collectivités
territoriales, dans une limite annuelle correspondant à 120 kilogrammes de déchets par habitant
collecté. »

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« III. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe
additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts. ».

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement porté par le groupe Socialistes et apparentés accorde aux collectivités territoriales
une franchise de taxe générale sur les activités polluantes relative aux déchets (TGAP-d)
correspondant à la part de déchets résiduels inévitables.

Aujourd'hui, sur les 568 kg de déchets produits par un Français chaque année :

• 190 kg sont concernés par la responsabilité élargie du producteur (REP) et peuvent donc être
détournés de l’élimination ;

1/2
ART. 8 N° I-CF1108

• 194 kg sont des biodéchets (déchets alimentaires et déchets verts) que les collectivités sont
en charge de valoriser ;
• 184 kg ne disposent d’aucune filière de recyclage et sont donc nécessairement éliminés dans
les installations de stockage et de traitement thermique. Les collectivités doivent payer la
TGAP pour l’élimination de ces déchets.

Pourtant, les collectivités n’ont aucune prise ni sur la conception de ces produits, ni sur leur mise
sur le marché, ni sur leur consommation. Il est donc paradoxal de les taxer pour l’élimination de ces
déchets pour lesquels il n’existe aucune alternative.

La franchise de 120 kg par habitant retenue dans l'amendement correspond au 184 kg évoqués plus
haut moins 64 kg/hab correspondant aux déchets concernés par les nouvelles filières de recyclage
annoncées par le gouvernement dans le cadre de la feuille de route économie circulaire (jouets/jeux,
articles de sport et loisir, articles de bricolage et de jardin y compris déchets du bâtiment).

Il est important de souligner qu'avec cet amendement, l’élimination sera toujours plus chère que le
recyclage pour tous les déchets pour lesquels les collectivités ont véritablement des marges de
manœuvre.

Cet amendement a été proposé au groupe Socialistes et apparentés par AMORCE.

2/2
ART. 8 N° I-CF1140
ASSEMBLÉE NATIONALE
5 octobre 2018

PLF POUR 2019 - (N° 1255)

AMENDEMENT N o I-CF1140

présenté par
Mme Rabault, Mme Pires Beaune, M. Jean-Louis Bricout, M. Pupponi, M. Aviragnet,
Mme Bareigts, Mme Battistel, Mme Biémouret, M. Bouillon, M. Carvounas, M. Alain David,
Mme Laurence Dumont, M. Faure, M. Garot, M. David Habib, M. Hutin, M. Juanico,
Mme Karamanli, M. Jérôme Lambert, M. Letchimy, Mme Manin, Mme Pau-Langevin, M. Potier,
M. Pueyo, M. Saulignac, Mme Tolmont, Mme Untermaier, Mme Vainqueur-Christophe,
M. Vallaud et Mme Victory
----------

ARTICLE 8

Cet amendement est en cours de traitement par les services de l'Assemblée.

1/4
ART. 8 N° I-CF1140

I. Remplacer le tableau de l’alinéa 31 par le tableau ci-après :

Désignation des Quotité en euros


installations de
stockage de Unité de A
déchets non perception 2019 partir
2020 2021 2022 2023 2024
dangereux de
concernées 2025
A – Installations
tonne 151 152 164 168 171 173 175
non autorisées
B – Installations
autorisées
réalisant une
valorisation tonne 24 25 26 27 28 29 30
énergétique de
plus de 75% du
biogaz capté
C – Installations
autorisées qui
sont exploitées
selon la méthode
du bioréacteur et tonne 34 35 47 53 58 61 65
réalisent une
valorisation
énergétique du
biogaz capté
D – Installations
autorisées
tonne 17 18 30 40 51 58 65
relevant à la fois
des B et C
E – Autres
installations tonne 41 42 54 58 61 63 65
autorisées
I. Remplacer le tableau de l’alinéa 34 par le tableau ci-après :

Désignation des Quotité en euros


installations de
traitement A
Unité de
thermique de partir
perception 2019 2020 2021 2022 2023 2024
déchets non de
dangereux 2025
concernées
Installations non
tonne 125 125 130 132 133 134 135
autorisées

2/4
ART. 8 N° I-CF1140

A – Installations
autorisées dont le
système de
management de
l’énergie a été
certifié conforme tonne 12 12 13 14 15 16 17
à la norme
internationale
ISO 50001 par
un organisme
accrédité
B – Installations
autorisées dont
les valeurs
d’émission de tonne 12 12 17 18 20 22 25
NOx sont
inférieures à 80
mg/ Nm3
C – Installations
autorisées
réalisant une
valorisation
énergétique
tonne 9 9 14 14 14 14 15
élevée dont le
rendement
énergétique est
supérieur ou égal
à 0,65
D – Installations
relevant à la fois tonne 9 9 14 14 17 20 25
des A et B
E – Installations
relevant à la fois tonne 6 6 11 12 13 14 15
des A et C
F – Installations
relevant à la fois tonne 5 5 10 11 12 14 15
des B et C
G – Installations
relevant à la fois tonne 3 3 8 11 12 14 15
des A, B et C
H – Autres
installations tonne 15 15 20 22 23 24 25
autorisées
III. La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe
additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

3/4
ART. 8 N° I-CF1140

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement porté par le groupe Socialistes et apparentés vise à corriger la trajectoire proposée
en matière de TGAP-d par l’article 8 et qui ne semble pas cohérente au regard des objectifs affichés
par le Gouvernement.

Les augmentations de TGAP-d proposées à cet article semblent dissymétriques. Ainsi :

• L’augmentation est de +8% entre 2019 et 2025 pour les installations non autorisées ;
• L’augmentation est de +171% entre 2019 et 2025 pour les installations « réalisant une
valorisation énergétique de plus de 75 % du biogaz capté ».

Cela paraît être un très mauvais signal donné au regard des objectifs de transition énergétique. Cet
amendement vise donc à corriger la trajectoire proposée par l’article 8 et qui ne semble pas
cohérente au regard des objectifs affichés par le Gouvernement.

D’après l’étude d’impact, cet article conduit à une augmentation d’impôts, qui à terme devrait
rapporter 267 millions d'euros à l’État (136 millions d'euros en 2021).

Cette augmentation est payée par :

• les collectivités locales : + 104 millions € en 2020 et jusqu’à + 210 millions € en 2025
• les entreprises : + 32 millions € en 2020 et jusqu’à + 57 millions € en 2025

Même si les montants restent limités au regard des budgets des collectivités locales (plus de 200
milliards d’€ par an), il semble curieux d’affecter ainsi les collectivités locales à qui des économies
de fonctionnement sont demandées.

4/4
APRÈS ART. 8 N° I-CF1107
ASSEMBLÉE NATIONALE
5 octobre 2018

PLF POUR 2019 - (N° 1255)

AMENDEMENT N o I-CF1107

présenté par
Mme Pires Beaune, M. Jean-Louis Bricout, M. Pupponi, Mme Rabault, M. Aviragnet,
Mme Bareigts, Mme Battistel, Mme Biémouret, M. Bouillon, M. Carvounas, M. Alain David,
Mme Laurence Dumont, M. Faure, M. Garot, M. David Habib, M. Hutin, M. Juanico,
Mme Karamanli, M. Jérôme Lambert, M. Letchimy, Mme Manin, Mme Pau-Langevin, M. Potier,
M. Pueyo, M. Saulignac, Mme Tolmont, Mme Untermaier, Mme Vainqueur-Christophe,
M. Vallaud et Mme Victory
----------

ARTICLE ADDITIONNEL

APRÈS L'ARTICLE 8, insérer l'article suivant:

Cet amendement est en cours de traitement par les services de l'Assemblée.

Le code des douanes est ainsi modifié :

1. Après le 10. du I de l’article 266 sexies du code des douanes, il est inséré un 11. ainsi rédigé :

« 11. Les metteurs sur le marché de tout produit manufacturé à destination des ménages à
l’exclusion de tout produit destiné à l’alimentation humaine, de tout produit énergétique visé par la
taxe intérieure de consommation et de tout produit visé par les mécanismes de responsabilité élargie
du producteur définis aux articles L. 541-10-1 à L. 541-10-10 du code de l’environnement. Les
produits manufacturés concernés sont listés de manière exhaustive par un décret».

2. Au III de l’article 266 sexies du code des douanes, il est inséré un 2 ainsi rédigé :

« 2. Sont exonérées de la taxe mentionnée au I les personnes physiques ou morales mentionnées au


I. 11, responsables de la mise sur le marché en France de moins de 10 000 unités par an ou déclarant
un chiffre d’affaire annuel inférieur à 1 millions d’euros».

3. Après le 10 de l’article 266 septies, ajoutez un 11 :

« 11. La mise sur le marché de 10 000 unités du produit générateur de déchets par les personnes
mentionnées au 11 du I de l’article 266 sexies. »

1/3
APRÈS ART. 8 N° I-CF1107

4. Après le 9 de l’article 266 octies, ajoutez un 10 :

« 10. Le nombre de produits générateurs de déchets remplissant les conditions fixées au 11 du I de


l’article 266 sexies devant faire l’objet d’un registre national géré par l’ADEME»

5. Après la dernière ligne du tableau du B. du 1. de l’article 266 nonies du code des douanes, insérer
une ligne ainsi rédigée :

Les produits générateurs de déchets lorsque les conditions fixées au 11 du En Unité mise
0,03
I de l’article 266 sexies sont remplies sur le marché

6. Après le 8 de l’article 266 nonies du code des douanes, il est inséré un 9. ainsi rédigé :

« 9. Le paiement d’une contribution financière au titre d’une responsabilité élargie du producteur


sur l’emballage n’exonère pas du paiement de la taxe, mentionnée au I de l’article 266 sexies du
code des douanes, les personnes physiques ou morales mentionnées au I. 11 du même article.

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement porté par le groupe Socialistes et apparentés met en place une taxe générale sur les
activités polluantes (TGAP) "amont", fixée à 0,03 euro par unité, sur les produits non
fermentescibles et non couverts par la responsabilité élargie des producteurs (REP). Cette taxe ne
concernerait que les entreprises mettant sur le marché plus de 10 000 unités de vente par an et
réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 1 million d’euros. Ces seuils permettraient d'éviter de
pénaliser les petites entreprises.

Aujourd'hui, près d’un tiers des déchets ménagers des Français est composé de produits, hors
biodéchets, n’ayant pas de filière de recyclage. Il s’agit notamment de produit en plastique de
grande consommation (produits jetables, matériel scolaire…), et de millions de produits et
matériaux divers (textiles sanitaires, vaisselle…).

Les metteurs sur le marché de ces produits ne contribuent pas à la gestion des déchets, alors que les
metteurs sur le marché de biens couverts par une filière de recyclage le font par le biais de la REP.
Ils n’ont donc pas d’incitation à contribuer à se tourner vers l’économie circulaire. En outre, la
gestion des déchets issus de ces produits est à la charge des collectivités, qui doivent en assurer la
collecte et le traitement via leurs installations et payer la TGAP sur ces opérations, ce qui se
répercute sur le contribuable local.

La mise en place d'une TGAP "amont" permettrait de mettre fin à ce paradoxe qui conduit à taxer
des gestionnaires de déchets qui ne sont pas responsables de la non-recyclabilité de ces derniers, en
créant un signal prix sur l’amont, au stade de la conception, de la mise sur le marché et de la
consommation des produits.

L'objectif est ainsi de réduire la quantité de produits non recyclables mis sur le marché. Les recettes
financières générées par cette taxe pourraient être consacrées au développement de l’économie

2/3
APRÈS ART. 8 N° I-CF1107

circulaire et à l’accompagnement des politiques de réduction des déchets et d’écoconception des


entreprises.

Cet amendement a été proposé au groupe Socialistes et apparentés par AMORCE.

3/3
ART. 12 N° I-CF1141
ASSEMBLÉE NATIONALE
5 octobre 2018

PLF POUR 2019 - (N° 1255)

AMENDEMENT N o I-CF1141

présenté par
Mme Rabault, Mme Pires Beaune, M. Jean-Louis Bricout, M. Pupponi, M. Aviragnet,
Mme Bareigts, Mme Battistel, Mme Biémouret, M. Bouillon, M. Carvounas, M. Alain David,
Mme Laurence Dumont, M. Faure, M. Garot, M. David Habib, M. Hutin, M. Juanico,
Mme Karamanli, M. Jérôme Lambert, M. Letchimy, Mme Manin, Mme Pau-Langevin, M. Potier,
M. Pueyo, M. Saulignac, Mme Tolmont, Mme Untermaier, Mme Vainqueur-Christophe,
M. Vallaud et Mme Victory
----------

ARTICLE 12

Cet amendement est en cours de traitement par les services de l'Assemblée.

Supprimer les alinéas 9, 10 et 11.

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement porté par le groupe Socialistes et apparentés vise à supprimer les alinéas qui
conduisent à augmenter le bénéfice de la niche dite « Copé » pour les entreprises qui en bénéficient.

Dans son évaluation de l’article, le Gouvernement écrit que « dans plusieurs arrêts récents, la Cour
de justice de l’Union européenne (CJUE) a jugé contraires à la liberté d’établissement certains des
avantages des régimes de groupe nationaux d’États membres de l’UE, dont le régime de groupe
français ».

Ainsi, il apparaît que la France offre plus d’avantages fiscaux que d’autres pays aux grandes
entreprises qui recourent aux différents régimes d’intégration fiscale.

Le présent article vise à mettre en conformité le droit fiscal français avec les recommandations
européennes. Comme la législation française semblait plus avantageuse, cette mise en conformité se
traduit « de facto » par une hausse de fiscalité pour les entreprises concernées.

Sans doute pour compenser cela, le Gouvernement a introduit 3 alinéas à son article qui conduisent
à augmenter le bénéfice de la niche dite « Copé » pour les entreprises qui en bénéficient. Le présent

1/2
ART. 12 N° I-CF1141

amendement vise donc à supprimer ces alinéas afin que la niche dite « Copé » ne soit pas
augmentée.

2/2
ART. 15 N° I-CF1142
ASSEMBLÉE NATIONALE
5 octobre 2018

PLF POUR 2019 - (N° 1255)

AMENDEMENT N o I-CF1142

présenté par
Mme Rabault, Mme Pires Beaune, M. Jean-Louis Bricout, M. Pupponi, M. Aviragnet,
Mme Bareigts, Mme Battistel, Mme Biémouret, M. Bouillon, M. Carvounas, M. Alain David,
Mme Laurence Dumont, M. Faure, M. Garot, M. David Habib, M. Hutin, M. Juanico,
Mme Karamanli, M. Jérôme Lambert, M. Letchimy, Mme Manin, Mme Pau-Langevin, M. Potier,
M. Pueyo, M. Saulignac, Mme Tolmont, Mme Untermaier, Mme Vainqueur-Christophe,
M. Vallaud et Mme Victory
----------

ARTICLE 15

Cet amendement est en cours de traitement par les services de l'Assemblée.

Supprimer cet article.

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement porté par le groupe Socialistes et apparentés supprime l'article 15 concernant le
5ème acompte d'impôt sur les sociétés.

Cet article conduit à demander aux entreprises de plus de 250 millions d’euros de chiffres d’affaires
de payer en avance le 5ème acompte d’impôt sur les sociétés. Pour l’État, cela représente une
recette supplémentaire estimée à 1,5 milliard d’euros sur 2019, et une moindre recette de 1,5
milliard d’euros en 2020.

Cette disposition avait été utilisée par le précédent gouvernement lors de la loi de finances pour
2017 mais portait sur un montant de 530 millions d’€, soit 3 fois moindres.

Le gouvernement dit avoir comme ligne de conduite budgétaire la « sincérité des comptes ». Il
semble que cet article n’y contribue pas. C’est pour cela qu’il est proposé de le supprimer.

1/1
APRÈS ART. 16 N° I-CF1123
ASSEMBLÉE NATIONALE
5 octobre 2018

PLF POUR 2019 - (N° 1255)

AMENDEMENT N o I-CF1123

présenté par
Mme Pires Beaune, M. Jean-Louis Bricout, M. Pupponi, Mme Rabault, M. Aviragnet,
Mme Bareigts, Mme Battistel, Mme Biémouret, M. Bouillon, M. Carvounas, M. Alain David,
Mme Laurence Dumont, M. Faure, M. Garot, M. David Habib, M. Hutin, M. Juanico,
Mme Karamanli, M. Jérôme Lambert, M. Letchimy, Mme Manin, Mme Pau-Langevin, M. Potier,
M. Pueyo, M. Saulignac, Mme Tolmont, Mme Untermaier, Mme Vainqueur-Christophe,
M. Vallaud et Mme Victory
----------

ARTICLE ADDITIONNEL

APRÈS L'ARTICLE 16, insérer l'article suivant:

Cet amendement est en cours de traitement par les services de l'Assemblée.

I. Les articles du code général des impôts modifiés par les articles 28 et 29 de la loi n° 2017-1837
du 30 décembre 2017 de finances pour 2018 sont rétablis dans leur rédaction antérieure à la
publication de la loi n° 2017-1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018.

II. Les articles du code monétaire et financier modifiés par l'article de la loi n° 2017-1837 du 30
décembre 2017 de finances pour 2018 sont rétablis dans leur rédaction antérieure à la publication de
la loi n° 2017-1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018.

III. Les articles du code de la construction et de l'habitation modifiés par l'article de la loi n° 2017-
1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018 sont rétablis dans leur rédaction antérieure à la
publication de la loi n° 2017-1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018.

IV. Les articles du code de la sécurité sociale modifiés par l'article de la loi n° 2017-1837 du 30
décembre 2017 de finances pour 2018 sont rétablis dans leur rédaction antérieure à la publication de
la loi n° 2017-1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018.

V. Les articles du livre des procédures fiscales modifiés par l'article de la loi n° 2017-1837 du 30
décembre 2017 de finances pour 2018 sont rétablis dans leur rédaction antérieure à la publication de
la loi n° 2017-1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018.

VI. En conséquence, les articles 28 et 29 de la loi n° 2017-1837 du 30 décembre 2017 de finances


pour 2018 sont abrogés.

1/2
APRÈS ART. 16 N° I-CF1123

VII. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe
additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

VIII. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par
la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la
création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général
des impôts.

IX. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence
par la majoration des droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement porté par le groupe Socialistes et apparentés supprime le prélèvement forfaitaire
unique, autrement appelé flat tax, mis en place par l'article 28 de la loi de finances pour 2018.

L'objectif affiché par le gouvernement était de simplifier l’architecture d’ensemble de la fiscalité


des revenus du capital par la mise en place d’une imposition forfaitaire à un taux unique de 30 %
(soit un taux forfaitaire d’impôt sur le revenu de 12,8 % et un taux global de prélèvement sociaux
de 17,2 % suite à l’augmentation concomitante du taux de la CSG).

En réalité, l'article 28 fait partie du "plan richesse" du gouvernement. Ce plan, constitué également
de l'article 31 de la loi de finances 2018 qui a supprimé l'ISF et mis en place l'impôt sur la fortune
immobilière, est un cadeau fiscal de 25 milliards d'euros sur le quinquennat en direction des foyers
les plus riches de notre pays.

Cette somme est à mettre en comparaison avec les 8 milliards d'euros du plan pauvreté ou les 3,7
milliards d'euros de revalorisation de certaines prestations sociales au cours du quinquennat.

Comme l'a montré l'OFCE, la politique fiscale et budgétaire du gouvernement renforce les
inégalités dans notre pays. Les 5 % de Français les plus modestes ont ainsi connu en 2018 une perte
de pouvoir d’achat de 0,6 % (soit -60 euros par an et par ménage), quand les 5 % de Français les
plus riches ont connu sur la même période un gain de pouvoir d’achat de 1,6 % (soit +1 730 euros
par an et par ménage).

2/2
APRÈS ART. 16 N° I-CF1124
ASSEMBLÉE NATIONALE
5 octobre 2018

PLF POUR 2019 - (N° 1255)

AMENDEMENT N o I-CF1124

présenté par
Mme Pires Beaune, M. Jean-Louis Bricout, M. Pupponi, Mme Rabault, M. Aviragnet,
Mme Bareigts, Mme Battistel, Mme Biémouret, M. Bouillon, M. Carvounas, M. Alain David,
Mme Laurence Dumont, M. Faure, M. Garot, M. David Habib, M. Hutin, M. Juanico,
Mme Karamanli, M. Jérôme Lambert, M. Letchimy, Mme Manin, Mme Pau-Langevin, M. Potier,
M. Pueyo, M. Saulignac, Mme Tolmont, Mme Untermaier, Mme Vainqueur-Christophe,
M. Vallaud et Mme Victory
----------

ARTICLE ADDITIONNEL

APRÈS L'ARTICLE 16, insérer l'article suivant:

Cet amendement est en cours de traitement par les services de l'Assemblée.

I. Les articles du code général des impôts modifiés par l'article 31 de la loi n° 2017-1837 du 30
décembre 2017 de finances pour 2018 sont rétablis dans leur rédaction antérieure à la publication de
la loi n° 2017-1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018.

II. Les articles du livre des procédures fiscales modifiés par l'article 31 de la loi n° 2017-1837 du 30
décembre 2017 de finances pour 2018 sont rétablis dans leur rédaction antérieure à la publication de
la loi n° 2017-1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018.

III. L'article du code de la défense modifié par l'article 31 de la loi n° 2017-1837 du 30 décembre
2017 de finances pour 2018 est rétabli dans sa rédaction antérieure à la publication de la loi n°
2017-1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018.

IV. Les articles du code monétaire et financier modifiés par l'article 31 de la loi n° 2017-1837 du 30
décembre 2017 de finances pour 2018 sont rétablis dans leur rédaction antérieure à la publication de
la loi n° 2017-1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018.

V. L'article L. 122-10 du code du patrimoine abrogé par l'article 31 de la loi n° 2017-1837 du 30


décembre 2017 de finances pour 2018 est rétabli dans sa rédaction antérieure à la publication de la
loi n° 2017-1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018.

VI. L'article 25 quinquies de la loi n° 83-634 portant droits et obligations des fonctionnaires modifié
par l'article 31 de la loi n° 2017-1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018 est rétabli dans

1/3
APRÈS ART. 16 N° I-CF1124

sa rédaction antérieure à la publication de la loi n° 2017-1837 du 30 décembre 2017 de finances


pour 2018.

VII. Les articles de la loi n° 2013-907 du 11 octobre 2013 relative à la transparence de la vie
publique modifiés par l'article 31 de la loi n° 2017-1837 du 30 décembre 2017 de finances pour
2018 sont rétablis dans leur rédaction antérieure à la publication de la loi n° 2017-1837 du 30
décembre 2017 de finances pour 2018.

VIII. L'article 16 de l'ordonnance n° 2017-1107 du 22 juin 2017 relative aux marchés d'instruments
financiers et à la séparation du régime juridique des sociétés de gestion de portefeuille de celui des
entreprises d'investissement modifié par l'article 31 de la loi n° 2017-1837 du 30 décembre 2017 de
finances pour 2018 est rétabli dans sa rédaction antérieure à la publication de la loi n° 2017-1837 du
30 décembre 2017 de finances pour 2018.

IX. En conséquence, l'article 31 de la loi n° 2017-1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018
est abrogé.

X. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe
additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

XI. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la
majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création
d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des
impôts.

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement porté par le groupe Socialistes et apparentés rétablit l'impôt de solidarité sur la
fortune (ISF) et supprime en conséquence l'impôt sur la fortune immobilière (IFI), mis en place par
l'article 31 de la loi de finances pour 2018.

En effet, l'article 31 fait partie du "plan richesse" du gouvernement. Ce plan, constitué également de
l'article 28 de la loi de finances 2018 qui a mis en place la flat tax, est un cadeau fiscal de 25
milliards d'euros sur le quinquennat en direction des foyers les plus riches de notre pays.

Cette somme est à mettre en comparaison avec les 8 milliards d'euros du plan pauvreté ou les 3,7
milliards d'euros de revalorisation de certaines prestations sociales au cours du quinquennat.

Comme l'a montré l'OFCE, la politique fiscale et budgétaire du gouvernement renforce les
inégalités dans notre pays. Les 5 % de Français les plus modestes ont ainsi connu en 2018 une perte
de pouvoir d’achat de 0,6 % (soit -60 euros par an et par ménage), quand les 5 % de Français les
plus riches ont connu sur la même période un gain de pouvoir d’achat de 1,6 % (soit +1 730 euros
par an et par ménage).

Enfin, il faut souligner l'hypocrisie des contreparties votées en LFI 2018 pour compenser
(symboliquement) la suppression de l'ISF. Comme le montre le rapport d’information sur
l’application des mesures fiscales :

2/3
APRÈS ART. 16 N° I-CF1124

• Article 30 : augmentation du taux de la taxe forfaitaire sur les cessions ou exportations des
métaux précieux : le rapporteur n’a pas été en mesure d’évaluer le rendement de cette taxe
qui est passée de 10 à 11 % ;
• Article 33 : augmentation du barème du droit annuel de francisation et de navigation et du
droit de passeport applicable aux grands navires de plaisance : le rapporteur a relevé que ce
relèvement du barème ne concernait que 7 navires (dont 6 étrangers) pour un rendement
de… 85 500 euros ;
• Article 34 : instauration d’une nouvelle taxe additionnelle à la taxe sur les certificats
d’immatriculation pour les véhicules de sport à là encore : le rapporteur n’a pas été en
mesure d’évaluer le rendement de cette nouvelle taxe, qui avait été initialement évalué à 30
millions d’euros.

Ces trois articles « de rééquilibrage » relèvent donc en réalité du cosmétique.

3/3
APRÈS ART. 16 N° I-CF1125
ASSEMBLÉE NATIONALE
5 octobre 2018

PLF POUR 2019 - (N° 1255)

AMENDEMENT N o I-CF1125

présenté par
Mme Pires Beaune, M. Jean-Louis Bricout, M. Pupponi, Mme Rabault, M. Aviragnet,
Mme Bareigts, Mme Battistel, Mme Biémouret, M. Bouillon, M. Carvounas, M. Alain David,
Mme Laurence Dumont, M. Faure, M. Garot, M. David Habib, M. Hutin, M. Juanico,
Mme Karamanli, M. Jérôme Lambert, M. Letchimy, Mme Manin, Mme Pau-Langevin, M. Potier,
M. Pueyo, M. Saulignac, Mme Tolmont, Mme Untermaier, Mme Vainqueur-Christophe,
M. Vallaud et Mme Victory
----------

ARTICLE ADDITIONNEL

APRÈS L'ARTICLE 16, insérer l'article suivant:

Cet amendement est en cours de traitement par les services de l'Assemblée.

I. Le code général des impôts est ainsi modifié :

1. À l'article 117 quater, remplacer le taux "12,8 %" par le taux 14 %".

2. À l'article 125 A, remplacer le taux "12,8 %" par le taux 14 %" pour chaque occurrence.

3. À l'article 163 quinquies C, remplacer le taux "12,8 %" par le taux 14 %".

4. À l'article 167 bis, remplacer le taux "12,8 %" par le taux 14 %".

5. À l'article 182 ter A, remplacer le taux "12,8 %" par le taux 14 %".

6. À l'article 187, remplacer le taux "12,8 %" par le taux 14 %".

7. À l'article 200 A, remplacer le taux "12,8 %" par le taux 14 %" pour chaque occurrence.

8. À l'article 244 bis B, remplacer le taux "12,8 %" par le taux 14 %".

1/2
APRÈS ART. 16 N° I-CF1125

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement de repli porté par le groupe Socialistes et apparentés relève le taux forfaitaire
d’impôt sur le revenu de 12,8 % à 14 %, c'est-à-dire au niveau de la première tranche du barème de
l'impôt sur le revenu. Le prélèvement forfaitaire unique, autrement appelé flat tax, passerait donc de
30 % à 31,2 %.

Depuis la loi de finances pour 2018, quand un employé à 1,2 SMIC mensuel qui obtient une
augmentation payera sur celle-ci un taux de 14 %, un millionnaire qui gagne un million d’euros de
plus suite à une opération financière n’acquittera que 12,8 % d’impôt sur le revenu sur ce nouveau
gain.

Cet amendement met fin à cette injustice fiscale.

2/2
APRÈS ART. 18 N° I-CF1113
ASSEMBLÉE NATIONALE
5 octobre 2018

PLF POUR 2019 - (N° 1255)

AMENDEMENT N o I-CF1113

présenté par
Mme Rabault, Mme Pires Beaune, M. Jean-Louis Bricout, M. Pupponi, M. Aviragnet,
Mme Bareigts, Mme Battistel, Mme Biémouret, M. Bouillon, M. Carvounas, M. Alain David,
Mme Laurence Dumont, M. Faure, M. Garot, M. David Habib, M. Hutin, M. Juanico,
Mme Karamanli, M. Jérôme Lambert, M. Letchimy, Mme Manin, Mme Pau-Langevin, M. Potier,
M. Pueyo, M. Saulignac, Mme Tolmont, Mme Untermaier, Mme Vainqueur-Christophe,
M. Vallaud et Mme Victory
----------

ARTICLE ADDITIONNEL

APRÈS L'ARTICLE 18, insérer l'article suivant:

Cet amendement est en cours de traitement par les services de l'Assemblée.

I. – Au premier alinéa du b du I de l’article 219 du code général des impôts, le montant :


« 7 630 000 euros » est remplacé par le montant : « 50 000 000 euros » et le montant :
« 38 120 euros » est remplacé par le montant : « 100 000 euros ».

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe
additionnelle aux droits visés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement porté par le groupe Socialistes et apparentés vise à réduire l'impôt sur les sociétés
pour les petites et moyennes entreprises (PME)

L’investissement et l’emploi reposent fortement sur ces entreprises, mais ce sont celles qui
contribuent le plus à l’impôt sur les sociétés en proportion de leurs bénéfices. En effet, le taux
« affiché » d’impôt sur les sociétés n’est pas celui qui est effectivement payé par les entreprises, qui
peuvent faire jouer certaines déductions. Ainsi, il est de 39,5 % pour les PME contre 18,6 % pour
les grandes entreprises. Ce n’est pas le cas dans le reste du monde, comme au Canada et aux États-
Unis, où le taux d’impôt baisse avec la taille de l’entreprise.

1/2
APRÈS ART. 18 N° I-CF1113

En France, les entreprises ayant un chiffre d’affaire de moins de 7,6 millions euros payent un taux
d’impôt sur les sociétés à 15 % dans la limite de 38 120 euros de bénéfice imposable.

Sans remettre en cause la nouvelle trajectoire de baisse de l’impôt sur les sociétés votée à l'article
84 de la loi de finances pour 2018 (réduction progressive du taux normal d’impôt sur les sociétés à
25 % en 2022 pour l’ensemble des entreprises), cet amendement vise à relever le seuil donnant droit
à un taux à 15 % de 7,6 millions à 50 millions d’euros de chiffre d'affaires (avancée obtenue dans la
loi de finances pour 2017 et qui serait entrée en application au 1er janvier 2019 sans sa suppression
par l'article 84 précité de la LFI 2018) et à élargir l’assiette donnant droit à un taux à 15 % de 38
120 euros à 100 000 euros.

Ainsi, toutes les PME pourront bénéficier d’une première tranche élargie à un taux inférieur au taux
moyen de l’impôt sur les sociétés. C’est un pas important vers le rétablissement de la justice fiscale
pour les entreprises de France.

Cet amendement entraînera une perte de recettes fiscales pour l'État d'environ 1 milliard d'euros en
année pleine.

2/2
APRÈS ART. 18 N° I-CF1114
ASSEMBLÉE NATIONALE
5 octobre 2018

PLF POUR 2019 - (N° 1255)

AMENDEMENT N o I-CF1114

présenté par
Mme Rabault, Mme Pires Beaune, M. Jean-Louis Bricout, M. Pupponi, M. Aviragnet,
Mme Bareigts, Mme Battistel, Mme Biémouret, M. Bouillon, M. Carvounas, M. Alain David,
Mme Laurence Dumont, M. Faure, M. Garot, M. David Habib, M. Hutin, M. Juanico,
Mme Karamanli, M. Jérôme Lambert, M. Letchimy, Mme Manin, Mme Pau-Langevin, M. Potier,
M. Pueyo, M. Saulignac, Mme Tolmont, Mme Untermaier, Mme Vainqueur-Christophe,
M. Vallaud et Mme Victory
----------

ARTICLE ADDITIONNEL

APRÈS L'ARTICLE 18, insérer l'article suivant:

Cet amendement est en cours de traitement par les services de l'Assemblée.

I. – Au premier alinéa du b du I de l’article 219 du code général des impôts, le montant :


« 7 630 000 euros » est remplacé par le montant : « 50 000 000 euros ».

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe
additionnelle aux droits visés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement de repli porté par le groupe Socialistes et apparentés vise à réduire l'impôt sur les
sociétés pour les petites et moyennes entreprises (PME) en rétablissant une avancée obtenue dans la
loi de finances pour 2017 et qui serait entrée en application au 1er janvier 2019 sans sa suppression
par l'article 84 de la loi de finances pour 2018.

L’investissement et l’emploi reposent fortement sur ces entreprises, mais ce sont celles qui
contribuent le plus à l’impôt sur les sociétés en proportion de leurs bénéfices. En effet, le taux
« affiché » d’impôt sur les sociétés n’est pas celui qui est effectivement payé par les entreprises, qui
peuvent faire jouer certaines déductions. Ainsi, il est de 39,5 % pour les PME contre 18,6 % pour
les grandes entreprises. Ce n’est pas le cas dans le reste du monde, comme au Canada et aux États-
Unis, où le taux d’impôt baisse avec la taille de l’entreprise.

1/2
APRÈS ART. 18 N° I-CF1114

En France, les entreprises ayant un chiffre d’affaire de moins de 7,6 millions euros payent un taux
d’impôt sur les sociétés à 15 % dans la limite de 38 120 euros de bénéfice imposable.

Sans remettre en cause la nouvelle trajectoire de baisse de l’impôt sur les sociétés votée à l'article
84 de la loi de finances pour 2018 (réduction progressive du taux normal d’impôt sur les sociétés à
25 % en 2022 pour l’ensemble des entreprises), cet amendement vise à relever le seuil donnant droit
à un taux à 15 % de 7,6 millions à 50 millions d’euros de chiffre d'affaires (seuil européen des
PME).

Ainsi, toutes les PME pourront bénéficier d’une première tranche à un taux inférieur au taux moyen
de l’impôt sur les sociétés. C’est un pas important vers le rétablissement de la justice fiscale pour
les entreprises de France.

Cet amendement entraînera une perte de recettes fiscales pour l'État d'environ 200 millions d'euros
en année pleine.

2/2
APRÈS ART. 18 N° I-CF1115
ASSEMBLÉE NATIONALE
5 octobre 2018

PLF POUR 2019 - (N° 1255)

AMENDEMENT N o I-CF1115

présenté par
M. Vallaud, M. Potier, Mme Battistel, M. Juanico, Mme Pires Beaune, M. Jean-Louis Bricout,
M. Pupponi, Mme Rabault, M. Aviragnet, Mme Bareigts, Mme Biémouret, M. Bouillon,
M. Carvounas, M. Alain David, Mme Laurence Dumont, M. Faure, M. Garot, M. David Habib,
M. Hutin, Mme Karamanli, M. Jérôme Lambert, M. Letchimy, Mme Manin, Mme Pau-Langevin,
M. Pueyo, M. Saulignac, Mme Tolmont, Mme Untermaier, Mme Vainqueur-Christophe et
Mme Victory
----------

ARTICLE ADDITIONNEL

APRÈS L'ARTICLE 18, insérer l'article suivant:

Cet amendement est en cours de traitement par les services de l'Assemblée.

I. – Le deuxième alinéa de l’article L. 642-11 du code de commerce est complété par une
phrase ainsi rédigée :

« Lorsque la résolution du plan de cession est prononcée par le tribunal, le cessionnaire est
rétroactivement privé de tous les avantages fiscaux, économiques et financiers dont il a bénéficié au
titre de l’opération de cession, notamment le bénéfice des dispositions de l’article 39 A et 44 septies
du code général des impôts, et peut être à ce titre contraint à rembourser les sommes perçues ».

II. – L’article 39 decies du code général des impôts est ainsi rédigé :

« Art. 39 decies – I. – Les entreprises appartenant à la catégorie des petites et moyennes entreprises
au sens de la loi n° 2008-776 du 4 août 2008 de modernisation de l’économie, qui ont l’objet d’une
cession et qui sont soumises à l’impôt sur les sociétés ou à l’impôt sur le revenu selon un régime
réel d’imposition, peuvent déduire de leur résultat imposable une somme égale à 40 % de la valeur
d’origine des biens hors frais financiers, affectés à leur activité et qu’elles acquièrent ou fabriquent
à compter du 1er janvier 2019 et jusqu’au 1er janvier 2021 lorsque ces biens peuvent faire l’objet
d’un amortissement selon le système prévu à l’article 39 A et qu’ils relèvent de l’une des catégories
suivantes :

« 1° Matériels et outillages utilisés pour des opérations industrielles de fabrication ou de


transformation ;

1/4
APRÈS ART. 18 N° I-CF1115

« 2° Matériels de manutention ;

« 3° Installations destinées à l’épuration des eaux et à l’assainissement de l’atmosphère ;

« 4° Installations productrices de vapeur, de chaleur ou d’énergie à l’exception des installations


utilisées dans le cadre d’une activité de production d’énergie électrique bénéficiant de l’application
d’un tarif réglementé d’achat de la production ;

« 5° Matériels et outillages utilisés à des opérations de recherche scientifique ou technique ;

« 6° Eléments de structure, matériels et outillages utilisés à des opérations de transport par câbles et
notamment au moyen de remontées mécaniques au sens de l’article L. 342-7 du code du tourisme et
ce quelles que soient les modalités d’amortissement desdits éléments de structure, matériels et
outillages. La déduction visée par le premier paragraphe ci-dessus s’applique également aux biens
acquis ou fabriqués jusqu’au 1er janvier 2021. Lorsque la remontée mécanique est acquise ou
fabriquée dans le cadre d’un contrat d’affermage, la déduction est pratiquée par le fermier ;

« 7° Les installations, les équipements, les lignes et câblages des réseaux de communications
électroniques en fibre optique ne faisant pas l’objet d’une aide versée par une personne publique.
Ces biens peuvent bénéficier de la déduction quelles que soient leurs modalités d’amortissement. En
cas de cession de droits d’usage portant sur les biens mentionnés à la première phrase du présent 7°,
le montant des investissements éligibles est égal à la différence entre le montant total des
investissements effectués, hors frais financiers, et le montant ouvrant droit à la déduction des droits
d’usage cédés à une entreprise tierce. Par dérogation au premier alinéa du présent I, les entreprises
titulaires d’un droit d’usage portant sur ces biens peuvent déduire une somme égale à 40 % du
montant facturé au titre de ce droit d’usage pour sa fraction afférente au prix d’acquisition ou de
fabrication des biens, y compris par dérogation à la première phrase du présent 7°, lorsque ces biens
font partie de réseaux ayant fait l’objet d’une aide versée par une personne publique. Par dérogation
au même premier alinéa, la déduction s’applique aux biens mentionnés au présent 7° qui sont acquis
ou fabriqués par jusqu’au 1er janvier 2021 et aux droits d’usage des biens acquis ou fabriqués au
cours de la même période qui font l’objet d’une cession jusqu’au 1er janvier 2021 ;

« 8° Les logiciels qui contribuent à des opérations industrielles de fabrication et de transformation.


Par dérogation au premier alinéa du présent I, la déduction s’applique aux biens mentionnés au
présent 8°, quelles que soient leurs modalités d’amortissement ;

« 9° Les appareils informatiques prévus pour une utilisation au sein d’une baie informatique acquis
ou fabriqués par l’entreprise et les machines destinées au calcul intensif acquises de façon intégrée,
à compter à compter du 1er janvier 2019 et jusqu’au 1er janvier 2021. Par dérogation au premier
alinéa du présent I, la déduction s’applique aux biens mentionnés au présent 9°, quelles que soient
leurs modalités d’amortissement.

« La déduction s’applique également aux biens mentionnés au présent I ayant fait l’objet, à compter
du 1er janvier 2019 d’une commande assortie du versement d’acomptes d’un montant au moins égal
à 10 % du montant total de la commande et dont l’acquisition intervient dans un délai de
vingt-quatre mois à compter de la date de la commande.

2/4
APRÈS ART. 18 N° I-CF1115

« La déduction est répartie linéairement sur la durée normale d’utilisation des biens. En cas de
cession du bien avant le terme de cette période, elle n’est acquise à l’entreprise qu’à hauteur des
montants déjà déduits du résultat à la date de la cession, qui sont calculés pro rata temporis.

« L’entreprise qui prend en location un bien neuf mentionné au premier alinéa du présent I dans les
conditions prévues au 1 de l’article L. 313-7 du code monétaire et financier en application d’un
contrat de crédit-bail ou dans le cadre d’un contrat de location avec option d’achat peut déduire une
somme égale à 40 % de la valeur d’origine du bien hors frais financiers, au moment de la signature
du contrat. Ces contrats sont ceux conclus à compter du 1er janvier 2019 et jusqu’au 1er janvier
2021pour les biens mentionnés aux 1° à 6° et 8° du présent I, à compter du 1er janvier 2019 et
jusqu’au 1er janvier 2021pour les biens mentionnés au 7° et à compter du 1er janvier 2019 et
jusqu’au 1er janvier 2021 pour les biens mentionnés au 9°. Cette déduction est répartie sur la durée
mentionnée au douzième alinéa du présent I. Si l’entreprise crédit-preneuse ou locataire acquiert le
bien, elle peut continuer à appliquer la déduction. La déduction cesse à compter de la cession ou de
la cessation par celle-ci du contrat de crédit-bail ou de location avec option d’achat ou du bien et ne
peut pas s’appliquer au nouvel exploitant.

« L’entreprise qui donne le bien en crédit-bail ou en location avec option d’achat ne peut pas
pratiquer la déduction mentionnée au premier alinéa.

« II. – Les associés coopérateurs des coopératives d’utilisation de matériel agricole et des
coopératives régies par les 2°, 3° et 3° bis du 1 de l’article 207 du présent code peuvent bénéficier
de la déduction prévue au I du présent article à raison des biens acquis, fabriqués ou pris en crédit-
bail ou en location avec option d’achat par ces coopératives à compter du 1er janvier 2019 et
jusqu’au 1er janvier 2021, d’une part, au titre des biens affectés exclusivement à des opérations
exonérées, d’autre part, au titre des biens affectés à la fois à des opérations exonérées et à des
opérations taxables au prorata du chiffre d’affaires des opérations exonérées rapporté au chiffre
d’affaires total.

« Chaque associé coopérateur peut déduire une quote-part de la déduction, ainsi déterminée égale à
la proportion :

« 1° Soit de l’utilisation qu’il fait du bien, dans le cas des coopératives d’utilisation de matériel
agricole ;

« 2° Soit du nombre de parts qu’il détient au capital de la coopérative, dans les autres cas.

« Dans le cas des coopératives d’utilisation de matériel agricole, la proportion d’utilisation d’un
bien par un associé coopérateur est égale au rapport entre le montant des charges attribué à cet
associé coopérateur par la coopérative au titre du bien et le montant total des charges supporté par la
coopérative au cours de l’exercice à raison du même bien. Ce rapport est déterminé par la
coopérative à la clôture de chaque exercice.

« La quote-part est déduite du bénéfice de l’exercice de l’associé coopérateur au cours duquel la


coopérative a clos son propre exercice.

« Les coopératives d’utilisation de matériel agricole, les coopératives régies par les 2°, 3° et 3° bis
du 1 de l’article 207 du présent code et les associés coopérateurs sont tenus de produire, à toute

3/4
APRÈS ART. 18 N° I-CF1115

réquisition de l’administration, les informations nécessaires permettant de justifier de la déduction


pratiquée. »

III. – Le premier alinéa du 1 du II de l’article 44 septies du même code est ainsi modifié :

1° À la deuxième phrase, le mot : « dix » est remplacé par le mot « vingt » est remplacé par le mot :
« trente ».

2° Après le mot : « supérieur à », la fin de la dernière phrase est ainsi rédigée : « 7,5 millions
d’euros. »

IV. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe
additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement porté par le groupe Socialistes et apparentés a trois objets :

1. En cas de reprise frauduleuse au terme de laquelle les engagements présentés dans le plan
n’auraient pas été tenus, le tribunal pourra, dans le cadre de la résolution du plan, priver le
cessionnaire de tous les avantages fiscaux, économiques et financiers dont il a bénéficié au
titre de de l’opération de cession. Le cessionnaire pourra donc à ce titre être condamné à
rembourser les sommes perçues.
2. Création d'un dispositif de sur-amortissement en faveur des reprises d’entreprises visant
notamment les PME. Le Premier ministre a annoncé le 20 septembre dernier l’instauration
d’une mesure de suramortissement de 40 % des investissements des PME dans les
technologies d’avenir, ouverte sur une période de deux ans. Il s’agit d’étendre son périmètre
aux investissements matériels et immatériels réalisés dans le cadre des reprises d’entreprises
industrielles ;
3. Réévaluation du plafond d’exonération de l’IS dans le cadre de la cession totale ou partielle
d’une PME appartenant à une branche d’activité se caractérisant par une forte exposition à la
concurrence internationale, la réalisation d’une part conséquente du chiffre d’affaires à
l’export ou par un risque important de délocalisation ordonnée par le tribunal de commerce
dans le cadre d’une procédure de sauvegarde, d’un redressement ou d’une liquidation
judiciaire tel que prévu à l’article 44 septies du code général des impôts. À ce titre, le
plafond d’exonération de l’IS sera relevé de dix à vingt points pour les entreprises moyennes
et de vingt à trente points pour les petites entreprises ; le tout sans toucher au plafond fixe de
7,5 millions d’euros.

Cet amendement a déjà été porté par le groupe Socialistes et apparentés lors du projet de loi
PACTE.

4/4
APRÈS ART. 18 N° I-CF1117
ASSEMBLÉE NATIONALE
5 octobre 2018

PLF POUR 2019 - (N° 1255)

AMENDEMENT N o I-CF1117

présenté par
M. Potier, Mme Pires Beaune, M. Jean-Louis Bricout, M. Pupponi, Mme Rabault, M. Aviragnet,
Mme Bareigts, Mme Battistel, Mme Biémouret, M. Bouillon, M. Carvounas, M. Alain David,
Mme Laurence Dumont, M. Faure, M. Garot, M. David Habib, M. Hutin, M. Juanico,
Mme Karamanli, M. Jérôme Lambert, M. Letchimy, Mme Manin, Mme Pau-Langevin, M. Pueyo,
M. Saulignac, Mme Tolmont, Mme Untermaier, Mme Vainqueur-Christophe, M. Vallaud et
Mme Victory
----------

ARTICLE ADDITIONNEL

APRÈS L'ARTICLE 18, insérer l'article suivant:

Cet amendement est en cours de traitement par les services de l'Assemblée.

I. – Les entreprises, quelle que soit leur taille, ne sont pas redevables de la contribution mentionnée
à l’article L. 137-15 du présent code sur les sommes versées au titre de la participation ou de
l’intéressement aux résultats de l’entreprise et placées par les salariés en parts de fonds communs de
placement d’entreprise solidaire au sens de l’article L. 1332-17-1 du code du travail.

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe
additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement porté par le groupe Socialistes et apparentés vise à encourager le développement
de l’épargne salariale solidaire, qui ne représente que 5,5 % de l’épargne salariale, en proposant
d’étendre la mesure d’exonération du forfait fiscal de 20 % à l’ensemble des flux d’épargne
salariale investis dans des fonds solidaires.

L’épargne salariale constitue en France un outil puissant de mobilisation de l’épargne à long terme
des salariés au service du financement des entreprises au travers d’un ensemble de dispositifs
(intéressement, participation, versement libre, abondement des entreprises) auxquels s’applique un
régime fiscal favorable en contrepartie d’une indisponibilité de 5 ans des sommes placées par les

1/3
APRÈS ART. 18 N° I-CF1117

salariés soit en Fonds communs de placement d’entreprise (FCPE), soit en SICAV d’actionnariat
salarié (SICAVAS).

Dans le cadre de du projet de loi PACTE, actuellement examiné par le Parlement, le gouvernement
a prévu d’inciter davantage les entreprises à mettre en place des dispositifs d’intéressement et
d’épargne salariale, notamment en supprimant le forfait social de 20 % sur l’épargne salariale pour
les entreprises de moins de 250 salariés qui concluent des accords d’intéressement

On ne peut que se réjouir de cette décision qui conforte un dispositif d’intéressement des salariés
aux résultats de leur entreprise et d’incitation de ces mêmes salariés à investir leur intéressement
dans des fonds d’épargne salariale.

Au 31 décembre 2017, 315 000 entreprises étaient équipées d’un dispositif d’épargne salariale et
l’encours d’épargne salariale en France s’élevait à 131,5 milliards d'euros.

Ce dispositif, en lui même vertueux, recèle une innovation encore plus vertueuse : l’épargne
salariale solidaire.

En effet, depuis 2008, la loi fait obligation aux entreprises qui ont mis en place un Plan d’Épargne
Entreprise de proposer à leurs salariés au moins un Fonds Commun de Placement d’Entreprise
Solidaire (FCPES). Pour être qualifié de solidaire, un FCPE doit investir entre 5 et 10 % de ses
actifs en titres émis par des entreprises solidaires d’utilité sociale, répondant à l’une des définitions
énoncées à l’article L3332-17-1 du code du travail et agréées par arrêté préfectoral. Une obligation
similaire existe pour les PERCO.

Au 31 décembre 2017, l’encours de l’épargne salariale solidaire s’élevait à 7,4 milliards d'euros.

L’épargne salariale solidaire représente près des deux tiers de l’épargne solidaire en France. En
2017 la finance solidaire a contribué à la création ou la consolidation de 45 000 emplois, au
relogement de 3 700 personnes âgées, à l’alimentation de 36 000 foyers en énergie renouvelable.
Mais beaucoup plus reste à faire pour répondre aux besoins des populations les plus précaires et
l’épargne salariale solidaire peut jouer à cet égard un rôle de levier financier essentiel.

Du fait de ses caractéristiques propres (épargne indisponible pendant 5 ans, investie partiellement
en titres d’entreprises, gestion prudente dans le cadre d’un FCPE), l’épargne salariale solidaire
draine vers les entreprises d’utilité sociale des fonds propres ou des financements de long terme
qu’elle trouveraient très difficilement auprès du secteur bancaire et a fortiori des marchés financiers.

Comme écrit précédemment, cet amendement vise donc à encourager le développement de


l’épargne salariale solidaire, qui ne représente que 5,5 % de l’épargne salariale. À cet effet il est
proposé d’étendre la mesure d’exonération du forfait fiscal de 20 % à l’ensemble des flux d’épargne
salariale investis dans des fonds solidaires. Il est en effet assez paradoxal, pour ne pas dire
choquant, que l’État prélève 20 % au titre d’un « forfait dit social » sur des sommes investies sur
une durée de 5 ans par les salariés pour remplir un but de solidarité et d’utilité sociale.

En élargissant l’exonération du forfait social aux fonds solidaires, le gouvernement donnera un


signal de mise en œuvre concrète de la stratégie French Impact.

2/3
APRÈS ART. 18 N° I-CF1117

Cet amendement a été porté par le groupe Socialistes et apparentés lors de l'examen du projet de loi
PACTE.

3/3
APRÈS ART. 18 N° I-CF1118
ASSEMBLÉE NATIONALE
5 octobre 2018

PLF POUR 2019 - (N° 1255)

AMENDEMENT N o I-CF1118

présenté par
Mme Rabault, M. Potier, Mme Battistel, M. Juanico, M. Vallaud, Mme Pires Beaune, M. Jean-
Louis Bricout, M. Pupponi, M. Aviragnet, Mme Bareigts, Mme Biémouret, M. Bouillon,
M. Carvounas, M. Alain David, Mme Laurence Dumont, M. Faure, M. Garot, M. David Habib,
M. Hutin, Mme Karamanli, M. Jérôme Lambert, M. Letchimy, Mme Manin, Mme Pau-Langevin,
M. Pueyo, M. Saulignac, Mme Tolmont, Mme Untermaier, Mme Vainqueur-Christophe et
Mme Victory
----------

ARTICLE ADDITIONNEL

APRÈS L'ARTICLE 18, insérer l'article suivant:

Cet amendement est en cours de traitement par les services de l'Assemblée.

I. – L’article 39 decies du code général des impôts est ainsi modifié :

1° Le I est ainsi modifié :

a) Au premier alinéa, les mots : « 15 avril 2015 et jusqu’au 14 avril 2017 » sont remplacés par les
mots : « 15 décembre 2018 et jusqu’au 14 décembre 2022 » ;

b) Au 6°, la date : « 14 avril 2017 » est remplacée par la date : « 14 décembre 2022 » ;

c) Au 7°, les mots : « 1er janvier 2016 et jusqu’au 14 avril 2017 » sont remplacés par les mots : « 15
décembre 2018 et jusqu’au 14 décembre 2022 » et la date : « 15 avril 2017 » est remplacée par la
date : « 15 décembre 2022 » ;

d) Au 9°, les mots : « 12 avril 2016 et jusqu’au 14 avril 2017 » sont remplacés par les mots : « 15
décembre 2018 et jusqu’au 14 décembre 2022 » ;

e) Au onzième alinéa, la date : « 15 avril 2017 » est remplacée par la date « 15 décembre 2022 » ;

f) Les deux premières phrases du douzième alinéa sont remplacées par une phrase ainsi rédigée :
« « L’entreprise qui prend en location un bien neuf mentionné au premier alinéa du présent article
dans les conditions prévues au 1 de l’article L. 313-7 du code monétaire et financier en application
d’un contrat de crédit-bail ou dans le cadre d’un contrat de location avec option d’achat, conclu à

1/2
APRÈS ART. 18 N° I-CF1118

compter du 15 décembre 2018 et jusqu’au 14 décembre 2022, peut déduire une somme égale à 40 %
de la valeur d’origine du bien hors frais financiers, au moment de la signature du contrat. »

2° Au premier alinéa du II, les mots : « 15 octobre 2015 au 14 avril 2017 » sont remplacés par les
mots : « 15 décembre 2018 au 14 décembre 2022 ».

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe
additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement porté par le groupe Socialistes et apparentés propose de renouveler pour 4 ans, à
compter du 15 décembre 2018 et jusqu’au 14 décembre 2022, le dispositif de suramortissement
exceptionnel de 40 %, qui avait été mis en place sous le précédent quinquennat dans le cadre de la
loi n°2015-990 du 6 août 2015 pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques.

Ce suramortissement permet à une entreprise qui réalise un investissement productif éligible (par
exemple, un nouvel équipement industriel), de bénéficier d’un avantage fiscal exceptionnel qui
permet de déduire de son résultat imposable 40 % du prix de revient de ce bien.

Cette mesure, qui a pris fin au 14 avril 2017, s’est avérée pleinement efficace puisque
l’investissement des entreprises a augmenté de 15 milliards d’euros entre 2015 et 2016 et de
29 milliards d’euros entre 2016 et 2017.

Le coût budgétaire est évalué entre 500 millions d’euros et 800 millions d’euros par an.

Cet amendement a déjà été présenté par le groupe Socialistes et apparentés dans le cadre de
l'examen du projet de loi PACTE.

2/2
APRÈS ART. 18 N° I-CF1119
ASSEMBLÉE NATIONALE
5 octobre 2018

PLF POUR 2019 - (N° 1255)

AMENDEMENT N o I-CF1119

présenté par
Mme Rabault, M. Potier, Mme Battistel, M. Juanico, M. Vallaud, Mme Pires Beaune, M. Jean-
Louis Bricout, M. Pupponi, M. Aviragnet, Mme Bareigts, Mme Biémouret, M. Bouillon,
M. Carvounas, M. Alain David, Mme Laurence Dumont, M. Faure, M. Garot, M. David Habib,
M. Hutin, Mme Karamanli, M. Jérôme Lambert, M. Letchimy, Mme Manin, Mme Pau-Langevin,
M. Pueyo, M. Saulignac, Mme Tolmont, Mme Untermaier, Mme Vainqueur-Christophe et
Mme Victory
----------

ARTICLE ADDITIONNEL

APRÈS L'ARTICLE 18, insérer l'article suivant:

Cet amendement est en cours de traitement par les services de l'Assemblée.

I. – L’article 39 decies du code général des impôts est ainsi modifié :

1° Le I est ainsi modifié :

a) Au premier alinéa, les mots : « 15 avril 2015 et jusqu’au 14 avril 2017 » sont remplacés par les
mots : « 15 décembre 2018 et jusqu’au 14 décembre 2020 » ;

b) Au 6°, la date : « 14 avril 2017 » est remplacée par la date : « 14 décembre 2020 » ;

c) Au 7°, les mots : « 1er janvier 2016 et jusqu’au 14 avril 2017 » sont remplacés par les mots : « 15
décembre 2018 et jusqu’au 14 décembre 2020 » et la date : « 15 avril 2017 » est remplacée par la
date : « 15 décembre2020 » ;

d) Au 9°, les mots : « 12 avril 2016 et jusqu’au 14 avril 2017 » sont remplacés par les mots : « 15
décembre 2018 et jusqu’au 14 décembre 2020 » ;

e) Au onzième alinéa, la date : « 15 avril 2017 » est remplacée par la date « 15 décembre 2020 » ;

f) Les deux premières phrases du douzième alinéa sont remplacées par une phrase ainsi rédigée :
« « L’entreprise qui prend en location un bien neuf mentionné au premier alinéa du présent article
dans les conditions prévues au 1 de l’article L. 313-7 du code monétaire et financier en application
d’un contrat de crédit-bail ou dans le cadre d’un contrat de location avec option d’achat, conclu à

1/2
APRÈS ART. 18 N° I-CF1119

compter du 15 décembre 2018 et jusqu’au 14 décembre 2020, peut déduire une somme égale à 40 %
de la valeur d’origine du bien hors frais financiers, au moment de la signature du contrat. »

2° Au premier alinéa du II, les mots : « 15 octobre 2015 au 14 avril 2017 » sont remplacés par les
mots : « 15 décembre 2018 au 14 décembre 2020 ».

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe
additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement de repli porté par le groupe Socialistes et apparentés propose de renouveler pour 2
ans, à compter du 15 décembre 2018 et jusqu’au 14 décembre 2020, le dispositif de
suramortissement exceptionnel de 40 %, qui avait été mis en place sous le précédent quinquennat
dans le cadre de la loi n°2015-990 du 6 août 2015 pour la croissance, l’activité et l’égalité des
chances économiques.

Ce suramortissement permet à une entreprise qui réalise un investissement productif éligible (par
exemple, un nouvel équipement industriel), de bénéficier d’un avantage fiscal exceptionnel qui
permet de déduire de son résultat imposable 40 % du prix de revient de ce bien.

Cette mesure, qui a pris fin au 14 avril 2017, s’est avérée pleinement efficace puisque
l’investissement des entreprises a augmenté de 15 milliards d’euros entre 2015 et 2016 et de
29 milliards d’euros entre 2016 et 2017.

Le coût budgétaire est évalué entre 500 millions d’euros et 800 millions d’euros par an.

Cet amendement a déjà été présenté par le groupe Socialistes et apparentés dans le cadre de
l'examen du projet de loi PACTE.

2/2
APRÈS ART. 18 N° I-CF1120
ASSEMBLÉE NATIONALE
5 octobre 2018

PLF POUR 2019 - (N° 1255)

AMENDEMENT N o I-CF1120

présenté par
M. Potier, Mme Pires Beaune, M. Jean-Louis Bricout, M. Pupponi, Mme Rabault, M. Aviragnet,
Mme Bareigts, Mme Battistel, Mme Biémouret, M. Bouillon, M. Carvounas, M. Alain David,
Mme Laurence Dumont, M. Faure, M. Garot, M. David Habib, M. Hutin, M. Juanico,
Mme Karamanli, M. Jérôme Lambert, M. Letchimy, Mme Manin, Mme Pau-Langevin, M. Pueyo,
M. Saulignac, Mme Tolmont, Mme Untermaier, Mme Vainqueur-Christophe, M. Vallaud et
Mme Victory
----------

ARTICLE ADDITIONNEL

APRÈS L'ARTICLE 18, insérer l'article suivant:

Cet amendement est en cours de traitement par les services de l'Assemblée.

L’article 80 duodecies du code général des impôts est ainsi modifié :

1° La seconde phrase du dernier alinéa est ainsi rédigée :

« Il en est de même pour leurs indemnités de départ de l’entreprise, lorsqu’elles sont composées de
primes ou d’actions gratuites. » ;

2° Sont ajoutés un alinéa et un 3 ainsi rédigés :

« Les indemnités de départ sont taxées à hauteur de 30 % pour les dirigeants dont le salaire annuel
dépasse 500 000 euros après prélèvement des cotisations sociales, lorsqu’elles sont supérieures au
salaire annuel net. » ;

« 3. Les sociétés qui envisagent d’augmenter le salaire de leurs dirigeants dans un délai inférieur à
six mois avant leur départ de l’entreprise sont soumises à une taxe supplémentaire de 15 % sur leur
bénéfice imposable. »

1/2
APRÈS ART. 18 N° I-CF1120

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement porté par le groupe Socialistes et apparentés prévoit une taxation des
augmentations de salaires, lorsqu’elles sont attribuées à la fin de la période d’activité des dirigeants
de sociétés, et la fiscalisation des indemnités de départ attribuées aux dirigeants de sociétés sous la
forme d’un capital.

L'objectif est de limiter les indemnités de départ et les parachutes dorés de complaisance en taxant
ces indemnités à hauteur de 30 % pour les dirigeants de sociétés dont le salaire annuel dépasse
500 000 euros après prélèvement des cotisations sociales, lorsqu’elles sont supérieures au salaire
annuel net.

Cette proposition est issue de la proposition de loi visant à réformer le statut des dirigeants de
sociétés et à encadrer leurs rémunérations portée par les sénateurs socialistes.

Cet amendement a déjà été défendu par le groupe Socialistes et apparentés dans le cadre de
l'examen du projet de loi PACTE.

2/2
APRÈS ART. 18 N° I-CF1121
ASSEMBLÉE NATIONALE
5 octobre 2018

PLF POUR 2019 - (N° 1255)

AMENDEMENT N o I-CF1121

présenté par
Mme Rabault, M. Potier, Mme Battistel, M. Vallaud, Mme Pires Beaune, M. Jean-Louis Bricout,
M. Pupponi, M. Aviragnet, Mme Bareigts, Mme Biémouret, M. Bouillon, M. Carvounas,
M. Alain David, Mme Laurence Dumont, M. Faure, M. Garot, M. David Habib, M. Hutin,
M. Juanico, Mme Karamanli, M. Jérôme Lambert, M. Letchimy, Mme Manin, Mme Pau-Langevin,
M. Pueyo, M. Saulignac, Mme Tolmont, Mme Untermaier, Mme Vainqueur-Christophe et
Mme Victory
----------

ARTICLE ADDITIONNEL

APRÈS L'ARTICLE 18, insérer l'article suivant:

Cet amendement est en cours de traitement par les services de l'Assemblée.

I. – L’article 244 quater H du code général des impôts est rétabli dans la rédaction suivante :

« Art. 244 quater H. – I. – Les petites et moyennes entreprises imposées d’après leur bénéfice réel
ou exonérées en application des articles 44 sexies, 44 sexies A, 44 octies, 44 octies A, 44 terdecies à
44 sexdecies peuvent bénéficier d’un crédit d’impôt lorsqu’elles exposent des dépenses de
prospection commerciale afin d’exporter des services, des biens et des marchandises.

« Les petites et moyennes entreprises mentionnées au premier alinéa sont celles qui ont employé
moins de 250 salariés et ont soit réalisé un chiffre d’affaires inférieur à 50 millions d’euros au cours
de chaque période d’imposition ou exercice clos pendant la période mentionnée au IV, soit un total
de bilan inférieur à 43 millions d’euros. L’effectif de l’entreprise est apprécié par référence au
nombre moyen de salariés employés au cours de cette période. Le capital des sociétés doit être
entièrement libéré et être détenu de manière continue, pour 75 % au moins, par des personnes
physiques ou par une société répondant aux mêmes conditions. Pour la détermination du
pourcentage de 75 %, les participations des sociétés de capital-risque, des fonds communs de
placement à risques, des fonds professionnels spécialisés relevant de l’article L. 214-37 du code
monétaire et financier dans sa rédaction antérieure à l’ordonnance n° 2013-676 du 25 juillet 2013
modifiant le cadre juridique de la gestion d’actifs, des fonds professionnels de capital
investissement, des sociétés de libre partenariat, des sociétés de développement régional et des
sociétés financières d’innovation ou des sociétés unipersonnelles d’investissement à risque ne sont
pas prises en compte à la condition qu’il n’existe pas de lien de dépendance au sens des deuxième à
quatrième alinéas du 12 de l’article 39 entre la société en cause et ces dernières sociétés ou ces

1/4
APRÈS ART. 18 N° I-CF1121

fonds. Pour les sociétés membres d’un groupe au sens de l’article 223 A ou de l’article 223 A bis, le
chiffre d’affaires et l’effectif à prendre en compte s’entendent respectivement de la somme des
chiffres d’affaires et de la somme des effectifs de chacune des sociétés membres de ce groupe. La
condition tenant à la composition du capital doit être remplie par la société mère du groupe.

« Le crédit d’impôt bénéficie également aux sociétés des professions libérales soumises à un statut
législatif ou réglementaire ou dont le titre est protégé et aux sociétés de participations financières de
professions libérales visées par la loi n° 90-1258 du 31 décembre 1990 relative à l’exercice sous
forme de société des professions libérales soumises à un statut législatif ou réglementaire ou dont le
titre est protégé et aux sociétés de participations financières de professions libérales.

« II. – Les dépenses ouvrant droit au crédit d’impôt sont, à condition qu’elles soient déductibles du
résultat imposable :

« a) Les frais et indemnités de déplacement et d’hébergement liés à la prospection commerciale en


vue d’exporter ;

« b) Les dépenses visant à réunir des informations sur les marchés et les clients ;

« c) Les dépenses de participation à des salons et à des foires-expositions ;

« d) Les dépenses visant à faire connaître les produits et services de l’entreprise en vue d’exporter ;

« e) Les indemnités mensuelles et les prestations mentionnées à l’article L. 122-12 du code du


service national lorsque l’entreprise a recours à un volontaire international en entreprise comme
indiqué au III ;

« f) Les dépenses liées aux activités de conseil fournies par les opérateurs spécialisés du commerce
international ;

« g) Les dépenses exposées par un cabinet d’avocats pour l’organisation ou la participation à des
manifestations hors de France ayant pour objet de faire connaître les compétences du cabinet.

« Le crédit d’impôt, calculé au titre de chaque période d’imposition ou exercice clos au cours
desquels des dépenses éligibles ont été exposées, est égal à 50 % de ces dépenses. Les subventions
publiques reçues par les entreprises à raison des dépenses ouvrant droit au crédit d’impôt sont
déduites des bases de calcul de ce crédit.

« III. – L’obtention du crédit d’impôt est subordonnée au recrutement d’une personne affectée au
développement des exportations ou au recours à un volontaire international en entreprise affecté à la
même mission dans les conditions prévues par les articles L. 122-1 et suivants du code du service
national.

« IV. – Les dépenses éligibles sont les dépenses exposées pendant les vingt-quatre mois qui suivent
le recrutement de la personne mentionnée au III ou la signature de la convention prévue à l’article
L. 122-7 du code du service national.

2/4
APRÈS ART. 18 N° I-CF1121

« V. – Le crédit d’impôt est plafonné pour chaque entreprise, y compris les sociétés de personnes, à
40 000 euros pour la période de vingt-quatre mois mentionnée au IV. Ce montant est porté à
80 000 euros pour les associations régies par la loi du 1er juillet 1901 relative au contrat
d’association, les associations régies par la loi locale maintenue en vigueur dans les départements
de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin lorsqu’elles sont soumises à l’impôt sur les sociétés en
vertu des dispositions du 1 de l’article 206, et les groupements mentionnés à
l’article 239 quater répondant aux conditions mentionnées au I et ayant pour membres des petites et
moyennes entreprises définies au même I lorsqu’ils exposent des dépenses de prospection
commerciale pour le compte de leurs membres afin d’exporter des services, des biens et des
marchandises. Ces plafonds s’apprécient en prenant en compte la fraction du crédit d’impôt
correspondant aux parts des associés de sociétés de personnes mentionnées aux articles 8, 238 bis L,
aux parts des associés de sociétés de professions libérales mentionnées au I et aux droits des
membres de groupements mentionnés aux articles 239 quater, 239 quater B et 239 quater C.

« Lorsque ces sociétés ou groupements ne sont pas soumis à l’impôt sur les sociétés, le crédit
d’impôt peut être utilisé par les associés proportionnellement à leurs droits dans ces sociétés ou ces
groupements, à condition qu’il s’agisse de redevables de l’impôt sur les sociétés ou de personnes
physiques participant à l’exploitation au sens du 1° bis du I de l’article 156.

« Le crédit d’impôt ne peut être obtenu qu’une fois par l’entreprise. Toutefois, il peut être renouvelé
une fois par entreprise à condition qu’il permette le recrutement d’un salarié affecté au
développement des exportations ».

II. – Le I n’est applicable qu’aux sommes venant en déduction de l’impôt dû.

III. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe
additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement porté le groupe Socialistes et apparentés rétablit le crédit d’impôt pour dépenses
de prospection commerciale, habituellement donné une seule fois, pour les PME qui visent à
exporter dans la durée en embauchant un salarié dédié à l’exportation.

Pour rappel, dans la loi de finances pour 2018, le gouvernement a décidé de mettre un terme à ce
dispositif. Il représentait pourtant un mécanisme utile pour compenser les risques encourus par les
démarches d’internationalisation des entreprises.

Aujourd'hui, certaines difficultés persistent, principalement pour les PME. Ainsi, de nombreuses
entreprises soulignent l’inadaptation de certaines aides actuelles au risque pris par les entreprises
souhaitant se développer à l’export, compte tenu d’un retour sur investissement plus long que pour
des opérations commerciales en France.

Cet amendement vise donc à encourager les démarches d’export des PME sur la durée en
rétablissant ce crédit d'impôt.

3/4
APRÈS ART. 18 N° I-CF1121

Le crédit d’impôt étant plafonné à 40 000 euros pour vingt-quatre mois, on peut s’attendre à un coût
budgétaire assez faible de cet élargissement au regard des retombées fiscales attendues de cet
encouragement à l’exportation de nos PME.

Cet amendement a déjà été porté par le groupe Socialistes et apparentés dans le cadre de l'examen
du projet de loi PACTE.

4/4
APRÈS ART. 19 N° I-CF1106
ASSEMBLÉE NATIONALE
5 octobre 2018

PLF POUR 2019 - (N° 1255)

AMENDEMENT N o I-CF1106

présenté par
Mme Pires Beaune, M. Jean-Louis Bricout, M. Pupponi, Mme Rabault, M. Aviragnet,
Mme Bareigts, Mme Battistel, Mme Biémouret, M. Bouillon, M. Carvounas, M. Alain David,
Mme Laurence Dumont, M. Faure, M. Garot, M. David Habib, M. Hutin, M. Juanico,
Mme Karamanli, M. Jérôme Lambert, M. Letchimy, Mme Manin, Mme Pau-Langevin, M. Potier,
M. Pueyo, M. Saulignac, Mme Tolmont, Mme Untermaier, Mme Vainqueur-Christophe,
M. Vallaud et Mme Victory
----------

ARTICLE ADDITIONNEL

APRÈS L'ARTICLE 19, insérer l'article suivant:

Cet amendement est en cours de traitement par les services de l'Assemblée.

I. Une fraction du produit de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques
prévue à l’article 265 du code des douanes revenant à l’État est attribuée aux collectivités
territoriales ou leurs groupements ayant adopté un plan climat-air-énergie territorial conformément
au I de l’article L. 229-26 du code de l’environnement.

Cette fraction est calculée de manière à ce que le montant versé à chaque établissement public de
coopération intercommunale concerné et à la Métropole de Lyon s’élève à 10 € par habitant.

Pour la Métropole du Grand Paris, les établissements publics territoriaux et Paris, cette fraction est
égale à 5 € par habitant.

II. – Une fraction du produit de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques
prévue à l’article 265 du code des douanes revenant à l’État est attribuée aux collectivités
territoriales ayant adopté un schéma régional du climat, de l’air et de l’énergie conformément à
l’article L. 222-1 du code de l’environnement ou un schéma régional d’aménagement, de
développement durable et d’égalité des territoires conformément à l’article L. 4251-1 du code
général des collectivités territoriales.

Cette fraction est calculée de manière à ce que le montant versé à chaque collectivité concernée
s’élève à 5 € par habitant.

1/2
APRÈS ART. 19 N° I-CF1106

III. – La perte de recettes résultant pour l’État du I et du II ci-dessus est compensée, à due
concurrence, par la création d’une taxe additionnelle aux droits prévus aux articles 575 et 575 A du
code général des impôts.

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement porté par le groupe Socialistes et apparentés flèche une fraction de TICPE en
direction des collectivités territoriales ou de leurs groupements qui ont adopté un plan climat-air-
énergie ou un schéma régional du climat, de l'air et de l'énergie.

Ainsi, les EPCI à fiscalité propre qui ont adopté un plan climat-air-énergie bénéficieraient d'une
fraction de TICPE égale à 10 euros par habitant. Les régions qui ont adopté un schéma régional du
climat, de l'air et de l'énergie bénéficieraient, quant à elles, d'une fraction de TICPE égale à 5 euros
par habitant.

Ce fléchage contribuerait à la réalisation des objectifs fixés dans la loi n° 2015-992 du 17 août 2015
relative à la transition énergétique pour la croissance verte. Sans les collectivités, il est en effet
impossible de les atteindre. Or, aujourd'hui, si les collectivités ont davantage de compétences dans
le domaine de la transition énergétique, elles n'ont bénéficié d'aucun transfert de moyens.

Cet amendement a été proposé au groupe Socialistes et apparentés par AMORCE, Régions de
France et la Ville de Paris.

2/2
APRÈS ART. 22 N° I-CF1122
ASSEMBLÉE NATIONALE
5 octobre 2018

PLF POUR 2019 - (N° 1255)

AMENDEMENT N o I-CF1122

présenté par
M. Pupponi, Mme Pires Beaune, M. Jean-Louis Bricout, Mme Rabault, M. Aviragnet,
Mme Bareigts, Mme Battistel, Mme Biémouret, M. Bouillon, M. Carvounas, M. Alain David,
Mme Laurence Dumont, M. Faure, M. Garot, M. David Habib, M. Hutin, M. Juanico,
Mme Karamanli, M. Jérôme Lambert, M. Letchimy, Mme Manin, Mme Pau-Langevin, M. Potier,
M. Pueyo, M. Saulignac, Mme Tolmont, Mme Untermaier, Mme Vainqueur-Christophe,
M. Vallaud et Mme Victory
----------

ARTICLE ADDITIONNEL

APRÈS L'ARTICLE 22, insérer l'article suivant:

Cet amendement est en cours de traitement par les services de l'Assemblée.

I. – Le code général des impôts est ainsi modifié :

1° Au 1° du 3 du I de l’article 257, après le mot : « mentionnés », sont insérés les mots : « au 14


du I, au 2 du III et au IV de l’article 278 sexies et » ;

2° Le I de l’article 278 sexies est ainsi modifié :

a) Le début du premier alinéa est ainsi rédigé :

« La taxe sur la valeur ajoutée est perçue au taux réduit de 5,5 % en ce qui concerne les
opérations... (le reste sans changement) ;

b) Le I est complété par un 14 ainsi rédigé :

« 14. Les livraisons à soi-même de terrain à bâtir consécutives à des travaux de démolition de
locaux mentionnés au 2 du I situés dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville définis à
l’article 5 de la loi n° 2014-173 du 21 février 2014 de programmation pour la ville et la cohésion
urbaine et faisant l’objet d’une convention pluriannuelle signée avec l’Agence nationale pour la
rénovation urbaine prévue par l’article 10-3 de la loi n° 2003-710 du 1er août 2003 d’orientation et
de programmation pour la ville et la rénovation urbaine. »

1/3
APRÈS ART. 22 N° I-CF1122

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe
additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement porté par le groupe Socialistes et apparentés vise à faciliter la réalisation de toutes
les opérations de démolition de logements locatifs sociaux (LLS) contractualisées dans le cadre du
du nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU) en complétant les cas de
figure ouvrant droit au bénéfice du taux réduit de TVA dans le cadre de la politique sociale.

Dans le cadre du NPNRU, les opérations de démolition de LLS ont pour objectif de permettre la
déconcentration du logement social dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) et
de contribuer à une meilleure répartition du logement social à l’échelle de l’agglomération du fait
du principe de reconstitution hors site de l’offre démolie. Ces opérations constituent un puissant
levier pour transformer durablement les QPV présentant les dysfonctionnements urbains les plus
importants en concourant à la réalisation des objectifs définis par la loi du 21 février 2014 de
programmation pour la ville et la cohésion urbaine, et rappelés dans le règlement général de l’Anru
relatif au NPNRU.

La plupart des opérations de démolition de LLS réalisées dans le cadre du NPNRU bénéficient, du
fait des règles de droit commun, de mécanismes fiscaux relatifs à la TVA qui facilitent leur mise en
œuvre :

• application d’un taux réduit de TVA au titre de la politique sociale : par exemple démolition
permettant, par la suite, la reconstruction de LLS par le même bailleur sur le terrain
libéré[1].
• mécanisme de récupération de la TVA : par exemple démolition permettant, par la suite, la
vente du terrain libéré à un promoteur ou un aménageur.

Cependant, certaines opérations de démolition ne bénéficient d’aucun de ces deux mécanismes. Le


bailleur social supporte alors un taux de TVA de 20 % qui fragilise le montage économique des
opérations et menace ainsi la réalisation de ces opérations stratégiques pour l’atteinte des objectifs
du NPNRU. Il s’agit notamment des opérations de démolition de LLS :

• libérant un terrain cédé à titre gracieux ou symbolique à la collectivité locale ou à la


Foncière Logement
• ne donnant pas lieu à une reconstruction de LLS par le même bailleur d’un nombre similaire
de LLS.

Ces facteurs (vocation du foncier libéré, niveau de reconstruction de LLS) impactant le régime
fiscal des opérations au titre de la TVA sont le plus souvent imposés au bailleur par le projet urbain
contractualisé avec l’Anru. Sont particulièrement concernées les opérations inscrites dans des villes
moyennes ayant un marché de l’habitat détendu car, dans ces territoires, le niveau de reconstruction
de LLS devra bien souvent être inférieur au niveau de LLS démolis.

2/3
APRÈS ART. 22 N° I-CF1122

À ce jour, il est estimé que ces opérations de démolition de LLS ne bénéficiant d’aucuns de ce deux
mécanismes fiscaux représentent 15 % des opérations devant être réalisées dans le cadre du
NPNRU.

En conséquence, cette proposition vise à faciliter la réalisation de toutes les opérations de


démolition de LLS contractualisées dans le cadre du NPNRU en complétant les cas de figure
ouvrant droit au bénéfice du taux réduit de TVA dans le cadre de la politique sociale.

Le coût de cet amendement est estimé à 37 millions d'euros sur toute la durée du programme.

Cet amendement a déjà été porté par le groupe Socialistes et apparentés dans le cadre de l'examen
du projet de loi ELAN.

3/3
APRÈS ART. 22 N° I-CF1130
ASSEMBLÉE NATIONALE
5 octobre 2018

PLF POUR 2019 - (N° 1255)

AMENDEMENT N o I-CF1130

présenté par
M. Pupponi, Mme Pires Beaune, M. Jean-Louis Bricout, Mme Rabault, M. Aviragnet,
Mme Bareigts, Mme Battistel, Mme Biémouret, M. Bouillon, M. Carvounas, M. Alain David,
Mme Laurence Dumont, M. Faure, M. Garot, M. David Habib, M. Hutin, M. Juanico,
Mme Karamanli, M. Jérôme Lambert, M. Letchimy, Mme Manin, Mme Pau-Langevin, M. Potier,
M. Pueyo, M. Saulignac, Mme Tolmont, Mme Untermaier, Mme Vainqueur-Christophe,
M. Vallaud et Mme Victory
----------

ARTICLE ADDITIONNEL

APRÈS L'ARTICLE 22, insérer l'article suivant:

Cet amendement est en cours de traitement par les services de l'Assemblée.

I. – L’article 278 sexies du code général des impôts est complété par un V ainsi rédigé :

« V. – Les livraisons de logements neufs mentionnés à l’article 279-0 bis A et situés, à la date du
dépôt de la demande de permis de construire, dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville
définis à l’article 5 de la loi n° 2014-173 du 21 février 2014 de programmation pour la ville et la
cohésion urbaine qui font l’objet d’un contrat de ville prévu à l’article 6 de la même loi. »

II. – La perte de recettes pour l’État résultant du I est compensée, à due concurrence, par la création
d’une taxe additionnelle aux droits prévus aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement porté par le groupe Socialistes et apparentés applique un taux de TVA de 5,5 %
pour les bailleurs qui construisent du logement intermédiaire afin d’entamer une simplification au
sein des quartiers prioritaires de la ville (QPV) et d’éviter les effets d’aubaine ou d’évitement qui
pénalisent le logement intermédiaire pourtant indispensable pour prévenir la création de ghettos.

Le 1er juin 2017, le premier Président de la Cour des comptes a remis au ministre de la cohésion
des territoires et au ministre de l'action et des comptes publics les conclusions de son référé en

1/2
APRÈS ART. 22 N° I-CF1130

matière de dépenses fiscales en faveur du logement social qui se sont élevées pour l’année 2015 à
3,7 milliards d’euros.

Concernant la TVA à taux réduit, le premier Président recommande au gouvernement de


« simplifier les dispositions du code général des impôts relatives au taux réduit de TVA en faveur
du secteur du logement, notamment celles qui concernent les travaux ». Cette recommandation
découle du constat suivant : « Cette instabilité conduit à faire coexister aujourd’hui pas moins de
soixante-dix cas possibles d’application de ce régime de taux réduit, dont quarante-huit pour les
opérations dites de livraison à soi-même de travaux ».

Cet amendement vise à contribuer à la simplification de l’utilisation du régime de TVA qui existe
aujourd’hui. Ainsi, dans les QPV, les constructions de logement sont soumises à la TVA suivante :

• TVA de 5,5 % pour les logements sociaux


• TVA de 5,5 % pour les bailleurs qui construisent du logement privé
• TVA de 10 % pour les bailleurs qui construisent du logement intermédiaire

En parallèle, l’accession à la propriété bénéficie elle aussi de taux réduit de TVA : ainsi, une
personne physique peut bénéficier d’un taux de 5,5 % si elle acquiert pour sa résidence principale
un logement social situé dans les quartiers prioritaires de la ville

L’objet de cet amendement est donc d’appliquer le taux de TVA de 5,5 % pour les bailleurs qui
construisent du logement intermédiaire afin d’entamer une simplification au sein des QPV.

Le coût de cette mesure est estimé à 20 millions d’euros pour 2019

2/2
APRÈS ART. 22 N° I-CF1131
ASSEMBLÉE NATIONALE
5 octobre 2018

PLF POUR 2019 - (N° 1255)

AMENDEMENT N o I-CF1131

présenté par
M. Pupponi, Mme Pires Beaune, M. Jean-Louis Bricout, Mme Rabault, M. Aviragnet,
Mme Bareigts, Mme Battistel, Mme Biémouret, M. Bouillon, M. Carvounas, M. Alain David,
Mme Laurence Dumont, M. Faure, M. Garot, M. David Habib, M. Hutin, M. Juanico,
Mme Karamanli, M. Jérôme Lambert, M. Letchimy, Mme Manin, Mme Pau-Langevin, M. Potier,
M. Pueyo, M. Saulignac, Mme Tolmont, Mme Untermaier, Mme Vainqueur-Christophe,
M. Vallaud et Mme Victory
----------

ARTICLE ADDITIONNEL

APRÈS L'ARTICLE 22, insérer l'article suivant:

Cet amendement est en cours de traitement par les services de l'Assemblée.

I. – Au 13 du I de l’article 278 sexies du code général des impôts, les mots : « ainsi que les cessions,
prévues à l’article » sont remplacés par les mots : « , les redevances perçues par l’organisme de
foncier solidaire au titre du bail réel solidaire, ainsi que les cessions, prévues aux articles L. 255-2
et ».

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe
additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement porté par le groupe Socialistes et apparentés vise à corriger certains "frottements
fiscaux" découlant de la soumission des opérations d’accession sociale à la propriété réalisées dans
le cadre du bail réel solidaire (BRS) au taux réduit de TVA de 5,5 %.

La loi de finances rectificative pour 2016 a en effet soumis les opérations d’accession sociale à la
propriété réalisées dans le cadre du bail réel solidaire (BRS) au taux réduit de TVA de 5,5 %. Ce
mécanisme vise à favoriser des opérations d’accession très sociale en instituant une dissociation de
la propriété du foncier et du bâti.

1/2
APRÈS ART. 22 N° I-CF1131

Le 13 du I de l’article 278 sexies du CGI, tel que voté en 2016, prévoit l’application du taux de
5,5 % selon différentes modalités en fonction du montage de ces opérations, plusieurs schémas étant
possibles.

Toutefois, il s’avère que la rédaction du texte, élaborée avant que ce nouveau dispositif ne devienne
opérationnel, n’a pas correctement appréhendé tous les schémas et, dans certains cas, des problèmes
de « frottements fiscaux » peuvent conduire à supprimer, in fine, le bénéfice du taux réduit.

Le présent amendement a pour objectif de remédier à ces frottements dans 2 situations :

• Un organisme de foncier solidaire (OFS) acquiert un immeuble bâti et conclut directement


un bail réel solidaire avec un ménage. Le texte adopté en 2016 permet à l’OFS d’acquérir les
logements au taux de 5,5 % mais il omet de préciser qu’il pourra ensuite revendre aux
ménages les droits sur le bâti à ce même taux
• Un OFS acquiert un terrain. Le texte adopté en 2016 lui permet d’acheter ce terrain au taux
réduit. Toutefois, si ce terrain nécessite des travaux d’aménagement importants, l’OFS
supportera une TVA à 20 % sur ces travaux qu’il répercutera ensuite sur les ménages via la
redevance perçue au titre de la mise à disposition du terrain. Pour éviter ce « frottement », il
faut permettre à l’OFS d’opter à la TVA à taux réduit sur ces redevances. Cette option est
d’ores et déjà possible en application du 5° de l’article 260 mais la loi doit préciser que, en
cas d’option, c’est bien le taux réduit qui s’appliquera et non le taux normal.

2/2
APRÈS ART. 22 N° I-CF1133
ASSEMBLÉE NATIONALE
5 octobre 2018

PLF POUR 2019 - (N° 1255)

AMENDEMENT N o I-CF1133

présenté par
M. Pupponi, Mme Pires Beaune, M. Jean-Louis Bricout, Mme Rabault, M. Aviragnet,
Mme Bareigts, Mme Battistel, Mme Biémouret, M. Bouillon, M. Carvounas, M. Alain David,
Mme Laurence Dumont, M. Faure, M. Garot, M. David Habib, M. Hutin, M. Juanico,
Mme Karamanli, M. Jérôme Lambert, M. Letchimy, Mme Manin, Mme Pau-Langevin, M. Potier,
M. Pueyo, M. Saulignac, Mme Tolmont, Mme Untermaier, Mme Vainqueur-Christophe,
M. Vallaud et Mme Victory
----------

ARTICLE ADDITIONNEL

APRÈS L'ARTICLE 22, insérer l'article suivant:

Cet amendement est en cours de traitement par les services de l'Assemblée.

I. – Après l’article 278 sexies du code général des impôts, il est inséré un article 278 sexies-0 A bis
ainsi rédigé :

« Art. 278 sexies-0 A bis. – La taxe sur la valeur ajoutée est perçue au taux réduit de 5,5 % en ce
qui concerne les livraisons de logements neufs et de logements, issus de la transformation de locaux
à usage de bureaux, considérés comme neufs au sens du 2° du 2 du I de l’article 257, soit à des
organismes mentionnés au 4° du 1 de l’article 207 ou soumis au contrôle, au sens du III de l’article
L. 430-1 du code de commerce, des organismes collecteurs agréés mentionnés au deuxième alinéa
de l’article L. 313-18 du code de la construction et de l’habitation, soit à des personnes morales
dont le capital est détenu en totalité par des personnes passibles de l’impôt sur les sociétés ou des
établissements publics administratifs, qu’elles destinent à la location à usage de résidence principale
dans le cadre d’une opération de construction ayant fait l’objet d’un agrément préalable entre le
propriétaire ou le gestionnaire des logements et le représentant de l’État dans le département, qui
précise le cadre de chaque opération et porte sur le respect des conditions prévues aux a à d.

« Pour l’application du premier alinéa, les logements doivent :

« a) Être implantés sur un terrain situé, à la date de signature de l’agrément, dans un quartier
prioritaire de la politique de la ville défini à l’article 5 de la loi n° 2014-173 du 21 février 2014 de
programmation pour la ville et la cohésion urbaine appartenant à une commune classée, par arrêté
des ministres chargés du budget et du logement, dans les zones géographiques se caractérisant par
un déséquilibre important entre l’offre et la demande de logements entraînant des difficultés d’accès

1/2
APRÈS ART. 22 N° I-CF1133

au logement sur le parc locatif existant, mentionnées au premier alinéa du IV de


l’article 199 novovicies ;

« b) Être intégrés dans un ensemble immobilier comprenant au minimum 25 % de surface de


logements mentionnés aux 2 à 6, 8 et 10 du I de l’article 278 sexies, sauf dans les communes
comptant déjà plus de 35 % de logements locatifs sociaux, au sens de l’article L. 302-5 du code de
la construction et de l’habitation, et dans les quartiers faisant l’objet d’une convention prévue à
l’article 10-3 de la loi n° 2003-710 du 1er août 2003 d’orientation et de programmation pour la ville
et la rénovation urbaine ;

« c) Être destinés à être loués à des personnes physiques dont les ressources, à la date de conclusion
du bail, ne dépassent pas les plafonds fixés par le décret prévu au premier alinéa du III de
l’article 199 novovicies.

« d) Faire l’objet d’un loyer mensuel qui ne dépasse pas des plafonds fixés par décret en fonction de
la localisation du logement et de son type. Ces plafonds ne peuvent être supérieurs aux plafonds
visés au premier ou, le cas échéant, au second alinéa du même III, diminués de 15 %. »

II. – Le I s’applique aux opérations pour lesquelles l’ouverture du chantier est intervenue à compter
du 1er janvier 2017.

III. – La perte de recettes pour l’État résultant du I est compensée à due concurrence par la création
d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des
impôts.

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement porté par le groupe Socialistes et apparentés crée une nouvelle catégorie de
« logements intermédiaires bonifiés » dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV)
situés en zones tendues pour lesquels un taux de TVA réduit de 5,5 % s’appliquerait. Le Comité
interministériel à l’égalité et à la citoyenneté (CIEC) du 6 mars 2015 a fixé comme objectif de
favoriser la construction de logements intermédiaires dans les quartiers de la politique de la ville
afin d’y renforcer la mixité sociale et de casser les logiques de ghetto.

Toutefois, les plafonds de loyer du logement intermédiaire, fixés par décret, sont trop élevés pour
attirer des classes moyennes dans ces quartiers et le taux de TVA de 10 % ne permet pas de les
baisser. C’est la raison pour laquelle il est proposé de créer un nouveau produit bénéficiant, comme
l’accession sociale à la propriété, d’un taux de TVA de 5,5 % et pour lequel les plafonds de loyers
seraient inférieurs de 15 % à ceux du logement intermédiaire classique. Ces plafonds seraient
légèrement supérieurs à ceux du PLS.

Environ 2 500 logements pourraient bénéficier de ce dispositif sur les quatre ou cinq prochaines
années, pour un coût estimé à 14 millions d’euros.

2/2
APRÈS ART. 22 N° I-CF1134
ASSEMBLÉE NATIONALE
5 octobre 2018

PLF POUR 2019 - (N° 1255)

AMENDEMENT N o I-CF1134

présenté par
M. Pupponi, Mme Pires Beaune, M. Jean-Louis Bricout, Mme Rabault, M. Aviragnet,
Mme Bareigts, Mme Battistel, Mme Biémouret, M. Bouillon, M. Carvounas, M. Alain David,
Mme Laurence Dumont, M. Faure, M. Garot, M. David Habib, M. Hutin, M. Juanico,
Mme Karamanli, M. Jérôme Lambert, M. Letchimy, Mme Manin, Mme Pau-Langevin, M. Potier,
M. Pueyo, M. Saulignac, Mme Tolmont, Mme Untermaier, Mme Vainqueur-Christophe,
M. Vallaud et Mme Victory
----------

ARTICLE ADDITIONNEL

APRÈS L'ARTICLE 22, insérer l'article suivant:

Cet amendement est en cours de traitement par les services de l'Assemblée.

I. – Le dernier alinéa du II de l’article 284 du code général des impôts est complété par deux
phrases ainsi rédigées : « Dans ce dernier cas, le complément d’impôt est diminué d’un dixième par
année de détention au-delà de la cinquième année. Lorsque le non-respect des conditions auxquelles
est subordonné le taux réduit ne concerne que certains logements au sein d’un ensemble de
logements, le complément d’impôt est calculé au prorata de la surface des logements concernés
rapporté à la surface de l’ensemble des logements. »

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe
additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement porté par le groupe Socialistes et apparentés propose de calculer la sanction, en cas
de non-respect des obligations liées au régime du bail réel solidaire (BRS), au prorata de la surface
du logement concerné et de prévoir un modulation pro rata temporis lorsque le logement, après
avoir été affecté dans un premier temps à une opération BRS, change ensuite d’affectation.

Pour rappel, la loi de finances rectificative pour 2016 a soumis les opérations d’accession sociale à
la propriété réalisées dans le cadre du BRS au taux réduit de TVA de 5,5 %. Ce mécanisme vise à

1/2
APRÈS ART. 22 N° I-CF1134

favoriser des opérations d’accession très sociale en instituant une dissociation de la propriété du
foncier et du bâti.

Ainsi, les organismes de foncier solidaires (OFS) bénéficient de ce taux réduit lorsqu’ils achètent un
terrain à bâtir ou des logements déjà construits pour les affecter à une opération BRS.

Afin d’encadrer ce dispositif, la loi de 2016 a également prévu une remise en cause de ce taux
réduit de TVA s’il s’avère que les biens immobiliers acquis ne sont finalement pas affectés à ces
opérations de BRS dans les 5 ans ou cessent de l’être dans les 15 ans.

Toutefois, la rédaction adoptée conduit à remettre en cause le taux réduit sur la totalité du bien
immobilier alors même que le non-respect de l’affectation peut ne concerner qu’un seul logement
parmi un ensemble de logements.

Par exemple : Un OFS achète un terrain à 5,5 % pour une opération BRS. Il fait construire un
immeuble collectif de 20 logements qui sont tous cédés en BRS. Au bout de 10 ans, l’un des
logements change d’affectation. Le texte actuel conduit à remettre en cause le taux réduit de TVA
sur la totalité du terrain, sans aucune proratisation, ce qui pénalise l’ensemble de l’opération et donc
l’ensemble des accédants.

Le présent amendement propose donc de calculer la sanction au prorata de la surface du logement


concerné et de prévoir un modulation pro rata temporis lorsque le logement, après avoir été affecté
dans un premier temps à une opération BRS, change ensuite d’affectation.

2/2
ART. 23 N° I-CF1099
ASSEMBLÉE NATIONALE
5 octobre 2018

PLF POUR 2019 - (N° 1255)

AMENDEMENT N o I-CF1099

présenté par
Mme Pires Beaune, M. Jean-Louis Bricout, M. Pupponi, Mme Rabault, M. Aviragnet,
Mme Bareigts, Mme Battistel, Mme Biémouret, M. Bouillon, M. Carvounas, M. Alain David,
Mme Laurence Dumont, M. Faure, M. Garot, M. David Habib, M. Hutin, M. Juanico,
Mme Karamanli, M. Jérôme Lambert, M. Letchimy, Mme Manin, Mme Pau-Langevin, M. Potier,
M. Pueyo, M. Saulignac, Mme Tolmont, Mme Untermaier, Mme Vainqueur-Christophe,
M. Vallaud et Mme Victory
----------

ARTICLE 23

Cet amendement est en cours de traitement par les services de l'Assemblée.

I. À l'alinéa 2, remplacer le montant "26 953 048 000" par le montant "27 330 391 000".

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« V. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe
additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts. ».

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement porté par le groupe Socialistes et apparentés revalorise le montant de la DGF en
2019 à hauteur de l'inflation, c'est-à-dire de 1,4 % (soit +377,3 millions d'euros par rapport au
montant inscrit à l'article 23 du PLF).

1/1
ART. 23 N° I-CF1100
ASSEMBLÉE NATIONALE
5 octobre 2018

PLF POUR 2019 - (N° 1255)

AMENDEMENT N o I-CF1100

présenté par
Mme Pires Beaune, M. Jean-Louis Bricout, M. Pupponi, Mme Rabault, M. Aviragnet,
Mme Bareigts, Mme Battistel, Mme Biémouret, M. Bouillon, M. Carvounas, M. Alain David,
Mme Laurence Dumont, M. Faure, M. Garot, M. David Habib, M. Hutin, M. Juanico,
Mme Karamanli, M. Jérôme Lambert, M. Letchimy, Mme Manin, Mme Pau-Langevin, M. Potier,
M. Pueyo, M. Saulignac, Mme Tolmont, Mme Untermaier, Mme Vainqueur-Christophe,
M. Vallaud et Mme Victory
----------

ARTICLE 23

Cet amendement est en cours de traitement par les services de l'Assemblée.

I. À l'alinéa 2, remplacer le montant "26 953 048 000" par le montant "27 133 048 000".

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« V. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe
additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts. ».

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement porté par le groupe Socialistes et apparentés majore le montant de la DGF de 180
millions d'euros, afin de financer une progression de la dotation de solidarité urbaine (DSU) et de la
dotation de solidarité rurale (DSR) à hauteur de 180 millions d'euros chacune, comme ce fut le cas
en 2016 et 2017.

Pour rappel, la loi de finances pour 2018 a revalorisé la DSU de 110 millions d'euros et la DSR de
90 millions d'euros. Le PLF 2019 propose de revaloriser ces deux dotations chacune de 90 millions
d'euros.

Il est nécessaire de rappeler que pour les communes les plus pauvres de notre pays, qu’elles soient
rurales ou urbaines, ces dotations constituent la seule recette dynamique de leur budget. Elles
pâtissent de l’absence de véritable levier fiscal, de la faiblesse des compensations d’exonérations

1/2
ART. 23 N° I-CF1100

d’impôts directs locaux et du gel de la péréquation horizontale (FPIC et FSRIF) que propose le PLF
2019.

La péréquation n’a par ailleurs pas pour objectif d’être un simple mécanisme de compensation mais
bien un mécanisme de réduction des écarts de richesses entre communes riches et communes
pauvres. De ce fait, une péréquation verticale dynamique est nécessaire et c’est l'objet du présent
amendement.

S’agissant du financement de ces 180 millions d'euros, il est de tradition que ces majorations soient
financées par les collectivités elles-mêmes, par le biais de mouvements au sein de l'enveloppe de
DGF par exemple comme ce fut le cas l'année dernière.

C’est la raison pour laquelle, cet amendement propose de financer la totalité de cette mesure par une
majoration de l’enveloppe de la DGF. Cette augmentation est gagée par un amendement déposé à
l’article 28 qui majore d’autant les prélèvements sur recettes de l’État au profit des collectivités
territoriales. Ainsi, aucune collectivité territoriale ne sera pénalisée par cette majoration.

2/2
ART. 23 N° I-CF1101
ASSEMBLÉE NATIONALE
5 octobre 2018

PLF POUR 2019 - (N° 1255)

AMENDEMENT N o I-CF1101

présenté par
Mme Pires Beaune, M. Jean-Louis Bricout, M. Pupponi, Mme Rabault, M. Aviragnet,
Mme Bareigts, Mme Battistel, Mme Biémouret, M. Bouillon, M. Carvounas, M. Alain David,
Mme Laurence Dumont, M. Faure, M. Garot, M. David Habib, M. Hutin, M. Juanico,
Mme Karamanli, M. Jérôme Lambert, M. Letchimy, Mme Manin, Mme Pau-Langevin, M. Potier,
M. Pueyo, M. Saulignac, Mme Tolmont, Mme Untermaier, Mme Vainqueur-Christophe,
M. Vallaud et Mme Victory
----------

ARTICLE 23

Cet amendement est en cours de traitement par les services de l'Assemblée.

I. À l'alinéa 2, remplacer le montant "26 953 048 000" par le montant "26 993 048 000".

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« V. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe
additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts. ».

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement de repli porté par le groupe Socialistes et apparentés majore le montant de la DGF
de 40 millions d'euros, afin de financer une progression de la dotation de solidarité urbaine (DSU)
et de la dotation de solidarité rurale (DSR) à hauteur de 110 millions d'euros chacune.

Pour rappel, la loi de finances pour 2018 a revalorisé la DSU de 110 millions d'euros et la DSR de
90 millions d'euros. Le PLF 2019 propose de revaloriser ces deux dotations chacune de 90 millions
d'euros.

Il est nécessaire de rappeler que pour les communes les plus pauvres de notre pays, qu’elles soient
rurales ou urbaines, ces dotations constituent la seule recette dynamique de leur budget. Elles
pâtissent de l’absence de véritable levier fiscal, de la faiblesse des compensations d’exonérations
d’impôts directs locaux et du gel de la péréquation horizontale (FPIC et FSRIF) que propose le PLF
2019.

1/2
ART. 23 N° I-CF1101

La péréquation n’a par ailleurs pas pour objectif d’être un simple mécanisme de compensation mais
bien un mécanisme de réduction des écarts de richesses entre communes riches et communes
pauvres. De ce fait, une péréquation verticale dynamique est nécessaire et c’est l'objet du présent
amendement.

S’agissant du financement de ces 40 millions d'euros, il est de tradition que ces majorations soient
financées par les collectivités elles-mêmes, par le biais de mouvements au sein de l'enveloppe de
DGF par exemple comme ce fut le cas l'année dernière.

C’est la raison pour laquelle, cet amendement propose de financer la totalité de cette mesure par une
majoration de l’enveloppe de la DGF. Cette augmentation est gagée par un amendement déposé à
l’article 28 qui majore d’autant les prélèvements sur recettes de l’État au profit des collectivités
territoriales. Ainsi, aucune collectivité territoriale ne sera pénalisée par cette majoration.

2/2
ART. 23 N° I-CF1135
ASSEMBLÉE NATIONALE
5 octobre 2018

PLF POUR 2019 - (N° 1255)

AMENDEMENT N o I-CF1135

présenté par
M. Pupponi, Mme Pires Beaune, M. Jean-Louis Bricout, Mme Rabault, M. Aviragnet,
Mme Bareigts, Mme Battistel, Mme Biémouret, M. Bouillon, M. Carvounas, M. Alain David,
Mme Laurence Dumont, M. Faure, M. Garot, M. David Habib, M. Hutin, M. Juanico,
Mme Karamanli, M. Jérôme Lambert, M. Letchimy, Mme Manin, Mme Pau-Langevin, M. Pueyo,
M. Saulignac, Mme Tolmont, Mme Untermaier, Mme Vainqueur-Christophe, M. Vallaud et
Mme Victory
----------

ARTICLE 23

Cet amendement est en cours de traitement par les services de l'Assemblée.

I. - A l’alinéa 2, substituer au montant : « 26 953 048 000 », le montant : « 27 013 048 000 ».

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« V. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe
additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts. ».

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement de repli porté par le groupe Socialistes et apparentés majore le montant de la DGF
de 60 millions d'euros, afin de financer une progression de la dotation de solidarité urbaine (DSU)
et de la dotation de solidarité rurale (DSR) à hauteur de 120 millions d'euros chacune.

Pour rappel, la loi de finances pour 2018 a revalorisé la DSU de 110 millions d'euros et la DSR de
90 millions d'euros. Le PLF 2019 propose de revaloriser ces deux dotations chacune de 90 millions
d'euros.

Il est nécessaire de rappeler que pour les communes les plus pauvres de notre pays, qu’elles soient
rurales ou urbaines, ces dotations constituent la seule recette dynamique de leur budget. Elles
pâtissent de l’absence de véritable levier fiscal, de la faiblesse des compensations d’exonérations

1/2
ART. 23 N° I-CF1135

d’impôts directs locaux et du gel de la péréquation horizontale (FPIC et FSRIF) que propose le PLF
2019.

La péréquation n’a par ailleurs pas pour objectif d’être un simple mécanisme de compensation mais
bien un mécanisme de réduction des écarts de richesses entre communes riches et communes
pauvres. De ce fait, une péréquation verticale dynamique est nécessaire et c’est l'objet du présent
amendement.

S’agissant du financement de ces 60 millions d'euros, il est de tradition que ces majorations soient
financées par les collectivités elles-mêmes, par le biais de mouvements au sein de l'enveloppe de
DGF par exemple comme ce fut le cas l'année dernière.

C’est la raison pour laquelle, cet amendement propose de financer la totalité de cette mesure par une
majoration de l’enveloppe de la DGF. Cette augmentation est gagée par un amendement déposé à
l’article 28 qui majore d’autant les prélèvements sur recettes de l’État au profit des collectivités
territoriales. Ainsi, aucune collectivité territoriale ne sera pénalisée par cette majoration.

2/2
ART. 23 N° I-CF1097
ASSEMBLÉE NATIONALE
5 octobre 2018

PLF POUR 2019 - (N° 1255)

AMENDEMENT N o I-CF1097

présenté par
Mme Pires Beaune, M. Jean-Louis Bricout, M. Pupponi, Mme Rabault, M. Aviragnet,
Mme Bareigts, Mme Battistel, Mme Biémouret, M. Bouillon, M. Carvounas, M. Alain David,
Mme Laurence Dumont, M. Faure, M. Garot, M. David Habib, M. Hutin, M. Juanico,
Mme Karamanli, M. Jérôme Lambert, M. Letchimy, Mme Manin, Mme Pau-Langevin, M. Potier,
M. Pueyo, M. Saulignac, Mme Tolmont, Mme Untermaier, Mme Vainqueur-Christophe,
M. Vallaud et Mme Victory
----------

ARTICLE 23

Cet amendement est en cours de traitement par les services de l'Assemblée.

I. Supprimer les III. et IV.

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« V. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe
additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts. ».

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement du groupe Socialistes et apparentés supprime la minoration à hauteur de 145


millions d'euros de certaines allocations compensatrices et dotations de compensation.

Dans le PLF 2019, ces variables d'ajustement sont réparties comme suit : 40 millions d'euros
supportés par les régions, 40 millions d'euros supportés par les départements, 9 millions d'euros
supportés par les EPCI à fiscalité propre et 54 millions d'euros supportés par les communes.

Ces 145 millions d'euros servent à gager trois mesures :

1. la mise en place d'une dotation exceptionnelle pour Saint-Martin, pour 50 millions d'euros ;
2. l’apurement des restes à payer au titre de la dotation globale d’équipement des
départements, pour 84 millions d'euros ;

1/2
ART. 23 N° I-CF1097

3. l’augmentation de la dotation générale de décentralisation "bibliothèque", pour 8 millions


d'euros.

Demander aux collectivités territoriales de financer elles-mêmes ces trois mesures ne se justifient
pas.

Concernant le soutien à Saint-Martin, suite à l'ouragan Irma, le communiqué de presse de Matignon


en date 17 septembre 2018 indiquait que « l’État apportera 50 M€ à la Collectivité de Saint-Martin
au titre de son budget de fonctionnement ». Or la neutralisation du fonds de dotation par les
variables d'ajustement conduit à faire financer ce fonds par les collectivités, contrairement aux
annonces du gouvernement.

S'agissant de la DGE des départements, si l’apurement des restes à payer est une bonne chose, c'est
à l'État de le financer et non aux collectivités.

Enfin, concernant la DGD "bibliothèque", il s’agit d’une mesure d’accompagnement mettant en


œuvre le rapport Orsenna que le ministère de la Culture avait présentée comme une aide aux
communes. Or, la encore, la neutralisation de cette DGD par les variables d'ajustement conduit à
faire financer cette mesure par les collectivités,

Par ailleurs, le choix des variables d'ajustement pose question. Une nouvelle fois, la DCRTP du
bloc local sera minorée, alors que cette décision aura un effet profondément contre-péréquateur. En
effet, seules les communes perdantes à la réforme de la taxe professionnelle seront concernées par
la ponction sur les DCRTP.

2/2
ART. 23 N° I-CF1137
ASSEMBLÉE NATIONALE
5 octobre 2018

PLF POUR 2019 - (N° 1255)

AMENDEMENT N o I-CF1137

présenté par
Mme Rabault, M. Aviragnet, Mme Pires Beaune, M. Jean-Louis Bricout, M. Pupponi,
Mme Bareigts, Mme Battistel, Mme Biémouret, M. Bouillon, M. Carvounas, M. Alain David,
Mme Laurence Dumont, M. Faure, M. Garot, M. David Habib, M. Hutin, M. Juanico,
Mme Karamanli, M. Jérôme Lambert, M. Letchimy, Mme Manin, Mme Pau-Langevin, M. Potier,
M. Pueyo, M. Saulignac, Mme Tolmont, Mme Untermaier, Mme Vainqueur-Christophe,
M. Vallaud et Mme Victory
----------

ARTICLE 23

Cet amendement est en cours de traitement par les services de l'Assemblée.

I. À l'alinéa 16, remplacer le montant "553 780 026" par le montant "578 780 026".

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« V. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe
additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts. ».

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement porté par le groupe Socialistes et apparentés fige le montant de la dotation de
compensation de la réforme de la taxe professionnelle (DCRTP) des régions sur celui versé en
2018.

En 2018, la DCRTP des régions se monte à 578,8 millions d'euros et constitue une ressource à part
entière des budgets des régions. La DCRTP a été créée lors de la réforme de la taxe professionnelle
et de la fiscalité locale, intervenue en 2010, pour compenser les collectivités perdantes de la
réforme, en vue d’en assurer la neutralité financière. La DCRTP avait donc vocation à être figée sur
le montant initialement fixé.

En 2017, le Gouvernement a introduit la DCRTP au sein des variables dites d’ajustement pour
financer des mesures qui ne concernent par les régions. La réduction de la DCRTP des régions a été

1/2
ART. 23 N° I-CF1137

en 2017 et 2018 respectivement de -8,4 % et 6,3 % pour une perte de recettes de -56,4 millions
d'euros et -38,8 millions d'euros.

L’introduction de la DCRTP au sein des variables d’ajustement est une mesure injuste, inégalitaire,
et donc inacceptable pour les régions car :

• la DCRTP finance des mesures qui ne concernent pas les régions ;


• la DCRTP frappe les collectivités pénalisées par la réforme de la taxe professionnelle et qui
la perçoivent donc en lieu et place d’une ressource dynamique.

Pour 2019, le Gouvernement propose d’appliquer une nouvelle baisse de -4,3 %, ce qui amputerait
les recettes des régions de 25 millions d'euros.

En conséquence, afin d’éviter que les recettes des régions ne soient à nouveau amputées, le présent
amendement vise à revenir sur cette baisse.

2/2
ART. 23 N° I-CF1098
ASSEMBLÉE NATIONALE
5 octobre 2018

PLF POUR 2019 - (N° 1255)

AMENDEMENT N o I-CF1098

présenté par
Mme Pires Beaune, M. Jean-Louis Bricout, M. Pupponi, Mme Rabault, M. Aviragnet,
Mme Bareigts, Mme Battistel, Mme Biémouret, M. Bouillon, M. Carvounas, M. Alain David,
Mme Laurence Dumont, M. Faure, M. Garot, M. David Habib, M. Hutin, M. Juanico,
Mme Karamanli, M. Jérôme Lambert, M. Letchimy, Mme Manin, Mme Pau-Langevin, M. Potier,
M. Pueyo, M. Saulignac, Mme Tolmont, Mme Untermaier, Mme Vainqueur-Christophe,
M. Vallaud et Mme Victory
----------

ARTICLE 23

Cet amendement est en cours de traitement par les services de l'Assemblée.

I. Supprimer les alinéas 17 et 18.

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« V. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe
additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts. ».

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement de repli du groupe Socialistes et apparentés supprime la minoration à hauteur de


15 millions d'euros de la DCRTP du bloc local (10 millions supportés par les communes et 5
millions supportés par les EPCI).

Dans le PLF 2019, les variables d'ajustement sont réparties comme suit : 40 millions d'euros
supportés par les régions, 40 millions d'euros supportés par les départements, 9 millions d'euros
supportés par les EPCI à fiscalité propre et 54 millions d'euros supportés par les communes.

Ces 145 millions d'euros servent à gager trois mesures :

1. la mise en place d'une dotation exceptionnelle pour Saint-Martin, pour 50 millions d'euros ;

1/2
ART. 23 N° I-CF1098

2. l’apurement des restes à payer au titre de la dotation globale d’équipement des départements,
pour 84 millions d'euros ;

3. l’augmentation de la dotation générale de décentralisation "bibliothèque", pour 8 millions


d'euros.

Demander aux collectivités territoriales de financer elles-mêmes ces trois mesures ne se justifient
pas.

Concernant le soutien à Saint-Martin, suite à l'ouragan Irma, le communiqué de presse de Matignon


en date 17 septembre 2018 indiquait que « l’État apportera 50 M€ à la Collectivité de Saint-Martin
au titre de son budget de fonctionnement ». Or la neutralisation du fonds de dotation par les
variables d'ajustement conduit à faire financer ce fonds par les collectivités, contrairement aux
annonces du gouvernement.

S'agissant de la DGE des départements, si l’apurement des restes à payer est une bonne chose, c'est
à l'État de le financer et non aux collectivités.

Enfin, concernant la DGD "bibliothèque", il s’agit d’une mesure d’accompagnement mettant en


œuvre le rapport Orsenna que le ministère de la Culture avait présentée comme une aide aux
communes. Or, la encore, la neutralisation de cette DGD par les variables d'ajustement conduit à
faire financer cette mesure par les collectivités,

Par ailleurs, le choix des variables d'ajustement pose question. Une nouvelle fois, la DCRTP du
bloc local sera minorée, alors que cette décision aura un effet profondément contre-péréquateur. En
effet, seules les communes perdantes à la réforme de la taxe professionnelle seront concernées par
la ponction sur les DCRTP.

2/2
APRÈS ART. 23 N° I-CF1112
ASSEMBLÉE NATIONALE
5 octobre 2018

PLF POUR 2019 - (N° 1255)

AMENDEMENT N o I-CF1112

présenté par
Mme Pires Beaune, M. Jean-Louis Bricout, M. Pupponi, Mme Rabault, M. Aviragnet,
Mme Bareigts, Mme Battistel, Mme Biémouret, M. Bouillon, M. Carvounas, M. Alain David,
Mme Laurence Dumont, M. Faure, M. Garot, M. David Habib, M. Hutin, M. Juanico,
Mme Karamanli, M. Jérôme Lambert, M. Letchimy, Mme Manin, Mme Pau-Langevin, M. Potier,
M. Pueyo, M. Saulignac, Mme Tolmont, Mme Untermaier, Mme Vainqueur-Christophe,
M. Vallaud et Mme Victory
----------

ARTICLE ADDITIONNEL

APRÈS L'ARTICLE 23, insérer l'article suivant:

Cet amendement est en cours de traitement par les services de l'Assemblée.

L’article 97 de la loi n° 2017-1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018 est ainsi modifié :

I. Au I :

1° Substituer aux six occurrences du mot « exonération » le mot « dégrèvement » ;

2° En conséquence, au 2° du même I, substituer au mot « exonérés » le mot « dégrevés » ;

II. Le II est abrogé.

III. En conséquence, le III est remplacé par un II ainsi rédigé :

« II- Le I s’applique à compter des impositions dues au titre de 2019. »

IV. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe
additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

1/2
APRÈS ART. 23 N° I-CF1112

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement porté par le groupe Socialistes et apparentés transforme l’exonération de CFE
minimum (article 97 de la loi de finances pour 2018) en un dégrèvement, afin d'assurer aux
collectivités territoriales une compensation intégrale de leur perte de recettes.

Pour rappel, l'article 97 de la LFI 2018 exonère de CFE les indépendants imposés sur une base
minimum et dont le chiffre d’affaires est inférieur à 5 000 euros.

2/2
ART. 26 N° I-CF1104
ASSEMBLÉE NATIONALE
5 octobre 2018

PLF POUR 2019 - (N° 1255)

AMENDEMENT N o I-CF1104

présenté par
Mme Pires Beaune, M. Jean-Louis Bricout, M. Pupponi, Mme Rabault, M. Aviragnet,
Mme Bareigts, Mme Battistel, Mme Biémouret, M. Bouillon, M. Carvounas, M. Alain David,
Mme Laurence Dumont, M. Faure, M. Garot, M. David Habib, M. Hutin, M. Juanico,
Mme Karamanli, M. Jérôme Lambert, M. Letchimy, Mme Manin, Mme Pau-Langevin, M. Potier,
M. Pueyo, M. Saulignac, Mme Tolmont, Mme Untermaier, Mme Vainqueur-Christophe,
M. Vallaud et Mme Victory
----------

ARTICLE 26

Cet amendement est en cours de traitement par les services de l'Assemblée.

Supprimer cet article.

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement porté par le groupe Socialistes et apparentés supprime l'article 26 du PLF, qui
instaure un mécanisme de neutralisation du montant du FCTVA versé sur la part de TVA affectée
aux régions.

En effet, cet article vise à amoindrir la dynamique de la fraction de TVA allouée aux régions, alors
que :

• c'est justement la nature dynamique de cet impôt qui avait justifié le transfert d'une fraction
aux régions;
• lors des débats budgétaires de l'automne 2016 et 2017, il n'avait jamais été question de
mettre en place ce mécanisme de neutralisation ;
• ce mécanisme confond une ressource fiscale pérenne, à savoir la TVA, avec une mesure de
compensation de dépenses spécifiques, à savoir le FCTVA.

Selon l'évaluation préalable de l'article, la fraction de TVA allouée aux régions est amputée de 14
millions d'euros. Ce montant pourrait atteindre près de 100 millions d'euros en 2021.

1/2
ART. 26 N° I-CF1104

2/2
ART. 27 N° I-CF1129
ASSEMBLÉE NATIONALE
5 octobre 2018

PLF POUR 2019 - (N° 1255)

AMENDEMENT N o I-CF1129

présenté par
Mme Pires Beaune, M. Jean-Louis Bricout, M. Pupponi, Mme Rabault, M. Aviragnet,
Mme Bareigts, Mme Battistel, Mme Biémouret, M. Bouillon, M. Carvounas, M. Alain David,
Mme Laurence Dumont, M. Faure, M. Garot, M. David Habib, M. Hutin, M. Juanico,
Mme Karamanli, M. Jérôme Lambert, M. Letchimy, Mme Manin, Mme Pau-Langevin, M. Potier,
M. Pueyo, M. Saulignac, Mme Tolmont, Mme Untermaier, Mme Vainqueur-Christophe,
M. Vallaud et Mme Victory
----------

ARTICLE 27

Cet amendement est en cours de traitement par les services de l'Assemblée.

Supprimer les alinéas 3 à 5.

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement porté par le groupe Socialistes et apparentés revient sur les modifications
apportées par l'article 27 à la liste des conditions permettant de bénéficier du revenu de solidarité
active (RSA).

Actuellement, selon l'article L. 262-4 du code de la sécurité sociale, le bénéfice du RSA est
subordonné au respect, par le bénéficiaire, de plusieurs conditions dont :

• Être français ou titulaire, depuis au moins 5 ans, d'un titre de séjour autorisant à travailler,
sachant que cette condition n'est pas applicable aux personnes ayant droit à la majoration du
RSA qui résident de manière régulière sur le territoire national.

En recentralisant le RSA dans les seules collectivités de Guyane et de Mayotte, le gouvernement en


profite pour modifier les conditions d'éligibilité au RSA pour ces territoires :
• Le bénéficiaire doit être français ou titulaire, depuis au moins 15 ans, d'un titre de séjour
autorisant à travailler, , sachant que cette condition n'est pas applicable aux personnes ayant
droit à la majoration du RSA qui doivent être français ou titulaires, depuis au moins 5 ans,
d’un titre de séjour autorisant à travailler.

1/2
ART. 27 N° I-CF1129

Rien ne justifie de traiter différemment les bénéficiaires du RSA, financé par le solidarité nationale,
selon les territoires. Cet amendement revient donc sur cette mesure.

2/2
ART. 28 N° I-CF1102
ASSEMBLÉE NATIONALE
5 octobre 2018

PLF POUR 2019 - (N° 1255)

AMENDEMENT N o I-CF1102

présenté par
Mme Pires Beaune, M. Jean-Louis Bricout, M. Pupponi, Mme Rabault, M. Aviragnet,
Mme Bareigts, Mme Battistel, Mme Biémouret, M. Bouillon, M. Carvounas, M. Alain David,
Mme Laurence Dumont, M. Faure, M. Garot, M. David Habib, M. Hutin, M. Juanico,
Mme Karamanli, M. Jérôme Lambert, M. Letchimy, Mme Manin, Mme Pau-Langevin, M. Potier,
M. Pueyo, M. Saulignac, Mme Tolmont, Mme Untermaier, Mme Vainqueur-Christophe,
M. Vallaud et Mme Victory
----------

ARTICLE 28

Cet amendement est en cours de traitement par les services de l'Assemblée.

I. – À l’alinéa 1, substituer au montant :

« 40 470 360 000 € »

le montant :

« 40 650 360 000 € ».

II. – En conséquence, à la deuxième ligne de la deuxième colonne, substituer au nombre :

« 26 953 048 000 »

le montant :

« 27 133 048 000 » ;

III. – En conséquence, à la vingt-quatrième ligne de la deuxième colonne, substituer au nombre :

« 40 470 360 000 € »

le montant :

« 40 650 360 000 € ».

1/2
ART. 28 N° I-CF1102

IV. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe
additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts. »

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement porté par le groupe Socialistes et apparentés gage l'amendement déposé à l'article
23 qui majore le montant de la DGF de 180 millions d'euros, afin de financer une progression de la
dotation de solidarité urbaine (DSU) et de la dotation de solidarité rurale (DSR) à hauteur de 180
millions d'euros chacune, comme ce fut le cas en 2016 et 2017.

Pour rappel, la loi de finances pour 2018 a revalorisé la DSU de 110 millions d'euros et la DSR de
90 millions d'euros. Le PLF 2019 propose de revaloriser ces deux dotations chacune de 90 millions
d'euros.

Il est nécessaire de rappeler que pour les communes les plus pauvres de notre pays, qu’elles soient
rurales ou urbaines, ces dotations constituent la seule recette dynamique de leur budget. Elles
pâtissent de l’absence de véritable levier fiscal, de la faiblesse des compensations d’exonérations
d’impôts directs locaux et du gel de la péréquation horizontale (FPIC et FSRIF) que propose le PLF
2019.

La péréquation n’a par ailleurs pas pour objectif d’être un simple mécanisme de compensation mais
bien un mécanisme de réduction des écarts de richesses entre communes riches et communes
pauvres. De ce fait, une péréquation verticale dynamique est nécessaire et c’est l'objet du présent
amendement.

S’agissant du financement de ces 180 millions d'euros, il est de tradition que ces majorations soient
financées par les collectivités elles-mêmes, par le biais de mouvements au sein de l'enveloppe de
DGF par exemple comme ce fut le cas l'année dernière.

C’est la raison pour laquelle, cet amendement propose de financer la totalité de cette mesure par une
majoration de l’enveloppe de la DGF.

2/2
ART. 28 N° I-CF1103
ASSEMBLÉE NATIONALE
5 octobre 2018

PLF POUR 2019 - (N° 1255)

AMENDEMENT N o I-CF1103

présenté par
Mme Pires Beaune, M. Jean-Louis Bricout, M. Pupponi, Mme Rabault, M. Aviragnet,
Mme Bareigts, Mme Battistel, Mme Biémouret, M. Bouillon, M. Carvounas, M. Alain David,
Mme Laurence Dumont, M. Faure, M. Garot, M. David Habib, M. Hutin, M. Juanico,
Mme Karamanli, M. Jérôme Lambert, M. Letchimy, Mme Manin, Mme Pau-Langevin, M. Potier,
M. Pueyo, M. Saulignac, Mme Tolmont, Mme Untermaier, Mme Vainqueur-Christophe,
M. Vallaud et Mme Victory
----------

ARTICLE 28

Cet amendement est en cours de traitement par les services de l'Assemblée.

I. – À l’alinéa 1, substituer au montant :

« 40 470 360 000 € »

le montant :

« 40 510 360 000 € ».

II. – En conséquence, à la deuxième ligne de la deuxième colonne, substituer au nombre :

« 26 953 048 000 »

le montant :

« 26 993 048 000 » ;

III. – En conséquence, à la vingt-quatrième ligne de la deuxième colonne, substituer au nombre :

« 40 470 360 000 € »

le montant :

« 40 510 360 000 € ».

1/2
ART. 28 N° I-CF1103

IV. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe
additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts. »

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement de repli porté par le groupe Socialistes et apparentés gage l'amendement déposé à
l'article 23 qui majore le montant de la DGF de 40 millions d'euros, afin de financer une progression
de la dotation de solidarité urbaine (DSU) et de la dotation de solidarité rurale (DSR) à hauteur de
20 millions d'euros chacune.

Pour rappel, la loi de finances pour 2018 a revalorisé la DSU de 110 millions d'euros et la DSR de
90 millions d'euros. Le PLF 2019 propose de revaloriser ces deux dotations chacune de 90 millions
d'euros.

Il est nécessaire de rappeler que pour les communes les plus pauvres de notre pays, qu’elles soient
rurales ou urbaines, ces dotations constituent la seule recette dynamique de leur budget. Elles
pâtissent de l’absence de véritable levier fiscal, de la faiblesse des compensations d’exonérations
d’impôts directs locaux et du gel de la péréquation horizontale (FPIC et FSRIF) que propose le PLF
2019.

La péréquation n’a par ailleurs pas pour objectif d’être un simple mécanisme de compensation mais
bien un mécanisme de réduction des écarts de richesses entre communes riches et communes
pauvres. De ce fait, une péréquation verticale dynamique est nécessaire et c’est l'objet du présent
amendement.

S’agissant du financement de ces 40 millions d'euros, il est de tradition que ces majorations soient
financées par les collectivités elles-mêmes, par le biais de mouvements au sein de l'enveloppe de
DGF par exemple comme ce fut le cas l'année dernière.

C’est la raison pour laquelle, cet amendement propose de financer la totalité de cette mesure par une
majoration de l’enveloppe de la DGF.

2/2
ART. 28 N° I-CF1136
ASSEMBLÉE NATIONALE
5 octobre 2018

PLF POUR 2019 - (N° 1255)

AMENDEMENT N o I-CF1136

présenté par
M. Pupponi, Mme Pires Beaune, M. Jean-Louis Bricout, Mme Rabault, M. Aviragnet,
Mme Bareigts, Mme Battistel, Mme Biémouret, M. Bouillon, M. Carvounas, M. Alain David,
Mme Laurence Dumont, M. Faure, M. Garot, M. David Habib, M. Hutin, M. Juanico,
Mme Karamanli, M. Jérôme Lambert, M. Letchimy, Mme Manin, Mme Pau-Langevin, M. Pueyo,
M. Saulignac, Mme Tolmont, Mme Untermaier, Mme Vainqueur-Christophe, M. Vallaud et
Mme Victory
----------

ARTICLE 28

Cet amendement est en cours de traitement par les services de l'Assemblée.

I. – À l’alinéa 1, substituer au montant :

« 40 470 360 000 € »

le montant :

« 40 530 360 000 € ».

II. – En conséquence, à la deuxième ligne de la deuxième colonne, substituer au nombre :

« 26 953 048 000 »

le montant :

« 27 013 048 000 » ;

III. – En conséquence, à la vingt-quatrième ligne de la deuxième colonne, substituer au nombre :

« 40 470 360 000 € »

le montant :

« 40 530 360 000 € ».

1/2
ART. 28 N° I-CF1136

IV. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe
additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts. »

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement de repli porté par le groupe Socialistes et apparentés gage l'amendement déposé à
l'article 23 qui majore le montant de la DGF de 60 millions d'euros, afin de financer une progression
de la dotation de solidarité urbaine (DSU) et de la dotation de solidarité rurale (DSR) à hauteur de
30 millions d'euros chacune.

Pour rappel, la loi de finances pour 2018 a revalorisé la DSU de 110 millions d'euros et la DSR de
90 millions d'euros. Le PLF 2019 propose de revaloriser ces deux dotations chacune de 90 millions
d'euros.

Il est nécessaire de rappeler que pour les communes les plus pauvres de notre pays, qu’elles soient
rurales ou urbaines, ces dotations constituent la seule recette dynamique de leur budget. Elles
pâtissent de l’absence de véritable levier fiscal, de la faiblesse des compensations d’exonérations
d’impôts directs locaux et du gel de la péréquation horizontale (FPIC et FSRIF) que propose le PLF
2019.

La péréquation n’a par ailleurs pas pour objectif d’être un simple mécanisme de compensation mais
bien un mécanisme de réduction des écarts de richesses entre communes riches et communes
pauvres. De ce fait, une péréquation verticale dynamique est nécessaire et c’est l'objet du présent
amendement.

S’agissant du financement de ces 60 millions d'euros, il est de tradition que ces majorations soient
financées par les collectivités elles-mêmes, par le biais de mouvements au sein de l'enveloppe de
DGF par exemple comme ce fut le cas l'année dernière.

C’est la raison pour laquelle, cet amendement propose de financer la totalité de cette mesure par une
majoration de l’enveloppe de la DGF.

2/2
ART. 29 N° I-CF1105
ASSEMBLÉE NATIONALE
5 octobre 2018

PLF POUR 2019 - (N° 1255)

AMENDEMENT N o I-CF1105

présenté par
Mme Pires Beaune, M. Jean-Louis Bricout, M. Pupponi, Mme Rabault, M. Aviragnet,
Mme Bareigts, Mme Battistel, Mme Biémouret, M. Bouillon, M. Carvounas, M. Alain David,
Mme Laurence Dumont, M. Faure, M. Garot, M. David Habib, M. Hutin, M. Juanico,
Mme Karamanli, M. Jérôme Lambert, M. Letchimy, Mme Manin, Mme Pau-Langevin, M. Potier,
M. Pueyo, M. Saulignac, Mme Tolmont, Mme Untermaier, Mme Vainqueur-Christophe,
M. Vallaud et Mme Victory
----------

ARTICLE 29

Cet amendement est en cours de traitement par les services de l'Assemblée.

I. Après l’alinéa 4, ajouter un alinéa supplémentaire ainsi rédigé :

« A la quatrième ligne, colonne C, le montant « 2 105 000 » est remplacé par « 2 300 000 »
d’euros. »

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« VII. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe
additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts. ».

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement porté par le groupe Socialistes et apparentés rehausse de 2,105 milliards à 2,300
milliards d'euros (soit +195 000 euros) le plafond des taxes et redevances perçues par les agences de
l'eau.

Il rétablit donc le plafond de ces taxes et redevances tel qu'il était fixé avant la loi de finances pour
2018, alors qu'il est anticipé en 2019 un rendement de celles-ci supérieur au montant du plafond de
2,105 milliards d'euros.

Dans un contexte d'extension du champ d'action de ces structures, il serait paradoxal de les priver
des moyens nécessaires à la réalisation du 11ème programme des agences de l'eau.

1/1
ART. 29 N° I-CF1224
ASSEMBLÉE NATIONALE
5 octobre 2018

PLF POUR 2019 - (N° 1255)

AMENDEMENT N o I-CF1224

présenté par
M. Juanico, Mme Pires Beaune, M. Jean-Louis Bricout, M. Pupponi, Mme Rabault, M. Aviragnet,
Mme Bareigts, Mme Battistel, Mme Biémouret, M. Bouillon, M. Carvounas, M. Alain David,
Mme Laurence Dumont, M. Faure, M. Garot, M. David Habib, M. Hutin, Mme Karamanli,
M. Jérôme Lambert, M. Letchimy, Mme Manin, Mme Pau-Langevin, M. Potier, M. Pueyo,
M. Saulignac, Mme Tolmont, Mme Untermaier, Mme Vainqueur-Christophe, M. Vallaud et
Mme Victory
----------

ARTICLE 29

Cet amendement est en cours de traitement par les services de l'Assemblée.

I. Après l'alinéa 20, insérer l'alinéa suivant :

15° bis À la trente-cinquième ligne, colonne C, le montant "34 600" est remplacé par le montant "94
600".

II. À l'alinéa 21, remplacer le montant "71 844" par le montant "171 844".

III. Après l'alinéa 21, insérer l'alinéa suivant :

16° bis À la trente-septième ligne, colonne C, le montant "25 000" est remplacé par le montant "45
000".

IV. – Compléter cet article par l'alinéa suivant :

« VII. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe
additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement porté par le groupe Socialistes et apparentés relève les plafonds des trois taxes
affectées au Centre national pour le développement du sport (CNDS) :

1/2
ART. 29 N° I-CF1224

1. prélèvement principal de 1,8 % sur les jeux de loterie


2. prélèvement de 1,8 % sur les mises des paris sportifs
3. taxe dite « Buffet » à hauteur de 200 millions d’euros

Pour rappel, le projet de loi de finances 2019 prévoit une diminution de 2 millions d’euros des
recettes brutes affectées au CNDS de 133,4 millions d’euros à 131,4 millions d’euros, après une
diminution sans précédent de ses ressources à hauteur de 136 millions d'euros dans la Loi de
finances de 2018.

Cette perte de ressources majeure au détriment de l’opérateur de l’État en faveur du sport pour tous
s’est traduit par une diminution de la part territoriale en moyenne de 30 % (subvention de
fonctionnement aux clubs et soutien au monde sportif amateur) très mal vécue par le mouvement
sportif sur nos territoires. Elle s’ajoute à la diminution de 70 millions d’euros des crédits
budgétaires du programme 219 dans les projets de loi de finances 2018 et 2019, soit une baisse de
12,4 %.

Un an après l’obtention de l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, les
moyens financiers consacrés au développement de la pratique sportive ne sont clairement pas à la
hauteur des espoirs suscités et des ambitions affichées : 3 millions de pratiquants supplémentaires
d’ici 2022 et 80 médailles aux JOP 2024...

Afin de compenser cette diminution des moyens pour le sport, cet amendement propose donc de
relever les plafonds des trois taxes affectées au CNDS : prélèvement principal de 1,8 % sur les jeux
de loterie, prélèvement de 1,8 % sur les mises des paris sportifs et taxe dite « Buffet » à hauteur de
200 millions d’euros.

2/2
ART. 29 N° I-CF1230
ASSEMBLÉE NATIONALE
5 octobre 2018

PLF POUR 2019 - (N° 1255)

AMENDEMENT N o I-CF1230

présenté par
M. Juanico, Mme Pires Beaune, M. Jean-Louis Bricout, M. Pupponi, Mme Rabault, M. Aviragnet,
Mme Bareigts, Mme Battistel, Mme Biémouret, M. Bouillon, M. Carvounas, M. Alain David,
Mme Laurence Dumont, M. Faure, M. Garot, M. David Habib, M. Hutin, Mme Karamanli,
M. Jérôme Lambert, M. Letchimy, Mme Manin, Mme Pau-Langevin, M. Potier, M. Pueyo,
M. Saulignac, Mme Tolmont, Mme Untermaier, Mme Vainqueur-Christophe, M. Vallaud et
Mme Victory
----------

ARTICLE 29

Cet amendement est en cours de traitement par les services de l'Assemblée.

I. Après l'alinéa 20, insérer l'alinéa suivant :

15° bis À la trente-cinquième ligne, colonne C, le montant "34 600" est remplacé par le montant "94
600".

II. – Compléter cet article par l'alinéa suivant :

« VII. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe
additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement de repli porté par le groupe Socialistes et apparentés relève de 60 millions d'euros
le plafond de la taxe affectée au Centre national pour le développement du sport (CNDS) de 1,8 %
sur les jeux de loterie.

Pour rappel, le projet de loi de finances 2019 prévoit une diminution de 2 millions d’euros des
recettes brutes affectées au CNDS de 133,4 millions d’euros à 131,4 millions d’euros, après une
diminution sans précédent de ses ressources à hauteur de 136 millions d'euros dans la Loi de
finances de 2018.

1/2
ART. 29 N° I-CF1230

Cette perte de ressources majeure au détriment de l’opérateur de l’État en faveur du sport pour tous
s’est traduit par une diminution de la part territoriale en moyenne de 30 % (subvention de
fonctionnement aux clubs et soutien au monde sportif amateur) très mal vécue par le mouvement
sportif sur nos territoires. Elle s’ajoute à la diminution de 70 millions d’euros des crédits
budgétaires du programme 219 dans les projets de loi de finances 2018 et 2019, soit une baisse de
12,4 %.

Un an après l’obtention de l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, les
moyens financiers consacrés au développement de la pratique sportive ne sont clairement pas à la
hauteur des espoirs suscités et des ambitions affichées : 3 millions de pratiquants supplémentaires
d’ici 2022 et 80 médailles aux JOP 2024...

2/2
ART. 29 N° I-CF1225
ASSEMBLÉE NATIONALE
5 octobre 2018

PLF POUR 2019 - (N° 1255)

AMENDEMENT N o I-CF1225

présenté par
M. Juanico, Mme Pires Beaune, M. Jean-Louis Bricout, M. Pupponi, Mme Rabault, M. Aviragnet,
Mme Bareigts, Mme Battistel, Mme Biémouret, M. Bouillon, M. Carvounas, M. Alain David,
Mme Laurence Dumont, M. Faure, M. Garot, M. David Habib, M. Hutin, Mme Karamanli,
M. Jérôme Lambert, M. Letchimy, Mme Manin, Mme Pau-Langevin, M. Potier, M. Pueyo,
M. Saulignac, Mme Tolmont, Mme Untermaier, Mme Vainqueur-Christophe, M. Vallaud et
Mme Victory
----------

ARTICLE 29

Cet amendement est en cours de traitement par les services de l'Assemblée.

I. À l'alinéa 21, remplacer le montant "71 844" par le montant "171 844".

II. – Compléter cet article par l'alinéa suivant :

« VII. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe
additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement de repli porté par le groupe Socialistes et apparentés relève de 98 millions d'euros
le plafond de la taxe affectée au Centre national pour le développement du sport (CNDS) de 1,8 %
sur les mises des paris sportifs

Pour rappel, le projet de loi de finances 2019 prévoit une diminution de 2 millions d’euros des
recettes brutes affectées au CNDS de 133,4 millions d’euros à 131,4 millions d’euros, après une
diminution sans précédent de ses ressources à hauteur de 136 millions d'euros dans la Loi de
finances de 2018.

Cette perte de ressources majeure au détriment de l’opérateur de l’État en faveur du sport pour tous
s’est traduit par une diminution de la part territoriale en moyenne de 30 % (subvention de
fonctionnement aux clubs et soutien au monde sportif amateur) très mal vécue par le mouvement
sportif sur nos territoires. Elle s’ajoute à la diminution de 70 millions d’euros des crédits

1/2
ART. 29 N° I-CF1225

budgétaires du programme 219 dans les projets de loi de finances 2018 et 2019, soit une baisse de
12,4 %.

Un an après l’obtention de l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, les
moyens financiers consacrés au développement de la pratique sportive ne sont clairement pas à la
hauteur des espoirs suscités et des ambitions affichées : 3 millions de pratiquants supplémentaires
d’ici 2022 et 80 médailles aux JOP 2024...

2/2
ART. 29 N° I-CF1226
ASSEMBLÉE NATIONALE
5 octobre 2018

PLF POUR 2019 - (N° 1255)

AMENDEMENT N o I-CF1226

présenté par
M. Juanico, Mme Pires Beaune, M. Jean-Louis Bricout, M. Pupponi, Mme Rabault, M. Aviragnet,
Mme Bareigts, Mme Battistel, Mme Biémouret, M. Bouillon, M. Carvounas, M. Alain David,
Mme Laurence Dumont, M. Faure, M. Garot, M. David Habib, M. Hutin, Mme Karamanli,
M. Jérôme Lambert, M. Letchimy, Mme Manin, Mme Pau-Langevin, M. Potier, M. Pueyo,
M. Saulignac, Mme Tolmont, Mme Untermaier, Mme Vainqueur-Christophe, M. Vallaud et
Mme Victory
----------

ARTICLE 29

Cet amendement est en cours de traitement par les services de l'Assemblée.

I. Après l'alinéa 21, insérer l'alinéa suivant :

16° bis À la trente-septième ligne, colonne C, le montant "25 000" est remplacé par le montant "45
000".

II. – Compléter cet article par l'alinéa suivant :

« VII. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe
additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement de repli porté par le groupe Socialistes et apparentés relève le plafond de la taxe
dite "Buffet" affectée au Centre national pour le développement du sport (CNDS), à hauteur de 200
millions d’euros.

Pour rappel, le projet de loi de finances 2019 prévoit une diminution de 2 millions d’euros des
recettes brutes affectées au CNDS de 133,4 millions d’euros à 131,4 millions d’euros, après une
diminution sans précédent de ses ressources à hauteur de 136 millions d'euros dans la Loi de
finances de 2018.

1/2
ART. 29 N° I-CF1226

Cette perte de ressources majeure au détriment de l’opérateur de l’État en faveur du sport pour tous
s’est traduit par une diminution de la part territoriale en moyenne de 30 % (subvention de
fonctionnement aux clubs et soutien au monde sportif amateur) très mal vécue par le mouvement
sportif sur nos territoires. Elle s’ajoute à la diminution de 70 millions d’euros des crédits
budgétaires du programme 219 dans les projets de loi de finances 2018 et 2019, soit une baisse de
12,4 %.

Un an après l’obtention de l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, les
moyens financiers consacrés au développement de la pratique sportive ne sont clairement pas à la
hauteur des espoirs suscités et des ambitions affichées : 3 millions de pratiquants supplémentaires
d’ici 2022 et 80 médailles aux JOP 2024...

2/2
ART. 29 N° I-CF1111
ASSEMBLÉE NATIONALE
5 octobre 2018

PLF POUR 2019 - (N° 1255)

AMENDEMENT N o I-CF1111

présenté par
Mme Pires Beaune, M. Jean-Louis Bricout, M. Pupponi, Mme Rabault, M. Aviragnet,
Mme Bareigts, Mme Battistel, Mme Biémouret, M. Bouillon, M. Carvounas, M. Alain David,
Mme Laurence Dumont, M. Faure, M. Garot, M. David Habib, M. Hutin, M. Juanico,
Mme Karamanli, M. Jérôme Lambert, M. Letchimy, Mme Manin, Mme Pau-Langevin, M. Potier,
M. Pueyo, M. Saulignac, Mme Tolmont, Mme Untermaier, Mme Vainqueur-Christophe,
M. Vallaud et Mme Victory
----------

ARTICLE 29

Cet amendement est en cours de traitement par les services de l'Assemblée.

Supprimer les alinéas 26 et 68.

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement porté par le groupe Socialistes et apparentés revient sur les baisses successives du
plafond de la taxe additionnelle à la cotisation foncière des entreprises (TA-CFE) affectée aux CCI
en 2019 et 2020.

L'article 29 du PLF 2019 prévoit en effet de diminuer de 100 millions d'euros le plafond de la TA-
CFE en 2019 (il atteindra alors 449 millions d'euros) et de 100 millions d'euros supplémentaires en
2020 (il atteindra donc 349 millions d'euros).

Si le groupe Socialistes et apparentés n'est pas opposé à la révision des missions des CCI et de leur
organisation territoriale, il s'interroge sur la soutenabilité financière de telles coupes drastiques, qui
font suite à 5 années de baisse successive des ressources fiscales des CCI.

De plus, le gouvernement met en avant la nécessité de réduire les prélèvements obligatoires qui
pèsent sur les entreprises. Or, pour mémoire, la taxe pour frais de chambre (TFC) représente un coût
limité pour les TPE et PME. Ainsi, selon le rapport d'information de Stella Dupont et Valérie
Oppelt sur les CCI, le coût annuel moyen de la TFC varie entre 20 et 100 euros pour les TPE et
tourne autour de 150 euros pour les PME.

1/2
ART. 29 N° I-CF1111

Le groupe Socialistes et apparentés partage les propositions n° 12 et n° 13 de ce rapport, à savoir


qu'il faut donner de la visibilité aux CCI sur l'évolution de leurs ressources fiscales et qu'il est
nécessaire de renforcer la péréquation entre les chambres. Or on ne peut que constater que l'article
29 fait tout l'inverse.

2/2
APRÈS ART. 29 N° I-CF1110
ASSEMBLÉE NATIONALE
5 octobre 2018

PLF POUR 2019 - (N° 1255)

AMENDEMENT N o I-CF1110

présenté par
M. Potier, M. Garot, Mme Battistel, M. Letchimy, Mme Pires Beaune, M. Jean-Louis Bricout,
M. Pupponi, Mme Rabault, M. Aviragnet, Mme Bareigts, Mme Biémouret, M. Bouillon,
M. Carvounas, M. Alain David, Mme Laurence Dumont, M. Faure, M. David Habib, M. Hutin,
M. Juanico, Mme Karamanli, M. Jérôme Lambert, Mme Manin, Mme Pau-Langevin, M. Pueyo,
M. Saulignac, Mme Tolmont, Mme Untermaier, Mme Vainqueur-Christophe, M. Vallaud et
Mme Victory
----------

ARTICLE ADDITIONNEL

APRÈS L'ARTICLE 29, insérer l'article suivant:

Cet amendement est en cours de traitement par les services de l'Assemblée.

I. – Après le chapitre III du titre V du livre II du code rural et de la pêche maritime, il est inséré un
chapitre III bis ainsi rédigé :

« Chapitre III bis

« Dispositions relatives à la réparation intégrale des préjudices directement causés par l’utilisation
des produits phytopharmaceutiques

« Section 1

« Réparation des divers préjudices

« Art. L. 253 19. – Peuvent obtenir la réparation intégrale de leurs préjudices : les personnes qui ont
obtenu la reconnaissance, au titre de la législation française de sécurité sociale ou d’un régime
assimilé ou de la législation applicable aux pensions civiles et militaires d’invalidité, d’une maladie
professionnelle occasionnée par les produits phytopharmaceutiques mentionnés à l’article L. 253 1.

« Section 2

« Fonds d’indemnisation des victimes des produits phytopharmaceutiques

1/5
APRÈS ART. 29 N° I-CF1110

« Art. L. 253 20. – Il est créé un Fonds d’indemnisation des victimes des produits
phytopharmaceutiques, personne morale de droit privé. Il groupe toutes les sociétés ou caisses
d’assurances et de réassurances mutuelles agricoles.

« Ce fonds a pour mission de réparer les préjudices définis à l’article L. 253 19. Il est représenté à
l’égard des tiers par son directeur.

« Art. L. 253 21. – Le demandeur justifie de l’exposition à des produits phytopharmaceutiques et de


l’atteinte à l’état de santé de la victime.

« Il informe le fonds des autres procédures relatives à l’indemnisation des préjudices définis au
présent article éventuellement en cours. Si une action en justice est intentée, il informe le juge de la
saisine du fonds.

« En l’absence de déclaration préalable par la victime, le fonds transmet sans délai le dossier à
l’organisme concerné au titre de la législation française de sécurité sociale ou d’un régime assimilé
ou de la législation applicable aux pensions civiles et militaires d’invalidité. Cette transmission vaut
déclaration de maladie professionnelle. Elle suspend le délai prévu à l’article L. 253 23 jusqu’à ce
que l’organisme concerné communique au fonds les décisions prises. En tout état de cause,
l’organisme saisi dispose pour prendre sa décision d’un délai de trois mois, renouvelable une fois si
une enquête complémentaire est nécessaire. Faute de décision prise par l’organisme concerné dans
ce délai, le fonds statue dans un délai de trois mois.

« Le fonds examine si les conditions d’indemnisation sont réunies. Il recherche les circonstances de
l’exposition aux produits phytopharmaceutiques et ses conséquences sur l’état de santé de la
victime ; il procède ou fait procéder à toutes investigation et expertise utiles sans que puisse lui être
opposé le secret professionnel ou industriel.

« Au sein du fonds, une commission médicale indépendante se prononce sur l’existence d’un lien
entre l’exposition aux produits phytopharmaceutiques et la survenue de la pathologie. Sa
composition est fixée par un arrêté conjoint des ministres chargés de la santé, des outre-mer et de
l’agriculture.

« Vaut justification de l’exposition à des produits phytopharmaceutiques la reconnaissance d’une


maladie professionnelle occasionnée par ces produits au titre de la législation française de sécurité
sociale ou d’un régime assimilé ou de la législation applicable aux pensions civiles et militaires
d’invalidité.

« Vaut également justification du lien entre l’exposition à des produits phytopharmaceutiques et le


décès la décision de prise en charge de ce décès au titre d’une maladie professionnelle occasionnée
par des produits phytopharmaceutiques en application de la législation française de sécurité sociale
ou d’un régime assimilé ou de la législation applicable aux pensions civiles et militaires
d’invalidité.

« Dans les cas valant justification de l’exposition aux produits phytopharmaceutiques mentionnés
aux deux alinéas précédents, le fonds peut verser une provision si la demande lui en a été faite. Il est
statué dans le délai d’un mois à compter de la demande de provision.

2/5
APRÈS ART. 29 N° I-CF1110

« Le fonds peut demander à tout service de l’État, collectivité publique, organisme assurant la
gestion des prestations sociales, organisme assureur susceptibles de réparer tout ou partie du
préjudice, la communication des renseignements relatifs à l’exécution de leurs obligations
éventuelles.

« Les renseignements ainsi recueillis ne peuvent être utilisés à d’autres fins que l’instruction de la
demande faite au fonds d’indemnisation et leur divulgation est interdite. Les personnes qui ont à
connaître des documents et informations fournis au fonds sont tenues au secret professionnel.

« Le demandeur peut obtenir la communication de son dossier, sous réserve du respect du secret
médical et du secret industriel et commercial.

« Art. L. 253 22. – Dans les neuf mois à compter de la réception d’une demande d’indemnisation, le
fonds présente au demandeur une offre d’indemnisation. Il indique l’évaluation retenue pour chaque
chef de préjudice, ainsi que le montant des indemnités qui lui reviennent compte tenu des
prestations énumérées à l’article 29 de la loi n° 85 677 du 5 juillet 1985 tendant à l’amélioration de
la situation des victimes d’accidents de la circulation et à l’accélération des procédures
d’indemnisation, et des indemnités de toute nature reçues ou à recevoir d’autres débiteurs du chef
du même préjudice. À défaut de consolidation de l’état de la victime, l’offre présentée par le fonds a
un caractère provisionnel.

« Le fonds présente une offre dans les mêmes conditions en cas d’aggravation de l’état de santé de
la victime.

« L’offre définitive est faite dans un délai de deux mois à compter de la date à laquelle le fonds a
été informé de cette consolidation.

« Le paiement doit intervenir dans un délai d’un mois à compter de la réception par le fonds de
l’acceptation de son offre par la victime, que cette offre ait un caractère provisionnel ou définitif.

« L’acceptation de l’offre ou la décision juridictionnelle définitive rendue dans l’action en justice


prévue à l’article L. 253 23 vaut désistement des actions juridictionnelles en indemnisation en cours
et rend irrecevable toute autre action juridictionnelle future en réparation du même préjudice. Il en
va de même des décisions juridictionnelles devenues définitives allouant une indemnisation
intégrale pour les conséquences de l’exposition à des produits phytopharmaceutiques.

« Art. L. 253 23. – Le demandeur ne dispose du droit d’action en justice contre le fonds
d’indemnisation que si sa demande d’indemnisation a été rejetée, si aucune offre ne lui a été
présentée dans le délai mentionné à l’article L. 253 22 ou s’il n’a pas accepté l’offre qui lui a été
faite.

« Cette action est intentée devant la cour d’appel dans le ressort de laquelle se trouve le domicile du
demandeur.

« Art. L. 253 24. – Le fonds est subrogé, à due concurrence des sommes versées, dans les droits que
possède le demandeur contre la personne responsable du dommage ainsi que contre les personnes
ou organismes tenus à un titre quelconque d’en assurer la réparation totale ou partielle dans la limite
du montant des prestations à la charge desdites personnes.

3/5
APRÈS ART. 29 N° I-CF1110

« Le fonds intervient devant les juridictions civiles, y compris celles du contentieux de la sécurité
sociale, notamment dans les actions en faute inexcusable, et devant les juridictions de jugement en
matière répressive, même pour la première fois en cause d’appel, en cas de constitution de partie
civile du demandeur contre le ou les responsables des préjudices ; il intervient à titre principal et
peut user de toutes les voies de recours ouvertes par la loi.

« Si le fait générateur du dommage a donné lieu à des poursuites pénales, le juge civil n’est pas tenu
de surseoir à statuer jusqu’à décision définitive de la juridiction répressive.

« La reconnaissance de la faute inexcusable de l’employeur, à l’occasion de l’action à laquelle le


fonds est partie, ouvre droit à la majoration des indemnités versées à la victime en application de la
législation de sécurité sociale. L’indemnisation à la charge du fonds est révisée en conséquence.

« Art. L. 253 25. – Le fonds est financé par :

« 1° L’affectation d’une fraction du produit de la taxe prévue à l’article L. 253 8 2 ;

« 2° Les sommes perçues en application de l’article L. 253 23 ;

« 3° Les produits divers, dons et legs.

« Art. L. 253 26. – Les demandes d’indemnisation doivent être adressées au fonds dans un délai de
dix ans.

« Pour les victimes, le délai de prescription commence à courir à compter de :

« - pour la maladie initiale, la date du premier certificat médical établissant le lien entre la maladie
et l’exposition aux produits phytopharmaceutiques ;

« - pour l’aggravation de la maladie, la date du premier certificat médical constatant cette


aggravation dès lors qu’un certificat médical précédent établissait déjà le lien entre cette maladie et
une exposition aux produits phytopharmaceutiques.

« Art. L. 253 27. – L’activité du fonds fait l’objet d’un rapport annuel remis au Gouvernement et au
Parlement avant le 30 avril.

« Les modalités d’application du présent chapitre sont fixées par décret en Conseil d’État.

« Le délai fixé au premier alinéa de l’article L. 253 23 est porté à douze mois pendant l’année qui
suit la publication du décret mentionné au deuxième alinéa du présent article. »

II. – Le VI de l’article L. 253 8 2 du code rural et de la pêche maritime est ainsi rédigé :

« VI. – Le produit de la taxe est affecté :

« 1° En priorité, à l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et


du travail, dans la limite du plafond fixé au I de l’article 46 de la loi n° 2011 1977 du 28 décembre
2011 de finances pour 2012, pour financer la mise en place du dispositif de

4/5
APRÈS ART. 29 N° I-CF1110

phytopharmacovigilance défini à l’article L. 253 8 1 du présent code et pour améliorer la prise en


compte des préjudices en lien direct avec l’utilisation des produits phytopharmaceutiques ;

« 2° Pour le solde, au Fonds d’indemnisation des victimes des produits phytopharmaceutiques. »

III. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe
additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement porté par le groupe Socialistes et apparentés crée un fonds d’indemnisation des
victimes des produits phytopharmaceutiques

Notre droit actuel rend possible l'indemnisation des victimes des produits phytopharmaceutiques en
cas de reconnaissance d'une maladie contractée dans le cadre professionnel. Le système de
réparation se fonde essentiellement sur les tableaux de maladies professionnelles dont la création est
décidée par les partenaires sociaux. Ce dispositif de réparation apparaît aujourd'hui insuffisant à
plusieurs égards :

• au regard des données collectées par les épidémiologistes dans le secteur agricole, les
pathologies liées à l'exposition aux pesticides font l'objet d'une sous-déclaration et d'une
sous-reconnaissance manifestes ;
• les tableaux de maladies professionnelles ne sont que trop peu actualisés et les conditions de
réparation qui y figurent souvent qu'imparfaitement adaptées au type de pathologie ;
• le dispositif de réparation ne permet pas de prendre en compte les préjudices extra-
patrimoniaux qui résultent de la pathologie occasionnée par l'exposition aux produits
phytopharmaceutiques ; seule une indemnisation forfaitaire est versée, permettant la prise en
charge des frais de soins, des indemnités journalières ainsi qu'une indemnisation en cas de
séquelles sous la forme d'un capital ou d'une rente ;
• enfin, le système ne garantit pas une véritable équité. La prise en charge diffère en fonction
des professionnels concernés. Au sein du secteur agricole lui-même, le niveau
d'indemnisation est par exemple plus élevé pour les salariés que pour les exploitants
agricoles, comme l'a rappelé le ministère chargé de la santé à votre rapporteur.

Au mois de février dernier a été votée à l’unanimité au Sénat une proposition de loi, déposée par la
sénatrice socialiste Nicole Bonnefoy et ses collègues, visant à créer un fonds d’indemnisation des
victimes des produits phytopharmaceutiques. Cette proposition n'a malheureusement été intégrée
que partiellement dans le projet de loi EGALIM.

Cet amendement reprend l'ambition de la proposition de loi socialiste tout en limitant, dans une
logique de prudence, le champs du périmètre des bénéficiaires aux seuls professionnels.

Cet amendement a déjà été présenté par le groupe Socialistes et apparentés lors de l'examen du
projet de loi EGALIM.

5/5
APRÈS ART. 29 N° I-CF1143
ASSEMBLÉE NATIONALE
5 octobre 2018

PLF POUR 2019 - (N° 1255)

AMENDEMENT N o I-CF1143

présenté par
Mme Rabault, Mme Pires Beaune, M. Jean-Louis Bricout, M. Pupponi, M. Aviragnet,
Mme Bareigts, Mme Battistel, Mme Biémouret, M. Bouillon, M. Carvounas, M. Alain David,
Mme Laurence Dumont, M. Faure, M. Garot, M. David Habib, M. Hutin, M. Juanico,
Mme Karamanli, M. Jérôme Lambert, M. Letchimy, Mme Manin, Mme Pau-Langevin, M. Potier,
M. Pueyo, M. Saulignac, Mme Tolmont, Mme Untermaier, Mme Vainqueur-Christophe,
M. Vallaud et Mme Victory
----------

ARTICLE ADDITIONNEL

APRÈS L'ARTICLE 29, insérer l'article suivant:

Cet amendement est en cours de traitement par les services de l'Assemblée.

I. Le 4 de l’article 224 du code des Douanes est ainsi modifié :

1° Après les mots bateaux , la fin du deuxième alinéa est ainsi rédigée : « dont l’âge au 1er janvier
2019 est supérieur à 10 ans et égal ou inférieur à 20 ans » ;

2° Après les mots bateaux , la fin du troisième alinéa est ainsi rédigée : « dont l’âge au 1er janvier
2019 est supérieur à 20 ans et égal ou inférieur à 25 ans » ;

3° Après les mots bateaux , la fin du quatrième alinéa est ainsi rédigée : « dont l’âge au 1er janvier
2019 est supérieur à 25 ans »

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe
additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement porté par le groupe Socialistes et apparentés supprime le dispositif d'abattement en
fonction de la vétusté des bateaux, qui est contre-incitatif car il bénéficie aux bateaux anciens et
donc qui polluent le plus.

1/2
APRÈS ART. 29 N° I-CF1143

Le Conservatoire du littoral est affectataire du droit annuel de francisation des navires (DAFN) qui
lui permet de mettre en œuvre des actions de protection et de valorisation des espaces naturels de
nos littoraux, en relation étroite avec les collectivités locales.

Or la ressource du DAFN diminue régulièrement du fait d’un dispositif d’abattement des montants
dus, en fonction de la vétusté des bateaux alors même que les bateaux anciens sont plus polluants
que les récents.

Parallèlement, en 2019, il est prévu que la responsabilité élargie du producteur "bateaux de


plaisance" se mette en place avec un financement de 2 % des recettes du DAFN. Ces deux
évolutions ne permettent plus de financer le Conservatoire à hauteur de l’affectation prévue en loi
de finances à hauteur de 38,5 millions d’euros.

C’est pourquoi cet amendement propose le dispositif d’abattement évoqué plus haut.

Toutefois, de manière à ce que la transition se fasse de manière progressive, il prévoit que les
bateaux qui bénéficient actuellement de l’abattement continueront à en bénéficier et supprime de
fait l’abattement dans les années à venir pour ceux qui n’en bénéficient pas encore.

Cet amendement a été proposé au groupe Socialistes et apparentés par le Conservatoire du littoral.

2/2
APRÈS ART. 29 N° I-CF1144
ASSEMBLÉE NATIONALE
5 octobre 2018

PLF POUR 2019 - (N° 1255)

AMENDEMENT N o I-CF1144

présenté par
Mme Rabault, Mme Pires Beaune, M. Jean-Louis Bricout, M. Pupponi, M. Aviragnet,
Mme Bareigts, Mme Battistel, Mme Biémouret, M. Bouillon, M. Carvounas, M. Alain David,
Mme Laurence Dumont, M. Faure, M. Garot, M. David Habib, M. Hutin, M. Juanico,
Mme Karamanli, M. Jérôme Lambert, M. Letchimy, Mme Manin, Mme Pau-Langevin, M. Potier,
M. Pueyo, M. Saulignac, Mme Tolmont, Mme Untermaier, Mme Vainqueur-Christophe,
M. Vallaud et Mme Victory
----------

ARTICLE ADDITIONNEL

APRÈS L'ARTICLE 29, insérer l'article suivant:

Cet amendement est en cours de traitement par les services de l'Assemblée.

Pour l’année 2019, si le montant du produit brut du droit annuel de francisation et de navigation,
après déduction du montant affecté à la collectivité territoriale de Corse et des frais d’assiette et de
recouvrement, est inférieur à la somme du plafond prévu en loi de finances pour le Conservatoire de
l’espace littoral et des rivages lacustres et du montant de la quote-part devant être versée aux éco-
organismes, la différence entre cette somme et le montant du produit brut du droit annuel de
francisation et de navigation, déduction faite du montant affecté à la collectivité territoriale de
Corse et des frais d’assiette et de recouvrement, est soustraite, pour moitié, du montant disponible
pour le Conservatoire, et pour moitié, du montant versé aux éco-organismes. En tout état de cause,
le montant de la quote-part versé aux éco-organismes ne peut être inférieur à 1 % du produit brut du
droit annuel de francisation et de navigation.

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement porté par le groupe Socialistes et apparentés vise à répartir l’insuffisance des
ressources globales du droit annuel de francisation et de navigation (DAFN) à part égale entre le
Conservatoire et la responsabilité élargie du producteur (REP), sans que celle-ci ne puisse baisser
en deçà d’un plancher de 1%.

1/2
APRÈS ART. 29 N° I-CF1144

Depuis 2006, le Conservatoire est affectataire principal du DAFN. Dans ce contexte, le plafond
d’affectation est fixé à 38,5 millions d'euros depuis l’exercice 2016. Ce niveau est maintenu par le
gouvernement dans l’actuel projet de loi de finances.

Cependant le produit de cette taxe (hors DAFN Corse) a connu une baisse régulière de 41 millions
d'euros en 2014 (frais de recouvrement des douanes déduits) à 37 millions d'euros (valeur estimée
pour 2018) et ce en dépit d’un marché de la plaisance redevenu dynamique.

En effet, du fait d’une forte dégressivité de la taxe, les entrées en flotte ne suffisent pas à compenser
les sorties d’un nombre important de navires du dispositif par l’effet mécanique des abattements
vétusté prévus à l’article 224 du code des douanes. En outre, et à la différence de nombreux
dispositifs fiscaux, ces abattements obéissent à un barème qui ne connait pas d’actualisation
automatique et qui se trouve donc inchangé depuis le 1er janvier 2013.

Le vieillissement de la flotte de plaisance (les bateaux de plus de 25 ans constituent aujourd’hui la


majorité de la flotte de navires) conduit par conséquent à une baisse de l’assiette de collecte du
DAFN.

La mise en place du financement de la filière de recyclage des bateaux hors d’usage est assise pour
partie sur la mobilisation de cette ressource fiscale. Au niveau prévu de 2 %, elle s’impute
totalement du fait de l’insuffisance de la ressource globale, sur les ressources du Conservatoire.

La modification proposée vise donc à répartir l’insuffisance des ressources globales du DAFN à
part égale entre le Conservatoire et la REP, sans que celle-ci ne puisse baisser en deçà d’un plancher
de 1 %. Cette évolution ne préjuge pas d’une modernisation nécessaire de cette fiscalité que le
Gouvernement s’est engagé à conduire tant sur les modalités de perception que sur le calcul de la
taxe.

Cet amendement a été proposé au groupe Socialistes et apparentés par le Conservatoire du littoral.

2/2
APRÈS ART. 37 N° I-CF1092
ASSEMBLÉE NATIONALE
5 octobre 2018

PLF POUR 2019 - (N° 1255)

AMENDEMENT N o I-CF1092

présenté par
M. Vallaud, Mme Pires Beaune, M. Jean-Louis Bricout, M. Pupponi, Mme Rabault, M. Aviragnet,
Mme Bareigts, Mme Battistel, Mme Biémouret, M. Bouillon, M. Carvounas, M. Alain David,
Mme Laurence Dumont, M. Faure, M. Garot, M. David Habib, M. Hutin, M. Juanico,
Mme Karamanli, M. Jérôme Lambert, M. Letchimy, Mme Manin, Mme Pau-Langevin, M. Potier,
M. Pueyo, M. Saulignac, Mme Tolmont, Mme Untermaier, Mme Vainqueur-Christophe et
Mme Victory
----------

ARTICLE ADDITIONNEL

APRÈS L'ARTICLE 37, insérer l'article suivant:

Cet amendement est en cours de traitement par les services de l'Assemblée.

Après le premier alinéa de l’article L257 B du Livre des procédures fiscales, il est ajouté un alinéa
ainsi rédigé :

« Les petites et moyennes entreprises au sens de l’annexe I au règlement (UE) n°651/2014 de la


Commission du 17 juin 2014 peuvent invoquer à leur profit devant le comptable public compétent
les créances qu’elles détiennent sur l’État ou les personnes publiques pour régler tout ou partie de
leurs dettes envers ces derniers. ».

Au deuxième alinéa du même article, après le mot « premier » sont ajoutés les mots « et du second
alinéas ».

EXPOSÉ SOMMAIRE

L'article L257 B du Livre des procédures fiscales dispose que le comptable public compétent peut
affecter au paiement des impôts, droits, taxes, pénalités ou intérêts de retard dus par un redevable
les remboursements, dégrèvements ou restitutions d'impôts, droits, taxes, pénalités ou intérêts de
retard constatés au bénéfice de celui-ci.

Cette compensation a un périmètre très limité puisqu'elle ne concerne que les produits fiscaux. Les
amendes pénales, les produits divers, les redevances domaniales ou les droits de douanes sont en

1/2
APRÈS ART. 37 N° I-CF1092

effet exclus de ce dispositif. Par ailleurs, cette compensation opérée à la seule initiative de
l'administration.

Le groupe Socialistes et apparentés propose donc de renforcer ce mécanisme de compensation en


l’étendant aux créances non fiscales et en offrant la possibilité aux PME de s’en prévaloir
directement devant le comptable public.

Cet amendement est de nature à la fois à simplifier les relations financières entre les PME et les
personnes publiques et à réduire les variations de trésorerie qui peuvent nuire au développement de
leur activité.

2/2
AVANT ART. 38 N° I-CF1116
ASSEMBLÉE NATIONALE
5 octobre 2018

PLF POUR 2019 - (N° 1255)

AMENDEMENT N o I-CF1116

présenté par
M. Potier, Mme Battistel, M. Juanico, M. Vallaud, Mme Pires Beaune, M. Jean-Louis Bricout,
M. Pupponi, Mme Rabault, M. Aviragnet, Mme Bareigts, Mme Biémouret, M. Bouillon,
M. Carvounas, M. Alain David, Mme Laurence Dumont, M. Faure, M. Garot, M. David Habib,
M. Hutin, Mme Karamanli, M. Jérôme Lambert, M. Letchimy, Mme Manin, Mme Pau-Langevin,
M. Pueyo, M. Saulignac, Mme Tolmont, Mme Untermaier, Mme Vainqueur-Christophe et
Mme Victory
----------

ARTICLE ADDITIONNEL

AVANT L'ARTICLE 38, insérer l'article suivant:

Cet amendement est en cours de traitement par les services de l'Assemblée.

Une fraction minimale, définie par décret, des obligations assimilables du Trésor émises chaque
année est consacrée au financement des dépenses du budget de l’État et du programme
d’investissements d’avenir pour la lutte contre le changement climatique, l’adaptation au
changement climatique, la protection de la biodiversité, et la lutte contre la pollution.

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement porté par le groupe Socialistes et apparentés propose qu’un décret définisse une
fraction minimale d’obligations souveraines vertes dans le total des émissions annuelles des
obligations assimilables du Trésor (OAT).

Le 24 janvier 2017, l’Agence France Trésor a lancé sa première obligation souveraine verte, l’OAT
verte, avec un taux de 1,75 % et une maturité au 25 juin 2039 pour un montant de 7 milliards
d’euros. En devenant le premier État au monde à émettre un emprunt vert pour une taille de
référence, la France a ainsi confirmé son rôle moteur dans la mise en œuvre des ambitions de
l’accord de Paris sur le Climat de décembre 2015.

Afin de poursuivre cette dynamique et d’assoir la position de la France en matière de finance verte,
cet amendement propose don qu’un décret définisse une fraction minimale d’obligations
souveraines vertes dans le total des émissions annuelles. Cette mesure permet tout à la fois que

1/2
AVANT ART. 38 N° I-CF1116

l’émission de janvier 2017 ne demeure pas unique et que l’État soit incité à développer des actions
éligibles à de tels produits.

Cet amendement a déjà été porté par le groupe Socialistes et apparentés lors du projet de loi
PACTE.

2/2