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Mensuel - Numéro 100 - Octobre 2018 - Prix au n° : 13 e TTC - ISSN : 1968-7958

acteurs

viescolaire

de la

le magazine des professionnels de l’éducation et des temps de l’enfant

Les temps et lieux tiers de l’enfant au service d’une politique éducative

DÉBAT

Comment gérer l’essor des activités périscolaires

JURIDIQUE

La Cour des comptes fait la leçon au scolaire

PATRIMOINE

Les contraintes d’isolation dans la rénovation des écoles

Collection

Collection DOSSIERS D’EXPERTS Guide juridique du périscolaire Action sociale, transport, restauration Par Yann Buttner,

DOSSIERS D’EXPERTS

Guide juridique du périscolaire

Action sociale, transport, restauration

Par Yann Buttner, chef du service juridique du rectorat de l’académie d’Aix-Marseille, et André Maurin, ancien chef du service juridique du rectorat de l’académie d’Aix-Marseille

Nouvelle édition
Nouvelle édition
de l’académie d’Aix-Marseille Nouvelle édition Réf. DE 672 Parution mai 2018 • Version papier : 62

Réf. DE 672

Parution mai 2018

• Version papier :

62 TTC

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Ce guide pratique à destination des collectivités locales et de l'administration de l'Éducation nationale (écoles, collèges, lycées) rappelle les textes applicables et expose la jurisprudence y afférente afin d'éclairer les acteurs de terrain mettant en œuvre des activités périscolaires. Cette quatrième édition, actualisée et enrichie notamment de nombreuses jurisprudences, est à jour de la loi NOTRe et de son incidence particulière sur les transports scolaires.

de son incidence particulière sur les transports scolaires. Des réponses concrètes, techniques et juridiques à toutes

Des réponses concrètes, techniques et juridiques à toutes vos questions sur l'action sociale, le transport ou la restauration scolaires

sociale, le transport ou la restauration scolaires Contact • Tél. : 04 76 65 87 17
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:

Plan pauvreté: des injonctions contradictoires ©Gilles Michallet
Plan pauvreté:
des injonctions
contradictoires
©Gilles Michallet

L e plan pauvreté a permis de mettre en avant un problème grave et inac- ceptable dans notre pays. Durant plusieurs mois, sous l’impulsion d’Olivier Noblecourt, de nombreux ateliers ont eu pour effet de jeter une lumière crue sur la pauvreté en donnant la parole aux acteurs de terrain. Nous avons

été nombreux à pointer l’urgence d’agir pour sortir des milliers d’enfants d’une situation insupportable. Trop longtemps, la France s’est reposée sur l’idée que la pauvreté n’existait plus grâce à des politiques universelles de solidarité. On

mesure aujourd’hui à quel point cela était une illusion.

Les propositions de petits-déjeuners gratuits, de tarifs sociaux à la cantine, les bonus financiers pour les places de crèche en quartier prioritaire, sont autant de mesures utiles. Si elles sont déjà souvent mises en œuvre par les villes éducatrices, l’appui de l’État n’en est que plus nécessaire pour assurer qu’elles soient déployées partout. Mais pour réussir, ces mesures (et bien d’autres) doivent être portées par les collectivités. Or celles-ci sont désormais limitées dans leurs dépenses du

fait du processus d’encadrement des dépenses de fonctionnement mis en place par le gouvernement. Celui-ci attend toujours plus de place de crèches dans des

communes exsangues financièrement, plus d’actions publiques avec moins de dotations.

COMITÉ DE RÉDACTION :

Anne-Sophie Benoit, directrice de l’enfance et de la jeunesse, Dunkerque

Nathalie Blot, adjointe du directeur de la communauté de communes du Val de Somme

Alain Bocquet, secrétaire national de l’Andev, ancien directeur de l’éducation de la ville de Nanterre

Emmanuel Cattiau, directeur général des services de Magny-les-Hameaux

Francine Claude, conseillère municipale, déléguée FCPE

Jean-Paul Stéphant, ingénieur en chef territorial

Jean-Dominique Delaveau, formateur et consultant en éducation populaire

Jean Ferrier, inspecteur général de l’Éducation nationale

Patrick Haddad, adjoint au maire de Sarcelles, délégué à l’éducation, à la formation et aux savoirs

Sandra Imperiale, conseillère communautaire de Nantes Métropole

Frédéric Jésu, consultant, vice-président de DEI-France, ex-pédopsychiatre de service public

Éric Landot, avocat au barreau de Paris

Marie-Christine Le Tarnec, adjointe au maire chargée de l’éducation, de la jeunesse et des finances

Sophie Lopez, enseignante en école primaire

Stéphane Menu, journaliste

Pascal Pique, Directeur du département gestion des projets à l’agence nationale Erasmus + éducation formation.

Franck Plasse, directeur de cabinet, Lieusaint

Alain Thirel, ancien coordonnateur du projet éducatif global, conseil général du Nord

Yves Touchard, consultant et président des Éditions EP&S, inspecteur principal honoraire de la jeunesse et des sports

Touchard, consultant et président des Éditions EP&S, inspecteur principal honoraire de la jeunesse et des sports

L’exemple des CP et CE1 dédoublés nous avait déjà apporté une illustration de ces

contradictions. Une bonne mesure qui, faute de moyens, déshabille un dispositif

qui fonctionnait bien – « Plus de maîtres que de classes » – et laisse seules des

collectivités, déjà en difficulté, aménager des dizaines de nouvelles classes. Le

plan pauvreté peut donc être un levier pour lutter réellement contre les inégalités.

Mais dans un contexte défavorable, il peut rapidement s’avérer être un cautère

sur une jambe de bois. Il est grand temps que l’État fasse confiance aux acteurs

locaux et cesse de produire des injonctions contradictoires descendantes.

n Damien Berthilier adjoint au maire de Villeurbanne, Éducation et universités président du Réseau français des villes éducatrices

• Bulletin d’abonnement p. 21.

• Illustration de couverture : ©kikovic - stock.adobe.com

• Encart jeté : Programme Journée d’étude restauration aux abonnés et prospects

Acteurs de la vie scolaire • numéro 100 • Octobre 2018

3

Sommaire

p.5
p.5
p.13
p.13
Sommaire p.5 p.13 p.5 Actus p.8 Dossier • Les temps et lieux tiers de l’enfant au

p.5 Actus

p.8 Dossier

• Les temps et lieux tiers de l’enfant au service d’une politique éducative

p.12
p.12
p.16
p.16

p.11 Métier

• Comment faire respecter l’obligation vaccinale dans les établissements

p.12 Initiatives

• 23 communes du Cantal font la traque au gaspillage alimentaire

• Brèves

p.20
p.20
font la traque au gaspillage alimentaire • Brèves p.20 p.14 Débat • Comment gérer l’essor des

p.14 Débat

• Comment gérer l’essor des activités périscolaires

p.16 Patrimoine

• Les contraintes d’isolation dans la rénovation des écoles

p.18 Juridique

p.21 p.23
p.21
p.23

• La Cour des comptes fait la leçon au scolaire

p.20 Pédagogie

• Les quatre piliers de l’apprentissage

p.21 Là-bas p.22 Revue de presse

4 Acteurs de la vie scolaire • numéro 100 • Octobre 2018

© rogerphoto/AdobeStock

Actus

Actus

n Par Michèle Foin et Laurent Thoviste

Parcours santé des 0-6 ans : un rapport en 2019

« Nous manquons de médecins scolaires », a convenu Jean- Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale, le 17 sep- tembre 2018, alors qu’il lançait avec Agnès Buzyn la réflexion sur le « parcours santé-accueil-éducation » des enfants de 0 à 6 ans. De fait, seuls 46 % des enfants bénéficient actuel- lement de la visite médicale obligatoire avant 6 ans. L’option envisagée n’est pas d’augmenter substantiellement le nombre de médecins scolaires, mais d’organiser un parcours santé en faisant appel « à l’ensemble des acteurs des champs sanitaire, éducatif et social », coordonnés par la médecine scolaire, la PMI, le médecin traitant, les personnels paramédicaux et les

professionnels de la petite enfance. Les enseignants pourraient également jouer un rôle de repérage. L’objectif est d’assurer « l’ensemble des dépistages et examens nécessaires aux âges recommandés, de rendre notamment effective la visite médi- cale avant 6 ans et de garantir une prise en charge adaptée aux besoins physiques, psychiques et affectifs de l’enfant ». Stéphanie Rist, médecin et députée, ainsi que Marie-Sophie Barthet-Derrien, directrice adjointe de la PMI de Lyon, sont chargées de mener les travaux, avec des groupes de travail, des auditions et visites de terrain. Le rapport final est attendu d’ici fin mars 2019.

Budget 2019 :

 

le primaire épargné

par les coupes

 

L’Éducation nationale ne sera finalement pas épar- gnée par l’effort d’économies dans le projet de loi de finances 2019. Avec 1 800 suppressions de postes au total, le ministère assumera plus du tiers des coupes dans les effectifs de la fonction publique l’année prochaine. Mais ce sont les collèges et les lycées qui seront touchés, avec 2 600 postes en moins dans le public. Le privé devra lui aussi rendre 600 postes, tan- dis que les services administratifs en perdront 400. Le primaire verra au contraire ses effectifs augmenter de 1 800 postes, pour achever le dédoublement des classes de CP et CE1 dans les réseaux d’éducation prio- ritaires (REP et REP+). Les syndicats estiment que cela ne sera pas suffisant, et que les postes de « plus de maîtres que de classes », ainsi que les écoles rurales et de maternelles devraient en faire les frais.

Un concours pour faire participer

les élèves à la rénovation du patrimoine de la commune

Le concours « 1,2,3, Patrimoine ! » s’adresse aux élèves de CM1, scolarisés dans des écoles publiques situées en zone rurale ou relevant des réseaux d’éducation prioritaire. Pour participer, les écoliers concernés doivent identifier un élément patrimonial à restaurer (mobilier ou immobilier) appartenant à leur commune, et non protégé au titre des Monuments his- toriques. Avec leur instituteur, ils travaillent ensuite à la découverte de leur patrimoine et constituent un dossier qui sera soumis au jury. Trois projets seront récompensés. La dotation globale de 16 000 , qui servira à la restauration des projets primés, est répartie entre le Grand prix (6 000 ), une Mention spéciale récompensant une école relevant de l’éducation prio- ritaire (5 000 ) et une récompensant une école en zone rurale (5 000 ). LES CLASSES CANDIDATES DOIVENT OBLIGATOIREMENT SE PRÉINSCRIRE avant le 22 novembre, le dépôt des dossiers étant fixé au 12 avril 2019.

> www.fondation-patrimoine.org/123-patrimoine

© hayo/AdobeStock

Actus

© hayo/AdobeStock Actus Cantine : les plastiques interdits   en 2025, et les repas végétariens

Cantine : les plastiques interdits

 

en 2025, et les repas végétariens

systématisés

 
et les repas végétariens systématisés   Le 14 septembre 2018, les députés ont adopté deux

Le 14 septembre 2018, les députés ont adopté deux amendements au projet de loi « Équilibre dans le secteur agricole et alimentaire » qui devraient changer la donne dans les cantines. Ils ont tout d’abord mis fin, à compter de 2025, à l’utilisation des contenants alimentaires en matière plastique dans les services de restau- ration collective des établissements scolaires et universitaires, ainsi que des établissements d’accueil des enfants de moins de 6 ans. Un autre amendement impose aux gestionnaires « publics ou privés » des services de restauration collec- tive scolaire « de proposer, au moins une fois par semaine, un menu végétarien » qui « pourra être composé de protéines animales (laitages, œufs) ou végétales (céréales, légumineuses) ». Il

s’agit pour l’instant d’une expérimentation dont l’impact sera évalué en termes de gaspillage alimentaire, de fréquentation et de coût des repas. Elle ne s’adresse qu’aux collectivités qui proposent déjà deux menus pour le même repas.

34 %

Terminé, le cliché de la mère de famille qui dépose son enfant devant la grille de l’école. En effet, les hommes sont aujourd’hui presque à égalité pour ce qui est d’être présents pour la rentrée des classes. En effet, ils sont plus de 34 % à accompagner leurs enfants, juste derrière les femmes qui sont 45 %. Néanmoins, la grande majorité des Français (61 %) ne se déplace pas pour le premier jour d’école. Pour ceux qui le font, 42 % prennent des heures de retard, 28 % une 1/2 journée, 21 % des RTT et 9 % un congé. 75 % des employeurs ne proposent aucune organisation.

> www.qapa.fr

Financement du « Plan mercredi » : seules les nouvelles heures d’accueil sont concernées Les
Financement du « Plan mercredi » :
seules les nouvelles heures d’accueil
sont concernées
Les communes qui voyaient dans le « Plan mercredi » annoncé par Jean-
Michel Blanquer un moyen de faire baisser la facture de l’accueil de loi-
sirs en seront pour leurs frais. Seules les nouvelles heures d’activités
extrascolaires du mercredi, dans le cadre d’un accueil de loisirs sans
hébergement (ALSH), bénéficieront d’une bonification de la prestation
de service ordinaire (PSO) de 0,46 euro de l’heure. Il s’agit pour le gouver-
nement d’encourager la création de nouvelles places d’accueil de loisirs
à compter de 2018 qui soient agréés ALSH, et qui respectent la charte
qualité du « Plan mercredi ». Sont également éligibles les nouvelles heures
du mercredi développées en 2017 par les communes qui sont repassées
à 4 jours, à condition que l’accueil ne soit pas intégré dans un contrat
enfance jeunesse (CEJ). En 2022, 500 000 nouvelles places pourraient
être concernées par cette bonification financière.

DR

L’école française toujours aussi inégalitaire

L’édition 2018 de Regards sur l’éducation, réalisée par l’OCDE, montre encore une fois qu’en France, le poids des origines et du milieu socio-économique pèse toujours aussi fortement sur la performance des élèves. Si l’éducation préscolaire est un des leviers pour lutter contre ces déterminismes sociaux, il reste encore des efforts à accomplir pour qu’elle porte pleinement ses fruits en France. Ainsi, notre pays se distingue positivement des autres pays de l’OCDE avec un taux de scolarisation à 3 ans proche de 100 %. Malheureuse- ment, le nombre d’enfants par enseignant, 23, est presque partout inférieur dans l’OCDE, hormis l’Afrique du Sud et trois pays d’Amérique latine. L’accès aux modes d’accueil collectif pour les moins de 3 ans ne concerne, lui, que 36 % des enfants, à peine plus que la moyenne de l’OCDE et bien moins que le Danemark, ou la Norvège, qui dépassent les 55 %. Enfin, le déséquilibre est flagrant dans la répartition des dépenses d’éducation entre le primaire et le secondaire. En 2015, la France dépense toujours 14 % de moins que les autres pays de l’OCDE en moyenne par élève en élémentaire, 3 % de plus au collège, et 35 % de plus au lycée.

> Regards sur l’éducation : http://www.oecd.org/fr/education/regards-sur- education/

Mon Restau Responsable®

education/ Mon Restau Responsable® Créée il y a tout juste 2 ans par la Fondation pour

Créée il y a tout juste 2 ans par la Fondation pour la nature et l’homme (FNH) et le réseau Restau’Co, Mon Restau Responsable® propose une méthode souple et évolutive qui vise à impulser une démarche volontaire de progrès sur la durée, en privilégiant la concertation entre les différents acteurs locaux impli- qués. Deux ans après sa mise en place, le réseau compte déjà près de 500 restaurants collectifs enga- gés et espère atteindre les 1 000 res- taurants collectifs d’ici 2020. Pour Audrey Pulvar, présidente de la FNH :

« Mon Restau Responsable est un processus vertueux qui rend tout le monde heureux ! Du producteur local qui trouve de nouveaux débouchés, au convive qui se régale d’un meilleur plat sans dépenser plus, en passant par les collectivités locales qui voient créer, avec ce dispositif, des emplois non délocalisables ».

> http://www.restauration-collective-responsable.org/

en bref

http://www.restauration-collective-responsable.org/ en bref • Le 1 e r décembre 2008, l’article 25 de la loi

• Le 1 er décembre 2008,

l’article 25 de la loi n° 2008-1249 créait le Fonds d’expérimentation pour la jeunesse (FEJ). Le 6 décembre prochain, l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP) célébrera le 10 e anniversaire du FEJ au Forum des Images à Paris. L’occasion de revenir sur les apports et les enseignements du dispositif. goo.gl/M8F1CF

• Un Plus Bio est le premier

réseau national des cantines bio. Il a collecté les recettes et coordonné un ouvrage Je veux manger comme à la cantine BIO ! qui réunit les meilleures recettes des chefs de ces cantines, plébiscitées par les enfants et validées

par des diététiciens. De l’entrée au dessert, elles sont classées par saison et sont adaptées aux repas familiaux. goo.gl/xf7NsE

• Le MOOC

« Accompagner les transitions éducatives », projet porté par la Comue Sorbonne Paris Cité en partenariat avec SynLab, s’adresse à tous ceux qui veulent changer la manière de voir l’école. Il propose des clefs pour réfléchir aux transformations du système éducatif et des outils pour co-construire ces changements. goo.gl/FJQiCN

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Dossier

© kikovic - stock.adobe.com Dossier Les temps et lieux tiers de l’enfant au service d’une politique

Les temps et lieux tiers de l’enfant au service d’une politique éducative

tiers de l’enfant au service d’une politique éducative Nos enfants vont à l’école et passent beaucoup

Nos enfants vont à l’école et passent beaucoup de temps en famille. Mais après ? Que font- ils d’eux-mêmes et avec les autres ? Une étude du Haut conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge ausculte ces temps et lieux tiers de l’enfant (TLT). Et propose de mener à bien une politique coordonnée qui représenterait un investissement de 600 à 750 millions d’euros par an.

8 Acteurs de la vie scolaire • numéro 100 • Octobre 2018

T emps et lieux tiers. La définition est peu connue. Pourtant, nos enfants y passent 25 % de leur temps, 30 % étant par ailleurs consacrés « à faire en famille » et 32 % couvrant la durée scolaire.

Les TLT peuvent se passer dans les salles de sport, entre copains, à la maison devant un écran, chez les scouts, dans les magasins des centres-villes, dans les espaces jeunes de la ruralité (quand ils existent encore…), etc. Or, très étonnamment, ce temps-là n’avait jamais réellement fait l’objet d’une étude appro- fondie et référentielle.

Au moins une activité

Le Haut conseil a d’abord établi un état des lieux pré- cis, en croisant un certain nombre de données. Les TLT recouvrent précisément trois champs : les espaces et temps instaurés (activités proposées et organisées par différents acteurs, dont les communes dans le cadre du périscolaire), les espaces et temps semi-ouverts (ludothèques, médiathèques, accueil en centre social ou maison de quartier…) et les espaces ouverts (jeux et socialisation entre pairs, dans des espaces tels que la rue ou le bas de l’immeuble, les squares, ou à travers les pratiques numériques). Une autre approche, axée sur des thématiques, permet de mieux savoir à quoi les jeunes occupent ce temps, à travers le prisme de six champs d’activité clairement identifiés : sport et bien-être corporel, art et culture, sciences et techno- logies, engagement, aménagement d’espaces ouverts, vacances « notamment en groupe ». À partir de cette base, il apparaît qu’en moyenne, « 56 % des enfants âgés de 3 à 10 ans (74 % à 10 ans) pratiquent chaque semaine au moins une activité encadrée dans un club, une association, une maison de quartier ». Autre ensei- gnement éclairant : un quart des enfants passent plus de trois heures par jour sur les écrans en période sco- laire et plus de 5 heures par jour pendant les week- ends et les congrès.

Fortement inégalitaire

Sans surprise, « l’accès à des activités structurées, structurantes est fortement inégalitaire », observe le HCFEA, qui étaye ce constat à travers plusieurs exemples éclairants. « Chez les 11-17 ans, près de quatre enfants sur dix accèdent à une pratique artistique et culturelle régulière formelle ou informelle, mais un quart ne se sont jamais essayés à une pratique artis- tique ». Une autre inégalité est bien connue : « 25 % des enfants ne partent pas en vacances malgré les mesures existantes, des services sociaux et des entreprises ». Les inégalités sont de plusieurs ordres : territoriales, sociales, entre garçons et filles, liées au handicap, etc. Certains secteurs souffrent d’un certain délaissement :

par exemple, « moins d’un adolescent sur dix a une activité régulière scientifique ou technologique ». Une autre question est posée dans le rapport : celui de la prise en compte dans l’espace public des besoins — de mouvement, de sécurité… — des enfants et adolescents, une approche jugée « variable et balbutiante » selon les territoires. Certaines associations comme La rue aux

enfants tentent d’y apporter des réponses concrètes mais les grosses masses urbaines ont du mal à laisser une petite place aux plus jeunes. L’espace public n’est donc pas un lieu aux usages bien équitables.

Un surcoût de 600 à 750 M

Le HCFEA estime que la mise en place d’une « poli- tique publique structurée et cohérente » des temps et lieux tiers de l’enfant aurait pour effet de « mieux équiper les enfants » tout en ayant un effet positif « sur le soutien à la parentalité, les inégalités, et les trajectoires scolaires des enfants ». Pour y parvenir, il propose de créer 700 000 places de TLT pour les moins de 11 ans, 25 % d’entre eux n’ayant actuelle- ment accès à aucune activité encadrée. Cette manne permettrait de consolider les projets éducatifs terri- toriaux, de « développer le plan mercredi en veillant à en développer les quatre piliers (sportif, culturel, scientifique et d’engagement) ». Un recensement des territoires « les plus dépourvus en TLT (territoires ruraux, périphériques et prioritaires) » permettrait d’affiner la cible. Le tarif de ces activités serait défini en fonction des revenus des familles. Pour les plus de 11 ans, « 300 000 places a minima sont à créer » dans les clubs. Le HCFEA liste au total 24 propositions pour mettre en œuvre cette politique, dont le surcoût serait de 600 à 750 M par an au regard des dispositifs actuels, assez éparpillés.

« S’adapter au rythme de socialisation des jeunes » Bernard Maillard, directeur de l’Éducation à
« S’adapter au rythme de socialisation des jeunes » Bernard Maillard, directeur de l’Éducation à
« S’adapter au rythme
de socialisation des jeunes »
Bernard Maillard, directeur de l’Éducation
à Évry, vice-président de l’Andev
« Je voudrais nuancer quelque peu ce rapport. Il y a un imaginaire qui
voudrait que tous les enfants aient à tout prix besoin d’être accueillis
dans une structure, d’être en quelque sorte repérés par le tissu associatif
ou parapublic. Mais beaucoup d’entre eux n’en ont pas envie, et il serait
dommage de le déplorer alors que leur absence ne relève pas d’une difficulté
d’accès. Après, à l’évidence, il manque dans certaines villes des lieux
d’accueil adaptés aux attentes des jeunes. Il faudrait pouvoir sonder les
jeunes. Mais comment ? À travers le seul prisme des données sociales ? Ce
qui voudrait dire que les quartiers prioritaires ont plus besoin d’équipements
que les autres ? Il faudrait envisager des structures offrant des services à la
carte. Chaque jeune se socialise à son rythme et les villes doivent s’adapter à
cette manière de faire ».
DR

Futurs contributeurs

Le HCFEA va même plus loin en s’autorisant le droit de désigner les futurs contributeurs à cette politique nationale. Un pass-colo universel de 200 euros pour les 6-14 ans coûterait ainsi 112 millions d’euros et la Cnaf, l’État et les régions sont les mieux placés pour

Acteurs de la vie scolaire • numéro 100 • Octobre 2018

9

Dossier

© Maria Sbytova - stock.adobe.com
© Maria Sbytova - stock.adobe.com

le mettre en œuvre. La création de 7 000 postes de référents TLT, chiffrée à quelque 200 millions d’euros, serait prise en charge par l’État et les départements. Reste à savoir, comme toujours, quel accueil le gouvernement réservera à ce rap- port. Deux annonces récentes pourraient concerner les TLT. Ainsi le « plan mercredi », reposant sur une « offre péri-édu- cative riche et de qualité », dixit le ministre, devra proposer des projets veillant « à la complémentarité éducative des temps périscolaires du mercredi avec les temps familiaux et scolaires ». Plus récemment le plan pauvreté (voir édito) veut renforcer la qualité de l’accueil avec un plan de formation continue de 600 000 professionnels de la petite enfance et un nouveau référentiel favorisant l’apprentissage de la langue française par les tout-petits. Des ouvertures palpables vers une prise en compte des temps de l’enfant, dans toute leur diversité.

n Stéphane Menu

> Le rapport est téléchargeable : goo.gl/C8wFP4

Quel est le principal intérêt de ce rapport ?

Ce rapport est une invitation à élargir le champ du regard, ce qui est très vivifiant pour un acteur éducatif. On parle souvent de ce qui se passe à l’école mais on insiste moins sur la continuité éducative et ses mécanismes. Que se passe-t-il en dehors de l’école et de la famille quand elle s’agrège autour d’activités ? Que font les jeunes quand ils sont livrés à eux-mêmes et de quelle autonomie disposent-ils pour exercer des activités ? Les réseaux traditionnels, familiaux, sociétaux, de prise en charge des enfants se sont affaiblis sous le coup des affaires de pédophilie dans les colonies. Je ne généralise pas bien sûr, mais c’est une idée diffuse dans l’opinion, de mieux protéger les enfants des risques d’une exposition aux adultes. Par ailleurs, la sphère numérique grignote le temps de partage entre enfants et adultes, pour le pire et le meilleur. Il y a donc un risque de fragilisation de leur socialisation. Le sujet est d’ailleurs souvent abordé sous l’angle du mode de garde alors que, dans ce rapport, l’exigence éducative prend le dessus.

Comment définir une vraie politique des TLT ?

L’élaboration des Projets éducatifs territoriaux (Pedt) permet de mettre beaucoup de personnes autour de la table. C’est de cette instance qu’une politique effective des TLT pourrait partir car la gouvernance, comme dans d’autres domaines d’ailleurs, pose problème : l’Éducation nationale s’appuie sur ses circulaires, les activités post et périscolaires ont aussi leur mode de pilotage. Au cours du débat sur les rythmes scolaires, d’autres inégalités ont été constatées, comme celles des pratiques sportives, plus masculines que féminines. Pour résorber ces inégalités, le Pedt ne suffit pas. Il faut faire de l’école un hub éducatif, à savoir un

endroit de référence où toutes ces questions émergeraient. On pourrait s’inspirer de ce que fait la Fédération Léo Lagrange sur ce thème (Ndlr, dispositif d’accueil des 11-15 ans avec propositions de lieux et d’activités plus décidées par les jeunes que par les encadrants adultes). Pourquoi ne pas nommer un directeur adjoint dans les écoles en charge de la continuité éducative ? La politique de la ville montre la voie, avec le principe de la cité éducative et sa volonté de maintenir la continuité éducative. On peut s’inspirer aussi du scoutisme, dans sa version laïque, qui connaît un succès croissant. Le mouvement scout cherche à aller vers les jeunes, notamment dans les quartiers prioritaires. Ce mouvement-là doit être encouragé. Éparpillées, les initiatives sont nombreuses. Leur mise en synergie est plus complexe. On en revient toujours à la difficulté de la gouvernance.

Quel rôle doivent jouer les collectivités locales ?

L’école privée est un peu en avance en la matière, avec des postes d’éducateurs en interne chargés de lier les deux, éducatif et TLT. Il faudrait tenter de jouer cette carte dans le public. Les cadres de l’Éducation nationale que je croise ne sont pas fermés à cette idée. Mais les collectivités locales doivent être à l’impulsion, et bien sûr les communes en premier lieu. Sur ce thème, elles attendent des éclaircissements, une objectivation de leur mission. Elles sont idéalement placées. Ce qui est étonnant, c’est que la thématique des jeunes et leur inscription dans la cité ne soient pas plus « politiques ». On parle beaucoup de sécurité, de fiscalité dans les campagnes municipales. Mais moins de la place des jeunes. Ce serait pourtant un thème porteur pour les candidats…

©Philippe BESNARD

©Philippe BESNARD Il faut faire de l’école un hub éducatif Marc Vannesson, délégué général du Think

Il faut faire de l’école un hub éducatif

Marc Vannesson, délégué général du Think Tank « Vers le Haut »

10 Acteurs de la vie scolaire • numéro 100 • Octobre 2018

Métier Comment faire respecter l’obligation vaccinale dans les établissements
Métier
Comment faire respecter
l’obligation vaccinale
dans les établissements

Suite à l’adoption de la loi n° 2017-1836du 30décembre 2017, 11vaccins sont devenus obligatoires depuis le 1 er janvier 2018pour l’admission des élèves à l’école ou dans des garderies collectives. Mais les professionnels de l’enfance et de la petite enfance n’ont pas les moyens de vérifier que cette obligation a été remplie.

L’ obligation vaccinale est née le 25juin 1938(pour la diphtérie). Elle a ensuite concerné le tétanos, la tuberculose et la poliomyélite. Au 31décembre 2017, elle ne portait plus que sur « les vaccina-

tions antidiphtérique et antitétanique » (CSP, art. L3111- 2) et antipoliomyélitique (CSP, art. L3111-2), sauf contre- indication médicale reconnue.

Une obligation pour les enfants nés après le 1 er janvier 2018…

Suite à l’adoption de la loi 2017-1836du 30décembre 2017*, qui créée l’article L3111-2-1du code de la santé publique (CSP), onze vaccins ont été rendus obligatoires « pour l’admission ou le maintien dans toute école, garde- rie, colonie de vacances ou autre collectivité d’enfants ». Cette obligation ne concerne que les enfants nés après le 1 er janvier 2018. Certains parents se retranchent derrière l’autorité parentale pour refuser d’effectuer ces vaccina- tions mais ce refus est passible de sanctions (encadré).

… qui ne peut être vérifiée que par un professionnel de santé

Parmi les professionnels de la petite enfance, seules les puéricultrices peuvent vérifier que l’enfant a bien été vac- ciné. Le contenu du carnet de santé est protégé par le secret professionnel (CSP, art. L2132-1), et « nul ne peut en exiger la communication ». Les professionnels de santé ne peuvent échanger d’informations médicales qu’avec d’autres professionnels de santé astreints au secret, dans le cadre de la continuité des soins, de la prévention ou du suivi médico-social et social (CSP, art. L1110-4). Ils peuvent également partager des informations strictement néces- saires avec d’autres professionnels, dans la limite du péri- mètre de leurs missions (CSP, art. R1110-1). Cela n’autorise pas ces « autres professionnels » à accéder directement à des informations médicales.

Quel rôle pour la collectivité ?

L’article R.3111-8du CSP prévoit pourtant que « l’admission du mineur [dans toute collectivité d’enfants] est subordon- née à la présentation du carnet de santé ou de tout autre document attestant du respect [cette] obligation ». La col- lectivité a donc le droit, peut-être le devoir (mais pas l’obli- gation, aucune sanction n’est prévue à son encontre), de vérifier le respect de cette obligation. Il lui faudra recruter du personnel qualifié, médecin, infirmière, puéricultrice, ou se contenter du certificat attestant que l’enfant est « à jour de ses obligations vaccinales » délivré par le médecin trai- tant (l’article R.4127-76du CSP lui permet de refuser). La loi affirme qu’organiser « des consultations et des actions de prévention médico-sociale en faveur des enfants de moins de 6ans ainsi que l’établissement d’un bilan de santé pour les enfants âgés de 3à 4ans, notamment en école mater- nelle » (CSP, art. L2112-2) relève des missions du service départemental de la protection maternelle et infantile (PMI).

n Pierre-Brice Lebrun, professeur de droit

(PMI). n Pierre-Brice Lebrun, professeur de droit Sanctions Le refus de se soumettre, ou de soumettre
(PMI). n Pierre-Brice Lebrun, professeur de droit Sanctions Le refus de se soumettre, ou de soumettre

Sanctions

Le refus de se soumettre, ou de soumettre ceux sur lesquels on exerce l’autorité parentale aux obligations de vaccination, ou d’en entraver l’exécution, peut être puni par un tribunal correctionnel « de six mois d’emprisonnement et de 3750euros d’amende » (CSP, art. L3116-4). Le code pénal prévoit également « deux ans d’emprisonnement et 30000euros d’amende » pour les parents qui se soustraient « sans motif légitime à leurs obligations légales au point de compromettre la santé, la sécurité, la moralité ou l’éducation de son enfant » (code pénal, art. 227-17).

* Le Conseil constitutionnel a confirmé, le 20mars 2015, que ces dispositions étaient « conformes à la Constitution » (décision n° 2015-458).

© DR

Initiatives

23   communes du Cantal

23communes du Cantal

23   communes du Cantal font la traque au gaspillage alimentaire
23   communes du Cantal font la traque au gaspillage alimentaire
23   communes du Cantal font la traque au gaspillage alimentaire
23   communes du Cantal font la traque au gaspillage alimentaire
23   communes du Cantal font la traque au gaspillage alimentaire
23   communes du Cantal font la traque au gaspillage alimentaire
23   communes du Cantal font la traque au gaspillage alimentaire

font la traque au gaspillage alimentaire

23   communes du Cantal font la traque au gaspillage alimentaire
23   communes du Cantal font la traque au gaspillage alimentaire

Les challenges anti-gaspi ont passionné les élèves. Tout bien pesés, les restes se font de plus en plus rares…

Le Sytec (Syndicat des territoires de l’est Cantal) s’engage fortement contre le gaspillage alimentaire dans les 23communes de son territoire. Et obtient des résultats largement au-dessus de ses attentes.

D irectrice du Sytec, Myriam Lombard affiche un enthousiasme communicatif. « Il y a tellement de choses à faire pour lutter contre le gaspil- lage alimentaire », sourit-elle. Le Cantal n’est

pourtant pas le pire des départements français en la matière. Depuis longtemps, de bonnes habitudes ont été prises entre les acteurs de la restauration collective (écoles, Ehpad, etc.) et les producteurs locaux pour intégrer dans les échanges des pratiques vertueuses.

69,48grammes par jour et par enfant

Engagé dans un Contrat d’objectifs déchets écono- mie circulaire (Codec), le Sytec a décidé de prendre le sujet à bras-le-corps, bénéficiant du financement de l’Ademe pour recruter un emploi aidé sur une durée de 18 mois. Un temps bien rempli où l’heureuse élue, Chloé Derdaele, a fini par livrer un diagnostic poussé du comportement de chaque école face au gaspillage alimentaire. Le résultat est éloquent : en moyenne, sur les 23écoles et les 843élèves du primaire sondés, le gaspillage moyen s’établit à 69,48grammes par jour et par enfant. Un chiffre qui peut paraître anodin de l’extérieur mais qui, additionné à l’ensemble des can- tines, donne le tournis ; sur un an, 224,34kg de restes plats, 129,91kg de restes assiettes ne finissent pas dans les estomacs auxquels ils étaient destinés, soit un total de 354,25kg de nourriture gâchée.

soit un total de 354,25   kg de nourriture gâchée. 50   % à 90  
soit un total de 354,25   kg de nourriture gâchée. 50   % à 90  

50% à 90% de réduction dans certaines écoles !

Au cours de l’année 2017, les 30% de réduction espérée du gaspillage alimentaire ont souvent été dépassés, atteignant 50 %, voire 90% dans certaines écoles très impliquées. Le financement de l’Ademe a pris fin en 2018, mais au vu des résultats, le Sytec a décidé de prendre le relais et de poursuivre le combat.

12 Acteurs de la vie scolaire • numéro 100 • Octobre 2018

Du silence dans les cantines

C’est à partir de ce constat finement élaboré que les

premières mesures ont été prises. Par exemple, l’accent

a été mis sur le silence dans les cantines. Les études

démontrent en effet qu’un enfant placé dans un contexte bruyant mangera moins bien que dans une situation apaisée. Au sein des cantines, des jeux ont été mis en place pour valoriser la table qui ferait preuve du plus grand sens de l’anti-gaspillage. Jérôme Cazenave, un

chef cuisinier local, est venu dans les cantines expliquer comment de quelques riens il était possible de faire des mets salutaires. Les enfants ont été en visite aux Restos du cœur pour prendre conscience de la richesse sociale d’un aliment. Ils ont aussi visité des maisons de retraite et ont recueilli des témoignages précieux auprès de seniors mieux à même de parler de la rareté de la nourri- ture. Le tout sous la houlette d’un comité de pilotage où cantinières, enseignants et membres du Sytec veillaient

à valider la plus-value pédagogique des démarches.

Réduction en amont

Sans oublier l’implication des producteurs locaux.

« Nos élus sont très investis dans la transition écolo-

gique. De plus, nous disposons dans ce département d’un patrimoine paysager extraordinaire et donc de ressources pour favoriser la mise en œuvre de circuits courts », assure Myriam Lombard. « Nous sommes par- tis du principe que le déchet qui coûtait le moins cher était celui qui n’existait pas. Nous sommes donc sur la

réduction en amont des aliments proposés aux enfants. Par exemple, nous savons tous que sur 100repas sco- laires, généralement, 96 seront réellement distribués du fait des absences. Nous avons donc décidé d’inté- grer ces « absences » automatiques dans le décompte des repas distribués journellement ».

n Stéphane Menu

© Rido/AdobeStock

Initiatives

Initiatives n

n

Audrey Minart

© Rido/AdobeStock Initiatives n Audrey Minart Paris (75) : les cours d’école s’adaptent au réchauffement
Paris (75) : les cours d’école s’adaptent

Paris (75) : les cours d’école s’adaptent

au réchauffement climatique

Paris (75) : les cours d’école s’adaptent au réchauffement climatique

Les cours de trois établissements parisiens ont été rénovées cet été pour être adaptées au réchauffement climatique. Fontaine, arbres plantés en pleine terre, petits potagers, revêtement drai- nant et réfléchissant devraient ainsi permettre de faire diminuer les températures. Certains ont déjà remarqué une atténuation du bruit. 30 à 40 écoles devraient suivre en 2019. L’objectif serait à terme de rénover toutes les cours qui en auraient besoin, et même d’ouvrir, à l’avenir, certaines écoles afin d’offrir des « îlots de fraîcheur » aux personnes âgées et fragiles en cas de canicule.

> Contact, sur la stratégie globale de « résilience » de la ville de Paris :

resilience@paris.fr

Yvetot (76) : la cigarette interdite

Yvetot (76) : la cigarette interdite devant les établissements scolaires
devant les établissements scolaires

devant les établissements scolaires

Un arrêté pris le 12 juillet a formellement interdit, dès la rentrée 2018, de fumer devant l’entrée des écoles de la commune aux horaires d’entrée et de sortie (8-9 heures, 11-12 heures, 13-14 heures et 16-17 heures). L’idée est venue du conseil des jeunes citoyens dont les membres sont âgés de 15 à 18 ans, puis reprise et étudiée par le conseil des enfants. La police municipale est susceptible d’effectuer des contrôles. Une campagne d’information

a par ailleurs été mise en place à l’attention des parents. (France Bleu et Paris-Normandie)

> Mairie d’Yvetot : 02 32 70 44 70

Trappes (78) : la cour de récréation a été aménagée pour favoriser la mixité Depuis
Trappes (78) : la cour de récréation
a été aménagée pour favoriser la mixité
Depuis plusieurs années, la ville mène une réflexion sur l’égalité
entre sexes dès le plus jeune âge. Plusieurs établissements ont
été partiellement réaménagés. Partout, les terrains de sport, plus
souvent utilisés par les garçons qui investissent alors tout l’espace,
sont installés en dehors du centre de la cour, et les espaces verts
développés. Mais seule la cour de l’école maternelle Michel-de-
Montaigne a été totalement repensée, en concertation avec les
agents, urbanistes, directeurs d’école, enfants et parents. Un exemple :
les toboggans à double entrée, sur terrain violet, décorés de jaune et
de rose, sont pris d’assaut en même temps par les filles et les garçons.
> Mairie de Trappes : 01 30 69 17 00

Lyon (69) expérimente

Lyon (69) expérimente l’enseignement multi-âge
l’enseignement multi-âge

l’enseignement multi-âge

À l’école Louis Pasteur, située en zone d’éducation priori-

taire, quatre classes multi-âges (CP au CM2) ont vu le jour en 2017 dans le cadre d’une expérimentation, aujourd’hui généralisée. Sont désormais regroupés dans une même classe les élèves du CE1 au CM2. L’objectif : favoriser l’au- tonomie de l’élève et l’entraide. Cette expérimentation pédagogique devrait être menée pendant trois ans, et fera l’objet d’une évaluation scientifique. (20 Minutes)

> Direction de l’éducation de la ville de Lyon : 04 72 10 30 30.

Vendargues (34) : bilan positif

Vendargues (34) : bilan positif pour le transport scolaire en calèche
pour le transport scolaire en calèche

pour le transport scolaire en calèche

Deux calèches sont chargées chaque jour du ramassage scolaire des 120 élèves inscrits. Douze arrêts et cinq écoles primaires sont gratuitement desservis matin et soir. Cette initiative a été lancée en 2011 par la ville qui en fait aujourd’hui un bilan positif, puisqu’une diminution de la pollution et une amélioration de la circulation ont été constatées. Ce qui explique sans doute que la municipalité envisage la mise en service d’une troisième calèche.

> Mairie de Vendragues : 04 67 70 05 04

Ajaccio (20) installe des tableaux numériques dans toutes ses écoles

À Ajaccio, des tableaux numériques ont été installés dans les 32 écoles de la ville, pour un montant de 239 000 euros HT. Un agent attaché à la direction des systèmes informatiques et numériques (DSIN) de la ville est spécialement chargé d’assurer la maintenance du matériel. Le rectorat gère la partie pédagogique. José Giudicelli, délégué académique au numérique (DAN) au rectorat de Corse indique que l’Éducation nationale a soutenu le plan car « il n’est pas que maté- riel, il est associé à une véritable stratégie qui englobe la lutte contre la fracture numérique ». Le Feder a contribué à 50 % du financement, le CPER à 5,3, la ville apporte le reste. (LT)

Acteurs de la vie scolaire • numéro 100 • Octobre 2018

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Débat

Débat Comment gérer l’essor des activités   périscolaires Initialement chargées de mettre en place des

Comment gérer l’essor

des activités

 

périscolaires

Initialement chargées de mettre en place des activités de loisirs pendant les congés scolaires, les collectivités se sont vues investies de missions sans cesse plus nombreuses. Dernier avatar : la mise en œuvre de « Plans mercredi » qu’il est fortement recommandé de gérer sous forme d’accueil de loisirs sans hébergement (ALSH) déclarés. Une gestion complexe qui crée des différences d’accès.

Une gestion complexe qui crée des différences d’accès. M ême si l’évaluation des PEDT de 2017

M ême si l’évaluation des PEDT de 2017 notait que, plus les collectivités étaient petites, moins les TAP étaient déclarés (jusqu’à plus de 42 % de non- déclaration dans les villes de moins de 5000 habi-

tants), le nombre d’ALSH périscolaires avait néanmoins

explosé. Selon Renaud Foirien, chargé d’études à l’Injep,

« on estimait à 2,6 millions le nombre de places ouvertes

à des mineurs âgés de moins de 12 ans sur le temps péris- colaire au cours de l’année 2015-2016, contre seulement 840 000 trois ans auparavant ».

Diversité

Mais les communes françaises sont loin d’être égales. En partenariat avec la Mutualité sociale agricole, le mouvement associatif Familles rurales a conduit avec le cabinet Eexiste une étude sur les accueils de loisirs en milieu rural (1). Elle pointe « une grande variété de

réalités locales liées à la diversité des ruralités (démo- graphie, moyens…) ». Le vaste panel de 400 structures observées, accueillant de 7 à 600 enfants et ouvertes de 30 à 250 jours par an, témoigne globalement d’activités de qualité et conformes à la réglementation, même si

« des marges de progrès subsistent, notamment pour les

locaux ». Les tarifs varient énormément, avant déduction des aides sociales : d’un minimum moyen de 8,45 euros par jour à un maximum moyen de 15 euros. Un défi pour l’égalité républicaine au sein des Plans mercredi pour lesquels le ministère et les CAF se contentent de recom- mander « la gratuité ou une tarification progressive ». Seuls 34 % des ALSH interrogés par Familles rurales pensent tout à fait répondre aux besoins des familles en termes de tarifs et 59 % en partie. Heureusement, 87 % déclarent pratiquer des tarifs différenciés en fonction du quotient familial.

Incantations

L’évolution va dans le sens d’une forte croissance du nombre et du taux de remplissage des ALSH, de la prise en compte de l’environnement, notamment écologique ou intergénérationnel, à la mise en avant des valeurs éducatives, aux relations avec les familles, à l’accueil du handicap. Mais « en dépit des derniers dispositifs, la coé- ducation reposant sur un projet partagé impliquant tous les acteurs reste difficile à mettre en œuvre ». Les incan- tations et les outils institutionnels, tels les PEDT, en faveur

et les outils institutionnels, tels les PEDT, en faveur 14 Acteurs de la vie scolaire •

d’une implication des parents, des collectivités, de l’Édu- cation nationale et des enfants eux-mêmes demeurent le plus souvent lettres mortes : « moins de 15 % des ALSH échangent sur leur projet pédagogique avec les acteurs de l’Éducation nationale de leur territoire », selon Familles rurales. Le recrutement et la fidélisation des intervenants sont un problème récurrent : « la reconnaissance et la pro- fessionnalisation du secteur de l’animation constituent une étape indispensable pour renforcer la qualité de l’offre sur tous les territoires ». Le paradoxe est que les promoteurs d’ALSH sont plus sollicités par des stagiaires en cours de formations Bafa ou BAFD que par les anima- teurs qualifiés. Ceux-ci, surtout en milieu rural, tous types d’opérateurs confondus, répugnent aux temps partiels morcelés, à fortes contraintes et peu valorisés. Ils sont donc difficiles à conserver et la qualité des animations en pâtit. De plus, 36 % des ALSH observés par Familles rurales avaient recours à des contrats aidés. Leur raré- faction interroge les coûts de mise en œuvre et donc les tarifs. L’association précise toutefois: « l’assouplissement des règles d’encadrement et l’ouverture à des diplômes étrangers pour les animateurs ouvrent la voie à davan- tage de flexibilité et pourraient faciliter le recrutement d’animateurs pour les ALSH en milieu rural ».

Concentration

Dans les deux tiers des structures étudiées, « l’intercom- munalité s’est imposée. La concentration se renforce. Des centres sont repris par les collectivités et la commande publique se développe. La gestion administrative est devenue très complexe ». Il s’ensuit un découragement des petites associations gestionnaires au bénéfice des municipalités ou des mouvements associatifs organisés. De fait, 16 % des ALSH observés entraient dans le cadre d’une délégation de service public. La loi Notre a imposé des regroupements de territoires parfois difficiles à gérer pour coordonner des ALSH de plus en plus dispersés. Majoritairement d’origine associative, les ALSH, depuis la décentralisation des années 1980, ont ainsi glissé dans le giron des collectivités. L’émergence des TAP et des PEDT a accéléré le processus avec, en négatif, une guerre des prix qui conduit des associations à promettre aux collectivités plus qu’elles ne peuvent tenir. La mise en réseau des animateurs a rarement joué au sein des col- lectivités de taille petite ou moyenne. Même lorsque les ALSH restent gérés par des associations autonomes, leur dépendance des collectivités est manifeste: subventions, mise à disposition de locaux ou de personnels, commu- nication avec les familles… La cause semble entendue, note Familles rurales : « en 2012, on comptait près de 13 000 accueils de loisirs périscolaires portés à moitié par des associations et à moitié par des collectivités. En 2013, on en comptait plus de 18 000, portés à 70 % par des collectivités territoriales ».

Garderie

Le temps a passé depuis que, à la fin des années 1990, l’éducation populaire se demandait si elle devait ou non répondre à des offres de marchés publics. Pour cet ancien responsable du Cnajep, la morale de l’histoire est

« La logique d’appel d’offres à elle seule ne permet pas les innovations aujourd’hui nécessaires
« La logique d’appel d’offres à elle seule ne permet pas les innovations aujourd’hui nécessaires
« La logique d’appel d’offres à elle seule
ne permet pas les innovations
aujourd’hui nécessaires »
Didier Jacquemain,
ancien délégué général des Francas
Il faut, dans le cadre des associations, encourager la recherche-
développement, qui ne peut trouver de financement qu’à partir
du moment où la puissance publique reconnaît aux associations
la vocation à innover. Il faut veiller à ce que les activités liées à
l’éducation populaire échappent à la seule logique des appels d’offres.
©Francas

cruelle mais sans équivoque: « les associations qui ont refusé de soumissionner aux marchés publics ont disparu ou sont restées pures et dures mais marginales et peu audibles, comme Culture et Liberté. Celles qui s’y sont ruées comme Léo Lagrange ou la Ligue de l’enseigne- ment ont mis en veilleuse leur idéal de coconstruction des politiques publiques mais sont devenues des grosses entreprises de services prestataires des collectivités, tout en conservant généralement leurs valeurs ». De fait, il est devenu difficile, sur le terrain, dans le contenu des activités, de distinguer un ALSH municipal d’un ALSH délégué à une association. Mais certaines pointent avec inquiétude un effacement de l’État qui assouplit les normes, dégonfle le ballon d’oxygène des emplois aidés et, d’une certaine façon, ampute l’école d’une partie de son rôle éducatif. « Les gros ont mangé les petits et, comme en politique, on a changé d’époque, déclare un directeur d’ALSH dans l’Hérault. N’oublions pas que, selon la CAF, 85 % des parents considèrent les ALSH avant tout comme un mode de garde de leurs enfants et que peu font la différence entre une garderie, un cours de tennis ou de guitare et un lieu de vie collectif où des mairies et des associations s’efforcent de transmettre des pratiques et des valeurs humanistes et sociales ».

Jean-Dominique Delaveau formateur et consultant en éducation populaire

> (1) Téléchargement : goo.gl/X8sDd6

« Les accueils de loisirs périscolaires restent inégalement répartis sur le territoire » Renaud Foirien,
« Les accueils de loisirs périscolaires restent inégalement répartis sur le territoire »

« Les accueils de loisirs périscolaires restent inégalement répartis sur le territoire »

Renaud Foirien, chargé d’études à l’Injep

Les communes qui scolarisent le plus d’élèves sont logiquement celles qui proposent le plus souvent de tels accueils : au cours de l’année 2015-2016, la présence d’un accueil périscolaire était presque systématique pour les communes qui scolarisaient plus de 2 000 élèves du 1 er degré (493 communes sur 503, soit 98 % d’entre elles) alors qu’elle restait rare pour les communes qui scolarisaient de 1 à 50 élèves (1 558 sur 7 306, soit 21 % d’entre elles).

Acteurs de la vie scolaire • numéro 100 • Octobre 2018

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Patrimoine

© hcast-AdobeStock Patrimoine 16 Acteurs de la vie scolaire • numéro 100 • Octobre 2018 Les

16 Acteurs de la vie scolaire • numéro 100 • Octobre 2018

Les contraintes

 

d’isolation

 

dans la rénovation

des écoles

 

Depuis le 1 er janvier 2017, les travaux de rénovation des écoles entraînent obligatoirement des travaux d’isolation thermique des façades et toitures. Des dérogations sont toutefois possibles en fonction notamment des caractéristiques des bâtiments et du temps de retour sur investissement.

L’ article 14 de la loi relative à la transition énergé- tique pour la croissance verte (LTECV) impose que l’isolation d’un bâtiment qui fait l’objet de travaux importants de rénovation soit du

même coup améliorée. Le décret n° 2016-711 du 30 mai 2016 (1) a donné un cadre réglementaire à cette nou- velle contrainte. Certains bâtiments ne sont toutefois pas concernés. C’est notamment le cas des monu- ments historiques classés ou inscrits, des bâtiments non chauffés (préau, gymnase par exemple), de ceux dont la surface de plancher est inférieure à 50 m 2 , des constructions provisoires construites pour une durée maximale de 2 ans ou bien encore des bâtiments por- teurs du label « architecture contemporaine remar- quable ».

Types de travaux

Tous les types de travaux entrepris sur les bâtiments existants n’imposent pas non plus ce complément d’isolation. Il faut qu’ils appartiennent à l’une de

ces natures de travaux : un ravalement de façade, la réfection d’une toiture ou les aménagements en vue d’augmenter la surface habitable. L’idée est bien de saisir l’opportunité d’une opération importante pour améliorer l’efficacité énergétique de l’établissement. Pour que la mesure soit obligatoire, il faut d’abord que plus de 50% de la surface de la façade à rénover soit constituée de terre cuite, de béton, de ciment, ou de métal. La grande majorité des bâtiments sont concer- nés puisqu’il s’agit de ceux construits en briques indus- trielles ou monomur, en parpaing ou en bardage métal- lique. En revanche, en sont dispensées les façades constituées de matériaux sensibles à l’humidité tels que le bois, la pierre, la terre crue ou la chaux. Ensuite, il faut que le ravalement entrepris concerne au moins 50% de la façade. Pour déterminer la surface concer- née il faut déduire de la surface globale de la façade les ouvertures (portes et fenêtres). La nature même des travaux doit être importante. Il faudra que les enduits, lorsqu’ils existent, soient enlevés et refaits à neuf ou qu’un parement complémentaire, de type vêture ou vêtage par exemple, soit réalisé pour que cette obliga- tion existe. En conséquence, la réfection des peintures pour un simple rafraîchissement de la façade n’impo- sera pas de réaliser d’isolation thermique. Les travaux d’isolation sont obligatoires si les travaux concernent le remplacement total de la toiture, l’ins- tallation d’une sur-toiture ou si la réfection concerne au moins 50% de la surface totale de toiture (à noter qu’il faudra déduire du calcul la surface des fenêtres de toit s’il y en a). Les travaux de nettoyage tels que le démoussage ne sont pas concernés, ni ceux d’imper- méabilisation. Les travaux en vue de rendre habitables des locaux jusqu’alors destinés à un usage plus technique (combles ou réserves par exemple), dès lors que leur surface de plancher est supérieure à 5m 2 , sont en revanche concernés par l’obligation d’isolation. Il faut considérer que ces aménagements augmenteront le volume chauffé de l’établissement et que ce volume additionnel devra être isolé.

Dérogations

Il est cependant possible de surseoir aux obligations précitées dans les cas suivants.

• En cas de contrainte technique : si les travaux sont

susceptibles d’entraîner des dégradations au bâti exis- tant. Il faudra cependant que ce risque soit authenti- fié par un professionnel (artisan, architecte ou bureau d’études).

• En cas de contrainte juridique : si le projet est incom- patible avec les règles d’urbanisme, qu’elles soient locales ou nationales. Vérifier aussi que la propriété

intellectuelle de l’œuvre architecturale soit bien res- pectée en sollicitant l’avis de l’architecte signataire du permis de construire ou son ayant droit.

• En cas de contrainte architecturale : au-delà de la

contrainte juridique citée précédemment il faut aussi estimer l’impact du projet sous un angle architectural.

Si les travaux envisagés sont de nature à altérer la

Si les travaux envisagés sont de nature à altérer la qualité architecturale originelle, il sera possible

qualité architecturale originelle, il sera possible de ne pas réaliser les travaux d’isolation.

Retour sur investissement

Si le temps de retour sur investissement s’avère être supérieur à 10ans, il est alors possible de renoncer aux travaux d’isolation thermique. Ce temps de retour sur investissement est réputé supérieur à 10ans, sans nécessité de procéder à un calcul, dans certains cas :

construction postérieure à 2001, si les façades ont été isolées après 2008ou qu’elles bénéficient d’une isolation supérieure ou égale à 2.3m 2 .K/W pour les façades et 2.5m 2 .K/W pour les toitures, si le bâtiment a fait l’objet d’un audit énergétique depuis moins de 10ans et faisant apparaître l’inutilité d’une nouvelle isolation, si la réalisation de l’isolation nécessite des travaux de désamiantage.

de l’isolation nécessite des travaux de désamiantage. Quelle performance thermique faut-il atteindre ? Les travaux
de l’isolation nécessite des travaux de désamiantage. Quelle performance thermique faut-il atteindre ? Les travaux

Quelle performance thermique faut-il atteindre ?

Les travaux d’isolation à réaliser doivent atteindre un niveau de performance défini en fonction de la zone géographique (climat, altitude) et de la nature de l’existant (matériaux, chauffé ou non). La réglementation comporte des tableaux donnant ces seuils à respecter. Ils sont disponibles dans le guide édité et diffusé par l’Ademe :

>

goo.gl/bDfsNZ

Dans tous les autres cas, un calcul du temps de retour sur investissement doit être exécuté par un profession- nel (un bureau d’études thermiques, un économiste ou un auditeur énergétique qualifié RGE ; un architecte ; un expert en rénovation énergétique certifié I.Cert ; un diagnostiqueur DPE avec mention ; une entreprise qualifiée ou certifiée RGE en rénovation globale ; une entreprise qualifiée RGE Pro de la performance éner- gétique ou Eco Artisan). Celui-ci doit fournir une note de calcul écrite et s’appuyant sur des données justi- fiées. La méthode de calcul à appliquer prend en compte le surcoût des travaux d’isolation et divers paramètres d’actualité tels que les prix de l’énergie, les taux d’évo- lution et d’actualisation de ces prix. Le gain d’énergie réalisé par le bâtiment après travaux est aussi mesuré et entre dans le calcul. À noter que le surcoût engen- dré par les travaux d’isolation résulte du coût de ces travaux diminué des aides financières publiques qui auraient été éventuellement attribuées.

> (1) goo.gl/U2rf79

n Jean-Paul Stéphant ingénieur en chef territorial

Acteurs de la vie scolaire • numéro 100 • Octobre 2018

17

Juridique

Juridique La Cour des comptes fait la leçon au scolaire Le 25 septembre 2018, la Cour
La Cour des comptes fait la leçon au scolaire
La Cour des comptes fait la leçon au scolaire
La Cour des comptes fait la leçon au scolaire
La Cour des comptes fait la leçon au scolaire

La Cour des comptes fait la leçon au scolaire

La Cour des comptes fait la leçon au scolaire

Le 25 septembre 2018, la Cour des comptes diffusait son rapport 2018 sur les finances locales. La seconde partie de ce document porte sur les affaires scolaires et périscolaires. La Cour pointe un exercice disparate des compétences et appelle à un meilleur maillage des établissements pour plus d’efficacité, notamment en milieu rural. Elle revient sur le coût réel de la réforme des rythmes scolaires et balaie quelques idées reçues.

L e

bloc communal est le second financeur des

dépenses d’éducation, qui s’élèvent en France

à 150 Md . Les dépenses des communes et des intercommunalités représentent ainsi 37 % de la

dépense en faveur du premier degré, au titre notam- ment des 45 450 écoles publiques (données de 2017), pour 15 % en moyenne des budgets communaux et inter- communaux avec une croissance impressionnante de ces budgets (+4,3 % par an entre 2009 et 2017).

Un exercice très disparate des compétences

La Cour note une sous-estimation des montants des for- faits à verser aux écoles privées et rappelle les limites juridiques d’une telle pratique. Elle note aussi l’expan- sion rapide de l’exercice de la compétence périscolaire, sous la pression de la demande sociale et des nouveaux rythmes scolaires successifs. Mais la Cour constate un exercice très disparate de ces compétences, y compris en termes financiers (coût entre 2 000 et 2 500 par élève dans les communes de plus de 20 000 habitants et entre 1 100 et 1 500 dans les communes plus petites).

1 100 € et 1 500 € dans les communes plus petites). Répartition par nature des
1 100 € et 1 500 € dans les communes plus petites). Répartition par nature des

Répartition par nature des dépenses scolaires des communes en 2016

n Dépenses de personnel n Autres charges de gestion n Dépenses d’investissement

20 % 53% 27 %
20 %
53%
27 %

18 Acteurs de la vie scolaire • numéro 100 • Octobre 2018

Une gestion à améliorer

Selon la Cour, il importerait :

- d’améliorer la tenue de la comptabilité fonctionnelle des dépenses;

- d’élaborer un référentiel des coûts afin de guider le pilotage de la dépense en tenant compte de la taille des communes et du niveau de qualité des services offerts,

notamment de la distinction entre activités périscolaires de garderie ou éducatives ;

- de réduire le nombre d’Atsem et d’annualiser leur temps

de travail ;

- d’optimiser le recours à des contractuels dans un cadre juridique sécurisé;

- de créer des groupes d’agents polyvalents en réponse à l’absentéisme;

- de mieux piloter les travaux des bâtiments scolaires ;

- de recourir au levier tarifaire pour le périscolaire (et d’améliorer le suivi du recouvrement à ce sujet).

Des gains d’efficacité peuvent être trouvés

La Cour des comptes estime également que « des gains substantiels d’efficacité et d’efficience dans l’exercice des compétences scolaire et périscolaire peuvent être trouvés dans une meilleure articulation entre l’État et les communes pour les missions qu’elles assurent en son nom et pour l’élaboration de la carte scolaire. Cette évolu- tion est d’autant plus importante que la rationalisation du réseau des écoles doit se poursuivre. Elle doit s’inscrire dans une stratégie éducative mieux articulée et dotée d’un pilotage renforcé ». La Cour s’avère également cri- tique sur les gains financiers ou de productivité que l’on pourrait dégager pour tout ce qui touche à l’interstice entre État et collectivités (inscription, contrôle de l’obli- gation scolaire, carte scolaire…).

Rythmes scolaires :

une réforme à impact variable

Après prise en compte de l’accompagnement financier des caisses d’allocations familiales (CAF) et de l’État,

Évolution des effectifs du premier degré, secteurs publics et privés, entre les rentrées 2006 et
Évolution des effectifs du premier degré, secteurs publics et privés, entre les rentrées 2006 et
Évolution des effectifs du premier degré, secteurs publics et privés, entre les rentrées 2006 et

Évolution des effectifs du premier degré, secteurs publics et privés, entre les rentrées 2006 et 2016

France métropolitaine + DOM (hors Mayotte) : 1,6 %

n 4,0 à 14,0 % n 0,0 % 4,0 %

n - 4,0 à 0,0 %

n

- 10,0 à - 4,0 %

n

- 21,5 à - 10,0 %

n

Données manquantes

Source : Géograhie de l’école, 2017, ministère de l’Éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche

l’impact financier annuel pour les communes de la réforme des rythmes scolaires peut être estimé entre 210 à 310 M par an (200 à 224 par enfant). Une partie de ce coût a été reportée par les collectivités sur les familles par le biais de la tarification des activi- tés périscolaires. Si la réforme des rythmes scolaires a ainsi pu paraître onéreuse pour certaines communes, elle s’est avérée pour d’autres sans impact budgétaire sensible grâce aux gains d’efficience. La réforme des rythmes scolaires a été financée à 40 % par l’État, 35 % par les collectivités locales ou les familles et 25 % par la CNAF.

Le maillage des écoles doit être amplifié

La Cour pense enfin que l’évolution de la carte scolaire reste trop lente : « Le maillage territorial des écoles primaires publiques évolue trop lentement. Certes, le nombre d’écoles publiques et privées a baissé de près d’un quart depuis 1980. Il se caractérise néanmoins encore par de grandes inégalités au niveau du nombre de classes par école et du nombre d’élèves par classe. Le taux d’encadrement des enfants dans les territoires ruraux est plus favorable que dans les zones d’éducation prioritaire. De plus, l’évolution en cours de la démogra- phie scolaire, fortement différenciée selon les territoires, continue d’aggraver ces disparités. En conséquence, l’adaptation du maillage des écoles nécessite d’être amplifiée ».

n Éric Landot avocat, Cabinet Landot & associés

». n Éric Landot avocat, Cabinet Landot & associés Les recommandations de la Cour • Formaliser
». n Éric Landot avocat, Cabinet Landot & associés Les recommandations de la Cour • Formaliser

Les recommandations de la Cour

• Formaliser les échanges d’informations entre les communes et les caisses d’allocations familiales afin de permettre aux premières d’assurer au nom de l’État leur mission de contrôle du respect de l’obligation d’instruction

• Permettre l’utilisation conjointe des outils nécessaires au suivi fiable du nombre d’élèves et élaborer une méthodologie partagée entre l’État et les communes afin de développer en commun des prévisions d’effectifs pluriannuelles

• Collecter les données de comptabilité fonctionnelle relatives à l’exercice par les communes de leurs compétences scolaires et périscolaires et établir un référentiel des coûts tenant compte de la taille des communes et du niveau de qualité, distinguant notamment les activités de garderie des activités périscolaires éducatives

• Poursuivre la restructuration du maillage scolaire en développant davantage les outils de concertation et d’accompagnement

• Développer une concertation intercommunale sur le maillage des écoles et la carte scolaire

• Élargir le champ et l’objet du projet éducatif territorial (PEDT) pour en faire, dans les communes de plus de 3 500 habitants, un véritable contrat de politique éducative, sur la base d’un diagnostic partagé

© lordn-AdobeStock

Pédagogie

© lordn-AdobeStock Pédagogie Les quatre piliers de l’apprentissage Selon Stanislas Dehaene *, les neurosciences
Les quatre piliers de l’apprentissage
Les quatre piliers de l’apprentissage
Les quatre piliers de l’apprentissage

Les quatre piliers de l’apprentissage

Les quatre piliers de l’apprentissage
Les quatre piliers de l’apprentissage

Selon Stanislas Dehaene *, les neurosciences cognitives ont identifié au moins quatre facteurs qui déterminent la vitesse et la facilité d’apprentissage : l’attention, l’engagement actif, le retour sur erreur et la consolidation.

L’ attention peut être définie comme « l’ensemble des

mécanismes par lesquels le cerveau sélectionne

une information et en oriente le traitement ».

Dans l’espèce humaine, l’attention est partagée :

on porte attention là où les autres portent la leur.

Bibliographie :

Posture pédagogique

Ainsi, quand un enfant prend conscience qu’un adulte cherche à lui apprendre quelque chose, son cerveau se met « en posture pédagogique ». Il mobilise alors son attention et interprète toutes les actions de cet adulte. Si l’attention facilite grandement les apprentissages, elle possède des limites qui font par exemple que l’on ne peut pas réaliser deux tâches simultanément. Dehaene estime que « peut-être le plus grand talent d’un ensei- gnant consiste à canaliser et à captiver, à chaque instant, l’attention de l’enfant » ; pour cela, il doit créer des maté- riaux attrayants mais pas trop afin de ne pas distraire l’enfant de sa tâche principale. De plus, il doit veiller à ne pas créer de « double tâche » pour les élèves en difficulté ou ayant des troubles « dys ».

Engagement actif

Concernant l’engagement actif de l’enfant, O. Houdé, ins- tituteur de formation devenu professeur de psychologie à

Houdé, O,

l’Université Paris Descartes, se réfère dans son ouvrage

(mars 2018).

(voir bibliographie) à une méta-analyse internationale

L’école du cerveau, De Montessori, Freinet et Piaget aux sciences cognitives, Mardaga.

réalisée sur 225études. Celle-ci valide scientifiquement que les élèves engagés dans des activités scolaires réelles réussissent mieux aux examens que les élèves ayant reçu un cours magistral. Ainsi, les sciences cognitives confortent les approches Montessori, Freinet et Decroly sans oublier la fondation La Main à la Pâte (Lamap) qui

Dehaene, S,

« préconise l’action et l’expérimentation avec essais et

(septembre 2018),

 

erreurs, associées au raisonnement curieux de l’élève

Apprendre !

(seul ou en groupe), plutôt que l’enseignement magistral

Odile Jacob.

et explicite des notions scientifiques ».

20

Acteurs de la vie scolaire • numéro 100 • Octobre 2018

Retour d’information

Notre cerveau utilise des représentations du monde extérieur qui lui permettent de faire des prédictions. En cas d’erreur, un apprentissage se déclenche et le modèle concerné est modifié. Si tout est parfaitement prévisible, il n’y a pas d’apprentissage. Au niveau de l’enseignant, il est essentiel de considérer l’erreur comme normale et de faire passer cette idée-là à ses élèves. Il faut indiquer à l’enfant précisément où il s’est trompé tout en dédrama- tisant. Pour ce dernier point, il paraît important que les élèves aussi puissent avoir des notions sur le fonctionne- ment de leur propre esprit car les études montrent que la métacognition favorise les apprentissages.

Automatisation progressive

La consolidation correspond quant à elle à l’automa- tisation progressive des circuits qui sous-tendent un apprentissage. Ainsi, un apprentissage se fait au début de manière consciente, explicite et avec effort. L’imagerie cérébrale montre qu’au début d’un apprentissage, en lec- ture ou en calcul mental par exemple, il y a une activation massive des circuits de contrôle exécutif associés au cor- tex préfontal et qu’ensuite, progressivement, cette activité diminue et augmente dans certaines aires spécialisées des régions postérieures du cerveau. Le cortex préfontal peut alors être mobilisé sur un autre apprentissage. Ainsi quand l’enfant a automatisé le déchiffrage d’un texte, il peut porter son effort sur le sens du texte. Il faut ici sou- ligner l’importance du sommeil dont l’amélioration de la qualité et de la durée peut constituer une intervention efficace en cas de troubles des apprentissages.

n Pascal Jean,

psychologue scolaire

*Titulaire de la chaire de psychologie cognitive expérimentale au Collège de France et président du Conseil scientifique de l’Éducation nationale

©olgasparrow/AdobeStock

Offre valable jusqu’au 30/11/2018

Là-bas

Là-bas

n Audrey Minart

La Nouvelle-Zélande soutient l’apprentissage

La Nouvelle-Zélande soutient l’apprentissage

de la langue maorie

La Nouvelle-Zélande soutient l’apprentissage de la langue maorie

À l’heure où 3,7% de la population seulement parle couramment la langue maorie, le gouvernement vient de décider de faire de son apprentissage un pilier de l’enseignement à partir de 2025, sans pour autant le rendre obligatoire. Il répond ainsi à une revendication qui date des années 1970, espérant que 20% de la population en aura une connaissance de base d’ici à 2040. Les Maoris sont actuellement le deuxième groupe ethnique (15% de la population) après les Pakehas, soit les Néo-zélandais d’origine européenne (74%). Selon le New York Times, les Maoris auraient déjà de plus en plus recours à cette langue, faisant fi de vieilles stigmatisations liées à son usage. (Le Monde/New York Times)

Chine : un robot pour assister le professeur

Chine : un robot pour assister le professeur

600écoles maternelles utilisent depuis septembre un robot éducatif en classe, supposé assister le professeur. Keeko est blanc, d’une hauteur de 60cm, sans bras, et se déplace sur des roues. Son visage est un écran tactile. Il pose des questions, distingue une bonne réponse d’une mauvaise, raconte des histoires, chante et filme. (francetvinfo.fr)

Centrafrique : une campagne de soins pour

Centrafrique : une campagne de soins pour les enfants rencontrant des troubles sensoriels
Centrafrique : une campagne de soins pour les enfants rencontrant des troubles sensoriels
les enfants rencontrant des troubles sensoriels

les enfants rencontrant des troubles sensoriels

Centrafrique : une campagne de soins pour les enfants rencontrant des troubles sensoriels

Lancée par le ministère de la Défense nationale en partenariat avec le ministère de la Santé, l’Unicef et l’Onu-Sida, cette campagne vise à diagnos- tiquer et prendre en charge les enfants rencontrant un handicap auditif, susceptible notamment d’entraver leur apprentissage. La représentante de l’Unicef, Christine Muhigana, a expliqué vouloir s’assurer que les enfants scolarisés seront inclus dans l’initiative, afin que les enseignants « puissent être conscients du handicap et de l’accompagnement spécial dont ces enfants auront besoin ». (aBangui.com)

Afrique du Sud : les latrines à fosse

Afrique du Sud : les latrines à fosse

vont être remplacées

Afrique du Sud : les latrines à fosse vont être remplacées
Afrique du Sud : les latrines à fosse vont être remplacées
Afrique du Sud : les latrines à fosse vont être remplacées

Suite au décès par noyade de plusieurs enfants tombés dans les fosses septiques des écoles, dont une fillette de cinq ans en mars et un garçon en juillet, le président Cyril Ramaphosa a imposé au ministère de l’Éducation le remplacement, sous trois mois, des latrines à fosse par des toilettes en dur.

Royaume-Uni : 70 euros

pour toute absence

 

non autorisée

 

De l’autre côté de la Manche, il est impossible de faire rater l’école à ses enfants pour partir en week-end prolongé, à moins de payer une amende de 60livres (environ 70euros), par jour et par enfant. Une amende qui peut être majorée, lorsqu’elle n’est pas réglée rapide- ment. Les familles doivent ainsi argumen- ter auprès des directeurs d’établissement et s’engager à rattraper le retard lié à cette absence. En 2017, un père a été condamné, après une première bataille judiciaire, à payer 1200 euros pour avoir fait rater l’école à sa fille pendant une semaine, deux ans plus tôt. Il a fait appel.

  200   euros pour avoir fait rater l’école à sa fille pendant une semaine, deux

PZ169687

acteurs de la viescolaire le magazine des professionnels de l’éducation et des temps de l’enfant
acteurs
de la
viescolaire
le magazine des professionnels de l’éducation et des temps de l’enfant
Les temps et lieux tiers
de l’enfant au service
d’une politique éducative
DÉBAT
JURIDIQUE
PATRIMOINE
Comment gérer l’essor
des activités périscolaires
La Cour des comptes
fait la leçon au scolaire
Les contraintes d’isolation
dans la rénovation des écoles
Mensuel - Numéro 100 - Octobre 2018 - Prix au n° : 13 e TTC - ISSN : 1968-7958
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La revue de presse de Territorial

La revue de presse

de Territorial

Chers lecteurs, chaque mois, nous vous proposons un supplément de 4 pages, composé d’articles sélectionnés dans les autres titres du Groupe Territorial. Notre objectif : vous être toujours plus utile, en vous faisant découvrir la richesse de tous nos magazines.

Article extrait de la revue

Acteurs du sport n° 197 mars 2018

Enseignement de la natation

en milieu scolaire :

 

une situation paradoxale

 
scolaire :   une situation paradoxale   Le ministère des Sports est revenu sur les dispositions

Le ministère des Sports est revenu sur les dispositions du code de l’éducation relatives à l’agrément des intervenants extérieurs susceptibles d’apporter leur concours à l’enseignement de l’EPS dans les écoles maternelles et élémentaires.

procédure d’agrément des inter-

venants extérieurs participant, à la

demande des enseignants des écoles,

l’enseignement de l’éducation phy-

sique et sportive des élèves des écoles maternelles et élémentaires publiques, n’est encadrée réglementairement que depuis la parution du décret n° 2017- 766 du 4 mai 2017 modifiant le code de l’éducation, par l’ajout, après l’article D.312-1, de trois articles intitulés D.312-1-1, D.312-1-2 et D 312-1-3.

L

a

à

Difficultés d’interprétation

La procédure mise en place par le décret ne concerne que l’intervention pour l’EPS – natation y compris –, à côté et sous la responsabilité pédagogique de l’enseignant de la classe. En effet, la multiplicité des certifications dans le domaine du sport et l’imprécision fré- quente des prérogatives associées ont été longtemps à l’origine de difficultés d’interprétation. Toutefois, les activi- tés de surveillance, comme celles rela- tives aux activités d’enseignement de la natation rappelées par la circulaire n° 2017-127 du 22 août 2017 du minis- tère de l’Éducation nationale, ne sont pas concernées par l’agrément délivré par le directeur académique des ser- vices départementaux de l’Éducation nationale agissant par délégation du recteur. En revanche, l’agrément déli- vré en application de l’article D.312- 1-1 du code de l’éducation concerne aussi bien les personnes intervenant dans le cadre de leur activité profes- sionnelle que les personnes interve- nant à titre bénévole.

Des prérogatives pécifiques

Si les titulaires des diplômes de pisteur- secouriste et du brevet national de sauve-

tage et de sécurité aquatique ne peuvent enseigner, dans le cadre de leur activité pro- fessionnelle, l’activité sportive réglementée, respectivement ski et natation, nécessi- tant la possession du diplôme leur confé- rant cette prérogative, ils sont néanmoins agréés pour une intervention à titre béné- vole, comme toute personne ayant réussi un test de compétence organisé par les ser- vices de l’État ou titulaire d’une certification délivrée par une fédération sportive agréée (code de l’éducation, art. D.312-1-2). On ne peut donc leur refuser le droit, comme tout citoyen bénéficiant d’un agrément du direc- teur académique des services départemen- taux de l’Éducation nationale, de participer à la mission éducative de l’école dans le strict respect des principes énoncés par le code de l’éducation. C’est pourtant ce qui peut être retenu d’une lecture rapide de la réponse du 14 décembre 2017 à la question écrite n° 02136 (1), notamment en ce qui concerne tous les intervenants non profes- sionnels dont le rôle serait limité à la sur-

non profes- sionnels dont le rôle serait limité à la sur- veillance de l’accompagnement des élèves

veillance de l’accompagnement des élèves pour laquelle l’autorisation du directeur d’école est requise.

n Yves Touchard yves.touchard@orange.fr

> (1) Réponse à la question écrite n° 02136, JO Sénat du 14 décembre 2017.

question écrite n° 02136, JO Sénat du 14 décembre 2017. Une mise en garde Sachant que
question écrite n° 02136, JO Sénat du 14 décembre 2017. Une mise en garde Sachant que

Une mise en garde

Sachant que les procédures d’agrément des intervenants extérieurs dans l’enseignement de l’éducation physique et sportive dans les écoles primaires publiques sont souvent à l’origine de difficultés entre les services de l’État et les collectivités locales qui doivent faire face à l’absence fréquente de professionnels qualifiés, l’allusion faite à la situation des titulaires du BNSSA au regard de l’intervention en natation en milieu scolaire ne semble pas aller dans le sens de la clarification et de l’apaisement recherchés par la publication du décret du 4 mai 2017. Elle peut cependant être interprétée comme une alerte et une mise en garde à la tentation de pallier l’absence de professionnels titulaires du titre de MNS en y substituant des personnels disposant du seul BNSSA.

22 Acteurs de la vie scolaire • numéro 100 • Octobre 2018

La revue de presse de Territorial

La revue de presse

de Territorial

Article extrait de la revue

Associations mode d’emploi n° 201 août-septembre 2018

Plan mercredi : l’Éducation

nationale compte s’appuyer

sur les associations

 
compte s’appuyer sur les associations   Alors que la majorité des écoles sont revenues à un

Alors que la majorité des écoles sont revenues à un rythme de 4 jours, le plan mercredi veut articuler les activités périscolaires avec les enseignements scolaires. Les partenariats avec l’environnement associatif sont (vivement) encouragés.

©emmi/AdobeStocK
©emmi/AdobeStocK

L e plan mercredi, annoncé en juin dernier par le gouvernement, entend permettre l’organisation d’« activi- tés périscolaires de grande qualité

en cohérence avec les enseignements scolaires ». Ce plan est mis en place par la commune ou l’EPCI en ayant la compé- tence soit sur la journée entière, soit uni- quement sur l’après-midi suivant le rythme scolaire des enfants.

Convention

Les accueils de loisirs sont intégrés dans un projet éducatif territorial qui met en cohérence les projets d’écoles et les projets périscolaires de l’ensemble de la semaine. Ce projet doit mettre en valeur les richesses locales notamment via des sorties, en impliquant des habitants et en construisant des partenariats avec les dif- férentes structures environnantes, dont les associations. L’ensemble est formalisé par la signature d’une convention multipar- tite entre le responsable de la collectivité, le préfet du département et le directeur académique des services de l’Éducation nationale (Dasen), le directeur de la Caisse d’allocations familiale et, le cas échéant, le directeur de la MSA.

Partenariat

Les associations sont invitées à être signa- taires de la convention. Au niveau national,

les Cemea, le CNOSF, Familles rurales, Léo Lagrange, La Ligue de l’enseignement, les Francas et bien d’autres sont ainsi impli- quées dans la mise en place de ce dispo- sitif. La collaboration avec les fédérations d’éducation populaire a d’ailleurs d’ores et déjà permis d’abonder le site ressources planmercredi.education.gouv.fr de près d’une centaine de fiches pédagogiques. De plus, les compétences d’encadrement des associations intervenantes sont recon- nues puisque « les intervenants extérieurs ponctuels pourraient désormais être pris en compte dans le calcul du taux d’encadre- ment », ce qui permettrait une plus grande ouverture au tissu associatif local et une diversité d’activités accrue.

Moyens

Les moyens alloués par la Caisse natio- nale des allocations familiales sont majo- rés pour les collectivités signataires de la convention, que les activités soient propo- sées sur toute la journée ou sur la demi- journée. Ainsi la « prestation de service ordinaire » passe de 0,54 par heure et par enfant à 1 . Les collectivités où il y a école le mercredi matin continuent par ailleurs de bénéficier du fonds de soutien existant, y compris la majoration si elles y ont droit. Sur le site dédié planmercredi. education.gouv.fr, on trouve les informa- tions juridiques, financières et pratiques

pour épauler les collectivités et les asso- ciations qui souhaitent mettre en place un tel plan.

nArmelle Barroux

souhaitent mettre en place un tel plan. n Armelle Barroux Taux d’encadrement Le taux d’encadrement varie
souhaitent mettre en place un tel plan. n Armelle Barroux Taux d’encadrement Le taux d’encadrement varie

Taux d’encadrement

Le taux d’encadrement varie en

fonction de l’âge des enfants et de la durée de l’accueil. Il est réduit pour les activités menées dans le cadre d’un projet éducatif de territoire.

• Accueil de loisirs supérieur

à 5 heures consécutives

- enfants de moins de 6 ans :

1 animateur pour 8 mineurs/1 pour

10 dans le cadre du PEDT

- enfants d’au moins 6 ans :

1 animateur pour 12 mineurs/1 pour

14 dans le cadre du PEDT

• Accueil de loisirs inférieur

à 5 heures consécutives

- enfants de moins de 6 ans :

1 animateur pour 10 mineurs/1 pour

14 dans le cadre du PEDT

- enfants d’au moins 6 ans :

1 animateur pour 14 mineurs/1 pour

18 dans le cadre du PEDT

À noter : pour les déplacements entre l’école et les locaux d’activité, le taux d’encadrement est le même que celui des accueils de loisirs de moins de 5 heures consécutives.

Acteurs de la vie scolaire • numéro 100 • Octobre 2018

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Paris > Porte de Versailles

  20 21 22 NoV. 2018 ✓ ✓ ✓ Paris > Porte de Versailles
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  20 21 22 NoV. 2018 ✓ ✓ ✓ Paris > Porte de Versailles
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