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Feuille d’exercices no 1 Couleurs M.

Suet

I Exercice 1
Complétez les schémas.
1. Synthèse additive :

jaune

rouge

2. Synthèse soustractive :

cyan

jaune

I Exercice 2
1. Quand un objet renvoie la lumière dans toutes les directions, il · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · la lumière.
2. Le · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · est la couleur complémentaire du vert.
3. Un objet · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · absorbe toutes les radiations.
4. Pour reproduire toutes les couleurs sur un écran plat de TV, on utilise les luminophores (sous-pixels) de couleurs
· · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · , · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · et · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · .
5. Le cerveau réalise la synthèse · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · des lumières qu’il re¸oit.
6. Les filtres réalisent une synthèse · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · ·
7. Lorsqu’un filtre d’une couleur est superposé à un filtre de sa couleur complémentaire, la lumière transmise est
························ .
8. L’imprimerie, la peinture, la photographie utilisent la synthèse · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · des couleurs.
I Exercice 3
Instructions : cochez la ou les bonne(s) réponse(s) !
1. Lorsqu’un écran plat diffuse une lumière jaune, les luminophores allumés sont :

(a) rouges et bleus ;


(b) verts et bleus ;
(c) rouges et verts.

2. Un filtre cyan :

(a) transmet la lumière rouge ;


(b) absorbe les lumières vertes et bleues ;
(c) absorbe la lumière rouge.

3. Quand on éclaire un écran blanc avec un spot rouge et un spot cyan de même intensité lumineuse, l’écran paraît :

(a) noir ;
(b) blanc ;
(c) violet.

4. Pour tracer un trait rouge, une imprimante utilise des encres :

(a) jaune et cyan ;


(b) jaune et magenta ;
(c) verte et bleue.

5. Une lumière colorée :

(a) est toujours monochromatique ;


(b) est toujours polychromatique ;
(c) peut être l’une ou l’autre selon les cas.

6. Deux lumières colorées qu’un observateur perçoit identiques :

(a) ont obligatoirement des spectres identiques ;


(b) peuvent avoir des spectres différents ;
(c) ont obligatoirement la même longueur d’onde.

7. La loi de Wien montre que si la température d’un corps augmente, la longueur d’onde du maximum d’émission :

(a) augmente ;
(b) diminue ;
(c) ne varie pas.

8. Si la température d’un corps dense augmente, son spectre d’émission :

(a) s’agrandit vers les courtes longueurs d’onde ;


(b) s’agrandit vers les grandes longueurs d’onde ;
(c) n’est pas modifié.

9. La couleur perçue d’un corps chauffé :

(a) dépend de l’ensemble des radiations qu’il émet ;


(b) dépend exclusivement de la longueur d’onde de son maximum d’émission ;
(c) passe du jaune au rouge si la température augmente.
I Exercice 4
Pour chacun des filtres a, b, c et d, indiquez, dans le tableau suivant :
— la couleur de la lumière transmise ;
— la couleur de la lumière incidente ;
— la couleur du filtre.

Filtre a Filtre b Filtre c Filtre d

Lumière incidente

Lumière transmise

Couleur du filtre

Filtre a Filtre b

Filtre c Filtre d

I Exercice 5
L’article II de la Constitution indique que l’emblème National est le drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge ; mais il n’est pas
précisé qu’un éclairage en lumière blanche est nécessaire. Cela a-t-il une importance ?
Afin de pouvoir répondre à cette question par la négative ou par l’affirmative, on propose les quelques questions en rapport
ci-dessous.
1. Quelles sont les radiations visibles diffusées par chacune des bandes verticales du drapeau ?
2. Quelles sont les couleurs absorbées par chacune des bandes verticales ?
3. Si le drapeau est éclairé de nuit par une lumière bleue, quelles seront les couleurs perçues ?
4. Quelles seront les couleurs per¸ues avec les deux lampes de lumière jaune suivantes :

(a) lampe 1 : une lampe à vapeur de sodium, émettant un seul doublet de radiations jaunes de longueurs d’onde 589,0
nm et 589,6 nm ;
(b) lampe 2 : une lampe émettant une lumière composée d’une radiation verte (550 nm) et d’une radiation rouge (650
nm).
Feuille d’exercices no 2 Vision M.Suet

I Exercice 1
Une lentille convergente de distance focale f 0 donne une image A0 B0 d’un objet AB.
Déterminez l’expression du grandissement ∞ en fonction de f 0 et de OA.

I Exercice 2
Un élève utilise une lentille convergente pour former l’image d’un objet sur un écran. Il place l’objet à proximité de la lentille,
mais il n’arrive pas à obtenir d’image sur l’écran, quelque soit la position de celui-ci. L’élève en conclut que la lentille ne
fonctionne pas.
A l’aide d’une construction graphique, expliquez pourquoi la conclusion de l’élève est fausse.

I Exercice 3
Document 1
Une lentille optique est un composant fait d’un matériau généralement isotrope et transparent pour la lumière dans le
domaine spectral d’intérêt. C’est le plus souvent un type de verre optique, ou des verres plus classiques, des plastiques,
des matériaux organiques, voire des métalloïdes tels que le germanium. Les lentilles sont destinées à faire converger ou
diverger la lumière. Lorsque l’onde lumineuse rencontre un dioptre (surface séparant deux milieux homogènes d’indices
différents), la lumière est réfractée en suivant les lois de Snell-Descartes. Une lentille est l’association de deux dioptres et
par conséquent va appliquer deux réfractions à la lumière incidente.
Source : Wikipédia

Document 2
La vergence C d’une lentille sphérique de rayon R et de centre O a pour expression, quand le milieu extérieur est l’air :

2
C= (n ° 1) (1)
nR
avec
— C, la vergence (±)
— R, le rayon de la sphère (m)
— n, l’indice de réfraction du matériau constituant la lentille.
Les foyers objet et image sont repérés par rapport au centre de la sphère.
Source : Tamer Bécherrawy, Optique géométrique, 2005

On considère un arbre AB se trouvant à une distance de 10, 0 m du centre O d’une goutte d’eau de rayon R = 3, 0 mm. L’indice
de réfraction de l’eau est n eau = 1, 33.
arbre

observateur goutte d’eau

1. Déterminez la position OA0 de l’image de l’arbre à travers la goutte d’eau.


2. Comment pouvez-vous qualifier l’image ?
3. Quelle serait la taille de l’image A0 B0 de l’arbre s’il a une hauteur AB = 4, 0 m ?
I Exercice 4
Le professeur a du mal à lire les copies des élèves. Il a des douleurs aux yeux pour lire et quand il observe des objets pas
nécessairement proches.
Peut-on dire que le professeur est une personne âgée ?
Document 3
La myopie n’est pas une maladie mais un trouble de la vision qui se caractérise par une vision nette de près mais une
vision floue de loin.
Dans un œil emmétrope, l’image des objets est projetée sur la rétine. Le cristallin, la lentille présente à l’avant de l’œil, a
pour rôle de produire une image nette sur la rétine.
En cas de myopie, le point de netteté ne se trouve pas sur la rétine, mais en avant de celle-ci. Le plus souvent, ce phéno-
mène est lié à un globe oculaire trop long. On parle alors de myopie axiale.
Source : Passeport santé

Document 4
D’un point de vue optique pur, l’hypermétropie est le contraire de la myopie : quand l’œil est au repos, il donne d’un
objet distant, une image qui serait focalisée en arrière de la rétine.
Les patients souffrant d’hypermétropie se plaignent souvent de céphalées, dues aux efforts nécessaires du cristallin pour
accommoder en permanence et former une image nette sur la rétine. Les autres symptômes peuvent être une fatigue
visuelle, des picotements, une difficulté à se concentrer (surtout chez les enfants).
Source : Wikipédia

Document 5
La presbytie est due à la diminution naturelle avec l’âge de la capacité d’accommodation du cristallin lors de la lecture.
Pour voir de près, le cristallin, lentille transparente à l’intérieur de l’œil, se bombe sous l’action du muscle ciliaire intra-
oculaire, augmentant son pouvoir de réfraction, afin de restituer une image nette quelle que soit la distance.
En cas de presbytie, la puissance accommodative du cristallin diminuant, l’image d’un objet proche ne peut plus se faire
sur la rétine. La distance à laquelle les yeux lisaient avec netteté augmente. D’où l’apparition d’une vision floue à la
distance habituelle de lecture.
Source : Ophtalmologie.fr

I Exercice 5
Un élève décide de s’octroyer une pause dans son travail et s’installe pour goûter devant la télévision. En changeant de
chaine, il tombe sur une émission dans laquelle un journaliste dit une énorme erreur scientifique. Abasourdi, l’élève en
crache presque l’eau qu’il venait de boire. En y regardant de plus près, des gouttes d’eau ont effectivement atterri sur l’écran
du téléviseur. Le téléviseur utilise une technologie TFT et présente une résolution Full HD.
1. En considérant que la goutte a une forme d’une calotte sphérique de rayon R = 0, 70 mm, déterminez la vergence C de
la lentille formée.
2. En supposant que le centre optique O de la goutte se trouve au niveau de la surface de verre, déterminez la position
OA0 de l’image des pixels de l’écran à travers la goutte.
3. Quelle est la largeur de l’image d’un pixel à travers la goutte ?
4. (a) L’élève se trouvant à une distance D = 30 cm de l’écran, pourra-t-il distinguer les sous-pixels d’un pixel ?
(b) Quels sont les couleurs qu’il pourra observer à travers la goutte si le pixel est de couleur cyan ?
5. Une nouvelle technologie utilise des îlots quantiques (quantum dots) pour générer les trois couleurs primaires des
sous-pixels. Les îlots quantiques sont des agrégats d’atomes formés par des matériaux comme le tellurure de cadmium
CdTe entouré de séléniure de zinc ZnSe.
(a) D’après le graphique du document 9, est-il possible d’utiliser ce type d’îlots pour la synthèse additive des couleurs ?
(b) Quelle est l’énergie du photon correspondant au pic du rayonnement infrarouge représenté sur le graphique ?
Document 6
Données :
— Indices de réfraction
— n ver r e = 1, 50
— n eau = 1, 33
— n ai r = 1, 00
— n vi d e = 1 (par définition)
— Largeur d’un pixel pour un écran Full HD l = 0, 21 mm
— Constante de Planck h = 6, 63 £ 10°34 J · s
— Vitesse de la lumière c = 3, 00 £ 108 m · s °1

Source : Wikipédia

Document 7
La vergence C d’une lentille formée par une calotte sphérique est définie par la relation
n1 ° n2
C=
R
où n est l’indice de réfraction du milieu et R est le rayon de la goutte (m).

milieu 2
n2

milieu 1
n1

rayon R

milieu 3

F IGURE 1 – Schéma d’une lentille liquide.

Source : Wikipédia

Document 8
Le pouvoir de résolution est la distance minimale L qui doit séparer deux points pour qu’ils soient distingués.

L = D £ 3, 0 £ 10°4

avec
— L, pouvoir de résolution (m) ;
— D, distance entre l’œil et l’objet (m)

Source : J-M Huré, Lumière, optique et image , Document de cours, Université Bordeaux 1
Document 9

0,8

Intensité (ua)
0,6

0,4

0,2

500 600 700 800 900 1 000

Longueur d’onde (nm)

F IGURE 2 – Spectres d’émission d’îlots quantiques de CdTe/ZnSe de différentes dimensions. La longueur d’onde de la
lumière émise varie en fonction de la dimension de l’îlot sur une plage de 350 nm.

Source : Andrew Smith and Shuming Nie, Semiconductor Nanocrystals : Structure, Properties, and Band Gap Engineering, Accounts of
Chemical Research vol 43 p 190 (2010)

Document 10

F IGURE 3 – Détail de la matrice de filtres colorés. Un pixel, encadré en noir, et ses trois sous-pixels.

Source : Wikipédia
Document 11

Filtres colorés correspondant aux pixels Plaque de verre


Reste de la structure de l’écran

Goutte d’eau

F IGURE 4 – Coupe de la stucture d’un téléviseur TFT. La plaque de verre est d’une épaisseur e = 0, 70 mm. (Le schéma
n’est pas à l’échelle).

Source : Wikipédia

I Exercice 6
Un élève est devant son sujet d’interrogation de physique. N’ayant aucune idée pour résoudre l’exercice, il regarde le tableau
situé à 4,0 m de lui. Ensuite, il pose son regard sur son crayon devant lui à 30 cm sur sa table. Dans la suite, on assimile le
cristallin et les parties transparentes de l’œil à une lentille convergente et la rétine à un écran placé à 17 mm de la lentille.
1. Quelle est la distance focale de la lentille quand l’élève regarde le tableau ?
2. Quelle est la distance focale de la lentille quand l’élève regarde le crayon ?

I Exercice 7

F O F’
A
L

F O F’
A

F O F’

I Exercice 8
Une lentille convergente de centre optique O donne d’un point A situé sur l’axe optique noté (¢) une image A’.
1. Quelle relation lie la position de l’image à celle de l’objet et à la distance focale de la lentille ? Quel est le nom de cette
relation ?
2. Recopier et compléter le tableau suivant. Le détail des formules littérales et des calculs est demandé.

OA0 OA OF0
- 21 cm 7,5 cm
8,5 cm - 11,25 cm
6,5 cm 10,0

I Exercice 9
Un système optique est formé d’une lentille convergente (L) de distance focale f = 14, 5cm. Il donne d’un objet AB une image
A’B’.
1. Définir le grandissement ∞ d’un système optique.
2. Quelle relation existe-t-il entre le grandissement ∞ est les positions OA et OA’ de l’objet et de son image ?
3. Recopier et compléter le tableau suivant. Le détail des formules et des calculs n’est pas demandé.

AB A0 B0 ∞ OA OA0
3,5 cm -1,0 -15 cm
2,5 cm 5 -10 cm
2,2 cm - 1,0 20 cm

4. Dans chacun des cas précédents, indiquez les caractéristiques de l’objet et de son image.
I Exercice 10
L’objectif d’un appareil photographique est assimilé à une lentille convergente de vergence C = 28, 0 ±.
0.753
Image : http://www.actstudio.fr/cours/
1. En mode paysage, l’objet A photographier est très éloigné. Quelle distance doit séparer le centre optique de la lentille
du capteur ?
2. En mode portrait, le sujet A photographier est situé à 3,20m de l’objectif. A quelle distance du centre optique de la
lentille se forme désormais l’image ?
3. Lorsque l’objet A photographier est proche, une mise au point est nécessaire. Dans quel sens et de quelle distance
doit être déplacé l’objectif par rapport au capteur ?
Feuille d’exercices no 3 Sources de lumière M.Suet

I Exercice 1 Spectre de l’atome de néon


Le spectre de l’atome de néon comporte une raie verte à la longueur d’onde ∏ = 540 nm.
1. Quelle est la relation qui lie l’énergie du photon avec la longueur d’onde de la lumière ?
2. Calculez l’énergie du photon associé à la lumière verte émise par l’atome de néon.

I Exercice 2 Le puits quantique


1. Exprimez l’énergie de la transition ¢E en fonction de E1 , E01 et E g (In 0,4 Ga 0,6 As).
2. Déterminez l’épaisseur L de la partie centrale du puits quantique de sorte à pouvoir utiliser la source de lumière dans
les télécommunications optiques. On supposera pour cela que les photons associés à la lumière produite correspondent
à la transition ¢E du document 6.
Document 1

4
Atténuation (u.a.)

0
0.8 1 1.2 1.4
Longueur d’onde (µm)

F IGURE 1 – Atténuation de la lumière dans une fibre optique en silice en fonction de la longueur d’onde

Document 2
Le comportement des semi-conducteurs, comme celui des métaux et des isolants est décrit via la théorie des bandes. Ce
modèle stipule qu’un électron dans un solide ne peut que prendre des valeurs d’énergie comprises dans certains inter-
valles que l’on nomme « bandes », plus spécifiquement bandes permises, lesquelles sont séparées par d’autres bandes
appelées bandes d’énergie interdites ou bandes interdites.
Deux bandes d’énergie permises jouent un rôle particulier :
— la dernière bande complètement remplie, appelée bande de valence
— la bande d’énergie permise suivante appelée bande de conduction
Dans un semi-conducteur, comme dans un isolant, ces deux bandes sont séparées par une bande interdite. L’unique
différence entre un semi-conducteur et un isolant est la largeur de cette bande interdite.
Dans un isolant cette valeur est si grande (aux alentours de 6 eV pour le diamant par exemple) que les électrons ne
peuvent passer de la bande valence à la bande de conduction : les électrons ne circulent pas dans le solide.
Dans les semi-conducteurs cette valeur est plus petite (1,12 eV pour le silicium, 0,66 eV pour le germanium, 2,26 eV pour
le phosphure de gallium). Si on apporte cette énergie (ou plus) aux électrons, par exemple en chauffant le matériau,
ou en lui appliquant un champ électromagnétique, ou encore dans certains cas en l’illuminant, les électrons sont alors
capables de passer de la bande de valence à la bande de conduction, et de circuler dans le matériau.
A l’inverse, pour certains matériaux semi-conducteurs, un électron de la bande de conduction peut passer dans la bande
de valence en créant un photon d’énergie égale à la largeur de la bande interdite.
Document 3
On peut fabriquer un puits quantique avec une couche mince de semi-conducteur en sandwich entre deux autres
couches de semi-conducteur de bande interdite plus large. Les électrons sont alors piégés dans la couche centrale. Ils
se déplacent librement dans cette couche mais leurs mouvements sont impossibles perpendiculairement à la couche.
Dans ce cas, il y a une quantification de l’énergie permise pour les électrons dans les bandes de valence et de conduc-
tion : comme dans un atome, l’électron dans le puits quantique ne peut se trouver que sur des niveaux d’énergie précis.
Plus l’épaisseur du semi-conducteur central diminue, plus les niveaux d’énergie permise sont écartés.
L’épaisseur de la couche centrale varie de 5 à 20 nm. Les puits quantiques sont utilisés entre autres dans les diodes laser.

Document 4
Les énergies des niveaux permis pour l’électron dans un puits quantique sont données par :

h2n2 h2 p 2
En = et E0p =
4m e L2 4m t L2


— En est l’énergie du niveau n pris par rapport au zéro de la bande de conduction (BC) (J)
— E0p est l’énergie du niveau p pris par rapport au zéro de la bande de valence (BV)(J)
— n, p sont des entiers correspondants au numéro du niveau d’énergie
— h est la constante de Planck
— L est l’épaisseur de la couche centrale du puits quantique (m)
— m e est la masse de l’électron en mouvement dans le matériau (kg )
— m t est la masse du trou laissé par l’électron dans le matériau (kg )

Document 5

— Largeur de bande interdite du GaAs : E g (GaAs) = 1, 42 eV


— Largeur de bande interdite du In 0,4 Ga 0,6 As : E g (In 0,4 Ga 0,6 As) = 0, 89 eV
— Masse m e dans le In 0,4 Ga 0,6 As : m e = 4, 22 £ 10°32 kg
— Masse m t dans le In 0,4 Ga 0,6 As : m t = 4, 28 £ 10°31 kg
— h = 6, 64 £ 10°34 J · s, la constante de Planck
— 1 eV = 1, 60 £ 10°19 J

Document 6

E2

E1
0 de BC

E g (GaAs)
¢E
E g (In 0,4 Ga 0,6 As)

0 de BV
E01

E02
L

F IGURE 2 – Schéma de bande d’un puits quantique de GaAs/In 0,4 Ga 0,6 As/GaAs.
I Exercice 3
On appelle par abus de langage « tube néon » les tubes fluorescents allongés vendus dans le commerce. Ces tubes contiennent,
en général, de la vapeur de mercure sous faible pression. Les véritables tubes au néon produisent une lumière rouge, utilisée
principalement dans des enseignes lumineuses.
Lorsque la lampe est mise sous tension, des électrons circulent dans le gaz entre deux électrodes. Les électrons cèdent alors
leur énergie aux atomes qui s’excitent, puis se désexcitent en émettant de la lumière.
1. Parmi les radiations émises par le tube de néon, l’une d’elles possède une longueur d’onde dans le vide ∏ = 632, 8 nm.

(a) Calculer, en joule (J) puis en électronvolt (eV), l’énergie associée à cette radiation.
(b) Cette énergie est-elle gagnée ou perdue par l’atome de néon qui émet cette radiation ?
(c) Sur le diagramme d’énergie de la figure 1, schématiser par une flèche la transition correspondante.

E (eV)

E4 = °0, 9

E3 = °2, 9

E2 = °4, 7

E1 = °21, 6

2. Un atome de néon est dans l’état d’énergie E3 .

(a) Peut-il changer d’état sous l’effet d’une radiation lumineuse d’énergie ¢E = 0, 9 eV ? ¢E = 1, 9 eV ? ¢E = 2, 0 eV ?
(b) Comment ce changement d’état se traduit-il sur le spectre de l’atome ?

I Exercice 4
La température de surface de l’étoile Bételgeuse, dans la constellation d’Orion, est environ 3600 K.
Avec T en kelvin (K) et ∏max en nanométre (nm), la loi de Wien s’écrit :

2, 89 £ 106
T=
∏max
1. Quelles grandeurs physiques représentent ∏max et T ?
2. Préciser l’unité de la constante 2,89e6.
3. Comment évolue ∏max quand T diminue ?
4. Calculer la longueur d’onde dans le vide ∏max de la radiation émise avec le maximum d’intensité.
5. A quel domaine du spectre électromagnétique appartient-elle ?
Feuille d’exercices no 4 Molécules M.Suet

I Exercice 1
1. Les molécules du document suivant sont-elles des molécules organiques ?
2. Entre les deux molécules du document 1, laquelle est colorée ?
3. Dans quelle gamme de longueurs d’onde absorbe-t-elle ?
4. Identifiez les molécules de Z-rétinal et de E-rétinal de la figure, en entourant la partie pertinente des molécules sur la
feuille de l’énoncé pour compléter votre justification.
5. Quelle est la géométrie de la molécule de rétinol autour du carbone repéré 1 sur la figure ?
Document 1
Le carotène est un pigment de couleur orange, dimère de la vitamine A. Il est important pour la photosynthèse et la vision.

F IGURE 1 – Molécule de carotène.

OH
1

F IGURE 2 – Molécule de rétinol (vitamine A).

Source : Wikipédia

Document 2
D’un point de vue chimique, la vision met en jeu différentes molécules :
L’opsine, une protéine ;
La rhodopsine, une protéine dérivant de la précédente. La rhodopsine (appelée aussi pourpre rétinien) est la molé-
cule photosensible des cellules de la rétine. Elle est formée par l’association de rétinal et de l’opsine ;
Le E-rétinal, molécule synthétisée par l’organisme à partir de la vitamine A ;
Le Z-rétinal, molécule qui se forme dans l’organisme à partir du E-rétinal par action de l’enzyme rétinal isomérase.

Source : C Gomez, Abécédaire de chimie organique


Document 3
Sous l’effet d’un photon, il y a isomérisation immédiate de la partie Z-rétinal de la rhodopsine, qui devient E. Ceci en-
gendre une impulsion électrique, transmise au cerveau par le nerf optique et interprétée comme de la lumière.

Impulsion électrique
(signal envoyé au cerveau)

Rhodospine Lumière Rhodospine Séparation


(Z-rétinal lié (isomérisation Z/E E-rétinal
à l’opsine) du rétinal)
et opsine

Source : C Gomez, Abécédaire de chimie organique

Représentation Groupe Fonction

CH3 CH CH3
OH
H
C O
H

CH3
H3 C CH C CH3
O
H H H
O
H C C C C
O H
H H H
O

OH

NH2
I Exercice 2
1. L’acide hypochloreux
Voici la formule de Lewis de l’acide hypochloreux :

H O C`

Expliquez.
Données : Numéros atomiques :
H : Z = 1 ; O : Z = 8 ; C` : Z = 17.
2. La méthanamine
La méthanamine est une molécule comportant un groupe amine, de formule brute CH5 N. Donner sa représentation
de Lewis, en justifiant (ne pas répéter l’explication pour H).
Données : Numéros atomiques :
H : Z = 1 ; C : Z = 6 ; N : Z = 7.
Feuille d’exercices no 5 Loi de Beer-Lambert M.Suet

I Exercice 1
Vous êtes ingénieur chimiste dans une entreprise pharmaceutique produisant des antiseptiques à base de diiode. On vous
demande de définir un protocole afin d’être sûr que la concentration en diiode des eaux rejetées reste inférieure à une valeur
Cl i mi t e = 1, 00 £ 10°7 mol · L°1 . Les eaux usées ont au départ une concentration C0 = 1, 70 £ 10°3 mol · L°1 en diiode. Pour
extraire le diiode des eaux usées, vous choisissez d’utiliser la technique d’extraction par solvant.
1. En vous aidant des documents, définissez la procédure à suivre pour répondre au cahier des charges.
Pour cela,
(a) vous proposerez un protocole pour déterminer la concentration de la phase aqueuse après une extraction.
(b) vous calculerez le rendement d’extraction R après une extraction.
(c) vous déterminerez si le rendement d’extraction est différent pour une seconde étape d’extraction appliquée à la
phase aqueuse récupérée précédemment.
(d) vous déterminerez combien d’étapes d’extraction par solvant sont nécessaires pour obtenir une concentration en
diiode inférieure à Cl i mi t e dans la phase aqueuse.
Document 1
L’extraction liquide-liquide consiste à mettre en contact un solvant extracteur avec une solution. Suivant la nature du
soluté et du solvant extracteur, le soluté passe plus ou moins facilement dans le solvant.
Un protocole simple pour réaliser cette extraction est de mettre dans une ampoule à décanter le même volume de solvant
extracteur qu’il y a de solution.
Source : Votre cahier de recherche

Document 2
L’extraction liquide-liquide est un procédé de séparation en génie chimique, consistant en une extraction par transfert
entre deux phases liquides. On définit le rendement d’extraction R par

Ci ° C f
R= (1)
Ci

où Ci et C f sont les concentrations initiale et finale en soluté dans le liquide de départ.


Source : Wikipédia

Document 3

Nom eau distillée éthanol pentane


Densité 1,0 0,78 0,68
Couleur de la solution contenant
jaune rose rose
le diiode
Miscibilté avec l’eau oui non

TABLEAU 1 – Caractéristiques de trois solvants.

Source : Wikipédia
Document 4

0.8

0.6

Absorbance
0.4

0.2

300 400 500 600 700 800


Longueur d’onde (nm)

F IGURE 1 – Spectre d’absorbance du diiode

Source : YC

Document 5
Les absorbances de solutions étalon de concentration CI2 en diiode connnues sont données dans le tableau 2.

CI2 (mol · L°1 ) 2, 00 £ 10°4 6, 00 £ 10°4 1, 00 £ 10°3 1, 40 £ 10°3 1, 80 £ 10°3

Absorbance 0,092 0,599 1,413 2,063 2,579

TABLEAU 2 – Absorbance des solutions étalons à la longueur d’onde de 350 nm

Source : YC

Document 6
L’absorbance à la longueur d’onde de 350 nm de la phase aqueuse après une extraction est A1 = 0, 430. L’absorbance de
la phase aqueuse après une seconde extraction par solvant est A2 = 0, 060.
Source : YC
I Exercice 2
Voici un extrait d’un compte-rendu d’une séance de travaux pratiques au cours de laquelle les élèves devaient déterminer la
concentration d’une solution par spectrophotométrie.
1. Trouvez et expliquez trois erreurs faites par les élèves.

Document 7
On réalise la courbe d’étalonnage en utilisant les 5 solutions de concentrations connues.

Concentration (£10°2 mol · L°1 ) Absorbance


1,500 0,311
1,700 0,400
2,300 0,382
3,500 0,749
4,000 0,779

Absorbance
1.200

1.000

0.800

0.600

0.400

0.200

Concentration (mol · L°1 )


0
0 0.50 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0 4.5

Le logiciel nous donne l’équation de la droite qui traduit la loi de Beer-Lambert.

A = 0, 195 £ C + 0, 0168

On en déduit facilement la concentration de la solution inconnue en mesurant son absorbance.


Ai nconnue = 0, 634
D’où
0, 634
Ci nconnue =
0, 195
Ci nconnue ' 3, 3 mol · L°1

La concentration est donc de 3, 3 mol · L°1 .


Source : On la gardera anonyme . . .

I Exercice 3
Selon la légende, le café fut remarqué pour la première fois quelque 850 ans avant notre ère : un berger du Yémen nota que
ses brebis étaient dans un état d’excitation inhabituel lorsqu’elles consommaient les baies d’un arbre des montagnes... On
considère que c’est la caféine contenue dans les grains de café de ces baies qui était l’espèce responsable de cette excitation.
Le café est fabriqué à partir de la torréfaction des graines de café. Les graines torréfiées sont ensuite moulues.
Plus la teneur en caféine d’une tasse de café est importante, plus l’excitation du consommateur sera grande. Pour éviter les
inconvénients liés à la présence de caféine, on peut trouver des cafés décaféinés, c’est-à-dire contenant dix à quinze fois
moins de caféine. Le but de l’exercice est de déterminer la concentration en caféine de deux tasses de café de provenance
différentes (notées boisson 1 et boisson 2), pour déterminer celui qui est le plus excitant.
1. Préparation de solutions de caféine de différentes concentrations
On dispose au laboratoire d’une solution de caféine de référence, de concentration 32mg/L. On désire préparer trois
solutions de concentrations 4mg/L, 8mg/L, 12mg/L et 16mg/L.
Parmi le matériel suivant, indiquer celui utilisé pour préparer la solution de caféine de concentration 16mg/L. Justifiez
votre choix. Matériel à disposition :
— béchers de 100 mL et 200 mL ;
— fioles jaugées de 5,0 mL ; 10,0 mL et 50,0 mL ;
— pipettes jaugées de 2,0 mL et 5,0 mL ;
— éprouvette graduée de 5 mL.

A
∏ = 271nm
0,5

0,4 ∏ = 227nm

0,3

0,2

0,1

0,0 ∏ (nm)
200 220 240 260 280 300 320

2. Mesures d’absorbance
On a tracé en figure 1 le spectre d’absorption, entre 220nm et 320nm, d’une des solutions de caféine.

(a) A quel domaine appartiennent ces longueurs d’onde ?


On veut tracer la droite d’étalonnage A = f (c) de la caféine à l’aide des différentes solutions précédemment pré-
parées.
(b) A quelle longueur d’onde faut-il régler le spectrophotomètre ? Justifiez votre choix.
On se conforme à votre choix de longueur d’onde et l’on mesure les absorbances des cinq solutions de caféine. A
l’aide de ces mesures, on obtient la courbe A = f (c) de la figure 2.
Sans changer les réglages du spectrophotomètre, on mesure les absorbances des boissons 1 et 2. On trouve A1 =
0, 17 pour la boisson 1 et A2 = 0, 53 pour la boisson 2.
(c) Quel est le café le plus excitant pour le consommateur ?
(d) A l’aide de la droite d’étalonnage, trouvez quelle est la concentration de la solution qui a servi à faire le spectre
d’absorption de la figure 1.

1,0

0,8

0,6

0,4

0,2

c (mg/L)
0,0
0 10 20 30
I Exercice 4
Le spectre d’absorption de la riboflavine, un colorant alimentaire, est donné ci-dessous :

1. Quelle est la longueur d’onde de la radiation principalement absorbée par cette solution ?
2. Quelle couleur est absorbée ? En déduire la couleur de la solution.
3. Pourquoi est-il conseillé de régler le spectrophotomètre à cette longueur d’onde lorsque l’on veut mesurer l’absor-
bance de l’espèce colorée ? Quel autre précaution faut-il prendre ?
4. Donner l’absorbance à cette longueur d’onde. En déduire la forme numérique de la loi de Beer-Lambert, sachant que
la concentration molaire de la solution testée vaut c = 2, 0 £ 10°4 mol.L°1 .
Feuille d’exercices no 5 Tableaux d’avancement M.Suet

I Exercice 1
Données pour l’exercice

Elément H C Na O Cl
°1
Masse molaire (g · mol ) 1,0 12,0 27,0 16,0 35,5

Les solutés de réhydratation permettent de réaliser des solutions de réhydratation pour compenser la perte en minéraux lors
des diarrhées aigües chez le nourrisson.
Un exemple de composition d’un sachet de réhydratation est donné dans le tableau.

Analyse moyenne par sachet à dissoudre dans 200 mL d’eau


Valeur énergétique (J) 87
Lipides (g) traces
Protéines (g) traces
Glucose (g) 2,65
Saccharose (g) 2,49
Sodium (g) 0,32
Potassium (g) 0,156
Chlorure (g) 0,21
Citrate (C6 H5 O3°
7 ) 0,376

1. Ecrivez l’équation de dissolution du chlorure de sodium.


2. Quelle est la concentration [Cl ° ] en ion chlorure ?
3. Déduisez-en la concentration [Na + ]1 en ion sodium provenant du chlorure de sodium.
4. Ecrivez l’équation de dissolution du citrate de sodium.
5. Quelle est la concentration [C6 H5 O3°
7 ] en ion citrate ?
6. Déduisez-en la concentration [Na + ]2 en ion sodium provenant du citrate de sodium.
7. Retrouvez-vous la concentration totale [Na + ] en ion sodium que vous pouvez déduire du tableau ?

I Exercice 2 Production de dioxyde de carbone


Dans le cadre de l’étude de l’influence de la quantité de dioxyde de carbone sur la croissance d’une plante verte, on souhaite
produire du dioxyde de carbone en faisant réagir des ions hydrogène, provenant d’une solution aqueuse d’acide chlorhy-
drique de concentration C, avec du carbonate de calcium CaCO3 (s) . Les autres produits de la transformation chimique sont
des ions calcium Ca 2+ et de l’eau.
1. En considérant que la quantité d’ions hydrogène à l’état initial est n 1 et que celle du carbonate de calcium est n 2 ,
remplissez, de façon littérale, le tableau d’avancement).
2. On considère que les deux réactifs sont introduits dans les proportions stœchiométriques.
Qu’est-ce que cela implique sur les quantités de matière n(H+ ) et n(CaCO3 ) à l’état final ?
3. Exprimez x f en fonction du volume V et de la concentration C de la solution d’acide chlorhydrique introduite.
4. Quelle est l’expression du volume de dioxyde de carbone produit en fonction de V, C, et du volume molaire Vm
I Exercice 3
On souhaite réaliser une échelle de teinte avec une solution de diiode par deux méthodes : par dilution d’une solution mère
de diiode et par transformation chimique entre le diiode et une solution de thiosulfate de sodium.
C0
On définit les grandeurs suivantes : C0 , la concentration en diiode de la solution mère S 0 (mol · L°1 ), Ci = i , la concentration
2
en diiode de la solution fille S i (mol · L°1 ), Ct hi o , la concentration de la solution de thiosulfate de sodium (mol · L°1 )
Obtention par dilution
1. Expliquez en trois lignes maximum quel est le protocole expérimental pour réaliser une dilution.
2. Quel doit être le volume Vp du prélèvement pour réaliser un volume VS 1 = 100 mL de solution S 1 ?
Obtention par transformation chimique
On souhaite obtenir les solutions constituant l’échelle de teinte en faisant réagir dans des tubes à essai le diiode avec des ions
thiosulfate. On verse donc dans plusieurs tubes à essai un volume Vt = 10, 0 mL de solution S 0 de diiode. Dans chaque tube,
on ajoute un certain nombre n de gouttes de solution de thiosulfate de sodium grâce à une pipette Pasteur, dont les gouttes
ont un volume Vg = 0, 10 mL. Ce nombre n varie suivant la solution S i .
3. Equilibrez l’équation de réaction du tableau et remplissez les deux lignes Etat initial et Au cours de la transformation
chimique de façon littérale.
4. Le réactif limitant est l’ion thiosulfate. Déterminez l’expression de l’avancement maximal x f de la transformation
chimique en fonction de Ct hi o , Vg et n.
5. Déterminez l’expression de la concentration Ci en diiode à l’état final en fonction de C0 , Vt , et x f .
6. En déduire l’expression du nombre de gouttes n à mettre dans un tube à essai pour réaliser la solution S i en fonction
de Co , Ci , Vt , Vg et Ct hi o .
7. Faites l’application numérique pour réaliser la solution S 1 , dans le cas où C0 = 2, 00 £ 10°2 mol · L°1 et Ct hi o = 5, 00 £
10°1 mol · L°1 .

I Exercice 4
On considère l’équation chimique d’obtention du fer métallique à partir de son minerai :

... Fe3 O4 + ... C ... CO + ... Fe


On réalise la transformation chimique correspondante, à partir des quantités de matière initiales suivantes : 0,5 mol d’oxyde
de fer et 1,7 mol de carbone.
1. Equilibrer l’équation-bilan.
2. Construire le tableau récapitulatif de la transformation.
3. Déterminer l’avancement maximal de la réaction.
4. Quel est le réactif limitant ?
Feuille d’exercices no 6 Radioactivité M.Suet

I Exercice 1
Montrez que pour une même masse de réactifs au départ, par exemple un gramme, l’énergie produite par la fusion du
deutérium-tritium produit plus d’énergie que la fission de l’uranium.
Document 1
La fusion d’un noyau de deutérium, isotope de l’hydrogène à 2 nucléons, et du tritium, isotope de l’hydrogène à 3 nu-
cléons, conduit à la formation d’un noyau plus lourd d’hélium 4 et à l’émission d’une autre particule.
Source : Wikipédia

Document 2
L’isotope de l’uranium utilisé dans les réacteurs des centrales nucléaires est l’uranium 235. La fission est provoquée par
un neutron envoyé sur le noyau d’uranium. Du xénon et du strontium sont produits, ainsi que des neutrons.
Source : Wikipédia

Document 3

2 3 4 94 139 235 1
Noyau/particule 1H 1H 2 He 38 Sr 54 Xe 92 U 0n
Masse (u) 2,0131 3,0155 4,0015 93,8945 138,8892 234,9935 1,0087

1 u = 1, 6605 £ 10°27 kg

Source : Wikipédia

I Exercice 2
La courbe d’Aston (figure 1) montre l’évolution de l’énergie de liaison par nucléon en fonction du nombre de masse A des
noyaux.
1. Donnez l’expression de l’énergie de liaison par nucléon en fonction des paramètres suivants liés aux noyaux : m p ,
masse du proton ; m n , masse du neutron ; m exp , masse du noyau mesurée ; Z, numéro atomique ; A, nombre de masse.
2. Expliquez pourquoi il est impossible de produire de l’énergie par fusion de noyaux de fer (A = 56) et par fission nu-
cléaire de noyaux plus légers que le fer.
Document 4

1.5
Énergie de liaison par nucléon (u.a.)

0.5

0 50 100 150 200 250


Nombre de masse A

F IGURE 1 – Courbe d’Aston.

Source : Wikipédia
I Exercice 3
On considère le noyau d’américium 240 Am.
En vous aidant de la figure 2, écrivez les différentes désintégrations en partant de l’américium 240 jusqu’au radium 224.
Document 5

Capture électronique
237 238 239 240 241 242 243 244
90 Th 91 Pa 92 U 93 Np 94 Pu 95 Am 96 Crr 97 Bk
Désintégration Ø+
Désintégration Ø°
236 237 238 239 240 241 242 243
Désintégration Æ 90 Th 91 Pa 92 U 93 Np 94 Pu 95 Am 96 Crr 97 Bk

235 236 237 238 239 240 241 242


90 Th 91 Pa 92 U 93 Np 94 Pu 95 Am 96 Crr 97 Bk

231 232 233 234 235 236 237 238 239 240
87 Fr 88 Ra 89 Ac 90 Th 91 Pa 92 U 93 Np 94 Pu 95 Am 96 Crr

230 231 232 233 234 235 236 237 238 239
87 Fr 88 Ra 89 Ac 90 Th 91 Pa 92 U 93 Np 94 Pu 95 Am 96 Crr

229 230 231 232 233 234 235 236 237 238
87 Fr 88 Ra 89 Ac 90 Th 91 Pa 92 U 93 Np 94 Pu 95 Am 96 Crr

228 229 230 231 232 233 234 235


87 Fr 88 Ra 89 Ac 90 Th 91 Pa 92 U 93 Np 94 Pu

226 227 228 229 230 231 232 233 234


87 Rn 87 Fr 88 Ra 89 Ac 90 Th 91 Pa 92 U 93 Np 94 Pu

225 226 227 228 229 230 231 232 233


87 Rn 87 Fr 88 Ra 89 Ac 90 Th 91 Pa 92 U 93 Np 94 Pu

224 225 226 227 228 229 230 231 232


87 Rn 87 Fr 88 Ra 89 Ac 90 Th 91 Pa 92 U 93 Np 94 Pu

223 224 225 226 227 228 229 230


87 Rn 87 Fr 88 Ra 89 Ac 90 Th 91 Pa 92 U 93 Np

222 223 224 225 226 227 228 239


87 Rn 87 Fr 88 Ra 89 Ac 90 Th 91 Pa 92 U 93 Np

F IGURE 2 – Portion du diagramme N-Z

Source : Site Ostralo.net

I Exercice 4
Une centrale nucléaire fonctionne à l’uranium enrichi (3 % d’uranium 235 fissile et 97 % d’uranium 238 non fissile). On
considère que, par capture d’un neutron lent, un noyau d’uranium 235 subit la fission suivante :

235 139 94
92 U +n = 54 Xe + x Sr + yn
1. Déterminer les valeurs de x et de y pour équilibrer cette équation de réaction nucléaire de fission.
2. Calculer, en joules ou en méga électronvolts, l’énergie libérée par cette fission.
3. Les différentes fissions qui se produisent dans le cœur du réacteur conduisent-elles toutes au xénon 139 et au stron-
tium 94 ?
Données : certaines données sont redondantes, afin de vous laisser libre choix de la méthode de calcul.
Masse molaire atomique de l’uranium 235 : M = 235, 235 g.mol°1
Constante d’Avogadro : NA = 6, 02214 £ 1023 mol°1
Unité de masse atomique (u. m. a.) : 1 u = 1, 6605 £ 10°27 kg
Célérité de la lumière dans le vide : c = 2, 99792 £ 108 m.s°1
Valeur de l’électron-volt : 1 eV = 1, 60218 £ 10°19 J
Energie de masse de l’u. m. a. : 931, 490 MeV
139 94 235
Noyaux 54 Xe x Sr 92 U neutron

Masses (u) 138,8882 93,8946 235,0134 1,0087


°25 °25 °25
Masses (kg) 2.30629 £10 1.55916 £10 3.90249 £10 1.6750 £10°27

I Exercice 5
Les étoiles sont en permanence le siège de réactions de fusion nucléaire. Voici les équations de certaines réactions suscep-
tibles de se produire :

1 1 A1
(1) 1H + 1H = X
Z1 1
+ 01 e
A1
(2) X + 11 H
Z1 1
= 3
2 He
3 3 A2
(3) 2 He + 2 He = X
Z2 2
+ 2 11 H

1. Qu’appelle-t-on réaction de fusion nucléaire ?


2. Donner les lois de conservation permettant le calcul de Z 1 , Z 2 , A1 et A2 . En déduire les valeurs de ces quatre para-
mètres. Quels sont les nucléides X1 et X2 ?
3. Montrer que, si l’on effectue 2 £ (1) + 2 £ (2) + (3), on obtient l’équation-bilan (4) équivalente à ces trois réactions
nucléaires :

(4) 4 11 H = 4
2 He + 2 01 e

4. Calculer, en joules ou en mégaélectronvolts, l’énergie libérée lors de la fusion des quatre protons.
Données : certaines données sont redondantes, afin de vous laisser libre choix de la méthode de calcul.
Masse molaire atomique de l’uranium 235 : M = 235, 235 g.mol°1
Constante d’Avogadro : NA = 6, 02214 £ 1023 mol°1
Unité de masse atomique (u. m. a.) : 1 u = 1, 6605 £ 10°27 kg
Célérité de la lumière dans le vide : c = 2, 99792 £ 108 m.s°1
Valeur de l’électron-volt : 1 eV = 1, 60218 £ 10°19 J
Energie de masse de l’u. m. a. : 931, 490 MeV

Noyaux Hydrogène 1 Positron Hélium 4


1 0 4
Symboles 1H 1e 2 He

Masses (u) 1,007 28 5,485 80 £10°4 4,001 50


°27 °31
Masses (kg) 1.67263 £10 9.10939 10 6.64465 £10°27
Feuille d’exercices no 7 Forces et champs M.Suet

I Exercice 1

1. Quels sont les quatre caractéristiques de la force d’interaction gravitationnelle ?

2. Calculer la valeur de la force d’interaction gravitationnelle entre le noyau d’hydrogène 11 H et son électron.
Données : rayon de Bohr r = 52, 9 pm ; m p = 1, 67 £ 10°27 kg et m e = 9, 11 £ 10°31 kg.

.............................................................................................................................
.............................................................................................................................
.............................................................................................................................
.............................................................................................................................
3. Calculer la valeur de la force d’interaction gravitationnelle entre vous, de masse m, et la Terre, de masse MT = 5, 972 £
1024 kg, avec RT = 6380 km. Utiliser la formule littérale pour retrouver la valeur de g sur Terre.

.............................................................................................................................
.............................................................................................................................
.............................................................................................................................
.............................................................................................................................
.............................................................................................................................
.............................................................................................................................

I Exercice 2
- +

+ +

- -

1. Quels sont les quatre caractéristiques de la force d’interaction électrique ?


2. Calculer la valeur de la force d’interaction électrique entre le noyau d’hydrogène 11 H et son électron.
Données : rayon de Bohr r = 52, 9 pm ; q p = +e et q e = °e, avec e = 1, 609 £ 10°19 C pour la charge élémentaire.

.............................................................................................................................
.............................................................................................................................
.............................................................................................................................
.............................................................................................................................
3. Comparer les valeurs des forces gravitationnelle et électrique dans l’atome d’hydrogène.

.............................................................................................................................
.............................................................................................................................
.............................................................................................................................
.............................................................................................................................

I Exercice 3
Le dispositif expérimental
Robert Millikan, scientifique américain (1868-1953), a conçu une manipulation afin de mesurer la charge électrique portée
par une goutte d’huile. Le dispositif expérimental est simple : un spray pulvérise de l’huile dans une enceinte. Les fines
gouttes d’huile se retrouvent électrisées par le frottement avec l’embouchure du spray. Les gouttes tombent par un orifice,
et se retrouvent entre deux plaques métalliques qui peuvent être soumises à une tension de plusieurs kilovolts. Si aucune
tension n’est appliquée, les gouttes tombent en chute libre. Si une tension est appliquée, les gouttes électrisées subissent
une force électrique. Pour une valeur suffisante de la tension, les gouttes peuvent remonter. Une lunette de visée munie d’un
micromètre permet d’observer les gouttes, et de déterminer, à l’aide d’un chronomètre, la vitesse de la goutte observée. De
la vitesse, Millikan est remonté à la charge électrique portée par la goutte électrisée.

Chute

plaque métallique

goutte

d vitesse v 1

plaque métallique

F IGURE 1 – Schéma de la chute libre d’une goutte.

1. Représentez sur le schéma de la figure 1 les forces suivantes qui s’appliquent sur la goutte :
!
°
— le poids P de la goutte ;
°!
— la poussée d’Archimède FA ;
!
°
— la force f 1 de frottement de l’air.
2. Pendant toute la durée d’observation d’une goutte, la vitesse de celle-ci est constante.
(a) Comment pouvez-vous qualifier le mouvement de la goutte ?
(b) Déduisez-en une relation, nommée relation (1) dans la suite du travail, entre P, FA , et f 1 .
Montée

plaque métallique

+
vitesse v 2

goutte
d tension U

plaque métallique

F IGURE 2 – Schéma de la montée d’une goutte.

3. Représentez sur le schéma de la figure 2 les forces suivantes qui s’appliquent sur la goutte :
!
°
— le poids P de la goutte ;
°!
— la poussée d’Archimède FA ;
!
°
— la force f 2 de frottement de l’air ;
°
!
— la force électrique FE (en supposant que la goutte est chargée négativement).
4. Nous sommes toujours dans le cas d’un mouvement rectiligne uniforme. Ecrivez la relation, nommée relation (2),
entre P, FA , f 2 , et FE .

Détermination de la charge électrique d’une goutte


Poids de la goutte

5. Donnez l’expression de la valeur P du poids de la goutte d’huile en fonction de la masse volumique de l’huile Ωh , du
rayon r de la goutte (supposée sphérique), et de l’intensité de la pesanteur g .

Poussée d’Archimède

6. Donnez l’expression de la valeur FA de la poussée d’Archimède qui s’applique sur la goutte d’huile en fonction de la
masse volumique de l’air Ωa , du rayon r de la goutte et de l’intensité de la pesanteur g .

Force électrique

7. Donnez l’expression de la valeur E du champ électrique entre les plaques métalliques en fonction de la tension U et la
distance d entre les plaques.
8. Donnez l’expression de la valeur FE de la force électrique qui s’exerce sur la goutte.

Force de frottement

La valeur de la force de frottement est donnée par la loi de Stokes.

f = 6º¥r v


— ¥ est la viscosité du milieu, ici l’air (Pa · s) ;
— r est la rayon de l’objet sphérique qui se déplace (m) ;
— v est la vitesse de l’objet (m/s)

Charge électrique d’une goutte

9. A partir de la relation (1), déterminez l’expression du rayon r de la goutte en fonction de sa vitesse de chute v 1 .
10. A l’aide de la relation (3) = (2) - (1), déterminez la valeur de la charge q d’une goutte qui tombe à la vitesse v 1 et qui
monte à la vitesse v 2 , en fonction de U, d , ¥, Ωh , Ωa , v 1 , v 2 , et g .
11. A l’aide de la deuxième ligne du tableau 1, calculez la quantité de charge q portée par la goutte considérée.
On donne :
— Ωh = 896 kg · m °3
— Ωa = 1, 23 kg · m °3
— g = 9, 8 N · kg °1
— ¥ = 1, 84 £ 10°5 Pa · s
12. Le graphique de la figure 3 montre la charge électrique portée par différentes gouttes étudiées par Millikan.
Que pouvez-vous observer concernant les différentes valeurs de charges électriques portées par les gouttes ?

Distance (m) Tension (V) Temps de chute (s) Temps de montée (s)
°2
1, 010 £ 10 7730 23,46 39,18
°2
1, 010 £ 10 7900 22,82 6,70
1, 010 £ 10°2 7900 22,82 17,13
1, 010 £ 10°2 7900 22,82 10,73
1, 010 £ 10°2 7820 23,14 8,65

TABLEAU 1 – Quelques mesures relevées par Millikan (Données extraites du journal Physical Review vol. XXXII, 1911)

Charge électrique (£10°19 C)


20

15

10

Numéro de la goutte
0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14

F IGURE 3 – Charge électrique portée par différentes gouttes étudiées.


I Exercice 4
Le lâcher de lanterne volante, typique du folklore asiatique, est une coutume qui tend à se répandre dans les autres pays.
La lanterne peut être considérée comme un parallélépipède rectangle en papier, dont il manque la face inférieure où sera
installé un brûleur contenant le combustible (figure 6).
On cherche dans cet exercice à déterminer la masse de combustible nécessaire pour faire décoller la lanterne. Le système
étudié est constitué de la lanterne et de l’air chaud à l’intérieur.
On définit
— m = 0, 050 kg, la masse de la lanterne
— m et h , la masse d’éthanol, supposée négligeable devant la masse m
— Met h , la masse molaire de l’éthanol
— V = 0, 200 m3 , le volume d’air contenu dans la lanterne
— Ω f , la masse volumique de l’air froid
— Ωc , la masse volumique de l’air chaud
°1
— Cai r = 710 J · kg°1 · ± C , la capacité thermique massique de l’air
— ¢r E = °1, 300 £ 106 J · mol°1 , l’énergie de la réaction de combustion de l’éthanol
— M(H) = 1, 0 g · mol°1 , M(O) = 16, 0 g · mol°1 , M(C) = 12, 0 g · mol°1
1. Le champ de pesanteur est-il un champ scalaire ou vectoriel ?
2. Comment peut-on qualifier le champ de pesanteur sur le lieu du lâcher de la lanterne ?
3. Juste avant le décollage (document 3), on a la relation
!
° ° ! ! °
P + FA = 0 (1)

(a) Comment la relation 1 se traduit-elle avec les normes P et FA des deux forces ?
(b) Quelle est l’expression du poids P du système ?
(c) Quelle est l’expression de la poussée d’Archimède FA exercée sur le système ?
(d) Déduisez-en l’expression de la masse volumique de l’air chaud Ωc pour que la lanterne décolle en fonction de Ω f ,
V et m.
(e) Déterminez la température µc de l’air à l’intérieur de la lanterne quand µ f = 10 ± C.
4. On se propose maintenant de déterminer la masse d’éthanol à brûler pour atteindre la température µc . On suppose,
pour simplifier, que la capacité thermique massique de l’air ne varie pas sur la gamme de température de l’étude et
que la masse de l’air à chauffer correspond à la masse de l’air froid.
(a) Démontrez que la masse d’éthanol s’exprime par

Met h £ Ω f £ V £ Cai r £ (µc ° µ f )


m et h = ° (2)
¢r E

(b) Faites l’application numérique.


(c) Discutez de votre résultat vis-à-vis des hypothèses émises lors de votre raisonnement.
Document 1
La poussée d’Archimède est la force que subit un corps plongé en tout ou en partie dans un fluide (liquide ou gaz) soumis
à un champ de gravité. Cette force provient de l’augmentation de la pression du fluide avec la profondeur. Il en résulte
une poussée globalement verticale orientée vers le haut, s’appliquant au centre de gravité du corps et dont la valeur est
égale au poids du fluide déplacé.

°
!
FA

!
°
P

F IGURE 4 – Schéma montrant un corps immergé dans un liquide. Le corps est ici soumis à deux forces : le poids de l’objet
et la poussée d’Archimède.

C’est à partir de cette poussée qu’on définit la flottabilité d’un corps. Cette poussée a été pour la première fois, mise en
évidence par Archimède de Syracuse.
Source : Wikipédia
Document 2

1.3

Masse volumique (kg · m °3 )


1.2

1.1

0 20 40 60 80 100
±
Température ( C)

F IGURE 5 – Variation de la masse volumique de l’air en fonction de la température.

Source : Wikipédia

Document 3

air froid µ f
°
!
FA

air chaud µc

lanterne
!
° G
g

!
° sol
P

F IGURE 6 – Lanterne sur le point de décoller.

Source :
Feuille d’exercices no 8 Cohésion de la matière M.Suet

I Exercice 1
Le polyéthylène glycol (PEG) est un polymère réalisé à partir de monomères d’éthan-1,2-diol. Il est donc constitué de grandes
chaines de molécules qui peuvent avoir des milliers d’atomes de carbone (figure 1).
≥ ¥
H O CH2 CH2 OH
n

F IGURE 1 – Formule du polyéthylène glycol, avec n > 3.

Dans le domaine médical, le polyéthylène glycol est appelé macrogol. Les macrogols sont utilisés comme laxatifs osmotiques
en cas de constipation. Il s’agit principalement de macrogol 3350 et de macrogol 4000. Les propriétés laxatives du macrogol
sont liées à un accroissement du volume des liquides intestinaux. Les selles étant plus molles, car mieux hydratées, transitent
plus vite dans le côlon et sont plus facilement évacuées.

Fonctionnement du macrogol
1. Représentez la formule développée de l’éthan-1,2-diol.
2. Est-ce une molécule polaire ?
3. Représentez les charges partielles sur votre molécule.
4. Quelles interactions existe-t-il entre les molécules de PEG ?
5. Décrivez et expliquez l’évolution de la température de fusion observée dans le tableau 1.
6. Expliquez comment le macrogol retient les liquides intestinaux (liquides à base d’eau).
Un schéma est demandé pour illustrer votre réponse.

Nom masse molaire (g · mol °1 ) Température de fusion (± C)


PEG 400 400 6
PEG 600 600 23
PEG 1500 1500 46
PEG 4000 4000 56
PEG 6000 6000 60

TABLEAU 1 – Température de fusion de différents PEG.

Energie de changement d’état ¢E f usi on


Pour mesurer l’énergie massique de fusion du PEG 600, on place une masse d’eau liquide m eau dans un calorimètre. La
température de l’eau est µ1 = 50 ± C. On mélange à l’eau une masse m de PEG 600 solide à la température de 23 ± C. Une fois
que la totalité du PEG 600 est fondue, la température d’équilibre est µ f .
7. En supposant que le système est isolé et que le calorimètre ne contribue pas aux échanges thermiques, détaillez les
expressions littérales des énergies échangées par le PEG 600 et l’eau.
8. Donnez l’expression littérale de l’énergie massique de changement d’état du PEG 600 en fonction des paramètres de
l’expérience.
9. Quel sera le signe de l’énergie massique de changement d’état du PEG 600 ?
I Exercice 2
En supermarché, on trouve un bac de crème glacée à la menthe de volume 1 L. La masse de ce bac de glace est d’environ 500
g.
1. La molécule de l’additif E471 peut-elle faire des liaisons hydrogène ?
2. Faites un schéma d’une bulle de gaz dans une phase aqueuse (modélisant la crème glacée) en montrant comment les
molécules de tensio-actifs sont orientées.
3. En vous aidant des documents, déterminez l’ordre de grandeur du rayon des bulles de gaz dans une crème glacée
industrielle. On supposera que les N bulles présentes dans la crème glacée ont le même rayon.
Document 1
Une crème glacée est un produit alimentaire obtenu par la congélation d’un mélange pasteurisé de lait, de crème et de
sucre parfumé dans des conditions définies, à l’aide de fruits, de jus de fruits ou d’un arôme autorisé. La composition
d’une crème glacée à la vanille que l ?on peut lire sur certains emballages est la suivante :
— Lait écrémé
— Crème fraîche
— Sucres
— Arôme vanille
— Emulsifiant (mono et di-glycérides E 471)
— Stabilisants (caroube E 410, carraghénanes E 407)
— Colorants (curcumine E 100, extrait de rocou E 160)
La différence entre une crème glacée maison et une industrielle est que cette dernière contient environ 50 % d’air et 50
% d ?une préparation à base de lait, matière grasse, sucre. Une crème glacée industrielle ne contient pas d’œuf.
La possibilité d’incorporer beaucoup d’air. C’est ce qu’on appelle le foisonnement. Une crème glacée pèse en moyenne
500 g pour un volume d’un litre. L’interface gaz liquide devient très importante lors de la formation d’une mousse, elle
peut atteindre 1 m2 par mL de crème glacée. La quantité d’air incorporé lors de la fabrication s’appelle le taux de foison-
nement (TF).
TF est le rapport du volume de gaz incorporé sur le volume de glace initial. Il est d ?environ 100 % dans le cas des crèmes
glacées industrielles.
Un taux de foisonnement élevé a bien sur un avantage économique mais il confère surtout au produit fini une texture
très onctueuse lorsque la glace fond en bouche.
Source : Sophie Bourriot, Conférence pour les Olympiades de la physique (2002)

Document 2

— Masse volumique de la glace Ω = 1, 0 kg · L°1


4
— Volume d’une sphère V = ºR3
3
— Surface d’une sphère S = 4ºR2

Source :

Document 3

OH

O OH

F IGURE 2 – Formule chimique de l’additif E471.

Source : PubChem Compound, National Center for Biotechnology Information


I Exercice 3
On considère les molécules de méthane et d’ammoniac.
1. Les liaisons de ces molécules sont-elles polaires ?
2. Donner les formules de Lewis de ces deux molécules.
3. Quelle est la forme géométrique de ces molécules ?
4. Ces molécules sont-elles polaires ? Si c’est le cas, indiquer sur les formules de Lewis précédentes les charges partielles
portés par les atomes.
Données : Electronégativités selon l’échelle de Pauling : ¬(H) = 2, 2 ; ¬(C) = 2, 5 ; ¬(N) = 3, 0.

I Exercice 4
Le graphique ci-dessous représente l’évolution de la température en fonction du temps lorsque l’on chauffe du cyclohexanol.

µ (± C)
160
-

100 -

25 -

0-
Temps

Le cyclohexanol est un composé moléculaire de formule C6 H11 OH.


1. Interpréter ce graphique, en précisant l’état physique du cyclohexanol sur chacune des portions du graphique.
2. Comment expliquer la cohésion du cyclohexanol solide ?
3. Les propositions suivantes, formulées par des élèves, sont-elles exactes ? Justifier.
— A 30 ± C, l’agitation des molécules de cyclohexanol est plus importante qu’à 0 ± C
— A 170 ± C, il n’y a plus de liaisons intermoléculaires entre les molécules.

I Exercice 5
Les modèles moléculaires des molécules de méthanol et d’eau sont donnés ci-contre.

1. La molécule de méthanol est-elle polaire ? Justifier.


2. Justifier la très grande solubilité du méthanol dans l’eau. Préciser la nature des interactions en jeu.
I Exercice 6
Pour faire bleuir les hortensias, on peut utiliser une solution de sulfate d’aluminium.
Un jardinier prépare 100, 0 mL d’une solution de sulfate d’aluminium, par dissolution d’une masse m(A) = 68, 5 g de sulfate
d’aluminium solide, noté A, de formule A`2 (SO4 )3 . Les ions formés par sa dissolution sont les ions aluminium (III) et les ions
sulfate.
1. Déterminer la masse molaire du sulfate d’aluminium.
2. Ecrire l’équation de dissolution du sulfate d’aluminium dans l’eau, sans faire apparaître les molécules d’eau.
3. Calculer la concentration des ions en solution.
Masses molaires, en g.mol°1 :
M(A`) = 27, 0 M(S) = 32, 1 M(O) = 16, 0.

I Exercice 7
Les températures de fusion de quelques molécules sont données dans le tableau ci-dessous.

Espèce chimique methane ammoniac chlorure d’hydrogene


µfusion (± C) °182 °77 °114

1. Quelles sont les molécules ayant des liaisons polaires ?


2. Quelles sont les molécules qui sont polaires ?
3. Pourquoi la température de fusion de la molécule de méthane est beaucoup plus basse que celle des deux autres
molécules ?
4. Quels types de liaisons intermoléculaires ont lieu entre molécules d’ammoniac ?
5. L’atome de chlore du chlorure d’hydrogène ne forme pas de liaisons intermoléculaires avec les atomes d’hydrogène
des autres molécules. Expliquer alors pourquoi l’ammoniac a une température de fusion plus élevée que le chlorure
d’hydrogène.

I Exercice 8
De plus en plus souvent, des arômes naturels ou de synthèse sont utilisés en cuisine ou dans l’industrie alimentaire. Les
arômes de fruits peuvent être obtenus à partir de mélanges d’esters synthétisés.
D’après l’ouvrage à « La chimie des couleurs et des odeurs » de Mady C APON, le parfum artificiel d’ananas est constitué d’un
mélange d’esters et d’acides carboxyliques ; l’ester prépondérant est le butanoate d’éthyle.
Pour vérifier la présence de butanoate d’éthyle dans un flacon d’arôme ananas du commerce (en phase aqueuse), on souhaite
réaliser une extraction liquide-liquide à l’aide d’une ampoule à décanter.
On dispose de trois solvants : dichlorométhane, éthanol et cyclohexane.

Solvant Eau Eau salée Ethanol Cyclohexane Dichlorométhane


Solubilité du
Faible Très faible Bonne Moyenne Bonne
butanoate d’éthyle
Densité 1 >1 0,8 0,6 1,3
Miscibilité avec l’eau - - Miscible Non miscible Non miscible
Température
100 > 100(± C) 79(± C) 81(± C) 40(± C)
d’ébullition
Dangerosité - - Inflammable Inflammable Toxique

1. Quel solvant faut-il choisir parmi ceux du tableau pour extraire le maximum de butanoate d’éthyle ? Justifier par quatre
arguments.
2. Dessiner l’ampoule à décanter après agitation en précisant le contenu.
3. Pour extraire l’arôme naturel d’ananas du fruit frais au laboratoire, on coupe un ananas en dés et l’on place les dés
dans un ballon avec de l’eau, l’ensemble étant porté à ébullition. On condense les vapeurs et l’on récupère un volume
V = 80 mL de distillat trouble.
Dans cette expérience, quelle observation met en évidence la formation d’une émulsion de butanoate d’éthyle dans
l’eau ?
I Exercice 9
On souhaite faire croître des cristaux de chlorure de sodium.
1. On considère une face du cristal de chlorure de sodium. Déterminez les forces électriques exercées par les anions sur
l’ion central et représentez-les sur une figure. (échelle 1 cm ¥ 1 £ 10°9 N)

2. (a) Expliquez en 10 lignes maximum les trois étapes de la dissolution d’un cristal ionique dans l’eau.
(b) On réalise un volume V = 200 mL d’une solution saturée de chlorure de sodium. Déterminez les concentrations
molaires en ions chlorure et en ions sodium dans la solution saturée.
(c) Que deviendront ces concentrations après l’ajout supplémentaire de 0,52 g de chlorure de sodium ?
3. (a) Démontrez que le nombre N de molécules d’eau mobilisée par la solvatation de chaque ion, chlorure ou sodium,
peut être estimé, dans le cas d’une solution saturée, par :

ΩM(NaCl )
N= (1)
2s £ M(H2 O)

On supposera pour cela que les nombres de molécules d’eau autour d’un ion chlorure et d’un ion sodium sont
égaux.
(b) Faites l’application numérique.
Document 4
Le protocole pour former des cristaux est le suivant :
— Remplir un bécher propre avec un volume V d’eau distillée.
— Ajouter une masse m de soluté jusqu’à ce qu’il ne se dissolve plus.
— Laisser décanter et verser la phase liquide dans un autre bécher propre.
— Laisser le bécher à l’abri des chocs et des changements de température. Les cristaux vont se former au fur et à
mesure de l’évaporation de la solution.

Source : D’après le site du Concours de croissance cristalline de l’académie de Lille

Document 5
La solubilité est une grandeur physique notée s désignant la concentration massique maximale du soluté dans le solvant,
à une température donnée. La solution ainsi obtenue est alors saturée.
Source : Wikipédia

Document 6
Le nombre de solvatation est le nombre de molécules de la première sphère de solvatation ou, suivant les cas, le nombre
total de molécules de solvant des deux couches de solvatation. Le nombre de solvatation dans la première sphère est une
notion assez facile à définir, étant donnée la stabilité des interactions solvant-soluté.
Dans le cas d’un aquacomplexe, ce nombre est la coordinence du cation central. C’est 6 pour un grand nombre d’ions, et
en particulier pour tous les ions de transitions. Pour les petits alcalins, c’est moins, jusqu’à 4 pour l’ion lithium.
Source : Wikipédia
Document 7
Données :
— Masse molaire
— M(NaCl ) = 58, 4 g · mol °1
— M(H2 O) = 18, 0 g · mol °1
— solubilité du chlorure de sodium dans l’eau s = 358, 5 g · L°1
— paramètre de maille a = 0, 564 nm
— constante de Coulomb k = 9, 00 £ 109 N · m 2 · C°2
— masse volumique de l’eau Ω = 1, 00 £ 103 g · L°1
— charge élémentaire e = 1, 6 £ 10°19 C

Source : Wikipédia
Feuille d’exercices no 9 Transferts thermiques M.Suet

I Exercice 1
Introduction
Document 1
Les systèmes utilisant la combustion pour produire de l’énergie contribuent pour une part importante à la dégradation
de la qualité de l’air. La préservation de l’environnement conduit les législateurs à imposer des normes de plus en plus
restrictives pour les principaux polluants identifiés. Pour répondre aux normes automobiles et en particulier en ce qui
concerne les émissions de particules de suie la solution actuelle basée sur le post-traitement est coûteuse. Il est préférable
pour les constructeurs automobiles de réduire à la source la formation des particules de suie. Cette réduction nécessite
une connaissance détaillée des mécanismes de formation et d’oxydation des particules de suie afin de modéliser avec
précision ces phénomènes. Dans une situation idéale le post-traitement pourrait être économisé.
Il convient de noter que la limitation en masse et en taille des particules doit s’inscrire dans une démarche de réduction
globale des émissions. Il est donc nécessaire de réduire les émissions de particules sans augmenter les concentrations
d’oxydes d’azote NOx (et autres espèces polluantes également réglementées). En effet, la formation des suies dans les
moteurs Diesel peut modifier les performances du moteur et affecter la formation des polluants.
Source : Caroline Marchal, Modélisation de la formation et de l’oxydation des suies dans un moteur automobile, thèse de doctorat, 2008

Fabrication du biodiesel
Document 2
Le biodiesel est une alternative au carburant pour moteur diesel classique, utilisant du gazole. Le biodiesel peut être
utilisé seul dans les moteurs (B100 a ) ou mélangé avec du gazole (B20, B5, B2, . . . ). Ce biocarburant est obtenu à partir
d’huile végétale ou animale (y compris huiles de cuisson usagées) transformée par un procédé chimique appelé transes-
térification faisant réagir cette huile avec un alcool.
Source : Wikipédia

a. Le B100 est un carburant comprenant 100 % de biodiesel, le B20 comprend 20 % de biodiesel et 80 % de gazole.

Document 3
L’huile végétale n’est pas directement utilisée comme carburant du fait de sa viscosité trop élevée par rapport au gazole
et à son faible indice de cétane.
Source : Alan C. Hansen, Combustion and Emissions characteristics of biodiesel fuel, Université de l’Illinois, 2008

Document 4
L’indice de cétane évalue la capacité d’un carburant à s’enflammer sur une échelle de 0 à 100. Il est particulièrement
important pour les moteurs diesel où le carburant doit s’auto-enflammer sous l’effet de la compression. Un carburant à
haut indice de cétane est caractérisé par sa facilité à s’auto-allumer.
Source : Wikipédia

1. Le méthanol et l’éthanol sont deux alcools couramment utilisés pour la réaction de transestérification.
(a) Donnez la formule topologique du méthanol et de l’éthanol.
(b) Précisez la classe de ces deux alcools.
2. Le cétane est un hydrocarbure dont le nom officiel est hexadécane.
(a) A quelle famille de molécule appartient l’hexadécane ?
(b) Donnez sa formule brute sachant que le préfixe hexadéc signifie 16.
3. D’après le graphique de la figure 1, quelles doivent être les caractéristiques d’un biocarburant pour qu’il ait un haut
indice de cétane ?

Combustion
Combustion du gazole

4. En considérant que le gazole est uniquement constitué de molécules de formule chimique C16 H34 et que la combus-
tion complète de gazole produit du dioxyde de carbone et de la vapeur d’eau, donnez l’équation de la combustion du
gazole.
100

80

Indice de cétane
60

40

20

0
:0

:0

:1

:2

:3
6

8
C1

C1

C1

C1

C1
F IGURE 1 – Indice de cétane de différents biocarburants. Cn : m, où n et m sont des entiers, désigne un hydrocarbure avec
une chaine à n atomes de carbone et m liaisons doubles.

Conbustion du biocarburant

On souhaite mesurer le pouvoir calorifique d’un ester méthylique d’huile de soja composant le biodiesel obtenu à partir
d’huile de soja. Le pouvoir calorifique d’un combustible est l’énergie dégagée par unité de masse de combustible brûlé.
Pour cela, on place dans une coupelle une masse m = 1, 0 g d’ester méthylique d’huile de soja. Au-dessus de la coupelle, on
dispose un bécher contenant une masse m eau = 130, 0 g d’eau liquide à la température µeau = 10 ± C. On fait brûler la totalité
de l’ester et on mesure la température d’équilibre à la fin de la combustion µ f = 80 ± C.
5. Quelle est l’expression de l’énergie ¢E dégagée lors de la combustion ?
On supposera que le bécher ne contribue pas aux échanges thermiques.
6. Quelle est l’expression du pouvoir calorifique PC de l’ester méthylique d’huile de soja ?
7. Déduisez-en la valeur du pouvoir calorifique de l’ester méthylique d’huile de soja en MJ · kg °1 et comparez-la au
pouvoir calorifique du gazole de valeur 42, 5 MJ · kg °1 .

Rejets polluants
Suivant le type de polluant étudié (particules de suie, oxyde d’azote, monoxyde de carbone, . . . ) la technique expérimen-
tale utilisée pour mesurer la quantité de polluants dans les produits de combustion diffère. Dans la suite, nous allons nous
intéresser à deux méthodes permettant de remonter à la quantité de particules de suie.

Mesure par extinction

Document 5
Les diagnostics optiques de mesure par extinction laser s’appuient sur l’atténuation d’un rayon de lumière par le milieu
absorbant et/ou dispersif, comme les aérosols. La transmittance du nuage peut être reliée à une densité optique en utili-
sant la forme de la loi de Beer-Lambert.
Source : Caroline Marchal, Modélisation de la formation et de l’oxydation des suies dans un moteur automobile, thèse de doctorat, 2008

8. Donnez la relation traduisant la loi de Beer-Lambert en précisant le nom des grandeurs avec leurs unités.

Mesure par incandescence induite par laser

Document 6
L’incandescence induite par laser est basée sur l’effet radiatif des corps noirs. Les particules sont excitées par un pulse
laser intense et sont chauffées à des températures qui atteignent 4000K. L’émission radiative issue des particules de suie
est proportionnelle à la fraction volumique de suie.
Source : Caroline Marchal, Modélisation de la formation et de l’oxydation des suies dans un moteur automobile, thèse de doctorat, 2008
9. Quelle est la particularité des corps noirs ?
10. Quelle est le nom de la loi qui traduit cette particularité ?

Comparaison gazole-biocarburant

Un trajet de 100 km en voiture à moteur diesel nécessite une énergie de 35, 7 MJ.
11. Quelle est la masse de gazole nécessaire pour effectuer le trajet ?
12. Même question pour de l’ester méthylique d’huile de soja ?
13. Comparez les masses de particules de suie produites au cours du trajet ainsi que d’oxyde d’azote pour chacun des
carburants.
14. Concluez quant à l’intérêt du biodiesel en tant que carburant.

Carburant Particules de suie (g · MJ°1 ) NOx (g · MJ°1 )


G 4, 1 £ 10°2 1,72
°2
B100 2, 6 £ 10 1,87

TABLEAU 1 – Emission de quelques polluants pour du gazole (G) et du biodiesel (B100).

I Exercice 2
Un groupe de N = 15 jeunes enfants décide d’aller dans une piscine d’eau de mer, sorte de petite rétention remplie avec l’eau
de mer. L’eau étant très froide, les enfants ne restent que 60 s. L’objectif de l’exercice est de déterminer combien d’enfants
ont uriné dans l’eau.
La piscine est considérée comme étant un parallélépipède rectangle de volume V = 6, 0 m3 et rempli d’eau à la température
µeau = 10 ± C.
Données :
— Ceau = 4185 J · kg°1 · K°1 ;
— Ωeau = 1000 kg · m°3

Étude par absorbance


1. Aurait-on pu déterminer directement la concentration en urée dans l’eau de mer grâce à la spectrophotométrie dans
le domaine du visible ?
2. L’absorbance mesurée Am est égale à 1,76. La longueur de la cuve du spectrophotomètre est l = 1, 0 cm. Détermi-
nez la concentration molaire C en urée de l’eau de mer. (On considérera que la concentration en urée est égale à la
concentration de l’espèce colorée formée à partir de l’urée selon le protocole du document 9.)
3. En supposant que le volume Vp de l’urine est, pour tous les enfants, égal à 300 mL et que la concentration en urée de
l’urine est Cp = 0, 400 mol · L°1 , déterminez le nombre x d’enfants qui ont uriné dans la piscine.

Document 7

H2 N NH2

F IGURE 2 – Molécule d’urée.

Source : Base de données PubChem Compound, National Center for Biotechnology Information
Document 8
La loi de Beer-Lambert établit une proportionnalité entre la concentration d’une entité chimique en solution, l’absor-
bance de celle-ci et la longueur du trajet parcouru par la lumière dans le milieu considéré.

A = "·l ·C


— A est l’absorbance de la solution ;
— " est le coefficient d’extinction molaire correspondant à l’entité (L · mol°1 · cm°1 ) ;
— l est la longueur de la cuve (cm) ;
— C est la concentration de la solution (mol · L°1 ).

Source : Wikipédia

Document 9
La méthode colorimétrique directe est basée sur la formation d’un composé coloré par réaction de l’urée avec la diacétyl-
monoxime. Elle a pour origine les travaux de Fearon (1939) qui obtint la formation de produits colorés jaunes par conden-
sation en milieu fortement acide et oxydation de la diacétylmonoxime avec les composés du type R1 °NH°CO°NHR2 (R1
est un radical alkyle ou un hydrogène ; R2 n’est pas un radical acyle). La présence de molécules organiques particulières,
aboutissant à la formation d’un composé rouge, a permis l’accroissement de la sensibilité : acide phénylanthranilique,
phénazone, semicarbazide, thiosemicarbazide.
Les produits utilisés sont :
— solution de thiosemicarbazide ;
— solution de diacétylmonoxime ;
Le coefficient d’extinction molaire correspondant à l’espèce colorée, à la longueur d’onde de 520 nm, est
" = 17, 6 £ 103 L · mol°1 · cm°1 .
Source : A. Aminot et R. Keroue, Dosage automatique de l’urée dans l’eau de mer : une méthode très sensible à la diacétylmonoxime,
Canadian journal of fisheries and aquatic sciences (NRC) Vol. 39 , p. 174-183 (1982)

Étude par calorimétrie


1. Démontrez que l’élévation de la température de l’eau de mer due à la présence des enfants n’aurait pas permis de
déterminer x par calorimétrie.
Document 10
Rien qu’au repos, un humain dégage une puissance de 80 à 100 W, l’équivalent d’une ampoule électrique classique.
Source : Site connaissancedesenergies.org

Document 11
La relation entre énergie et puissance est donnée par

E = P £ ¢t

avec
— E, l’énergie (J) ;
— P, la puissance (W) ;
— ¢t , la durée (s).

Source :

I Exercice 3
Avant l’arrivée de l’électricité dans les foyers, on utilisait des fers à repasser en cuivre, que l’on chauffait sur le poêle ou dans
la cheminée.
Déterminer la valeur du transfert thermique à effectuer pour élever la température d’un fer en cuivre de masse 3,0 kg, de la
température ambiante 20 ± C à 78 ± C.
Donnée : capacité thermique massique du cuivre : c = 385 J.kg°1 .± C°1 .
I Exercice 4
On plonge une barre de fonte de masse m = 1, 0 kg, à la température µ1 = 80 ± C, dans un volume V = 2, 0 L d’eau liquide
initialement à la température µ2 = 22 ± C. On note µf la température de l’eau lorsque l’équilibre thermique est atteint.
Pendant toute la durée de l’expérience, on considère le système formé par l’eau et la fonte isolé de l’extérieur (récipient
calorifugé).
1. Donner l’expression littérale de l’énergie reçue par l’eau.
2. Donner l’expression littérale de l’énergie que la fonte cède à l’eau.
3. En déduire la valeur numérique de la température µf à l’équilibre thermique.
Données : capacités thermiques massiques
— de la fonte :
c 1 = 444 J.kg°1 .± C°1 ;
— de l’eau :
c 2 = 4, 18 £ 103 J.kg°1 .± C°1 .
Feuille d’exercices no 10 Formes d’énergie M.Suet

I Exercice 1
1. D’après le tableau, quel est le pourcentage de l’énergie électrique produite à partir de l’énergie nucléaire ?
2. Même question pour l’énergie photovoltaïque.

Filière Energie (GWh)


Nucléaire 36396
Hydraulique 7108
Thermique à combustible fossile 2806
Eolien 2481
Photovoltaïque 257
Autres ENR 520

TABLEAU 1 – Production d’électricité dans les différentes filières. Autres ENR correspond au biogaz, à la biomasse et aux
déchets papier/carton. (Aperçu mensuel sur l’énergie électrique, RTE, février 2014).

I Exercice 2
1. Vous souhaitez tracer la caractéristique d’une pile.
Quels sont les deux appareils de mesure que vous allez utiliser ? Précisez comment ils seront reliés au circuit.
2. On note U la tension aux bornes de la pile, I l’intensité du courant électrique, F la tension fournie par la pile quand
elle ne débite pas de courant, et r la résistance interne de la pile.
Ecrivez l’équation de la droite qui permet de modéliser la courbe de la figure en fonction de F et r et donnez leurs
valeurs.

Tension (V)
1.4

1.2

1.0

0.8

0.6

0.4

0.2
Intensité (A)
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1.0 1.2 1.4 1.6 1.8 2.0 2.2 2.4

F IGURE 1 – Caractéristique de la pile.

3. Quelle est l’expression littérale de la puissance P de la pile en fonction de F, r et I ?


4. Quelle est l’expression littérale de l’énergie E fournie par la pile au circuit en fonction de F, r , I, et ¢t ?
5. (a) Faites le schéma de la chaine de conversion d’énergie de la pile.
(b) Ajoutez aux bons endroits les termes extraits de l’expression de E, explicitant les énergies disponible, utile et per-
due.
6. Quel est le rendement R de la pile ?